La presse, 20 février 1997, B. Politique
[" B Montréal, jeudi 20 février 1997 Politique ÉDITORIAL / OPINIONS / CYBERPRESSE Télécommunications.Des solutions faciles.ACC 1 800 561-5981 L'EXPRESS POLITIQUE Galganov rides again ¦ Howard Galganov avait finalement fait une fausse sortie : l'activiste anglophone a en effet annoncé hier qu'il se présentera comme candidat indépendant aux prochaines élections fédérales, probablement dans Mont-Royal, un bastion libéral représenté par Sheila Fincstone.Prônant la partition du Québec et la désobéissance civile, Galganov avait subi une première rebuffade l'automne dernier, alors que son voyage de protestation hautement médiatisé à New York se révélait un flop retentissant.Les appuis à sa cause avaient alors commencé à s'effriter et, le mois dernier, il décidait de mettre fin à sa croisade.Il ne lui aura fallu que quelques semaines pour changer d'idée.Mario Fontaine Innocence confirmée ¦ Le dernier rapport d'enquête de la Sûreté du Québec remis au Bureau du Procureur général du Québec à la mi-décembre confirme hors de tout doute l'innocence de l'ex-ministre de la Restructuration et député indépendant d'Iberville, Richard Le Hir.Dans une lettre qu'il a fait parvenir au ministre de la Justice Paul Begin, le 13 février, M.Le Hir a d'ailleurs indiqué que les agents Victor Roy et Auray Forcier de la SQ, chargés de l'enquête sur les contrats accordés par le Secrétariat à la restructuration venaient tout juste de l'informer que leur enquête était terminée. Investir.1 IVXlVirVlVIV C'est ainsi qu'ils tnwvent tes plaçassent! qui aident votre arnent à croître avec le DPM Groupe de Planification Financière LES PROFESSIONNELS DU FONDS MUTUEL» LES EXPERTS DU REÉR (514)630-7500 (514)876-2827 (418)867-8571 (819)373-9164 \u2022 'Kt Vùle-Mant R:\\ierr-du Loup Câp or a M «Mme (514) 458-7000 (514)386-9030 (514)774-1 Hudfon Rivr-Nom M-H\\*sant Rfoond» Moulin* .ÏNSV valeur: mobilières vendues.oar Valeurs Mobilises DPM Inc tes pto^^ctus simplifies des tonds mutuels Tnmark contiennent des informations importantes S'il vous plaît demandez-en des exemplaires auprès du Groupe de Planification Financière DPM et lisez-les soigneusement avant g >nvestir LA PR] ssk MONTRÉAL, JEUDI 20 PI \\ RIER 1997 Editorial André Desmarais président du conseil d'administration Roger D.Landry PRÉSIDl nt et i ditluk Claude Masson i diteur adjoint Marcel Desjardins DIRi.ctp.ur di: ./information Alain Dubuc l ditoriauste en ch1 p Le tête-à-queue de Johnson u Agnès Grudâ n téte-à-queue, écrit le Petit Robert, c'est le mouvement du cheval qui pivote brusquement sur lui-même et se retourne complètement.Cette définition décrit bien la contorsion à laquelle viennent de se livrer les libéraux provinciaux en refusant d'appuyer la démarche constitutionnelle du gouvernement Bouchard dans le dossier des commissions scolaires linguistiques.¦.mi Ce changement de cap est d'autant plus difficile à comprendre qu'il risque de torpiller une réforme dont le PLQ partage les objectifs.Cet imbroglio exige un bref rappel historique.Après avoir échoué à instaurer le régime scolaire linguistique sans toucher à la Constitution, Québec a décidé de passer par Ottawa, d'où lui parvenaient des signaux encourageants.Le 7 février, le ministre Jacques Brassard et son vis-à-vis fédéral, Stéphane Dion, ont tenu une « rencontre exploratoire » au cours de laquelle Québec a précisé le -sens, de sa démarche.Il s'agit de soustraire la province à l'application de la majeure partie de l'article 93 qui maintient Jes commissions scolaires confessionnelles à Mont-real et à Quebec.À l'issue de la rencontre, le ministre Dion s'est montré optimiste.Alliance Québec a tracé la première lézarde claris Je mur de la bonne entente en exigeant que les garanties confessionnelles soient remplacées par une protection linguistique.Les libéraux se sont dissociés de cette position, affirmant qu'« anglophones et francophones souhaitent la créai ion de commissions scolaires linguistiques », et qu'on n'avait « jamais été aussi près du but ».Si ce n'était pas* un appui au gouvernement, on se demande bien ce que ce pouvait être.La communauté anglophone ayant montré des réticences à s'engager massivement dans la voie de la confrontation, le consensus, cette condition posée par Ottawa pour ouvrir la Constitution, était toujours possible.Une dizaine de jours plus tard, sans qu'aucun fait ne vienne jeter un nouvel éclairage sur cette histoire, Daniel Johnson choisit de jouer les « casseux de party ».Le Parti québécois ne cherche qu'à « détruire le Canada », fulmi-ne-t-il.C'est évident que tous les acteurs de cette abominable pièce poursuivent des objectifs politiques parallèles.Ottawa veut démontrer que le fédéralisme fonctionne.Et Québec, si la réforme avorte, aura effectivement une belle preuve de la paralysie fédérale.Mais le gouvernement Bouchard tirerait encore plus de bénéfices d'un dénouement heureux qui lui permettrait de réaliser une réforme sur laquelle tous ses prédécesseurs se sont cassé les dents.La solution Brassard est-elle faisable à deux ?Les avis des experts sont partagés.Mais, à partir du moment où Ottawa ouvre la porte, pourquoi ne pas essayer ?Or, non - seulement le ministre Dion croit toujours que la demande du Québec est réalisable, mais il se dit prêt à la défendre devant les tribunaux.C'est ce qui s'appelle un appui solide.Le Parti libéral avait une autre solution constitutionnelle dans sa manche.Mais l'objectif était le même : créer des commissions linguistiques sans sombrer dans un délire structurel.