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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Livres
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1997-03-09, Collections de BAnQ.

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[" Ix?Château Frontenac .1 800 i il I il < B Montréal, dimanche 9 mars 1997 Livre s La Presse ARTS / TETES D'AFFICHE / JEUNE PRESSE Le monde des femmes page B5 ières années, Dominique toire.Elle a \\utté sans relâche pou.chassé des bêtes pour se nour-senti leur sang sur ses mains.Elle a marché neige, lutté contre le troid, essaya {fer devant des feux dérisoires.ses personnages, elle pu-ébec/ Amérique a vécu*1 técba^ toujo^ïS *A« to prenne L'action de ce gros io, ges (qui sera cette semai ^ époque en libra.tue à une .peu fréquentée ture, il y a 3500 sur la Basse-Côte-Nord et dans le oiu.^rd.à peu près au mo- - contacts _ *mérin- -*ct une 3500 ai.Grand Nord, à peu ment des premiers contacts entre Air L'héroïne Maïna, est co^ta^ toute jeune Amérinu.5 Quitte sa tribu pour prendre un r âge solitaire qui la -mènera jusqu'à la baie d'Ungava, où des Inuits *t connaîtra elle rençonji un grand amour.L'auteur a voulu son héroïne «spe-lus grande que nature.- un gros gros ciale», piu* & «J'ai vraiment eu un ^ de foudre pour mon rsonnage, avoue Dominique Demers, les yeux brillants.Les diens et les Inuits, je ne tout ça attirant.t ¦ 5 ?-f^C .w/ i augmentée incluant es de son nouveau :1e.SQUE TOUT SOL FAVREAU ***** VV1' ' 1 m \u2022 Transformer le bois en livres sans passer par les papeteries.Sculptures d'Alain Stanké.« LIVRE-S » ALAIN STANKÉ Stanké Les éditions internationales Alain Stanke 1212, rue Saint-Mathieu.Montréal H3H 2H7 (514) 935-7452 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 9 MARS 1997 Livres Le Salon du livre de Paris attire aussi des Québécois Louis-Bernard Robitaille collaboration spéciale PARIS Disons-le tout de suite : pour l'industrie du livre, Paris ne vaut pas Francfort, et son salon du livre du printemps \u2014 qui ouvre, mardi soir, à la porte de Versailles \u2014 n'a aucune commune mesure avec la foire allemande de l'automne qui rassemble pratiquement la totalité des professionnels du monde entier.Mais on s'y rencontre entre francophones.Et on y fait même parfois des affaires.Strictement francophones.Francfort est désormais au livre ce que le Festival de Cannes est au cinéma : le premier marché professionnel de l'édition, où les Japonais vendent aux Anglais, les Américains aux Finlandais, les Polonais aux Brésiliens.On y achète et vend du livre pratique, universitaire.scientifique, de la littérature générale et des livres pour enfants.Certains éditeurs québécois, particulièrement actifs dans la vente de droits \u2014comme la Courte échelle, spécialisée dans l'édition jeunesse, ou Québec / Amérique, « inventeur » du dictionnaire visuel qui fait le tour du monde \u2014 se contentent désormais d'envoyer leurs livres pour le salon de Paris et réservent leurs forces pour Francfort et les quelques foires professionnelles spécialisées, comme par exemple Bologne, qui est le rendez-vous incontournable du livre pour jeunes.La fête du livre Créé au début des années 80, le Salon du livre de Paris n'a d'ailleurs jamais eu l'ambition de rivaliser avec Francfort, qui avait de nombreuses années d'avance et des positions inexpugnables.Il s'agissait, à la limite, d'un salon « local », c'est-à-dire parisien, et au mieux français.Et comparable \u2014 sauf pour les dimensions, dix fois plus importantes\u2014 avec des salons du livre en province.Il s'agissait, en toute simplicité, de monter pour six jours une gigantesque librairie publique, offrant dans un espace unique la quasi-totalité de la production française actuelle, et.de vendre quelques dizaines de milliers de livres aux 40 000 visiteurs.Et du coup, de créer un événement littéraire et médiatique susceptible d'attirer l'attention du public sur l'édition, qui en a tou- jours besoin.Après l'effervescence rituelle des prix littéraires de l'automne, qui sert justement et principalement à faire vendre des livres, le Salon annuel du mois de mars était une occasion de faire parler des livres.Et de fait, c'est devenu l'autre temps fort de l'année littéraire, du moins dans les médias.Bien qu'il n'y ait pas \u2014on l'a dit \u2014 le monde entier comme à Francfort, le Salon de Paris reste une impressionnante machine, sans commune mesure avec celui de Montréal, beaucoup plus modeste.Et surtout \u2014 même si, à la fin, ça déplace moins d'argent que l'industrie des aliments pour chiens \u2014 cette grand-messe de l'édition française reunit tout naturellement presque toutes les vedettes de la littérature française actuelle.Cela reste le lieu où le public peut venir rencontrer Régine De-forges, Edgar Morin, Patrick Modiano ou Jean-François Revel.Comme le dit le slogan, c'est « la fête du livre ».Et pour les Québécois ?Pour ce qui est des affaires professionnelles, il est probable que le salon soit plus utile aux petits et moyens éditeurs qu'aux géants parisiens.Les Gallimard, Grasset, et autres Presses de la cité n'ont certes pas besoin de cette réunion annuelle pour faire leurs affaires avec libraires, distributeurs et partenaires divers.Pour eux, le salon sert à vendre ( modestement ) et sert surtout de vitrine plus ou moins médiatique : « Le Salon ne nous est pas vraiment utile, me disait un éditeur parisien important, mais on ne peut pas se permettre de ne pas y être, simplement parce que tous les autres y sont.» En revanche, pour tous les autres éditeurs, moins importants, venus de province, de Belgique.ou du Québec, cela représente l'occasion, sinon de faire des affaires en or, du moins de tenter d'en faire avec des partenaires parisiens importants, et surtout de rencontrer en un même lieu la totalité de la profession: « Sur deux ou trois jours et en un même lieu, dit Pascal Assathiany des éditions du Boréal, un éditeur de Montréal peut rencontrer son ou ses diffuseurs, il voit passer des centaines de libraires lors de la journée professionnelle, il peut éventuellement trouver de nouveaux par;enaires pour des coéditions.Certes il pourrait les voir en n'importe quel autre temps pendant l'année.Mais quand on connaît la difficulté qu'il y a à organiser des rendez-vous à Paris, on constate qu'on fait en trois ou quatre jours au salon ce qui prendrait un mois en temps normal.» Il y a deux façons de voir la situation de l'édition québécoise en France.La première, peu optimiste : l'édition québécoise occupe une place marginale, pour ne pas dire microscopique, dans le monde de l'édition en France.Ce qui se vend le moins mal reste le livre pratique \u2014 où Sogides rafle la mise.Vient ensuite l'édition spécialisée \u2014 essentiellement universitaire ou technique\u2014 où la situation est nettement meilleure, mais où l'on vend en petites quantités.Et puis il y a la littérature générale, où les ventes se comptent à l'unité ou à la dizaine, et où, vraisemblablement, la librairie du Québec de Paris vend autant d'exemplaires dans l'année à elle seule que l'ensemble des soi-disant « diffuseurs » des maisons d'éditions québécoises.La seconde, moins pessimiste : ces ventes, même en quantités infinitésimales, représentent pour les chiffres d'affaires des maisons concernées, un petit ballon d'oxygène supplémentaire, un petit plus dans les comptes de fin d'année.Et, même si les vraies affaires \u2014c'est-à-dire les ventes en bonne et due forme de droits à un éditeur français \u2014 sont rares, on conclut certaines ententes, modestes mais profitables, par exemple de coédition.En tout cas, cette année, il y aura non seulement le traditionnel stand du Québec \u2014 désormais bien géré par.la librairie du Québec \u2014mais exactement 46 maisons d'éditions.Dont chaque représentant \u2014 même s'il est en partie subventionné \u2014 défraie plus de la moitié de ses dépenses à Paris.Ce qui donnerait à penser que la plupart y font vraiment quelques affaires, même de dimension modeste.