La presse, 9 mai 1997, B. Élections
[" Montréal, vendredi 9 mai 1997 ?Elections 4 ÉDITORIAL / OPINIONS /ARTS ET SPECTACLES / MONDE / PETITES ANNONCES Au Bloc, Parizeau passe de vilain à héros en un jour KATIA GAGNON MAN1WAKI Il n'aura fallu qu'un communiqué pour que Jacques Parizeau soit totalement réhabilité aux yeux de Gilles Duceppe.En l'espace d'une journée, l'ex-premier ministre est passé, au * Bloc québécois, de vilain à héros.Hier matin, le chef du Bloc avait sorti l'artillerie lourde pour tenter de sauver sa campagne, mise en péril par les écrits de l'ex-premier ministre.Interviewé à la radio locale de Mont-Laurier, il se demandait « dans quel monde » Vivait Jacques Parizeau.Les intentions de l'ex-premier ministre quant à une déclaration unilatérale de souveraineté, « c'est de la fabulation », tranchait-il.Un peu plus tard, il réitérait que les intentions de l'ex-premier ministre étaient « inadmissibles ».Les joues enflammées, il défendait devant les journalistes son honneur et celui de Lucien Bouchard.« On a notre honneur sur la table ; et moi, c'est ce à quoi je tiens le plus dans ma vie.Je suis capable de me regarder dans un miroir et je peux vous dire que jamais, jamais, jamais je n'aurais accepté une telle chose.Et je connais Lucien Bouchard pour être un homme d'honneur également », tonnait-il.Reprenant le slogan de son parti \u2014 Parole de Québécois \u2014 qui revêtait, dans les circonstances, un certain caractère ironique, le chef du Bloc tentait de rétablir sa propre crédibilité.« J'ai une parole, je l'ai toujours respectée et je ne changerai pas, quoi qu'il arrive.Je suis fait comme ça, j'ai été éduqué comme ça.Je ne changerai pas.» Mais après la lecture du communiqué de l'ex-premier ministre, en après-midi, le ton a radicalement changé.« M.Parizeau confirme ce que je disais hier, à savoir qu'il n'avait jamais été question de cela.J'ai dit que j'espérais qu'il précise les choses : il les précise.C'est tout à fait satisfaisant parce qu'il dit clairement que ce n'était pas dans les plans des souverainistes.» Mais le chef bloquiste, visiblement embarrassé, a eu bien du mal à expliquer pourquoi, si les explications de M.Parizeau le satisfaisaient, il n'avait pas cherché à communiquer avec lui plus tôt.« J'ai demandé à avoir la certitude que c'était bien ce qui était écrit.On m'a confirmé que c'est ce qui était écrit.Pour moi, c'était suffisant », déclarait-il, avant la lecture du communiqué.« J'ai demandé des explications à M.Parizeau.Elles sont venues », s'est-il borné à ajouter en après-midi.Lui qui affirmait avant-hier avec force que l'ex-premier ministre n'était plus le bienvenu dans sa campagne \u2014 « Je ne vois pas comment je pourrais partager la même tribune avec une opinion si différente de la mienne », avait-il-dit \u2014 nuançait maintenant ses propos.« Ce que j'ai dit ( sur la présence de l'ex-premier ministre dans la campagne ) valait tant que les explications ne seraient pas là : on a les explications.D'autre part, il n'y avait rien de prévu dans la campagne pour qu'on ait des assemblées communes.Il n'y a toujours rien de prévu », dit-il.Mais pourquoi Jacques Parizeau a-t-il laissé s'enflammer ses anciens alliés pendant près de 48 heures sans se défendre, avec les effets prévisible que ces écrits auraient sur la campagne du Bloc ?« Il faudrait demander à M.Parizeau », répond laconiquement M.Duceppe.Les dommages sont-ils irréparables ?« Je ne le pense pas », estime-t-il, disant vouloir continuer à faire campagne sur d'autres thèmes.« J'espère que l'incident est clos ».conclut-il.».v », PHOTOPC « Ce fut une grave erreur de M.Charest de ne pas m'appuyer dans ma démarche devant la Cour suprême pour affirmer que la loi du pays doit être respectée par tout le monde », a lancé hier Jean Chrétien, dans la foulée de l'affaire Parizeau.M.Chrétien faisait campagne en Nouvelle-Ecosse.Chrétien se félicite du plan B Le premier ministre blâme Jean Charest de ne pas Vavoir appuyé dans sa démarche auprès de la Cour suprême VINCENT MARISSAL YARMOUTH \u2022 Bombe ou pétard mouillé, la stratégie de Jacques Parizeau aura permis à Jean Chrétien de justifier sa propre stratégie, le plan B.Le premier ministre profite aussi de l'occasion pour retourner le feu contre Jean Charest, qui ne Ta pas appuyé dans une « démarche aussi fondamentale devant la Cour suprême ».Au moment où un nouveau sondage démontre que les libéraux sont en bonne position au Québec, M.Chrétien tente de porter le coup fatal au Bloc québécois et aux conservateurs en faisant pour la première fois la promotion de cet élément de sa stratégie en matière d'unité canadienne.D'une part, les souverainistes ont démontré qu'on ne peut leur faire confiance et, d'autre part, Jean Charest refuse de s'engager à faire respecter la Constitution à travers le pays, affirme le chef du PLC.« Ce fut une grave erreur de M.Charest de ne pas m'appuyer dans ma démarche devant la Cour suprême pour affirmer que la loi du pays doit être respectée par tout le monde », a lancé M.Chrétien hier lors d'un point de presse à Yarmouth.Plus tôt dans la journée, le premier ministre a tenu le même discours devant des militants de son ancien comté de Beausé-jour-Petticodiac, au Nouveau-Brunswick.Le premier ministre de cette province, Frank McKenna, était aux côtés de M.Chrétien lors du discours.« Quand je vois Jean Charest, qui m'a blâmé parce que je veux que la loi soit respectée, demander aux Canadiens de l'élire premier ministre.Je prendrai tous les moyens nécessaires pour assurer que tout se passe dans la légalité au Canada », a-t-il indiqué.Dans le but évident de pousser le chef conservateur, M.Chrétien affirme que Jean Charest devrait avoir le courage lui aussi d'aller devant la Cour suprême s'il veut vraiment être premier ministre M.Chrétien s'est grandement félicité d'avoir porté l'affaire devant le plus haut tribunal du pays.« Je suis très content d'avoir posé le geste pour que la démocratie ne soit pas en danger dans mon pays, a-t-il dit.J'ai pris mes responsabilités, j'ai reçu pas mal de coups à cause de ça, j'ai pas mal de cicatrices parce que je me suis tenu debout, mais les faits m'ont rendu justice hier au Québec, quand les gens ont réalisé ce qui se passait derrière leur dos.» Quant à savoir si Lucien Bouchard pourrait, lui aussi, cacher une stratégie en vue du prochain référendum, Jean Chrétien n'a pas voulu s'avancer sur cette voie, pas plus qu'il ne veut affirmer que MM.Bouchard et Duceppe étaient au courant des plans de Jacques Parizeau.Il admet toutefois qu'il est très « sceptique ».Rappelant la lettre du député Jean-Marc Jacob aux Forces armées canadiennes ainsi que les missives de Bernard Landry aux ambassadeurs à Ottawa, M.Chrétien suggère que « ça faisait probablement partie du plan ».Prudent dans ses charges contre Lucien Bouchard et le Bloc québécois, Jean Chrétien soutient toutefois que « ce sont eux qui ont un problème de crédibilité ».Cela dit, les révélations de Jacques Parizeau n'ont pas renversé le premier ministre autant qu'il le laisse croire depuis deux jours.« J'ai toujours eu des doutes de par les discours qu'il tenait, admet-il.Et puis le partenariat lui a été imposé par MM.Bouchard et Dumont.» Quant à l'implication de la France dans la stratégie de M.Parizeau, une situation potentiellement explosive, M.Chrétien ffit ne pas avoir d'indication qu'il y a eu ingérence dans les affaires canadiennes.Les déclarations de Parizeau Ce qu'il a écrit Ce qu'il a dit n .s* « ?«f .# ?90 ?« ?! \u2022 \u2022 f* « \u2022 \u2022« » ?\u2022 a.?«4^ \u2022 \u2022 «\u2022 ?\u2022 \u2022 * \u2022 i» ¦ Extrait de l avant-propos du livre que lancera la semaine prochaine M.Jacques Parizeau.L'ancien premier ministre du Québec explique comment il a toujours pris soin de garder ouverte la porte d'une rapide déclaration unilatérale de souveraineté.À l'occasion d'une visite officielle en France en janvier 1995, j'ai ouvert pour la première fois mon jeu à l'égard des pays de la francophonie.La reconnaissance du Québec par quelques-uns de ces pays, en même temps que la France, ajouterait encore à la pression sur les Américains.Comme le Canada avait, en Afrique francophone en particulier, tissé quelques liens solides a coups d'argent, il était temps de battre le rappel des complicités.C'est au cours de ce voyage que Valéry Giscard d'Estaing a soulevé une question dont je n'avais pas, jusque-là, compris la portée.Il faut, disait-il en substance, dès la victoire du OUI au référendum, dans les heures ou les jours qui suivent, qu'un geste solennel soit accompli par le Québec pour proclamer *a souveraineté.Sans cela, aucune reconnaissance rapide, c'est-à-dire dans la semaine ou les dix jours suivants, n'est possible de la part d'un pays étranger.Que Ton suspende, pendant disons six mois ou un an, l'application de la proclamation d'indépendance pour donner le temps à des négociations avec le Canada d'aboutir ou pour rédiger conjointement avec le Canada un traité de partenariat, fort bien.Seulement, la France, comme les autres pays du monde du reste, ne peut reconnaître qu'un pays.Elle ne reconnaît pas une intention.On constatera que mes discours, en ce qui touche les négociations avec le Canada, ?* » » ?.\u2022 É» ?» » \u2022 \u2022 f» Jacques Parizeau sont rédigés de façon à permettre une telle déclaration de souveraineté.Et je ne me suis jamais engagé, en public ou en privé, à ne pas faire de déclaration unilatérale de souveraineté.Tout ce qui a été écrit dans les journaux à ce sujet démontre une fois de plus que.dans ces matières, ceux qui parlent ne savent pas et que ceux qui savent ne parlent pas.Voici le texte intégral du communiqué publié hier par l'ex-premier ministre Jacques Parizeau à Montréal.1.Je suis devenu premier ministre du Québec en promettant de faire un référendum dans l'année qui suivrait l'élection pour réaliser la souveraineté.J'ai respecté cet engagement.Les journalistes se souviendront que je tenais à une question claire que j'ai répétée inlassablement à savoir: Voulez-vous que le Québec devienne un pays souverain en date de.?2.Je me suis par ailleurs engagé formellement à l'égard des citoyens et des partenaires de la souveraineté à proposer une offre de partenariat au Canada avant de proclamer la souveraineté.Une loi a été déposée à cet effet et une entente a été signée entre les partenaires le 12 juin 1995.3.Dans les jours qui ont précédé le référendum, j'ai fait préparer des scénarios de déclaration de souveraineté compatibles avec l'Entente du 12 juin et avec le projet de loi sur l'avenir du Québec à être adoptés par l'Assemblée nationale dans les jours qui suivraient un référendum gagnant.4.Deux scénarios ont été retenus : l'un concernant une motion, l'autre une loi.Dans les deux cas, le texte commençait par: « L'Assemblée nationale, conformément au vote majoritaire du peuple du Québec, affirme que le Québec deviendra souverain.» Les deux étaient tout à fait conformes au projet de loi et à l'entente.5.J'ai tenté d'obtenir l'assentiment du Parti libéral du Québec quant à ce vote à l'Assemblée nationale.Monsieur John Parisella, alors membre important du Comité du Non et ancien directeur ék Cabinet de Robert Bourassa, a été rencontré le 29 octobre par mon directeur de cabinet.Monsieur Jean Royer.11 est ressorti de cette rencontre qufil n'y avait aucune chance d'appui pour la loi du côté des Libéraux, mais qu'il pourrait y avoir un appui partiel pour la motion, î/ên-jeu était suffisamment important pour justifier le scénario de la motion.