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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
C. Santé
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1997-06-15, Collections de BAnQ.

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[" Montréal/ dimanche 15 juin 1997 Santé î PETITES ANNONCES / DÉCÈS CAROLE THIBAUDEAU omment peut-on se faire une belle vie de papa de nos jours, alors que les emplois, les couples et les personnes sont fragiles ?Les pères sont de plus en plus nombreux à réfléchir à la question.Ni « roses » ni « machos », ces pionniers d'une certaine paternité à part entière veulent être des papas à leur goût à eux, pas nécessairement au goût des revendications féminines.Ils veulent leur place spécifique et authentique comme parent masculin, du cours prénatal au tribunal.Voilà pourquoi, depuis deux ou trois ans, les groupes de pères se multiplient.Un peu partout naissent des initiatives « propapa » : fêtes, brunchs, expositions.Le monde de la publicité, toujours rapide à détecter les tendances porteuses, n'a jamais tant présenté de belles situations positives mettant en scène la paternité.Au colloque Père à part entière tenu à l'hôpital Sainte-Justine il y a un mois, on a dû refuser beaucoup de monde.Il n'y a pas à dire, un vent de paternité « engagée » souffle sur le Québec.Les papas qui se questionnent aimeraient bénéficier de plus de modèles et d'un certain consensus social ( des conditions de travail souples, des jugements de divorce inoins conventionnels, etc.) Ils constatent qu'ils n'ont pas, comme les femmes, des décennies de réflexion collective derrière eux.Et ils en ont vraiment ras le bol du battage médiatique autour des Voir PAPAS en C 2 Être père, c'est rafraîchissant! Surtout quand on tombe tout habillé dans la piscine, comme Jacques- .ffiSji Alain Lavallée, photographié^!^ ici avec Joël, huit ans, Raphaëile, trois ans et dei et Jérémie, 14 mois.Un repas en famille animé pour Christian Hébert et ses trois fils: Xavier, neuf ans, Grégoire, 13 ans, et Antoine, 16 ans.Photos : Robert Nadon et Rémi Lemee.Lj f&êsê sa Posez un geste simple, concret et direct pour aider des familles cet été pour ceux aui ont faim l__' La Presse, l'émission Fleurs et Jardins et la Fédération des Moissons du Québec, vous invitent à ensemencer un rang l J de bons légumes et à partager votre récolte avec ceux qui ont faim.X La récolte aura lieu le dimanche 24 août prochain.Surveillez nos annonces pour tous les détails. C2 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE I 5 JUIN 1997 Dessine-moi un papa ! SuPères, Prospères, RePÈRE, Place-o-Pères et les autres.Carole Thibaudeau Une campagne pour mettre en valeur les facettes positives de la paternité a atteint son apogée hier dans le quartier Hochelaga-Mai-sonneuve, au cours d'une réjouissante fête des Pères communautaire.Cette dernière était organisée par le Carrefour familial Hochela-ga, le CLSC Hochelaga-Maisonneu-ve et la Maison d'entraide Chez Emilie, avec le support des pères du quartier, des mères et des adolescents.Groupes de musique, jeux familiaux, spectacle d'humour, maquillage pour enfants et collection de bar.be-à-papa, entre autres, constituaient les attractions propres à l'amusement en famille.Par ailleurs, on y a remis le prix du tout nouveau concours La parole aux pires, qui consiste en une compétition de textes écrits sur l'expé- rience d'être papa.Le lauréat a gagné un week-end familial à la base de plein air Le P'tit Bonheur.Le concours avait pour thème Ma fierté d'être père.Enfin, on pouvait visiter hier à cette fête l'exposition itinérante Dessine-moi un papa, qui voyage à travers le Québec depuis six mois.Cette exposition réunit les dessins de 210 enfants de 4 à 6 ans, illustrant les interactions quotidiennes des pères et de leurs enfants.Elle vise à souligner l'importance de l'engagement paternel pour l'homme, pour la femme et pour l'enfant.Dessine-moi un papa est une réalisation du musée communautaire Muséobus, à partir des dessins recueillis lors des activités organisées par deux groupes.Initiatives Place-o-Pères et Prospères.Le premier est un regroupement de pères de Pointe-Calumet ainsi que de chercheurs et d'intervenants de divers milieux.Le second est un projet d'expérimentation de soutien aux pères plus vulnérables, toujours à Pointe-Calumet.Manuel Prats, intervenant dans le quartier Hochclaga-Maisonneu-ve, anime le groupe SuPères, avec la Maison des parents, pour les pères qui désirent améliorer leurs relations avec leurs enfants.« J'ai souvent affaires à des pères qui se voient comme des pourvoyeurs, ex- Volci « l'étendard » de l'exposition itinérante Dessine-moi un papa, qui voyage depuis six mois à travers lia Québec.plique-t-il.S'ils n'ont pas d'emploi, ils sont confrontés à un gros décalage entre ce rôle traditionnel et leur capacité de s'y conformer.Même s'ils en ont le temps, ils ne partageront pas les tâches ménagères.Nous, on estime que même s'ils ne changent pas les couches, ils peuvent être des pères aimants, qui prennent leur place autrement.En général, le père s'occupe plus du plaisir : lancer des balles de baseball, jouer au Nintendo, amener l'enfant au parc, lui faire faire un tour de voiture, etc.» M.Prats donne également des cours prénataux pour futurs papas.