* * Derrière l'écran de fumée.Pierre Le mieux Tabac et liberté La Presse La guerre du tabac \u2014 c'est le titre d'un des ouvrages dont il sera question ici \u2014 qui fait rage actuellement au Canada fait de curieux détours par des considérations économiques, sportives et culturelles, ainsi que par des soucis électoralistes dont le moins qu'on puisse dire est qu'ils ont peu de rapport avec la santé publique.Jusqu'à quel point la pérennité des voitures de course ou du jazz repose-t-elle sur.de la fumée ?Le Parti libéral de Jean Chrétien peut-il survivre à ses nobles intentions ?.Deux livres apparaissent en librairie, qui traitent d'une polémique qui n'a cessé depuis quelques semaines, à J^lfe ASSOCIATION û DIABÈTE et set associations QUEBEC affilttet Pour Vamour de la vie ! Soigner c'est bien, prévenir c'est mieux ! Renseignements et dons (514) 259-3422 ou 1 -800vif>1 \u20223504 de L1RZ L'écrivain français Daniel Pennac nous visitait récemment pour nous présenter deux courts ouvrages, excroissances toutes tendres du monde de Malausséne : une pièce de théâtre, Monsieur Malausséne au théâtre et Des chrétiens et des Maures, un exercice de haute voltige sur la liberté, le pouvoir de l'imaginaire et de l'écriture.Un personnage, en l'occurrence « le petit » \u2014 vous vous souvenez, celui aux lunettes roses qui dans Monsieur Malausséne se faisait crucifie; sur la porte, histoire de faire fuir le huissier venu saisir le mobilier \u2014 eh bien « le petit » veut ici trouver son papa.Il le trouvera dans un roman de Jérôme Charyn que Daniel Pennac considère, je crois, comme un père spirituel.Au fond Daniel Pennac a écrit Des chrétiens et des Maures pour exprimer encore une fois sa passion de la littérature, qui est chez lui presque une religion.Intarissable sur ses lectures, Pennac-Malaussène en profite, bien sûr, pour nous parier du monde de Jérôme Charyn et aussi d'Herman Melville ou plutôt de son héros, profondément désespéré et révolutionnaire, Bartelby, qui à toute question ou à toute injonction répond: « I would prefer not.» Nous avons padé de tout ça.Moi, habitée de mon plaisir de l'écouter, lui séduisant, convaincant, trouvant son plaisir à encore une fois parler de ses personnages qu'il aime d'amour comme ces écrivains-phares que sont pour lui Charyn et Melville.Daniel Pennac possède une rare qualité, i* ommunique sa passion en so prisant d'images et de mots qui nomment l'essentiel de l'humain dans ses amours, ses angoisses, ses quêtes.Et tout ça avec un sourire triste, ravi ou ironique au coin du coeur et des lèvres.Il était là, il parlait, parlait, alors pour vous je l'ai écouté.Nous n'avons pas vu le temps passer.Je n'aurai donc ce soir qu'un invité et je peux vous assurer qu'en l'écoutant vous me donnerez raison de ne pas l'avoir interrompu.Danièle Bombardier Alors, à ce soir, 20 heures, à Télé-Québec.Télé-Québec la faveur d'un projet de loi controversé, de gagner en ampleur : jusqu'où la législation doit-elle aller par rapport au tabac ?Le premier est La Guerre du tabac, l'expérience canadienne, une brique documentée, érudite, en provenance du Centre de recherches pour le développement international ; l'auteur, Rob Cunningham est avocat, est reconnu comme un spécialiste de la réglementation du tabac et est au service de la Société canadienne du cancer.Le livre part de la statistique selon laquelle le tabac tue chaque année 45 000 Canadiens et attaque durement l'industrie du tabac, les « marchands de la mort ».Le second bouquin est signé par l'économiste et polémiste Pierre Le- mieux, qui élabore dans Tabac et liberté.l'État comme problème de santé publique une position de principe, libertaire et épicurienne, contre toute législation tendant à introduire l'État dans la vie privée.Lemieux décortique certaines statistiques \u2014 sur la nocivité de la fumée secondaire, par exemple \u2014 dans le but d'en démontrer les faiblesses, mais il se consacre surtout aux « coûts pour la liberté » qu'entraînent les législations dirigées contre les conduites individuelles.LA GUERRE DU TABAC L'EXPÉRIENCE CANADIENNE.Rob Cunningham.CRDI.Ottawa.1997.404 payes.TABAC ET LIBERTÉ.L ÉTAT COMME PROBLÈME DE SANTÉ PUBLIQUE.Pierre Lemieux.Éditions Varia, Montréal, 1997, 102 p.Dominique Demers -v \u2022» DEMERS / Suite de la paye B I_ « Mais j'avais ce coup de coeur pour ce personnage qui m'est apparu et m'a poignée à la gorge.Je la voyais courir sur un cap et il fallait que.je sache pourquoi elle courait.» Jusque-là, Dominique Demers n'avait écrit que pour les enfants et les adolescents, des romans souvent couverts de prix.Aussi, même après une année entière consacrée à la recherche sur Maïna, Dominique Demers croyait encore écrire pour les ados.« Je ne me suis jamais dit je vais écrire pour les adultes.Je me sentais plutôt humble devant ça.Je voulais par contre quelque chose de spécial, écrire un roman pour les grands adolescents, de 15 à 18 ans, une tradition qu'on n'a pas au Québec.C'était mon idéal, un défi, écrire un livre plus long, à la structure romanesque plus exigeante, à l'écriture plus travaillée, sans jamais être hermétique.» Dominique Demers éprouve le besoin de faire lire le premier jet de son roman à des adolescents, dont son fils aîné, Simon, à qui le livre est dédié, et à des adultes.Surprise.Les adolescents croient que le livre s'adresse à eux ; les adultes ont l'impression qu'il est écrit à leur intention.« Sur le coup, ça ne m'a pas fait plaisir.J'étais perdue.Je n'avais jamais pensé écrire pour les adultes, mais là, je rêve d'écrire une grande saga.»> Pas tout de suite cependant.« Je n'aurais pas le courage, confîe-t-elle en riant.Ça a été très lourd comme aventure.Ça a été fascinant, je ne le regrette pas.Mais je ne savais pas dans quoi je m'embarquais, ce qui est souvent mon genre.» De fait, Maïna, que Dominique Demers a écrit avec ses deux publics en tête, paraît simultanément pour les adultes en un tome, et en deux pour les adolescents.Tellement beau.Maïna a mené Dominique Demers jusque sur la Côte-Nord.« Je me suis rendue jusqu'à Blanc-Sa-blon en hiver pour savoir ou cette petite bonjour habitait.Ce n'était pas là.( Mais la journaliste en a profité pour écrire un article pour L'actualité qui a gagné le prix René-Lévesque.) « À l'automne, je suis allée près de Baie-Comeau, où j'avais vu des choses intéressantes.J'ai fait de la randonnée, j'ai trouvé la plage où Maïna et son peuple campaient.C'était super, c'était tellement beau.Mais je me suis perdue en suivant une piste et j'ai failli y rester.C'était une expérience intéressante aussi, ça m'a rapprochée de mon personnage.« J'ai été ébranlée.J'étais rendue tellement loin dans ma recherche, une maudite bonne recherche, tellement minutieuse, pour posséder cet univers.Et là, je me retrouve perdue et je m'aperçois à quel point je suis loin de cet univers-là.J'ai eu une certaine humilité face à mon projet et face à Maïna », se rappelle Dominique Demers qui admet avoir développé une grande admiration pour les Amérindiens et plus grande encore pour les Inuits, au point de vouloir, dans la première version de son roman, transmettre tout le savoir accumulé sur ces deux peuples.Pour éviter les erreurs, elle a fait appel à un archéologue.Daniel Chevrier, qui a lu attentivement son roman.« Il est venu comme un cadeau.C'était mon bouncer », préci-se-t-elle, reconnaissante.À son grand étonnement, Dominique Demers s'est aussi servie d'une autre expérience traumatisante, vécue il y a presque 20 ans.C'est la scène de la rivière où Maïna perd son canot, coupé en deux.« Ça m'est arrivé, j'ai failli y perdre la vie.Je ne suis pas très prudente.et pourtant, j'aime tellement la vie ! Dans la montagne, quand je me suis perdue, j'ai eu très peur de mourir aussi et en ayant des enfants, c'est pire.C'était horrible.Et ma mère est décédée avec une tràlée d'enfants.C'était dur, mais tout aussi dur de me dire qui suis-je pour écrire ce roman ?» Dominique Demers a donc découvert qu'elle pouvait écrire une fiction en puisant dans ses propres expériences.« Après mes premiers romans, je pensais que je ne serais jamais un écrivain parce que l'inspiration ne me vient pas du ciel.Je suis restée très naïve, malgré 15 ans de critique littéraire.J'avais l'impression que quelqu'un qui écrit un roman était inspiré comme à la petite école, avec les langues du Saint-Esprit.« Le premier roman pour adoles- cents que j'ai écrit était autobiographique ( Un Hiver de tourmente ) et j'ai toujours pensé après que l'on ne peut pas vivre des émotions aussi fortes ( avec un roman de pure fiction ), mais ce n'est pas vrai.« Quand Maïna monte sur une pierre et dit ma tunique est de phoque et de caribou, j'aurais de la misère à lire ça en public, parce que ma voix flancherait.Je ne sais pas de quelle vie ça me sort, mais ça me sort des tripes.» Heureuse avec l'écriture Pour écrire, Dominique Demers s'est isolée dans un petit chalet, dans le Nord.« Parce que j'ai des enfants ( un amoureux et un chat, un chien et un hamster ), je ne peux pas le faire à un rythme relax.J'y vais par petits coups de trois-quatre jours.Ça coûte cher à la famille, alors je travaille vraiment 12 heures par jour.Mais quand tu travailles, qu'après tu fais le souper des enfants, les devoirs, que tu vas à une réunion de parents, travailler 12 heures juste pour l'occuper d'un roman, c'est un peu des vacances », assure-t-elle.« J'aime beaucoup écrire, je suis très heureuse quand j'écris, je suis en amour avec ce métier, reprend-elle.Je ne me vois vraiment pas vivre sans ça.J'apprend tellement, c'est tellement Intense, tellement fort comme expérience.Bâtir un monde juste avec des mots, ça reste hallucinant.Quand j'y pense, je me sens très touchée.Et les périodes où je n'écris pas ( par exemple pour poursuivre ses études postdoctorales ) deviennent de plus en plus lourdes.» Puisqu'il est question d'Inuits dans son roman, Dominique Demers a évidement relu Agaquk.Et a lu Mais qui donc va consoler Mingo ?de Paul Bussières, plus récent.« Non, ce n'était pas intimidant.Je me disais : je pense que je suis capabje.Moi aussi je possède mon univers.