La presse, 1 avril 1997, D. Économie
[" SAQ : de nouveaux rabais de 10% très bientôt.JACQUES BENOIT La SAQ fera de mai à novembre toute une série de promotions portant sur l'ensemble de ses produits ( vins, bières et spiritueux ) et visant à faire mousser ses ventes.Ces opérations, de durée variable, pourront s'étaler sur deux, trois ou quatre semaines.La première, et de toute évidence l'une des plus intéressantes, aura lieu entre le 28 avril et le 24 mai, c'est-à-dire en période cinq ( ou P 5 ), selon la terminologie en usage à la société d'État, laquelle divise son exercice en 13 périodes de cinq semaines.Sans qu'on en sache encore la durée, elle consistera en un rabais de 10 % qu'on accordera à tous les acheteurs d'un lot d'au moins 12 bouteilles de vin ou de spiritueux, de formats de 750 millitres ou plus grands.Les acheteurs pourront mêler vins et spiritueux, la seule règle qui jouera devant être le nombre de bouteilles, obligatoirement 12 ou plus.La bière sera exclue de cette opération.Toutefois, ce produit, dont les ventes continuent de progresser à un rythme soutenu, donnera lieu à une promotion particulière pendant les mois d'été, alors que vient de prendre lin la promotion lancée à la fin mat 96.( À l'achat de sept bouteilles de bière, la moins chère du lot était gratuite.) L'autre promotion la plus.affriolante, entre le 23 juin et le 19 juillet ( P 7 ), sera la remise en vigueur du rabais de 10 % sur les achats de 100 dollars et plus, comme cela avait été le cas l'année dernière du début mai à la fin août.Mais encore là, on ignore pendant combien de temps cela durera.Accentuant son virage commercial, la SAQ, décidément pointue, fera également des promotions sur des produits bien spécifiques, tels que les viniers ( quatre litres ) de vin, ou encore les formats de 1,75 litres de spiritueux.Annoncées aux directeurs de succursales lors de leur dernière rencontre semestrielle ( il y a deux semaines ) avec la haute direction de la société d'État, toutes ces opérations, qui ne peuvent qu'activer les ventes, réjouissent les directeurs.À cause notamment.des manques à gagner atlribuables aux achats massifs faits par de multiples consommateurs dans les magasins de la Régie des alcools de l'Ontario, en raison des prix plus doux que demande cette dernière.Offert à partir du début mai 96, au moment où la SAQ fêtait son 75* anniversaire, le rabais de 10 % sur les achats de 100 $ et plus obtint, rappelons-le, beaucoup de succès, le nombre de ventes de cette importance ayant presque doublé pendant le temps que cela dura.Ainsi, en mai, et alors qu'elles représentaient normalement 2,5 % des ventes, celles-ci grimpèrent ce mois-là à 4,2 %.Ce mois-là, les ventes atteignirent 72,5 millions dans les succursales, soit 8 millions de plus que le même mois un an plus tôt.« Je dirais que le rabais y est pour beaucoup », devait déclarer en juillet à La Presse M.Huong Qui Vu, adjoint au président et vice-président, ventes et mise en marché.Pendant enfin les quatre mois que fut accordé cet escompte, le montant global des achats de 100 dollars et plus «itteignit 65 millions.Correction des marchés boursiers La bourse américaine rend les gains réalisés en 1997 Ml VILLE TREMBLAY Les marchés boursiers avaient terminé la Semaine sainte dans la noirceur et le congé pascal ne leur a pas rendu la lumière.Craignant l'ascension des taux d'intérêt, les investisseurs ont vendu hier, poussant le Dow Jones en baisse de 157 points et le TSE 300 de 81,53 points.À la clôture, ces indices affichaient respectivement 6583,47 et 5850,22 points.Avec la chute de 140 points à New York, jeudi, et celle de 191 points à Toronto, le marché américain a subi en deux séances une correction de 4,3 % et le marché canadien, de 4,5 %.La bourse américaine a presque tout rendu les gains enregistrés depuis le début de l'année.