La presse, 4 mai 1997, B. Livres
[" B Montréal, dimanche 4 mai 1997 Livre s » La Presse Anne Hébert Poèmes pour la main gauche page B3 ARTS ET SPECTACLES / SCIENCES ACHMY H ALLE Y collaboration spéciale \\ y a autant de mystère et de tricherie derrière un titre de roman ou de livre de poésie qu'à l'intérieur d'un chapeau de prestidigitateur.Le choix d'un titre qui marque, choque ou séduit est un art difficile qui peut conditionner la carrière d'un livre, devenir un slogan, une expression populaire qu'on utilise parfois sans même avoir lu l'ouvrage en question ! Premier contact entre le livre et le lecteur éventuel, les quelques mots imprimés en couverture sont en fait de perfides agents publicitaires muets qui semblent dire : Approche-loi, cjier lecteur, ouvre-moi, achète-moi, tu ne peux pas le regretter Slogan publicitaire pour certains, « essence du contenu du livre » selon Péditeur-écrivain André Vanasse, invitation à la lecture et au rêve pour d'autres, le titre a une importance capitale dans l'alchimie secrète qui fait la magie et le succès d'un livre.C'est d'une certaine manière la carte de visite d'un auteur inconnu.Ce qui explique que le choix du titre est l'objet d'attentions particulières de la part des auteurs et des éditeurs.« Le choix des titres est pour moi une véritable souffrance », avoue André Vanasse qui préside aux destinées des éditions XYZ.Graphisme et Illustration Steve Adams Grand Prix de l'Académie française 1996 (Rayonnement de la Langue et de la Littérature) Le dévotement et autres nouvelles (par endroits, inconvenantes) Tout génial! ^h, Les éditions internationales Alain Stanke 1212.rue Saint-Mathieu.Montréal H3H 2H7 (514) 935-745 B 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 4 MAI 1997 Livres Publicité, invite ou imposture?TITRES / Suite de la page B 1___ « Bien souvent l'auteur en suggère un et dans 60 % des cas, nous le conservons, sinon je fais des propositions que nous testons auprès des membres du comité de lecture pour voir si elles fonctionnent.Mais au final, c'est l'auteur qui approuve.Il est propriétaire de son oeuvre comme de son titre.» Il est d'ailleurs arrivé à André Vanasse d'accepter un titre avec lequel il n'était pas d'accord face à l'intransigeance d'un auteur.Betsi Larousse ou l'ineffable éccéité de la loutre, titre pour le moins hermétique et à rallonge de l'avant-dernier roman de Louis Hamelin, avait de quoi laisser de marbre plus d'un lecteur hésitant.« Nous en avons beaucoup discuté avec Louis, se souvient André Vanasse.Je lui ai dit : choisir un titre comme ça, ce n'est pas la meilleure façon d'agrandir ton bassin de lecteurs comme tu le désires.Un titre aussi hermétique, ça semble conseiller : ne me lisez pas ! » Malgré ces arguments, Louis Hamelin a tenu à conserver son sous-titre alambiqué \u2014que les lecteurs ont d'ailleurs bien vite oublié.La littérature québécoise a connu des titres plus heureux, qui contredisent les lois du marketing éditorial, lequel semble abhorer les titres trop longs, supposément difficiles à retenir par le lecteur.Pas de règle « C'est faux.Il n'y a pas de règle.Un titre court et banal n'est pas forcément meilleur qu'un titre long plein de mystère et de poésie », soutient la libraire Françoise Ca-reil.Le succès phénoménal du premier roman-choc de Dany Laferriè-re lui donne raison.Au palmarès des titres qui ont marqué la mémoire des lecteurs québécois le fameux Comment faire Vamour avec un nègre sans se fatiguer arrive en tête.Il nous semble aujourd'hui tellement entré dans le vocabulaire familier qu'on n'imagine pas que ce livre, un brin provocateur, aurait pu porter un autre titre.Pourtant Jacques Lanctôt, alors éditeur chez VLB, se souvient qu'il a été surpris quand il a reçu le manuscrit de Laferrière : « J'ai hésité avant d'accepter ce titre, j'avais un peu peur qu'on nous accuse de racisme.D'ailleurs, à la sortie du livre, la communauté haïtienne a mal réagi à ce titre.» Avant d'opter pour ce titre en forme de kama-sutra de la négritu- de, Dany Laferrière avait pensé intituler son roman.Paradis du dragueur nègre, titre du livre écrit par le narrateur de son roman.« J'ai toujours choisi moi-même les titres de mes livres.Souvent ils se sont imposés dès le début.J'ai choisi Comment faire l'amour.pour son côté ludique, pas prétentieux et populaire.C'est un clin d'oeil malicieux à ces livres pratiques du style Comment décorer son grenier.Je voulais que ce soit le contraire d'un titre littéraire, trop figé, à la française », explique-t-il au téléphone de sa résidence floridienne.Succès au Québec mais aussi à l'étranger, le livre a donné lieu à des traductions surprenantes: Ainsi en néerlandais, le titre est devenu : Comment faire l'amour avec un nègre sans devenir noir, « Je trouve ça presque meilleur que l'original », reconnaît l'auteur haïtien le plus célèbre du Québec dont le plus récent roman qui vient de paraître chez Lanctôt s'intitule La Chair du maître.Son traducteur, le romancier David Homel, connaît lui aussi le titre de ses romans avant de commencer à écrire : « En travaillant je me le répète comme un m vitra pour me donner du courage », me raconte-t-il attablé dans un bistrot de la rue Saint Denis.Auteur américain dont les oeuvres sont d'abord publiées en anglais, il préfère le titre de la traduction française de son roman le plus récent.Un singe à Moscou publié chez Leméac / Actes Sud.« Pour l'édition originale, j'avais proposé The Monkey ofLeninsky Prospect, ( le singe de la perspective Lénine ) mais mon éditeur américain n'a pas voulu ; il m'a dit que les gens n'arriveraient pas à le prononcer.On a beaucoup discuté, finalement j'ai capitulé et j'ai accepté comme titre le prénom des deux personnages principaux de mon roman, Sonia and Jack.Mais je préfère le titre français.Au moment de la traduction j'ai insisté auprès d'Actes Sud pour garder mon singe et j'ai gagné.» Selon l'auteur de cet autre roman au titre étonnant, // pleut des rats, « un titre est comme un slogan publicitaire qui doit surprendre, îl ne faut pas que ce soit abstrait, j'aime les titres qui swin-guent.» Pas facile « Le choix n'est jamais facile.Soit cela vient tout de suite, soit c'est long et difficile.Alors on s'y met tous, l'auteur, l'équipe éditoriale et commerciale », affirme Jean Bernier, directeur littéraire des éditions du Boréal.« Chez nous, nous ne privilégions pas une approche mercantile mais plutôt une approche esthétique pour trouver quelque chose qui sonne bien et corresponde vraiment à l'univers de l'auteur.» Ce qui n'est pas toujours facile.Si les éditeurs préfèrent oublier leurs « mauvais » titres, ils sont particulièrement fiers de ceux qui sonnent juste et dont les lecteurs se souviennent des années après : « Quand Monique Proulx nous a proposé Homme invisible à la fenêtre, on a beaucoup hésité pour ce titre.Heureusement elle a insisté et nous a convaincus, car c'est tout à fait le titre qui convient à son beau roman.» Des années après, Jacques Lanctôt se souvient que bien des lecteurs ont été déçus par le livre de mémoires de l'ancien ministre pé-quiste Claude Charron publié chez VLB : « On a décidé d'appeler ça Désobéir, titre ambigu.Les gens ont cru que ce titre faisait référence à son affaire de vol chez Eaton, certains ont acheté le livre pour cela sur la foi du titre qui était un brin mensonger.» De quoi donner raison à Balzac qui prétend que « les titres des livres sont souvent d'effrontés imposteurs ».OiiVcr-rp nnun VirvQ ti^re ^ Quatre libraires répondent Propos recueillis par ACHMY HÀLLEY, collaboration spéciale J.-F.CHÉTELAT Librairie Gallimard ¦ « À mon avis, la première qualité d'un titre c'est d'être intrigant.Il doit forcer le client à ouvrir le livre pour en savoir plus comme, par exemple.Descartes et le cannabis de Frédéric Pages.Un autre titre fort qui a généré des ventes par lui-même c'est Pourquoi j'ai mangé mon père de Roy Lewis, mais ces cas sont plutôt rares.Une autre qualité d'un bon titre, après l'effet de surprise, ce sont les mondes qu'il peut nous révéler.Personnellement j'aime quand derrière un titre, je sens tout un monde qui grouille, plein de potentialités, j'apprécie un titre qui ouvre des horizons.Il est plus facile de définir un mauvais titre, c'est-à-dire un titre abstrait, plein de clichés, quelque chose de trop prévisible qui pourrait convenir à plusieurs livres.Un exemple ?et la force d'aimer, le roman le plus récent de Yann Queffélec qui est par excellence un titre cliché digne des romans à l'eau de rose.» RENÉ VAILLANCOURT Librairie Champigny H « Selon moi un bon titre doit contenir quelque chose de mysté- rieux, une interrogation ou promettre quelque chose d'extraordinaire, d'inconnu.Je pense au titre d'un roman policier publié aux éditions du Rocher : Le Saut périlleux du grain de sable de Gilbert Mérague.Tout de suite j'ai voulu savoir ce que ça pouvait être.Un autre titre qui a beaucoup intrigué nos clients récemment c'est Lila dit ça du mystérieux Chimo.En voyant le titre les gens ont envie de savoir qu'est-ce qu'elle dit cette Lila.Les titres qui fonctionnent bien sont ceux qui ont ^un côté ludique, qui jouent sur les mots ou les images.Mais il n'y a pas de règle établie.Il est faux de dire que les gens ne se souviennent pas d'un titre long.Si le livre les intéresse, ils s'en rappellent.Mais il arrive souvent que les clients déforment les titres de manière plus ou moins amusante.Nous notons d'ailleurs tous ces accidents de titre dans une sorte de bêtisier.Il est arrivé plusieurs fois qu'on nous demande Boule de Juif de Maupassant ou encore Viol de nuit de Saint-Exupéry I Preuve que même les classiques prêtent à confusion.» PIERRE ROY Librairie Garneau, complexe Desjardins ¦ « Je trouve ça très difficile de répondre à votre question.Un bon titre, on pourrait dire que c'est quel- que chose qui attire l'attention des clients quand ils le voient pour la première fois dans une librairie.Ça peut être quelque chose qui va nous faire nous poser une question sur ce qu'il y a à l'intérieur du livre.Par exemple, nous avons en ce moment sur nos rayons un livre japonais : Arrachez les bourgeons, tirez sur les enfants ! C'est, un titre qui surprend, qui peut choquer.Les gens qui tombent dessus vont sûrement le prendre pour savoir de quoi il s'agit.Mais il n'est pas toujours vrai de dire qu'un bon titre peut faire vendre un livre.Ça peut aider un auteur méconnu qui aura un titre accrocheur.Mais des auteurs populaires comme Mary Hig-gins Clark n'ont pas forcément de bons titres.Merry Christmas, Joyeux Noël, son titre le plus récent, est très ordinaire mais c'est un de nos best-sellers de l'hiver.» FRANÇOISE CAREIL Librairie du Square ¦ « Il n'y a pas de règle pour définir un bon titre.Je peux seulement vous dire quels titres j'aime et ceux qui me semblent plus maladroits.Un beau titre pour moi doit avoir un aspect poétique, une musique dont on se souvient comme L'Insoutenable Légèreté de l'être de Kundera.Ce que je n'aime pas, ce sont ces titres génériques qu'on voit pourtant Jean-François Chételat, chez Gallimard PHOTO BERNARD BRAULT.La Presse partout : Ma vie.Mémoires, Carnet de voyages.On constate souvent que les clients ne se souviennent pas des titres, qu'ils les déforment, mais cela n'a aucun rapport avec la qualité supposée du titre.Par exemple, il y a un livre de psychologie populaire qui se vend très bien malgré son titre qui n'est pas très bon : Le Chemin le moins fréquente de Scott Beck.On me demande souvent si j'ai La Route qu'on prend jamais.Quelquefois d'ailleurs les erreurs sur les titres sont révélatrices.Une fois, un monsieur recherchait un autre titre de psychologie populaire qui marche bien : Ces femmes qui aiment trop.En fait il m'a demandé : Ces femmes qui ne savent pas aimer ! » CLAIRS ET INFAILLIBLES LES 12.96$ LOGIQUES LI GUIDE 12.95$ LA PONCTUATION LES VEIIES LOGIQUES CD-NM0QVS 24.99$ Les Editions LOGIQUES .Dn vend.