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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
D. Arts et spectacles
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1997-01-04, Collections de BAnQ.

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[" D Montréal, samedi 4 janvier 1997 Solitaire à diamants 911 rabais 7139,rue ST-HUBERT (coin rue Jean-Talon) 277-3127 Radio Michel Lacombe se jette à l'eau! page D3 errière Céline Dion et le Cirque du Soleil, deux entreprises qui v oient de plus en plus haut urs propres ailes A première vue, Solotech et Scéno Plus n'ont rien en commun.La première s'occupe de son et d'éclairage; l'autre fait l'aménagement ou la restauration de lieux culturels.Mais en y regardant de plus près, on constate que ces deux entreprises montréalaises connaissent une croissance phénoménale résultant de l'augmentation de leur clientèle respective sur la scène mondiale.Céline Dion sert en quelque sorte de locomotive à Solotech.Et le Cirque du Soleil joue le même rôle pour Scéno Plus.Les deux entreprises sont dirigées par des jeunes et jouissent d'une excellente réputation aussi bien ici qu'à l'étranger.Voilà d'excellents exemples des retombées K de ce que l'on appelle l'industrie culturelle.\u20224 Photo Rémi Urmée I I SUZANNE COLPRON renez un Boeing 747 et remplissez-le de consoles, de réflecteurs, de magnétophones, de fils électriques et d'amplificateurs: vous aurez une idée de l'ampleur de la machine qui se cache derrière Céline.La tournée monstre entreprise par LA chanteuse il y a trois ans déplace une véritable armée: des dizaines de bataillons et 80 000 tonnes de matériel! Quand on vous dit qu'il faut un 747 pour en assurer le transport d'un pays à l'autre, ce n'est pas une image.Solotech est cette machine derrière LA chanteuse.Petite entreprise montréalaise devenue grande, elle se spécialise dans la location et la vente d'équipement technique de son et de lumière.Sa croissance est proportionnelle à celle des artistes qu'elle dessert au Québec et à l'étranger.Céline Dion, bien sûr, mais r.ussi Roch Voisine, Jean-Marc Parent et Alain Choquette.Au Québec, c'est pas compliqué, tous les artistes ou presque lui passent des bons de commande.Nommez-les: Jean Leloup, Jean-Pierre Ferland, Robert Lepage/ Michel Lemieux, Éric Lapointe, Daniel Lemire, Lara Fabian, André-Philippe Gàgnon, Dan Blgras, Stéphane Rousseau, Michel Barrette, Kevin Parent, Marc Dupré, Daniel Bélanger.Us sont tous clients de Solotech.« On en fait un maudit paquet», reconnaît François Ménard, le directeur général de la compagnie, assis sur une grosse caisse noire, plantée au milieu d'un de ses nombreux entrepôts remplis de stock du plancher au plafond.«C'est plus simple de dire ceux qu'on ne fait pas, ajoute-t-il.Pendant le Festival de jazz, on peut avoir une trentaine de spectacles durant la même fin de semaine.On peut faire Céline Dion, la Fabuleuse histoire d'un royaume, les Fêtes du Canada, un gros spectacle de l'armée canadienne et plusieurs autres festivals.)» Vous l'aurez compris: les affaires sont bonnes.Très très bonnes.Solotech est, dans son domaine, la plus plus grosse compagnie au Québec et au Canada.Elle est aussi la seule, en Amérique du Nord, à offrir du matériel de Voir SOLOTECH en D3 i rehitecte et fondateur de Scéno Plus, une petite i entreprise d'experts-conseils, Patrick Berge a grandi avec Michel Rivard, Jean-Claude Germain, Nicole Leblanc, Francis Rcddy, Patrice L'Écuyer et plusieurs autres.Il se sent chez lui dans une salle de spectacle.Plus encore que dans un bureau d'architectes.