La presse, 24 mai 1997, Cahier spécial: Le nouveau visage du Web
[" Cahier spécial, Montréal, le samedi 24 mai 1997 Le nouveau visa MARC DORÉ -t-on bientôt à la mort du dernier internaute?e fier navigateur qui parcourt les sept mers du sur son frêle esquif depuis cinq ou six ans est et menacé par un ensemble de nouveautés logiques qui ont pour résultat de ramener le dans le courant dominant - celui de la unaii tous la télé.Mais quarante ans de ous ont peut-être fait oublier son vrai n assis dans son fauteuil, le téléspectateur yementdes programmes élaborés par les des différentes chaînes.La zappette est la ion technologique, avec le câble, que télé depuis qu'elle a envahi le marché \u2022 La télévision est aussi devenu le média publicitaire majeur suivant un modèle assez simple: les émissions permettent de sélectionner un auditoire qui est proposé à des annonceurs.S Le Net est en croissance rapide, mais les revenus qu'on en retire restent faibles, sinon marginaux.Certains croient qu'il ne deviendra un marché publicitaire intéressant que le jour où il sera capable, comme la télé, de proposer des auditoires aux annonceurs.VL Une nouvelle technologie semble en mesure de tenir ce genre d'engagement.La technologie du pousser, le push, offre en effet une parenté évidente avec la télévision.Un internaute, passif une fois qu'il a sélectionné un certain nombre de services auprès d'un fournisseur, reçoit chaque jour, chaque semaine, chaque mois, les «émissions» qu'il a synthonisée Cette sélection devient son expérience du Web et, craignent les internautes «traditionnels», il cesse rapidement de naviguer.Autant ses partisans que ses adversaires semblent s'accorder sur un point : le push va modifier profondément Internet.«The Web is dead», victime de son immensité, lanÇait la semaine dernière un analyste des médias.Il ne disparaîtra pas - on prévoit qu'il y aura 1 milliard de pages Web en l'an 2000, huit fois le nombre actuel.Mais le Net deviendra impossible à connaître pour un surfeur individuel, qui devra donc s'en remettre à des sociétés spécialisées de recherche.Cette évolution est implicite dans les dernières versions des logiciels de navigation des deux géants du domaine.Les versions 4.0 des fureteurs de Netscape et de Microsoft s'ouvrent sur le push alors même qu'ils deviennent invisibles, intégrés dans le système d'exploitation de chaque ordinateur.Le monde des médias évolue à une vitesse fantastique.Ceux qui naviguent sur le Net depuis quelques années conservent, dans leurs archives électroniques, les cadavres des versions alors «révolutionnaires» des applications du passé.Toujours plus fort, toujours plus gros, toujours plus performant, comme ce disque «versatile» et digital (DVD) qui arrive sur le marché ces jours-ci.À la fois disque compact, cédérom et disque rigide, le DVD s'offre comme support au film, à la musique, au stockage des données, à une échelle qui dépasse par 25 ce qu'on connaissait jusque là.Mais assez de cette introduction.Si vous voulez en savoir plus, allez lire les articles de nos journalistes sur ces trois sujets chauds: la technologie du pousser, les fureteurs invisibles et le DVD.Et après cette lecture captivante, si le coeur vous en dit, allez faire un tour sur le Web au Musée des médias trépassés.Ce site rappelle que la plupart des médias ne survivent pas plus de quelques années, nais que les humains continueront, par d'autres moyens et commes ils le font depuis toujours, à s'échanger des informations.Des Unis pout les médias trepasses www.Ulandnet.com/-ianc/dm/dmlink.html Dead Media Museum griffin.multimedia.edu/-deadmediaMrame.htm 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 24 MAI 1997 Cybers p^cia ¦MM Fori Mes Ê S cio ZI ]U«»- Microsoft' Internet Explorer 4JQ Platform Preview Em 320 ^ £ a r& Jt.iâ & te?: Back Fctvurd riefoad Home S^ach Gi>Je FHrtl Seanr, Slop * E^^marka ^ Go \u2022 - [ r >-¦.' \\ »,-.ir i.-1,.