La presse, 24 janvier 1997, Cahier A
[" ***** Lcpins iinuul quatidiai français il'Ann :ujnc Montréal* vendredi 24 janvier 1997 113* année No 93 58 pages, 4 cahiers ILES - DE - LA - MADELEINE 1 $ FLORIDE 1,65 $ U.S.TAXES EN SUS VU ¦i JV/Aon* LA HAUTE TECHNOLOGIE POUR VOS LUNETTES Dans la capitale du jazz page S5 Économie Boire son lait de toutes les façons page Cl Week-end sportif Mille îles, mille plaisirs! cahier Sports Cyberpresse Rien nëseperd, nenne se crée! page A16 Le congé de maternité prolongé Des prestations unifiées à la famille; la maternelle à temps plein à 5 ans KATIA GAGNON du bureau de La Presse, QUÉBEC D'ici deux ans, les Québécoises pourront bénéficier d'un congé de maternité plus long et mieux rémunéré.La nouvelle politique familiale que la ministre Pauline Marois a dévoilée hier prévoit que les couples pourront obtenir au total 30 semaines de congé où leur salaire sera indemnisé à 75 % par l'Eut.Mais ces nouvelles mesures, beaucoup plus avantageuses que celles que gère présentement Otta- wa, sont conditionnelles à une négociation avec le gouvernement fédéral.Pour en assumer le coût, Québec veut en effet rapatrier sa part de la caisse de l'assurance-emploi, qui sert à payer les congés de maternité, soit 360 millions.La loi fédérale prévoit déjà qu'une province puisse mettre sur pied son propre régime, indique Mme Marois, qui croit que les négociations s'effectueront rapidement.Désormais, les travailleurs verseraient donc une cotisation à Québec pour cette nouvelle caisse d'assurance parentale, cotisation qui* ne devrait pas excéder celle de l'actuelle assurance-emploi.Le nouveau congé \u201418 semaines pour la mère, sept semaines pour le père ou la mère et cinq semaines pour le père \u2014 serait offert à toutes les femmes qui ont gagné un revenu supérieur à 2000 $ dans l'année précédant la naissance, sans égard au nombre d'heures travaillées, ce qui inclut les travailleuses autonomes.Le maximum de gains admissible serait aussi revu à la hausse, passant de 39 000$ selon Entre la faim et le désespoir Campagnards, syndicats, intellectuels, sportifs, minorité turque, Tsiganes, le régime socialiste ( excommuniste ), s'est mis tout le monde à dos en Bulgarie.Les manifestations organisées contre la faillite économique du régime se poursuivent depuis deux semaines dans Sofia, la capitale.Les Bulgares sont désespérés, incapables de se nourrir et de se vêtir décemment.Les hôpitaux ne soignent plus que les cas graves et les patients doivent apporter leur nourriture à l'hôpital et payer pour le traitement qu'ils reçoivent.Le cours de la monnaie est en chute libre, ayant passé en un an de 70 à près de 800 leva pour un billet vert américain.Ainsi, a constaté notre collaboratrice Véronique Pasquier, une miche de pain coûte-t-elle dorénavant 250 leva < environ 50 cents ) et le kilo de pommes de terre, 350 leva.Sur la photo, un étudiant fait le signe de la victoire et siffle durant une manifestation qui s'est déroulée à Sofia hier.L'opposition demande que lés socialistes, qui formaient le dernier gouvernement et détiennent toujours la majorité au Parlement, déclenchent des élections.Nos informations en page A15.« Je n'ai plus de char ! » PH0T0 ROBERT NA00K LaPrms* M.Guy Lemay qui, à titre bénévole, accompagne des malades âgés ou démunis à leurs rendez-vous chez le médecin, s'est fait confisquer sa voiture mardi.Les contrôleurs routiers de la Société de l'assurance automobile du Québec lui reprochent d'avoir exploité illégalement un taxi en percevant un montant supérieur à celui prévu par la loi pour rembourser les dépenses automobiles des bénévoles.La loi veut ainsi s'assurer que les bénévoles ne concurrencent pas indûment l'industrie du taxi.Sur la photo, M.Lemay se trouve en compagnie de Mmes Nathalie Mas son et Marie-Claire Leblanc, qui représentent le Centre d'aide et de référence de Sainte-Anne-des-Plaines où M.Lemay offrait ses services de bénévole-transporteur.Nos informations, page AS.¦ ¦ » «il.Le conseiller de Sainte-Marie laisse tomber le maire Bourque GILLES PAQUIN et ANDRÉ NOËL < - V S Le conseiller municipal du district de Sainte-Marie, Martin Lemay, a démissionné hier du comité exécutif de la Ville de Montréal et du parti majoritaire, Vision Montréal.Il .s'agit du premier conseiller à quitter le parti du maire Pierre Bourque cette année.D'autres pourraient suivre, notamment Robert La ramée, Philippe Bissonnette, Sammy Forcillo et Pierre Goyer.M; Lemay a expliqué qu'il devenait conseiller indépendant à cause de son opposition à la décision du maire d'expulser MM.Forcillo et Goyer du comité exécutif.Lui-même avait accédé au comité en octobre.Le maire s'est dit attristé.