« J'écris comme on se sacre à l'eau.Quand j'écris, je me sens vraiment comme un enfant qui fait un mauvais coup, comme si je faisais quelque chose d'un peu dangereux, de casse-cou », explique Dominique Demers.MAÏNA, Dominique Demers.Québec I Xmérique Montréal 1997.368 panes LA PRESSE, MON 1 KhAL, DIMANCHE V MAKS 1997 15 3 De la genèse à la colère des eaux, Grisham en le Royaume de Jean O'Neil Réginald Martel M Jean O'Neil tantôt regarde les choses par le petit bout de la lorgnette, tantôt par le gros.Cela donne des tableaux forts différents.Dans le premier volet de « L'Âge du bois », Stornowav, il racontait les choses et les gens des Cantons de l'Est sans remonter trop loin dans le temps, s'inspirant essentiellement de l'histoire d'un seul village, d'une seule famille.Dans Les Terres rompues, le Saguenay apparaît tout entier, depuis la genèse même de notre planète jusqu'aux heures plus récentes du peuplement de cette région.Une famille, cette fois encore, sert de porte d'entrée dans le Royaume.Deux regards, une même empathie.Selon les écrivains montréalisants, le Québec des régions \u2014 où souvent ils sont nés\u2014 semble ne pas exister, ni même le mériter.Il s'agit pour eux d'espaces vagues, comme on dit de certains terrains, certainement inutiles, probablement habités par des demeurés.Jean O'Neil pense tout autrement, qui ne se lasse pas de parcourir en tous sens ce Québec dit des régions, attentif aux signes que l'Histoire y a inscrits, aux gens qui l'habitent, aux choses qui s'y font et défont.On l'a dit.mais on peut le répéter : il y a dans cette attitude quelque chose de Jacques Ferron.Voilà qui réunit, au moins sur un plan, nos meilleurs conteurs.L'importance du paysage physique Les conteurs ont chacun leur manière, M.O'Neil en a au moins deux.Dans le premier tome des Terres rompues, il avait choisi de donner la parole à de nombreux personnages, ce qui apportait des points de vues divers sur les mêmes événements, sans pourtant que fût donné à chacun des locuteurs le privilège d'un discours vraiment personnel.La méthode avait quelque lourdeur, encore qu'on pût s'en accommoder.À une ou deux exceptions près, l'écrivain cette fois confie à une certaine Janouk Mur-dock, qui serait son amie, la responsabilité de la narration entière.Elle en sait, des choses.Au moins autant que M.O'Neil lui-même, qui non seulement sait reconnaître parmi mille autres la moindre fleur sauvage, mais peut encore vous dire comment un jour la terre et les eaux ont été séparées, comment se sont faits les continents et ce que cela donne du point de vue de la topographie et de la géologie, ici et maintenant, de Ta-doussac au lac Saint-Jean.Il vous dira même, grâce à sa théorie du delta inversé, pourquoi la région a subi l'été dernier l'immense colère des eaux.Le paysage physique a donc son importance, puisqu'il façonne les activités et les mentalités des humains.L'écrivain a quand même un faible marqué pour ces derniers, dont la grandeur tient à leur volonté d'investir et d'habiter, souvent contre le bon sens même, des espaces qu'ils s'acharneront à transformer à leur tour.On trouve parmi eux des illuminés, certes, et pour quoi pas ?Sans Alexis le Trotteur qui devint un personnage légendaire sur les deux rives du Saint-Laurent, la petite histoire, qui parfois en dit plus long que la grande, serait un peu orpheline.Nous croisons donc l'homme-cheval, et aussi les vrais fondateurs du Royaume, venus de près, provinces de Charlevoix et de la Côte-du-Sud, ou de la lointaine Grande-Bretagne, qui ont choisi de fonder une famille et de bâtir maison, pour arracher aux forêts ou à la terre arable de quoi vivre et durer.Il critique parfois leurs gestes mais jamais ne les condamne, réservant sa rare sévérité à ceux qui de loin profitent de tout et ne font rien.M.O'Neil nous fait rencontrer aussi des contemporains, dont Jean-Paul Desbiens ou Lucien Bouchard, qui ont selon lui quelques mérites.Le songe erotique RÉGINALD MARTEL Moins tangible que celui de l'état de veille, l'érotisme des rêves doit bien avoir quelque utilité, puisqu'il se manifeste, nous jurent les psychanalystes, chez tout un chacun.On y trouve s'il y a lieu, je suppose, des compensations.À moins qu'on n'y trouve l'inspiration, si on est écrivain, ou qu'on fasse du rêve le prétexte d'une inspiration qui ne lui doit rien.Peu importe à vrai dire, si seulement l'écriture de la sexualité est celle d'un artiste, de quelqu'un qui peut donc offrir aux lecteurs des plaisirs qui ajoutent au propos une dimension esthétique.M.Roger Des Roches est un artiste, n'en doutons pas.Il est de ceux qui aiment les appareils romanesques compliqués, comme s'il voulait échapper sans cesse à des traditions d'écriture plus ou moins honnies et qui finissent par rattraper ceux qui les fuient, en leur apportant, honnête consolation, des lecteurs qui auraient tendance à se faire rares.Le Rêve n'est pas un rêve mais deux.Ceux, parallèles, d'une femme et d'un homme qui dorment l'un près de l'autre, sous la haute surveillance, qu'ils ignorent évi- ROGER DES ROCHES LES HERBES ROUGES/ ROMAN demment, de quelque dieu coquin, ordonnateur de l'activité onirique qui habite chacun.Il s'en passe de belles, qui peuvent rencontrer ou non nos fantasmes les plus chers, et on ne saurait reprocher à l'écrivain la moindre pudeur, si on entend pas là une manière de dire les choses \u2014 et la chose \u2014 avec des mots qui seraient fleur bleue.Il appelle chat un chat, même s'il n'y a pas de chats, et le reste est à l'avenant.Pour le répertoire des pratiques sexuelles, rien d'inédit évidemment.L'originalité du roman est ailleurs, dans certaine façon de lui donner un air et une réalité intellectuelles, avec des déclarations de ce genre ( on bavarde un peu, dans ces rêves ) : « Le désir est une image.» Ou encore : « \u2014 Qu 'est-ce qu 'un corps ?\u2014 Une suite de mots.» Avec « Ce cul.je l'ai léché ! ».le contraste a quelque chose de saisissant.De construction moins savante, mais tout aussi résolument erotique, le roman de Mme Diane De-nault.Comme la main sur la cuisse d'un amant, emporte les lecteurs au plus près de l'expérience vécue, ou rêvée à l'état de veille, d'une femme amoureuse d'un homme qui l'est moins.L'ouvrage est composé de brefs récits objectifs et de lettres enflammées qui s'éclairent les uns les autres, pour dire finalement, mais sans le dire trop explicitement, qu'il n'y a pas d'amour heureux, que toujours il est entravé ou mal partagé.L'érotisme des lettres révèle l'extrême passion de la femme, il ne la résume pas.Car la tendresse y a sa large part, qui invite les lecteurs à une douce complicité dont l'érotisme seul, par définition, les exclut.LE RÊVE.Roger Des Roches.Les Herbes rouges, Montréal.1997.84 pages.COMME LA MAIN SUR LA CUISSE D'UN AMANT, Diane Denault.Éditions Stanké.Montréal.1997, 142 pages.Identité et ethnie La Presse Définition identitaire et problématiques à saveur ethnique.Tels sont les thèmes qu'abordent, par des méthodes et selon des points de vue radicalement différents, deux ouvrages de réflexion récemment débarqués en librairie.Le premier est un recueil d'entretiens menés par Marcos Ancelo-vici et Francis Dupuis-Déri, entretiens avec une douzaine de penseurs et écrivains ( dont Neil Bissoondath, Marek Halter Alain Finkielkraut, Jean Larose, Amin Maalouf) composant le menu de L'Archipel identitaire.L'ouvrage explore les liens existant entre nationalité, langue, religion et art en tanl que déterminants dans la conception que l'on a de son identité culturelle.Mardi prochain, les deux auteurs de L'Archipel identitaire animeront d'ailleurs à la librairie Olivieri ( 5200, rue Gatineau, à 19h ) une table ronde réunissant Lise Bisson-nette, David Homel, Emile Ollivier et Charles Taylor ; on se penchera aliors sur le sort des cultures nationales ainsi que sur l'identité culturelle en tant que source de conflits politiques.Le fait est que c'est bel et bien de conflit politique dont il est question sous la plume du porte-parole du Mouvement Québec français, Guy Bouthilier: dans L'Obsession ethnique, celui-ci se propose de « décrisper l'atmosphère » régnant entre tenants du OUI et du NON, en particulier avec la fraction de ces derniers provenant de minorités ethniques.Bouthilier soutient que la réalité canadienne a de tout temps été marquée par la chose ethnique, les vainqueurs de la bataille des plaines d'Abraham poursuivant depuis ce temps une politique d'assimilation dont l'ethnicisation constitue le coeur.L'ARCHIPEL IDENTITAIRE, Marcos An-celoxiciet Francis DupuisDeri.Boréal, Montréal.1997,213 pages.I OBSESSION ETHNIQUE, Guy Bouthilier.Le tôt éditeur.Montréal, 1997, 2iS pages ILLUSTRATION GILLES ARCHAMBAULT.repose par Liùœ Expression dont celui d'être d'authentiques Bleuets, ce qui n'est pas rien.Les Terres rompues aurait pu ressembler à une de ces monographies un peu froides qui ne cachent rien mais qui ne disent pas tout de la complexité d'un village, d'une région.L'ouvrage aurait pu être aussi la célébration un peu nostalgique des us et coutumes de naguère et de jadis.En imbriquant finement les deux projets, l'écrivain a pu les fixer dans un troisième état, difficile à identifier celui-là, sinon pour en dire qu'il appartient tout entier à la littérature et à l'immense pouvoir de séduction dont la nantit un artiste de la trempe de Jean O'Neil.L ÂGE DU BOIS II : LES TERRES ROMPUES, Jean O'Neil.