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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Livres
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1997-05-11, Collections de BAnQ.

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[" Montréal, dimanche limai 1997 Livres A&TS ET SPECTACLES / SCIENCES Bonne fête des mères! Bébés, mode d'emploi page B5 5$ De Jacques Folch-Ribas, un dixième roman m.en forme d'ode à la Femme, à la Beauté, à la Liberté Jacques Folch-Ribas à sa table de travail : « Comme je ne crois pas au paradis après la mort, je me dépêche d'en profiter ici ».dit-il de la lecture.LUCIE CÔTÉ epuis très longtemps, Jacques Folch-Ribas avait envie d'écrire ce livre.Un homme de plaisir, son dixième roman ( qui sera en librairie cette semaine ), raconte la vie d'Antoine, photographe d'agence et collectionneur de femmes, jamais rassasié de beauté.« Ça fait des années que je voulais écrire ce qu'on pourrait appeler un roman sur le donjuanisme.C'est une maladie dont on a beaucoup parlé et que j'ai toujours trouvée mal traitée.On a toujours fait de Don Juan \u2014 et de Casanova \u2014 un monsieur qui court les femmes, mais on ne sait pas trop pourquoi, à part pour faire l'amour.Tout ça, c'est faux, c'est du mythe.» Il poursuit : « J'avais le désir de faire quelque chose avec ce genre de personnage décrié dans la littérature, mal servi par les écrivains.C'est une sorte de défense et illustration de la recherche de beauté et de liberté ! Un homme de plaisir est un roman d'amour contre l'amour, qui compare l'amour, l'assujettissement et la liberté.Et qui choisit la liberté.» Antoine existe vraiment, l'auteur l'a rencontré et est devenu son ami.Il ne sait pas encore qu'il a été transformé en personnage de roman, ajoute l'écrivain.« Mais il va le savoir.J'espère qu'il va se reconnaître, ce n'est pas sûr.Un homme de plaisir est une interprétation de son histoire, c'est ça le roman », souligne Folch-Ribas.qui ne veut surtout pas être confondu avec son personnage.Son narrateur est d'ailleurs architecte comme lui et, comme lui aussi, d'origine espagnole \u2014 comme pour empêcher cette identification.C'est donc cet architecte espagnol qui raconte les conquêtes d'Antoine, dont il a Voir ANTOiNE en B 2 S.i o ce S.¦ CD o o o CD «.,.,1-lt l 11 II »« - .«\u2022lin*»\"\"- .»-».V, / Normand Hudon et Yvan Ducharme - .: Normand Hudon et Yvan Ducharme ont toujours placé le rire au coeur de leur quotidien.L'un a mis sa verve en formules lapidaires, tour à tour tendres et féroces.L'autre a illustré le tout dans son style, mordant et pleinj^esprit Les Éditions internationales Alain Stanké 1212.rue Saint-Mathieu.Montréal H3H2H7 (514) 935-7452 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 11 MAI 1*>7 BIOGRAPHIE Laurier tel qu'en lui-même ?LOUIS FALARDEAU Le centième anniversaire de l'accession de Wilfrid Laurier au poste de premier ministre du Canada a été bien peu célébré l'année dernière, particulièrement au Québec, compte tenu de l'importance du personnage dans l'histoire du Canada.Premier Canadien français à occuper ce poste, de 1896 à 1911, puis chef de l'opposition jusqu'à sa mort en 1919, Wilfrid Laurier a joué un rôle déterminant dans la construction d'un jeune pays qui passait du statut de colonie à celui d'État à peu près indépendant.Le journaliste et historien Laurier Lapierre a, lui, souligné ce centenaire en publiant l'année dernière une biographie-hommage à celui qui lui a valu son prénom.La traduction a été publiée récemment par les Éditions de l'Homme sous le titre Sir Wilfrid Laurier, portrait intime Lapierre ne fait pas mystère de ses intentions.Son livre, qui se termine par un vibrant Vive le Canada !, est un geste politique dont l'idée lui est venue pour combattre la « dépression » que lui a causé « l'effondrement de l'accord de Charlottetown » en 1991.Il voit en Laurier, qui s'est battu toute sa vie pour que les habitants de CC pays cessent de se définir en fonction de leur race ou de leur religion, le symbole de la solution aux problèmes du Canada.Son livre est donc partial.Il est particulièrement injuste pour Henri Bourassa, le principal adversaire de Laurier au Canada français.Lapierre en fait un séparatiste avant la lettre et l'ancêtre des indépendantistes d'aujourd'hui, alors que son nationalisme était tout ce qu'il y a de plus canadien et se définissait par rapport à l'Angleterre.Bourassa est donc présenté comme un « politicien immoral », « superficiel », « faible », une « tête brûlée » au nationalisme « tribal, exclusif, messianique et chauvin ».Encore que ce « politicien immoral » soit aussi « intelligent et honnête » ! Mais le parti pris de Lapierre n'en rend pas son livre moins intéressant parce qu'il ne l'amène pas à gommer les côtés plus sombres du grand homme.C'est ainsi qu'on le voit tergiverser dans l'affaire Riel au gré du capital politique qu'il peut en tirer, puis, devenu premier ministre, négocier de concessions en concessions, jusqu'à leur quasi-disparition, les droits scolaires des francophones du Manitoba, puis des autres provinces des Prairies.On comprend aussi que ce francophone, qui cultive son accent anglais, s'efforce de penser en anglais, parle en anglais aux Franco-Américains, écrit en anglais à une amie francophone, est l'absolu contraire d'un nationaliste québécois.Son attitude s'explique par son admiration pour les Britanniques et leurs institutions démocratiques, mais aussi par sa conviction, que partage Lapierre, que le Canada ne sera que si ses habitants cessent de se voir comme francophones ou anglophones, pour être d'abord Canadiens.Laurier a échoué à ce chapitre comme tous les autres après lui.Mais il a néanmoins fait passer le Canada de l'enfance à l'âge adulte, en prenant ses distances par rapport à l'Angleterre, en redressant son économie et en peuplant les vastes plaines de l'Ouest, notamment.Lapierre tord le cou à une légende tenace : Laurier n'avait que des relations platoniques avec Emilie LES BEST SELLERS Éditions québécoises FictitR (mum]\t\t\t 1 Maîna\tDominique Demers\tQuébec / Amérique\t(6) 2 Giulhem\tMaryse Rouy\tQuébec / Amérique\t(1) 3 Quittes et doubles\tUse Bissonnette\tBoreal\t(7) Essais\t\t\t 1 Souvenirs de Monica\tGeorges-Hébert Germain\tLibre Expression\t(7) 2 Le Syndrome de Pinocchio\tAndré Pratte\tBoreal\t(7) 3 Petite Histoire de l'Expo\tYves Jasmin\tQuébec / Amérique\t(D Éditions étrangères\t\t\t Fiction (romans)\t\t\t 1 L'Idéaliste\tJohn Gnsham\tLaffont\t(10) 2 Une Vie de chien\tPeter Mayle\tNIL\t(D 3 Le Troisième Jumeau\tKen Follett\tLaffont\t(D Essais\t\t\t 1 L'Intelligence émotionnelle\tDaniel Goleman\tLaffont\t(7) 2 Petite Philosophie à l'usage des non-philosophes\tAlbert Jacquard\tQuébec / Amérique\t(2) 3 Mémoires : Le Voleur dans la maison vide\tJ.F.Revel\tPion\t(10) Livres pratiques\t\t\t 1 Je mange, donc je maigris\tMichel Montignac\tJ'Ai Lu\t(13) £ La iig*aii^iic vjw p«Mf ÇilinUio\tAndre Montmorency\tLeméac\t(8) 3 Guide Prieur saison par saison\tBenoit Pneur\tL'Homme\t(4) Les listes nous sont fournies par les librairies suivantes Archambault.Bertrand, Champigny, Le Fureteur (St-Lambert).Garneau.Guérin.Hermès.René Martin (Juliette).Monet, Le Parchemin, Les Bouquinistes (Chicoutimi).Payette (Sherbrooke) Guy Poirier (Trois-Rivieres).Raffin.Renaud-Bray.Sons et Lettres.Librairie Smith (Promenades de la Cathédrale).Sir Wilfrid Laurier Lavergne et il n'est donc pas le père d'Armand Laverjjne, qui deviendra un de ses plus éloquents adversaires.Mais il ne nous dit pas comment il a acquis cette certitude.Peut-être en lisant « entre les lignes » comme il avoue le faire pour « reconstruire » certains moments de la vie de son héros.Si on peut lui reprocher quelques passages confus et même linéiques erreurs de faits, le livre de Lapierre n'en demeure pas moins toujours intéressant et il a le mérite de sortir de l'ombre avec talent une des grandes figures de l'histoire du Canada.SIR WILFRID LAURIER.PORTRAIT INTIME.Laurier L.Lapierre, traduit de l'anglais par Jacques Vaillaneourt.Editions de l'Homme.Montréal.1997.390pages.Aux landes perdues SONIA SARFAT1 Bien des amateurs de sagas médiévales ont, à deux reprises déjà, entonné La Complainte des tonde* perdues qui est née sous le pinceau de Rosinski et la plume de Dufaux.Ils pourront y revenir une troisième fois puisqu'un nouveau volet de cette fresque aux accents celtiques vient de paraître: Dame Gerfaut, qui fait suite à Sioban et à Blackmore.Et qui laisse présager ( au moins ) un quatrième volet.On s'en réjouira.Les deux premiers épisodes de La Complainte ties landes perdues ( qu'il vaut mieux avoir lu.pour une meilleure compréhension de Dame Gerfaut ), se terminaient par l'arrivée de Sioban sur le trône de l'Eruin Dulea.Batailles épiques et luttes de pouvoir sur air de magie noire avaient précédé ce grand moment.Puis, toute reine devant un jour penser à sa descendance.Dufaux a « invité »> des prétendants à la cour de Sioban : là commence Dame Gerfaut.Une bien sombre dame, que celle-là.Avec des desseins plus sombres encore.Et qui désire placer son fils aux côtés de la jeune souveraine.