À partir du moment où les principaux acteurs s'entendent sur une démarche, pourquoi ne pas leur donner une chance, dès lors qu'ils poursuivent le même but ?C'était ce que semblaient dire les libéraux jusqu'à leur spectaculaire virage.Le Québec pourra difficilement faire croire à un consensus sans l'appui de l'opposition officielle.Avec son virage qui ne répond à aucune conviction profonde, Daniel Johnson aura fait primer des considérations partisanes sur l'intérêt général du Québec.C'est d'une tristesse.o o o ET BfeUTOT % LE \"BUSxSET UfODRV QO'eST-CE CUE, \\ MOUS AMEZ 1 Les béquilles 11 n'aura pas fallu beaucoup de temps pour que la nouvelle politique du ministère des Affaires extérieures du Canada sur le soutien aux manifestations culturelles à l'étranger suscite le tollé qu'elle mérite.En fait, il est même assez rare qu'une directive officielle soit à ce point farfelue qu'elle justifie une dénonciation sans nuance.Car faire de la promotion de « l'unité nationale » et du reflet de la diversité canadienne un critère de sélection de réalisations artistiques est tellement loufoque que ça devient méprisant pour la cause même qu'on prétend défendre.m.m ¦¦nu .Plus encore que le danger inhé- rent à cette façon débile de porter un jugement sur des oeuvres, c'est en effet la maladresse typique de ce gouvernement, dès qu'il est question de fierté et d'image, qui devrait inquiéter les Canadiens.Du moins ceux qui observent lucidement la nature de ce pays et les défis qu'il implique.Cette maladresse n'énervera évidemment pas ceux qui alimentent leur frustration en pensant que l'identité collective doit primer sur la spécificité québécoise.Ni ceux qui, incapables de toute originalité face au modèle américain, rêvent d'qn nivellement par la base où l'unifolié serait le seul label de qualité.Mais il s'en trouve d'autres qui travaillent sincèrement à la lente émergence d'une personnalité, encore bien fantomatique, qui ne ressemblera sans doute pas à ce qu'ils auraient souhaité mais qui aura au moins le mérite de refléter la réalité.Ces derniers savent bien que ce n'est pas en tirant sur la fleur qu'on la fera pousser plus vite.Que ce n'est pas en embellissant une étiquette sur une bouteille qu'on améliore son contenu.Or c'est exactement ce que fait le gouvernement avec sa Pierre Gravel manie de vouloir envelopper le Canada dans une feuille d'érable afin de prouver, ici et à l'étranger, qu'il n'a pas vraiment de problème existentiel.Comme si, à force de répéter qu'il est sans défaut, on allait finir par le croire et par être fier de lui appartenir.C'est ce qu'on appelle de la pensée magique.Lorsqu'on subordonne une politique gouvernementale à une telle approche, il est naturel qu'on en vienne à perdre tout respect pour des institutions et des personnes qui ne cadrent pas tout à fait avec les objectifs poursuivis.C'est ce qu'ont toujours fait les États pour qui la culture ne devrait être qu'un instrument au service d'un grand projet collectif.On n'en est pas à la censure brutale de ceux qui n'entrent pas spontanément dans le moule, mais on les prévient de ne pas compter sur l'aide du gouvernement pour se faire connaître à l'extérieur s'ils s'entêtent à détonner dans le portrait qu'on veut présenter.Cette mesure risque, par ailleurs, de devenir gênante même pour les oeuvres qui répondent aux exigences politiques d'Ottawa.En les privilégiant pour cette raison, on sème un doute sur leur valeur intrinsèque, car on pourra toujours se demander si les subventions reçues sont imputables à leur qualité propre ou à leur efficacité sur le plan de la propagande.En fin de compte, ces directives pourraient bien avoir l'effet opposé à celui qu'on vise.Quand on verra des oeuvres canadiennes à l'étranger, on n'en concluera pas automatiquement qu'elles sont de première qualité.Mais on aura aussi le droit de penser que la culture de ce pays doit décidemment avoir bien du mal à faire son chemin toute seule pour avoir besoin de telles béquilles.Les directives d'Ottawa pourraient bien avoir l'effet opposé à celui qu'on vise.LA BOITE AUX LETTRES Démagogie odieuse ¦ Affirmer qu'un enseignant au cégep gagne plus qu'un médecin spécialiste tient de la plus odieuse démagogie.Le salaire moyen d'un médecin spécialiste est 270 000 S et le mien, 33 000 $.Je travaille à la préparation de mes cours, élabore de nouvelles expériences et améliore les anciennes, aide à mon bureau les étudiants requérant des .explications supplémentaires, rédige des examens, en assure la correction ET donne des cours.Ces activités m'occupent bien au-delà du reconnu 32 heures et demie par semaine.Lire une telle comparaison dans votre journal me révolte.Raymond LUTZ Drummond ville Des ondes suicidaires.Mme Françoise Bertrand, présidente du CRTC m Depuis quelques temps, les mé-di.is nous parlent d'une hausse considérable du taux de suicide au Québec Qu'est-ce qui ne va plus ?Dernièrement, j'écoutais une station jéuiiophonique FM de Montreal et, a ma grande stupéfaction, trois chansons portant sur le suicide uni été radiodiffusées durant un intervalle de trois heures.Je ne connais pas le litre de ces chansons, mais je sais que deux des auteurs-interprètes étaient