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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Plus
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1997-03-22, Collections de BAnQ.

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[" Montréal, samedi 22 mars 1997 nus La Presse Tous les avantages d'une sportive utilitaire, les défauts en moins» 398s 36 mois /mois ÉDITORIAL / OPINIONS / MONDE / PETITES ANNONCES \"*3ô mois, versement initiai 1 750 $ uu échange équivaieni Taxes, transport el préparation en sus.20 000 km par année.4305.bout.MÉTROPOLITAIN.Est/1514)725-9394 LORRAINE PAGE Un bourreau de travail.exigeant! Michèle Ouimet Cff est à peine si Lor-r raine Page touche à ses spaghetti qu'elle tripote machinalement avec le bout de sa fourchette.Trop occupée à parler, son repas fige lentement dans son assiette refroidie.Assise dans un restaurant d'un hôtel de Québec, la présidente de la CEQ rogne un peu de temps pour avaler une bouchée pendant que les enseignants, entassés dans une salle de conférence un étage plus haut, décortiquent pour la énième fois les dernières offres patronales.En plein milieu du repas, son attachée de presse, Hélène Gilbert, vient la chercher pour qu'elle accorde des entrevues aux journalistes.Elle se lève sans hésiter: pas question de dire non.Au diable les spaghetti.Lorraine Page est un bourreau de travail.« Même si elle est clouée à la maison par une mauvaise grippe, ce qui arrive très rarement, elle passe la journée au téléphone à faire des réunions ou donner des entrevues, explique Hélène Gilbert.La seule différence, c'est qu'elle est en jaquette plutôt qu'en bas de nylon et talons hauts.» Il y a deux semaines, même si elle était prise dans la tourmente des négociations avec le gouvernement, elle a reçu 25 personnes à souper.« Lorraine transportait des tables et des chaises de la CEQ à la maison pour recevoir son monde, raconte Hélène Gilbert.C'est une excellente cuisinière.Elle a préparé un boeuf à ceci et un saumon à je ne sais trop quoi, avec un début de grippe et en pleine négo ! Elle a une énergie fantastique.» Mme Page fait souvent la route Montréal-Québec.C'est elle qui conduit, une main sur le volant et l'autre agrippée à son téléphone cellulaire.Petit bout de femme d'à peine cinq pieds deux pouces.Lorraine Page est une patronne exigeante qui peut parfois se montrer cinglante.« Elle est intempestive, fougueuse et soupe au lait, affirme Rosette Côté, ex-vice-présidente de la CEQ, devenue aujourd'hui conseillère du premier ministre Lucien Bouchard.Elle peut piquer de saintes colères, surtout dans des périodes de stress.» Elle a déjà rabroué vertement le directeur général de la CEQ, Michel Agnaïeff, parce qu'elle n'avait pas apprécié la façon dont il avait géré un dossier.« Elle a fait une très grosse colère, rappelle Rosette Côté.Agnaïeff est un homme modéré, tout en nuances, et cet incident l'a ébranlé.Il faut dire que Lorraine l'avait pas mal bardasse.Elle s'exprime haut et fort et elle dit ce qu'elle pense mais les mots peuvent parfois dépasser sa pensée.Elle voit rouge mais elle dépompe vite.» « Travailler avec Lorraine, c'est intense et exigeant mais aussi très intéressant, dit de son côté Monique Richard, l'actuelle vice-présidente de la centrale.Elle a parfois des réactions dures qui peuvent être blessantes.» « Elle est très autoritaire au travail, très directive aussi, signale une de ses grandes amies qui a déjà milité à ses côtés.Elle sait ce qu'elle veut et où elle va.Il faut que ça marche ! Son attitude bouscule et dérange.» Tous s'entendent pour dire qu'elle est une femme intelligente t qui possède un esprit de synthèse foudroyant.« Elle comprend très vite les enjeux et peut en faire une synthèse rapide, souligne Rosette Côté.Elle possède aussi un grand esprit de décision.Elle écoute et après., elle tranche.» Elle connaît bien ses dossiers.« Je ne l'ai jamais vue se retourner pour questionner ses adjoints et ça, c'est exceptionnel », assure l'ex-mi-nistre de l'Éducation, Michel Page.« Avant d'arriver en réunion, son idée est souvent déjà faite et ce n'est pas facile de la faire bouger », nuance Jacques Chagnon, l'éphémère ministre de l'Éducation qui a aussi été, pendant neuf ans, l'adjoint du président au Conseil du Trésor.Enfance Lorraine Page a des racines po- pulaires.Née à Montréal, au coin des rues Panel et Ontario, le 17 décembre 1947, elle est l'aînée de six enfants.Elle a connu une enfance choyée auprès d'un père conservateur qui menait une vie bien organisée et d'une mère « originale et délinquante » qui exécrait les tâches ménagères.« Ma mère pouvait se coucher au milieu de la nuit et se lever tard le matin, raconte Lorraine Page.L'homosexualité et le concubinage ne la dérangeaient pas.» Lorraine Page a connu son mari à 16 ans et quatre ans plus tard, elle avait la bague au doigt.Elle a deux filles qu'elle adore et qui ont fréquenté les écoles de la CECM.Séparée en 1983, elle a pratiquement élevé ses filles seules.Aujourd'hui, elles ont 22 et 23 ans.Lorraine Page a enseigné pendant 20 ans dans des écoles de la CECM, d'abord au secondaire, puis PHOTO JACQUES BOtSSJNOT.nfcfaMÉOfl tpéQÊ* au primaire.En 1979, elle s'est impliquée dans son syndicat, l'Alliance des professeurs de Montréal, dont elle est devenue la présidente en 1985.À la tête de la CEQ depuis juin 1988, elle a succédé au terne Y von Charbonneau.Présider la Centrale de l'enseignement du Québec n'est pas une mince tâche.La CEQ, c'est une grosse machine qui compte 130 000 membres, dont les deux tiers sont des femmes, regroupés dans 250 syndicats.La centrale administre un budget annuel de 18 millions et emploie 250 personnes.Lorraine Page en est le grand patron.Pour gérer tout ça, elle reçoit 79 000 $ et quelques poussières par année.Mme Bec Sec Avec les négociations dans le secteur public.Lorraine Page multiplie les entrevues et envahit les écrans de télévision.Mais, de l'avis de bien des gens.Lorraine Page ne passe pas l'écran et le son strident de sa voix hérisse.« Quand on la voit à la télé, elle donne l'image d'une femme dure et coriace », croit Michel Page.