La presse, 15 mars 1997, B. Plus
[" B Montréal, samedi 15 mars 1997 Plus m UTiBAC -0:t:r.>' % e' w'\" :\\à PHOTOTHEQUE La PfMM Boutros Boutros-Ghali Comment voyez-vous la situation ?M.BOUTROS-GHALI : Loin de voir là un inconvénient, j'y vois plutôt un avantage.Culturellement, la Francophonie nous a appris le sens du dialoque et de l'échange.À plusieurs reprises, durant ma carrière diplomatique, et tout récemment encore au sein de l'Organisation des Nations unies, j'ai pu constater la réalité de l'espace francophone et la place qu'il tient dans les instances internationales.Par le respect qu'elle porte a chacun, la Francophonie permet, dans bien des cas, de transcender les différences, de surmonter les contradictions, de rapprocher les points de vue et, par là même, d'offrir des positions communes lorsqu'il s'agit de prendre des décisions internationales.C'est par expérience que je suis convaincu de la nécessité de renforcer la dimension politique de la Francophonie.¦ La Presse : Contrairement au Commonwealth qui compte plusieurs masses démographiques et économiques lourdes comme le Royaume-Uni, l'Inde, le Nigeria, le Bangladesh, l'Australie, le Canada, unis par le puissant symbole historique de la monarchie britannique, la Francophonie paraît nettement dominée par le géant France et l'homme fort Canada, tous deux issus du Nord.Le Sud ne ris-que-t-il pas ici de se sentir écrasé ?-I M.BOUTROS-GHALI : J'ai déjà implicitement répondu à votre question en vous disant qu'à mes yeux la Francophonie est synonyme de respect de l'autre.Mais, pour être plus précis, je dirais que la Francophonie me semble aujourd'hui l'un des cadres essentiels \u2014 et même indispensable\u2014 du dialogue Nord-Sud.Les questions de développement et l'attention portée aux Etats les plus pauvres sont, a l'heure actuelle, trop souvent absentes des grands débats internationaux.L'aide des grands Etats occidentaux s'essouffle, et ils prêtèrent en général les canaux bilatéraux à l'aide multilatérale.Dans ces conditions, la solidarité francophone a, plus que jamais, son rôle à jouer clans les rapports Nord-Sud.D'autre part, il est vrai que nombre des États qui ont choisi le français comme langue de travail dans les organisations internationales sont des États peu peuplés et économiquement modestes, alors que les Etats anglophones ou ayant choisi l'anglais comme langue de travail sont \u2014au moins dans le domaine financier\u2014 en situation dominante et ont tendance a considérer le pluralisme comme un luxe dont on pourrait se passer.Pour ma part, je considère plutôt que cette situation de la Francophonie plaide largement en sa faveur.Mieux, elle est une chance.Loin d'etre la langue îles riches, le français est ainsi ce que j'aime nommer « une langue non alignée », une langue capable d'établir un dialogue fécond entre le Nord et le Sud, parce qu'appartenant elle-même à ces deux mondes.¦ La Presse : Votre nom est régulièrement évoqué, surtout depuis le Sommet de Cotonou à l'automne 1995, comme premier Secrétaire général de la Francophonie.Que pouvez-vous nous dire à ce sujet à ce moment-ci ?M.BOUTROS-GHALI : La Francophonie-est l'un des elements qui fonde l'imite de ma vie.Dès ma jeunesse, en Egypte, j'ai vécu au carrefour de cultures diverses au sein desquelles le Francophonie tenait une grande place.Par la suite, j'ai poursuivi mes eludes supérieures en France.Plus tard, en tant que ministre égyptien, j'ai eu l'occasion de créer l'Université francophone d'Alexandrie a laquelle nous avons voulu donner le nom de Leopold Sedar Scnghor.l'un des pères de la Francophonie.Récemment, au sein de l'ONU, j'ai porte une extrême attention au rôle de la langue française en tant que langue de travail de l'Organisation.C'est dire que je suis aujourd'hui disponible pour poursuivre mon engagement au service de cette grandi- cause qu'est la diversité culturelle et le plurilinguisme.nplr : m.Boutros-Ghali./ demandé, aux fins de celte entrevue exclusive accordée à / ./ Presse quelesques* Hons lui soient adressées par écrit t ex Secrétaire gêné* ral de I ONU n 'a /'./s souhaité ultérieurement répon dreà un feu Je sous-questions inspirées de ses réponses.La Francofète 1997 est un événement sans précédent au Québec.Un événement pour célébrer avec éclat le français et la Francophonie, du 16 au 23 mars.Le cahier spécial souligne la vitalité de notre langue dans toutes les sphères de la vie quotidienne, de l'école à Internet, de la chanson à la science la plus pointue Des entrevues, des témoignages.Le programme des activités de la semaine, dont un grand spectacle de vanetés ou complexe Desjardins le 21 mars à 21 h.La I rancofète a pour porte-parole Mane Laberge.Marie-Soleil Tougas et Jim Corcoran.Le français, parlez-moi d'une langue ! Un cahier spécial ù ne pas manquer aujourd'hui dans La Presse LA PRESSE, MONTREAL, samioi is mars l^>7 Editorial ANDRI Dl smara1s présid1 NT DU t < >NSEIL D'ADMINISTRATION Roger D.Landry président et éditeur Claude masson } diteur adjoint Marcel Desjardins directeur de l'information Ai ain Duruc: EDITORIAI ISTL I.N i Mil Une fête de famille.la nôtre ! Pierre Gravel \"\"¦W ' I faudra probablement plus que la Semaine inter-gj nationale de la Francophonie \u2014qui commence ¦ lundi\u2014 pour distraire la majorité des gens d'ici g île leurs preoccupations immédiates ayant irait a H la pauvreté, au chômage, a la détérioration des services publics ou aux prochaines elections fédérales et a l'avenir du Bloc.inimi\u2014iMiii ¦! iiib II est même assez clair que pour bien des Québécois, y compris ceux qui sont toujours prêts à monter aux barricades à la défense de la loi loi contre toute menace réelle ou appréhendée, la notion de francophonie en tant que communauté culturelle internationale n'évoque rien de bien concret.Sauf, peut-être, pour certains, le souvenir d'un bon spectacle curieusement intitulé FrûttCOfoUes ou celui d'une émission intéressante captée, par hasard, à l'antenne de TV5.Mais, dans l'esprit de plusieurs, c'est un vague sentiment de parenté avec de lointains cousins dont l'accent montre bien la distance qui nous en sépare.Pour d'autres, dont le jouai est le plus bel attribut de leur québécitude, c'est même tout au plus le vestige d'un empire colonial et culturel qui nous a laissé tomber il y a longtemps.Et qui tente aujourd'hui de nous récupérer pour mieux résister au raz-de-marée de l'américanisation.A la décharge des uns et des autres, on doit admettre que tons les cl loris n'ont pas été laits, dans le passe, pour ndre plus accessibles au commun des mortels les enjeux véritables de ce qui a souvent pris l'allure de débats un peu futiles ne passionnant qu'une poignée d'intellectuels.Ou d'un prétexte en or permettant a des hauts fonc- Pour réformer les réformes oui marquer son retour au Kremlin après une série de maladies, le président Boris Eltsine va profondément remanier son gouvernement.Le réformateur Anatoli Tchoubaïs y donnera le ton, dans un effort pour réparer les graves erreurs et lacunes de ces dernières années.Les réformes ont été faites, mais le système ne marche pas bien, comme en témoignent les millions de Russes qui ne perçoivent leurs salaires ou leurs renies que très irrégulièrement.Avec plus de recul, on constate que le tournant vers une société démocratique et une économie de marché s'est fait de façon trop précipitée et sans la préparation nécessaire.En fait, une sorte d'anarchie s'est installée dans l'économie, car aucune des institutions qui encadrent une économie libre \u2014les systèmes ban-cairés el fiscaux, par exemple\u2014 n'était à la hauteur de la tâche.C'est pourquoi les Russes ont une profonde rancune a l'égard de M.Tchoubaïs, qu'on accuse d'avoir bradé les i [chesses du pays, a une minorité de gens