Éric Lapointe et (iilclor Roy.Dans la troisième-, on pouvait notamment entendre : « Y a pu d'job, il vau- di.iii mieux s'ouvrir les veines du poignet^.» Je suis la maman d'un adolescent et je peux vous assurer ( comme bien d'autres mères, j'en suis sûre ) qu'à cette période de la vie, les jeunes écoutent énormément la musique, et qu'à cet âge il est très important de s'identifier à des idoles.Or, quand ces idoles inculquent des idées suicidaires, on ne sait pas ce qui peut arriver.Il y a eu une croisade menée contre la violence à la télé.Y aura-t-il une autre Julie Larivière pour sensibiliser les stations radiopho-niques à ne plus nous imposer des chansons parlant de violence ?J.BLOUIN Pierrefonds Un homme digne Très cher monsieur Roux.m Nous avons regardé, l'autre soir, votre entrevue au Point, inutile de dire combien vos réponses et vos commentaires, votre grâce et votre eloquence nous ont émues.À la suite du torrent d'injures et de calomnies qui s'est déverse sur vous pour des vétilles, on aurait pu s'attendre à ce que vous soyez profondément aigri et oue vous procédiez à un règlement de i omptes \u2014 ce que personne n'aurait pu vous reprocher.Mais non, vous ave/ serei-nemeni fait un survol de la situation, remettant les choses daus leur contexte et expliquant les raisons pour lesquelles les séparatistes ont agi aussi odieusement.Bref, vous avez mis de l'ordre là où Monsieur Bouchard et sa tonitruante cohue de fifrelins n'avaient semé que haine et démagogie.La dignité que vous avez témoignée au Point, voire celle que vous avez manifestée lors de votre fameuse conférence de presse, démontre catégoriquement pourquoi vous figurez parmi le meilleur de ce que le Canada, qu'il soit français ou autre, ait produit.Sache/ que vous faites honneur au Québec, que votre participation à la vie culturelle et politique enrichit tout le Canada et que tout ceux qui croient en ce pays, d'un océan à l'autre, sont profondément fiers de vous compter parmi les plus illustres de leurs compatriotes.En ces temps où les citoyens ont perdu foi en leurs personnalités publiques, nous sommes heureuses de pouvoir encore admirer des hommes comme vous.Simone LATOUR-KENNEDY Marie-Paule LATOUR-MURRAY Pas de pitié pour les voleurs ¦ Les voleurs d'électricité qui viennent de former une association afin de mener des poursuites contre Hydro-Québec ne méritent aucune pitié.La société d'Etat se doit défaire payer des amendes élevées afin de contrer la fraude qui coule cher aux usagers.Le manque de conscience sociale est probablement le problème numéro un au Quebec.Le gouverne- ment a donc vise juste en menant une campagne publicitaire dans le but de sensibiliser la population aux conséquences du travail au noir.Il ne faut surtout pas se laisser abuser par ceux qui volent le gouvernement.Julie VAILLANCOURT Montréal Étendons le mandat du Protecteur du citoyen ¦ Le Protecteur du citoyen, Daniel Jacoby, a raison de vouloir étendre son mandat à l'éducation, à la santé et aux services sociaux.Monsieur Jacoby fait de l'excellent travail et c'est anormal que des secteurs aussi importants de l'administration publique québécoise échappent à son contrôle.C'est d'autant plus important que ces secteurs tombent sous sa surveillance qu'ils sont justement l'objet de nombreux changements qui ont des conséquences graves sur nombre de citoyens.Le gouvernement ne devrait pas hésiter et élargir le mandat de M.Jacoby pour que les utilisateurs de ces services puissent faire valoir leurs doléances et obtenir réponse et justiccs'ils ont été lésés d'une manière ou d'une autre.Jacques BOUCHER Daniel Jacoby Chapeau bien bas ! ¦ C'est avec beaucoup de fierté que la communauté fransaskoise de Saskatoon salue la communauté fransaskoise de Zenon Parc.Nos compatriotes de Zenon Parc ont déposé, le samedi 8 février dernier, une pétition auprès du Conseil général des écoles fransaskoises qui demande l'adhésion légale à la Composante fransaskoise du système d'éducation de la Saskatchewan.Autant il est vrai que notre pays permet à son peuple de vivre dans un État où la culture fransaskoise a le droit de s'épanouir, autant la communauté fransaskoise de Zenon Parc vient de démontrer qu'elle a foi en un système d'édu-c ai ion de langue française et de culture fransaskoise qui, non seulement lui revient de droit, mais qui également sera un allié supplémentaire pour combattre l'assimilation auprès de notre jeunesse.Chapeau bien bas à vous tous ! Richard nadi.au président de la Fédération des francophones de Saskatoon N.B.¦ La Presse accorde priorité sous cette rubrique aux lettres qui font suite à des article* publiés dans tes payes et se reserve le droit de les abréger.L auteur doit être clair et concis, signer son texte, don-ner sen nom complet, son adresse et son numéro de telephone.Adresser toute correspondance comme suit: La boite aux lettres, La Presse.7, rue Saint-JaafUiy Montreal.H2Y 1*9. LA PRESSE, MONTRÉAL JEUDI 20 FÉVRIER 1997 O J.: un drame en blanc et noir \u2022 Lf affaire Simpson est à peu près * terminée.Même si l'ancien héros du sport se pourvoyait de son droit d'appel au civil un à récent sondage indique que le i public commence à en avoir marre de cette saga judiciaire à deux volets.L'appétit des téléspectateurs pour le sexe et le sang semble tout de même avoir une limite.Celle-ci est atteinte.Ce n'est pas trop tôt.Ce qui