« Il n'y a pas de quoi s'énerver.Nous assistons à une correction de 5 à 10 %, commente M.André Marsan, président de Montrusco, mais on est encore sur un marché haussier ».Le détonateur de cette confection est la crainte de certains boursiers de voir la hausse des taux d'intérêt se poursuivre jusqu'à ce que les taux courts dépassent les taux longs.Une telle inversion de la courbe des rendements serait le signe annonciateur d'une récession.M.Marsan ne donne pas foi à ce scénario d'apocalvpse ; il anticipe un relèvement cumulatif des taux américains d'environ 100 points de base ( 100 points égalent 1 % ), assez pour permettre un atterrissage en douceur de l'économie américaine, qui décélérerait de 3 % à 2 %.Montrusco dispose de liquidités qui seront placées en bourse à la faveur de cette correction.Et si le rendement de l'obligation du Canada à 30 ans grimpe à 7,5 % (7,31 % hier), ce sera un achat, dit M.Marsan.M.Jacques Chartrand, vice président actions canadiennes chez Natcan, filiale de la Banque Nationale, gère son portefeuille de manière défensive depuis plusieurs mois.Mais il veut voir s'il y aura des retraits des fonds communs de placement au cours des prochaines semaines avant d'acheter les belles valeurs qu'il a identifiées en bour- La Banque du Canada est intervenue pour calmer les pressions à la hausse sur les taux courts.se.II noie que la dernière correction de 10 % remonte à 1991, alors qu'en moyenne il en survient une aux 24 mois ; « le marche est très vulnérable aux mauvaises nouvelles ».Le scénario de la Banque Royale, explique l'économiste principale Lise Basiarache, prévoyait deux hausses de 25 points des taux courts aux États-Unis.La première est venue plus vite que prévu et la seconde est attendue pour mai et juillet.Ce durcissement « très modeste » de la politique monétaire américaine est « une mesure de prudence » pour ralentir la cadence et dissiper toute pression inflationniste.La grande question est de savoir dans quelle mesure et pour combien de temps la Banque du Canada pourra faire fi du resserrement du crédit opéré par le Conseil de la réserve fédérale.Les paris sont ouverts.Déjà, sur le marché monétaire, les prix indiquent des pressions sur les taux courts que la banque centrale a cherché à calmer par des opérations répétées.Des spéculateurs vendent le dollar canadien à découvert, espérant faire des profits rapides sur sa dépréciation ( voir l'article en page D 9 ).Cette « nervosité est temporaire », pense Mme Basiarache, car les facteurs fondamentaux continuent de supporter la monnaie.Mais pour ce qui est des taux d'intérêt, le risque est bel et bien à la hausse.La Veuve Clicquot à l'étude aux HEC ! L, École des hautes étu-* des commerciales, un vendredi après-midi.Une trentaine d'étu-j diants se penchent ¦ sur ce qu'on appelle aux HEC « un cas ».Mais contrairement à l'habitude, ce ne sont pas les problèmes de mise en marché d'une PME ou les tactiques d'un grand nom de Que-' bec inc.qu'ils décortiquent.Le cas, cette fois-ci, est celui d'une veuve de la France du XIX* siècle.On y parle de Napoléon, de la campagne de Russie, de l'Entente cordiale et de petites bulles.En ce vendredi après-midi, les apprentis gestionnaires discutent des talents de femme d'affaires de la Veuve Clicquot-Ponsardin, qui a donné son nom à un des champa-gnes les plus célèbres du monde.« Quelle note donneriez-vous à Mme Clicquot pour sa performance comme stratège ?», lance l'un des rédacteurs du cas, le professeur Yvon Dufour.La plupart des Chez la Veuve Clicquot.les méthodes traditionnelles sont encore de mise et les résultats sont plus que potables.étudiants lui attribueront plus de 80 %.Et pour cause.C'est contre l'avis de son entourage que la veuve de François Clicquot, âgée alors de moins de trente ans, prend les rênes de la Maison Clicquot et fils.Dans un contexte politico-militaire particu- lièrement instable, elle allie patience, audace et ténacité pour conquérir de nouveaux marchés sur tout le continent.Dès la fin de la guerre entre la France et la Russie, elle se lancera à la conquête de l'immense domaine des tsars, prenant ses concurrents de vitesse.Si la Veuve s'intéresse davantage au commerce qu'à la fabrication de son Champagne, elle reste tout de même obsédée par la qualité.