«< J'avais recommandé sa nomination au comité exécutif pour ses habiletés, son dévouement, sa compétence, a dit M.Bourque.Je respecte sa décision.Je lui souhaite bonne chance.On se quitte dans le respect.Je ne crains pas d'autres démis- sions.On est en train de repartir sur des nouvelles bases plus solides, plus solidaires, » M.Lemay s'est dit « déçu et ébranlé par les événements des dernières semaines ».Il a ajouté que l'éviction de MM.Forcillo et Goyer était une question « fondamentale ».Il n'a pas donné d'autres raisons pour sa démission, qui entraînera une baisse de ses revenus de 40 000 $ par année.«< J'avais laissé savoir publiquement que je m'opposais à l'éviction de mes collègues, ce qui a de multiples retombées politiques, a-t-il dit.Aujourd'hui, je suis conséquent avec mes principes.Les querelles internes qui ont cours à l'hôtel de ville m'empêchent de remplir adéquatement ma mission.» M.Lemay ne se joint pas aux démarches judiciaires de MM.Forcillo et Goyer, qui s'adressent aux tribunaux pour contester leur destitution.Il affirme qu'il continue à avoir du respect pour le maire, « qui a été élu par la population ».M.Forcillo a dit qu'il avait fait « un geste très courageux », et prédit qu'il se représentera aux élections de 1998.M.Goyer a indiqué que M.Lemay en était Voir LE CONSEILLER m A2 Martin Lemay PHOTO PCRRE McCANN, U le programme fédéral actuel à 49 000 $.Mais le grand ménage que constitue la politique familiale \u2014 « un pas de géant pour le Québec », se félicite Mme Marois \u2014qui chambarde l'ensemble du 2,6 milliards que verse annuellement Québec aux familles, ne touche pas que les congés parentaux.Les parents qui ont déjà des enfants pourront eux aussi bénéficier d'un nou- Voir LE CONGÉ en A2 ¦ Autre texte, page A13 Bérard entre dans le club du million MARIE-CLAUDE L0RT1E Quoi qu'en pense Paction?-naire Yves Michaud, le grand patron de la Banque Nationale, André Bérard, est entré en 1996 dans le club des millionnaires.Dans la circulaire envoyée aux actionnaires hier avec une semaine de retard \u2014parce qu'on a dû y ajouter les propositions d'Yves Mi-chaud, surnommé le « Robin des banques » et que la Banque a pris soin d'y répondre \u2014 on apprend en effet que M.Bérard, président du conseil et chef de la direction de la Banque, a empoché en tout 1 107 320 en 1996, contre 970 466 $ en 1995.Le salaire de base du dirigeant de 487 910$ est resté le même, mais la prime de M.Bérard est passée de 545 940 $ à 588 080 $.Il a aussi empoché 31 330 $ en avantages découlant de prêts accordés a des taux privilégiés, contre 27 616$ l'année précédente.Tout cela n'inclut pas cependant d'autres Voir BÉRARD en A2 ¦ Médicaments: le ministre pris à partie MARIE-FRANCE LÉGER En six mois, plus de 300 plaintes ont été déposées auprès du protecteur du citoyen contre le régime d'assurance-médicaments, en faisant une des lois les plus contestées des dernières années.Dans une lettre adressée le 17 janvier au ministre de la Santé, Jean Rochon, et dont La Presse a obtenu copie, le protecteur du citoyen, Daniel Jacoby, s'en prend vivement à plusieurs aspects de la loi sur l'assurance-médicaments, qui cause des problèmes, selon lui, à « des milliers, sinon (à) des dizaines de milliers de personnes ».Mme Dominique Bouchard, attachée de presse au bureau du protecteur, estime en effet que le nombre de plaintes enregistrées Voir MÉDICAMENTS en A2 INDEX Petites annonces \u2022 index Ci trktge faw Kl »l>lll'- B9.C10 mer chendlse s CIO Artsotepoctsdoo Décès_C13 B4IB0 Économie Cl à Cl 67 Êlse-vousoaoorvaleur?Cil Moroecooe B10 B3 A16 PotWquo Blet 811 U monde A14otA1S Tabloid Sports -1\u2014^ \u2014«\u2014 rnp-nn.¦ p C10 automobile C11etC12 BIO Feuilleton C11 Loteries A3etA13 \u2022 Philippe Centin S7 Mots croisée ClOetSIO Cil ÉDITORIAL Ontario: le grand chambardement - Aqnès Gruda M MÉTÉO Passages nuageux en après-midi Max.-8, min.