« Les hommes ont besoin de parler de ce processus lent, complexe et insécurisant qui les fait devenir pè- res.Ils en redemandent et leurs conjointes aussi.» Un peu de fini Dans un autre ordre d'idée, le groupe RePÈRE, du CLSC d'Ahuntsic, aide lui aussi les pères à bonifier le lien avec leur enfant ou leur adolescent, en plus d'offrir une expertise particulière pour les situations juridiques.« Nous croyons que tous les pères possèdent une certaine compétence, mats certains ont besoin d'un peu plus de fini, explique le directeur gênerai Gérald Lemire.Souvent, un homme qui a vécu une séparation est amené à mieux écouter son enfant.Leur relation devient plus profitable qu'avant, même si le temps passé ensemble est moindre.» M.Lemire croit que les hommes ne sont pas assez aidés par la société, alors que les femmes reçoivent beaucoup de support social.Les personnes impliquées dans l'engagement paternel se réunissent une fois par deux mois via le Groupe de réflexion sur l'intervention auprès des pères.Une recension des programmes de soutien à la paternité existant dans la région de Montréal a été réalisée par Dominique Arama, agente de recherche à l'UQAM.Mme Arama aura terminé d'ici la fin de juin une recension à l'échelle du Québec.On la rejoint au ( 514 ) 383-0936.Les groupes de papas, auossa donne ?Devenir père: joie et crise d'identité Christian Hébert, paysagiste demeurant à Otterburn Park, aime bien les groupes de pères, qui lui permettent d'échanger sur les vraies choses qui font la qualité des relations humaines et le bonheur.Lui-même est séparé et père de trois beaux garçons qu'il garde la moitié du temps, avec lesquels il va én canot, pratique le recyclage en particulier et la débrouillardise en général.« Lorsqu'un couple va mal et divorce, c'est que les deux conjoints ont.des problèmes et doivent faire des.prises de conscience, affirme-t-iL M.Hébert dit avoir beaucoup appris de l'analyse transactionnelle puis avoir découvert les groupes d^.pères lorsqu'ils ont débuté à l'école de ses fils.\" Ces groupes m'ont apporté beaucoup sur le plan des relations interpersonnelles.Cela permet de faire le ménage, de remettre les choses à leur place.Le temps passe vite et les enfants grandissent.Il faut saisir les occasions d'apprendre tout ce qui peut nous aider à mieux faire notre job de parent.» Les deux animateurs des groupes dé pères cités plus haut, Denis Beauchamp, de la Commission scolaire de l'Argile Bleue, et Colette Thibaudeau, du CLSC La Vallée des patriotes, ont publié l'année dernière deux livres-guides intitulés Pères présents, enfants gagnants, un prefYiier à l'intention des pères et un second à l'intention des intervenants.Un des thèmes discutés dans les groupes, la relation que les hommes ont eu avec leur propre père, éveille beaucoup d'émotions chez lies hommes.« Cela demande une adaptation, explique Mme Thibaudeau.Beaucoup d'intervenants, hommes et femmes, sont mal à l'aise avec l'univers émotif des hommes.Leur tristesse, leur colère, rjous sont peu familières.On a souvent peur de la douleur des hommes.» i Selon Mme Thibaudeau, on n'a pas à montrer aux hommes comment être pères : « On a juste à leur donner le goût et à leur laisser découvrir comment ils veulent l'être.Quand on ouvre la valve et que les tm ?F5 \u2014 PHOTO REMI LEMÉE.LêPmm Christian Hébert au cours d'une partie de aki avec ses fil», Xavier, Antoine et Grégoire.hommes se mettent à parler de ce qu'ils ont manqué comme enfant, de ce qu'ils ont envie de donner, ils ont de la profondeur, c'est beau et émouvant.» Les deux animateurs adoptent l'idée du Dr Michel Lemay, psychiatre à l'hôpital Sainte-Justine et père de cinq enfants, suivant laquelle « le père va s'épanouir dans une relation d'égalité complémentaire entre les deux parents, pas dans l'imitation de la fonction maternante.» « Le père sent bien qu'il ne pourra pas assurer le rôle complet de papa tant que la fusion sera très forte avec la mère, explique le Dr Lemay.Il désire que ce bébé grandisse afin de pouvoir jouer avec lui.Cela donne le cas classique du père qui achète un train électrique bien avant que son fils soit en âge de jouer avec.Quand je regarde ma propre histoire, je pense que le père prend plus de temps à s'investir totalement.» De son côté, la mère est portée à retenir son petit près d'elle, à lui procurer sécurité et confiance.« L'enfant, entre les deux, va trouver un espace de liberté et devenir autonome », conclut le psychiatre.Les groupes de pères permettent de reviser les bases de la communication : l'importance de l'écoute, du langage non verbal, comment exprimer ses émotions, son agressivité, parler au « je », parler de sexualité, un chapitre où les hommes ont l'impression de perdre beaucoup lorsque leur compagne devient mere, etc.En cours de route dans le bloc de dix rencontres, il y a un ou deux hommes qui se séparent.Ces papas, inutile de le dire, demandent la garde partagée.