|Mt tout \u2022 Distribution okcIumvc l.OGIDl$QUE\"inc 2000 Membre de TTaniconlinent.il Avez-vous lu Intermittences du coeur?ACHMY HALLEY collaboration spéciale d'autres qui n'ont, fort heureusement, ja-¦ mais dépassé le stade du manuscrit, de ti- H j très traduits qui disent le contraire du ti-M i m tre original ( Too Laie de Stephen Dixon est devenu Jamais trop lard en français ! ), voire qui n'ont aucun rapport tel Cathedral de Raymond Carver transformé dans son édition française en Les Vitamines du bonheur.Les titres ont des raisons que le bon sens ignore.Vous avez sans doute lu sans le savoir Intermittences histoire de la littérature est pleine d'anec- doctes concernant des titres bizarres.Librairie (narnrati Venez rencontrer DOMINIQUE DEMERS POUR SON ROMAN MAÏNA LE VENDREDI 9 MAI DE 89h À 2! h Éditions Québec/Amérique Prix en vloueur Jusqu'au 6 juin 1997 Place Versailles 7275, rue Sherbrooke Est Tél.: (514) 351 0350 Téléc.: (514) 35.1-0351 du coeur.Non, ce n'est pas un vulgaire roman à l'eau de rose mais le titre auquel avait d'abord pensé Marcel Proust pour sa sublime Recherche du temps perdu.Il avait d'ailleurs songé à baptiser Les Colombes poignardées, en référence à une espèce d'oiseau à la gorge rouge, À l'ombre des jeunes filles en fleur, nous apprend Pietro Cita-ti dans la biographie qu'il vient de consacrer au plus célèbre amateur de madeleines ( La Colombe poignardée.Proust et la recherche, Gallimard ).Titre variable Contrairement à ce que l'on croit un titre n'est pas définitif.Ainsi Frédéric Dard, alias San Antonio, dont les titres sont sans doute lés plus étonnants des lettres françaises, a publié dans les années soixante un roman au titre malvenu.Les Nouveaux Mystères de Paris ( en référence au chef-d'oeuvre d'Eugène Sue ) qui fut un bide en librairie.Trente ans plus tard, il a réédité le même livre sous un titre plus dans sa veine ( Mausolée pour une garce, 1995 ) s'assurant le succès populaire habituel.On se souvient également que le célèbre Vol au-dessus d'un nid de coucou, de Ken Kesey, est d'abord paru en France, chez Stock, sous le titre calamiteux de Machine à brouillard qui n'a guère attiré de lecteurs.Il 2 fallu attendre le succès du film de Milos Forman pour que le roman soit republié sous le même titre que le film et devienne un best-seller.En traduction Les aléas de la traduction laissent parfois le lecteur songeur.On compte actuellement en France pas moins de cinq versions différentes du titre du fameux roman d'Emily Brontë, Wuthering Heights.Outre la version « officielle » intitulée Les Hauts de Hurlevent, on a le choix entre Hurlevent ( Folio et Pocket ), Hurlevent des monts ( GF Flammarion ), Les Hauteurs tourmentées ( Slatkine ) et Hurlemont ( Garnier ).D'ailleurs l'héritier du traducteur des Hauts de Hurlevent s'en est mêlé.La justice française a condamné les éditions Pocket, seul éditeur poursuivi, à suspendre l'exploitation du titre prétextant une contrefaçon.Car en France comme au Canada, un titre comme l'oeuvre qu'il caractérise est protégé par la loi.« II faut que celui-ci soit original et distinctif selon l'article 2 de la Loi sur le droit d'auteur >», souligne le juriste-François Coderre, du Secrétariat de la propriété intellectuelle.Chers auteurs, ne vous avisez donc pas d'intituler votre prochain livre L'Homme rapaillé ou Les Fleurs du mal c'est déjà pris. LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 4 MAI 1997 B 3 Livres Anne Hébert n™ic il 111UI1UC GILLES TOUPIN Chez Anne Hébert, Il y a un univers poétique qui vient tout droit de l'enfance ; il y a des palais, des gardes, des anges et même des chevaux du roi.Mais en même temps, comme si cet imagina4re ne pouvait s'épanouir sans sa contrepartie, il y a aussi cet autre registre qui vient en extraire toute la puissance symbolique, celui de la vieillesse, de la douteur, du mal, de la mort.Les vingt-cinq « Poèmes pour la main gauche » que vient de publier cette grande dame de la littérature québécoise \u2014autant de bijoux ciselés dans le mystère de la vie \u2014 viennent renforcer et polir ce que nous avaient donné « Le Tombeau des rois » ( 1953 ), « Mystère de la parole» ( 1960 ) et « Le jour n'a d'égal que la nuit h ( 1992 ).Entre les textes d'il y a quarante ans et ceux d'aujourd'hui, le temps a permis le passage vers une plus grande sobriété, vers un art dépouillé, réduit à l'essentiel.Les angoisses et les éblouisse-menis face au monde sont les mêmes mais ils ont été apprivoisés, moulés à la sagesse que leur a con- férée une langue de plus en plus puissante.Ah ! ce que les mots ont de ré-sonnance et de force latente chez Anne Hébert.Voyez ce magnifique poème intitulé « Marée basse » : « Au grand étalage du bord de mer / Parmi l'algue et le goémon / Les mots sont arrivés en nombre pressé ».Ces mots « sont rejetés par la vague » sur « le sable gris », ils sont des «< fruits de mer captifs », donc précieux, « dégoulinant de naissance amère », rappelant l'enfantement douloureux de la parole.Mais quelle puissance infinie n'ont-ils pas ces mots ?Ils ont une « âme secrète et dure » qui « projette des lueurs vagues ».L'âme des mots, nous dit le poète, nous» est remise « sans mode d'emploi ».À lui d'en extraire le suc, d'en maîtriser l'alchimie, de résister à la facilité de l'apprenti sorcier pour parcourir toutes les étapes intiatiques qui mènent à la parole véritable.Ce poème est le miroir des autres poèm :z de ce recueil, l'art poétique d'un écrivain qui a atteint le degré ultime de la connaissance de son art.Autre splendeur récurrente de ce recueil, celui des dédoublements qui prennent diverses formes.Ces poèmes de la main gauche s'opposent à ceux de la main droite ; ils en sont l'opposé ou le double inversé comme un reflet dans un miroir.Ces dédoublements sont étonnants, permanents.« Je pleure si loin de moi », écrit Anne Hébert comme autrefois les pas de son cousin Saint-Denys Garneau marchaient en joie à côté de lui.« Mon ombre s'impatiente derrière moi », écrit-elle encore, « désirant prendre ma place depuis longtemps ».Plus loin dans un texte intitulé « Mon ombre et moi », elle affirme que ses mains ne sont plus avec cette ombre.Comment ne pas faire le rapprochement avec le poè- Anne Hébert.L'illustration de son livre, en page cahier, est de Richard Lacroix.me qui suit et qui a pour titre « Vais-je mourir » : « Vais-je mourir / Maintes et mainte fois / Au fil des jours et des nuits / La vague toujours recommencée / Et le cri des grands morts crucifiés / Tout comme mon oreille / Comme marée d'équinoxe / Tendre appel à la surface des eaux.» Enfin, les « Poèmes pour la main gauche» ont ceci de singulier que malgré le parcours intérieur et intime dont ils témoignent, ils sont un regard majestueux et lucide sur le monde dans lequel nous vivons.Anne Hébert nous parle de choses aussi ravissantes que « Le carefous de Buci » ou « Les petites gares à la retraite/ Roses et violettes comme des bouquets fanés ».Mais elle nous raconte aussi « Les grands lys blancs » ou « L'origine du monde », relativisant notre humaine nature avec la plus grande modestie, la fin du monde ayant eu lieu et la terre ayant été « lâchée dans l'espace nu parmi les astres consumés », « encore fumante à l'horizon comme une bougie soufflée.» Tout est si immense, si riche, tout cela nous parle avec tant de savoir et de profondeur, tout cela nous dit tant, qu'il ne faut pas seulement lire ces poèmes mais les lire et les relire avec la plus grande dévotion.POÈMES POUR LA MAIN GAUCHE.Anne Hébert, éditions Boréal, Montréal.1991 .62 pages.15.95 S Eduardo Manet, homme d'exils RÉGINALD MARTEL Eduardo Manet.lauréat du prix Interallié pour Rhapsodie cubaine ( Grasset, 1996 ), a participé à la récente Rencontre québécoise internationale des écrivains dont le thème était : écrire l'amour.Le dramaturge et romancier né à Cuba en 1933 a quitté son île sous la dictature de Batista, il y est revenu au moment où Fidel Castro entrait à La Havane, il en est reparti quand le sauveur du peuple s'est fait dictateur à son tour.La politique, pas tout de suite.Quelques mots d'abord sur l'amour, sur la place qu'il occupe à Cuba et dans la Caraïbe.« Ah ! l'amour ! Tout part de là.c'est le lieu parfait : le soleil, la mer, la beauté des femmes et des hommes.Quand je suis revenu à Cuba, en janvier 1960, j'ai retrouvé la chaleur, les odeurs, une force sensuelle brutale, tellurique.L'amour, oui, en poésie et aussi dans le roman.Moi, tous mes livres parlent de l'amour.Pour nous de la Caraïbe, c'est une évidence tellement forte que nous n'y songeons même pas.\u2014 Quand vous avez quitté la première fois, vous auriez pu aller aux États-Unis, même s'ils étaient les alliés de Batista.Pourquoi l'Europe ?\u2014 Enfant, j'adorais la culture américaine, mais je suis devenu anti-impérialiste et révolutionnaire.J'ai en effet choisi l'Europe, même si j'avais une bourse pour étudier à Yale.Pas l'Espagne, parce que j'étais antifranquiste et que je n'aurais pas voulu faire ça à mon parrain.\u2014 Votre parrain ?\u2014 Un ami de mon père et mon ami, poète, communiste et basque.Et catholique ! C'est lui qui a insisté pour que je sois baptisé.\u2014 Entre 1950 et i960, vous n'axez fait aucune visite à Cuba ?\u2014 Cuba m'habitait quand même, ce que j'allais exprimer dans mes romans.Cuba, si j'ose dire, c'est mon fonds de commerce.J'ai voulu rendre hommage à ceux qui m'avaient formé.Quand Fidel a pris le pouvoir, on m'a invité à rentrer.Je me suis occupé de théâtre, comme directeur du Centre dramatique cubain, et de cinéma, comme réalisateur et scénariste.\u2014 Quelques années plus tard, le régime vous a paru moins séduisant.\u2014 En 1965, j'ai commencé à me poser des questions sur l'organisation monolithique que Fidel voulait.Au début, les mouvements révolutionnaires étaient multiples.J'ai vu qu'on commençait à persécuter les intellectuels, j'ai vu qu'on mettait des adversaires en prison.Un poète, Humberto Padilla, a été emprisonné.Non pas parce qu'il était contre la révolution, mais parce qu'il parlait trop librement.Ca a fait une bagarre interna- tionale.Sartre et Beauvoir ont été les premiers à demander sa libération.Ce fut là la première rupture des intellectuels occidentaux de gauche, non pas avec la révolution, mais avec le gouvernement cubain.Malgré mon travail qui était passionnant, j'ai quitté encore.C'a été très dur.\u2014 Deuxième exil, puis troisième exil, puisque vous avez décidé d'écrire en français, et non en espagnol.\u2014 Quand j'ai quitté la première fois, pour être sûr de ne pas revenir, j'ai décidé d'épouser une étrangère et d'apprendre une autre langue.Comme j'étais en France, j'ai épousé une Française et j'ai appris le français.Il le fallait : quand j'écrivais en espagnol, je subissais une influence trop forte de Federico Garcia Lorca.Samuel Beckett m'a dit un jour de ne pas m'en faire, que lui avait choisi le français pour se libérer de James Joyce.Je me considère encore et toujours comme un écrivain latino-américain, qui écrit en français.\u2014 On parle volontiers d'une littérature latino-américaine.C'est comme s'il n 'existait pas de littératures nationales.\u2014 L'histoire explique cela.La littérature du temps des colonies était espagnole.Plus tard, des écrivains de tout le continent ont voulu récupérer les variantes régionales de l'espagnol parlé en Amérique latine, pour pouvoir être lus partout.Ce fut une lutte très angois1 santé, qui s'est terminée dans les années vingt avec la diffusion des idées marxistes-léninistes.Il fallait cela pour sortir de la domination colonialiste.