« Son approche Mme Bec Sec est déplaisante, lance Jacques Chagnon.Les gens regardent les nouvelles et disent : « 'Ah non, pas encore elle !' Elle fait grincer les dents de bien du monde.» « Elle a un petit côté sec, maîtresse d'école, affirme de son côté le président de la CSN, Gérald La-rose.Des fois, elle fait un peu la morale.» « Elle a toujours l'air fâché et on dirait qu'elle donne des leçons, ajoute Rosette Côté.Elle fait la morale, dispute et dit comment les choses devraient se faire.Elle a quatre ou cinq cassettes qu'elle met à jour.» Même si elle dégage une image froide et austère, voire agressive, elle aime B 2 ?LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 22 MARS 1997 nuiioriai La Presse André Desmarais président du conseil d'administration Roger D.Landry président ht éditeur Claude Masson éditeur adjoint Marcel desjardîns directeur de l'information Alain Dubuc éditorialiste en chef Règlement à l'amiable Agnès Gruda Il n'y a pas eu de loi d'exception pour la majorité des employés de l'État.Et il n'y a pas eu non plus de grève.Après quelques semaines de psychodrame, le gouvernement de Lucien Bouchard est finalement parvenu à faire avaler aux centrales syndicales une ponction de 800 millions dans la masse salariale de l'État.Au moment d'écrire ce texte, seuls les 14 000 enseignants de cégeps résistaient encore \u2014 une goutte d'eau dans un océan de 400 000 employés.Il ne faudrait pas en conclure que ce dénouement a pu être atteint par le seul effet d'un « équilibre de la terreur ».Dans cet affrontement, c'est le gouvernement qui disposait des plus gros atouts : la popularité de M.Bouchard et l'appui de la population.Selon un récent sondage SOM, les Québécois favorisaient le recours à une loi d'exception en cas d'échec des négociations, par exemple.Or, les syndicats avaient tout intérêt à éviter cette solution, beaucoup plus nocive pour leurs membres que des accords négociés à la pièce.Cela dit, il y a quelques jours à peine, la paix sociale semblait sur le point de craquer.Mais hier, les leaders syndicaux étaient tout miel.Ce bonheur soudain paraissait quasi surréaliste et il flottait au Québec un petit air de miracle.On ne peut faire autrement que se réjouir devant ce règlement à l'amiable, qui nous épargne les blessures d'une crise sociale, voire d'un coup de force comme celui qui avait été imposé au secteur public, au début des années 80.La série d'ententes conclues avec les divers syndicats de la santé et de l'éducation est bienvenue, surtout parce qu'elle existe, et qu'elle clarifie, du moins dans l'immédiat, le paysage social.Quant à leur contenu, on n'en connaissait pas encore tous les détails hier.Dans le secteur de l'éducation, 3000 enseignants prendront bel et bien leur retraite, mais les deux tiers seront remplacés.En échange, la CEQ a fait d'autres concessions en renonçant, entre autres, aux augmentations salariales prévues pour les deux prochaines années.H y a eu des arrangements de ce genre dans le secteur de la santé.Dans les deux cas, les syndicats ont tenté de minimiser les dégâts d'un élagage trop intensif de la main-d'oeuvre en acceptant des concessions qui se feront sentir sur les chèques de paye.Ce troc ne signifie pas, comme le disait un peu naïvement, hier, Jacques Léonard, que les emplois disparus n'auront aucun impact sur les services à la population.Mais si, à force de se creuser les méninges, les négociateurs ont su trouver des moyens moins douloureux de réduire les coûts de main-d'oeuvre, l'impact des compressions sera amoindri d'autant.Si c'est le cas, le Québec sortira gagnant de l'épreuve.Mais celui qui, à court terme, y gagne le plus, c'est le premier ministre lui-même, qui aurait vu son aura drôlement écorché par un dérapage.Il n'y a qu'à comparer les manifestations qui ont cours actuellement en Ontario contre les compressions du gouvernement de Mike Harris à la joyeuse (quasi-)unanimité qui régnait, hier, au Québec pour apprécier la différence.SotAV^X CtfUTfcU- tlTStvoE tfE SfcXJEKJr ?A& SUR £UE\\- P?0> PM^SER ?\u2014« f'/f- ^4 l>R(»rTsRH5FRVLS «\u20223 Le gros gibier On peut diverger d'opinion avec lui, mais il faut s'incliner devant la ténacité de Jean Charest.Depuis le nettoyage par le vide dont son parti a été l'objet, il y maintenant trois ans et demi, et malgré le scepticisme général quant à ses possibilités de résurrection, le chef conservateur n'a jamais perdu la foi.enBss&asEBEaBanBKBnKi Persuadé que le Bloc et le Reform ne sont que des accidents de parcours et que le Parti conservateur redeviendra inévitablement la seule solution de rechange au Parti libéral, il a investi toutes ses énergies dans la réanimation de ses structures et la révision de ses grandes orientations r olitiques.On verra, lors de la prochaine campagne électorale, si tout ce travail a porté fruit au niveau de l'organisation.Mais, en ce qui a trait au programme qui a été publié cette semaine, on peut déjà conclure que beaucoup de chemin reste à parcourir avant que le PC parvienne à susciter à nouveau l'enthousiasme partout au Canada.Et plus particulièrement au Québec.Sur l'économie, par exemple, là où on attendait des critiques détaillées des politiques libérales et des propositions concrètes pour lutter contre le chômage \u2014le problème qui préoccupe le plus les Canadiens\u2014, on trouve une juxtaposition d'engagements qui, de l'aveu même de M.Charest, devraient avoir.le même impact sur la création d'emplois que ce que fait le gouvernement actuel ! « Au minimum », reconnaît-il, en précisant qu'il espère faire mieux.Ce qui est bien la moindre des choses quand on veut convaincre les chômeurs de voter pour soi ! Qu'à cela ne tienne, ce sont d'abord les électeurs du Re- Pierre Gravel form et la clientèle de Mike Harris et de Ralph Klein qui sont visés.À grands coups de promesses à la mode dans les milieux de droite : diminution des impôts et des cotisations à l'assurance-chômage, compression radicale des dépenses gouvernementales, privatisation de plusieurs services publics, etc.Tout ça avec, en prime, d'ici trois ans, l'élimination du déficit budgétaire.Un programme nui eût probablement été séduisant, il y a quelques années, mais qui laissera songeurs bien des Canadiens qui ont perdu toute illusion sur une relance économique facile et sans douleur.Sur le plan social, même type de tentative de séduction auprès des réformistes avec des perspectives de rétablissement de la loi et de l'ordre sur fond de respect des libertés individuelles : les criminels seront punis plus sévèrement, les autochtones cesseront de vivre aux crochets des contribuables et les amateurs d'armes à feu seront libérés des tracasseries bureaucratiques inutiles.Si tous ces projets sont à court terme, il en va autrement de la question constitutionnelle.Les Québécois, qui sont les seuls pour l'instant que ça intéresse, devront se contenter de se fier à Jean Charest.Un jour, quand le climat sera plus propice dans le reste du Canada, ce dernier arrivera bien à faire accepter un nouveau pacte qui devrait les satisfaire puisqu'il comportera une certaine reconnaissance de leur caractère distinct.On ne peut blâmer le chef conservateur d'aller chasser sur les terres de Preston Manning.C'est sans doute tout ce qui est à sa portée dans l LA PRESSE MONTREAL, SAMEDI 22 MARS 1997 a iiioiitagiie et suuris éjà un mois, depuis le lance- | m nient tonitruant du dernier A M roman de Michel Tremblay, H B Quarantem(lltatre minutes, qua-B B rante-quatre secondes.et tou-ffl m*^ jours pas de critiques dans les médias ! Ou si peu, que l'attaché de presse de la maison d'édition les compte sur les doigts d'une seule main, journaux, magazines, radio et télé confondus.La sortie avait été hyper-commerciale : lancement à Paris, trois lancements le même jour à Montréal, tournée aérienne de quatre villes à bord d'un appareil rebaptisé du nom de l'auteur, équipes spéciales de télé, interviews-fleuves, méga-photos, commentaires dithyrambiques sur la fécondité et la sympathique personnalité de l'écrivain, etc.