-18 Cahier Sports» page 16 \\ A2 Suites de la une Le congé de maternité prolongé 54 LE CONGÉ / Suite de la page A 1_ veau système de garderies qui leur coûtera aussi peu que cinq dollars par jour, quel que soit leur revenu.D'abord, à partir de septembre prochain, les 85 000 enfants de cinq ans pourront assister aux classes de maternelle à temps plein à travers tout le Québec.Cette mesure coûtera à elle seule 134 millions ««.par an et nécessitera l'embauche de 3000 professeurs.Malgré les délais \\ extrêmement courts, les locaux se-;.ront prêts dans toutes les commissions scolaires, promet Mme Ma-rois.À la même date, des services de garde à cinq dollars par Jour seront M9* fie -r; également offerts \u2014en priorité dans les milieux défavorisés de Montréal\u2014 pour les enfants de quatre ans.D'ici Tan 2001, ces mêmes services seront offerts à tous les enfants: au total, c'est 73 000 nouvelles places en garderie en quatre ans.« Mais on pourrait aller plus lentement », prévient déjà la ministre.Ces nouveaux services de garde viennent cependant remplacer l'exonération financière et le crédit d'impôt qu'accordait Québec pour les services de garde, deux mesures qui sont abolies.Les parents auront cependant droit au crédit et à l'exonération tant que les nouveaux services de garde ne sont pas implantés dans leur région.Au net, une mère seule qui aurait un revenu annuel de 20 000 $, qui paie actuellement le tarif de 22 $ par jour pour la garde de son enfant, économisera 150$ par année avec le nouveau système.Si elle gagne un revenu de 50 000 $, elle économise 1495 $.mais cette hausse de revenu devient cependant imposable.Les allocations familiales et les primes à la naissance, telles qu'on les connaît actuellement, connaissent également un profond changement.Les primes à la naissance disparaissent carrément après le 30 septembre prochain \u2014sauf pour ceux qui en bénéficient déjà\u2014 et l'allocation familiale perd son caractère universel.Les familles dont le revenu global net est supérieur à 53 000 $ ne recevront plus un cent de Québec.La nouvelle allocation unifiée est plus généreuse pour les familles à très bas revenu, dont certaines pourraient recevoir jusqu'à 2800 $ de plus par année \u2014dans le cas d'un revenu familial net de 16 000$.Mais l'allocation commence rapidement à décroître dans l'échelle des revenus: à partir d'un revenu net de 14 000$ pour une famille monoparentale et de 20 000 $ pour une famille biparentale.Une famille qui gagnerait un revenu net de 30 000$ par an ne recevrait donc que 131 $ par an à titre d'allocations familiales.B erard entre dans le club du million BÉRARP / Suite de la page A 1_ avantages \u2014 voiture louée, régime \\ d'acquisition d'actions\u2014 qui, explique la Banque, peuvent s'élever ; Jusqu'à 50 000 $.Yves Michaud, ancien politicien, ?umaliste et agent en vins notam-tent, est actionnaire de la Banque ! «Nationale et de la Banque Royale et j'estime que leurs dirigeants sont f trop payés.Il propose donc, entre autres choses, qu'un plafond leur soit imposé.Il a dû aller devant les tribunaux pour forcer les deux banques à publier ses propositions dans la circulaire envoyée à tous les actionnaires avant l'assemblée .annuelle, afin qu'elles soient soumises au vote.Quatre autres propositions accompagnent celle sur les rémunérations, visant toutes à limiter ce que M.Michaud considère comme des privilèges indus.Hier la Banque Royale, l'autre banque visée, a rendu elle aussi sa circulaire publique.On y apprend que le grand patron, John E.Cleghorn, président du conseil de chef de la direction a été payé 2 099 681 en 1996, soit plus du double de la rémunération limite d'environ 900 000 $ qui lui serait consentie si le plafond proposé par M.Michaud était adopté.M.Cleghorn a fait 1,2 million, en primes seulement.M.Michaud propose que la rémunération totale du plus haut patron ne dépasse pas un montant égal à 20 fois le salaire moyen des employés de la banque.Dans leurs circulaires, les deux banques expliquent comment sont calculées les rémunérations des dirigeants, soulignant leur lien avec la performance de l'institution.En 1996, la Banque Royale a affiché un rendement élevé de 74 cents par 100 $ d'actif et la Banque Nationale, de 64 cents par 100 $ d'actif.Les banques publient aussi les cinq suggestions de M.Michaud et expliquent que toutes méritent d'être rejetées.Les deux institutions affirment que c'est pour le bien des actionnaires que les dirigeants sont payés comme ils le sont.À la Banque Royale, qui souligne que M.Michaud ne détient que trois actions, on explique que c'est là le meilleur moyen de recruter et de garder des gestionnaires « très chevronnés et motivés ».