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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Livres
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1997-03-23, Collections de BAnQ.

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[" Montréal, dimanche 23 mars 1997 ARTS ET SPECTACLES / SCIENCES \u2022V: ¦ \\/U Chante avec les loups ! Un nouveau roman jeunesse de Stanley Péan page B3 Le Château Frontenac i p.inii .le 9 1-1414 m 9 ' I » * ¦i » \u2022 1 V,.il ' - ¦ t / * r * m *% -m *r ^ ÎW.«« « * .£ \u2022 ; ' m ¦ .\u2022 ?¦¦1 : I * * * * \u2022 « \u2022 \u2022 \u2022 Illustration de Drew Struzan pour Les Ombres de l'empire.Presses de la Cité.SONIA SARFATI collaboration spéciale L'empire qui contre-attaque ces dernières semaines n'est pas simplement celui de l'inquiétant Empereur Palpatine mais celui de George Lucas au grand complet : outre le retour.du Jedi et celui de la trilogie fondatrice sur grand écran, La Guerre des étoiles s'épanouit en effet dans d'autres univers.Bien sûr, ceux du jeu vidéo, du disque et du gadget de tout acabit.Mais aussi, celui des lettres.Car Star Wars, c'est également 26 romans qui, au total, se sont jusqu'ici écoulés à quelque 70 000 exemplaires au Québec.«Nous espérons atteindre les 100 000 copies vendues d'ici la fin de l'année », note Micheline Aubry, attachée de presse pour Presses de la Cité, Pocket et Omnibus, les maisons d'édition qui publient la version française de la saga.Une précision pour les inconditionnels de la trilogie : en aucun cas l'action de ces romans ne se déroule immédiatement avant les événements racontés dans La Guerre des étoiles.Voir ÉTOILES en B 2 H a> c E \u2022 \u2014 Q.CD RAYMOND LÉVESQUE Paix sur la terre aux dames de bonne volonté UN ROMAN FORTEMENT DÉCONSEILLÉ AUX LECTEURS N'AYANT PAS LE SENS DE L'HUMOUR En vente partout (malgré tout) V \u2022 Les édfoons internationales Alain Stanké 121*.rue Saint-Mathieu.Montréal H3H'^'H7 (514) 935-7452 B2 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 23 MARS 1997 Livres Bissonnette, Monette, Gagnon : les nouvelles ne sont pas fameuses RÉGINALD MARTEL ette semaine.Ses nouvelles n'étaient pas fameuses.Même celles de Lise Bis-sonnette, bonne romancière déjà, qui pour l'instant s'égare dans un genre qu'elle maîtrise à sa manière, sans doute, mais pour son seul ^profit.Au lieu que soient diluées dans ses nouvelles les difficultés de lecture, d'ailleurs sur-mbntables, qu'imposent ses romans ( Marie suivait l'été, 1992 et * doses crues, 1995 ), elles s'y trouvent multipliées, par le nombre de nouvelles, et concentrées, en raison de leur brièveté.On sait l'extrême exigence qui définit l'art de cet écrivain.Le travail sur la langue, qui est le fondement même de la littérature, y est poussé à des limites risquées.À force de retouches, et de ratures et d'ajouts probablement, l'écriture acquiert une densité telle qu'elle semble aplanir tout relief.En voulant tout bien dire et le trop bien dire.Lise Bissonnette laisse filer son propos et nous renvoie à une sorte d'art pour l'art qui ne saurait réjouir que de purs esthètes.Une écriture à ce point chargée peut égarer l'attention.Quand on croit y deviner en plus, comme en négatif, tout un appareil de décodage, on se dit qu'il serait gentil de nous prêter les clés.À vrai dire, l'idée ici écrase toutes choses.Sans recourir aux psychologies à la mode, la nouvelliste tente de revisiter les sentiments et attitudes qui sont habituellement liés à l'amour, pour les retourner et en montrer l'exact contraire : cruauté, trahison, vengeance.Montrer, c'est beaucoup dire.En tant que tel, l'exercice intellectuel n'échappera à personne, mais tout le monde n'aura pas vu comment ni pourquoi ces sentiments sont vé- cus par les protagonistes.Je suis de ces recalés de Quittes et Doubles dont l'attention, pourtant titillée par chacun des textes assez obscurs et vaguement poétiques qui précèdent les nouvelles, et cherchant à les élucider, a eu tendance à prendre la clé des champs, seule accessible.Kitch, vous dites ?Depuis Montréal briile-t-elle ?( sic ), il y a dix ans, Madeleine Monette a fait un bon bout de chemin.De la poésie beaucoup et aussi des « textes », comme on a dit un temps, par peur de céder à quelque infâme tradition, qui classait tout, les genres surtout, et donc affreusement réductrice.Plus récemment, elle a écrit un roman, Unless, assez conventionnel mais moderne de ton et de facture, où ne pointaient pas le moindre désir ni la moindre velléité de refaire le monde, mais seulement le goût de dire que ce monde ne va pas trop bien et que COUVRE toutes les scènes -V ¦ samedi dm dans le cahier Arts & Spectacles LE NOUVEAU \u2022 \"m ¦ ROMAN DE DENIS MONETTE - ¦s m Denis Monette Marie Mousseau 1937 -1957 ÎOGÎQUES À 22,95 8 'AV.1.//.V~' UN PURGATOIRE 2235$ LES BOUQUETS DE NOCES 2235$ LES PARAPLUIES DU DIABLE 1636$ ___ Les Éditions LOGIQUES L .En vente partout \u2022 Distribution oxclusivë'.LOGlDISOUE inc.2000 Membre de Transcontinental Toi.(514) 933-2225 \u2022.Fax; (SI4) 933-2182 \u2022 lo£ique@cam org \u2022 http://www logique c > »» \u2022 ¦ tout fout le camp, dans une avalanche de valeurs mourantes.Un bon petit roman dans le genre Plateau-paumé, dans lequel un humour un peu tristounet faisait la nique au désespoir, cette grosse bête romantique décidément ouu Madeleine Monette nous annonce maintenant, tout confondus, des Plaisirs et Paysages kitch, ce qui semble prometteur mais déçoit : voici un collage de fonds de tiroirs.Pour les plaisirs, en vers et en prose, presque tout, curieusement, tourne autour de la blessure, de la rupture, de l'abandon, de la solitude.Et ça tourne vite et à vide, dans une sorte d'exaltation nerveuse, sans arriver à dire une souffrance qui s'englue dans trop de mots, peut-être parce que personne ne saurait y répondre, peut-être parce qu'elle est indicible.Côté paysages, il fallait s'y attendre un peu.Us sont urbains et ils ne sont pas jolis.Des personnages s'y agitent plus qu'ils n'y vivent.'*-rwlr.> \u2022 , ,1,,, ,,r dans un état d'énervement ou d'irritation constant, on ne sait pas qui ils sont ni ce qu'ils font, ce sont des personnages qui n'en sont pas tout à fait, des humeurs plutôt, et des fureurs, presque anonymes, et- on voit finalement l'usage qui est fait de ces faire-valoir : dénoncer la profonde et croissante fracture sociale de la société montréalaise.À l'opposé, et pour faire bonne mesure, le bonheur béat des esclaves satisfaits d'un système qui demain les mettra à la poubelle.Enfances rêvées Daniel Gagnon \u2014 trente-cinq ans de métier ! \u2014 a réuni dans Fortune Rocks des nouvelles dont plusieurs sont parues dans des revues spécialisées.Ce n'est la promesse de rien, car il y a dans ces revues le meilleur et l'ordinaire, que l'écrivain pratique également.On sait que celui-ci aime la peinture et qu'il a consacré des ouvrages à Rio-pelle et au frère Jérôme.Les pein- tres ont donc la partie belle, je veux dire importante, dans les premières nouvelles du recueil.Ils méritaient mieux, puisque voici étalée une fois encore une vision très romantique et probablement assez fausse de la vie d'artiste, faite d'ambitions et de déceptions, de succès trop grands et d'échecs de même format, avec ces peintres qui détruisent leurs toiles, parce qu'ils désespèrent d'atteindre enfin le Beau dont ils ont rêvé, qui se détruisent eux-mêmes et vont même jusqu'au suicide.L'écrivain est dans sa meilleure forme quand il retourne à ses soucis les plus profonds et les plus anciens, l'enfance et l'innocence.De cette veine sûre, « Les nuits du colonel Richenchy » est un petit chef-d'oeuvre, que j'ose résumer, en partie seulement.Le colonel vit, avenue Prud'homme à Montréal, au chevet de sa femme malade, qu'il aime.Mais il s'ennuie, le pauvre, et on le comprend.Il écrit des lettres à des inconnus et inconnues, dont il trouve les noms et adresses dans l'annuaire téléphonique.Les réponses, on s'en doute, sont rares.Pourtant, une petite fille de Fitch Bay lui répondra un jour et alors commenceront les miracles.Miracles de tendresse et de douce amitié, favorisés par un chat fabuleux dont les crottes se transforment en pépites d'or.Je ne dirai rien de plus, sinon qu'il y a aussi parmi ces nouvelles très inégales un bel hommage à Hector de Saint-Dcnys Garneau, qui rehausse l'ensemble du recueil.QUITTES ET DOUBLES.SCENES DE RÉCIPROCITÉ, Lise Bissonnette.Boréal, Montréal, 1997, 168 payes.PLAISIRS ET PAYSAGES K1TSCH.Hélène Monette.Boréal, Montréal.1997.200 pages.FORTUNE ROCKS, Daniel Gagnon.Collection Étoiles variables.XYZ éditeur, Montréal, 1997, 120 pages.La Guerre des étoiles ÉTOILES / Suite de la page B l_ Et si certaines bandes dessinées \u2014 car il en existe, en anglais surtout \u2014 se passent 4000 ans ( ! ) avant le premier volet de la saga, rien n'effleure jamais le destin des ancêtres proches de Luke Skywal-ker.Pour la bonne raison que George Lucas, créateur de l'univers où règne la Force ( laquelle, visiblement, est avec lui depuis 20 ans ! ), se réserve le plaisir de dévoiler l'histoire d'Anakin Skywal-ker \u2014 père de Luke et futur Darth Vador\u2014 dans une trilogie cinématographique à venir.Qui est on ne peut plus attendue.