À en croire ce battage médiatique, ce livre était l'événement culturel de l'année, voire de la décennie.On se serait donc attendu à ce que cet extraordinaire roman soit commenté par ceux dont c'est le métier.Mais alors qu'en privé, nombre de gens se confient leur déception \u2014j'ai entendu trois personnes différentes, qui ne se connaissent pas entre elles, dire que c'était du « Harlequin pour homosexuels » \u2014 c'est d'un voile pudique que l'on recouvre aujourd'hui le dernier1 né de notre romancier, la très grosse montagne ayant accouché d'une toute petite souris.Comparant ce lancement à celui du film-navet de Bernard-Henri Lévy, que l'on avait refusé de montrer aux journalistes avant l'opération promotion, le collègue Roch Côté dénonçait « cet énorme tapage dont les journalistes se font l'écho sans égard au contenu d'une oeuvre réduite à l'état de prétexte ».Ne blâmons ni l'auteur ni l'éditeur.Tl est bien normal qu'ils fassent tout en leur possible pour attirer l'attention d'un public distrait, sollicité de tous côtés.D'ailleurs, contrairement à ce qui s'est passé pour le film de BHL, les journalistes qui couvraient le lancement de Tremblay avaient fous eu amplement le temps de lire le roman, puisque l'éditeur le leur avait fait parvenir une se- maine à l'avance, deux semaines dans certains cas.On a célébré, les yeux fermés, s'abstenant de donner suite au lancement par un travail critique.J'en déduis qu'on peut tomber à bras raccourcis sur la première oeuvre d'un auteur débutant ( certains, après avoir été éventrés par la critique, ont.été incapables de recommencer à écrire ), mais qu'on n'osera pas toucher à un cheveu d'un romancier prestigieux \u2014 lequel, lui, est en mesure de répliquer.Ce besoin de consolider, serait-ce par un silence respectueux, les mythes déjà établis, me paraît refléter une tendance de plus en plus marquée dans notre société.Tapons sur les faibles et vénérons les puissants ! Les faibles ne répondront pas, les puissants pourraient le faire.Surtout, surtout, éviter la controverse.Éviter le débat.La critique littéraire n'étant pas mon domaine, ce n'est pas sous cet angle que je voudrais commenter le dernier Tremblay, que j'ai d'ailleurs abandonné vers le troisième chapitre.Ce qui m'a frappée, c'est le niveau de langue que Tremblay prête à ses personnages, qui sont des chansonniers se produisant dans les boîtes à chansons des années 60.Il se trouve que c'est un milieu que j'ai assez bien connu, puisque j'étais, comme tous mes amis de l'époque, grande amatrice de chanson française et québécoise.De la « Butte » de Val-David à la boîte de la rue Gati-neau, je les ai toutes fréquentées, et j'ai passé pas mal de soirées au Patriote, rue Sainte-Catherine, où se déroulent plusieurs scènes du Lysiane GAGNON roman de Tremblay.Voici comment il fait parler les gens de ce milieu-là, y compris son héros qui en est l'archétype.Je cite, au hasard, des extraits de dialogues.« Dompe-la donc, c'te maudite chanson-là.Y pourraient nous empêcher.C'est pas pour eux autres pantoute que tu fais ce disque-là.Y m'ont dit.Chus producteur.On sait pus quoi dire.Ben oui, y'm'l'a dit.A m'a tiré le méchant du corps.Pis chus sûr.J'en parlerai pus si a'pogne pas.Le monde y vont rire.» S'il s'agissait de dialogues de théâtre, cela passerait ( plus ou moins ) puisque ce serait de la langue parlée.Mais quand la langue parlée est transposée littéralement à l'écrit, on change de niveau.Ce qui « sonnerait » comme une langue simplement familière se « lit » comme une langue carrément massacrée.Or, s'il y avait un milieu où l'on parlait le français standard, c'était bien celui des boîtes à chansons.Vigneault, Léveillée, Gauthier, Ferland, Létourneau, Calvé, Venne, Léves-que, Dor, Leyrac, Renée Claude, Pauline Julien, tous ces gens parlaient un excellent français.Idem pour les animateurs du Patriote, dont l'un est devenu député; en 1965, Yves Biais ne parlait pas plus jouai qu'aujourd'hui.II est vrai que Tremblay n'a jamais été capable de faire parler la classe moyenne, encore moins la petite bourgeoisie.Autant la langue des Belles-Soeurs coulait de source et correspondait à la réalité, autant la bourgeoise de son Impromptu d'Outremonl, quelques années plus tard, était une maladroite caricature.Non pas qu'on ne puisse caricaturer Outremont, au contraire, mais pour le faire bien, encore faut-il le connaître, le « sentir ».Dans ce cas-ci, il me semble que le parti pris linguistique de Tremblay a une portée particulière, en ce sens qu'il s'inscrit dans une tendance généralisée.C'est justement en quoi il est troublant.Il y a quelques années, en effet, qu'écrivains et scénaristes ont tendance à rabaisser le niveau de langue de leurs personnages en deçà du niveau de langue réel du milieu où ils évoluent.Ainsi les médecins et les infirmières, dans la série Urgence, qui, loin de s'exprimer comme la moyenne des professionnels de la santé, parlaient presque tous une langue extrêmement relâchée.Ainsi les journalistes de Scoop, dont la langue contenait beaucoup plus de jouai, de sacres et de problèmes d'élocu-tion que ce qu'on entend communément dans les salles de rédaction.Dans ces deux téléromans, les seuls qui parlaient un français standard étaient des snobs, des millionnaires ou des personnages antipathiques.