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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Plus
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1997-04-05, Collections de BAnQ.

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[" r/A TTI « Tous les avantages d'une sportive utilitaire, les défauts en moins» 389s / mois 36 mois ?4tJ6518 '36 mois, versement miiiai 1 750 $ ou échange équivalent Ta?aura lieu plus particulièrement du 18 au 25 avril.De nombreuses offres d'emploi seront alors disponibles pour les jeunes dans les guichets Emploi des Centres de ressources humaines du Canada sous la rubrique « Défi Emploi 18-25 »\u2022 et dans des kiosques d'information installés dans des stations de métro.Défi EMPLO118-25 Une sélection de ces offres d'emploi sera publiée, gratuitement, dans La Presse, durant celte période du J8 au 25 avril.Les employeurs sont invités à signaler leurs of 1res d'emploi en composant le 496-8787, à Montréal, ou le 1-888-533-8787 (sans frais), a compter du 10 avril.Les jeunes n'ont pas le monopole îles difficultés d'insertion sur le marche du travail, malgré le taux de chômage de trois ou quatre points plus élevés qui les touche directement.Mais frapper sans succès aux portes du marche du travail, avec peu ou pas d'expérience à son «net if, entame sérieusement la confiance en soi et en l'avenir.À un âge où beaucoup se demandent si le monde est fait pour eux, des portes closes prennent parfois des allures définitives.Il faut que ceux et celles qui» dans la socié-! té, ont un pouvoir financier décisionnel, soient conscients de l'obligation économique, et sociale qu'ils ont d'aider les jeunes à se trouver du travail tout en préparant la relève de leurs entreprises.Aider les jeunes, c'est collaborer à l'avenir de notre société.Claude MASSON Éditeur adjoint LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 5 AVRIL 1997 Deux passés, deux parcours Seuls les imbéciles ne changent jamais d'idée, dit le dicton, et le fait est que bien des gens tout à fait honorables ont changé de parti au cours des années, le cas le plus connu étant celui de Lucien Bouchard, admirateur de Duplessis en 1960, disciple de Pierre Trudeau en 1968, péquiste durant les années 70, conservateur fédéraliste durant les années 80, souverainiste en 1990.Un peu partout au Québec, dans les bureaux d'avocats, les ministères ou les salles de rédaction, pullulent les anciens trotskistes et les anciens felquistes, les anciens marxistes convertis au néolibéralisme, les anciens fédéralistes devenus souverainistes et ceux qui ont fait le chemin inverse, sans oublier les anciens curés métamorphosés en sexologues.On serait donc bien malvenu de reprocher à des politiciens comme Gilles Duceppc et Yvon Charbonneau d'avoir un passé.Il n'empêche que leur cheminement est décon-certant.Pour ce qui est de la question nationale, ils ont évolué en sens inverse.M.Duceppe a annulé son vote au référendum de 1980 et volé OUI en 1995.M.Charbonneau a voté OUI en 1980, et NON en 1995.( Les deux hommes disent aujourd'hui que leur premier vote était un vote « tactique » subordonné à leur engagement idéologique.) Changer d'idée sur la question nationale est chose courante.C'est le reste de leur parcours qui a été particulier.Contrairement à Lucien Bouchard, qui, même en passant d'un parti à l'autre, est toujours resté dans la mouvance démocratique, tant M.Duceppe que M.Charbonneau ont longtemps 11irte avec la tentation totalitaire, au sein de groupes qui rejetaient la démocratie parlementaire.Ni dans un cas ni dans l'autre, on ne peut parler de « folie de jeunesse », puisque ce double flirt s'est prolongé bien après qu'ils eurent atteint l'âge adulte.Rien a voir ici avec la tristement fameuse croix gammée de Jean-Louis Roux, qui n'avait après tout que 19 ans.En 1980, Gilles Duceppe avait 33 ans, et Yvon Charbonneau entrait dans la quarantaine.Notons toutefois que le contexte de l'époque se prêtait drôlement a ces excès idéologiques.Partout en Occident, le marxisme avait le vent dans les voiles.Lysiane GAGNON Si l'on m'avait dit, dans les années 70, qu'Yvon Charbonneau, l'austère leader syndical qui voulait « casser le système », deviendrait un jour candidat à l'investiture du Parti libéral de Jean Chrétien dans le comté d'Anjou, et que Gilles Duceppe, alors militant du Parti communiste ouvrier marxiste-léniniste ( PCO ), deviendrait chef de la loyale opposition de Sa Majesté à Ottawa, eh bien ! si l'on m'avait dit cela, je n'aurai même pas ri tant la blague m'aurait paru absurde.Mais l'absurde est devenu réalité, ce qui prouve bien qu'il ne faut jamais jurer de rien.Je m'attends à tout, maintenant.Trudeau passera au PO, Parizeau deviendra bénédictin, Gilles Proulx sera élu secrétaire général de PONU, Céline Dion fera un doctorat en physique nucléaire.À tout seigneur tout honneur, commençons par l'honorable chef de l'opposition.Le Parti communiste ouvrier marxiste-léniniste était l'un des multiples groupes d'extrême gauche qui s'agitaient durant les années 70 avec d'autant plus de fièvre que nombre d'étudiants idéalistes y trouvaient de quoi remplacer l'Église qui venait de s'effondrer.L'extrême gauche, c'était l'entrée en religion : le partage des salaires, les dogmes, le péché ( idéologique ), la confession ( publique ), la direction autoritaire.Le PCO était un groupuscule maoïste, né d'un schisme à la Ligue communiste.Il noyautait systématiquement les syndicats ouvriers pour y activer la lutte des classes, chose particulièrement facile dans les hôpitaux , institutions hiérarchiques s'il en est.Nombre de membres du PCO sont donc devenus « préposés aux malades », postes pour lesquels on n'exigeait pas de formation spécialisée.L'histoire ne dit pas s'ils se sont bien occupés des malades, mais on sait que nombre d'entre eux ont été a l'origine des grèves qui ont si violemment secoué le milieu hospitalier.Au PCO, Duceppe devait côtoyer l'ancien journaliste Jean-François Lisée, aujourd'hui conseiller du premier ministre Bouchard, de même que Pierre-Paul Roy, l'un des conseillers bloquistes qui ont suivi Lucien Bouchard à Québec.Roy travaillait a Pinel, et Duceppe aux soins intensifs de l'hôpital Roval Victoria.4 En 1982, ce dernier passa à la CSN, où il retrouva son vieil ami Jean Doré, futur maire de Montréal, lequel partageait la vie de l'ancienne compagne de M.Duceppe, une jeune femme elle aussi très impliquée dans les groupuscules d'extrême gauche.Comme quoi les « old boys' networks » ne se forment pas seulement dans les clubs de golf et les facultés de droit ! Yvon Charbonneau n'avait pas de pires adversaires que les groupuscules d'extrême gauche, durant les longues années où il dirigea les destinées de la CEQ.Si la ŒQ de l'époque était nettement a gauche de l'échi- quier québécois, M.Charbonneau y était considéré comme modéré, par rapport aux militants d'extrême gauche qui tentaient de prendre le contrôle de la centrale.M.Charbonneau, quant a lui, semblait souscrire a une grille d'analyse marxiste, comme du reste beaucoup d'intellectuels de l'époque.II semblait en tout cas plus sérieux et plus dogmatique, dans sa volonté de « casser le système », que ses homologues de la CSN et de la FTQ.