La presse, 31 mai 1997, B. Plus
[" Montréal, samedi 31 mai 1997 OUTBACK -A(,U>\\- s m t r i li SUBARU \"Tous les avantages d'une sportive utilitaire, les défauts en moins» 399$* /mois 36 mois nge équivalent km par année.ÉDITORIAL / OPINIONS / ÉLECTIONS Taxes, transport et préparation en sus.4305.boul.METROPOLITAIN.Est (514) 725 939- - \t \t \tl \t \t \t \t» - - \t \t\u2022 \t> \u2022 \t \tl tVA \t \t \t Une poignée de main trompeuse, qui n'augure en rien de ce que sera le prochain Parlement fédéral.Le Parlement des pots cassés Il pou rrait s'en falloir de quelques sièges pour que l'hypothèse d'un Parlement à l'italienne sorte de la politique-fiction pour devenir réalité » » \u2022.***** Chantai Hébert Si Jean Chrétien espérait rapprocher les Canadiens en déclenchant hâtivement des élections, point n'est besoin d'attendre le résultat de lundi pour savoir qu'il a raté sa cible.La campagne qui vient de se dérouler a été celle des rendez-vous manques.D'abord, il n'y a pas eu une campagne mais plutôt quatre ou cinq.Ensuite, les sujets qui intéressaient le plus les électeurs ont été largement escamotés.Et puis, l'exercice n'a donné lieu à aucun dialogue, même de sourds.Il s'est surtout agi d'une cacophonie alimentée par cinq monologues.À 48 heures du vote, les Charest, Duceppe, McDonough, Manning et Chrétien se disent tous confiants de faire élire au moins assez de députés pour avoir une voix aux Communes.S'ils ont raison, selon toute vraisemblance, le Canada se mijote une Chambre des communes comme on n'en a jamais vu.Il pourrait même s'en falloir de seulement quelques sièges, lundi, pour que l'hypothèse d'un Parlement à l'italienne sorte de la politique-fiction pour devenir réalité.À la toute fin de la campagne, Jean Chrétien s'est soudainement dépensé pour empêcher l'Alberta et la Colombie-Britannique de décrocher de sa locomotive.Si la jonction ne se produit pas, le prochain gouvernement du Canada sera complètement dominé par une seule province, celle de l'Ontario.Quand on ajoute à la mise libérale ses acquis prévisibles au Québec, dont le plancher se situe, beau temps mauvais temps, à 20 sièges, cela donne un gouvernement essentiellement composé de députés issus du Canada central.Ironiquement, un tel résultat ne serait pas seulement porteur d'affrontements entre l'Ouest et le Centre.De tous les gouvernements provinciaux au Canada, ceux de l'Ontario et du Québec, pour des raisons idéologiques différentes mais évi- La campagne a dissipé plus d'atomes crochus entre les régions du pays qu'elle n'en a créés.Elle n'a fait qu'agrandir plusieurs des failles du paysage politique canadien.guer les fédéralistes francophones du Québec, y compris les libéraux, sur un bout de glace à la dérive.Car, pendant que les Québécois, y compris des partisans du OUI d'octobre 1995, flirtaient avec la réconciliation nationale, principalement en manifestant de l'attirance pour Jean Charest, l'Alberta et la Colombie-Britannique cimentaient leurs liens avec le Parti réformiste et sa ligne dure.Canada contre Canada Dans tous les scénarios, la Chambre des communes de fin de siècle qui se dessine prome: d'être celle de tous les tiraillements.La campagne qui prend fin a dissipé plus d'atomes crochus entre les régions du pays qu'elle n'en a créés.Elle n'a fait qu'agrandir plusieurs des failles du paysage politique canadien.L'exercice mène tout droit à la consécration d'une brisure malsaine entre deux Canadas.En cinq semaines de campagne, aucune formation n'a vraiment secoué l'hégémonie libérale en Ontario.Sur le terrain de cette province, personne n'a senti de vent antilibéral.Cette mer d'huile demeure la meilleure garantie de la réélection d'un gouvernement libéral.et la source en puissance de ses futurs maux de tête.dentés dans les deux cas, sont ceux avec lesquels le PLC cohabite le plus difficilement.Capitales contre régions Même si Jean Chrétien finit par dénicher un archipel d'îlots politiques à l'ouest de l'Ontario, la campagne aura quand même creusé le fossé entre le Canada des régions et celui des grandes villes.C'est tout aussi vrai au Québec qu'ailleurs.À cet égard, la liste des comtés québécois où les diverses forces en présence espèrent respectivement réaliser des percées est éloquente.Sur celle du PLC, on retrouve d'abord et avant tout une série de circonscriptions de la région de Montréal.C'est tout le contraire au Bloc québécois et au Parti conservateur.Ailleurs au Canada, conservateurs et réformistes ont concentré leurs tirs contre le PLC à l'extérieur des giands centres tandis que le chef libéral jouait à fond sa carte urbaine.Québec contre Rest of Canada Il y a une fêlure, plus évidente que jamais entre le Québec et le reste du Canada.La brèche n'épouse pas strictement le contour du débat entre souverainistes et fédéralistes.En fait, si le Canada était une banquise, les élections de lundi auraient pour effet prévisible de lar- f Alors que l'unité canadienne est destinée à être un des grands créneaux du prochain mandat, la campagne de Preston Manning vient de fournir à tout le monde un plébiscite officieux sur les projets de reconnaissance du caractère distinct du Québec, un thème que les autres partis fédéralistes placent au coeur de leurs engagements.Les plus grosses foules de la campagne se sont dé- À la toute fin de la