La presse, 8 mars 1997, Cyberspecial: communiquer tous azimuts
[" CAHIER SPÉCIAL, MONTRÉAL, SAMEDI LE 8 MARS 1997 Cy0?Pspécial TOU AZIMUTS Quand le téléphone devient ordinateur MARIE-ANDRÉE AMIOT es téléphones qui ouvrent la porte du garage, transfèrent des messages sur le Web, intègrent des scènes vidéo en temps réel ou transfèrent de l'information sur les écrans de la télé?Impossible, dites-vous! Pourtant, il n'y a pas si longtemps.En avril 1984, il y a une éternité déjà, on annonçait que des téléphones sans branchement et sans fil permettraient de parler avec n'importe qui, n'importe où, n'importe quand.Les plus cyniques crièrent au rêve utopique, les plus réalistes, au joujou de quelques fortunés visionnaires.Après tout, les utilisateurs du téléphone avaient l'habitude d'être captifs d'un appareil relié à une prise par un fil ou de courir les téléphones publics.Pourquoi faire le saut vers un téléphone d'au moins 7000$ qui grésillait chaque fois qu'une mouche volait à ses côtés et qui n'était pas très portatif?Les premières mallettes qui transportaient les téléphones «portatifs» pesaient deux fois plus qu'une encyclopédie et prenaient plus de place qu'une valise de vendeur de brosses Fuller.Une décennie plus tard pourtant, les téléphones cellulaires sont partout.Finis les prix exorbitants, finis les téléphones militaires.Vendue à des prix concurrentiels, la téléphonie portative est maintenant accessible aux gens d'affaires tout autant qu'aux consommateurs.Tellement qu'on compte 12% d'utilisateurs en Amérique du Nord et ce nombre croît de 40% chaque année.En l'an 2000, on prévoit 10 millions d'abonnés au Canada et en 2005, 45% des tous les utilisateurs se serviront de téléphones sans fil.La prolifération de tous ces cellulaires engendre un nouveau problème.L'outil de communication mobile par excellence fait face à un engorgement de plus en plus constant sur l'autoroute cellulaire.Résultat?Les accès sont retardés, les communications, entrecoupées, les conversations, épiées.Aurait-on atteint un point de saturation?Wade Ostermans, vice-président au marketing de Clearnet propose l'analogie suivante.«C'est comme si nous étions dans un marché immobilier.On a acheté tout le terrain qui était à vendre et on y a construit des édifices à un seul étage.La population ne sait plus où se garer et tout explose.» C'est pourquoi la technologie cellulaire doit faire peau neuve.Le Conseil de la radio-télévision et des télécommunications du Canada (CRTC) a accordé en décembre 1995 l'exploitation d'une nouvelle bande de La Presse fréquences radio.Quatre compagnies \u2014 Mobilité Canada, Cantel, Clearnet et Microcell \u2014 ont reçu le feu vert pour développer des réseaux cellulaires entièrement numérisés.D'analogiques, les lignes sont devenues numériques.Pourquoi le changement?«Parce que le signal cellulaire habituel analogique est plus difficile à comprimer, explique André Tremblay, président de Microcell.Cette faiblesse crée des chevauchements, des interférences, des pertes d'appels.Et puisque le signal analogique ne peut transporter autre chose que la voix, les utilisations sont restreintes.» Or, ces problèmes n'existent pas avec les signaux numériques.La décision du CRTC a permis le lancement des SCP, les «services de communications personnelles» dont les fréquences passent à 1,9 GHz.Les téléphones cellulaires d'aujourd'hui fonctionnent sur une bande fréquence de 800 MHz.Outre le fait qu'il coûte moins cher de transmettre en numérique qu'en analogique, la transmission radio numérisée est à l'abri des oreilles indiscrètes contrairement à la technologie des cellulaires.Qui plus est, la puissance de ces nouveaux téléphones ouvre la porte à de nouveaux services tels que l'utilisation du téléphone comme récepteur d'appels, le transfert de messages alphanumériques ou de messages destinés à la télécopie.Mais tout n'est pas encore au point.On annonce des communications nettes, pures, qui ne laissent pas filtrer les parasites avec les SCP, mais ce n'est pas toujours le cas.Les services sont là, mais les communications ont encore un son métallique comme dans le bon vieux temps des cellulaires.