( Marcel Pépin était plus politicien qu'idéologue, et personne ne prenait no sérieux les sorties anticapitalistes de Louis Laberge).Sous sa direction, la CEQ a commence à diffuser dans les classes du matériel de propagande en faveur de la lutte des èjfcs' ses, mais Charbonneau, loin d'être un .militant intransigeant, avait aussi un côté rjQg-matique puisque l'essentiel de son tr.£?.'ii consistait à diriger la négociation des Crin ventions collectives.Pourquoi cet homme intelligent allait-il ensuite bifurquer vers le ?À 39 ans, Pierre Marchand aime prendre des risques.Les figures changent régulièrement à MusiquePlus, qui a nagé à contre-courant avant d'imposer au petit écran les prises de vues éclatées qui caractérisent les vidéoclips.Les quelque 200 employés de la chaîne câblée ont une moyenne d'âge de 25 ans.« Embaucher un jeune, c'est prendre un risque, mais l'intérêt d'une nouvelle vision des choses est énorme.La jeunesse va de pair avec la passion, qui diminue parfois avec les années.L'expérience n'est pas un gage de réussite.» Le problème, selon M.Marchand, reside dans l'accent mis sur la formation scolaire, le curriculum vitae.« Moi, j'embauche quelqu'un à moitié a cause de sa personnalité : je cherche de la passion, de la volonté et du jugement, à tout le moins le désir d'apprendre.Il ne tant pas avoir peur de faire des er- reurs : j'aime mieux qu'on m'arrive avec une solution impraticable qu'avec des questions.» Les attentes salariales font aussi tiquer le roi du vidéoclip.« Si tu grimpes les échelons en faisant ce que tu aimes, tu ne comptes ni les sous ni les heures.Un employeur remarque celui qui s'investit à 100 % dans son travail.Ceux qui sont fiables, qui livrent la marchandise, auront tôt ou tard plus de responsabilités, parce qu'ils constituent un risque moindre.Or.le salaire va avec la responsabilité, pas avec la tâche.Quand j'ai commencé à tourner des émissions pour Vidéotron, au début des années 1980, je retirais 200 S net par semaine : une chance que je tournais dans ma chambre à coucher.» N'y a-t-il pas des abus de la part de certains employeurs ?« Oui, mais il ne faut pas les accepter.Si un travail ne te convient pas, tu l'en vas.Dans la vie, il faut que tu te battes pour toi-même.» S'il concède que les animateurs de sa nouvelle chai ne, Musi Max, auront l'âge de l'auditoire visé, la quarantaine, Pierre Marchand ne voit pas pourquoi caméramans et monteurs ne seraient pas dans la vingtaine.« Hors d'ondes, pourquoi j'irais vers des gens de 40 ans ?L'important, c'est d'habiller la scène de façon à coller aux goûts du public.Et pour ça, il faut sortir des sentiers battus.» emploi.« Le McDo, on fait pas ça toute sa vie.» Quant vient le temps de se choisir un stage, avant la dernière ses- sion de trois semaines, trois employeurs sont intéressés par sa candidature: Steinberg, la Banque Royale et la Banque fédérale de dé- veloppement.*< J'ai fait le bon choix : je devais seulement acheminer le courrier et faire des photocopies, mais une sténo est tombée malade.Je savais taper à la machine, et je me suis organisée avec les formulaires.» À la fin du stage, la Banque lui offre un prolongement de contrat de deux semaines.Ensuite, elle remplace pendant quatre mois une employée en congé de materninv a la succursale de Saint-Léonard.Enfin, elle décroche un poste perma-nent à la succursale de Saint-Haïrent.« Mon bilinguisme m'a aidée.J'ai appris mon anglais devant -les soaps : ça fait 13 ans que je suis 77v Young & the Restless et Bold & Bcdmi-fitl.>» Son ardeur au travail lui a valu de passer rapidement aux titres de « sténo a », « secrétaire a », représentante du service à la clientèle, technicienne comptable et aqem comptable, grâce à des cours d'appoint en comptabilité.« EPOC, ça m'a donné le petit quelque chose qui me manquait pour démarrer, notamment au niveau des entrevues.Avant, j'avais peur qu'un remarque que je n'avais pas confiance en moi.Ça me gênait.Mais en me voyant sur vidéo, je me suis rendu compte que j'avais l'air bien.» Consciencieuse, Isabelle Saint-Hilaire amène même au travail s., fille Cassandra, âgée de deux ans et demi, quand elle doit terminer des dossiers pendant la fin de semaine.«< Je l'élève seule depuis un in : c'est vraiment dur.C'est une baCiil-le continuelle.Heureusement, - on m'a transférée au centre-ville, au Bureau régional, il y a un an et demi : mes patrons avaient vu que j'étais fatiguée.» PhOTû DEVS COùRVlltt.td Pr* ««\u2022 «En quoi suis-je assez bon pour que les gens me demandent conseil», s'est demandé Alexandre Taillefer, avant de fonder la boîte de multimédia Intellia, récemment passée dans le giron de Québécor.La piqûre de l'informatique : pas sur les bancs d'école ! Au sortir du cégep, Alexandre Taillefei voyait l'avenir d'un oeil morose.L'École des hautes études commerciales avait rejeté sa seule demande d'admission à l'université, sa blonde l'avait quitté et son père lui avait montré la porte du domicile familial.Comble de malheur, il venait de se fracturer la rotule dans un party.Sept ans plus tard, il emploie 28 personnes dans sa boite de production multimédia Intellia, qui vient de passer dans le giron de Québécor, qui en a acquis la moitié des actions.En trois ans et demi, le chiffre d'affaires annuel a franchi la barre du million.Entre autres, les sites web de la Banque Laurentienne et du CL-215 portent la griffe Intellia.Avant de miser sur sa passion, l'informatique, pour réussir, le jeune homme de 24 ans a tente pendant trois ans de s'intéresser a l'université.En vain.« Les cours pour adultes îles liEC, je les passais à danser au Clandestin.Ceux de gestion, a l'UQAM, à dormir chez moi.>?Au printemps 199 V il informe son père qu'il n'entend pas terminer son bac.« Il m'a encouragé, se souvient le jeune homme.Peut-être parce qu'il appréciait que j'aie assez confiance en moi pour me lancer dans le ville.En affaires, la confiance» c'est tellement important.» Il s'inscrit à l'Université de Montréal en informatique.' « Je me suis demandé : \"En quoi suis-je suffisamment bon pour que les gens me demandent conseil ?\" La réponse était simple : depuis mon enfance, j'avais tout essayé en micro-ordinateur : Vic-20.Commodore 64, T199, Sinclair.Pendant mes etudes.je faisais de la mise en page pour des journaux étudiants, je vendais et j'installais des réseaux et des ordinateurs.>» Alexandre ne reste pas longtemps sur les bancs d'école.« Je croisais dans les corridors ma petite soeur, qui était en deuxième année de chimie, alors que je me tapais des cours d'allumage d'ordinateurs.On ne reconnaissait aucune des nuits que j'avais passées devant un écran cathodique, je devais recommencer au début.Ça a dure trois semaines.» M.Tailleler père prête à son fils un local dans ses bureaux, au centre-ville.« Je me suis associé à un ami, Jean Auger, avec qui je vendais des T-shirt au cégep.Je ne suis pas un solitaire : le soir, seul au bureau, je trouve ça difficile île travailler.Je me suis toujours entoure.?