La presse, 14 décembre 1996, B. Plus
[" B 'Montréal/ \"samedi 14 décembre 1^96 Plus Ln Presse Défi EMPLOI Des tendances encourageantes page B 5 ÎÉDITORIAL / OPINIONS / POLITIQUE / MONDE / MAISONS D'ENSEIGNEMENT \u2022 (\u2022Il Le traitement des agresseurs sexuels sur la voie du progrès f T.M Mathieu Perreault collaboration spéciale près plusieurs incarcérations, Jacques ( nom fiaif ) accepte de l'aide pour juguler sa pédophilie.Son traitement en clinique externe progresse.Jusqu'au jour où un jeu-pe garçon emménage en face de chez lui.Son thérapeute, à qui il confie son attirance pour l'enfant, envisage plusieurs filets de sécurité : prévenir la mère, augmenter la médication ou rencontrer l'agent de probation de Jacques.Face à cette dernière menace, Jacques accepte de déménager.Branches relativement jeunes de psychiatrie, apparues il y a tout juste 20 ans, l'évaluation et le traitement des agresseurs sexuels oscillent entre dilemmes et paradoxes.La prise en compte de « facteurs statiques », tel le passé criminel ou familial, permet de prédire avec succès un risque de récidive deux fois sur trois.Ce taux est deux fois supérieur à ce qu'il était il y a dix ans.-'Ce gain de précision pèse toutefois lourd sur l'évaluation d'un accusé, du fait qu'on établit le danger qu'il représente en se basant sur ses aaes passées, et cela, malgré l'amélioration des traitements.« Paradoxalement, on intervient de mieux en mieux sur les aspects dynamiques chez l'agresseur, tout en tenant de plus en plus compte des prédicteurs statiques », résume Luc Oranger, professeur au département de psychologie de l'Université de Montréal, qui participait au récent congrès international sur l'agression, les troubles mentaux et l'intervention que tenait le centre de recherche Philippe-Pinel dans un hôtel montréalais.Au risque de nuire au traitement, le psychiatre ou psychologue légal n'est pas tenu à la confidentialité s'il y a un risque pour la société.Pourtant, la méfiance mine la relation thérapeutique et complique l'évaluation clinique.« Les cliniciens se sont rendus compte de leurs errances », souligne James OglofT, du département de psychologie de l'université Si- PHOTO ROBERT MAILLCXJX.UPmMê Le docteur Jocelyn Aubut.mon Fraser, en Colombie-Britannique.« Au milieu des années 1980, les experts se contentaient d'une entrevue avec l'accusé, à partir de laquelle ils reconstituaient son profil.La science a progressé et nous recherchons maintenant systématiquement des informations collatérales auprès de l'agent de probation, des parents, d'employeurs et des viaimes.Certaines variables comme l'impulsivité, les troubles de la personnalité, un historique de relations instables ou la non-compréhension que les crimes sont nécessairement répréhensibles, sont relativement fiables pour l'évaluation de la récidive.» En cas de doute, la protection du public prend le pas sur la présomption d'innocence.« Nous aurons tendance à prédire un « faux positif » plutôt qu'un « faux négatif »> qui minimiserait les risques, explique le Ogloff.Ceci dit, comme notre évaluation est souvent réalisée entre le jugement et la sentence, nous nous trouvons face à des criminels reconnus comme tels par la justice.» L'étendue de la pédophilie S'il confirme celte propension à protéger le public, le docteur Jocelyn Aubut, du Centre de psychiatrie légale de Montréal, déplore que peu de distinctions soient faites entre les différents agresseurs sexuels.« Sans arriver à une taxo-nomie restriaive, nous devrions étab'ir une nomenclature plus ri-gourf'jse, afin d'évaluer l'efficacité des mesures correctives après deux, trois ou cinq ans, leur rentabilité pour la société.« La pédophilie, par exemple, couvre le speare de l'humanité, de la débilité à l'intelligence, remarque le D' Aubut.Nous nous ren- dons par exemple compte que les pères incestueux sont souvent des pédophiles, alors que la justice ne les considère pas comme tels.D'un autre côté, l'état de nos connaissances ne nous permet pas de traiter tout le monde.11 vaut mieux s'occuper d'un agresseur de 25 ans qui n'a jamais tué, que d'un homme qui découpe les femmes en morceaux depuis plusieurs années.Malheureusement, la population a tendance à penser qu'il est moins important d'être précis quand il s'agit de pédophiles ou d'agresseurs sexuels.» Cette approche homogénéisante est particulièrement sensible dans les pénitenciers fédéraux.« On nous oblige à traiter tout le monde en quatre mois, indique le Aubut.Or, le bon traitement n'est efficace que s'il est appliqué au bon moment à la bonne personne.Les toxicomanes, par exemple, ne sont pas toujours prêts au moment où ils entrent en prison.Évidemment, cet ensemble de solutions partielles sans vision globale est toujours préférable à l'absence d'approche thérapeutique des prisons provinciales québécoises.On semble considérer que les sentences de moins de deux ans sont décernées aux moins criminaiisés, qui auraient moins besoin d'aide.» Le traitement des agresseurs sexuels repose sur des techniques behaviorales.m Nous les aidons à améliorer leurs habiletés sociales, explique Luc Granger.Souvent, ils ne savent pas comment interagir avec une femme adulte.Le reconditionnement orgasmique est également possible : proche des expériences de Pavlov, celte méthode consiste à encourager leurs fantasmes socialement acceptables à Tai-de de la masturbation devant certaines images.Enfin, des techniques de prévention de la rechute sont utilisées.Un pédophile devra résister à la tentation de déménager près d'une école primaire.» Le coût d'un tel programme est ridiculement bas comparé à ceux entraînés par une récidive, fait remarquer M.Granger, qui a traité des détenus au pénitencier de La Macaza, près de Mont-Laurier.« Le taux de récidive des violeurs est de 25 % et celui des pédophiles de 13 %, alors que celui des voleurs tourne autour de 50 %.Nous pouvons encore l'abaisser avec le traitement.>» Entre justice et traitement, psychologie et psychiatrie légales souhaiteraient ne pas avoir a choisir.À travers les coupes budgétaires, ce tout jeune rempart de la société cherche à influer sur les priorités essentiellement politiques de la sécurité publique.Une étude a révélé que 100 des 101 sujets étudiés avaient posé des gestes pédophiles à Textérieur de la famille L'inceste cache souvent* la pédophilie v Des évaluations trop longues la faveur des coupes Ar.\"' budgétaires, des changements ont été apportés au Code criminel en 1992 afin de réduire la durée des évaluations de la capacité à subir un procès.« La loi prévoit qu'elles durent entre 5 cl 30 jours, alors que la moyenne est actuellement de 20 », remarque Ronald Roesch, du département de psychologie de l'université Simon Fraser.« Or, nous disposons d'un questionnaire d'entrevue structurée de deux heures qui permet des évaluations presque identiques à une hospitalisation de trois semaines, m Le problème est constitué par le manque de ressources des prisons en santé mentale, selon lui.« Plus de 15 % de leurs pensionnaires ont des troubles sérieux, comparativement à 2 ou 3 % il y a vingt ans.Selon l'esprit des changements de 1992, une évaluation rapide devait être suivie d'un traitement par les services psychiatriques communautaires.Ces derniers hésitent à s'occuper d'un patient potentiellement dangereux.Nous devons donc les traiter en milieu carcéral.» Au Québec, la durée médiane des évaluations était de 24 jours en 1994, une diminution d'une à deux journées par rapport à 1992.«1 Nous disposons d'un outil extraordinaire en l'institut Philippe- Pinel, qui dépend du ministère de la Santé tout en ayant de bons liens avec les Services correctionnels », indique le docteur Maurice Ohayon, directeur du Centre de recherche de l'Institut.« Si un traitement s'avère nécessaire, il est réalisé dans la foulée de l'évaluation.» De 75 à 80 % des accusés sont aptes à subir un procès, et le reste ne requièrent habituellement qu'un traitement de quelques semaines.^ Notre position nous permet d'aider le mieux possible l'accusé à assumer la réalité de ses actes, même s'il n'est pas déclaré criminellement responsable, note le D' Ohayon.Les bénéfices sont importants, tant pour lui que pour la société.» omme d'habitude, le 1 père de Sophie ¦ ( nom fictif ) embrasse sa fille quand il j rentre souper.Mais ^ depuis une semaine, il ne revient pas du travail, mais de la clinique de déviance sexuelle de l'hôpital voisin.Après une plainte de la fillette de dix ans, la Direaion de la protection de la jeunesse a ordonné au père de Sophie de suivre un traitement de dix semaines en clinique externe, sans toutefois l'empêcher de côtoyer sa famille.Tout au plus a-t-on recommandé à son épouse « d'ouvrir l'oeil ».Une situation aberrante, selon Joanne L.Rouleau, du département de psychologie de l'université de Montréal.« La plupart des pères incestueux sont également pédophiles.Les remettre trop tôt en contact avec l'objet de leur désir compromet l'issue du traitement, dont la durée est par ailleurs sous-esti-mée.» Jusqu'à tout récemment, l'inceste était considéré comme un trouble situationnel.« L'homme allait chercher chez sa fille ce qu'il ne parvenait pas à trouver auprès de sa femme en période de difficultés conjugales, explique le D' Rouleau.On considérait qu'il n'y avait pas de risque de récidive, vu que son attirance se limitait à son propre enfant.» Face à des grossesses incestueuses, le Rouleau s'est demandée pourquoi le père prolongeait la relation s'il ne s'agissait que d'un pis-aller.Elle a alors participé à des expériences à l'université Colum-bia à New York, au début des années 1980, puis à l'université Emo-ry, à Atlanta.La recherche de sujets s'est avérée ardue.« Sur 170 pères incestueux interrogés, seuls 1 i n'avaient pas eu de relations sexuelles avec d'autres enfants que les leurs, relève-t-elle.Au vours d'une étude, 100 des 101 sujets ont avoué avoir posé des gestes pédophiles à l'extérieur de la famillevi»' La pléthymographie, mesure*'du diamètre du pénis, a montré que la déviance sexuelle était semblable chez les pères incestueux et les pédophiles.