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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Livres
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1997-04-13, Collections de BAnQ.

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[" B Montréal, dimanche 13 avril 1997 Livre s ARTS ET SPECTACLES / SCIENCES L'affaire Tremblay Vol au-dessus du journalisme culturel page B5 ~ \u2014.-*\u2022¦ - \u2014 ¦ \u2014- - \u2014.- - M / histoire hakter avec sonia sarfati collaboration spéciale « Je préfère vivre après quelques décennies de féminisme que quelques siècles avant ! » s'exclame spontanément l'historienne Maryse Rouy.« Le soir, quand il n'y avait pas d'électricité, le diable ne devait jamais être bien loin », ajoute immédiatement la romancière en Maryse Rouy.Deux phrases.Deux phrases seulement.L'une, pour mettre l'Histoire à sa place.L'autre, pour glisser une histoire dans l'Histoire.Historienne et romancière.Maryse Rouy sait taire cohabiter l'une avec l'autre.Respectant la grande afin de mieux servir la petite.Elle en fait la preuve dans son nouveau roman, Guilhèm ou les Enfances d'un chevalier, avec autant de doigté que dans Azalaïs ou la Vie courtoise, ce roman paru il y a presque deux ans chez Québec / Amérique où Maryse Rouy traçait le portrait lin et intelligent d'une femme et de son époque.Jamais, dans ce livre, on n'avait l'impression que la belle Azalaïs était une supenvoman moderne parachutée au XII« siècle : la romancière ne lui a accordé que la place et le pouvoir qu'occupaient réellement les femmes dans la société féodale.C'est-à-dire bien peu.À peine plus que rien.« Je n'ai pas voulu mettre en scène des personnages modernes dans un cadre médiéval », indique Maryse Rouy.Des milliers de lecteurs ( parmi lesquels, un bon nombre de critiques ) ont ;fî ainsi adopté cette dame tissée à même le fil de l'Histoire.Et ils savourent aujourd'hui l'idée de la retrouver dans Guilhèm ou les Enfances d'un chevalier.Un deuxième rendez-vous qui ne décevra pas.On y suit le fils d'Azalaïs, Guilhèm, dans son apprentissage de la vie.Vie de jeune noble du XIIe siècle, marquée par une enfance à étapes : de la naissance à sept ans environ, entouré des femmes du château; jusqu'à 12 ans, toujours au château mais en compagnie des hommes ( ses égaux ! ) ; puis, à la cour du suzerain jusqu'à ce qu'il soit armé chevalier.Voir MARYSE en B 2 Philippe Leduc UNE BOULEVERSANTE CHEVAUVHÉE ROMANESQUE Stanké En vente partout Les éditions internationales Alain Stanké 1212, rue Saint-Mathieu.Montréal H3H 2H7 (514) 935-7452 46 ï i » ¦4 * : : y &2 U S \u2014 3 U4 % \u2014 \u2014 3 LA PRESSE MONTRÉAL, DIMANCHE 13 AVRIL 1997 Livres TU Un vilain pamphlet contre un juge I YVES BOISVERT arc-Aimé Guérin, éditeur de livres pédagogiques, a perdu une cause et n'a pas apprécié.La Cour fédérale l'a condamné il y a un an et demi \u2022à verser 43 000 S à un éditeur fran-io-ontarien ( Prise de parole ) et S 7 909 $ à l'auteur Doric Germain.3 Guérin avait reproduit sans autorisation des passages du roman de gfcermain, la Vengeance de l'orignal.\u2022 \u2022 La note était salée, d'autant plus rtuie M.Guérin n'avaii vendu que >3500 exemplaires du manuel scolaire dans lequel se retrouvaient les extraits ( aux côtés de plusieurs autres ) et n'avait réalisé aucun profit.te .La cour a également condamné à ¦r- : V v rembourser à l'éditeur ontarien et à M.Germain leurs frais d'avocats.Une facture totale de plus de 150 000 S.M.Guérin a tenté d'interjeter appel, sans succès.L'homme a gardé de son expérience malheureuse une immense amertume.11 a décidé de s'en prendre à « son » juge dans un pamphlet au titre trompeur : /Vr-trait critique de Pierre Dcnault.juge