influents.I es réformateurs ont sous-estimé à quel point il serait d ffïcile de gouverner le pays sans les structures soviéti-qu< Pendant longtemps, l'administration jouissait d'une grande autorité grâce a l'appui et à la surveillance du parti communiste et du KGB.Sans ces deux éléments, les fonctionnaires se font soit ignorer, soit acheter, et la Russie est incapable d'exiger un minimum d'efficacité et d'équité de son économie libre.Pour le président Eltsine et M.Tchoubaïs, la partie la plus ardue des réformes économiques demeure encore à réaliser.Wagnière tionnaires de courir le monde pour participer à quelques nébuleuses discussions sur la meilleure façon de couper un cheveu en quatre.et en français ! Même les esprits les mieux disposés et les plus enclins à s'y intéresser ont fini par se lasser de ces interminables querelles institutionnelles sur les structures, les mandats et les pouvoirs d'organismes aux noms impossibles à retenir et dont même le sigle est un défi à la plus vive des mémoires.Ne serait-ce que pour s'y retrouver entre CONFEMEN et CONFEJES ( Conférence des ministres de l'Éducation \u2014ou de la Jeunesse et des Sports\u2014 des pays ayant en commun l'usage du français ) ! Sans oublier l'ACCCT ( l'Agence de coopération culturelle et technique des pays francophones ) ou encore l'AUPELF-UREF ( l'Association des universités partiellement ou entièrement de langue française-Universités des réseaux d'expression française ).Ni le RINT ( réseau international de néologie et terminologie francophone ) et le CICLEF ( Centre international de Common Law en français ) ! Est-on sûr, par ailleurs, de persuader les Québécois moyens de la vitalité de la grande famille francophone quand, pour gonfler le nombre de ses membres, on envisage d'accueillir sur le même pied que la France, le Québec ou la Wallonie, des pays comme la Hongrie ou la Pologne \u2014 peut-être même le Nigeria!\u2014 parce que la langue française y est souvent utilisée?Aux dernières nouvelles, on ne parle pas encore d'y admettre les États-Unis.l'Italie, la Grande-Bretagne ni même la Chine où, en chiffres absolus, on compte sans doute bien plus de francophiles que dans ces trois régions.Malgré ces handicaps et ces tâtonnements, et en dépit du fait que la situation du français dans le monde demeure préoccupante, des signes encourageants permettent un relatif optimisme.Sur le plan de l'organisation, d'abord, avec la creation, lors du prochain Sommet au Vietnam, d'une nouvelle structure politique qui, peut-être sous la gouverne de l'ancien secretaire général de l'ONU.Boutros-Boutros Ghali, donnera un poids et une crédibilité que n'avaient pas jusqu'à maintenant les instances officielles de la francophonie internationale.On observe par ailleurs, depuis quelques années, une évolution intéressante dans les discours et les preoccupations des mentors de la francophonie qui ont renoncé à une attitude essentiellement defensive face à la menace de la culture anglo-saxonne au profil d'une plus grande ouverture aux autres communautés linguistiques.Une approche qui se fonde beaucoup plus sur l'affirmation de son identité et sur sa capacité d'appréhender les nouvelles réalités socio-économiques que sur un frileux sentiment de repli sur soi.Dans ce contexte et au vu du programme d'activités proposées aux Québécois pour célébrer, ici et ensemble, avec nos valeurs propres, cette grande fête de la francophonie internationale, il n'y a vraiment pas de raison de bouder le plaisir de faire partie de celte famille, certes éclatée et disparate, mais qui reste la notre.Il n'y a vraiment pas de raison de bouder le plaisir de faire partie de la famille francophone, certes éclatée et disparate, mais qui reste la nôtre.ÎOKilOEZ -tOOt CORE.I OOElQOEG HEURES._LA PRESSE ET VOUS_ Toute une visibilité pour les partis politiques Tour à tour, libéraux fédéraux de Jean Chrétien, conservateurs de Jean Charest, péquistes de Lucien Bouchard, libéraux provinciaux de Daniel Johnson et, ce week-end, bloquistes de Lucien Bouchard-Michel Gauthier et du successeur qui sera connu ce soir, ont réuni, ces dernières se-tnaines, leurs instances décisionnelles, leurs délégués, leurs congressistes, leurs militants dans des congrès nationaux ou régionaux, des assemblées générales ou autrement.Ces rassemblements, habituellement bien planifiés par les organisateurs des partis politiques, se veulenl des exercices démocratiques afin de connaître le pouls de leur b se militante et, par effet d'entraînement, l'humeur de i.i population face au «.h t du parti el aux idées véhiculées par sa formation, c'est aussi l'occasion idéale de l i:< ni les troupes en vue notamment d'un rendez-vous eledor.il a plus ou moins longue échéance.Probablement au debut de juin pour les lederaux el l'an prochain pour les provinciaux.Si les politiciens de tout acabit et de toutes tendances se plaignent amèrement d< 5 journalistes el des médias, leur reprochant de ne pas toujours rapporter fidèle- mer.l leurs propos, d'agir parfois de façon tendancieuse a partir de leur Idéologie politique propre, de deiruiie sans scrupule , que le « népotisme +ù-gnant précédemment » (selon cîci tains ) a été réduit, que Te?Africains ont été efficacement a>sc> ciés a la gestion.Bref pas de griels majeurs.Jean-Louis Roy, de son côte, defend son bilan, ce qui n'esi pas lus étonnant : «« Les Irais de loiu tionnement, qui représentaient 45 % du budget, ont été ramenés .i 23 %, ce qui est exceptionnel pour une organisation internationale.Les nouveaux développements mis en oeuvre vont dans le sens de ''efficacité.L'école de Bordeaux, justement, a été entièrement retransfôr-mée et informatisée pour permettre la formation a distance, donc démultipliée.Le dernier Marché dès arts et du spectacle africain, a Abid-, jan, a attire quelque 700 troupes alricaines, et surtout 437 véritables acheteurs, venus à leurs frais.On a participé à la production de 350 heures de télé en Afrique \u2014 mais de vraies émissions, avec de vrais diffuseurs.On a distribué trois millions de livres scolaires.» Sur le plan plus politique : « On a ouvert de vrais bureaux à New-York, Genève et Bruxelles pour être plus près des organisations internationales.On a laisse tomber des activités désuètes pour utiliser a fond les nouvelles technologies, Internet, etc.Et finalement, maigre tout, l'Agence a déborde sur la politique : on y discute et encourage les Droits de l'Homme.On réagit dans un cas de coup d'État.On a dépêché des observateurs clans le cas de 31 elections démocratiques en Afrique.»> Bien qu'il y ait, ici ou là, quelques remarques \u2014assez banales \u2014 sur telle ou telle dépense somptuai-re ou superflue.M.Roy a donc le sentiment de laisser un instrument en bon état.Sa succession ?« Je ne dirai rien la-dessus.» Bien sûr, il a entendu les mêmes rumeurs que tout le monde : la candidature de Boutros Boutros-Ghali, mais aussi celles d'un ancien premier minjstre du Burkina Faso ou du Bénin, de tel ministre de Côte d'Ivoire.« Bien sur, il semblerait logfquc que ce soit un candidat du Sud », consent-il à dire.M.Boutros-Ghali ?« Il y a beaucoup de chemin à faire d'ici Hanoi.Ht d'ailleurs est-il lui-même candidat ?» En tout cas, une chose est certaine : il était le candidat déclaré de la France et du Canada à sa propre succession a la tête de l'ONÛ.