«< Une seule qualité, la toute première », répète-t-elle.En outre elle Voir LA VEUVE en D 2 LA PRLiSSri, MONTRÉAL, MARDI l\" AVRIL 1997 ECONO-FLASHES I Prospectus d'Untbroue ¦ Unibroue, une importante brasserie artisanale au Québec, a déposé un prospectus provisoire auprès des commissions des valeurs mobilières du Québec et de l'Ontario dans le cadre de son appel public à l'épargne pour le placement d'actions à droit de vote subalterne ainsi que pour un placement secondaire d'un montant total de près de 16 millions de dollars.Le produit de l'émission servira à financer les projets d'expansion de la compagnie ainsi qu'à rembourser une partie de la dette.Unibroue exploite une usine à Chambly.Forzani se restructure ¦ La direction de la chaîne de détaillants d'articles de sport Forzani procède à une restructuration de l'entreprise, à la suite d'importantes difficultés financières.Cette restructuration se conclura par des mises à pied et la fermeture de certains magasins de la chaîne, dont le siège social est en Alberta.Au Québec, Forzani possède notamment les magasins Sports Experts, mais un porte-parole a indiqué qu'aucun des points de vente situé au Québec n'était visé par la restructuration en cours.La compagnie a obtenu des banques une extension en vue de prolonger le remboursement de prêts d'une valeur totale de 8 millions $.De plus, ses fournisseurs ont accepté de reporter à plus tard le paiement de 20 millions S en factures de toutes sortes.Résultats d'Acier Leroux ¦ Pour la période de trois mois terminée le 31 janvier 1997, la société Acier Leroux a réalisé un bénéfice de 1 million de dollars comparativement à 2,4 millions à la même période de l'exercice précédent.Le chiffre d'affaires s'est élevé a 74,4 millions comparativement à 73,9 millions au trimestre correspondant.« Acier Leroux a évolué dans un environnement difficile au premier trimestre, affirme le communiqué de la compagnie, marqué par une baisse momentanée de la demande et une compétition féroce, notamment en Ontario et aux États-Unis.» Le niveau inférieur des prix de vente, combine à la hausse des dépenses découlant de l'exploitation de nouveaux centres de services, a fait reculé le bénéfice d'exploitation de près de 2 millions.Desjardins et Amisk ¦ La Fédération des caisses Desjardins du Saguenay-Lac-Saint-Jean et Pan-O-Lac entendent se porter acquéreurs d'un certain nombre d'actions ( 51 % ) de catégorie A de la Corporation régionale d'investissement Amisk.Amisk étudie l'offre faite par Pan-O-Lac et Desjardins.Le Groupe Forex a fait aussi une offre d'achat pour toutes les actions d'Amisk.Amisk recommande aux actionnaires d'attendre avant de déposer leurs actions en réponse à l'une ou l'autre de ces offres et entend laire ses recommandations vers le 7 avril.Tembec : 90 % des actions de Spruce Falls ¦ À la suite de son offre publique d'achat en date du 28 février, Tembec, qui a obtenu entre 93 % et 100 % de chacune des quatre catégories d'action de Spruce Falls Acquisition Corporation, de l'Ontario, a fait savoir hier qu'elle entendait se prévaloir des dispositions concernées de la Loi sur les sociétés par actions, de l'Ontario, pour forcer leurs propriétaires à lui céder les actions qui n'ont pas été déposées en réponse à son offre.Fabricant de papier, de pâtes et de bois d'oeuvre, Tembec a ses principales installations dans le Nord-Ouest du Québec et le Nord-Est de l'Ontario.Hausse des expéditions d'acier ¦ Les expéditions d'acier de l'industrie canadienne ont progressé de 6 % en 1996, en raison notamment de la forte demande, au second semestre, de l'industrie automobile, du bâtiment et des fabricants de canalisations et de tuyaux, a