< 6.Pour mémoire, la conversation que je décris dans mon livre avec Monsieur Valéry Giscard d'Estaing et qui a eu une influence certaine sur la rédaction du texte de loi et du texte de l'entente du 12 juin, rappelons-le, a eu lieu en janvier 1995, soit cinq mois avant la signature de l'Entente du 12 juin qui, elle, fixe la période de négociation d'un partenariat avec le Canada à un an maximum.7.Je ne comprends pas ceux que les mots effraient.Une déclaration unilatérale de souveraineté du Québec faisait partie intégrante de la loi et de l'Entente du 12 juin, advenant un échec des négociations de partenariat.8.L'affirmation du journaliste Michel Vastcl H.ms Le Solei! de mercredi à l'effet que, contrairement à tout ce que j'avais dit et à tout ce à quoi je m'étais engagé, j'aurais proclamé la souveraineté dans les jours qui auraient suivi une référendum est plus qu'une fausseté, c'est un mensonge.Je regrette qu'un tel mensonge ait provoqué une telle commotion et je défie quiconque de trouver dans les pages du livre « Pour un Québec souverain », que je lancerai lundi, une phrase indiquant que j'aurais agi aip-si.NDLR: Mercredi, M.Parizeau avait publié par l'entremise de son éditeur un communiqué annonçant qu'il ne ferait aucun commentaire avant la publication de son livre lundi le 12-mai. « B2 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 9 MAI 1997 Editorial André Desmarais président du conseil d'administration Roger D.Landry président et éditeur Claude Masson éditeur adjoint Marcel Desjardins directeur de l'information Alain Dubuc éditorialiste en chef Claudette Tougas L'hypocrisie accusation de meurtre prémédité portée contre le docteur Nancy Morrison, de Halifax, à la suite de la mort de l'un de ses patients relance certainement le débat sur le droit des médecins à mettre fin aux souffrances de leurs patients.Mais il met également en relief l'hypocrisie qui enveloppe ce débat.»¦!¦¦ Ce que cette femme médecin aurait fait, cela se pratique pourtant couramment dans la majorité des hôpitaux : aider une personne éminemment fatiguée, trop souffrante et mourante qui demande le droit de mourir en toute liberté.g* Vw Dans la plupart des provinces, y .\"JK mm comPr's en Nouvelle-Ecosse, la loi IHK_mBÊ oblige les médecins à respecter les volontés exprimées par le patient dans son testament de fin de vie.Dans le cas d'un patient en phase terminale, selon l'Association médicale canadienne, les médecins peuvent débrancher les appareils qui le maintiennent en vie, mais ne peuvent accélérer le processus naturel de la mort en administrant des doses mortelles de médicaments, dit-on.Ce qui serait la faute du docteur Morrison.L'arrestation spectaculaire du Dr Morrison a étonné la famille du patient décédé.Donc, ce n'est pas la famille qui a demandé une enquête policière.Nous sommes en mai.Il est décédé en novembre.Alors, qui a demandé cette enquête?Toutes les informations convergent vers une même personne.Quelqu'un, à l'intérieur de l'hôpital, qui a eu connaissance de l'assistance apportée au décès de M.Mills, qui souffrait d'un cancer de l'oesophage et qui avait subi de nombreuses interventions chirurgicales, a décidé de porter officiellement plainte parce qu'il s'oppose à cette forme d'assistance.La rcspirotologue a alors été suspendue de son service aux soins intensifs pour une durée de trois mois.Actuellement, elle se retrouve en liberté après avoir versé un cautionnement de 10 000$.Voilà pour la mise en situation.Mais cette histoire remet en question bien des choses.Il s'agit d'une première au Canada.Parce qu'il est ici question de suicide assisté.En janvier dernier, la Cour suprême des États-Unis entendait les arguments des partisans et adversaires de la légalisation des suicides médicalement assistés.En juin prochain, celui que l'on a baptisé le «docteur suicide», Jack Kevorkian, comparaîtra à nouveau devant un tribunal du Michigan au sujet du suicide médicalement assisté d'une femme de 54 ans.Que la justice canadienne réfléchisse sur le sujet de la mort assistée, cela est bien.Parce qu'il y a actuellement une sorte de zone grise, une forme de permissivité dans un monde de non-dit qui fait quelque part l'affaire de beaucoup de membres du personnel hospitalier.Qu'un processus judiciaire, enclenché par une «dénonciation», mobilise un fort groupe de policiers de la GRC qui débarquent en force dans un hôpital pour faire une arrestation et s'emparer de dossiers, cela est une chose.Mais que l'accusation portée contre le docteur Morrison soit celle de meurtre prémédité, cela est une autre chose.Cela voudrait dire que le docteur Morrison serait passible d'une peine supérieure à celle de Karla Homolka qui a reçu une sentence réduite de 12 ans de prison en échange de son témoignage contre son mari, Paul Bernardo, quand On sait à quel point elle l'assistait.Le.problème actuel, c'est que rien, dans nos lois, ne prévoit qu'une intention charitable puisse être invoquée comme circonstance atténuante dans une cause criminelle.Rien dans nos lois ne prévoit qu'une intention charitable puisse être invoquée comme circonstance atténuante dans une cause criminelle.Si :rrf: ¦ s n m \u2022« i ¦ IL bKUlTSKLM/it.i Un tribunal bancal Frédéric Wagnière C'est ainsi que peut sévir l'hypocrisie.Le Tribunal pénal international a rendu son premier jugement et reconnu le Serbe de Bosnie Dusan Tadic coupable de crimes contre l'humanité et de torture.Il a été exonéré de l'accusation de meurtre et d'autres accusations n'ont pas été retenues par le tribunal, mi\u2014m\u2014\u2014On a trop souvent dit que le TPI ~jÊÊBËjiï> I esl 'c premier tribunal du genre, de-JÊJ^^\\ Pu*s celui de Nuremberg après la jm } dernière guerre mondiale, pour ne * pas faire la comparaison.À l'issue du ^ k premier procès, on peut dire que le TPI respecte scrupuleusement les droits des accusés et la présomption d'innocence.Mais, du point de vue des résultats, il n'est qu'un reflet très pâle de Nuremberg.Le grand procès de 1946 avait jugé en bloc les plus hauts chefs de l'Allemagne nazie encore en vie.Il avait raconté la monstrueuse histoire de ce parti qui avait comploté pour faire la guerre au monde entier et pour exterminer tous ceux dont il avait une haine maladive.Il a ainsi servi de toile de fond à toute une série d'autres procès de criminels de guerre, ainsi qu'aux procès en dénazifica-tion.La mise en scène à Nuremberg était telle qu'en en a facilement fait un film à succès.Mais la rigueur juridique n'était pas exemplaire dans ce « tribunal des vainqueurs ».Le procès de Dusan Tadic montre que le TPI est incapable de faire un grand tableau des crimes de guerre en Bosnie, qui permettrait de mieux situer les accusés et leurs forfaits dans le conflit.Ce qui manque, ce sont les grands acteurs du drame, tant ceux qui devraient être au banc des accusés que ceux qui devraient témoigner contre eux.Ceux qui manquent le plus sont, bien sûr, le président des Serbes de Bosnie pendant la guerre, Radovan Karad- zic, et le commandant de leur armée, Ratko Mladic.S'ils ne sont pas les pires criminels, ils sont en tout cas ceux qui ont approuvé et généralisé toute une série d'abominations qu'on appelle crimes de guerre ou crimes contre l'humanité.Leur comparution devant le tribunal permettrait justement de mieux cerner l'importance des crimes dans le déroulement du conflit.Mais Karadzic et Radie sont actuellement protégés par les autorités des Serbes de Bosnie, qui disent que leur extradition vers les Pays-Bas provoquerait des troubles.En fait, Karadzic tire encore les ficelles politiques dans son pays.Les troupes étrangères, qui surveillent le respect de l'accord de Dayton en Bosnie, sont bien incapables de mener une opération en plein territoire serbe pour saisir les deux criminels, sans mettre en danger la paix encore très fragile.Il a été question d'un raid américain, par des unités spéciales, mais ce serait aussi agiter un bâton dans un guêpier.La condamnation de Dusan Tadic montre que le TPI n'est pas impuissant.Mais n'étant pas un tribunal de vainqueurs, il n'a pas les moyens de faire respecter ses décisions.Même les pays qui ont le plus fait pour sa création ne lui procurent pas le soutien dont il a besoin, si ce n'est pas dans leur intérêt politique.Ainsi, un des objectifs principaux du tribunal ne sera pas atteint : ses travaux ne constitueront pas un avertissement aux acteurs d'éventuels conflits ailleurs dans le monde.Que ce soit au Zaïre ou ailleurs, la règle numéro un restera de gagner à tout prix et de ne pas se faire prendre, et non de renoncer aux pratiques les plus inhumaines et de les proscrire.N'étant pas un tribunal de vainqueurs, le Tribunal pénal international n9a pas les moyens de faire respecter ses décisions.LA AUX LETTRES Titre offensant ¦ En gros titre de votre édition de lundi dernier on pouvait lire : « Un terroriste arabe serait expulsé du Canada bientôt ».Il s'agit en fait d'un certain Hani Abdel Rahim El Sàyegh, que je présume être citoyen du Royaume de l'Arabie Saoudite, soupçonné d'être lié à un attentat à la bombe contre une base américaine en Arabie Saoudite.Vous auriez dû savoir qu'il existe 22 États arabes dans le monde et que les ressortissants de l'Arabie Saoudite s'appellent Saoudiens.Vous savez que ce monsieur est, à ce stade-ci, « soupçonné » d'être lié à un attentat.Vous en faites UN TERRORISTE ARABE.Pourquoi ne pas dire musulman pendant que vous y êtes.Vous auriez touché encore plus de monde.Vous auriez été dans la plus stricte correction si vous aviez donne le pays d'origine de l'accusé demandeur du statut de réfugié, là ou se serait passé son drame intérieur ri son geste funeste, au lieu de parler de la grande aire culturelle à laquelle il appartient, qui tut aussi celle de nombreux citoyens canadiens à la conduite exemplaire et au civisme irréprochable.M.A.NAGGAR Les leçons d'Ubisoft ¦ L'impact le plus positif de la venue d'Ubisoft à Montréal sera peut-être d'avoir amené le gouvernement du Québec à réaliser as raison d'être très, très prudent ?y a une différence entre être prudent et mentir ! » Un mensonge ?En politique ?Voyons ! N étant pas en campagne électorale, l'économiste Rubin n'emploie pas de si gros mots.Mais lui aussi trouve M.Martin bien trop prudent : « Quand vous prévoyez un déficit de 17 milliards et que vous atteindre! moins de six milliards, c'est plus que de la prudence ! » Cependant, des collègues trouvent que M.Rubin aurait avantage, justement, à être un peu plus prudent.Les prévisions Je Wood Gundy sont fondées sur une croissance réelle du PIB de 2,5 % au cours des quatre prochaines années.