À cette fin, elle n'hésitera pas à recourir au pouvoir des ténèbres.Un scénario moins inspiré que les précédents mais tout de même .issez captivant pour que l'on atten de sa suite avec impatience.Quant aux illustrations de Rosinski, elles sont à la hauteur de la réputation de ce dessinateur dont on dit qu'il est actuellement un des meilleurs \u2014 sinon le meilleur\u2014 des illustrateurs de bandes dessinées.DAME GERFAUT.Rosinski et Dufaux.Dargaud.1997.60 pages.Antoine existe.ANTOINE / Suiti de la page B l écouté les récits « avec un peu d'Indulgence et beaucoup de curiosité >?.«« Mon don juan est un monsieur qui avait beaucoup de succès auprès des femmes, pour qui les femmes étaient la Beauté.Dans le livre, ces femmes veulent faire de leur relation avec lui une possession, qui est le contraire de la liberté.»?L'écrivain a mis du temps à écrire cette histoire qui lui tenait à coeur, parce qu'il avait du mal à « trouver le joint, la manière de faire le récit ».Et puis, tout à coup, ce récit a pris forme.« Je n'ai aucune Idée comment c'est venu.Ces choses-là.arrivent comme ça* c'est ce qu'on appelle l'inspiration.C'est un peu comme un arbre fruitier.J'écris tout le temps et tout à coup, les pommes sont mûres.Tout à coup, on s'aperçoit qu'il y a quelque chose là qui est mangeable.» Ce quelque chose peut paraître court, à peine plus de 110 pages.«\u2022 Je tiens à vous dire que ce qui est petit n'est pas forcément mauvais, répond l'écrivain en insistant sur les mots.Je suis tanné des livres qui expliquent pendant des pages et des pages le caractère des personnages.C'est du baratin, de la fausse psycho, de la fausse sensibilité de l'auteur et c'est Uni, cette affaire-là, poursuit-il avec conviction.« Nous sommes en 1997 ; c'est aussi vieux, écrive comme ça, que d'aller voir un film néoréaliste Italien des années cinquante.C'est épouvantable.Si on ne petit pas écrire comme Homère a écrit son Odyssée, alors on ne peut pas écrire non plus comme il v a cent ans.ni même comme il y a cinquante ans.L'écriture c'est un art.çâ évolue.Ce qui me plait le plus à moi.dans ce livre, d'ailleurs* c'est sa manière, sa musique.Je n'avais mais écrit de cette façori fuyante, douce, descriptive », confie lecri-vain.Pour parler de son nouveau ro-m.in, de cet amour de la Beauté qu'il a en commun avec son personnage \u2014 « En écrivant, vous pouvez peut-être avoir l'illusion que vous crée/ de la beauté », sug-gère-t-il \u2014, Jacques Folch-Rihas est assis dans un fauteuil de cuir noir, juste au bord en fait, dans le salon de sa superbe maison du centre-ville.Sur les murs, des tableaux ; par terre et sur les meubles, des oeuvres d'art, des objets qui l'ont séduit et dont il est heureux de s'entourer.« Je trouve que le monde est laid et je trouve que la recherche de beauté est une raison de vivre.J'aime la beauté, la musique, la sculpture, les objets et même les objets simples.J'aime beaucoup être complice des objets, apprécier le toucher de la matière, la couleur.J'aime aussi les paysages, la nature, le lever et le coucher du soleil, les tempêtes de neige.J'aime tout ce qui est beau et naturellement, dans la liste, j'inclus les dames.Être collectionneur, c'est s'entourer de beauté.» .Jacques Folch-Ribas collectionne donc des vases, des pots, pour met- tre les fleurs, le lait, l'alcool, l'eau.des gargoulettes qu'il appelle, de leur nom espagnol, des cûittaros.Des objets usuels, choisis a cause de leur beauté plastique, considères comme îles sculptures, cl qui ornent toutes les pièces de la demeure.El l'art est aussi omniprésent dans son oeuvre que dans sa \\ ie.«« Dans mes livres, j'ai essaye de régler mon compte à moi avec les différents arts, les différentes formes de la beauté.Il y a eu la musique avec Le Silence, ou le Variait Bonheur, l'architecture avec La Chair de pierre et Le Démolisseur, les formes d art qui me semblent les plus agréables à chercher, à trouver, à contempler.J'ai d'abord aimé l'architecture longtemps, puis la musique, assez vite.La peinture aussi m'a beaucoup fasciné.Mais maintenant, je ne peux plus choisir avoue Jacques Folch-Ribas, qui continue à mener de front architecture, enseignement, et écriture.«< Non, je n'ai pas ralenti.Absolument pas.Pourquoi voulez-vous que je ralentisse ?» demande avec-un drôle de petit rire celui qui étale de plus ses plaisirs de lecteur dans les pages de La Presse. VI > ! ARfcACMER ICS MON ! ACiNLS S' V iior>*«i) CAROLEANDREE LANIEL i ollaboration spéciale Douze ans après sa parution, le premier livre de Neil Bis-soondath.Digging up the Mountains, est enfin traduit en français.Depuis 1985, deux romans ( dont le très remarqué Retour a Casaquemada ) et un second recueil de nouvelles ont définitivement confirmé la place du Canadien d'origine antillaise parmi les grands écrivains.Neil Bissoondaih, pour la petite histoire, est également l'auteur de l'essai qui a causé de fortes émotions au Canada anglais : Le Marché OWC illusions I La Méprise du multiculturalisme.L'illusion en question n'est rien de moins que le rêve légué par l'ancien premier ministre Trudeau, une mosaïque illusoire de multiplicité culturelle et ethnique qui fait plus vivre l'industrie du multiculturalisme que les individus.Mais revenons à la prose d'Arracher les montagnes.Premier personnage, le médecin Hari Beharry est un riche Indien d'une île où l'état d'urgence a été décrété.Un petit pays qui tourne mal, d'où il faut fuir.L'homme traqué avait pourtant rêvé pour ses enfants et ses petits-enfants d'une maison blanche dans les montagnes des Caraïbes, la terre des siens.Racisme entre Noirs et Indiens; pauvreté, dictature, corruption, voilà le quotidien des insulaires.Ceux qui en ont les moyens doivent fuir.Envisagent-ils leur exil dans l'angoisse ou avec espoir, comment s'y préparent-ils ?Une fois la grande traversée terminée, si jamais le voyage au fond de soi a une fin, ailleurs où semble se trouver la vraie vie, ils doivent survivre à l'exil raté.Comme dans ses autres livres, les personnages de Bissoondath sont sous l'emprise du passé, le poids des traditions, la fragilité et les incertitudes liées au présent et, plus terrifiant encore, à l'avenir ( on le sait, l'exil sera raté ).La narration est déjà ( c'est son premier livre, ne l'oublions pas ) attentive aux moindres détails, aux couleurs et aux émotions, aux dialogues aussi, les personnages sont animés de leurs propres drames et non celui d'une cause.L'auteur ne se prive ni d'ironie ni de lucidité ; on en aura la démonstration clans les nouvelles « Le Révolutionnaire » et « Courte Visite à un artiste raté ».D'où qu'ils viennent, quels que soient les motifs de leur fuite, ils aspirent à une vie meilleure, plus simple dans laquelle ils vont pouvoir se réaliser.Comme cette Japonaise qui étouffait dans la cage des traditions mais n'arrivait pas à trouver son souffle à Toronto, comme Vernon qui avait de la fortune là-bas et qui vit maintenant dans un taudis, lui, un réfugié qui, comme les autres, fuyait quelque chose : « Il vit la terre, comme s'il l'apercevait du haut de l'espace, ces marées d'êtres en mouvement, encerclant la planète en quête de leur prochaine halte, conscients qu'elle serait encore et toujours provisoire.» 11 y a toutefois un malaise avec l'ordre ( inversé ) de parution des traductions des deux recueils de nouvelles.Dans Arracher les montagnes, les personnages en sont encore à se questionner sur l'exil, dans l'urgence ou l'envie d'être ailleurs.Quand ils arrivent en terre d'accueil, presque toujours Toronto, ils éprouvent bien souvent une irrépressible envie de revenir en arrière, de retourner à la maison.Dans le second recueil, À l'aube des lendemains précaires, paru en 1994, les personnages sont arrivés à destination.On retrouve même l'exportateur Alistair Ramgoolam dans les deux livres.Maintenant, il ne leur faut plus organiser leur exil, mais le vivre.On a donc un peu l'impression d'une répétition, de connaître le sort de ces hommes et de ces femmes.Toutes les nouvelles d'Arracher les montagnes ne captent pas également notre attention, mais elles font partie d'un projet plus grand qu'elles, celui d'une oeuvre véritable.Et en plus, elles sont bien traduites, une chose à souligner quand elle passe.ARRACHER LES MONTAGNES.Neil Bis-soondath.traduit de l'anglais ( Canada ) par Marie-José Theriault.Editions du Bo-rial Montreal.1997.2^9pages.De l'amour àl'ho Guide pratique des il cm ELISABETH BENOIT ollaboration spéciale Ça commence comme une histoire de jeunes, des jeunes qui vont ( parfois ) à l'université, qui boivent de la bière et écoutent la télé, et qui un soir ont la mauvaise idée de se payer une prostituée.