Être francophone ici: dur, dur, dur parfois.Un billet du présentateur journaliste Pierre Nadeau Je suis d'une génération pour qui le mot francophonie a pris tout son sens au début des années soixante, quand le Général de Gaulle a redonné à la France sa place dans le club sélect des grandes nations, et aux Français leur dignité.Dix ans plus tôt.l'adolescent que jetais en décousait presque quotidiennement avec les « Anglais » de son quartier dans l'ouest de Montreal.Il suflisait d'une rencontre dans la rue pour que de « bloke » en « pea soup », les poings s'agitent et les lèvres se fendent.Us avaient beau jeu de nous narguer, les « blokes ».Les Québécois francophones qu'on appelait encore Canadiens français étaient le « priest-ridden people », un peuple de vaincus domine par les curés et la petite élite libérale.Nous n'étions pas dignes de diriger le Canadien National, comme devait nous l'asséner un nommé Gordon, un des nos « maîtres » anglais.Nous étions tout juste bons à porter les bagages de la race supérieure ! Et que dire de la mère-patrie, la France ! Sous la Quatrième République, les Français étaient connus pour Brigitte Bardot et pour leurs parfums.mais aussi pour la rareté de leurs salles de bains et leur instabilité politique.À distance, on avait le sentiment que le pays ne se remettrait jamais de la Seconde Guerre mondiale.Les changements de gouvernement tous les trois mois suscitaient une universelle raillerie.Nulle part prenait-on la France et les Français au sérieux.Et dans ma rue, mon orgueil en prenait un sacré coup et me faisait monter au barricades.En mai 1958, l'Algérie était en pleine ebullition, et le gouvernement français dépassé par les événements.De Gaulle, jugé seul capable de redresser la situation, fut rappelé au pouvoir.Avec lui.c'en sera fini de l'instabilité et de l'humiliation.En quelques années, la France mettra fin à la guerre en Algérie et fera accéder ses colonies africaines à l'indépendance.Pour échapper au dirigisme américain, elle se retirera du pacte militaire atlantique, et, à Phnom Penh, de Gaulle osera même inviter les États-Unis à se retirer du Vietnam.La Caravelle deviendra le premier réacté commercial, et la France se dotera même d'une bombe atomique.J'ai eu la chance de vivre cette époque de très près, puisque j'étais alors correspondant de Radio-Canada à Paris.J'avais le sentiment de vivre la francophonie dans toute sa plénitude.Du discours de Phnom Penh au « Vive le Québec libre », le fait d'appartenu a une entité francophone incarnée par un homme de stature qui parlait haut et fort, sus-i u ait en moi une immense fierté.C'était aussi une douce revanche pour les humiliations vécues plus jeune dans les rues de CôtC-dcs-Neiges.De Gaulle n'est plus, la franco- phonie s'est transformée en une bureaucratie internationale bien fonctionnarisée, qui sait se délecter au ileux ans des sempiternels psychodrames qui marquent les Sommets, notamment les querelles de drapeaux et des escarmouches Quebec -Canada.Sans doute la plus belle, la plus importante realisation de la Francophonie, est la creation de TVS, essentielle, mais si fragile parce qu'elle est menacée par les ambitions des quelques chaînes françaises, qui aimeraient bien exercer au detriment des télévisions belge.suisse, québécoise et canadienne un monopole de diffusion en Fun -pe, Asie, Afrique, voire aux Etjts-Unis.La France est le centre dç la Francophonie, mais c'est un centre qui ne résiste pas toujours à la tentation impériale.11 n'est pas mort, le « maudit Français » ! À défaut d'être culturelle, que peut être la francophonie ?Polltf-que ?Elle a bien de la difficulté a parler d'une seule voix.Economique ?Que peut bien représenter un espace économique francophone, dans un monde où le centre se de-place de plus en plus vers le Pacifique ?Et, au fait, la francophonie est-elle même linguistique?Le Vietnam, le Liban et Haïti en font partie, mais dans ces pays, les moins de trente ans se sont mis a l'anglais.De plus, notre propre façon de parler le français fait parfois de nous de bien étranges francophones.Les Français ne nous accablent plus île commentaires sur no tre « pittoresque » parler, mais reste qu'ils ne veulent pas acheter les films américains doubles chez nous.J'écris cet article dans l'avion qui me ramène de Paris a Montréal.Quelques minutes avant le décolla* ge.au contrôle «le police, une compatriote interpellait sa mere devant une dizaine d'Africains en partance pour Abidjan : « Momar.attends- moé à l'excalateur, te woéré tote a l'heure.»> Visiblement perplexes, les Ivoiriens ne comprenaient rien a cet échange.Cela se passait a Roissy, aéroport.Charles «le Gaulle.M». La Francophonie: l'histoire -pas toujours belle- d'une belle idée c géographe Onésime Reclus \u2014comme le rappelle Boutros Bou-tros-Ghali dans son entrevue à La Presse\u2014 fut le créateur du mot « francophonie » au sie-Le terme désignait alors de ceux dont la langue était le français et ceux cle dernier, l'ensemble maternelle qui utilisaient le français dans leurs communications internationales à caractère diplomatique, ou qui recouraient à cette langue \u2014 le prestige intellectuel de la France étant ce qu'il était à cette époque \u2014 aux fins de la connaissance, dans plusieurs champs de la vie universitaire notamment.Sensible à ces choses, le général de Gaulle lance, en 1958, l'idée d'une « Communauté française ».Dans la foulée des indépendances africaines, la formulation sonne faux.Cette Communauté française restera sans lendemain parce que des leaders d'Afrique de l'Ouest, pourtant très francophiles, comme Senghor au Sénégal et Houphouët-Boigny en Côte d'Ivoire \u2014eux, de la nouvelle Afrique « libre » \u2014 se voient mal dans un appareil « français ».Le mot « francophone » n'a pas encore cours dans le monde des Point faible Internet Les défis de Vinforoute PIERRE HASKI Libération.PARIS Les Anglais ont un dicton d'un pragmatisme absolu : « If you can t beat them.join thent.» ( Si vous ne pouvez les battre, ralliez-vous.).La France adopte progressivement cette attitude à l'égard d'Internet.Le réseau des réseaux a initialement été perçu par bon nombre de dirigeants français \u2014 y compris le président Chirac\u2014 comme une machine de guerre anglo-saxonne, un instrument d'uniformi-sation de la planète selon un modèle concocté aux États-Unis.Le magazine britannique The Economist pouvait ironiser en décembre dernier sur ce président qui parlait de « risque majeur pour l'humanité », non pas à propos du sida ou de la bombe atomique, mais de l'Internet pour la langue française.C'est de moins en moins vrai : de la « résistance », on est passé à l'émulation.La prise de conscience du risque d'être « largué » par le développement fulgurant du nombre de participants au réseau et l'explosion technologique se double d'un constat tout aussi tragique : si on parle très peu le français sur Internet, c'est en grande partie la faute.des Français ! Pendant longtemps, il suffisait de « surfer » un peu sur le World Wide Web ( largement dominé par la langue anglaise ) pour constater que les sites les plus dynamiques en langue française provenaient du Québec et du Nouveau-Brunswick, qui, aujourd'hui encore, maitiennent deux fois plus de sites que leurs « cousins » français, pour une population moindre.Désormais, la « bataille » du français sur Internet prend des allures de croisade, à l'échelle de l'ensemble du monde francophone.Au Sommet francophone de Cotonou, en décembre 1995, un premier signal avait été donné et Jacques Chirac avait pu s'exclamer : « La Francophonie doit prendre la tête d'une campagne pour la diversité sur les inforoutes de demain.» Le président français soulignait d'ailleurs que les francophones n'étaient pas seuls visés par la « menace » d'un monde uniforme : les hispanophones, les arabophones, et tous ceux qui s'expriment en hindi, en russe, en chinois ou en japonais sont confrontés a la même « menace ».La lourde machine francophone s'est mise en marche depuis Cotonou, et devrait franchir cette année plusieurs étapes.En mai, pour la première fois, les ministres francophones chargés des inforoutes se réuniront à Montréal alin d'adopter un « plan d'action » qui sera soumis aux chefs d'État et de gouvernement, au Sommet de Hanoï a la fin de l'année.