«< Je n'y trois pas ; il y J une recession qui s'en vient quelque part là-dedans », soutient Mark Mullins, économiste principal chez Midland Walwyn et conseiller de Jean Charest.Voici donc une des questions que nous aurons à trancher l< l juin : quand le gouvernement fédéral pourra-t-il se permettre de vendre la peau de l'ours ?Main* Irillflt, alors que la bete titu(>e?ou seulement quand elle aura ete transformée en descente de lit.Jean Charest va il aux bleuets sans «videux»?Il faudra un raz-de-marée pour permettre aux bleus de renverser la majorité de plus de 18 000 voix accordée au Bloc en 93 PIERRE GRAVEL CHICOUTIMI Jacques Cayer, bientôt 60 ans, ancien animateur de radio et de télé à Chicoutimi, ne s'en cache pas : il a toujours ap puyé le PQ et dit OUI à la souveraineté.Et il le fera encore, promet-il.Ce qui ne l'empêche pas, pendant l'actuelle campagne, d'être responsable des communications dans l'équipe de.André Harvey, le candidat conservateur ! Ancien directeur de cabinet de Marc-André Bédard, à la Réforme électorale, à la fin des années 70, et ensuite attaché au bureau de René Lévesque lors de la crise du rapatriement de la Constitution, en 1982, c'est un vieux militant.Mais, à son avis, s'il a été utile de soutenir Lucien Bouchard, lors de la création du Bloc, « pour réveiller le Canada anglais », le temps n'est plus aux antagonismes stériles.« Si on désire vraiment un partenariat, après un référendum victorieux, on a intérêt à se débarrasser de Jean Chrétien en envoyant à Ottawa un gouvernement plus réceptif à nos propositions.En ce sens, la présence du Bloc est devenue une provocation inutile et Jean Charest un autre beau risque.» Des propos étonnants, reconnaît-il, mais qui ne lui ont pas valu d'insultes ni d'accusations de trahison de la part de ses anciens compagnons d'armes.« Jusqu'à maintenant, tout se déroule de façon très civilisée », ex-plique-t-il en se croisant les doigts pour que ça continue.Il n'est d'ailleurs pas le seul à avoir pris ses distances.D'autres ont également rompu avec leur vieille fidélité pour toutes sortes de raisons plus ou moins claires ou dés intéressées.Pour les uns, c'est l'attitude qu'ils jugent méprisante.du chef, Gilles Duceppe, face à Michel Gauthier, un « gars du Lac » que tout le monde ici aime bien.Pour d'autres, il s'agit d'un avertissement à Lucien Bouchard dont les « coupures » font mal au Sague-nay comme partout ailleurs et qui, en se lançant autant dans cette campagne, lui a donné valeur de test de popularité en sa faveur.Comme une élection partielle.C'est ce qui a amené Steven Laforest, un porte-parole du Syndicat canadien de la fonction publique, à faire payer au Bloc le prix de son amertume à l'endroit du chef péquiste, qu'il a « personnellement aidé à faire élire ».La mort dans l'âme, dit-il, il mettra de côté ses convictions politiques et votera pour « l'homme, le travailleur », qu'est le candidat conservateur.Pour Louis-Marie Lepage, un leader syndical ( FTQ ) bien connu, qui a publiquement déchiré sa carte de membre du Bloc, c'est plus compliqué.Aspirant défait par l'actuel député bloquiste, Gilbert Fi-lion, à l'assemblée d'investiture de ce parti, il y a un an, il ne se cache pas aujourd'hui pour expliquer qu'il votera « pour le meilleur homme ».Et qu'il éprouve beaucoup de respect et d'amitié pour André Harvey.C'est d'ailleurs avec ce dernier qu'il a ter i, mardi de cette semaine, à rencontrer Jean Charest pour l'épauler dans son opposition à la réforme de l'assu-rance-chômage.Quant au PQ, ex-plique-t-il, « on en a toujours été près et ça ne l'empêche pas de nous plumer ».Les conservateurs, pour bien montrer que le vent tourne et que tout est possible, ne sont pas non plus peu fiers de présenter au visiteur de passage des jeunes militants qu'on s'attendrait plus à voir au Bloc.Cet après-midi-là, France Ruelland, présidente des étudiants du module administration à l'Université du Québec à Chicoutirni, et Valérie Demers, du cégep local, avaient à peine le temps, accaparées par toute l'organisation de la visite du chef, d'expliquer que, « pour les jeunes, l'idée de la souveraineté c'est bien beau », mais ce n'est pas ça qui va leur donner des jobs l'an prochain.« Pas le Bloc non plus, ajoute-t-elle.Et on voit qu'avec le Parti libéral, l'avenir est bouché.Notre seul espoir c'est Charest.» Revirements significatifs ou non, il faudra plus qu'une vague mais un véritable raz-de-marée pour permettre aux conservateurs de renverser la majorité de plus de 18 000 voix accordée au Bloc la dernière fois.C'est ce qui rassure les souverainistes qui, tout en reconnaissant que le chef conservateur gagne en popularité, se consolent en se disant que, sur le plan de l'organisation locale, les conservateurs ne seront pas capables de la traduire en votes.« Jean Charest, au Saguenay, c'est un gars qui s'en va aux bleuets sans vicieux », c'est-à-dire sans contenant pour ramasser tous les fruits disponibles.SONDAGE La Presse SOM «2 _ Quel est,* selon vous, l'enjeu principal des présentes élections?\tDéficit\tMaintien\tMaintien\tTaies\tChômage\tUnité\tAutre\tNSP/NRF \t\tservice\tprog.\tet\t\tnationale\t\t \t\tsanté\tsociaux\timpôts\t\t\t\t Total (n: 980)\t22%\t18%\t5%\t6%\t22%\t12%\t5%\t10% Régions\t\t\t\t\u2022\t\t\t\t Québec-métro (k 271)\t20\t12\t4\t7\t23\t12\t9\t13 Montréal-métro (n.460)\t20\t18\t4\t6\t25\t14\t6\t7 Ailleurs en prov.(n:249)\t24\t20\t5\t5\t18\t11\t3\t14 Âge\t\t\t\t\t\t\t\t 18 à 24 ans (n: 72/;\t29\t23\t6\t6\t21\t11\t-\t4 25 à 34 ans (n: 188)\t26\t14\t6\t6\t27\t14\t3\t4 35 à 44 ans (n: 253)\t28\t10\t5\t5\t23\t12\t6\t11 45 à 54 ans (n: 185)\t26\t13\t4\t4\t26\t11\t7\t9 55 à 64 ans (n: 99)\t10\t25\t3\t8\t19\t13\t7\t15 65 ans et plus (n: 132)\t8\t31\t2\t7\t15\t10\t6\t21 Langue maternelle\t\t\t\t\t\t\t\t Français seul, (n: 813)\t23\t19\t5\t6\t21\t10\t5\t11 Anglais / autre (n: 163)\t14\t16\t5\t6\t27\t22\t4\t6 Sexe\t\t\t\t\t\t\t\t Homme (n: 508)\t20\t17\t5\t7\t27\t11\t6\t7 Femme fit 472 )\t24\t19\t4\t5\t18\t14\t3\t13 liitogruptiie U Presse Le déficit préoccupe autant les Québécois que le chômage ou ANDRÉ PRATTE La situation financière du gouvernement fédéral continue de préoccuper les Québécois, au point qu'il constitue* selon eux, un enjeu aussi important des présentes élections que le chômage, selon un sondage som-Zaj Preste* Ainsi, 22 % des Québécois interrogés au cours de la dernière semaine estiment que le déficit est l'enjeu principal du scrutin du 2 juin prochain.La même proportion exactement juge que le chômage est i'enjeu pu.in ici uc Sa CàOlfMglK! électorale.Le maintien des services de santé n'arrive pas loin derrière, avec 18 %.L'unité nationale est considérée comme l'enjeu princip.il des élections par seulement 12 % des répondants.Effet de la crois.de de Lucien Bouchard vers le déficit zéro, peut-être, ce sont surtout les personnes ayant l'intention de voter pour le Bloc québécois qui considen nt le deiic u comme le thème le plus important des élections ( 30 %.contre r> % parmi les électeurs libéraux et conservateurs ).! Les francophones sont plus préoccupés par le déficit que les anglophones et les allophones.Chez ces derniers, le chômage arrive au premier rang avec 27 %, suivi de près par l'unité nationale ( 22 %, contre seulement 10 % chez les francophones ), et de loin par le déficit ( 14 % ).On s'étonne de voir que les jeunes ne se préoccupent pas davantage du chômage : chez les 25-34 ans, 27 % voient le chômage comme l'enjeu principal des élections, contre 26 % qui choisissent le déficit.Par contre, les priorités des Québécois plus âgés se portent davantage vers le maintien des soins de Santé.Près du tiers ( 31 % ) des personnes de 65 ans et plus voient cette question comme l'enjeu premier de la campagne.Cette enquête SOM-Z.J Presse a été réalisée auprès de 980 personnes, entre le 2 et le 7 mai.La marge d'erreur est estimée à 3,6 %.OUI ou NON, qui sait ?Les sondeurs de SOM ont de* mandé aux Quel mois comment ils voteraient si un référendum avait lieu aujourd'hui sur la question suivante : « Accordez-vous au gouvernement du Québec le mandat de faire la souveraineté du Québec et de proposer en même temps au reste du Canada de conclure une entente de partenariat économique et politique ?» Les Québécois se sont révélés profondément divisés, comme c'est le cas dans la plupart des sondages réalisés depuis le dernier référendum : 44 % auraient voté OUI, 45 % NON, tandis que 11 % se sont dits indécis ou n'ont pas révélé ieurs inieiiiions.Une majorité de francophones (51%) aurait voté OUI, contre 38 °ô qui auraient voté NON, et 11 % sont restés discrets sur leur choix.Les anglophones et les allophones se seraient rangés massivement du cote du NON ( 77 % ).On remarque que parmi les personnes ayant l'intention de voter conservateur le 2 juin prochain, 32 % auraient voté OUI à un référendum sur la souveraineté-partenariat.Mais tout cela, c'était avant l'affaire Parizeau.Royer défend Parizeau DENIS LESSARD du bureau de La Presse, QUÉBEC Jacques Parizeau voulait-il procéder à une déclaration d'indépendance au lendemain d'un OUI au référendum ?Son chef de cabinet soutient qu'il avait été mandaté pour préparer une démarche fort différente, à la toute veille du vote référendaire, ce qui prouverait que l'ex-pre-mier ministre n'en avait pas l'intention.Bras droit de M.Parizeau, Jean Royer avait rencontré John Parisella, un important stratège du camp fédéraliste, à l'Inter-Contincntal, le matin du 29 octobre 1995.Les deux hommes avaient négocié ensemble les conditions d'un débat télévisé \u2014 qui n'eut jamais lieu.