> Avec une première mise de fonds, ils achètent uru-carte de numérisation video d'Intel.Apres deux tentatives, la Banque Royale leur octroie un prêt.Deux déménagements plus tard, voilà Intellia installé* dans des locaux futuristes, rue de la Commune.\u2022< dro vraiment démarré quand je me suis associe .*«e< l.s Ireres Philip et Patrick Craig.On nous a confié, .» trois semaines île préavis, la réalisation d'un cédétôfn pour le Salon de l'auto looc>.puis celui des meiHcili -pubs I94>s# i)ui ti été distribue dans Info-Presse.» Avec cette nouvelle visibilité, la lusion n'eta.i qu'une question de temps.Alexandre Taillefer reconnaissant lui-même qu'il n'est pas un gestionnaire, l'offre de Québécor, en novembre dernier, lui a donne accès à des ressources indispensables pour mieux etaver une croissance effrénée. Lanaudière : d'abord le commerce Tm augmentation de la * population a fait fondre le taux de chômage des jeunes de La-Gfl m naudière, qui ont iiTiHiiMiwafl trouvé plus de 1 1 000 emplois entre les derniers trimestres 1995 et 1996, grâce à une croissance fulgurante du commerce et des services.Dans cette région où se côtoient les banlieues trépidantes du sud et les forêts et pâturages du nord, le marché du travail sourit aux jeunes, qui n'ont pas hésité à l'intégrer en niasse.« La croissance démographique soutient le secteur tertiaire », résume Jacques Chapdelaine, chargé de recherche à la Société québécoise de développement de la main-d'oeuvre de Lanaudière.Entre les derniers trimestres 1995 et 1996, 10 000 postes à temps plein ont été créés pour les 15 à 29 ans.« Au sud, les MRC Des Moulins et L'Assomption connaissent une croissance démographique importante, souligne M.Chapdelaine.De jeunes ménages quittent Montréal, mais y conservent souvent leur emploi, avec un taux de navettage de 70 %.» Le développement économique n'est pas en reste.Les secteurs du métal, du plastique, des meubles et des aliments offrent de bonnes perspectives d'emploi dans des petites et moyennes entreprises.« Souvent, il y a un besoin de jeune?manoeuvres semi-spécialisés, remarque M.Chapdelaine.La MRC Des Moulins voit son secteur connexe à la construction réaliser de bonnes affaires, au niveau des matériaux métalliques et des meubles.» À Joliette, les deux grandes entreprises, Bridgestone-Firestone et les papiers Scott, se portent très bien.La première a même des projets d'agrandissement.L'impact sur le commerce, grand employeur de jeunes, est certain : Canadian Tire s'installe à L'Assomption, Zellers ouvre à Terrebon-ne l'un de ses plus grands magasins au Québec.Au niveau institutionnel, la région connaît un rattrapage important.Un centre hospitalier s'installerait à la frontière de Lache-naie et de Le Gardeur, trois commissions scolaires ont des projets d'ouverture ou d'agrandissement.« Fait surprenant, les services gouvernementaux croissent plutôt que de décroître.À L'Assomption, tout le secteur des services est très fort.» À Matawini, tout au nord, l'économie sociale prend des airs forestiers et touristiques.«À Montcalm, commente M.Chapdelaine, on travaille a une meilleure concertation entre les fermes, pour que les cueil-leurs de fruits et légumes puissent se diriger vers l'industrie laitière ou les serres, une fois l'été terminé.» À Montréal, l'est revit timidement Renaissance dans Test, nouvelle économie dans l'ouest : malgré un taux de chômage plus élevé que dans le reste de la province, Montréal offre aux jeunes une foule d'occasions de percer le marché du travail.L'île a beau avoir perdu plus de 100 000 emplois entre 1987 et 1996, elle concentre toujours près de la moitié des 1,56 million d'emplois de la région métropolitaine.Avec un taux de roulement moyen de 1 à 2 %, cela signifie que quelque 10 000 places sont disponibles à un jour donné.« Avec la taille de l'économie montréalaise, même les secteurs en décroissance peuvent générer des possibilités d'emploi », explique François La verdure, économiste à la Société québécoise de développement de la main-d'oeuvre.Prenons la fabrication de l'équipement de transport, un secteur qui a connu une hausse de 33 % du nombre d'emplois, sur l'île, entre 1987 et 1996.Quelque 10 800 per- sonnel y trouvent du travail, alors que le commerce de détail offre toujours plus de 75 000 postes, malgré une diminution de 29 % du nombre de salariés depuis 1987.Avec un tel volume d'emploi, il est toujours possible de trouver une porte ouverte.Avec une formation technique ou scientifique, les biotechnologies, les télécommunications ou l'aérospatiale constituent des valeurs sûres pour prévenir le chômage.Sinon, il convient de miser sur d'autres secteurs en croissance : la culture et les loisirs, les services aux entreprises, l'hébergement et la restauration, qui emploient respectivement 18 400, 68 000 et 53 600 personnes en 1996.« Avec le développement de l'impartition, les nombreuses compagnies qui oeuvrent toujours à Montréal vont nécessiter des services informatiques, de secrétariat, de photocopie, de comptabilité.L'emprunt de main-d'oeuvre à des services de placement prend aussi de l'importance.» En plus de ces avenues, de nombreux postes semi-spécialisés s'offrent au jeune Montréalais qui cherche le premier barreau de l'échelle de l'emploi.« Souvent, le taux de roulement est très important dans le commerce de détail, l'industrie du plastique et du caoutchouc, le recyclage, précise M.Laverdure.Les conditions de travail ne sont pas toujours idéales, mais on peut acquérir une certaine expérience de travail.Des promotions sont envisageables.» Depuis deux ans, l'est de l'île connaît un certain regain d'activité.« Des entreprises manufacturières, qui fabriquent entre autres du plastique, s'installent dans les entrepôts abandonnés dans les années 1980 ».explique Sylvain Laurendeau, éco- nomiste à Développement des ressources humaines du Canada.« Les bâtiments sont vides : il coûte moins cher d'y installer de l'équipement que de construire une usine neuve.C'est le seul secteur* de construction qui a encore un peu de vigueur à Montréal, surtout avec le développement résidentiel à Anjou.» Le mois dernier, les bas Iris ont annoncé la création de 2 500 emplois d'ici deux ans.« L'est ne reviendra pas à la situation qui prévalait à l'âge d'or de la pétrochimie montréalaise, mais ça s'améliore »# estime M.Laurendeau.Entre 1987 et 1996, Montréal a perdu 80 000 jeunes âgés de 15 à 24 ans, une baisse de plus du quart, alors que le fléchissement global de la population de plus de 15 ans ne dépassait pas les 3 %.À terme, croit François Laverdure, l'exode des jeunes Montréalais devrait augmenter l'attrait de ceux qui restent.« Les enfants des ménages qui ont émigré en banlieue ont trouvé des emplois en banlieue.