« Le patient est tout d'abord mis en présence de photos montrant des personnes de sexe et d'âge différents, explique le D' Rouleau.Ensuite, on lui soumet des enregistrements pour vérifier son excitation face à des relations sexuelles violentes ou non consenties.Évidemment, il faut procéder avec beaucoup de précautions pour éviter que l'absence de collaboration ou la nervosité du sujet ne faussent les lectures.Certains arrivent à contrôler leurs éreaions.*»' Ces similitudes n'effacent pâs^Jes différences entre les deux groupes.« Le père incestueux est possiblement beaucoup moins antisocial, note le Rouleau.Son système moral est meilleur que celui des pédophiles, car il a souvent des emplois stables et des relations^-miliales.Le taux de réussite>ser une deuxième plainte.« Comment voulez-vous faire confiance à un système qui vous remet en contact avec votre agresseur, quelques semaines après une plainte ?Certains bureaux de la Direaion de la protection de la jeunesse exigent uue le père ne retourne dans sa fanij^le qu'après le traitement, mais il^ne s'agit pas de la majorité.» T Par contre, la victime ne tient^as nécessairement à ce que son mre aille derrière les barreaux.« Selon moi, on peut tenir compte de lajjé-viance sans trop judiciariser, soutient le Dr Rouleau.Avec un traCe-ment et un suivi plus longs^le risque de récidive diminue.» S Symboles de Qualité et Excellence olex et Château d'Ivoire, symboles mêmes de rExccllcncc, sont synonymes de qualité, élégance et distinction.I\\>rtcr une Rolex vous fera découvir ce qu est TArt du'lcmps.\u2022m «nxilMIIKII M'AI IIA) IIAII Château dlvoire est fier d'être votre bijoutier agréé Rolex ft château d'ivoire B2^ LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 14 DÉCEMBRE 1996 Editorial André Desmarais président du conseil d'administration Roger D.Landry président et éditeur Claude Masson éditeur adjoint Marcel Desjardxns directeur de l'information Alain Dubuc éditoriauste en chef i le faux débat du déficit zéro Alain Dubuc affrontement entre le gouvernement Bouchard et ses employés a rompu le consensus qui s'était établi autour de son objectif d'assainissement des finances publiques.Avec la caution morale de Jacques ParizeaiL une bonne partie du monde syndical et de ses alliés affirme maintenant que le déficit zéro ne doit pas devenir un dogme.wmm^m^^^^mm Ces adversaires du gouvernement Bouchard ont parfaitement raison sur un point.Aucune considération de nature financière ne permet de présenter le déficit zéro comme l'équivalent de l'état de grâce en finances publiques.Mais c'est un faux débat.Le gouvernement québécois ne s'arrêtera pas quand le déficit sera éliminé en l'an 2000 ; il devra poursuivre ses efforts d'austérité, aller plus loin encore et enregistrer des surplus.Voilà ' où sont les vrais enjeux.Le déficit îixo n'est pas le but ultime, mais ime simple étape.* * - ¦ ,j*A,Persoïme, au gouvernement du Québec, n'a osé évoquer cette possibilité.Mais timidement, à Ottawa, et concrètement dans plusieurs provinces, comme le Nouveau-Bnmswick, le débat porte déjà sur la nécessité de générer des surplus et sur la façon de les utiliser : réduire la dette, baisser les impôts, ou offrir de nouveaux services.Même fa Commission sur la fiscalité, qui a remis son rapport au STcmmet économique, arrive à la même conclusion.Avec sa croisade contre le déficit zéro, déconnectée de la réalité, le monde syndical est encore ime fois en retard d'une révolution.Il faut dire que l'objectif du gouvernement Bouchard d'un déficit zéro en quatre ans est piuement circonstanciel.Le Québec a été forcé de prendre les bouchées doubles et de faire en quatre ans ce que l'on aurait dû faire en Eemme d'espoir La fonction de lieutenant-gouverneur du Québec ne fait plus vibrer beaucoup de monde.Si, constitutionnellement, ce poste est celui du « chef de l'État » qui doit approuver les lois adoptées par l'Assemblce nationale, tout le monde reconnaît, dans les faits, qu'il s'agit l?\" d'un poste honorifique et symbolique, d'ime époque révolue.Mais, comme la fonction existe encore, vaut mieux la bien combler.En ce sens, après avoir gaffé avec la nomination de Jean-Louis Roux, le premier ministre Chrétien se rachète avec celle, beaucoup plus respectable sur le plan politique, de madame Lise Thibault.Le lieutenant-gouverneur doit être une personne réservée, qui évite de « s'enfarger » dans la petite politique partisane.À l'exemple des gouverneurs généraux contemporains au Canada, le Québec doit bénéficier de fa sagesse d'im lieutenant-gouvemeiu au-dessus de la mêiée, dont l'avis digne et réfléchi peut avoir im impaa sur la collectivité.*[ Madame Thibault est de cette trempe de personnes respectées, à grande valeiu* humaine, qui peuvent apporter mi niessage de limiière et de paix à notre société qui en a f>ien besoin.Madame Thibault, qui a vécu beaucoup d^épreuves persormelles et politiques, qui a fréquenté plusieurs milieux tout le long de sa vie, qui est toujours demeurée près des préoccupations des gens ordinaires, doit mettre au service des siens ses compétences et ses expériences.JL'accueil unanime de sa nomination au poste de nouveau lieutenant-gouverneur du Québec lui permet d'cnta-iner son mandat de cinq ans avec sérénité.Les attentes ùtce à son comportement et à son action seront grandes.Elle, a ce qu'il faut pour réussir.Claude Masson six ou sept ans, parce que les élections et le référendmn nous ont fait perdre, des années précieuses.Québec veut maintenant agir vite, pour rassurer le monde financier et finir la besogne avant le prochain référendum.Dans ce cadre, le déficit zéro est un symbole et im slogan.Si on se souvient des principes keynéslens, les déficits ne sont pas une horreur économique.Un bon gouvernement devrait enregistrer des surplus budgétaires quand la croissance est forte, et créer des déficits en période de ralentissement pour stimuler la reprise.C'est à la pratique de cette théorie qu'il faudrait revenir im jour.Cela ne sera cependant pas possible tant que le Québec, tout comme le Canada, n'auront pas réglé leur problème de fond, qui n'est pas les déficits en soi, mais le fait qu'on en a enregistré 30 ans de suite, et que leiu accumulation a produit une dette considérable.La dette québécoise atteint ainsi 75 milliards, plus de 40 pour cent de son PIB.Tout le problème est là.Cet endettement, considérable, force le Québec à payer six milliards par année en frais d'intérêt, soit 15 pour cent de ses revenus.Six milliards pour des dépenses du passé, souvent stupides, six milliards de nos impôts qui ne profitent à personne.Voilà pourquoi l'idée de M.Parizeau, qui voudrait que l'on se borne à éliminer le déficit courant, généré pour payer l'épicerie, est si déconnectée.Elle produirait des déficits récurrents de 1,5 milliard, qui aggraveraient le problème de la dette année après année.Le travail des gouvernements ne sera donc pas terminé quand ils auront réussi à éliminer leur déficit.Ils devront réduire leiu- dette pour retrouver leiu* marge de manoeuvre et épargner les générations futiu-es.On devine à quel point cette perspective fera sursauter au Québec où elle a été très peu évoquée.Certains y verront sans doute l'étape suivante dû complot « néo-libéral ».Mais au contraire, c'est la seule façon de retrouver le vrai sens de la social-démocratie.C'est ce que suggère l'expérience du Nouveau- Brunsw^ick, où ne souffle pas le « vent de droite ».Le premier ministre Frank McKenna, le premier à se lancer dans la lutte contre le déficit, dégage maintenant des surplus qui, depuis trois ans, lui permettent de réduire la dette.Et cette semaine, il a armoncé ime baisse de dix pour cent de l'impôt sur le revenu.Cet exemple donne aussi ime réponse aux nombreux Québécois qui affirment que le Québec, pour des raison économiques et « structiurelles », n'est pas capable d'arriver au déficit zéro.La province pauvre d'à côté y est parvenue, sans tuer son économie, au contraire.Son taux de chômage, traditionellement élevé, est même maintenant plus bas que le nôtre.La Commission québécoise sur la fiscalité et le finance-men^ des services publics, dans son rapport d'octobre, s'inscrivait dans cette tendance et recommandait au gouvernement de « poursuivre sa réflexion sur le rythme souhaitable de réduction de la dette, au début du XX siècle, en tenant compte du principe d'équité intergénérationnel-le », ajoutant que « dès que l'équilibre budgétaire prévu pour l'an 2000 sera atteint, il devrait se donner comme priorité de réduire le fardeau fiscal de façon à améliorer la compétitivité du régime québécois ».Quatre des sept commissaires qui ont signé ce rapport provenaient du monde syndical.Cette logique annonce ime poursuite des politiques d'austérité bien au-delà de l'an 2000, quoiqu'à un rythme moins brutal.Mais elle annonce aussi une période stimulante.En dégageant des surplus, notre société pourra réfléchir à l'utilisation de ces surplus et retrouvera quelque chose qu'elle avait oublié : le pouvoir de choisir.Ce sont des débats où l'on retrouve le vrai sens d'une collectivité généreuse où l'on se demande à qui dormer plutôt qu'à qui enlever.Et c'est poiu* cela aussi qu'il faut voir la bataille contre le déficit zéro non pas comme une manifestation d'une pensée progressiste, ni comme un projet de société, mais comme une bataille de groupes qui se mobilisent poiu la défense de leurs intérêts.oitom x£satv£s LA PRESSE ET VOUS r .