La presse, 30 mars 1997, B. Livres
[" B Montréal, dimanche 30 mars 1997 ivres Une leçon signée Jacques Godbout page B3 ARTS / SCIENCES / TETES D'AFFICHE - '- BgB mm m m \u2022HT 73 * t p 5 ES «5 M»: ' ' r CLAUDE MARCIL collaboration spéciale ^ ardinsâe monastères n'est pas lé livre d'art qu'on \\ feuillette négligemment entre deux soaps à la \u2022 télévision.Bien sûr, on est d'abord apaisé par les photos de ces jardins volontairement clos qui dégagent une paix, un calme ordonné et qui semblent concentrer le meilleur de l'homme et accessoirement, du.jardinier.Puis, en lisant les textes de Régine Pernoud, une médiéviste de ¦.\" réputation mondiale, on réalise l'impact des monastères sur l'histoire de l'Occident.Pendant les premiers siècles de l'Église, la vie des moines est faite de prières et de mortifications.Aucun ne s'adonne au travail de.la terre, aucun ne travaille de ses mains et on mentionne expressément les esclaves à qui est ; dévolu le travail des champs.Mais, vers 540, saint Benoit rédige en une centaine de pages la Règle qui va révolutionner la vie des moines et celle de l'Occident.La Règle est un guide de vie à hauteur d'homme et est proposée à quiconque veut, sans forcer la nature, suivre la voie de Dieu.Elle prévoit une saine alliance du travail physique et du travail intellectuel, une juste répartition de la journée en prière, labeur et repos.Apparaissent \u2022 alors les mots décisifs Ora et lab'ora, Prie et travaille.Le terme « laborafe » désigne le travail pénible, travail manuel, celui de la terre, de la forge, du bois autrefois dévolu aux esclaves.Pour , Régine Pernoud c'est « la révolution la plus profonde, la plus totale qui ait eu lieu, du point de vue social, dans l'histoire de l'humanité \u2014 à \\ savoir la dispari t ion > rai 10 000 l'automne prochain », note l'horticulteur dont le sixième guide publié aux Éditions de l'Homme, Guide Prieur \u2014 Saison par saison, sera en librairie dès mardi.Pourquoi des narcisses ?« Je suis maniaque de cette fleur », admet-il volontiers, réfutant toutefois toute connotation.narcissique à la chose ! Bref, dans sa « campagne », à Saint-Blaise-sur-Richelieu, il plante des fleurs.Et il écrit.Six livres \u2014 des briques ! \u2014 en cinq ans.Le Le style de Djian a des soutes remplies de miel, d'invisibles loukoums sous le pavé, et des muses qui nous amusent quand elles ne nous excitent pas.Non seulement il supporte à peine les femmes, mais en plus il les juge, les pourfend tout en les reluquant vicieusement dans les salles de bains.Il est même étrange d'observer l'effet erotique sur lui des douches et des robinets d'eau chaude.Au dehors, il est sérieux comme un pape, un peu crapule tout de même et regardant du coin de l'oeil les femmes des autres.Au dedans, il s'encanaille devant les lavabos et incite sa compagne Elisabeth à des postures provocantes.Les autres personnages sont tous des fulminants, comme on le dit de pétards qui font long feu.Des pétards, d'ailleurs, ils en fument : ils ont le joint facile et le sexe en détresse.Des saisies de réalité Voilà un livre croquignol et un peu ribouldingue qui nous filoche-rait d'ennui si, derrière cette histoire monocorde, nous ne remarquions un écrivain à la plume premier.Guide du jardinage et de l'aménagement paysager, s'est actuellement vendu à quelque 90 000 exemplaires.Pour ce qui est du Guide des fleurs pour les jardins du Québec, on parle de ventes atteignant les 50 000 exemplaires.C'est-à-dire plus de deux fois plus que Le Guide du potager ( 20 000 exemplaires vendus ).« Parce qu'il y a moins d'émotion dans les légumes que dans les fleurs ! » lance Benoit Prieur.Et il est sérieux.Pour lui, les fleurs, c'est l'émotion.Pure et belle.Le printemps aussi.Émotion visuelle.Olfactive.Peut-être est-ce pour cela que son Guide Prieur \u2014 Saison par saison divise l'année en cinq saisons.dont deux printemps.Le premier commence avec le début de la croissance de la plupart des plantes ( 12 avril pour Mont- Philippe Djian nickelée, un ours qui a beaucoup regardé le monde et fréquenté les bars où le peuple cause.Les bons écrivains d'aujourd'hui ne sont plus à Paris, mais vivent retirés dans des coins paumés où ils écoutent le coeur complexe des réal, 12 mai pour Baie-Comeau.) ; le second, selon la latitude où se trouvent les villes, commence au moment du dernier gel ou deux semaines plus tard ( 10 mai pour Montréal, 8 juin pour Baie-Comeau 1 ).Pour parvenir à ce calendrier du jardinier, Benoit Prieur s'est fié à l'atlas agroclimatique du MAPAQ 1982 : à partir des données contenues dans cette publication, il a fixé la date approximative du début des cinq saisons du jardinier \u2014 ceci, pour 41 villes et régions du Québec.Le résultat a été condensé sur un signet plastifié qui accompagne le bouquin.« Je voulais faire un livre qui s'adapte à toutes les régions de la province, explique-t-il.Je voulais que le jardinier de Baie-Comeau qui consulte mon guide n'ait pas à se dire : « Bon, à Montréal, on fait ça à telle date.Je dois donc atten- gens simples, des arrogants du fond de la rue et des blafards d'après-souper.De cette matière abrutissante ils tirent \u2014 tels Quef-felec et Djian\u2014 des ouvrages de vérité, des petits meurtres désaccordés et des harmonies d'en dessous les coffrages qui remplissent le lecteur d'une joie saugrenue.Depuis 37°2 le matin, Philippe Djian a encore progressé dans ses saisies de réalité.Si l'on veut savoir où le monde en est, il faut lire ses dialogues d'ânes, ses broutilles diablement bien construites, ses soliloques déserts et ses monotones saucissonnages d'âmes bidons dont le seul cri audible et philosophique est celui-ci : qui suis-je ?Dans ce premier volume d'une trilogie qui déroule ses anneaux au bord de l'estuaire d'une rivière mythique nommée la Sainte-Bob, Philippe Djian ne répond à cette question qu'en louvoyant et en godillant.Il y a déjà beaucoup d'eau dans ce livre, il en rajoute encore avec une écriture de poisson astrologique et d'ablette à friture.Non qu'il se prive de grands mots.On en trouve quelques-uns comme « la vie », « la chair » et « le silence », mais la plupart de ses outils dre trois semaines, ou quatre.avant de m'y mettre.» Là, il ouvre le livre au chapitre « Printemps Un », il regarde quand commence pour lui cette saison et il se met au travail.» Un « guide Prieur », c'est avant tout un guide pratique.Et l'émotion ?On la sent dans les photos ( qu'il a prises lui-même, et sur lesquelles on retrouve quelque 80 % des plantes dont il est question dans le Guide Prieur \u2014 Saison par saison ) et dans.l'Annexe 4, où l'on peut lire le témoignage de 39 jardiniers québécois.Des hommes, des femmes.Tous, amants d'une nature qu'ils apprivoisent et embellissent.Avec passion, raison et savoir.GUIDE PRIEUR \u2014 SAISON PAR SAISON, Benoit Prieur.Les Éditions de l'Homme, Montréal, 1997,368 pages.verbaux sont compréhensibles aux gros bourrus des envers de la société d'apparat.On peut lire Djian à haute voix aux chiens perdus et aux vitrioleuses de banlieue : il sera entendu et suivi cinq sur cinq.Le plus surprenant est que nous qui avons lu Kant dans le texte nous y prenions un plaisir au moins égal.Est-ce mystère?Non, c'est magie.Le style de Djian a des soutes remplies de miel, d'invisibles loukoums sous le pavé et des muses qui nous amusent quand elles ne nous excitent pas.Il y a dans Criminels des scènes d'un érotisme fou et d'une saveur que seul un écrivain qui a appris son métier sur 4e corps des femmes peut faire juter.C'est dire que ce roman où le fond clapote a des hauteurs béantes qui suscitent le respect.Nous vivons un temps littéraire fort singulier où les bons livres sont ceux qui ont du poil aux pattes comme si l'art en avait assez des penseurs ca-lamiteux et des branleurs de mouches.CRIMINELS, Philippe Djian.Gallimard, Paris, 1997,241 pages.L'homme qui plantait des fleurs PRATIQUE mm-vaus! v chaque samedi dans LES BEST SELLERS Éditions québécoises Fiction [romans)\t\t\t 1 Quarante-quatre minutes quarante-quatre secondée\t\u2022 Michel Tremblay\tLeméac\t(5) 2 Quittes ou doubles\tLise Bissonnette\tBoréal\t0) 3 Comme la main sur ta cuisse d'un amant\tDiane Denautt\tStanké\t(D Ettili\t\t\t 1 »l> Syndrome de Plnocchio\tAndré Pratte\tBoréal\t(D 2-le Monde sur le flanc 'de la truite\tRobert Lalonde\tBoréal\t(3) 3.Souvenirs de Monica\tGeorges-Hébert Germain Libre Expression\t\t(D Éditions étrangères\t\t\t Fiction (romans)\t\t\t 1 L'Idéaliste\tJohn Grisham\tLaffont\t(4) 2 Soie\tAlessandro Barrico\tAlbin Michel\t(D 3 Le Liseur\tBemhard Schlink\tGallimard\t(8) Essais\t\t\t 1 Vers où je dois aller\tMia Farrow\tLaffont\t(4) 2 Mémoires: Le Voleur dans la maison vide\tJ.F.Revel\tPion\t(4) 3 L'Intelligence émotionnelle\tDaniel Goleman\tLaffont\t(D Livres pratiques\t\t\t 1 La revanche du pate chinois\tAndré Montmorency\tLeméac\t(2) 2 Je mange, donc je maigris\tMichel Montignac\tJ'Ai Lu\t(7) 3 Nouveau dictionnaire des aliments\tSolange Monette\tQuébec-Amérique\td) Les listes nous sont fournies par les librairies suivantes: Archambautt.Bertrand, Champigny, ! Le Fureteur (St-Lambert), Garneau, Guérin, Hermès, René Martin (Joliette).Monet.Le Par- chemin, Les Bouquinistes (Chtcoutimi).Payette (Sherbrooke).Guy Poirier (Trots-Rivières).Raff m, Renaud-Bray, Sons et Lettres, Librairie Smith (Promenades de la Cathédrale).De petits coins de paradis PARADIS / Suite de la page B l__ dans leurs travaux qui est directement à l'origine de l'agronomie moderne.Ne dit-on pas encore « travail de bénédictin » en parlant d'un ouvrage à la fois épuisant, interminable et digne d'éloges par sa qualité ?Mais les monastères dépendent toujours des seigneurs et, pendant les siècles qui suivent, ils ne se privent pas de les attribuer à ceux, clercs ou même laïcs, qu'ils veulent récompenser, d'où la décadence des monastères, aggravée par l'état d'insécurité générale, en cette période d'invasions des Vikings, des Sarrasins et des Hongrois.À la suite des invasions, débute une autre révolution monastique.Avec Cluny, en 910, en pleine Bourgogne, naît un monastère rattaché directement à l'autorité du pape.Dans cette liberté vis-à-vis tout pouvoir temporel se trouve en germe l'extraordinaire expansion de l'ordre de Cluny.Autour du Xle siècle, Cluny compte mille deux cents maisons ; à Cluny même, sept cents moines.Avec Régine Per-noud, on suit l'évolution monastique, le lent relâchement dans l'observance de la règle, les réformes des Chartreux, des Templiers puis celle de Robert de Molesme qui à Cîteaux rejette toutes les altérations, toutes les habitudes de vie féodale qui s'étaient introduites peu à peu dans l'ordre de Cluny.Les Cisterciens rétablissent rigoureusement un équilibre entre le temps de la prière et le partage des heures de travail physique et manuel.Pendant des siècles, les jardins fleurissent dans les cloîtres et aux alentours.Mais à la fin du Moyen Âge, la peste de 1348 vide des abbayes entières, les rois comblent les vides et désignent eux-mêmes les abbés.Nommés par faveur royale, des laïcs, parfois des enfants, sont devenus abbés ou abbesses et des monastères sont transformés en propriétés d'agrément ou de plaisir et de rapport.C'est le début de la décadence qui culmine à la Révolution française alors que disparaissent bon nombre d'abbayes et leurs jardins.Avec le contexte historique bien en tête.JARDINS DE MONASTÈRES éKr: .nrt;i\\f.mm* ¦ >.r on peut passer à la deuxième partie du livre, la visite guidée par Georges Herscher, longtemps éditeur de livres d'art, des jardins de monastère, La sélection de jardins est limitée à la France.Ce sont ceux d'abbayes, couvents, chartreuses ou prieurés et, naturellement ceux de moines comme de moniales.Des monastères importants ( Cîteaux, Cluny ) n'ont pu trouver place ici car il ne reste rien ou presque de leur architecture et de leurs jardins.On a choisi des cas très différents les uns des autres : des monastères encore en activité, d'autres devenus propriétés publiques ou privées, certains demeurés tels qu'ils ont toujours été ou reconstitués comme ils devaient être jadis, d'autres enfin qui sont des interprétations libres de la tradition monastique.On voit, on comprend qu'ils étaient et sont encore de nature très différente.Les jardins des monastères répondaient à des fonctions diverses.Le préau du cloître, lieu de passage et de recueillement situé contre l'église, n'était pas le jardin mis à la disposition des moines à certaines heures, et il est distinct de celui des novices ou du jardin privé du père abbé.Pour les besoins de la communauté il y avait un potager, souvent vaste, ainsi qu'un ou plusieurs vergers.Le jardin de « simples » ou plantes médicinales.