« On la promet pour 1999, mais elle a été tant de fois reportée qu'il est difficile de l'assurer », fait Jacques Goimard qui a dirigé, pour la collection Omnibus, Le Dossier Star Wars ( créateurs, réception critique, chronologie, etc.) publié dans un volume regroupant les trois romans écrits à partir des scénarios originaux ( La Guerre des étoiles, L'Empire contre-attaque et Le Retour du Jedi ).Il s'agit de trois romans signés de trois noms différents : à George Lucas ( secondé par Alan Dean Foster ) ont succédé Donald F.Glut puis James Kahn.« Le premier livre est une adaptation.correcte du film, le second est une bonne nové-lisation et le troisième, une très bonne », indique M.Goimard.Un départ en dents de scie et en « multiplicité d'auteurs », qui reflète bien la tendance générale de la série romanesque : une quinzaine d'écrivains ont participé à l'aventure littéraire de Star Wars, certains plus talentueux que d'autres.Bref, même si les auteurs sont choisis par l'équipe de George Lucas qui, par la suite, approuve les textes avant publication, on ne peut nier que derrière cette démarche se cache ( si peu.) une opération de marketing qui n'est pas sans lien de parenté avec la vente de figurines, de jeux de rôles, de tee-shirts et de jeux vidéo à l'effigie de Star Wars.La preuve la plus flagrante en étant la toute récente publication des Ombres de l'Empire ( Presses de la Cité ) de Steve Per-ry : ce roman qui, chronologiquement, s'insère entre L'Empire contre-attaque et Le Retour du Jedi, est en fait la novélisation.de Shadows of the Empire, un jeu vidéo destiné au Ni-nento 64 ! Le résultat se digère mieux sur console que sur papier.Il en va tout autrement \u2014 et c'est George Lucas heureux !\u2014 de La Croisade noire du Jedi fou, une trilogie signée Timothy Zhan et composée des romans L'Héritier de l'Empire, La Bataille des Jedi et L'Ultime Commandement ( publiée en un volume chez Omnibus ou en trois chez Presses de la Cité et Pocket ).Une trilogie complexe, respectueuse de la psychologie des personnages et de l'univers original.Et qui trouve même un certain écho avec l'actualité, les clones y occupant une place de choix.Ce sont eux qui deviennent les véhicules du côté sombre de la Force \u2022 \u2014 doit-on y voir un message ?Reste qu'au sujet de cette Croisade, la grande question demeure de savoir si George Lucas l'adaptera lorsque viendra le temps de mettre sur pellicule la troisième trilogie.Après tout, c'est Lucas qui a personnellement mis Timothy Zhan ( scénariste de quelques épisodes de Star Trek et de X-Files ) à la barre du destin de Luke, Leia et Yan Solo.Se laissant quand même une marge de cinq ans entre les dernières images du Retour du jedi et les premières pages de L'Héritier de l'Empire.Le tandem Paul et Hollace Da-vlds est toutefois parvenu à mettre son grain de sel entre les deux trilogies.mais en s'adressant aux jeunes : destinée aux préadolescents, leur Saga du prince Ken ( qui compte pas moins de six titres ) tourne autour du destin d'un jeune Jedi oublié, Ken, qui entre en contact avec les personnages que l'on sait.Publiée dans la collection Pocket Junior, cette série sera disponible au Québec à compter du mois d'avril.« C'est une série romanesque assez riche, note ici M.Goimard.Par les valeurs qu'elle véhicule \u2014 il y est question du bon et du mauvais côté de la Force \u2014 mais aussi parce que les auteurs y relatent des épisodes non mentionnés dans la trilogie fondatrice.» La Saga du prince Ken se termine sur une note heureuse : le mariage de la princesse Leia \u2014 dont Dave Wolverton livre tous les détails dans.Le Mariage de la princesse Leia ( Presses de la Cité ) \u2014 et de Yan Solo.Yan Solo qui n'est pas le frère du Han Solo interprété par Harrison Ford au cinéma ! « Avant que nous ne traduisions les romans, Lucas-film nous a fait parvenir une liste officielle des noms que porteraient les personnages dans la version française », explique M.Goimard.Dans les livres, Han Solo est ainsi devenu Yan Solo et Darth Vador, Dark Vador.Probablement, pour une question de phonétique.Enfin, peu importe.Le mariage de la princesse et du plus beau bum de la Nouvelle République portera fruit.Deux enfants \u2014 Jedi en puissance\u2014 naîtront en effet de cette union : Jacen et Jaina, des jumeaux ( comme Leia et Luke ), à qui Kevin Andeison et Rebecca Moestra ont inventé des aventures que l'on retrouve dans la série jeunesse Les Jeunes chevaliers Jedi, dont les trois premiers titres paraîtront en avril chez Pocket Junior.À noter que Kevin Anderson est également l'auteur de la trilogie L'Académie Jedi, qui « sans entrer en conflit avec la ligne chronologique officielle, explore des voies différentes et enrichit l'univers de Star Wars », souligne M.Goimard.Un peu comme La Trilogie corellienne de Roger McBride Allen, qui se déroule sur la planète natale de Han Solo.Mais toutes les aventures parallèles n'ont pas cette qualité.Par exemple.Trêve à Bakura de Kathy Tyers ( Presses de la Cité ) a été perçu, dixit M.Goimard, « comme un effort de liberté à l'intérieur du cycle ».Mais il n'a pas attiré les fidèles du monde de George Lucas, qui, eux, aiment le fil conducteur de la saga.Et qui connaissent cet univers par coeur.Pour comprendre le phénomène, il n'y a qu'à demander \u2014 mine de rien \u2014 à de vrais de vrais fans si l'intrigue de L'Étoile de cristal de Vonda Mclntyre ( Presses de la Cité ) se situe avant ou après le mariage de la princesse Leia.De quoi provoquer un divorce ! À moins que la Force ne soit avec eux.j ¦ h DICTIONNAIRES LE ROBERT La Presse JJ\" «J La Supergrille de Pâques est de retour dès le 30 mars 100 gagnants mériteront le Dictionnaire de citations du monde entier, de la série Les Usuels du Robert et le fameux t-shlrt « J'ai réussi \u2022 LA PRESSE.MONTRÉAL, DIMANCHE 23 MARS 1997 B 3 Livres JEUNESSE Péan : quand les loups répondent à la musique.Sonia Sarfati collaboration spéciale l'automne 1993, une Atrentaine d'écrivains québécois ont été invités au Mans, en France.La Bande Magnétik accompagnait le groupe.C'est là que l'auteur Stanley Péan a entendu L'Appel des loup* de l'auteure-compositrtce-in-terprète Christiane Raby.'< Je lui ai dit que j'allais écrire un roman à partir de sa chanson >», indique Stanley Péan.» J'ai cru que c'était une joke »», réplique Christiane Raby.qui mené à présent une carrière solo.Mais ( pour une fois ! ), l'auteur de La Mémoire ensanglantée et de Zombi Blues était sérieux.À preuve, la récente parution de /.'Appel Jes loups aux éditions de la courte échelle.Le coup de foudre de Django De la chanson, l'écrivain a fait un roman pour adolescents.\u2022« C'est une tout autre perception de mon texte.Disons.que ça m'a surprise », fait ChriMiane Raby.\u2022\u2022 J'ai écrit le roman pour lui expli- quer sa chanson », plaisante Stanley Péan.Car de la chanson d'amour, il a écrit un roman.qu'il dit d'amour.Mais dans lequel d'autres verront un mélange d'horreur et de fantastique.« Mais il y a aussi de l'amour, non ?» insiste Stanley Péan.D'accord, il y a aussi de l'amour dans L'Appel des loups.Un peu.Et de la musique.Un peu plus.Les chansons de Brel en particulier, car « ce sont celles des peines d'amour », note le romancier.Il faut dire que s'il répond parfois à l'appel des loups, Stanley Péan ne s'en vante pas.Il répond par contre avec bonheur a celui delà musique.Surtout lorsqu'elle flirte avec le jazz : il publie de temps a autre des critiques de biographies de jazzmen dans les pa«;cs de La Presse \u2014 où il a également signé un feuilleton durant dernier le Festival international de jazz de Montréal.Et récemment, il s'est nus a écrire et a interpréter des chansons \u2014 non.Christiane Raby ne les adaptera pas en romans.L'Appel des loups, donc, met en vedette un jeune auteur-compositeur-interprète.Django Potel.qui vient de remporter un concours important.Promu sujet d'intérêt au cégep qu'il fréquente, Django va faire l'objet d'un article dans le journal étudiant.Il se retrouve alors en tê-te-a-téte avec Valérie, la chroni-queure culturelle.Réputation de Marie-couche-toi-la, mais une sensualité sous laquelle la méfiance de Django ne tarde pas a fondre.Coup de foudre.Rapidement perturbé par les circonstances.La relation étrange que Valérie eut retient avec son maure a penser,, l'avocat Roger Lupin, l't «.elle tache de naissance en forme de quartier de lune, que Val et Django possèdent tous les deux et qui se met à grossir.Et ces cauchemars semblables, qu'ils commencent a faire.Et ces jeunes gens qui disparaissent et dont on ne retrouve que la peau.Bref, on est loin de l'histoire d'amour traditionnelle.Même si ( d'accord, convenons-en ! ), dans L'Appel des loups, Stanley Péan va sentimentalement et sensuellement plus loin que dans ses romans jeunesse précédents.Plus que ce qu'on pense être Le thème s'y prêtait.De même que l'état d'esprit de l'auteur: « Il y a eu des chambardements dans me vie sentimentale et j'ai eu envie de replonger dans mes peines d'amour de l'adolescence.»