*> i ft-.r m* >: ^c* (Je Netscape tK*n MmoMt «rouf AVTSADMM MffMI Les fureteurs a l'heure du pousser Bruno Guglielminetti collaboration spéciale Avez-vous récemment eu l'occasion de parler fureteur avec des amis ou collègues qui sont eux aussi branchés sur Internet ?Alors, vous utilisez Microsoft ou Netscape ?Avez-vous la toute dernière génération du fureteur, le modèle 4.0 ?Ah ! bon, vous n'avez pas encore installé le 4.0 ?À en croire certains, on est « branché » seulement si on a la dernière version de fureteur installée sur notre ordinateur.Et ce n'est certainement pas les deux grands fabricants de logiciel de navigation qui vont nous aider à nous convaincre du contraire, eux qui cherchent à conquérir le marché du fureteur, à coup de nouvelles normes aux six mois.Cette année, le bal a commencé avec l'arrivée du nouveau Netscape juste avant Noël.Au moment de la sortie de l'édition test 4.0, j'avais dit du bien du fureteur et j'en pense tout autant aujourd'hui.Netscape a bien fait ses devoirs et a su répondre aux exigences de ses utilisateurs.En corrigeant quelques détails et en ajoutant certaines options, le Communicator de Netscape, communément appelez le Netscape 4.0, conservait la première position avec sa nouvelle version.Un seul problème avec cette dernière version du logiciel : trop de gadgets pour l'usage qu'en fait l'internaute moyen.La plupart des gens n'utilisent que deux choses : le fureteur principal qui permet de visualiser les pages du Web et le logiciel de gestion de courrier électronique.Après tout, les internautes qui veulent faire du travail en groupe ou encore tenir un agenda électronique n'ont pas vraiment attendu la sortie de Netscape 4.0 pour s'équiper.Il existe de très bons logiciels pour faire ces tâches et on n'a pas vraiment besoin d'un fureteur pour cela.Alors pourquoi faire un logiciel aussi complexe ?Tout simplement pour développer un nouveau marché, celui des intranets, des petits réseaux privés de compagnies semblables à l'Internet.En fabriquant un logiciel aussi complet, Netscape offre une série de neuf logiciels en un.Pour une entreprise qui utilise le Communicator de Netscape, c'est peut-être le bonheur.Voilà enfin pour ses employés un outil qui intègre plusieurs volets du travail à distance.Mais pour l'individu qui utilise le même logiciel à la maison, ça représente une perte considérable d'espace sur son disque dur, une perte d'espace sans motif valable.Internet Explorer de Microsoft Et puis voilà qu'arrive l'édition 4.0 de l'Internet Explorer de Microsoft.Cette dernière version du logiciel que l'on peut trouver un peu partout sur le Web et télécharger sur son ordinateur sans trop de problèmes n'est pas encore « officiellement » disponible pour le grand public.Elle le sera dans quelques mois.Entre temps, des milliers d'internautes ont déjà téléchargé le logiciel et ont décidé de l'adopter comme leur browser quotidien.Gardant les mêmes attraits que ses versions précédentes, le nouvel Explorer lance ses utilisateurs dans le nouveau monde de la bureautique et de la communication.Si vous n'êtes pas dans un environnement Windows 95, l'utilisation des nouveaux Netscape ou Microsoft ne fera pas vraiment de différence dans votre expérience du Web au quotidien.Mises à part quelques divergences dans l'acceptation des normes d'écriture HTML et de programmation, rien ne devrait vraiment choquer l'oeil ou les habitudes de l'internaute grâce à l'ingéniosité des créateurs de sites.La plupart des producteurs de sites arrivent maintenant à offrir un juste milieu pour permettre une expérience agréable, que l'on utilise un fureteur Netscape ou Microsoft.Bien sûr, certains diront qu'ils aiment mieux l'environnement du logiciel de courrier « Messenger » du Netscape plutôt que celui « Outlook Express » de Microsoft pour envoyer du courrier électronique, mais fondamentalement, même pour le courrier, les deux logiciels font la même chose et offrent, à quelques options près, les