à la Cour fédérale.Guérin lance même une collection : « Les juges sur la sellette » ! L'idée paraît intéressante.Dieu sait qu'il y a à dire sur notre système judiciaire et certains de ses représentants ! Mais c'est un rendez-vous manqué.M.Guérin n'a pas aimé se faire débouter en appel.Quand les juges jugent les juges, les résultats ne sont pas édifiants, dit-il.Cela n'est LES BEST SELLERS Éditions québécoises Fiction (romans)\t\t\t 1 Quittes et doubles\tLise Bissonnette\tBoréal\t(3) 2 Quarante-quatre minutes quarante-quatre secondes\tMichel Tremblay\tLeméac\t(7) 3 Maïna\tDominique Demers\tQuébec / Amérique\t(2) Essais\t\t\t 1 Le Syndrome de Pinocchio\tAndré Pratte\tBoréal\t(3) 2 Souvenirs de Monica\tGeorges-Hébert Germain Libre Expression\t\t(3) 3 Le Monde sur le flanc de la truite\tRobert Lalonde\tBoréal\t(4) Éditions étrangères\t\t\t Fiction (romans)\t\t\t 1 L'Idéaliste\tJohn Gnsham\tLaffont\t(6) 2 Le Liseur\tBernard Schlink\tGallimard\t(10) 3 Noeuds et dénouements\tE.Annie Proulx\tRivages\t(3) Essais\t\t\t 1 L'Intelligence émotionnelle\tDaniel Goleman\tLaffont\t(3) 2 Mémoires : Le Voleur dans la maison vide\tJ.F.Revel\tPion\t(6) 3 Le Scaphandre et le papillon\tJ.D.Bauby\tLaffont\t(1) Livres pratiques\t\t\t 1 La revanche du pâté chinois\tAndré Montmorency\tLemeac\t(4) 2 Je mange, donc je maigris\tMiche! Montignac\tJ'Ai Lu\t(9) 3 Petit Larousse illustré 97\tEn collaboration\tLarousse\t(1) Les listes nous sont fournies par les librairies suivantes: Archambautt, Bertrand.Champigny, Le Fureteur (St-Lambert) Gameau.Guérin, Hermès, René Martin (Joliette;.Monct.Le Parchemin.Les Bouquinistes (Chicoutimi).Payette (Sherbrooke).Guy Poirier (Trois-Rivières).Raffin.Renaud-Bray, Sons et Lettres, Librairie Smith (Promenades de la Cathédrale).de L1KZ Eh bien voilà, la planète se réchauffe et les saisons en télévision raccourcissent ; c'est déjà la dernière émission de Plaisir de lire cette saison.Mais nous nous retrouverons en septembre avec d'autres écrivains, d'autres amoureux des livres, d'autres livres à découvrir.Et ça, c'est une bonne nouvelle! Pour ce dernier Plaisir de lire, je reçois un vieux routier de la littérature québécoise : Naïm Kattan.Naïm Kattan est originaire de Bagdad, en Irak, son oeuvre, qui est née ici, nous a offert d'autres paysages, nous a parlé d'une autre identité ; je pense ici particulièrement à son roman autobiographique «Adieu Babylone».Dans son dernier roman, dont nous nous entretiendrons ce soir, «La célébration» Naïm Kattan nous parle de l'identité juive.Et son parti pris pour la tolérance s'offre ici l'amour comme Voie Royale de l'identité retrouvée.Car, c'est à travers l'amour de 2 femmes qu'il retrouvera ses racines religieuses.Le rite de passage sera un rite amoureux.Voilà un roman touchant d'une écriture tendre et généreuse.Naïm Kattan nous a fait aimer ses personnages et jamais la quête de son héros n'est ennuyeuse ou agaçante.Parce que Pierre-Nathan est absolument authentique et nous séduit par son intensité, son désarroi, par cette quête de sens dont l'énigme repose dans les bras des femmes.Et pour ce dernier rendez-vous de la saison, je reçois une lectrice bien spéciale.Il s'agit de la peintre Jeanne Rhéaume dont les oeuvres ont signé le décor de l'émission cette année.Madame Rhéaume qui est un peintre que j'aime beaucoup a passé la majeure partie de sa vie en Italie à peindre et à lire.Elle nous parlera ce soir de son auteur fétiche, l'Italien Antonio Tabucchi et de la correspondance de Tchékov.Enfin, un dernier mot pour remercier La Presse de m'avoir ouvert ses pages et pour nous souhaiter que dans les journaux et les médias électronique, la place du livre soit toujours plus grande.Danièle