À la Banque Nationale, on admet qu'il est important d'avoir une politique de rémunération basée sur un rapport « raisonnable » entre les sommes payées et la contribution du gestionnaire à la performance de la Banque.Toutefois, on souligne que selon des données de la firme Towers Perrin auprès de quelque 250 sociétés publiques d'importance, la banque est au 37e rang en terme de revenu et au 28e rang pour les profits net, alors que la paye de M.Bérard, elle, se re- trouve au 219e rang, si on calcule le rapport rémunération / profit.Dans sa proposition, M.Michaud explique que son concept de plafonnement des rémunérations vient de J.P.Morgan, fondateur de l'institution financière du même nom et né en 1837.Selon la Banque, il est mieux de se référer au marché que d'imposer une norme attribuée à « un financier du siècle dernier ».Les rémunérations de MM.Bérard et Cleghorn demeurent inférieures à celles de plusieurs de leurs homologues.Le numéro un de la Banque Scotia, Peter Godsoe, a empoché 2,145 millions en 1996.Chez CIBC Wood Gundy, le grand patron Al Flood a touché 2,6 millions et du côté de la Banque TD, le président et chef de la direction Richard Thomson a eu droit à 2,2 millions en 1996.Mais celui qui gagne le plus est Matthew Barrett de la Banque de Montréal, qui a empoché 3,86 millions en 1996.Médicaments : le ministre pris à partie MÉDICAMENTS / Suite de la page A1 jusqu'ici est «< inhabituel ».« On avait eu plusieurs plaintes aussi avec l'entrée en vigueur de la Direction de l'état civil, mais ici, la différence, c'est que des coûts importants sont en jeu pour les gens », a-t-elle souligné.Me Daniel Jacoby dénonce quant à lui le manque de transparence de l'État ( « On nage en pleine opacité », écrit-il, dénonçant l'existence de situations « injustes et inacceptables », surtout dans les cas où ceux qui étaient déjà assurés via un régime collectif ont vu leurs primes grimper sensiblement depuis qu'ils sont obligés d'adhérer à un plan familial global plutôt qu'individuel ( art.16 et 18 de la loi ).Pas moins de 80 plaintes portent sur ce sujet.Ainsi, constate-t-il, un adhérent à un régime collectif s'est vu exiger par son assureur un montant supplémentaire de 820$ par année parce qu'il devait désormais assurer sa conjointe et son enfant.Or, dans le cadre du régime de la RAMQ, ce montant aurait été de 175 $.« Il m'apparaît en effet absurde, note Me Jacoby, que le législateur ait voulu rendre obligatoire pour tout employé d'une entreprise où existe un régime d'assurance collective (.) l'adhésion à un régime d'assurance groupe dont la majorité des composantes ne répondent nullement à ses besoins ou à ses moyens.» Le protecteur du citoyen se demande également si le ministre Rochon a l'intention de régler la situation des fonctionnaires fédéraux qui n'obtiennent pas les mêmes garanties que les autres Québécois.Il veut aussi savoir ce qu'il en est exactement des seuils de revenus.La loi stipule en effet que le montant de la prime annuelle avec la RAMQ varie entre 0 et 175 $ « selon le revenu ».Un adulte ayant un revenu de 10 400 $ ne paiera pas de prime alors que celui qui a revenu de 14 775 S paiera le maximum prévu de 175 $.Or, au ministère, afflrme-t-il, personne ne semble savoir s'il s'agit ici du revenu brut, du revenu net, du revenu imposable ou de celui « de la ligne 530 de l'annexe B de la déclaration de re- venus détaillée ».Ce fouillis, croit-il, a pour effet d'empêcher le citoyen de calculer la prime qu'il a à payer.Du côté de l'Ordre des pharmaciens, on considère qu'on avait vu juste en s'interrogeant depuis le début sur les aspects négatifs du nouveau régime, c'est-à-dire le manque d'information, le mauvais accès téléphonique à la RAMQ, l'atteinte à la confidentialité dans certaines cas de maladies graves.Des critiques formulées également par Me Jacoby.« Nous sommes également d'accord sur le fait d'étaler les paiements sur une base mensuelle plutôt que trimestrielle pour les faibles revenus », souligne Alain Boisvert, directeur général de l'Ordre des pharmaciens.Le conseiller de Sainte-Marie laisse tomber le maire Bourque LE CONSEILLER / Suite de la page A l arrivé à sa décision à la suite d'un « raisonnement moral », et par « conviction politique ».Colette Saint-Martin, une des conseillères que le maire veut nommer au comité exécutif en remplacement de MM.Goyer et Forcillo, s'est dit surprise et déçue.