-r,r ¦ I^pus vivons à l'ère des communications ouvertes, accessibles, abordables.Médias traditionnels et Nouveaux médias, multiplication des revues et magazines sur tous les thèmes et destinés à toutes les catégories de citoyens, journaux gratuits, dépliants publicitaires qui traînent à nos portes, radio et télévision communautaire, téléphonie cellulaire, satellite, Internet, etc.il trop d'informations ?''ta question qui se pose : y a-t-ll trop de m'dyens d'Information ?Curieusement, dc*s gens se plaignent maintenant de surinforma-rion.Alors que le nombre effarant de publications de toutes sortes devrait nuire à un quotidien comme La Presse, c'est souvent le contraire qui se produit.Face à la multiplicité des moyens d'infor-mation^ les gens font des choix.Question de c t; On ne met pas les Serbes en prison ( Ir^ ' que la populace fanatisée leur refusait V aux abris durant les bombardements ), l'origine serbe sert de prétexte à qui veuf débarrasser d'un employé ou nuire à un ri-vaL Là aussi, l'exaltation nationaliste détruit la vie intelleauelle.On vient d'ouvrir, à l'université de Zagreb, un département de « philosophie croate », et toutes les sciences humaines ( littérature, histoire ) se replient siu* le pays, comme si rien n'existait à côté de la Croatie.Quant aux musulmans bosniaques, qid étaient les plus « laïcs » des peuples musutr mans, la guerre les a radicalisés, et il n'e^ plus rare, maintenant, de voir à Sarajevo, deji femmes \u2014 même des intelleauelles sans passé religieux\u2014 porter le fouléird islamX: que.4 04 Lazare Char est Chantai Hébert du bureau de La Presse OTTAWA e prochain chef du Bloc québécois aurait intérêt à patienter jusqu'aux prochaines élections avant de prendre ses aises dans le magnifique bureau de chef de l'opposition officielle de Sa Majesté, à Ottawa.Son séjour pourrait être de courte durée.' Comme l'a candidement admis l'ex-ministre Yves Duhaime en devenant le' premier prétendant officiel à la direction du Bloc, jeudi, la meilleure performance possible de la formation souverainiste, qu'il situe ambitieusement à 55 sièges au prochain scrutin, ne lui assurerait pas d'emblée un second mandat comme numéro un parmi les partis d'opposition au Parlement fédéral.Après tout, les autres formations, avec leiu\" rayon d'action pancana-dien, évoluent sur une glace politique beaucoup plus large.Ce qui peut sembler plus surprenant.C'est que c'est à Jean Charest, chef d'un parti qu'on donnait moribond, il y a à peine im an, auquel M.Duhaime pense tout haut quand il imagine l'opposition officielle fédérale entre d'autres mains que celles des souverainistes.Dans les faits, pas moins de quatre partis peuvent mathématiquement prétendre sortir des prochaines élections avec le deuxième plus grand nombre de sièges aux Communes.Ils ne suivent cependant pas tous le même parcours puisque deux d'entre eux, le Parti conservateur et le NPD, sont en remontée, tandis que les deux autres sont en déclin relatif.Et, pour l'heure, Yves Duhaime a raison.À la veille de ce qui sera, selon toute vraisemblance, l'année éleaorale fédérale, c'est Jean Charest qui rôde dans les plates-bandes des trois grands vainqueurs du dernier scrutin.Depuis l'automne, le Parti conservateur est le seul à remonter systématiquement la pente des sondages au Canada.Exception faite du NPD, tous les autres ont assisté à un tassement de leurs appuis.Si le Québec échappe au phénomène de la renaissance conservatrice^ il en va tout autrement du reste du Canada, en particulier en Ontario et dans les Maritimes.À 18 %, le plus récent score du PC est encore très mo» Au premier atelier.Intitulé « connaissance de soi >», il s'est rendu compte qu'il avait le droit de se poser des questions sur son choix de carrière.« En fait, c'est cet atelier-là qui a fait la plus grosse différence pour moi, explique-t-il.J'ai découvert qu'il y avait d'autres L'expérience de Marc Dauphinais, tout comme celle de l>eaucoup de Emploi, nous montre qu'on peut explorer avec succès les domaines connexes à notre une recherche d'emploi.aux ateBers de Défi foimation dans possibilités de travail à l'extérieur de mon domaine précis.» ^ * Un boulot Intéressant \u2022 ' Marc est donc reparti en se'disant qu'il allait chercher ailleurs que dans les imprimeries, pour voir s'il n'y avait pas autre chose qui pourrait lui convenir et où son expérience et sa formation pourrait être un atout.Il a cherché, cherché et s'est rendu au second atelier, sur le marché du travail, qu'il n'a pas aimé.Cet atelier visait à offrir aux participants de l'information sur les secteurs en croissance, ceux où il y a du travail maintenant, ceux qui offrent les meilleures perspectives d'avenir.« Il y avait trop de statistiques décourageantes, dit-il.L'animateur était plus ou moins encourageant.J'ai trouvé ça inutile.^ Peu importe, il a continué à chercher et a trouvé, au centre d'em-plot une offre aussi parue dans les pages de La Presse et 77ie Gazette, chez un fabricant d'encres.Ce n'est pas de l'imprimerie, mais c'est un domaine connexe et le boulot lui semblait fort intéressant : technicien au contrôle de la qualité.Entre temps, il s'est rendu an troisième atelier, portant sur les techniques de recherche d'emploi.Là, il a appris beaucoup, dit-IL « On nous donnait plein de trucd, comme : comment passer par-des^ sus la secrétaire quand t'appelles quelque part.Il y avait une feuille pleine de conseils, w Mais pour l'emploi chez le fabricant d'encres, Marc a décidé d'aller porter son CV en personne.Deux semaines plus tard, on le rappellaii.Après ime entrevue, il a décroc^té un boulot.Il est ravi.Chez Encres d'imprimerie Pel-ma, une société qui fabrique de$ encres utilisées en flexographie \u2014 une technique qui sert noum-mcnt à l'impression d'étiquettes commerciales, de sacs plastiques^ etc.\u2014 il apprend aujourd'hui le contrôle de qualité.On lui apporte des échantillons d'etKres et il doit vérifier s'ils sont de bonne qualité, en leur faisant passer toutes sortes de tests.Il vérifie les couleurs^ le$ textures.Quand il aura plus d'ex;-périence, il pourra même recom^ mander aux travailleurs de la pro^ duaion quels changements fair^ pour que l'encre soit idéale.« Je suis la dernière étape avant l'expédition alors il faut que ça soit par^ fait », explique-t-il.; Compte-t-il continuer dans cette voie ?« Oui, parce que c'est une .compagnie en expansion et 11 y à de bonnes possibilités.» | Est-ce qu'il serait là s'il n'étaft pas allé aux ateliers.«« Probablement pas.Ils m'ont appris qu'il ne faut pas s'arrêter à ce qu'on a étudié, qu'il faut aller au-delà et toujours développer ses propres possibilités.>» « Du boulot même pour les diplômés en philo ! ors d'un sondage effectué par les ministères fédéral et provincial responsables de la main-d'œuvre l'an dernier, près des trois-quarts des employeurs ont répondu qu'ils avaient de la difficulté à recruter du person-Jnel.Potmant, 669 des 823 postes affichés ;1ors d'un blitz spécial organisé dans le cadre «de Défi Emploi ont été comblés en moins de ideux mois.Ceci représente ime proportion de 81 %.{ Sylvain Brunet, responsable des ressour-'ces humaines à l'Association des intermédiaires en assurances de personnes du Qué-btc est l'un de ceux qui a profité de H'occasion pour afficher gratuitement trois !postes, dans La Presse, The Gazette et dans les centres d'emploi fédéraux.Tous s'adressaient à des diplômés universitaires, dont un en philo.Tous sont aujourd'hui, comblés.Pourqtiol la philo?Parce que M.Brutiet cherchait quelqu'un pour occuper les fonctions de « technicien en inspealon pro-fcrssiofinelle >» au sein de son équipe.En d'autres moU, il était à la recherche d'une personne qui soit apte à surveiller comment courtiers et agents font leur boulot afin de déceler dcû manquements possibles au code de déontologie de la profession.« On avait donc besoin de quelqu'un spécialisé en éthique, explique M.Brunet.Combler un poste est toujours un défi.» Pour cet emploi en particulier, M.Brunet a reçu environ 25 dossiers, ce qui n'est pas beaucoup.m Mais ils vont tous rester dans nos filières, explique-t-il, on a maintenant ime banque très intéressante.» Un autre des postes à combler, de façon temporaire, était en graphisme.Celui-là a suscité l'envoi d'une centaine de CV.Mais le poste qui a eu le plus de succès, tout en donnant le plus de travail à la division des ressources humaines de l'association, fut celui d'assistant-directeur aux communications.« Poiu celui-là on a reçu environ 400 CV, Gfétait très lourd dit-il.Mais on s'y auen-daii.I» Selon M.Brunet, le projet Défi Emploi a nettement facilité sa tâche de dépisteur.Non seulement parce que les annonces ont été publiées dans les journaux, dans des pages spéciales, ce qui garantissait leur Impact, mais aussi parce que les centres d'emploi du Canada les ont aussi affichés selon une procé-.dure particulièrement simple et rapide.« Normalement, c'est l'enfer, dit-Il.Pour combler un poste à court terme, c'est particu-îlèremeni lent.» C'est pour cela qu'il ne fait généralement pas appel aux centres d'emploi avant d'avoir épuisé toutes les autres ressources : le réseau immédiat des employés de l'association, les écoles < universités et autres ) et les Centres de développement économiques et communautaires.toujours un défi.» de personnes PHOTO ROHmMUaOUX.U Humaines é FAseodatlon des du Québec: «Combler un posta est 4. LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 14 DÉCEMBRE 1996 B 5 Plus I Tendance s encourageantes Quatre-vingts pour cent des quelque 800 postes affichés dans le cadre du projet ont été comblés 1 < MARIE^UDE LORHE 1 est encore tôt pour dire avec précision et surtout assez de recul, si le projet Défi Emploi aura aidé un nombre significatif de chômeurs à trouver du boulot.On sait tout de même que 80 % des quelque 800 postes affi-irhés dans le cadre du projet ont été «Comblés.Et jusqu'à présent, selon un sondage mené par la maison CROP, les tendances parmi les participants sont positives.^;'»En effet, alors que 56 % des participants aux ateliers de Défi Emploi sondés par CROP étaient sans travail avant que commence le projet, en septembre dernier, seulement 52 % Tétaient encore, un mois après la fin du projet.Ces quatre points d'écart sont dus di-reaement à une augmentation du pourcentage de participants qui ont trouvé un emploi à Textérieur, qui est passé de 27 % à 31 %.