«.On en est au point où la palme du' bon français parlé, à la radio et à la télévisionr-rc-vient aux animateurs d'émissions sportives, qui ont fait d'extraordinaires efforts pour éliminer les anglicismes et les erreurs de syntaxe.Cette manie de faire parler les gens d'ici plus mal qu'ils ne parlent dans la réalité ne peut qu'aboutir à l'abaissement du niveau de la langue commune.C'est une phénoménale trahison du peuple que de lui renvoyer un reflet amoindri de lui-même.Tout cela est d'autant plus pervers que les Québécois ordinaires ont, au contraire, du respect pour la qualité de la langue.La personnalité la plus populaire au Québec ( Lucien Bouchard ) est un homme qui parle un français Impeccable.et si Jean Chrétien est honni, c'est en bonne partie parce qu'il massacre la langue.Le cube Rubik de Jean Charest Chantai Hébert du bureau de La Presse OTTAWA Nm en déplaise à Jean r Charest, il y a un petit air de famille entre le défunt accord de Charlotte-town et le programme électoral nouveau-né de son Parti conservateur.Sur le fond, les deux documents n'ont évidemment aucun lien de parenté, l'un traitant de constitution et l'autre de politique au sens large.Ce sont leurs formes qui ont en commun la même allure de cube Rubik, ce casse-tête dont on ne réussit presque jamais à agencer toutes les facettes même en les tournant inlassablement dans tous les sens.Comme l'accord de Charlottetown, le programme conservateur est visiblement le produit d'une multitude d'arbitrages.Une fois sur mille, c'est le genre d'assemblage qui fait que tout le monde y trouve un peu son compte.Les autres fois, comme avec le cube, il y a toujours une pièce qui vient gâcher le portrait.C'est exactement ce qui fit le naufrage spectaculaire de Charlottetown, tout un chacun y dénichant au moins une raison fondamentale de ne pas l'appuyer.Le risque du programme de Jean Charest, c'est qu'il ne manque pas de pièces du cube conservateur pour accrocher l'oeil d'une multitude électeurs d'ici les prochaines élections et cela dans le mauvais sens du mot.CARRÉ ROUGE pour les réformistes : la reconnaissance du Québec comme société distincte.Mardi, quelques minutes après B4 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 22 MARS 1997 Plus Fermeture de Renault : c'est toute l'industrie flamande qui frémit Il n'est pas courant que la fermeture d'une usine se transforme en événement politique européen.Ni que le licenciement d'un peu plus de 3 000 travailleurs empoisonne des relations diplomatiques.PHOTO REUTERS Des travailleurs manifestaient aux abords de l'usine de Vilvorde mardi dernier, quelques heures avant une rencontre prévue entre leurs représentants syndicaux et le PDG de Renault, Louis Schweitzer.CHRISTOPHE DEGRYSE collaboration spéciale, BRUXELLES C'est pourtant ce qui arrive en Belgique, avec la fermeture du site d'assemblage du constructeur automobile français Renault à Vilvorde.Un événement qui, en l'espace de trois semaines, est devenu exceptionnel.Non pas en tant que tel \u2014 les fermetures d'entreprises sont monnaie courante dans une Europe qui ne parvient pas à sortir d'une crise économique durable\u2014, mais bien en raison de l'ampleur de ses répercussions politiques.Entre la Belgique et la France, on a frôlé l'incident diplomatique ! Comment expliquer pareille onde de choc ?Il y a bien sûr le comportement brutal du pdg français, Louis Schweitzer.Il y a aussi la prise de conscience syndicale d'une solidarité transfrontalière devenue indispensable dans une Europe qui s'unit.L'euro-marche pour l'emploi de dimanche dernier à Bruxelles l'a bien montré.Mais il y a également de nombreuses raisons de politique intérieure propres au gouvernement régional flamand et fédéral belge.Bien au-delà du nombre d'emplois menacés ( 3 100 ouvriers dont la moyenne d'âge est inférieure à 40 ans ), la fermeture de Renault-Vilvorde fait frissonner tout un sec-ieur industriel : celui de la construction et de l'assemblage automobile.Un secteur qui constitue l'une des fiertés du plat pays.Entre la Belgique et la fabrication automobile, c'est, en effet, une longue et fidèle histoire d'amour.L'automobile belge Dès avant la Première Guerre mondiale, l'industrie automobile belge parvient à conquérir une réputation mondiale.De nombreux industriels s'étaient lancés, au tournant du siècle, dans la fabrication de véhicules, au point qu'en 1907, le Vie Salon automobile de Bruxelles regroupe pas moins d'une vingtaine de marques nationales aujourd'hui toutes oubliées ( Mi- Jocelyne Lepage envoyée spéciale BRUXELLES « monstre qu'on y a trouvé, ce n'est pas un étranger, c'est un Wallon ( Marc Dutroux est un Belge français ).On a en même temps pris conscience de la pourriture du système politique, de l'incapacité de la justice.Les conséquences psychologiques de l'Affaire Dutroux sur ce pays sont considérables ».Mais pour Schuiten, qui est aussi un concepteur d'environnements à qui l'on doit entre autres le nouveau « décor » de la station de métro des Arts et Métiers à Paris, l'Affaire Dutroux a aussi des effets positifs.« Vous avez vu cette grande marche blanche, ce grand mouvement pur, intouchable, irrécupérable, de-mande-t-il.Les Belges ne savent pas ce qu'ils sont, Dutroux a fait ressurgir \u2014 dans cette solidarité \u2014 uneldentité belge.» Schuiten parle ici de la grande manifestation qui a rassemblé à Bruxelles, le 20 octobre dernier, 300 000 personnes vêtues de blancs, tous gens en colère devant l'inefficacité de la police et la corruption générale des institu- nerva, FN, Nagant, Vincke, Métallurgique ) I La Première Guerre interrompt brusquement cet essor.Le Salon de 1931 ne compte plus que 5 marques nationales.Peu à peu, la construction cède la place à l'assemblage de modèles étrangers.Le dernier véhicule belge, un camion militaire de la marque FN, est livré en 1960.Il y a presque 40 ans.Depuis lors, les activités d'assemblage de véhicules étrangers n'ont cessé de croître.À un point tel que ce secteur constitue aujourd'hui l'un des piliers de l'économie belge.C'est dans le prolongement de cette longue histoire que se situe la fermeture de Renault-Vilvorde.Aujourd'hui, de nombreuses grandes marques américaines ou européennes ont établi des filiales en Belgique.Il y a tout d'abord Ford, situé à Genk, dans le Limbourg flamand ( nord-est du pays ).L'usine Ford assemble et produit 35 % du total des véhicules construits en Belgique, soit 367 000 véhicules l'an dernier.Il y a ensuite Opel, à Anvers, avec 27 % du total et 295 000 véhicules produits l'an dernier.À eux seuls, Ford et Opel constituent près des deux tiers de l'assemblage automobile belge.Vient ensuite, la firme allemande Volkswagen.Située dans la banlieue de Bruxelles, elle représente 16 % du total, soit 196 000 véhicules.En quatrième position, le constructeur suédois Volvo, situé dans la ville de Gand, avec 11 % du total et 144 000 véhicules.Vient enfin, ou plutôt « venait », Renault Industrie, avec 11 % également et 141 000 véhicules.Les champions belges Au total, l'an dernier, près de 1 200 000 véhicules ont été produits ou assemblés en Belgique.Et plus de 100 000 véhicules utilitaires.Ce qui fait des Belges les tions devenues encore plus flagrantes à la suite des enquêtes sur les meurtres commis par Marc Dutroux.L'homme et ses complices auraient tué au moins six enfants.