> Et puis, il y avait le carcan dans lequel le romancier s'est volontairement glissé.Un carcan constitué des mots de Christiane Raby qui, eux.parlent de cette guerre qui va souvent de pair avec l'amour.Contraignante, d'ailleurs, cette idée d'adapter une chanson ?Stanley Péan hausse les épaules : « Il y a toujours des règles un.nul on écrit.Certains y survivent, d'autres pas.» Bref, il a aimé ce défi.qui n'est pas sans lien de parente avec d'autres, qu'il s'est autrefois lances.Dans Le Tumulte de mon sang, par exemple, il reprend la structure qu'Edgar AI Km Poe a suivi dans La Chute de la maison Usher.Mais s'il y a un point sur lequel 1/Appel des loups se démarque des textes que Stanley Péan a signés par le passe, c'est par une éclipse totale d'Haïti : «« C'est mon premier roman québécois ! » pouffe l'écrivain natif de Port-au-Prince, qui a Stanley Péan ete élevé à Jonquière et vit aujourd'hui a Québec.C'est d'ailleurs, croit-il.de cette double culture qu'il tire le fil conducteur commun «i tous ses romans.« Ma famille est arrivée à Jonquière quand j'avais huit mois.Et.pendant toute une partie de ma vie, je ne me suis pas préoccupe d'où je venais, raconte-l-il.Puis, a l'adolescence, je me suis intéresse a la littérature haïtienne.La.j'ai découvert Haïti autrement que par la pa- rôle de mes parents.» 11 a réalisé des choses.Sur son pays natal.Sur celte autre culture, qu'il porte ( aussi ) en lui.Il a comme ouvert une fenêtre sur lui-même.Dans ses livres, ses personnages font de même.Et découvrent ?« Que l'on est toujours plus que ce qu'on pense être », murmure Stanley Péan.Bizarre comme, dans sa bouche, cette constatation a un petit quelque chose d'inquiétant.D'Auschwitz à Internet, le désir de réinventer le passé L'immense ¦ -.5 à - ¦.¦ ¦ m \u2022 ; ¦¦¦¦.> \u2022 X:.ELISABETH BENOIT collaboration spéci.: U Comment faire le deuil d'Auschwitz et de Birkenau, de Tre-blinka et de Buchen-wald, ou tout sim-pIe m eut d ' u n proche, défunt ou disparu?En sept nouvelles, L'Immense Fatigue des pierres s'inquiète de la lourdeur du passé.Sous la plume de Régine Robin, des personnages aux souvenirs encombrants rêvent de Varsovie, habitent Montréal ou Paris, se ressourcent a New York.Professeur de lettres, écrivains, traductrice du yiddish s'y rencontrent.Des rencontres qui ont lieu sur Internet, dans les aéroports, les cales ou les bistrots.Chaque nouvelle aborde le passé à sa façon : souvenirs d'une petite fille sotis l'Occupation, bribes epar- ses d'une vie retrouvées dans un agenda.Tout en touchant au récit, ces textes donnent aussi lieu a une reflexion sur de grands thèmes tels que l'identité et la recherche des origines.L'évocation du passé permet a Régine Robin de dresser le portrait de tout un bouillonnement autour des événements d'Auschwitz et autres horreurs.II y a, par exemple, ces survivants de l'holocauste qui communiquent sur Internet, animés du faible espoir de retrouver un proche disparu depuis déjà longtemps.Les tribulations d'un personnage conduisent aussi le lecteur à travers une visite guidée d'Auschwitz.où l'on vend du Coca-Cola a la porte d'entrée.Par petites remarques souvent percutantes, ce tour d'horizon témoigne du choc entre le passé et le présent, société de consommation et technologies à l'appui.D'Auschwitz a Internet, ces per- sonnages ont la manie du passe et le désir de le réinventer.Cela peut être en offrant un service de souvenirs sur mesure où on «« trafique les biographies de tout un chacun »», ou encore en créant une installation virtuelle témoignant de ce qui se serait passé quecompact comprenant : \u2022 I a Manque de terminologie du Québec (BTQ) \u2022 1 a Manque documentaire qui cumule des références bibliographiques utiles à la recherche terminologique \u2022 Le français au bureau - quatrième édition remaniée et amplifiée i .m Ironncmenl DOS ou - Z r.mironncment Windows m MOTS PRATIQUES MOTS MAGIQUES 505.me Sainte-Catherine Est.Métro Bem-UQAM.Montréal (Québec) H2L 2C9 Tel.: (514) 845-5243 \u2022 Télécopieur : (514) 844-6485 ; - < Prix en vigueur jusqu'au 5 avril 1°°\" Robert Bourassa tel que je l'ai connu UN TÉMOIGNAGE TOUCHANT SUR ROBERT BOURASSA, L'HOMME PAR LUC BERTRAND.ANCIEN ATTACHÉ POLITIQUE I J EDITIONS PIERRE TISSEYRE B4 LA PRESSE, MONTRE Al .DIMANCMI- 2^ MARS 1997 Livres du roi s'amuse TOUT EN LISANT Jacques Folch-Ribas collaboration spéciale « \u2022 \u2022 Jean d'Ormesson est le fou de la littérature, comme on dirait le fou du roi.Il fait semblant de ne respecter rien ni personne, c'est évidemment une pose qu'il se donne.Il fait semblant de ne pas être sérieux, ni responsable de ses rires.Il fait semblant de tout.Prêche le faux pour avoir du vrai.À force de le lire et de le voir s'agiter à la télévision, un vrai ludion, on a tendance à le croire futile, détrompez-vous.Son admiration pour Chateaubriand, dont il a raconté par le menu les heurs et les malheurs, n'esi pas feinte, pourtant.Son amour des femmes et son amour de la littérature se confondent, ils sont un même mystère, un même poème \u2014 et les mystères et les poèmes, c'est très sérieux.H a fait entrer la désinvolture à l'Académie française?Mais il y a fait entrer aussi Marguerite Yource-nar.Il a écrit, en riant semble-t-il, quelques romans étonnants : Histoire du juif errant, La Douane de mer.Et l'on s'aperçoit, quelques années après les avoir lus, qu'ils ont un certain poids, un poids de mémoire, que derrière leur apparente légèreté se trouve cet esprit de sérieux, voire cette gravité que les fous du roi savent dissimuler.Notre homme vient encore de sévir.Son côté potache, cette fois.Il a écrit un roman plaisanterie, un roman canular, un roman provocateur qui fait penser irrésistiblement aux Copains, de Jules Romains.Vous ferez sans doute le rapport, si vous l'avez lu : c'est l'histoire farfelue d'un groupe d'amis, un peu intel-los, qui décide d'aller, un beau matin, réveiller la province française endormie et de ridiculiser les édiles, l'armée, l'Église, et en général, comme il dit : les cons.Rien que cela, vaste programme.C'est absolument tordant, souvenez-vous des Copains».Dans le roman de Jean d'Ormes- son, il s'agit d'un groupe semblable, que l'on appellera très vite « La Bande ».Elle comprend, outre le narrateur Casimir, son grand-père, dit « l'irascible vieillard », espèce d'anarchiste râleur et aristocrate.À ce noyau familial viendra se joindre un couple : Éric le gauchiste et Leïla sa copine kabyle, puis un homme de grand savoir, un historien de l'Église, un puits de théologie et de science, membre de l'Institut, raison pour laquelle on l'appclera « Le Membre ».Le problème avec lui, c'est qu'il a écrit un livre un peu léger, un peu osé, qu'il a intitulé Biquette et son trou.Le succès n'est pas venu au Membre, ce dont il a gardé un ressentiment profond pour la société : il le porte à des actes violents qu'il croit révolutionnaires.Voici donc La Bande.Elle se réunit une fois par semaine à l'appartement de l'irascible vieillard, autour de la bonne cuisine de la fidèle servante, Adeline.On bavarde, on casse du sucre, on refait le monde.Jusqu'à ce qu'on décide d'une première action, toute punitive, contre un grand bijoutier de la Place Vendôme.On a un côté Robin des Bois, on va voler les riches pour donner aux pauvres.Le hold-up en question est un joli morceau, presque d'anthologie, qui vous lera palpiter.mais surtout rire.Car ce n'est pas sérieux, c'est entendu d'emblée, d'Ormesson se fait plaisir, il se fait rigoler, nous avec.De là à faire mieux, pour La Bande ?Ce sera facile.Nous allons céder à la tentation de refaire le monde, pour de vrai cette fois et non pas seulement autour de la cuisine d'Adeline.Les actions punitives et les embrouilles politiques vont se succéder.Le président de la République, des ministres, des militaires, vont faire appel à notre Bande, avec toujours cette condition mystérieuse et sine qua non : si vous êtes pris, on vous désavoue, si vous gagnez, on ne vous connaît pas, allez en paix braves gens, vous êtes le bras propre de la justice et les mains sales de la politique.