À un moment donné ou a un autre, le besoin de sang neuf va se faire sentir.» À Laval, l'avenir est à la nouvelle économie Avec des investissements annoncés dans les*secteurs pharmaceutique et électronique, Laval offre de bonnes possibilités aux finissants du collégial technique et de l'université.Les chimistes, biochimistes, comptables, ingénieurs et informaticiens sont promis à un bel avenir à Laval.Cette spécialisation de la main-d'oeuvre a un effet déprimant sur l'embauche déjeunes, qui est moindre que dans le reste du Québec.Pourtant, le taux de chômage de Laval était sous la barre des 10 % à la fin de 1996, alors qu'il dépassait 12 % au Québec.« L'économie lavailoise est beaucoup concentrée dans la nouvelle économie », explique Bernard Landry, chargé de la région à la Société québécoise de développement de la main-d'oeuvre.« Les emplois du secteur pharmaceutique, électronique et du génie requièrent une très forte spécialisation.Pour les jeunes, ces domaines offrent un avenir intéressant.Et on ne doit pas seulement penser à la formation universitaire.Taux de chômage en 1996 niais aussi au secondaire ou au collégial technique.Mais attention : la formation continue est cruciale dans la nouvelle économie.» Avec un taux de chômage de 19.7% pour les 15-29 ans au dernier trimestre 1996, 6 000 jeunes ont quitté le marché du travail par rapport aux trois derniers mois de 1995.La durée moyenne du chômage des jeunes a aussi augmenté de 83 % à 16,7 semaines.Tout n'est Professions en demande à Laval Chimistes_ Biochimistes Comptables Ingénieurs Informaticiens Experts en développement économique et en marketing Vendeurs_ Caissiers_ Réceptionnistes Boulangers_ Chauffeurs de camion de longue route Note : Les professions les plus en demande incluent celles où se déclare une pénurie de main-d'oeuvre autant que celles où prévaut un fort taux de roulement des employés.Source .SQDM infographie La Presse pas sombre : le secteur des services, où se trouvent beaucoup de portes d'entrée au marché du travail, a gagné 4 000 postes dans l'intervalle, une augmentation de 7,3 %.« Les jeunes et les femmes sont bien représentés dans le tertiaire, parce qu'ils acceptent plus facilement des emplois à temps partiel », explique Robert Gareau, économiste à la Société québécoise de développement de la ma in-d'oeuvre.« La mobilité va également de pair avec la jeunesse : les travailleurs sont plus enclins à accepter un autre emploi dans le commerce ou la restauration.» Ainsi, les ouvertures ne manquent pas chez les vendeurs, caissiers, réceptionnistes et spécialistes de la vente.La croissance démographique plus forte que dans le reste de la province devrait soutenir la croissance du commerce et atténuer les restrictions dans le secteur public, selon M.Gareau.Entre les quatrièmes trimestres de 1995 et de 1996, l'administration publique a gagné 2 400 emplois, une surprenante hausse de 44 %, en partie at-tribuable à l'implantation d'un Centre fédéral de perception fiscale.Dans les Laurentides, le travail saisonnier Sur fond d'investissements importants dans les centres de ski, les Laurentides offrent une foule d'emplois saisonniers aux jeunes, que touche un taux de chômage légèrement supérieur à la moyenne québécoise.« Dans les domaines récréo-tou-ristiques et forestiers, il y a beaucoup de travail saisonnier accessible aux jeunes », remarque Denis Duchcsne, qui analyse l'emploi dans les Laurentides à la Société québécoise de développement de la main- d'oeuvre.« Dans la MRC Antoine-Label le, tout au nord, le secteur forestier est très bien iniégré.Sur une base annuelle, le taux de roulement est bon, même si les sites fer- ment souvent a la fin de l'automne.Dans le nord, chasseurs et pécheurs font maintenant place aux motoncigistes, une fois l'hiver arrivé.» Mais au-delà des préposés aux remontées mécaniques, des employés des clubs de golf d'Ar-genteuil et des planteurs et émondeurs d'arbres, il ne faut pas oublier.les nouveaux métiers dans les industries manufacturières «du sud de la région.« Même les scieries du nord connaissent un processus d'informatisation des procédés : c'est une industrie traditionnelle, mais qui ne s'est pas arrêtée au niveau des (ranstonnations », relève M.Duchcsne.À Saint-Jérôme, le passage d'une économie manufacturière aux services aux entreprises ouvre également des portes aux jeunes, alors que le maintien du niveau d'emploi dans le secteur public évite une compétition trop grande avec des chercheurs d'emploi bardés d'expériences de travail.Du côté de l'économie sociale, une expérience de soins à domicile menée dans la MRC Antoine- Label le est assez prometteuse pour les jeunes.Le marché du travail semble toujours favoriser les hommes, contrairement à ce qui prévaut dans le reste de la province.« Une forte proportion des emplois précaires, saisonniers dans le cas des Latirentides, semble occupée par des hommes, observe M.Duchcsne.Ailleurs, les femmes ont tendance à bénéficier de la croissance du secteur des services, où les emplois sont souvent à temps partiel mais faciles à trouver.» Lueur d'espoir en Montérégie Une lueur d'espoir pointe pour les jeunes de Montérégie : 8 300 postes ont été créés pour les 15-29 ans entre les quatrièmes trimestres 1995 et 1996, alors que la région connaissait une perte nette de 7 700 emplois.Mais attention : les jeunes qui s'en tirent mieux celte année ont plusieurs années de scolarité derrière eux.Des postes dans le secteur financier, comme techniciens ou informaticiens, ont assuré une partie de la croissance de l'emploi chez les jeunes.« Il semble que le rythme des rationalisations ralentit », commente l'économiste de la Société québécoise de développement de la main-d'oeuvre de la Montérégie.Hélène Fortin.« Maintenant, les rationalisations touchent le secteur tertiaire.Les plus scolarisés y sont mieux protégés que dans les usines, où la règle de l'ancienneté prévaut.» Avec la montée en puissance des PME de la région, les entreprises assurant la sous-traitance en informatique et en gestion ont la cote.Les compétences en demande : une bonne connaissance des deux langues officielles, les mathématiques et l'informatique.Les normes de qualité comme ISO s'imposant graduellement, notamment pour l'exportation, des spécialisations en contrôle de la qualité trouveront également preneur.Les formations pratiques ne sont pas en reste : l'équipement de haute technologie nécessite un bon nombre de techniciens.La subvention de 147 millions que Pratt Er Whit-ney a reçu du gouvernement fédéral permettra la création de 260 emplois en recherche et développement.« En Montérégie, le taux d'emploi du secteur manufacturier est plus élevé que celui de la province, d'un ou deux points de pourcentage », relève Mme Fortin.Moins scolarisés, mais tout aussi prisés, ceux qui détiennent un diplôme secondaire en technique de boucher pourront sonner chez Salaison Olympia, où l'augmentation des exportations a permis la création de 75 emplois.