« Ils disent que s'ils n'avaient pas vécu l'expérience du groupe, ils n'auraient pas senti l'importance de la relation avec les enfants, mais que maintenant, ils tiennent à s'impliquer », relate Mme Thibaudeau.Pour avoir interviewé un grand nombre de papas, le sociologue Germain Dulac, chercheur associé au Centre d'études appliquées sur la famille de l'université McGill, est convaincu que la plupart, sinon tous, éprouvent une joie à être père, à éduquer des enfants et à être enfant avec eux à leurs heures.Il reste qu'il y a présentement une crise d'idendité chez les pères, affirme ce spécialiste de la masculinité et de la paternité.« Il ne faut pas s'en étonner, dit-il, car nous sommes partis sur le mode négatif, c'est-à-dire en réaction aux requêtes des femmes.Maintenant, les chercheurs et les intervenants se concentrent plutôt sur la personne du père, sur ce qu'il ressent et ce qu'il désire .« Avant, c'était simple : le père apportait l'argent et assurait une certaine autorité, et la mère s'occupait des choses relatives à la maison.Mais aujourd'hui, les hommes sont confrontés à trois grands défis : on leur demande d'être polyvalents, d'être authentiques et de diminuer leurs aspirations à la consommation.Pas évident ! « L'authenticité, la capacité de communiquer, permettent de créer un lien direct avec les enfants, et alors on le poursuit même s'il y a divorce.Les hommes doivent apprendre cela.» Par ailleurs, la notion de garde des enfants moitié-moitié après un divorce n'a pas encore assez fait son chemin, estime M.Dulac.« Il faut faire pression en ce sens auprès des juges et des médiateurs.Par ailleurs, ce type d'entente demande aussi deux adultes capables de séparer conjugalité et parentali-lé : ce n'est pas parce qu'ils n'ont plus la conjointe que les hommes ne sont plus pères.« Culturellement, nous sommes peu outillés pour faire face à ces situations.Nos enfants le seront peut-être davantage.On leur ap- prend à l'école comment gérer les crises, comment exprimer ses émotions, etc.Nous, nous avons appris sur le tas.» Cependant, M.Dulac estime que l'ennemi numéro un de la paternité à part entière dans notre société est l'excès de travail.« Il faut diminuer l'effort et le temps alloué au travail.Il n'y aura pas de changement important dans la place que le père occupe tant que les hommes n'auront pas l'opportunité de travailler moins tout en conservant un revenu décent.» Le sociologue fait mention du document Concilier travail et famille émis en 1994 par le Conference Board du Canada et le Comité canadien de l'Année internationale de la famille.Ce document stipule que les grandes entreprises doivent faciliter l'arrimage entre les responsabilités familiales et le travail, si elles veulent que leurs employés donnent un rendement optimal.Pour faire des pas dans cette direction, certaines entreprises offrent les horaires flexibles et le travail à domicile ( ou à distance ).« C'est bien mais cela ne règle pas le problème de fond, qui est un excès de travail.Dès que les enfants sont couchés, les travailleurs s'asseoient devant leur ordinateur.», fait remarquer M.Dulac.Quant à la semaine de quatre jours, les employés de grandes organisations sont souvent trop endettés pour s'en prévaloir même si on leur offre.Les habitudes de consommation semblent donc à revoir.« En résumé, il faut réévaluer les besoins, réévaluer la consomma-tion et envoyer un message clair aux grands de ce monde, conclut M.Dulac.Si la paternité devient une priorité pour les gars, les entreprises vont devoir suivre si elles veulent conserver leurs employés qualifiés.«< Les bons parents, ceux qui composent avec tout ça, ce sont des héros, dit encore le chercheur.Ils ont le courage d'élever des enfants malgré la fragilité des emplois, la fragilité des unions et la fragilité des individus.On devrait tous leur donner une médaille ! » Hourra ! Les papas sont là \\ PAPAS / Suite de la page C /_ méchants mâles qui abusent fem-njejét enfants et qui fuient leurs rCtp&ftSabilitéS.Cessons d'insister sur Ce qui va mal, et félicitons les bons pères, a la tin ! Pour Jacques-Alain La vallée, de Moni-Saint-Hilaire, la paternité a servi de catalyseur à une certaine recherche d'authenticité.«< Pour ne pas cire UH pèlf de façade, il me [allait faire le ménage dans ma vie, rclate-t-il.Il est difficile d'etre un re authentique sans être un conjoint authentique, un ami authentique, etc.» Tons les hommes ne vont pas ai£wrf loin que lui, constate-t-ll a partir ejes grmipt s de rencontre auxquels il a participé.«< Certains préfèrent ne pas s'ouvrir autant à leur conjointe.C'est une question de choix.» Pere de trois enfants, Joël, huit ans, Raphael le, trois ans et demi et Jcreniie, 14 mois, Jacques-Alain affirme qu'il n'a jamais etc si pies du bonheur.Son bébé qui lui lait un sourire, sa fille qui lui dit «< Oh ! papa, je t'aime ! » et son plus vieux qui affirme qu'il est un « papa parfait », c'est ça le bonheur.« Ce bonheur me donne la motivation de recommencer à me chercher un emploi, moi qui vient de perdre le mien.» Jacques-Alain vit avec I rince depuis 1 1 ans.Son propre peu biologique est mort alors qu'il avait huit ans.Avant d'avoir les siens, il n'avait jamais été UMlctl-lii renient porté vers les entants.