Bombardier Mors, à ce soir, 20 heures, à Télé-Québec.Télé-Québec rien h côte des éditeurs qui s'éditent eux-mêmes.Disons-le franchement, le livre de M.Guérin est minable.D'abord, le fond.H ne s'agit nul- lement d'un « portrait » mais uniquement d'une dénonciation tous azimuts du jugement qui lui a donné tort.C'est infiniment répétitif, mal écrit, bourré de citations mal à propos.La forme ?Quand on se mêle de donner des leçons de français, de littérature et de justice, mieux vaut le faire proprement.M.Guérin écrit le mot cour avec un « s >», « le huissier » ( au lieu de l'huissier ), « aller en appel » ( au lieu d'interjeter appel ), « nation » au lieu de « notion », « rebattu » au lieu de « rabattu », il met « e » là où il n'en faut pas ( p.16 ) et oublie d'en mettre ailleurs (p.16 aussi ! ).Il écrit « des livres scolaire » sans « s », puis « quant on sait ».Et ça continue comme ça tout le long.Et voilà un éditeur qui se fait moralisateur, qui se vante d'avoir distribué 50 millions en droits d'auteur \u2014comme si c'étaient des cadeaux ! \u2014 et qui, après avoir publié les extraits du livre de M.Germain, le renie comme un écrivain misérable.Noble ! La mésaventure judiciaire de M.Guérin fut en grande partie causée par son arrogance.Il a eu maintes occasions de régler l'affaire à l'amiable mais se croyait détenteur d'un droit de « fair use »> en venu duquel, sous prétexte de pédagogie, il pouvait sans autorisation reproduire le texte de M.Germain.Peut-être le jugement Denault le condamne-t-il exagérément, mais la frustration ne donne pas de talent.PORTRAIT CRITIQUE DE PIERRE DENAULT.JUGEA LA COUR FEDERALE.Marc-Aimé Guérin.Guérin éditeur.Montréal.1997.84 payes.Maryse Rouy MARYSE / Suite de la page B I_ Pas de décor en carton-pâte, dans cet autre roman.Et, encore une fois, des personnages qui sonnent vrai.Le tout apportant entre autre un éclairage sur les relations mère-fils d'alors \u2014 un peu à la manière dont Azalaïs se penchait sur les relations homme-femme.Maryse Rouy ne se répète donc pas.Et elle ne se répétera pas : son troisième roman historique se déroulera un siècle et demi plus tard que son diptyque, se penchera sur le milieu paysan et abordera l'histoire des cathares.La romancière est d'ailleurs déjà bien avancée dans cette écriture \u2014 « En fait, j'ai surtout envie de parler de ce livre-là ! » lance-t-elle avec passion.Elle écrit avec beaucoup de plaisir.Et ose le dire.Mais derrière ce bonheur d'écriture, du travail.Du travail de recherche.Et du travail à la « barre », deux écueils menaçant celui qui s'engage sur le cours du passé : sombrer dans la leçon d'histoire ou plonger ses personnages dans l'eau de rose.Maryse Rouy a jusqu'ici évité les deux.C'est ce qu'on appelle le talent ?La chance ?Elle ne sait.N'ose s'avancer, elle dont la jeune carrière de romancière a commencé à la manière d'un conte de fées.Donc, il était une fois, une jeune femme qui vivait dans la région de Toulouse, en France.Qui vint passer des vacances au Québec, en 1975.Qui y est restée.Ne l'a jamais regretté.L'idée d'écrire l'avait bien sûr effleurée \u2014 mais tellement légèrement ! \u2014 à l'adolescence.Le temps de coucher quelques poèmes \u2014 « Assez mauvais ! » \u2014 sur papier.C'est plutôt vers l'enseignement qu'elle s'est dirigée.Ainsi, depuis une vingtaine d'années, Maryse Rouy fréquente l'école primaire.Mais tout en enseignant aux enfants, elle cultive le désir d'apprendre.Un baccalauréat en études françaises s'ensuit.Parmi les cours obligatoires, un cours d'ancien français.Elle le suit.Aime.Se rappelle ses grand-parents qui parlaient l'occitan contemporain.Et elle s'inscrit au cours d'ancien occitan ( on est fille du sud de la France ou on ne l'est pas ! ).Finalement, elle termine une maîtrise en sciences médiévales sur la poésie des troubadours.