«Cela dépend de l'infrastructure, affirme M.Tremblay.Plus on installera des bases, plus la communication sera adéquate.» Même discours chez Clearnet.«D'abord, nous devons bâtir des gratte-ciel sur ce même lot de terrain mis à notre disposition, indique celui que ses employés surnomment le gourou de Clearnet, Wade Ostermans.Après, il n'y a plus de limite à ce que nous pouvons créer.» (D (D CD O en en CD CD (D CD CD GO I LA »>RI SSli, MONTRI-AL.SAMIiDI 8 MARS 1997 Cyberspécial Le courrier électronique dans tous ses états ?3 To r-UiJ 1 p» rue\t«a AH\tFer»«rd\t\té> - »\t\u2022 \t\t\t\t\t 9 \u2022V* Total Sert 0 0 0 o 14* o 9?0 * tfW Amcunc«>g P«tl * M tortosft Tjp of 9* 0 r! 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Plus près de chez, nous ça change aussi.Trente pour cent (les inter- Loraine Lagacé merce.« ils ont ?Bel SiAwirt PENSE À TOI cyber MARCHÉ i *.1.11 Plus de 4800 personnes ont inscrit leur nom sur le site d'IGA, qui a pignon sur Web depuis le 21 août dernier, et le siège social reçoit 200 commandes par semaine.Le Cybermarché IGA ou une aventure réussie Qui l'eût cru ?IGA devenu épicier virtuel connaît des milliers d'adeptes qui font leurs commandes sur le Web.Tellement que la société a rajeuni son serveur, histoire d'offrir un service plus rapide.Plus de 4800 personnes ont inscrit leur nom sur le site d'IGA, qui a pignon sur Web depuis le 21 août dernier, et le siège social reçoit 200 commandes par semaine.Des 11 magasins offrant le service à ses débuts, ils sont maintenant 77 épiciers indépendants à assembler les denrées commandées.Qui adhère au service ?« Un peu tout le monde, affirme Réjeanne Raymond, du cybermarché IGA.Des couples pour qui le temps est précieux, des enfants de parents âgés qui commandent pour eux, des personnes à mobilité réduite, des gens qui vont au chalet et qui envoient la commande directement.En somme, tous les gens qui ne veulent pas perdre du temps dans une file d'attente ï » Les procédures sont relativement simples.Après s'être inscrit sur le site ( c'est gratuit ), il faut choisir une des épiceries indiquées.II suffit alors de naviguer à travers les pages du site et cliquer sur les différents produits affichés.La commande est envoyée au siège social qui la retourne au magasin après avoir rangé les aliments selon l'ordre du magasin.Le tout prend environ quatre heures.La commande peut être cueillie au magasin même ou livrée à une adresse.On ne peut encore payer sur Internet mais, assure-t-on, ça s'en vient.Un petit chausson aux pommes avec ça ?nautes qui ont répondu à un sondage effectué par Les Chroniques de Cybérie ont affirmé avoir déjà acheté par le truchement d'Internet.Les répondants viennent en grande partie du Québec, mais aussi des pays francophones européens.Une collègue par exemple a trouvé son auto grâce à de l'information sur un site du Web.Le frère de Mme Lagacé, un chien de race.Une voisine, le sac à dos de son fils.Rien de très sorcier, disent ces nouveaux adeptes, toute l'information est à portée de souris et il suffit de suivre les instructions pour recevoir le produit en moins de deux.Évidemment, il y a encore des réticences de la part des consommateurs.Rien ne réglemente les cy-bermarchands si ce n'est leur pro- pre code de conduite qui dicte qu'un client satisfait est un client fidèle.C'est la survie même de l'entreprise qui en dépend.Un client insatisfait peut tuer une entreprise en affichant ses doléances sur un site.« Puisqu'ils construisent leur entreprise, les commerçants ont tout intérêt à bien servir ce consommateur, qui peut se faire entendre rapidement ! » indique Mme Lagacé.On se souviendra de la campagne de boycottage des Américains lors des essais nucléaires de la France dans le Pacifique.Chaque fois qu'un internaute cliquait sur le site de Perrier ou de Michelin, il était accueilli par une fenêtre lui demandant de boycotter les produits français.La plus grande crainte des consommateurs se situe dans la transmission des données personnelles comme les numéros de cartes de crédit.