«J'ai eu la piqûre, enfant», e\\plique-t-il en compagnie de ses deux principaux collaborateurs, Marc Côté, directeur du département de construction de Scéno-Plus, et Michel Aubé, architecte.«Ma mere enseignait dans une école de théâtre.» La Presse l'a rencontré récemment, dans ses bureaux du boulevard Saint-Laurent nichés au-dessus d'un restaurant péruvien.Patrick Berge revenait d'un voyage éclair à Londres: 14 heures d'avion, 12 heures de réunion et 4 heures dans un hôtel.Un voyage de deux jours effectué pour régler les détails d'un énorme contrat d'aménagement d'un centre commercial dans Battersea Power Station, un bâtiment art déco construit au début du siècle, à Londres.Une fois achevé, ce centre commercial sera le plus gros au monde! Six étages de boutiques et un atrium au milieu.Coût: un milliard.Née en 1985, Scéno Plus se spécialise dans l'aménagement de lieux culturels, la planification d'équipements, la gestion et la réalisation de projets.On lui doit notamment la rénovation du Théâtre du Rideau Vert,.l'aménagement du Théâtre d'Aujourd'hui et l'amélioration des installations techniques de la salle Wilfrid-Pelletier.L'entreprise se retrouve sur deux très gros chantiers actuellement à Montréal: la Cinémathèque québécoise et le siège social du Cirque du Soleil sûr les terrains de la carrière Miron.Le Cirque possède, depuis un an, la moitié des actions de Scéno Plus.« 4 m 1 11 - S: it \u2022 rî Voit SCÉNO PLUS t'if Dl f % ¦ ¦ * I Édredons de percale Simple 29,95 $ Double 39,95 $ Grand 49,95 $ Très grand 59,95 $ Edredons de duvet d'oie blanche Construction en douons 12 po Simple 69,95 $ Double 89,95 $ Grand 99,95 % Très grand 139,95$ Edredons de duvet AUX PLUS BAS PRIX GARANTIS! Le plus grand choix d'édredons de duvet et de housses d'édredon à Montréal.Nnibus garantis à vie ! Tout aux plu.bas prix garantis ! NT m éxceilfm r mi* LE SIPHUIMKK DE M MOOT MAMSOM pSi LINEN CHEST Place Porto* ci 4 671-2202 Les Promenade^ Les alertes Laval Top Dog (17 35) TV Portrait darssto YTV PBE323H3H cable: a a e - -RD8 Resh Gordon 18 h 00 Concert intime Rockos NHL Saturdty Journal FR2 Eerie Induira 19 h ûo Bed of Roses (1915) NFL Pnmebme Tonight (20.55) Big Life with Daniel Richler Le Journal R0I Scully RDI L'Homme le plus fort 1989 .Investigates Kghway Patrol Star Trek: Deep Space Nine Bouge de là National News LeTéléloumal Undercurrents Point Mtftff] Les Superstars WWF L Opus de M.Holland Screamers Golf Éclats fie rire jbumps 19 h 30 Mes meilleurs amis (20 45) Are You Afraid of the Dark?20 h jo 21 h oo BWlM 21 (r30 La vied artists Hidden City n h oq Journal beige Dragon Ball \u202222 h 30 Dame Edna Experience Cnéma / LA BELLE OE CADIX (5) Connection Rules of Engag Mad TV Groove Fashion RJe LeTéléloumal Sports 30 Mag Pacific Report Griffe Special Boxe Les Maîtres du monde (23 05) Indecent Behavior II SpOftSOsk Bon Week-end Sailor Moon Insektors canaux o m 151 17 \t(45J 7171\tIf d abc ED cbsCB nbc(3 ) A A E bravo CANAL O DISC.FOX FOX(Ont) mp nw RDI R03 SE tmn t8n 23 h 00 23 h 30 YTV canaux ARTS AND ENTERTAINMENT - CANAL D - ARTS ET DIVERTISSEMENT - M6C.- DISCOVERY \u2022 mp « MUSIQUE PLUS %«W - NEWSWORLD - RDI - RÉSEAU DE L'INFORMATION réseau DES SPORTS - o|- SUPER ÉCRAN - TMN - THE MOVIE NETWCMJK - TSN m THE SPORT NETWORK - TVS -ÇjLÉVISION INTERNATIONALE - YTV - YOUTH TV LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 4 JANVIER 1997 ?D3 Michel Lacombe morning-man Avec les bottes de Le Bigot qu 'il chaussera à compter de lundi, c 'est un nouveau métier qui attend le journaliste réputé « hard» SONIA SARFATI Et si on parlait à tout le monde ?Ce n'est pas un voeu pieux, mais une ambition.L'ambition de Michel Lacombe qui, à compter de lundi matin, remplacera Joël Le Bigot aux commandes de CBF Bonjour.