reste de ces deux lamentables procès est une question qui va hanter longtemps la psyché américaine, et ce n'est pas celle de savoir si O.J.Simpson est coupable ou non.C'est là, quoiqu'on dise, une question secondaire, sans réel enjeu collectif.S'il est coupable, il importe peu qu'il soit en liberté, puisque ce genre de crime passionnel est sans risque de récidive et que la sécurité publique n'est pas menacée.Quant à moi, entre deux erreurs judiciaires, je préfère voir un coupable en liberté qu'un innocent en prison.Non, ce qui reste de l'affaire Simpson est le profond fossé qu'elle aura creusé entre les Noirs américains et les autres.Le jury qui a acquitté Simpson au criminel était majoritairement formé de Noirs.Celui qui l'a condamné au civil était majoritairement formé de Blancs.Le seul juré d'ascendance noire, un mulâtre né en Jamaïque, a également été le seul à voler contre l'imposition de dommages punitifs.Il y avait par ailleurs une seule Noire parmi les trois jurés suppléants.et ce fut la seule, lors de la conférence de presse suivant le verdict, à se dire convaincue de l'innocence de Simpson, allant jusqu'à affirmer que les avocats de la poursuite s'étaient conduits en « brutes » et que leurs preuves avaient été « fabriquées ».Dans les heures suivant le verdict, un sondage effectué par le réseau ABC montrait que les trois quarts des Blancs ( 74 % ).mais que moins du quart des Noirs ( 23 % ) étaient d'accord avec le verdict.Il est terriblement malsain de voir une telle polarisation, exclusivement fondée sur la race, d'autant plus que le déroulement du premier procès a été fortement imprégné du facteur racial.L'argument clé de la défense, celui en tout cas qui a fait dérailler les PAf choses, «i été I.* produc- UML lion de témoignages alléguant que le détective Mark Furham, celui-là même qui a découvert sur les lieux du crime le gant ensanglanté de O.J., était un raciste s'étant au moins une fois parjuré.À partir de là, il suffisait de peu pour laisser planer l'hypothèse que la preuve incriminant O.J.avait été plantée.L'hypothèse, qui aurait probablement été instinctivement écartée par un jury de Blancs, a ébranlé les jurés noirs qui se méfient viscéralement de la police blanche.Les deux procès d'O.J.Simpson ne sont pas les premiers à opposer aussi crûment les deux groupes.Sans même remonter à l'époque infâme de la ségrégation et des procès truqués contre les Noirs, on n'a qu'à voir ce qui s'est passé dans l'affaire Nemrick Nelson, du nom du jeune Noir new-yorkais qui a assassiné un juif hassidique, lors des émeutes de 1991 à Brooklyn.Nelson avait été acquitté, en 1992, par un jury principalement composé de Noirs.Il vient d'être condamné en cour fédérale sous un chef d'accusation différent.On a dit et répété que l'affaire Simpson a montré le pouvoir de l'argent sur la justice, dans la mesure où Simpson, parce qu'il était riche, a pu aller chercher les meilleurs avo- Lysiane cats de la défense au pays.Tout cela est vrai, mais c'est vrai partout et pour tout.Les riches sont mieux nourris, mieux lo-* gés, mieux défendus et mieux soignés, et cela, même dans les sociétés égalitaires comme la nôtre ( c'en est une à l'échelle internationale, on n'a qu'à regarder ce qui se passe ailleurs ).1UIM Que Simpson se soit payé une meilleure défense qu'un pauvre type en chômage, c'était si prévisible que c'en est presque banal.L'aspect racial est beaucoup plus explosif que l'aspect social.Nemrick Nelson n'avait pas les moyens de Simpson, loin s'en faut, et il s'en est tiré en première instance probablement à cause de la complicité raciale.Autre évidence, cette complicité raciale sera beaucoup plus manifeste au sein d'une minorité qui se perçoit défavorisée qu'au sein de la société dominante, où l'on aura tendance à appliquer des critères plus neutres.Comment s'en étonner ?L'esclavagisme et la ségrégation laisseront longtemps encore leur marque sur la minorité noire, même si elle a fait des bonds de géant en trois décennies seulement.La classe moyenne noire ne cesse de s'accroître, mais elle laisse derrière elle l'insondable misère des ghettos.Or, l'un des aspects les plus déprimants de l'affaire Simpson est qu'une autre fois, on aura vu un héros noir brutalement culbuté de son piédestal, après le juge Clarence Thomas ( accusé de harcèlement sexuel ) et le boxeur Mike Tyson ( accusé de viol ), sans compter les scandales affectant des politiciens noirs de premier plan, comme l'ancien maire de Was- hington reconnu coupable de trafic de drogues.Toutes ces célébrités, chacune dans son domaine, constituaient des « role models » pour l'immense groupe des petits garçons noirs privés de modèles masculins, élevés dans la pauvreté par des mères seules, et de ce fait tentés par la délinquance.La question des « role models » est d'autant plus importante que nombre de gens, parmi ceux qui ont étudié le cycle de la pauvreté dans les ghettos ( la même chose s'applique aux réserves amérindiennes ) sont convaincus que la solution passe par la responsabilisation des hommes \u2014 des pères de famille.Une instruction, un emploi stable, une bonne image de soi-même, voilà ce dont ont besoin les jeunes hommes de ces communautés pour devenir des pères responsables.Or, l'image de soi, qui conditionne tant de choses, passe en partie par l'existence de modèles masculins, au sein de la famille ou