Ça finit comme une histoire d'horreur.Entre le début et la fjB, une histoire de peau.Peau branche des rousses qui a depuis toujours dégoûté Thierry, un Français venu étudier au Canada ; peau noire d'Henri, le colocataire haïtien .de Thierry ; peau lacérée par les oqgles d'une rousse envoûtante ; peau cancéreuse.m Un soir, donc, Thierry et Henri passent à l'abordage de deux jeunes prostituées.L'aventure tourne aii vinaigre et la partie de plaisir est brutalement interrompue.De dette soirée, il restera le souvenir {{lacé de Marquise, la frêle rousse aux fesses garçonnes qui sait faire «nier ses clients.» L'événement est clos, semble-t-i 1.Mais voilà Thierry devenu éper-dùment amoureux d'une autre beauté rousse.Envoûté, le Français dç dix-neuf ans laisse progressive-thent la vie de Claire envahir la sienne.Son avidité sexuelle, sa mystérieuse maladie, son étrange lain il le.toute de rousses composée, rien ne rebute Thierry.Henri, plus perspicace, moins aveuglé, commence à s'interroger.Peu à peu, le répit tourne à la science-fiction et à l'horreur.' « Les créatures de la nuit existent », affirme Henri.Et elles sont rousses, pourrait-on ajouter.La Peau blanche La Peau blanche est le dixième roman de Joël Champetier.L'auteur, qui a déjà publié plusieurs romans jeunesse, et qui a remporté deux prix pour La Mémoire du lac, un roman d'horreur, publie cette fois aux éditions Alire.Depuis septembre 1996, cette nouvelle maison d'édition se spécialise dans le « bon roman populaire ».Pas qu'un bain de sang Certes, ce roman est bien écrit.La langue est tout à fait correcte, le vocabulaire est varié.Rien de renversant, mais no honnête.Il y a même quelques petits morceaux de phrase dont on voudrait se souvenir.Ce livre ne se résume pas non plus à un bain de sang.On y discute races, attirance sexuelle, littérature.Entre Henri, d'une part, qui, selon Thierry, ingurgite de la mauvaise littérature comme « autant de Big-Mac » et.à l'autre extrême, Thierry, idolâtre de l'oeuvre de Michel Tremblay, lecteur de Mistral et d'Hamelin, il y a place pour la discussion.Et aussi pour l'indignation qui saisit Thierry lorsque Henri affirme que « l'oeuvre de Tremblay, c'est un gros roman-savon pour les ba-by-boomers 1 » Au bout du récit, l'univers fantastique des livres d'Henri rattrapera la réalité de Thierry.Laborieux Mais voilà, tout cela ne suffit pas à faire de La Peau blanche un roman prenant.Le récit n'atteint malheureusement jamais le rythme bien tassé d'un bon suspense.Coincée entre une histoire d'amour et diverses réflexions qui l'alourdissent, l'action ne décolle pas.En se donnant Thierry comme narrateur, Joël Champetier a bien su restituer le ton d'un « jeune », mais peut-être a-t-il trop bien réussi.Certains détours laborieux, certaines façons d'aborder les événements donnent parfois même au lecteur l'impression d'assister aux maladresses d'un journal intime.Le ton donne plutôt dans le roman jeunesse, bien que La Peau blanche ne soit pas présenté comme tel.Il reste tout de même à suivre les aventures des Éditions Alire, qui ont peut-être quelques bons tours dans leur sac.LA PEAU BLANCHE, Joël Champetier.Edttio.ts Alire, Quebec.1997.241 pages.de Guide prstiquede* GUIDE Pt/tTKMJE DES VENTES Dl GARACE 14.95$ Les Éditions LOGIQUES 2000 M* infer \u2022 dt Tr»nirnntin*nlal En vente partout \u2022 Distribution exclusive: LOOIDISQUE »nc Tel.933-2225 \u2022 Fnx(SM) 933-2182 \u2022 lo*ic>rn org \u2022 hup:/« i I -Otm Saint -Jean-Vianney il y a 25 ans ¦ L'été dernier, une partie importante du Saguenay a été partiellement engloutie et tout le Québec en parle encore.Mais il y a un quart de siècle, c'était un autre village de la même région du Quel >cc, Sa i n I - Jea n - V i a n ney, qui S'était effondré dans un ravin.Originaire de Jon-quierc.Gervais Pomcrlcau.journaliste, peintre et écrivain, bref un peu louche-a tout, raconte l'odyssée de ce village dans un ouvrage publie par HuiAairitas.Le français de chez nous ¦ « Au Québec, la langue officielle est le français, mais la Charte de la langue française ne dit pas de quel français il s'agit.» À partir de ce postulat, deux linguistes, Pierre Martel, l'ex-président du Conseil de la langue française, et sa consoeur Hélène Ca-jolet-Laganieie.prolesseure à l'Université de Sherbrooke, publient aux Presses universitaires Laval et à l'Institut québécois de recherche sur la culture une étude sur le français québécois et leur plan « d'aménagement de la langue ».i LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE I 1 MAI 1997 T 5T7-~ JL-lVlCà BIOGRAPHIE Ellroy : l'obsession de la mère assassinée Gilbert Grand \"^W*\" e *a naissais et je cre-> J vais de désir pour \\ \\ H elle.Et alon elle est H morte.» Par ces » 0 deux phrases terri-\\kx^ fiantes de concision et de franchise brutale, à l'image de ce récit autobiographique hors normes qu'est Ma ' part d'ombre ( My Dark Places ), James Ellroy tranche, comme au rasoir, au coeur de la tragédie qui bouleversa sa vie et hante toute son oeuvre noire : l'assassinat de sa mère le 22 juin 1958 dans une banlieue sinistre de Los Angeles, alors qu'il avait dix ans à peine.Elle s'appelait Geneva ( « Jean » ) Odelia Hilliker, exépouse Ellroy.Rouquine à la peau pâle et d'une beauté sévère, elle était alcoolique, tourmentée et trop libre pour son temps.Après l'avoir violée et étranglée un samedi soir, l'assassin a jeté son corps près d'un terrain de jeu d'El Monte où des gamins l'ont découvert le lendemain.Le tueur demeura introuvable et l'affaire fut classée.Trente-six ans plus tard, James Ellroy, encouragé par sa femme Helen Knode, décide de reprendre l'enquête à zéro avec l'aide d'un brillant inspecteur de police à la retraite, Bill Stoner.Au faîte d'une renommée acquise à coups de ro- mans plus violents et hallucinés les uns que les autres, il a fini par comprendre « qu'on paie toujours pour ce qu'on refoule » et que le temps est venu de regarder sa vérité en face.D'acquitter surtout, écrit-il, « ma dette » envers celle dont « la mort a corrompu mon imagination et m'a offert des dons exploitables », celle « qui m'a offert ce cadeau et cette malédiction : l'obsession », celle qui a été à la fois « un corps sur une route et une inspiration littéraire », « le centre, réduit au silence, de l'univers fictif que j'avais créé ».Livre fiévreux en quatre parties fort distinctes.Ma part d'ombre nous livre cette quête éprouvante à valeur d'exorcisme.D'abord le récit clinique et froidement objectif de la découverte du cadavre de la « rouquine » et de l'enquête inaboutie de la police de Los Angeles.Seule certitude : Jean Ellroy a été vue dans un bar en compagnie d'une « blonde » et d'un « basané » puis, peu de temps avant sa mort, dans un drive-in en compagnie du même homme.L'accumulation et la précision maniaque des détails servis staccato troublent autant que le ton distancié qu'EUroy parvient à conserver.Dans la seconde partie d'une franchise totale, impudique même, mais toujours d'une lucidité sans concession ( « les romanciers sont tous voyeurs », dit-il ), James Ellroy raconte à la première personne du singulier le divorce de ses parents, la haine que son père lui a instillée envers cette mère « soiffarde et pute », le jour du meurtre où il faillit pleurer.de joie, la vie tourmentée qui a suivi, sa fascination pour le crime, le sexe et la mort, la presse tabloïd, les polars et surtout l'assassinat d'Elizabeth Short ( qui lui inspirera un de ses James Ellroy meilleurs livres.Le Dahlia noir).