« J'ai toujours cru que Radio-Canada devait être une radio rassem-bleuse et non une radio de ghetto.Je crois qu'une radio publique a à se justifier en parlant au plus grand nombre de gens possible, en rejoignant des gens différents et en les mettant ensemble », affirme-t-il.Des gens venant de cultures et de milieux différents, donc.Qui font et qui sont Montréal.« Je pense que Montréal est une grosse ville compliquée, où il vit toute sorte de monde.Et il est temps que nous, les Québécois de souche, le sachions.C'est une de nos préoccupations à l'émission.Reste à voir comment ça se traduira », ajoute-t-il.C'était quelques jours avant d'exécuter le grand plongeon \u2014 qui, il en est plutôt confiant, ne lui sera pas fatal : « J'ai appris à nager il y a longtemps.» Entre autres, dans les eaux souvent tumultueuses du Midi 15, l'émission dont il a mis la formule au point et qu'il a animée pendant sept ans et demi.Mais Michel Lacombe sait qu'il y aura des écueils dans ce nouveau voyage ( au long cours ?).L'un d'entre eux étant.lui-même.« Je n'ignore pas que j'ai une image de journaliste agressif et arrogant », fait-il.Sans soupirer.Et avant d'ajouter, large sourire aux lèvres : « Une image qui ne va pas tarder à me quitter, j'en suis sûr ! » En attendant, il dit passer régulièrement du trac à l'euphorie.Pas à cause des comparaisons, inévitables, avec Joël Le Bigot \u2014 « Ça, ça ne m'appartient pas », souligne-t-il \u2014 mais parce qu'il fait de la radio depuis longtemps.Et qu'il en connaît les pièges.Certains, inévitables.Le K.O.facile D'ailleurs, il dit déjà savoir dans lesquels il va tomber.Cela, malgré les années d'expérience.Car, Michel Lacombe le réalise de plus en plus, il fait bien plus que changer de poste.Il change de métier.Le journaliste d'information hard devient morning-man.Devra parler aux gens avec assez d'intelligence pour les intéresser, mais avec assez de légèreté pour ne pas les assommer ( le matin, on a tous le knock-out facile ).Et devra composer avec des collaborateurs, dont certains sont là depuis plusieurs années.« L'équipe n'a pas encore subi l'épreuve du feu, admet-il.Mais je vois nos points forts.Et je vois aussi les points d'accrochage qu'il va y avoir.» Ah bon ?Mais encore ?On verra en temps et lieu \u2014 puisque, l'espace d'un instant, Michel Lacombe se fait l'adepte fervent du motus et bouche cousue.On le compendra.Pas de problème, par contre, pour le faire parler de l'émission comme telle \u2014 là aussi, on le comprendra.Une émission qui, on l'entend et on le lit partout, sera davantage axée sur l'information.C'est vrai, ça ?Oui.En ce sens que pour Michel Lacombe, tout est de l'information.Ainsi, explique-t-il, sans qu'il y ait nécessairement plus d'éléments d'information au CBF Bonjour nouveau qu'à l'ancien, on y trouvera une « démarche d'information » autre.« Parce que je suis un vieux journaliste et que j'ai une curiosité.de vieux journaliste ! fait-il.Quand je vois ou que j'entends quelque chose, je veux savoir pourquoi, comment.» « Ce qui ne nie pas la fantaisie, souligne-t-il.Mais notre fantaisie, à l'émission, sera dans la manière plus que dans le contenu.» Une ambiance de bistro Le point de départ de cette fantaisie, les auditeurs de CBF Bonjour ne le verront pas.Mais, tant Michel Lacombe que le réalisateur Louis-Yves Dubois, espèrent qu'ils l'entendront : le studio 90, duquel l'émission sera diffusée, a été réaménagé ; rebaptisé « le 690 », il est grand, vitré et affiche un look bistro plutôt sympa.PHOTO PIERRE CÔTÉ.LaPmtê Au moment de son premier passage officiel au micro de