« Nous ne sommes pas parfaits, affirme-t-il.Il se peut que nous fassions des erreurs.Mais du moins avons-nous le mérite d'innover, de faire une remise en question en profondeur afin de donner la meilleure éducation possible a nos enfants.J'ai hâte de les voir lorsqu'ils auront à leur tour une vie de couple et des enfants.» Jacques-Alain estime que les ateliers qui réunissent des pères sont très utiles : « Les hommes n'ont pas beaucoup d'endroits où s'exprimer, affirme-t-il.Le groupe a été le premier endroit ou j'ai été a l'aise de parler de mes sentiments avec d'autres gars.« Je n'ai pas feCU une mauvaise éducation, poursuit-il.Mes parents m'ont desire et aime.Mais je n'ai pas voulu répéter.Par exemple, si je pleurais lorsque j'étais petit, on me disait \"ne pleure pas, ne pleure pas !\" C'était la façon de l'époque.Moi, si mon enfant pleure, je le prends dans mes bras.» Cet exemple si ordinaire illustre la grande différence entre autrefois et aujourd'hui dans l'esprit de ces papas : ils valorisent l'expression des émotions, plutôt que d'inciter les enfants a se conformer à un modèle.« Mes enfants sont encadrés, ils n'ont pas le droit de tout faire, dit Jacques-Alain.Mais ils savent qu'il est normal de pleurer parfois, d'etre en colère parfois, bref d'être soi-même et de continuer à être aimé dans sa totalité.» Alors que France, la maman, est une extraordinaire conteuse.la spé- cialité de Jacques-Alain est le massage de dos., Par ailleurs, ce papa change les couches et les rince à sa façon.« Je dis à France que je ne le fais pas comme elle mais que je le fais, c'est ce qui compte ! » Enfin, pour élever avec des revenus ordinaires leurs trois enfants et trouver le temps de leur prépare! de la bonne nourriture, le couple Jacques-Alain et France a instauré la cuisine communautaire.Une fois toutes les trois semaines, parents et amis, incluant des célibataires qui trouvent difficile de bien s'alimenter, se réunissent dans leur maison pour popoter des chaudronnées de douze portions et échanger les petits plats à congeler.« Le soir, nous mangeons tous ensemble le produit de notre journée.»> LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 15 JUIN 1997 C 3 Santé La schizophrénie, cette grande inconnue CAROLE THIBAUDCAU Une personne sur cinq au Québec n'a jamais entendu parler de schizophrénie, selon un sondage SOM-Lund-beck-La Presse sur les perceptions et les comportements des Québécois face à cette maladie, à la maniaco-dépression et à la dépression.Cependant, ceux qui connaissent la schizophrénie font preuve de beaucoup de bon sens dans leurs réponses au sondage, estiment Muriel le Dugas et Marie Bernard, respectivement présidente et directrice générale de l'Association québécoise de schizophrénie.\" Il y a moins de préjugés qu'on ne le craignait », affirment-elles.Par exemple, 54 % des gens qui connaissent la schizophrénie affirment que c'est surtout une maladie biologique.Cela correspond à la vision médicale, laquelle vise à régulariser la chimie du cerveau au moyen de médicaments ( ce qui va de pair avec un suivi serré par des experts en travail social ou en infirmerie ).Autres exemples, 86 % des répondants indiquent que la personne schizophrène a des troubles de comportement et très peu ( 6 % ) pensent qu'elle a une intelligence en dessous de la normale.( En réalité, les schizophrènes présentent souvent de grandes capacités dans un domaine ou dans un autre.) Si on leur demande leur réaction advenant le cas où un ami tiendrait des propos incohérents, s'enfermerait dans sa chambre et ne prendrait plus soin de lui, 73 % des gens répondent qu'ils suggéreraient ( 37 % ) ou qu'ils insisteraient ( 36 % ) pour que cet ami consulte.Par ailleurs, le sondage fait ressortir clairement que la population considère la schizophrénie comme une maladie plus grave que la dépression et que la maniaco-dépression.Lorsqu'on demande aux sujets d'évaluer la schizophrénie comparativement à d'autres maladies comme le sida, le cancer ou les maladies cardiaques, le sida obtient la palme de la gravité maximale avec 38 % des suffrages, suivi par le cancer ( 31 % ).Il y a tout de Parmi les sentiments suivants, lesquels décrivent ce que vous éprouvez vis-à-vis de la schizophrénie?% 70 60 50 40 30 20 10 0 Parmi les maladie suivantes, laquelle est la plus grave?même 10 % de la population qui considère que la schizophrénie est une maladie plus grave que le sida ou le cancer.Cependant, si on leur soumet la possibilité que leur conjoint soit atteint de schizophrénie, 48 % des répondants affirment qu'ils en parleraient avec la famille et 28 % qu'ils continueraient la relation.En détaillant cette réponse, on constate que 32 % des hommes contre 25 % des femmes affirment qu'ils continueraient la relation.Cela n'étonne pas Marie Bernard, docteur en sociologie.« On remarque dans la plupart des études sociologiques que les hommes ont davantage tendance que les femmes à maintenir une relation de couple », dit-elle.Les sentiments éprouvés Lorsqu'on pose la question des sentiments éprouvés vis-à-vis de la schizophrénie, les réponses sont la compassion ( 67 % ), la méfiance ( 39 % ), l'incompréhension ( 36 % ), la peur ( 33 % ).La méfiance et la peur sont cohérentes avec le fait que 54 % des répondants estiment que les personnes schizophrènes peuvent être dangereuses.