ailleurs.Clarence Thomas, juriste noir sorti des ghettos, allait atteindre la Cour suprême.Simpson était beau, fort, intelligent, il s'était bâti une carrière extraordinaire.Une idole après l'autre allait tomber, brutal rappel aux petits garçons des ghettos à qui ces événements disaient en somme que le rêve et l'ambition sont inutiles et qu'on ne peut jamais s'en sortir.C'est précisément pourquoi la question de la culpabilité de Simpson, question technique pour les Blancs, allait devenir dans la communauté noire un enjeu à portée collective.Opinions Des choix discutables La politique familiale ne doit pas être à la remorque de la politique de sécurité du revenu ROBERT BARIL L'auteur est directeur de recherche a l'Institut de recherche en politiques publiques.L IRPP a demandé à divers universitaires québécois d'évaluer des aspects des propositions contenues dans le document de consultation sur la réforme de la sécurité du revenu, Un parcours vers l'insertion, la formation et l'emploi.Aujourd hui.Pierre Lefebvre.du Département de science économique del'UQAM.se penche sur les avantages et les inconvénients de mettre en place une allocation unifiée pour entants, a la fois comme politique de lutte à la pauvreté et comme politique d'aide à la famille.L'ensemble des analyses de ces universitaires seront publiées sous peu dans la collection Choix.del IRPP.L'allocation unifiée pour enfants remplace un ensemble de mesures qui compensaient directement ou indirectement les charges financières associées à la présence d'enfants.Elle est financée à même l'enveloppe budgétaire actuellement dévolue aux familles.Ainsi, le gouvernement a fait le choix de financer l'aide aux familles à faible revenu en réduisant son aide aux familles à revenus moyens et élevés : aucune contribution financière supplémentaire n'est demandée aux ménages sans enfant.Il estime qu'en agissant ainsi, l'aide à la famille est simplifiée, plus juste pour les familles à faible revenu, plus incitative au travail et permet de lutter contre la pauvreté des enfants.À la lumière de l'analyse réalisée par Pierre Lefebvre pour l'IRPP, nos conclusions sont que, sur le plan de la politique familiale, les choix du gouvernement sont discutables et que, sur le plan de la politique de sécurité du revenu, l'allocation unifiée n'atteindra pas nécessairement ses objectifs.Le gouvernement estime que la nouvelle allocation coûtera 955 millions de dollars soit, pour l'année 1995, un montant inférieur d'environ 475 millions de dollars par rapport à la situation actuelle.En contrepartie, des dépenses supplémentaires seront dirigées vers l'élargissement des services éducatifs et des services a la petite enfance.Le régime d'aide à la famille se retrouve donc substantiellement modifié : l'aide monétaire est réduite et est maintenant sélective au profit d'une aide en nature plus universelle.Il s'agit d'un choix de société très imponant qui mérite d'être discuté.Depuis longtemps, les gouvernements occidentaux ont mis en place un ensemble de mesures visant à aider de façon explicite ou implicite la famille comme institution sociale.Parmi les objectifs susceptibles de caractériser ce que constitue une politique familiale, deux apparaissent particulièrement importants pour la suite de l'analyse : 1 ) Compenser financièrement le coût associé à la présence d'enfants.La société reconnaît ainsi que tous bénéficient de la présence des en-Luits et accepte de redistribuer des sommes d'argent provenant des personnes et des couples sans enfant vers les familles ; 2 ) Garantir une dépense minimale par famille pour subvenir aux besoins des enfants en redistribuant des sommes d'argent provenant des plus riches ( ménages avec ou sans enfants ) vers les familles pauvres.En tenant constante l'enveloppe budgétaire dévolue aux familles et Pauline Marots en dirigeant des sommes additionnelles vers les familles à faible revenu, le gouvernement fait clairement le choix de privilégier le deuxième objectif aux dépens du premier.La conséquence directe de ce choix est que seules des familles seront touchées par des hausses d'impôt ou des baisses de transferts.Parmi les gagnants de la nouvelle politique familiale, on se doit donc d'identifier les couples sans enfant et les personnes seules.Pour évaluer adéquatement la réforme proposée» il est essentiel d'identifier les gagnants et les perdants, de même que l'ampleur des impacts.(.) En examinant de plus près la proposition gouvernementale, Pierre Lefebvre arrive à une double conclusion concernant l'aide monétaire directe.Premièrement, il apparaît clairement qu'une majorité de familles serait perdante.Lefebvre estime que seulement 19 % des familles biparentales et 37 % des familles monoparentales sont susceptibles de voir leur situation financière s'améliorer.Deuxièmement, alors que dans le régime actuel un certain nombre de mesures prévoient des allocations plus généreuses pour le troisième enfant et les suivants ( e.g.allocations à la naissance ) pour compenser le fardeau financier supplémentaire découlant, notamment, du retrait prolongé du marché du travail d'un des deux conjoints, la nouvelle allocation ne reconnaît pas cette situation.Par conséquent, les familles plus nombreuses seraient parmi les plus grandes perdantes.La redistribution de l'aide monétaire d'une majorité de familles en faveur d'une minorité de