« Martin Lemay est un élément qui a beaucoup de potentiel », a-t-elle dit.Un autre dissident Vittorio Cap-parelli, a dit qu'il était préférable de mener les débats au fuoqu ou 29 ttortt* 1997 Vota» p«r*oipor4i mt dm Sorvtooa tii\u2014fcitf» \", 429 % par mom pour un term* da 24 mom dm 4401 .tO % Dépôt dm mmourM à long tmrmm «îrtut ur* aftooaOon om 40 000 UOO Hoùtm1 P\u2014 d du (0 lOite 41a dm 10?72$piut ou do 4*00 40 S OpOond Cch berlines spurt et ces Sporttuvagon uÉdition spéciale\" Volvo S50 1997 de production limitée ont vraiment tout pour plaire : \\ /CUR LUXUEUX ?BECQUETARRÈE FACIÈS TÉLÉCOMMANDÉ /RÉGULATEUR DE TRACTION ?ANTCROU&IARDS /ROUES EN ALLIAGE ET CE POUR MOINS CHER QUE LE PRIX DU CUIR.Berline sport Édition spéciale Volvo 850 SE 1997 Sportfwvagon Édition spéciale Volvo 850 SK 199?i yrs 428 $ 458 MR HOB POUR 24 NOS, ACOMPTE DE 4500,481 OU ACHAT POUR SEUOOTBWr PAR NOS POUR 24 MB ACOMPTE DE 440180 S, OU ACHAT POUR SEUUHENT 37188 T Lm loin* SÔ0 SE rrprémmtr mm* errrllrmlr miemr mrrr mom fimgmrmr mtotrmr DACT ilr Ht S HP.mm Imite mmttmmmtimite, men freimm mmlibloenfte.mm rmdittemmmeOe AM/tM.mom ciitmmtimemr.mem Imre/eunmie-mhmrem.em ptmm He mom équipement Imxmemjt tditiom mpeeimle.Sécurité mrant tout UPTOWN VOLVO (514) 7374666 M»**td» Stnmt H\\iMtnrhr Al'TOMOBILES i HK'OINE INC.R.VV nie Johmnn (514)771-2305 CUttlt t0%$e~ A ftttkf FKANKE INC.Irth.n* Principale (819) 326-4775 LES AUTOMOBILES BOUL.ST-MARTIN 14 «).ttoul SommMwihi (514)667^343 Saim-Mtmartl joiiNscgm ALTO I Itt 4*.M), n* iâfry E*l 1514) 725 93*4 44 ooOMtomtm) \u2022urrimtrmt Hmj»/fwwm vo*voc«n com (* 390 S tf »\u2022 frato àê «mporl *\u2022 406 S ¦'ajoutont au prtx «ractwf ou du ta! toft* mm wi» p*r r ou do prmNon d» porc d» véNcufto» EwnptaM da tocoton à long tormo luMi l oport ttrfvo tO-CGTA ¦OOOTA 1997\"ûmmn opltlrti' 4'* % p* mon pour un tormo dm 24 mom ovoe nmmuttmf M9m Oo 10 99?% pk* dm Mi 99,tPJ 9J9H à * 9n du fi pQur 29 727 40 f ou opion dochl do la Opint\u2014fiiw 999117 911 40 % ;9ÂM tnaa d o*RÉ999a9on da 999 ou «ondra m*m dhm C 1997 VoM) Canada U9a SOounat «nom tovfl aal un» n«ovQuo da A8 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 24 JANVIER 1997 Epileptique au boulot «La difficulté, c'est de garder son emploi après la première crise» ¦ ébastien Boisseau partait avec une prise contre lui dans la vie : epileptique.Une prise, direz-vous, ce n'est pas la fin du monde.Mais à 21 ans, quand on se cherche du boulot, qui a besoin » \"d'embûches supplémentaires ?Or, les handicapés, c'est connu, it désavantagés sur le marché de iploi.Le taux de chômage se si-déjà à 18,5 % chez les 15-24 « ordinaires ».S'ils sont handi->és, il grimpe à 29 %.Pour un epileptique, la diffi-Jté ce n'est pas tant de se trouver emploi, mais de le garder après la première crise », explique Sébas- Un emploi, il en a trouvé un il y six mois : agent de centre d'apis chez TelNat, un service de la ique Nationale.Et il va le gar-U s'en doute : « J'ai confiance, patrons m'ont dit qu'ils étaient tisfaits de mes services.» Des crises ?Trois ou quatre en six mois.Comment ça se passe ?C'est comme une décharge [que, ton cerveau perd com-lètement contact avec la réalité.Tu é^gites, tu salives, ça m'est arrivé lie partir à courir, à crier.Pendant une crise, qui peut du- Rde 30 secondes à une minute, astien dit n'avoir aucune Hbscience de ce qui se produit, \"u es conscient dans les secondes hnt \u2014 une pression sur le thorax m te prévient\u2014 et tu le redeviens dans les secondes après.» Maria Fotopoulos, une collègue, dit avoir été témoin d'une « petite crise ».« C'est comme quelqu'un qui s'évanouit », explique-t-elle.Présentement, Sébastien est à contrat, à l'essai, chez TelNat.À 10 $ l'heure.Mais Sylvie Proulx, sa patronne, nous le confirme : « Nous allons le garder, nous sommes très satisfaits.11 s'est très bien intégré: lors du party de Noël, il a dansé toute la soirée.Et côté travail, on ne lui en demande pas moins qu'aux autres.Il aura droit aux avantages sociaux et pourra progresser dans l'entrepri- se.» Faut dire que le garçon trippe fort informatique.Et qu'une partie de son travail consiste à expliquer à des clients de la BN comment consulter leurs comptes bancaires à l'aide de leur micro-ordinateur.a Ce que j'aime, c'est de savoir que mon employeur est au courant et tolère ma maladie, c'est pas mal moins stressant comme ça.» Sébastien Boisseau n'est pas la seule personne handicapée travaillant pour la BN, où existe une politique d'intégration au travail des personnes handicapées.Chez TelNat, on en compte deux autres.