était proche de l'infirmerie et le jardin « bouquetier » était réservé aux fleurs.Bien entendu les caractéristiques de ces jardins ont varié et varient encore selon la situation et le climat des monastères, les arbres et les plantes de Provence n'étant pas ceux de Picardie.De même, l'organisation de la vie propre à certains ordres monastiques a conduit à des types de jardins particuliers, tels ceux joints aux cellules de Chartreux.Les jardins illustrés dans ce livre nous montrent les multiples façons d'arranger les plantes; cela va du carré bien ordonné jusqu'au vrai massif géant, avec petits chemins pour le parcourir à son aise.Dans la dernière partie du livre, Jean-Paul Collaert, rédacteur en chef de la revue Jardins de France donne des conseils pour créer son propre jardin.Il propose un choix serré d'une vingtaine de plantes, aneth, basilic, lavande, thym, déjà largement utilisées au Moyen Âge, entre autres dans les monastères.Le livre se termine avec un portrait des grands moines botanistes, dont le père Charlevoix ( 1682-1701 ) qui visita les rives du Saint-Laurent, des Grands Lacs et du Mississipi.Les lecteurs qui ne peuvent traverser l'Atlantique peuvent trouver sur notre continent un endroit où se trouvent aujourd'hui rassemblés quelques-uns des plus beaux cloîtres que la Révolution a démolis: le Musée des Cloîtres, à New York où l'on n'a pas manqué, auprès des bâtiments reconstitués, de faire surgir un jardin médiéval.Les moines, les moniales, nous ont apporté et transmis la culture en son sens le plus riche, culture de l'esprit, culture musicale, le chant grégorien auquel aujourd'hui on reprend goût, en ne négligeant pas la culture des jardins, celle des plates-bandes, des vergers, des herbes qui guérissent ou qui simplement réjouissent l'oeil.Comme l'écrit Régine Pernoud, « Jardins de monastères : la culture en tous les sens du terme.» JARDINS DE MONASTÈRES, Régine Pernoud et Georges Herscher.Actes Sud, France, 1997,223 pages.I LA PRFSSE.MONTRÉAL, DIMANCHE 50 MARS 1997 B3 Livres JEUNESSE Jacques Godbout part à la chasse.SONIA SARFATI collaboration spéciale Il y a, dans Le Temps des Ga-lanicau de Jacques Godbout, une scène très belle.À la fois tendre et ludique.La scène où François Galar-neau initie à la chasse le jeune Joachim.Chasse à Tare artisanal.Chasse au raton laveur et, par accident, à la mouffette.On retrouve un esprit semblable dans Une Leçon de chasse, tout petit roman signé Jacques Godbout.Et destiné aux enfants.Une première.Une nouvelle corde à l'arc bien fourni du romancier-essayiste-cinéaste ?Peut-être pas.Écrire, c'est écrire.Et dans cette Leçon de chasse, Jacques Godbout demeure donc le romancier que l'on connaît.Celui de Salut Galarneau ! et des Tètes à Papineau.Il demeure aussi le chasseur que l'on connaît moins.Celui qui participait régulièrement à des expéditions de chasse lorsque, il y a un peu plus de 40 ans, il enseignait le français en Ethiopie.Et celui qui, aujourd'hui, improvise des chasses imaginaires avec ses petits-enfants.De ce passé et de ce présent sont nés les deux protagonistes d'Une Leçon de chasse: le Chasseur et le jeune Antoine, Le Chasseur, c'est cet homme secret et bourru dont le bureau est décoré de trophées de chasse et de carabines.Antoine, c'est ce gamin qui passe ses vacances au bord d'un lac.Qui, un jour, découvre un canard blessé et qui demande l'aide d'un voisin pour sauver l'oiseau.Ils y parviendront.De cet acte naîtra une belle complicité.Et Antoine découvrira que le soigneur est aussi \u2014 ou a été \u2014 un tueur.Un Chasseur.Mais ce qu'ignore l'enfant, ébloui par les armes, c'est que ce chasseur sachant chasser ne veut plus chasser.Pourquoi ?Antoine et le lecteur le découvriront en temps et lieu.Durant la leçon de chasse que, de guenre plus ou moins lasse, l'homme acceptera de donner à son jeune voisin.Une leçon donnée avec finesse.Sans morale à cinq sous.Parce que le Chasseur, dans sa relation avec Antoine, tient compte d'un élément d'importance : l'intelligence de l'enfant.Ce qui est loin d'être bête.Voilà pour le fond.Quant à la forme que Jacques Godbout a adoptée, nul doute que certains jeunes lecteurs la trouveront exigeante.Une Leçon de chasse réclame en effet une lecture « active », une vigilance.de chasseur.Pour parvenir à s'immiscer dans l'intimité de deux complices qui.parfois, se comprennent a mi-mots.Pour combler un certain flou dans le temps qui passe.Ou pour saisir, intuitivement plus que rationnellement, la poésie.Celle de certaines phrases porteuses d'une nostalgie certaine \u2014 Loin de l'école, près de la nature.Antoine sentait souvent le goût du défendu lui monter aux lèvres.Un effort qui ne plaira pas a tous les lecteurs \u2014 et c'est leur droit, comme nous le savons depuis que Daniel Pennac a publié Comme un roman ! Mais ceux qui le fourniront auront le plaisir de conserver du récit de Jacques Godbout des images qu'ils auront eux-mêmes créées.Des images modelées à partir des matériaux que le romancier leur aura prêtés.Et non imposés.USE LEÇON DE CHASSE, Jacques Godbout.illustrations de Pierre Pratt.Boréal.Montréal, 1997,86 pages ( à partir de 9 ans ).ROMAN Des choses graves sur un mode léger REGINALD MARTEL Allons tout de suite a Termolle, puisque c'est la que tout va commencer, et commencer à finir.Un bled impossible, où le professeur Motrin, vieux fou pathétique, veut cultiver le motrinus.De son fruit, qu'il a nommé cloé.il espère tirer la concoction qui donnera aux humains, sauf accident, la vie éternelle.Singulier projet, pour au moins deux raisons.Qui donc, direz-vous, voudrait vivre toujours ?Les amoureux, évidemment.Et Motrin, tout savant qu'il est, n'a même pas songé que les idées sont dévoreuses de réel et que des arbres qui atteignent leurs cinquante mètres en une saison, ça peut bouffer toute l'eau destinée aux citrouilles, spécialité locale.Le créateur des motrinus a pris pour assistant Floxin, la trentaine, temtinologisticologue de métier, que sa femme vient de quitter et qui, désormais privé du meilleur et se méfiant du pire, choisit l'exil, plutôt que le suicide et ses variantes.Un troisième larron, Maximo, est censé les aider dans leurs tâches.Malheureusement, l'adolescent est malade.C'est qu'il grandit et grandit sans cesse, comme un motrinus ou une tumeur maligne, et bientôt il devra s'aliter pour de bon, tendrement soigné par Floxin, et attendre la mort en rêvant à l'impossible amour de Biensure, la trop jolie fille du village tout proche.On pense à Colin et à Chloé, évidemment, héros tragiques du merveilleux roman de Boris Vian.L'Écume des jours.On pense à Faust, aussi, et sans doute à d'autres personnages qui ont nourri les grands mythes littéraires de l'Occident.On y pense, mais il serait risqué de suggérer que les emprunts, si c'en sont, ressortissent à l'imitation ou.pire, au plagiat.Non.Le Dentier Continent, c'est vraiment et simplement le roman de François Avard.écrivain peu connu dont on a pu lire, au debut des années quatre-vingt-dix.L'Esprit de bottine et Les Uniques ( Gué-rin ).Un très bon roman qui serait, si son auteur y avait consenti, le très grand roman qu'il portait certainement en lui.Curieux refus, dont il n'était probablement pas conscient.Quelqu'un, son éditeur peut-être, aurait pu lui en glisser un moi.M.Avard.nous dit la quatre de-couvert lire, enseigne à l'Ecole nationale de l'humour.Ce n'est pas un canular: des collègues de La Presse m'assurent qu'une telle école existe.De toute manière, j'y vois très bien notre écrivain.C'est sur un mode léger, souvent amusant, drôle même, qu'il a entrepris l'écri- ture du Dernier Continent.Pour mettre en situation un Floxin féru de néologie et qui a pour tâche, aux frais des contribuables, de donner un nom à toute chose qui lui est soumise, les jeux de mots ont une utilité évidente.Il n'en manque pas, il y en a même trop.À la longue, cela devient légèrement irritant, parce que trop appuyé.Pour l'efficacité, et pour la cohérence de l'économie globale du roman, M.Avard aurait pu sacrifier plusieurs de ces prouesses lexicales et ne retenir que celles qui conserveraient leur utilité, comme rétérence tragique, au moment où le romancier accepterait enfin d'écrire sa belle histoire de tendresse et d'amitié, de bonheur étriqué et de vaste malheur, d'amour dont on meurt.Parmi ces choses si graves, nos héros se meuvent avec une belle aisance, chacun poursuivant sa chimère sans trop y croire, porté par une sorte d'espérance désenchantée.Car ce n'est pas la mort qu'ils veulent vaincre : à quoi bon ?C'est plutôt la pauvreté de l'existence, le mauvais côté des choses, le congédiement prématuré du désir.Tout cela, M.Avard sait le dire mieux que.quiconque, avec une grande tension dramatique et une poésie exempte de mièvrerie.Certes, au bout de la course de chacun, il y a « le dernier continent », ce bout du monde d'où on ne revient pas.Aussi bien y aller le plus lentement possible, par le chemin des écoliers.Maximo et Motrin n'auront pas cette chance.Le premier mourra de la main et de la pitié de Floxin, dans une apothéose qu'il aura prise, espérons-le, pour le feu vivant de l'amour.La méchanceté naturelle des hommes, et leur peur de tout ce qui les dépasse, auront raison de Motrin.Quand Floxin, l'aventure de Ter-molle terminée, quitte Termolle avec son chien Golgotha \u2014 qui miaule et ne sait pas japper\u2014 j'ai bien envie de les suivre.« Ensemble, curieux des secondes à venir, ouverts a tous les parfums, ils iraient dans le sens des poussières que porte le vent, sans crainte de l'échéance, sans nier leur destination, toujours en direction du dernier continent.>?LE DERNIER CONTINENT.François Avard.Les Intouchables.Montréal, 1997.240 payes.Rectificatif Dans le cahier Livres de dimanche dernier, un lapsus m'a fait écrire « Madeleine Monette » au lieu de «< Hélène Monette ».Cela semble grave, assez pour qu'une représentante des Editions de l'Hexagone, qui lanceront bientôt un nouveau roman de Madeleine Monette, demande une mise au point.Voilà, c'est fait.0 p.