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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Plus
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1997-06-21, Collections de BAnQ.

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[" B Montréal, samedi 21 juin 1997 EDITORIAL / OPINIONS / POLITIQUE Maurice Pinard persiste et signe Le sociologue ausculte les électeurs québécois depuis près de 40 ans André Pratte n 1959, un étudiant se joint au Groupe de recherche sociale, un regroupement de jeunes universitaires qui mène, pour le compte des libéraux de Jean Lesage, le premier sondage électoral proprement québécois.« Sur la base de nos données, on leur a dit qu'ils avaient des chances de remporter les prochaines élections, ce que pas grand monde leur donnait à cette époque-là », se rappelle aujourd'hui cet étudiant, un dénommé.Maurice Pinard.Pionnier de la sociologie électorale au Québec, Maurice Pinard prendra sa retraite en août prochain après 34 ans d'enseignement à l'Université McGill.Une retraite bien relative.« Je vais laisser tomber tout ce qui ne m'ennuie \u2014 l'en-seignemen*, les tâches administratives \u2014 pour me consacrer à ce que j'aime faire, la recherche », a expliqué M.Pinard lors d'une interview accordée à La Presse.« Maurice Pinard était déjà une sommité quand j'ai commencé à la fin des années 1960, raconte le vice-président de CROP, Claude Gauthier.La première fois que je l'ai Rencontré, j'étais très impressionné.» Cet automne, Maurice Pinard publiera, avec Robert Bemier et son vieux complice Vincent Le-mieux.Un combat inachevé, un bilan de l'évolution du mouvement indépendantiste québécois depuis 79600).Un ouvrage qui deviendra sans doute incontournable, comme le sont devenus plusieurs de ses travaux des 25 dernières années, à commencer par sa thèse de doctorat, The Riseofa Third Party, une étude de la montée du Crédit social au Canada au début des années 60.m C'est un grand livre, non seulement pour le Canada, mais de toute la sociologie électorale, affirme le professeur André Biais, politologue à l'Université de Montréal.Pinard n'a pas seulement tenté d'expliquer le phénomène du Crédit social, il a voulu élaborer une théorie, comparer ce qui se passait ici à d'autres cas d'émergence de tiers partis et de mouvements sociaux.» Sociologue de formation, mais politologue par goût \u2014 « Les gens me cherchent souvent au département de sciences politiques », rigole-t-il en nous conduisant à son bureau au département de sociologie\u2014 Maurice Pinard s'est démarqué par son utilisation originale des sondages.« Il employait des données contextuelles en plus des chiffres, et était très imaginatif dans l'utilisation des «Il employait des données contextuelles en plus des chiffres, et était très imaginatif dans l'utilisation des données.» PHOTO ROBERT SKINNER.Lt Presse Maurice Pinard reste un pionnier qui, avant quiconque, a su mesurer toute l'ambiguïté, toute la complexité de l'âme politique québécoise.Mesurer pour mieux comprendre.données », dit M.Biais.Auscultant les électeurs québécois bien au-delà de leurs intentions de vote.Pinard a démontré que l'élection du Parti québécois en 1976 ne résultait pas d'une hausse importante des appuis à l'indépendance du Québec, mais plutôt d'un concours de circonstances.« En termes de votes, écrivait-il dans la Revue canadienne de sciences politiques en 1978, le PQ a enregistré une des plus faibles victoires au Québec depuis la Confédération.Cela s'explique par le rejet et la crainte de l'option indépendantiste dans de vastes segments de l'électorat.» « Cet article est une espèce de petit classique », souligne l'expert en sondages Richard Nadeau, de l'Université de Montréal.Un sondage marquant Dans le petit monde politique québécois, le nom de Maurice Pinard ( et celui de son collègue Richard Hamilton ) est surtout associé à l'enquête la plus marquante de l'histoire des sondages électoraux chez nous, celle qui fut publiée dans Le Devoir et Le Soleil à quatre jours du référendum de 1980.Alors que plusieurs sondages prévoyaient un résultat serré.Pinard et Hamilton annonçaient une nette victoire du NON.L'élément le plus original de leur travail consistait en une analyse des caractéristiques des électeurs indécis et discrets.« Plusieurs de nos données indiquent, écrivirent-ils, que les francophones qui demeurent discrets ressemblent davantage aux tenants du NON qu'aux tenants du OUI.» On faisait donc erreur en supposant que ces discrets se départageraient dans les mêmes proportions que les électeurs qui dévoilaient leurs intentions.Pinard et Hamilton Maurice Pinard (à gauche) et son collègue Richard Hamilton, en 1973.Leur sondage publié à quatre jours du référendum de 1980 annonçait une nette victoire du NON.y allaient alors de quelques scénarios, dont l'un voulant que sept discrets sur dix voteraient pour le NON.Ce qui donnait un score final de 60 % au NON et de 40 % au OUI.Cette hypothèse allait tomber pile : le 20 mai 1980, les Québécois rejetaient la souveraineté-association proposée par René Lévesque par 60 % contre 40 % ! « Ce sondage, estime Richard Nadeau, est remarquable par le type de questions posées.Alors que la plupart des sondeurs tentaient simplement de prédire le résultat.Pinard cherchait