« Le goût d'écrire m'est venu à travers mes travaux universitaires, note Maryse Rouy.Pour comprendre la poésie des troubadours et rédiger mon mémoire, j'ai été obligée de lire beaucoup sur le contexte politique, religieux et social de l'époque.Je trouvais qu'il y avait là matière à roman.Et puis, j'avais pris l'habitude d'écrire.» Il ne lui restait donc qu'à camper des personnages et à les faire évoluer dans le décor et les mots à présent familiers.Elle l'a fait.Utilisant les paysages et les odeurs de sa région natale.Plantant un château dans son village de Saint-Laurent-sur-Save ( rebaptisé La Moure \u2014 l'endroit où l'on s'arrête, en occitan\u2014 pour les fins du roman ).Brodant l'histoire d'une femme sur le tissu ( rugueux ) du Moyen Âge.Rugueux, oui.Car si l'amour était alors courtois, il était bien le seul à l'être ! « Entre la vie que décrivent les troubadours et la réalité, il y avait un monde », souligne Maryse Rouy, qui met d'à il leurs cette dichotomie en valeur dans sus textes.« Mais, sans en exagérer l'importance, il est vrai que la poésie des troubadours a contribué à adoucir les moeurs et à faire diminuer la violence.» Ainsi, à partir de ses connaissances, Maryse Rouy a modelé une intrigue.Puis, elle a confié le manuscrit à une copine qui travaillait chez Québec / Amérique.Une semaine plus tard, l'éditeur Jacques Fortin était convaincu : il voulait sortir le roman à temps pour les Médiévales de Québec.Résultat : quelques semaines après avoir mis le point final à son manuscrit, Maryse Rouy tenait Azalaïs ou la Vie courtoise dans ses mains.« Je croyais que c'était toujours comme ça », pouffe-t-elle, la voix encore porteuse de l'accent ( et du soleil ) toulousain.Un conte de fées, vraiment.Dont la suite se déroulera bientôt au fil des pages d'un roman jeunesse ( pas médiéval ) \u2014 le manuscrit est actuellement devant le comité de lecture de Québec / Amérique \u2014 et, plus tard, du roman historique sur lequel elle travaille présentement.Et qui occupe beaucoup ses pensées.Surtout quand elle marche, fait du vélo.ou conduit.Conduit ?« Oui, avoue Maryse Rouy.Je connais par coeur le chemin de l'école, j'espère que la voiture aussi.» Après tout, pourquoi pas ?Si les fées se penchent sur les berceaux, elles peuvent bien le faire aussi sur les autos I GUILHÈM OU LES ENFANCES D'UN CHEVALIER.Maryse Rouy.Québec I A-mérique, Montréal.1997.335 payes.s* PERSONNALITÉ RLLATi LIDE 'MAINES DE QUALITÉ Une Jeunesse branchée! Infor mal I», comme le désigne le Centre canadien d'architecture.Le CCA présente jusqu'à la fin du mois prochain quelque 300 pièces de cette production qui a mis Vancouver, pour un temps, au centre d'une culture architecturale progressiste, voire audacieuse.Ce sont souvent les idées les plus simples qui font leur marque.Pour loger les vétérans de retour du front, on aurait pu les enfourner dans les mêmes boîtes de carton qui ont déparé bien d'autres villes canadiennes.Le groupe sur lequel s'est penché le CCA a préféré innover.On n'a pas d'argent ?D'accord, les maisons seront petites.Avec d'immenses fenêtres mais essentiellement sur une face, en général a l'arrière, pour favoriser l'intimité et admirer de magnifiques paysages, encore vierges à l'époque.La plupart du temps il n'était même pas nécessaire d'installer des rideaux dans les pièces communes.On travaillera évidemment avec lis produits locaux, avec des plans simples, faciles à monter.L'exposition du Centre canadien d'architecture couvre la période 1938-1963.Mais les années 50 sont les plus intéressantes, les plus