\u2022 \"2.de L1HZ L'oeuf en chocolat ou la foi ?On n'hésite plus aujourd'hui à choisir l'oeuf Laura Secord ou Godiva comme symboles du jour de Pâques.Nous sommes devenus profanes et.la religion si prompte à créer des tabous est elle-même devenue avec la foi taboue à nos coeurs de post-modernes; comprenne qui pourra cette drôle d'expression dont on nous a drapés.On peut aujourd'hui parler de sexualité de la façon la plus crue, d'intimité profonde, de tous ses secrets de famille \u2014 et on le fait publiquement \u2014 mais il faut une bonne dose de courage pour parler de foi, de sa foi.Les cicatrices sont encore fraîches.Femand Dumont vient de le faire dans un très bel essai.Une fol partagée publié chez Fides, et Femand Ouellette, le poète, romancier et essayiste, que je reçois ce soir, se met aussi à nu comme homme croyant avec la publication d'un essai sur Sainte-Thérèse de Lisieux: Je serai l'Amour; trajets avec Thérèse de Lisieux.Pourquoi un écrivain aussi reconnu et respecté se place-t-il ainsi sur la «ligne du risque»» dans une société où le matériel est la nourriture de l'âme ?C'est à cette question et à d'autres qu'il répondra en nous pariant de cette sainte et de sa petite voie, celle de l'amour qui doit sauver le monde.Un personnage de roman qui en a séduit plus d'un qui ont voulu comprendre comme Femand Ouellette cette force de l'amour que cette petite femme énergique et entêtée porta en elle jusqu'à son agonie.Également à l'émission ce soir la cinéaste Anne-Claire Poirier, qui vient de signer ce bouleversant document: Tu as crié LET ME GO sur la mort de sa fille, viendra nous parler des grands auteurs qui l'ont marquée et qui l'accompagnent toujours: Camus, Hubert Aquin et Lawrence Durrell.Danlèle Bombardier Mors, à ce soir, 20 heures, à Télé-Québec.Télé-Québec SALON DU LIVRE ANCIEN DE WESTMOUNT ?le dimanche 6 avril 1997 J?au Victoria Hall, ^ 4626 ouest, rue Sherbrooke, ^ {3 Westnwunt,de10hà17h-Entrée:1$ m Rens.: 935-9581 1 fUBBA£g Association pulmonaire du Québec UN DON IN MEMORIAM POUR AIDER LES AUTRES À MIEUX RESPIRER 4837, rue Boyer Bureau 100, Montréal (Québec) H2J 3E6 Bureau: (514) 596-0805 Téléc.: (514) 596-1183 1-800-295-8111 JEAN RAFA DE PARIS AUX NUITS DE MONTRÉAL 24,95$ FRED HUIT ET LA PETIT* HISTOIRE DU THEATRE AU OUEBEC Ï4.05» Tel Les Editions LOGIQUES ti En vence partout \u2022 Distribution exclusive LOGIDlSQUE mc TransconimMiai (5M) 933-2225 \u2022 Htc (S14> 933-2182 \u2022 logique@cam.org \u2022 http \"www logique u>m Livres leçon d'exil TOUT EN LISANT Jacques Folch-Ribas collaboration spéciale apoléon est mort à Sainte-Hélène, à Sainte-Hélène est mort Napoléon.» On serinait cela, à \u2022PéCote communale française, et je *nè%rire souviens plus de la suite de t\u20ac^tt£^chanson «à réponds».Dieu * sail ^pourquoi, le dieu laïque des Français, on en avait fait une comptine enfantine.L'image de l'empereur exilé dans son île anglaise, elle a bercé l'enfance des - Français, au même rang que « La poule sur un mur, picoti-picota » ; ou encore « Am stram gram ».que \u2022je prenais, moi, pour le nom d'un ! bandit oriental, genre Ali Baba.-IJeàn-Paul Kauffmann, c'est ce ! journaliste enlevé à Beyrouth et en-Jferraé durant trois années.Peut-être; vous souvenez-vous ?Revenu à ïa Vie civile, comme on dit, il s'est retiré dans les Landes, près du Bordelais.On le suppose marqué par son enfermement.Il écrit : «< La fin de l'Empereur m'a toujours captivé.» Dans captivé, il y a captif.' Alors Kauffmann a entrepris le voyage à l'île de Sainte-Hélène, cette prison mal repérée sur les cartes, au large de l'Angola.Il voulait voir, vomprendre si possible ce que le Petit Caporal devenu empereur, le plus grand exilé de l'histoire après Ovide, avait bien pu ressentir dans sa prison.Une leçon d'exil.On a dit que Napoléon était mort d'un cancer à l'estomac ( d'où cette main toujours posée sur la bedaine ).C'est bien possible.On a dit aussi qu'il avait été empoisonné par son geôlier, on l'a même prouvé, des médecins, des analyses.Non.À la lecture du très bon livre intitulé La chambre noire de Long-wood.le voyage à Sainte-Hélène, vous en concluerez sûrement que celui qui régna sur l'Europe a été empoisonné par la tristesse, la solitude, l'humiliation, et le climat d'un pays où il n'avait pas demandé d'aller.Une leçon d'exil.Pour se rendre à Sainte-Hélène, il y a un bateau.Un seul.À bord, quelques Anglaises pincées et excentriques, quelques Saints, ainsi nomme-t-on les habitants de l'île, qui rentrent chez eux, les pauvres, et quelques touristes, peu nombreux.Et Kauffmann.L'île est noire, massive.La mer est dure, les vagues se jettent avec violence sur le port de Jamestown.À l'intérieur, au flanc de la montagne, près d'un village d'opérette, ou de Far West, où l'on ne peut que boire et placoter : Longwood House.La prison.Kauffmann mène son enquête historique.Mais est-ce bien une enquête sur les faits ?À vrai dire, il retrouve et raconte les personnages qui partagèrent l'exil du Petit Corse, Montholon, Las Cases, Bertrand, Gourgaud et le gouverneur de l'île, aussi bien que ceux qui, aujourd'hui, habitent là.Particulièrement le consul Martineau, fils du consul Martineau, qui règne sur un territoire français grand comme un mouchoir, ce simili-bourg qu'on appelle Longwood House.Kauffmann fouille, il se promène, il hume le vent, qui est fort, il cherche, il interroge mais si peu, il essaie de se mettre à la place du prisonnier.L'apothéose de Napoléon, détail, par Horace Vernet, repris par La Table ronde.Que fait-il donc, le Napoleone maigre devenu obèse?Il boude.Il refait cent fois sur le papier la bataille de Waterloo qu'il n'a pas perdue malgré ce qu'un vain peuple a cru.11 dicte ses mémoires.Il s'ennuie.À mourir, ce qui ne saura tarder.Il appelle l'île « ce foutu pays » dont le climat instable l'affole.Lui, il voulait s'exiler aux États-Unis, où il avait de grands amis.Cela n'a pas marché, on ne sait pas trop pourquoi.D'ici, de Longwood, il ne s'évadera qu'une seule fois : une maigre après-midi, juste pour faire enrager son geôlier dont on a dit tout le mal possible, mais qui, sans doute, n'était pas si méchant.Il y eut même une espèce d'amitié.comme souvent, entre le gardien et son prisonnier.Ce genre de livres me semble passionnant.Si l'histoire est un « ramassis de mensonges », ce que je crois fermement, seule sa redécouverte peut nous la rendre un peu plus vraie.Il faut sans doute quelques siècles pour que nous comprenions ce qu'Ovide ressentit au bord de la Mer Noire, et l'Empereur à Sainte-Hélène.Ce que fut l'exil, et ce qu'il est sans doute, toujours.LA CHA M BRIS NOIRE DE LONG WOOD ( le voyage à Sainte-Hélàte ), Jean-Paul Kauffmann, Éditions de La Table Ronde, Paris.1997,351 pages.Une saga familiale à l'anglaise JEAN-PAUL SOUUÈ e bandeau rouge, sur la jaquette, annonce que le roman de Kate Atkinson, Dans les coulisses du musée, a été proclamé meilleur livre de l'année, tant par la revue Lire, en France, qu'en Angleterre, où il a remporté le prestigieux prix littéraire Whitbread.Ce bouquin paru à l'automne 1995 est en passe de faire oublier, des deux côtés de la Manche, les vaches folles, Jeanne d'Arc, Trafalgar et les risques de contagion rabique chez les .renards du Royaume-Uni.Un exploit littéraire unificateur sans précédent.; Eh dos de couverture, quatre critiques \u2014 quatre femmes\u2014 chantent les multiples mérites de l'oeuvre, une saga familiale qui traverse notre siècle.Le personnage central, la narratrice.Ruby Lennox, se raconte, depuis sa conception.Bel effort de mémoire.Elle est aussi le témoin ironique des vies de ses soeurs, de sa mère, et l'historienne, par la magie de vieilles photos re- trouvées, de celles de sa grand-mère et de son arrière-grand-mère, de leurs soeurs et même de leurs voisines.Même si chacun des maillons de cette chaîne familiale est un personnage féminin, des hommes s'y raccrochent quand même, par-ci, par-là, pauvres bougres sans trop de consistance, réchappes des guerres, celle de 1914-18, celle de 1939-45 et de quelques autres moins célèbres.Ruby est le témoin des chasses à l'homme-mari, un survivant pas trop abimé de conflits mondiaux, que mènent ou qu'ont menées ses aînées, dans une époque qui se complaisait à faire disparaître les garçons par équipes de football entières ou par équipages de bombardiers au complet.La vie au Royaume-Uni telle que brossée à petites touches impressionnistes, mais parfois aussi à grand coups d'éclats \u2014enterrements sans émotions ou mariages terminés en bagarre générale \u2014 par une Ruby Lennox enfantine mais acerbe, n'est quand même pas aussi ennuyeuse que voulait nous le faire croire les soeurs Brontë, même si la famille de Ruby se situe dans la morne grisaille d'une classe sociale trop moyenne.On est loin des Hauts de Hurlevent, et on ne s'en plaindra pas.La construction du livre est surprenante, et aussi très prenante.Le lecteur saute d'une génération à une autre, toujours par femmes interposées.On assiste entre autres événements de portée planétaire au sacre d'Elizabeth la Seconde, et à l'entrée dans « la nouvelle ère éli-sabéthaine », dans un pays qui « demeure le phare de la civilisation occidentale ».Avec beaucoup de savoir-vivre, Kate Atkinson épargne au lecteur le passage dans cette « ère élizabétaine » de Margaret Thatdier, même si une de ses jeunes femmes part pour l'Australie en avion en pleine guerre contre l'Argentine, risquant ainsi de se faire effacer de la trame du roman par un missile Exocet, du côté des îles Malouines.Une autre des jeunes femmes de la famille de Ruby Lennox se retrouvera un jour à Montréal, et \u2014 ô surprise !\u2014 dans le « secteur francophone », où elle échappe de peu à un mariage avec un boulanger indigène.Tout rentrera dans l'ordre britannique des choses quand elle partira pour Vancouver, puis terminera sa longue errance canadienne au fin fond de la Saskatchewan.Pour Ruby, l'exemple de sa mère Bunty, qui ne l'aime pas et a toujours été davantage à la recherche de sa propre personnalité que d'un mari, celui de son père, fornicateur invétéré qui mourra à la tâche et au milieu d'une réunion familiale, seront de peu de poids.Mais elle finira par découvrir, toujours par la magie d'anciennes photos, le secret bien gardé de sa petite enfance.Le premier livre de Kate Atkinson est grouillant de tranches de vies, de personnalités multiples, souvent simplement ébauchées comme des rencontres dans la vraie vie.Il est traversé par une douzaine de scénarios qui promènent le lecteur de la première ligne à la dernière sans laisser place à la moindre page d'ennui.DANS LES COULISSES DU MUSÉE, Kate Atkinson.Éditions de Fallois, Paris, 1996, 350 pages.Une plainte terrifiante CAROLE-ANDRÉE LANItt collaboration spéciale I' e troisième roman de Stephen Wright \u2014 premier traduit en français \u2014 est entré comme m une masse dans le pay-wmÉ& sage de la littérature-américaine.Les très estimés Toni Morrison et Don DcLil-lo ont largement contribué à la consécration de États sauvages.Il nous arrive rarement d'avoir affaire à un tel univers rempli de médiabrutis, de vidiots, d'épaves alcooliques ou droguées et à une telle écriture, efficace et dépouillée de tout les tics propres au genre.Huit textes ont suffi à Stephen Wright pour démontrer ce que cette société a de médiocre.Cela commence par la disparition de Wylie Jones, propriétaire ordinaire d'une maison-jardin-barbecue-voitures avec femme et enfants.La veille, lui et sa femme avaient regardé trois films d'affilés, trois « flingue-poursuite-cxplosion ».Pendant ce temps, Latisha Charlemagne et Mister CD se défoncent au crack.Leur vie en est une de visions d'horreurs, de cauchemars, de violence et de dépendance.Durant une de leurs séances d'automutila-tion intellectuelle.Mister CD se fait voler sa Ford Galaxie verte qui prendra à bord un tueur en série.Voiture que l'on retrouvera au cours de notre lecture, nous guidant à travers ces États sauvages, rencontrant des personnages qui empruntent une identité en cours de route, nous déroutent en interchangeant de nom, de rôle.Presque tous consomment sans modération la télévision, fréquentent maladivement les vidéoclubs, se prennent pour des scénaristes ou filment des couples en plein mouvement d'amour, produisent des films pornographiques ou font métier d'acteur.Même Los Angeles, le lieu de toutes les expériences possibles, ne suffit plus.L'amour et l'orgasme n'existent que sur petit et grand écran, les drogues ont été consommées et le corps a goûté a tout.Il ne reste que la quête de la spiritualité, elle-même exotique.Mais le diable télévangélique est partout, même « au beau milieu d'une maison Pekit en plein milieu d'un village de l'âge de pierre en plein milieu de la forêt équatoriale en plein milieu de Bornéo la mythique » où on regarde Batman en vidéo ! Ce livre est rempli de références cinématographiques, des titres, des thèmes, des tics : la violence, les tueurs en série, le crack, la route, la criminalité, le racisme, la pornographie, l'amour, la religion, la spiritualité et la fumisterie.