campagne, Jean Chrétien s'est soudainement dépensé pour empêcher la Colombie-Britannique et l'Alberta, où Preston Manning a toujours de fortes assises, de décrocher de sa locomotive.Le prochain gouvernement du Canada pourrait être complètement dominé par l'Ontario.placées pour entendre le message du chef réformiste et ses invitations à mettre le Québec à sa place de province comme les autres.De tous les leaders, il est celui dont le message a le plus défini le débat dans le reste du Canada.Pour certains, les élections hâtives de lundi étaient bienvenues parce qu'elles ouvraient la porte à la retraite de Jean Chrétien et à un changement de la garde fédéraliste à temps pour un autre référendum.Mais ceux qui imaginent déjà un Paul Martin aux commandes du PLC devront désormais composer avec la corde sensible qu'a touchée Preston Manning en invitant les autres Canadiens à exprimer leur lassitude d'être dirigés par des politiciens du Québec.Ce même sentiment n'est pas sans conséquence pour l'avenir de Jean Charest.\u2022 Droite contre droite Au déclenchement des élections, tout le monde évoquait le scénario d'une fusion éventuelle entre conservateurs et réformistes entre le scrutin du 2 juin et le suivant.Mais les deux formations de droite viennent de faire des campagnes aux antipodes l'une de l'autre.Entre des conservateurs qui ont tout misé sur une main tendue au Québec et des réformistes qui ont charmé les électeurs avec le contraire, la cassure est désormais irrémédiable.Avant la campagne, il aurait peut-être suffi de remplacer les Manning et Charest pour fusionner les deux formations sous un autre chef.Aujourd'hui, deux clans inconciliables sont en présence.Au point où il serait plus facile d'imaginer le PC actuel se fondant dans le PLC que de concevoir un mariage conservateur-réformiste.Si le nombre de sièges du PC est insignifiant lundi, l'avenir de cette formation court encore plus le risque qu'en 1993 d'être derrière elle.Il faut enfin évoquer le courant, qui a rarement aussi peu passé entre l'électoral et les aspirants députés.Du début à la fin de la campagne, les Canadiens n'ont jamais cessé de répéter que l'emploi est au coeur de leurs préoccupations.Le discours électoral a presque complètement évacué ce dossier tout comme d'ailleurs celui de la solidarité, aussi bien internationale que nationale, du Canada.Au bout du compte, personne ne son de la campagne électorale tellement mieux équipé pour le défi t le plus prévisible du prochain mandat, soit celui d'un autre débat sur l'unité canadienne.Certainement pas Jean Chrétien, qui a fait campagne comme un sac de sable sur lequel quatre boxeurs viennent de s'épuiser à taper, pendant qu'à l'horloge s'écoulaient les cinq semaines le séparant du coup de gong de la fin du match.La technique a peut-être fait ses preuves, mais elle n'avait rien pour donner au PLC un nouvel élan rassemblent-.Et certainement pas non plus le mouvement souverainiste à qui la campagne a fait miroiter son premier recul visible depuis l'échec de l'accord du lac Meech.Quel que soit le résultat mathématique de* lundi, le Bloc québécois retourne aux Communes avec un leadership affaibli et un moral ébranlé.Avant cette campagne, il n'y avait pas, dans les annales canadiennes, de cas de chef d'un gouvernement fédéral majoritaire qui ait joué gagnant en précipitant son rendez-vous électoral.A voir la tournure qu'a prise la campagne de 1997, il n'y en aura toujours pas vraiment mardi matin.If .À London, à Kitchener et à Bar-rie, il a expliqué à maintes reprises que le Canada était un « pays difficile à gouverner ».« J'aimerais, a-t-il dit, que vous réfléchissiez au fait qu'il n'y a qu'un seul parti, le Parti libéral, qui a la possibilité de remporter des sièges dans toutes les provinces.» Le premier ministre a donc livré les discours les plus passionnés et les plus enflammés de toute sa campagne sur l'impérative nécessité de donner à ses libéraux un gouvernement fort pour « maintenir le cap ».« Si vous voulez une économie forte, nous avons besoin d'un gouvernement fort.Nous avons be- soin d'un gouvernement fort pour continuer de mettre de l'ordre dans nos finances publiques, pour équilibrer le budget, pour créer un climat favorable à la création d'emplois, pour affermir et accroître les programmes sociaux, pour affermir et accroître l'assurance-maladie, pour investir dans le savoir et les industries de l'avenir, pour aider nos enfants, particulièrement ceux qui sont dans des familles pauvres, pour défendre les valeurs de tolérance, de générosité, de compassion et de solidarité.J'ai besoin d'un gouvernement fort pour garder notre cher pays uni.» La présence de Jean Chrétien en Ontario ces deux derniers jours visait ainsi à contrer les blitz agressifs de dernière minute que font en ce moment dans cette province les chefs conservateur et réformiste.En 1993, la division des votes de la droite entre les conservateurs et les réformistes avait permis aux fait! libéral de balayer toute la province moins un siège.La bataille entre M.Charest et M.Manning fait rage de plus belle cette fois-ci et le chef libéral entend bien en tirer tous les avantages.Et le marathon qu'entreprend aujourd'hui le premier ministre à travers tout le Québec, jouant à saute-mouton d'une ville à l'autre en compagnie de son état-major de ministres québécois est un autre si* gne de la nervosité des libéraux à la veille du scrutin.Là aussi, dans la belle province, les enjeux sent considérables et le score qu'y feront les troupes de Jean Chrétien pourrait faire la différence entre un gouvernement majoritaire eu minoritaire.Un vote pour le Bloc correspond à un vote de grève, soutient Pettigrew GILLES du bureau de La Presse, QUÉBEC Un vote pour le Bloc québécois équivaut à un vote de grève, estime Pierre Pettigrew, ministre du Développement des ressources humaines à Ottawa, qui a associé hier le parti souverainiste au Parti réformiste, qu'il venait de qualifier d'extrême droite.