^-Selon ce sondage, mené entre le 18 et le 22 novembre derniers auprès d'un échantillon de 519 participants aux ateliers de Défi Emploi, presque la totalité ( 91 % ) ont ap-pi^écié leur expérience.Les ateliers, qui ont été organisés par les ministères provincial et fédéral des ressources hiunaines, avec l'appui de plusieurs organismes communautaires, ont été offerts gratuitement durant les week-ends du 28 septembre et des 5 et 12 oaobre.Leur \"but était essentiellement d'aider les chercheurs d'emploi dans la région métropolitaine à mieux cibler leurs Worts.'\\ Le sondage CROP , dont la marge d'erreiu* est de 4 %, pemxet aussi de constater que les chercheurs d'emploi sont prêts à travailler et à étudier pour s'aider à chercher du boulot.La majorité des participants Défi EMPLOI La Presse ( 54 % ) disent qu'ils ainaient été prêts à digérer encore plus de matière, surtout pour apprendre à maîtriser les côtés très pratico-pra-tiques de la recherche d'emploi.En effet, 40 % ont dit qu'ils aiu-aient voulu approfondir leur apprentissage des « techniques » de recherche d'emploi : comment préparer un C.V., comment se présenter en entrevue, comment trouver les emplois cachés, etc.L'atelier portant sur ces techniques était le plus populaire des trois.Et, toujours selon CROP, 66 % des participants qui ont modifié leur approche, grâce aux ateliers, ont changé les aspects les plus concrets de leurs démarches.Les deux autres ateliers portaient sur la connaissance de soi ( qui visait à apporter des réponses aux questions : qu'ai-je réellement envie de faire, que puis-je faire ?), et sur le marché du travail ( où sont les emplois aujourd'hui et où seront ceux de demain ?).Le sondage nous dit que 7 % des participants en sont ressonis en décidant de changer complètement d'orientation de carrière, que 6 % ont entrepris des démcirches pour retourner aux études et que 3 % ont décidé d'entreprendre des démarches dans im secteur différent.Durant le projet Défi Emploi, en plus des cahiers habituels de Carrières et professions, 8 pages d'offres d'emploi et environ 90 articles ont été publiés dans îm Presse et The Gazette, traitant d'une foule de sujets reliés à la quête de travail.Le sondage CROP nous apprend que 78 % des chercheiu^ d'emploi qui ont participé aux ateliers ont consulté ces pages.La très vaste majorité des participants < 89 % ) qui ont lu les journaux se sont plongés dans les pages de Carrières et profession des deux quotidiens et presque autant ( 88 % ) ont lu les articles de DéH Emploi, tandis que 85 % ont consulté les pages spéciales d'offres d'emploi publiées à cette occasion ainsi que les annonces classées.Les participants ( 60 % ) ont aussi lu les pages des cahiers économiques des deux quotidiens.Toujours pour mieux se documenter, les chercheurs se sont aussi plongés dans la documentation qu'ont leur a remis aux ateliers < 63 % ) et un peu plus du tiers des participants ( 36 % ) sont allés chercher de l'aide auprès de différents organismes.Parmi eux, 60 % se sont rendus dans les centres d'emploi fédéraux, 24 % ont commimiqué avec des groupes communautaires, 12 % avec la Société québécoise de développement de la main-d'oeuvre, 6 % avec les commissions scolaires et 2 % avec les Centres Travail Québec.Pour approfondir leurs recherches, mis à part la lecture des journaux et les contacts avec les organismes d'aide, les participants sont aussi allés chercher plus de documentation ( 30 % ) et 17 % d'entre eux sont aussi allés faire une ballade sur l'Internet, sur un des sites des trois ministères impliqués* l*lus de 6000 personnes ont participé aux ateliers de Défi Emploi sur la recherche de travail Des partidpants instruits et prêts à travailler pour trouver du travail i n tout, 6 246 personnes ont participé aux ateliers sur la recherche de travail offerts dans le cadre du projet Défi Emploi.Parmi eux, près des trois diuuts possédaient une formation postsecondaire, et près de la moitié j(i49% ) étaient carrément des di-pSomés universitaires.C'est ce que nous apprennent aujourd'hui les statistiques calculées par les coordonatrices du projet, Suzanne Girard et Micheline Glard, à partir des réponses foiu-nles par les partidpants, sur le questionnaire qui leur était remis à la fin de chacun des trois ateliers de Défi Emploi.Les réponses offertes permettent en outre de constater que la majorité des participants aux ateliers étaient des chômeurs < 57 % ).Les autres étaient déJÀ en emploi, de façon autonome ou non, mais Insatis- faits de leur travail ( 23 % ), des travailleurs à temps partiel ( 11% ), et des étudiants ( 9% ).En tout, 91 % des participants étalent aaivement à la recherche d'emploi quand ils se sont rendus aux ateliers.Près du quart ( 24 % ), étaient à la recherche de travail dans le milieu administratif ( gestion, finances, personnel de bureau ), 16 % recherchaient un emploi dans la vente et les services et 14 % visaient du travail dans les seceurs de la science, dc*s techniques et dL*s métiers s(>éciaitsé9.Presque les trois quarts de ces personnes cherchaient un emploi depuis moins d'un an et 13% étalent en quête de boulot depuis plus de deux ans.La plupart des participants ( 57 % ) étaient âgés de 25 à 44 ans.tandis que 26 % avaient de 45 à 54 ans.Plus de femmes < 56 % ) que d'hommes ( 44 % ) ont participé aux «yteliers.Dans la vaste majorité des cas ( 79 % ), les participants comptaient moins de 5 années d'expérience sur le marché du travail et les trois quarts ( 74 % ) avaient déjà travaillé pour au moins trois employeurs différents.Une pluralité de participants étaient prestataires de l'assurance-chômage ( 37 % ), mais presque autant ( 34 % ) n'avaient aucune source de revenus.Les autres ( 15 % ) vivaient du bien-être social ou bénéficiaient d'autres sources de revenu ( 13 % ).Toujours selon les données fournies en réponse aux questionnaires remis à la fin des ateliers, 91 % des participants se sont dits satisfaits de l'animation des acnivités, 90% ont apprécié la documentation qui leur a été remise, 85 % ont aimé le déroulement des séances, 77 % le contenu et 73 % sont partis convaincus que l'expérience leur serait profitable.Sondage CROP Évolution de Défi Emploi Situation des participants avant et après le projet \tSeptembre 1996\tNovembre 1996 j Au travail\t33%\t36% Aux études\t12%\t-> 11% Sans emploi\t56%\t52% Assurance-chômage\t22%\t21% Sécurité du revenu\t9%\t9% ; Revenus d'emploi\t28%\t34% ^ Revenus (autres)\t6%\t6% V Aucun revenu\t36%\t33% Satisfaction générale: 91% Modification des démarches suite aux ateliers A) Modifications apportées aux démarches: B) Types de modifications: Techniques de recherche d'emploi ' Intensifications des démarches Réorientation de carrière Démarche de retour aux études Recherche dans secteur différent Utilisation des ressources suggérées Consultation des journaux Consultation des guides du participant Contacts auprès des organismes Consultation de la documentation suggérée Consultation sites Internet 56% 66% 25% 7% 6% 3% -\u2022Ail 78% 63% 36% 30% 17% Organismes contactés Centres des ressources humaines Canada Groupes communautaires Société québécoise de développement de la main-d'oeuvre Commissions scolaires Centre Travail Québec Consultation de La Presse ou The Gazette Rubrique Carrières & Professions Articles Défi Emploi Pages spéciales offres d'emploi Petites annonces Pages économiques Intérêt pour autres thèmes 54% des répondants auraient souhaité avoir accès à de l'information sur d'autres thèmes ou que les thèmes abordés soient approfondis Thématiques privilégiées Technique de recherche d'emploi 40% Marché du travail 22% 60%\t 24%\t 12%\t*\u2022 6%\t9 2%\t¦ ¦y 89% 88% 85% 85% 60% '4.*«1 Orientation/connaissance de soi 4% Source: CROP sondage réairsé entre le 18 et le 25 novembre 1996 auprès d'un échantillon de âl9 repondants Intooraphte La Presse Sondage Défi Emploi ProfU des participants à Défi Emploi Age: 57% 25 à 44 ans 26% 45 à 54 ans 56% femmes 44% hommes 74% niveau postsecondaire 49% niveau universitaire 79% cumulaient au moins 5 années d'expérience sur le marché du travail 74% ont travaillé pour au moins 3 employeurs différents Scolarité: Expérience: .« Types de recherches 91% des participants étaient à la recherchçJ.d'un emploi 24% visaient les domaines administratifs (gestion, finance, personnel de bureau) 16% recherchaient dans le secteur de la vente et des services -^V 14% optaient pour les serteurs de la science, des techniques et des métiers spécialisés 1 73% recherchaient un emploi depuis moins d'un an 13% recherchaient un emploi depuis plus, j-^ de 2 ans Satisfaction par rapport aux ateliers Animation Documentation Déroulement Contenu PrutiubiUté 91% 90% 85% 77% 73% ^'1 Sourct qimttonniKv Défi Emploi Mograph» £â « B6 LA PRESSE, MONTRÉAL SAMEDI 14 DÉCEMBRE 1996 Plus » \u2022 Ce que cache la grève des avocats Les avocats de pratique privée se sentent méprisés au moment où le tapis leur glisse sous les pieds Yves Boisvert 1 Derrière les pancartes des 350 avocats qui manifestaient lundi devant le palais de justice de Montréal se cache la transfor-, mation radicale de cette grande profession et d'une certaine pratique sur le déclin.' Les raisons profondes de cette « grève » des avocats, il faut les chercher non pas dans les communiqués du Barreau, mais dans un rapport lucide produit cet été pour *eei ordre professionnel comptant {M'es de 17 000 membres O.\"i On y Ut en chiffres implacables ce qu'on voit dans les corridors des palais de justice depuis quelques années : le nombre d'avocats a plus que doublé en moins de 15 ans * tandis que la population augmentait lentement et que la croissance économique était modeste.En 25 ans, le nombre d'avocats a * été multiplié par cinq au Québec.« La produaion économique totale ! n'a que doublé pendant ce temps.^ Depuis cinq ans, l'aaivité judiciaire stagne dans presque tous les scaeurs quand elle ne décline pas de façon impressionnante.Les causes civiles ( poursuites en dommages-intérêts, réclamations monétaires, etc.) sont en baisse constante.Des baisses de 25 à 40 % depuis I- 1990.Les affaires criminelles ne *9ont pas meilleures.Là aussi, dans - 4'ensemble du Québec, la baisse du nombre de dossiers est d'environ 25 % depuis quatre ans ( 39 % à Montréal ).