« Dans notre vie, particulièrement ici au Québec, note Mme Lagacé, on nous a habitués à être protégé par des lois de toutes sortes.On a peur d'avancer si on ne se sent pas protégé à outrance.Alors que veulent les consommateurs ?Qu'on leur assure protection et satisfaction.» Qu'à cela ne tienne, le Web s'organise.Le commerce électronique et la sécurité des transactions sont au coeur de nombre de débats et conférences organisés par ceux qui ont le plus à gagner, les commerçants eux-mêmes.Les Québécois suivent de près le déroulement de ces rencontres.À l'automne, Montréal accueillait pas moins d'une demi-douzaine de ces conférences.Le fer de lance se situe dans la mise en place de mécanismes garantissant le secret des transactions et leur authenticité.Ce problème se résoud de plus en plus avec l'apparition de logiciels de cryptographie permettant de rendre un fichier illisible en l'enchi fiant avec une clé secrète.Il reste cependant beaucoup à faire pour rassurer les consommateurs car le processus d'échange de cette clé entre les parties se prête difficilement aux transactions effectuées entre un vendeur el un acheteur.Cependant, Netscape le fait déjà en affichant une clé entière ou brisée dans sa fenêtre indiquant que la transaction est protégée ou pas.Si un site n'est pas sécuritaire, le commerçant invite à téléphoner à un numéro sans frais.De même.Visa et Mastercard concluront d'ici peu une entente sur une norme d'authentiflcation des cartes de crédit sur le réseau.Cela garantira un niveau de sécurité supérieur à ce qui se fait dans la vie non virtuelle.Des organismes à but non lucratif réunissant des sociétés intéressées comme le World Wide Web Consortium et le Com-merNet se sont entendu pour développer un ensemble de protocoles qui faciliteront le commerce en toute sécurité.Tout cela rassurera-t-il les entreprises québécoises qui ont tout à gagner en affichant leur marchandise sur le Web ?« Souhaitons-le, répond Loraine Lagacé.Car le train passera el nous n'y serons pas.» Mme Lagacé ajoute toutefois que les normes de sécurité ne seraient pas les seules coupables devant la lenteur des Québécois.La sempiternelle question de la langue serait à blâmer.La-dessus, l'auteur n'est pas tendre à l'égard du gouvernement du Québec.« Je trouve que les Québécois francophones sont prisonniers de la logique gouvernementale à propos du français alors que c'est leur bilinguisme qui est vendeur et qui peut leur permettre de prendre leur place dans le commerce international ».Mme Lagacé lait allusion aux subventions qui sont accordées par le truchement du Fonds de l'autoroute de l'information aux entreprises qui assureront la promotion du français sur Internet.« Je n'ai rien contre le français sur les sites Web, surtout si cela amène davantage de francophones à s'y intéresser, mais il ne faut pas être captifs des politiques gouvernementales ! » « Sur le Net, ajoute-l-elle, il faut non seulement se faire voir, mais il faut aussi se faire comprendre.Or, le fait d'afficher uniquement en français est un véritable passeport pour le tiers-monde.Ceux qui ont faim d'une pensée planétaire auront tort de se limiter au français.Particulièrement au Québec où tout nous place en position fort avantageuse : la proximité de millions d'acheteurs potentiels, la faiblesse de notre dollar, les infrastructures de livraison et notre bilinguisme.Il n'y a aucune raison que le Québec tire de l'arrière dans le commerce sur le Net.» Adieu files d'attente, vive le modem ! MARIE-ANDRÉE AMIOT La banque virtuelle est arrivée en ville l'automne dernier.Peut-être ne l'avez-vous pas remarqué, mais presque tous les grands acteurs du domaine bancaire se sont mis de la partie pour être accessibles à partir de chez vous, par le truchement de votre téléphone, de votre ordinateur ou par