« Avez-vous les moyens d'être en grève ?» a demandé le ministre fédéral aux électeurs de la région de Québec, au moment d'une conférence de presse au cours de laquelle les sept candidats libéraux de la région immédiate de Québec ont fait leur bilan de campagne.Chacun en a profité pour affirmer que les Québécois s'excluaient du pouvoir de décision en accordant leur vote au Bloc.Reprenant les propos récent du chef bloquiste, Gilles Duceppe, selon lesquels « nous sommes capables », le ministre a enchaîné en affirmant : « Nous sommes capables de bien plus que l'isolement et là séparation.» Puis il a déploré « qu'on en soit rendu à regarder des certificats de naissance », faisant là allusion à une récente sortie de la députée bloquiste de Ri-mouski, Suzanne Tremblay, à propos du véritable prénom de Jean Charest, John.«J'ai été profondément blessé-par les attaques de l'extrême droite réformiste envers les Québécois.Je les savais irresponsables, mais à ce point.Quand je vols le même courant dans ma société québécoise, cela me blesse davantage », a-t-il dit, associant le Bloc au Parti réformiste.Il dénonce le Bloc québécois pour «« avoir usurpé le nom de québécois » dans son identification.Cette charge indique bien que c'est une lutte à deux qui se mène en toute fin de campagne dans la région de Québec.Et le ministre et plusieurs candidats libéraux ont d'ailleurs appuyé sur « le manque de souffle des conservateurs » depuis quelques jours.« Quant au candidat conservateur, sa planche à voile est déjà prête », a résumé avec ironie le candidat Raynald Sam son, de la circonscription de Portneuf.La candidate Hélène Scherrer, de Louis-Hébert, souligne, comme ses collègues, que son travail sur le terrain l'amène à conclure une chose : « Les électeurs réclament quelqu'un pour s'occuper de leurs dossiers à Ottawa.» Ils ont accusé les députés du Bloc d'être en situation de conflit d'intérêts, « puisqu'ils sont en politique pour préparer la transition vers la souveraineté ».Aucun événement d'importance n'est prévu pour la fin de semaine dans la région de Québec.Les candidats de tous les partis ont fait savoir qu'ils vont travailler énormément sur le terrain, jusqu'au jour des élections, pour tenter de convaincre le plus grand nombre d'électeurs de leur accorder leur confiance.Des questions sens réponses de Mme Page Presse Canadienne À l'approche du scrutin national de lundi, certaines des questions importantes n'ont toujours pas été abordées par les chefs des principaux partis, a estimé la présidente de la Centrale de l'enseignement du Québec ( CEQ ), Lorraine Page, hier à Montréal.Mme Page a notamment fait remarquer que les formations étaient demeurées silencieuses sur leurs positions concernant l'amendement constitutionnel réclamé par l'Assemblée nationale afin de permettre an Que* bec de déconfessionnaliser son système scolaire.Parmi les autres questions passées sous silence, la présidente de la CEQ a évoqué celle de la fiscalité.Mme Page a également rappelé qu'en dépit d'une sixième année consécutive de croissance économique, on dénombrait toujours plus de 1,4 million de chômeurs.r.4 » Young met les bouchées doubles dans son comté Malmené par ses adversaires, il annonce un projet de 500 millions au Nouveau-Brunswick VI » > \u2022 s Doug Young ANDfht PÉPIN BATHURST.Nouveau-Brunswick Durement malmené par ses adversaires conservateurs et néo-démocrates, le ministre de la Défense, Doug Young, met les bouchées doubles dans ce dernier sprint pour conserver la circonscription d'Aca-die-Bathurst aux libéraux.C'est en compagnie de tous les canons libéraux de la région qu'il a annoncé cette semaine un « projet » de 500 millions de dollars, à Belledune, sur la côte est du Nouveau-Brunswick.Le ministre a participé au dévoilement d'une étude de faisabilité pour la construction d'une usine de transformation du fer dans cette pe- tite ville située près de Bathurst, mais où un port de mer existe déjà.Le projet est cependant loin d'être ficelé puisque son promoteur, Belledune Iron and Steel, admet que des études environnementales doivent être réalisées et que des capitaux importants, quelque 500 millions, doivent être dénichés sur les marchés mondiaux.Le ministre Young, dont le gouvernement a financé les premières études, a précise que l'aciérie de Belledune devra être financée exclusivement par le secteur privé.Dans une région durement frappée par le chômage, où les travailleurs saisonniers sont nombreux, l'annonce de cette semaine a cependant suscité bien des espoirs.Par- tout, dans la région, on ne parle plus que du projet de Belledune.On prévoit 800 emplois durant la construction et une centaine