« J'avais treize ans.Des femmes mortes me possédaient.» La descente aux enfers de James Ellroy s'accélère après la mort de son père : clochardisation, délin- quance, effraction, vol, alcool, drogue, prison, delirium tremens, pneumonie.Et enfin, plus fort que tout, le désir d'écrire qui le ramène à la vraie vie.Ce sera Browti's Requiem, puis Clandestin, la trilogie de Lioyd Hopkins, le quatuor de Los Angeles ( dont l'adaptation cinématographique du troisième volet, L.A.Confidential, qui ravit Ellroy, est présentée à Cannes ).Des romans noirs pleins de meurtriers psychopathes, de flics corrompus ou obsédés, de cadavres de femmes violentées, substituts fictifs d'une mère dont il fallait alors dénier la réalité et auxquelles la troisième partie de Ma part d'ombre ( portrait de Bill Stoner et de ses enquêtes dans l'horreur abrutissante de L.A.) élève enfin comme un monument funèbre.Comme on pouvait le craindre, l'enquête méticuleusement; reprise par Stoner et Ellroy et raconté dans la bouleversante dernière partie, s'enlise dans les fausses pistes, bute contre les témoins décédés ou seniles, les documents disparus, les crimes similaires ou presque.Pas plus que la police en 1958, James Ellroy n'a débusqué l'assassin après quinze mois d'effort, mais il a retrouvé l'essentiel : sa mère, qu'il peut enfin appeler par son nom après lui avoir rendu sa dignité et une partie de son histoire.Et il ne cessera jamais de chercher d'autres détails : « .je veux plus.Plus de toi.» Sans négliger pour autant de compléter la trilogie « Underworld USA » entamée magistralement avec American Tabloid, qui entend écrire l'histoire US des années 1960 « du point de vue des perdants, des crapules, des briseurs de jambes, des mercenaires et extorqueurs du système ».Au menu du second volume : le Vietnam, la lutte du FBI contre les défenseurs des droits civiques, Howard Hughes et l'assassinat de Martin Luther King.MA PART D'OMBRE, James Ellroy, traduit de l'américain par Freddy Michalski, Rivages, Paris, 1997,490 pages.PRATIQUE Choisir entre 85000 prénoms FRANÇOIS BERGER Nommer les enfants est habituellement la prérogative des parents, mais ce que d'aucuns tiennent pour un choix individuel ou de couple, ou peut-être même un choix de la famille, ne serait en fait la plupart du temps que le résultat du conformisme ambiant de la société.Bien qu'il existe des milliers de prénoms différents, il suffit au Québec de seulement 36 prénoms pour nommer la moitié de tous les hommes, et de 52 pour la moitié des femmes.Les cent principaux prénoms masculins suffisent à nommer plus des trois quarts des hommes et les cent premiers féminins nomment plus des deux tiers des femmes, constate le démographe Louis Duchesne, qui a dépouillé patiemment les prénoms portés au Québec par trois millions de personnes depuis un peu plus de cent ans.L'étude du démographe Duchesne, réalisée à partir des registres des naissances, des décès et du ministère de l'Éducation, se concentre sur la population dont la langue maternelle ou d'usage est le français, ce qui est le cas de plus de quatre Québécois sur cinq.Son ouvrage constitue une véritable petite \u2014\u2014.histoire des pré-noms usités dans le Québec contemporain.« De puissants courants sociaux » déterminent le choix des prénoms par les parents, selon le sociologue.L'effet de mode qui propulse soudainement un prénom sur toutes les lèvres, comme ce fut le cas pour Nathalie en 1967 ( une fille sur sept reçut alors ce prénom ) ou pour le prénom masculin Stéphane en 1968 ( un garçon sur dix ), témoigne d'abord et avant tout du conformisme foncier des gens, un conformisme qui règne dans le port du blue jeans, dans le palmarès des chansons populaires et jusque dans les idées philosophiques, écrit M.Duchesne.Les célébrités influencent très rarement le choix des prénoms.Le prénom Céline, par exemple, est tombé en désuétude depuis plusieurs années, malgré la popularité louis duchc5ne retentissante de la chanteuse Céline Dion.Il y a eu quelques exceptions, comme la montée soudaine de la fréquence du prénom André en 1937, année du décès du frère André.L'étymologie n'est pas non plus à l'origine des choix de prénoms, sem-ble-t-il.À preuve, les parents auraient-ils donné à leur fille le prénom Andrée, Carole ou Charlotte en sachant que leur racine grecque ou germanique signifie viril ou mâle ?Mais qu'est-ce donc qui motive le choix des prénoms, sinon ce conformisme social ambiant dont M.Duchesne ne démonte cependant pas les mécanismes.Le conformisme onomastique, pour l'appeler par son nom, a d'ailleurs été plus contagieux pendant la période dite du baby-boom.Les parents de 1945 à 1965 n'ont utilisé qu'une quinzaine de prénoms des deux genres pour nommer la plupart de leurs très nombreux enfants.Comme conséquence, le prénom le plus courant aujourd'hui chez l'ensemble des hommes est Michel, qualifié de « grand prénom du XXe siècle » d'autant plus qu'il est également le premier prénom masculin en France et que les Américains, de leur côté, appellent leurs garçons Michael en grand nombre, depuis 1960 ! Il n'y a pas plus conformiste.Chez les femmes, les prénoms Louise et Sylvie dominent au Québec, tandis qu'il s'agit de Marie et Monique en France.On utilise d'ailleurs beaucoup plus de prénoms pour les filles que pour les garçons.première coquetterie féminine, peut-être ?! Signalons que la présentation du livre se veut plutôt racoleuse, avec la photo pleine couverture d'un bébé, ce qui est en porte-à-faux avec le traitement fort sérieux du sujet.Question sans doute d'attirer le plus de parents possible, qui devront choisir cette année parmi quelque.85 000 prénoms.LES PRÉNOMS : DES PLUS RARES AUX PLUS COURANTS AU QUÉBEC, Louis Duchesne.Éditions du Trécarré.Saint-Laurent, 1997.289 pages.Offrir un mari à maman ?SONIA SARFATI Le sujet de prédilection des enfants d'aujourd'hui, dans ces cours d'école qui ressemblent pourtant à celles d'hier ?Le divorce \u2014 en préparation, en voie d'aboutissement ou déjà consommé \u2014 de leurs parents.C'est ce que veut nous faire croire Geneviève Schurer dans Et si maman se mariait ?Et elle y parvient.À cela, et à plus encore.En effet, dans ce bouquin qu'elle avoue en bonne partie autobiographique, la journaliste et romancière se glisse adroitement dans la peau et dans la tête d'un gamin âgé de dix ans : Thomas, un personnage qui ressemble sûrement beaucoup à un petit garçon vivant dans l'entourage immédiat de Geneviève Schurer.Et si dans le texte, la structure et le vocabulaire rappellent régulièrement la présence de l'adulte jouant le rôle du souffleur, les idées et les pensées du jeune narrateur, elles, sonnent terriblement juste.Tant lorsqu'elles jouent sur le registre «amour filial » \u2014quand Thomas s'interroge sur la pertinence du port du chemisier transparent par les mamans ( la sienne, en particulier > \u2014 que sur le registre « rivali- tés et complicités fraternelles » puisque Thomas a deux grands frères ) et sur le registre « les copains d'abord ».Ce, peu importe l'âge des copains en question.Car l'un des meilleurs amis de Thomas est un très vieux monsieur.Monsieur .Muguet.Propriétaire d'une boutique de trains miniatures.C'est dans cette amitié-là que s'épanouit le grand rêve du gamin : monter un jour à bord du Transandin, train mythique d'Amérique du Sud.dont la ligne doit bientôt être supprimée.D'où la déterminai 'on nouvelle de Thomas : plus question d'accumuler des sous en prévision du voyage en vendant clandestinement les Tintin de ses frères, il lui faut trouver un moyen plus direct et plus rapide pour pouvoir partir.Geneviève Schurer Et si maman se mariait ?Leiy mxCkici Pourquoi pas Sam ?Ici, entrée dans l'univers sent imentalo-complexe de maman.Journaliste, débordée et, bien sûr, divorcée.Qui a, pour un temps, aimé Sam.Journaliste, déborde et pas divorcé ( mais pas marié, non plus ).Sam qui part régulièrement en reportage à l'autre bout du monde \u2014 un p'tit saut en tiain à travers les Andes ne lui déplairait sûrement pas ! Thomas va donc jouer les entremetteurs.Avec toute la naïveté et le.talent d'un enfant de dix ans.Et, naturellement, sans demander leur avis aux principaux intéressés, qui ont en fait d'autres chats à fouetter.Voilà pour le filon principal de Et si maman se mariait > Metis Geneviève Schurer fait aussi courir son récit à travers des veines secondaires, qui sont particulièrement réussies.Certaines, amusantes.Que l'on songe au discours sur le divorce auquel se livrent Thomas, Antoine et Christophe, condamnés à expliquer cette réalité de la vie à Fred ( puisque « chez lui, on aborde le chapitre des engueulades après avoir longuement traîné sur le chapitre y'a de l'orage dans l'air » ) ! D'autres, très tendres.Quand Thomas console sa mère dont l'humeur est souvent à l'orage et les amours également.Quand les frères de Thomas défendent leur petit frère qui vient de se faire agresser par des loubards.Ou quand Thomas se heurte à la porte du magasin de monsieur Muguet.« Fermé pour cause de décès », peut-il lire.Parce qu'à 10 ans, on peut lire.Mais on ne sait pas obligatoirement ce qu'est « une cause de décès ».Parfois touchant et souvent drôle.Et si maman se mariait ?va, finalement, beaucoup plus loin que la simple anecdote.Il sv cache tant de choses, derrière les rêves.ETSIMAMAN SE MARIAIT >.CencvitTC Schurer.Le Pre aux ficus, /'ans.1997.240 pages.Bébé : mode d'emploi La Presse Les livres pratiques et autres guides ayant pour thèmes la maternité et les soins \u2014 physiques et psychologiques\u2014 à donner aux enfants abondent.En voici quelques-uns, tirés des derniers arrivages en librairie.Le premier n'est ni pratique ni très fertile en conseils, mais pourra servir d'outil de décompression ( ou de mode d'emploi du bébé ! ) pour les pauvres parents.Il s'agit de Bébé Blues, en particulier du tome 3 intitulé // y a des jours comme Cii., de Rick Kirkman et Jerry Scott.L'humour qu'on y trouve paraîtra éventuellement bizarre aux célibataires mais fera rire aux larmes ceux qui ont connu ou connaissent l'expérience ( difficile ) de la coexistence avec bébé \u2014 l'héroïne de Bébé Blues s'appelle Justine et a plus ou moins un an.Vient ensuite un guide destiné aux parents de la région montréalaise.Je sors avec bébé recense une gamme d'activités, de cours, de boutiques, de restaurants et autres centres d'intérêts disponibles à Montréal et dans l'île Jésus.Le livre s'adresse particulièrement aux mères de bébés d'un an et moins qui désirent ne pas être condamnées à une vie casanière, dit l'au-teure et éditrice, Nicole Boudreau.Enfin, la maison Modus Vivendi propose Les Joies de la maternité, un guide d'accompagnement pour la grossesses composé d'anecdotes et de conseils pratiques tout autant que de considérations spirituelles sur ce parcours rempli d'emotions.Et les éditions Balland offrent une nouvelle edition de Les Jumeaux, de la conception à l'adolescence, un autre guide spécifiquement destiné aux parents et futurs parents de jumeaux, oeuvre de Régine Billot, sociologue elle-même mère de jumeaux.BÉBÉ BLUES, Rick Kitknnin et Jerry Scott.