«« Tout le secteur agro-alimentaire est en croissance, notamment au niveau de la transformation et du développement de produits comme les repas préparés.Les méga-porcheries stimulent la recherche, pour atténuer le problème des rejets; » Pas de spécialisation Par ailleurs, une bonne proportion des postes vacants ne requièrent pas de spécialisation \u2014 les deux tiers à l'été 1995.L'arrivée des Wal-Mart et autres Loblaws, l'agrandissement des Galeries Saint-Hyacinthe, fouettent le commerce de détail, qui occupe 17 % de la main d'oeuvre-en Montérégie.Le tiers îles cadres de Montérégie travaillent à Montréal, une injection île fonds qui stimule la consommation. B 8 LA PRESSE.MONTREAL.SAMEDI 5 AVRIL 1997 Politique t% if L'EXPRESS POLITIQUE Le DGE en appel ¦ Le Directeur général des élections du Québec, Pierre-F.Côté, demandera à la Cour d'appel du Québec la permission de porter en appel le jugement du juge Daniel H.Tingley, rendu le 2 avril, dans l'affaire des dépenses favorisant le camp du NON, lors du référendum d'octobre 1995, et qui n'avaient pas été autorisées par l'agent officiel du Comité des Québécoises et des Québécois pour le NON.Le DGE estime notamment que le juge Tingley ne peut pas, en droit et à la seule lecture des contrats d'infraction, déduire que l'infraction a été commise hors du territoire du Québec.« De plus, il n'était pas saisi de la question du caractère soi-disant extra-territorial de l'infraction », ajoute le DGE.La Presse Colère et menace ¦ Les pharmaciens propriétaires menacent de recourir à des moyens de pression pouvant aller jusqu'au désengagement du régime d ' a s s u rance-méd ica-ments, si le gouvernement persiste dans son idée de leur imposer la loi sur la réduction des coûts de main-d'oeuvre.L'Association québécoise des pharmaciens propriétaires rappelle que les pharmaciens, contrairement aux autres groupes du secteur public et parapublic, venaient tout juste de négocier et signer une entente avec le gouvernement, prévoyant leur contribution au redressement des finances publiques.Ils sont donc doublement en colère, puisqu'ils avaient déjà « donné » 10 millions en six mois à même leurs honoraires.Presse Canadienne Les Postes évaluent les tournées des facteurs ¦ La Société canadienne des postes est à réévaluer chacune des tournées effectuées par les facteurs et pourrait éliminer ainsi 400 emplois, au moment où une nouvelle série de négociations est entreprise en vue du prochain contrat de travail.Le président du Syndicat des travailleurs des postes, Darrell Tingley, a été informé que la société de la Couronne cherchait à réduire chaque trajet de 10 minutes dans le cadre d'une restructuration.M.Tingley a fait celte déclaration après que les négociateurs eurent transmis les demandes du syndicat en vue de la prochaine convention collective, qui doit remplacer celle qui prendra fin le 31 juillet.Le Syndicat des travailleurs des postes et la Société canadienne des postes ont réussi pour la première fois, en janvier 1995, à signer une nouvelle entente avant que l'ancien contrat ne soit échu.Le syndicat veut répéter l'exploit.Presse Canadienne Ron Irwin quittera la vie politique ¦ Le ministre fédéral des Affaires indiennes, Ron Irwin, a fait savoir qu'il ne sera pas candidat aux prochaines élections.Âgé de 60 ans, M.Irwin a consacré 35 ans à la politique.« Il faut passer du temps avec sa famille, a-t-il dit.Ça n'a pas été facile pour mon épouse ( Margaret ).Elle a dû élever nos enfants.» M.Irwin, ancien maire de Sault Ste.Marie, a raconté que le premier ministre Jean Chrétien lui avait demandé de se présenter comme candidat libéral lors des prochaines élections, mais qu'il avait refusé.Élu pour la première fois aux Communes en 1980, M.Irwin avait été victime de la vague conservatrice qui avait balayé le pays en 1984.Il avait été réélu en 1993 puis s'était vu confier le ministère des Affaires indiennes.M.Irwin est le premier membre influent du cabinet libéral à annoncer qu'il ne se présentera pas aux prochaines élections.Presse Canadienne Les Canadiens en santé ¦ Une nouvelle étude portant sur les soins de santé à travers le monde classe le Canada parmi les pays les plus en santé.Healthcare International a place le Canada au quatrième rang parmi 27 pays industrialisés et récemment industrialisés, après la Suède, Israël et les Pays-Bas.Lors d'une comparaison sur l'exercice de la médecine dans 15 pays, le Canada a même fait mieux en se classant au deuxième rang derrière la Suède.Presse Canadienne Un premier pas vers la privatisation des édifices du réseau de la santé Le Fonds de solidarité de la FTQ propose d'investir 100 millions KATIA GAGN0N du bureau de La Presse, QUÉBEC L'arrivée éventuelle du Fonds de solidarité de la FTQ dans le réseau de la santé, où il propose d'investir 100 millions de dollars pour la construction de 15 centres d'accueil privés, pourrait bien être un premier pas vers une privatisation plus large de l'actif immobilier des centres d'accueil et des hôpitaux du Québec.En effet, devant les 300 à 400 millions de dollars de travaux qui devront être effectués, à moyen et à long terme, pour moderniser les édifices des centres d'accueil et des hôpitaux du réseau public de santé, l'hypothèse de céder au secteur privé la gestion d'une partie des édifices du réseau commence à faire son chemin au ministère de la Santé.« On n'a pas les moyens d'assumer toute la note », observe Louis Blanchet, porte-parole du ministère sur la question.« Pour le moment, on n'a pas l'intention d'aller chercher d'autres partenaires, mais on ne dit pas que ça ne peut pas évoluer.Il y a six mois, on n'aurait jamais pensé qu'on irait solliciter la FTQ dans le cas des centres d'accueil privés.» « À partir du moment où on l'envisage ( la participation financière du secteur privé ) pour les centres d'accueil privés, on peut se poser la même question pour le réseau public.Ça fait partie de nos échanges au ministère, mais il n'y a pas de proposition sur la table », dit-il.Le gouvernement a déjà entrouvert la porte au secteur privé en proposant au Fonds de solidarité de la FTQ d'investir 100 millions sur trois ans pour construire les nouveaux bâtiments qui accueilleraient une quinzaine de petits centres privés d'hébergement, regroupant au total 750 places, soit environ 10 % du réseau privé québécois.L'opération créerait 200 nouvelles places en centres privés.Le gouvernement rembourserait sa mise de fonds à la FTQ sur 35 ans, avec intérêts, et deviendrait ensuite propriétaire des édifices.Dans l'intervalle, il économiserait quelques millions de dollars en regroupant des centres d'hébergement qui ne comptent souvent que 15 ou 20 places.« Les centres privés doivent faire leur quote-part pour l'assainissement des finances publiques, et l'immobilier est la meilleure façon de le faire », résume Louis Blanchet.Les perdants de l'opération sont les actuels exploitants de centres d'accueil privés, qui sont aussi pro- priétaires de leurs édifices.« Mais les ententes qu'ils avaient avec le gouvernement étaient beaucoup trop généreuses.Elles n'avaient carrément pas de bon sens : ces gens-là faisaient du profit avec l'exploitation du centre et les bâtiments étaient exclus du patrimoine québécois », lance M.Massé.Le secrétaire général de la FTQ ne craint pas que l'opération menée par le Fonds, qui créera 400 emplois à court terme, nuise ultime-ment aux syndiqués du réseau de la santé en ouvrant la porte à un mouvement de privatisation de l'actif immobilier du réseau.