« Il ne reste plus qu'à rentrer chez soi, écrit Stephen Wright.Il n'y a plus rien à voir.Il n'y a plus que des billets tachés, la télé et la mort.» Il n'y a rien d'heureux dans les histoires de Stephen Wright.Sa vision apocalyptique s'entend comme une longue plainte bruyante et terrifiante, aussi désolante que le bruit d'une télé allumée pour rien en pleine nuit.Bienvenu au royaume de la médiacrité où il n'y a plus de moi, plus d'identité.Seulement un «< spectateur à jamais avachi dans son fauteuil rance, et l'écorce lisse de ses yeux plongée dans un brouillon d'imagos ».Voici donc le livre d'une traversée sauvage de l'Amérique à bord d'une Ford Galaxie volée.ÉTATS SAUVAGES Stephat Wright, traduit de l'américain par Serge Chauvin.Éditions Gallimard, Paris!1997,392 p.EN QUELQUES MOTS par Pierre Vennat Hubert Reeves ¦ Hubert Reeves est sans doute l'astrophysicien le plus connu du monde.Dans un petit livre publié aux Éditions Paroles d'Aube, il livre quelques-unes de ses convictions.Comme tout le monde, il a peur de la mort.Il se sent parfois comme celui qui lit un roman policier particulièrement embrouillé et qui ne comprend rien.Reeves y dit aussi que même s'il vit à Paris la majeure partie de l'année, il se sent très québécois, mais que, au fond, il aime l'idée d'être de deux pays et de s'y sentir bien.Pour faire le saut ¦ Le parachutisme est un sport en plein essor.Chaque année, près de 20 000 Canadiens se jettent dans le vide-pour la première fois.Bernard Parker, vice-président de l'Association canadienne de parachutisme et directeur pour le Québec, explique en quoi consiste le parachutisme sportif au Québec dans un ouvrage accompagné de plusieurs photos, dont certaines en couleurs, publié aux Éditions de l'Homme.Une invitation à faire le saut.A ALBERT JACQUARD Petite philosophie Philosophie pour tous ¦ Il fut un temps, pas si lointain, où Albert Jacquard faisait chaque année son pèlerinage médiatique au Québec.C'est que ce petit diable d'homme sympathique plaide sans relâche en faveur d'une éducation qui mettrait à la portée de tous les acquis du savoir.Sa conviction la plus profonde est que ni la science ni la philosophie ne doivent demeurer l'apanage de quelques-uns.D'où son dernier livre chez Calmann-Lévy et Québec-Livres.1*997 C3 ne «cra \\ \u2022 j « joj Un bon coup de crayon ¦ Bado ( Guy Badeaux ) serait, selon Reginald Martel, « le meilleur caricaturiste politique francophone » au pays.Il vient de publier chez Vents d'Ouest.Selon Michel Vastel, le chroniqueur politique d'Unimédia qui préface l'album, parfois pathétique, toujours drôle, d'un trait de plume assassin pour certains et tendre pour d'autres, le caricaturiste du quotidien Le Droit est un maitre du genre.LA CHINE À LA FIN DE L'ERE DENG XIAOPING l'Eml*> Après Deng Xiaoping j ¦ Deng Xiaoping, le dernier des compagnons de Mao Tse-Toung, n'est plus.C'est à lui que la Chine doit de s'être ouverte au libre marché et au monde moderne.Mais, même si la Chine s'ouvre et si de nouveaux « managers » y naissent, le Parti communiste reste toujours aux commandes et la démocratisation n'est pas pour demain.Ce qu'explique un petit livre publié par le quotidien Le Monde et les éditions Marabout.,.V, .-y V u- t.******\u2022>*\u2022\u2022\u2022:\u2022* t »>»\u2022*«.¦ ;~y Pour amateurs de généalogie ¦ Pendant quelques armées, Robert Prévost, qui fut longtemps journaliste, a publié régulièrement dans La Presse une chronique intitulée « Les origines », qui retraçait les origines des nombreuses familles québécoises fondatrices de lignées.Dans un cinquième tome du genre, paru chez Libre Expression, il relate les origines de 46 autres familles de chez nous qui remontent à la Nouvelle-France. LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 30 MARS 1997 B 5 et spectacles t » SONIA SARFATI collaboration spéciale Hermétique.Le qualificatif est souvent accolé aux spectacles signés Omnibus.Particulièrement dans les critiques \u2014 plutôt sévères \u2014 concernant les dernières productions de la troupe.Aux yeux de Jean Asselin, co-fondateur et directeur artistique d'Omnibus, l'hermétisme est toutefois inhérent à un art comme le mime.« Parce que nous ne parlons pas, parce que nous ne visons pas les tripes.En fait, le mime est un bonheur qui sent la pharmacie.Il est de ce bonheur intense que l'on ressent quand on est en train de guérir.alors qu'il existe tellement de gens en bonne santé qui dépriment », fait-il en entrevue, quelques jours avant la création du Cercle \u2014 qui sera présenté du 2 au 19 avril à l'Espace Libre.Une première qui ne l'angoisse pas outre mesure.Il existe un certain plaisir à monter au front.À se livrer, à travers le fruit d'un travail intense.Que l'on aime.Que l'on souhaite faire aimer : « Si notre recherche devient tellement marginale qu'elle ne se communique plus, nous réajusterons volontiers notre tir », indique donc ici Jean Asselin.Mais il réitère quand même son désir \u2014 réajustement ou pas \u2014 de demeurer fidèle et honnête « à notre volonté de créer une dramaturgie.Le sujet de nos créations est cir- constanciel.Ce qui l'est moins.ou plutôt ce qui ne l'est pas, c'est notre engagement premier envers notre pratique artistique.» Peu importe les critiques, Jean Asselin croit en son art.En celui de sa troupe.En celui des élèves de l'École de mime de Montréal.Et il croit au Cercle.Un projet dont il signe la mimographie et Michael Mackenzie, le texte.Michael Mackenzie à qui l'on doit le texte du Précepteur, un des plus importants succès d'Omnibus ( créé en 1994, ce spectacle poursuit sa carrière en tournée ).Le cercle dont il est question dans cette nouvelle production est celui du pouvoir.L'idée a surgi devant un tableau de l'artiste vénézuélien Jacobo Borges.Une toile intitulée Rencontre avec cercle rouge, sur laquelle huit personnages sont installés sur des chaises.Visages flous autour d'un tapis rouge sang.À six de ces personnages, Jean Asselin a assigné un pouvoir \u2014 po- litique, financier, militaire, religieux, médiatique ou mafieux.Des décideurs de haut niveau.Chacun, à tour de rôle, condamné à mort par ses pairs.Chacun, à tour de rôle, livrant un death speech à saveur shakespearienne.Chacun, à tour de rôle, ressuscité par une femme sous les yeux de l'homme du commun.Celui qui dure et endure.Celui qui, finalement, survivra à tous les autres.« Les textes constituent moins du tiers de la production, mais ils sont particulièrement grinçants », souligne Jean Asselin qui a fourni la matière première à Michael Mackenzie : les attributs emblématiques de chaque personnage, les enjeux qu'il lui faut défendre, l'identité de celui qui le tue, la manière dont il est tué, une référence shakespearienne utilisée dans son death speech et le rôle que tient, dans chacune des répliques ultimes, l'homme dit « du commun ».Cet « homme » dont Jean Asselin dit ne pas encore saisir entièrement la nature profonde.Mais il a confiance.Tant en l'homme du commun qui sera sur la scène qu'en l'homme du commun qui sera dans la salle.LE CERCLE, d'Omnibus.À l'Espace libre du 2 au 19 avril.PHOTO REMI IEMEE.La Presse Peu importe les critiques, Jean Asselin croit en son art.En celui de sa troupe.En celui des élèves de l'École de mime de Montréal.Et il croit au Cercle, la nouvelle création d'Omnibus \u2022 wmm mm ¦ ¦ Hj Aldo Romano, Paolo Fresu, Glenn Ferris et Michel Benita Une die jazz européen que Palatino a Be don d'étancher ALAIN BRUNET Pour tout artiste qui se respecte, les comparaisons sont onéreuses, malvenues.Permettons-nous quand même d'établir un lien de parenté : le jazzman Aldo Romano est à la batterie européenne ce que Paul Motian, Ed Black well ou Billy Higgins sont à l'américaine.Percussions impressionnistes, jamais tonitruantes, toujours pertinentes.À l'écoute de l'autre, contribuant à un langage invariablement ouvert.Des années 60 ( très free en ce qui le concerne ) à nos jours, Aldo Romano a vécu toute la mouvance européenne du jazz nouveau.Don Cherry, Steve Lacy, Enrico Rava, Phil Woods, Philip Catherine, Jasper Vant'Hoff figurent au nombre de ses innombrables collaborations.À 56 ans, l'Italo-Français peut jouir d'une reconnaissance méritée auprès des jazzophiles d'ici.Il y a deux ans au Festival de jazz, le passage d'Aldo Romano aux côtés du contrebassiste Henri Texier et du clarinettiste Louis Sclavis avait plu à un mombre d'amateurs qui, depuis, ont répandu la bonne nouvelle.L'émergence de Palatino, quatuor dont Aldo Romano est le pilier percussif ( sur Label Bleu ), a généré beaucoup d'enthousiasme chez les jazzophiles montréalais.Et l'on ne parle pas encore de l'impact créé par le disque lnter\\fista de Romano, paru tout récemment chez Verve.L'émulation est telle que l'escale imminente de Palatino risque d'être l'un des événements V les plus courus de Saison Jazz Montréal, ce mercredi.Le signe est clair : on a soif de jazz européen sur un continent qui l'occulte.Timidement, le Québec fait exception à la règle.« J'ai fait mon deuil de l'Amérique, dit Romano au bout du fil.Je me suis franchement habitué, j'ai dépassé ça, je n'attends plus.Je sais que je ne jouerai pas au tennis avec les Américains, mais ça ne me pose plus de problèmes.» Après tout, il y a le reste du monde, s'empressera-t-on d'ajouter.L'archipel identitaire d'Aldo Romano compte quatre îles.Appartenances italiennes, françaises, européennes, mondiales.L'italienne est remarquable chez ce Français d'adoption, qui a déjà créé un Quartet italien, actif depuis 1988 ( Paolo Fresu, Franco D'Andréa, Furio Di-Castri ).Le batteur en convient : « Mes sources sont ataviques, je reste Italien, même si pour moi ça paraît assez lointain, la culture italienne me semble très proche.La France a été ma culture d'adoption.Je me trimballe avec tout ce champ.L'argument italien, on le remarque chez moi notamment avec ces thèmes populaires que j'ai souvent repris.Il y a chez les Italiens une façon d'écrire la musique qui est plus mélodique qu'en Europe du Nord, par exemple.» Avec Palatino, la filiation culturelle de Romano se voit prolongée.Le nom du groupe est celui d'un train reliant Paris à Rome.Inutile d'ajouter que le musicien a souvent pris le Palatino.Navette oblige pour ce fils d'immigrants originaires des Abruzzes.« Évidemment, ce train fait partie de ma vie, d'autant plus que le train est un symbole du jazz ; le voyage, le rythme, quelque chose de ternaire dans le bruit des anciens trains.», explique le batteur.On t ne pourra le contredire : depuis le début du siècle, le train a été source d'inspiration pour les compositeurs, à commencer par Take the A Train , grand classique de Billy Strayhorn.Compositeur et leader, Aldo .Romano s'inscrit en faux contre le rôle stéréotypé qu'on attribue généralement au batteur.Comme Chick Webb, Art Blakey, Tony Williams ( décédé tragiquement il y a quelques semaines ) ou Cindy Blackman, il tient à s'affirmer en tant que musicien complet.