Éditions Libre Expression.Montréal, 1997.304 pages.traduction La Presse Débarque en traduction sous le titre de L'Idéaliste le fameux Rainmaker de John Grisham, ce thriller « juridique » de l'expert en la matière qui, à sa sortie aux États-Unis au printemps de 1995, a établi un record, dûment homologué, pour un premier tirage: 2,8 millions d'exemplaires ! Grisham est l'auteur de La Firme, Le Client, L'Affaire Pélican qui, tous, ont été portés au cinéma \u2014 L'Idéaliste le sera aussi.C'est l'histoire d'un jeune diplômé en droit, Rudy Baylor, qui connaît un début de carrière difficile ei entretient des relations douteuses, en dépit de quoi il intentera un énorme procès, au nom d'une famille pauvre, contre une compagnie d'assurances qui tente d'échapper à ses responsabilités.Recensant l'oeuvre originale ( 14 mai 1995 ), La Presse écrivait : « L'auteur n'est un génie ni de la psychologie, ni de l'écriture.en dépit de quoi The Rainmaker apparaîtra à plusieurs comme supérieur à La Firme.» L'IDÉALISTE.John Grisham, traduit de l'américain par Éric Wessberge.Robert Laffont, Paris.1997.466 pages.me» la série «t^c/ouillon de èZ?bulet pour TRADUCTION DE «CHICKEN SOUP FOR THE SOUL» No 1 des best-sellers du NEW YORK TIMES Jack CANDFIELD et Mark Victor HANSEN n1 .OAU.6 ê L'ORIGINAL VENDU À.I Plus de 80 histoires, émouvantes et p)us de stimulantes, pleines d'humour, qui 6 millions réchauffent le coeur et remontent le d'exemplaires moral.Un rappel aux valeurs essentielles: , ¦SrjouLlIon amour, amitié, gratitude, compassion,EK^0Ujej estime de soi.iMT^à'me 19,95 $ ch.Plus de 3 millions d'exemplaires \u201e2 Bol h S' MM ?\u2022 M Bouillon poulet 288 p.SCIENCES ET CULTURE 304 p.MÉDECINS.DEVENEZ PARTENAIRES DE VOS PATIENTS 24,95$ :t:, fVîïï COHTfc A.TIOM9 POUR DES SOINS DE QUALITÉ lor.Kauts GUIDE DE PHARMACOLOGIE PSYCHIATRIQUE MJM Les Éditions LOGIQUES l2ô?B.En vente partout \u2022 Distribution exclusive LOGIDISQUE inc.Tnniconiwenui Tel : (514) 933-2225 \u2022 Fax: (SU) 933 2182 \u2022 logique@>c.im.org \u2022 hitp://www.logiqu«.com TOUT EN LISANT' l A PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 9 MARS 1997 Livres lelson Ollala de Baudelaire à Céline en passant par les autres sans guère d'exceptions que de mal embouchés.Et les chats ont fait semblant \u2014 ils font toujours semblant \u2014 de faire avec cette âme prêtée comme ils font avec la leur propre : un usage immodéré.Jacques Folch-Ribas collaboration spéciale uel beau roman ! Déjà, la naissance du petit chat est une pie-ce d'anthologie.Le petit chat, c'est Nelson Ollala \u2014 allez savoir pourquoi sa mère l'a ainsi nommé.Il ne faut s'étonner de rien, avec Bertrand Vidage, l'auteur de ce livre qui geint, qui griffe, qui ronronne et qui se moque superbement de cette logique dite romanesque.\u2014 Fariboles, semble-t-il dire, lise/ et vous verre/ si cette aventure n'a pas les accents indéniables de la vérité.Je me suis mis à la place des chats, vola tout, et dans leur milieu social.Je suis devenu chat.« Les chats ont-ils une âme ?» n'est plus une question depuis que les écrivains leur en ont prêté une.Ainsi donc, Bertrand Visage, auteur par ailleurs de quatre autres romans qui me furent tout à fait profitables, un peu vénéneux, un peu féeriques et bourrés de talent, dont l'un intitulé Tous les soleils eut l'heur de plaire aussi au jury du prix Fémina, Bertrand Visage di-sais-je est allé chez les chats \u2014 non pas comme le pharmacien touriste ni le professeur ethnologue vont chez les Indiens exotiques, mais comme l'artiste subtil (cela existe ), en sachant très bien que ce Nouveau Monde-là prendra vite le dessus et s'emparera de son âme à lui, et de sa plume qui n'est pas d'oiseau, pour écrire à sa manière : ici la manière chat.Le résultat est superbe.D'abord, ces chats-là sont en Corse, qu'on dit l'île de Beauté.Nelson Ollala est né quelque part dans le maquis, en juin, « par une matinée de grande chaleur ».Sa mère s'appelle Léa, c'est une chatte tigrée qui, entre autres, adore ra- conter des histoires drôles, évidemment corses, et parfois corsées ( je vous les recommande ).La naissance, je crois vous l'avoir signalé, est atroce, à la limite de l'insoutenable pour un ami des félins, mais rien n'est à l'épreuve des chattes cl Léa s'en sortira \u2014si je peux rassurer les âmes humaines et sensibles que je crois que vous êtes.Le père de ce Nelson est Frankic, un « robuste matou formidablement laid, masif, pansu et amoché, accablé d'innombrables maîtresses dans le pays corse ».Ça lui fait une belle jambe, à notre Nelson : ce genre de courailleurs, que les humains appellent par commodité, sinon envie, des machos, n'a pas l'habitude de reconnaître ses enfants mais peut, éventuellement, les aimer et surtout les conseiller durant leur apprentissage de chatons.Mais c'est déjà beaucoup.Plus que n'en donnent des papas légitimes, et déclarés.Il s'agit donc d'un roman d'éducation.Il y a tellement de choses à apprendre.Pour commencer : les petites grenouilles, les rainettes, sont-elles mangeables ?Oui.Elles ont un merveilleux goût, chaud et vanillé.Les humains, eux, ne sont ni mangeables ni guère fréquentables : toujours prêts à vous couper les queues, la grande et la petite, et les olives qui vont avec.Sale race.H s'agit d'apprendre a vivre avec elle, a négocier les virages comme disent les amis des coureurs automobiles, à se tenir loin des humains, ou près d'eux, suivant des cas fort difficiles à déterminer.Prenez par exemple une certaine Rita : quand on lui lèche les doigts, c'est du sel.C'est bon.Et puis, elle dégage « un nuage puissant et mystérieux d'huile solaire à base de noix de coco ».Mais Rita met en garde Nelson : « Ne pousse pas dans le village.Répète après moi : noix de coco ».C'est ainsi qu'on devient méfiant comme son père Frankie, et qu'on devient chat sauvage.On apprend les hirondelles, aussi, et comment, devenues veuves, elles jettent au sol leurs petites, qu'elles ne peuvent plus suffire a nourrir.II suffit d'attendre qu'elles tombent pour les manger ( ceci était une leçon de Frankie, habitué des restaurants d'oiseaux ).Eh oui, tout n'est pas rose non plus pour les hirondelles veuves.On apprend toutes sortes de choses, passionnantes pour un chat.Faisons court : on finit par prendre congé de l'humanité, et du lecteur ( très accroché, le lecteur ) et disparaître d'un seul bond, car une chatte au pelage acajou vous attend sous les pins.Une vie de chat, quoi.L'ÉDUCATION FÉLINE.Bertrand Visage, lidilions du Seuil, Paris, 1997.141 pages ROMAN Le blues déchirant de Resnick GILBERT GRAND Comme des millions de téléspectateurs et lecteurs, vous ave/ découvert récemment que le roman policier britannique ne rimait pas qu'avec Christie, James ou Rendell, qu'il pouvait aussi être branché sur une violence urbaine bien actuelle et vous avez adoré ça.Aussi, si je vous dis « Jane Tennison », vous pense/, aussitôt à l'inspecteur-chef de Prime Suspect ( Suspect numéro un ) lassant dans leur coin criminels, politiciens et supérieurs misogynes.Si je vous dis « Eddie Fitzgerald », vous voyez l'énorme psychologue alcoolique et joueur de la série Cracker ( Fitz ) démasquer les suspects avec le même acharnement qu'il met à détruire son ménage.Mais si je lance « Charlie Resnick », seuls quelques heureux sa-\\ eut que derrière ce nom se cache un peu ordinaire inspecteur de Nottingham, personnage principal de la meilleure série policière britannique de l'heure.Il est temps de le clamer haut et fort pour ceux qui ne connaissent ni les huit romans de John Harvey ( les quatre premiers traduits chez Rivages ) ni \u2014 avis à Radio-Canada\u2014 la série télévisée Resnick tournée par la BBC avec Tom VVilkinson.Pour celles qui l'ont vraiment approché, Charlie Resnick ne manque pas de séduction malgré son allure négligée : chemise froissée, cravate nouée à l'envers sur un col ouvert dont le boulon a depuis longtemps disparu, pantalon trop serré a la taille et en accordéon sur ses chaussures.Ce fils d'immigrants polonais et client assidu des delicatessen d'Europe centrale et des cafés italiens, ne renoncerait pour rien au momie à ses sandwiches maison, pas plus qu'à ses disques de jazz et a ses quatre chats au nom révélateur ( Dizzie, Miles, Pepper et Bud ).Pantouflard solitaire et noctambule, Resnick l'est devenu par instinct de survie, par peur de se brûler le coeur une seconde fois.Après cinq ans de vie commune dont le vide le stupéfia par la suite, Elaine, sa femme, l'a quitté « pour s'épanouir, se trouver elle-même », en fait pour se remarier dans les six mois avec un agent immobilier qui changeait de voiture tous les ans.Quand, après un nouvel échec sentimental, elle lui écrivit pour lui demander de l'aide avant de dispaître, il brûla ses lettres sans les lire.De cette blessure intime qui ne s'est jamais refermée, de cette tristesse et de cette culpabilité aussi viennent sans doute la compréhension, la compassion, la véritable empathie (tue Resnick manifeste envers victimes et coupables, tous compagnons d'infortune et de misère.