Évidemment, on va pouvoir dire \u2014 je ne m'en prive pas \u2014 que Jean d'Ormesson critique la société tout entière puisqu'il profite de ces aventures pour couvrir de bêtises et de noms d'oiseau tout ce qui passe à sa portée.Mais lui : \u2014 Non, non, je vous assure.\u2014Vous en voulez à qui ?\u2014 Mais à personne, mon cher ami ( il dit cher ami à tout le monde, c'est un tic ).\u2014 Vous faites semblant.\u2014 Non, je m'amuse, voilà tout.Le lecteur aussi.Indubitablement.CASIMIR MÈNE LA GRANDE VIE.Jean d'Ormesson.Éditions Gallimard, Paris, 1997.210 payes.Un perpétuel étonnement devant le monde GILLES TOUPIN a publication en français de plusieurs poèmes de la Polonaise Wislawa Szymborska, prix Nobel de littérature 1996, est un événement considérable en ce qu'il nous permet enfin de découvrir l'univers d'un des poètes les plus singuliers et les plus extraordinaires de cette fin de siècle.Nous ne connaissions que peu de choses de celte grande dame de 73 ans qui vil tranquillement à Cracovie et qui a publié depuis 1957 \u2014dcîte à laquelle la censure avait desserré son étau en Pologne\u2014 au moins une dizaine de recueils de poésie, minces mais remplis de force, quelques volumes critiques et un certain nombre de traductions de poésie française qui ont été appréciées.La Maison de la Poésie Nord / Pas-de-Calais avait déjà publié quelques textes sous le titre de Dans le fleuve d'Heraclite mais cette plaquette ne rendait pas toutes les dimensions du travail de Mme Szymborska.De la mort sans exagérer ( Fayard ) est beaucoup plus ambitieux puisqu'il rassemble des textes choisis dans six recueils parus entre 1962 et 1993.Toute la diversité stylistique de l'oeuvre de Szymborska est là, sa grande maîtrise du quiproquo, de l'ironie paisible mais percutante au point de faire de l'oeuvre une véritable critique de la civilisation.Le lecteur est confronté à des textes accessibles, amusants, à la forme épurée, d'une extrême sensibilité, qui traitent de la diversité, de la plénitude et de la richesse du monde.« Car le monde, commentait le poète récemment, quoi que nous en pensions (.) est quand même étonnant.» Étonnante aussi cette poésie qui s'amuse de petites fables en apparence simples mais qui, au bout du compte, nous entraînent dans des abysses métaphysiques vertigineux.Comme Heraclite, Szymborska ne peut résoudre le conflit irréductible entre l'être et le devenir.Cela donne des poèmes sur Cassandre qui conclut à la futilité de connaître l'avenir, cela donne des envois du genre : « Je dois beaucoup à ceux I dont je ne suis pas amoureuse », cela donne aussi des réflexions stir la perméabilité des frontières humaines, sur * les sables du désert qui filait d'un pays à l'autre », etc.La bêtise humaine, dit en ses mots Mme Szymborska, c'est la certitude, cette île « toujours déserte », écrit-elle dans Utopie : « et les traces des pas qu 'on trouve sur le rivage / se dirigent tous, sans exception, vers le large./ Comme si l'on ne faisait que repartir d'ici III pour plonger sans retour dans les abysses marins.Dans la vie inconcevable.» À l'image du flâneur de Ça va sans titre, Mme Szymborska est cet être assis au bord de la rivière, sous Wislawa Szymborska un arbre, qui trouve anodin le fait d'être là.Ses regards observent le monde autour baigné de soleil et sa pensée vogue vers les conquérants et les grandes migrations de l'histoire.Elle voit soudain un papillon dont l'ombre traverse ses deux mains : Voyant cela, je ne suis jamais sûre que ce qui est important l'est vrai- ment davantage que ce qui ne l'est pas ».La poésie de Szymborska tient dans ces simples vers.Elle lient aussi, à travers le recueil, dans un combat, 6 combien séduisant, pour la survie de l'imagination et de la conscience.Elle dit de ce siècle c 1 Fayard\t Un laboratoire des évolutions\t ¦ On parle beaucoup de l'Iran depuis que ce pays s'est débarrassé du shah Mo-hammad-Rcza Shah pour sombrer dans l'intégrisme religieux.Mais il n'en demeure pas moins qu'il est quelque peu simpliste de le représenter comme un empire des mille et une nuits qu'une révolution religieuse aurait fait sombrer dans le Moyen Âge.Cet essai, publié chez Arthème Fayard, oeuvre de trois universitaires français, présente plutôt l'Iran comme un laboratoire des évolutions du tiers-monde.\\ Edgat Morin & Sami Naïf UNE POLITIQUE DE CIVILISATION arlêa Civilisation et avenir ¦ Il n'existe encore aucune réponse politique aux délis gigantesques de notre devenir.Nos sociétés, tous freins desserrés, semblent lancées vers un avenir indéchiffrable.Mais certains penseurs, comme le politologue et sociologue français Edgar Mo-rin, par exemple, auteur notamment de La Méthode et d'Introduction à la pensée, s'efforcent d'y réfléchir et d'amener des pistes pour définir l'avenir.Dans un ouvrage publie conjointement avec le philosophe et politologue Sami Nair, chez Arléa, maison diffusée par Le Seuil, il s'y essaie.< LA PRKSSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 2^ MARS 1907 Salon du livre de l'Outaouais Les bonnes fées de Pascale Roze MARIO ROY HULL Elle se retrouve en quelque sorte dans la situation de la princesse dans un conte de fées littéraire.Le prix Goncourt a fondu sur elle sans avertissement, la laissant visiblement un peu sonnée, mais évidemment ravie par ce qui lui arrive.Depuis, elle n'a pas même eu le temps de se composer un personnage, celui du grand écrivain, façon Rive gauche, célèbre et célèbre ( elle est pourtant comédienne ! ) et demeure désarmante d'intelligence, de charme et de simplicité.Pascale Roze est l'auteure du Chasseur zéro ( chez Albin Michel ), couronné par le grand jury des lettres françaises le 12 novembre dernier.Un sacre remarquable : Le Chasseur zéro ne sort pas des presses des « Galligrasseuil » ; il s'agit d'un premier roman ( quatre seulement avaient élé goncourisés jusque-là ) ; et il a été écrit par une femme ( sept seulement auparavant ).« Ce qui me trouble, c'est que j'ai peut-être déjà vécu le meilleur de ma carrière ! » dit en riant Pascale Roze, invitée au Salon du livre de l'Outaouais.Elle avait auparavant écrit pour le théâtre et publié en 1994 un recueil de nouvelles.Histoires dérangées , chez Julliard, qui vient tout juste de le réimprimer.Le Chasseur zéro est d'abord sorti en petit tirage : 4500 exemplaires.Elle raconte : « D'abord, j'ai été ravie lorsque la FNAC puis Le Furet du Nord ( deux chaînes de librairies dont on connaît l'importance ) ont décidé de l'inclure dans leur sélection littéraire.Il y a eu ensuite la critique de Nourrissier : j'étais aux anges ! Et puis la première liste du Fémina, et puis la première liste du Goncourt.Je n'en demandais pas plus, je me disais : c'est extraordinaire ! Et puis.» Et puis le Goncourt.À toute vapeur, dans la nuit du 12 au 13 novembre, deux imprimeries parisiennes ont craché 180 000 exemplaires du Chaleur Zéro .Dix-huit éditeurs étrangers \u2014dont un Japonais, bien sûr, mais pas encore d'Anglo-Saxons\u2014 ont acquis des droits de traduction.Résultat : en rentrant en France, Pascale Roze se propos de dénicher la maison de Pascale Roze est l'auteure du Chasseur zéro, prix Goncourt 1996.campagne dont elle rêve, dans la région Midi-Pyrénées, là où il y a des grands arbres et une végétation luxuriante.Le rapport à la mort Le Chasseur zéro est un tout petit roman de 164 pages ( garnies de caractères en 12 points: ce n'est pas minuscule ) qui, nonobstant cette économie, secoue sérieusement le lecteur.C'est l'histoire de la jeune Laura Carlson, dont le pere américain, marin sur le porte-avions Maryland, est mort le 7 avril 1945 à Okinawa, tué par l'avion d'un kamikaze.La petite fille, puis l'adolescente, en vient à ne vivre que de cette mort, le vrombissement du chasseur occupant graduellement tout son espace mental pendant qu'autour d'elle s'agite une famille \u2014sa mère, ses grands-parents \u2014 lugubre et pathétique.« Dans Histoires dérangées, presque toutes les nouvelles exploraient aussi un rapport à la mort », dit Pascale Roze.