fait savoir l'Association canadienne des producteurs d'acier.Sur l'ensemble de l'année, la consommation canadienne a augmenté de 4,2 %.Par rapport à 1995 on leur part de marché s'était élevé a 29,9 %, les importations ont reculé de 2 points de pourcentage, pour atteindre 27,9 %.Usine Kruger à Ragueneau ¦ La nouvelle usine de sciage de la société Kruger sera construite à Ra-gueneau, sur la Côte Nord.La nouvelle scierie s'appellera Scierie Manie, puisqu'elle recevra son approvisionnement en bois de la région de Manic V.Cette nouvelle usine coûtera 40 millions et emploiera 100 personnes dès le début des opérations, prévu pour l'automne 1997.Cascades lève 200 millions ¦ Un consortium bancaire formé par la Banque Nationale, la Banque nationale de Paris, la Banque de Nouvelle-Ecosse et le Crédit Lyonnais accorde un financement de 200 millions à la société Cascades, pour lui permettre de renouveler des titres de dettes et de financer des projets.Alliance clôt Tachât de l'usine df Alabama ¦ Produits forestiers Alliance est maintenant officiellement propriétaire d'une usine à Coosa Pines, en Alabama, achetée de Kimberly-Clark Corp.pour 602 millions US.L'acquisition a été financée en partie par une émission de bons de souscriptions qui a permis à la société de récolter près de 502 millions.L'entreprise a en outre fait savoir que les détenteurs de reçus de souscription seront réputés détenteurs d'actions ordinaires à partir de 17 h, le 2 avril.IPL prépare une émission d'actions ¦ La société IPL Inc, important fabricant de produits de plastique moulé, a déposé un prospectus à la Commission des valeurs mobilières du Québec en vue d'une émission d'actions ordinaires de 15 millions.Le produit de l'émission servira à financer une partie des investissements qu'IPL entend faire en 1997 pour augmenter sa capacité de production et se doter de nouveaux instruments de pointe.Les actions seront admissibles au régime d'épargne-action du gouvernement du Québec ( REA ).GEC Alsthom livre sa 6e locomotive ¦ GEC Alsthom AMF Transport vient de terminer la remise à neuf de six locomotives du Chemin de fer Roberval-Saguenay, filiale d'Alcan.Propriété de cette société de chemin de fer depuis plus d'une trentaine d'années, les locomotives, dont la modernisation a coûté 7,2 millions de dollars, atteignaient la fin de leur vie utile lorsque GEC décrocha le contrat de modernisation il y a un an.Seule firme à effectuer de tels travaux de reconstruction, GEC a été acquise en mars 96 par GEC Alsthom Canada, filiale du consortium franco-britannique qui a construit entre autres le TGV.GEC a livré sa première locomotive en décembre, alors que la sixième sera acheminée au Saguenay-Lac au cours des prochains jours.CAE obtient un contrat de US Airways ¦ CAE Électronique Ltée, de Montréal, a reçu un contrat de US Airways pour améliorer quatre simulateurs et deux dispositifs de formation au vol.Ce contrat, d'une valeur de 3,4 millions de dollars US, est accompagné d'une option pour l'amélioration de 10 dispositifs additionnels échelonnée sur les deux prochaines années ; ce qui constitue l'un des plus importants programmes de mise à jour à l'histoire de CAE.Client de longue date, US Airways a signé son premier contrat avec CAE en 1980.Le Trust Royal et la garde de valeurs ¦ Le Trust Royal a conclu l'acquisition des services de garde de sociétés et de caisses de retraite de la Banque Scotia et du Montréal Trust.La transaction avait été annoncée initialement le 20 février 1997, à la suite de la signature d'une entente d'achat et de vente.Filiale en propriété exclusive de la Banque Royale du Canada, le Trust Royal est la : principale société de fiducie au Canada.Elle offre des services de garde par Ijjf ntremise d'un réseau jépartt dans 70 centres internationally FWQT0 ARMAND TROTT'ER La Pietw « Quelle note donneriez-vous à la Veuve Clicquot pour ses talents de stratèges ?» demande à ses étudiants le professeur Yvon Dufour, des HEC.Derrière lui, quelques bouteilles de Veuve Clicquot fournies pour l'occasion par la SAQ.LA VEUVE / Suite de la page D 1 s'attaque avec détermination au problème des bulles, toujours trop grosses ou trop petites.