« Tous poussés à bout par d'autres, par la vie.Par une corde piano, tendue, tendue et retendue à l'intérieur d'eux-mêmes, avant de casser dans une explosion de rancoeur et de violence.» Trouvez-moi un flic qui s'interroge comme Resnick devant des parents brisés par le meurtre de leur enfant : « Y a-t-il une lueur de vie au-dela de la torpeur, au-delà de la douleur ?» Retenant les leçons de la fameuse saga des flics du 87e d'Ed McBain, John Harvey a doté Resnick d'une seconde « famille » : ses compagnons de travail et quelques connaissances que le lecteur voit vivre d'épisode en épisode.D'abord le superintendant Skelton, un peu moins raide depuis que sa fille a été arrêtée pour vol à l'étalage, Kevin Naylor abandonné par sa jeune épouse déprimée.Mark Divine, l'ancien joueur de rugby qui aime cogner, et surtout Lynn Kellog, solide fille de la campagne, intuitive sauf en amour, que Resnick protège « comme la fille qu'il n'a jamais eue, l'amante qu'elle ne sera jamais ».Et il y a surtout Nottingham, grande ville régionale malade aux prises avec le lourd héritage postindustriel et post-thatchérien : exclusion, misère, chômage, délinquance, frustrations, inégalités, etc.Miroir presque parfait de l'Angleterre pour ce qui est de la répartition de la population par âge et par race, Nottingham détient aussi le record du nombre de crimes par habitant et les communautés y voisinent dans un espace très restreint.Ce désarroi moral et social sert de toile de fond constante aux enquêtes de Resnick et de son équipe, dont la structure polyphonique, avec fils dramatiques se croisant et se répondant, doit beaucoup au jazz.De son métier de poète ( et éditeur de poésie ), John Harvey a retenu l'art de l'ellipse et la précision du style ; de son métier de scénariste ( il a écrit pour la télévision la série Hard Cases, inspirée de Hill Street Blues), il a retenu la maîtrise du dialogue et du récit éclaté, le sens du rythme.Aussi, chaque épisode de la saga Resnick rassemble de manière impressionniste les multiples émotions, joies et douleurs de la vie autour d'un thème principal qui sert de moteur a l'intrigue.Dans Coeurs solitaires ( Lonely Hearts ), un tueur en série choisit ses victimes parmi les femmes esseulées qui écrivent au courrier du coeur.Les Étrangers dans la maison ( Rough Treatment ) sont des cambrioleurs audacieux qui vident les résidences de banlieue.Dans Scalpel ( Çutting Edge), Resnick enquête sur des agressions sauvages perpétrées contre le personnel d'un hôpital.OffMinor ( empruntant son titre à celui d'un morceau de Thelomious Monk ) traite avec pudeur et retenue du thème délicat de la pédo-philie.Le corps de la petite Gloria a été retrouvé en morceaux dans des sacs poubelles.Puis la petite Emily disparaît à son tour, l'enquête piétine et l'opinion publique s'impatiente.Craignant le pire, Resnick s'attache à comprendre le désarroi des parents, la dérive de la mère déprimée privée de ses deux enfants, etc.Une leçon de vie et d'écriture qui vous hantera longtemps, tout comme les épisodes suivants Wasted .Years, Cold Light et Easy Meat.Cette série à lire absolument n'a jusqu'ici connu qu'un seul faux-pas : Living Proof, où Resnick doit protéger une romancière de polar US bien trop envahissante.OFFMINOR.John Harvey.traduit de l'anglais par Jean-Puai Grattas.Rivages I Noir, Paris 1997.389 pages.La magie des gourous CLAUDE MARCIL collaboration spéciale Parasites des faiblesses humaines, les gouri se portent bien : environ mille sectes vamp risent les Québécois Soi-disant prophèl ou médiums, ils p tendent avoir l'oreille de Dieu exclusivité et posséder des pou voirs surhumains, voire sumatu rels : lévitation, matérialisation d'esprits, décorporation, voyance guérisons miraculeuses, etc.Plu sieurs livres les dénoncent mais il n'y en aura jamais assez, surtoul quand, à l'instar de Gérard Majax l'approche est aussi originale que décapante.Magicien et psycho-pédagogw il fait dans Gare aux Gourous la lu mière sur les irucs, les supercherie des sectes et démythifie ainsi les faux gourous.Déguisé en naît, en futur adepte, en illuminé potentiel, Gérard Majax a, depuis trente ans, réussi a infiltrer de nombreuse1, sectes et autres prétendues Églises aux quatre coins du inonde, et as sister aux « cérémonies » et aux démonstrations des gourous.Le résultat est drôle et triste à mourir.Si certains trucages soni simplistes et font partie d'une tradition séculaire, d'autres font appel aux technologies les plus modernes.Il fait ainsi, retomber sur terre tous ces escrocs qui prétendent léviter, réduit à néant les matérialisations d'esprits en expliquant au lecteur sidéré aussi bien les systèmes simples que les appareils très complexes, fabriqués spécialement ou achetés chez des marchands d'accessoires d'illusionnisme.On comprend rapidement que n'importe qui, en communication ou non avec l'au-delà, peut pratiquer la chirurgie à mains nues sans aucune conséquence pour le patient, sauf pour son portefeuille.Il nous révèle le truc des aiguilles dans les joues, celui qui permet aux fakirs de s'allonger sur quelques rangées de clous et celui qui envoie le maître marcher, sans problèmes, sur un lit de braises.Ses explications, puisées aux meilleures sources, sont très précises.Dans le cas du lit de braises, il résume: « Les braises ont une faible capacité calorifique et une mauvaise conductivité thermique, alors que les pieds ont une assez bonne capacité calorifique et une faible conductivité thermique.» Pas nécessaire de convoquer une entité ; Majax explique chaque terme en détail, clairement, ce qui permettra de briller dans les salons sinon dans les réunions de disciples.Si plusieurs de .ces tricheries sont évidentes pour les scientifiques ou les magiciens expérimentés, d'autres sont beaucoup plus sophistiquées, comme la plongée surhumaine, la projection d'énergie, la décorporation, la voyance.On réalise à la lecture que dans plusieurs cas, ces trucs, ces arnaques, ne seraient pas possibles sans la complicité des disciples du maim D'ailleurs dans la première partie du livre, l'auteur explique que toutes ces manipulations, pour être efficaces* ne doivent intervenir qu'après un travail de conditionnement \u2014 où les dirigeants des sectes se montrent fort experts\u2014 qui annihile l'esprit critique et après lequel n'importe quel tour de magie peut paraître un vrai miracle.G A RE A UX GOUROUS - Les trucs des sa tes, Gérard Majax.Arléa, Paris.1996 EN QUELQUES MOTS par Pierre Vennat Meron Benvenisti JÉRUSALEM une histoire politique \u2022 » I Se retrouver à Jérusalem ¦ Ça fait trois mille ans que ça dure et que les diverses croyances ou les empires si disputent Jérusalem.Mais depuis un siècle, la lutte est devenue plus féroce que jamais entre les Juifs et les arabes.Meron Benvenisti.conseiller municipal et mairi adjoint de Jérusalem pendant vingt ans, essaie ici, sans sectarisme, dans un OU-V rage publie chez Actes Sud, de faire l'histoire politique de Jérusalem pour qu'on s'y retrouve davantage.il Danièlc Boucher.CGA.HFSS.JHK.rat: \u2022 Encore le fisc ¦ La corvée de l'impôt s'en vient et les guides abondent pour ceux qui font leur déclaration eux-mêmes et veulent s'y retrouver dans des lois et règlements de plus en plus complexes.Qui surtout espèrent sauver le plus d'argent possible devant un fisc de plus en plus gourmand.Est-il possible de réduire ses Impôts ?Danièlc Boucher, dans un ouvrage parraine pai l'Ordre des comptables généraux licenciés du Oué- bec et publie chez Québécor, prétend que oui.Espérons qu'elle a raison.Histoire de caoutchouc ¦ Au temps de nos grand-meres, les mélhodes anticonceptionnelles ou le préservatifs n'existaient pour ainsi dire pas.Vint la pilule qui, croyait-on, permettrait tout et réglerait le problème.Cela ne fut pas le cas et on est revenu au préservatif, unique moyen de lutter contre les MTS, dont le sida.Pourtant, le condom a pris du temps a S'implanter et rencontre encore bien des réticences.Ce guide, publié aux Éditions Alternatives, répond aux questions de ceux qui sont trop timides pour interroger leur pharmacien.Parcours àe femme an* r#fr».A 86 ans, Jean Rafa nage cinq longueurs de piscine par jour, marche quelques kilomètres, raconte sa vie dans le livre Jean Rafa, de Paris aux nuits de Montréal et.c'est pas fini.L'homme a perdu du poids, souffre de légère surdité mais il m'a surpris par son énergie, par cette rage de vivre et de survivre.Il n'y a pas si longtemps, on le croyait perdu à la suite d'une double pneumonie.Un long séjour a l'hôpital mais encore une fois, c'était pas fini.Rafa l'increvable s'est entêté à guérir et a repris le chemin de la piscine.Il est tellement fier de ses prouesses sportives, qu'il a tenu à nous présenter ses exploits de nageur sur video lors du lancement de sa biographie, la semaine dernière, écrite pjr Pierre Day.« Je ne pense jamais a l'avenir et je n'ai jamais eu de projets, me confiait Jean Rafa.Hier n'est plus et demain n'est pas encore.Il me reste aujourd'hui et je suis comme les alcooliques anonymes: un jour a la fois.>» Arrive a Montréal avec l'accordéoniste Emile Prud'homme et le batteur Dédé Pastor en décembre l*M8, Jean Rafa a anime les nuits du Faisan Dore a l'époque ou Montréal ne dormait jamais.M est devenu rapidement le plus Québé- cois des Français.Il a travaillé avec Roche et Aznavour qui débutaient au Faisan Doré, avec Jacques Normand qui lui ouvrait les portes du Québec et on l'a même vu donner la réplique à Gérard Philippe au Théâtre St-Denis alors que celui-ci était de passage à Montréal.C'est Jean Rafa, émerveillé par la découverte de la métropole canadienne en 1948-49, qui a écrit le texte des Nuits de Montréal.Il avait déjà écrit les textes des chansons de Bourvil dont Pour sûr, qu'est-ce que tu dis ?et ,4/i ! l'éloquence qui avaient obtenu beaucoup de succès ici.On vendait les disques de Bourvil chez Archambault où travaillait Pierre Day, l'auteur de la biographie de Rafa.