CBF Bonjour, lundi matin, Michel Lacombe sera «accueilli» par des messages que Paul Arcand, Paul Houde, Patrice L'Écuyer et Pierre Pascau ont enregistrés, histoire de lui souhaiter la bienvenue dans les rangs des morming-men.La différence pour les auditeurs ?L'ambiance.Les Francine Grimaldi, Marc Laurendeau, Jacques Bertrand, Eve Christian, Michel Pomerleau et Roger Laroche ( quand il ne sera pas sur la route ) pourront demeurer en studio s'il le désire \u2014espace et petites tables rondes le permettant.Tant mieux parce que, les « initiés » le savent, c'est souvent en régie que le party s'installe ; là, tous les auditeurs pourront en profiter.De plus, le studio se trouvant à quelques pas d'une des entrées de l'édifice de Radio-Canada, il sera possible d'aller jeter un coup d'oeil dehors.Pratique, pas seulement pour les prévisions météorologiques : «< Je irouve inconcevable de faire une émission pour parler de la vie aux gens à partir d'une boîte où tu perds tout contact avec la réalité », indique Michel Lacombe, faisant ici référence aux studios de la société d'État situés en sous-sol.Finalement, au lieu d'être coincés autour d'une table ( toujours trop petite ), animateur, collaborateurs et invités devraient être plus à l'aise ( donc, plus intéressants ?) derrière l'accueillant et vaste comptoir central, où l'action se déroulera.Un comptoir de bar ou de cuisine, vous choisissez \u2014 Michel Lacombe a opté pour la cuisine, lui qui ne jure plus que par son extracteur à jus ! Une envie, comme ça, d'arriver en forme derrière son nouveau micro.Solotech et Scéno Plus PHOTO ROBERT MAJUOUX.Là « Sur le plan international, Céline Dion nous a apporté une image.Maintenant, les Américains parlent de nous dans leurs revues spécialisées, ce qu'ils ne faisaient pas avant »v souligne François Ménard, un gars de 36 ans qui a débuté dans le métier à l'âge de 15 ans.Il achetait de l'équipement qu'il louait dans le sous-sol de ses parents, à Boucherville.SOLOTECH / Suite de la page Dl service de camionnage et des techniciens.Céline Dion, pour prendre cet exemple, emploie dix techniciens de Solotech à temps plein sur sa tournée.Ce contrat ne représente pourtant que 10 % du chiffre d'affaires annuel de l'entreprise.h Au plan international, Céline nous a apporté une image.Maintenant, les Américains parlent de nous dans leurs revues spécialisées, ce qu'ils ne faisaient pas avant », souligne François Ménard, un gars de 36 ans qui a débuté dans le nu -tier .» l'âge de 15 ans II achetait de l'équipement qu'il louait dans le sous-sol de ses parents, à Boucher-ville.Quelques années plus tard, il se joignait à l'équipe de Solotech, cn-CQK toute naissante.L'entreprise a daméMgé deux fois depuis et occupe aujourd'hui une superficie de 60 000 pieds carrés dans un immeuble de la 4e avenue, près du boulevard Saint-Joseph, à Montréal.Nombre d'empjoyés : 100 à temps plein et une cinquantaine de pigistes.Céline Dion et Roch Voisine ont notamment permis à Solotech de se faire valoir à l'étranger.« On est de plus en plus amené à proposer nos services pour des spectacles en Europe et aux États-Unis », dit François Ménard.« On regarde ça de plus en pins.On regarde le marché étranger.Maintenant, c'est assez facile de voyager avec du stock.» Facile, oui.Mais coûteux aussi.Dans le cas de Céline Dion, le coût du transport du matériel par avion entre Londres et Montréal s'élève à 200 000 U.S.Il faut dire que la majeure partie des activités de Solotech esLencore concentrée au Québec.jVUis cela risque de changer avant longtemps.SCÉNO PLUS / Suite de la page Dl « Le Cirque nous a donné la possibilité de travailler sur des projets grandioses.Sans lui, on aurait mis dix ans pour être là où on est maintenant », affirme Patrick Berge, un passionné de 38 ans qui ne tient pas en place.Il a la réputation d'être un.8-* $@# ! de baveux.