«Ce que J'aime, c'est de savoir que mon employeur est au courant et tolère ma maladie, c'est pas mal moins stressant comme ça.» Reine Saïdah, porte-parcle de l'Office des personnes handicapées ( OPHQ ), qualifie de « novatrice » la politique d'intégration de la BN.Mais elle déplore que trop peu d'entreprises fassent des efforts dans le même sens.Soit dit en passant, l'OPHQ dispose de programmes de subventions destinés à favoriser l'intégration au travail des personnes handicapées.\u2022 « Je n'aurais pas pu rester à la maison à attendre un chèque d'aide sociale, raconte Sébastien.Il fallait que je travaille.» Même si, précise-t-il, travailler présente des risques : « Je peux faire une crise en marchant sur le trottoir, en traversant la rue, en attendant le métro.Mais je préfère foncer et prendre des risques calculés.Je me paye cette liberté-là.» Il y a \u2022 quelque temps, Sébastien a subi une opération au cerveau qui, espérait-il, allait l'empêcher de faire des crises.Ça n'a pas marché.« J'aurais aimé pouvoir conduire une automobile, dit-il, j'adore la mécanique.» \u2022 Tant pis, il va continuer de faire de la moto.hors route.« Comme ça, explique-t-il, il n'y a pas de danger que je blesse un autre que moi.» Sébastien Boisseau au travail : arrivé de partir à courir, à crier.t'agites, PHOTO ROBERT MAILLOUX.Le \u2014_\u2014\u2014 y i i i; I I t ! r I », t; » .\"V\" Laissez du blanc à l'agenda.Le parc national de ia Mauricie vous invite à profiter de forfaits avantageux.imaginez.80 km de sentiers enneigés baiisés sillonnant l'un des plus beaux coins de nature protégée du Québec,avec des haltes chauffées tous les 5 km! 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Amendes aux hôpitaux: vive réaction de l'AHQ MARIE-FRANCE LÉGER L'Association des hôpitaux du Québec ( AHQ ) a réagi vivement hier à l'imposition de fortes amendes à quatre hôpitaux de Montréal dont les urgences sont encore trop congestionnées.Le GTI sur les urgences ( Groupe tactique d'intervention ) et la régie régionale de Montréal-Centre ont décidé de réduire les budgets des hôpitaux Maisonneuve-Rose-mont ( 196 000 $), Notre-Dame ( 196 000 $ ), Sacré-Coeur ( 171 000 $ ) et de l'Institut de cardiologie ( 26 000 $ ) pour le premier semestre de l'année 1996-1997.Ces établissements n'ont pas respecté les normes pour les patients sur civière séjournant à l'urgence au-delà de 48 heures.Mais l'AHQ considère que ces hôpitaux font des efforts très importants pour atteindre les objectifs de la régie et du GTI et qu'ils n'ont pas à subir de pénalités dans un contexte de « transformation majeure et rapide dans l'organisation des services » de santé.En effet, pour le vice-président à la direction de l'AHQ, Jacques Nadeau, il est malheureux d'avoir à séjourner plus de 48 heures sur une civière à l'urgence mais cela peut arriver.« Toutefois, dit-il, la solution ne réside pas dans l'imposition de pénalités qui, s'ajoutant aux importantes difficultés financières des centres hospitaliers, ne feraient que compliquer davantage la situation.» L'AHQ demande donc un peu plus de temps avant de passer aux mesures punitives, surtout si l'on tient compte des progrès réalisés dans ces établissements et ailleurs dans les services d'urgence à Montréal.« La recommandation du GTI d'imposer des pénalités aux centres hospitaliers sonne mal dans le contexte actuel.L'AHQ demande d'ailleurs à la régie régionale de la santé et des services sociaux de Montréal-Centre de ne pas imposer de telles mesures qui, ulti-mement, pourraient même pénaliser encore davantage les patients.» Les chômeurs convoaués par le nouveau service d'aide fédéral invités à la prudence PAUL ROY Le Mouvement action-chômage ( MAC ) conseille la prudence aux chômeurs qui seront convoqués par le nouveau Service d'aide aux prestataires ( SAP ) du ministère fédéral du Développement des ressources humaines.