dynamiques.On y a construit des maisons aux lignes dépouillés, sans artifices, pures.Ces habitations sont le plus souvent à aires ouvertes, un concept qui était encore nouveau ici.Car s'il est vrai que le modernisme avait déjà séduit l'Europe, le Canada de l'époque restait assez fermé aux nouvelles tendances.Il s'est repris deptiis, mais avec du retard : certains chalets des Laurent ides ou des Cantons de l'est semblent avoir littéralement copiés des originaux vancouverois.Très vite, aussi, les plus fortunés de la-bas se dirent que si les pauvres pouvaient s'installer dans des maisons aussi originales, pourquoi pas eux.Ils s'arrimèrent donc au mouvement, mais leurs résidences coû taient, elles, beaucoup plus cher à construire.« Même là-bas le mouvement fut critiqué à l'époque, surtout au début.Mais très vite les architectes prirent conscience de faire du nouveau, d'oeuvrer dans un mouvement unique », explique Robert Desaulniers, l'archiviste en chef du CCA.Sous la direction de Rhodri Liscombe-Windsor, M.Desaulniers a travaillé trois ans sur ce projet, fouillé les archives, interrogé les veuves, recueilli une foule de dessins, de photographies, de meubles, d'oeuvres d'art qui, pour la plupart, n'ont jamais été exposés.L'exposition prendra d'ailleurs la route de Vancouver l'automne prochain, puis celle de Calgary.Elle fait également une large place aux infrastructures, aux tours d'habitation et aux édifices publics construits dans le même esprit.Aux yeux du profane, la différence est toutefois moins évidente que pour le volet domiciliaire.Encore qu'on a tout intérêt à ne pas com- parer l'élégant building de la BC Electric ( 1955-57) avec le mastoc édifice d'Hydro Québec, érigé boulevard René-Lévesque sensiblement à la même époque.Déprimant.Cette exposition est un pur produit CCA : c'est professionnel, fascinant et froid.Le ministère du Patrimoine canadien de SI ici la Copps a participé au financement.Pourtant, le catalogue qui accompagne l'exposition est rédigé en anglais seulement.Trop cher de produire une version française, compte tenu des ventes escomptées, dit-on.À ce compte-là, autant fermer le Québec.L'ESPRIT NOUVEA U : l'architecture moderne à Vancouver, 1938' 196 i.Jusqu au 25 mai au Centre canadien d'architecture, IV20.ruebaile.Montréal.Tel : 939*7000.Ouvert du mercredi au dimanche.5 $ pour U*s adultes, i $ pour les étudiants et les per* sonnes âgées. LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE I 3 AVRIL 1907 FLASH Les uns et les autres Une vie Président de l'Académie Goncourt, critique littéraire, éditeur et surtout romancier, François Nourissier est le pape de la planète Livre.À l'occasion de la sortie du Bar dé l'escadrille, il a reçu Éric Neuholt, du Figaro Madame, dans sa maison du XVIe siècle.Au menu : vérités tranchantes et confidences littéraires.\u2014 Le papier, ça a été toute votre vie ?\u2014 Les quatre cinquièmes de ma vie.J'aurais mieux fait d'avoir un autre second métier.J'aurais peut-être été un médecin convenable.Il faut avoir un second métier pour ne pas dépendre du succès des livres.C'est ce que je dirais à un garçon ou à une fille de vingt ans qui veut écrire.\u2014' Vous qui êtes un peu le spécialiste de l'autobiographie, comment décidez-vous d'écrire un roman ?\u2014 À force de répéter que je ne suis pas romancier, les gens croient que je suis incapable d'inventer.Quand je veux me donner du mal, je fais un roman.Quand je m'abandonne à ma pente, j'écris une autobiographie.Ça m'est complètement naturel.Le « je » ne me demande pas d'effort.D'où, dans le roman, les voix alternées.J'aime faire ça, employer le ton voyou.C'est un besoin presque viscéral, le côté chaloupé, glisse, moqueur, le ton java.