( Encore aujourd'hui, nous expliquera le directeur de la succursale Edouard-Montpetit de la SAQ, Mahjoub El-hamakani, c'est la finesse de ses bulles qui caractérisent le champagne Veuve Clicquot.) Manque de culture Avant d'aborder le cas en classe, les étudiants ont dû déguster un texte de 25 pages, un texte dense, presque poétique, bourré de références historiques, littéraires et musicales.Une seule phrase à titre d'exemple : « Doutant de la ferveur d'Alexandre !«' à l'endroit de l'Empire, Napoléon voulait le ramener dans son camp par la force.Mme Clicquot sait que les choses vont changer : l'envoûtement sibyllin du champagne étant de loin moins evanescent que la puissance pompeuse de toutes les armées du continent réunies.» Bref, comme le dit l'étudiante Cécile Tremblay, ce cas est « plein de dentelles ».« Nos étudiants souffrent énormément d'un manque de culture, d'un manque d'histoire », souligne le coauteur du cas, le psychologue Gérard Ouimet.« Les grands ges- tionnaires de demain, poursuit Yvon Dufour, sont ceux qui auront de la culture, du vocabulaire, des connaissances générales.Il faut enseigner la gestion, niais il faut rappeler à nos étudiants que ce qu'ils ont acquis à l'extérieur, l'histoire, la littérature, etc., sont des choses qui les aident dans leurs responsabilités de gestion.«< Comprendre le marketing, comprendre l'économie, ce sont des compétences techniques.Au-delà de ça, les gestionnaires contemporains doivent avoir des habiletés conceptuelles développées, la possibilité de comprendre ce qui se passe dans le monde, de globaliser, de généraliser », poursuit le professeur Dufour.Des carrosses à l'Internet Mais qu'est-ce que des administrateurs de l'an 2000, circulant sur l'Internet et préoccupés de mondialisation, ont à apprendre d'une vieille bourgeoise dont les représentants parcouraient l'Europe en carrosse?Bien qu'ils l'aient accueilli avec un certain étonnement, les étudiants ne semblent pas douter de la pertinence du cas.« On a souvent l'impression d'avoir tout inventé, mais on s'aperçoit que les gens de l'époque faisaient du marketing, de la recherche et développement, sans les mots peut-être.mais ils le faisaient » souligne Florence Sallenave.« Le cas remonte à près de deux siècles, et on réalise que la Veuve Clicquot avait déjà toutes les qualités d'un bon gestionnaire.C'est à se demander si on a vraiment besoin d'un MBA ! » lance un peu à la blague un autre étudiant.Paul Eyouck.Les étudiantes apprécient particulièrement le fait que le cas mette en évidence la réussite d'une femme.D'une pionnière.Monique Côté souligne que la Veuve a su conserver une approche féminine, accordant par exemple beaucoup d'importance à la famille : « C'est malheureux que nous n'ayons pas plus de modèles féminins.Les femmes ont souvent l'impression qu'elles doivent imiter le style masculin pour percer.» La redaction du cas a exigé deux ans de recherche.Mais il a procure à ses auteurs plusieurs satisfactions.Le prix Alma-Lepage, d'abord, remis annuellement par l'École au meilleur cas consacré à une femme.Le plaisir de l'écriture, ensuite ( « Les mots me font jouir ï », lance en classe l'excentrique Gérard Ouimet ).Et, dernière récompense, les délices de l'étude du Champagne.Yvon Dufour avoue : « Ça m'a coûté très cher ! » Oh ! dure vie de professeur ! Offre spéciale sur métaux précieux ! Louis LS 400 : une affaire en or.Li nouvelle Lexus LS M) IW7 augmente si rot»-.Sa fabrication attire l'envie de l'industrie automobile.S.i romiplion lait |»lus il'un jaloux.Mais ce qui relient davuntage l'attention, c'est son lux»* extrême rl son confort supérieur accentués par une technologie performante.Elle se conduit avec noblesse el distinction.! lir est Forgée \u2022!?