« M.Parisella était, dans l'entourage de M.Johnson, celui qui avait la meilleure connaissance du PLQ, et il avait ses entrées au fédéral », explique Jean Royer, désormais cadre chez Loto-Québec.Selon Royer, dont l'explication a été reprise hier par M.Parizeau, on voulait alors évaluer l'accueil que les députés libéraux feraient a deux scénarios envisagés par Québec dans l'éventualité d'un OUI au référendum.La première, l'adoption d'un projet de loi pour marquer solennellement le vote référendaire, avait été écartée par M.Parisella.Ce dernier se sentait plus à l'aise avec la deuxième idée, une motion adoptée en Chambre pour prendre acte du vote référendaire, se souvient M.Royer.« Il ne pensait pas que ce serait unanime, mais prévoyait qu'il y aurait consensus autour d'une telle motion », se souvient Royer.Joint par La Presse.M.Parisella a soutenu qu'il s'était rendu à la rencontre proposée par M.Royer sans savoir ce qui y serait discuté.Il ne se souvient pas d'en avoir parlé à Daniel Johnson, nuis il avait mis au courant « une personne dans son entourage ».Selon lui, il n'y a pas eu de proposition claire d'une motion en Chambre au lendemain d'un OUI.« J'ai souligné à M.Royer les risques qu'il y avait à avoir une majorité seulement chez les francophones, et il m'a dit qu'il en était conscient, que ce serait l'enfer », a dit M.Parisella.« Je n'étais pas chef de cabinet, je n'avais de mandat de personne et franchement je ne pensais pas que l'on se voyait pour discuter des lendemains d'un OUI », soutient maintenant Parisella.Pour lui la rencontre a duré à peine 45 minutes, deux fois moins longtemps que prétend Jean Royer.Pour celui qui a été longtemps dhef de cabinet de Robert Bou-rassa, cette rencontre avait des allures de manoeuvre d'intimidation, à la toute veille du vote.« II me disait qu'il était sûr de ses sondages, que ce serait OUI à 52 %.Le lendemain il voulait parier 25 000 $ », se souvient M.Parisella «< Parisella me répétait sans cesse : Vous allez briser mon pays », souligne de son côté Royer.Pour lui, M.Parisella avalisait tellement l'hypothèse d'une victoire souverainiste qu'il avait fait ses recommandations pour le discours à la nation, en proposant d'insister sur le res pect des libertés individuelles.On avait discuté aussi de la liste de personnalités devant être rendue publique le lendemain, qui soulignaient la volonté démocratiquement exprimée de la population \u2014 les libéraux Gé-ràld Tremblay et Yvon Picot te faisaient partie des signataires.Sondages: Thomson et Southam déboutés Presse Canadienne La Cour suprême a refusé mercredi d'accéder à la requête présentée par les groupes de presse Southam et Thomson, qui souhaitaient contester la loi interdisant la publication de sondages dans les médias dans les 72 heures précédant la tenue d'un scrutin.Les groupes de presse souhaitaient que l'application de la loi soit suspendue tant que les tribunaux ne se seraient pas prononcés sur la constitutionnalité de cette loi.En clair, la décision de la cour signifie qu'il sera interdit aux médias de publier ou diffuser des sondages politiques durant les trois jours précédant le 2 juin, ou même d'analyser le résultat de sondages passes ou rendre publics les coups de sonde non scientifiques menés auprès de l'électoral. LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 9 MAI 1997 B5 Elections 97 Un débat qui n'aura pas lieu.¦ Le candidat libéral dans Sherbrooke, Martin Bureau, est allé jusqu'à attendre son adversaire conservateur Jean Charest à sa descente de l'autocar qui le conduisait au bureau du président du scrutin du comté pour lui demander de participer à un débat à la télévision locale.Mais autant le dire tout de suite, il n'y aura pas de débat à CKSH entre le libéral Martin Bureau, le conservateur Jean Charest et le blo-quiste Jacques Blanchette.M.Charest a répondu par une blague à la demande de son vis-à-vis : il a signalé que pour participer à un débat, il fallait d'abord qu'il soit candidat, ce qu'il n'était pas encore officiellement puisqu'il n'avait pas encore déposé son bulletin au bureau du président du scrutin.M.Bureau n'a pas apprécié.Et il ne s'est pas privé devant les journalistes d'accuser son adversaire conservateur de se défiler.La vérité, c'est que M.Charest sait très bien qu'il n'a absolument rien à gagner à participer à un débat public avec ses adversaires dans son comté.Mais chose certaine, le chef du Parti conservateur participera, lundi et mardi prochains, aux débats avec les chefs des autres principaux partis.Délia Noce est de retour ¦ Le pittoresque Vincent Délia Noce, qu'on avait cru emporté pour de bon dans la débâcle qui a pratiquement anéanti le Parti conservateur en 1993, est de retour.Candidat conservateur dans le comté de Laval-Est, M.Délia Noce y fait distribuer un dépliant dans lequel il vante, sur une colonne complète de texte, les projets de son chef Jean Charest pour le Canada du XXle siècle et ce que l'on devine être ses propres vieilles réalisations d'ancien député.Sous la mention « Parti libéral », dans à peine une demi-colonne, M.Délia Noce règle son compte au gouvernement de Jean Chrétien en insistant surtout sur ses « promesses non tenues ».Et sous le nom du Bloc québécois, traitant des réalisations de cette formation politique depuis quatre ans dans Laval-Est, le candidat conservateur est encore plus succinct : il n'a inscrit qu'un point d'interrogation suivi sur la ligne suivante du mot « aucune ».Un communiste défie Duceppe ¦ Le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, compte parmi ses adversaires dans son comté de Laurier\u2014Sainte-Marie un candidat du Parti communiste du Canada ( PCC ).Le brave homme se nomme Mathieu Ravignat.Il est étudiant en sciences politiques.II milite dans les organisations étudiantes et écrit fréquemment dans la presse universitaire.C'est du moins ce que dit de lui le communiqué de presse du PCC.Le communiqué mentionne aussi qu'il faut voter communiste si on veut briser les liens avec le nationalisme néolibéral.Il ajoute que les coupes dans notre système de sécurité sociale sont dues au fait que « les partis du gros patronat », c'est-à-dire « les libéraux, le PQ et oui même le BQ », partagent une chose en commun : « Ils cèdent tous au contrôle monopolistique de l'ALENA.» Peut-être M.Duceppe, qui a frayé au temps de sa folle jeunesse avec les ML ( marxistes-léninistes ), reconnaîtra-t-il une telle dialectique ?Une lettre à la reine ¦ Pendant que les bloquistes s'agitent ( des militants d'autres partis le font aussi ! ) avec une certaine déclaration de Jacques Parizeau, des souverainistes préparent un « grand rassemblement pour la libération du Québec », qu'ils décrivent comme indépendant de tout parti politique.L'événement aura lieu le lundi 19 mai, jour de la fête de la Keine, de 12h à 15h.au square Victoria, à Montréal.Des personnes connues comme le cinéaste Pierre Falardeau, Paul Rose, Andrée Ferretti et Guy Bouthillier, des artistes, des représentants étudiants et des représentants de comités souverainistes y prendront la parole.Et on en profitera pour lire une lettre adressée à la reine, qui sera envoyée à ladite souveraine immédiatement après le rassemblement.Jules Bel i veau Charest accuse Chrétien de ne comprendre aux souverainistes GILLES T0UPIN LONDON, Ontario Jean Charest a accusé hter le premier ministre Jean Chrétien d'être naïf et de ne rien comprendre au leadership du mouvement souverainiste au Québec.Toute décision de la Cour suprême du Canada sur le droit du Québec à l'indépendance n'aurait rien changé à la détermination de Jacques Parizeau de déclarer l'indépendance unilatéralement et il fallait être naïf pour croire le contraire, dit-il.Le chef conservateur, en tournée dans le Sud-Ouest ontarien, a ainsi condamné une fois de plus le plan B des libéraux fédéraux, qui consiste à parer à la séparation du Québec par une panoplie légaliste qui aura pour conséquence de mener le pays à la faillite.« Le problème, a dit Jean Charest, c'est que Jean Chrétien n'a pas de plan.Aussitôt que la Cour suprême aura statué que le Québec ne peut légalement se séparer ( si elle le fait ), Lucien Bouchard va se virer de bord et présenter aux Québécois, par la voie d'un référendum, ce qui leur apparaîtra comme un défi.Que ce soit Chrétien ou Manning, tous les deux dansent à la musique des séparatistes.» M.Charest, qui répondait aux accusations de Jean Chrétien \u2014 qui lui a reproché hier d'avoir fait une grave erreur en n'appuyant pas son plan B \u2014, a opposé à l'approche du premier ministre son propre plan, le plan Charest, qui pourrait aussi bien s'appeler le plan C.À un plan qui est source de division entre les Canadiens, le leader conservateur offre un projet qu'il qualifie de ras-sembleur : « Ça nous ramène, a-t-il dit, à la vraie question de la campagne, à savoir : y aura-t-il au pays oui ou non un vrai projet canadien, y aura-t-il ou non un plan pour donner aux Canadiens un projet commun, ou si on va continuer en tant que pays à réagir au projet séparatiste, à réagir à leur vocabulaire, à leurs mots et à tout ce qu'ils proposent ?Le plan de Jean Chrétien, lui, nous ramène à des palabres qui vont nous mener tout droit à l'éclatement du pays.» Pressé de dire s'il jetterait aux orties le plan B s'il devenait premier ministre, Jean Charest a déclaré du bout des lèvres qu'un « bon gouvernement devait se préparer pour tous les scénarios ».Il a aussi avoué que si cela était possible il essaierait, advenant une déclaration d'indépendance du Québec, de suspendre tout le processus.Visiblement content de voir que ses prises de position sont de plus en plus la cible de ses adversaires, lui donnant un rôle et une place de plus en plus importante dans la campagne électorale, Jean Charest a constaté que l'affaire Parizeau avait porté un dur coup au Bloc québécois en remettant en question la crédibilité du parti.« Cela aura un impact certain sur la campagne.