« Nous étions tous impressionnés par la présence de Jean Rala qui avait son nom sur l'étiquette de plusieurs disques que je vendais au magasin, se rappelle Pierre Day.Nous sommes rapidement devenus dés amis et j'ai suivi la carrière de Jean.J'ai déjà écrit un livre sur La Bolduc qui a bien marché et récemment, j'ai eu l'idée de raconter Jean Rafa.Nous sommes pratiquement voisins à Longueuil et nous avons eu beaucoup de plaisir à revivre le passé.» On manquait de tout Dans ce livre, Jean Rafa parle avec un enthousiasme délirant parfois de la ville de Montréal de la fin des années 40 et début 50.J'avoue avoir eu bien du mal «i comprendre cet engouement pour une ville et une province dénon cées par les signataires du Refus (ilo-bal à l'époque duplessiste que l'on qualifiait de Grande noirceur.\" Il faut se souvenir, qu'a l'époque, on manquait de tout en France, après la guerre.J'étais Impressionné par les grosses voitures, les maisons chauffées, les grands espaces et surtout le dollar canadien.Au début, j'envoyais de l'argent a ma famille qui demeurait toujours en France.C'était la belle vie a Montréal comparativement à la France d'après-guerre.» L'accordéoniste Emile Prud'homme rêvait pour sa part d'Hollywood, de la fortune américaine et de la vie de star.Il n'a pas, semble-l-il, réalisé ses rêves et a décide de retourner en France mais Jean Rafa s'est installe au Québec, il y a près de 50 ans, et semble toujours aussi émerveillé même si le dollar ne vaut plus ce qu#H valait.Quand je lui demande l.i raison de sa ténaci- té, de sa bonne humeur et de son optimisme incontournable, il m'explique sans hésiter : « J'ai commencé à travailler à l'âge de 12 ans et je n'ai jamais arrêté depuis.J'étais messager et je courais dans tout Paris.Travailler jeune, ca forme le caractère pour la vie.J'ai travaille dur, je n'ai jamais lâché et même quand les choses tournaient mal, je conservais mon optimisme.» Cet optimisme lui permet aujourd'hui de prolonger sa vie et de me montrer fièrement ses biceps après avoir roule les manches de sa che- mise.C'est vrai qu'il est un peu maigre et que la tète est dégarnie mais il est toujours alerte et cherche encore des rimes pour ses fameuses chansons expresses.Il entend mal des répliques de la salle et a abandonné cet exercice avec le public mais l'esprit demeure et les veux pétillent toujours.Décidément* c'est pas fini pour Jean Rafa.JEAN RAPA.DE PARIS AUX NUITS ni MONTRÉAL.Je PkfTt I n I .//(/«'//s l.oyiqurs.collection Je me sou\\ uns.Mont-real, 1997.27o fUNcs.24,93 1 LA PRESSL, MONTRÉAL, DIMANCHE 9 MARS 1907 Les uns et les autres Magnifique Avec La Rançon, M e I G i b s o n aborde un registre plus grave que d'habitude ; même s'il ne rompt pas avec ces films d'action qui ont aussi fait sa réputation, il montre qu'il est aujourd'hui, un an après le triomphe de Braveheart et sa victoire aux Oscars, en pleine possession de ses moyens.Le magazine Studio en a profité pour le faire parler de ses rôles et de ses films.\u2014 Dans La Rançon, votre personnage est quelqu'un qui tient beaucoup à la gloire à la reconnaissance, à l'argent.Et vous, vous en êtes où aujourd'hui par rapport à tout ça?\u2014 Oh, ça va, je commence à en avoir l'habitude.C'est quand même plus facile sans doute de gérer tout ça aujourd'hui que lorsque j'ai commencé.La gloire, c'est forcément agréable, ne serait-ce qu'à cause de la liberté artistique qu'elle vous permet.Mais il vaut mieux s'en protéger quand même, ça peut aussi être un bulldozer qui vous écrase.Si vous commencez à croire une ligne de ce qui est écrit sur vous dans les journaux, vous êtes perdu ! Et dites-vous bien que si c'est flatteur, ça n'est pas plus vrai que lorsque ce sont Mel Gibson de méchants ragots ! Quant à l'argent ( il aurait été payé 20 millions de dollars pour La Rançon ), on a beau dire qu'il ne fait pas le bonheur, je vous répondrais, moi, que c'est faux ! ( Rires.) Même si, plus sérieusement, je serais tenté d'ajouter que ça ne suffit pas.C'est justement ce que dit aussi La Rançon, au-delà du spectacle, au-delà du divertissement : on a beau être le premier, le plus puissant, le plus riche, le plus tout, etc., lorsqu'il vous arrive un coup dur, comme celui qui arrive à Tom Mullen dans le film, c'est terminé, vous êtes le plus misérable des hommes ! \u2014 Quelle a été, jusqu'à aujourd'hui, votre expérience la plus douloureuse, la plus difficile ?\u2014 Sans aucun doute, celle qui m'a donné aussi le plus de plaisir: Braveheart.Parce qu'il fallait être partout, parce que je devais.me pousser au cul ! Tout le temps, et partout ! Dans tous les domaines, sur tous les plans, sur tous les fronts.Dans ces conditions, il ne vous reste pas grand-chose d'autre pour avancer et résoudre les milliers de problèmes qui se posent, que l'instinct, l'intuition.C'était une expérience réellement harassante et, en même temps, tellement forte, que c'était comme une atroce extase.ZOOM POP-CORN Express Roman Polanski j j J'ai toujours été bien avec mes amis sportifs, m m Beaucoup mieux qu'avec les acteurs, parce \\ A que ce sont des gens sains, alors que les acteurs sont des gens malsains.Enfin, disons que c'est un métier malsain.Je m'explique.Si vous êtes metteur en scène et que vous avez besoin d'une hystérique pour un rôle, vous allez choisir parmi les actrices celle qui vous semble la plus naturellement hystérique.Ensuite, vous allez l'encourager à l'être encore davantage, dix heures par jour, pendant des semaines.Et vous voudriez qu'elle arrête de l'être pendant qu'on va déjeuner, qu'elle soit tout à coup aimable ?Quand on développe ainsi des tendances chez quelqu'un, forcément, cela laisse des traces.C'est un métier casse-gueule.Les acteurs les plus intelligents savent gérer cela.Mais d'autres succombent.Et puis, parfois, un rôle peut être thérapeutique aussi.Regardez Secrets et Mensonges de Mike Leigh, j'ai eu l'impression d'assister à une thérapie de groupe ! f / Faire de la cuisine végétarienne ne demande pas plus de temps que de faire cuire un steak.Voici quelques recettes express proposées par Marie France.* Ananas aux crevettes : arroser des cubes d'ananas avec un bon vinaigre.Les faire revenir à feu vif avec des crevette, sel, poivre.* Avocat : épluché, coupé en fines Tanches intercalées avec des lamelles de poire.Servir avec une vinaigrette à la moutarde et des amandes grillées.* Poireau madame : sur du pain de campagne, rouler le poireau en nid, y déposer un oeuf cassé, saupoudrer de fromage.Passer trois minutes sous le gril.* Brocoli à l'italienne : le cuire a la vapeur le faire revenir dans l'huile d'olive avec un verre de vin blanc et une gousse d'ail écrasée.Servir avec des pâtes.* Chou apéritif : laver les feuilles tendres d'un chou vert et y emballer des bâtonnets de carotte.Fermer avec des cure-dents.Servir avec une sauce au fromage blanc et roquefort.* Mixf rais concombre-yaourt : l/4 de concombre, une tomate, un yaourt nature, un peu de lait et de moutarde.* Fenouil au saumon fumé : bulbes émincés, étuvés à feu doux puis mixés.Ajouter crème fraîche et fines lamelles de saumon.Sel.poivre.Servir chaud.LES MOTS » Le syndrome de Kawasaki ¦ L'affection doit son nom à la ville de Kawasaki, au Japon, où elle a été identifiée, pas à la marque de motos.Maladie inflammatoire, le syndrome de Kawasaki est lié à un dysfonctionnement immunitaire.11 touche surtout les jeunes enfants ; 80 % de ses victimes ont moins de cinq ans.L'affection se manifeste par des fièvres persistantes, une conjonctivite et une éruption qui peut faire penser à la scarlatine.Sauf complications cardiaques exceptionnelles entraînant la mort subite, elle se guérit complètement.FLASH Trigger in Roy Rogers se tenait toujours fièrement en selle, mais aujourd'hui, le célèbre cow-boy chantant ne se déplace plus guère qu'en fauteuil roulant.Pourtant, à 85 ans, il passe encore six jours par semaine à accueillir les admirateurs qui affluent au musée Roy Rogers de Victorville, en Californie, pour le saluer.Son vieil ami, le chanteur country Hank Deca-to, rappelle que Roy a subi une crise cardiaque l'été dernier et qu'il lui est difficile de marcher, si bien qu'il s'est procuré un fauteuil roulant électrique qu'il a baptisé Trigger III, en l'honneur de son fameux cheval.Le rouge aux ongles ¦ Pourquoi Y a s m i n e Bleeth porte-telle une paire de gants rouges assortis à son maillot de bain rouge entre le tournage des scènes de Baywatch ?Loin de tenter de lancer une nouvelle mode, elle essaye simplement de se débarrasser de la fâcheuse habitude qu'elle a de se ronger les ongles.Speak white ! ¦ Melanie Griffith a enjqint Antonio Banderas de cesser de parler espagnol à leur fille, Stella, en expliquant qu'elle voulait que l'anglais soit la langue première de l'enfant.Mais Antonio, qui lient absolument à ce que sa fille apprenne le plus tôt possible sa langue maternelle, a rétorqué qu'il parlerait à celle-ci dans la langue de son choix.La batalla prosigue.Question de choix ¦ Kim Basinger va recevoir beaucoup d'argent \u2014 et une voiture \u2014 pour tourner un message publicitaire pour Peugeot qui sera diffusé en Europe.Mais lorsque son mari, Alec Baldwin, apprit qu'un comédien jouant les amoureux devait participer à la pub, il insista pour que le choix de l'in- Roy Rogers dividu en question soit d'abord soumis à son approbation.Un pour tous, tous pour DiCaprio ¦ Leonardo DiCaprio incarnerait le double rôle des frères jumeaux du classique d'Alexandre Dumas, L'homme au masque de fer, ( l'un des deux frères devient ror de France, l'autre est élevé par d'Artagnan ).Le film serait réalisé par le scénariste de Bravehean, Randall Wallace.Le rôle de Poi- thos a été proposé à Gérard Depardieu.Marlon Brando porno ¦ J o h n n y Depp a convaincu Marlon Brando de faire une brève apparition dans son film très controversé Brave, qui traite des films porno sadiques.Les deux hommes se sont liés d'amitié lors du tournage de Don Juan de Marco et Depp, déterminé à aider Brando a perdre du poids, a envoyé sa mere chez son ami pour lui préparer des mets plus sains que ce qu'il mange habituellement et pour surveiller son régime.En outre, depuis qu'il a appris la façon dont Val Kilmer s'était comportée à l'endroit de Brando lors du tournage de The Island of Dr.Moreau, Depp a interdit à Val l'accès à son club de nuit, le Viper Room.Tournée vers l'avenir ¦ Les agents de Courtney Love, déterminés à effacer le passé ombrageux de la jeune femme, ont envoyé aux journalistes de Hollywood une élégante photo de l'ex-reine du grunge devenue actrice, accompagnée d'une menace à peine voilée : toutes les anciennes photographies de Courtney, qui la montrent le plus souvent à peine vêtue et dans des poses osées, devront être éliminées.Tout journaliste qui se permettra de les utiliser risquera de se voir refuser a l'avenir toute interview par la star ! SOURCES :AP, Star, Globe.Enquirer Elles l'ont fait Elles sont passées par la chirurgie esthétique * Marie Laforêt.le ne/.