« La Belgique n'est plus la même, explique pour sa part An-nette Beautrix, du Bureau de promotion du tourisme à Bruxelles.Les Belges veulent maintenant la transparence.Ils attaquent la justice.Les répercussions de l'Affaire Dutroux sont incroyables.C'est une sorte de catharsis qui est en train de créer l'union des Wallons et des Flamands, des chrétiens et des mulsulmans, au-delà des gouvernements.Les gens n'acceptent plus l'hypocrisie du système.» Il n'est pas nécessaire d'insister pour faire parler les Belges de l'affaire Dutroux.Us s'expriment volontiers sur le drame qu'ils vivent depuis août 1996, alors que l'on a retrouvé les cadavres de deux des petites filles \u2014Julie et Mélissa \u2014 qu'il avait enlevées.La plaie s'est ouverte à nouveau le 5 mars dernier quand on a découvert le cadavre d'une autre enfant, Loubna Be-naissa, tuée celle-là quatre ans auparavant par un autre psychopathe.Non seulement les Belges s'expriment-ils ouvertement, ils affichent même littéralement leur douleur, comme nous avons pu le constater au cours d'un voyage dans la Belgique francophone en février dernier.Partout Julie et Mélissa Partout au cours de ce voyage dans le « plat pays » de Brel qui nous a menés de Bruxelles aux Ar-dennes en passant par Tournai, Charleroi, Binche et Liège, des photos de Julie et Mélissa étaient affichées dans les vitrines des magasins et dans les fenêtres des maisons, entourées de fleurs, ou veillées par des bougies.champions du monde de l'assemblage : chaque année, près de 13 véhicules sont produits par 100 habitants ! Ce marché particulièrement imponant est essentiellement tourné vers l'exportation ( Allemagne, Royaume-Uni, France, Espagne ).Sur le plan social, l'emploi généré par ce secteur est, lui aussi, considérable : près de 40 000 ouvriers travaillent directement sur les sites de montage.À cela, il faut ajouter les 22 200 travailleurs qui, au sein de l'industrie de la sous-traitance.Le 20 octobre, 300 OOO personnes ont manifesté dans les rues de Bruxelles.Dans un petit café de Charleroi, on nous a servi le meilleur espresso du monde pas seulement avec le meilleur chocolat truffé au monde, mais aussi avec un curieux message sur papier blanc, qui n'était pas la note du repas.Sur ce papier transparaissait en travaillent directement pour l'industrie automobile et les 60 000 emplois que compte la distribution, explique la Fédération belge de l'industrie automobile et du cycle ( FEBIAC ).Total : 122 000 personnes, pour une population active de 4,3 millions de Belges, soit près de J> /O.Renault Vilvorde ne représente qu'une petite partie du secteur.Mais quel sera l'impact de la fermeture sur les emplois induits ?La presse prévoit jusqu'à 12 000 emplois perdus dans des secteurs aussi divers que la verrerie, le câblage, la fabrication de toits ouvrants, de systèmes de freinage, de réservoirs, d'appareillages électriques.Autant de petites et moyennes entreprises qui voient déjà leurs carnets de commande s'amincir.Environ 60 % des composants d'une voiture sont en effet LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 22 MARS 1997 Plus oureux Un examen de conscience Gilbert Grand BERNE .:-.wV HÉ| ¦ r- .¦\"> et les matelots Henri et Roger Corrigan servaient tous deux dans la Royal Canadian Navy Volunteer Reserve.Le général Lahaie et ses frères Au début de 1941, les quatre frères Lahaie, Gaétan, Déguise, Marcellin et Rostand, servaient tous les quatre comme lieutenants instructeurs de l'armée active, les B 8 LA PRUSSE, MONTRÉAL, SAMEDI 22 MARS 1997 Plus LES FUSIONS MUNICIPALES Guerre de clochers Marieville et Sainte-Marie-de-Monnoir sont incapables de passer par-dessus leurs différends Martha Gagnon Devant l'église aux allures de cathédrale, le maire de Marieville s'exclame : « Regardez, il n'y a pas un, mais deux clochers qui dominent le village et la paroisse, véritable symbole de nos chicanes.de clocher.» La remarque de M.Sylvain Laponne a beau être dite sur un ton badin, on sent que les tensions sont grandes entre le « village » de Marieville ( 5 426 habitants ) et la « paroisse » de Sainte-Marie-de-Monnoir (2311 habitants ).Bâtie en 1908, la gigantesque église de pierre n'est jamais devenue le siège social du diocèse de Saint-Hyacinthe, comme plusieurs l'espéraient.Un monument coûteux à entretenir dont la population est fière, malgré tout.Mais ce n'est pas demain que les cloches vont sonner pour annoncer le mariage entre Marieville et Sainte-Marie-de-Monnoir.Les maires Sylvain Lapointe et Charles Thériault se saluent poliment à la cabane à sucre, se rencontrent lors d'ac-tivités sociales, mais évitent d'aborder ce sujet délicat.Le projet de fusion municipale déchire les deux communautés situées près de Chambly, sur la Rive-Sud de Montréal.Depuis le 7 mars, elles figurent sur la liste des 416 municipalités de moins de 10 000 habitants que le gouvernement invite fortement à se regrouper d'ici janvier 1999.L'objectif est de former 179 nouvelles communautés pour réduire les coûts, renforcer la structure administrative et éliminer les iniquités entre municipalités.La Monté-régie est la région où le plus grand nombre de municipalités \u201471 \u2014 sont visées.Si elles étaient toutes fusionnées,, elles ne seraient plus que 33.Une apparence d'harmonie En apparence, c'est l'harmonie entre Marieville et Sainte-Marie-de-Monnoir.Même s'il y a deux administrations distinctes, le village et la paroisse partagent les mêmes institutions ( écoles, églises, commerces, banques ), les mêmes associations et clubs sociaux, certains services municipaux ( incendie, bibliothèque ) et équipements de loisir.En ce lundi après-midi, il y a autant de gens de la paroisse que du village qui jouent au bingo dans la salle communautaire de l'association de l'âge d'or.