Ça va forcer les électeurs qui voulaient voter Bloc à réexaminer leur choix et à voter pour nous.M.Parizeau nous a aidés », a-t-il dit.Mais c'est hier en soirée devant environ 400 partisans, dans la charmante ville de London, que Jean Charest a livré le plus vibrant plai-doyé de toute sa campagne en faveur de l'unité canadienne.Il a répété avec émotion son appel à une grande coalition de tous les Canadiens, y compris le Québec, pour que plus jamais les Canadiens aient à faire face à un référendum.Il a mis dans le même bateau les Jean Chrétien, Gilles Duceppe, Jacques Parizeau, Lucien Bouchard et Pres- PH0T0PC Preston Manning a rencontré sa collègue réformiste Deborah Grey, lors d'une visite à Edmonton.Les libéraux n'ont pas de plan face à l'indépendance, dit Manning Presse Canadienne VICTORIA Quelles qu'aient été les intentions des souverainistes au lendemain d'une victoire du OUI au dernier référendum, il est clair que les libéraux n'étaient et ne sont toujours pas préparés, a soutenu hier Preston Manning.Il y a un manque de leadership au sommet, a dit le leader réformiste dans le cadre de rassemblements dans l'île de Vancouver.Il a mis au défi le premier ministre Jean Chrétien de prouver sa capacité de leadership sur cette question.M.Manning réagissait aux extraits du livre de M.Parizeau selon lesquels celui-ci avait concocté un plan secret pour déclarer unilatéralement la souveraineté aussitôt après un vote favorable lors du référendum de 1995.La nouvelle a suscité de vives réactions de la part de tous les leaders des partis en campagne pour les élections fédérales du 2 juin prochain.M.Parizeau a diffusé hier un communiqué dans lequel il dément avoir dit cela.Selon M.Manning, il importe peu de savoir ce que M.Parizeau a réellement dit.Toute l'affaire ne fait qu'illustrer à quel point M.Chrétien et le chef conservateur Jean Charest sont mal préparés à l'éventualité d'un Québec indépendant.M.Manning les accuse tous deux de refuser même d'envisager l'idée que le Québec puisse décider un jour de devenir indépendant.Au lieu de cela, dit-il, M.Chrétien tente plutôt de combattre le référendum avec des idées dépassées et des politiques à la noix.Même s'il a assuré qu'il comprenait la réticence des électeurs à discuter de questions constitutionnelles, M.Manning a martelé la question de l'unité dans ses discours, hier, et c'est le sujet qui lui a valu le plus d'applaudissements.Tous les autres partis font la promotion de la société distincte comme moyen d'unifier le pays, et cela n'a pas fonctionné, a-t-il dit.Le Parti réformiste est le seul à prôner la décentralisation des pouvoirs à toutes les provinces.McDonough prête à collaborer avec le «diable» Presse Canadienne Le Nouveau Parti démocratique appuierait un gouvernement minoritaire réformiste ou libéral, à condition que celui-ci respecte son programme de réformes sociales, a fait savoir hier le chef du NPD, Alexa McDonough.« J'ai déjà dit que je coopérerais avec le diable si cela me permettait d'aller là où nous devons aller », a déclaré Mme McDonough au cours d'une tribune radiophonique télévisée à Victoria, en Colombie-Britannique.L'animatrice venait de lui demander quel parti elle appuierait advenant l'élection d'un gouvernement minoritaire le 2 juin.Mme McDonough a vivement critique le premier ministre Jean Chrétien et le leader réformiste Preston iVianning pcnudiii la campagne.Quand l'animatrice le lui a fait remarquer, Mme McDonough a repondu : « Je suis prête à collaborer avec tout politicien désireux de travailler sur ce que nous considérons comme nos priorités, soit les emplois, la santé, l'éducation et la lutte contre la pauvreté.» Plus tôt, à Regina, Mme McDonough a affirmé que les compressions budgétaires draconiennes imposées par les libéraux ont été l'un des plus gros facteurs de division du Canada ces quatre demieus années.< \\ < I PHOTOPC Le chef née-démocrate Alexa McDonough a pris le café avec John Burton, candidat de son parti dans Wascana.Et le budget fédéral de 1995, en luisant de plusieurs milliards de dollars les transferts aux provinces, a fourni des munitions au mouvement souverainiste québécois, a ajouté Mme McDonough.« Quatre budgets libéraux successifs, mais surtout celui de 1995, le pire, ont fait plus pour compromettre l'unité et l'avenir du Canada que tout autre facteur au pays au cours des trois dernières années », a-t-elle dit.pans son budget de 1995, le gouvernement fédéral annonçait qu'il réduirait d'au moins sept milliards de dollars en trois ans les transferts qui permettent aux provinces de financer leurs programmes sociaux, de santé et d'éducation.Les libéraux ont mine l'unité du pays en affaiblissant plusieurs des liens qui tiennent le pays ensemble, notamment en réduisant le COntlAle sur le régime d'assurance maladie et en déréglementant le transport ferroviaire, e ton Manning qui tous à leur façon, a-t-il clamé, mènent à la destruction du Canada.De Jean Chrétien, il a dit qu'il se classait bien bas en ce qui avait trait à la constance, renonçant une minute avant minuit lors du référendum à tout ce qui avait fait son credo politique jusque-là.De Preston Manning, il a dit au contraire qu'il était constant en ce qu'il préconisait dans son programme 21 projets qui à coup sûr allaient faire éclater le pays; que le leader réformiste ne lèverait pas le petit doigt pour garder le Québec dans la fédération.À sa dernière soirée de campagne avant la pause des débats de lundi et mardi, Jean Charest a littéralement annoncé ses couleurs, trouvant les thèmes et les lignes de force par lesquels il veut se différencier de ses adversaires, notamment en se présentant comme le seul parti capable d'offrir aux Canadiens un solution à l'échelle pan-canadienne.Ce n'est pas tant le contenu de son discours d'hier soir qui était nouveau que le ton et l'angle choisi pour aborder ce qui semble être déjà annonciateur de la charge qu'il entend mener lundi et mardi en présence des chefs des autres formations politiques.Duhaime de nouveau prêt à accueillir Parizeau MARIO FONTAINE SHAWINIGAN Jacques Parizeau était le bienvenu dans Saint-Maurice au début de la semaine.Puis il ne l'était plus mercredi.Eh bien ! voilà que l'cx-prc-mier ministre est de nouveau attendu à bras ouverts, maintenant qu'il nie avoir eu l'intention de proclamer unilatéralement l'indépendance si le OUI l'avait emporté au dernier référendum.« Jacques Parizeau peut venir dans mon comté ; j'espère qu'il va venir.Il reste à arrimer une date », a affirmé hier après-midi son ancien collègue et candidat du Bloc québécois dans le comté de Saint-Maurice, Yves Duhaime.M.Duhaime ajoute n'avoir jamais cru que M.Parizeau ait pu songer à violer l'engagement formel des souverainistes de négocier de bonne foi une entente de partenariat avec le Canada avant de passer à l'étape de la souveraineté.Celui qui a fait le pari de .battre Jean Chrétien dans sa propre circonscription pense qu'on fait un procès d'intention à M.Parizeau, alimenté par la machine fédéraliste libérale.Mais il convient néanmoins que cette affaire peut nuire à sa propre campagne dans Saint-Maurice.Un jour ou deux, dit-il.Après, selon lui, les choses vont se décanter et toute cette affaire peut même avoir des retombées positives, en forçant le premier ministre canadien à rendre compte de ses propres engagements référendaires.N'empêche que c'était « l'enfer » au local de M.Duhaime à Shawini-gan mercredi, quand les extraits du livre de Jacques Parizeau ont'été connus.Une rencontre d'organisation a été tenue hier, où on a notamment expliqué aux 65 militants présents quoi répondre aux électeurs inquiets.« D'une part, on sait maintenant que M.Parizeau n'a jamais eu l'intention d'agir unilatéralement.D'autre part, on invite les ^ens à s'interroger : que nous réservent les libéraux avec leur pian B ?La baile est désormais dans leur camp.Notre organisation a été chamboulée, mais depuis quelques heures tout est sous contrôle.Ça jie va pas dégénérer en une nouvelle affaire des Yvette numéro deux », prédit le président de l'association du BQ dans Saint-Maurice, Grécoi-re Picard.* Deux choses sur lesquelles tout le monde s'entend : on se serait volontiers passé de toute cette affaire, et Jacques Parizeau aurait considérablement simplifié la vie de tout le monde s'il avait donné sa version des faits dès la publication de l'article du Soleil plutôt que d'attendre à hier.Yves Duhaime a lui-même contacte un proche de l'ancien chef pe quisie hier ma;in, pour iui enjoindre d'apporter ses explications le plus rapidement possible, « Je présume que mon message a été entendu », de dire M.Duhaime.Ce dernier laisse les Gilles Duceppe et Bernard Landry se débrouiller avec leurs déclarations très dures à l'endroit de M.Parl-/eau, faites avant que celui-ci ne s explique.Lui-même avait qualifié tout cet embrouillamini de « bordel » équivalant en termes de hockey, à « lancer dans son propre filet ».Mais il soutient néanmoins qu'Ofl peut continuer de prendre la BhK i|iu béwuis au scrtcufc. LA PRESSE.MONTRÉAL, VENDREDI 9 MAI 1997 ; et spectacles ?avaler : les 400 coups ing de Gary Oldman Nathalie Petrowski envoyée spéciale CANNES Jf ai versé ma première larme du \" Festival ce matin.Pas une larme de crocodile.Une vraie larme salée, mouillée, qui coulait discrètement le long de ma joue comme un ruisseau sorti de son lit.Je l'ai essuyée en vitesse avant de ravaler les autres.Quelques secondes de plus et je me mettais à chialer comme un veau.C'était pendant la projection du premier film de la compétition dont le titre Ne pas avaler porte aux pires interprétations.Ne pas avaler quoi au juste ?Des pilules ?De la mort-aux-rats ?Non.Ses larmes, évidemment.Que je ne vous entende pas penser autre chose.Il s'agit de la première mise en scène de l'acteur Gary Oldman, le Sid de Sid and Nancy, le Dracula de Dracula, le diabolique Zorg du Cinquième Élément, bref un méchant de service et un acteur qui n'est pas passé de l'autre côté de la caméra pour cause de chômage.Avec ce premier film, l'acteur règle ses comptes avec son enfance à la manière de François Truffaut, mais à la différence que les 400 coups, cette fois-ci, sont autant de coups de poing assénés au visage d'un des personnages.Acteur doué et très en demande, alcoolo affiché et repenti, Gary Oldman ressemble à une vieille âme à la recherche d'un exutoire ou d'un exorcisme.Ce qu'il nous donne à voir dans son film n'est donc pas une analyse sociale de la décrépitude morale de la classe ouvrière britannique, mais toute la souffrance du monde : la sienne comme celle des autres.Ne cachant pas le caractère autobiographique du film \u2014 tout a été tourné sur les lieux même de son enfance dans un quartier pauvre de Londres \u2014 l'acteur raconte l'histoire d'une famille dysfonctionnelle sur fond de pluie et de poisse urbaine.Pendant