* Michelle Pfeifler, le nez et la bouche.- * * Katherine Hepburn, remonter les paupières : « Mes yeux ressemblaient à ceux d'un opossum et je n'aimais pas ça.» * Gary Cooper aussi a avoué un lifting dans les années 60.; Sa veuve a ensuite épousé le chirurgien.* Marilyn Monroe, le nez et le menton.* Pour tourner Le Bûcher des Vanités, Brian de Palma a demandé à Melanie Griffith de se faire opérer les paupières.Elle est entrée à la clinique, on n'a pas touché à ses paupières mais on a refait ses seins.* Joan Col lins, la poitrine, la taille, les pommettes, les lèvres, les yeux, les cuisses.Plus un lifting.* Pamela Anderson, des prothèses mammaires.* Faye Dunaway, un lifting.( 'asmopolimn EN VADROUILLE i viendra tourner à Montréal Francine Grimaldi collaboration spei iale Croyez-le ou non, mais Claude Le-louch viendra tourner à Montréal une partie de son prochain film ! Un film qu'il intitule Après tout, et qui mettra en vedette la belle Alessandra Martines, son épouse ( c'est leur troisième film ensemble ).Le PDG des Productions SDA, André Picard, n'est pas peu fier de pouvoir annoncer que SDA sera le coproducteur canadien de ce film que Lelouch tournera dans plusieurs pays.Ne le dites pas aux «mires, mais je sais que Lelouch doit arriver a Montréal la semaine prochaine pour faire des repérages.Il en profilera aussi pour rencontrer quelques acteurs.Le tournage aura lieu à l'automne, mais déjà, Emmanuelle Beaugrand-Champa-gne est en posle pour recruter ac- teurs et figurants.Elle travaille présentement stir la production île la nouvelle télésérie de Robert Ménard, Le Polock, dont je vous parlais récemment.Je vous refile son numéro de téléphone tout de suite, plus tard elle va être débordée d'appels.C'est le (514) 272-0883.Sous-sol à New York ¦ Ça sera bientôt au tour du public américain de découvrir le Sous-sol de Pierre Gang avec Louise Portai.Présenté à la Semaine de la critique au Festival de Cannes l'an dernier, gagnant du prix Génie du meilleur scénario.Sous-sol vient d'être sélectionné pour participer, à New York, au prestigieux Festival des New Directors / New Films qui se déroulera du 21 mars au 6 avril au Musée d'art moderne de New York.La sélection comprend 32 films de 20 pays, dont Chacun cherche son chat de Cédric Klapisch ! Sera-ce l'opportunité pour l'ineffable mère aux chats, Mme Renée, de voir New York ?Renée LeCalm, malgré ses 78 printemps parisiens, ne refuserait sûrement pas l'invitation ! La boulimie des frères Gagné ¦ Les IS«s Rendez-vous du cinéma québécois ont pris tin Uitr soir cl je ne peux m'empêcher de penser aux absents.Les films québécois tournes en anglais, comme par exemple les cinq longs métrages de Bachar Shbib, tournés en rafale et à micro-budget, à partir du thème des cinq sens, ont été occultés ! Par contre, la superproduction Screamers réalisée par Christian Duguay était au programme en version française.Au prog ranime-hommage à Gaston Mi-ron, mardi, on a raté la plus belle finale ! C'aurait été merveilleux de terminer la soirée avec un Gaston Miron bien vivant et bien mordant dans son spectacle de la Marche à l'amour, son dernier tour de piste, capte par les frères Jean et Serge Gagné.Dommage.Ces temps-ci, les frères Gagné semblent pris de boulimie : ils ont trois projets en marche simultanément, alors qu'ils ont mis cinq ans de travail sur leur dernier long métrage La Folie des crinolines.Une folie qui Impliquai! les intérêts du eler-gé du Royaume du Saguenay et le Vatican dans une affaire de béatifiait ion.( Paul le faire ï ) Maintenant, ils travaillent à leur projet de Claude Lelouch film sur le poète Gilbert Langevin, Parler, c'est écrire dans l'espace : « Ce sera un documentaire de PoéVie, dit Serge Gagne, et la musique sera très présente aussi car Langevin a écrit tant de belles chansons pour Pauline Julien, pour Gerry Boulet ou Marjo.« Nous travaillons aussi sur une gigantesque fresque intitulée La Poésie à l'ouvrage, mais le projet le plus immédiat est celui d'un long métrage : Bar-baloune, un genre d'essai philosophique mais très accessible.Ça commence par un coup de foudre.Il a 18 ans, il a une blonde et il fait du cinéma* mais il plaque tout pour une pianiste île passage, une virtuose âgée de M) ans.Il quitte le Royaume du Saguenay ( évidemment les racines ne changent pas ) pour Montréal.Son amour l'entrai-nera a New York, mais le desamour le plongera dans un univers de gla-CCi au pôle Nord.Nous avons commencé a touiner quelques Images et Florent Veilieux est déjà impliqué sur les elfets spéciaux.Nous sommes très optimistes.» \\ suivre.La fête à Florent ¦ Tiens, c'est justement « La fêle a Florent », Florent Veilleux, ce soir a la Casa Oscura ! Un dmle de patentera dans un drôle d'endroit.Il vient d'exposer ses extravagantes installations écolo-interactives à la Maison de la culture Mercier et ce soir, il présentera une installation-vidéo a la sympathique petite Casa Oscura ( la maison sombre ).En fait, c'est l'ancien appartement île Serge Lemoyne ! C'est sombre, mais très coloré.Toutes les chaises et les tables sont peintes.Vendredi, le cinéaste Richard Lavoie y a présente son film Quinze façons de reyar* der l'hiver et d en rire.Le 14 mars, vous rirez encore avec le film The Grocer's Wife de John Pozer.eu.Un lieu underground très chaleureux situé à l'étage du 976, rue Ka-chel Est.Oups C'était Trois-Rivières ¦ Erreur ! J'ai envoyé Pef, le père de la série du Prince de Motordu.au Salon du livre de l'Outaouais dans ma chronique du mercredi 5 mars, alors que c'est plutôt au Salon du livre île Trois-Rivières qu'il se retrouvera* du 17 au 20 avril, le merveilleux auteur et Illustrateur vient Louer ses deux derniers ou- vrages : Is /./ télé et Motordu a sou père Hoquet.IV! arrivera a Montre*! le jour île mon anniversaire, le 1 \\ avril !.soi ce, bon dimanche. B 8 LA PRESSE, MONTRIÎAL, DIMANCHE 9 MARS 1997 SPECTACLES Salles de répertoire Imax BOUND C.néma du Parc (1): 16 h 45.DAY THE SUN \"r,,PNED COLD (THE) Cinéma du Parc (1 ): 14 h 45 rUNERAL (THE) Cmema du Parc (1) 21 h 30.GHOST OF MISSISSIPPI Cinéma du Parc (1): 19 h.OUR NEIGHBOR Cinémathèque québécoise (Salle Clau-de-Jutra) 21 h.PÉPINOT ET CAPUCINE Cinémathèque québécoise (Salle Fer-nand-Ségum): 15 h.PONETTE Cinéma Parallèle: 13 h.15 h 15.17 h 15.19 h 30.21 h 40.PRINCESS IRON FAN Cinémathèque québécoise (Salle Clau-de-Jutra): 17 h.RED BLOONI IN THE SNOW Cinémathèque québécoise (Salle Clau-de-Jutra): 14 h.SUMMER OF AVIYA (THE) Cinéma du Parc (2): 15 h.19 h.SURVENANT (LE) - MARIE-DIDACE \u2022 SEPTIÈME-NORD Cinémathèque québécoise (Salle Fer-nand-Seguin); 20 h.SWANN Cinéma du Parc (3): 17 h.21 h 15.SWEET HOME Cinémathèque québécoise (Salle Clau-de-Jutra): 19 h.IMAX (Vieux Port) Mer sans frontières - L5.Cité de l'Espace: 10 h 15, 19 h 15 (version française) Eftots spéciaux - L5.Cite de l'Espace 12 h 15 (version anglaise) Mer sans frontières - Effets spéciaux 14 h 15 (version française); 17 h 15 (version anglaise) L5.Cite de I Espace 16 h 15 (version française) Programme double et laser: Effets spéciaux - L5.Cite de l'Espace et un spectacle laser: 21 h 1S (version française) IMAX - les Ailes Mail Champlain, Brossard) L5.Cite de l'Espace: midi.14 h.16 h.Le Premier Empereur de Chine 13 h.15 h.Programmes doubles: 17 h.19 h, 21 H et optionnels en après-midi.Versions anglaises: midi.13 h.Musique CENTRE CANADIEN D'ARCHITECTURE (1920, Baile) Ensemble Anon Castello.Guillemam.Buxtehude.Bach: 14 h.UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL (Fa-culte de Musique, salle B-484) Dialogues des Carmélites (Poulenc).Atelier d opéra de l'UdM: 20 h.PLACE DES ARTS (Piano NobUe) Daniele Leblanc, mezze-soprano.et Es-ther Gonthier.pianiste.Sons et brioches: 11 h POINTE-A-CALLIERE (Musée) Symphonies portuaires: musique environnementale: 14 h.CHAPELLE HISTORIQUE DU BON-PASTEUR Dimiter Jordanov et David Warter hautboïstes.Michel Bottez, bassoniste, et Rejean Poirier, clavociniste.Purcoll.Couperin, Leclair.Telemann.Zelenka: 