familles, dont les gains seraient par ailleurs modestes, peut se justifier dans la mesure où des gains sont obtenus sur le plan de la lutte à la pauvreté et de iSincitation au travail.Sur le plan de la lutte à la pauvreté monétaire, on observe que les paramètres retenus pour l'allocation unifiée font en sorte que le revenu disponible des familles prestataires de la sécurité du revenu diminuera légèrement, particulièrement pour celles qui ont de jeunes enfants, le régime actuel étant relativement généreux à leur égard ( allocations à la naissance et allocations pour jeunes enfants ).Par contre, les familles ayant un revenu de travail légèrement supérieur aux prestations de la sécurité du revenu recevront un supplément d'aide, à condition qu'elles ne reçoivent actuellement pas d'aide du programme APPORT.C'est ainsi que le gouvernement souhaite améliorer l'incitation au travail.Toutefois, l'effet de cette structure d'aide financière sur le comportement des familles à faible revenu est loin d'être évident.En effet, au-delà d'un revenu de travail de 14 000 $ pour une famille monoparentale et de 20 000 $ pour un couple avec enfants, le montant versé par l'allocation unifiée diminue très rapidement.Ainsi, les familles à faible revenu auront peu intérêt à augmenter leur effort de travail au-delà de ces revenus.De plus, pour des revenus supérieurs à 26 000 $, la prestation fiscale pour enfants du gouvernement fédéral commence également à être réduite.11 n'est donc pas facile de prévoir dans quelle mesure l'allocation unifiée aura réellement un effet incitatif au travail et à l'accroissement des revenus de travail.Comme le mentionne maladroitement le document de consultation sur la réforme de la sécurité du revenu, l'allocation unifiée vise à inciter les parents « à occuper ou à conserver un emploi à faible revenu », pas plus.Le concept d'allocation unifiée comme tel n'est pas remis en cause.Toutefois, la proposition contenue à la fois dans la nouvelle politique familiale et dans le projet de réforme de la sécurité du revenu souffre de lacunes, surtout parce qu'à partir d'une enveloppe budgétaire constante, le gouvernement cherche à financer de nouveaux services offerts à la petite enfance.En agissant ainsi, le gouvernement a limité la portée de l'allocation unifiée à un point tel qu'on peut douter de son efficacité eu égard aux objectifs de lutte à la pauvreté et d'incitation au travail.Le gouvernement aurait gagné à réaliser des arbitrages financiers plus vastes en privilégiant l'aide aux enfants et à la famille par rapport à d'autres activités gouvernementales.Il aurait pu ainsi conserver une composante universelle d'aide à la famille plus importante et renforcer les éléments d'incitation au travail en évitant de réduire le montant de l'allocation unifiée aussi rapidement.S'il avait agi ainsi, la politique familiale aurait été complémentaire à la politique de sécurité du revenu, et non à sa remorque.Info-santé-CLSC fait partie de la solution, pas du problème GYSLAINE DESROSIERS L'auteure est présidente de l Ordre des infirmières et infirmiers du Québec ( 01IQ ).Info-Santé a été mis de l'avant par des infirmières pour fournir des conseils en matière de soins à la maison.Au besoin, l'infirmière peut également référer l'appelant à une autre ressource ( pharmacien, médecin, infirmière à domicile, organisme communautaire, etc.).Cette solution de rechange aux services traditionnels en première ligne est disponible 24 heures par jour et 7 jours par semaine.Alors que l'impact du virage ambulatoire du ministre Rochon se fait sentir dans les foyers, il est rassurant de savoir que, dans toutes les régions, grâce à Info-santé-CLSC l'infirmière est au bout du fil.Les résultats d'évaluation s'accordent sur sa popularité et déjà plus d'une personne sur deux connaît le service.Selon la Fédération des CLSC, le nombre de consultations dépassera largement les prévisions pour 1996, année d'implantation du service.Quatre régions totalisent près d'un million de consultations.La Montérégie a répondu à 269 000 appels, la région de Québec à plus de 200 000, et celles de Montréal et de Laval, à plus de 500 000.Les utilisateurs sont dans la jeune trentaine, plus souvent de sexe féminin.Plus de la moitié appelle Info-santé pour une autre personne, souvent un enfant.Pour la plupart nerveux ou inquiets, ils se perçoivent comme très malades.Selon l'étude de Hagan, la satisfaction générale de la clientèle est très élevée ( 99 % ).Pratiquement tous les utilisateurs recommanderaient Info-santé ou l'utiliseraient pour régler un autre problème de santé.L'efficacité du service a été vérifiée en demandant si la clientele avait consulte une autre ressource avant de composer le numéro de telephone d'Info-santé-CLSC.L'étude de Leprohon Illustre que, dans la région de Montréal.70 % Rochon des clients n'avaient fait aucune démarche antérieure.Dans la région de Québec, ce pourcentage s'élève à 87,8 %.On a aussi étudié la référence à un service professionnel, en aval d'info-santé.