Ça vient de très loin, de ma passion pour Montherlant qui m'a donné envie de faire ça.\u2014 Qu'est-ce que vous n'aimez pas dans vos livres ?\u2014 La distance qui les sépare du livre que j'avais rêvé François Nourissier ZOOM Carole Bouquet J J Je ne viens pas de rien, mais presque.Mon \\ \\ père était ingénieur.Ma mère ne travaillait ^ \\ pas.Quand j'ai eu quatre ans, elle est partie vivre en province et nous, avec mon père et ma soeur, nous sommes restés à Paris.Je me suis atrocement ennuyée quand j'étais enfant.J'ai toujours eu un sentiment de solitude terrible.C'est pour ça que j'ai tellement rêvé ma vie.Je n'avais peut-être pas encore l'idée d'être actrice, mais je voulais me tirer de là où je vivais.Il fallait que je parte sinon j'allais en mourir.Là où j'ai été la plus heureuse, c'est entre 11 et 13 ans, quand j'étais pensionnaire chez les Dominicaines.Les bonnes soeurs m'ont beaucoup apporté, soutenue.Au-delà des convictions religieuses, elles nous donnaient envie de faire quelque chose de notre vie.Elles voulaient qu'on travaille, qu'on existe.Mou côté Antigone leur plaisait bien.Ça m'a énormément donné envie d'avancer, d'être indépendante.Je poussais vraiment toute seule.( Silence ).Je ne sais pas ce que c'est que la complicité entre une mère et sa fille.Studio panier d'écrire.S'apercevoir de ce trou qu'on ne comblera pas.Parfois, pendant une demi-page, on a l'impression d'avoir fait ce qu'on voulait faire.Ça ne dure pas.En fait, ce que je n'aime pas dans mes livres, c'est les écrire, cette obligation du premier jet, d'aller de la première à la dernière ligne.\u2014 A quoi reconnaît-on un bon livre ?\u2014 À une façon d'écrire, un ton, une petite musique.Je suis sûr que j'ai raison.S'il n'y a pas ça, il n'y a pas d'écrivain.\u2014 Vous êtes un auteur facile avec votre éditeur ?\u2014 De plus en plus facile.Je suis d'un maniement pacifique.Un peu parce que je m'en fous.Je me bats plus pour les livres des autres que pour les miens.Je ne discute jamais un contrat.Je n'ai à peu près jamais pris un sou d'avance.Enfin, si, au début, quand j'avais trente ans et des problèmes d'argent.Je ne demande pas mes chiffres de vente.Je suis une poire.\u2014 Vous n'avez jamais eu de moments de découragement ?\u2014 Entre 1958 et 1963, je suis resté cinq ans absent.Pas de travail, pas de publication.J'allais au bureau, je n'y croyais plus beaucoup.Et puis j'ai écrit Un petit bourgeois dans un état de rage contre moi-même, en me disant : « Si je n'arrive pas à écrire un livre convenable, il vaut mieux arrêter.» L'Empire des nuages m'a demande sept ans.Ça fonctionne par à-coups.POP-CORN ¦ Chaque fois que je me suis promis de ne jamais faire quelque chose, j'ai toujours fini par le faire.Quand j'étais jeune, je m'étais juré de ne jamais faire l'amour avant d'être mariée.Ça n'a pas duré longtemps-Diane Keaton ¦ Si une femme se sent bien dans sa peau, si elle a l'esprit curieux et ouvert, si elle aime apprendre, tout le monde la trouvera intéressante.Jane Fonda ¦ Chez moi, je chante sans aucune retenue sous ma douche.Il y a quelques années, je m'imaginais que si je pouvais jamais donner un concert à Carnegie Hall avec une douche, je remporterais un énorme succès.Woody Allen ¦ Je ne tourne pas de films dans lesquels d'énormes créatures poussant des hurlements effarants passent leur temps à déchiqueter les gens.Et vous ne me verrez jamais dans un film où des soucoupes volantes atterrissent un peu partout.Mel Gibson LES MOTS À la Saint-Glinglin » B À une date hypothétique, jamais ( 1897).Synonymes : Aux calendes grecques.Quand les poules auront des dents, La semaine des quatre jeudis.Ce nom fantaisiste est une corruption de seign ( signal ) mot issu du latin si-gnum qui en ancien français a désigné une sonnerie de cloche, puis la cloche elle-même.Dans la conscience populaire Saint-Glinglin est compris comme un personnage au nom fantaisiste, ainsi qu'en témoignent des variantes comme la Saint-Ripolin, la Saint-Saucisson.