« Le projet du Fonds, c'est le mouvement inverse d'une privatisation.À l'heure actuelle, les édifices appartiennent au privé, souvent à des multinationales qui contrôlent tout, alors qu'en vertu de notre proposition, les bâtiments demeurent propriété du gouvernement », dit-il.Tant les syndicats que les gestionnaires d'établissements de santé estiment de toute façon que si les édifices publics étaient privatisés, cela changerait peu de choses dans le fonctionnement des hôpitaux.Le mouvement de privatisation est d'ailleurs bien enclenché pour plusieurs services auxiliaires, comme l'entretien, les cafétérias et l'informatique.Avant toute chose, il faudrait cependant mesurer le degré d'intérêt du secteur privé pour cette aventure immobilière.« Il n'y a pas né- cessairement d'argent à faire dans l'immobilier du réseau pour un promoteur privé », croit Michel Bissonnette, porte-parole de l'Association des hôpitaux du Québec.Le porte-parole de la régie régionale de Montréal-Centre, Louis Côté, s'est dit tout à fait en accord avec le projet.« C'est une bonne chose de vouloir séparer la fonction immobilière et la fonction service.Le gouvernement n'est pas lié avec les deux volets en même temps », dit M.Côté.Les propriétaires de centres hospitaliers et des centres d'accueils privés conventionnés ( ACHAP ) voient quant à eux d'un mauvais oeil l'arrivée dans leurs plates-bandes de la FTQ.La centrale syndicale ne payant pas d'impôts au gouvernement québécois sur ses bénéfices, ils reconnaissent qu'ils peuvent difficilement faire face à cette concurrence.« Le statut fiscal de la FTQ est différent du nôtre et il est sans doute plus avantageux pour le ministère de faire affaire avec eux pour les immobilisations.Mais si nous pouvions voir l'offre de la FTQ, peut-être pourrions-nous répliquer avec une contre-offre », a expliqué hier Jacques Renaud, directeur général de l'ACHAP.M.Renaud espère qu'au bout du compte, l'intervention d'un troisième acteur profitera à la clientèle.D'anciens hôpitaux de Montréal deviendront bientôt des centres de soins de longue durée PHOTO R0BEPT SKINNER La Pressé Le centre Saint-Michel fonctionne déjà comme centre d'accueil depuis plus d'un an.Cinq autres ex-hôpitaux seront bientôt transformés en CHSLD.MARIE-FRANCE LÉGER Six des huit hôpitaux fermés à Montréal seront transformés en centres d'hébergement et de soins de longue durée ( CHSLD ), a appris La Presse.Ce sont là les recommandations de la régie régionale de Montréal-Centre qui devrait connaître sous peu le montant qu'elle recevra du gouvernement, comme prévu dans le budget Landry pour le réaménagement du réseau socio-sanitaire.« On attend des confirmations ces jours-ci pour avoir le feu vert », a indiqué hier Louis Côté, de la régie régionale.Le projet, précisc-t-il, en est un de déplacement de ressources existantes et il n'y aura donc pas de nouvelles places d'hébergement dans le réseau.« Nous voulions moderniser les centres existants et augmenter le personnel », a souligné M.Côté.Des huit établissements, seuls le Reddy Memorial et le petit centre Guy-Lapone n'accueilleront pas de personnes âgées.Guy-Laporte est devenu une clinique médicale tandis que le Reddy Memorial serait plutôt transformé en édifice administratif.Les autres hôpitaux, c'est-à-dire Saint-Michel, Belle-chasse, Saint-Laurent, l'Hôpital général de Lachine, Sainte-Jeanne-d'Arc et le Reine-Élizabeth sont tous destinés à plus ou moins brève échéance à devenir des CHSLD.Seul le centre Saint-Michel fonctionne déjà comme centre d'accueil depuis plus d'un an.Le Reine-Elizabeth, quant à lui, vendu à une société à but non lucratif, est déjà transformé en complexe de santé, mais la régie souhaite y loger 128 lits de soins de longue durée.La régie régionale de Montréal-Centre entend reloger de petits centres privés conventionnés moins performants à l'Hôpital général de Lachine et dans l'ex-centre hospitalier Saint-Laurent.Johnson se prépare à écarter Paradis II profite d'un remaniement du cabinet fantôme pour imposer la Santé au leader parlementaire DENIS LESSARD du bureau de La Presse, QUÉBEC Annoncé il y a quelques jours, le remaniement du cabinet fantôme de l'opposition libérale a fait plusieurs déçus parmis les députés de Daniel Johnson.Le chef libéral a carrément imposé le dossier de la Santé au leader parlementaire Pierre Paradis, geste qui préparc la mise sur la touche du député de Brome-Missisquoi.Des sources libérales font observer que Jean-Marc Fournier, député de Châteauguay et perçu comme un indefectible supporter de M.Johnson, devient leader adjoint avec cette nouvelle donne.Le jeune loup deviendra le remplaçant potentiel pour un Pierre Paradis « surchargé », mais surtout, toujours vu comme un éventuel prétendant a la succession libérale.M.FM radis aurait refusé le poste tie critique a la Santé et appris que ses objections n'avaient pas été retenues en voyant le communiqué où il cumule les fonctions de critique à la Santé et celles, qu'il a déjà, de leader parlementaire.«< Johnson a eu son 80 % au congrès ; il veut faire sentir à tout le monde qu'il a les coudées franches », expliquent des sources libérales.Mais des députés, critiques de l'opposition à l'Assemblée nationale, s'interrogent sur les décisions du remaniement du cabinet fantôme.« Vraiment, je n'ai aucune idée pourquoi », avoue Jean-Claude Gobé, député de Lafontaine, qui perd le dossier du Travail pour rester seulement critique au Tourisme.« Je pense que depuis un an, j'avais fait un travail constructif au niveau des relations de travail au Québec », observe M.Gobé, joint en Floride.Plusieurs lois dans le domaine du travail ont été modifiées depuis deux ans.«< Je pense que je faisais oeuvre utile, j'ai été surpris de perdre ce dossier, c'est le moins que je puisse dire.» Dans les coulisses, chez les libéraux, on explique que Daniel Johnson voulait réprimander Gobé pour avoir appuyé Yvon Charbonneau contre l'intention des dirigeants du PLQ d'abolir la sécurité d'emploi des fonctionnaires.M.Johnson n'aurait pas apprécié l'appui sans réserve de M.Gobé au candidat libéral fédéral de Bourassa, Denis Coderre, un appui qui avait causé des remous entre les jeunes libéraux et la direction du PLQ.Au surplus.Gobé était vu comme un supporter plutôt mou de Daniel Johnson et a pris de front la ligne du parti quand il s'est publiquement opposé à ce que Québec permette a Montréal de réduire de 4 millions les taxes foncières du Centre Molson, en décembre dernier.Le remaniement a été de toute évidence réalisé à la dernière minute.La veille.Régent Beaudet se fait annoncer qu'il recevra le dossier de l'Agriculture ; le député de Lachutc se fait à l'idée à contrecoeur.Le lendemain, on lui annonce qu'il devient critique au Travail, à la place de Jean-Claude Gobé.Patima Houda-Pépin a refusé le dossier de l'Aide sociale, conservant les dossiers des Relations internationales et de la Famille.C'est Russell Copeman, député de Notre-Dame-de-Grâce, qui hérite de l'Aide sociale.Nicole Loiselle, députée de Saint-Henri, perd ce dossier à haute visibilité dont elle s'occupait avec détermination.Elle garde les services sociaux et les dossiers de la condition féminine.Pierre Marsan, député de Robert-Baldwin, ancien directeur de l'hôpital Sacré-Coeur, perd la Santé qui lui avait assuré une bonne notoriété depuis les élections de 1994.