« Le batteur, déplore-t-il, est toujours derrière, c'est celui qui est censé ne pas connaître la musique.Longtemps, il a tenu le rôle de l'esclave.On dit toujours trois, quatre musiciens.et un batteur.C'est toujours à cause du batteur si l'orchestre ne va pas.Or, moi, j'ai de la musique à exprimer.Pour y arriver, il me faut être leader.» Palatino, un groupe formé de quatre solistes et compositeurs, se voulait d'abord une parenthèse aux nombreuses activités d'Aldo Romano.« Il y a deux ans et demi environ, je devais monter un groupe pour jouer dans un club à Paris.Il m'a semblé alors que la combinaison d'une section rythmique ( avec Michel Benita à la contrebasse ), d'un trombone ( Glenn Ferris ) et d'une trompette ( Paolo Fresu ), cela changeait de ce que je faisais.« De plus, je voulais proposer quelque chose de plus rythmique, plus mélodique, moins recherché sur le plan harmonique.Quelque chose de plus direct, en fait.C'était délibéré, mais ce n'était pas un calcul.Dans le jazz, on ne sait jamais ce qui va marcher ou ne pas marcher, mais on cherche toujours à communiquer.» PALATINO se produit mercredi au Gesù, 20 h, dans le cadre de Saison Jazz Montréal.La tragédie de Santa Fe n'inspire pas Hollywood Agence France-Presse LOS ANGELES \u2022 » * 0 Hollywood restait prudent, vendredi, face à la possibilité de porter au petit ou au grand écran la tragédie de Rancho Santa Fe, même si plusieurs producteurs interrogés par le Los Angeles Times se refusaient à totalement exclure cette éventualité.« À l'heure actuelle, il n'y a pas vraiment d'histoire ni de fondement dramatique.(.) Mais notre sentiment pourrait changer à l'avenir », a déclaré sous couvert de l'anonymat un responsable d'une importante maison de production.Un autre responsable d'un autre studio a estimé que le suicide collectif des 39 adeptes de la « Porte du paradis » n'était pas un projet adapté pour le cinéma et conviendrait mieux à la télévision.De fait, des cadres de Hearst Entertainment, studio qui produit notamment des films policiers pour la chaîne NBC, ont indiqué qu'ils exploraient la possibilité d'un film télévisé mais se sont refusés à fournir de plus amples détails.Par le passé, les grands réseaux, de télévison se battaient pour être les premiers à tourner des films fondés sur des événements ayant fait la une des journaux, mais ils semblent aujourd'hui beaucoup plus réticents.« Je pense que tout le monde dans notre métier pense qu'il y a quelque chose d'inconvenant à courir » après les droits de telles histoires, a déclaré au journal californien Ken Kaufman, producteur d'un film basé sur la tragédie de Waco, au Texas, où plus de 80 membres de la secte des Davidiens étaient morts dans l'incendie de leur ferme assiégée par la police.' « Je ressens un sentiment réel consistant à dire \" nous ne voulons plus faire cela a-t-il ajouté.Nous nous sommes tous trop souvent fait avoir par des sujets qui paraissaient de l'histoire ancienne au moment où ils étaient réalisés.» Ces dernières années, les télévisions américaines ont diffusé des films consacrés à O.J.Simpson, l'ancien joueur vedette de football américain accusé de double meurtre, aux frères Menendez, assassins de leurs parents, ou du siège de la secte des Davidiens à Waco.Un record avait été établi en 1993 avec trois films consacrés à la « Lolita de Long Island », une adolescente qui avait grièvement blessé l'épouse de son amant.En outre, souligne Harry Winer, producteur d'un prochain film télévisé consacré aux émeutes qui ont ensanglanté Los Angeles en 1992, ce type de films ne rencontrent pas un grand succès auprès du public : « La presse en parle à satiété et les gens en ont assez.Quand les films sont diffusés, les gens sont déjà au courant de tout.Leur curiosité a diminué.» \\ Les uns et les autres et FLASH Apres avoir joué les premiers de la classe dans Fart-fan et Cyrano, le nouvel élu français de Hollywood prend la relève de Brandon Lee dans The Crow, la cité des anges.Un rôle sulfureux taillé sur mesure pour cet ange déchu qu'a interviewé le magazine Max.\u2014 Pourquoi avoir choisi les États-Unis pour continuer ta carrière et ta vie ?\u2014 À New York, j'ai plus de liberté et j'apprécie beaucoup cela.Je ne veux pas dire par là que je suis si célèbre en France que je ne peux plus me promener sans qu'une foule d'admirateurs ne se jette sur moi.Mais, je suis suffisamment connu pour être obligé de surveiller mon comportement.Aux États-Unis, je peux pleurer sans qu'aussitôt quelqu'un aille raconter partout que je suis en train de faire une dépression nerveuse.ZOOM Vincent Perez Guesch Parti On s'est fourvoyé sur mon compte.J'ai été prise pour une chanteuse de variétés, mais je ne veux pas être enfermée dans le music-hall.Il faut sans cesse innover, progresser, se remettre en question, repartir de zéro.On m'a appris depuis que je suis toute petite à ne ressembler à personne.Je fais partie des gens qui une fois qu'ils ont accompli quelque chose, passent au projet suivant.Ce que j'aime avant tout, c'est le changement.Dans mon métier, je suis capable de toutes les provocations, c'est pourquoi j'ai lant besoin de discrétion dans ma vie.Figaro Madame » \u2014 Cela t'est-il déjà arrivé ?\u2014 De danser sur des tables, oui.De faire une dépression nerveuse?Non, pas vraiment.Je suis comme les chats : quand on me jette en l'air, je retombe toujours sur mes pattes.\u2014 On t'a collé l'étiquette de sex-symbol.Comment prends-tu ça ?\u2014 Bien, c'est plutôt drôle.J'aime avoir cette image car cela me rend plus sûr de moi.Mais quand je vois ma tête dans le miroir, le matin, je n'ai pas du tout l'impression d'être un sex-symbol.\u2014 As-tu l'impression d'être victime de ta célébrité ?\u2014 Un peu.Les médias ont semé la panique dans ma vie privée.Je ne cherche pas à faire parler de moi en sortant avec des actrices ou des femmes célèbres.J'aurais même tendance à éviter ça.Je préfère encore tomber amoureux d'un jardin et de ses jolies fleurs.POP-CORN dtSIKfc.' ¦ '¦ \u2022-: *-v .\\\\:->v.\u2022.'\u2022 .\u2022 VM .Uf .«.\u2022 \u2022 -.X- .-.¦>\u2022¦: j-', \u2022.\u2014 .'y .».t \u2022\u2022 \u2022 ' «HE F r.v.y v m Coup de coeur Quatre bonnes bonnes raisons, selon le magazine Jeune et Jolie, d'aimer Brad Pitt.1.Il est fidèle.Ça fait plus d'un an qu'il est avec Gwy-neth Paltrow.2.Il change souvent de tête ; comme ça, on risque moins de se lasser.3.Il a un corps d'enfer et ne craint pas de le montrer dans ses films.4.Il est mieux élevé que Johnny Depp et plus viril que Keanu Reeves._LES MOTS_ Mettre toute la gomme ¦ Forcer l'allure, accélérer.L'expression est empruntée au langage sportif ( aviateurs, automobilistes )\u2022 Gomme avait à l'origine le sens technique de dépôt se formant sur les soupapes d'un moteur à explosion.Le Robert note que l'idée dominante, par une extension peu explicable, est celle d'accélération, d'énergie supplémentaire produite par un moteur sous pression.La locution a pu être influencée dans sa forme par les expressions mettre les gaz, à pleins gaz.Avoir pas mal d'heures de vol ¦ Avoir une assez longue expérience des rapports sexuels, ne plus être toute jeune.« Elle avait quelques heures de vol mais la carrosserie était comme neuve.On devait pas s'ennuyer tous les jours avec un lot pareil.» ^ J Gauckler &\u2022 Houssin Franck le menteur\u2014 1988 Torn et John Julio Iglesias ohn Travolta et Tom Cruise projettent de tourner ensemble une comédie loufoque digne de Laurel et Hardy.Les studios Tri-Star ont entrepris des négociations à ce sujet avec les deux acteurs et espèrent entreprendre le tournage du film au début de l'an prochain.Julio Iglesias : re-père ¦ Julio Iglesias, qui est âgé de 53 ans, attend un enfant de sa fiancée, Miranda Rijnsburger, de 25 ans sa cadette.Un ami laisse entendre que Julio et Miranda se marieront probablement avant la naissance du bébé, attendue pour le mois d'août.Il ajoute qu'en dépit de la différence d'âge \u2014 et peut-être aussi du fait que Julio se targue d'avoir couché avec plus de 3000 femmes \u2014, le couple semble très uni.Iglesias a déjà trois enfants de son ex-femme, Isabel.Pression parentale ¦ Tatum O'Neal a menacé son ex-mari, John McEnroe, d'écrire un livre révélant tout de sa vie avec lui si l'ex-champion de tennis ne lui promettait pas de passer plus de temps avec leurs trois enfants.Zorro donne du lest ¦ Antonio Banderas a fortement conseillé à sa femme, Melanie Griffith, d'accepter de tenir la vedette aux côtés de Chazz Palmin-teri dans Reasonable Doubt, même si cela signifie qu'ils seront séparés pendant trois mois.Le film doit en effet se tourner à Los Angeles pendant que Bandera incarne Zorro au Mexique.Melanie a confié à des amis qu'elle était prise de panique à la pensée d'être privée pendant si longtemps de son Don Juan.À gymnase fermé ¦ Demi Moore a fait fermer le gymnase des studios Paramount pendant deux jours, pour pouvoir tourner une pub vantant les mérites d'une boisson gazeuse pour la télévision japonaise.Paramount s'est fait grassement payer pour la location du gymnase, mais Demi Moore ne s'en est pas trop mal tirée elle non plus, puisqu'elle a touché trois millions ! La langue verte du cacatoès ¦ Le cacatoès adoré de Brad Pitt risque fort de connaître une triste fin s'il ne se décide pas à châtier son langage.Il semble que le propriétaire précédent de l'oiseau lui ait appris tous les jurons possibles et, alors que la fiancée de Brad, Gwyneth Paltrow, avait invité ses parents à dîner, le cacatoès se mit à les invectiver d'une Demi Moore manière extrêmement vulgaire, ce qui fit rougir d'embarras la jeune femme.Et la tentative de l'acteur d'excuser le comportement de son compagnon fit peu pour arranger les choses, puisque Gwyneth se mit à son tour à le traiter de tous les noms.Pete Rose joue et gagne.trop ¦ Comme chacun sait, la carrière de Pete Rose a été détruite par son amour invétéré du jeu.À Las Vegas, un jour, le grand joueur de base-bail, aujourd'hui animateur de radio, avait gagné une fortune au black-jack au MGM Grand mais, lorsque le croupier lui remit par erreur 10 000 dollars de trop, il refusa de les rendre et deux employés du casino furent suspendus ! Un peu de mesure ¦ En dépit de la fortune que lui rapporte son show, Oprah Winfrey est toujours aussi près de ses sous.Elle avait chargé son ami, Stedman Graham/ d'aller acheter une voiture pour faciliter leurs déplacements lorsqu'ils séjournaient dans leur propriété de Miami.Mais lorsque Graham revint au volant d'une rutilante Jaguar décapotable de 100 000 dollars, Oprah lui enjoignit de la retourner sur-le-champ au concessionnaire, et le couple se déplace maintenant dans une Mazda Miata d'à peine 20 000 dollars ! « Chewbacca » ¦ Le cheveu en bataille, Harrison Ford pénétra l'autre jour dans une banque de Los Angeles pour encaisser un chèque, et la caissière, qui ne l'avait évidemment pas reconnu, lui de- Oprah Winfrey ' 4 «s Harrison Ford manda une pièce d'identité.L'embarras de l'acteur se transforma en panique lorsqu'il constata qu'il avait oublié son portefeuille ! Finalement, la caissière eut pitié de lui et lui dit : « Si vous êtes réellement Harrison Ford, vous n'aurez pas de difficulté à me dire comment s'appelait votre copain dans Star Wars ».« Chewbacca », répondit-il sans hésiter.Il obtint immédiatement son argent.Rien ne se perd.