( En réalité, toute personne qui a un problème de santé mentale peut, en état de crise, être dangereuse pour elle-même ou pour les autres.) Quant à la proportion de la population affectée par la schizophrénie, on observe un décalage entre la perception du public qui surestime l'incidence de cette maladie, et la réalité.La schizophrénie affecte 1 % de la population, quelle que soit l'époque ou l'appartenance ethnique.Seulement 9 % des répondants ont la perception juste, alors que 24 % des gens situent l'incidence entre 1 et 5 % et que SONDAGE SOM LUNDBECK Avez-vous déjà entendu parler de la schizophénie?\tJamais\tRareiaaal\tQaelqiefofe\tAssez\t$oav%nt\tMF/ \t\t\t\tsouvent\t\tM» Total m\t21%\t22%\tm\t12%\t19%\t\u2022% m\t\t\t\t\t\t I8à24ans(/?1S3>\t15\t24\t33\t14\t14\t0 25 a 34 ans (n 225)\t15\t22\t31\t14\t18\t0 35 à 44 ans (à 250)\t18\t22\t31\t13\t16\t0 45 à 54 ans \t33\t16\t26\t13\t10\t2 Scolarité\t\t\t\t\t\t 6 ans et moins fit 37)\t69\t9\t17\t5\t0\t 7 à 12 ans (n 393)\t27\t2b\t30\t9\t9\t0 13 à 15 ans 290*\t14\t24\t34\t13\t15\t0 16 ans et plus m 277>\t8\t17\t27\t20\t27\t1 Revenu familial bnrt innée!\t\t\t\t\t\t Moins de 15 000$ t* 1S0>\t37\t15\t26\t13\t9\to '\u2022' De 15 000$ a 25 000$ 134)\t28\t21\t30\t10\t10\t1 y De 25 000$ à 35 000$ m US)\t20\t23\t30\t13\t14\t0 Mi De 35 000$ à 55 000$ m 213)\t15\t29\t33\t10\t13\t De 55 000$ à 75 000$ (sr.vc>\t7\t24\t27\t19\t23\t\u2022 0 75 000$ et plus m ixi\t8\t18\t7 30\t16\t28\t0* \u2022 1 NSP/NRP,,» 159)\t26\t19\t31\t10\t12\t2 ; San\t\t\t\t\t\ti Masculin fa w\t23\t22\t29\t13\t12\t1M Féminin w y.\t19\t22\t29\t12\t18\t0 Ces données sur ta schuophenie recueillies en nuts 1997 son; une section d un iondaoe plus vaste ponant éçaiement sur la dépression et la maniaco-depression La marQt d erreur est estime?a 3.8%., 15 % la situent entre 10 et 20%.Enfin, la question cruciale de cette section du sondage concerne les nouveaux neuroleptiques, une nouvelle génération de médicaments propre aux années 90.L'opinion de la population reflétée par ce sondage est à l'opposé des directives faites aux psychiatres actuellement, comme on le verra dans Particle ci-dessous.La schizophrénie, rappelons-le.est une maladie mentale qui affecte-la cognition, les perceptions et les émotions, la plupart du temps de façon importante et persistante.La personne en crise de schizophrénie a des idées délirantes, des hallucinations visuelles ou auditives, un discours incohérent, un comportement très désorganisé ou catatonï-que ( comme dans le film The Rit'd ) et un manque d'énergie, d'intérêt et de motivation.Elle est conv«*in-.cue que des forces naturelles ou surnaturelles influencent ses pensées et ses actions.Fort heureusement, lorsqu'elle est bien stabilisée par la méciicS lion, cette personne peut s'intégréJÇ dans la communauté, par les lotsjfs ou même le travail.Doit-on prescrire les nouveaux neuroleptiques ?CAROLE THIBAUDCAU D'après le récent sondage SOM-Lundbeck-Ld Presse, 77 % des gens estiment que l'on devrait prescrire les nouvelles molécules neuroleptiques aux schizophrènes.Le sujet est brûlant d'actualité dans les milieux d'aide à ces patients, étant donné la consigne faite aux psychiatres de ne prescrire les nouveaux neuroleptiques, 20 fois plus chers que les anciens, que si les bons vieux médicaments ne fonctionnent pas.Cependant, les nouveaux médicaments sont tenus pour améliorer la qualité de la vie, bien que la démonstration scientifique n'en soit pas encore totalement faite.De plus, qui dit meilleure médication dit aussi économies sociales, par la diminution du nombre de rechutes nécessitant une hospitalisation.À cet égard, l'impact pourrait être important en ces temps de virage ambulatoire : 8 % des lits des hôpitaux sont occupés par des schizophrènes, d'après un compte rendu effectué cet hiver par le Dr Emmanuel Stip, psychiatre au Centre de recherche Fernand-Seguin de l'hôpital Louis-Hippolyte-LaFon-taine.Le même rapport nous apprend que les personnes schizophrènes engendrent en général des coûts entre 1 % à 3,5 % du produit national brut.La question du sondage a été formulée de la façon suivante : Les médicaments pour la schizophré- nie, les neuroleptiques, sont différents les uns des autres.Les nouveaux donnent moins d'effets secondaires, sont plus efficaces sur les symptômes et sur la qualité de vie mais valent jusqu'à 20 fois plus cher que les anciens.Pensez-vous que pour une maladie comme la schizophrénie, on doive prescrire les nouveaux neuroleptiques dès le début de la maladie ?Réponses: 77% disent oui, 12% disent non et 11 % « ne savent pas ou ne répondent pas ».Les nouvelles molécules, au nombre de trois, se nomment clozapine, risperidone et olanzapine.Notons que la compagnie Lund-beck, qui a assumé les coûts du sondage, est sur le point de lancer elle aussi une molécule de cette génération.Prudence justifiée Le Dr David Bloom, chef de la clinique de schizophrénie de l'hôpital Douglas, trouve que l'attitude prudente du gouvernement est plutôt saine, dans les circonstances.