15 h 30 ORATOIRE SAINT-JOSEPH Rachel Laurin.organiste Daveluy.Anim.Jacques Boucher: 15 h 30 ÉGLISE SAINT-JEAN-BAPTISTE (Chapelle Saint-Louis) Use Boucher, pianiste.Toumemire: 16 h.FESTIVAL DE MUSIQUE VIENNOISE DES LAURENTIDES EGLISE DE SAINTE-AGATHE Quintette vocal de la Famille Lafcr-riere-Doane et Trio Kaffeehaus 14 h 30.Théâtre THÉÂTRE JEAN-DUCEPPE (Place des Arts) Les émigrés, de Slawomir Mrozek.Mise en scène d'André Brassard Du mar au ven.20 h; sam.16 h et 20 h 30.THÉÂTRE DU RIDEAU VERT (4664, St-Denis) la Tempête, de Shakespeare.Trad de Antonino Maillet.Mise en de Guillermo de Andréa.Du mar.au ven.20 h; sam.16 h et 20 h 30 dim.15 h.THEATRE DES VARIÉTÉS (4530, Papineau) Un Air de famille.d'Agnès Jaoui et Jean-Pierre Bacn.Mise en scène de Daniel Roussel: 20 h.sauf dim et lun.THÉÂTRE D'AUJOURD'HUI Chrysanthème, de Eugène Lion.Mise en scène de Guy Beausoieil: 20 h.ESPACE GO (4890, Boul.St-Lau- rent) Motel Hélène, de Sergo Boucher Mise en scène de René Richard Cyr: 20 h.MONUMENT-NATIONAL (Théâtre Du Maurier) Le Choeur des silences, do Luk Fleury: 20 h 30 ESPACE LIBRE (1945, Fullum) Les Amours, jeu de théâtre conçu et éent par Jean Pierre Rontard: 19 h - 15 Secondes, texte de François Archam-bault.Mise en scène de Normand D'Amour: 21 h.CENTAUR (453, St-François-Xa-vier) The Wmter's Taie, de Shakespeare Du mar.au sam.20 h: mat., sam.dim.14 h; mer.13 h.THÉÂTRE DU CENTRE SAIDYE BRONFMAN (5170, Chemin de la Côte-Ste-Catherine) Lips together, teeth apart.de Terrence McNally.Mar.mer., jeu., sam, 20 h.dim.19 h: mat.mer., dim.14 h THÉÂTRE D.B.CLARKE (1455, de Maison neuve o.) Atter Easter.de Anne Devlm.Mise en scène de Deborah Cottreau: 20 h CEGEP DE ST-HYACINTHE (3000.Boullé, St-Hyacinthe) Scènes en scène.Mise en scène de Marie Denyse Daudehn: 20 h.sauf dim.Pour Enfants ESPACE LA VEILLEE (1371, Ontario e.) Le Bain, de Jasmine Dube.Présentation du Théâtre Bouches Décousues: 11 h.13h.15h.THÉÂTRE DE L'ESQUISSE (1650, Marie-Anne e.) Confiture, le dragon qui aimait les fruits, deSylvi Belleau: 14 h.THÉÂTRE BISCUIT (165, Place d'YouvHIe) Ma tante Hortense.de Benoit Dubois.Sam., dim.15 h.Variétés PLACE DES ARTS (Salle Maison-neuve) Jeanne la Pucelle, musique de Peter Si-pos.Livret et paroles de Vincent de Tourdonnet.Mise en scène de Martin Chamm.Avec René Simard et Judith Berard Du mar au ven.20 h: sam.14 h et 20: dim.14 h et 19 h.CABARET DU CASINO DE MONTRÉAL Perles de Tahiti, avec la troupe Tamure laora Tahiti: 20 h 30.CLUB SODA (5240, Ave.du Parc) Ligue d improvisation montréalaise: 20 h LA LICORNE (4559, Papineau) Les Maher: 20 h.THÉÂTRE LA CHAPELLE (3700, St-Dominique) Flammèches, avec Jean Derom.Joane Hetu.Diane Labrosse.Danielle P.Roger et Martin Tetreault 16 h BISTRO D'AUTREFOIS (1229, St-Hubert) Duo Guitares Montréal 21 h LES BEAUX ESPRITS (2073, St-Denis) Match d'improvisation avec la Ligue dos Cravates: 20 h 30 FOUFOUNES ÉLECTRIQUES (87, Ste-Catherine e.) Laibach: 20 h.L'AIR DU TEMPS (191.St-Paul o.) Richard Beaudet Sextet.des 21 h PTIT BAR (3451, St-Denis) Thierry Fortuit chante Plume: des 21 h.JAZZONS (300, Ontario e.) John Rennie: dès 21 h AU HASARD (803, Ontario c.) Sound Brigade : 17 h.MAISON D'IMPRO (1213.Ontario e.) Silence on tourne: 18 h; Les Apprentis 20 h.LE BLEU EST NOIR (812, Rachel e.) Groupe le Sabotage: 22 h CAFÉ SARAJEVO (2080, Clark) Tno Djelem: des 21 h L'AUTRE BAR (278, Laurier o.) Jan Jarczyk.Joël Miller.Tom Babm et P.Boluse: des 21 h.PARTEZ ONQUÊTE MONDE Découverte de deux Mondrian AUJOURD'HUI 17 H Associated Press AMERSFOORT, Pays-Bas Deux toiles encore inconnues du peintre hollandais Piet Mondrian, pionnier de la peinture abstraite, ont été découvertes, a annoncé vendredi le musée Mondrian.Ces tableaux, un paysage et un portrait d'enfant, ont été amenés par leurs propriétai- res pour expertise, a expliqué Caria Bouvver, porte-parole du musée.Ils ont été authentifiés et font partie des oeuvres de jeunesse du peintre mort en 1944.Le paysage sera mis en vente chez Chris-tie's à Amsterdam au mois de juin.Le portrait d'enfant, dont le père était un élevé de Mondrian, restera par contre chez ses propriétaires, la famille Bergman.Les deux toiles seront exposées du 11 mars au 25 mai au musée Mondrian.v LE PRIX DU PUBLIC-LA PRESSE Le concurrent de la Course qui en fin de saison aura reçu le plus grand nombre de votes du public remportera une bourse de 3 000 S offerte par le tournai La Presse!\" Suivez tous les dimanches à 17 h les aventures des huit concurrents de la Course destination monde, série présentée avec la collaboration de l'Agence canadienne de développement international (ACDI).Participez au concours en complétant le coupon et en répondant correctement à la question posée durant I émission et postez à l'adresse indiquée ci dessous, (un seul coupon par enveloppe).Chaque semaine, un participant au concours aoçnerc un bon d'achat de 100 S valuble à l'achat de vêtements de marque Chlorophylle h.t.dons une des boutiques l'Aventurier.En fin de saison, vous pourrez aussi gagner un voyage pour deux personnes à Delhi (Inde) sur les oHes d'Air Canada incluant sept nuits dons un hôtel de catégorie supérieure, gracieuseté de Club Voyages.J'AI VU L'EMISSION DU.(DATE) J'AI PRÉFÉRÉ LE REPORTAGE DE .(CONCURRENT) REPONSE À LA QUESTION DE LA SEMAINE : NOM ADRESSE.CODE POSTAL.TELEPHONE Retournera SOCIÉTÉ RADIO-CANADA la Coure destination monde \u2022 C.P.9080 Succursale Centre-vide \u2022 Montréal OC H3C / Regardez la tojjég des Ose an le 24 mari nant dans ce contexte.Cela ne décollait pas vraiment.Au-delà de la forme que peut prendre sa musique, Landowski prêche pour une plus grande liberté, une plus grande tolérance dans les formes musicales car la musique reste pour lui l'art du sacré qui est une réponse émotive aux grandes questions insolubles posées par l'humanité.Par ailleurs, les positions publiques de Landowski font plaisir à entendre.Il se défie de l'art officiel qui, selon ses dires, représente une forme insidieuse du totalitarisme ; il fustige aussi le star System qui hélas se porte toujours bien et reste à la fois un danger et un signe d'appauvrissement culturel.Mentionnons enfin que les Chanteurs d'Orphée obtenaient il y a un an le premier prix dans leur catégorie au Concours national pour les chorales d'amateurs de Radio-Canada.HOMMAGE À MARCEL LANDOWSKI ; concert donné hier soir à la salle Claude-Champagne avec l orchestre de chambre I Musici de Montréal et le Choeur d Orphée.Solistes invités : Madeleine Jalbert, mezzo-soprano ; Desmond Byrne, baryton ; Alain Aubut violoncelliste ; Réjean Poirier, orgue : Jean Maheux, narrateur.Programme : Adagio Cantabile et Leçons de Ténèbres.Direction : Yuli Turovsky.Marilyn Horne ne vient pas Le mezzo-soprano américain Marilyn Horne a annulé sa participation au concert de l'Orchestre de chambre McGill demain soir, salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts.La chanteuse de 63 ans souffre d'une infection à la gorge et sera remplacée par le mezzo canadien Catherine Robbin.On ignore s'il y a des changements au programme.On annonce un autre changement : au concert du ténor Luciano Pavarotti mercredi soir, au Centre Mol-son, le soprano Kathleen Cassello sera remplacé par le soprano Cynthia Lawrence.Il y a des gars qui feraient n'Importe quoi pour un petit quelque-chose.C A L L version originale ___analaise HUMMTÎ1 wwwtonycom ^iÇ'yjjisLe» consultez les ouid18-mowaiwes des cinémas matthew PERRY salma HAYEK Pools Rush In version originale anglaisa COlUMllAfYl PlCTUMSlJJ www.sony.com S GUIDES-HORAIRES DES CINÉMAS \"Le Premier Film à Ne Pas Manquer En 1997!\" UN THRILLER DE PREMIÈRE CLASSE! H.ukm.m El Easrwood Sont Superbes.\" f- vrrsmii IrailÇUftHO lif AMSOLIITK'I'OWKK CONSULT LES QUIDI \"L'EMPIRE CONTRE-ATTAQUE EST L'UNE DES GRANDES RÉUSSITES VISUELLES DE L'HISTOIRE DU CINEMA.\" U»tf*i IKil Mskl I I CI 14 1 \u20acêS >T fr \"* i l'édition MPIRE rRE ATTAQUE %' ' ' fr j^ L'EDITION SPÉCIALE ?K f * £ J version fançaise de \u2022 |Bfisair| IMPIRI STRIKES BACK |f li^aLl www starwars com i $ «m» - vnwucmaïaïuati'tdVftM www starwars com BBjPD «ooto* BFRRI M i< i iHoïcHATsi^pisfta ?i CMtFLf « OOCOM\" \\ IAVAI (toUf H|L_ LtS CMCMAS ouzzo LIS CMfMAS ouuo l ANGFl 1ER -.CMf PIEU OOtOM ftOUCHEftVUlE s ta» cmCmas ou m-reibE ouuo K CMfnJLXOOfON LAS ALLE (Fleca) V cm* mi ooCow ON/ma » T flAMlf st-basile aiTEIK14YfJCII(_ CMfPLIXOOCON (Ftact) e*.LiWHf niin ni i iinn __st-jérOme cmOuxooCon 1 WAZABfUBB*.» 11 st-jejul* CMlHfl OOfOM atwater k WfHU ÔBtàH e y CMfPlM OOf CfotWEBB TABOUS HÂVf m I DORVAL è.us cmImas 6uBÔ _LAC0«DAIRE 11 v (Mail] *_k£ BROSSARD >¦ y CON8UITL/ us MJlDCft CMfetcx ooIom LASALU (Place) - cmipxtx oocom L*y»l [Carrtfa^jL COUPilX OOCOM fUdA DELSOff K ?««.MAil'l (.( :, ( l*f mas WBrTI-CUURt h y I c»«f Pi I ¦ ooTom iJUCHERVILlf *_| co^aAa SK IT TOUJOURS A L AFFICHI* LA GUERRE.DES ETOILES\" Vf M «TAU W«M ji.\u2022MUiiuwtiiMtiMMiiiwi -Xx», PÉS vendredi i CON8ULTL7 Lf 8 OUtOCS- ^ .__, MORAJWCB QCW CINf MAf.[fi | LA &U4Hm DIS ITOiU S A L-AFHCHE DANS CES CINÉMAS B4EWHI #>\u2022 f \"'ci I « OOf CJN VI ¦\u2022 » - .» NAM.» i HT l ANGFl II R \\ ?SNTAvrl OOfON SOUCHfRVIUI LAVAI (Eaierlvs) \u2022 ni* HMX OOCOM CACAftOUa.MBJCijs* k / m » ^\\ AJA fui (Y I RtHUTlOMY H st-ba3ilc f >»f rnllioMOM\u201411 eawPtoooiW CMTUUQUIT UKOSi \u2022 ?LAI AU! 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