Internet.Tous ces visionnaires se posent une question : les clients accepteront-ils de modifier leurs habitudes en embarquant sur la voie de la cyberbanque ?Mbanx a été la première a lancer son nouveau service en octobre.L'entité, un sous-produit de la Banque de Montréal, est complètement dédiée aux opérations bancaires électroniques.Une décision prise ainsi pour que les clients ne s'y perdent pas.En décembre dernier, l'opération virage technologique a fait boule de neige.Le 12.le Mouvement Desjardins a annoncé que des le 17 décembre, les consommateurs pourraient faire des transactions sur un site Web transactionnel et même acheter des fonds communs de placement en ligne.Desjardins croyait bien être la première institution financière a offrir le service Mais le lendemain, la Banque Royale proposait un programme de gestion financière entièrement intégré mis en service.le 16 ! Au même moment, le Canada Trust inaugurait ses propres services bancaires par Internet ou par PC appelés F;.is\\ Web.La Banque- Toronto-Dominion.pour sa part, promet d'olfrir prochainement un logiciel facilitant l'achat d'actions directement du site Web.Même chose pour la Banque Sco-ti.i.Presque toutes les banques offrent mainu nam un accèi bancaire par des moyens élec- ironiques.Les transactions se font le plus souvent par téléphone ou par modem mais l'incontournable Internet est devenu la pierre angulaires des institutions bancaires surpassant même les transactions par ordinateur comme les PC Banking annoncées l'an dernier.Le « Web Banking » comme l'appellent nos voisins du Sud, sera manifestement au coeur des nouveaux services à la clientèle.Tellement, qu'on croit que le système téléphonique servira à effectuer 10 % des transactions bancaires dès l'an prochain.Une situation que les institutions ne redoutent pas, bien au contraire.La raison ?C'est plus pratique, plus économique et plus rapide et ça ne coûte rien de plus que la mise en place d'un site Web \u2014 et son entrelien \u2014 alors que les lignes téléphoniques et le service aux eusses représentent des frais considérables.De plus, pour les clients, les services sont accessibles a partir de n'importe quel terminal, 24 heures par jour.Mais pour qu'Internet devienne le modus Vivendi, il laudra d'abord que les clients possèdent un ordinateur.Or, les Québécois tirent de l'arriére par rapport au reste du Canada.Les chiffres varient d'une maison de sondages a une autre mais Statistique Canada indique qu'à peine 24 % des Québécois possèdent un ordinateur personnel.En Ontario, ce serait plus de 40 %.Mais il y a plus.Afin d'inciter les clients à faire le saut, il faudra les convaincre de la sécurité de leurs transactions.Selon Lucie Scott, chef de produits, gestion des services électroniques à la Banque Nationale, il y a là encore loin de la coupe aux lèvres.La Banque Nationale offre un service téléphonique appelé TelNat qui plait aux clients.Selon un sondage effectué auprès des quelque 8300 clients utilisant le service, 71 % disent déjà avoir accès au réseau Internet, mais à peine 5 % d'entre eux ont indiqué qu'ils étaient prêts à passer par un site Web pour effectuer leurs transactions bancaires.Presque tous toutefois ( 95 % ) croient faire le saut éventuellement quand les sites seront vraiment sécuritaires.Chez Mbanx, la question semble avoir été résolue.La sécurité des transactions est assurée au moyen d'un chiffrement de 128 bits rendu possible par des associations avec IBM, Netscape et Bell Canada.«< Nous devons nous préparer a la vague Internet mais en bout de piste, il faudra que les clients adhèrent, ajoute Mme Scott.Or, en ce moment, le pourcentage est trop faible.La plupart Indiquent préférer les services offerts par PC car ils offrent plus d'options.Les clients craignent les fraudes et apprécient la fiabilité du service actuel.» Avec les transactions par téléphone à partir de leur propre ordinateur, les clients conservent une partie de l'information sur leur disque dur.C'est ce que Mme Scott appelle-le mode local.Avec Internet, tout est transféré sur le serveur de la banque.Mais toute cette crainte fondée ou pas serait matée si les enjeux étaient clairement définis.