\u2014 Les lixres écrits en espagnol sud-américain, ils ont des lecteurs ?\u2014 Bien peu.Il y a les élites.Songez à Mario Vargas Llosa.Au Pérou, si on devient poète, on s'exile.Et si on a du succès en Eu* rope, on revient au pays.Si l'opiniâtreté est moins forte que le ta1 lent, on revient aussi, mais pour devenir restaurateur ou homme d'affaires ou avocat à Lima.Et c'est vrai pour toute l'Amérique latine.>t 1 a * hl>i™\\ Expiai xr C'ÉTAIT AUSSI EN 1967 IVlonica «la mitraille» entrait dans la légende le 19 septembre 1967.La jeune femme décédait à Tâge de 27 ans.Journaliste et romancier, Georges-Hébert Germain reconstitue le destin de cette enfant du Red Light.Ce faisant, il ressuscite un visage oublié de Montréal.Souvenirs de Monica : le best-seller du printemps 1997.Souvenirs de Monica de Georges-Hébert Germain 383 pages 24.95$ « L'auteur rassasie à la fois les lecteurs les plus exigeants et le vaste public.» Pierre Cayouettc, Le Devoir « C'est la vie de la jeune femme.mais plus encore celle de cette sous-société, que raconte le journaliste et auteur.» Mario Roy.La Presse « Dès les premières pages, on n'a plus envie de lâcher le livre.» Carmen Montessuit, Le Journal de Montréal «.un portrait à saveur de roman.» Martin Francoeur.Le tXouvetliste Éditions Libre Expression 2016.ruo Saint-Hubert Montréal H2L 3/:> V fête deà, ïïlÀAtA, o^pie^ lui EiuAe! Dominique Deniers M aïn a Dominique Deniers ?f * ; « ?& \u2022 * \u2022 t+i Maina 368 pages \u2022 19,95 $ Maryse Rouy £a àuite attendue, d'AqaiaU, eut £a Vie, cauàlaiAe Guilhèm ou les Enfances d'un chevalier 336 pages \u2022 21,95 $ Marc Fisher £e ncuweau ïïuvtc 3LâAeA.r Le Livre de ma femme ou la Confusion amoureuse 208 pages \u2022 19,95 $ Yves Jasmin La petite histoire d'Expo 67 £}'eaflaâUUHt umveAâMe de ÏÏlcmiïéxit comme uxuvt \"cuieg, famaU, vue! 464 pages \u2022 24.95 $ S « * A « $ t M *\u2022 i r | | < (.t NO t V l A t! DICTIONNAIRE DES ALIMENTS Solange Monette Le Nouveau Dictionnaire des aliments 640 pages \u2022 29.95 $ - i \u2022 - \u2022 \u2022 * En vente chez votre libraire! Q U É B E C / A M ,É RI Q U E B4 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 4 MAI 1997 Livres La violence, les sicaires, ia mort PRATIQUE TOUT EN LISANT Jacques Folch-Ribas collaboration spéciale a littérature nous réserve parfois de grandes et bonnes surprises comme celle dont je veux vous parler aujourd'hui.Parce que je n'y tiens plus, que ça tait trois semaines que je me promène à Medellin, Colombie, capitale mondiale de la drogue, de la pauvreté, du gangstérisme international, du crime, de l'argent sale ( mais bien blanchi ) et de tout ce que le monde contient de mauvais.Citation : « Les pauvres fabriquent encore plus de pauvres, la misère plus de misère, et plus il y a de misère plus il y a d'assassins, et plus il y a d'assassins plus il y a de morts.C'est la loi de Medellin, qui régira dorénavant la planète Terre.Prenez-en note.» Ce livre s'intitule La Vierge des tueurs.Il est de Fernando Vallejo, et il constitue un événement littéraire de première grandeur.Souvenons-nous : il y a quelques années, la littérature latino-américaine éclata, éclatante, avec Garcia Marquez, Cent ans de solitude, qui nous fit cadeau de ce que l'on appela le « réalisme magique ».C'est fini.On en avait tous pris note.Ce fut à la limite poétique, parce que fantaisiste, baroque, et tellement intéressant n'est-ce pas, cela semblait un peu hors du réel, surréaliste, je repète : à la limite, cela ne nous concernait pas.Pas trop, trop.Vallejo est colombien, il est né à Medellin, et s'il n'en est pas mort, c'est qu'il s'est enfui en Italie, puis au Mexique où il vit toujours.C'est lui qui nous emmène en promenade dans cette capitale de la Mort.Un voyage au bout de la nuit, comme l'autre, Céline, auquel on pense en lisant, tout le long, tout le temps.Un voyage sans ro-m.iniisme.un voyage sans pitié.Un certain Fernando ( mais son nom ne sera prononcé qu'une seule fois ) qui se prétend âgé, «4 r a m m a i r i e n, athée et homosexuel, rencontre un s i c a i r e , l'adopte et l'aime eperdument, ie suit, le perd, en trouve bientôt un autre qu'il perdra aussi Les sicaires, à Medellin, ce sont des enfants ou de jeunes garçons de douze, quinze, dix-sept ans, qui tuent sur commande et se font tuer.Ils portent trois scapulaires : un au cou, un autre à l'avant-bras, un autre à la cheville, et c'est pour qu'on leur donne l'affaire, qu'ils ne ratent pas la cible, et qu'on les paie.Des sicaires, il y en a de toutes sortes, et même de miraculés.Comme celui qu'on appelle Le Défunt.« Ainsi nommé parce que dans une salle de billard on lui avait balancé une giclée de plombs et planté quatre balles et il était mort mais non : alors que ses potes se saoulaient à la veillée funèbre et lui chantaient en trio Humble Tombeau accrochés à son cercueil, ils ont fait tomber celui-ci, qui s'est ouvert en tombant, et en s'ouvrant a laissé sortir le mort : Le Défunt, tout pâle, tout pâle.» Le sicaire de Fernando se nomme .Alexis.Le nar- w » » .k ¦ .a- I' -»»-»»-» .\u2022 I irmmi EN QUELQUES MOTS par Pierre Vennat Encore Marthe Gagnon-Thîbodeau ¦ Marthe Gagnon-Thibo-deau est un phénomène de la littérature populaire québécoise* Apres une brillante iricre de femme d'affaires elle se mit en tête, en prenant sa retraite il y a dix ans, de réaliser un vieux rêve : devenir romancière.Elle se trouva un éditeur, JCL de Chkoutimi, ei beau temps, mauvais temps, publie un roman par an ( elle en est au dixième), participe à tous les salons du livre et sert de locomotive à son éditeur en VtgHiflllI plus que bien des romain iers plus renommes nu encenses par ia critique.P o -i r- f- f M HISTOIRE suRPRr.NfWri n nsfsotrrt DF 122 MOTS ¦ Vocabulaire insolite ¦ La langue française peut comprendre des tournures de phrase drôles et insolites.Comme «< cette affirmation gratuite qui peut VOUS couler cher » ou cette fille « trop bit n tournée qui a mal tourné >».Robert Henry, qui tient une chronique sur la langue française depuis 15 ans et est bien connu dans le journalisme québécois, publie un petit livre sur les expessions françaises, en coédition a Paris et chez Maclean Nimier au Québei Quand les jeunes publient ¦ Michel Lavole est un prof de l'école secondaire Mont-Bleu, à Hull, qui a décide de fonder sa propre maison d'édition et de publier les travaux littéraires de ses élèves.Il était d'ailleurs une des vedettes, avec ceux-ci, du dernier Salon du livre de l'Outaouais.Tourbillons est le deuxième ouvrage du genre, le même prof-éditeur ayant lancé avec sueers Fscapodc* printanieres l'an dernier, suscitant chez ses élevés le goût d'écrire et de publier, tout en plongeant dans la gestion administrai! vc de tout le projet.îlotfradamus SEPTIÈME CENTURIE ?Au sujet de Nostradamus ¦ Michel de Nostre-Dame, mieux connu sous le nom de Nostradamus, fut un célèbre astrologue et médecin français du 16e siècle, dont les « prophéties » sont restées célèbres.Michel Dulrcsne, quant à lui, décédé il y a quelques mois, était sans doute l'un des meilleurs exé-gètes de Nostradamus.Les Éditions JCl, où il avait déjà publié seps volumes sur le sujet, en publient un huitième et dernier.JAIXÎCKS h'hRKON LE SALUT DE L'IRLANDE toman ¦ i'CL peine collection lanerdt Jacques Fer ron réédité ¦ Certains considèrent Jacques Ferron, comme le meilleur écrivain que le Québec ait produit.Quoi qu'il en soit, La ne lot éditeur vient de rééditer dans sa « petite collection Lanctôt » H eux de ses oeuvres : Gaspé Mattempa, où le Dr Ferron raconte, sous forme romancée, son installation comme médecin imbu d'idées sociales en Gaspésie en 1946, et Le Salut de l'Irlande, un tecit où l'Irlande n'est pas (.elle qu'on pense, avec en filigrane, les événements d'octobie 1970.Jean Provencher Chronologie du Québec 534*995 JBQ Histoire chronologique ¦ Jean Provencher est un historien populaire qui a beaucoup de mérite.Il écrit de façon à être compris par tous et, en 1991, il avait publié chez Boréal une Chronologie du Québec de ses débuts en 1534 à nos jours, un Québec intégré dans le monde.Il vient de ia rééditer avec une mise à jour dans Bibliothèque québécoise, format de poche, avec mise en page des plus aérées et beaucoup dé photos.Ça se termine avec le référendum d'octobre [995 et les six explosions nucle.lires françaises de celle aune* la. LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 4 MAI 1907 B 5 Livres Les libraires dans la tourmente \u2022 d'un marché en ébullition MARIO ROY envoyé spécial, GENÈVE Dans la chaîne du livre, le maillon faible est la librairie, lieu servant pourtant de point d'arrimage entre cette chaîne et celui qui constitue sa raison d'être : le lecteur.« L'État devrait venir directement en aide aux librairies, chroniquement sous-ca-pitalisées, fragiles, enfermées dans le cercle vicieux de stocks insuffisants, donc d'une clientèle insuffisante », estime Robert Da-vies.M.Davies est éditeur et secrétaire de l'Association of Canadian Publishers ( ACP ) qui regroupe plus de 120 éditeurs du Canada anglais.L'homme est en quelque sorte un cas d'espèce : Torontois de naissance, il fait son métier depuis 32 ans, à Montréal, en publiant dans les deux langues ! C'est lui qui, notamment, proposera aux Américains la version anglo-saxonne de Et Dieu créa les Français du journaliste (à La Presse ) et auteur Louis-Bernard Robitaille.Il défend au Salon du livre et de la presse de Genève une vingtaine de titres, pour moitié anglais, publiés par ses maisons, L'Étincelle et Les Editions Robert Davies.Au surplus, il connaît bien tous les marchés \u2014 le québécois, le canadien, l'américain, le britannique même \u2014 et constate que « partout dans le monde, y compris aux Etats-Unis pourtant en apparence si puissants, les problèmes du livre sont les même*; » L'année 1996 a en effet été relativement mauvaise, même pour le livre américain : quantité record de retours, flambée des coûts, pauvreté des données statistiques, instabilité inquiétante des réseaux de vente, précarité des librairies indépendantes.Un marché en évolution De son poste d'observation assez particulier, Robert Davies fait également profession d'exprimer des idées peu orthodoxes sur le sujet.« J'aimerais bien voir à Montréal deux ou trois méga-librairies bilingues \u2014il y a bien eu une tentative de Renaud-Bray dans cette direction mais c'était insuffisant \u2014 ce qui répondrait à une demande croissante de lecteurs qui s'approvisionnent dans les deux langues.Des librairies qui offriraient plus de 100 000 titres.De toute façon, il faut peut-être prévoir que Chapters s'intéressera un jour à cette possibilité.» La chaîne onta-rienne Chapters est le résultat de la fusion entre Coles et Smith ; elle aligne déjà, rue Sainte-Catherine, une certaine quantité de titres français.Après les Club Price, Wal-Mart et autres grandes surfaces, une autre menace serait donc latente pour les libraires francophones indépendants qu'une loi du prix unique \u2014 réclamée la semaine dernière par le milieu \u2014 se propose de sauver de la dispari- tion?«Dans l'état actuel des choses, les petites librairies traditionnelles ont peu d'avenir : elles ont déjà pratiquement disparu de l'est du Canada », 11 lustre-1-il.