lors de la mise en exploitation, dans trois ans.Les promoteurs, y compris le ministre Young, misent beaucoup sur la position stratégique de la région, au bord de l'Atlantique, pour accéder aux marchés américains et européens.Belledune étant située à moins de 100 kilomètres de la frontière du Québec, du côté de la Gaspésie, la réalisation de ce projet pourrait profiter aussi aux travailleurs québécois.Le dévoilement du projet jette un peu de baume sur la campagne du ministre Young, qui doit batailler ferme contre le néo-démocrate Yvon Godin et la conservatrice Norma Landry.Le quotidien des Acadiens, L'Acadit Nouvelle, a consacré sa une à l'annonce du ministre Young, en plus de lui mntacm une page à l'intérieur.Au début de la semaine, le quotidien avait cependant pris position, en éditorial, pour les troupes de Jean Charest.Le quotidien est distribué dans tout le Nouveau-Brunswick.Dans cette province, W Acadiens représentent 30 % dé la population.La forteresse libérale d'Acadle-Bathurst sera à surveiller le X juin prochain.Avec une majorité libérale de plus de 15 000 votes aux der-nières élections, on l'a dit imprert* ble.Mais jamais la campante n\\.été aussi musclée.^ na B8 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 31 MAI 1997 Elections 97 campagne Ça décolle! ¦ On a souvent dit depuis le début de la campagne électorale que ça « ne décollait pas », voulant indiquer par là que rien ne se passait, qu'on n'apprenait rien de neuf, que les partis en présence ne faisaient que du sur vlace, etc.Mais voilà \u2014 la nouvelle est de taille même si elle n'a rien à voir avec le début d'un vol plané de la Loi naturelle \u2014, ça décolle enfin ! C'est ce que j'ai vu hier matin près de chez moi : l'affiche d'un candidat, résistant mal aux intempéries» commence à décoller de son support.Robert 007 Lea me ¦ L'« espion » conservateur qui suit le chef du Parti libéral dans tous ses déplacements depuis le début de la campagne électorale a été honoré de façon particulière par Jean Chrétien.Robert Lea, on l'a déjà signalé, écoute attentivement tous les propos du premier ministre et observe tous ses gestes pour en informer aussitôt, au moyen de son téléphone cellulaire, la permanence conservatrice à Ottawa.Hier dans la ville ontarienne » le Ciueiph, après l'avoir entendu mnoncer devant les journalistes qu'il avait une présentation spéciale à faire, M.Lea a eu la surprime de voir le premier ministre s'avancer vers lui et lui remettre v ^rémonieusement une carte Tidentifiant comme membre de son entourage.La carte, frappée aux couleurs du Parti libéral du Canada, comportait l'inscription « Robert 007 Lea ».Rougissant quelque peu, M.Lea a dit trouver gentil le geste de M.Chrétien.Mais il a ajouté que cela ne modifiait en rien son allégeance conservatrice.m % à Le français de Charest ¦ En français comme en anglais, Jean Charest s'exprime beaucoup mieux que Jean Chrétien.Il n'y icependant pas lieu pour le* chef conservateur, compte tepu des tortures qu'inflige le chef libéral également à la langue de Molière et la langue de Shakespeare, de s'en glorifier outre mesure.M.Charest a fortement impressionné les anglophones par la qualité de son anglais.Devant des auditoires francophones, il a toutefois répété depuis le début de la campagne électorale des expressions « françaises » frisant une traduction trop littérale de l'anglais ou tirées d'on ne sait où.On l'a ainsi entendu dire à plusieurs reprises : « Le Canada, un pays que j'ai voyagé » ; «< Le Canada a une grosse géographie » ; « On peut compter l'un sur l'autre » ; « Peu importe le rallye où vous irez » ; « Ça enlèverait des familles du rôle d'impôt » ; « Avec mon plan, les gens vont toujours être garantis d'avoir un système de santé ».D'Ottawa à Québec-Est ¦ Il n'y a rien de mal à ce qu'une personne brigue les suffrages dans un comté où elle ne réside pas habituellement.Mais partir d'Ottawa pour représenter un parti politique à Québec-Est, il faut le faire ! La candidate néo-démocrate Cécile, Rainville-Smithers justifie sa décision notamment par le fait qu'elle a déjà vécu au Québec ( elle a, dit-elle, été conçue à Sainte-Adèle et a déjà vécu à Montréal ainsi qu'à Hull ).Et elle est fiere de signaler que son arrièrç-grand-père, le sénateur Laurent-Olivier David ( le père du 'sénateur Paul David ), était un grand ami de sir Wilfrid Laurier.Mme Rainville-Smithers affirme avoir du respect pour la tradition libérale mais dit préférer le programme du NPD.Le grand bond dvAUen Faguy ¦ À Ben Faguy, président du P.irîl de la loi naturelle du Québec et candidat dans le comté de Wèstmount\u2014Saint-Henri, qui préconise le vol yogique comme solution* à tous nos problèmes, a l'habitude des sauts et des bonds.Mais son plus grand bond est probablement celui qu'il a fait en;passant du Parti conservateur a la;Loi naturelle.hài ïaguy a été un ardent militant conservateur de 1985 à 1999*.Pr6che de Brian Mulro-ney, il s'est même présenté, mais sans JiiJÀi, à l'assemblée d'investiture conservatrice dans Westmount, en 1988.Charest estime être le seul capable de battre Bouchard au référendum VINCENT MARISSAL Dans une ultime tentative pour arracher des votes en Ontario, le chef conservateur, Jean Charest, s'est dépeint hier, à Toronto, comme le seul leader fédéraliste capable de battre Lucien Bouchard lors du prochain référendum.