« La mort et l'enfance.Car l'image de départ de mon roman est celle-là : une petite fille clans un couloir, dans le noir, dans l'inconnu.Petite, j'étais la proie de grandes terreurs enfanti- nes, dont celle de la mort.Et c'est terrible ! Même sur le plan physique, j'étais anéantie ! L'enfance est l'âge le plus difficile de l'existence.» Une image de petite fille, donc.Puis une émission de radio sur les kamikazes captée par hasard.Pascale Roze plongeait dans l'écriture : « J'écris sans plan, sans savoir exactement où je vais.C'est pour moi un processus difficile, j'écris avec beaucoup de peine.Et je jette énormément !.» C'est de cette façon-là qu'elle est aujourd'hui occupée à bâtir un deuxième roman, dont elle dit peu de choses si ce n'est qu'il y aura de la pince pour les thèmes qui sont les siens mais que, cette fois, la narration se fera de trois ou quatre points de vue \u2014alors que Le Cha^-seurzéro a été entièrement construit sur la vision de Laura Carlson.Difficile, le fameux deuxième roman , surtout après un Goncourt ?« C'est la sortie qui sera très difficile ! Peut-être me fera-t-on payer le succès du premier.>» dit Pascale Roze, souriant toujours, de toute évidence incapable de vraiment croire qu'il puisse y avoir des gens suffisamment méchants pour faire une chose pareille.La uerre des coupons ! MARIO ROY HULL Tout le milieu de l'édition, ainsi que les visiteurs du Salon du livre de l'Outaouais, s'intéressent avec une sorte de passion à l'initiative qui y a été prise, cette année, de rendre remboursable le prix d'entrée donnant accès à l'événement.Les six dollars ( pour les adultes ) alors versés donnent en effet droit a quatre coupons convertibles en rabais sur l'achat de bouquins.Au dernier Salon du livre île Montréal, en novembre, cette possibilité était abondamment commentée dans les couloirs de la foire.Certains éditeurs \u2014 Stanké, par exemple, qui en faisait presque un cheval de bataille\u2014 se montraient extrêmement favorables à une telle mesure, d'autres étaient plus réservés : « Si cela ne fait pas augmenter sensiblement nos ventes, ces rabais ne seront qu'une sorte de subvention déguisée que nous verserons à l'organisation du salon du livre », plaide-t-on de ce côté.Le rabais est en effet entièrement financé par les éditeurs et distibuteurs.« Les éludes de marché nous ont indiqué que le prix d'entrée constituait un irritant pour beaucoup de gens.L'idéal serait évidemment de donner accès gratuitement au salon.Mais c'est impossible : nous avons absolument besoin de ces revenus.La solution adoptée nous semble la meilleure dans les circonstances », dit Pierre Bernier, président du conseil d'administra tion du Salon du livre de l'Outaouais.À ses débuts, il va IS ans, le Salon avait mis à l'essai une formule de ce type.Elle avait été abandonnée après que l'on eut constaté qu'une poignée seulement d'éditeurs \u2014 ceux faisant dans le livre jeunesse\u2014 étaient ensevelis sous les coupons ! « On était dans les années soixante-dix, période d'abondance : les parents donnaient les coupons a leurs enfants, qui couraient acheter leurs livres.Les temps ont bien changé.Nous espérons qu'aujourd'hui, la demande sera mieux repartie », dit encore Bernier.Le Salon du livre de l'Outaouais se termine aujourd'hui.On espère aller au-dela des 32 000 visiteurs qu'il avait attires en 1996 \u2014 ce qui en fait le plus im- Devenir un homme, avec ses désirs, ses faiblesses JACQUES F0LCH-RIBAS collaboration spéciale Jacqueline Harpman, nous l'avions connue, très peu,\" aux Rencontres québécoises internationales des écrivains, qui furent, et restent décidément une formidable fenêtre ouverte, au Québec, sur le monde de la littérature.La preuve.Mais nous l'avions trop peu vue \u2014 elle est aujourd'hui de retour, pour notamment participer au Salon du livre de l'Outaouais.Je me souviens d'une de ses « sorties » contre certaines formes du féminisme.Je n'ai pu résister au plaisir de lui demander des précisions.« Bien sûr que je suis féministe.Mais contre un féminisme que j'appelle « coupe-zizi ».D'ailleurs, mon roman, Orlanda, est très clair là-dessus.Avec un titre emprunté à YOrlando de Virginia Woolf.» Le personnage, une certaine Alice Berger, désire tout h coup se transformer en homme.C'est-à-dire que la part masculine que nous portons tous en nous ( comme une part féminine ) s'incarne, soudain.Alice voit un jeune homme, dans un café.Elle se projette vers lui, elle entre en lui, Aline devient Marcel.Et la voilà partie à la découverte d'un homme.\u2014 Comniment est venue cette idée ?Car lorsqu'on vous demande si c'est un roman autobiographique, vous répondez immanquablement : oui.\u2014 À la suite d'un petit incident « déclencheur ».Il y avait un jour un jeune homme dans un café, près d'une gare, qui attendait peut-être, comme moi, le train pour Bruxelles.Il écoutait quelque chose dans ses écouteurs.Je me suis mise à rêver que je prenais sa place.C'est ainsi que l'idée de ce roman a commencé.Ensuite ( bien sûr, comme toujours ) les personnages ont dû se mettre à vivre tout seuls.Or, il se trouve que ce roman, dont je vous avais dit grand bien en son temps, l'année dernière, plut à d'autres qu'à moi et obtint le prix Médicis 1996.Il plut, et il amusa, car il est aussi très drôle.Imaginez la situation.Le jeune homme, Marcel, qui est-il ?Cette bonne et brave Aline Berger va devoir le découvrir.De quoi vit-il, que fait-il, quels sont ses goûts, sexuels et autres?Tiens, voici que sa première « pulsion » le porte à l'homosexualité.Dans le train de Bruxelles, déjà, Aline se découvre ( ou découvre en Marcel ) un goût prononcé pour les hommes \u2014 Évidemment, dis-je, puisque la pari Jacqueline Harpman féminine d'Aline est là, en lui.À laquelle s'ajoute, forcément, sa propre part féminine, à lui.Cela me semble d'une véritable logique.\u2014 Naturellement.J'ai souvent eu le goût de devenir un homme, disons : durant dix jours.Pour voir.Avoir le corps d'un homme.Ses douleurs, ses désirs, ses réactions.\u2014 Son machisme.Son infidélité.Son donjuanisme, sa faiblesse d'homme.Sa violence.\u2014 Eh bien oui, pourquoi pas.Qui est Jacqueline Harpman ?Une psychanalyste de Bruxelles, mariée avec un architecte, et voilà pour elle.Un écrivain aussi on oserait dire surtout, si cela ne l'ennuie pas.Auteur d'une bonne dizaine de livres.\u2014 Lorsque j'étais petite, 14 ou 15 ans, nous vivions au Maroc, a Casablanca, où mon père s'était réfugié durant la guerre.Je me suis mise à lire, ce que j'ai pu glaner là-bas.Stendhal, Freud.Et la voilà partie en psychologie, avec cette passion qu'elle semble porter et qu'elle exprime, aussi, en parlant, comme en pratiquant cette hasardeuse et donc difficile profession ( du moins est-ce ainsi que je l'imagine ).El comme en écrivant.Une langue pointue, directe, nerveuse, très agréable à lire.Le récit romanesque s'interrompt volontiers, l'auteur se mêle à l'action, \u2014 voyons, je crois que je devrais maintenant changer de personnage, m'occuper un peu de cette bonne et brave Aline, bourgeoise tranquille et bruxelloise, est-ce un pléonasme, que j'ai un peu abandonnée dans les pages précédentes, qui a des ennuis avec son homme et qui, ne l'oublions pas, où ai-je la tête, reste tout de même Aline, un morceau d'Aline, le morceau féminin.Excusez mon étourderie, braves lecteurs, nous allons abandonner les aventures de Marcel, revenons pour quelques pages à ce qui reste d'elle, Aline, en elle.On voit le genre.C'est un genre excellent.C'est un genre qui attire la complicité du lecteur, c'est bien connu depuis Stendhal, justement, en passant par Proust, le champion toutes catégories de l'intervention du narrateur.L'intérêt île ce roman est là, tuais aussi dans la drôlerie et la jubilation.À propos de tout et de rien, la physique quantique et la mini-jupe boudinante en simili, la géoméltic, l'algèbre et les cairieres académiques, le lecteur a droit a un festival de drôleries qui ne sont pas toujours des « politesses du desespoir », niais des preuves de l'enor-Lie saute île Jacqueline Harpman.portant événement du genre au Québec après celui de Montréal.La situation économique étant ce qu'elle est, il abrite cependant une dizaine de stands de moins que l'année précédente.Conversations de salon ¦ L'événement a dû se passer de son président d'honneur.Victor-Lévy Beauiieu a en effet été retenu dans ses terres du Bas-du-fleuve par la maladie \u2014 une mauvaise grippe \u2014 et n'a pas mis les pieds à Hull.Il a toutefois quotidiennement fait parvenir un message aux organisateurs et visiteurs de l'événement, s'assurant ainsi une sorte de présence virtuelle.¦ Le Prix littéraire Le Droit, en collaboration avec l'Association des auteures et auteurs de l'Ontario français, a été décerné à Vincent Théberge pour son ouvrage Coupable d'être jumeau ( chez Vents d'ouest ).D'autre part, le Prix littéraire Jacques-Poirier/Outaouais est allé à Jean-Louis Gaudet pour son roman Le Violon du diable ( VLB éditeur ).