Éditions Hors Collection.Fraïue.1997.62 pages.JE SORS A VEC BEBÉ, Nicole Boudreau.Bébé média, Montreal, 1997.206 page*.LtS JOIES DE LA MATERNITE.Judy lord.Modus Vnendi.Uval.1997.217p LES JUMEAUX.DE LA CONCEPTION A L ADOLESCENCE, Régine Billot.Balland.l'.ms.1997.245 /m* B 6 ?LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 11 MAI 1997 Arts et spectacles Les badauds ne savent plus où donner de la tête à Cannes ! Hitler a In 0oo Associated Press CANNES Feux d'artifice et foule des grands soirs \u2014 plusieurs milliers de personnes \u2014 ont accompagné hier les débuts de Johnny Depp comme réalisateur, pour la présentation de son film The Brave au Festival de Cannes.Johnny Depp est arrivé au bras de sa fiancée Kate Moss, en petite robe grise, pour la traditionnelle montée des marches.Tous deux ont été précédés, comme ces derniers soirs \u2014 pour Bruce Willis mercredi, Michael Jackson jeudi, Claudia Schiffer vendredi \u2014, par de nombreuses autres vedettes venues sous les flashes des photographes et des télévisions en ce 50e Festival.Ainsi hier soir, les badauds ne savaient plus où donner de la tête à cette montée des marches du film de Johnny Depp : Victoria Abril, Chiara Mastroianni, Roman Polanskî, Anjelica Huston, Emir Kus-turica, Emily Watson, Liv Tyler, Pedro Almodovar, Barbara Hershey, Ophélie Winter, le chanteur d'Oasis Noel Gallagher, etc.Et, parmi les dernières arrivées, en retard et sans son Bruce Willis de mari.Demi Moore en robe longue et manteau à col de fourrure gris argenté.« Johnny ! Johnny ! » Deux heures plus tard, après la projection, la foule n'avait pas diminué et les cris des admiratrices de Johnny Depp couvraient largement les bruits d'un feu d'artifice dans le ciel, tiré sur* la plage non loin, au moment où l'équipe du film redescendait les marches, par la mairie de Cannes en l'honneur du Cinquantième.Contenant avec peine les spectateurs, policiers et gardes du corps ont frayé un chemin aux voitures emportant les vedettes vers dîners et fêtes \u2014notamment, hier soir, une soirée spéciale Johnny Depp au nouveau restaurant Planet Hollywood non loin du palais et la « party » de MTV au Palm Beach, à l'autre bout de la Croisette.Alors que Johnny Depp s'éclipsait, au milieu de la foule sur le parvis du palais, un spectateur parmi tant d'autres venait de voir le film de son néo-collègue et savourait, dans la fraîcheur de la nuit, les feux d'artifice et l'ambiance du Festival : Bernardo Bertolucci, ancien président du jury, noeud papillon noir sur une chemise en jeans, trouve le festival plus vivant que jamais.« Ce qui me fait plaisir, c'est que je vieillis et que le festival vieillit aussi» \u2014tout aussi bien que lui.« Ses 50 ans prouvent qu'il dure.» ¦ Autres textes et photos, page B6 Demi Moore salue la foule avant la première du film de Johnny Depp.PHOTO AP PHOTO REUTER Pendant que Roman Polanski suit de près la chanteuse française Ophélie Winter sur les marches conduisant au Palais du Festival, à Cannes, Robert deNiro et Sylvester Stallone (ci-dessous) posent devant l'hôtel du Cap d'Antibes où ils séjournent pendant le PHOTO REUTER Francis Ford Coppola et sa femme Eleanor ont aussi défilé sur le tapis rouge, hier à Cannes.PHOTO AP On a sué pour No Doubt ! Du rock simplet mais c'est ce que voulait le jeune peuple du Centre Molson RICHARD LABBÉ Le Centre Molson avait des allures de centre Nautilus, hier soir, lors du spectacle de No Doubt.Plus de 11 000 spectateurs, surtout des ados, étaient sur place afin de sautiller, de danser, et de sautiller encore au son d'un groupe qui s'y connaît côté party.Pourtant, la marche était haute pour No Doubt.Doit-on rappeler que lors de son arrêt précédent à Montréal, l'an dernier, le groupe californien avait dû se contenter du Spectrum.Du Spectrum au Centre Molson, vous en conviendrez, la dynamique est loin d'être la même.N'empêche, No Doubt a relevé le défi sans problème, avec une aisance presque déconcertante.Faut dire que le jeune public était conquis d'avance.À l'entracte, ça faisait déjà la vague dans la place.Il y a une mèche qu'on avait vu ça lors d'un show rock.Et quand les membres du groupe sont apparus, dans un décor de forêt enchantée, le toit a presque sauté.Comme quoi il n'y a pas que les Backstreet Boys pour faire vibrer nos jeunesses.L'effet No Doubt peut surprendre.Pourquoi tout ce délire, cette folie, pour un groupe qui livre un rock simplet, teinté de reggae, de ska et de punk ?Pourquoi ?Question d'énergie* tout simplement.Sur les planches, les membres du band se défoncent sans arrêt, tout en mettant le coup de rein quand il le faut.Il est clair que la force principale de No Doubt réside dans sa capacité à transformer un m v PM0T0 I Gwen Stefani, de No Doubt vaste endroit comme le Centre Molson en un loft de fête.Ce, surtout grâce à la chanteuse Gwen Stefani, qui possède une énergie sans fin et un charisme manifeste, comme elle en a fait la preuve à plusieurs reprises hier soir.Puisque vous insistez, je dirais même plus : Stefani est probablement la plus aguichante des chanteuses sur la planète rock ces temps-ci.Ces petits déhanchements, ce sourire moqueur.et une sensualité à faire défroquer une colonie de pères jésuites.Et elle s'amuse, la Gwen.Surtout pendant « Just A Girl », où elle invite les mecs à entonner « I'm just a girl », pour ensuite inviter les filles à hurler « fuck you, I'm a girl ».Et le public d'obtempérer, pour ensuite sautiller sur place pendant de longues secondes.Au point où on sent les gradins trembler sous nos semelles.Le reste du groupe ?Des musiciens honorables, qui se contentent de suivre le rythme sans errer en territoire inconnu, sans sombrer sous le poids combien navrant des fioritures inutiles.Bonne idée.Un peu simple, tout cela ?Pour sûr.Mais c'est en plein ce que voulait le public du Centre Molson.Et No Doubt a répondu en livrant son rock métissé sans aucune prétention.Le but de ce groupe, c'est de faire groover les kids.Et à voir aller les quelque 11 000 fans pendant le spectacle d'hier soir, à voir ces sautillements à l'unisson sans arrêt, il est clair que No Doubt peut dire mission accomplie.Reagan aussi ! SAMIR T0UNSI de l'Agencé France-Presse, EL TOBOSO, Espagne Benito Mussolini, François Mitterrand, Adolf Hitler, Ronald Reagan : plusieurs dizaines d'hommes d'États ont envoyé un exemplaire dédicacé de Don Quichotte au Centre Cervantes d'El Toboso, un village de 2200 habitants à 150 kilomètres au sud de Madrid.Ce gros bourg agricole de Castille-La Manche (centre) possède une collection unique au monde : plus de 200 éditions du roman de Cervantes dans 38 langues, parmi lesquels le persan avec un exemplaire signé du Chah d'Iran.« Le Don Quichotte est le livre le plus traduit au monde après la Bible », assure Natividad Martinez, maire d'El Toboso, professeur de littérature au collège Cervantes et grande admiratrice de l'oeuvre : « C'est un livre qui fait rire les enfants, rêver les jeunes gens et pleurer les anciens ».C'est un de ses prédécesseurs, Jaime Martinez, qui a commencé à réunir ce fonds bibliographique dans les années vingt.Son ambition consistait alors à faire d'El Toboso un centre culturel international à la gloire de Cervantes et ses personnages.Le projet, qui prévoyait même la construction d'un aéroport au coeur de la Manche, ne verra jamais le jour, mais les livres, eux, arriveront bien.La collecte se poursuit d'ailleurs encore de nos jours : la mairie attend d'un jour à l'autre les exemplaires de Bill Clinton et Nelson Mandela.« Je crois que la culture n'a pas de couleurs », répond Natividad Martinez au visiteur qui s'étonne de trouver côte à côte les livres de dictateurs notoires et ceux de démocrates sans reproche.