« S'ils sont Inquiets, c'est a nous de les convaincre du bien-fondé du service.C'est une question de marketing.»> Mais pour les consommateurs branchés, les « Early Adopters », ces gens qui embarquent avant les autres, les choses ne sauraient aller trop vite.Ce sont les actionnaires ( branchés, suppose-l-on ) eux-mêmes qui ont fait bouger le Mouvement des Caisses Desjardins.Au lendemain du dévoilement du site corporatif en octobre dernier, ils étaient 500 à envoyer des messages en courrier électronique.Ils voulaient savoir à quel moment le service en ligne serait offert.Les Québécois, frileux devant Internet et l'informatique, ont embarqué massivement avec la carte de débit et les guichets automatiques.« Il y a de bonnes chances qu'ils veuillent en faire autant avec les transactions électroniques à distance », pense André Cha-pleau, porte-parole du Mouvement des Caisses populaires Desjardins.Peut-être qu'Internet sonnera enfin le glas des files d'attente.Desjardins http://www.desjardins.com Mbanx http://wvww.mbnnk.com Banque de Montréal http://www.bmo.com Banque Royale http:www.royalbank.com Banque CIBC http://www.cibc.com Banque Laurentienne http://www.banquelaurentienne.com Banque Si olia http://scotiabank.com Banque Ioionto-Dominion http://www.tdbank.ca LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 8 MARS 1997 5 FIDO FIDO MESSAGERIE FAX Fido est le petit secrétaire que vous attendiez.Prenez par exemple la Messagerie fax.Finies les courses et les attentes au télécopieur! Fido garde en mémoire vos télécopies et les achemine au numéro de votre choix.De votre appareil, vous pouvez programmer un numéro, le vôtre ou celui d'un autre abonné, qui recevra votre fax au moment désiré et en toute confidentialité.Pas bête, ce Fido! La Messagerie fax n'est qu'une des fonctions novatrices que le Service FidoMC met à votre disposition pour vous assurer la pleine maîtrise de vos communications personnelles et professionnelles.Voici les autres: Le Service Fido \u2022 Appel en attente \u2022 Renvoi d'appels \u2022 Service conférence (selon l'appareil choisi) Les Services personnalisés Fido \u2022 Afficheur \u2022 Messagerie vocale personnelle \u2022 Messagerie fax \u2022 Messagerie texte FIDO A UNE PUCE Fido est le seul à posséder une puce qui identifie instantanément son maître.Aussi personnalisé qu'une carte bancaire, ce microprocesseur intégré vous protège contre la fraude et le piratage.PRIX DE LANCEMENT 400 40 £ par MtoiA Fido vous propose un prix de lancement garanti pour deux ans si vous vous en prévalez dès maintenant : 400 minutes par mois, quelle que soit l'heure, pour seulement 40 $.Et au-delà de ce généreux laps de temps, la minute est calculée au tarif exceptionnel de 2(R Comme il est plus abordable à l'utilisation que le cellulaire, vous pouvez sortir votre Fido matin, midi et soir.Veuillez prendre note que les coûts de l'appareil Fidosn, de la carte à puce, du permis SCP, des Services personnalisés et des appels interurbains ne sont pas compris dans ce programme tarifaire.FACTURATION A 1.A SECONDE Avec Fido, la facturation est honnête.Tout temps d'antenne est calculé à la seconde et non arrondi à la minute.Pas un mot de plus, pas un cent de plus.FIDO SANS % FRONTIERES De la région du Grand Montréal, vous pouvez faire et recevoir tous vos appels locaux, interurbains et outre-mer.OU NiCHE FIDO?