\u2022 pur prestige.Profit*?/ de l'occasion jusqu'au 30 avril 1997, Vos capitaux feront bonne route.A la txmquèle de la perfection localiou 1,9% Lexus Toyota Gabritl 3333, Côte dc-liesse, SMaurent (514) 748-7777 Spinelli Lexut Toyota 561, boni.StJoseph, Lachme (514)6347171 Vimont Lexus Toyota 255, bout.St Martin Lst, Laval (514) 668-2710 l.'offrr »lil UvfltMMi Ji Jfit lr 30 .itnl 1^7.l'offre »*4ppliqur jui \\rh|.» » ri «Ira | \u2022 i.< / lr i < n« \u2022 -M j ;iu< um- jiilrr offff, |'\\U AU M \\\\V\\ Inl-r»! |,9?t - I rlM IH t 2 \\ 1Mb - l'l»r : if» 0O0 $ -Valeur SU fffine : 180001 \\rotnplr j) ÎOO * - \\ \u2022¦[.\u2022 ;.J.- '.\u2022.,»\u2022 | imitr dr lilorrutN \u2022 » I» \u2022 «I.Iun>pnf1 rl iU I, r.i .11' iHOO *).Jninulfi'uIuImhi «11 i»t, ,f''i 'I- -\u2022»\u2022\u2022\u2022¦\u2022 .\\-.ir j.'.i- >\\.|.I ni.fi A 4. LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 1\" AVRIL 1997 \tr ^' \u2022* \u2022 - \\\t1 i\tri craindr MARIE-CLAUDE LORTIE La décision du gouvernement provincial d'abolir le décret régissant l'industrie de la vitre pourrait provoquer une hausse des prix dans ce secteur, estime l'Association provinciale des constructeurs d'habitation du Québec ( APCHQ ).Le problème, explique Martin Viau, porte-parole de l'APCHQ, est que la disparition du décret ne déclenchera pas la vaste déréglementation de l'industrie qu'espéraient les vitreries.Alors que la fabrication de la vitre ne sera effectivement plus soumise aux anciennes règles, toute l'installation, elle, sera maintenant chapeautée par le grand Décret de la construction.Or, les salaires et avantages sociaux prévus par le décret de la construction sont plus élevés que les anciennes conditions, indique M.Viau.Avantages sociaux Sous le décret actuel régissant l'industrie du verre plat, le salaire horaire moyen d'un vitrier ou d'un monteur est de 19,36 S et de 17,89$.Sous le décret de la construction, les salaires horaires moyens pour de tels métiers sont de 22,57 $, ce qui représente une différence de 27 %.Sous le Décret du verre plat, les avantages sociaux coûtent aux employeurs 1,01 $ l'heure.Sous le Décret de la construction, ils sont de 1,755 $ de l'heure, une différence de 74 %.Au Québec, 64 fabricants de vi- tre étaient soumis au Décret du verre plat et seront maintenant déréglementés.Mais 351 vitreries font les deux types de travail, soit la fabrication et l'installation.Elles seront donc seulement partiellement déréglementées.Et en plus de cela, 457 entreprises ne font que de l'installation de vitre.Elles seront maintenant toutes visées par le Décret de la construction.Selon M.Viau, il n'y a pas de doute que tous les travailleurs oeuvrant dans l'installation de vitre tomberont sous les conditions énoncées par le Décret de la construction.Un avis envoyé jeudi dernier par la Commission de la construction du Québec le montre clairement.« La Commission de la construction du Québec doit prévoir des modalités d'intégration des salariés et employeurs qui réalisent des travaux de pose et de montage du verre plat sur les chantiers de construction assujettis à la Loi R-20 >», peut-on lire dans un mémoire au conseil d'administration de la Commission de la construction du Québec, rédigé par André Ménard, président et directeur général de la commission.La Loi R-20 est la loi qui régit le Décret de la construc- La « déréglementation » du verre plat aura vraisemblablement des effets que n'avaient pas prévus ceux qui ont milité en sa faveur.tion.« Par le fait même de cette abrogation, les activités visées par le décret ( du verre plat ) et qui étaient exclues du champ d'application de la Loi R-20.deviendront assujetties à la Loi R-20 », écrit aussi M.Ménard.Selon M.Viau, ce changement de régime ressemble à tout sauf à de la déréglementation.