« Il est normal que le gouvernement attende que nous ayons fini les études scientifiques, explique-t-il.Nous ne sommes pas certains que les nouvelles molécules améliorent le pronostic si on les prescrit dès le début de la maladie.C'est probablement vrai mais cela demande à être prouvé.« Par ailleurs, une étude récente effectuée aux États-Unis sur les bons vieux médicaments a démontré la rémission totale des symptô- pi -1- La schizophrénie est une maladie mentale qui affecte la cognition, les perceptions et les émotions, la plupart du temps de façon importante et persistante.mes chez 73 % des patients.C'est parce qu'ils ont été utilisés sans précaution que ces médicaments ont occasionné tant d'effets secondaires ( des troubles moteurs et mentaux ).Il est vrai qu'une surdose a des effets moins graves avec les nouveaux médicaments qu'avec les anciens.Mais je crains qu'une décision massive de n'utiliser que les nouveaux neuroleptiques nous fasse tomber dans le piège de la facilité et oublier que les schizophrènes auront toujours besoin d'un suivi serré effectué par des experts.» Le Dr Bloom affirme que la grande majorité des schizophrènes hos- pitalisés de façon chronique peuvent sortir de l'hôpital, moyennant une médication bien ajustée et un encadrement serré et compétent.« Nous avons confondu dans le passé hébergement et hospitalisa-tion, dit-il.Il est certain que les nouvelles molécules peuvent nous faire des économies en diminuanj les hospitalisations.» À l'Association québécoise de schizophrénie, on est plus radical face aux nouveaux médicamenrs et on voudrait qu'ils soient accessibles à tous dès le début de la maladie.« Avec l'ancienne médication, mon fils avait des mouvements involontaires de la lèvre, relate Muriel le Dugas, présidente de l'AQS.Depuis qu'il prend les nouveaux neuroleptiques, cela va très bien : il travaille à temps partiel, il peut avoir des activités sociales et ji a même une petite amie.» Une étude américaine des coûts sociaux fait pencher la balance- en faveur de l'administration précoce des nouveaux neuroleptiques.Effectuée par le Dr Herbert Melizer; de Case Western Reserve University, à Cleveland et publiée il y a un an dans le Journal of Clinical Psychiatry, elle indique une différence » \u2022 »# i ANTI-DOULEURS NOUVELLE TECHNOLOGIE SCIENTIFIQUE: ^S^SXXZ .Des résultats surprenants souvent rapide selon les cas.Centre Jenn-Môtandai-vous 663-1171 ALIMENTATION IMCT UIDDftPDATT* m * Rorx* \u2022 Q*1 d'arygene** MOI.nil I UUMIL.garrnmations.fu* dherbe de blé.aègues.enzyme».Renforce* le système Immunitaire, enrayer aoJdr* et parasites \u2022 Cures center.arthrnt.canada cholesterol hypoç^cemw.tangue chronique \u2022 INCURABLE'' UN MENSONGE' Con! it 15 mj* SPECIAL av»on graturt ?francs» Jufet session de 3 semere en Ronde.M»0U9 \u2022 11 Si vous desirez annoncer dans cette rubrique, communique* avec Mario Boutin nu (514) 285 6981 ou 1 800 361-0179 C4 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 15 JUIN 1997 Santé e cancer de la prostate : un problème mal cerné MARLENE HABIB de la Presse Canadienne.TORONTO Les participants au récent Forum national sur le cancer de la prostate ont réclamé davantage de fonds du gouvernement et d'autres agences, notamment pour mener des essais sur un test controversé de dépistage de la maladie.r \u2022 h» Les recommandations formulées mt le résultât du forum de quatre jours qui s'est tenu fin février à Toronto, et qui réunissait 150 chercheurs, professionnels de la santé, représentants gouvernementaux et hgfcimes ayant survécu au cancer (Oil prostate.Ce type de cancer demeure méconnu, ont affirmé les représentants *ei 30 % de la population est de type « cojpn irritable », rappelle le gastroentérolSglie.« Une des hypothèses, dans ce cas, conteftie un trouble de motilité de l'intestin, qui continue au cours de l'adolescence et à l'âge adulte.Certaines molécules comme des peptides ou des hormones de l'intestin, qui innervent le système intestinal, peuvent aussi être en cause en accroissant la perception des mouvements.» Avec l'âge, les gens ont plus tendance à se traiter eux-mêmes.Les enfants, par exemple, ne connaissent pas une prevalence de la constipation plus élevée que des adultes.« Mais les consultations sont plus nombreuses à cause des douleurs, relève le Dr Drouin.Quand les selles des petits sont douleureuses ou trop espacées, leurs 'parents se préoccupent beaucoup.» Reste que les deux tiers des enfants souffrant de douleurs intestinales récidivantes connaissent une rémission à l'âge adulte, pour laquelle la médecine n'a pas d'explication.L'enfance est terminée, et avec elle la mise au point du corps.Reportage publicitaire / M CRYOGENIQUE MEILLEUR QUE L'AIL FRAIS Raymond Baribeau Bachelier ès sciences Microbiologiste L'ail produit, lorsqu'il est coupé ou broyé, au moins une centaine de composés sulfureux.La rupture des cellules de l'ail est le point de départ d'une chaîne de bioconversion, processus par lequel l'alline est transformée en allicine.L'allicine est cependant extrêmement instable et est rapidement décomposée par le biais de réactions chimiques incontrôlables.Lors de la préparation des repas l'allicine de l'ail, coupé ou broyé, s'oxyde rapidement.Afin d'assurer la conservation de l'allicine de l'ail, la technique moderne a conçu un procédé de séchage cryogénique.Ce procédé de séchage très court minimise la destruction de l'allicine.L'ail CRY0GENIK de marqué! SUR-ACTIF garantit 2 600 l \\ meg d'allicine par comprimé.: Les comprimés sont scellés : et enrobés de façon à «| préserver l'allicine.: Depuis des centaines : d'années, cette petite gousse : aux propriétés odoriférantes fait beaucoup parler d'elle.: Plusieurs scientifiques à : travers le monde lui ont : consacré diverses études.Depuis 1950, au moins 1 200 jj études consacrées à l'ail ont ] été publiées.