que papa est en prison, son fils se bourre les veines d'héroïne payée à même le salaire de misère de maman qui ferme les yeux Ne pas avaler, le premier film qu'a réalisé Gary Oldman, qu'on voit ici à droite l'acteur britannique Jamte Foreman, a ouvert hier la compétition officielle.PHCTOAFP avec sur les habitudes de fiston et s'inquiète plutôt de sa fille enceinte d'un alcoolo qui la défigure régulièrement.En gros, ce n'est pas la joie chez Ray, Billy, Val et Janet.Mais comme l'affirme Oldman, ce n'est pas la joie dans la plupart des familles.Tout le monde a des problèmes, mais tout le monde ne veut pas nécessairement les voir.Oldman lui, ouvre grand les yeux et nous force à regarder.Voici ma vie, voici ma famille, voici même le pub où j'ai passé mon adolescence à regarder mon père se saouler et mon beauf tabasser ma soeur.Tout est là, réécrit, mais à peine transposé.C'est à prendre ou à laisser.Venant d'un acteur qui évolue principalement à Hollywood \u2014 un milieu aussi mensonger qu'amnésique \u2014 c'est tout à son honneur.Reste que si Gary Oldman n'était pas la vedette qu'il est, il n'aurait jamais pu réaliser ce film.Aucun producteur n'aurait pris le risque de financer un sujet aussi lourd, un monde aussi triste, un rythme aussi lent et une langue compréhensible pour seulement les habitants du sud de Londres.Sans parler du nombre de « fuck y ou » et de « fucking » qui sortent de la bouche des personnages à une cadence olympique.Ou des acteurs fabuleux, mais littéralement inconnus du public.Mais voilà, Gary Oldman ne peut être personne d'autre que lui-même.C'est pourquoi il a fait ce film.Pourquoi son copain Luc Besson a accepté de le produire et pourquoi il y a peut-être de l'espoir pour les acteurs d'Hollywood issus de familles dysfonctionnel-Ies.Catherine Deneuve, Belmondo, Sharon Stone et Harrison Ford au palmarès des Français Ajjerice France-Presse PARIS Catherine Deneuve, Jean-Paul Belmondo, Sharon Stone et Harrison Ford sont les stars préférées des Français, selon un sondage Ipsos publié hier dans l'hebdomadaire Gala à l'occasion du Festival de Cannes.Interrogés sur leurs films et leurs stars préférés, sans qu'une liste ne leur soit présentée, ipl2 personnes âgées de plus de 15 ans citent tk majorité des films récents.Ainsi, Les Visiteurs du Français Jean-Marie Poiré remporte la palme avec seulement 11 % (les voix, suivis par La Grande Vadrouille de Gérard Oury ( 8 % ) et Germinal de Claude Berry ( Ç % ), 20e et bon dernier arrive Le Salaire de la peur d'Henri-Georges Clouzot avec 2 %.J-Parmi les films étrangers la préférence des Fiançais va à Autant ai emporte le vent de David Sel/nick ( 15 % ), suivi par La Guerre des étoiles £e Spielberg.2 Catherine Deneuve peut se targuer de 51 % préférence, Isabelle Adjani obtient 31 % et >phie Marceau 30 %.Elles sont suivies par tone Signoret 16 % et Michèle Morgan o/ \t\t 1 ^#^^P^^\tg fT.C^*'*y \" ^ÊÊÊ\t PHOTO REUTER Demi Moore et Bruce Willis ont scellé hier d'un fougueux baiser l'inauguration à Cannes de leur nouveau restaurant Planet Hollywood.Jean-Paul Belmondo réunit 40 % des suifra-Alain Delon 29 % et Gérard Depardieu %.Viennent ensuite deux anciens, Jean Ga-Wn 22 % et Bourvil 11 %.Sharon Stone obtient 11 % et Harrison Ford Enfin, malgré l'énorme audience des films américains en France, les Français préfèrent quand on les comparent, Gérard Depardieu à Michael Douglas, Isabelle Adjani à Sharon Stone, Carole Bouquet à Kim Basinger, Michel Serrault à Jack Nicholson, Catherine Deneuve à Meryl Streep, Jean-Paul Belmondo à Harrison Ford, mais Marilyn Monroe à Brigitte Bardot.EN BREF Pas invités.¦ Alain Delon a confié à Paris Match, ne pas avoir été convié au 50e Festival de Cannes, pas plus que Jean-Paul Belmondo d'ailleurs : « Pamela Anderson a été invitée, mais pas nous.Il y a quelque chose de pourri quelque part.» Quant à l'interprète d'À bout de souffle et de Hvld-Up, Belmondo, il a signalé : « J'ai déjà dit que notre cinéma était à genoux devant Hollywood.En voici une autre preuve.» Le « court » à l'honneur ¦ La Terrasse du jeune cinéma et du cinéma indépendant, située au septième étage de l'hôtel Martinez, sur la Croisette, a décidé de mettre en avant cette année 11 jeunes réalisateurs de court métrage avec le soutien de la FNAC et le parrainage de Claudia Cardinale.Pour la plupart, ils vivront leur premier festival et auront notamment accès au « Little Market », un lieu de rencontre et de documentation pour les nouveaux producteurs et les jeunes réalisateurs.Tendance Seventies ¦ Le jeune couturier Stéphane Rolland, qui habille déjà les hôtesses d'Eurostar et d'Air Liberté, a signé les uniformes des hôtesses du Palais des Festival, tendance années 70 : ensembles tunique et pantalon trompette en jersey vert et bleu pour le jour, robes-manteaux de salin noir et blanc .pour le soir.Zhang Yuan toujours bloqué à Pékin Agence fronce-Presse CANNES Les producteurs français du film chinois East Palace West Palace, en sélection officielle au Festival de Cannes, ont confirmé hier que son réalisateur Zhang Yuan est empêché par les autorités de Pékin de se rendre pour la première lois à Cannes.Condamnant cette « atteinte à la liberté d'un artiste », les responsables de la société « Quelqu'un d'Autre Productions » ont indiqué que Zhang est privé de Cannes « parce qu'il a eu le courage de réaliser un film sur l'homosexualité en Chine ».Son film, qui raconte une histoire d'amour entre un écrivain et un policier, sera projeté demain dans la sélection Un certain regard.Le chef de file du jeune cinéma indépendant chinois, qui n'a jamais revendiqué l'étiquette de « dissident »,' a vu son passeport confisqué par la police le mois dernier.« Le film ne comporte aucune scène violente ou susceptible de choquer la sensibilité d'un public français ou chinois.11 ne comporte pas la moindre critique à l'égard du système politique chinois », ont ajouté les producteurs Christophe Jung et Christophe Ménager.« Cette réaction négative et coer-citive à l'égard du film et de son réalisateur est d'autant plus surprenante que le film n'a jamais été projeté en Chine.Nous doutons fortement que les autorités chinoises aient pu visionner le film », ont-ils dit, précisant que le tournage avait eu lieu en Chine et le montage en France.East Palace West Palace a été en partie financé par les ministères français des Affaires étrangères et de la Culture, et les producteurs estiment que l'incident est « très regrettable », à quelques jours d'une visite officielle du président Chirac en Chine ( 14-18 mai ).arius et Jeannette : un goût certain d'aïoli Agence trame-Presse CANNES Marius et Jeannette de Robert Guediguian, une histoire d'amour à l'accent marseillais, a ouvert sur un air de musette et un goût d'aïoli Un certain rc gard, la section officielle bis du Festival de Cannes.; Celte section présente une vingtaine de fHms, dont celui de Liv Ullman, Entretiens pri-t&, adapté d'un roman de Ingmar Bergman, le film-testament à la fois émouvant et drôle dt\" Marcello Mastroianni, filmé par sa compagnie Anna Maria Tato, Marcello Mastroianni fi me soutiens., deux chapitres de Histoire(s) du énéma de Jean-Luc Godard.Un certain regard braque ses projecteurs sur des films plus fragile* nue aux qui soui eu compétition pour la Palme d'or et sur des cinéastes moins connus : l'Indien Goutam Ghose, l'Argentin Alejandro Agresti, le Coréen Jeon Soo II, le Turc Orner Kavur, le Lituanien Sharunas Bartas, le Singapourien Eric Khoo, le Russe Alexei Balabanov.Pour son septième film, Robert Guediguian, Marseillais de p< arménien et de mere allemande, revient a ses racines, l'Esta-uue.le petit poil où il est ne et ou il «i situe toutes ses histoires de gens simples et pauvres, ensoleillées par un regard généreux et chaleureux.Il a retrouvé ses aeteurs habituels, sa « tribu Originelle » qui le suit de film en film.Jeannette ( Ariane Ascaride ), caissière de supermarché qui élève seule ses deux enfants, est une « grande gueule » virée par un petit chef.Elle lait la connaissance de Marius ( Gérard Meylan ) lorsqu'elle essaie de dérober des pois de peinture dans la cimenterie a moitié démolie dont il est le gardien.La vie \\a rapprocher deux êtres blesses.Autour d'eux, dans la petite tour ou tout le monde se ictrouvc pour refaire le monde OU comparer une recette d'aïoli, il y a Justin.l'Instituteur à la retraite, et Caroline, la mill-1,1111c M COCO les deux vieux amoureux iéi:- \\ nis autour d'un plat de fèves.Il y a aussi Monique, qui houspille Dédé ( Jean-Pierre Darroussin ) et lui reproche sans cesse d'avoir voté un jour pour le Front national.Il y a des engueuladcs et des bagarres homériques, des dialogues enlevés, des chansons, des notes drôles piquées au vif sur la société d'aujourd'hui ( l'intégrisme, les grèves.).Marins et Jeannette est un conte en prise sur l«i vie.une « romance populaire qui se terminera bien car.il le faut », dit l'optimiste Robert Guediguian.Le réalisateur de À la vie.a la mort brosse, au long de ses films, la chronique des petites gens de l'Estaque célèbre par Cézanne.Son père travaillail sur les quais du port et son fils est resté fidèle i originel LA PRESSE, MONTRÉAL, VENtJKhm 9 mai IW7 B 7 Plus de culture à Télé-Québec \u2022 TÉLÉVISION Louise Cousineau Un an après la transformation de Radio-Québec en TéléQuébec, le nouveau président Robert Normand confirmait hier que sa chaîne doublera le budget de sa programmation culturelle en soirée .1 compter de septembre.Il précisait aussi que Télé-Quebcc n'est pas une station généraliste, et ne court pas après les gros auditoires de TVA et Radio-Canada, notamment en information.On se contentera d'une part d'auditoire de trois pour cent.Le vrai visage du nouveau Télé-Québec on ne le verra toutefois complètement qu'à l'automne 98.« On ne tourne pas facilement un gros paquebot », de dire M.Normand.Mais même s'il proclame que l'ambiguïté est terminée et que Télé-Québec est une chaîne spécialisée, qui n'aura pas recours aux soaps et aux émissions de variétés pour s'attirer de l'auditoire, M.Normand s'est réjoui que le film La Liste de Schindler ail attiré 400 000 spectateurs.Hélas, a-t-il ajouté, cette émission n'a pas fait partie du sondage BBM.Il a aussi fait état de la cote d'écoute de 100 000 auditeurs de Mongrain le matin.Mais s'est tout de suite ravise : « La cote d'écoute n'est pas notre guide ».Il vise une part modeste de trois pour cent du marché.