\u2022 Magasin Fido : 1004, rue Sainte-Catherine Ouest Comptoir Fido du Carrefour Angrignon Comptoir Fido du Centre Rockland Comptoir Fido du Carrefour Laval Comptoirs Fido des Ailes de la mode Comptoirs Fido des succursales Bureau en gros de la région du Grand Montréal AILES LES AILES DE LA MODE Uppefe^-fe par aoh HOMt 925-FIDO C'EST VOVS^ LE MAITRE.Ptdo cm une marque de ccwtimeive de Mktocell Snlutfcnv lm LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 8 MARS \\W7 Cybêrspécial La course a la cryptographie Malgré des prétentions communautaires, Internet n 'a pas aboli la propriété mathieu perreault collaboration spéciale Clé publique, clé privée, clé symétrique.Malgré des prétentions communautaires, Internet n'a pas aboli la propriété.Les biens qui s'y transigent, intangibles ou non, ont toujours besoin d'être protèges des voleurs potentiels, tout comme les Ilots d'information confidentielle.L'informatique n'a rien changé à la logique des systèmes de sécurité : la perfection n'étant pas de ce monde, tout repose sur la conviction que les agresseurs potentiels reculeront devant les moyens nécessaires a un cambriolage.Les capacités de calcul des ordinateurs progressant constamment, les serrures informatiques doivent être changées plus souvent que les poignées de portes.Tout se joue au niveau de la fabrication des clés virtuelles : au lieu de manier savamment l'épingle à cheveux, les cambrioleurs électroniques cherchent à prévoir le chemin que prend un ordinateur quand il génère des nombres aléatoires.Cette opération est cruciale pour les deux systèmes d'encryption utilisés, symétrique et asymétrique.Jusqu'au milieu des années 1970, la cryptographie était l'apanage des militaires.Les protocoles comme le Data Encryption Standart ( DES ) américain utilisaient des clés symétriques : les mêmes opérations mathématiques servaient à encoder et décoder les messages.En 1967, le mathématicien David Kahn levait tout de même le voile sur certaines pratiques, avec son livre The Codebreakcrs, qui allait devenir la bible des cryptographiles de l'ARPAnet, l'ancêtre de l'Internet.En 1975, un informaticien de 31 ans de l'Université de Stanford, Whitfield Diffie, brise le monopole de la National Security Agency américaine.Son système révolutionnaire fait appel à deux clés différentes pour encoder et décoder un message.Le point faible des clés symétriques, leur échange entre deux correspondants, est ainsi éliminé : chacun peut diffuser à tous ses correspondants potentiels une clé « publique » qui sert à encoder leurs messages, qu'il décode avec sa clé « privée ».Deux ans plus tard, trois informaticiens du Massachusetts Insti-tute of Technology distribuent un algorithme d'encryption utilisant le système de Diffie, qu'ils appellent RSA d'après les premières lettres de leurs noms \u2014 Rivest, Shamir et Adleman.La longueur des clés de RSA n'est pas limitée, alors que celles du DES, alors commercialisé par IBM, ne peuvent compter plus de 56 bits.Depuis, la longueur standard des clés asymétriques est passée de 64 à 1024 bits, ce qui commande des capacités de calcul 100 fois plus élevées pour que l'encryption prenne le même temps.Le logiciel RSA génère au hasard une série de nombres, généralement des nombres premiers, des-quels sont dérivées indépendamment les clés publiques et privées.Ces dernières sont reliées par une relation mathématique, qui ne permet toutefois pas de retrouver l'une à partir de l'autre.L'avènement des clés asymétriques suscite un débat passionné chez nos voisins du Sud, notamment chez ceux qui se nomment ( les punks du chiffrage ).La National Security Agency, qui considère que des communications qu'elle ne pourrait décoder sont une menace à la sécurité nationale, veut tout d'abord interdire l'utilisation de la cryptographie asymétrique, puis réclame un registre national de clés privées.L'exportation de cette technologie, considérée comme une arme, est restreinte.