« Le français sur Internet n'est pas une bataille perdue estime Line Cormier, une Québécoise qui occupe a Bordeaux le poste de directeur des technologies nouvelles à l'ACCT.« Il faut que nous y prenions notre place car, ajoute-t-elle.locuteurs de langue française à cette époque.Pas plus à Montparnasse qu'a Outremont, que sur l'avenue Jules-Ferry à Dakar.Néanmoins les indépendances africaines \u2014 et une certaine Révolution tranquille en gestation au Québec\u2014 font naître le besoin d'une affirmation « internationale du français » plutôt que « française ».D'autant plus que depuis la Seconde Guerre mondiale, le poids grandissant des États-Unis s'est accompagné d'une prépondérance croissante de l'anglais comme langue internationale de communication, au détriment du français.Un sentiment d'isolement se fait jour soudain chez les locuteurs francophones, qui éprouvent le besoin de se regrouper.Une langue qui déborde la France Apparaît alors un phénomène nouveau : le français n'est plus ui quement l'instrument du rayonn ment de la France et de la culture française, mais il devient une la gue d'identité politique.Le franc; se révèle pour de nouvelles géiu tions une voie d'accès au savoir aux techniques modernes, en mèn temps qu'une voie d'expression ci de création, et facteur de coope tion.Le français tout à coup n'est plus l'apanage exclusif de la Fran Plusieurs collectivités, plusieu pays se sentent désormais coresp< sables de cette langue, de son ni tien, de son évolution.Les premiers germes d'une Fi cophonie multinationale toute! ne poussent pas dans les jardins l'Elysée ou dans les cours des nouveaux palais présidentiels africains On les décelé plutôt, à la faveui d grand bouillonnement d'idées ( années 60, au sein des terres fertiles d'associations professionnelles francophones qui sentent le besoin de communiquer avec l'extérieur.De fait, avant de se réunir « au sommet », la francophonie commence par se rencontrer en cellules corporatives.C'est alors que naissent L'Association des écrivains de langue française, l'Association des juristes de langue française, l'Association des parlementaires de langue française, l'Union internationale des journalistes de langue française, l'Association des informaticiens de langue française et d'autres.Des universitaires, des radios, des télévisions de langue française jettent des ponts au-dessus de l'Atlantique et de ia Méditerranée.Les uns découvrent les autres.Les voyages, les missions, les échanges, les programmes de coopération se multiplient, subventions gouvernementa- les à l'appui.Les conditions sont alors réunies pour que les gouvernements eux-mêmes \u2014qui n'avaient pas été complètement étrangers à ces spontanéités\u2014 sentent le besoin d'emboîter formellement le pas.Les premiers « ministres francophones > qui se réuniront seront les ministres de l'Éducation \u2014 ils formeront la CONFEMEN ( Conférence des ministres de l'Éducation nationale ) \u2014, suivis des ministres de la Jeunesse et du Sport.Finalement, ce sont les gouvernements en tant que tels qui éprouveront le besoin de se rencontrer et en mars 1970, à Niamey, naît l'actuelle Agence de coopération culturelle et technique des pays francophones ( ACCT ).La Francophonie devient ainsi, en 1970, intergouvernementale, débordant l'initiative surtout française \u2014 et un peu qué- bécoise\u2014 qui donnait le ton jusque-la.Les artisans en seront notamment Senghor, du Sénégal, Diori, du Niger, qui avaient eu l'occasion de discuter le coup déjà, avant 70, en se frottant à des ministres influents sous de Gaulle comme André Malraux.De ce côté-ci de l'Atlantique, le rôle du Québec dans cette évolution aura été considérable et un personnage en particulier y aura joué un rôle déterminant : Jean-Marc Léger, premier Secrétaire général de l'Association des universités partiellement ou entièrement de langue française, et plus tard, premier Secrétaire général de l'Agence de coopération culturelle et technique des pays francophones.Trois grandes dates La rencontre de 1970 à Niamey, capitale du Niger, aura donc été la le réseau permet au contraire de rapprocher les diasporas, de donner du dynamisme à des cultures qui risqueraient de s'éteindre.» L'Internet, c'est, à ses yeux, un « véhicule », une « opportunité », qui n'implique aucune uniformisation culturelle.« Pas plus qu'on ne remet en cause sa culture quand on roule en automobile.» Le déficit de l'univers francophone porte à la fois sur les infrastructures, et sur les produits.S'il existe déjà un retard d'équipement considérable en Europe par rapport à l'Amérique du Nord, en termes d'ordinateurs personnels ou d'abonnés à des serveurs d'Internet, on peut parler de fossé gigantesque dès qu'on touche au reste du monde francophone, en particulier en Afrique.Déficit technologique doublé, cle surcroît, de prix prohibitifs encore pratiqués par les monopoles de télécommunication d'État.Une récente étude relevait d'ailleurs que l'Afrique anglophone avait, sur ce terrain, un coup d'avance sur ses voisins francophones.Les institutions francophones ont commencé à aider plusieurs pays d'Afrique à s'équiper en serveurs ( Sénégal, Burkina Faso, Côte d'Ivoire, Bénin.), et l'ouverture de « boutiques Internet » est envisagée, à il'image de ces « boutiques téléphones » qui permettent, dans des pays sous-équipés, d'ouvrir plus largement l'accès a la technologie que ne le permettrait le nombre de lignes installées.Il reste néanmoins du chemin à parcourir pour voir apparaître une véritable identité africaine francophone sur le réseau, à côté de celle des Européens et des Américains.Mais là encore la prise de conscience progresse sur le fait que l'Afrique peut, par ce biais, réduire les distances et sortir de son statut de marginal du « village planétaire ».Reste le contenu.La multiplication des sites francophones sur le réseau est une réalité.« Il existe beaucoup de choses en français sur le Web, il faut savoir les mettre en valeur », relève Line Cormier.Des mécanismes de validation des sites de haut niveau sont envisagés, « à l'image des étoiles du Michelin pour les hôtels ou les restaurants ».Une pratique qui existe déjà.D'autres initiatives ont surgi comme les *< Web d'or » décernés aux meilleurs sites francophones, à l'image de ce qui se fait pour le cinéma ou la musique.La Francophonie institutionnelle, qui se cherche depuis tant d'années, pourrait avoir trouvé là une de ses raisons d'être, et, par une action déterminée, pourrait permettre de relier efficacement les quelque 145 millions de francophones de la planète.Un défi non seulement aux États qui doivent accepter d'abattre bon nombre de barricades protectrices» mais aussi aux individus qui peuvent désormais s'approprier la technologie.et leur langue.Six sommets de la Francophonie PARIS, 1986 ¦ Grandeur oblige, le premier Sommet s'ouvre à Versailles.Les témoins de l'événement sont unanimes : on n'y croyait pas, à ce sommet.On n'y croyait d'autant moins, de ce côté-ci de l'Atlantique, que de fortes tensions en ces matières divisaient Ottawa et Québec, depuis dix ans.Jtt'J i a.Parcours professionnel et politique de Yves Duhaime Candidate a la présidence du Parti québécois (1985) Ministre déléguée a la Condition feminine dans le gouvernement Lévesque Députée de Mercier a la Chambre des communes, élue en 1993 Mane à Yollande Brunelle et pére de deux enfants.i Candidate a la direction du Bloc québécois (décembre 1995 et décembre 1996) Etudie le droit a Montréal et les sciences politiques a Paris.Reçu au barreau du Québec en juin 1963.Pratique la profession d'avocat en Mauricie de 1963 a 1977 Source PC Fabienne Sallm - (PC) Elu député du PO dans Saint-Maurice en 1976 et en 1981 Titulaire de divers ministères cont celui oos Finances dans les cabinets de Levesque et de Pierre-Marc Johnson (nov.84-oct 85.) Retourne à la pratique du droit et devient expert-conseil chez Lavalin.ainsi que membre du conseil d'administration de diverses grandes sociétés.Avec sa femme Use Racine, il exploite une ferme d'élevage en Mauricie depuis 20 ans.Source: PC Fabienne Sallin - (PC) Source: PC Fabienne Sallm (PC) a h I C û 0) c c 0) Candidat à la direction ?,y«i.oc \u2022 (Il \u2022»¦-!