« Quand ils ne parlent pas de fusion, les gens s'entendent bien, explique Mme Irène Gosselin qui habite à Marieville depuis 47 ans et qui serait plutôt favorable à un regroupement.Mais « la campagne » ne veut rien savoir même si elle profite des avantages que lui offre le village.C'est presque un sujet tabou.» Sainte-Marie-de-Monnoir, c'est la campagne avec ses exploitations laitières et cé-réalières, ses élevages d'autruches, alors que Marieville est plus urbanisée et possède un pôle industriel important.Plusieurs jeunes familles ont choisi la campagne comme milieu de Yie à cause de la quiétude et des taxes .moins élevées ( 0,81 $ par 100 $ d'évaluation à Sainte-Marie-de-Monnoir comparativement à 1,41 $ à Marieville ).Sur le plan politique, les tensions sont grandes entre les deux maires aux personnalités et aux idées opposées.Celui de Marieville, Sylvain Lapointe, 33 ans, ancien attaché politique du député libéral et conseiller en communications, est du genre volubile, extraverti, très engagé dans le développement régional.Il est ouvert aux fusions et « même aux fusions forcées s'il faut en arriver là.Notre développe- «Il désormais fini le temps où tout le monde était à l'aise à l'ombre de son clocher.Il faut s'unir pour être forts, mettre fin aux campagnes de peur et informer la population.ment et notre survie économique en dépendent, dit-il.Tant que les municipalités rurales avaient des subventions gouvernementales, elles prospéraient « sur le bras » de la collectivité.Il est désormais fini le temps où tout le monde était à l'aise à l'ombre de son clocher.Il faut s'unir pour être forts, mettre fin aux campagnes de peur et informer la population objectivement.» Le maire de Sainte-Marie-de-Monnoir, Charles Thériault, 51 ans, travaille comme chauffeur d'autobus.Il est plutôt calme, réservé et prudent dans ses commentaires.Comme la grande majorité de sa population qui s'est exprimée lors d'un référendum local en décembre, il est contre la fusion.Le conseil municipal a même réalisé sa propre étude sur les effets d'un regroupement.« Les conclusions ont confirmé nos appréhensions, explique M.Thériault.Nous sommes très bien comme nous sommes.Les gens sont satisfaits de leur administration et de leur qualité de vie.Nos 45 kilomètres de routes sont bien entretenus.Il est vrai que nous n'avons pas de services d'aqueduc et d'égout, à l'exception de quelques résidences.Et même si on se fusionnait, on ne pourrait jamais desservir toute la paroisse.Ce serait trop coûteux.Nous n'avons rien à gagner à nous fusionner.Le compte de taxes sera plus élevé que le degré de satisfaction.» La plus grande crainte des citoyens de Sainte-Marie-de-Monnoir est d'avoir à assumer une partie de la dette de Marieville, qui s'élève à 5,8 millions.De plus, la crédibilité de cette administration a été durement secouée en 93-94 en raison d'une grève de 16 mois des cols blancs, d'une mauvaise gestion et de la succession de cinq directeurs généraux et de presque autant de greffiers.« À mon arrivée à l'hôtel de ville, Marieville était sur le code rouge de la Commission municipale, reconnaît le maire.Nous avons dû augmenter les taxes la première année, ce qui a soulevé le mécontentement.Mais la situation a été corrigée, nous enregistrons des surplus depuis deux ans et les taxes ont diminué.» Scission dans les loisirs Le village et la paroisse ont vécu une scission dans les loisirs qui a laissé des marques profondes.Sainte-Marie-de-Monnoir s'est dissociée du service des loisirs de Marieville qui réclamait une participation financière plus élevée, de 40 000$ à plus de 70 000$.«Ils bénéficiaient d'un traitement de faveur depuis des années, explique M.Lapointe.Quand on leur a présenté la « vraie » facture, ils ont refusé de payer.Lorsqu'ils veulent s'inscrire à des activités, ils sont maintenant considérés comme des non-résidants.» Le dossier s'est même rendu en cour.Sainte-Marie-de-Monnoir a été condamnée à payer une partie de la facture et elle songe à en appeler de la décision.Depuis, elle a formé son propre service des loisirs et aménagé un terrain de soccer de 30 000$, ce qui a étonné le maire voisin.« Il y en a déjà quatre à Marieville », souligne M.Lapointe.Il y a plusieurs années, le dossier de la situation géographique de l'usine d'épuration de Marieville à Sainte-Marie-de-Monnoir a aussi soulevé de vives protestations.« Ils voulaient nous imposer leurs mauvaises odeurs à un emplacement qui ne convenait pas, dit Francine Guer-tin, secrétaire-trésoriè-re de la paroisse depuis 18 ans.On s'est battu et on a gagné notre point.» Enfin, la paroisse est desservie par la Sûreté du Québec, alors que Marieville a son propre service de police.« Une aberration, selon M.Sylvain Lapointe.Les policiers de la SQ patrouillent un grand territoire et mettent parfois du temps à intervenir à Saint-Marie, alors que nous avons un service tout près.» L'exemple de ces deux communautés illustre les peurs et les tensions que suscitent à plusieurs endroits la politique de regroupement du ministre des Affaires municipales.PHOTO REMI LEME.La Pressa Le maire Sylvain Lapointe, de Marieville, voudrait bien un jour faire sonner les cloches pour célébrer son union avec sa voisine.Charles Thériault, maire de Sainte-Marie-de-Monnoir, défend les intérêts des agriculteurs et des gens qui habitent la campagne.On l'aperçoit ici en compagnie d'un agriculteur, Florian Montgrain, qui s'oppose à la fusion.Pour Québec, hors de la fusion, point de salut ! es municipalités qui refusent de se sa- » regrouper devront assumer pleine- \\\\ ¦ ment leur autonomie et les consé- ¦ quences de leur geste.» MnmmwuA C'csi l'avertissement qu'a servi, mardi, le ministre des Affaires municipales, Rémy Trudel, lors d'une rencontre avec des administrateurs municipaux de la Montérégie.Même si les fusions doivent se faire sur une base volontaire, la pression est forte.Il est à prévoir qu'il y aura davantage de mariages de raison que de mariages d'amour.Le gouvernement accorde une aide financière alléchante aux municipalités qui veulent s'unir en doublant leurs subventions.Après le délai de janvier 1999, « les municipalités auront à vivre avec les conséquences financières de leur choix.» Sur les 416 municipalités ciblées, plus de 200 ont déjà accepté de réaliser une étude de faisabilité.L'idée de fusion en effraie plusieurs.Les principales craintes des citoyens sont la hausse de leur compte de taxes et le remboursement des dettes.À ce sujet, plusieurs maires assurent que la dette sera répartie équi-tablement selon les règlements d'emprunt.Il y aussi la crainte de perdre son identité, de voir ses habitudes modifiées et son décor changé.Certains sont même réticents à un changement de nom de la municipalité.Les agriculteurs aussi sont inquiets.Plusieurs se sont déjà prononcés contre les fusions.Ils ont peur que le secteur urbain empiète sur le secteur agricole et que les relations soient plus difficiles.Après les petites municipalités, ce sera au tour de 21 agglomérations de plus de 10 000 habitants et aux six de plus de 100 000 à analyser des propositions de regroupement. B 12 LA PRKSSli, MONTRÉAL, SAMEDI 22 MARS 1997 L'EXPRESS INTERNATIONAL SAINT-DOMINGUE Asile au MUTA ¦ Le gouvernement dominicain a accepté hier d'accorder l'asile au commando du Mouvement révolutionnaire Tupac Amaru ( MRTA ) une fois un accord conclu entre les parties concernées, a-t-on appris hier de source officielle.Cette déclaration a été faite à l'issue de l'entrevue hier entre l'envoyé spécial du gouvernement japonais, le vice-ministre des Affaires étrangères Masahiko Komura, et le président dominicain Leonel Fernan-dez.M.Komura avait présenté au dirigeant dominicain une « demande officielle » du gouvernement japonais pour que l'asile soit éventuellement accordé aux membres du commando du MRTA qui retient 72 otages dans la résidence de l'ambassadeur du Japon à Lima depuis 94 jours.