^ En même temps, après avoir vu la procédure criminelle se boursoufler sans cesse depuis la Charte ( 1982 ), les avocats canadiens font face depuis un an à un début d'épuration qui n'annonce rien de ¦ \u2014 bon côté honoraires: les enquêtes préliminaires, sorte de répétition générale du procès, sont en voie de disparition progressive.Dans un nombre sans ' cesse grandissant de causes, le prévenu est envoyé directement à son procès.Avant même les compressions dans l'aide juridi''\"ie, plusieurs cihiiinalistes prévoyaient des baisses de revenus importantes cette année.Et voilà qu'un des derniers secteurs « stables » de la pratique^ celui des divorces et des séparations^ est menacé par le projet de médiation familiale « obligatoire >* qui vicn-dra court-circuiter forcément les vieilles manières de procéder.Chasse.partagée ' ; Il y a donc moins de gibier pour une chasse qui est de moins en moins gardée.Les enquêtes auprès des fmissants dans les facultés de droit sont éloquentes.Jusque dans lès années 1970, la situation écono-rtiique moyenne des avocats se comparait à celle des médecins.Ils se détachaient du peloton des diplômés québécois à plusieurs égards : leurs revenus étalent supérieurs, Ils se plaçaient presque tous dans leur domaine et étaient à peu près assurés d'un emploi.Le droit restait un secteur où les variations de revenus étaient énormes ( contrairement aux médecins ), mais ceux qui travaillaient fort et avaient les caraaéristiques personnelles voulues étaient assurés de revenus impressionnants.Comme pour presque tous les diplômés, bien sûr^ l'époque du placement automatique est révolue pour les avocats.Mais en plus, ils ont perdu leur avantage classique sur les autres diplômés.Ils ne se placent pas davantage dans leur domaine que les autres bacheliers ( 72 % contre 68 % pour l'ensemble des finissants ).Et deux ans après la promotion de 1992, 83 % s'étaient trouvés un emploi, contre 89 % pour l'ensemble des bacheliers.La formation en droit demeure recherchée, mais plus que jamais elle mène « ailleurs ».Et ceux qui choisissent la pratique du droit traditionnelle entrent dans une concurrence de plus en plus vive.Tous ne peuvent la supporter : quelque 400 avocats ont accroché leur toge l'année dernière, deux fois plus qu'en 1993.Les données sont difficiles à compiler, mais selon une étude de CROP-Conseil, il se dépense approximativement 1 milliard en honoraires d'avocats par année au Québec, dont 65 % provient d'entreprises.Sur les quelque 17 000 avocats québécois, environ 60 % sont en pratique privée ou en entreprise, c'est-à-dire plus de 10 000.C'est 2 000 praticiens privés de plus qu'en 1990.Le revenu moyen des avocats est dans les 50 000 $, mais plus de la moitié font moins de 45 000 $ par armée.Tout ça pour dire que les avocats, qui s'en tirent encore fort bien en moyenne si on les compare, ne sont pas différents des autres professionnels : ils sont en mutation et en concurrence sur im marché apparemment déclinant.Avocats des champs, avocats des villes Dans ce marché ingrat, plusieurs jeunes avocats entraient en « faisant » de l'aide jiuidique.lis acceptent ce que plusieurs de leurs aînés ne veulent plus, c'est-à-dire représenter des clients démunis défrayés par l'État à des taux modestes.Modestes en comparaison des taux horaires pratiqués généralement.Mais tout de même décents.jusqu'à cet automne.Une poignée faisaient du « volume » et en tiraient des revenus très bons.Des 3 219 avocats qui ont accepté au moins un mandat de l'aide juridique l'an dernier, seulement 162 ( 5 % ) ont réclamé plus de 50 000 S.La grande majorité ( 85 % ) ont réclamé moins de 25 000 $.La protestation aauelle n'est donc pas l'affaire des avocats les mieux nantis.Ce n'est pas par hasard non plus si Montréal et Québec sont embarquées les dernières dans le train de la grève.La province est le fait des généralistes de petits bureaux, plus dépendants de l'aide Juridique.Les grands bureaux et les spécialistes sont concentrés à Montréal et Québec Il n'est pas question que les d- En 25 ans, le nombre d'avocats a quintuplé au Québec.La production économique totale n'a que doublé pendant ¦ ce temps a PHOTO ROeERTNAOON.Lm Lm avocats n'assurent plus que les services «esseiitieis» en matière criminelle et familiale.Québec Injecte 39 millions d'honoraires chaque année dans la pratique privée par l'aide juridique.Le ministre prévolt en retrancher 3 millions; les avocats estiment que la ponction sera bien supérieure.vilistes, les fiscalistes, les spécialistes du droit commercial viennent crier M so-so-so.» devant le palais.Toujours est-il que depuis des années, imc réforme est promise.On réclame l'amélioration de la couverture, qui touchait 25 % de la population en 1972, lors de la création de l'aide Juridique.Elle est tombée au fil des ans à environ 11 %, essentiellement les assistés sociaux.Mais les finances publiques sont ce qu'elles sont, et si l'on ouvrait la porte à de nouveaux bénéficiaires, on allait la fermer à d'autres.et à des avocats.Le ministre Paul Bégin a eu l'habileté de faire entériner par le Barreau la nouvelle couverture de l'aide juridique : plus limitée pour les gens accusés au criminel, plus généreuse pour les affaires familiales.Le Barreau, après avoir protesté en 1995, a obtenu certaines modifications mineures et a applaudi à la nouvelle loi ce printemps.SI bien que le 2 octobre 1996, quand Québec a décrété sans avertissement les honoraires payés pour les aaes juridiques, dramatiquement plus bas, le Barreau était pris pour protester contre.des baisses d'honoraires.Les avocats ne peuvent pas prétendre se battre pour la couverture des services aux plus démunis : leur organisation a accepté le plan de couverture 1 Le Barreau ajoute cependant que les règlements d'application sont bien plus rigides que prévus et qu'ils donnent tm tout autre éclairage jux règles de couverture.Beaucoup de praticiens privés, en outre, se sentent méprisés par l'État, qui les « tolère » dans le système mais qui les perçoit au fond comme des parasites.L'autre problème des avocats est que les clients qui n'ont plus droit à l'aide juridique sont des clients réels : ceux qui sont accusés d'infractions sommaires et qui ne risquent pas la prison.Les nouveaux critères rendent inadmissibles la vaste majorité des accusés dans les cours municipales et un nombre sensible devant la Cour du Québec.Les nouveaux clients promis par la réforme ne sont que potentiels : les familles à faible revenu (jusqu'à 25 000 $ ) qui gagnaient trop pour être admissibles, et dont le nombre s'élève à 650 000.Ces gens devront contribuer entre 100 $ et 800 S, toutefois, quand le régime entrera en vigueiu, en 1997.Le ministre sait qu'une bataille d'avocats pour des honoraires payés par l'État ne jouira jamais d'un grand appui populaire.Les avocats aussi, d'ailleurs, et sous le manteau, plusieurs chuchotaient cette semaine que leur grève, une semaine avant la pause des Fêtes, allait avoir le souffle coun avant longtemps.(l>\u2014 La pratique du droit au Québec et l'avenir de la profession : comité présidé par André Gauthier avec l'assistance de CROP-Conseil juin 1996.Quelques faits sur l'aide juridique Créé en 1972 par les libéraux de Roben Bourassa, le système coûte aauellcmcnt 120 millions par année, dont 45 % est payé par le fédéral.Même avec la réforme, c'est de loin le plus généreux au Canada quant à la couverture \u2014 mais pas pour les I avocats.*\u2022* Le Barreau avait exigé lors de la création que le système soit mixte et non entièrement dHpcnsé par des avocats-employés du gouvernement, rr La moitié des actes sont accomplis par des avocats p^'rmanents employés du gouvernement, qui sont au nombre de 394 dans les divers Centres communautaires juridiques; l'autre moitié est accomplie par les avocats de pratique privée.Le privé coûte 50 millions, dont 39 millions en honoraires.\u2014 Les gens ont recours à l'aide juridique pour des problèmes criminels dans un peu plus du tiers des cas ; pour des problèmes familiaux pour un autre tiers et pour des affaires civiles diverses pour environ 30 %.\u2014 Les avocats éuient payés à l'aae avant le 17 oaobrc, ce qui selon certains entraînait une multiplication des actes inutiles ; ils sont maintenant payés au forfait.Le forfait global représente dans certains cas des baisses de plus de la moitié des honoraires versés par dossier.Un avocat touche par exemple 175 $ pour des dossiers criminels « sommaires » où il pouvait toucher Tan dernier 417 $.\u2014 Avant la réforme, toute personne accusée d'un délit était admissible à l'aide juridique si elle répondait aux critères économiques < être assisté social, en pratique ).Maintenant, seules les personnes accusées d'un « acte criminel ( les infraaions les plus sé- rieuses), celles qui risquent l'emprisonnement ou la perte de leur moyen de subsistance ( im camioimeiu* accusé de conduite dangereuse, par exemple ) ou les cas jugés exceptionnels sont admissibles.\u2014 Les avocats te plaignent de la rigidité avec laquelle on applique les critères d'admissibilité économique.Un assisté social doit fournir son NAS, son numéro de bénéficiaire, le montant exati de ses prestations et les documents requis par la cour.Souvent, les personnes désorganisées, les plus démunies, sunout si elles sont emprisonnées, n'ont pas avec elles les documents pour établir tout cela.Les gens doivent aussi déclarer la liste de leurs biens et de leurs liquidités.S'ils ont des revenus d'emploi, ils doivent produire une évaluation de leurs revenus et en déclarer la source, déclaration de revenus à l'appui.I r l j \u2014 Les avocats de l'aide Juridique et des techniciens sont appelés à prévoir les risques d'emprisonnement avant de délivrer un mandat.Devant la Cour du Québec, le ministère public déclare à l'avance qu'il ne réclamera pas de prison en cas de déclaration de culpabilité pour les crimes mineurs.Mais devant les cours municipales, c'est l'avocat de l'aide juridique lui-même qui fera la pré-diaion ( le juge gardant entière discrétion ).En cas de doute, le mandat est émis.