* 4 m m En vente : chez Verveine (aliment naturel) 1278, rue Jean-Talon Est Montréal, Tél.: 272-1365 En magasin d'aliments naturels et pharmacies CRYOGENIK : marque de commerce, dépôt 828-733 Texte approuvé normes IE073382 ma«9 m Une fois assise avec Bruno dans le superbe bureau de Jo, madame a perdu toute son arrogance.II faut dire qu'elle s'est fait morigéner par son mari.S'il n'est pa.s si mécontent de la démarche qu'elle a faite auprès de Luc, il en veut à sa femme d'avoir mis en doute la probité de ces gens qui leur avaient fait assez confiance pour les admettre dans une cérémonie réservée aux seuls initiés.Elle n'a rien vu encore, la Rose-Marie! Jo est beaucoup plus lin renard que son collègue.Il les a d'abord accueillis avec toute la froideur dont il est capable.Son regard hautain, sa démarche crispée, sa lèvre inférieure qui tremblote, même sa façon de faire frémir les extrémités de sa moustache, tout en lui révèle le profond mépris que lui inspirent ces personnes de peu de foi.Accompagnant son geste d'un soupir dédaigneux, il sort son chéquier d'un tiroir, le pose devant lui sur le sous-main et attrape sa grosse plume Mont-Blanc.-Qu'est-ce que vous faite demande Bruno, bien prêt s'il le faut à donner le reste de sa fortune pour que disparaissent ses insupportables malaises.-Je vous rembourse! dit Jo sèchement.Je fais le chèque à quel nom?Bruno s'affole et fusille sa femme du regard.Elle se lève et s'appftM ht de Jo, contrite comme une couven-tinc qui vient de commettre son pi i mier péché mortel.-Nous ne voulons pas d'urgent, monsieur Di Mambio, nous voulons seulement la guéi ison de Bruno.Voua comprenez -Je fais le chèque a \\otre nom ou à celui de Monsieur?dcmande-t-il comme s'il n'avait rien entendu.-S'il vous plaît, monsieur Di Mambro.Jo prend une bouffée d'air qu'il garde un long, très long moment avant d'expirer bruyamment pour bien indiquer que l'on vient de pousser sa patience à la limite.-D'accord, dit-il en fourrant son chéquier dans le tiroir.Rendez-vous cette nuit dans le sanctuaire! Il se lève et sort en laissant la porte ouverte.Si Bruno pouvait étouffer sa femme sur-le-champ pour lui faire expier sa faute, il le ferait volontiers.Il n'est pas près de lui pardonner d'avoir humilié les deux seules personnes au monde t apables d'avoir raison de son cancer.Toutes les capes dorées présentes à Plan-les-Ouates.y compris Élie.assistent à cette c éicmonic dont Bruno espère sortir guéri encore une fois.Brandissant sa grande épée à deux mains, Jo trace un cercle de protection au-dessus de l'assemblée.Bruno et Rose-Marie sont restés à l'écart comme on le leur a demande-.le doute et les soupçons de Rose-Marie risquent fort d'avoir indisposé les entités -Cette nuit, dit Jo.notre cérémonie doit juguler les vihrations négatives d'une personne qui a perdu confiance en nous malgré que son mari ait déjà largement profité de nos énergies.Rose-Marie veut mourir de honte.-Nous le savons, poursuit Jo.les forces du mal sont de plus en plus agressives.Mais grâce à nous, rien, rien ne retiendra l'accomplissement de la justice céleste.Un coup de tonnerre souligne ses paroles et une musique insoutenable et dissonante envahit le sanctuaire.Bruno est inquiet: la musique ne ressemble pas du tout aux lamentations entendues la première fois loin en s'ac< roi bam au bras de sa femme poui ne pas être pris de vertige, il ferme les veux al in d'être encore plus sensible aux vibration» positives.Dr sa voix loin- qui se répercute* en écho comme si elle avait été d'abord enregistrée, Jo reprend son oraison.-Toi, Jacques de Molay, grand maître de l'Ordre, qui fut si scandaleusement renié par le concile de Clément V, apporte-nous ton secours et délivre-nous des hypocrisies de ce monde.Une porte-miroir glisse sur ses gonds et Jacques de Molay lui-même apparaît vêtu de son armure de templier.Il est dans tous ses états et ses yeux terrifiants lancent des éclairs en direction des Kleist.Élie n'en peut plus.Il s'esquive sans que personne ne le remarque et pénètre dans la petite salle de ront 1 eMe adjacente où il surprend Toni en plein travail.Assis à la console devant un miroir sans tain qui lui permet de voir tout ce qui se passe dans l'autre pièce sans être vu.il règle les éclairages, la musique, les bruits, les effets, les apparitions, enfin tout le spectacle.-Ah! c'est toi le faiseur de miracles, s'écrie Élie.Je m'en doutais aussi.-Fous le camp, Élie! lui ordonne Toni, contrarié par cette irruption inattendue.Elie aperçoit Jacques de Molay, debout sur un tabouret, grimaçant devant un écran semi-transparent.Il pouffe de rire en reconnaissant sa belle-mère, Jocclyne, sous cette armure de fer-blanc.