« J'ai toujours été du côté des clients, dit-il.Le but d'un architecte, c'est de faire un beau hall avec un beau lustre pour se retrouver à la première page des revues d'architecture.Moi, mon but, c'est de donner une qualité de vie aux artistes et de penser au confort des spectateurs.Je ne me préoccupe pas du côté glamour.» Dans le monde, Scéno Plus mène de front quatre méga-projets pour le Cirque du Soleil : un projet de cirque permanent à Orlando, un autre à Las Vegas, un troisième à Berlin et un dernier dans une ville qu'on ne peut encore nommer.Une première salle a été réalisée pour accueillir Mystère à Las Vegas, en 1992.Ce spectacle du Cirque du Soleil fait salle comble depuis trois ans.« Il a fallu ouvrir toutes les portes et changer l'esprit des architectes là-bas, dit Patrick Berge.Pour eux, un théâtre c'est quelque chose de banal.» Les contrats du Cirque représentent aujourd'hui la moitié des activités de l'entreprise qui mène, en parallèle, des projets dans plusieurs villes, dont Lisbonne, New York, Londres et Buenos Aires.Au cours des 18 derniers mois, le nombre d'employés de Scéno Plus a triplé, passant de 13 à 40.Une croissance extrêmement rapide qui résulte en grande partie du grand succès du Cirque du Soleil dans le monde.Avani longtemps, Scéno Plus prévoit réaliser 75 % de son chiffre d'affaires à l'extérieur du pays.« On s'attaque beaucoup au marché du Chili et de l'Argentine », précise Patrick Berge.Buenos Aires compte 14 millions d'habitants.C'est le Paris de l'Amérique latine.On y trouve au moins 200 théâtres dont une centaine dans un état délabré.Le boulot ne manque pas pour qui veut s'attaquer à la rénovation.« Sur la planète, personne ne possède l'expertise de Scéno Plus, en mécanique, en électricité, en structure et en architecture, affirme Patrick Berge.Nous, on veut faire en sorte que les théâtres deviennent des machines performantes.On ne veut pas construire des monuments.De toute façon, il n'y a plus d'argent pour faire des monuments.» Le rêve de Scéno Plus ?Construire un restaurant sur la Lune.« On veut la planète et plus encore.» 1 \u2022 v> JE* Scéno Plus a réalisé une première sale pour accueillir /Mystère à Las Vegas, en 1992, un spectacle du Cirque du Soleil qui fait salle comble depuis lors.«Il a fallu ouvrir toutes les portes et changer l'esqlrit des architectes là-bas», se souvent aujourd'hui Patrick Berge, ckfrt le rêve est de contraire un restaurant sur la Lune.r D4 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 4 JANVIER 1997 Théâtre L'homme poubelle et autres animaux étranges de Visniec RAYMOND BERNATCHIZ Il y a quelques semaines, dans un documentaire diffusé à la télé de Radio-Canada, on voyait des enfants russes qui étaient traités, dans un camp de redressement, comme s'ils étaient des déchets de la société, au sens littéral du mot.Ceux qui ont visionné ce reportage ne seront pas décontenancés par l'univers du dramaturge français d'origine roumaine Matéï Visniec s'ils assistent, dû 7 aù 25 janvier, au théâtre montréalais Espace La Veillée, au collage de textes Théâtre décomposé ou l'homme poubelle.Il arrive parfois, en effet que la réalité dépasse la fiction ou qu'elle l'influence à un point tel qu'il soit pratiquement impossible d'établir une ligne de démarcation entre les souffrances réelles imposées au cerveau humain, et celles que l'être humain imagine dans ses pires cauchemars.Ainsi en est-il du monde