« Je ne suis pas contre une loi du prix unique, mais à l«i condition qu'on puisse s'assurer qu'elle soit applicable et donnera les effets escomptés : je n'aimerais pas voir des livres québécois moins chers à Ottawa, ou à Piattsburgh, ou sur Internet, qu'au Québec !.Et, à ce moment-là, une révolte des groupes de consommateurs serait à craindre.» Aux États-Unis, ou il n'y a évidemment pas de loi du prix unique, la vente de livres en grandes surfaces est élevée, 54,3 %* mais semble plafonner.Quatre grands reseaux de librairies ( Barnes & Noble, Borders, Crown et BAM, qui possèdent 800 méga-magasins I accaparent 26,2 % des ventes.Les indépendants chutent à moins de 20 %.Au Canada anglais, on ne songe pas un seul instant a réclamer une loi du prix unique puisque le problème le plus pressant est plutôt celui de l'invasion « yankee » : 80 % des livres écoules sont américains.Les filiales étatsuniennes possèdent même leur propre Book Publishers Côuncil, rival de l'ACP, et ont enrôlé de gros noms de la littérature canadienne-anglaise, Thimothy Findley et Carol Shields entre autres.On sait qu'au Québec, la métro- pole française se satisfait d'environ 50 % du marché ; cela comprend, il est vrai, le monopole absolu sur les traductions de best-sellers américains \u2014comme pour le doublage au cinéma ! \u2014 source inépuisable de revenus.La librairie, lieu public Bref, tout cela ne veut pas dire qu'il n'y ait pas de place au Québec pour les libraires indépendants.« En plus d'une aide de l'État, les libraires devront envisager des fusions \u2014 des fermetures, dans certains cas \u2014 et une redéfinition de leur rôle », dit Robert Davies.« Une petite ville qui ne peut soutenir deux ou trois petits libraires pourrait faire très bien vivre une grosse librairie indépendante bien organisée, capitalisée, garnie de plus de 100 000 titres.» Points cruciaux, selon l'éditeur : d'abord, la librairie doit devenir m lieu convivial, où la clientèle est attirée par ties événements \u2014animation, concerts, débats, signatures\u2014 réguliers ; ensuite, la promotion du livre, aujourd'hui entre les mains des éditeurs et diffuseurs, doit devenir l'affaire des libraires, plus proches du public lecteur.« Le livre est en train de se faire doubler par les autres formes de communication et de culture.11 ne peut pas ignorer l'évolution des comportements de consommation, il ne peut pas rester passif ».conclut Robert Davies.( e reportage a été réalise grâce a la collaboration de l'Association nationale des éditeurs de livres.Écrire l'amour, encore.Échos de la 25e Rencontre québécoise internationale des écrivains RÉGINALD MARTEL Encore.L'adverbe signale que c'est la troisième fois depuis 1983 que la Rencontre québécoise internationale des écrivains propose ce thème aux invités étrangers et québécois.Un thème qui n'a rien de restrictif.Au delà des roucoulades et des doux frissons, l'amour n'est-il pas aussi, entre autres choses, le théâtre d'une infinité de crimes ?Car si on meurt^ rarement d'amour, on tue par amour autant que par haine.Depuis la nuit des temps, fous des femmes et fous de Dieu ont répandu impunément le sang des innocents.Tout amour n'appelle pas la folie-assassine, heureusement.Et inviter les écrivains à parler d'amour et de littérature, c'est s'assurer qu'on rejoindra en chacun d'eux, sinon une expérience semblablement vécue dans la profondeur ou la durée, au moins une dimension de leur être qui informe leur façon de penser le monde et la vie, de les agréer ou de les répudier.On a donc parlé de l'amour à écrire ( encore.), sans prétendre en déchiffrer l'insondable mystère.Les écrivains les plus discrets ont évoqué les classiques de la littérature amoureuse, moins occupés à rechercher d'improbables dénominateurs communs qu'à tenter de tracer les limites d'une entreprise qui aspire à exprimer l'ineffable.D'autres, sans mettre leurs tripes sur la table, ont emprunté à leur oeuvre et à leur vie, sans nécessairement l'annoncer, ce qui de chacune renvoie à l'autre, dans un mouvement où l'extase peut préfigurer le gouffre.Deux démarches, donc.L'une, plus scolaire, bardée de connaissances et de reconnaissance, et l'autre, plus personnelle, que les connivences anciennes et nouvelles ont fait se féconder au fil des discussions.Les classiques, évidemment.De-grands textes amoureux, a-t-on rappelé, n'ont souvent qu'un rapport lointain avec la réalité des amours vécues.On ne les a pas écrits pour revivre ces dernières, mais pour les vivre par procuration.Ecrire l'amour, ce serait écrire ce qui n'est pas advenu, ce que la vie a refusé.La littérature est construite contre la vérité de la vie, fragile monument prétendant la défier, dérisoire et touchante tentative d'échappei au malheur inscrit dans la nature même de tout vivant, condamné a mourir, à mourir seul.D'autres textes \u2014des requiem?\u2014 ont célébré les amours délitées dans les eaux glauques du temps qui passe.Leurs auteurs ne se sont pas resignes a la perte de ce qu'ils croyaient charge d'éternité, tant l'amour semblait porteur de dons immédiats et de futures promesses.Il n'est pas étonnant que dans le discours amoureux le plus humble et qui pourtant ne doute de rien, celui des amants anonymes miraculeusement plongés au coeur de l'Éden, amour rime toujours avec toujours.Ces amants alors heureux sont sans histoire, on ne connaîtra jamais leur descente aux enfers.L'écrivain, que son métier condamne à poursuivre l'humanité jusqu'au plus intime de sa grandeur et de sa souffrance, s'cpuiscia quant à lui à chercher et à dire pourquoi amour et toujours ont perdu rime et raison, et parfois les ont retrouvées.Assister à une rencontre dont le sujet était l'amour et ses écritures c'est renoncer d'avance à rendre, de façon synthétique, et la lettre et l'esprit de l'événement.Pour que Madeleine Monette tout ne soit pas perdu, on trouve.a dans ces pages un florilège de cita-tions dont l'absence de contexte ne trahit pas trop la pensée de leurs auteurs.Fragments de discours sur l'écriture de l'amour Roger André Ricard LES BEST SELLERS Éditions québécoises Fiction [romans]\t\t4\t 1 Maïna\tDominique Demers\tQuébec / Amérique\t(5) 2 Quarante-quatre minutes quarante-quatre secondes\tMichel Tremblay\tLeméac\t(10) 3 Quittes et doubles\tLise Bissonnette\tBoréal\t(6) Essais\t\t\t 1 Souvenirs de Monica\tGeorges-Hebert Germain Libre Expression\t\t(6) 2 Le Syndrome de Pinocchk)\tAndré Pratte\tBoréal\t(ô) 3 Sir Wiifrid-Laurier\tLauner L.Lapierre\tL'Homme\t(D Éditions étrangères\t\t\t Fiction (romans]\t\t\t 1 L'Idéaliste\tJohn Gnsham\tLaffont\t(9) 2 Le Liseur\tBernard Schnnk\tGallimard\t(13) 3 Soie\tAlessandro Bancco\tAlbin Michel\t(4) Essais\t\t\t 1 Petite philosophie a I usage des non-philosophes\tAlbert Jacquard\tQuébec / Livres\t(D 2 L'Intelligence émotionnelle\tDaniel Goleman\tLatfont\t(6) 3 Mémoires : Le Voleur dans la maison vide\tJ F Revêt\tPion\t(9) Livres pratiques\t\t\t 1 Je mange donc je maigris\tMichel Montignac\tJ'Ai Lu\td?) 2 La Revanche du pété chinois\tAndré Montmorency\tLeméac\t(71) 3 Guide Prieur saison par saison\tBenoit Pneur\tL'Homme\t(3) Les listes nour;unpI;!.; » iiiiivjviv ui I nu v.-^.itiv a iiiunviv finit à la deuxième place.Elle demeure le recordman des victoires ( 7 couronnes ) dans ce concours suivi par quelque 600 millions de spectateurs en Europe, selon les organisateurs.Paradoxalement, l'Irlande redoutait une 8e victoire dans cette compétition, car la tradition veut que le pays vainqueur organise le concours l'année suivante, une mani- festation qui coûte environ 1,6 million de dollars, somme importante pour le service public de ce petit pays.La France, qui était représentée cette année par Fanny, une lycéenne de 17 ans qui passera son bac dans un mois, termine à la 6e place avec la chanson Sentiment Songes .La dernière victoire de la France remonte à !977 avec Marie Myriam ( L'Oiseau et Venfant ).Le Royaume-Uni, qui figurait parmi les favoris, représenté par une formation de rock qui a déjà une quinzaine d'années d'activité, a pris la tête du concours dès les premiers résultats des jurys.L'Irlande, qui avait également les suffrages des pronostiqueurs, fut une solide deuxième, mais n'est jamais parvenue à contester ce leadership.Le suspense s'est maintenu plus longtemps pour la troisième place où Turquie, Italie ( favorite également ), Espagne et France ont joué des coudes.Sur !a fin, l'Estonie est parvenue à créer l'illusion qu'elle pouvait se glisser dans ce quatuor.La Norvège et le Portugal ont fermé la marche sans récolter le moindre point.Parmi les talents musicaux révélés par le Concours de l'Eurovision, créé en 1955, on trouve notamment le groupe suédois Abba, vainqueur en 1974, l'Italien Toto Cutugno, vainqueur en 1990, ou bien encore Céline Dion, qui chantait sous les couleurs suisses en 1988.Cette année, le concours mettait \"» \u2022 \u2022 v \u2022\">\u2022\u2022\"*\" #*c ^ /'An/nirrontf rafannr CIUA |'i i.'v - ^v/livuiiwilt>> 1 ViVIlUJ parmi 38 candidats.Et pour la première, on a pu remarquer l'irruption de « boys bands » ( les Suédois Blond et les Hongrois VIP ) et même du rap avec le représentant danois ( Thomas Laegard ).Pour le reste, l'esthétique musicale défendue est restée conforme à la tradition, alternant morceaux rapides et dansants et des ballades destinées au public le plus large.Le groupe Katrina and The Waves, du Royaume-Uni, a remporté hier à Dublin le 42* concours Eurovision de la chanson avec Love Shine A Light.Ici, la chanteuse Katrina Leskanich.»! Barjols, c'est Sarajevo en Provence ! Ou comment trois artistes québécois ont pris d'assaut un village du Haut-Var LOUIS-BERNARD ROBtTAILLE collaboration spéciale, BARJOLS, Haut-Var ! J \u2022'1 iens voir Barjols.me dit Gnass au téléphone, ça vaut le détour : c'est Sarajevo en Provence !» Ou plus exactement : un mélange de ville bombardée et magnifique chef-lieu méridional aux allures italiennes.«v Pratiquement à la même époque, il y a cinq ans, trois artistes québécois, le sculpteur Peter Gnass, sa femme Sylvie Guimond qui est peintre, et Louis Bouchard, plasticien de son état, ont jeté leur dévolu sur ce village méconnu et bizarre du Haut-Var, à quelque 120 kilomètres au nord de Toulon.Pour arriver à cette bourgade perchée à 300 mètres, en début de montagne, vous quittez l'autoroute de Nice une trentaine de kilomètres après Aix-en-Provence, direction l'arrière-pays du Var et ses rares villages dispersés dans la montagne.Perché à 300 mètres, Barjols et ses 2200 habitants était jusqu'au début des années 70 une petite ville industrielle, où fonctionnaient une bonne douzaine d'usines de tanneries.Sans doute à cause de cette activité, cette bourgade obscure et si peu peuplée a dû r imposer comme petite capitale régionale, lin tout cas, elle étale encore aujourd'hui non seulement de magnifiques demeures bourgeoises aux façades à l'italienne, mais aussi 67 commerces et six grands cafés avec terrasses, dont beaucoup donnent sur les jardins et la grande place.Pour le sud de la France, où les villages de cette dimension retournent pratiquement à la mort en dehors des périodes touristiques, Barjols, avec son maire communiste d'origine italienne, ses tanneries désaffectées et sa glorieuse tradition ouvrière, est demeuré un centre étonnamment vivant.L'une des principales raisons à cette survie miraculeuse : l'arrivée des artistes au cours des dernières années.Un Titanic rouillé En venant de la côte et si vous allez à la sortie du village, vous découvrez un paysage surréaliste.