# « M.Bouchard va porter une grande attention à cette élection, il cherche l'ouverture pour son prochain référendum », a-t-il déclaré hier matin sur les ondes d'une radio de Toronto, tout juste avant de sauter dans l'avion qui l'a mené à Montréal.« Nous devons nous demander : qui voulons-nous envoyer sur le terrain pour gagner le prochain référendum ?Jean Chrétien a démontré qu'il a beaucoup de difficulté à contrer M.Bouchard ; j'ai prouvé que je peux me battre sur ce terrain.» En tournée au Québec pour le reste de la journée, M.Charest s'est montré moins frondeur, pesant tout le poids de ses mots pour défier le premier ministre Bouchard.« S'il y a un prochain référendum, aimez-vous mieux avoir Jean Charest ou Jean Chrétien ?» a demandé le chef conservateur au cours de son passage à l'émission Un jour à la fois sur TVA.M.Charest a lui-même répondu Jean Charest était à TVA, hier.à la question en dénonçant avec insistance l'« absence de leadership et la confusion de Jean Chrétien ».« Ce que l'on sait du référendum de 1995, c'est que M.Chrétien l'a improvisé, a-t-il ajouté plus tard lors d'un point de presse à Valley-field.Il avait dit aux Canadiens de ne pas s'inquiéter.Ça n'a pas tout à fait tourné comme ça.Je ne cherche pas à refaire les référendums du passé, mais seulement en tirer les leçons.» \u2022 PHOTO R6UTER Une de ces leçons, selon M.Charest, c'est que « les Québécois ne veulent pas un autre référendum ».« Ils veulent que le pays progresse, a-t-il dit, ils veulent du leadership pour le faire, et je suis capable de faire la différence pour eux.» Le leader conservateur va encore plus loin, se présentant comme le seul chef de parti capable de vendre le principe de société distincte au reste du Canada.« Le problème.affirme-t-il, c'est l'absence de leadership, c'est la confusion entretenue par Jean Chrétien depuis des années.» ¦ Jouant ses dernières cartes de la campagne, Jean Charest a tenté de marquer le plus de points possible au Québec, où ses espoirs demeurent modestes.Après son arrêt à la populaire émission de TVA, le chef conservateur a mis ic cap sur les comtés de Beauharnois-Salaberry et de Joliette pour appuyer ses candidats, Dominique Bellemare et Annie Perreault.Malgré une bonne performance au cours des cinq dernières semaines, le temps commence à manquer à Jean Charest.Il a lancé hier un appel désespéré aux Québécois.« Le chef pour lequel vous allez voter lundi, ça va faire une grosse, grosse différence », a-t-il dit à TVA, avant d'ajouter, à Valley fie kl et Joliette : « J'ai besoin de votre aide si vous voulez faire bouger le pays.» M.Charest a aussi lourdement insisté toute la journée pour se distancer de ses adversaires.« Je vous en prie, ne vous laissez pas distraire par ceux qui, comme M.Man-ning, encouragent l'intolérance », a-t-il imploré sur les ondes, invitant aussi les électeurs à rejeter le Bloc.«< Les gens qui vont voter pour le Bloc vont confirmer M.Manning », estime-t-il.M.Charest en avait aussi long à dire sur Jean Chrétien, qui « a dormi sur la switch », dit-il.Et à ceux qui mettent en doute les qualités de son équipe, M.Charest réplique : « Qui étaient les députés du Bloc en 1993 ?» Jules Bélivtau Preston et Sandra Manning se sont arrêtés pour admirer la coiffure très partisane, hier, à Collingwood, en Ontario.Manning prédit que les élections feront du Reform un vrai parti national Presse Canadienne OWEN SOUND, Ontario La fragmentation des Communes pourrait faire du Parti réformiste un vrai parti national, prédit le chef Preston Manning.« Nous assistons à un changement, a-t-il déclaré hier devant quelque 400 partisans.De vieilles idées agonisent et de nouvelles s'apprêtent à éclore.À certains égards, c'est une période pleine de dangers mais, par ailleurs, jamais les perspectives de changements n'ont été aussi présentes au Canada.Cela démontre que les vieilles idées s'effritent.» Plus tard à Collingwood, M.Manning a soutenu que l'Ontario pouvait contribuer éminemment au développement de son parti si la province envoyait des députés réformistes à Ottawa.« Je vois une nécessaire solution de rechange nationale aux libéraux prendre forme », a-t-il lancé devant 350 militants.Cette solution est fondée sur la responsabilité fiscale, l'égalité des provinces et la démocratie populaire, autant de principes sur lesquels s'appuie le programme réformiste, a dit M.Manning.Le chef réformiste a hésité .1 prédire que sa formation allait remplacer le Parti conservateur.« Je me suis toujours refusé de prédire la mort des partis.On a maintes (ois prédit la nôtre.Je pense que la remontée des conservateurs n'est pas aussi forte qu'ils le croyaient.» Le scrutin de lundi sera vraisemblablement l'occasion d'une série de batailles régionales.C'est par une dernière tournée ontarienne que prend fin la campagne de M.Manning.Si les derniers jours de la campagne de Preston Manning l'ont mené en Ontario, c'est qu'il espère y gagner quelques sièges, histoire de débarrasser le Parti réformiste de son image de porte-voix du ressentiment des électeurs de l'Ouest.Il a même adapté au goût des Ontariens un discours sur l'unité nationale au ton autrement plus dur dans l'Ouest.Plutôt que de contester l'élection de politiciens non-Québécois, Preston Manning évoque maintenant son amour