« Peut-être est-ce là la note sensible qui le rachète », affirme-elle ainsi à propos du iivre d'Hitler daté de Berlin le 1« juillet 1933.De fait, le fuhrer n'a pas fait parvenir à El Toboso un exemplaire de Don Quichote, mais un manuel d'histoire.Mouammar Kadhafi s'est également singularisé en substituant son petit Livre vert de la révolution lybienne au roman de l'Espagnol.450* anniversaire La plupart du temps, les illustres lecteurs se sont contentés d'écrire leur nom avec quelques politesses sur la première page du livre.« Au maire et aux habitants de El Toboso, meilleurs salutations », a par exemple noté Ronald Reagan.L'actuel président du gouvernement autonome du Pays basque espagnol, José Antonio Ar-danza, a été un peu plus explicite : « L'oeuvre majeure de la littérature espagnole dans la plus vieille langue d'Europe, ï'euskera ( lautrement dit le basque, ndlr ) ».Le centre Cervantes d'El Toboso s'apprête à recevoir encore plus de visiteurs que d'habitude en cette année du 450« anniversaire de la naissance du père de Don Quichotte.Pour certains, El Toboso, patrie de Dulcinée, la princesse à nulle autre pareille qui hante les rêves d'amour du preux chevalier de La Manche, reste encore une chimère littéraire comme les personnages de Cervantes.« En France, raconte Mme le maire, j'ai dû montrer ma carie d'identité à un professeur de lettres pour prouver qu'EI Toboso existait bien t » LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 11 MAI 1997 Les uns et les autres bon gars » ymbole triomphant de l'Américain moyen et du politiquement cor- ' rect, Tom Hanks, 40 ans et deux Oscars, vaut de l'or en barre.Pour la première fois, il passe derrière la caméra pour réaliser That Thing You Do !, chronique nostalgique de quatre faux Beatles des sixties.Il a fait le point avec le magazine Biba.\u2014 Quel est votre pire souvenir de tournage ?\u2014 il y en a des quantités ! Le pire, c'esf lorsqu'on a l'impression d'être dépassé par les événements ou à leur merci.Et puis aussi, j'ai en mémoire quelques casse-tête sans fin.Parfois, je filmais trente fois une même scène en étant sûr que trois prises auraient suffi.\u2014 Avez-vous su garder votre bonne humeur légendaire ?\u2014 Si les gens font bien leur travail et se donnent du mal, je n'ai aucune réserve.Mais, à l'inverse, je sais ce que je veux et je peux me montrer féroce.Je n'ai quand même viré personne.\u2014 En tant que réalisateur, qu'avez-vous découvert sur les acteurs ?\u2014 Qu'ils doivent défendre leur point de vue, quel que soit le metteur en scène justement.Il faut arriver sur le plateau en ayant une idée, une envie, et vouloir convaincre.Un acteur n'a pas le droit d'être approximatif.Tom Hanks \u2014 Pourquoi n'avez-vous qu'un rôle minuscule ( celui d'un producteur de.disques ) dans votre propre film?\u2014 Je ne voulais pas jouer à la star dans mon premier film, cela aurait été embarrassant.Je ne voulais pas tirer la couverture à moi, c'est un film sur un groupe de jeunes.Mais quand même, je me suis offert le rôle d'un type mystérieux, ambigu, qui porte des lunettes noires de surcroît.J'adore ça.( Il rit.) \u2014 Cela vous contrarie, cette image d'éternel « brave garçon » ?\u2014 En vérité, je m'en fiche.Ce qui m'intéresse dans les histoires, ce sont les motivations du personnage : pourquoi il agit d'une façon et pas autrement.\u2014 Vous dites souvent que vous ne souhaitez pas casser votre image.\u2014 Jouer un tueur vicieux ne m'apporterait rien.D'ailleurs, je n'en ai pas la tête.Je crois que je comprends mieux les gentils que les méchants.Les tueurs de cinéma, leurs motivations m'échappent un peu, elles sont trop caricaturales ou trop irrationnelles.Et puis les personnages de mauvais sont trop prévisibles, ou alors il faut les chercher chez Shakespeare : Iago ou Richard III.Pour bien jouer, il faut être convaincu de son personnage.Pour moi, jouer un rôle sans y croire serait malhonnête et ennuyeux.ZOOM POP-CORN Jane Campion Oui, papa î J Ê Je passe à quoi \\\\ maintenant, W après Portrait de femme?A un film con- ¦ temporain que j'ai écrit avec ma soeur ( Anna, qui est aussi réalisatrice ) et que je vais tourner en Australie et en Inde.La relation de deux femmes.Tune beaucoup plus âgée que l'autre.Mais d'abord, je vais m'arrèter .pendant un an ou deux.Après un voyage comme .celui de Portrait de femme \u2014 et je ne parle pas seulement de celui qui nous a conduits à travers l'Europe \u2014, on a forcément * besoin de poser son sac.Même si \u2014 à moins que ce ne soit parce que \u2014 cette descente dans des zones de plus -en plus troubles a ses séductions ! » Studio LES MOTS Crier haro sur quelqu'un \u2022¦ Manifester publiquement son indignation ou sa réprobation.Le Robert note que le haro est, d'abord, au XIIe siècle, un cri de détresse, d'appel au secours qui \".permettait, dans le droit coutumier normand, de désigner à l'opprobre publique le coupable d'un flagrant -délit et faisait à quiconque un devoir de l'arrêter.Crier 'haro sur le baudet vient de la fable de La Fontaine Les Animaux malades de la peste.¦ La paternité de Michael Jackson lui a immédiatement valu les quolibets auxquels il fallait s'attendre de la part de David Letterman et de Jay Leno.Voici ce qu'ils en pensent : DAVID LETTERMAN : 1.Michael est étonnant.Il a été marié deux fois, a un fils et est toujours vierge.2.Michael rêve au jour où il pourra faire ce qu'un père fait avec son fils : lui apprendre à jouer au base-bail, à pêcher à la ligne, à mettre son mascara.3.Pendant que le bébé naissait, Michael allait et venait nerveusement devant la chambre, tout comme il l'avait fait durant la conception.4.Quelques minutes après la naissance du bébé, le médecin se pencha à l'oreille de celui-ci et lui dit : « J'ai une bonne et une mauvaise nouvelle à l'apprendre.La bonne nouvelle est que ton père n'est pas Woody Allen.» 5.Durant l'accouchement, Michael portait un masque de chirurgien sur son masque de chirurgien.JAY LENO: 1.Le bébé devra donc appeler le chimpanzé oncle Bubbles.2.Lorsque le fils de Michael aura cinq ou six ans, pensez-vous qu'il sera jaloux en voyant que son père a plus d'amis de son âge que lui ?3.Maintenant, la fille de Madonna n'aura plus à aller seule chez le psychiatre.4.Cette naissance fera époque dans l'histoire de la médecine : c'est en effet la première fois que les médecins connaissaient le sexe du bébé avant de connaître celui du père.5.Le médecin affirme que le bébé sera le premier enfant à atteindre la puberté avant son père.FLASH Et l'amour ?Sharon Stone semble avoir tout ce qu'une femme peut désirer : intelligence, beauté, gloire, fortune.Mais une chose lui manquera toujours : le véritable amour, qu'elle ne pourra jamais trouver parce qu'elle est émotionnellement instable.C'est du moins ce qu'affirme Frank Sa-nello dans une nouvelle biographie de l'actrice qu'il a intitulée Naked Instinct et dans laquelle il explique que Sharon a si peur d'être rejetée par ses amants que c'est elle qui finit par les rejeter.Selon Sanello, même si son rôle dans Basic Instinct a fait d'elle la femme sexy par excellence, elle continue de se considérer comme un laideron.Elle souffre, dit l'auteur, d'un déséquilibre mental qui fait qu'elle ne peut supporter son physique.À qui la faute ?¦ Rod Stewart a marché par mé-garde sur une paire de lunettes de soleil Chanel de 300 dollars appartenant à une femme qui s'exerçait en même temps que lui dans un gymnase, puis a refusé de dédommager la malheureuse.Le rockeur a affirmé que c'était sa faute si elle avait laissé les lunettes sur le plancher ! In vitro s'il le faut ¦ Bette Midler est déterminée à avoir un bébé, même si elle est âgée de 51 ans ! Même une fécondation in vitro ferait l'affaire, af-firme-t-elle, car je veux absolument devenir mère encore une fois.Quant à Sharon Stone Bette Midler son mari, Martin von Hasel-berg, il est ravi.L'actrice avait 39 ans lorsqu'elle l'a épousé, et un an plus tard, elle donnait naissance à une petite fille, Sophie.Mais les exigences de sa carrière et plusieurs fausses couches l'ont toujours frustrée dans son désir d'agrandir sa famille.Maintenant qu'elle bénéficie d'un peu plus de temps, elle a bien l'intention de remédier à cette situation.Estevez-Cruise ¦ Copains depuis leurs débuts, en 1980, dans Outsiders, Emilio Estevez et Tom Cruise rêvaient d'un vrai projet pour eux deux ( dans Mission : Impossible, Emilio Estevez ne jouait qu'un petit rôle ).Leur voeu se réalisera dans Timejuntpers, un thriller de science-fiction qui évoque irrésistiblement L'Armée des 12 singes.Si aucun réalisateur n'est encore annoncé, on sait déjà que Cruise et Estevez y seront deux frangins, appartenant à un groupe d'élite d'agents fédéraux, envoyés dans le passé pour récupérer des pièces à conviction concernant une série de crimes.Accident de tournage ¦ Dustin Hoffman et Sharon Stone ont été horrifiés en voyant un machiniste tomber d'une passerelle, sur le plateau de leur nouveau film.Sphere.La victime, Tony Perez, a été hospitalisée d'urgence, mais l'une de ses jambes, presque sectionnée lorsqu'il tomba sur le rebord d'une cuve de plongée, dut être amputée.Les deux acteurs et leur covedette, Samuel L.Jackson, ont tous trois offert une aide financière généreuse à la famille du malheureux.Maigrir ?Un pet ! ¦ Suzanne Sommers a rajeuni de 20 ans depuis qu'elle suit le régime qu'elle vante dans son nouveau livre.Eat Great, Lose Weight.La vedette de Step By Step va jusqu'à avouer que ce régime l'a débarrassée pour de bon de son problème de flatulence.Gloria DeHaven covedette de Jack Lemmon ¦ Après une absence de plus de 40 ans, Gloria DeHaven va faire de nouveau son apparition au grand écran.On pourra la voir dans la comédie Out to Sea, ou sa covedette sera Jack Lemmon.