À cet endroit, Barjols est une sorte de gouffre entouré de falaises rocheuses où dévalent les chutes d'eau et les sources.Les anciennes tanneries, qui consommaient l'eau en quantité industrielle, étaient accrochées à la falaise, pratiquement empilées les unes au-dessus des autres.Elles sont encore là aujourd'hui, abandonnées pour la plupart, souvent pillées, les fenêtres cassées, les toits à moitié effondrés.Peter Gnass et Sylvie Guimond se sont installés il y a quatre ans et demi dans l'une de ces usines-fantômes, ou plus exactement dans celle qui domine toutes les autres et fournissait le chauffage aux autres.Elle est située en bordure de la rue principale du village et ressemble de l'extérieur à un entrepôt désaffecté du port de Montréal.Pour moins de 100 000 $, Gnass et Guimond se sont payés, avec vue imprenable sur la principale chute d'eau de Barjols, cette espèce de Titanic rouillé, où une porte monumentale au rez-de-chaussée mène à une salle de chaufferie géante.De la belle époque, il reste encore Kéquivalent d'un wagon entier de charbon, des murs en béton épais d'un mètre et de la machinerie d'avant-guerre dont chaque pièce pèse des tonnes.Notre couple d'artistes, à raison de trois ou quatre mois par année depuis leur arrivée, se sont donc employés a « nettoyer » à fond ce capharnaum géant, à eux deux, et pratiquement sans matériel lourd.A terme, ils auront deux grands ap Sylvie Guimond, Peter Gnass et Louis Bouchard devant les tanneries désaffectées de Barjols.partements-lofts avec vue imprenable, deux ateliers d'artistes, et une salle d'exposition haute comme une cathédrale.Il est vrai que Gnass, géant dépassant le mètre 90, en a vu d'autres dans sa vie.Né en 1936 à Rostock, il s'est retrouvé, après la guerre, en Allemagne de l'Est, avant d'émi-grer à Montréal en 1957, où il s'est rapidement orienté vers les oeuvres publiques et monumentales.De démonter une usine au martcau-piqueur ou au chalumeau, c'est-à-dire de la vider à la petite cuiller, n'est pas du genre à lui faire peur.Ces jours-ci, Gnass et Sylvie Guimond \u2014 arrivés de Montréal en janvier, et qui devaient y retourner fin avril pour prendre leur voilier.et l'amener au Venezuela!\u2014 ont plutôt l'impression d'avoir fait le plus gros du boulot.À l'étage supérieur, il y a un premier appartement, le plus petit, terminé et ultramoderne, avec parquet étincelant, salle de bains design, magnifique verrière donnant sur le « trou » de Barjols.« Encore deux ans, et nous avons fini », disent-ils comme d'autres parleraient de deux jours de travail pour peindre un salon.Et quand ce sera terminé, ils prendront leur vitesse de croisière* une petite moitié de l'année dans le Var, le reste du temps à Montréal, où ils ont fait le gros de leur carrière ( dont, récemment, un Ires beau rideau de scène pour le théâtre du Casino de Montréal ).I Le troisième larron fait dans l'objet ciselé Pour être juste, le premier à avoir déniché cet étrange paradis de Barjols est plutôt le troisième larron : Louis Bouchard, né à Trois-Rivières en 1953, expatrié il y a une dizaine d'années à Paris, et qui a déjà à son actif une dizaine d'expositions solo, à Montréal, Toronto, New-York et Paris.C'est Louis Bouchard qui a d'abord entendu parler de Barjols et du fait que la municipalité, dans un effort de reconversion de ces immenses espaces industriels, essayait d'attirer des artistes en leur offrant diverses facilités ( et de fait il y en a maintenant une trentaine, venus de Paris, d'Angleterre ou de Scandinavie ).Bouchard, qui n'a jamais fait dans le monumental, mais plutôt dans le tableau ou l'objet ciselé, n'a été que brièvement tenté par l'usine-chaufferie, et a jeté son dévolu sur tout autre chose : une gentilhommière située de l'autre côté de la rue, mais en hauteur, et qui surplombe toute la région.Une maison des 18e- 19* siècles, adossée à une falaise où coule une cascade, et où, bien entendu, la vue est sublime.Seul détail : mis à part les murs et les planchers, la maison, achetée pour une bouchée de pain, était entièrement à refaire.Fit le reste en grande partie aujourd'hui.Louis Bouchard, contraire ment à ses voisins montréalais de l'autre côté de la rue, fait dans l'infiniment petit et fignole chaque détail de la maison Résultat : deux chambres à coucher vraiment terminées poui l'instant et, pour le reste, un ambitieux chantier.À corps perdu dans les affaires barjolaises Installé à demeure en France, Bouchard est, selon la formule en usage, bien intégré à la vie locale et à la vie française tout court.Il a une collaboration importante et régulière, chaque automne, avec le très chic et moderniste festival de théâtre de Maubeuge, dans le nord de la France.Mais, surtout, il a fini par se lancer à corps perdu dans les affaires barjolaises.Après avoir été rien de moins que vice-président de l'Office municipal de la culture, il dirigeait ces jours-ci la préparation du carnaval annuel « des plasticiens » de Barjols, une grande fête artistique qui durait tout un week-end, à la mi-avril.Pour ne pas être en reste, le grand Peter Gnass siégeait au bureau de l'Office de tourisme.On suppose, précisément, que le tourisme constitue l'un des espoirs de survie et de développement de cette ville minuscule, dont les commerces et les cafés sont aujourd'hui hypertrophiés au regard de son activité économique.C'est justement ce qui fait actuellement son charme irrésistible : Barjols est, au moment où nous en parlons, un véritable petit centre artistique plein de vie, un très beau village du sud de la France, sans être encore envahi, de près ou de loin, par la marée touristique.Un bijou ignoré, qui vaut le détour.M.lis BUltOUt n'en parle/ à personne. LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 4 MAI 1997 Les uns et les autres itinMii«nls!HA lu ifiiit|uaiiLainc ane Birkin, qui vient d'aborder la cinquantaine, n'a jamais déployé autant d'énergie.Elle a fait le point avec le Figaro Madame.\u2014 Birkin quinquagénaire, c'est étrange.\u2014 Avouez que c'est vache, car quand on parle d'un chef d'État de cinquante ans, on se dit : « Quel brillant sujet ! » D'une politicienne, d'une grande scientifique, on dira aussi qu'elle a réussi dans la fleur de l'âge.Moi, je ne vois qu'une solution, c'est d'essayer d'éduquer mon cciveau.Du coup, comme cadeau d'anniversaire, j'ai demandé à chacun de mes proches de m'offrir ses livres préférés.Car, à entendre les gens, du côté physique, il n'y a plus que des catastrophes à attendre.\u2014 Avec Gainsbourg, c'était un peu la vie de bohème?\u2014 Ne crois pas cela : on sortait beaucoup, c'est vrai, on s'amusait comme des fous, mais il était très stria, très encadrant.H aurait détesté avoir des enfants mal élevés.Je m'en suis d'ailleurs beaucoup voulu d'avoir, en quittant Serge, privé les enfants d'un père \u2014 car il l'était tout autant pour Kate \u2014 d'une autorité masculine à la maison.\u2014 C'est étrange, la coexistence entre cette rigueur et le parfum de scandale qui flottait autour de votre couple.\u2014 Entre ce qui se dit et ce qui se vit.Prends les photos de moi, nue, dans le magazine Lui, ou bien la chan- Jane Birkin Photographiée par sa fille aînée, Kate son Je t'aime moi non plus.Mais c'était d'abord le moyen pour Serge de me mettre en valeur, alors que j'avais perdu toute confiance en moi après un mariage raté ! Et soudain, voilà que je revivais sous les yeux de quelqu'un, que je devenais précieuse, unique, que j'incarnais même pour lui une certaine idée de la perfection puisqu'il m'affirmait que ce corps, il le dessinait déjà à dix-sept ans quand il étudiait aux Beaux-Arts.\u2014 Au bout du compte, dans la vie de tous les jours, tu es quelqu'un de gai ou non ?\u2014 On est tous d'une duplicité effrayante.Moi, ce qui est sûr c'est que j'ai besoin des autres : seule, je m'emmerde à mourir.Et puis, c'est un formidable privilège de pouvoir sortir dans la rue et sourire aux gens sans qu'on vous prenne pour une dingue ; moi, les gens me parlent, ils me lancent ces temps-ci « Comment va Charlotte ?» \u2014 Comment va Charlotte ?\u2014 Son bébé est pour bientôt.Mais bon, je n'aime pas Hop parler de gens si naturellement reserves, je me trouve toujours une grosse bavarde dans les interviews.Ce que je peux dire, c'est que c'est une actrice douée d'une telle intégrité, d'une telle pureté, d'une telle violence, qu'elle peut tout jouer, Jane Eyre, on l'a vu, mais aussi bien Jeanne d'Arc, ou encore être l'émule de Shirley MacLaine ! Elle a une aisance incroyable devant les caméras, rien à voir avec moi qui ai toujours été effrayée par ça.ZOOM POP-CORN Un bébé, un kilo: faux ¦ En général, après une grossesse, les rondes grossissent et les maigres maigrissent.En fait, une femme sur deux gagne entre 200 grammes et cinq kilos, 30 % perdent du poids et 10 % à 15 % conservent plus de cinq kilos excédentaires.L'important est de ne pas laisser ces indésirables s'installer.Mais pas question d'entamer un régime avant le retour de couches : mieux vaut mincir pianissimo au cours de l'année qui suit.Pour aider la nature, rien ne remplace Paaivité physique et.l'allaitement qui favorise la fonte grais-se use.Dr Pierre Azam.nutritionniste Fiqaro Madame LES MOTS Saul Zaentz Producteur, entre autres films, de Volau-Jcisut Jun ni J de coucou.Amodiu.L ImoutauNt U^eretede l'être.LePaiwnt anglau.J J Certains font parler d'eux en citant les noms 4L \\ des stars qu'ils aimeraient avoir pour leurs \\ \\ films sans jamais les obtenir.D'autres se contentent d'agiter leur argent aux yeux de tous.Mais pour être producteur, il faut faut aimer le cinéma.Une majorité de ceux qui ont travaillé sur Le Patient anglais ont accepté de le faire pour 50 % de leur salaire habituel, uniquement pour ce film.C'est une attitude rarissime que la passion seule justifie.Les producteurs qui m'ont inspiré ?Les vieux de la v ieille : David 0.Selznick, Darryl Zanuck, Sam Goldwyn, les frères Warner.Ils traitaient leurs collaborateurs comme des chiens mais c'étaient des passionnés.L'acrostiche » Première m L'acrostiche est une pièce poétique dont les premières lettres de chaque vers peuvent se lire dans le sens vertical.Voici celui qu'un courtisan fort désargenté adressa à Louis XIV dans l'espoir que son habile flatterie lui vaudrait la faveur d'une bourse remplie d'écus d'or.à l'effigie du roi.Louis est un héros sans peur et sans reproche On désire le voir.Aussitôt qu'on l'approche.Un sentiment d'amour enflamme tous les coeurs.Il ne trouve chez nous que des adorateurs.Son image est partout.excepté dans ma poche.On peut compliquer encore les choses en composant des acrostiches se lisant par les deux bouts.Amour parfait dans mon coeur imprimA Nom très heureux d'une que j'aime bieN Non ! non jamais, cet amoureux lieN Autre que mort défaire ne pourrA Au bonheur des mots FLASH Après minuit.Brad Davis, qui fut la vedette de MU-night Express, n'a surmonté l'inceste, la prostitution et une toxicomanie qui lui coûtait 2000 dollars par semaine que pour succomber au sida quelques années plus tard.C'est ce que révèle la veuve de Davis, Susan, dans un livre bouleversant qu'elle a intitulé After Midnight.Elle précise qu'alors qu'il était enfant, la mère de Brad le forçait à coucher nu avec elle, pour se venger de l'infidélité de son mari.Lorsque finalement, à 16 ans, il trouva le courage de rejeter les demandes de sa mère, celle-ci subit une dépression nerveuse qui faillit la tuer.Plus tard, sans le sou à New York, où le jeune acteur cherchait en vain du travail, il se livra à la prostitution pour survivre et, désespéré, tenta plusieurs fois de se suicider en N'ouvrant les veines du poignet.De Ponette à La G roupie ¦ Après Ponette, Jacques Doillon s'est mis à l'écriture de La Groupie qu'il réalisera en juin et qui raconte comment une jeune groupie, en envoyant son scénario à un metteur en scène qu'elle admire, va troubler sa tranquillité mais aussi celle de sa femme et de leur enfant.Saphisme ¦ Même si elle insiste pour qu'aucun détail ne soit révélé sur son nouveau film, GI Jane, on croit savoir qu'à la dernière minute.Demi Moo-re a demandé au producteur d'inclure dans le script une scène de lesbia-nisme très explicite à l'intention de son personnage, le lieutenant Jordan O'Neill, des service de contre-espionnage de la Marine des États-Unis.Chapeau melon et bottes de cuir ¦ En développement depuis trois ans, le projet d'adaptation de Chapeau melon et bottes de cuir semble mûr.Les prises de vues devraient commencer sous peu à Londres.Ralph Fiennes serait John Steed.Les noms de Nicole Kid-man et Gwyneth Paltrow ont été mentionnés, mais c'est Uma Thurman qui incarnera Emma Peel en bottes de cuir.Gare aux gaffes ¦ Dans l'excellent Tout le monde dit l Love You, lorsque Drew Barry-more se rend à l'hôpital après avoir accidentellement avalé sa bague de fiançailles, on peut remarquer que, sur le cliché radio-graphique, la bague apparaît en Demi M ocre Bruce Willis noir à l'image, ce qui n'est pas cohérent avec ce type de cliché.En effet, la bague étant en métal, elle a une certaine densité qui fait que les rayons X ne la traversent pas, et sur la radiographie, son image est ce qu'on appelle radio-opaque, c'est-à-dire qu'elle devrait normalement apparaître en blanc ! \u2014 Denis Brece, Première.Six timbres ¦ Avec six timbres à l'effigie de Lino Ventura, Bernard Blier, Jean Gabin, Louis de lunes, Simone Signoret et Romy Schneider, la poste française tentera en 1998 de renouveler le succès de la série « De la scène à l'écran » qu'elle avait créée en 1994.De l'action pour Willis ¦ Quand il en aura terminé avec le tournage de The Broadway Brailler, Bruce Willis reviendra aux films d'action avec Simple Simon.Il jouera le rôle d'un agent solitaire du FBI qui se prend d'amitié pour un adoles-c ènl autiste dont la vie est menacée quand il découvre un code secret vital pour la sécurité des États-Unis.Une de plus ou de moins.