du pays.Il salue même les Québécois qui, selon lui, démontrent plus vigoureusement leur attachement au Canada que ne le font les autres Canadiens.L'escouade des «jeunes PC» prend soin de Charest VINCENT MARISSAL TORONTO Fougueux, énergique et très accessible, Jean Charest est populaire auprès des jeunes.Certains sont même prêts à passer 15 heures par jour entassés dans un autocar, bénévolement, pour lui servir de comité d'accueil itinérant sur les longues routes ontariennes.Ces 55 jeunes Ontariens, qui ont l'âge de voter depuis quelques mois à peine, sont munis de sifflets, de pancartes des candidats locaux, de T-shirts et parcourent la province, devançant le chef conservateur partout où il s'arrête.Ils crient, sifflent, font du boucan pour réchauffer les salles parfois un peu tièdes avant l'arrivée du chef.Pour ceux qui ne connaissent pas leur manège, ils ont aussi le mérite de gonfler artificiellement les audiences.Pendant les discours, ce sont eux qui donnent le signal pour applaudir, qui scandent « hip, hip, hip, Charest ».Mais ils ont surtout pour tâche de contrer les manifestants réformistes qui tentent de voler le sspectacle au chef conservateur.Dans l'Ontario profond, l'escouade anti-réformiste de Jean Charest est souvent mise à contribution.Il y a presque toujours un manifestant déguisé en Brian Mulroney, un gueulard qui interrompt le discours du chef conservateur ou un groupe de partisans de Preston Manning.Dès qu'un réformiste téméraire se pointe dans le décor avec une pancarte anti-Charest, l'escouade l'entoure, l'escorte, sans jamais le toucher, à distance raisonnable du chef et tentent de masquer avec des affiches le message de l'indésirable.Le manège a donné lieu à des scènes cocasses et des échanges aigres-doux au cours des derniers jours, notamment mercredi à Aliiston, dans le Sud-Ouest ontarien.Seul de l'autre côté de la rue, un citoyen paradait avec une énorme caricature représentant un bébé Jean Charest blotti dans les bras de Brian Mulroney.En moins de deux, il y avait deux fois plus de « jeunes PC » autour de l'homme que de journalistes qui tentaient de l'interroger.Répondant à la menace, l'escouade scandait « Charest, Charest », brandissait des affiches sur la caricature pour la masquer aux caméras.Malgré leur présence quelque peu envahissante, les jeunes respectent toute-fols les instructions : pas de contact physique et pas de dialogue avec les manifestants.« Laissez-le parler », insiste l'aîné du groupe.La tentation était trop forte, un tout jeune homme a finalement laissé échapper : \u2014 Pour qui avez-vous voté la dernière fois?\u2014 Avais-tu l'âge de voter la dernière fois ?lui a-t-on répliqué.\u2014 Non.\u2014 Ben l c'est ça, écrase ! lui a envoyé le bonhomme.Les confrontations ne sont pas toujours aussi corsées.Jeudi, à Stratford, la guerre des affiches entre les partisans de M.Charest et trois faux Brian Mulroney s'est terminée dans la rigolade et par une sincère poignée de main.Il faut dire que l'escouade des jeunes PC n'était plus là, les organisateurs de la tournée de Jean Charest ayant jugé qu'elle risquait, à force d'être trop vue, de nuire à l'image de la campagne. LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 31 MAI 1997 B9 Elections 97 Il y a des limites ANDRÉ PRATTE Voilà donc les souverainistes en adoration devant la Constitution de 1982, celle-là même dont ils se plaignent qu'on nous Ta « enfoncée dans la gorge ».Si Ton en croit ie chef du Bloc, Gilles Du-ceppe, l'article 43 de la Constitution protégerait les limites territoriales du Québec contre toute partition dans l'éventualité d'un OUI au référendum.Et voilà, d'autre part, le premier ministre Chrétien fier de dire que c'est lui qui a mis l'article 43 dans la Constitution.Il est donc, si on poursuit le raisonnement, tout fier du fait que, grâce à lui, un Québec souverain n'aurait pas à craindre une éventuelle partition ! Vous suivez ?Non ?Allons-y pour un petit cours de droit constitutionnel.L'article 43 se lit comme suit ( allez, un petit effort ! ) : « 43.Les dispositions de la \u2022 Constitution du Canada applicables à certaines provinces seulement ne peuvent être modifiées que par proclamation du gouverneur général sous le grand sceau du Canada, autorisée par des résolutions du Sénat, de la Chambre des communes et de l'assemblée législative de chaque province concernée.Le présent article s'applique notamment : a ) aux changements du tracé des frontières interprovinciales ; (.)» Ce qui veut dire que la frontière entre deux provinces ne peut être modifiée sans que le gouvernement fédéral et les gouvernements des provinces concernées soient d'accord.Est-ce M.Chrétien « qui a fait mettre cela dans la Constitution » ?Chose certaine, en tant que responsable du dossier à l'époque, il a été l'un des principaux auteurs de la Loi constitutionnelle de 1982.Un 43 pour un 3 Le premier ministre explique qu'il a posé ce geste « parce qu'il y avait toujours des dangers qu'on puisse changer les frontières des provinces ».Là, les juristes ne sont pas d'accord.Avant la Constitution de 1982, l'article 3 de la Loi constitutionnelle de 1871 protégeait déjà les frontières des provinces : « 3.Avec le consentement de toute province de la dite Puissance ( NDLR : la Puissance, c'est le Canada ! ), le Parlement du Canada pourra