\u2014 Si le mandat est émis pour une comparution et qu'on découvre ensuite que la personne n'était pas admissible, l'avocat doit faau-rer au client 58 $.\u2014 SI une personne n'est pas admissible, l'avocat de l'aide juridique qui lui refuse le service peut lui donner des conseils sur la suite des procédures et l'informer sur sa défense possible ou sur les peines habituellement infligées pour ce genre de délit.I I I LA PRESSE MONTRÉAL, SAMEDI 14 DÉCEMBRE 1996 B7 \u2022 Plus L'incroyable stabilité politique tchèque Les indéniables succès sur le plan macro-économique cachent une foule à 'échecs structurels cuisants a: PIERRE PEYRICHOUT collaboration spéciale, PRAGUE La République tchèque reste, de tous les ex-pays socialistes d'Europe, le seul à refuser l'alternance.Tous les autres, après avoir choisi depuis 1989 la voie libérale, ont rappelé les anciens communistes reconvertis à la sociale démocratie, ou les ont de nouveau exclus du pouvoir comme récemment en Bulgarie.À rautomne/sept ans après la révolution sanglante qui a renversé Nicolae Ceausescu, la Roumanie est devenue le dernier pays de l'ancien camp communiste à connaître l'alternance du pouvoir.Cette stabilité tchèque intrigue.Eu égard au fait que le retour de la gauche, souhaité par les électeurs dans bon nombre de pays d'Europe centrale, s'exprime par le coût social trop élevé des transformations économiques à payer par la majorité d'une population très souvent déjà paupérisée, cela voudrait dire que la République tchèque réalise sans difficultés majeures sa transformation postcommimiste.De fait, le Tchèque est heureux.Satisfait aussi de son premier ministre.Cet ancien ministre fédéral des Finances de la défunte Tchécoslovaquie a toujours su « vendre » aux Tchèques une rhétorique libérale sur le thème : « Avec moi, vous serez tous riches » ; et, sous-entendu, sans efforts.Son acolyte, le ministre de l'Industrie, Vladimir Dlouhy, ancien membre éminent du Parti communiste et toujours très populaire, répèle sans rire : « Nous réussissons, parce que nous sommes les plus intelligents.» L'explication est un peu courte.Selon un rapport de la Banque centrale, la totalité des banques tchèques sont virtuellement en L'arbre et la forêt Les indéniables succès du pays, remportés sur le plan macro-économique ( croissance 5 %, chômage 3 %, inflation maîtrisée à 9 %, équilibre budgétaire ) sont un arbre qui cache une forêt d'échecs structurels cuisants.La croissance est inférieure de 1 à 2 points à celle de la plupart de ses voisins et le taux de chômage de banqueroute.3 % pour un ancien pays à l'économie planifiée\u2014 ne s'expri-que que par l'absence de réelle res-truauration.Vaclav Klaus, en refusant toute mesure impopulaire par son coût social a, de fait, pérénisé une politique aussi timorée pour ne pas dire néo-communiste que celle menée pendant 7 ans par les gouvernements roumains successifs.En République tchèque, comme en Roumanie, la plupart des gros combinats métallurgiques, sidérurgiques, miniers ou chimiques sont toujours aux mains de l'État et donc, toujours aussi pléthoriques en personnel et coûteux en productivité.Mais à l'inverse de la Roumanie, la République tchèque a su créer la confiance et c'est la seule victoire du premier ministre.Il en a découlé, dès 1990, ime arrivée massive d'investisseurs étrangers et un développement du seaeur des biens et services avec une hausse sensible des revenus.Parallèlement, beaucoup de prix restaient encadrés.Il est clair qu'on vit aujourd'hui à Prague avec les avantages hérités de l'ancien régime cumulés à ceux d'un système libéral, mais sans avoir les inconvénients propres à chaque politique.Preuve de l'interventionnisme d'État ; les prix ne sont toujours pas libérés dans l'énergie, les tramsports et l'inmiobilier.11 est encore normal de \u2022 payer 30 dollars de loyer pour un 150 m^ dans le centre historique de Prague, 5 à 6 dollars d'éleariciié et de chauffage, ou 20 dollars pour assurer sa voiture pendant un an.Pourquoi donc, dans ces conditions, changer de politiques?D'autant plus que, dans son délire ultra-libéral, Vaclav Klaus n'a pas hésité l'été dernier à expliquer à ses compatriotes que l'économie tchèque « avait quitté la salle des soins intensifs pour entrer en une douce convalescence ».Puis, à l'attention de l'Occident, il accompagnait cette phrase d'une décision politique fortement symbolique ; la fermeture du ministère de la Privatisation, Vaclav Klaus est coutumier de ce genre de message fort.L'an dernier.Dans son délire ultra-libéral, le premier ministre Vaclav Klaus (à droite) n'a pas héstté rété dernier à expliquer à ses compatriotes que Féconomie tcliéque « avait quitté la salle des soins intensifs pour entrer en une douce convalescence ».il est clair qu'on vit aujourd'hui à Prague avec les avantages hérités de l'ancien régime cumulés à ceux d'un système libéral, mais sans subir les inconvénients propres à chaque politique: il est encore normal de payer 30 dollars de loyer pour un 150 m^ dans le centre historique de Prague, 5 à 6 dollars d'électricité et de chauffage, ou 20 dollars pour assurer sa voiture pendant un an.il avait devancé l'échéance du remboursement d'un prêt au fonds monétaire international.Combien de temps cette artogan-ce mêlée de poudre aux yeux fera-t-elle illusion ?La faillite des banques Le pays devrait d'ailleurs être plus circonspect en matière de fi- nances.La fragilité du système bancaire est un secret de polichinelle.Onze banques nouvellement créées depuis 1989 ont été déclarées en faillite.Plus grave, selon un rapport de la Banque centrale rédigé au printemps, mais non publié, la totalité des banques tchèques sont virtuel- lement en banqueroute.Il est vrai qu'avec 56 banques pour 10^ millions d'habitants, le marché est saturé.On est donc très loin de ce « miracle tchèque » qui n'a existé que dans l'esprit d'observateurs en mal de formule pour attribuer au pays la médaille d'or du post-communisme.r t t I : X L'Europe peut-elle créer de l'emploi comme les États-Unis ?RICHARD B.FREEMAN Réseau World Media Il est courant, dans les milieux officiels, d'envier les performances des États-Unis en matière de création d'emplois.On salue le grand miracle de l'emploi, amorcé sous Ronald Reagan et poursuivi sous Bill Clinton.Et l'on pointe du doigt les insti-lUtions du marché de l'emploi et les législations sociales, responsables des problèmes de chômage en Europe.A en croire les spécialistes, les États-Unis sont un paradis de flexibilité néo-classique.Les salaires s'adaptent rapidement aux conditions du marché.On crée facilement des postes pour ceux qui les recherchent.Les entreprises embauchent et licencient facilement, avec peu de contraintes imposées par le gouvernement ou les syndicats.Les périodes de chômage sont courtes et les allocations réduites.Bref, si le marché du travail européen était géré à Taméricainc, tout irait bien.Pourtant, vu de l'autre côté de l'Atlantique, l'herbe semble plus verte en Europe.Le continent européen a ses problèmes, bien sûr : qui voudrait d'un taux de chômage à deux chiffres ou d'une inaaivité qui se prolonge des années, financés par des allocations qui ne cessent Jamais?L'État et les partenaires sociaux n'ont, à première vue, pas réussi à s'adapter à la situation économique des années 1990.Haro sur les coupables I Malheureusement, les États-Unis, eux, n'ont pas non plus atteint le paradis.Tous ceux qui visitent le pays peuvent s'en rendre compte.D'où viennent les sans-abri ?Pourquoi le taux de criminalité reste-t-il si élevé lorsque près de 2 % de la population aaive masculine est en prison ?Qu'est-ce qui a dé-, rapé dans les ghettos pauvres des villes ?C'est le marché de l'emploi qui est en partie responsable d'une telle situation.L'inégalité des salaires s'est renforcée dans les années 1980.Le revenu réel des employés les moins qualifiés s'est effondré, à tel point que le niveau de vie des bas salaires Outre-Altlantique est inférieur de moitié à celui des bas revenus en Europe.Beaucoup d'Américains ne parviennent pas à croire que les Européens aient droit, chaque année, à quatre ou cinq semaines de vacances.« Leur patron ne les licencie pas 7 » s'est étonné un chauffeur de taxi lorsque Je lui ai parlé des vacances en Europe, Lui-même occupait deux emplois et sa femme travaillait à temps plein, afin de « garder la tête hors de l'eau ».11 s'estimait heureux lorsque son employeur lui accordait ime semaine de vacances.La main invisible Les salaires étant faibles, beaucoup de Jeunes estiment le crime plus rentable que le travail.La pauvreté des enfants et des adolescents augmente.1-es ateliers où l'on exploite les employés réapparaissent.Des milliers de salariés sont licenciés parce qu'ils veulent exercer le droit légal de se syndiquer.Dépourvus de proteaion syndicale, de plus en plus de salariés portent plainte devant les tribunaux et les organismes de réglementation et intentent des procès contre leurs employeurs.La main invisible du marché a eu des effets divers aux États-Unis et en Europe sans que le résultat soit très positif dans un cas comme dans l'autre.Les Américains n'ont pas rejeté George Bush pour la seule raison qu'il n'avait Jamais vu la caisse d'un super- marché.Bill Clinton a en effet remporté la présidence sur un simple slogan diffusé pendant sa campagne électorale en réponse aux inquiétudes d'ordre financier des Américains : « C'est ça l'économie I >» La place de l'État La reprise économique aauelle représente un test crucial pour le modèle européen du capitalisme.Certains pays ont considérablement allégé l'emprise directe de l'Étal sur le marché de l'emploi \u2014tout particulièrement la Grande-Bretagne.Mais il existe toujours une grande différence entre les États-Unis et l'Europe, comme vous le dirait n'importe