mêmes caractéristiques.Mais là où l'expérience change, c'est véritablement lorsque l'internaute utilise la plateforme Windows 95 et encore mieux, utilise la nouvelle trousse de logiciel Office 97.C'est là qu'Explorer 4.0 prend une avance considérable sur son compétiteur.En créant le nouvel Explorer et la trousse de logiciel Office 97, Microsoft joue à fond la carte de l'intégration.Le fureteur est complètement « transparent », intégré à la trousse d'Office 97.L'équipe qui a travaillé sur la nouvelle trousse bureautique s'en est d'ailleurs inspiré et a revu toutes les barres d'outils de Word, d'Excel, de Power Point qui ressemblent étrangement à celles de l'Explorer.Peu importe avec quel Les derniers chiffres de la répartition du marché des fureteurs montrent que Netscape aurait toujours 78 % du parc des ordinateurs, tandis que Microsoft augmente constamment sa part du marché et serait rendu à 20 % logiciel de cette trousse on travaille, on n'est toujours qu'à un clic d'Internet.L'exemple le plus frappant, c'est encore de recevoir un document de travail rédigé sur Word 7 et qui inclut des citations extraites de sites Web.À même le document, on n'a qu'à cliquer sur l'hyperlien texte ou l'adresse du site mentionné dans le document et une fenêtre s'ouvre en offrant directement le site en question.( Évidemment, il faut d'abord avoir un branchement avec Internet.) Et c'est ainsi pour tous les logiciels de la trousse Office 97.Avec une démarche comme celle de Microsoft, c'est littéralement la culture mondiale ( accessible par Internet ) qui vient de se greffer à votre ordinateur personnel.Il sera très difficile à Netscape d'arriver à être aussi complémentaire que son adversaire peut l'être avec ce logiciel de bureautique.Par contre, Netscape a toujours pour lui la cote d'amour.Ça devient même, pour certains, une question de loyauté envers un des premiers pionniers du Net qui se trouve maintenant confronté au « grand méchant géant ».Navigateurs de la première heure ou récemment embarqués sur le Net, la majorité des gens qui fréquentent le Web utilisent le logiciel de navigation de Netscape.Les derniers chiffres de la répartition du marché des fureteurs, selon le magazine américain SunWorld, montrent que Netscape aurait toujours 78 % du parc des ordinateurs, tandis que Microsoft augmente constamment sa part du marché et serait rendu à 20 %.Sa course vers le sommet devrait se poursuivre de plus belle puisque Explorer est maintenant disponible sur chaque nouvel ordinateur vendu qui utilise l'environnement Windows.À la veille du lancement officiel des deux versions des fureteurs, deux facteurs restent encore à évaluer pour véritablement savoir qui prendra la tête de la course.D'abord le positionnement des producteurs de contenu face à la nouvelle réalité du « Push ».Microsoft et Netscape n'utilisant pas les mêmes normes pour offrir ce service aux internautes, quel fureteur les producteurs de contenu choisiront-ils pour offrir leur information ?Et donc, en bout de ligne, qui offrira le contenu le plus intéressant aux utilisateurs ?HTML dynamique L'autre facteur, c'est celui du HTML dynamique, cette nouvelle norme qui permettra une extension du langage HTML et donc de la création de pages Web.Avec le HTML dynamique, on peut créer des pages qui vont permettre aux utilisateurs de changer l'emplacement des éléments sans jamais envoyer une nouvelle requête aux serveurs.Tout comme un logiciel traditionnel ou un cédérom, on pourra ainsi choisir des éléments, jouer à un jeu interactif, ou planifier l'aménagement d'une pièce en utilisant une page d'un site Web de décoration par exemple.Le problème avec le HTML dynamique, c'est que les deux géants américains des * fureteurs préconisent deux approches bien différentes l'une de l'autre.Ce qui forcera les producteurs de contenu à choisir l'une ou l'autre des normes proposées.On le voit, l'affaire n'est pas simple et à moins que l'un n'achète l'autre, on n'est pas à la veille du jour où nous pourrons tous avoir le même logiciel et voir les choses de la même façon.Le multimédia est une affaire de jeunes GUY PAQUIN Agence Science-Presse ean-François Saint-Arnaud a 30 ans et des poussières, et il baigne dans le multimédia depuis 10 ans.