À cet égard, les infirmières avaient conseillé à 69 % de leurs clients de contacter une autre ressource en cas de détérioration de leur santé.Or, au moment de la relance, plus de la moitié n'avait pas eu besoin d'autres services après leur consultation avec l'infirmière.Ces données illustrent un fort potentiel pour réduire l'utilisation inappropriée de services médicaux.Pour cerner l'ampleur de l'économie associée à Info-santé, la question suivante a été posée : si Info-Santé n'avait pas existé, quelle ressource auriez-vous utilisée ?Ici encore, les résultats des études convergent puisque 73 % de la clientèle d'info-santé de Montréal et 75,8 % de celle de Québec aurait utilisé un service médical.Ce pourcentage se ventile comme suit : 31 % à l'urçence, 7,8 % aux cliniques d'hôpital, 31 % au cabinet privé du médecin et 6 % au médecin du CLSC.En extrapolant à l'ensemble de la clientèle d'Info-santé-CLSC et en prenant un coût moyen estimé ( 71,07 $ à l'urgence.34,09 $ aux cliniques d'hôpital, 24,79 $ chez le médecin en cabinet privé, 41.47 $ chez le médecin de CLSC et 10,63 $ pour une consultation à Info-santé ), on obtient une économie récurrente de Tordre de 50 millions.Avec des mesures de promotion et la mise en place d'incitatifs à l'utilisation d'Info-santé-CLSC, il est permis d'extrapoler cette économie à plus de 100 millions.Voilà qui illustre qu'en faisant une meilleure place aux infirmières en première ligne, cela permettrait de consacrer les ressources médicales au maintien d'une véritable assurance-maladie et d'éviter ainsi de fragiliser davantage les services hospitaliers.Ce qui est le plus imponant pour la population, c'est l'essor d'une offre de services plus adaptée en première ligne.Info-santc-CLSC a fait la preuve qu'il pourrait bien être la plaque-tournante d'un financement à capitation et d'une nouvelle accessibilité économique en première ligne.Il faudra que les décideurs considèrent sérieusement cette avenue.Mais pourquoi cette réponse éminemment adaptée aux besoins de la population et efficace pour l'élimination du déficit gouvernemental tarde-t-elle a s'implanter au Québec ?Pourquoi Info-santé-CLSC serait-il même menacé par les compressions à venir alors qu'il fait partie de la solution ?A2B * 1*4 LA fKtbbt, îVIUïN A KLAL, JLUDa zuiLV kii.k 1 vv / Politique La prestation pour enfants suscite plusieurs questions CHANTAL HÉBERT du bureau de La Presse, OTTAWA Le budget fédéral de mardi a finalement suscité davantage de questions et de contradictions qu'il n'a fourni de réponses et de certitudes .sur le projet d'une nouvelle prestation nationale pour enfants.Hier, aussi bien des provinces, comme la Saskatchewan et la Co- lombie-Britannique, que des organismes à vocation sociale étaient perplexes quant au sérieux des intentions d'Ottawa dans la foulée de l'énoncé fédéral.Mardi, le gouvernement Chrétien a confirmé qu'il y aurait bel et bien une nouvelle prestation nationale pour enfants destinée à renflouer le budget des familles à faible revenu, mais le programme ne décollera pas vraiment avant juillet 1998 et le budget ne contenait pas d'engagement financier au-delà de sa première année complète d'existence, à savoir 600 millions d'argent neuf en 1998-99.Hier, le ministre fédéral des Ressources humaines, Pierre Petti-grew, a soutenu que malgré l'absence d'une garantie de financement stable et croissant sur plusieurs années, les provinces pourront, lorsque le projet démarrera, dégager en toute confiance des fonds qu'elles consacrent à l'aide sociale pour d'autres projets, en sachant qu'Ottawa a pris partiellement leur relève auprès des familles à faible revenu pour le long terme.« C'est clairement un engagement permanent du gouvernement », a-t-il soutenu.M.Petti-grew maintient que c'est à cause de VOS REER DANS LE BLANC DES YEUX?AYEZ VOS REER BIEN À L'ŒIL.Faites appel à l'un des conseillers ou l'une des conseillères du Groupe Investors, des professionnels, qui possèdent une solide expertise financière.Avec votre 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Robillard A VOTRE INSTITUTION FINANCIERE, ! ™J\"T AVEC QUI AVEZ-VOUS PLANIFIÉ à Landry.DENIS LESSARD du bureau de La Presse, QUÉBEC Selon la ministre fédérale de la Citoyenneté, Lucienne Robillard, le ministre québécois des Finances, Bernard Landry, brosse un tableau tronqué de la situation dans son attaque contre le récent budget de Paul Martin.Pour Mme Robillard, venue commenter à Québec le budget fédéral, le Québec est clairement « en retard » sur les autres provinces dans son opération d'assainissement des finances publiques, en partie à cause du référendum de 1995, mais aussi en raison des élections de 1994.Des décisions qui auraient dû être prises même sous le régime libéral ont été reportées à causes des élections, convient-elle.Sur les réductions de transferts décriées par Bernard Landry, la ministre Robillard note que ce dernier n'a parlé que des 1.4 milliard de dollars de transferts en espèces, oubliant tous les autres ( points d'impôts et péréquation ).Si on tient compte de l'ensemble, le Québec reçoit 31 % des transferts fédéraux alors qu'il compte pour 25 % de la population, observe-t-elle.Pour le Québec, les réductions de transferts représentent 1,2 milliard sur cinq ans.