« Sous couvert d'aider les sans-emploi à réintégrer le marché du travail, le gouvernement cherche en fait à récupérer 380 millions d'ici l'an 2002 », affirme Hans Marotte, président du groupe communautaire.U cite à cet effet une note de service émanant du sous-ministre adjoint André Gladu et destinée aux fonctionnaires chargés de faire appliquer ce programme au Québec.Dans sa note, M.Gladu rappelle les trois objectifs du programme : aider les personnes à retourner au travail le plus rapidement possible; réduire la dépendance vis-à-vis l'assurance-emplol ; et protéger l'intégrité du compte d'assurance-emploi.Trois clientèles sont visées : les prestataires dont l'emploi est en demande, les utilisateurs fréquents du système et les ex-fraudeurs.«Je sais que quelques-uns d'entre vous pourraient être Inconfortables avec l'une ou l'autre des catégories retenues, écrit M.Gladu dans sa note de service.Mais 11 n'en demeure pas moins que nous devrons nous en occuper, » Hans Marotte, du Mouvement action-chômage, dit ne voir dans ce programme « qu'un élément de plus dans la lutte contre les chômeurs que mène ce gouvernement plutôt que de s'attaquer à la racine du mal, le manque d'emploi ».Il recommande donc aux chômeurs convoqués de bien connaître leurs droits et obligations et de s'informer à des organismes indépendants ( groupes de chômeurs, syndicats, etc.) « pour avoir l'heure juste et pouvoir, éventuellement, contester les décisions défavorables ».Nous avons tenté sans succès de joindre M.Gladu hier.Par ailleurs, citant à son tour un rapport interne du gouvernement fédéral, le Congrès du travail du Canada ( CTC ) signale que 53 % des sans-emploi ne touchent pas de prestations d'assurance-chômage, comparativement à 33 % au moment où les libéraux de Jean Chrétien sont arrivés au pouvoir.Le CTC estime que d'ici la fin de 1997, la proportion des sans-emploi Inadmissibles aux prestation excédera amplement les 60 %.« Ces travailleurs ont cotisé à l'assurance-chômage.Il y a un surplus de six milliards dans le compte et on refuse de leur verser des prestations, c'est de l'exploitation flagrante », a affirmé Bob White, président du CTC.Fini les hydravions au-dessus de Québec Presse Canadienne QUÉBEC Dès Tan prochain, tous les circuits touristiques à bord d'aéronefs commerciaux seront Interdits au-dessus de l'agglomération urbaine de Québec, incluant les controversés tours d'hydravions à partir du lac Saint-Augustin.Cette décision sans précédent du ministère des Transports du Canada survient au terme d'une longue bataille qui a opposé municipalités et citoyens à Aviation Portneuf et Aviation Roger Forgues, deux transporteurs aériens opérant depuis le lac Saint-Augustin.Ravi, le maire de Saint-Augustln-de-Dcs-maures ( 20 km au sud-ouest de Québec ), Denis Côte, a aussitôt prédit que « les citoyens de la grande région de Québec retrouveront, dès 1998, la tranquillité des années 1970 ».Selon des relevés de Transports Canada, environ 75 % des 12 000 mouvements annuels d'aéronefs sur le lac sont reliés à des circuits touristiques* « U s'agit d'une décision politique prise dans l'Intérêt public », a indiqué, hier, le ministre du Développement des ressources humaines, Pierre Pettlgrew, au nom de son homologue aux Transports, David Anderson* Les deux transporteurs principalement visés n'ont été prévenus qu'une heure avant la conférence de presse, qui avait lieu hier après-midi à l'hôtel de ville de Saint-Augustin, qu'ils devront plier bagages à la fin de l'année.Ni le ministère des Transports, ni la municipalité de Saint-Augustin-de-Desmaures n'ont l'Intention d'offrir une compensation financière à ces entreprises.i LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 24 JANVIER 1997 A9 Un cadre scolaire congédié sauvagement gagne en Cour .de quoi payer son avocat YVES BOIS VERT Si Ton n'était pas convaincu que le système judiciaire a grand peine à redresser les torts économiques pour les sens ordinaires, l'histoire de M.Alain Philibert pourrait être utile.M.Philibert a 48 ans.En 1987, il tf été embauché à forfait comme directeur du Centre d'intégration scolaire, une école de l'est de Montréal foour les enfants qui ont des troubles de comportement.Son contrat a été renouvelé d'année en année.Il touchait 75 601 $ par année en salaire et avantages à la fin de son contrat, en 1994.Son contrat prenait fin le 30 juin 1994.Comme il était cadre supérieur, il n'était pas protégé par la Loi sur les normes de travail, qui protège même les contractuels après trois ans de service continu ( la loi exige alors un motif pour le congédiement ).Le 27 avril 1994, vers minuit et quart, le président du conseil d'administration de l'établissement, Paul Quesnel, l'appelle pour lui dire qu'il ne peut plus rentrer