Être gouine comme une louve de Sibérie ¦ Être lesbienne de manière manifeste « J'ai vingt-trois ans, j'en avais cinq lorsque j'ai été violée par deux de mes oncles dont l'un était gendarme et l'autre facteur.Ce sont des choses qui ne s'oublient pas.Lorsque je me suis retrouvée libre, à ma majorité, j'étais gouine comme une louve de Sibérie, mais avec dans le ventre une de ces faims de mâle.» A.Bastiani Les Nouveaux mauvais lieux de Paris \u2014 1971 Bon appétit! Antonio Banderas Après avoir chanté avec Madonna, Antonio Banderas manie l'épée dans Le Masque de Zorro aux côtés d'Anthony Hop-kins.Et un autre rôle sur mesure l'attend déjà, celui d'un flamboyant courtisan arabe, embarqué pour son malheur avec un groupe de Vi-kings dont la barbarie est punie par un effroyable phéno-mène : leur chair est mangée de l'intérieur.Clups ! Ce petit festin, qui s'intitule llaters of the Dead a germé en 1976 dans le cerveau de Michael Crichton.Trop jeune.¦ L'amie de Jerry Seinfeld, Shoshanna Lonstein, qui est âgée de 21 ans, affirme qu'elle est encore trop jeune pour se marier, même si Jerry se tue à lui expliquer qu'il veut fonder une famille avec elle pendant qu'il est encore jeune.Shoshanna confie tristement à ses amis qu'elle se trouve acculée à un déchirant dilemme : ou bien renoncer à son rêve d'épouser Jerry, ou bien accepter d'avoir des enfants avec lui avant qu'elle ne s'y sente prèle.Voyou ! ¦ Johnny Depp en a assez se faire constamment comparer à la nouvelle coqueluche de Hollywood, Skeet Ulrich, qui lui ressemble paraît-il comme deux gouttes d'eau.Cette comparaison ne semble aucunement affecter Ulrich, mais il en va tout autrement de Depp.Récemment, Ulrich s'est rendu au Viper Room, le club de nuit de Depp, et les deux acteurs ont eu une brève conversation, lors de laquelle plusieurs témoins affirment avoir entendu Depp qualifier Ulrich de voyou.Fin de la conversation.Intermède ¦ Whoopi Goldberg n'a pas hésité à interrompre son rôle lors de la première représentation du nouveau spectacle de Broadway, A Funny Thing Happened on the Way to the Forum, pour invectiver des retardataires.Vos billets disaient 8 heures.J'espère que vous avez une bonne excuse î a-t-elle déclaré sèchement.Après un instant de stupeur, la salle a applaudi et Whoopi est retournée à son rôle comme si rien ne s'était produit.Sur un air de Tootsie ¦ Dustin Hoffman n'a pas hésité à renoncer à sa luxueuse suite de 2000 dollars la nuit à l'hôtel Fair-mont de San José, en Californie, lorsqu'il a appris qu'on en avait évacué deux nouveaux mariés pour la lui offrir.L'acteur insista par ailleurs pour jouer la chanson d'amour de son film Tootsie sur le Johnny Depp Jeremy Irons piano de l'appartement en l'honneur du couple et pour se faire prendre en photo avec les nouveaux mariés.Fisher et sushis ¦ Carrie Fisher a réussi à avaler pour 50 dollars de sushis en faisant ses emplettes dans un magasin de Miami.Lorsque la princesse de Star Wars arriva au comptoir, la caissière abasourdie se vit forcée de lui facturer une dizaine de boîtes de sushis.vides.Des parasites partout ! ¦ Si Demi Moore offre un pyjama en soie aux amis en visite chez elle, c'est « pour éviter qu'ils ne dorment nus dans mes draps », dit-elle.À New York, Keanu Reeves délaisse sa salle de sport habituelle pour une autre où le personnel essuie les appareils
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