de temps à autre augmenter, diminuer ou autrement modifier les limites de telle province, à des termes et conditions qui pourront être acceptés par la dite législature (.).» Le constitutionnaliste et sénateur Gérald Beaudom estime qu'à cet égard, l'article qui fait la fierté de M.Chrétien n'apporte pas grand-chose de nouveau : « Les deux textes sont très proches.Peut-être que le nouvel article vient préciser un tout petit peu, mais c'est proche.» Résumons-nous : 1 ) l'article 43 a bel et bien été inscrit dans la nouvelle Constitution sous la gouverne de M.Chrétien ; 2 ) cet article ne change rien.Le droit et la vie Est-il exact, comme le soutiennent les souverainistes, que l'article en question protège le Québec contre tout démembrement de son territoire ?Selon le constitutionnaliste Benoît Pelletier, de l'Université d'Ottawa, la Constitution canadienne continuerait effectivement de s'appliquer après un OUI, tant que le Québec ne déclarerait pas officiellement son indépendance.Et une fois cette déclaration faite, c'est le droit international qui prendrait le relais, celui-ci reconnaissant les frontières existantes des nouveaux États.Mais ça, c'est la théorie.Or, entre le OUI et une éventuelle déclaration de souveraineté, et entre cette déclaration et la reconnaissance internationale, il y aurait la vraie vie.La politique, les rapports de force.Le droit international n'interviendrait qu'un fois le souque à la corde terminé, se contentant d'en reconnaître le résultat.« C'est une question de fait accompli, dit le professeur Pelletier, et ça veut dire que politiquement, tous les scénarios sont envisageables, y compris la partition du Québec.» « M.Duceppe résume par une formule simple une situation extrêmement complexe », dit le sénateur Beaudoin.Ne pourrait-on pas dire exactement la même chose de M.Chrétien ?Bouchard met en garde contre le «couple infernal» libéral-réformiste Km KA7IA GAGNON Le premier ministre Bouchard a conclu hier sa participation à la campagne électorale par un vibrant appel aux indécis et aux souverainistes désabusés de la politique fédérale, qui se doivent de voter pour le Bloc québécois afin de prémunir le Québec contre ce « couple infernal » que formeraient un gouvernement libéral et une opposition officielle réformiste, affirme-t-il.Dans cette dernière grande assemblée bloquiste, où se sont rassemblés quelque 800 militants de la région de Montréal, à la veille d'une « fin de semaine névralgique » pour le Bloc québécois, M.Bouchard a pourfendu le parti de Preston Manning, « qui répudie l'existence d'un peuple du Québec, qui déchire une page de notre histoire, qui refuse au Québec la légitimité de son combat et qui a mené une campagne sans précédent fon- dée sur le rejet du Québec », s'est-il exclamé.Les indécis et les souverainistes tentés de s'abstenir de voter parce que le scrutin se déroule sur la scène fédérale doivent évacuer leurs « discussions académiques » et leurs « états d'âme » sur le Bloc québécois, affirme le premier ministre.« Le spectre qui se dresserait au-dessus de leur tête, c'est le grand danger à Ottawa, le couple infernal pour le Québec : le gouvernement Chrétien face à une opposition réformiste.Si on ne fait pas attention, si les indécis ne prennent pas la bonne décision, on va se retrouver avec les libéraux, très anti-québécois, et les réformistes, qui vont trouver que Jean Chrétien ne va pas encore assez loin.« Il y a des conséquences à ne pas aller voter.Rien ne va plus plaire à Jean Char est et Jean Chrétien que des souverainistes n'aillent pas voter.Ne pas aller voter, c'est voter fédéraliste.Et voter souverainiste, c'est voter Bloc », a-t-il tonné.«< Voter pour Jean Charest, c'est jeter son bulletin de vote dans un trou noir, a soutenu par ailleurs M.Bouchard.C'est gaspiller son vote.» Les attaques conservatrices face aux pouvoirs du Québec sont considérables, en particulier en matière d'éducation, où le Parti con- \u2022 servateur veut envoyer des mandarins fédéraux jusque dans les classes du primaire, s'indigne-t-il.À la fin de cette campagne qui, reconnaît-il, a été « éprouvante » pour le Bloc québécois, M.Bouchard a tenu à rendre hommage à Gilles Duceppe, que l'exercice «a testé jusqu'à la limite de ses forces », dit-il, lui faisant subir «le baptême du feu » de la politique.« Les premières journées ont été très dures.Et Gilles a dû porter sur ses épaules le poids très lourd de la cause souverainiste.Et il l'a porté jusqu'à la fin de ce qui s'avérera une grande victoire.» Le chef du Bloc a repris sensiblement le même message que le pre-* mier ministre, affirmant que « cette élection n'est pas un concours de popularité, c'est un vote de fierté.Le message est clair : votons pour nous, votons pour le Québec », a-t-il déclaré.Parizeau promet de revenir participer aux élections provinciales et au référendum KAT1A GAGNON Les souverainistes peuvent s'attendre à voir resurgir l'ex-premier ministre Parizeau lors des deux prochains scrutins qui se tiendront au Québec : tant les élections provinciales que le prochain référendum.« J'en serai », prévient déjà Jacques Parizeau.Celui dont les écrits ont fait dérailler la deuxième semaine de la campagne du Bloc et qui est revenu, une semaine plus tard, pour lui donner un coup de pouce avec la bénédiction des bloquistes, concluait hier la tournée de promotion de son livre par une rencontre en bonne et due forme avec Gilles Du- ceppe.Visiblement satisfait, il a bien l'intention de répéter l'expérience dans les années qui viennent.