«, 0) 2 a> a «mu CL C O I Députée de St-Hubert., .candidate a \\>\\i\\j\\., la direction > & ï turots Parcours professionnel et politique de Daniel Turp \u2022 Naissance: à Montreal le 30 avril 1955._ \u2022 Formation: etudes en droit (Universités de Sherbrooke et de Montréal): doctorat de l'Université de Paris II et diplômes en droit international (Université de Cambndge.Académie de La Haye)._ \u2022 Carrière professionnelle: reçu membre du Barreau du Québec en 1979; constituîionnaiiste et spécialiste du droit international: professeur de droit a Montreal et professeur invite dans plusieurs institutions étrangères (Pans X.Strasbourg).Occupe le poste d'avocat- conseil depuis 1993 auprès du cabinet Gendron.Harris.Thomas de Montreal Parcours professionnel et politique de Pierrette Venne \u2022 Etudes: diplôme de droit notarial et licence en droit de I Université de Serbrooke.I CÛ o \u2022 mb» O Candidat a la direction \u2022v1 Parcours professionnel et politique de Rodrigue Biron \u2022 Ne a Sainte-Croix de Lotbm.ere.le 8 septembre 1934 Antécédents professionnels: stage en Common Law a l'Université du Manitoba et pratique du notariat.Carrière politique: president de la Commission politique du Bloc 3uébécois et membre du bureau e direction du parti.Il est candidat du Bloc québécois dans la circonscription de Beauharnois-Salaberry.Privé: mane a Bertha-Mana Knoppers.pere de deux enfants Carrière politique: élue députée conservatnee à la Chambre des communes en 1988.elle devient porte-parole en matière de justice et procureur general du Canada.en août 1991.elle joint les rangs du Bloc québécois et devient leader en Chambre et présidente du caucus de son parti: Etudes à l'Institut La Mennais (Ste-Croix).à l'Institut de technologie de Quebec ainsi qu'a lUniversrte Laval (formation en administration et marketing).Travail dans le secteur industriel au Quebec, en Alberta et en Ontario Actionnaire de la Société Biron Lapierre et Associes Mme Venne est actuellement critique officielle en matière d Affaires intergouvemementales.fut présidente fondatrice de r Association des femmes parlementaires du Canada: fut vice-presidente du Comité spécial sur le contrôle des armes a feu (1988-1991) Source PC Fabienne Sallm - (PC) Maire de Sainte-Croix de 1971 a 1973.Elu chef de l'Union nationale iUN) ainsi que député de Lotbmière en 1976 Démissionne de son poste de chef et depute de IUN en mars 1980 et siège comme depute indépendant Adhere au PQ en novembre 1980 Reelu pour le PQ en 1981.il devient ministre du Commerce et Tourisme puis ministre de I Industrie et du Commerce dans les cabinets Levesque et Johnson v 1981-85).Défait en 1985 Source PC Fabienne Sallm - (PC) Source PC Fabienne Sallm (PC) Méthodologie m » #\u20221 Pour les besoins de cette recherche, les interventions retenues sont les questions posées par le Bloc québécois pendant la période des questions de la Chambre des communes durant les deux sessions parlementaires de la trente-cinquième législature, soit le mandat des libéraux de Jean Chrétien.Afin d'accorder la priorité aux questions les plus importantes, ce sont les trois premiers blocs quotidiens de questions qui ont été retenus, ce qui repré- sente sept questions par journée observée.Ont ainsi été exclues les declarations de deputes qui se dcroiP\" lent avant la période des questions en Chambre, les at**\" laques envers le gouvernement étant plus susceptibles\" de refléter les priorités du parti les orchestrant.La période totale retenue s'étend de la premiere journée de la premiere session, soit le 19 janvier 1994/ au 21 février 1997.Cela représente au total 406 journées durant lesquelles les députés ont siège.Interventions du Bloc québécois Période des questions \u2014 sept premières questions \tJanvier w -\tseptembre 94\tOctobre **4 -\tdécembre 95\tFévrier os -\t- février 96\tTotal (406 journées)\t \tInterventions\t\"A,\tInterventions\t\",,\tInterventions\t%\tInterventions\t% Économie, fiscalité, budget, etc.\t143\t21,0\t152\t12,5\t209\t22,4\t504\t17,7 Aff.intergouvemementales, Constitution, souver.\t42\t6,0\t262\t21,5\t200\t21,5\t504\t17,7 Emploi, chômage, main-d'oeuvre\t63\t9,0\t115\t9,4\t119\t12,8\t297\t10,5 Social\t97\t14,0\t125\t10,3\t60\t6,4\t282\t9,9 Défense nationale\t45\t6,5\t87\t7,1\t96\t10,3\t228\t8,0 Affaires étrangères, comm.ext.\t71\t10,0\t102\t8,4\t39\t4,2\t212\t7,5 Développement économique et industries\t54\t7,8\t88\t7,2\t49\t5,3\t191\t6,7 Communications et culture\t21\t3,0\t86\t7,1\t39\t4,2\t146\t5,1 Justice\t44\t6,3\t50\t4,1\t22\t2,3\t116\t4,1 Transports\t2\t0,3\t51\t4,2\t49\t5,3\t102\t3.6 Autochtones et réserves\t60\t8,7\t14\t1,2\t10\t1,1\t84\t3,0 Santé\t32\t4,6\t15\t1,2\t23\t2,5\t70\t2,5 Députés, éthique\t8\t1,2\t33\t2,7\t5\t0,5\t46\t1.6 Pêche, agriculture\t11\t1,6\t28\t2,3\t0\t0,0\t39\t1,4 Immigration, environnement\t0\t0,0\t10\t0,8\t11\t1,2\t21\t0,7 Total\t693\t100,0\t1218\t100,0\t931\t100,0\t2842\t100,0 B 10 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 15 MARS 1997 Plus Journaliste à La Presse depuis 1986, Vauteur, André Pratte, a eu l'occasion de suivre le débat politique tantôt à titre de reporter sur le terrain, tantôt pour ai coordonner la couverture à titre d'adjoint au directeur de l'information.Son ouvrage sur le mensonge en politique «Le syndrome de Pinocchio», Éditions Boréal, sera m librairie des mardi.Demain, Mario Fontaine nous présente une recension de cet 1 essai dans le cahier Livres de La Presse.Aujourd'hui, nous avons choisi d'offrir cet extrait à nos lecteurs et lectrices.Car une fris le prestige de la vérité brisé, ou légèrement amoindri, tout redevient douteux.Saint Augustin Le syndrome de Pinocchio.L'expression a pour auteur le député libéral Thomas J.Mulcair, de Chomedey, un néophyte qui semble < avoir hérité d'une part ~*,du talent oratoire de son ancêtre.Honoré Mercier ( sa grand-mère, '^Jeanne Mercier, est l'arrière-petite-fîlle du grand politicien nationaliste ).C'était le 6 juin 1996, à l'Assemblée nationale.« Le syndrome de Pinocchio, ça s'attrape ! » a lance Mulcair à la tête des péquistes.'Savait-il que, par cette petite perle, \u2022 il résumait un grand pan de la culture politique occidentale ?De son siège adossé à un énorme -calorifère doré \u2014 « Je suis vraiment un back bencher ! \u2014 le dépu- té visait évidemment les « gens Petit mensonge deviendra grand d'en face ».Cependant, quelques mois plus tard, Mulcair admettra sans mal que la maladie du mensonge affecte autant les membres de son propre parti que ceux du Parti québécois.« Je crois que, malheureusement, d'une manière générale en politique le seul calcul, c'est : « Est-ce que je risque de me taire pogner ?» Sinon les gens se sentent assez libres de manipuler les journalistes et de dire n'importe quoi.» L'épidémie Quand on pense à la malhonnêteté intellectuelle des politiciens, ce sont d'abord leurs promesses électorales qui nous viennent à l'esprit.Des promesses, des promesses ! Cependant, lorsqu'on suit les élus de près, on se rend vite compte que le mensonge politique n'est pas réservé aux seules campagnes électorales.Qu'il est quotidien, omniprésent.Qu'il se glisse sournoisement dans les conferences de presse, les scrums, les discours, les communiqués.Sans qu'on le voit, sans qu'on le sente, il ronge notre politique comme un cancer le corps d'un insouciant.Le mensonge fait partie de la boîte à outils de l'homme public, à côté de l'éloquence, du charme, de l'ardeur au travail, de la persévérance et du talent de conciliateur.Contrairement à ces autres outils cependant, le mensonge est indispensable.Un politicien paresseux peut réussir ( Ronald Reagan ).Un politicien ennuyeux également ( Robert Bourassa ).Mais celui qui ne sait user du mensonge est voué à l'obscurité.