¦ Au cours de la seule journée d'ouverture, mercredi, 3000 internautes ont fréquenté le site Web du Salon ( http://www.slo.qc.ca ).En 1995.le Salon du livre de l'Outaouais a élé le premier événement du genre a loger sur l'Internet dans toute la francophonie, semble-t-il ; le site est devenu permanent en 1996.On peut joindre l'auteur de cet article a l'adresse électronique suivante 104317.401@compuserve.com Nos héros de la guerre La Presse Le journaliste de La Presse et auteur Pierre Vennat était présent au Salon du livre de l'Outaouais, ce week-end, afin de présenter son plus récent ouvrage.Les Héros oubliés, premier d'une trilogie à paraître au Méridien.Celle-ci retrace l'épopée des 90 000 Canadiens français qui ont participé comme volontaires à la Seconde Guerre mondiale.Ce tome I, De la mobilisation au raid de Dieppe, examine une période de notre histoire où beaucoup de choses ont été occultées.Il y a trois ans, Pierre Vennat avait signé Dieppe n'aurait pas dù avoir lieu.portant sur la même page de notre passé militaire.LES HÉROS OUBLIES.TOME L DE LA MOBILISATION AU RAID DE DIEPPE.Pierre Vennat.Éditions du Méridien, Montréal.1997, $49paeies.LES BEST SELLERS Éditions québécoises Fiction (romans)\t\t\t 1 Quarante-quatre minutes, quarante-quatre secondes\tMichel Tremblay\tLemeac\t(4) 2 Un Coeur farouche\tDanielle Roy\tVLB\t(4) 3 Annabelle\tMarie Laberge\tBoréal\t(19) Essais\t\t\t 1 Olivier Guimond, mon père, mon héros\tluc Guimond\tEdimag\t(3) 2 Le Monde sur le flanc de la truite\tRobert Lalonde\tBoréal\t(2) 3 Entre le boom et l'écho\tDavid K.Foct\tBoréal\t(3) Éditions étrangères\t\t\t Fiction (romans)\t\t\t 1 L'Idéaliste\tJohn Gnsham\tLattont\t(3) 2 Le Liseur\tBemhard Schimk\tGallimard\t(7) 3 Mort en eaux troubles\tPatricia Comwell\tQuébec-Livres\t(3) Essais\t\t\t 1 Vers où je dois aller\tMia Farrow\tLa*1ont\t(3) 2 Mémoires : Le Voleur dans la maison vide\tJ.F.Revel\tPion\t(3) 3 La Fin du travail\tJ.Ritkm\tBoréal\t(2) Livres pratiques\t\t\t 1 Je mange, donc je maigris\tMichel Montignac\tJ'AI Lu\t16) 2 La revanche du paté chinois\tAndré Montmorecy\tLemeac\t(D 3 Gîtes du passant 97\tEn collaboration\tUlysse\t Les listes nous sont fournies par ies librairies suivantes: Archambault.Bertrand.Champigny.Le Fureteur (St-Lambert), Garneau.Guérin.Hermès.René Martin (Jolietto).Monet.Le \"ar-chemin, Les Bouquinistes (Cnicoutimo.Payette (Sherbrooke).Guy Poirier (Trois-Riviorcs).Raftin, Renaud-Bray.Sons et Lettres.Librairie Smith (Promenades de la Cathédrale). L/v fK£5*b, iviUMKtAL, DIMANCHE 23 MAKb 1W/ Arts et .: 4 À quand l'Oscar du meilleur relancement?Dafts la foulée du succès de La Guerre des Étoiles, VAcadémie y songerait sérieusement OLIVIER KN0X de l'Agence France-Presse.WASHINGTON Nouvelles copies, rajeunissements, « remakes » : les grands studios américains ont visiblement compris l'engouement nostalgique du public pour la rediffusion des « classiques » du cinéma et les gains financiers à en tirer.Le succès est tel que l'Académie des arts et des sciences du cinéma n'exclut pas de créer un jour une catégorie spéciale d'Oscars pour ces nouvelles versions qui n'y sont pas au-jourd'hui admissibles.La sortie aux États-Unis et au Canada au début de l'année d'une copie rajeunie et modernisée de La Guerre des étoiles de George Lucas, suivie des deux autres épisodes de sa trilogie de l'espace, a battu tous les records au box-office, devenant le plus grand succès commercial de l'histoire du cinéma sur le ma relié nord-américain.Ce triomphe a été suivi d'autant plus près par les studios que les nouvelles sorties de films se succèdent : Paramount a célébré vendredi le 25*-* anniversaire du Parrain de Francis Ford Coppola, avec de nouvelles copies et une bande son stéréophonique.Et le 4 avril, Sony va présenter une version de 3 h 30 ( dont une heure inédite ) de Das Boot, le classique du film de guerre tourne en 1981 par Wolfgang Petersen dans un sous-marin.Sony va aussi ressortir Rencontres du troisième type de Steven Spielberg.Enfin.Fox envisage de ressortir Alien pour son 20e anniversaire, en 1999, et il est aussi question de nouvelles sorties pour E.T de Steven Spielberg et 2001 de Stanley Ku-brick.Les studios de cinéma ont compris l'énorme potentiel commercial et financier des nouvelles sorties de ces films.La Guerre des étoiles de Lucas a déjà rapporté 134,5 millions de dollars depuis sa sortie le 31 janvier en Amérique.Un responsable de Paramount, qui a sou- haité conserver l'anonymat, rejette toutefois l'idée que les bénéfices commerciaux prévisibles expliqueraient à eux seuls cette nouvelle tendance du cinéma américain.« C'est un film magnifique et c'est son 25e anniversaire », a souligné le responsable parlant du Parrain.« Beaucoup de gens n'ont pas pu voir le film sur le grand écran au moment de sa sortie.Pourtant, ils devraient pouvoir le faire.» Et, remarque-t-il, la nouvelle version de Veriigo d'Alfred Hitchcock, sortie en 1996, a précédé la vague Guerre des étoiles et son succès.Et il aurait aussi pu souligner que des films aussi divers que Casablanca, Laurence d'Arabie, Belle de jour et Les Paraphas de Cherbourg \u2014 entre autres ! \u2014 ont également été restaurés et relancés sur les grands écrans.Une chose est sûre : les studios ne ressor-tent pas ces films en vue d'obtenir un Oscar puisqu'ils ne sont pas admissiibles.du moins pour l'instant.Interrogé à ce sujet, un porte-parole de l'Académie des arts et des sciences du cinéma, qui accorde les Oscars, indique qu'au regard des règles établies par l'Académie, leur candidature ne peut pas être retenue.Mais il n'écarte pas totalement la possibilité que l'Académie puisse un jour créer une catégorie spéciale destinée à récompenser les « meilleures » nouvelles sorties de films.« Il n'y a pas de précédent pour ça » mais « la nouvelle sortie de La Guerre des étoiles (.) pourrait ouvrir certaines portes », affirme Jon Polansky.« Ce ne sont pas seulement des corporatis-mes essayant de protéger leurs emplois », estime Ted Perry, professeur de cinéma à Mid-dlebury Collège dans le Vermont, pour expliquer cet engouement, mais aussi la reconnaissance du cinéma comme un art à part entière.Mais, ajoute-il, cela pourrait aussi s'expliquer par « l'absence totale d'imagination » des grands studios.Ces derniers ont ainsi récemment puisé dans le vivier du petit écran en adaptant quelques grandes séries télévisées des années 1960 et 70.Dernier exemple \u2014 et succès \u2014 en date : Mission : impossible .PHOTO REUTcR Demain le grand soir Dans le calme relatif du Shrine Auditorium de Los Angeles,, où aura lieu demain la 69^ cérémonie des Oscars,.Céline Dion répétait hier Because You Loved Me du film Up Close and Personal, en lice dans la catégorie des meilleures chansons.À l'extérieur pendant ce temps-là, des centaines de fans se bousculaient déjà pour obtenir une des 1000 places disponibles sur les estrades bordant le tapis rouge sur lequel défileront les stars demain soir, l'Académie des arts et des sciences qui préside à l'événement les ayant autorisés cette année à réserver leur siège une journée plus tôt avec le privilège de circuler à leur guise jusqu'à 13 h heure locale lundi.S- BREAKING THE WAVES PHOTO PIERRE McCANN.LaPresso S'il fallait résumer la musique de Shaï No Shaï en un seul mot, le choix serait simple : \"hybridation\".Voilà le terme parfait pour décrire Shaï No Shaï, dont l'univers métissé est composé de musiques tsiganes, latines, orientales, , et quoi encore.ï No Shaï: inclassable! RICHARD LABBÉ .ollaboraîion spéciale « Y'a plein de journalistes qui essaient d'inventer un paquet de termes pour qua-lifter notre musique.Ce qui revient souvent, c'est le mot \"world\".Mais ça nous embête un peu.On préfère qualifier notre musique de \"pop ethnique\".» Tous campés autour d'une table de l'Hôtel du Parc, les trois membres du groupe français Shaï No Shaï en onl lon^ «i dire.Non seulement sont-ils encore sous le choc {^2âh00 |.;2ah30 | VÉl.hOO | 21 h 30 | 22 h 00 22 h 30 | 23 h 00 9 15117 £¦(16 sa ABC BB CBS 3.NBC 5 12 A & E BRAVO CANAL O DISC.FOX FOX(Ortt) MP NW rdi _e éléjournal Découverte (18 15) Le TVA Pignon sur ue .au menu/ J.L.Mongrain Les Parlementeries 3 (2/2) Fou à lier / Kathleen.JiCi Lauzon.Gaston Lepage Drôle de vidéo Le Corps humain Rumeurs World of Disney Puise Newsline ABC News Travel.Travel Family Play.Pub JCAA Basketba!' / Req.Finals iW30) Pub Nightly News From Lawrence Welk.H7 00) En pleine nature Hercule Road to Avonlea Lois & Clark: The New Adventures of Superman 60 Minutes Dateline NBC Les Beaux Dimanches / Les Orphelins de Duplessis (2/2) Cinéma / UN FLIC À CHICAGO (5) avec PatricK Swayze, bam Neeson Escales francophones \u2014 La Francofête L'Heure JMP Le Masque (2/4) Life & Times / Anne Murray Alanis Morisserte in Concert Le Téléjourna! Le TVA Le Point (22:20) / Sport (22 47) Sports / Loteries (22 25) Cinéma / DERNIER EMPEREUR (2) avec John Lone 1230?) Complètement marteau '22 51 ) Finances (23:20) Cif léma / OUTREMER (4) avec Nicole Garcia.Marianne Basler (22:15) Mortelles Illusions (2/4) Sunday Report Venture (22 25) / Nation's Business (2225) America s Funniest Home Videos Toucheci oy an Angel 3rd Rock Boston.Nature / Extraordinary Dogs Voices of Scotland (17:35) The Three Sopranos (18:50) Concours d'ortographe 1997 World Figure Skating Championships Cinéma / OUf 0F N0WHERE avec Usa Hartman-Black.Eva LaRue Cinéma / 20 0C0 LEAGUES UN0ER THE 3EA avec R»cnard Cranna Cinéma / MILK MONEY (5) avec Melania Griffith, Ed Harris Le Grand Journal Sunday Night CTV National News Elle écrit au meurtre Provincial Affairs Puise / Sports Nightline Psi Factor News / Seinfeid .Limits (23 45» Keeping Up Appearances A Grand Day Out Viewer's Choice (20:40) Ciftérna / LE BLÉ EN HERSE (4) avec Pierre-Michel Bwk / forte.