« Je peux sûrement vivre avec cela, le Trésor, ce n'est pas à dédaigner, je me fie beaucoup au jugement de M.Johnson », a assuré de son côté Pierre Marsan, qui perd le dossier de la Santé pour passer au Conseil du Trésor.« C'est certain que j'ai eu un pincement au coeur, la Santé, c'est ma vie, l'histoire de toute ma carrière, mais je me fie au jugement de M.Johnson », a affirmé M.Marsan qui, depuis deux ans, menait la lutte contre le ministre Rochon à l'Assemblée national-Roger Lefebvre perd au profit de Jean-Marc Founder son poste de leader adjoint contre une vice-présidence de commission parlementaire, une augmentation de salaire contre une perte de visibilité. L'EXPRESS INTERNATIONAL ÉTATS-UNIS Don en narco-dollars o Jorge Cabrera, un narco-trafi-quam déjà condamné, a élé vu dans une réception de Noël à la Maison-Blanche au côté de Hil-lary Clinton, a dîné à Miami avec le vice-président Al Gore après avoir versé un don de 20 000 S au Parti démocrate, affirmait hier le New York Times.Cabrera aurait tiré son chèque en novembre 1995 sur un compte notoirement alimenté par le produit de son trafic de cocaïne, après avoir été approché a Cuba par une femme d'aflaires proche du parti, ajoute le quotidien qui cite sans les nommer îles enquêteurs du Congrès américain.De leur côté, les Démocrates affirment que l'argent a été restitué en octobre dernier des la découverte du passé de Cabrera.d'après AP RUSSIE Oeuvres d'art volées a Ignorant le veto de Boris Eltsine, la Douma (chambre basse du Parlement russe ) a voté hier contre la restitution des oeuvres d'art prises dans l'Allemagne nazie par l'Armée rouge.Soucieux de ne pas envenimer les relations avec Helmut Kohi, M.Eltsine avait déjà apposé son veto le mois dernier après un vote en première lecture.Mais avec 308 voix contre 15 hier, la Douma a dépassé la barre des Î00 voix nécessaires pour renverser le veto présidentiel.Le texte doit désormais être étudié par la chambre haute, le Conseil de la fédération.S'il est adopté dans les mêmes termes par au moins deux tiers des voix, ce qui esi probable, il aura force de loi.Le seul recours du président sera alors de saisir la Cour constitutionnelle, mais on ne voit pas en quoi ce texte est contraire à la Constitution russe.Alors que l'administration Eltsine a toujours prôné l'ouverture de négociations avec l'Allemagne et d'autres pays européens, la majorité communiste à la Douma estime que ces oeuvres d'art sont un butin de guerre et une compensation pour les souffrances infligées par les nazis.d après AP INDE Pas de compromis h La coalition au pouvoir en Inde a fait monter hier la pression sur son ancien allié, le parti du Congrès, en le défiant de provoquer des élections anticipées.Le Front unifié du premier ministre H.D.Deve Gowda, menacé de tomber lors d'un vote de confiance à la chambre la semaine prochaine après que le Congrès lui eut retiré son soutien parlementaire, a indiqué qu'il refusait tout compromis.L'ancien premier ministre V.P.Singh, une importante personnalité du Front considérée comme un médiateur possible, a souligné que la coalition au pouvoir ne céderait pas la place au Congrès et refusait de remplacer M.Gowda à sa tête.Le Congrès avait provoqué la crise dimanche dernier en annonçant qu'il mettait fin au soutien qu'il apportait depuis dix mois au gouvernement de M.Gowda.d'après AFP ALLEMAGNE Jeunes antisémites ¦ Les auteurs de violences antisémites en Allemagne sont pour la plupart des jeunes gens de moins de 25 ans, selon une étude du centre Moïse Mendels-sohn publiée hier à Potsdam.Selon cette étude, fondée sur un total de 880 délits recensés par la police en Allemagne entre 1993 et 1995, 80 % d'entre eux sont âgés de moins de 25 ans et 95 % sont des hommes.La propagande antisémite, notamment la publication ou la diffusion de tracts ou journaux, est en revanche le fait de personnes plus âgées.Ni le suivi social, ni les poursuites judiciaires ne réussissent à dissuader le noyau dur de ces délinquants de diffuser de la propagande incitant à la haine, dont les thèses trouvent surtout un écho chez les jeunes d'extrême droite, par ailleurs responsables d'attaques ou d'incendies racistes, estime l'étude.d'après AFP Les rebelles zaïrois s'emparent de Mbuji Mayi, la capitale du diamant d'après AFP LUBUMBASHI Les rebelles zaïrois se sont emparés hier de la capitale du diamant, Mbuji Mayi ( centre ), à la veille de l'ouverture, aujourd'hui à Pretoria, de négociations avec les émissaires de Kinshasa.Selon une source sûre à Lubum-bashi ( sud ), la capitale du Kasaï oriental a été pillée dès avant l'aube par les soldats des Forces armées zaïroises ( FAZ ) qui ont ensuite pris la fuite, avant l'entrée des rebelles dans la cité.À la mi-journée, toutes les communications avec Mbuji Mayi avaient été coupées et l'aéroport fermé.Avec Lubumbashi, Mbuji Mayi constituait l'objectif affiché des rebelles depuis qu'ils se sont emparés de Kisangani, la troisième ville du pays, le 15 mars.Leur marche vers la capitale du riche Shaba et deuxième ville du pays, à la frontière avec la Zambie, s'avère cependant plus longue qu'ils ne semblaient l'escompter en début de semaine.Ils ont reconnu jeudi soir « progresser lentement » vers Lubumbashi.La prise de Mbuji Mayi va encore conforter la position dominante des rebelles aux négociations de Pretoria.Ces pourparlers, dont le principe a été arrêté la semaine dernière à Lomé lors du sommet de l'OUA ( Organisation de l'unité africaine ), s'ouvriront aujourd'hui dans la capitale sud-africaine en présence du conseiller personnel du président zaïrois Mobutu sese Seko, Honoré Ngbanda Nzambo, et du « ministre » des Affaires étrangères de l'Alliance rebelle, Bizima Karaha, qui président les deux délégations.Ces négociations se tiendront sous l'égide des Nations unies et de l'OUA, représentées par leur émissaire pour la région des Grands lacs, Mohamed Sahnoun.Un premier round de discussions, entourées de mystère, s'était tenu fin février au Cap, en Afrique du sud, à l'initiative de ce pays et des États-Unis et, cette fois-ci encore, le pré- sident Nelson Mandela doit jouer le rôle de « facilitateur ».Pour les rebelles, il n'est toujours pas question de négocier un cessez-le-feu, souhaité par la France, tandis que Washington plaide pour un partage du pouvoir avec le nouveau gouvernement, exclu lui aussi par l'Alliance démocratique pour la libération du Congo-Zaïre, qui a rejeté avec morgue les six ministères \u2014 dont la Défense et les Affaires étrangères \u2014 qui lui ont été offerts par le nouveau premier ministre, Etienne Tshisekedi.Les Nations unies, enfin, ont pressé les deux parties de ne pa* oublier les centaines de milliers ci?réfugiés et déplacés en perdition dans l'est du Zaïre, et ont demanda hier au mouvement rebelle de permettre imédiatement aux organisa^ tions humanitaires d'accéder aux réfugiés en danger dans cette région.En plus, le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, avait demandé à M.Kabila « d'arrêter la tuerie » des réfugiés.Le chef de^làr rébellion zaïroise a démenti hier soir à Goma les allégations de mas-\" sacres commis par ses troupes, dé-' nonces par M.Annan.La délégation de Kinshasa a laissé derrière elle une capitale en proie à une nouvelle crise politi-, que : le premier ministre, nommé mardi par le président Mobutu, a ouvert les hostilités en se réclamant, du seul Acte constitutionnel dé 1992, adopté par la Conférence na-.' tionale souveraine et jamais prp; mulgué.Le chef de l'État s'en tient à l'Acte constitutionnel de la transi-! tion, promulgué en 1994.