À certains, cette manipulation quotidienne de la vérité parait bé- tv'.VV-.MM 'AS A A L'auteur André Pratte nigne.Mais par leur prolifération, par la place croissante qu'ils prennent dans la culture politique, les petits mensonges ouvrent la voie aux gros, notamment aux tromperies électorales.Le novice le mieux intentionné n'y échappe pas.Observez la moindre élection au poste de commissaire d'école dans la plus petite commission scolaire, et vous entendrez chaque candidat débiter la même série de faussetés que celles sortant régulièrement de la bouche des ministres les plus influents.Des faussetés du genre : « Je n'ai d'autre ambition que de servir mes électeurs.Le poste de président de la commission scolaire ?Je n'y songe pas.» Ou, lorsque tout indique qu'il sera battu à plate couture : « Je suis convaincu de pouvoir l'emporter.» Interrogez n'importe quel politicien débutant \u2014 tenez, par exemple, l'un ou l'autre des candidats à une assemblée d'investiture d'un de nos grands partis.Il vous dira qu'il n'est pas un politicien traditionnel, qu'il veut faire de la politique différemment, être honnête et franc.Puis il entreprendra de travestir la réalité pour qu'elle lui soit plus favorable, de gommer les côtés moins glorieux de son passé, de dissimuler son opinion au sujet de telle politique controversée de son parti.À deux pas de l'autel Juin 1994.Un sous-sol d'église.Le PQ tient une assemblée d'investiture dans la circonscription de Mercier, longtemps représentée par Gérald God in.La circonscription est très convoitée.La campagne a donc été particulièrement dure, les coups bas répliquant aux coups bas.Pendant le porte-à-porte, et ce soir-là dans la salle et les couloirs, les insultes et les insinuations pleuvent.sous forme de chuchotements.Les partisans de Giuseppe Sciortino accusent Robert Perreau It d'être allé solliciter Gérald Godin sur son lit de mon, le qualifient de « kid kodak » et mettent chacun en garde contre son ambition prétendument démesurée.Les militants de Perreault dénoncent le lait que Sciortino a été « parachuté par le national » et vont jusqu'à proclamer que « si les Italiens veulent avoir leur candidat, qu'ils aillent à Saint-Léonard ».Une vague histoire de pot-de-vin \u2014 un rélrigéra-teur ï \u2014 circule en coulisse.Mais pas un mot de tout cela dans les discours, les entrevues ou les dépliants.On parle du rôle du député, de création d'emplois, de souveraineté.Du blabla qui ne concerne en rien la campagne véritable.Lorsque, dans son discours ce soir-la, le candidat Claude Bernard ose lancer quelques flèches à ses adversaires, il est copieusement hué.Il a violé une des règles d'or de la politique interne des partis: les coups en bas de la ceinture sont permis \u2014ils sont même l'arme principale des campagnes d'investiture\u2014 mais ne doivent jamais être donnés en public.Hors de ce milieu, on nommerait cette règle « hypocrisie ».Après le premier tour, mené largement par Perreault, deux des candidats se rallient à Sciortino.On apprendra plus tard qu'un pacte anti-Perreault a été conclu la veille, au cours d'une rencontre secrète.Mais, bien sûr, pendant l'assemblée, motus et bouche cousue.« M.Sciortino, y a-t-il un mouvement anti-Perrault ?demandent les journalistes.\u2014 Je ne sais pas, demandez aux autres.\u2014« M.Bernard, y a-t-il un mouvement anti-Perreault ?» \u2014 Non, non, on ne fait pas ça contre quelqu'un.» Un autre candidat, Jean-Louis Hérivault, une recrue d'une intégrité sans faille, a bien du mal à expliquer son ralliement à M.Sciortino.La fatigue et l'émotion aidant, il laisse échapper une petite phrase lourde de sens ; « Quand vous voulez militer dans un parti, il faut vous plier à la discipline de parti.» Cependant, lorsqu'on lui rappellera ses propos le lendemain, M.Hc-rivault niera catégoriquement avoir été l'objet de pressions de la direction du parti.Le mensonge aura repris ses droits.Les yeux du Canada rivés sur Klein ANALYSE i i ».» Gérald LeBlanc \u2022 r i i ï .\u2022 i i i t »\u2022 %- ?w ».» EDMONTON Comment les Alber-tains ont-ils pu réélire, avec une majorité accrue, un homme qui les faisait souffrir depuis quatre ans ?Que fera maintenant cet homme, avec une province libérée du fardeau du déficit et bientôt affranchie de toutes ses dettes ?Comment Ralph Klein, puisque c'est de lui qu'il s'agit, tracera-t-il la voie de la gestion de l'abondance et des surplus, après le règne de la décroissance des quinze dernières années ?C'est la question de l'heure au Canada, où tous les yeux sont rivés sur Ralph, depuis que la province de l'or noir lui a confié le mandat de la mener dans le XXK siècle.Ce n'est pas vraiment un mandat mais un chèque en blanc que les Albertains ont confié au rondelet populiste, qui a refusé de dévoiler son jeu, s'abstenant de toutes promesses, sauf celle de ne pas hausser les impôts sans en avoir obtenu la permission par voie de référendum.« Ralph a tenu parole.et il le fera encore », disait la publicité du parti conservateur, plutôt de l'équipe de Ralph comme le veut la religion populiste albertaine.Quelle parole?Quel programme?Quelle vision?Pour commencer à le savoir, il faut se pencher sur les deux acteurs en présence : le populiste Ralph et sa farouche province des Prairies.Le caméléon de Calgary Ralph Klein a le physique et les mimiques de Benoit Briere, le célèbre Monsieur B de nos réclames publicitaires.Un gars ordinaire, à qui l'Albertain moyen peut s'identifier, qui sait fait rire.C'est un clown, que les gens de Calgary adorent, dit de lui Gilian Steward, l'ancienne rédactrice en chef du Calgary Herald.Fils d'un bûcheron et lutteur d'occasion, élevé par ses grands-parents après le divorce de ses parents, décrocheur de l'école secondaire, pas assez discipliné pour l'armée, agent de relations publiques pour la Croix-Rouge et Cen-traide.Rien ne semblait le destiner à devenir un des plus puissants politiques du pays.Même avec ses complets rayés et ses cols empesés, on ne le sent pas à l'aise avec l'establishment pétrolier, qu'il fréquente de plus en plus et dont il a épousé les valeurs néolibérales.Reporter vedette à la télé de Calgary, avant de devenir maire de sa ville natale et hôte des Jeux olympiques de 1988, sauveur du Parti conservateur descendu sous les 20 % dans les sondages en 1992, Ralph a toujours su qu'on pouvait se tromper mais qu'il ne fallait pas ennuyer les gens.Comme pour la Poune, le public-reste pour lui l'unique maître et il sait s'adapter, comme en 1993, alors qu'il a enfourché le cheval réformiste de l'austérité fiscale.Pourtant, il avait été un maire dépensier à Calgary.