«?i 45} Inquirmg Minds Cinéma /THE BLUE B!RÛ (4) avec Elizabeth Taylgr Bob Vila's Home Again Ancient Mysteries Cinéma / MAN 0F THE YEAR (4) avec Vivian Pa*ton Anim.Celeb.Samedi de rire Animalier Sea Wings Baywatch Star Trek: The Next Génération Tubes .1980 World News Espace libre R05 SE TMN TSN TV 5 YTV CANAUX Basketb.0 6 30) 20e Siècle / Crime organisé discovery ca Fox Sunday Speciais Musique vidéo Fashion File Griffe Sports 30 Mag Le Septième Étage (17:30) On the Line Monde ce soir Surf.Plein les bras Hamish Macbeth 3 (20 io> National Géographie Biography / Judy Garland: Beyond the Rainbow No Price too High Sous le regard de Dieu Destinations / Vietnam Allan Gregg Dialogue Americas Castles Viper Mystery! / Ins.Morse (23 20) The Editors Panorama McLaughlin Déclic! Mag.Imprint / Joy Fielding The Best of Comic Relief Cinéma / WAR AND PEACE (2) avec Audrey Hepburn, Henry Fonda Biographies/John Belushi Discovery's Sunday Showcase The Simpsons King of the HiH En ligne: Backstreet Boys Antiques Roadshow Grands Reportages The X-Files Concerts Jazz: Joshua Redman Kingdoms of Survival The Burnmg Zone Seinfeid Home Improv.Musique vidéo Passionate Eye / Miss Baby Le Journal RDI Ski acrobatique Motoneiqe Jumanji (19:10) Down.(16:45) Basketb.(16 30> The Usual Suspects Sportsdesk L École des fans / Grand Jeu Beatrix Potier My Hometown ArhSS Scully RDI Fashion File Point de presse Nat.Sports.Second Regard Spécial Boxe / Kirk Johnson - Everton Davis Raison et Sentiments Fargo Hockey / Houston - Phoemx Journal FR2 j La Tournée du grand Duc Body Building Dnéma / LES PORTES.@ discovery.ca Pub Star Trek: The Next Génération En ligne: Backstreet Boys Sunday Report Le Téléjournal Sports 20 Mag Antiques Road.Le Point .monde à ski .quand sonne le glas (23 20) Dead Man Walkinq (22:45) Sportsdesk Bouillon do culture 7 sur 7(21 35) Journal belge Flipper 18 h 00 18 h 30 19 h 00 Litt'e H0US6 on the Prairie Rough Guide 20 h 00 20 h 30 21 h 00 21 h 30 The Hit List 22 M 00 Grand Jeu / Savoir plus (2315) 22 h 30 Uunk Street 23 h 00 Dave Osborne 23 h 30 Vk CANAUX 3D 15Ï17 ABC CBS (3j NBC 5 12 A & E BRAVO CANAL O DISC.FOX FOX(Ont) MP NW rdi q rds SE TMN TSN TV5 YTV CANAUX CÂBLE- A & E = ARTS AND ENTERTAINMENT - CANAL O * ARTS ET DIVERTISSEMENT - DISC.= DISCOVERY - MP = MUSIQUE PLUS - NW = NEWSWORLD - RDI = RÉSEAU DE L'INFORMATION - RDS = RÉSEAU DES SPORTS - SE « SUPER ÉCRAN - TMN » THE MOVIE NETWORK - TSN = THE SPORT NETWORK - TV5 = TÉLÉVISION INTERNATIONALE - YTV = YOUTH TV P i t in rafraîchissant Messie-.CLAUDE GINGRAS Une certaine tradition nord-américaine anglo-saxonne associe inévitablement Le Messie au temps de Noël.C'est plutôt à Pâques que l'Europe entend le célèbre oratorio de Handel ; elle l'inscrit même à certains festivals d'été, en plein air.L'Université de Montréal a pris cette année l'initiative d'un Messie à l'européenne, monté à la veille des Jours saints, mais placé dans un cadre tout à fait anglo , la Cathédrale anglicane du centre-ville.Nos aléas atmosphériques nous auront cependant valu un deuxième « Messie de neige » s'ajoutant à celui de l'OSM présenté annuellement en décembre.Disposant de formations réduites ( 24 choristes et 18 instrumentistes ), Nicole Paiement avait choisi pour son Messie une édition inconnue, celle d'Alfred Mann, qui requiert peu d'effectifs et rejoint ainsi une certaine conception intimiste de l'oeuvre.La réverbération du lieu, à peine tamisée par la demi-salle de 400 personnes, n'entrava pourtant jamais la clarification de la polyphonie.Si certaines voix solistes \"avaient tendance à se perdre dans les voûtes, l'ensemble instrumental et l'ensemble choral possédaient une rafraîchissante légèreté et les dialogues étaient toujours d'une parfaite lisibilité.À l'origine de ce résultat se situe indiscutablement la direction détaillée de Nicole Paiement.L'émotion y était aussi, plus discrète cependant que dans certaines approches romantiques du Messie.Rafraîchissante, encore, l'idée de partager les solos entre plusieurs chanteurs : onze, y compris deux hautes-contre qui n'en sont pas vraiment, et non plus quatre ou cinq solistes, comme c'est généralement le cas.Cela donnait à plu sieurs élèves l'occasion de chanter en public \u2014 même si la plupart ne sont pas encore prêts \u2014 et apportait de la diversité à cette audition absolument intégrale totalisant près de trois heures.Le seul soliste de l'étranger, Brian Staufenbiel ( d'Eastman, USA ), fut le plus acceptable quant à la voix, l'expression et le style, malgré certains problèmes de justesse après l'entracte.Dion Maze rolle a aussi de solides moyens, mais il devra encore travailler sa diction.Du talent encore chez ia toute petite Eleonore Altman.Note: c'est bien Monique'Page ( et non « Dubé » ) qui était soliste du Requiem allemand de Brahms mercredi soir à Laval.\\ ' \\ r B 10 ?LA PRESSE, MONTRÉAL DIMANCHE 23 MARS 1997 Jenufa CLAUDE GINGRAS Je n'aime pas Jenufa et je n'aime pas beaucoup Janacek, en général.C'est un goût tout a fait personnel.Force m'est cependant de reconnaître \u2014 et c'est cela, l'objectivité dont on parle tant, sans trop savoir.\u2014 la magistrale réalisation qu'en propose depuis hier soir l'Opéra de Montréal.réalisation La réussite se situe sur tous les plans.Les interprèles réunis pour les quatre rôles principaux \u2014 Joan-ne Kolomyjec en Jenufa, Judith Forst en Kostelnicka, sa mère adoptive, Allan Glassman et Gary Rideout, les demi-frères entre lesquels elle est partagée\u2014 ont exactement les voix slaves requises et ils jouent leurs personnages avec la plus entière conviction.Les autres rôles, jusqu'au moins important, sont tous bien tenus.Je reviendrai sur les détails demain.La mise en scène de Bernard Uzan compte pour beaucoup dans cette réussite : fidèle à l'esprit de l'oeuvre, continuellement efficace, et dépourvue de tout gadget inutile.Les décors, sauf celui du premier acte, sont de très bon ton.Les cos- tumes de même, avec comme thème le noir approprié.Dans la fosse, l'Orchestre Métropolitain est, sinon génial, plus que correct, animé'par un chef qui connaît la partition, le jeune David Agler.Jenufa est chanté dans l'original tchèque, langue rébarbative s'il en est.Les surtitres sont donc ici plus indispensables que jamais.Un peu \u2022\u2022l'M flous hier soir, quand même,*-les surtitres.11 faudrait éclairer urv^peu plus le lettrage.L'auditoire, plus nombreu?T*que ce à quoi on s'attendait, a été séduit malgré lui par l'oeuvre nouvelle: écoute extrêmement attentive et même émue, ovation prolongée après chaque acte et à la toute fin.On peut ne pas aimer Jenufa, mais il est impossible de ne pas aimer cette production.- - V Pergolèse : passion et compassion ; PHILIPPE TÉTREAU \"collaboration spéciale Une salle comble ou presque pour les Violons du Roy qui étaient en possession de tous leurs moyens hier soir.La salle Pollack était un cadre un peu étrange pour un programme pascal qui avait pour titre : Concert de la Passion.Quelques minutes avant que les musiciens ne commencent, un petit volatile planait dans la salle ( ce n'était pas une hirondelle ; certains y voyaient une chauve-souris ) ce qui n'a pas manqué de divertir passablement le public.Avec un ensemble de 15 musiciens Bernard Labadie inaugurait le concert en dirigeant la solennelle Chauvine en sol mineur de Pur- cell.Avec cette musique hautaine autant que belle, Labadie avait non seulement le parfait contrôle sur ses violons mais sut créer ce silence magnétique qui suit l'oeuvre avant que les applaudissements n'interviennent.Les deux concertos pour orgue de Haendel furent quant à eux confiés à l'organiste Richard Paré ( co-fondateur des Violons du Roy ) et convenablement menés par celui-ci.Très bien accompagné par l'ensemble à cordes.Paré a proposé une lecture assez sage, exploitant toutefois une certaine liberté dans la rythmique des notes, liberté qui était de mise ici.Le Vivaldi proposé, le Concerto ri* pieno en do mineur, après ses deux TR DmrU Sh.