quel employeur.La reprise américaine a jusquMd effectivement permis d'accroître le nombre d'emplois, sans toutefois améliorer le niveau des salaires ou des allocations.Le problème de l'inégalité des salaires dans ce pays ne va donc pas disparaître rapidement.Dans les faits, si les rémunérations se mettent à augmenter, la Réserve fédérale pourrait cherdier à freiner la reprise de l'économie, bloquant ainsi pour une grande partie des salariés et Jusqu'à la fin du siècle, les fourchettes de salaires et l'évolution des bas revenus.Si l'Europe profite de cette reprise de l'activité pour accroître de manière significative le nombre d'emplois, les historiens seront nettement plus tolérants envers sa forme de capitalisme que ne le sont ses détracteurs aauels.Il s'agit de réussir à combiner la création d'emplois à une augmentation des salaires réels ; mais non pas de sacrifier un élément à l'auue.Je ne parierais certes pas sur la tête de ma mère que le niveau de l'emploi en Europe progressera beaucoup.Mais il ne faut pas exclure cette possibilité.On oublie trop sou- vent qu'au milieu des années 1980, les différents pays européens n'ont pas « tué *» la aoissance de l'emploi.En Allemagne, au contraire, le nombre d'emplois a progressé de manière significative ; en Grande-Bretagne, le taux de chômage a baissé Jusqu'à atteindre la moitié de son niveau aauel.Ceux qui critiquent les institutions etut)péennes seront surpris d'apprendre que le taux de chômage en Allemagne de l'Ouest est inférieur à celui des États-Unis depuis dix ans, malgré la valeur élevée du mark et le choc économique qu'a représenté l'absorption de la partie Est du pays.Les économistes excellent à donner une explication « structurelle >» aux événements, au moment même où ils évoluent.Ainsi, les économistes américains dans les années 1930 étalent-ils convaincus de la disparition des syndicats.Dans les années i960, ils Justifiaient la perpétuelle « crise du dollar »*.Dans les années 1970, Ils expliquaient la façon dont les pays pétroliers allaient dominer le monde.Et dans les années 1980 enfin, ils démontraient comment le Japon avait réponse à tout.Si les banques et les gouvernements, obsédés par la maîtrise de l'inflation, ne bloquent pas la reprise actuelle, peut-être assisterons-nous à une croissance de l'emploi qui viendra contredire tous ceux pour qui les marchés européens du travail empêchent la aoissance de l'emploi.Espérons au moins qu'il en soit ainsi, L'auteur enseigne l économie à l'Université de Harvard.U a fait partie d'une commission diri^ par le Ministère américain du travail qui est char^ d'étudier l'évolution Je% relations entre les employés et les cadres.Il a rédi^ son texte pour le Réseau World Media qui retfroupe une trentaine de grands quotidiw dont Ld Presse.i i B8 LA PRESSE, MONTRÉAL.SAMEDI 14 DÉCEMBRE 1996 f 1 Politique Chrétien admet que ses propos L'EXPRESS POLITIQUE i^t > - INartin Choisit rinterventionnisme .-.1 -.¦ A choisir entre un gouveme-**Tneni interventionniste et un au-'irç qui s'appuierait imiquement TSUr les lois du marché, ie minis-tic fédéral des Finances, Paul *S4artin, opte sans hésitation *pour le premier.« La guerre en-.Ue Wall Street ( la rue de la fî-ti^nce ) et Main Street ( la rue \u2022Principale, celle de la population ) est palpable, et les gouver-^liéments doivent être capables choisir la rue Principale.Cela signifie qu'ils doivent se donner la force financière nécessaire et la capacité de prendre des décidions fondées sur le long terme, ^t non sur le profit immédiat des ¦marchés financiers », a dit hier M.Manin.alors qu'il prenait la parole devant un groupe de ''journalistes.Presse Canadienne M J TUfred dans la course 7 ¦ Sa candidature est presque .passée inaperçue jusqu'à maintenant, mais l'ancien député pé-quiste Jean Alfred a l'intention de faire parler de lui en participant à la course à la direction du Bloc québécois.Se qualifiant i;()mme un inconditionnel de la souveraineté, M.Alfred souhaite faire la preuve, à Ottawa, que les Québécois sont mal servis patrie régime fédéral, un régime ^ul place les intérêts des anglophones avant ceux des francophones, a Quand on est à Otta-,>Va, comme la grande majorité des députés sont du Canada anglaise, les décisions sont prises .non pas en fonaion du Québec, .mais en fonction du développement, optimum du Canada anglais.Il faut le dire, et il faut que les Québécois le sachent », a-t-il expliqué, hier, lors d'une entrevue réalisée depuis son domicile de Montréal.Toutefois, si l'ancien premier ministre Jacques Parizeau devait annoncer sa candidature au leadership du Bloc, M.Alfred retirera immédiatement la sienne parce que, dit-il, il a beaucoup de respect pour lui.Presse Canadienne Young discret eûr son avenir jf Sera-t-il candidat aux prochaines ^leaions fédérales, qid pourraient survenir dès le prin-n^mps ?Serait-il intéressé à diri-gfï le Parti libéral du Nouveau-Bninswick, dans l'éventualité où j& premier ministre Frank \"MtKenna abandonnerait son poste ?Le ministre fédéral de la 4>éfense, Doug Yoimg, s'est fait discret quant à ses intentions, faiér; tr Certaines persoruies laissent entendre que je pourrais être intéressé à la papauté s'il y avait une ouverture, parce que {Pendant toute ma vie j'ai été en quête de quelque chose », a dit M.Young lorsque interrogé à la stinie de la Chambre des com-tnunes.« Je n'aime pas spéculer siff cç qui pourrait siu^enir dans Pavenir.J'ai tme famille qui vieillit et elle est de plus en plus 4mpliquée dans les décisions qui lus concernent h, a ajouté le rte de la circonscription dkAcadie-Baihurst.'.PrmeCanadktme iàkwortliy promet ¦Indépendance à RCI JP Radio-Canada International ( RCI ) conservera son indépendance même si c'est Ottawa qui assume les coûts d'exploitation du service radiophonique à ondes courtes, a promis hier le ministre des Affaires étrangères, khryd Axworthy.Le gouvernement verra même éventuelle-i)ient à proposer imc améliora* ^on du service dans certaines fergions du globe, comme en ^m^Que du Sud par exemple, tt-yMk>uté.« Nous croyons pré-ra8», avaient assuré les médias officiels.d'après AF va dialoguer avec l'opposition d'après AFP BELGRADE Le président serbe Slobodan Milosevic a accepté liier un dialogue avec l'opposi-tionr cédant aux pressions occidentales et à un mouvement de contestation sans précédent qui, en près d'un mois, a sérieusement ébranlé les bases de son régime.M.Milosevic a par ailleurs invité une délégation de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe ( OSCE ) à se rendre à Belgrade pour s'informer directement du problème des municipales, à l'origine d'une véritable épreuve de force entre l'opposition et le président.La direction du parti socialiste ( SPS ) du président Milosevic a indiqué vouloir qu'« un échange de vues h entre représentants de tous les partis stir « les enseignements des dernières éleaions » ait lieu au Parlement.Un tel forum devrait discuter également de la préparation des élections de 1997 et du rôle des médias.L'ouverture d'un dialogue avec l'opposition a été le leitmotiv des Occidentaux qui, les États-Unis en tête, ont menacé M.Milosevic de sanctions et exigé qu'il reconnaisse la victoire de l'opposition aux municipales du 17 novembre à Belgrade et dans les principales villes de Serbie.La proposition du SPS est intervenue après que l'opposition eut* indiqué être disposée à ne plus réclamer du gouvernement qu'il reconnaisse sa viaoire aux municipales, à condition que de nouvelles élections générales soient organisées sous contrôle international.L'axmulation de résultats des muni- photo AFP Pour la 25# Journée d'affilée, des minière de gens eont descendus hier dans les mes de Belgrade.cipales a privé la coalition d'opposition « Ensemble » de ses victoires.Continuant de protester contre cette invalidation, l'opposition a rassemblé hier dans les rues de la capitale 100 000 de ses partisans, selon des journalistes, après un rassemblement étudiant évalué à 30 000 personnes.Avant la manifestation, le principal leader de l'opposition, Vuk Draskovic, a indiqué que l'opposition refusait que les élections municipales soient renouvelées dans les seules villes où elle a été privée de sa victoire.» Nous sommes prêts à accepter de nouvelles éleaions locales et législatives serbes et fédérales ( you- goslaves ) dans des conditions démocratiques m, a ajouté le président du Mouvement serbe de renouveau, en demandant « la liberté des médias et la présence d'observateurs étrangers >».Même si les chances d'un dialogue entre le pouvoir et l'opposition semblent désormais réelles, Vun comme l'autre ont encore beaucoup à faire pour trouver un langage commun.La direaion du SPS a accusé l'opposition de mener « une politique de violence et de destruction », lui reprocii^nt de chercher « le soutien de ceux qui, au sein de la communauté internationale, ont imposé des sanaions » à la République fédérale de Yougoslavie.L'épouse du président serbe.Mme Mira Markovic, qui passe pour 'exercer ime grande influence sur son mari, a même réclamé des poursuites contre les membres de l'opposition qui « incitent au terrorisme politique ».M.Milosevic, répondant à une lettre très critique du secrétaire d'État américain, Warren Ciuisto-pher, a quant à lui qualifié de pure m invention » les accusations selon lesquelles a les autorités serbes ont annulé les élections municipales du 17 novembre M.Draskovic a aussitôt répliqué en affirmant aue cette lettre n'est qu'un a tissu de mensonges >», eslj-mant, lors de la manifestation, que M.Milosevic devrait être Jugé par le Tribunal pénal international ( TPI ) de La Haye pour l'cx-Yougoslavie.L'autre grand leader de l'opposition, Zoran Djindjic, a soupçonné-ie président serbe de préparer un tour de passe passe en invitant des e;(-perts de l'OSCE.M.Milosevic poiura proclamer cette cotnmission « incompétente » ou dire en revanche : m Je pensais que nos tribunaux travaillaient bien mais, vous voyez.Terreur est humaine », a dit M.Djindjic.