« Le gouvernement dit dans le budget qu'il veut déréglementer mais de quelle déréglementation parle-t-on si le fait d'abroger le Décret du verre plat assujettit les entreprises installant de la vitre à la loi R-20 ?» demande-t-il.Conséquences Selon lui, les entreprises qui ont milité pour l'abrogation du décret ne l'auraient peut-être pas fait si elles avaient su qu'elles allaient tomber sous le Décret de la construc- tion.Du côté des consommateurs, ceux qui risquent d'être le plus touchés par ces changements sont les entrepreneurs qui construisent des immeubles de plusieurs étages.Du côté résidentiel, il est encore trop tôt pour savoir si l'abolition du décret aura des conséquences sur les prix, précise M.Viau.Toute la partie fabrication de la vitre étant déréglementée, on pourrait voir des baisses de prix de ce côté.SUN LIFE DU CANADA, COMPAGNIE D'ASSURANCE-VIE AVIS DE L'ASSEMBLÉE ANNUELLE DES TITULAIRES DE POLICE Nous vous informons par la présente que la 126* assemblée annuelle des titulaires de police do la Sun Life du Canada, compagnie d'assurance-vie (la «Compagnie») se tiendra à l'auditorium du Roy Thomson Hall, 60, rue Simcoe.Toronto (Ontario), le jeudi 10 avril 1997 à 11 heures.Les titulaires de police qui souhaitent recevoir un avis de l'assemblée et des renseignements sur les questions qui seront présentées à l'assemblée peuvent écrire au secrétaire de la Compagnie à l'adresse ci-dessous.Toronto, le 11 mars 1997.Gregory W.Gee Secrétaire Sun Life du Canada, compagnie d'assurance-vie ISO, rue King ouest, bureau 1400 Toronto (Ontario) MSH 1J9 § CM oissons frais, Fruits de mer et Grillades \u2022 \u2022 - \u2022 t.- - Des huitres \"Blue Point\" fraîches en tout temps cultivées 298.Place d'Youvillc.^^/«gp.'*^*' Vtcux Montreal V WA fontreal et SaintSauitur ($14) 282-1837 X James Bockcl Conseiller Pierre Bclivcau Concilier Martin Taylor Conseiller Alain Cho Conseiller Keith Mayall Conseiller Michael Langis Conseiller Francis Marcogliese Corne il ter Alex GrecofF Conseiller Douglas Onions Conseiller Joseph Fiorito Conseiller Liane Chacra Conseillère Joanne Iacono Conseillère Ronald Sera fi ni Conseiller *l Je Kenny Johnson Conseiller Morris lerk Conseiller Margaret Dokic Conseillère Loay Raehcb Conseiller Dorothv Tvszkiewicz m m Conseillère Lorsque vient le temps de parler- I ifènahcesy ces experts-conseils ?g ont les choses bien en main.~*Qa société Les Services Investors Limitée est fière tie reconnaître l'excellence professionnelle de ces experts' conseils.Chacun d'eux a fait preuve d'un engagement hors du commun à servir les meilleurs intérêts de ses clients.Ces dix-huit remarquables experts-conseils œuvrent dans Li région du West Island et offrent leurs services tant aux jeunes familles à la recherche de placements de croissance qu aux personnes à Li recherche de stratégies de revenus de retraite et aux propriétaires de petites entreprises en quête de conseils financiers.La société Les Services Investors Limitée est une filiale du Groupe Investors Inc.l'une des plus importante* socii tés de services financiers au pays.Depuis plus de 55 ans.Croupe Investors Inc.est un précurseur dans son domaine, offrant des services complets de conseils financiers et toute une gamme de produits financiers.Aujourd'hui, nous gérons plus de 25 milliards de dollars en capitaux pour le compte de plus d'un demi-million de gens comme vous.Croupe Investors pouRpïsidre demain ai mains.Tour plus de renseignements, composez le (SN) 426-0886.Beaucoup plus qu'une simple CLUB ENTREPÔT pentlum' «»M/f 190 Pentium 1 20 MHz USD 1G Mo EDO Pentium 150 MHz USB 16 Mo EDO Pentium 166 MHz USB 16 Mo EDO Pentium 166 MHz MMX 16 Mo r.mrmntlm 3 an m pièces mt mmln-doouvro FabrlrjiJ* au Québ*c (moniH»uf non inrlur) I'Àuatl rt.iponlblo: Pentium 200 MH:MMk prêts étudiant, miso-à-Jour ^ordinateur» Notebook .j porter do 1b99$ GRATUIT ___?-=?= Abonnwnt INTERNET VjjlJ v * nJCft* d'un orxtinfut MODEM 33 600 bauda 99$ chambre d'hôtel r \\ ,fn
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