\\ .Entre ces deux textes, la réparti-, tion des pouvoirs entre gouvernement et présidence ne diffère guère.Mais l'attitude de M.Tshisekedi.marque sa volonté de court-circui-ter le chef de l'État et le Haut conseil de la République/Parlement de.transition ( HCR/PT ), dont il souhaite la refonte pour écarter les députés de l'ancien parti unique; le.Mouvement populaire de la révolution ( MPR ) de M.Mobutu, majoritaires au sein de la mouvance pre-s idem ie lie.La force multinationale sera déployée en Albanie à partir de la mi-avril d'après AFP et AP ROME La force multinationale de protection « devrait être déployée en Albanie dans la semaine qui commence le 14 avril », a annoncé hier à Rome le Comité directeur de la force, à l'issue de sa première réunion.Le comité, composé des représentants des huit pays européens participants, ainsi que des Nations unies, de l'OSCE ( Organisation pour la coopération et la sécurité en Europe ) et de l'Union européenne, a également pris acte de la nomination du général italien Luciano For-lani comme commandant de la force.Celle-ci « devrait être déployée en parallèle avec l'arrivée sur place de l'assistance humanitaire internationale », a précisé le communiqué publié à l'issue de la réunion et qui a également indiqué que le comité avait examiné les procédures de communication et de coordination entre pays participants.Des représentants de l'Autriche, du Danemark, de l'Espagne, de la France, de la Grèce, de l'Italie, de la Roumanie et de la Turquie, qui contribueront à la force multinationale, ont participé à la rencontre.On s'attend généralement à ce que cette force compte 5000 hommes, dont 2000 Italiens.La date du 14 avril est légèrement ultérieure au terme d'abord fixé pour le début de l'opération, le 12 avril, mais le chef de la mission de l'OSCE en Albanie, l'Autrichien Franz Vranitzky, avait déjà estimé jeudi que cette date était « peut-être optimiste ».Si l'envoi « tarde de cinq jours, ce n'est pas une catastrophe », avait-il déclaré.En Italie même, la procédure a également pris du retard, le Conseil des ministres ayant décidé de reporter l'examen du décret sur l'envoi de soldats italiens en Albanie, à l'origine prévu pour hier, jusqu'après le débat au Parlement, mardi et mercredi prochain.Cette décision reflète avant tout des dissensions politiques internes.Mais il ne semble pas être question pour * 4 l'Italie de renoncer.« Il faut préparer tout ce qui est nécessaire pour la mission humanitaire ( en Albanie ), qui verra l'Italie au premier plan », a déclaré le ministre italien de l'Intérieur, Giorgio Napolitano.La force devrait également bénéficier de l'assistance des forces américaines en matière de renseignement, indiquait-on hier de.source militaire française.De son côté, le Programme ali-.mentaire mondial de l'ONU a \\nv-nonce hier sa première « opération d'urgence » avec l'envoi « dans les prochains jours » de 420 tonnes de*, vivres aux orphelinats, centres*; pour handicapés ou personnes âgées et hôpitaux de plusieurs villes, distribuées par le gouvernement albanais.Washington convoque Netanyahu d'après AFP et AP JÉRUSALEM Les États-Unis se retrouvent, pour la seconde fois en six mois, face à la tâche ardue de préserver de la débâcle un processus de paix au Proche-Orient sur lequel ils ont misé leur prestige et engagé leur puissance depuis la guerre du Golfe en 1991.Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui a peu à peu sapé depuis son élection, il y a dix mois, les fondements d'un processus auquel il n'a jamais cru, a été quasiment convoqué par le président Bill Clinton, qui doit le recevoir lundi à la Maison-Blanche.Hier, il a estimé que les propositions américaines pour relancer le processus de paix en étaient au stade de l'ébauche et reposaient sur sa propre proposition d'intensifier les négociations avec les Palestiniens et de les réduire à six mois, au lieu deS deux ans prévus initialement par les accords.PhOTO RÊO TER Des soldats israéliens surveillent un groupe de Palestiniens en prière, près de la colonie juive d9Éli.Les pays arabes, à bout de patience depuis dix mois, ont décidé cette semaine de geler la normalisation des relations.Les hommes d'affaires égyptiens ont été les premiers à agir dans ce sens hier, en décidant de geler leurs accords commerciaux avec Israël.Selon l'analyse de l'ancien maître espion israélien David Kimche, « la conséquence de cette méfiance est très grave : cela veut dire que tout ce processus de paix, tout simplement, ne tient plus.Il y a deux possibilités : ou bien le gouvernement change de cap.ou bien on va droit »i une crise totale avec le monde arabe ».Quotidiens depuis le 18 mars, date du lancement de la construction d'une onzième colonie juive à Jérusalem-Est, les heurts entre manifestants palestiniens et militaires israéliens se sont poursuivis hier.À Hcbron.cinq jeunes Palestiniens et trois garde-frontières israéliens ont ete légèrement blesses.Le président palestinien Yasser Arafat, qui a île plus en plus de mal à expliquer à sa population que le processus conduira bien à un Etat palestinien avec Jérusalem-Est pour capitale, n'a pas exclu d'accepter un sommet avec MM.Netanyahu et Clinton.Mais il a aç?; cueilli avec une extrême réserve* l'idée d'un nouveau « Camp Da-V vid »>, qui pourrait aussi bien être1 la meilleure recette pour accélérer la catastrophe.Israël poursuit la colonisation elles laits accomplis, notamment-dans la partie arabe annexée de Jérusalem, et refuse de négocier l'ampleur de ses retraits à venir de Cis: Jordanie occupée.M.Netanyahu a réaffirmé qu'il n'avait aucune ih-' tention d'arrêter les travaux de construction de la nouvelle colonie de Har Homa.M.Netanyahu rejette le principe de l'échange de la paixs contre les territoires occupés, fondement même du processus actuel aussi bien que des accords de Camp David, conclus avec l'Egypte' par son prédécesseur Menahem Ne-gin.\u2022 * Dans ces conditions, les analystes s'interrogent sur les motivations, réelles de M.Netanyahu lorsqu'il propose un nouveau « Camp David ».« La question centrale est : Que veut le premier ministre ?C'est un mystère total », écrivait hier le commentateur politique du quotidien Haaretz , Yoël Marcus. 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