^ À Washington, le gouvernement américain s'est déclaré « sceptique » à l'annonce de cette invitation, confirmée officiellement hier soir au siège de l'OSCE à Vierme.44 Nous allons maintenir la pression », a souligné le porte-parole du département d'État, Nicholas Bums, ajoutant que Washington rejetait les « arguments légalistes »> employés par M.Milosevic pour Justifier l'annulation des éleaiotis municipales.Hier, les manifestants ont de nouveau tourné M.Milosevic en dérision, transportant comme ils Tavaient fait la veille son mannequin habillé en bagnard.La tète du mannequin avait été détachée du corps et plaruée sur une pique.Netanyahu accorde un financement privilégié aux colonies juives d'après AFP et AP JÉRUSALEM Le gouvernement israélien de Benjamin Netanyahu, défiant les critiques arabes et intemationales, a décidé hier d'accorder un statut économique privilégié aux colonies Juives de Cisjordanie et de la Bande de Gaza, qui bénéficieront de nouveau de subventions et d'exonérations fiscales, conune sous Yitzhak Shamir.Cette nouvelle décision en faveur de l'extension des colonies ajoute un peu plus à la tension ambiante, après l'armonce d'un projet de construaion de 132 logements Juifs dans le quartier arabe de Ras al-Amud, à Jérusalem-Est.Le projet est dénoncé par les Palestiniens, qui ont mis en garde contre une nouvelle flambée de violence, et a été contesté hier par six diplomates européens, qui ont visité les lieux en compagnie de Faisal Husseini, représentant de Yasser Arafat à Jérusalem.Alors que le Hezbollah lançait en soirée plusieuirs Katioucha sur le nord de la Galilée à partir du Sud-Liban, la tension montait également sur le front du terrorisme, alors que le Front populaire pour la libération de la Palestine ( FPLP ) vient de revendiquer l'attentat con- tre une voiture de colons juifs, qui a coûté la vie à un garçon de douze ans et à sa mère mercredi soir près de la ville autonome de Ramallah.Le mouvement de George Haba-che fête aauellement le 29e anniversaire de sa création, pendant que le Hamas fête, lui, le premier de l'assassinat de son «< ingénieur » Yehia Ayache, tué le 5 Janvier dernier dans un attentat attribué aux services secrets israéliens.Le groupe auteur des attentats-suicides anti-israéliens de février et mars derniers a fait diffuser hier un tract menaçant l'État hébreu de nouveaux attentats.Il a également fait une démonstration de force à Khan Yunis, dans la Bande de Gaza, en rassemblant 25 000 militants pour marquer le neuvième armiversaire de sa création.Dans ce contexte, la décision d'aider financièrement les 144 implantations Juives des territoires palestiniens, prise au cours de la réunion hebdomadaire du cabinet, apparaît comme un nouveau geste de défl, deux mois après les émeutes déclenchées par le percement du tunnel archéologique de la vieille ville de Jérusalem.L'opposition travailliste en Israël et l'Autorité palestinienne ont vivement dénoncé ces mesures susceptibles de perturber encore plus photo re utct Le femme de Semir Abu Sheqfa, tué Jeudi par un colon JuN, tenett se IMe et une photo de son mari pendent les funérailles, qui ont eu lieu hier dans la Bande de Gaza.im processus de paix déjà suspendu de facto depuis six mois.« Cette décision conduira à une confrontation dangereuse, dont personne ne peut prévoir l'Issue », a déclaré le député travailliste et ancien ministre Moshé Shahal.Selon le pqrtç-parole du président Yasser Arafat, Nabil Abou Roudeina, m cette décision va conduire à une escaladé de la tension dans toute la région ».Le classement des colonies de Cisjordanie en zones de priorité nationale signifle que les particuliers y bénéficieront d'un abattement de 25 % de l'impôt sur le revenu.Les investisseurs recevront des subventions équivalant au cinquième des sommes investies.Les habitants bénéficieront aussi de prérogatives dans les domaines de l'éducation, de l'habitat et de l'industrie.Toutefois, selon la radio f^l^-llenne, les membres du gouvernement n'ont pas réussi à se mettre d'accord sur le financement de ces mesures, quelques jours après le vote d'un budget serré pour 1997/ en vue de réduire im déficit croissant.* ¦ Les Implantations juives étaient classées en catégorie « A » du temps de Yitzhak Shamir, entre 1990 et 1992.Son successeur ua-vailliste Yitzhak Rabin avait aboli ce statut, sauf pour quelques colonies de la région de Jérusalem.Quelque 145 000 colons juifs Vivent en Cisjordanie et dans la Bande de Gaza, parmi deux millions de Palestiniens* N*200885B00 N* 210598L06 U.Prrmult ctr MootfM N''2)2650P00 Il SrooU dr Loi^ttraâl N*' 224427B18 Mme DMiriurtnd dr Montra N* 228763003 N* 231101100 M.Lirflèclir de Ptrrrvftmdi N' 237620L05 4.BotKhard de Drtu-Mcmt«fpm N* 242316802 defl^lHyarlnthe N« 286405L11 M.Avbm dp ObttnUy N* 274140A00 GARDEZ C'est peut-être vous! 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B 10 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 14 DÉCEMBRE 1996 MAISONS D'ENSEIGNEMENT t « L'ENSEIGNEMENT A DISTANCE MONDE DE CONNAISSANCES À VOTRE PORTÉE ! lA fORMAIIÛ» :CONTIHUf UN INViillSSEMdlI SIRâHCIOUF I.BVREAt' DE L'ENSEIGNEMENT À DISTANCE P*\\ilkMi Louifc-JacqacvCsutttt (57JJ> liUfham : (4l8)65«-7»(3 M I HOOMI-lMTSpo&teTSaJ Télécopier : «418) 454.3S76 Adrau ékctronlqtte : bcd^dgfc.uU^aUa ADMINIMIUTION SCOEAIRE ADS-13852 Lr syMème scolaire du Québec I ARTS VISUELS ARV-14628 Communication-nuritrting_ BIOCHLMIE NtÉDICALE BCX-11152 btroduction à la btologtc du cancer DROIT DRTI9212 Dimemioojundiquederentfeprisel.ETHNOLOGIE ETN-19436 Contes et légendes de rAméhque fraoçaise.».FRANÇAIS FRN-19617 Grammaire et rtdactioo ™«™.™«.GÉOGRAPHIE GGR-10564 Introduction i la cane du moode GÉOLOGIE GLG-18751 Planète Terre_____ GESTION ÉCONOMIQCE GSE-17223 Introduction à l'économique.GESTION HNANCIÈRE GSF-17225 Gestion financière______ GESTION t RBAINE ET IMMOBILIÈRE Gt'M87l4 ln\\estiueineot immobilier INFORMATIQUE IFT-10541 Structures de données Analyse informatique I .Traitement de fichiers UNIVERSITÉ LAVAL L[ SAVOIR DU MONDF PASU PAR ICI jÛiH)KM.\\n< )N rite )N riM.'H (418) 656-7883 FRAIS VIRÉS ACCEPTÉS IFT-10562 IFT-15755 IFT-17582 IFT-17783 IFT-18492 IFT-19926 IFr-20328 Algonihmique et programmation._____ Initiation à l'informatique.Programmation en C .\u201e.««.\u201e.\u201e.\u201e Programmation en C++.».Modèle relationnel et langage SQL MANAGEMENT (3 crédits) MNG-11884 Processus de management_____ MNG-15077 Componemem organisationnel___ chologie de l'apprentissa^ (3 crédits) SCIENCES COMPTABLES CTB-13528 Êlémems d'analyse financière (3 crédits) SCIENCES INFIR.M1ÈRES (3 crédits) SIN-17836 Svsième de ^^nté québécois (3 crédits) SCIENCES ET TECHNOLOGIE DES ALIMENTS (4 crédits) STA-13331 Initiation aux vins .«.\u201e.\u201e.(3 crédits) STA-19327 Chimie alimentaire .(2 crédits) STA-19329 Aliments et conservation ( 3 crédits) STA-19338 Conuminanis alimentaires ._____ (3 crédits) STA-19840 Le fromage : principes et technologie »~ DM K I l\\ll II l)MNS( Kir I ION : 10 J \\N\\ IKK IW Les étudiants cl étudiantes des autres univcnité.québécoises peuvent s'inscrire par entente inieruntversiiaire.1 GRAPHISME Inscription po PROGRAMME DOUBLE A la dcm^ndt du marché du trav.iil.graphisme et tnfo^rjphtr |umrlci Formation intensive \u2022 12 mois I24SN (kXJi.9M.49 + U.C.9ll.t«) I L L u S T RAT i O N Cours du soir \u2022 IBOh UÊtft fmk imhfHtmm profeuiomitt (t csiétui - Permis 749.7n Itl3.bo«l.Samt-Laurm.M.B Hftro CrfffUM INFOGRAPHIE r session Hiver 97 Formation professionnelle niveau collégial Admiuibtt )gi différtnii progrimmes d'iide à la formition (Sprint crfdti d'impôt, prolongation dn pffsutiom d*auuraAce-chômât, m.) et aux prêts et bourm du N£Q.388-5725 COLLEGE SALETTE 388-5725 ÉDUCATION DES ADULTES Jnscription JJlVER 1997 FORMATION GENERALE (cours crédités) LANGUES \u2022 Anglais Espagnol î> Allemand ' \u2022 Français SCIENCES HUMAINES \u2022 Géographie \u2022 Histoire \u2022 Méthodologie \u2022 Philosophie \u2022 Psychologie \u2022 Sciences sociales SCIENCES PURES \u2022 Biologie \u2022 Chimie \u2022 Mathématiques \u2022 Physique Décrochez la lune.i.Voîd votre ^ .dernière chôme ^ de vous inscrire pour la session de janvier 1997 \u2022 Cours offerts m français jy et en onglols >^ \u2022 De joer ou de soir \u2022 Sessions débutant en janvier ou en septembre \u2022 Prêts et bourses, Sprnt, prolongation de l'Assoronce-emploi \u2022 Commercialisation de la mode \u2022 Design de mode \u2022 Gestion de fa production de la mode Gestion des services alimentaires et restaurotion Gestion hôtelière Tourisme FORMATION PROFESSIONNELLE (cours crédites) Techniques administratives Démarrage d'entreprises Micro-informatique Techniques de bureautique (environnement Windows) Foresterie urbaine inspection municipale (nouveauté à Montréai) ® 2000, Sairtt@adnÉi,claigli,qcco COURS DE MISE À NIVEAU EN MATHEMATIQUES (CQu;s créditesL 201 -002-04 (équivalent à matti 064-436) 201 -004-06 (équivalent i math 064-&36) Il\u2022 MSCRIPTIOII sur rendez-vous Téléphone: 376-6310 \u2022 1 \u2022 J ¦ i DITES D'IIISCBIPTIOII ?7, 8 et 9 janvier (après-midi et soirée) > ipumée du samedi 18 janvier 20 et 21 janvier (soirée) DÉBUT DES COURS 27 janvier 1997 Collège de Roscmont 6400.t6''Avenue («nqiffeeaubiint, Montréal t>Hp://WWW crosenionl qc.ca : (^nes 6t crédit VISA ou MASTERCARD acceptées ainsi que les mandats-poste.Aucun ct)éques.vp.Le certificat de naissance ainsi que la dernier relevé de notes sont exigés.^67 Sainl-Michel m ATELIER Pébwfwt mm iaNvi«r HPS4M0A,I DOSi.2 DOS -1 «MbaskdMM) Mia*ream Jivs.s cil\" Jchsica McÇliiiliK'k STaî^S^ PRIME î à l'achat de 46 $ 50 ml, 49$ ou plus de produits Jess I EflkU de toilette en atomiseur, 118 raJ,40$ PRIME : à l'achat de 40 $ ou plus de produits Roots Eau de parfum pRij^ .à l'achat de 59 $ '75'^!^$' ''^ P^\"* ^ produits Forever Eau de toilette en atomiseur, 50 ml, 54 $ UAir du Tvmps i\\v Niiui Ricci PRIME : àl^achatde 54 $ ou plus de produits U Air du Temps if * %4.\u2022 30 % de rabais! 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