« Il faut mettre cela en perspective », dit Mme Robillard.Les transferts aux provinces représentaient 20 % des dépenses fédérales.Il était inévitable qu'ils soient touchés dans l'opération des compressions de dépenses.Pour la ministre, l'initiative fédérale en faveur des enfants est parfaitement complémentaire à l'allocation familiale unifiée qu'envisage le gouvernement Bouchard.Les mises de fonds supplémentaires annoncées dans la recherche universitaire, la santé et l'éducation ne font pas sourciller l'ancienne ministre québécoise de l'Éducation et de la Santé.En fait, explique-t-elle, dans chaque cas, Ottawa met plus de fonds dans des programmes qui existaient déjà.et assistera au congrès du PLQ en mars DENIS LESSARD du bureau de La Presse, QUÉBEC Ex-ministre du gouvernement Bou-rassa passée depuis à Ottawa, Lucienne Robillard compte bien assister comme déléguée au congrès du PLQ du début mars.Déjà, elle rappelle aux dirigeants du PLQ qu'il ne faut pas aller trop vite dans la réforme du collégial en éducation.Tandis que son ancien collègue Gérald Tremblay a décidé de ne pas se rendre au congrès du PLQ, l'autre aspirante potentielle à la succession de Robert Bourassa, Mme Robillard, a l'intention d'y faire entendre sa voix, « comme membre du Parti libéral du Que* bec ».Elle s'est d'ailleurs fait élire comme déléguée de sa circonscription provinciale de Chambly.La proposition du PLQ, Garantir l'avertir suggère une réforme importante du collégial.On souhaite une harmonisation avec le reste du pays où les cégeps n'existent pas.Or.Mme Robillard veut y aller d'une mise en garde, comme ancienne titulaire de l'Éducation.« J'ai quelques rappels à faire aux membres du parti sur les décisions que nous avions prises et l'importance des cégeps en région », indique Mme Robillard.Aussi, est-ce avec une satisfaction évidente qu'elle observe l'appui significatif obtenu par le député libéral de Bourassa, Yvon Charbon-neau, pour adoucir le projet de programme du PLQ sur la fin de l< sécurité d'emploi dans la foncti< public.« Ça va être un bon débat », assure-t-elle.La ministre Robillard approuva la politique de non-ingérence adoptée par le chef du PLQ, Danii Johnson poui les prochaines éleci tions fédérales.Mais sur le terrain?souligne-t-elle, les militants sont souvent les mém^Jb M FONDS MUTUELS - PLACEMENTS GARANTIS - PRÊTS REER - ASSURANCFS LA FRfcSSfc, MONTREAL, JbUDI 20 frEVKlhK IW7 B 5 Politique Le Dr John Evans présidera la nouvelle Fondation pour l'innovation GILLES TOUPIN du bureau de La Presse, OTTAWA Aussitôt dit, aussitôt fait.À peine vingt-quatre heures après l'annonce par le ministre des Finances, Paul Martin, de la création de la Fondation canadienne pour Tin-novation, un organisme qui aura pour mission d'offrir une aide financière de 800 millions de dollars pour la modernisation des infrastructures de la recherche au pays, le gouvernement fédéral a fait connaître hier celui qui présidera aux destinées de la fondation, le Dr John Evans, ancien président de l'Université de Toronto.Le gouvernement a aussi commencé à lever le voile sur le fonctionnement de cette nouvelle société.Le Dr Evans, 68 ans, qui sera officiellement nommé après adoption de la loi établissant la fondation, est actuellement président de la compagnie pharmaceutique Allelix Biopharrnaceuticals.La mission de la Fondation pour l'innovation sera d'offrir une aide financière pour moderniser les infrastructures de recherche dans les établissements d'enseignement supérieur et les hôpitaux de recherche canadiens dans les domaines de la santé, de l'environnement, des sciences et de l'ingénierie.L'investissement initial de 800 millions devrait fournir, avec les intérêts, quelque 180 millions par année sur cinq ans.Jusqu'à maintenant, l'aide fédérale à la recherche universitaire était principalement axée sur les coûts de la recherche et non sur les infrastructures.M.Martin avait donné peu de détails mardi sur le fonctionnement de la fondation.Il avait précisé qu'il s'agissait d'une société à but non lucratif et indépendante du gouvernement, dont les membres du conseil d'administration proviendraient du milieu de la recherche et du secteur privé.Ces membres seraient ainsi les seuls à décider de l'affectation des fonds.Hier, le ministre de l'Industrie John Manley a annoncé que le conseil d'administration de la Fondation canadienne pour l'innovation compterait quinze membres dont cinq nommés par le gouvernement.Il ignorait encore de quelle manière les dix autres membres seraient choisis.« Il faut attendre le projet de loi, a-t-il dit.L'objectif que nous poursuivons est l'indépendance de la fondation face au gouvernement.» Le Dr Evans a précisé qu'il comptait sur les institutions bien nanties pour fournir plus de 50 % des fonds de recherches pour leurs projets.Il a aussi souligné qu'il souhaitait que la fondation favorise des institutions moins bien nanties mais tout aussi compétentes à s'associer avec d'autres institutions plus fortes pour présenter des applications communes.Enfin, le ministre Manley n'a pas voulu entrer dans une discussion sur la répartition de l'aide entre les centres de recherches francophones et anglophones.Il s'est contenté de dire que l'aide serait attribué à des « projets dont l'excellence scientifique » aurait été démontrée.Le Dr Evans a confirmé les propos du ministre en insistant sur l'excellence des projets comme seul dénominateur commun pour déterminer les critères d'attribution de l'aide.Le Dr Evans s'est par ailleurs dit \u2014dans un français correct\u2014 peu à l'aise avec la langue avec la langue française mais qu'il arrivait à se débrouiller.CONDUISEZ LA BMW 3281 POUR SON MOTEUR DE 2,8 LITRES EN LIGNE.JUSTIFIEZ VOTRE DÉCISION EN PROFITANT D'UN TAUX DE LOCATION DÉ 3,9 %*.Posez 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