« Klein le caméléon » fut le titre donné par Gillian Steward au portrait de Ralph dans l'ouvrage paru l'an dernier sur la révolution albertaine.Que fera ce caméléon en période de vaches grasses ?La farouche Alberta Ralph Klein est un vrai fils de l'Alberta, jeune province fondée en 1905, qui fête, cette année, le cinquantième anniversaire de la découverte du puits de pétrole de Leduc, en banlieue d'Edmonton, qui allait changer le destin de cette fille des Prairies.En 1947, l'Alberta comptait 822 000 habitants, des fermiers et des bûcherons, des cowboys et des paysans.Cinquante ans plus tard, elle compte 2,6 millions d'habitants et Calgary, l'ancienne « cow-town », compte presque autant de sièges sociaux que Toronto.L'an dernier, le quart des emplois créés au Canada l'ont été en Alberta, qui connaîtra cette année le plus fort taux de croissance économique au pays.Les entreprenants sikhs du Pendjab et Chinois de Hong Kong ont compris que l'action s'était déplacée vers Edmonton et Calgary, comme on peut le constater dans les parcs de taxis et les hôtels.L'Alberta a gardé certains traits rugueux de sa vieille culture politique, surtout son habitude de se voir menacée par de terribles ennemis venus de l'extérieur : la haute finance et le communisme, les libéraux fédéraux et les complots de l'Est.Comme leurs cousins pétroliers du Texas, les Albertains aiment les ennemis bien circonscrits et les chevaliers capables de les terrasser.Le génie de Ralph Klein c'est d'avoir transformé la lutte contre le déficit en une guerre sainte, livrée au nom de l'honneur et de la solidarité albertaine.Les Albertains, particulièrement ceux de Calgary, ne prisent guère les débats universitaires, sauf s'ils portent sur l'ingénierie ou l'informatique, et préfèrent les politiciens qui présentent les choses clairement et simplement, comme Ralph.« Nous n'avons pas, comme Montréal ou Toronto, de magazines et de stations de télé qui maintiennent le débat ouvert sur l'avenir de la société albertaine.On parle finalement peu de politique, surtout en ces dernières années de ferveur néolibérale », estime Gillian Steward.Et la peur d'une autre débâcle de l'or noir, comme en 1986 alors que le baril avait soudain chuté de 29 S à 9 S, entraînant des pertes de trois milliards pour le Trésor public, reste bien présente dans la mémoire albertaine.Comme s'il l'avait prévue, la conjoncture est venue donner raison à Ralph Klein, qui met en garde contre le retour aux folles dépenses.De janvier à mars, le prix du baril est passé de 26 $ à 20 $, un manque à gagner de plus de 600 millions si cette tendance se maintient.Il y a aussi les fameux vidéopo-kers, qui ont rapporte l'an dernier plus d'un demi-milliard au Trésor public, mais que plusieurs municipalités veulent interdire sur leur territoire.Avant de s'interroger sur l'utilisation des surplus, il faudra s'assurer qu'il sont toujours là, même dans la fortunée Alberta où les redevances du pétrole équivalent à une taxe de vente provinciale de 18 %.Sans compter les intérêts île plus de un milliard retire sur le Heritage Fund de 12 milliards et autres placements.Tout est dans le budget Ralph Klein se fâche et accuse ses détracteurs de tous les noms, quand on l'accuse de ne pas avoir de vision pour l'avenir.« Tout est dans le budget depose le jour même du déclenchement des elections », repond le leader aux idées simples et claires.Le professeur Gordon Laxer, directeur de l'Institut Parkland, un groupe contestant la démarche de Klein, est convaincu que le gouvernement conservateur mettra l'accent sur la privatisation.S'abritant derrière des généralités à saveur créditiste \u2014 « des hôpitaux pour soigner les malades et des écoles pour instruire les enfants demeurent au coeur de nos priorités » \u2014, M.Klein ne ferme jamais la porte, en agrandit même parfois l'ouverture, à la possibilité de confier certaines tâches à l'entreprise privée.« Il faudra faire le mieux possible avec les moyens que nous aurons », finit presque toujours par dire celui qui aime laisser toutes les portes grandes ouvertes.Il s'était présenté à la mairie de Calgary pour défendre les gens ordinaires qui s'opposaient à la construction d'un complexe qui aurait détruit leur quartier, pour ensuite piloter la construction du Saddledome qui allait détruire un autre quartier résidentiel.Consacré champion et porte-étendard de la nouvelle droite durant son premier mandat, Ralph pourrait bien y aller de quelques autres pirouettes, maintenant qu'il a été consacré leader albertain du tournant de siècle.s 4 J W é t 0 Grâce à Trait d union Vous trouverez l'amour, l'amitié, un compagnon ou une compagne.Pour l'indicatif 514, composez le (514) 976-7111.Pour les autres indicatifs régionaux, composez le 1-900-451-7111.\u2022Trait d'union de La Presse vous donne accès à des centaines de messages \u2022 Le service est offert 24 heures sur 24.\u2022Vous devez être àgé(e) de 18 ans et plus.Pour laisser un message dans une autre boîte vocale ou pour écouter vos messages dans la vôtre, des frais de 1,98 S la minute seront penes à votre compte de téléphone pour les appels de l'indicatif 514 et de 2,29 $ la minute pour les autres indicatifs régionaux Pour plus de renseignements ou pour enregistrer votre annonce qui sera publiée gratuitement dans la rubrique IRAIT D'UNION de La Presse, composez le (514) 761-7111.ANNONCE GRATUITE TOUS LES JEUDIS ET SAMEDIS DANS 8 LA PRLSSli.MONTRÉAL, SAMEDI IS MARS I '>7 B 11 Politique Le budget Landry sera dur pour les municipalités Robert Thérien ne DENIS LESSARD du bureau de La Presse.QUÉBEC Les municipalités seront les premieres victimes du budget de Bernard Landry, qui balaiera environ 500 millions de dollars de factures supplémentaires dans la cour des maires.Selon des informations qui filtrent à Québec, c'est environ 650 millions $ de factures qui seront envoyées par Québec à d'autres ordres de gouvernement.Les crédits du président du Conseil du Trésor, Jacques Léonard, confirmeront mardi que les commissions scolaires verront le budget du transport scolaire amputé de 40 millions sur 440.un chiffre déjà confirmé par le ministère des Transports.On permettra l'augmentation du laux de taxation pour les commissions qui n'ont pas atteint le taux maximal de 35 cents par 100$ d'évaluation, ce qui permettra à Québec de réduire de 100 millions supplémentaires son financement aux commissions.Mais pour les maires, les mauvaises nouvelles viendront la semaine suivante, lors du dépôt du budget, le 25 mars.Depuis le début des années quatre-vingt-dix, à la moindre occasion, Québec se déleste de responsabilités aux dépens des municipalités.Mais à ce budget, on accélérera le tempo.Aux Finances, on a jonglé avec l'idée de sacrifier de nouveau l'entretien de la voirie locale \u2014une facture de 86 millions S l'an dernier \u2014 et la pléthore de subventions aux villes pour « le logement social », une facture d'une centaine de millions.En tout, un portefeuille de près d'un milliard de subventions aux villes est menacé par le ministre Landry.Plus récemment, on indiquait que le ministre Landry était tenté de rester plutôt vague sur les moyens, dans son discours, tout en mettant noir sur blanc ses cibles de transferts.Un comité des Finances et des municipalités serait créé selon ce scénario pour préciser les compressions nécessaires pour atteindre ces objectifs budgétaires.On se rabattra sur ces pistes déjà explorées, une idée fort audacieuse émanant du ministère des Affaires municipales ayant passé à la trappe au comité des priorités du gouvernement.On pensait confier la responsabilité des édifices des réseaux de l'éducation et de la santé ( hormis les hôpitaux ).D'un seul coup de baguette magique, Québec épargnait ainsi les 500 millions qu'il recherchait, mais cette idée du sous-ministre des Affaires municipales n'a pas même eu le temps d'être soumise par écrit avant d'être écartée par des politiciens qui voyaient déjà un débat acrimonieux se profiler.Lors de la réforme de Claude Ryan lancée en décembre 1990, on avait annoncé des mesures qui s'appliquaient deux ans plus tard.Certaines mesures seraient soumises à une échéance semblable.Les compressions ne débuteraient qu'en janvier 1998, laissant les coudées franches aux villes qui ont déjà déposé leur budget de 1997.L'ex-résidence de Parizeau vendue 500 000 $ meublée Presse Canadienne QUÉBEC Neuf mois après sa mise en vente, l'ancienne résidence de l'cx-premier ministre Jacques Parizeau, au 1080 des Braves, a été achetée hier toute meublée pour 500 000 S par un mystérieux homme d'af-laires de Québec d'origine européenne.Avec son épouse et ses deux enfants, il emménagera dans la luxueuse demeure Tudor dès le 15 avril.L'acheteur, qui tient absolument à garder l'anonymat, a visité la maison pour la première fois jeudi matin.Après une journée complète de négociations, le contrat et le chèque visé ont été signés.La Chambre de commerce du Québec métropolitain a mis la maison en vente le 6 juin dernier, après que le premier ministre Lucien Bouchard ait annoncé qu'il ne l'habiterait pas.Le prix demandé au départ était de 800 000 $, le même montant que la Chambre avait dû payer lors de l'achat, à la fin de 1994.Ce prix a été abaissé à 575 000 $ mercredi dernier.