au travail, pas même pour aller cher- cher ses effets personnels.Il est mis à la porte comme un voleur, on exige ses clefs et on ne lui donne aucune explication.Dehors ! L'établissement paie tout de même M.Philibert jusqu'à la fin de son contrat.Mais devant les gens du milieu, devant même sa secrétaire, il a grand-peine à expliquer la raison de ce congédiement sauvage.Les soupçons commencent à planer.Or, M.Philibert avait un dossier disciplinaire absolument vierge.Devant le tribunal, les gens du Centre ont tenté de salir rétroactivement sa réputation, sans aucun succès.La juge Nicole Morneau, de la Cour supérieure, a en effet donné raison à M.Philibert, qui poursuivait son ex-employeur pour atteinte à sa réputation et congédiement abusif.« Le droit de ne pas renouveler un contrat de travail n'emporte pas celui de détruire un individu auquel on n'a, au surcroît, rien à reprocher », écrit la juge.M.Philibert a mis sept mois à se trouver un nouvel emploi.à 30 000 $ par année.Mais, observe la juge, les difficultés économiques ne sont pas dues au Centre : s'il avait été congédié poliment, M.Philibert aurait fait face à un marché du travail tout aussi ingrat.La faute du Centre est dans l'abus de droit que constitue cette manière de congédier.Elle évalue l'ensemble des dommages moraux ( humiliation, atteinte à la réputation, etc.) à 15 000 $.Elle refuse de faire payer ses frais d'avocat par le Centre, suivant la tradition judiciaire, qui n'accordera cela qu'en des circonstances exceptionnelles.Or, écrit la juge, l'avocat de M.Philibert ( Guy Lauzon, de Dunton Rainville ), lui avait déjà facturé au début du procès.14 091 $.Sauf pour le rétablissement de sa réputation, M.Philibert sort donc de l'aventure un peu plus endetté.cesrfl ne gérante a fraudé son employeur e plus de 500 000 $ en cinq ans ANDRÉ CÉDILOT Profitant de l'entière confiance de son patron, la gérante d'une importante entreprise de Pointe-Claire, dans l'ouest de l'île de Montréal, aurait utilisé une série de combines afin d'empocher plus de 500 000$ eh cinq ans.Aujourd'hui sans travail, Ginette Juteau, 45 ans, de Sainte-Marcelli-ne, près de Joliette, a comparu mercredi en Cour du Québec pour répondre à 80 chefs d'accusations de fraude et de fabrication de faux documents.\u2022 Selon la dénonciation déposée au palais de justice de Montréal, l'ex-employée de la compagnie Briel et Kjaer se serait servie d'une liasse de 52 chèques en blanc que lui avait remis son patron, en février 90.Cette initiative devait permettre à Mme Juteau d'assurer le roulement de l'entreprise les nombreuses fois où il s'absentait pour des voyages d'affaires.À sa grande surprise, il découvrait cinq ans plus tard, en vérifiant ses livres, qu'elle avait détourné l'argent à son profit.D'après l'enquête du sergent-détective Pierre Pouliot, de la brigade des fraudes financières de la CUM, Mme Juteau avait plusieurs trucs pour s'approprier l'argent.Entre autres, elle aurait retiré près de 150 000$ directement du compte en banque de la compagnie, sous prétexte de déposer l'argent dans.la petite caisse.D'après la police toujours, elle aurait payé de nombreu- ses factures au montant de 100 000$ qu'elle et son conjoint avaient accumulées au fil des années.Elle aurait également remboursé d'importantes sommes au fisc québécois et fédéral.Comble d'audace, elle avait gonflé son salaire sans autorisation, tout en s'oc-troyant un boni annuel de 30 000 $! Au début de 1995, inquiet de la piètre situation financière de son entreprise spécialisée dans la fourniture d'équipements électroniques, le propriétaire a demandé l'aide d'un vérificateur externe qui a découvert l'imposante arnaque en analysant les livres comptables.Outre la poursuite criminelle, une cause civile contre Mme Juteau apparaît au plumitif de la Cour.PHOTO ROBERT MAJLL0UX.Lê Manifestation des Cris albertains à Montréal Les Indiens cris du lac Lubîcon, en Alberta, ont transporté à*£ ; Montréal, hier, le conflit qui les oppose à la papeterie Dais wa.Selon les Cris, qui ont manifesté devant les bureaux de Daisho wa à Saint-Laurent, la firme japonaise menace la s vie de leurs 500 membres depuis qu'elle a obtenu du gouve nement albertain, il y a neuf ans, des droits de coupe sur Z9 000 kilomètres carrés dans le nord de la province.Les Cris lubicons avaient lancé en 1991 îm boycottage des produits d
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