¦ À l'issue d'un grand dîner auquel il avait participé à Miami, Ted Kennedy décida d'inspecter les bouteilles qui jonchaient la table, pour voir si du vin y aurait été laissé par mégarde.Tombant sur deux bouteilles de vin blanc à moitié pleines, le sénateui versa le contenu de l'une dans l'autre, plaça celle-ci dans un sac de plastique et quitta furtivement les lieux.SOURCES : AP, Globe, Premiere, Star Livres Pour en savoir plus sur l'Ordre du Temple solaire ERIC CLÉMENT Les sectes, que des adeptes de la rectitude politique préfèrent appeler; « nouvelles religions », sont un phénomène de société de plus en plus .'inquiétant et de mieux en mifcufc- étudié par les médias, les spécialistes et quelques auteurs curie ùx* Alors que l'Ordre du Temple solaire et la secte Heaven's Gate ( La porte du paradis ) sont à la une des journaux, il est intéressant de recenser les ouvrages parus ces derniers Tïiois sur le sujet.Pour commencer, citons le rapportée l'Assemblée nationale française! sur les sectes.Les Sectes en France » qui est un effort public de cerner le problème.Un exemplaire de l'étude peut être obtenu auprès du Parlement français, à Paris.La Commission d'enquête sur les sectes avait recensé 800 entités sectaires en France, regroupées en 172 « organisations mères ».Elle a classé ces mouvements en fonction de leur dangerosité.Ce critère a été critiqué par quelques spécialistes ( notamment Massimo Introvigne ), mais la crédibilité de ces derniers a aussi été mise en doute car ils ont tendance a banaliser les dernières irag2dîes dans leur essai Pour en finir avec les sectes ( Dcrvy ).Pourquoi les banaliser ?Les trois auteurs européens de L'Ordre du Temple solaire: Enquête et révélations sur les Chevaliers de l'Apocalypse (Libre Expression ) se le demandent.Journalistes, Arnaud Bédat, Gilles Bouleau et Bernard Nicolas ont réalisé une enquête exhaustive sur l'OTS.La plus fouillée, la mieux documentée, elle a aussi le mérite d'aller plus loin que les faits et d'évoquer la possibilité d'une structure supérieure à l'OTS qui aurait commandé l'anéantissement de la secte.Parmi les témoignages, citons Crois et meurs dans l'OTS, écrit par l'ex-adepte Hermann Delorme.Son intérêt repose surtout sur le fait que Delorme est, pour certains, celui qui a mis la Sûreté du Québec sur la piste de l'OTS, à la suite de la découverte d'un mini-trafic d'armes en 1993.L'auteur relate en détail cet épisode de l'histoire de l'OTS qui aura contribué à mettre au jour l'existence de la secte et à précipiter sa chute.Enquête sur les extrémistes de l'occulte - De la loge P2 à l'Ordre du Temple solaire, du journaliste français Renaud Marhic, a pour attrait principal la révélation d'un autre trafic organisé par la secte : celui de trousses homéopathiques de survie, qui contenaient des médicaments dont la fabrication n'était pas conforme aux lois françaises.Les trousses se vendaient comme des petits pains chauds, mais au prix du foie gras, à l'issue des conférences du gourou Luc Jouret.En ce qui a trait aux ouvrages s'adressant aux victimes des sectes et à leur entourage, le Guide pour aider les victimes, du spécialiste Yves Casgrain, est bien fait.Paru l'an dernier à Montréal, il se voulait aussi une mise en garde au gouvernement québécois pour qu'il remplisse son rôle et légifère sur le phénomène sectaire.On était en juillet 1996.Casgrain déclarait à La Presse : « Avec l'OTS et d'autres mouvements, il y a déjà eu 11 morts au Québec ces dernières années.Va-t-il falloir qu'il y ait une hécatombe pour qu'on mette sur pied un comité d'étude ?» Et si les sectes menaçaient la démocratie ?s'interroge d'ailleurs Bernard Filliaire, dans son Journal des enfers paru chez Stock, l'an dernier.Parmi les romans portant sur les sectes, citons celui de Guy Fournies Le Cercle de mort ( Éditions de l'Homme ), qui met en scène les gourous de l'OTS et leurs adeptes.Un ex-membre a dit à La Presse, mardi, que le roman de Fournier permet de mieux comprendre le fonctionnement de la secte.Les jeunes lecteurs ne sont pas en reste.Chrystine Brouilla leur a écrit une nouvelle enquête de l'héroïne Natasha sur un certain « Mouvement éodien », nom qui ressemble à un groupe bien connu au Québec.Le thème des sectes y est abordé avec légèreté.Petite bibliothèque des sectes Essais et documents - Centre Roger-lkor, coll.Les Essentiels Milan.Editions Milan, 64 p.( un volume sur les sectes ).- Crois et Meurs dans l'Ordre du Temple solaire, Hermann Delorme.Éditions de la Paix, Saint-Alphonse-de-Granby, 1996, 262 p.- Enquête sur les extrémistes de l'occulte - De ta loge P2 à l'Ordre du Temple solaire, Renaud Marhic, Les Éditions L'Horizon chimérique, coll.Zététique, Paris, 1997.- Gare aux qourous - Les trucs des sectes, Gérard Majax.Arléa, Paris, 1996.- Journal des enfers, Bernard Filliaire, Stock, Paris, 1996.- La Mécanique des sectes, Jean-Marie Abgrall.Editions Payot, Paris, 1996, 339 p.- Le 54», Thierry Huguenin.Éditions Fixot, Paris, 1995, 252 p.( aussi en livre de poche ).- Les Mythes du Temple solaire, Jean-François Mayer.Georg Éditeur, Genève, 1996, 126 p.- Les Sectes - Guide pour aider les victimes, Yves Casgrain.Éditions L'Essentiel, Montréal, 1996, 142 p.- Les Sectes en France, Commission d'enquête sur les sectes.Assemblée nationale, France, décembre 1995.- Lettre à ceux qui ont tué ma femme et mon fils, Jean Vuarnet.Éditions Fixot, Paris, 1996, 205 p.- L'Ordre du Temple solaire : Enquête et révélations sur les Chevaliers de l'Apocalypse, Arnaud Bédat, Gilles Bouleau et Bernard Nicolas, Libre Expression, Montréal, 1996.- Pour en finir avec les sectes : le débat sur le rapport de la commission parlementaire, sous la direction de Massimo Introvigne et de Gordon J.Melton.Les Éditions Dcrvy, France, 1996, 355 p.- Sectes, Églises, Religions I De l'égarement au discernement , Jean-Yves Leloup ( prêtre ).Le Fennec Éditeur, Thionville, France, 1996, 139 p.Romans - Le Cercle de mort, Guy Fournier.Éditions de l'Homme, Montréal, 1996.- Le Soleil des gouffres, Louis Hamelin, Boréal, Montréal, 1996.- Un bonheur terrifiant, Chrystine Brouillet, coll.Roman + , 1996, 158 p.I Lr\\ PRESbb, MON1 KbAL, DIMANCHE 30 MARS 1997 it 7 SPECTACLES Salles de répertoire BREAKING THE WAVES Impérial: 12 h 30,15 h 30,18 h 30,21 h 30.BROTHER OF SLEEP Cinéma du Parc (3); 14 h 30,19 h.COURTS MÉTRAGES DE TAIWAN Cinémathèque québécoise (Salle Claude- Jutra): 19 h.GRAND BLEU (LE) , Cinéma du Parc (1): 13 h 30.IM NOT R APPAPORT Cinéma du Parc (2): 14 h, 16 h 30,19 h, 21 h 30.MOTS D'ENFANTS Cinémathèque québécoise (Salle Femand-Séguin): 15 h.PIGS 1 Cinémathèque québécoise (Salle Claude-Jutra): 14 h.PLANTE HUMAINE (LA) Cinéma ON F: 21 h 30.PC NETTE Cinéma Parallèle: 13 h, 15 h 15,17 h 30,19 h 40,21 h 50.REBEL OF THE NEON GOD Cinémathèque québécoise (Salle Claude-Jutra): 21 h.ROMEO AND JULIET Cinéma du Parc (1): 16 h 30.SIMPLE SOLDAT (UN) Cinémathèque québécoise (Salle Fomand-Séguin): 20 h.TOTO LE HÉROS Cinémathèque québécoise (Salle Claude-Jutra): 17 h.TRAINSPOTTING Cinéma du Parc (1): 21 h 30.TU AS CRIÉ LET ME GO Cinéma ONF: 19 h 30.UMBRELLAS OF CHERBOURG (THE) Cinéma du Parc (3): 17 h, 21 h 45.VERTIGO Cinéma du Parc (1): 19 h.Imax IMAX (Vieux Port) Mer sans frontières - L5, Cité de l'Espace: 10 h 15, 19 h 15 (version française) Effets spéciaux - L5, Cité de l'Espace: 12 h 15 (version anglaise) Mer sans frontières \u2022 Effets spéciaux: 14 h 15 (version française); 17 h 15 (version anglaise) L5, Cité de l'Espace: 16 h 15 (version française) Programme double et laser Effets spéciaux \u2022 L5, Cité de l'Espace et un spectacle laser 21 h 15 (version française) IMAX - les Ailes Mail Champlain, Brossard) Un Paradis sous la men 12h.14h.16h.Voyage cosmique: 13h.15h.Programmes doubles: 17 h, 19 h, 21 h et optionnels en après-midi.Danse ESPACE TANGENTE (840, Cherrier) Blood Relative, et Careless Love.Avec Suzanne Miller et James Viveiros: 19 h 30.Musique CHALET DE LA MONTAGNE Grand Choeur du Belvédère.Dir.Iwan Edwards, Christopher Jackson et Patrick Wedd.Hymnes du matin de Pâques, avec participation du public.Entrée libre: 7 h.Autobus au métro Mont-Royal dès 6 h.CHATEAU RAMEZAY Ensemblo baroque.Melani, Franceschini, Jacchini: 13 h 30.14 h 30 et 15 h 30.BASILIQUE-CATHÉDRALE MARIE- REI NE-DU-MON DE Hélène Dugal.organiste.Bach Boellmann.Bonnet, Langlais: 15 h 30.THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE (Monument-National, 1182, St-Laurent) Les Estivants, de Maxime Gorto.Texte français de Pierre-Yves Lemieux.Mise en scène de Serge Denoncourt.Du mar.au ven., 20 h;sam., 16 h et 21 h.THÉÂTRE DES VARIÉTÉS (4530, Pa-pineeu) Un Air de Famille, de Jean-Pierre Bacri et Agnes Jaoui: 20 h, sauf dim.et lun.THÉÂTRE D'AUJOURD'HUI The Dragonfly of Chicoutimi, de Larry Tremblay: 20 h.NCT (Salle Denise-Pelletier, 4353, Ste-Catherine e.) Moman, de Louisette Dussault.Jeu., ven.sa m., 20 h.USINE C (1345, Ave.Lalonde) La Légende du roi Arihus, de Mario Boivin et Michel Gameau: 20 h.THÉÂTRE LA CHAPELLE (3700, St-Dominique) // poussera des ailes aux perchaudes.do Martin Thibault.Mise en scène de Marie Lalonde: 20 h.THÉÂTRE DU CENTRE SAIDYE BRONFMAN (5170, Chemin de la Cô-te-Ste-Catherine) Lips together, teeth apart, de Terrenco McNally: 14 hot 19 h.Pour Enfants THÉÂTRE BISCUIT (165, Place d'You- ville) Ma tante Hortenso, do Benoit Dubois.Sam., dim., 15 h.(4 à 9 ans) MAISON THÉÂTRE (Maison de la culture Frontenac, 2550, Ontario e.) Coeur à coeur, de Réjane Charpentier.Présentation du Théâtre de l'Oeil: 15 h.(5 à 10 ans).Variétés CABARET DU CASINO DE MONTRÉAL Perles de Tahiti, avec la troupe Tamure lao-ra Tahiti: 20 h 30.CLUB SODA (5240, Ave.du ParcO Ligue d'improvisation montréalaise: 20 h.MEDLEY (1170, St-Denis) Hommage à Metallica: 22 h 30.LES BEAUX ESPRITS (2073, St-Denis) Bob Walsh: 22 h 30.FOUFOUNES ÉLECTRIQUES (87, Ste-Catherine e.) Synthesthesia: 21 h.L'AIR DU TEMPS (191, StPaul o.) Ron Thaler Band: dès 21 h.PTIT BAR (3451, St-Denis) Caroline Hébert chante Gainsbourg: 21 h.BIDDLE'S (2060, Aylmer) Bernard Primeau, Jan Jarczyk et Frédéric Alarie: de 20 h à minuit.CAFÉ SARAJEVO (2080, Clark) Trio Djelem: dès 21 h.JAZZONS (300, Ontario e.) Eloi Amesse: dès 21 h.AU HASARD (803, Ontario e.) Bob Harrisson et Rick Weston: des 17 h.EN BREF Tournée de filles ¦ Sarah McLachlan s'attend à un été fort chargé.La Canadienne prépare une importante tournée estivale, Lilith Fair, qui devrait être présentée dans quelque 35 villes nord-américaines.La particularité de cette foire de musique sera d'offrir une visibilité peu commune aux artistes féminines.Selon les villes \u2014et les disponibilités des personnes concernées\u2014 la tournée de McLachlan proposera un visage différent.En raison de la liste de pointures déj.i confirmées, les spectateurs seront en droit de s'attendre à des prestations relevées tout Pété durant.Au nombre des invitées, on compte Sheryl Crow, Joan Osborne, Susanne Vega, Nathalie Merchant, Jewel, Lisa Loeb, Aimec Mann, Neheh Cherry, Juliana Hatfield et les Cardigans.Une partie des fonds amassés lors de la tournée sera versée à des oeuvres de bienfaisance liées à la condition féminine.Intégrale des Byrds ¦ La réédition de luxe de l'intégrale des Byrds se poursuit.Après avoir remis à jour Mr.Tambourine , Turn, Turn, Turn !, Fifth Dimension et Younger Than Yesterday en 1996, Columbia Legacy remet sur le marché les comnpacts des viny-les orginaux : The Notorious Byrd Brothers, Dr.Byrds et Mr.Hyde And The Ballad Of Easy Rider.Par ailleurs, malgré son travail de studio avec ses copains de Garbage, Butch Vig a trouvé le temps de réaliser quatre « remix » de Staring At The Sun de U2, qui sera le deuxième extrait tiré de Pop.VOTRE SOIREE DE TELEVISION \u2014 DIMANCHE par Louise Cousineau m 11:00 O- Le Grand Prix du Brésil Souhaitons que Jacques va durer plus longtemps que la dernière fois.RDS rediffuse l'événement à 19h30 ce soir.18:30 OU - Les Dix Commandements Si vous ne savez pas ce qu'est un film à grand déploiement, en voici un! Cecil B.De Mille a réalisé cette épopée en 1956 avec Charlton Heston dans le rôle de Moïse.Vous en avez pour la soirée.19:00 CD-Rencontres avec tes baleines du Saint-Laurent Si vous avez raté ce beau documentaire jeudi soir, c'est le moment de vous reprendre.Les différentes espèces qui vivent dans notre fleuve sont montrées avec passion.19:30 QD- Bons baisers d'Amérique TV5 a décidé de déménager cette souvent bonne émission le dimanche soir.Parmi les sujets de ce soir : des francophones qui travaillent dans le cinéma à Hollywood.20:00 Joyeux Calvaire Le dernier film de Denys Arcand raconte la vie de deux clochards à Montréal.Avec Gaston Lepage et Benoît Brière.20:00 fB- La Bohème L'opéra de Puccini sur les amours de Mimi et du poète Rodolpho à Parts au 19e siècle.Une production du New York City Opera avec sous-titres anglais.20:30 QD- Bouillon de culture Les îles et l'exil: il sera beaucoup question de Napoléon avec notamment des livres de Max Gallo et Jean-Paul Kauffmann.21:00 £3- Le Masque Troisième épisode du sombre drame d'un gardien de but vedette qui n'est pas Patrick Roy.jurent les auteurs.Avec Patrice L'Ecuyer qui avait l'air perdu dans les deux premiers.CANAUX 18 h 00 | 18 h 30 19 h 00 | 19h 30 20 h 00 | 20 h 30 21 h 00 | 21 h 30.