« Je suis la preuve vivante que la persistance est toujours récompensée et que vous pouvez obtenir des rôles de vedette même sur le tard si vous n'abandonnez pas », note l'actrice de 71 ans.La carrière cinématographique d< Glora DeHaven a débuté alor^ qu'elle était âgée de 11 an*, lorsqu'elle parut dans un film muet avec Charlie Chaplin.Elle devait par la suite tourner plus de 25 films, la plupart des comédies musicales.Mais ce genre tomba en désuétude dans les années 1950, si bien qu'elle dut s'orienter vers la scène et les feuilletons télévisés.« Au secours ! » ¦ Gwyneth Paltrow a été appelée cinq fois de suite au téléphone par son fiancé.Brad Pitt, alors qu'elle discutait d'un nouveau contrat avec les patrons d'un studio de Hollywood.Qu'est-ce que l'acteur pouvait bien avoir de si urgent à lui dire pour ne pas hésiter à interrompre une réunion de cette importance ?H était à la maison et préparait son dîner, e« il voulait savoir quels ingrédients il devait utiliser pour le plat qu'il mijotait.SOURCES : AP, Shu, Movieline, People Plus de stars sur la Croisette que dans le firmament EN VADROUILLE Francine Grimaldi collaboration spéciale CANNES Le 50' Festival de Cannes bat son plein.Nous en sommes seulement à la quatrième journée mais chaque soir j'ai Timpession qu'il y a plus de stars sur la Croisette que dans le firmament.C'est vraiment le plus prestigieux de tousles festivals que j'ai connus à Cannes.Tous les matins, je vois la jeune présidente du jury, Isabelle Adjani, retirer ses verres fumés avant la projection de presse du film en compétition à 8 h 30.Son jury nie parait alerte, curieux et passionne.Espérons que la sélection officielle ne refroidira pas leur bel enthousiasme.Ils se disent heureux \u2022d'avoir « la chance » de voir deux films par jour, et davantage si possible.Nous de la classe ouvrière journalistique avons « la chance » de voir au moins quatre films par jour, et davantage si possible.J'échangerais bien mes avantages contre ceux de n'importe lequel des membres du jury ! Je n'ai pas trouvé preneur.Même si ce n'est pas dans la compétition, généralement, que se trouvent les meilleurs films.Ce 50*- festival a connu un vrai bon démarrage avec Le Cinquième / ment de Luc Besson, hors competition, une joyeuse guerre des étoiles, très b.d., une comédie futuriste, flyée et sexy, où c'est l'amour qui sauvera le monde.Un sixième élément s'est ajouté pour le beau Bruce Willis à Cannes : les affaires.Il est venu, avec Demi Moore, inaugurer leur nouveau Planet Hollywood \u2014 situe juste en Lue du Palais du festival.La bouffe n'y est pas meilleure pour autant mais toutes les vedettes y sont invitées ; alors ça n'a pas dérougi depuis l'ouverture.On ne sait plus où zieuter, ni où mettre les pieds.L'atmosphère est fébrile et survoltée.On frôle l'émeute à tout moment pour apercevoir Gary Oldman, Dennis Hopper, Tim Burton, Sean Penn ou Claudia Schiffer.Vous avez entendu parler du triomphe de Michael Jackson avec son nouveau thriller i,hosts?Quel événement ! Je n'avais jamais vu autant île monde devant les marches du Pal.lis pour une projection à minuit et demi.Là encore nous avons frôlé l'émeute.Les fans du « bad boy » étaient hystériques et tout le monde se demandait s'il allait affronter la meute.Cela paraissait tenir du « trop beau pour être vrai », mais il n'a pas déçu ses fans ! Même que je l'ai vu embrasser un handicapé en fauteuil roulant avant d'entrer dans la salle.Ghosts est une véritable comédie d'horreur de 40 minutes, où il joue plusieurs personnages, et fort bien, dont le plus étonnant n'est pas un monstre mais bien le bon gros maire de « Normal Valley » qui cl il qu'il n'y a pas de place pour les weirdos comme lui dans sa paisible municipalité.C'est une armoire à glace ce maire, alors que Michael Jackson, que j'ai pu voir de près pour la première fois, a la taille d'un garçon de dix ans.Incluant les talons hauts.Il a un talent incroya-ble.Des chorégraphies plafond-plancher et in between , des prises de vues choc très sophistiquées.signées Stan Winston, îles dialogues drôlement mordants qui ont soulevé tant de réactions spontanées dans le public qu'on se serait cru dans un concert rock.D'ailleurs la foule a suivi sa voilure après la projection jusqu'à son palace et ils étaient encore nombreux à faire le pied de grue à la porte a 3 heures du matin.Le bruit avait couru qu'il se poinierait au Planet Hollywood.Ce me fut facile d'attendre pendant une heure pour monter le grand escalier le soir de Ghosts cai les invites en robes du soir et luxe dos sont très civilises.Ce fut l'enter pour voir BUukont «l'Abel Ferrara avec Dennis Hopper, Beatrice Dalle, Matthew Modine et le mannequin Claudia Schiffer.On se bousculait déjà 90 minutes avant la projection ! Vous imaginez-vous le temps qu'il faut perdre pour réussir à voir un film ?J'était à la porte, écrasée par la foule et la chaleur, c'était franchement pas brillant de présenter un film aussi couru dans une petite salle ; un film hoi, hot, hot qui mêle 35 mm et vidéo ( pour les scènes porno ), un cinéaste vicieux ( Hopper ) qui tourne sa version de la Nana de Zola dans son cabaret huppé de Miami, avec une stATJunky ( Modine ) qui s'autodétruit maigre l'amour des plus belles femmes au monde ( la Dalle et la Schiffer ) ; un Miami Vice torride.Je vous jure qu'après tant de débauche, l'histoire d'amour de Matins et Jeannette du merveilleux cinéaste marseillais Robert Guédiguian fut bienvenu.C'est le film le plus attachant et le plus sympathique qui soit, malheureusement hors competition car c'est une histoire de gagne-petit dont le seul luxe est l'amour parce que c'est le seul plaisir qu'ils peuvent s'offrir \u2014c'est gratuit! Les sentiments sont aussi vrais que dans À la vie it Li mort et tous les autres filins de Guédiguian.Depuis dix ans il travaille avec la même équipe de comédiens.Demain le festival de Cannes ce lèbrera 50 ans de femmes-stars sur la Croisette depuis le tout premier lestival ! Hncore la, il faudra jouer des coude* pour voir les Claudia Cardinale, Charlotte Rampling, Marie de Medeiros, Liv U11 man, Jane Campion, Jeanne Moreau, enfin cinquante stars ça déplace de l'air.Le 14 mai, Isabelle Adjani montera à nouveau le grand escalier du Palais du festival.Exceptionnellement.Elle avait dit qu'on ne la re-verrait pas sur le tapis rouge avant la soirée de clôture, mais elle veut encourager la section parallèle, et compétitive s'ils vous plaît, du festival qui est destinée aux enfants et dont personne ne parle jamais.Cinquantième festival oblige, de plus la belle Isabelle est maman d'un garçon de 6 ans et elle est très amie avec la présidente du « Cannes Junior », la réalisatrice Marie Jaoul de Poncheville.Isabelle Adjani montera les marches du palais suiv le de 250 enfants et du cosmonaute russe Sergei Kalkalev, actuellement à Houston pour la construction de la station orbitale Alpha.11 présentera le film Out of the Present, réalisé dans l'espace pendant la mission Ozone, qui s'était étirée pendant près d'un an en 1991 à cause du putsch à Moscou.Une véritable odyssée filmée en Î5 mm par Andrei Ujica, le chef operateur de Tarkowski \u2014 lui, il dirigeait sa caméra du sol niais c'est la première fois qu'on envoie une camera 35 mm dans 1 espace.C'est un film que nous verrons à Montreal en décembre.Sur ce.bon dimanche et bonne fête des Mères, en particulier la mienne si Vous le permette/. f B 8 LA PRESSE, MONTRÉAL.DIMANCHE 11 MAI 1997 The Brave : braves ceux qui endurent J i remords à Nathalie Petrowski envoyée spéciale CANNES 1 n'est pas recommandé de présenter un film le quatrième jour du festival.Surtout si le film n'est pas très bon.Le quatrième jour du fes-tival est en effet le moment où les critiques abandonnent leur bonne humeur au vestiaire.Ils n'ont pas encore digéré leur langouste de la veille ou leur décalage horaire.Ils n'ont pas dormi de la nuit.Ils s'ennuient de leur chien ou de leur mère.Ils sont brûlés, blasés, cemés et si, au bout de trente minutes, le film n'a toujours pas décollé, ils n'éprouveront aucun l'assassiner.C'est ce qui attendait ce brave Johnny Depp avec The Brave, un Tîlm qu'il a écrit, réalisé et dans lequel