À 29 ans, il lance son entreprise de conseils en informatique à Paris, vend ses actions, revient à Montréal, ramasse au passage un bac en informatique et investit son pécule dans Public Technologies multimédia ( F>TM ), dont il est aujourd'hui le directeur général et copropriétaire.Et il n'est pas le seul jeune de l'équipe, puisqu'il règne lui-même sur une brigade de jeunes cracks des infotechnologies.Moyenne d'âge de ses 36 cuistots virtuels : 30 ans.« Mes seniors ont 35 ans ».Une situation qui n'a rien d'exceptionnel : dans cette industrie en pleine émergence et débordante de dynamisme, les chefs de file appartiennent en grande majorité à la génération des 25-35 ans.« La relève, où je recrute toutes mes troupes, est habituée à vivre dans le changement, à être bousculée, à s'adapter, explique M.Saint-Arnaud.Si un nouvel outil apparaît, nous n'avons qu'une semaine pour en tirer toutes les possibilités.Ça prend des p'tits viles.» Revers de la médaille : l'immaturité.Jean- François Saint-Arnaud reconnaît qu'entre les objectifs corporatifs des clients et les délires créatifs, il faut beaucoup de tact pour que les ponts s'établissent et ne rompent pas.« Mais c'est ici que la culture de PTM entre en jeu.Nos petits génies sont des communicateurs.Ils écoutent.Au party de Noël, je les regardais et je me disais : « Quelle belle gang ».Les jeunes patrons pullulent.Pascal Gos-selin, autre bac en informatique, n'a que 27 ans.Il dirige MLink, l'un des plus gros fournisseurs d'accès à Internet de Montréal, après avoir fondé puis quitté CAM, un autre des plus gros fournisseurs d'accès de la ville.« Je suis un peu jeune pour diriger une boîte d'accès.Les autres ont autour de 35 ans.» Gosselin connaît les habitudes de sa clientèle.« Les 25-35 ans sont des maniaques du courrier électronique.Au lieu de se pendre au téléphone et de valider une commande en expédiant un bout de papier, ils expédient une note sur le Net, et bonjour ! » Le patron de Mlink s'est fait la main en travaillant chez des détaillants en informatique, puis en passant au support technique avant de bosser pour des boîtes qui offraient des solutions globales aux entreprises.« Mais je savais tout le temps que je fonderais une affaire.C'est une question de vocation.Quand le Net a émergé sur la place publique, c'était la poussée dont j'avais besoin, et j'étais prêt.» I I « i i I I I I I .I I f 24 M0IS%cffN ORDINATEUR Pt NIIUM 75 à 100 Mhz 129 \u2022 Fax-Modem 95 I33 Mhz 179 95 \u2022 Fax-Modem \u2022 Imprimante couleur, Faites Chaque ensemble comprend \u2022 Ordinateur (TOUR) \u2022Écran M\" (SVGA) \u2022 Clavier \u2022 Sourit \u2022 CD-ROM d'alimentation Ql I\u2014 m \"a™ mslllaiir achat t SStl.rue Paré.Montréal 735-3000 nriu h finniin nrm NOS COURS : privés ou en groupe - sur mesure.MATERIEL : Penthium 133 à chaque poste -cahiers de support didactique.Postes disponibles four laboratoire et navigation internet, sur reservation, COURS EN ENTREPRISE : évaluation des besoins de l'entreprise.formation sur mesure pour votre équipe de travail.( 1% déductible pour employeurs assujettis ) Formation ; Dos - Windows - Word - Excel - Accès» etc.Navigation Internet.Création et réalisation de page Web.Augmentez vos chances d'emploi, maximisez vos connaissances avec nos cours.INFORMATION : * * ta pÊ0t ta |nfM« Jr ¦ Jrp«rr« mm ii *r» «|Iot' J >m*r*u(* I r» pm p J SAMEDI 24 MAI 1997 ri i JFi] m m ¦ f i \\ ¦ 1 V ! * I # II \t«SB\t9n\t \t* - 1 \u2022M\t\t \t\t\t \t\t\t - I Dire les élevés du (.)iK>l)c( ol le rcslo de la planète I .1 ( ()lle d< |)|llS CM) |)IUS.f t ( Vsl (Mi (jMllde p,11 lie CjfcH Ê ! 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