À 60 ans, Robert Normand est le sixième président de Télé-Québec en 18 mois.Ses prédécesseurs ont dû couper le personnel de moitié et confier la production des émissions au secteur privé.Les départs ont coûté 35 millions, que Télé-Québec doit éponger au rythme de cinq millions par an pour sept ans.Télé-Québec faisait trop d'information au goût du nouveau patron et de son conseil d'administration.De là la disparition de certaines émissions de service, la réduction a 30 minutes quotidiennes de Québec plein écran, et un point d'interrogation sur le sort futur du producteur-animateur Jean-Luc Mou-grain, dont le contrat se termine à la fin de 97.M.Normand prononce le mot fric en mordant dedans, mais il se dit tout de même satisfait de son budget de 53 millions venant du gouvernement québécois, auquel s'ajoute 10 millions de revenus publicitaires et autres.11 comptait sur 25 millions de plus, émanant de différents ministères.Ce projet, mis de l'avant par feu Jean Forticr.a avorté.« Mais 63 millions, il y a moyen ?B PHOTO PIERRE McCANN.LaPmtê Robert Normand est le sixième président de Télé-Québec en 18 mois.de faire de la télévision de qualité avec ça », dit-il, ajoutant que lorsqu'il dirigeait le journal Le Soleil de Québec, le budget était semblable.Si on n'est plus dans la course aux cotes d'écoute, M.Normand affirme qu'une émission de type généraliste doit tout de même attirer 100 000 personnes.Il exclut toutefois l'opéra et une émission littéraire comme Plaisir de lire.« Comme Radio-Canada ne fera plus Sous la couverture, Télé-Québec ne peut pas laisser tomber la littérature.» La programmation d'automne n'est pas encore arrêtée, mais le budgefl consacré au cinéma et aux Une décision du CRTC menacerait la survie de la télé communautaire Presse Canadienne HULL La survie de la télévision communautaire canadienne est menacée par la nouvelle législation du Conseil de radiodiffusion et des télécommunications du Canada ( CRTC ), estiment des intervenants du milieu.Le Conseil a dernièrement établi que les télédistri-buteurs n'avaient plus l'obligation d'offrir à leurs auditeurs un poste de télévision communautaire, et a prévu un mode de financement très restreint pour ceux qui désirent poursuivre leurs activités à ce chapitre.Ainsi, les télédistributcurs devront dorénavant se résigner à donner cinq pour cent de leurs recettes brutes à un nouveau fonds pour la production d'émissions canadiennes, qui financera des documentaires ou des séries à grand déployement comme Urgence.Les entreprises pourront décider d'investir jusqu'à deux pour cent de ce montant dans la télévision communautaire locale, mais le reste de la contribution obligatoire devra être injectée dans le fonds.Pour l'Association des programmateurs de la télédistribution du Québec ( APTQ ), cette proposition du CRTC constitue une grande menace pour la télévision communautaire canadienne.« En bout de ligne, ça représente moins d'argent pour le service de télévision communautaire.Parce qu'avant, les câbiodistributeurs n'avaient pas cette obligation de financer le (onds de production d'émissions canadiennes et offraient souvent cinq pour cent de leurs revenus de base à la télé communautaire.« Avec ce que propose le CRTC, l'assiette sera fragmentée.On a un nouveau service à financer, mais on n'aura pas plus d'argent », explique le président de l'APTQ, M.Jean-Guy Proulx.L'APTQ, tout comme l'Association des câhlodistri-buteurs du Québec, avait pourtant demandé au CRTC de continuer de soutenir la télévision communautaire et de laisser aux câbiodistributeurs le soin de choisir s'ils voulaient financer exclusivement ce service ou investir dans le Fonds canadien.Mais leurs revendications ont été vaines.Sécurité accrue pour les lieux culturels en Italie Associated Press ROME Les tarifs d'entrée des musées et monuments italiens vont augmenter, afin de financer de meilleurs systèmes de sécurité et améliorer la prévention des incendies, vols et attentats.Selon le gouvernement italien.1000 endroits dans tout le pays devraient bénéficier de ces aménagements.sur un total de 100 000 églises, 3500 musées, 2100 lieux archéologiques, 40 000 châteaux, et 30 000 réserves d'oeuvres d'art.Traditionnellement, les églises et les lieux archéologiques sont souvent la cible des pillards.Depuis quelques années toutefois, les attentats à la voiture piégée et les incendies vraisemblablement criminels ont causé des sinistres d'une toute autre ampleur.autres activités culturelles passera à 22,8 pour cent.Il était de 11 pour cent.On tiendra compte des attentes des spectateurs en organisant des focus groups.Télé-Québec deviendra une télévision innovatrice et critique.M.Normand se réjouit du succès de la série Epopée en Amérique de Gilles Carie et Jacques Lacoursière.Il y a un projet de suite qui couvrirait les années récentes, de 1960 à 90.II avoue toutefois que ces chaudes années dont les témoins sont encore vivants présentent des embûches sérieuses.C'est donc à l'usage qu'on verra jusqu'à quel point Télé-Québec peut être innovatrice et critique.Quarante-cinq mises à pied au canal 12 à cause de l'arrivée de Global | ¦ Pendant des années, le CFCF 12 était une machine' * i», a dit le président René Desmarais.EN BREF 4 Les trois ténors pour deux opéras ¦ Les ténors José Carreras, Placido Domingo et Luciano Pavarotti vont chanter, le 17 juin à Modène, en Italie, pour aider à financer la reconstruction de deux maisons d'opéra incendiées.Le concert sera au bénéfice de la Fenice, de Venise, en partie sinistrée en février 1996, et du Liceu, de Barcelone, qui avait brûlé en 1994.Le trio chantera dans le stade de SOC-ccT de Modène, qui peut asseoir quelque 26 000 spectateurs.Le concert doit ausi être diffusé à la télévision.Gattorno accidenté ¦ L'acteur cubain Francisco Gattorno, qui a joué dans le film Frai' $e et chocolat, a été sérieusement blessé dans un accident de la route.L'accident est survenu à environ 100 km au nord de Chetumal, près de la côte caraïbe du Mexique.La conductrice Marilyn de la Caridad Rosado Lopez, une Cubaine résidant à Cancun, a été tuée.Francisco Gattorno repose quant à lui dans un état stable.Fraise et chocolat, de Tomas Gulier-rez Alea, a remporté un Ours d'argent à Berlin, en 1994, avant d'être finaliste aux Oscars.Paul Newman et Jesse Helms ¦ Paul Newman vient d'écrire un commentaire dans la revue Nation.dans lequel il parodie le numéro habituel du sénateur Jesse Helms aux audiences d'examen des nominations politiques.Selon le quotidien Variety, Newman, qui détient aussi des parts de cetre publication, a écrit un autre commentaire pour l'édition du 19 mai.Selon un porte-parole de Mi-tion, le comédien ne prévoit pas cependant tenir une chronique régulière.Jesse Helms est cet élu delà Caroline du Nord qui a donne-son nom à la loi anti-cubaine Helms-Burton avec le représentant Dan Burton, de l'Indiana.Les Spice Girls et la politique ¦ Les membres des Spice Girls sont enchantées de ce qu'un nombre record de femmes aient .été élues au parlement de Westminster.« C'est formidable qtft les filles aient du succès, dans la musique ou tout autre domaine ».note Melanie Chishom, alias Sporty Spice.Le groupe musicàtî déjà pris pour modèle l'ancienne première ministre Margaret Thatcher, la «< toute première des Spice Girls ».VOTRE SOIREE DE TELEVISION CANAUX | 18 h 00 | 18 h 30 | 19 h 00 | 19 h 30 | 20 h 00 20 h 30 21 h 00 21 h 30 | 22 h 00 22 h 30 23 h 00 23 h 30 | CANAUX par Louise Cousineau 10:30 O- Christiane Charette Parmi les invités: Annie Girardot et le journaliste Michel Vastel que Jacques Parizeau traite de menteur.19:00 «B-JE.En repnse.les bébrtes invisibles dans votre matelas et un faux docteur qui soulage surtout le portefeuille 2U:00 CD-Columbo Un détective qui ne passe pas de mode et qui se déguisera souvent ce soir pour venir à bout du méchant 20:00 CD Droit de parole La publication des sondages influ-ence-t-elle le résultat du vote?20:00 EDI - Mondes et mystères Oui.des Québécois ont vu des ovnis.20:13 O-Le Point Médias Reportages sur le journal le plus lu de France, L'Equipe, qui ne parle que de sport; l'affaire Jacques Parizeau.21:00 CD- National Géographie Un fort bon documentaire sur les chiens et les services qu'ils rendent à l'homme.22:00 lau-En rappel: Plume Latra verte L'iconoclaste chante ses chansons à textes et ça fart du bien.Annie Girardot i CE OC3 24 O1 30 abc cosfTl nbcQD CD 112, a4 E BRAVO Ce soir Le TVA, édition 18 heures Il était une fois.l'espace La Guerre des clans Piment fort / Michel Banette Graines de champion Flash/ J.Godbout Newswatch Puise Newsline News ABC News News News NBC News Newshour Histoires fantastiques Pierre Palmade JE./ Un taux docteur qui soulage surtout le portefeuille Exploration Reddy Reddy Go! / Marc Labrèche.Normand Brathwaite Inside Qc Empty Nest ET.Wheel of.Absolutely Fabulons 3rd Rock.Jeopardy M'A'S'H CBS News Home Improv.Business Rep.ITN News Les Intrépides Pumped! ET.Wheel ot.VT this Week NQhtty Business Compl.télé Otf the Hook Quincy M.E.CANAL O DISC FOX FOX(Ont) MP NW roi rds SE TMN TSN TV5 YTV CANAUX Jaatalk: Oscar Peterson On a marche sur la Terre Go for It! Home Improv The Simpsons The Simc R06eue rukYtiw~~i 1-PAJtoue etAtter~T r^^T3^\"7i^saii/| 'catteti 1 oocoM-DELSOH r-cAmntroo* ou Noeo-n |\u20141«« cimimas aurzo-711\u2014lis cinémas auno\u2014^i 1\u2014Lté ceeiiui ouno-71 LACOUDAMEnWj TERHESOWIBE6v ?STE-THERESEè, J\\ ST-JEROHE ST-RBTACHIS^ 1 \"cmCHA oc eAHie- VALLEYFÎELD -cinéma pl kjk-n REPENTI6MY6 / cw«ma rreAtuc\u2014: ST-OASUEé, t/ lit CMCMAt CNATCAUOUAT-| CMATEAUSUAYév 'LA CARNtroUR f iCUETTE -CANTOl- ST-JEAN -CMC MA CAPITOL-7] I-CH4UBA ST-LAUWtNT H I- 0BUMMOH0V1LUE A \\ SOtEL-THACY ?11 MAJSOM OU i LE nuue' ST-HTACUTHE \"711-«MIMA b NT KM AN-7] I-PVIUN dc lt» 11-OMUUOUAA»-Tl r 1 1 SHAWimSAW «H 1 TmNeTJBvttRESév 1 [cjtf^^LVJAjaaEWl [ CNII-PANC- LAVAL VERSION 0 ANCLAISr \u2014 PABXKJB plat»ri\u2014ji r\u2014weow etATtee\u2014i r\u2014-PAJioue platina\u2014; CEMTAEEATOi^ cutfptix oeeoM* g«gM««H?6>J LACOWaAîlg 11W CKATEAU6MAY^ \"FASCINANT! Non recommandé aux cardiaques Une'Délivrance'du désert.\" ¦AnrwBrodic.CFTO TV \"Délire et action.rapidité et excitation.\" \u2022 Toinrici: t.BCr.HDDAY \"Tout simplement passionnant.11 -JnyStnfw OTTAVJACIWtN kurt russell pa i .v .1.11 f r nu \"Kurt Russel met toute la gomme dans ce thriller rapide et palpitant; tenez-vous bien.intense,puissant et inattendu.\"* \u2022 MeJiS&à DiMnruh CFMÎ TV aie version française de hie.tMilown r>i»i.