il tient le rôle principal.Film qui, de toute évidence, a été retenu en compétition officielle en raison de la notoriété de son auteur de 33 ans.Johnny Depp pour ceux qui ne le connaîtraient pas, c'est d'abord une belle gueule, voire un sex symbol du cinéma américain, révélé dans Platoon d'Oliver Stone, célébré par Kusturica dans Arizoïiti Dream et plébiscité dans Dannie Brasco et surtout Don Juan de Marco , où il partageait l'écran avec son guru Marlon Brando.Mais Johnny Depp, hier à Can- La soirée du cinquantenaire dédiée à Marco Ferreri Agence France-Presse CANNES La soirée du cinquantième anniversaire du festival de Cannes, qui se déroule ce soir, sera dédiée au réalisateur italien Marco Ferreri, décédé vendredi à Paris, a indiqué Gilles Jacob, le délégué général du festival.Au cours de cette soirée, une palme des palmes sera décernée au réalisateur suédois Ingmar Bergman, avant la projection de lite End of Violence de Wim Wenders, en lice Hir la palme d'or.C'est Gilles Jacob lui-même qui avait annoncé, vendredi soir, la mort de Marco Ferreri, à l'âge de 69 ans.Le cinéaste italien, qui a succombé à une crise cardiaque à Pa-rjfc, a présenté huit de ses films à Cannes et a été primé trois fois au festival.Dans la communauté italienne présente à Cannes, l'ambiance était morose hier, particulièrement au pavillon du cinéma italien, où est accrochée l'affiche de Rêvt Je singe , aiître film à scandale de Ferreri.L'un des premiers à Cannes à réagir à la mort du cinéaste a été le metteur en scene Marco Bellocchio qui présente en compétition Le Prince de Hambourg.« Marco Ferreri était un grand, il a-fait des chefs-d'oeuvre et des fiTms moins bien, mais toujours avec une cohérence absolue », a-t-il déclaré.nés, c'était moins un monsieur à qui tout réussit qu'un type pas très éloquent dont le débit hésitant portait à croire qu'il était soit sur les prozacs, soit naturellement tata.Toujours est-il que Johnny est venu sur la Croisette nous présenter sa première et peut-être sa dernière réalisation.II nous y raconte l'histoire de Raphael, un pauvre Amérindien qui signe un pacte avec le diable, en l'occurence un producteur de films snuff interprété ( pendant 5 minutes ) par Marlon Brando.Moyennant 50 000$, Raphael accepte de jouer et surtout de mourir dans le snuff de Marlon pour subvenir aux besoins de sa famille qui vit au pied d'un tas d'ordures ménagères dans un bidonville au bord du désert.En gros, Raphael se sacrifie pour que sa femme et ses enfants puissent avoir un bungalow et une piscine Fischer Price dans un rêve américain fabriqué chez Walmart.Le bouquin dont l'histoire est tirée devait être fabuleusement noir.Le scénario original aussi.Malheureusement ce premier scénario a pris le bord lorsque le scénariste a assassiné sa fille et sa femme avant de se suicider.Visiblement, le sacrifice, il connaissait ça.On ignore à quel moment Johnny Depp est entré en scène pour réécrire l'histoire avec son frère et la purifier au point d'en faire un affaire cute sur fond de soleil couchant.Chose certaine, il aurait fallu l'attacher plutôt que le laisser massacrer une aussi bonne idée.À un moment dans le film, Raphael explique ce qui l'attend au matin du tournage du snuff.Je vais me présenter devant des gens.Ils vont me regarder, me torturer puis me tuer.En écrivant cette réplique, Johnny était loin de se douter qu'elle s'appliquerait à son personnage comme à lui-même.ECHOS DE: LA CROISETTE PHOTO REUTER Johnny Depp était accompagné du musicien rock Iggy Pop, qui en a composé la musique en plus d'y tenir un petit rôle, pour la présentation à Cannes de son film The Brave, sa première réalisation.À la fin de la projection, les huées ont fusé comme des missiles.Tout le monde voulait tuer Johnny.Le tuer à raison.The Brave est la démonstration pénible que n'importe qui ne peut pas faire du cinéma.Même le plus sexy ou doué des acteurs.Et même le meilleur ami de Marlon Brando.Pour s'attaquer à un sujet aussi fort et métaphorique, il fallait une maîtrise parfaite du cinéma, une culture, quelque chose dans le ventre et quelque chose à dire.Brel, tout ce que le beau tata à Johnny n'avait pas.Au lieu de plonger à fond dans la crasse du désespoir, au lieu d'exacerber le cynisme d'un monde qui paie sonnant pour la peau des gens, Johnny tombe dans le mélo mélancolique du film mollement dénonciateur à la Kevin Costner.Johnny danse peut-être avec les loups mais des loups lavés au Tide qui fleurent l'eau de cologne.Son bidonville érigé sur une poubelle ressemble à Disneyworld et son Raphael qui devrait normalement se décomposer physiquement dans l'attente de sa mort, sent le bon pain plutôt que l'alcool frelaté et la sueur.Plus le film avance, plus on oublie que Raphael va mourir et plus on s'en fout.En deux mots : Johnny Depp a peut-être été brave de vouloir faire ce film mais jamais aussi brave que ceux qui sont maintenant pris pour aller le voir.PHOTO REUTER Une visite piquante Les filles du groupe britannique The Spice Girls, en croisière sur la Riviera, ont fait des bye-bye appréciés des festivaliers, hier, en croisant dans le port de Cannes.On reconnaît ici Emma, Mel B et Gerri.Wenders, le mordu de Cannes JULIETTE HOUIER-LAROUSSE de l'Agence France-Presse ,CANNES Lé festival de Cannes, c'est « la plus large définition possible du cinéma », déclare Wim Wenders, qui assure n'aimer rien tant que l'éclectisme et la diversité régnant tout au - long de ce grand rendez-vous du .cinéma mondial.Neuf fois sélectionné, palme d'or en 1984 pour Paris Texas, une fois président du jury, le cinéaste allemand présente aujourd'hui The End of Violence, en llCC pour la palme d'or.Il fait aussi partie de la trentaine de réalisateurs déjà récompensés par l.i p.«line d'or qui ont choisi de décerner la « palme de\\s pal nus d'or » de ce 30* festival au cinéaste suédois Ingmar Bergman.« Le festival a toujours mêlé le grand spectacle, le cinéma d'auteur et l'industrie du film.J'aime celte ffiande qualité », explique-l-il à l'AFP.Lors de son premier séjour à Cannes en 1976, pour Au fil du tempi .« on lie connaissait pas la vidéo et le mot digital n'existait pas », se souvient Wenders.C'est un « festival visionnaire, qui a su voir dans quel sens allait se développer le cinéma ».6 40-9 20 ?DANTE'S °EAK (13»f 12 2C-2 50-5 10-7 30-10 00 EMPIRE STRIKES BACK (G)* 12 15>3 10-7 20-9 50 VEGAS VACATION (G)* 12 30-3 00-5 20-7 40-940 SCREAM (16*)'4 00-9 30 ABSOLUTE POWER (13*r 1 20-7 00 THE GOOFATHER (13a)- 12 50-4 50-6 30 DORVAL 260 ave Dcr.ai 631-8586 ENTREE GENERALE 6.00$ - MATINEES 4.25$ MARDI & MERCREDI 4.25$ _ ENFANTS 4 AGE 0 OR 4.25$ ?THE FIFTH ELEMENT (13*»- 7 10-9 45dHn 1 30-4 15- 7 10-9 45 AUSTIN POWERS: MAN OF MYSTERY (Gr 7 00-9 30 dim 1 45-4 10-7 00-9 30 VOLCANO ( 13*r 7 20-9 35 dim i 15-4 00-7 20-9 35 THE ENGLISH PATIENT (G)' \u20ac 45 dim 1 OC-6 45 CHASING AMY (13*)* 9 55 dim 4 20-tf 55 GREËNFIELD PARK 3620 boul Tascftereau 671-6129 ENTREE GENERALE 6 00$ \u2022 MATINEES 4.25$ MARDI & MERCRE0I 4 25$ _ENFANTS ft AGE DOR 4,25$_ WARRIORS OF VIRTUE (G) 7 10-9 20 LE SAINT (O) 7 00-9 30 ROIIY ft MïCficLE'S m'îGJ» SCHOOL RCUNîON (G) 7 15- 9 25 F P 8-POINTF CLAIRE tPoinie-Ciaire) 185 Doui H>mus 697-8095 JUNGLE 2 JUNGLE (G)* d>m mar 1 10 GROSSE POINTE BLANK (13*)* 7 20-9 40 dim mar 3 20- 7 20-9 40 ?MUR0ER AT 1600 (I3*r 7 25-9 55 dim.mar 12 30-3 45-7 25-9 55 ?FATHER'S OAY (SAC) \u2022 7 00-9 15 dim.mar i 00-3 10-7 00-9 15 ?FATHER'S DAY (SAC) * 7 35-10 00 dim.mar 1 15-3 50-7 35-10 00 ?THE SAINT (Or 7 10-9 45 dim.mar 12 45-3 30-7 10-9 45 ROMY ft MICHELES HIGH SCHOOL REUNION (Gr ^ 05-9 05 dim.mar 12 15-2 204 25-7 05-9 05 ?WARRIORS OF VIRTUE (G)* 7 15 dim.mar 12 00 2 10- 4 20-7 15 ?BREAKDOWN (13*r 7 30-9 50 d«m.m»r 1 30-4 00-7 30-950 F.P.8-GREENFIELD PK 672-2229 5000 boul Tascr^ereau \" PERFORMANCE ENLEVANTE DE KILMER.4 sur 5 \" Jeff Ooiq.tDMONWN SUN VII lllUtli ELISABETH SHU SAfNT AUSTIN POWERS MAN OF MYSTERY (G)* 7 00-9 05 dim i 15-3 20-7 00-9 05 ?BREAKDOWN (13*)* 7 25-9 30 dim 1 00-3 10-7 25-9 30 ?FATHERS DAY (SAC) * 7 20-9 40 dim 1 25-4 107 20-940 ?THE SAINT (Gr 9 45 dim 1 20-4 00-7 15-9 45 mar 7 15- 9 45 ?PANNE FATALE (13*)* 7 30-9 50 dim 1 05-3 25-' 30-9 50 ?LES GUERRIERS DE LA VERTU (G)' 7 10 dim 1 10- 3 55-7 10-9 20 mar 7 10-9 20 AUSTIN POWERS VF.(G)* 7 05 dim 1 35-3 35-7 05 ?MURDER AT 1600 (13*)' 9 35 tttNtonuy.tr» ai tar'.tm www thesainl com CENTRE LAVAL 1600 boul le Cotiser 688-7776 (version française et anglaise) CONSULTEZ LES GUIDES-HORAIRES DES CINÉMAS Un périple à travers le pays.Une panne imprévue, Le piège est tendu.?PANNE FATALE (13*)' 1 10-3 25-5 35-7 45-9 55 \u2022un jeu 7 45-9 55 ?FATHERSDAY (SAC)* 1 30-3 50-7 20-9 40 lunjau 7 20-9 40 LE SAINT (Gr 1 15-3 55-« 50-9 20 run.j*u ô 50-9 20 ?DE JUNGLE EN JUNGLE (G)* dim mar 1 00-3 30 ?GROSSE POINTE BLANK (13*)' 7 25-9 50 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