-Va-t'en! dit-elle.Va-l'en tout de suite! -Vous n'êtes que des imposteurs! cric Élie à tue-tête.-C'est faux, Élie, dit locelyne en se débarrassant de son casque.Nous ne- taisons que reproduire les visions de ton père. Prière à Oklahoma City Au lendemain de la condamnation à mort de Timothy McVeigh, un citoyen d'Oklahoma City, Bill Gilbert, a fait une prière dans la chapelle située en face du lieu de l'attentat qui avait fait 168 morts en 1995.L'homme y vient chaque samedi et chaque dimanche prier pour les victimes du pire acte de terrorisme de l'histoire des États-Unis.Le Texas enquête sur plusieurs cas de maladie de Creutzfeldt-Jakob Agence France-Presse DALLAS Les autorités du Texas enquêtent sur le fait qu'un nombre anormal de cas de maladie de Creutzfeldt-Jakob ( MCJ ), une encéphalopa-thie spongiforme humaine similaire à celle de la vache folle pour les bovins, ont été enregistrés depuis avril dernier dans le nord-est de l'État.Cinq cas de la maladie ont été détectés en près de trois mois dans cette zone alors qu'une région corri-portant ce nombre d'habitants ne fournit en général qu'un ou deux cas par an.« II n'existe pas encore assez de données pour déterminer s'il y a une raison » à ce nombre anormal, a indiqué Julie Rawlings, du département de la Santé, à Austin.« Je ne peux pas encore tirer de conclusions », a-t-elle ajouté.Des études scientifiques ont révélé en Europe un « lien possible » entre la maladie de la vache folle, ou encéphalopathie spongiforme bovine ( ESB ), et la MCJ.L'administration américaine a récemment décidé l'interdiction des protéines animales provenant de mammifères autres que le porc et le cheval pour l'alimentation du bétail aux États-Unis, afin d'éviter une éventuelle contamination du cheptel par la maladie de la vache folle.Elle avait alors rappelé qu'« aucun cas de maladie de la vache folle n'a jamais été enregistre aux États-Unis ».Mme Rawlings a souligné que les cinq Texans morts de la maladie de Creutzfeldt-Jakob ne semblaient pas avoir été atteint de la même forme de l'affection que les victimes britanniques, dont la maladie avait été liée à l'ESB.Un porte-parole du département de l'Agriculture a indiqué pour sa part que tous les bovins donnant des signes d'une maladie atteignant le cerveau étaient retirés de la vente et que la viande de boeuf britannique n'entrait plus aux États-Unis depuis les années 1980.« Shopping » virtuel dans une vraie boutique Agence France-Presse SANTA MONICA Un magasin qui se veut « le plus grand petit magasin » au monde propose à ses clients cinq millions de produits sur une rue piétonne de Santa Monica.Le Virtual Empo-rium est le premier établissement à associer vente tradiiionnelle de détail et commerce informatique.Comme une boutique classique, dont il a l'apparence, ce magasin est divisé en dix rayons, vêtements, alimentation, appareils ménagers, etc.et présente quelques réels produits.Mais ses vendeurs sont dès « spécialistes virtuels » qui aident le néophyte à faire ses courses sur le réseau informatique Internet.Pour le fondateur du Virtual Em-porium, Tuck Rickards, homme d'affaires enthousiaste de 34 ans, le commerce en ligne est l'équivalent moderne de la vente par correspondance.Et comme pour la vente par w>rrespondance, il pense que les sociétés couronnées de succès sont celles qui offriront à leurs clients « à la fois un catalogue et une présence physique » dans un magasin.Trente écrans d'ordinateurs reliés au site Internet Virtual Empo-rium permettent d'acheter, parmi d'autres produits, une voiture, un disque, des fleurs, un billet d'avion, un livre, du vin, des pâtés français ou des lunettes de soleil.Le client confie à l'ordinateur un numéro de carte de crédit cl s^n achat lui est envoyé par la poste.Le premier Virtual Emporium avait ouvert ses portes en novembre dernier à Santa Monica, banlieue de Los Angeles.Un deuxième a été inauguré à New York à la fin du mois de mai et la création d'un troisième à Londres est à l'étude.En outre, des mini-boutiques doivent ouvrir cette année à San Francisco et à Boston et la société vient de conclure un accord avec Cybersmith, chaîne de cafés virtuels.Les consommateurs auront accès au site Internet et pourront ainsi faire leur « shopping » virtuel en dégustant un réel espresso.Selon Tuck Rickards, son magasin de Santa Monica accueille quelque 10 000 clients par mois, surtout le soir et les week-ends.Sur le reseau Internet, le Virtual Emporium reçoit 100 000 consultations par jour.* En novembre, le site offrait 80 « magasins » différents, aujourd'hui, il en propose 190.De$ traductions en allemand, en français et en japonais sont prévues pour l'automne.Le commerce en ligne en eft encore à ses balbutiements, mais ses promoteurs tablent sur une expansion rapide.Selon une firme de rechercha spécialisée sur l'Interne!.Robertson, Stephens and Cie, le nombre d'Américains taisant leurs courses sur l'Internet devrait passei de 345 000 en 1995 à plus de 5 millions en l'an 2000.à "]
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