¦ Nicolas Cage n'a pas hésité à débourser 448 820 dollars pour devenir l'heureux propriétaire d'une Lamborghini Miura SVJ 1971 qui avait appartenu au défunt schah d'Iran.Seuls quatre de ces modèles furent jamais, produits, et la SVJ qu'a achetée l'acteur avait à peine 2500 kilomètres au compteur, probablement parce que J** schah possédait 3000 autres véhicules.L'enjeu : une fortune ¦ Pour ne pas donner le mauvais exempte à sa fille, Madohna fait des efforts désespérés pour châtier son langage, du moins devant la petite-Lourdes à telle enseigne qu'elle a enjoint à la gardienne de l'enfant d'exiger d'elle 20 dollars chaque Hs qu'elle l'entendrait prononcer un gros mot.Rembrandt ¦ Le peintre et réalisateur Charles Matton ( La Lumière des étoiles mortes ) vient de mettre un visage au Rembrandt auquel il travaille, avec sa femme Sylvie, depuis deux ans.C'est Klaus-Marta Brandauer ( Colonel Redl ) qui incarnera le peintre hollandais dans Rembrandt von Rijn dit Rembrandt dont le tournage dématTera en août.Romane Bohringer jouera sa seconde femme et Jean Ro-chefort l'affrei^x Docteur Tulp.SOURCES : AP, Star, Studio.Globe Madonna Annie Girardof nous arrive pour un mois EN VADROUILLE Francine Grimaldi collaboration spéciale Annie Girardot arrive à Montréal aujourd'hui ! Comme je vous l'annonçais dimanche dernier, elle sera la vedette du nouveau film de Jacques Leduc, intitulé L'Âge de braise , dont le tournage commencera U- 12 mai.Sur les 30 jours de tournage, la star, âgée de 66 ans, en tournera 29.Les autres ne feront que passer trois ou 4 jours au maximum dans sa vie.Les principaux acteurs qui auront la chance de lui donner la réplique sont Michel Ghorayeb, France Caste! et Pascale Bussières.À suivre.Un Le Bigot nouveau! ¦ II est revenu et c'esi un Le Bigot nouveau ! Je l'ai vu, comme je ne l'avais jamais vu auparavant d'ailleurs : il est littéralement resplendissant.Pétant de santé.L'oeil est plus doux, le sourire paisible, le teint légèrement hâlé, la barbe taillée et les cheveux courts ; il n'a plus l'air d'un vieux loup de mer, d'autant plus qu'il portait un veston ! Il a pourtant beaucoup bourlingué depuis quatre mois qu'il a commencé son année sabbatique, bien méritée, de Radio-Canada ( après avoir tenu la barre de CBF Bonjour pendant 19 ans ).Il a décroché le 1er janvier et déjà il est méconnaissable ! Faut-il croire que les voyages forment la jeunesse de 50 ans ?Il cite Moetessier, et je reconnais bien là Joël LcBigot : « Moetessier écrit à son éditeur : Quand tu découvres un temple au milieu d'une jungle, et qu'il y en a peut-être d'autres plus loi ru que fais-tu ?Est-ce que tu dis tant pis je rentre ?Et il n'était pas revenu.Moi, je suis rentré pour un mois environ, j'irai à la campagne avec ma blonde, puis je me tournerai vers d'autres horizons.Je réalise que le grand luxe d'une année sabbat i que, c'est que le temps ne compte plus.Tu as tout ton temps.La liberté totale.J'ai voyagé à bord d'un cargo de bananes aux Anti-.i vue val devant les pyiumidcs d'Egypte, en bateau d'Istanbul a Venise, j'ai pris le train d'Assouan niais pas le fameux Orient Express.Ça coûte 2000 $ par personne, aller seulement, Paris-Venise avec l'Orient Express.Par contre j'ai pris le risque de voyager en autobus public pour me rendre sur le site archéologique d'Abou Simbel.Le billet m'a coûté 5 S et ça valait 1000$! Le luxe d'avoir tout son temps, c'est aussi de pouvoir relire tout Mort à Venise devant le pa'vis des Doges à Venise.» Intarrissable et fascinant.J'espère qu'il prend des notes.À 50 ans il devrait penser a l'avenir, donc à la retraite.où il aura tout le temps pour rédiger ses mémoires.Potin : la nouvelle coupe de cheveux ( courts ) qui va si bien à Joël le Bigot est due à une méprise ! C'est dans le port d'Izmir, en Turquie, qu'il est allé chez le barbier.Il a demande au coiffeur de couper seulement un pouce de cheveux, en montrant bien avec ses doigts.Le garçon a compris qu'il fallait laisser seulement un pouce de longueur.Un autre Québec ¦ J'ai mon voyage ! je croyais connaître la province de Québec sous toutes ses coutures, voici qu'un nouveau guide m'en fait douter.Il s'agit d'un guide touristique de lieux à découvrir, ou à redécouvrir sous des aspects fascinants et inusités : Le Québec par l'autre bout de la lorgnette, revu par deux lournalistes passionnées de voyages : Catherine Saguès et Nathalie de Grand-mont.Quelle municipalité a élevé un monument commémorât if à sa fanfare ?Dans quelle ville trouve-ton une « maison hantée » où l'on peut vivre l'étrange expérience de grimper aux murs sans trucage ?( c'est à Lennoxville ) Avez-vous déjà pensé faire la visite du puits de la ville d'Alma en Abitibi ?La municipalité y puise 50 000 litres d'eau pure à la minute ! Connaissez-vous Laverlochère au Témisca-mingue ?Vous pouvez y visiter gratuitement, sur rendez-vous, la collection de nid de guêpes de Gérard Gagnon, cité dans le livre des records Guinness ! De 1975 à 1996 il a accumulé 625 nids de guêpes.Ce petit guide de poche fourmille des trouvailles du genre.Bravo les filles.Le Monopoly fait des petits ¦ Comme tout le monde je connaissais le Monopoly, un jeu qui s'est vendu à plus de 150 millions d'exemplaires.Dans le même genre mais plus intéressant, en fin de semaine j'ai découvert le « Business Go » gra^e a un tournoi organise hier par la Banque Nationale au profit de l'Opération Enfant Soleil, et qui mettait en compétition 80 prétendants au titre de Millionnaire du jeu Business Go, invente par Daniel Dubé, un informai icien québécois.C'est un jeu internatio-nal sur le monde des affaires, idéal pour développer l'entrcprc-neurship chez les 12 ans et plus.Chaque joueur reçoit 750 000 S au départ.Il parcourt les cinq continents, implante ses entreprises et exporte ses produits : il vend ses diamants de l'Angola à la France, le pétrole du Koweït à l'Italie, etc.Attention ! Chaque joueur doit assumer les frais d'exploitation de ses entreprises : payer le loyer, les employés, l'électricité ! À éviter : la case « Burn Out » ! Un arrêt au Casino pourrait vous détendre avant de repartir pour le Moyen-Orient.Un jeu intelligent où chaque joueur s'ambitionne et ruse en se divertissant.Bravo.Gourd repart en campagne ¦ Attention ça va débloquer ! François « Rhino » Gourd rides again ! Il a annoncé vendredi qu'il se présentera comme candidat indépendant dans le comté de Gilles Duceppe ( Laurier-Ste-Marie ) s'il arrive a amasser les 1000 $ requis.Ce qui ne devrait pas être un problème vu qu'il organise une soirée d'appui au Café Porté disparu, avenue du Mont-Royal, jeudi soir, le 8 mai et tout le monde qui trouve la ^ impagne électoiale ennuyante devra y aller ! On ne s'ennuie jamais avec cet animateur farfelu, organisateur et candidat du parti Rhinocéros depuis 1979.Emule de Colu-che, de Claude Gauvreau.Gilbert l angevin, Timothy Leary, Henry Miller et j'en passe.Avec lui « Faut que CI débloque » !.Sur ce, bon dimanche. B8 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 4 MAI 1997 Narciso Yepes meurt d'un cancer Agence France-Presse MURCIE, Espagne Le guitariste espagnol Narciso Yepes, compositeur de la mélodie Jeux interdits, est décédé hier à l'âge de 69 ans à Murcie ( dans le sud-est de l'Espagne ) des suites d'un cancer, a-t-on appris de source hospitalière.Né à Lorca, près de Murcie, le 14 novembre 1927, le concertiste avait été hospitalisé à la mi-avril, après une première alerte pour sa santé à la fin 1996.Pour le grand public, le compositeur de la musique du film de René Clément Jeux interdits ( 1952 ) r'.'sî'.-ra aussi !e virtuose qui réalisa le premier enregistrement du célèbre Concerto de Aranjuez de Rodrigo et l'inventeur qui mit au point en 1964 une guitare à dix cordes qu'il devait utiliser dans tous ses concerts.Remarqué à 19 ans par Ataulfo Argenta, le directeur de l'Orchestre national espagnol, il monte à Madrid où il donne ses premiers concerts, avec au programme notamment le « concerto de Aranjuez » qui le fait triompher.Mais ce virtuose de la guitare qui continue de se perfectionner aux côtés du violo- niste Georges Enesoo et du pianiste Waltcr Gieseking.Sa carrière se déroule alors sur tous les continents de succès en succès.Il enchaîne les concerts \u2014 plus d'une centaine par an \u2014 d'Amérique du Sud à l'Europe en passant par le Japon.Globe-trotter, Narciso Yepes trouve néanmoins le temps de multiplier les enregistrements : les 24 études de Fernando Sor, les 12 études de Villa-Lobos, une anthologie consacrée à « Cinq siècles de musique espagnole pour guitare » et l'intégrale des Suites pour luth de Jean Sébastien Bach.SPECTACLES Salles de répertoire A VOUS L'ANTENNE - PREMIER PLAN Cinémathèque québécoise (Salle Femand-Se- guin): 15 h.BALLON BLANC (LE) - BLINKITY BLANK UtHoulBulBOtM Cfuciytîvoioo \\oatit; v^iduuwjuiidi 14 h.BARAKA Cmema du Parc (1): 19 h.BELLES HISTOIRES DES PAYS D'EN HAUT (LES) Cinémathèque québécoise (Salle Femand-Séguin): 20 h.BREAKING THE WAVES Cinéma Impérial: 18 h 30.DANTTS PEAK Cmema du Parc (1): 16 h 45.DARLING CLEMENTINE (MY) Cinémathèque québécoise (Salle Claude-Jutra); 17 h.EUROPA Cinéma Impénal: 16 h 30.21 h 30 GRIDLOCK'D Cmema du Parc (2); 15 h 30.17 h 30.19 h 30.21 h 45 JACQUOT DE NANTES Cinémathèque québécoise (Salle Claude-Jutrn) 19 h MIRROR HAS TWO FACES (THE) Cinéma du Parc (1): 14 h 15.OBALTAN (THE AIMLESS BULLED Conservatoire d'art cinématographique: 21 h.PASSION DE JEANNE D'ARC (LA) - LA VIE ET LA PASSION DE JÉSUS-CHRIST Cinémathèque québécoise (Salle Claude-Jutra): 21 h.SWINGERS Cinéma du Parc (1): 21 h 30.TICKET (THE) Conservatoire d'art cinématographique: 19 h.WALKABOUT Cmema du Parc (3).15 h 15.17 h 15, 19 h 15.21 h 15.IMAX Imax (Vieux Port) À toute Vitesse - Alaska: 10 h 15.14 h 15.16 h 15.18 h 15.20 h 15 (version française): 12 h 15 (version anglaise) Programme double et spectacle laser Énig-ma: À toute vitesse et Alaska, grandeur nature et spectacle laser: 22 h 15 (version anglaise) IMAX IMAX - les Ailes Mail Champlein, Brossard) Un Paradis sous la mer: 12 h, 14 h, 16 h.Voyage cosmique: 13 h, 15 h.Programmes doubles: 17 h, 19 h, 21 h et optionnels en après- midi.Danse THÉÂTRE LA CHAPELLE (3700, St-Oominique) Out of the Blue.de Eugène Lion Avec Jo Lechay et Paul-André Fortier 20 h.sauf lun.et mar.m u»ii|ue FESTIVAL INTERNATIONAL DE CLAVECIN BACH SALLE PIERRE-MERCURE Auj., 9 h 30, atelier pour les jeunes, dir.Luc Besuséjour (entrée libre); 12 h, Luc Beauséjour, claveciniste; 13 h 30, épreuve finale du Concours de clavecin; 15 h 30, conférence de Pieter Dirksen; 17 h 15, Pie ter Dirksen, claveciniste: L'Art de la fugue, première version; 20 h 15, Dom André Laborge, claveciniste: Inventions, Parti-ta BWV 1004, et Mireille Lagacé, claveciniste: Inventions.UNIVERSITÉ McGILL (Pollack Hall) Dim.f 15 h 30, GM Shaham, violoniste, et Akira Eguchi, pianiste.Sonate op.12 no 1 (Beethoven), Rhapsodies nos 1 et 2 (Bartok), Sonate op.i3 (Fauré).Ladtes' mor-ning Musical Club.CHAPELLE HISTORIQUE DU BON-PASTEUR Dim., 15 h 30, Use Boucher, pianiste.Mozart, Beethoven, Schumann, Debussy.BASILIQUE-CATHÉDRALE MARIE-REINE-DU-MONDE Dim., 15 h 30, Gaston Arei, organiste.Gri- gny, Bach, Mendetssohn, Bédard.EGLISE SAINT-JEAN-BAPTISTE (Chapelle Saint-Louis) Dim., 19 h 30, Adrienne Savoie, soprano, et Michel Beauchamp, guitariste.Musique des Iles Britanniques.BASILIQUE ST.PATRICK Dim., 20 h.Choeur Musica Orbium, avec orchestre.Dir.Patrick Wedd.Messe op.130 (Jongen), In the Beginning (Copland).Théâtre THÉÂTRE JEAN-DUCEPPE (Place des Arts) Des hommes d'honneur, de Aaron Sorkin.Mise en scène de Claude' Maher.assisté de Netlson Vi-gnola Du mar.au von .20 h; sa m., 16 h et 20 h 30.THÉÂTRE DE QUATSOUS (100, Ave.des Pins e.) Sexe, drogues, rock S mil, de Eric Bogosian.Trad de Yvan Bienvenue.Mise en scène de Pierre Lebeau et Alexis Martin: 20 h.ESPACE GO (4890, St-LaurentO La Seconde surpnse de l'amour, de Manvaux.Mise en scène d'Alice Ronfard.Du mar.au sam., 20 h.