« Par humanité et solidarité avec les gouvernements du Pérou et du Japon, la République dominicaine est prête à accueillir certains membres du commando qui occupe la résidence de l'ambassadeur japonais à Lima, une fois qu'un accord sera trouvé entre les parties concernées », a déclaré le chef d'État dominicain.d'après AFP ALBANIE Conseil présidentiel ¦ Tout en continuant d'exiger la démission du président Sali Be-risha, les principaux dirigeants de l'insurrection albanaise se montrent plus accommodants envers le gouvernement provisoire.À l'issue d'une réunion du « Conseil national de salut public » qu'ils ont formé il y a deux semaines dans 12 distrias du Sud du pays, les dirigeants de la rébellion ont diffusé un texte dans lequel ils appellent le premier ministre Bashkim Fino à instituer un Conseil présidentiel qui gouvernerait jusqu'aux élections anticipées censées être convoquées avant le mois de juin.Au lendemain de l'expiration de leur ultimatum, auquel {^e président Sali Berisha n'a pas vcédé, les chefs de l'insurrection fîdans le sud de l'Albanie ^s'étaient réunis hier à Tepelena à ~160 km de Tirana pour décider Jde la suite de leur action.d'après AP ^HAÏTI-CANADA Visite d'Axworthy ¦ Le ministre canadien des Affaires étrangères, Lloyd Axwor-!lhy, se rendra à Haïti mercredi [\u2022prochain pour s'entretenir avec \u20223e président René Préval et des jnembres du gouvernement haïtien de « plusieurs dossiers d'ac-Mtualité », a annoncé hier son ministère.« Le Canada est heureux ;jies progrès accomplis en Haïti lilepuis l'intervention de la communauté internationale en », a affirmé M.Axworthy tyians un communiqué.« En tant \u2022^qu'ami et voisin, nous continuions de nous intéresser parti-jyulièrement à la stabilité et au [^développement de la démocratie \"dans ce pays », a-t-il précisé.M.!j\\xworthy s'entretiendra également de la Mission d'appui des Nations unies en Haïti ( MA-NUH ) avec le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies, Enrique ter Horst, et rencontrera le commandant de la MANUH, le général canadien Pierre Daigle.d'après PC ALGÉRIE Code de la famille ¦ Le gouvernement algérien a confié à un groupe de travail interministériel un ensemble de propositions sur la réforme du code de ia famille.Ce groupe devra transmettre prochainement son rapport au gouvernement du premier ministre Ouya-hia qui décidera des changements a apporter à ce code qui, de l'avis de plusieurs organisations féminines, ne respecte pas le principe d'égalité entre l'homme et la femme.Au cours d'une entrevue cette semai ne avec La Presse, le ministre des Affaires étrangères algérien, M.Ahmed Attaf, a confirmé que Ce code n'était plus « tabou » et que c'est son gouvernement qui avait décidé de le réexaminer en profondeur.LaJPresse PHOTO AFP Ces deux Moscovites s'intéressent beaucoup plus à leurs matriochkas d'Eltsine et de Clinton qu'aux différends qui opposent les deux chefs d'États.Elargissement de l'OTAN : Clinton et Eltsine toujours en désaccord d'après AFP et AP HELSINKI Bill Clinton n'a pu convaincre Boris Eltsine hier/lors d'un sommet à Helsinki, du bien-fondé de l'élargissement de l'OTAN à des pays d'Europe de l'est, mais les deux hommes sont d'accord pour que ce différend ne remette pas en cause la coopération des deux pays dans d'autres domaines.Par ailleurs, le président Clinton a annoncé que la Russie participerait au groupe des sept pays les plus industrialisés du camp occidental.Moscou participait depuis 1992 aux sommets du G-7 mais en qualité de simple invité.Les deux pays ont également annoncé hier leur intention d'entamer de nouvelles négociations sur un troisième traité de réduction des armements stratégiques ( STAJRT ) dès l'entrée en vigueur du traité START II.Ce traité START III aurait pour but de réduire au 31 décembre 2007 le nombre des ogives nucléaires montées sur des missiles stratégiques à un niveau compris entre 2000 et 2500 pour chacun des deux pays, selon une déclaration conjointe.L'entrée dans l'OTAN de ces pays autrefois satellites de Moscou « est une erreur, et une erreur sérieuse », a affirmé le président russe lors d'une conférence de presse commune au terme d'une journée d'entretiens.Pour sa part, M.Clinton a réaffirmé que le processus d'élargissement de l'Alliance « se poursui- vra » malgré le maintien de l'opposition de Moscou.« Nous sommes tombés d'accord pour ne pas nous mettre d'accord sur l'idée de l'élargissement », a-t-il commenté.Il a aussi annoncé que les négociations par l'OTAN et la Russie de la charte qui régira leurs relations et leur coopération devraient être conclues « dans les prochaines semaines », autrement dit avant le sommet de juillet à Madrid au cours duquel l'Alliance annoncera officiellement quels sont les pays invités à rejoindre ses rangs.Cette charte sera « un engagement durable » signé par les 16 membres de l'Alliance et la Russie « au plus haut niveau politique », selon une déclaration commune sur la sécurité européenne.La formule évite le mot de « traité », qui constituait l'exigence des Russes avant ce sommet, et reflète clairement la position américaine, qui offrait seulement un accord « politique » au niveau des chefs d'État.M.Eltsine a d'ailleurs confirmé lors de la conférence de presse qu'il n'exigerait pas que cet accord soir ratifié par les Parlements des 16 membres de l'OTAN, même s'il a l'intention de le soumettre pour ratification à la Douma ( chambre basse du parlement russe ).Cette concession semble toutefois avoir été la seule effectuée par M.Eltsine.Pour le reste, la déclaration reprend essentiellement les points de vue des deux parties.Elle indique ainsi que la charte OTAN-Russie inclurait une « référence spécifique » à la déclaration de l'Alliance du 10 décembre 1996, dans laquelle l'OTAN avait affirmé n'avoir « aucune intention, aucun projet et aucune raison » de déployer des armes nucléaires sur le territoire de nouveaux membres.« Nous ne sommes pas venus ici avec l'idée que nous pourrions changer les positions de l'autre », a commenté M.Clinton, qui a cependant parlé de « résultats très spectaculaires et très importants ».De son coté, le secrétaire général de l'OTAN, Javier Solana, s'est félicité hier soir « des résultats positifs » du sommet américano-soviétique d'Helsinki.