À la fin du mois dernier, trois compagnies ont obtenu le droit d'exporter des programmes fonctionnant avec des clés de.56 bits.D'autre part, les cypherpunks « cypherpunks » L'informatique n'a rien changé à la logique des systèmes de sécurité : la perfection n'étant pas de ce monde, tout repose sur la conviction que les agresseurs potentiels reculeront devant les moyens nécessaires à un cambriolage.voient d'un mauvais oeil le monopole que détient RSA sur la cryptographie asymétrique.Quand un algorithme concurrent, Pretty Good Privacy, est distribué gratuitement au milieu des années 1980, son inventeur est menacé de poursuites par RSA.Les banques sont également méfiantes : quand il faut engager un expert, les candidats doivent fournir une lettre de leur ancien employeur, attestant que leurs algorithmes ont été vérifiés par une firme extérieure, qui n'y a pas trouvé de « cheval de Troie ».La prédominance de RSA dans le domaine de la cryptographie est incontestable, comme en témoigne la foule de spécialistes qui assistaient â son congrès annuel à San Francisco, fin janvier.Mais le développement des communications encodées est lié à leur utilisation par les banques et les services postaux.La Poste finlandaise veut d'ailleurs créer un réseau de courrier électronique Scandinave à encryption asymétrique, dont les usagers disposeraient de cartes à puce comportant leur clé privée, d'une longueur de 1024 bits.t II Une seule cyber//adresse pour se procurer des Fonds de placement Desjardins A 1 C E D 800*CAISSES www.desjardins.com ?B*ak\t\tHum \t\t ?ci Pr»rt Fr4 Scftwar» Desjardins \t \téàÊÊi iwm W - ME » VJIC^vb \u2014«r.-j-,- Les Québécois semblent attirés par les nouveaux services bancaires offerts par les institutions financières.La sécurité des transactions, une question d'identité mathieu perreault collaboration spéciale Faire des transactions sur Internet n'a rien de particulièrement audacieux : après tout, des numéros de carte de crédit sont échangés tous les jours au téléphone.Mais contrairement aux lignes téléphoniques, que peu d'escrocs prennent la peine de détourner, les chemins menant aux sites Web peuvent cacher des embuscades.« La vérification de l'identité des parties contractantes est cruciale », estime Me David Masse, du cabinet Chail Amyot, de Montréal, qui présentait ses travaux à la conférence RSA 97, à la fin de janvier à San Francisco.« Pour ce faire, il faut développer des protocoles compatibles entre eux, comme ISO X509.Un marchand qui accepte les cartes de crédit n'a besoin que d'une machine : pourquoi serait-ce différent pour le commerce électronique ?» Pour le moment, les règles en vigueur pour les transactions traditionnelles sont appliquées.« Avec une carte de crédit, le marchand prend le risque, le client a le bénéfice du doute », indique Charlotte Sauvé, directrice aux paiements électroniques aux particuliers à la Banque Nationale.Des logiciels détectent également les transactions douteuses, notamment si elles sont effectuées dans plusieurs pays en un court laps de temps.Quant aux opérations sur les comptes bancaires, elles sont pour le moment limitées aux transferts, aux paiements de factures et aux services de courtage cl de prêts.« Avec ce genre de pare-feu, auquel s'ajoutent des mots de passe encryptés, la sécurité est complète », assure Danièle Ouellet, qui développe la succursale virtuelle de la Banque Nationale.A Securenat, on utilise a la fois les des symétriques et asymétriques.« Le numéro de carte de crédit sera entreposé sur l'ordinateur personnel du client, encrypté à l'aide d'une clé symétrique générée à partir du mot de passe et de données pseudo-aléatoires entreposées sur son disque dur, telles que la rapidité de frappe de l'usager lors de son inscription à Securenat », explique Stanley Ratajc/ak, premier conseiller en sécurité Informatique a la Banque Nationale.« Quand client et marchand s'entendent sur une transaction, le premier recevra le bon de commande « signé », c'est-à-dire encrypté, à l'aide de la clé privée du marchand.» Le client y adjoint son numéro de carte de crédit encrypté à l'aide d'une autre clé symétrique, différente à chaque transaction.Cette dé symétrique est encryplée à l'aide de l'une des deux clés asymétriques du client, alors que le numéro de carte de crédit ainsi que l'information provenant du marchand sont compressés, puis signés à l'aide de l'autre clé asymétrique.La compression, effectuée à l'aide de l'algorithme MD-5, permet de réduire la taille du paquet de trois Mo à 168 bits, par exemple.La banque vérifie les identités, la solvabilité, puis renvoie l'autorisation de paiement.