* THÉÂTRE LA LICORNE (4559, Papkieau) Les larmes amères, adaptation libre de Les larmes amères de Petra Von Kant, de Fassbinder.Aadaptation française de Sylvie Mûtter.Mise en scène de Ruth Stewart: 20 h.ESPACE LA VEILLÉE iîSTt, Ontario e.) Les Démons, de Dostoïevski.Misa en scène de Téo Spychalski.Du mar.au sam., 20 h.GESÙ (1200, Bleury) L'Ange blessé, de Richard Gibeauit et Richard Lemire.Mise en scène de Richard Lemire.Présentation du Théâtre Miroir: 20 h.THÉÂTRE DE L'ESQUISSE (1650, Marie.Anne e.) L'Histoire de Kulumé et ses frères, de Serge Ha-mon.Mise en scène de Géraldine Sempol et Franck Sylvestre: 14 h.CENTAUR (453, St-François-Xavier) 2 Pianos.4 Hands.de Ted Dykstra et Richard Greenblatt.Du mar.au sam .20 h; dim.19 h.THÉÂTRE SAIDYE BRONFMAN (5170, Chemin de la Cote-Ste-Catherine) The Food Chain, de Nrcxy Su ver.Du lun.au jeu.20 h; sam.20 h 30.dim.19 h.THE DOME THEATRE (3990, Notre-Dame o.) Orpheus descending, de Tennessee Williams: 14 h.Pour Enfants LA MAISON-THÉÂTRE (Auditorium du Collège de Maison neuve, 2700, Bourbonnière) Au bout de la hviére, de Pascale Rafie.Mise en scène de Serge Marots: 13 h et 15 h.(4 à 8 ans) Variétés CLUB SODA (5240, Ave.du Parc) Cardinal.Avalon.Issenman: 14 h: Ligue d'improvisation montréalaise: 20 h.MCDLEY (1170, Sl-Denl») Gervaise Mane Leroux: 19 h.FOUFOUNES ÉLECTRIQUES (87, Ste-Ca-therine e.) Oui of Bound.Dr.Galactik.Mad Max et Thunder-bokJ: 21 h LES BEAUX ESPRITS (2073, St-Denis) Match d'improvisation avec la Ligue des Cravates: 20 h 30.L'AIR DU TEMPS (191, St-Paul o.) Nortlan des 21 h.LE PIERROT (114, St-Paul e.) Daniel Blouin: dès 14 h.PTIT BAR (3451, St-Denis) Daniel Bnsson: 21 h.CAFE SARAJEVO (2080, Clark) Tno Djelem: 21 h.ISART (263, St-Antoine o.) Jean Derome.Pierre Cartier et Pierre Tanguay 20 h 30.UPSTAIRS (1254, Mackay) Guy Amirault.Ron Seguin et Dave Laing: des 21 h.LE LOUNGE (1333, Ste-Catherine e.) Gina Seram: des 21 h.JAZZONS (300, Ontario e.) Skip Bey et Tim Jackson: 20 h.VENTES Palmarès des ventes de disques au Québec pour la semaine se terminant le 26 avril 1997.FRANCO 1 Kevin Parent Pigeon d'argile 2 Sylvain Cossetto 3lanc 3 Elisabeth Blouin-Brathwaite 4 Céline Dion 5 Luce Dufautt 6 Artistes variés 7 Zachary Richard 8 Les Schtroumpfs 9 Jean Leloup 10 Mercedes Band ANGLO Un monde merveilleux Live à Pans Luce Dufault Tous unis contre le sida/L'album_ Cap enrage Schtroumpfs Party 2 Le Dôme L'Heure JMP/Vol.2\" 1 Spice Girls 2 Toni Braxton 3 Jonny Lang 4 Dépêche Mode 5 Backstreet Boys 6 Aerosmith 7 U2 _ 8 Moist 9 Live 10 Artistes variés \u2022\u2022$*\u2022.\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022 Spice Secrets Lie To Me Ultra Backstreet Boys Nine Lives Pop Créature\" Secret Samadhi Hit Zone 3 Inauguration do io Bibliothèque nationale SOUVENIRS, SOUVENIRS w - Pierre Vennat Source: LE Palmarès (pc) a Bibliothèque muni- Lcipale de Montréal, qui est revenue récemment dans l'actualité alors qu'on parlait de la fusionner à la Bibliothèque nationale du Québec, fut inaugurée il y a 80 ans, le 1^ mai 1917.À l'époque, on en parlait comme d'un « temple des livres » et La Presse, tout enthousiaste, écrivait que « c'est un monument digne de l?¦ Le théâtre ne date pas d'hier, lui non plus à Montréal.La Presse, qui publiait la chronique « Dans nos théâtres >» tous les samedis, il y a 80 ans comme aujourd'hui, y parlait le samedi 5 mai 1917 de la revue du THÉÂTRE NATIONAL, qui, sous la direction intérimaire de Pierre Christe, venait de présenter « deux des plus jolis spectacles qui nous aient été donnés depuis longtemps à Montréal, surtout avec une aussi brillante interprétation ».Au sujet de la revue que présenterait ce théâtre dans les jours suivants, le journaliste ajoutait que « quant à l'interprétation, nous pouvons assurer, et cela sans crainte de démenti, que jamais une revue à Montréal n'a été montée avec un tel luxe de spécialistes.» Enfin, parlant d'un autre théâtre \u2014le CANADIEN-FRANÇAIS\u2014, le critique anonyme de La Presse écrit que « le public de Montréal est très satisfait de sa nouvelle troupe.El les amateurs de bon drame, de beau théâtre, en ont, comme on dit, pour leur argent.» ¦ En mai 1955, c'est de la « MÔME » PIAF qu'il était question à Montréal.Accompagnée de son mari d'alors, Jacques Pi Ils, celle qui a chanté Non, je ne regrette rien et qui fut l'idole des boîtes à chanson de Montmartre, entreprit le 9 mai un engagement de deux semaines au Her Majesty's.La Presse écrivait, à la veille du premier concert, que la popularité de ses succès sur disque ne faisait qu'augmenter de jour en jour tandis que le 10 mai, au lendemain du premier concert, Jean Béraud écrivait : « Il faut avouer que je voyais pour la première fois Mme Edith Piaf.Qu'elle m'ait impressionné comme tout le monde, pas de doute là-dessus.Que le micro lui donne une voix d'une puissance extraordinaire, que des arrangements de voix en ombre se dégagent au cours de quelques-unes de ses chansons en des accompagnements d'ailleurs beaux, cela ne change rien à cette personnalité étonnante et assez mystérieuse.Peu d'artistes savent comme elle créer une atmosphère dès les premières phrases d'une chanson : atmosphère d'envoûtement à laquelle on ne résiste pas.» ¦ Le 9 mai 1979, Andrée Lebel rendait hommage au comédien PAUL GUÈVREMONT, qui venait de mourir et qui pendant sept ans avait, en tant que « Théophile Plouffe », été l'une des grandes vedettes, avec Amanda Alarie, des débuts de la télévision québécoise dans les années 50 avec La Famille Plouffe et qui, ajoutait-elle, aurait voulu mourir sur les planches.Depuis ses débuts dans les années 30, à l'âge de 17 ans, il n'avait jamais cessé de jouer et n'avait jamais envisagé de prendre sa retraite.Il jouait d'ailleurs encore dans un téléroman.Race de inonde .au moment de sa mort.Son rôle préféré, au théâtre, avait été Cyrano de Bergerac, qu'il avait joué pendant trois ans au MRT français ( Mount Royal Repertory Théâtre ).Il avait fait plusieurs tournées avec les pièces d'Henri Dey-glun.Il était décrit comme un comédien de « l'époque difficile », de ceux qui par leur courage et leur amour de la scène ont réussi à garder le théâtre vivant pendant la crise et les années qui ont suivi.Guèvremont et ses camarades avaient assuré la relève de la génération des Barry-Du-quesne et fait les grandes tournées des années 30 et 40.¦ Il y a 25 ans, l'OPÉRA DU QUÉBEC terminait, avec La Tra-\\iaui, sa première saison.Claude Gingras écrivait le 3 mai 1972 : « Cette première s^Unn de l'Opéra du Québec est vraiment couronnée par un éclatant succès de \" box-office \", puisqu'il ne reste plus une place, et ce depuis assez longtemps.Toutefois, ce n'est pas la question qui m'occupe ici, mais plutôt l'aspect artistique, et à ce point de vue je puis dire que cette première saison se termine, également, d'une façon fort brillante, sinon absolument impeccable sur toute la ligne.» VOTRE SOIREE DE TELEVISION par Louise Cousineau 19:00 E9 Mea Culpa-100 Limite Des reprises qui n'ont pas vieilli, pas toujours très drôles, mais souvent imaginatives.Avec Pierre Brassard.Ghislain Taschereau.Richard Z Sirois.André Robitaiile et Jici Lauzon.19:30 CD-Bons baisers d'Amérique On y verra notamment Zacnary Richard - mais le comprendra-t-on?-et une fabrique de cigares a Cuba.20:00 \u20acD- Forrest Cump Si vous avez raté ce très bon film sur un simple d'esprit qui a le génie d'être toujours à la bonne place au bon moment, c'est le moment Rires et larmes garantis.Avec Tom Hanks 20:00 CD-Nature Un documentaire extraordinaire sur des chiens extraordinaires.20:00 81- Live from Lincoln Center Concert Brahms avec notamment Jessye Norman et Pinchas Zuckerman.20:30 fis)-Bouillon de culture Suiet le pouvoir.Avec notamment Christine Ockrent et Nicolas Domenach 21:00 Enquêtes internes Un bon suspense policier avec Richard Gère soupçonné de corruption Avec Andy Garcia.23:22 O - Le Carotte d'or Anna Magnani dans le classique de Jean Renoir.Heure de départ incertaine à cause du hockey CANAUX 9 18 h 00 18 h 30 15117 f24 45! 30 Artiste au menu Joe Bocan ABC G9 cbs CD nbcQD 00 12 GO A «.E BRAVO CANALD DISC.fox FOX(Ont) mp NW ROI RDS se TMT» tsn TV5 Y1V CANAUX Les Chariots du diable (17 oo> Le TVA Pignon sur rue 19 h 00 .parfait petit emmerdeur 19 h 30 20 h 00 20 h 30 21 h 00 21 h 30 Fou à lier / Joe Bocan.Peter McLeod.Guy Richer Médecine apprivoisée Rumeurs World of Disney Puise Newsline ABC News ;BS News Travel.Travel Hockey / Oilers - Avalanche 22 h 00 LeTé*éjournal / Point (22:22) Drôle de vidéo En pleine nature Mea culpa 100 Limite (2/4) Undercurrents Cinéma / GENTLEMAN ET CAMBRIOLEUR (5) avec Bruce Willis, Andie MacDoweif Plaisir de lire Hors-circurt / Gugging, la maison des artistes L'Heure JMP Le TVA 22 h 30 Météo (22 56) / Sport (22 57) 23 h 00 23' h 30 Cinéma / LE CAR0SSE D OR {2} avec Anna Magnant (2322) Sports (2225)/ Loteries (22 44) Complètement marteau (22:bD Cinéma / UNE FAMILLE FORMIDABLE (4) avec Paolo Paneili, Pia Vetsi (21 m Cinéma / ENQUÊTES INTERNES (4) avec Richard Gère.Andy Garcia Hockey / Oilers - Avalanche New Adventures of Superman Never-Endum Référendum Pub Mad About You America s Funrnesl Home Videos 60 Minutes NBA Basketoall / Sénés éliminatoires - Programme triple (12-00) Brttish Rail Joumeys -Across Am.Panorama Inqutrmg Minds Financial Future Déclic! Mag Journeys Bob Vila's Home Agam Stars Under the Palms .rire Animalier Wings Over the Luttwatîe Star Trek: Voyager Star Trek The Next Génération Les Incontournables du rock 4 World News Fashton File Jean Drapeau raconte Expo 67 AMA(17 30) Sports 30 Mag Spécial / Amanda Marshall Sunday Report Venture (22 56) /Nation's Business (2323» Finances (2320) /Télé (23 49) Cinéma/ NiKITA &22) Le Grand Journal (23 28) Sunday Night Cinéma / NIGHT Of THE TWISTERS (4) avec John Schneider.Devon Sawa Cinéma / FORREST GUMP (3) avec Tom Hanks.Robin Wnght Touched by an Angel 3rd Rock from the Sun Wild World | Ndiurcscene Ail Créatures Great and Small Dimanche classKjue/Don Giovanni Nature / Extraordinary Dogs Walker.Texas Ranger Cinéma / ROBIN C00KS INVASION avec L Perry.R.Gayheart (1/2) Masterpiece Théâtre / The Buccaneers: Conquest / Ambush (2/3) Live from Lincoln Centre Cinéma / MURIEL OU LE TEMPS D'UN RETOUR (2) avec D Seyng Lonery Planet jArchaeology Ancient Mysteries / .Peru Anton Cetin Art of File 20e Siècle / Les Scandales.