( www paranfDuni cnm 0k 1 camgMT|É\"^/JL vallcyVÎeli ?fT-WYACMmg ¥ -ce*t*tfi oofow 3 I ou 3 Hlao-71 CAPITOi i7l -ceeMe JTI r\u2014\u2022~im OAJMewoue 9\u201471 ST-flpfTACMl6.J r|l J0UÊTT1 ?! ¦CâPîTfH ST-JtAM J mma »t-cau*»«nt \u2014ri r\u2014\u2014|»bjm kaia-3 WJEL-TtACY 4 | jteram\u2014tri CMATUUWiAY UVAL tT-tAI»Hè> ?PVIUN M ire' JOUtîTO Vf WSIu'J e«imi COCUJEZ LES GWDES40RAIPES DES ON&AAS ANS-f- ztha ctrr-efMWR^r7! cui*.wmm*A LAC«ieVUMtié>/1 m-AMu A \u2014MM puitip Sexe, drogues, rock A roll.de Eric Bogosian.Trad.de Yvan Bienvenue.Mise en scène de Pierre Leboau et Alexis Martin : 20 h.ESPACE GO < 4690, St-LaurentO La Seconde surprise de l'amour, de Marivaux Mise en scène d'Alice Ronfard.Du mar.au sam., 20 h.THÉÂTRE LA LICORNE ( 4SS9, Paptneau ) Trois dans le dos.deux dans la tête, de Jason Sherman.Traduction de Pierre Legris.Mise en scène de Michel Monty : 20 h.ESPACE LA VEILLÉE ( 1371, Ontario e.) Les Démons, de Dostoïevski.Mise en scène de Téo Spychalski.Du mar.au sam., 20 h.GESÙ ( 1200, Bleury ) L'Ange blessé, de Richard Gibeautt et Richard Lemire.Mise en scène de Richard Lemire.Présentation du Théâtre Miroir : 20 h.ÉDIFICE BELGO ( 372, Ste-Catherfne o., Suite 424 > Une saison en enfer.Mise en scène de Pascal Desjardins.Présentation du Petit Réso : 20 h.CENTAUR ( 4S3, St-FrançonvXavier ) 2 Pianos.4 Hands, de Ted Dykstra et Richard Greenblatt.Du mar.au sam.20 h ; dim., 19 h.THÉÂTRE SAIDYE BRONFMAN ( 5170, \u2022 Chemin de la Cote-Ste-Catherkie ) The Food Chain, de Nicky Sih/er.Du lun.au jeu., 20 h ; sam., 20 h 30 ; dim., 19 h.THÉÂTRE DE LA VILLE ( 180» de Gentnry e., Longueuil ) Amours, sévices et dogues, adapté pour la scène de Louis-Ferdinand Céline.Mise en scène de Jean Goum et Frédéric Julien : 20 h.Variété PLACE DES ARTS ( Srudio-Theàtre du Mauriac > Renée Claude : 20 h.CABARET (2111, St-Laurent > Dominique A.et Jérôme Minière : 20 h 30 ; les Noctambules : minuit.CLUB SODA ( 5240, Ave.du Parc > Steady Rollin'Bob, Margdm et Zora Young : 19 h ; les Minuits tapants : 23 h 30.MEDLEY ( 1170, St-Denis > Hommage à U2 avec Zoo TV : 22 H 30.L'AIR DU TEMPS ( 161, St-Peul e.) Richard Beaudet Sextet : dès 21 h.LES BEAUX ESPRITS < 2073, St-Denis Rick L.Blues : 22 h 30.LE PIERROT ( 114, St-Paul e.) Marquis Morin et Daniel BJouin : 20 h.LES PIERROTS ( 104, St-Paul e.) Groupe Bandit Bandit et Gilbert, Lauzon : dès 20 h.BISTRO A JOJO ( 1627, St-Denis ) Hawk'N'Roll Hardcore Boogie Woogie Blues Bnad : dès 21 h.L'ESCOGRIFFE ( 4467, St-Denis > Les Petits Sauvages du Nord : 22 h.L'OURS QUI FUME ( 2019, St-Denis ) N»ck Payne : 22 h.LA CRÈME DC LA CRÈME ( 1134, Mont-Royal e.) Sound Brigade : dès 21 h.PTIT BAR ( 34B1, SI Dents > François Paradis : 21 h 30.L'Ambiance ( 644, MornVRoyal e« ) Christine Tassan : 22 h 30.CAFÉ SARAJEVO ( 2060, Ctark > Soleil tzigane : 21 h 30.UPSTAIRS ( 1254, Mackay ) Quartette Steve Hall : dès 21 h.LE LOUNGE ( 1333, Sts^Cathertne e.) Luc-Jean Gagnon : dès 21 h.JAZZOM6 ( 300, Ontario e.) Trio Jean-François Grouix : dès 21 h.MUAfiiitJC la un I Jl», Bet-e & Stef ; 22 h.CAFÉ DU COMMERCE ( 43SO, 61 Pensa Trio Sophie Lapierre : 20 h.PUB ST.PAUL ( 124, St-P»ol a.) Groupe Hughes et Cie avec Rick et Loulou:dès21 h.ATELIER A L'ÉCART ( 245, St-Jeen, Longueui ) Inès Canapé : 20 h 45.THÉÂTRE DES DEUX RIVES ( 30, Bout Séminaire n., Lara Fabien : 20 h.O BLUES ( 7567, Tascfe Preachin' Blues : des 21 h.LE VIEUX CLOCHER DE MAOOG ( 64, Merry n., Asagog ) François Morency : 20 h 30.4** No Doubt : le dur apprentissage de la célébrité Le Spectrum de Montréal, été 1996.Gwen Stefani, Tony KanaL Tom Dumont et Adrian Young prennent d'assaut la scène du club de la rue Sainte-Catherine.Les quelque 800 personnes présentes hurlent comme des possédés.À juste titre d'ailleurs.No Doubt brûle les planches ce soir-là.À ce moment pourtant, peu de gens connaissent le secret rock le mieux gardé des États-Unis.Moins d'un an plus tard, le quatuor prépare son retour dans la métropole, au Centre Molson, où plusieurs milliers de personnes vont célébrer avec eux.Mais entre le spectacle de 1996 et celui prévu pour demain, la donne a changé.Le troisième extrait.Don 't Speak, a propulsé l'album Tragic Kingdom au sommet des palmarès.Résultat : sept millions de disques vendus et une popularité aussi instantanée que dangereuse pour un band qui vivait de vaches maigres depuis des années.Vu que les médias ont élevé la chanteuse Gwen Stefani au rang de nouvelle prêtresse de la musique pop juste après Madonna et Court-ney Love, la chimie a changé au sein du groupe.Dans une toute récente interview livrée à Rolling Stone.le guitariste Tom Dumont a mené une charge contre les médias ( et sa chanteuse par ricochet ), soulignant que les autres membres du groupe ne sont pas que des faire-valoir.Serait-ce vraiment tragique de vivre dans le royaume de» No Doubt aujourd'hui ?« Il y a eu pas mal de réactions émotives ces derniers mois, admet Dumont au bout du fil.Je crois que notre tournée qui n'en finit plus se veut une partie de l'explication, mais il y a plus.Quand on a fait l'entrevue avec Spin ( en novembre 1996 ), les gens du magazine nous ont dit que la photo en première page serait Gwen et seulement Gwen.Sinon, pas d'entrevue.Ce fut comme un coup de poing en pleine gueule.On a mis du temps à nous en remettrez Le quatuor vit aussi une situation peu commune.Stefani et le bassiste Tony Kanal ont été amants durant longtemps.Lorsque la relation a été rompue, les ex-tourteraux ont décidé de poursuivre leur travail au sein du groupe.« C'est marrant, poursuit Du- mont.Certains jours, Gwen et Tony sont les meilleurs amis du monde.Le lendemain, ils sont comme chien et chat.C'est évident que cette dynamique a des répercussions quotidiennes sur l'ensemble du groupe, mais on ne s'en tire pas trop mal.» Plusieurs titres de Tragic King-dom ; Don 'f Speak, Happy No ?et Sun-day Morning, sont inspirés de cette relation houleuse.N'est-ce pas un filon qui risque de s'épuiser lorsque les membres du groupes se mettront à la tâche d'écrire de nouvelles chansons ?« Musicalement, nous commençons à avoir des ébauches pour le prochain disque, mais il n'y a pas grand-chose sur papier quant aux textes.» \u2014 Le dur apprentisage du succès pourrait-il occuper une place prépondérante dans les prochaines compositions ?« Ça, c'est une bonne question ( rires ).Je ne peux te répondre avec certitude, mais je n'en ai pas l'impression.D'ailleurs, on est trop préoccupés avec la tournée.» À ce sujet, les membres de No Doubt se présenteront à Montréal avec leurs cuivres indissociables, mais dans une mise en scène modifiée en raison des salles plus imposantes qu'ils retiennent sur leur parcours. 9 B 12 i A nnrrrn \u2022 .^ .-e.-.- â-i-i lACOO£, 1VIW1N 1 I\\CrtL, VC1NUI\\CU1 V (VIA! 1 VV / Le prisme de l'âme juive à travers le monde Le troisième Festival du film juif de Montréal HUGUETTE ROBERGE Avec 17 films et vidéos de genres et formats divers, réalisés par des cinéastes indépendants de partout, le troisième Festival du film juif de Montréal, qui s'ouvre aujourd'hui ( jusqu'au 15 mai ) au cinéma ONF, défie toutes nos idées préconçues sur la vie et la culture juives dans le monde d'aujourd'hui.Cette sélection entend en effet nous sensibiliser au mode de vie et de pensée des ( très ) diverses communautés juives de la diaspora, vues de l'intérieur par des cinéastes de tous les horizons : Canada, États-Unis, France, Allemagne, Islande, Israël.Les principaux thèmes abordés à l'écran sont : l'expression de la spiritualité dans ces communautés, la variété géographique et historique ?** «UNE COMÉDIE À LA LOUIS DE FUNÉS!!!» \u2022on* Martel II JBMUJ ¦ IDfftC 9 GRAND GAGNANT «mim I II NNI S n-iimi MINCX Ht wiiiim DAIOr fcWiNiiM StJOfT 11 H JAvtAS PATIENT ANGLAIS Jl I i I A Mi | II CMDHfX OÔSÔN |cam CONSULTEZ LES C.UIDCS HORAIRES DfcS CINÉMAS a l'affiche aux cinémas : COMPLEXE DESJARDMS, LAC OROAJRE, GALERES LAVAL, BROSSARD, BOUCHER VILLE, TERREBONNE, STE-THÉRESE, VALLEYFîELD, TROIS-RIYÎÈRES, GRANBY, GATWEAU I CONSULTEZ LES GIMOCS HOWA.'Rf S D\u20acS CXCMAS Une comédie sublime du réalisateur de clerks » THE HOLLYWOOD REPORTER, Duane Byrqe « LE TROISIÈME FILM DE KEVIN SMITH EST UNE MERVEILLE ! » CHICAGO-SUN TIMES, Roger Ebert « UNE COMÉDIE EXPLOSIVE TOUT À FAIT ORIGINALE ET TRUFFÉE DE VÉRITÉS ! » THE NEW YORK TIMES.Janet Maslm « UNE COMÉDIE BIEN ÉPICÉE : AMY réinvente le rituel des rencontres amoureuses ! » avec BEN ALLECK JOEV LAUREN AD/MS JASON LEE DWIGHT EWELL tt JASON MEWES un film de KEVIN SMITH '£ fil v.f.de Chasing Amy L'amour c'est compliqué.roPKQKicDio ^ontaiw-iEii^scDïïiÉoaa «onia^Hoanu VERSION FRANÇAISE CINEPLEX OOÉON BROSSARD CINÉPLEX OOEON LAVAI (Galeries) ?VERSION ORIGINALE ANGLAISE CINÉPLEX OOEON CAVEM01SH (Mail) FAMOUS PLAYERS DORVAL *k CONSULTEZ LES GUIDES HORAIRES DES CINÉMAS \u2022 \u2022IV*\u2022\u2022\u2022 \u2022 \u2022 - ¦ L'histoire d'une femme prête à tenter l'impossible pour sauver l'homme qu'elle aime.i.i Prus;»« ont le plaisir d'inviter 500 personnes à l'avant-première du nouveau film de CLAUDE BERRI \u2022 Aubrac récit de Lucie Aubrac, \"ils partiront dans l'ivresse\" Éditions du Seuil LE BOUQUET \u2022 DANIEL AUTEUIL MARDI LE 27 MAI À 19h00 AU CINEMA IMPÉRIAL ne m 4 ma.9i Faites parvenir le coupon-réponse à: Concours « Lucie Aubrac», pour * wmmm * 7\\ m» 97 CFP Distribution.CP.817 Succursale H, Montréal.Qc.H3G 2M8 Dation tattsiU mam KCspMi r*om.l ci concourt un mujontm \u2022 U va*ur en ort» Arvr»?et qu'il n'y aurait pas de « déportation massive ».Concernant la lutte contre la drogue, qui constitue la priorité de Washington, les signataires ont dé-ddé d'élaborer dans le courant de l'année un « Plan d'action » pour combattre le trafic, la corruption el le blanchiment d'argent.Les discussions commenceront le 9 jum lors d'une reunion des ministres de la Justice à Washington.Les pays d'Amérique centrale se SOlU aussi engagés a moderniser leurs traites d'extradition avev les Etats-Unis afin de permettre IV\\ tradition de leurs ressortissants \\ers ce pays, l'une des principales revendications de Washington.Reportage publicitaire 9 7 4* ÉDITION DU MARCHÉ INTERNATIONAL DES INFOROUTES ET DU MULTIMÉDIA 21 au 23 mai 1997 des Congrès de Montréal Un cahier spécial à ne pas manquer demain dans * (Edition rrxjtropolitaine \u2014 ulamentt B 16 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 9 MAI 1997 « C'est le temps de faire plaisir à maman! Aujourd'hui, samedi et dimanche w,.v Vaste choix d'articles à prix ordinaire! Presque tous les articles à prix ordinaire, de solde ou de liquidation! 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