^.n.kc1S NEWS ¦ - LA MEILLEURE comédie de l'onnée!\" HILARANT.\" Um Snmwmu.VOCE OF AMUKA SENSASS! Jmm l MOVIE Mik'JTI 'COMiQUE! M«« OU* AIC \"VOUS ALLEZ RIRE.Hilorcnt et touchant.\" irw oiUm, mm auMii i \"GENIAL.\" lym *-v INTU7AIN1IS LOI ANvilil version française de LlAR LlAR www.unrvcraalprcturwB.com VTHÎJOM fHAHÇAISC CINEPLEX OOEON BERRI gjfcg CINEPLEX OOEON BOUCHERVILLEv-.I LCSC LAN INEMAS GUZZO LANGEUER CINEPLEX ODEON LASAllE (Place) ?& ! CÏNEPtDC OOEON {I CINEPLEX OOEON [WSMl'^h^A} ! UVÀ1 (Galeries) ?A L'AFFICHE! .CINEPLEX OOEON G8ATEAUGUAY ECûfS ¦* 6.LES CINEMAS GUZZO TERRESONNE ?é> LES CINEMAS GUZZO , CINEMA 9 STE-THERESE ?s ! I G ATI NE AU * > & CINEPLEX OOEON PUZA DELSON *;.CINEPLEX OOEON UffiBTO DO-NO* ^ CINEMA CAPrTOL SHERBROOKE CINEMA OiERMAN LE PARIS SHAWINIGAN ?& I ST-HYACINTHE ?CINEMA PLAZA REPENTIGNY * ô CINEMA CAPITOL DmUMMOKDVILLE ?FLEUR DE LYS GRANBY * LE CARREFOUR 8 JULIETTE + CARREFCURJXJ NOhD ST-JEROME ?CINEMA ST-CASILE ST-BASILE * é> FLEUR QE LYS TROIS-RIViERES * & CINEMA ST-LAURENT SOREl-TRACY * CAPITOL ST-JEAN ?CINEMA OE PARIS VALLEYFiELD * CINEMA DU CAP CAP Of LA MASEI0C ?k r ?version ORIGINALE ANGLAISE CINEPLEX OOEON FAUBOURG ?; -.| LES CINÉMAS GUZZO il '< 1 LACORDAIRE11 ?! [LA CINEPLEX OOEON LASALLE (Place) ?, CINEPLEX ODÊÔN .CINEPLEX OOEON CINEPLEX OOEON ajfWWSH]Ma|l) y±y] [ti^g«^£j [JiyAL (Carfeio'jr?»/^ CINEPLEX ODEON 1 FAMOUS PLAYERS TOME-CLaIRE»/:^ 1 j VERSAILLES ?ô.y ~CINÉPLEXOO EON ~~| I aNÈPLËTÔOÉON I amtEFOUH DORIOM^^ 1 lBBOSSARP%/è^| \"fAMÔUS PLAYERS | f~£INEPtEX ÔDÉON DORVAL * -.jCHATEAUGUAY EMCORE ^ è.CINEMA riNE STE-ADELE ?CINEMA 9 GATINEAU * 9 FAMOCS PLAfEFS laissez-PASSER REFUSES consultez les guioes-horaires des cinemas Regardez la soirée des Oscars le 24 mars sur le réseau CTV PART ONQUÊT MONDE AUJOURD'HUI 17 H V premiers mouvements, a terminé sur un bondissant allegro de style fugué avec ses trois entrées.Labadie, donnant du relief là où il en faut, faisait montre d'un dynamisme très communicatif.Mais venons en au Stabat Mater de Pergolèse qui constituait la deuxième partie du programme.On se souviendra de l'enregistrement très salué par la critique de ce Stabat Mater réalisé par les Violons du Roy il y a trois ans sur étiquette Dorian.Le mezzo-soprano Catherine Robbin y était jumelé avec le soprano allemand Dorothea Roschmann.Cette fois-ci Mme Roschmann était remplacée par Karina Gauvin qui a déjà chanté plusieurs fois pour les troupes de Labadie.Elle était donc en terrain connu et ami.Des le premier duo on note que Mme Gauvin est soucieuse de ne pas enterrer sa compagne, la très remarquable Catherine Robbin, laissant même à celle-ci une certaine préséance très galante dans ce contexte.L'une et l'autre usait d'un vibrato beaucoup plus discret que ceux qui figurent sur l'enregistrement mentionné plus haut.Cette oeuvre napolitaine qui n'appartient déjà plus à l'ère baroque annonce la grâce des motets mozartiens ( notamment le duo Sancta mater, istud agas ).Plus loin, Karine Gauvin s'est illustrée de belle manière dans le fameux aria Vidit suum dukem natum, instaurant une tristesse, diffusant une affliction propre à rendre toute la fragilité de l'instant.Labadie de son côté ne s'est pas géné pour insuffler au gré de la partition des tempos nerveux mais particulièrement précis.Mais avec avant de conclure par le définitif QuanJo corpus morietur.les deux solistes ont atteint une complémentarité unique par un superbe tegato contenant ce surcroit d'émotion, ce miracle de simplicité qui font du Stabat de Pergolèse l'une des oeuvres vocales préclassiques les plus touchantes qui soient.Soulignons que l'on pourra entendre un nouvelle fois ces deux chanteuses le samedi 5 avril à 20 heures à la salle Claude-Champagne dans un concert Haendel où.entre autres, le Salve Regina et le Dixit Dominas, figureront au programme.Teresa Van der Hoeven, Benjamin Butterfîeld et Nathaniel Watson feront également partie des solistes.LES VIOLOSS DU ROY : Concert Je la Passion, hier soir à la salle Pollack.Solistes : Karina Gauvin.soprano : Catherine Robbin.mezza-soprano et Richard Paré à l'orgue positif.Programme : Chaconne en sol mineur Je Purcell : Concerto ripieno en do mineur RV 120 Je Vivaldi : Jeux concertos pour orque : op.4 no.3 en sol mineur et op.7 no.4 en ré mineur Je HaenJet et le Stabat Mater en fa mineur Je Pergolèse.Direction : BernarJ LabaJie.Avez-vous sjgne votre carte de don d'organes ?Le don d'organes d'une seule personne peut permettre à dix autres d'améliorer leur condition de vie et même d'échapper à une mort certaine Pour receYflir une udt de ion rf'trçaatS wj faire M don, .¦1è«tt*X pai a confie ta LA FONDATION DIANE HÉBERT (514)965-0333 LE PRIX DU PUBLIC LA PRESSE le concurrent de la Course qui en fin de saison aura reçu le plus grand nombre de votes du public remportera une bourse de 3 000 S offerte par le tournoi La Presse\" J'AI VU l'tMtSSIOH OU.Suivez tous les dimanches à 17 h les aventures des huit concurrents de b (ourse destination monde, série présentée avec la collaboration de l'Agence canadienne de développement in!er- j national (ACDI).t ¦ ¦ \" .\"f 1 Participez au concours en complétant la coupon et t i t \u2022 * f _ l I en répondant correctement à la question posée j _ durant l'émission, et postez à l'adresse indiquée | ci dessous, (m seul coupon par enveloppe), j H0M- Choque semaine, un participant au concours j ADRESSI_ gagnera un bon d'achat de 100 S valable à l'achat ! de vêtements de marque Chlorophylle h.t.dons ! «H* NHttL une des boutiques l'Aventurier.{ jfc|pH0|iÈ_ 4DAÎD J'AI PRÉFÉRÉ U REPORTAGE DE \u2022(CONCURRENT) RÉPONSE À U QUIST10H DC LA SIMAINf :, En (in de saison, vous pourrez aussi gagner un ! fc soam raw(kanaoa voyage pour deux personnes à Delhi (Inde) sur les j u Couru i*i*&m monde \u2022 ce MM SvctunoU Ciairt-vfi \u2022 Montra oc H3C ailes d'Air Canada induort sep! nuits dans un ¦ flfaRadia-Can.ul.) hôtel de catégorie supérieure, rjracieusetè de Club Voyages.3P3 Td'k'vision air canada Ln Presse Lv^/rJT^JeKfi, Moue VOVaGCS.ACDI VENTES Palmarès des ventes de disques au Québec pour la semaine se terminant le 15 mars 1997.1 Mercedes Band 2 Céline Dion 3 Kevin Parent 4 La Compagnie créole 5 Luce Oufault 6 LaraFabian 7 Charles Dumont 8 Jeanleloup 9 Eric Lapointe 10 Daniel Bélanger L'Heure J.M.P.voi.2 Live a Paris Pigeon d'argile Les grands succès Luce Dufault Pure Les grandes chansons Le Dôme Invitez les vautours Quatre saisons dans le désordre \\ 1 U2 2 ToniBraxton 3 Uve ' 1 4 Backstreet Boys 5 Collective Soul 6 Artistes variés III 7 NoDoub 8 Spice Girls 9 Moist 10 Céline Dion Pop Secrets Secret Samàdhi BacKstreet Boys Disciplined Breakdown 1997 Grammy Nominees Tragic Kingdom Spice Créature Fallïna Inîo You rïi»tNif IHUIWIVIMINf t m H son digital sik pistes» A L'AFFICHE! «intUN fMAHÇAIM BERRI \u2022:\u2022 tes cinCmas GurzôH F LAN g eli er -.I' cmfpîlxcDÉcm LASALLE (Place) Clt«HCX OOCOM CAPJgPOJB WfJÛ» STE-THERESE s , C0CPIXXOKOM 11 CtNCPU» ODEOM PLAiA DELSOH - LAVAL (Salttiet) j rEBREEO^E .JBMCPtCX OOCOM ChirumeiiT aco« .^ : repehtigny EmBuS PtAZA capitol st-jeam ^ cimCplex odcoh BOUCHERVUii «.l r.paris ST-HYACMTHE cinéma stbasac st-basile cmCM4 de paris valleyfield CARRSrOinQUNORO I ST-JERdME_| i lajss\u20ac2PASS\u20acr _ refuses VCnSION AMOLAICC rm{rxzx oôfow ATWATER s , POtNTE'CUURE *.LL s cinémas 0ui20 LA CORDA IRE 11 K ÔWPÏÔ ÔÔCÔN LASALLE (Plact) ^ OORVAL *» CINEPLEX oocon ! PtAZA DELSOM k ! cTnCplêx ôôèÔN ' BOUCHEBVaIE h i pSSfptFX OOtON CSTCdCS-UKS i r CAVBIOtSH (Wl) k 9 C0«£PL£X odéon\" UYU(Camto) -.CtNtPLEXOOCOM br0ssard CINEMA PWC ste-adele CONSULTEZ LA PAQE HORAIRE CINÉMA OU JOURNAL ¦M:- lEMPIRE tm.* T ÇOHTgl^TTOOUE /''A .lP^ DANS CES CINÉMAS ^ .«\u20ac\u2014M / 0| g ^ JS lEmpire m COHTRE ATTAQUE / \\ Source: LE Palmarès (PC) SON DIGITAL CiNf f-LEX oocon CENTRE-VILLE r I ~C!N£PICX CÔTÔN i CHATEAUGOAT BKC8I \u2022 s les cinémas VJZZO LANGELIER \u2022 k cini i u» ccroN PLAZA DELS3N s ClNtMA plaza REPENTIGNY \u2022 \\ ciNépvrxoofoN B DUCHE RVILLE s 1 I CINfPIXX OÔTÔN L ter.âSBSS guzzo TERREB0NNE \u2022 s st-jércTme .llo CIHiUILSOUUO STE-THERESE \u2022 s VÏRttOM AMOCAf«C CINtPLCX OOCON FAUBOURG \u2022 » b CtNtPlXX oocon LASALLE (Place) ' pâiCPLEXOOfOH If ' U1E
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