« discovery ca World's Funniest Animal Outtakes Musique vidéo On the Line Monde ce soir La Facture Championnat Atlantique Congo (17 30) White Mans Burden 0715) Auto Raong/Save Mart 300 (16 00) L École des tans / Télétourtsnie Bejtrix Potier 18 h 00 My Homctown 18 h 30 Hamish Macbeth / Destiny View from Here / Under Wraps Las Vegas: Gamble in the Désert Emily Carr Les Mystères de la Bible Distant Echoes / .Kalahari Destinations Allan Gregg Dialogue America s Castles / .Prairies Cmèrna / DÉATHTRAP (4) avec M**ael Came.Christopher Reeve Biographies / Georges Discovery's Sunday Showcase The Simpsons No Doubt King of the Hill The X-Files CTV National News Puise / Sports Nightline PSI Factor News/Seintekl Umrts(23 45) Viper Mysteryf / Cadlael CWma / THE MOON18 BLUE (4) Panorama Déclic! Mag.Impnnt / Bob Rae Mysteries of the Bible Chnstopher Reeve Concerts Jazz: Larry Cartton King of Survival The Outer Limits Seinfeld Home Improv Musique vidéo the frtth estate Expo 67 - déjà 30 ans The Passionate Eye / .Ayatollah Le Journal RDI Scully RDI Sunday Repoit Le Telejournal Nat.Sports.Le Point (2222) Baseball / Marlins - Astros Cinéma / LA QUARANTAINE C*OW LAVAL (Galeries) « c>N w>e< -c'-',c-s____ rage au coeun oa7 (v.françase)(13ans)* Sam.O-m.Uar et lier.: 1:2S - 3:40 - 7:0$ \u2022 9 40/Ver., Lun eiJeu.¦ 7 05 \u2022 9 40 m _ *U»ltAUBSÉT«nOUIaONDlfLI) (va.française) (G) * Sam.0«m.Mar.et U*t-1:1$.3 3$ \u2022 7:10 ¦ 91$/Ven.Lun.et J*u.: 7:10-9-1$ _ AT 1600 (va.anglais*) (13 ans)* Sam, Dwn.M*'.*t Mer.: 1:2$ \u2022 3:40 \u2022 7:10 \u2022 930 / vtft, Lun *t Jeu.710- 9.»_ VOLCANO (va.angaM*)(l3ans)i^ Sam, Dim, Mar MWÊU 1 20 \u2022 490 \u2022 7:10 \u2022 9:25 / Ven.Lun.et Jeu.: 7:10 \u2022 9.2$ L*àsa*Svp*M*r rtfus*»_ AW«itn rvf*«fiv \\ *>* ¦» i \" Sam.Om.Uar et Mer: 1 15-3 15- 5:15 -7:15-9:15/V*rt, Lun et Jeu.: 7:15-t-.1$ \u2022VMNT (TMB) (uo.ange**) (G) * Sam.Dm.Mar et Ua 1M-350-790- 995 /Ven.Lun «t Jt*J 790 - 92S DAUPHIN 2396 t* rselenWs- 721-6060 L'ASSOUVI EST UN FOUVOW SACHE (v.français*) (16 ans)* S»mNDim:1:SO-5 00-l:15/S*m: 8:15 PLUS MAU MttTMfl OU MOStOf (Lf) (va.français*) (G) * ' Sam *t On.2.00 \u2022 4:1 $ \u2022 7.95 - 9.10 / S*n\\: 7:05 \u2022 1:10 DELSON (Plan) PV y & 900.lotrl Gewgr iGeoee Delios \u2022 63S-97W VOLCAN (v.français*) (13 ans) ?A LAFRCHE SUR 2 ECRANS S»m.Oim, Mar et Mer: 12:50-1 30-3-00- 490 - 5:10 \u2022 7:00 \u2022 7 30 \u2022 9:10 \u2022 9:30 Ven.Un et Jeu : 7 00 \u2022 7:20-9-10 - 9-30 L*às*jj)**a*rrfius*»_ PLUS MAU BatTOl OU BSONM (LE) («a.française) (G)* Sam.Oim.Mar.et Mer.: 1 30 \u2022 490 \u2022 7:05 \u2022 9:20/v*n^ Lun.et Jeu.: 7:05-930 T4B8UBCONN1CT1 UOOaTl Sam, Dm.Mar ei Mer.105 \u2022 3.-0$ \u2022 5 0$ \u2022 7.-05-905 /Ven.Lun.*t Jeu.: 7.95-905 i (vo.anglais*) (13 ans)* Sam.Oim.Ma/, et Merj 1:15 -3:15- 5:15-715 \u2022 9.15/Van.Lun.«I Jeau 7:15 \u2022 915 l(v.français*) (G) \u2022 Sam, Dm.Mar.et M^.: 1:15-115-5 15-7:1$-9.1$/Van.Lun.et Jeu.: 7:1$-91$ L0NGUEUIL (Ploxe) y & © 125 StLwiefO Isegee*.\u2022 679-74S1 PV VOLCAN (v.franc***) (13 ans) ?A LAFRCHESUR 2 ECRANS S*m «Dim: 1:00-130-3.0$-3:3$-5:10\u2022 5 35 - 7-15 - 7.40 9 20-945 S*m 7:15 - 7.40 - 9 20 - 9 45 La»ss*i-oas»«f rafus** l(vfrançaaM)(G) « S*m et Oim: 1:55 \u2022 3:40 \u2022 8:30 \u2022 7:30 \u2022 9:40 S*m:7:30-*:40_ ANACONOA (v.franca*a*)(13 ans) \u2022 Sam *t D*iv: 13$ \u2022 330 \u2022 $30 \u2022 7.9$ S*n\\:7.9$_ 8 TtTtS DANS UN SAC (v français*) \u2022 900_ [13 ans)* 7:15-9:15 : au 16001 v.français*) ( 13 ans) \u2022 Sam et Oim: 1:4$ \u2022 4:15 \u2022 7.-06 \u2022 9.2$ Sam: 7:05 9:2$_ ANACONOA (v.français*) (13 ans) * Sam et Om: 1:15 \u2022 330 \u2022 $30 \u2022 7:30 \u2022 9.30 S*m: 7 30-930 : FATAL! (v français*) Sam et Own.1.X-3 25-5 1$ S*m-715-9:15 _ (v.française)! G) \u2022 Sam et Dm: 1:10 ¦ 3:1$ \u2022 5:1$ \u2022 730 \u2022 9.35 S*m.:7:20-93$ POINTE-CLAIRE PV y ''¦ 6361.lrmeacaSeaae \u2022 630-7258 ANACONOA (».trançMt) (13 ans) * Sam.0-tv.Mar.et Met- 12 55 \u2022 3 00 - 4:55 \u2022 730 - 910 /Vea, Lun.*t Jeu.: 7:20 -910 8SENTIUR BSDfTIUN (v.française) (G) « Sam, D»m Mar et M*r: 1:10 \u2022 Si)5 \u2022 500 \u2022 7 00 - 9 00 / Ven, Lun M J*u: 7:00-900 jm SUIS (va française) ( 13 ans) * Sam Oim.Mar et Mec 1:20 - 3» \u2022 S:30 \u2022 7:40 ¦ 9:4$ / Ven.Lun et Jeu: 7:40 ¦ 9:4$ CAPfTANal CONAM (v.o.française) ( 13 ans) \u2022 / Sam.Dim Mar et Mer.: 1.35 -4 13 - 6 55 -935 ! Ven.Lun et Jeu.: 6 55 - 9:35_ PATNJNT ANGLAIS BJ) (v.franc***) (G) * Sam.Oim.Mar.et Mtr_ 1.30-4 50-8:00 \\er.Lun.et Jeu: 8:00 BROSSARD PY & y Mat OHftM \u2022 6600, W.IiuSertee \u2022 465 5906 J'EN SUtS (vo.française) (13 ans) \u2022 Sam Dvn.Uar ci Mer 105-3 30-705-930 Van.Lun 1J*u.: 795-930_ PATVNT ANQLA1S M) (v Irançam) (G) \u2022 Sam.0m.Mar et Mer.: 1 15-4 15-6 00 Ven.LunetJeu- 900_ ANACONOA (va.angease) (13 ans) * c wi.D*r .Mar et Mer 1 20-3 20- 5 15-MS-915 Mm l-.et 7'5L5'5___ PCMbTTTI (va.franc»**) (G) \u2022 Sam.dm Mar et Mer.: 1^0-3^5-5:10- 7:0$ - 910 / Ven.Lun et Jeu.: 7.05 \u2022 910 9 M8ADS 8N A DUfftL SAO (va angtam) e 'Sam Dm.Uar eiMer 1 X-3 2C-5 20-7 10-9 15/Vstt, Lun et Jeu.:7:10-91$ LUN LUN (v.o anglaoe) (G) ?Sam.Dvn, Mar.*t Mar1 :l$ - 3:1$ \u2022 $ OS \u2022 7O0-900/Ven Lun et J»g-7-00-900 VOLCANO (va.angujiM) (13 ans) ?Sam .Dur».Mar et Mer.: 1 00 \u2022 3:10 \u2022 $ 1$ \u2022 7 55-930 /Van.Lun et Jeu.735-9 30 L*is**rp«ss«r refuses VOLCAN > francaSMtttSaYSl*' Sam *t D«m: 1 4$ - 4 10 - 7:20 \u2022 9 2$ S*m: 7:20 \u2022 9.2S/L****g-p*as*r refusés EAU 18)00 (v.français*) (13 am) \u2022 / Sam et Oim: 2.00-4:15-735-9 30 Sem:7:25-9 30 _ GUERRIERS M LA VWTU (LES) (v.française) (G) ?Sam et Dm: 1 3$ \u2022 33$ \u2022 $35 \u2022 7 35 - 9 35 Sem:7:35 - 9 35 __ saint M) (v.franç***)(G) * Sam et Dm: 1 $0 \u2022 4.0$ \u2022 7.90 \u2022 91 $ S*nv 7.90-9i$ DORION (Carrefour) PV 6- 391.ftoet HawooA Doriet-VeeAtvJ \u2022 455-9236 SVJ8NI FATALE (v.français*) (13 sns) \u2022 Sam si Dm: 2:0$ \u2022 4:10 \u2022 7:1$ - 93$ S*m:7:1$-9:2$_ VOLCAN (v.franc***) ( 13 ans) ?Sam et Dm: 1 30 \u2022 4:00 \u2022 790 \u2022 91$ Ssm: 7:00 - 91$ / U*s*j-cass*r refuses INEAKOOWN (va.*ngM**) (13 ans) * '.$5-3:55-7 Sam et Dm Ssm: 7:25-93$ 735-93$ McHALFS NAVY (va.anglais*) (G) * Sam.Dm Mar.et M*r: 1 4$ \u2022 4 1 $ Van.Lun.et Jeu.Aucun» rapr*s*ntabon VOLCANO (va.anguj**) (13 ans) * 7 00 \u2022 9.20 / LaisS4u>p*sser r»f us*s_ ANACONOA (va.angMtt*) (13ians) * Sam.Dm Ma/.*t Met 230 - 4.4$ - 7:1$ \u2022 9 20/ven.Lun et Jeu.: 7:1$-930_ LUN LUN (va.anglais*) (G) * Sam.Dm.Mar.*1 Mer.: 1:30 \u2022 330-5 10- 7:05 - 915 / Vn, Lun.*t Jeu.: 7:05 \u2022 91$ VOLCANO (vc anglaise) (13 ans) / Sam.Dm Mar.et Mer 1 i$-3 20-5 25 -7:3$ \u2022 9.40 / Ver.Lun et Jeu.- 7:3$ \u2022 940 L*iss«i-p*ss*r raf usés_ AUST8N NOVfINS (v.o.anglais*) * S*m.Dm.Mar et M*r.1:20 \u2022 3:1$ - 5:15 \u2022 730 \u2022 9:2$ / V*n.Lun.et Jeu.: 7:20 \u2022 9 2$ PARADIS! NCAO (v.o anglaise) (13 ans) * Sam.Dm.Mar.et Mar.: 2 00 \u2022 4 X \u2022 7 00 \u2022 9 25 /Ven, Lun et J*u: 790-9:2$ US (INÎ-MICS SONT 0UVEITS VEN.\u2022 SAM.\u2022 OIM.S0II I AT 1000 (va.anglaise) ( 13 ans) \u2022 Sam et Dim: 3.30\u2022 900/Sem 900 \u201ej(v frsnç»t$»)(13an»)* Sam et Dm: 1:35-7.95/Sem 7 05 _l(v.franca.se) (G)* Sam et Dm: 1 50 \u2022 3:4$ - 7:3$ \u2022 9.20 Sem: 73$-930_ OUtJUeMNi 01 LA VWTU |HSj (v français») (G) \u2022 Sam et Dm.1 40 \u2022 3:50 \u2022 T.X ¦ 9.40 Ssm: 7:30-940_ VOLCANO (va.anglais*) (13 ans) ?Sam et Dm.2 00 \u2022 4:1$ - 7:20 \u2022 9:30 Ssm: 730 - 930 / L***4Q>o*ss*r raf usé» iv franc»*») (13 an») MrMranç»**)(C) AU 1000 (v.française) 113 ana) \u2022 / 5am et Dm: 1.4$ \u2022 3.40 \u2022 7:10 \u2022 9:05 S*m: 7:10-905 CAVENDISH (Mail) y 6.lèrVDTIKà] ou - m .CieeaMce* Riscre - #l$-7ll! PV |WYPTIIN PY ^ ® 6.¦l455.f»»Peel-l49-HUn ; LUN LUN (v o angujise) (G) \u2022 Sam.Oim.Mar et Ut.-1:10-350-7 15-930/Ven, Lun.t Jeu : 7:1$ -930_ CHAS8MO AaflY (va.angM«»)(13 ans) * Sam.Dim, Mar.et Mer.: 1 30 \u2022 4 10 \u2022 7.9$ \u2022 9*9 / Van.Lun.et Jeu : 7 05 \u2022 9:40 VOLCANO (vo.angu*«)(13ans)^ Sam.Dm.Mar et Mer 130 \u2022 4.1$ - 730 \u2022 945 / Ven.Lun et Jeu.: 730 \u2022 9.45 La*s*a-p»»a»r refus*» ¦PaWOSfl THt VUVIS (va.angfca*») (U ans)*/7:45_ TUNNO: A POV891NANCNRS AOVEMTURE (v.o.angla**) * Sam.Uim.Uar et U*f.: 190 \u2022 330 \u2022 $ 30 Vy.Ug f.jéau ijeagl rep'eacnlatiew TMAT OLD PHL188Q (v.o.angle*») (G) * Sam.Dmi.Mar «e 8A»jr.: 1:15-7:10 Ver, Lun et J*u_ 7:10_ ANACONOA (vo.anges**) (13 *ns) * Sam, Dm.M»/, «t Mer.: 490 \u2022 93$ V*n.Lun1J«i:93$_ VURPJONS OP VMTUI (va.angla*»)fG) \u2022 / Sam.Dim.Mar.et M«r 1:00 ¦ 3 40 - 79S \u2022 935/ Ven, Lun *t J»u: 7 05 - 935_ ONOSSf PONfTI OLANK (va.ange**) (13 ans) t, Sam, Dm Mar.et M*r.: 1 45 \u2022 430 \u2022 7:1$ \u2022 940 / Van.Lun et Jeu: 7:1 $ - 9.40 KAUA SUTRA (va angUj.se) ( 16 ans) * 1:30-4 00-6 50-915 D(vo angt»*»)(18»ns) 290-3:40-530-7:10-900 VOLCANO (va.anaS»*i) m3 11$ 3 1$-5.1$-7 20-92$ La4S*»-p»ss»r refus»» FAUBOURG PV © & 1616 atesl.rte Ste-(.nW»t \u2022 937-7230 CHASWQ AAfY (va.anguj*») (13 ans) \u2022 1:00-335- 7.90-9 2$ BSfNTfUN MENTEUR (v.française) (G) 2* riiM.IOIMbTI oc cants fwi; fv.franc»*») (13 ans)_ ANACONOA (v franc»*») (13 ans) 2e f Ém : DUO LAPLOS4P (v.français») (13 ans) CINE-PARC LAVAL Roule 1S (Sortie 14) «49-FILM lun lun (va.anglaise) iG) 2c Nfn : DANTE'S PEAK (vo.an«a»*»)(13»n»)_ 8MTRO (v.française) (13 un) le fi m ; rançon fv franc***) (13 an») qmpjhm di u vumi msj (v.franç«i»»)(G) 2» fflffl : PLUS GRANO OUI NATURE (v franc»*») (G)_ : FATALE (v.française) (13 am) 2* f4m : SAINT {LEl (v français») (G) CINE-PARC 0DE0N BOUCHERVILLE TroiuarooW (Sertie 95) 849-fllM UENTEUR UEHTIUR (v I 2* Mm : SC4AMCT Q fv franco**) (13 an*) (v.irança**) (G) DAifTf (LE) (va.1 10-330-5^5-915 )(13»m)* LUN LUN (va lO0-39$-$:10-7 )(0)* 0-930 ! FATALE ( v franc»*») y 11 ans) St fOa» : SA8MT M) (v.français*) (G) hi:i«;:Vi*i T-EUSTACHE &ytersvic 15- 640 aseit (Sertie 14) 477-6666 BMOUSM PATNDfT (THE} (va.« (G)»/1:1$-430-7:30 ) ¦WauUU30WN(v.o anglais») (13 ans) E* Ha» ; SANtT (TWsl |va.inrjM»l( (9L LA S AL LE (PLACE) PV Angk boni QeaifiM et Bhkep Pewrr \u2022 849-f IIM LUN UAR (va.angujiM) (G) * S*m.Dm.Ma/.MM»r.:1 15-315-515-73$-945/Vtn.Lun*tJ L 7001.uareeriitt Stetioa Metrs NtCI \u2022 149-ftlM 0JQ(v franc»**)(G)* Sam.D»m.Mar et Mer: 130-3;4$-735-945 /Ver.Lun.et Jeu.-7.35-94$ PLUS BEAU MET If R DU (v*.franc***) (G) / Sam, Dm, Mar.*t 1 50-4.30-7:10-915 Va*.Lun et Jeu 4 30 \u2022 7:10 \u2022 9.15 VOLCAN (v Irança**) (13 ans) ?Sam.Dm.Mar et Mer: 12.45-255-5.00-7 i$-9 25/Vn.Lun.ee Jeu-7:15-93$ Liàe*i^pe»*ee resueé* OffVR.'S OVNI (TNBQ (va.at*4aéa*)(l3 an») \u2022 / Sam, Dm Mar.et Mer.: 1 25 \u2022 410 \u2022 705 \u2022 93S/V»^Lun»t J»u.:795-93S_ \u2022SENTEUR MENTEUR (v.franc**») (G) 2* fim : SOMMET DE DANTE fLE) (v franç»*»)(l3an») \"^\u20220 EXPLOSaf (v irança*») ( 13 ans) .Hm : RACE AU COEUR M) (v.français») (13 an») CINE-PARC ST-Hl LAI RE Roete 20 (Sortie 115) 467 0407 !vo.»ranç»*e)(G) Sam.Oim.Mai et M«r.: 1 45 \u2022 335 \u2022 $30 \u2022 7:10 - 9 0$ / Lun *t Jeju^ 33$ \u2022 $30 \u2022 7:10-9 05/Ven 5 20 - 7 10 - 9:0$_ MOVMIOAYS (va s.-» S*m.Om.M*» *\u2022 U** 12 55 \u2022 390 \u2022 5 10 \u2022 73$ - 93$ / V*n, Lun et Jeu.: 735 \u2022 935 DUO 8D0PLO0SF (v.franc***) (13 ana) \u2022 S*m.Dm.Mar et Me».: 490 \u2022 915 V»n.Lunée Jeu.: 918_ l(v.o.frança*»)(13ans)* Sam D»m.M»r et Met.1 10-790 VmLwnM Jeu.: 791 FATALE-1» Um : SAIT (LE) (v DUO I39LOS8P (v.francs*») ( 13 ans) 2* f Sm : RAGE AU COtUR Ml (v.frança*e)(l3ana) LK FIIJV1 /r 1 ALJ C :/VJVJ/\\I >/V ! VOLCAN version française tic g VOI ( \\N
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