| 22 h 00 22 h 30 23 h 00 | 23 h 30 CANAUX ?D t S3 S3) sa [3® ABC CBStlD NBC 3D flu A & E bravo CANAL D DISC.FOX FOX(Ont) MP NW RDI RDS se tmn TSN TV 5 YTV Le Téléjoumal Le TVA Pignon sur rue Artiste au menu / Donald Pilon Découverte (18:15) Juste pour rire Cinéma /JOYEUX CALVAIRE (4) avec Gaston Lepage.Bennit Brière Le Téléjoumal Le Point (22:20) * Cinéma / LES DIX COMMANDEMENTS (4) avec Charlton Heston, Anne Baxter Le Corps humain Rumeurs, World of Disney Puise Newsline ABC News CBS News À communiquer Travel.Travel Family Play.Pub Mad About You Nightly News Adv.from the Book of Virtues .Across Am.Panorama Ancestors Déclic! Mag.En pleine nature Hercule Road to Avonlea New Adventures of Superman Missing Children Plaisir de lire / F.Ouellette Nouvelles du Sport (22:47) Le TVA Hors-circuit / Le Songe du collectionneur de gammes Cinéma / KORCZAK (3) avec Wojîek Pszoniak.Eva Daikowska (2128) L'Heure JMP Le Masque (3/4) Mortelles Illusions (3/4) Cinéma / LONG DAY'S JOURNEY lf*T0 NIGHT (4) avec William Hutt, Martha Henry Cinéma / A FEW GOOD MEN (4) avec Tom Cruise.Demi Moore ABC Town Meeting 60 Minutes Dateline NBC Natural World Naturescene All Creatures Great and Small Dimanche classique / Bernstein Cinéma / EASTER PARADE (4) avec Fred Astair?, Judy Garland Bob Vila's Home Again Ancient Mysteries / Astrology Showbiz Goes to War Samedi de rire Anim.Celeb.Animalier Sea Wings Star Trek: Voyager Star Trek: The Next Generation 20e Siècle /Jean-Paul II @ discovery.ca Worlds Funniest Party Disasters Week-end 1990(13.00) World News Espace libre Fashion Rie Griffe Hockey (16:00) On the Line Monde ce soir Sports 30 Mag Le ciel sourit à Henrietta (17:25) Congo (17:10) CHL Playoffs/QMJHL (16:00) L'Ecole des./ Gr.Tourisme (18 45) Beatrix Potter My Hometown .nos églises Cinéma / THE TEN COMMANDMENTS (4) avec Charlton Heston, Anne Baxter (1/2) Touched by an Angel A Walton Easter Cinema / A FEW GOOD MEN (4) avec Tom Cruise, Demi Moore Nature/Fire Bird Le Grand Journal Sunday Report CTV National News Cinéma Sports/ Loteries (23:25) Cinéma (23:35) Elle écrit au meurtre Venture (23:25) Pulse / Sports Nightline Psi Factor News / Seinfeld .UmrtS (23:45) Viper Masterpiece Theatre / Heavy Weather Live from Lincoln Center / La Bohême Cinéma / DÉN 8IÊN PHU (4) avec Donald Pfeasance, Patrick Catakfa Hamish Macbeth 3 National Geographic Scams, Schemes and Scoundrels No Price too High Sous le regard de Dieu Mystery! / Cadfael 3D 15 117 03) SB abc E0 cbsGD NBC GO Svetlanov Conducts Prokofiev Destinations / Le Québec Allan Gregg Dialogue America's Castles Panorama Cinéma (23:15) Déclic! Mag.Imprint The Best of Comic Relief Cinema / DARLING ULi (4) avec Julie Andrews.Rock Hudson Biographies / Les Vanderbilt Discovery's Sunday Showcase The Simpsons King of the Hill Pingouin sur Seine the fifth estate Grands Reportages The X-Files Concerts Jazz: Brian Setzer Kingdoms of Survival The Burning Zone Seinfeld Home Improv.Week-end 1990 The Passionate Eye / Time Ries Le Journal RDI Grand Prix de Formule 1 du Brésil Scully RDI Nos Expos La Facture Nat.Sports.Second Regard Le Gala Méritas de la LHJMQ L'Indien du placard (19:20) Kids in the Hall: Brain Candy AriiSS / Tonight Fidèle Cinéma Cinéma / LES DERNIERES.@ discovery.ca Pub Star Trek: The Next Generation Pingouin sur Seine Sunday Report Le Téléjoumal Sports 30 Mag Antiques Road.Le Point .rallye Bouc émissaire (22 35) Before and After Sportsdesk Journal FR2 CHL Playoffs / OHL Bons Baisers d'Amérique Flipper Bouillon de culture Les Lumières de Paris (21:35) Little House on the Prairie Rough Guide Unbelievable.Journal belge CANAUX 18 h 00 18 h 30 19 h 00 19 h 30 20 h 00 20 h 30 i 21 h 00 21 h 30 The Hit List 22 h 00 Deadly Voyage Sportsdesk Au nom de la loi 22 h 30 Dunk Street 23 h 00 Dave Osborne 23 h 30 Q2) A & E bravo canal d DiSC.fox FOX(Ont) MP nw RDI RDS SE TMN TSN TV5 YTV CANAUX câble: a & e = arts and entertainment - canal d ¦ arts et divertissement - disc.= discovery - mp ¦ musique plus - nw s newsworld - rdi ¦ réseau de l'information - rds = réseau des sports - se * super écran - tmn ¦ the movie network - tsn = the sport network - tv5=* télévision internationale - ytv = youth tv VOTRE SOIREE DE TELEVISION \u2014 LUNDI par Louise Cousineau 10:30 O- Annie Leibovitz, photographe Christiane a congé.Regardez donc ce magnifique documentaire sur une des photographes les plus intéressantes des dernières années, qui a beaucoup travaillé pour Rolling Stone et Vanity Fair.18:30 ID-Piment fort Invités de la semaine : Gildor Roy, Jean-Michel Dufaux et André Gauthier.19:30 O - La Petite Vie Popa et Réjean vont en cour pour un réveil qui n'a pas sonné.20:00 O-4 et demi François a du mal à plaire aux filles et le Or Constantin souffre de mégalomanie.20:30 (D-The Piano Un des grands films des dernières années, une étude brillante sur les relations mère-fille qui sont souvent traîtresses.Et une grosse histoire de passion.Avec Holly Hunter.21.110 O- Enjeux Comment réussir son divorce : on verra de près une médiation.Pourquoi certaines personnes aiment-elles risquer leur peau?21:00 CD-Épopée en Amérique Il sera question de Maurice Duplessis et des grands changements qui ont commencé à secouer le Québec dans les années 60.21:00 fD- Le Masque La fin de la série ce soir.Patrice LÉcuyer accroche ses patins.22:30 09* Les Chemins du Vatican Congé de Cha Ba da ce soir.Jean-Luc Mongrain nous montre ce qu'il a vu au Vatican avec le cardinal Turcotte.CANAUX CJ3 »C3 15117 abc cbs Ci D NBCGC A A E bravo canal D DISC.FOX FOX(Ont) mp nw rdi rds se tmn tsn tv5 ytv CANAUX 18 h 00 Ce soir 18 h 30 | 19 h 00 19 h 30 20 h 00 | 20 h 30 | 21 h 00 21 h 30 22 h 00 22 h 30 | 23 h 00 23 h 30 Le TVA Carmen Sandiego La Guerre des clans Tintin Piment fort / Gildor Roy Allô prof Flash Newswatch Pulse Newsline News ABC News News News NBC News Newshour ITN News .découverte Kratt's Creat.Nightly Business Volt Disney.Quincy M.E.Lionel Hampton Objectif Aventure Go for It! Home Improv.The Simpsons Planète Rock World News Euronews Quilles (17 30) The Simpsons Roseanne Les Bombes Business World Au travail! Virginie Drôle de vidéo L2 Petite Vie Les Ailes de la mode Québec plein écran / Michel Chartrand Reddy Reddy Go! Inside Qc City Beat ET.Wheel of.Air Farce Instant Replay The Simpsons Jeopardy M'A'S'H CBS News Home Improv.Nightly Business ET.Wheel of.Trailside Newshour Panorama Vista / Walking on Water Law and Order Bravo! Video Foot Notes Animalier / Borneo ® discovery.ca Home Improvement Le Mix Seinfeld Cheers 1 x5 Early Edition Édition intern.Sports 30 Mag Capital Actions Le Monde.4 et demi.Place Melrose Exploration Mortelles Illusions (4/4) Just for Laughs Cosby Comics Enjeux / Réussir.son divorce; froid dans le dos Les Machos Épopée en Amérique: une histoire populaire du Québec Le Masque (4/4) Newsroom / Dernière Cybill Melrose Race Billy Graham Crusade Cosby Mad About You .Raymond Cybill Ink Le Téléjournal Le TVA Pignon sur rue Le Point (22:25) Fa Si La chanter (23 02) Les Chemins du Vatican Christiane Charette en direct Meurtre au 1er degré CBC News Nikita Cinéma / THE TEN COMMANDMENTS (4) avec C.Heston (2/2) Le Grand Journal News CTV News News NCAA Basketball / Prelude to Men's Championship Cinéma / THE PIANO (2) avec Holly Hunter.Harvey Keitel The New Explorers New York: The State of Education Histoire pop Studio 2 Biography / Nancy Reagan John Alleyne The American Experience Scientific American Frontiers The Mao Years Julie Lescaut / Double Rousse TVO Mystery / McCallum Poirot Ballet Favourites Les Mondes perdus Terry Pratchett Chimps.Melrose Place Déclic! Mag.NFB Showcase / Who Gets In?Miss Marple The Firebird Force brute / Armes individuelles Snow Monkeys Married.with Children Pauly! Arts & Minds Le Fugitif Forbidden Places Star Trek: Deep Space Nine Seinfeld Cops News Sport/ Pol.prov.(2345) Sports/ Loteries (23:52) Québec plein écran (23.24) Sports Plus Kids in the HaJI Puise / Sports Nightline Nightline (23:35) News Tonight (23:35) Cméma ! THE RAZOR'S EDGE (4) International Charlie Rose Panorama Studio 2 Law and Order Monty Python Cop Rock (23 33) Cinéma / LE GRAND RESTAURANT l\\ COTE-DES-HEIGES à®\t VERSION ORIGINALE ANGLAISE Consultez les GUIDES-HORAIRES des cinemas sas > 0 udweise ARC HAMBAULT Tous les lundis à 20h 57, rue Prince Arthur Est, Montréal -f.-J- TÉTREAU .ZSBaboration spéciale \"Certaines choses changent, d'autres pas.Que Les Disciples ~dê Massenet présentent pour la période de Pâques le Re-rifiuiem de Fauré et Les Sept Paroles du Christ de Dubois, cela jtt3étonne pas et reste même assez prévisible.Ce qui change par contre c'est que cette formation a à sa tête depuis novembre dernier Marc Ouellette, un tout jeune chef âgé de 28 ans qui souhaite inculquer un certain esprit de renouvellement chez Les Disciples.» j^^yendrcdi soir à la basilique No-^Jjy-Dame de Montréal, il s'agissait '^¦de- la première prestation publique de Ouellette avec Les Disciples.Malgré les nombreux concerts donnés cette même journée dans la région métropolitaine, le public s'était déplacé en assez grand nombre pour garnir de façon satisfaisante les bancs de la basilique.Le programme s'ouvrait sur le Requiem de Fauré dans une version pour choeur et orgue et, dès les premières minutes, notamment dans le Kyrie et l'Offertoire, un manque de cohésion s'est fait sentir entre les différents pupitres.L'organiste Pierre Grandmaison parvenait mal à' s'intégrer dans le concert des voix.Le flottement qui régnait n'était pas celui de la musique souple et aérienne de Fauré.Les choses se sont replacées quelque peu par la suite dans le Sanctus et le Pie Jesu si l'on fait abstraction de certaines omissions de la part de l'organiste comme l'absence de la partie des cuivres du Hosanna.Les prestations du soprano Louise Marcotte et du baryton Normand Richard furent quant à elles convenables.Mais plus loin.