« Non seulement la cryptographie permet-elle de vérifier l'identité du marchand et du client, mais elle protège également l'intégrité du bon de commande, afin d'éviter qu'un acheteur ne reçoive 20 cravates quand il en a commandé deux », dit M.Ratajczak.Outre Securenat, des protocoles tels que Secure Electronic Transaction ( SET ), Cyber-cash et Verifone sont utilisés par d'autres institutions financières.« Éventuellement, SET constituera la norme », indique M.Ratajc/ak.L'échange de clés privées équivaut à une « poignée de main électronique », selon les mots de Steve Gesner, vice-président aux canaux de transactions alternatifs chez Toronto Dominion.« Évidemment, si les gens divulguent leurs mots de passe, toutes ces précautions sont inutiles.Certains inscrivent encore leur NIP derrière leur carte de débit.» Le contrôle de ces moyens de vérification de l'identité des contractants électroniques devrait-il être confiés aux banques ou à un organisme indépendant ou gouvernemental ?« Les forces du marché se chargeront de trouver un tiers de confiance », estime Me Masse, qui s'oppose «i un catalogue de clés géré par le gouvernement.« Les cartes de crédit ne soin pas obligatoires, mais la grande majorité des gens en dispose, car le système de vérification des institutions financières est adéquat.Je ne vois pas pourquoi ce serait différent sur Internet.»» Desjardins pour s'aider soi-même < » LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 8 MARS 1997 Le Netscape nouveau est arrivé 2.IOEJ .¦.¦ S SB a * » » * < * » i * 1W tan NrwcAPi Communicator fW*^ Commuai anr a «a «y» t»al pfajnja, «itowif w» f W ¦\".\u2022\u2022t.tr.fiixrn MM II MM ?\u2022 -1 ~)fnj« fiRw fUTim atTM» RirtftA«t MllIWJi C«nfl»W*nT ¦ r.*m«Wfclf,\\t.\u2022rcriMMi «m*r «*d «n» devant mon écran en voyant le nombre d'utilitaires à découvrir et à réapprendre à manipuler avec l'arrivée de cette dernière version.Êtes-vous prêt à revivre un apprentissage comme lorsque vous êtes passé de Windows 3.1 à Windows 95 ?L'inforoute entre dans votre salon MARIE-ANDRÉE AMI0T i l'on en croit des entreprises conïrnc~App!e~ ou Zenith, ce ne serait qu'une question de temps avant que la famille, réunie autour de Pâtre électronique, ne puisse pi ton ner et recevoir ses pages Web sur un seul clic de télécommande.Le nouveau micro-ordinateur s'appelle WebTV.C'est en tout point un téléviseur sauf qu'il a la particularité de reproduire des pages Web.Alain Quirion, directeur de la section informatique de Soprin ADS, croit que le phénomène prendra de l'ampleur.Celui qui observe la scène interactive depuis plus de quinze ans est certain que le Web a atteint un point de non-retour.« C'est désormais un incontournable, affirme-t-il.Ceux qui croyaient que ce n'étaient qu'un joujou se sont trompés.» Mais il reste à régler certains problèmes afin que le Net puisse avoir une place de choix dans le salon.Les écrans des WebTV devront offrir une résolution puissante.à un prix raisonnable.Aussi, des fournisseurs de contenus devront faire le pas pour développer des sites appropriés qui attireront les auditeurs.Finalement, la bande passante devra être plus rapide que les modems actuels et les microprocesseurs, plus costauds.Sinon, zap ! Les auditeurs retourneront rapidement à leur premier amour, la télé ! CLUB _ _ ENTREPÔT Pentium £tt màSairm* depuis 1983 Pentium 120 MHz USB 16 Mo EDO Pentium 150 MHz USB 16 Mo EDO -| 079$ Pentium 166 MHz USB 16 Mo EDO 1 259$ Pentium 166 MHz MMX 16 Mo EDO 1 399$ Fabriqué au Québec Tcn.» no» OfcJtrtateuit comprennent-, tacteut 1.44 Mo» 'dteQUD di* 1 3 Ga 2S6 Ko cachet tcx.uK carte v*vv» 1 Mo MPEG |moniteur en tut) Garanti* 3 ans ptéem ef mm1n- tic 2Mo i>< an une *^ Pentium' lAjx-iKiui »L t.\\ir.ii rtititmrv ?lékv.modem (I J3.6K |*>i.' | ii.i.!n k' m ikI»- »'m hiv\" hxinhk' .< DKOMivIu-nm-l
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