schizoïde et pa-ranoïde de Kafka.Ainsi en est-il de l'oeuvre dramaturgique du Roumain Visniec, élaborée par un homme qui eut à exercer son art dans un pays dirigé par Nicolae Ceausescu ( renversé par une insurrection populaire en 1989 ), qui ignorait jusqu'à l'existence même de l'expression «< droits de la personne ».C'est le comédien et metteur en scène Claude Lemieux qui a découvert en 1993, lors d'un séjour à Limoges, l'existence d'une série de 24 courts monologues dramaturgi-ques de Matéï Visniec et qui a eu l'idée d'en sélectionner 14 pour les monter sans ordre défini sur la scène du théâtre La Veillée.Ainsi « décomposés », ces textes donnent vie à toute une galerie d'étranges personnages, dont celui de L'Homme poubelle.Ils seront interprétés par quatre comédiens ( Diane Cormier, Sylvain Marcel, Igor Ovadis et Pierre Rivard ), dirigés par Claude Lemieux lui-même.Cette production est la première réalisation maison de la saison 1996-1997 de la compagnie de la rue Ontario.« Chaque texte, nous dit Claude Lemieux, est un portrait en soi.Celui de L'Homme poubelle est le portrait d'un homme qui n'est pas considéré comme un être humain à part entière par ses semblables et nui, au sens propre comme au sens figuré, est utilisé par eux comme.contenant à déchets.» Visniec a, de la même manière, imaginé une femme qui entame une conversation avec une entité ayant trouvé refuge dans un des miroirs de sa maison, ainsi qu'un laveur de.cerveau vantant, à la manière des vendeurs itinérants, les mérites de son traitement.Pour les amants de Beckett Claude Lemieux, a joué à plusieurs occasions déjà sur la scène de La Veillée ( notamment dans L'Idiot de Dostoïevski, Un Bal nommé Balzac, Dans le petit manoir de Witkiewicz, Le Retour de Pinter, et Amerika de Kafka ) et a trois mises en scène à son actif.Il estime que ce spectacle théâtral devrait plaire à ceux qui, comme Visniec, sont des amants du théâtre de Beckett ou qui, tout bonnement, apprécient l'insolite au théâtre tout en ne rechignant pas à l'idée de s'ouvrir à une dimension différente du quotidien.Ce théâtre-là, c'est précisément celui qu'affectionnent particulièrement Claude Lemieux et plus généralement les gens de théâtre qui gravitent autour de La Veillée.« La dramaturgie de Visniec est essentiellement poétique, c'est-à-dire qu'elle est élaborée à partir d'images, des images sur lesquelles il a mis des mots », dit encore Lemieux.Dans la foulée de Kafka qui a créé un écrivain se métamorphosant en bête immonde, Visniec a inventé son propre bestiaire, constitué celui-là d'un animal à quatre bouches, d'escargots pestilentiels et de papillons qui envahissent une ville endormie.Cette forme de théâtre, ayant essentiellement pour but de maintenir en éveil la conscience des acteurs et des spectateurs, n'est pas nécessairement prisée par tous, comme le fait remarquer fort lucidement le metteur en scène.L'éveil de la conscience a-t-il fait également remarquer en entrevue, a pour effet de maintenir vive la conscience de la mort.Or regarder la vie et la mort en face, n'est pas à la portée du premier venu.Le comédien Pierre Rivard sera Pun des quatre protagonistes de la toute première production maison du théâtre Espace La Veillée, qui prend l'affiche le 7 Janvier au 1371, rue Ontario Est.de John HacNicholas Mise en scene de Monique Duceppe traduction de Benoit Girard avec Béatrice Picard Jean Deschênes Véronique Le Plagiais Guy Migruult Widemir Normil François Tassé concepteurs; Marcel Dauphinais Am* Duofpt be faint Raymond Soiy du 18 au 21 DÉCEMBRE 1996 et du 7 JANVIER au 8 FÉVRIER 1997
de

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