« Je ne suis plus premier ministre, mais je suis toujours aussi militant », lance-t-il.Quelle forme prendra cette collaboration et en a-t-il parlé avec le premier ministre Bouchard ?Il écarte la question du revers de la main : il est encore « trop tôt » pour se préoccuper de ce genre de détails, dit-il.Sa participation « dans l'ombre » à cette campagne fédérale se solde positivement, estime-t-il.« Le vent a tourné.Depuis quinze jours, trois semaines, on a refait l'unité des souverainistes.L'esprit a changé.La tournée prend une ampleur et donnera des résultats qui feront mentir certains sceptiques », prévoit M.Parizeau, qui anticipe des « résultats remarquables » pour le Bloc.Il refuse cependant de s'avancer sur un nombre de sièges \u2014 « le citoyen Parizeau ne s'exprime pas là-dessus » \u2014 mais avance toutefois que ces résultats ne pourront être considérés comme un baromètre de la santé de la cause souverainiste.« Rien n'est jamais un baromètre.C'est le résultat final qui importe.L'important, c'est que la ferveur souverainiste se maintienne », dit-il, rappelant que les souverainistes ont perdu le référendum malgré l'élection d'un nombre record de députés bloquistes en 1993, puis celle du PQ en 1994.psotopc L'ex-premier ministre Jacques Parizeau (à d.) a conclu hier la tournée de promotion de son livre par une rencontre en bonne et due forme avec le chef bloquiste Gilles Duceppe.eux.« Ce qui est passé est passé.L'important, c'est la cause.Cette cause est bien plus grande que les individus », tranche-t-il.r On ne peut en tout cas pas taxer l'ex-premier ministre de rancunier : * après avoir descendu en flammes l'article du journaliste Michel Vaste-1, qui a publié le premier le controversé extrait de son ouvrage, M.Parizeau a dédicacé de bonne grâce, hier, l'exemplaire du journaliste, tout comme celle du chef du Bloc, qui n'avait pas non plus été tendre à son égard.Il se dit cependant déçu d'avoir peu réussi à attirer l'attention du public sur le programme des conservateurs de Jean Charest, et stupéfait de voir que le premier ministre Chrétien s'attribue la paternité de l'article qui protège les frontières du Québec dans la Constitution canadienne.« Le premier ministre du Canada est totalement ignorant », s'exclame-t-il, en ajoutant que cet article faisait partie de la Constitution dès 1871.Mais malgré la réconciliation apparente de la famille souverainiste.les plaies ne sont pas encore tout à fait cicatrisées : à preuve, l'ex-premier ministre n'était pas présent, hier soir, au dernier grand rassemblement de la campagne bloquiste.Le billet d'avion qui l'a emmené en France hier soir était acheté depuis deux mois, se défend M.Parizeau.« Ma vie n'avait pas été organisée en fonction d'une campagne électorale fédérale.Il ne faut pas mettre d'arrière-pensée dans les choses simples », plaide-t-il, refusant de revenir sur l'épisode qui a déchiré les souverainistes entre Le NPD entend faire contrepoids à la droite Presse Canadienne \u2022 TORONTO En cette fin de campagne, la leader néo-démocrate Alexa McDonough lance un double message aux électeurs : seul le NPD est en mesure de surveiller les faits et gestes du gouvernement libéral et de faire contre-poids au programme de droite des réformistes.Mme McDonough a fait du porte-à-porte dans le quartier de la mode en plein coeur de Toronto, expliquant aux jeunes que les libéraux ne se maintenaient en selle que parce que personne ne leur avait jamais demandé de comptes.Elle a reçu un accueil chaleureux tout le long de cette visite menée dans un comté que le NPD a bon espoir de ravir au PLC.Plus tôt à Winnipeg, Alexa McDonough a présenté son parti comme la seule équipe pouvant relancer les libéraux sur la création d'emplois, les soins de santé et l'éducation.]B 4 JUIN À 11 H PRÉCISES ^te mardi de 10h* 17 h) atr 2111-0, ST-RÉGIS, Dollard-o^s-OfTnsaox (Direction: TraneconarJenne sortie Des Source» nord, droite Brunswick, droite Deacon et oauche St-RéOlai l ENCAN PUBLIC l\t\t H\tPOU\" NOTSfl OOMPTIBT / OU AUTOC1 WUm« MTÉftESetCS SUCCESSION ROMA BESNER AMTIOS IITÉC a Al ITII 1 AAC\tM V\tAN 1 BUUi 1 fco * OU ¦ ILLAUh EN LOTS OCTAILLÉS, SANS RÉSERVE\t O X\tIL DIMANCHE 8 JUIN 1997 A 10 h 30 ENDROIT: 465, AV.ST CHARLES, VAUDREUIl.QUE.INSPECTION: LE SAMEDI 7 JUIN DE 10 h A 18 h\tO X e\tANTIQUITÉS\t ACAJOU (5) suites rjréajdefrtieles acajou (bu-reaux et crédences) \u2022 (3) superbe» ensernWea exécutifs avec hu-ches IJ:Titlf-j|»Hf^^^^Hv'M^ 10'.aussi 8' et 6' ?(6) stations en -U- \u2022\"superbe station d'ordinateur \u2022 (50) chaises cuir bourgogne noir \u2022 classeurs latéraux 2.4 et 5 tir.\u2022 (6) bibliothèques \u2022 rjJusieurs chaieee d'opérateur et sténo pneumatiques \u2022 taPÉadt)rtant noué» à la maw \u2022 armoires reproduction en pin.ORDINATEURS PENTIUM (3) AMp PENTIUM P1Q6.2.1 g*g.16 meg rsm.écran 14\" SVGA multimédia \u2022 (3) AMp PENTIUM P133.1.3 gig.16 meg rsm.écran 14* SVGA \u2022 portatif AÇP-R NQTE PENTIUM 120.16 meg et NEC ^IB^ Waiy lir^at PfrfP\" FT 4410 et MINOLTA EP 43QQ.LES SNÇAMS ; ^g^^^^ \u2022 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