> A ___ VAgnus Dei trahissait encore un manque d'ensemble et sonnait parfois assez faux.Le In Paradisum atténua ces insuffisances ; cependant l'orgue, se faisant plus discret, ne donnait plus vers la fin les doux triolets sur lesquels sont censées reposer les voix séraphiques de ce dernier tableau.Pour ce concert.Les Disciples avaient donc fait appel aux services du ténor Nils Brown et de la basse Normand Richard ( cette fois-ci dans la tessiture du baryton ) que nous avions remarqués avec Le Studio de musique ancienne de Montréal.Ouellette fut d'ailleurs lui-même de 1994'àf 1995 l'assistant de Christopher Jackson, directeur du Studio.Pour Louise Marcotte, soprano, rappelons qu'elle s'est déjà illustrée à l'Atelier lyrique de l'Opéra Montréal de même qu'à l'Opéra de Montréal.Ces présences rassurantes devaient heureusement produire leur effet.Les Disciples en terrain connu Les Sept Paroles du Christ de Théodore Dubois présentaient de moindres difficultés d'exécution.Aussi avons-nous eu droit à une interprétation plus assurée et mieux inspirée que pour le Requiem précédent.Le choeur des Disciples retrouvait sa stabilité.Tout au long des épisodes de la pièce de Dubois, les solistes invités ont su, par leurs interventions, donner une unité à cette oeuvre si souvent célébrée dans les églises du Québec.Le timbre frais et léger de Louise Marcotte se mariait très bien à ceux de ses partenaires.Elle sut atteindre une musicalité proprement lumineuse dans le Mulier ecce filius tuus ( 3« Parole ) et fut bien soutenue par Nils Brown, ténor au vibrato élégant.Le baryton Normand Richard, a la voix expressive et mesurée, demeura également solide tout au long du concert.Cependant, cette première rencontre publique entre Ouellette et Les Disciples ne fut pas à la hauteur des attentes mais ne présumons pas trop de l'avenir.Donnons le temps à Ouellette et à ses nouvelles troupes de mieux faire connaissance et ils en auront l'occasion au cours des prochains mois.En effet, depuis toujours ou presque.Les Disciples sont invités à se produire sur les scènes du monde, notamment celles d'Europe.Ce sera le cas l'été prochain car Les Disciples sont attendus à Palis, à Saint-Malo, à Bruxelles et à Liège.Un disque devrait voir le jour dans un an et on pourra y remarquer diverses incursions dans la musique ancienne et peut-être même dans la musique du XXe siècle si l'on se fie aux souhaits exprimés par Marc Ouellette. B 10 LA PRESSE.MONTRÉAL, DIMANCHE 30 MARS 1997 Têtes rr m amené Adressez vos communiqués à: Têtes d'affiche La Presse 7.rue St-Jacques Montréal H2 Y IK9 Janina Ochojska, consacrée « femme de Pannée 1994 » par la Communauté européenne, lauréate du prix du Mérite de la fondation Romer en 1996, et ayant récollé bien d'autres honneurs à travers le monde, donnera une conférence, en français avec traduction simultanée en anglais, le 2 avril, à 19 h, à l'édifice Steward (biologie) de l'université McGill, 1205.rue Docteur-Penfield, salle S1-3.Invitée par la fondation Romer ( créée en 1980 à Montréal pour promouvoir la culture polonaise ), l'Institut polonais des arts et des sciences et y Association des étudiants polonais de Montréal, cette grande figure de l'aide humanitaire parlera sans doute de ses expériences ^'accompagnement de convois d'aide humanitaire en plein conflit en Bosnie comme en Tchétchénie.Femme de courage, astronome de métier, Mme Ochojska fut victime de la pojipmyélite dans son enfance et se déplace en béquilles.Renseignements: (514) 834-6785.¦ La Fédération acadienne du Québec remettra officiellement son prix Méritas 1997 au journaliste de La Presse Gerald LeBlanc, lors d'un gala qui se tiendra le samedi 10 mai, et au cours duquel on rendra hommage à la soprano Rosemary Landry.Natif de Saint-Quentin au Nou-veau-Brunswick, Gérald LeBlanc a étudié aux collèges de Bathurst et Ed-munston avant de terminer ses études en Europe.Après avoir mené une carrière d'enseignant, il a choisi le métier de journaliste, faisant sa marque au Devoir, et au Montréal-Matin, avant d'entrer au service de La Presse en 1983, d'abord comme correspondant parlementaire à Québec.Parmi les personnalités acadiennes lauréates du Méritas acadien, on retrouve : Antonine Maillet, Jean Béli-veau.Viola Léger, Bertin Nadeau, Michel Ro-bichaud, Edith Butler, Pierre Bourque et Ré-jean Thomas.Quant à la soprano Rosemarie Landry, elle est l'une des grandes interprètes mondiales de la mélodie française.Le gala de la Fédération acadienne du Québec aura lieu le samedi 10 mai, à 18 h 30.à l'hôtel des Gouverneurs de Place Du pu is.1415, rue Saint-Hubert.Coût: 50 S.Renseignements: 527-2127.Gerald LeBlanc \u2022 Vespérales ( concerts d'orgue ), dans le cadre du festival d'inauguration du grand orgue restauré de la cathédrale Marie-Reine-du-Monde ( angle René-Lévesque et Mansfield ) avec Hélène Dugal.organiste titulaire, les dimanches j compter d'aujourd'hui, jusqu'au )8 mai.Récital à 15 h 30, Suivi des vêpres à 16 h 15.Contribution volontaire.Renseignements: 866-1661, poste 428.¦ Johanne Berry, présidente-fondatrice des Services de placement Télé-ressources s'in- Natalie C hoquette vestît dans la cause de l'Association diabète Québec, présidant la campagne corporative de financement qui est actuellement en cours.C'est avec l'espoir toujours vivant d'une découverte devant améliorer le sort des diabétiques qu'elle peut se présenter devant les gens d'affaires, souvent eux aussi en recherche de solutions à des problèmes de « santé économique ».Signalons finalement que Mme Berry fut consacrée Femme de mérite par le YWCA et Personnalité de la semaine par La Presse.¦ Pour 75 S, en plus d'apporter votre soutien à la cause de la Fondation des maladies du coeur du Québec, vous aurez le privilège de rencontrer, à leur sortie de scène, les vedettes du spectacle-bénéfice organisé par la section Rive-Sud de la Fondation des maladies du coeur, la soprano, comédienne et humoriste Natalie Cho-quette et le directeur artistique de l'Orchestre symphonique de la Montérégie, Marc David.La participation de l'Osmont à cette activité-bénéfice constitue un véritable partenariat marqué par le soutien de la Banque1 Royale pour l'orchestre comme pour la fondation, devait déclarer Gilles Monette, directeur des communications à la Sidbec-Dosco et président régional de la fondation.Le concert-bénéfice du 14 avril, à la salle Pratt 6- Whitney du collège Édouard-Montpetit.sous la présidence d'honneur de maire de Longueuil Claude Gladu, est tout près d'afficher lf C'est dans la salle de traitement des enfants gravement brûlés, que sera injecté le don de 136 450 $ de la Fondation des pompiers du Québec pour les grands brûlés, à la Fondation de l'hôpital Sainte-Justine.Dans Tordre habituel : Gérald A.Lacoste, président de la fondation hospitalière ; Michel Lessard, président de la Fondation des pompiers ; André Bérard, de la Banque Nationale, président de la campagne de financement, et le Dr Jacques Lacroix, pédiatre-intensiviste.La famille Saputo et d'autres donateurs ont payé le coût ( 500 000 $ ) du local d'accueil et de traitement des enfants polytraumatisés où se retrouvent, dans, l'ordre habituel : Mirella Saputo, présidente de la fondation Saputo ; Gérald A.Lacoste, président de la fondation hospitalière ; Robert Vachon fils ; et Jean-Pierre Chicoine, directeur général de Sainte-Justine.La fondation Jean-H.Picard s'est engagée à verser 50 000 S.La somme servira à l'achat d'équipements spécialisés pour le service « Regroupement des admissions ».Dans l'ordre habituel : Gérald A.Lacoste, Jean-H.Picard, président de la fondation qui porte son nom ; André Bérard, et Jean-Pierre Chicoine, directeur de l'hôpital. Avril nous offre Hale-Bopp sur un plateau d'argent PIERRE CHASTENAY collaboration spéciale 40 Avez-vous vu Hale-Bopp ?Pas encore ?Difficile pourtant de la manquer : la comète est si brillante qu'on la voit facilement en ville, 30 malgré la pollution lumineuse.Et ce mois-ci, observer la comète n'aura jamais été aussi facile, puisque Hale-Bopp sera visible dès le cou-20 cher du Soleil.Avril nous offre littéralement Hale-Bopp sur un plateau d'argent.Voici comment profiter du spectacle.10 Attendez environ une heure après le coucher du Soleil avant de commencer à la chercher dans les lueurs du crépuscule.La comète 0 vous apparaîtra d'abord comme une brillante tache floue au-dessus de l'horizon nord-ouest.L'éclat de son noyau est comparable à celui des plus brillantes étoiles du ciel, si bien que la comète sera un des premiers « astres » à s'allumer dans le ciel du soir.Au fur et à mesure 20 que le ciel s'assombrira, la queue deviendra de plus en plus facile à distinguer au-dessus du noyau.15 Hale-Bopp est magnifique à observer à l'oeil nu ou aux jumelles, même en ville.Ainsi, Pierre Arpin, *|0 un astronome amateur de Lon-gueuil l'a contemplée depuis son balcon, à l'aube du 11 mars der-g nier.Mieux encore, Daniel Kali-nowski a observé Hale-Bopp à travers les fenêtres ouvertes du salon de son appartement de Créteil, en 0 banlieue de Paris ! Malgré la pollution lumineuse qui surplombe la « ville lumière », il a réussi à photographier la comète ! Vous pourrez vous aussi observer Hale-Bopp en ville, même à travers les fenêtres de votre logis ! Vous aurez toutefois une meilleure vue si vous choisissez un site d'observation sombre \u2014un parc, par exemple\u2014 d'où l'horizon nord-ouest est bien dégagé.Mais c'est sous un ciel très noir que le spectacle sera le plus impressionnant.Les observateurs qui se rendront à la campagne seront donc choyés, d'autant plus que la Lune sera absente du ciel en soirée au cours des deux premières semaines d'avril.Les conditions seront alors idéales pour observer et photographier la comète.À ce propos, Denis Bergeron, astronome amateur et astrophotogra-phe de la région de Gatineau, rappelle que la comète est tellement brillante que vous pourrez facilement la photographier avec une simple caméra reflex équipée d'une lentille de 50 mm et montée sur un trépied.Avec un film sensible de 400 ISO et plus et des temps de pose de 15 à 30 secondes, vous devriez rapporter de magnifiques souvenirs de vos soirées* d'observation.Profitez bien des soirées d'avril pour vous rincer l'oeil avant que la comète ne nous quitte pour replonger dans les profondeurs glacées du système solaire.Hale-Bopp ne reviendra pas au voisinage du Soleil avant 2800 ans.Alors, c'est maintenant ou jamais.Mercure Deux raisons rendent normalement la planète Mercure difficile à observer.D'abord, Mercure est une petite planète, à peine plus grosse que notre Lune.Ensuite, Mercure-est la planète la plus rapprochée du Soleil.Elle ne s'écarte donc jamais beaucoup de notre étoile, et elle ne devient jamais très brillante non plus.Malgré ces désavantages.Mercure nous offre sa meilleure apparition de l'année au début du mois d'avril.Cherchez-la au-dessus de l'horizon ouest, environ une 'demi-heure après le coucher du Soleil : au début du mois, elle vous apparaîtra comme un petit point dé lumière brillant dans les lueurs du crépuscule.Des jumelles pourraient vous aider à la repérer.Si vous possédez un télescope, pointez-le vers Mercure : vous constaterez que la planète nous montre des phases, comme la Lune.Au début du mois.Mercure est un quartier, mais elle se transforme pour devenir un mince croissant vers le 21 avril.Des autres planètes, seules Mars et Jupiter sont visibles dans le ciel d'avril.Mars, qui se trouve_entre les constellations du Lion et de la Vierge, apparaît au-dessus dejHho-rizon sud en milieu de soirée~«t^se couche avant l'aube.Jupiter së3ève à l'est vers 3 heures du matin,
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.