« On avait l'impression qu'on avait fait fuir d'éventuels acheteurs avec un prix trop élevé », explique l'agente d'immeuble Hélène Lauzier, de Re-Max, responsable de la vente.Mme Lauzier, visiblement heureuse du dénouement de la saga, confie que le contrat est passé à deux cheveux d'être paraphé à quelques reprises.Elle avait réduit sa commission de vente à 4 %.pourra retrouver son siège de Bertrand Presse Canadienne OTTAWA L'ex-député liberal Robert Thérien ne pourra retrouver son siege de Bertrand à l'Assemblée nationale.Après avoir pris la question en délibéré, jeudi, la Cour suprême a rejeté hier la requête de sursis d'exécution d'un jugement de la Cour du Québec, maintenu en Cour d'appel.« Je conclus que les conditions requises pour obtenir le sursis d'exécution ne sont pas remplies et que la mesure discrétionnaire demandée doit être refusée écrit le juge Peter Cory dans son jugement rendu tard hier après-midi.Soutenant la décision de la Cour d'appel du Que bec, le juge Cory souligne que ce jugement est « final et sans appel ».« Les députés de l'Assemblée nationale du Québec ont adopté un code de conduite.Ce code est strict mais il doit être observé, tant qu'il n'est pas jugé incompatible avec la Charte québécoise ou la Charte canadienne.«< Il s'ensuit que les affaires de l'Assemblée nationale sont régies par la Loi électorale et que la décision de la Cour d'appel, qui aux termes de cette loi, est déclarée finale et sans appel, doit être respectée.' M.Thérien avait perdu son siège à la suite d'une inculpation pour fraude électorale en février 1996.Reconnu coupable d'avoir voté dans une circonscription où il n'avait pas domicile, la Cour du Québec avait alors annulé son élection.M.Thérien espérait reprendre son siège à l'Assemblée nationale en attendant que la Cour suprême du Canada se penche sur la pertinence de son pourvoi devant elle, mais le plus haut tribunal du pays a refuse.Malgré ce revers, le tribunal laisse toutefois le soin a M.Thérien d'en appeler devant lui des accusations de fraude électorale.fi ?Véhictées ttK Qfl T8u$tn*$ ?te s: \u2022V.Escort LX 97 4 portes ou familiale UN SEUL PRIX \u2022 Nouveau moteur de 2 litres, 110 ch \u2022 Transmission manuelle 5 vitesses \u2022 Deux sacs gonflables \u2022 Freins assistés \u2022 Radio AM/FM stéréo avec haut-parleurs haut de gamme \u2022 Sécurité enfants aux portes arrière \u2022 Glaces teintées \u2022 Banquette arrière à dossier divisé 60/40 repliable \u2022 GROUPE 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dépouiller 50 418 bulletins de votes au cours de l'après-midi pour découvrir qui succédera a Michel Gauthier.Pour y parvenir, 175 braves auront commencé à ouvrir les enveloppes à compter de 9 h ce matin, puis à procéder au décompte comme tel à 13 h 20.Un travail de bénédictin, car les 113 000 membres en régie du BQ étaient appelés à désigner leur prochain chef en retournant leur bulletin par la poste, un mode de scrutin universel presque jamais utilisé auparavant.Quelque 44,6 % d'entre eux ont exercé leur droit de vote, ce qui fait beaucoup de bulletins à manipuler, d'autant plus que deux ou trois tours seront peut-être nécessaires pour connaître le nom du vainqueur.Chaque membre avait en effet à faire trois choix par ordre de priorité entre Rodrigue Biron, Gilles Duceppe, Yves Duhaime, Fran-dne Lalonde, Daniel Turp et Pierrette Venne.Si un candidat obtient la majorité absolue des voles exprimés dès le premier tour, l'affaire est dans le sac Ça se complique toutefois si personne ne s'impose d'emblée.Si tel est le cas, le ou les candidats qui n'auront pas obtenu 10 % d'appuis seront éliminés, ainsi que la candidature ayant obtenu le moins de votes.Le deuxième choix des exclus sera reporté sur les candidats survivants, à moins que ce second choix ne soit lui aussi éliminé, dans lequel cas, c'est le troisième choix qui comptera.Cette mécanique est à ce point complexe qu'en milieu d'après-midi, les organisateurs aviseront de la marche à suivre s'il s'avère, après le dépouillement des 10 000 premiers bulletins, qu'aucun des six candidats n'est en mesure de l'emporter dans la première manche.On commencera immédiatement à faire le report des deuxièmes et des troisièmes choix, afin que l'exercice soit terminé en fin d'après-midi.Afin de créer un suspense, les résultats seront annoncés en six tranches à compter de 18 h 01 jusqu'à 19 h.C'est là, soutient-on, que le nouveau leader sera proclamé et fera son discours, suivi des perdants, qui en profiteront pour se rallier ou claquer la porte.Pas question d'aller plus tard que 19 h 30, au moins pour le chef.C'est que Radio-Canada, qui diffuse la soirée en direct, ferme le robinet à cette heure-là, même si le nouveau chef de l'opposition officielle du Canada est en pleine allocution.Un événement autrement plus important, semble-t-il, commence alors : le match de hockey Montréal-Ottawa.Un programme à adopter Presse Canadienne Jamais le Québec n'a-t-il autant été désavantagé et bafoué par le régime fédéral, lit-on dans le programme du Bloc québécois que les militants du parti débattront au cours de leur congrès du week-end.« Le fédéralisme n'a jamais été moins rentable pour le Québec », écrit-on dans le programme, le premier dans l'histoire de la jeune formation.On poursuit dans le document, dévoilé hier, en affirmant que « le gouvernement de Jean Chrétien ne se soucie pas de l'avenir économique du Québec et (.) il n'a aucune intention de prendre des mesures pour relancer son économie ».« Le Québec n'a jamais été aussi désavantagé par la redistribution des ressources financières à l'intérieur de la fédération.' En plus d'adopter le programme, les militants du Bloc, réunis à Montréal, apprendront ce soir qui sera leur nouveau chef.Ils prendront alors connaissance des résultats d'un vote postal, auquel ont participé 50 000 des 113 000 membres de la formation.11 s'agit d'une première dans l'histoire des partis politiques au Canada.Les quelques sondages effectués au cours de la campagne donnent Gilles Duceppe gagnant.Même si c'est le premier que le parti adoptera, le programme du Bloc ne passera pas à l'histoire par son caractère étoffé : il tient sur seulement dix pages.Participez au concours Votre enfant court la chance d'être l'invité spécial du PETIT JOURNAL de TQS, diffusé en direct du Stade olympique dans le cadre du Match d'ouverture McDo des enfants, le samedi 5 avril, dès 10 h.Sept autres jeunes gagnants pourront également occuper un des postes suivants pour la journée: président, instructeur de l'exercice au bâton, préposé aux bâtons, préposé aux balles, journaliste à La Presse, commentateur à CKAC, commentateur à TQS.De plus, McDonald's remettra à 30 gagnants 4 billets pour assister au match depuis la Salle Double-jeu.Dès 10 h sur le terrain, jeux, animation, séance d'autographes, clowns et une panoplie d'activités amuseront toute la famille.£%TOS , \" MATCH
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