« M.Solana a été particulièrement encouragé par l'engagement pris par le président russe Boris Eltsine de conclure dans un futur proche un accord entre l'OTAN et la Russie et de manière plus générale de développer une coopération étroite entre la Russie et l'OTAN » indique un communiqué de l'OTAN publié à Bruxelles.Kabila triomphe à d'après AP et AFP KISANGANI À plus d'un millier de kilomètres de Kinshasa et de l'arrivée énigmatique de l'avion du président Mobutu Sese Seko malade, le chef de la rébellion Laurent-Désiré Kabila s'est offert hier une arrivée triomphale à Kisan-gani, la troisième ville du pays dont ses hommes se sont rendu maîtres le week-end dernier.Le chef de l'Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo-Zaïre, accompagné de son « gouvernement », a été accueilli à l'aéroport par des milliers de Zaïrois en liesse, scandant « Nous sommes libres » en agitant des feuilles de palme.Les habitants ont afflué par milliers, à pied, en camion ou à vélo dès que la radio a annoncé la visite du chef des rebelles.Il n'y a pas si longtemps, ils étaient contraints sous peine d'amende de souhaiter la bienvenue au président Mobutu, souligne un journaliste de la radio des rebelles, la Radio du Peuple.En l'occurrence, les journalistes ont été mis à l'écart un moment dans un hangar de l'aéroport, le temps que des soldats contiennent la foule en faisant usage de baguettes souples.Et, dès l'atterrissage de son avion, Laurent-Désiré Kabila a été rapidement conduit dans un hôtel de l'ancienne ville coloniale.Mwenze Kongolo, « ministre » de la Justice, a expliqué que cette visite était symbolique : « C'est comme prendre le Zaïre, en un sens, parce que (.) c'est la plus grande ville que nous ayons conquise ».Son collègue des Finances, Mawam-panga Mwana Nanga, s'inquiétait lui de la sécurité du chef des rebelles : « Ça va être l'enfer quand nous atteindrons Kinshasa », a-t-il lancé.Laurent Kabila devait à l'origine rencontrer à Goma, à la frontière rwandaise, le représentant spécial de l'ONU et de l'OUA Mohammed Sahnoun.Celui-ci entend semble-t-il le convaincre de revenir sur son refus de se rallier au cessez-le-feu auquel a de nouveau appelé jeudi soir le président Mobutu, dans une déclaration lue à la télévision zaïroise.Par ailleurs, plusieurs centaines de soldats américains ont été envoyés en Afrique de l'ouest hier en «soutien d'une éventuelle évacuation des Américains du Zaïre, a annoncé le Pentai Ces soldats, pour ÊriiiTMr! basés à Vicenza ( Italie ),\\ joint la trentaine de niUjjfamgs américains arrivés mer&racà Brazzaville ( Congo ) et le ( Gabon ).« Ce déploiement ne pas un engagement amériJ faveur d'une quelconque», à venir », souligne le Pej dans un communiqué, m i - ^ de ces soldats représer renforcement des mesujja «e préparation visant à assSB» Se sécurité des ressortissant! cains au cas où une év« serait nécessaire ».Attentat-suicide dans un café de Tel-Aviv: quatre morts et 46 d'après AP et AFP TEL-AVIV Le terrorisme aveugle a frappé hier en plein centre de Tel-Aviv.Un attentat-suicide, aussitôt revendiqué par le mouvement islamiste Hamas a fait quatre morts, dont son auteur, et 46 blessés dont un bébé de six mois grièvement atteint, ainsi que deux fillettes de trois et neuf ans.Israël a immédiatement imposé le bouclage des territoires autonomes palestiniens.Le premier minisire israélien Benjamin Netanyahu et le président palestinien Yasser Arafat ont eu hier soir un premier entretien depuis l'atlentat-suicide, a-t-on annoncé au bureau du premier ministre.M.Arafat, qui a téléphoné au premier ministre, a exprimé « ses regrets » après cet attentat, tandis que M.Netanyahu lui a répondu qu'il « faut agir avec vigueur contre les terroristes et les infrastructures qu'ils utilisent », a-t-on ajouté de même source.M.Netanyahu a également exigé que l'Autorité palestinienne arrête les activistes intégristes du Hamas, le mouvement de la résistance islamique, qui ont été récemment libérés à Gaza.Le premier ministre faisait notamment allusion à la libération le 10 mars de M.Ibrahim al-Moukadmeh, un des chefs de l'aile militaire du Hamas.Un interlocuteur anonyme se réclamant du Hamas a revendiqué à la télévision israélienne la responsabilité de l'attentat.Cette organisation avait été à l'origine de la majorité des attentats suicide qui avaient fait 58 morts l'an dernier en Israël.Le premier ministre a également souligné que si M.Arafat « prouve qu'il veut et qu'il peut lutter fermement contre le terrorisme », alors il sera possible d'examiner la proposition israélienne d'accélérer les négociations sur le statut final des ter- ritoires palestiniens, a ajouté la même source israélienne.M.Netanyahu a proposé mercredi dernier dé conclure un accord en six mois sur le statut final des territoires palestiniens au lieu des deux ans prévus par les accords d'autonomie.Cette proposition avait été accueillie avec réserve par M.Arafat.M.Netanyahu avait auparavant fait porter au président palestinien la responsabilité de l'attentat de Tel-Aviv.Il n'avait cependant pas fermé la porte au dialogue et à la coopération.L'attentat a été unanimement condamné dans le monde.Le président américain Bill Clinton le faisait hier à Helsinki et il a demandé aux Palestiniens de démontrer leur engagement contre la violence au Proche Orient.« Il ne doit y avoir absolument aucun doute dans l'esprit des amis et des ennemis du processus de paix que l'Autorité palestinienne est immuablement opposée à la terreur et immuablement engagée à prévenir et empêcher de tels actes », a déclaré M.Clinton.De son côté, le ministre canadien des Affaires étrangères, LlqgagAx-worthy, a condamné hier lj&Hpitat de Tel-Aviv et lancé un alM au dialogue et a la négociation!!* En ce moment de grande souHJpice, nos pensées et nos prièrcsvRjâom-pagnent les innocentes victnB de cet acte de lâcheté », a affrftN M.Axworthy dans un commjSjftué.dans lequel il présente ses?rWkio-léances « aux victimes, à leur famille et au peuple israélien ».\u2022\u2022 Par ailleurs, Washington a usé hier de son droit de veto au Conseil de sécurité de l'ONU - pour la deuxième fois en deux semaines \u2014 pour bloquer un projet de résolution exigeant l'arrêt immédiat d'une implantation israélienne, à Jérusalem-Est.; Sur les 15 pays membres du Conseil, 13 ont voté en faveur du texte d'inspiration arabe, notamment la France, la Grande-Bretagne, la Russie «et la Chine.Le Costa Rica s'est abstenu.Washington a justifié son veto en déclarant que toute prise de position sur la question de Jérusalem aurait ajouté aux tensions existantes dans la région."]
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