à comprendre le comportement des électeurs.» le en Fédéraliste depuis toujours À compter de cette époque professeur Pinard est de plus plus associé au camp fédéraliste.Dès après l'élection du PQ en 1976, il devint consultant pour le Centre d'information sur l'unité canadienne, un organisme fédéral.En 1980, il effectuera certains travaux pour le Conseil pour l'unité canadienne, un mouvement de pression pour lequel il oeuvrera à nouveau à la veille du référendum de 1995.Cet engagement partisan a quelque peu entaché sa gloire : « Ce n'est pas incompatible, estime André Biais, mais c'est très difficile de donner l'impression qu'on est rigoureux quand on s'engage politiquement.Ce n'est pas particulier à M.Pinard, c'est vrai aussi de ceux qui se sont engagés du côté du OUI.» « Il a toujours été fédéraliste », dit le politologue Vincent Lemieux, de l'Université Laval, qui nous renvoie à un texte publié dans le Cité Libre de mai 1964.Une sorte de manifeste rationaliste intitulé Pour une politique fonctionnelle, que signait Pinard avec, entre autres, Marc La-londe et Pierre Elliott-Trudeau.« Nous rejetons le concept de l'État-nation comme dépassé », écrivaient-ils.Ou encore : « Le séparatisme québécois nous apparaît non seulement comme une perte de temps, mais comme un recul.» Et puis, cette phrase étonnante, qui aurait pu être écrite au lendemain des élections du 2 juin dernier : « Au plan canadien, le pays se cherche une raison d'être.La primauté accordée aux intérêts régionaux et l'absence de leadership au niveau du gouvernement central risquent d'entraîner la dislocation définitive de l'État fédéral.» En interview, Maurice Pinard fait mine de s'étonner qu'on le classe aussi résolument dans le camp fédéraliste.« C'est seulement dans les derniers chapitres de ce livre-ci que je laisse poindre mes opinions.Mes étudiants à McGill concluent toujours à la fin de mes cours que je suis indépendantiste, parce que je leur parle des griefs des francophones.» Puis il passe à l'attaque, un peu méchamment convient-il : « Moi, ce ne sont pas les convictions d'une personne que je regarde, c'est la qualité de ses travaux.Les gens que ça affectaient, c'était surtout des partisans de l'autre côté, des gens qui n'ont pas laissé de marques très profondes sur les sciences sociales.Personnellement, mon groupe de référence, c'était la sociologie nord-américaine.J'ai publié énormément aux États-Unis, et les petits jabs que je pouvais recevoir au Québec, ça me laissait pas mal indifférent.» Ses convictions fédéralistes l'ont peut-être amené, conclut pour sa part Richard Nadeau, « à faire des découvertes que les universitaires souverainistes ne voulaient pas faire ressortir ».Quoiqu'il en soit, Maurice Pinard reste un pionnier qui, avant quiconque, a su mesurer toute l'ambiguité, toute la complexité de l'âme politique québécoise.Mesurer pour mieux comprendre.À titre d'exemple, ce qu'il dit de la société distincte : « Ce qui est crucial dans la 'reconnaissance du Québec comme société distincte', ce n'est pas l'expression 'société distincte', mais le mot 'reconnaissance'.Les Québécois francophones veulent être reconnus comme égaux.C'est la source principale de leurs griefs.Tant que ce problème de statut ne sera pas réglé, les griefs des Québécois vont se maintenir et nourrir le nationalisme.» (l) Aux Prises Je l'Université du Québec.L'effet Bouchard, la version Pinard Les familiers des travaux de Maurice Pinard retrouveront dans son dernier ouvrage.Un combat inachevé, écrit en collaboration avec Vincent Lemieux et Robert Bernier, les lignes de force de sa démarche des 40 dernières années : l'effort théorique, le constat d'une certaine confusion chez l'électeur québécois, une analyse fine des facteurs psycho-sociaux sous-tendant notre nationalisme, la conviction (appuyée sur de solides fondations chiffrées) qu'une majorité des citoyens ne souhaitent pas l'indépendance.¦ Encore du Pinard ! » diront cejtalni en rejetant tout cela du revers de la main.« Il y a quelques chapitres remarquables, affirme cependant Vincent Lemieux.Son analyse du référendum de 1995, il n'y a rien de comparable qui a eu fait.» Ayant eu accès a plusieurs sondages^ confidentiels, notamment ceux qui ont été faits par CREA-TEC pour le camp du NON, le professeur Pinard dispose en effet d'une masse de données inégalée.Il en profite pour contrer une idée reçue voulant qu'il n'y ait pas vraiment eu d'« effet Bouchard » durant la campagne, que la remontée du OUI était amorcée avant même la nomination de M.Bouchard comme « négociateur en chef » : « Les chercheurs qui disent cela n'ont pas eu les sondages CREA-TEC, ni les sondages SOM faits pour des clients privés.Ils s'appuient entre autres sur les sondages Léger 6- Léger, qui étaient a côté de la track.» Parmi les données inédites dénichées dans les enquêtes du Comité du NON, on remarque celle-ci : entre 15 et 20% des électeurs indiquaient que l'arrivée à Pavant-scè- ne du chef du Bloc québécois les incitait à vouloir voter OUI.L'affaire Parizeau D'autres chiffres tirés par le professeur Pinard des sondages CREATEC, viennent fournir un éclairage particulier sur la récente n affaire Parizeau » : à la veille du vote, seulement 46 % des électeurs comprenaient qu'en cas de OUI, le Québec deviendrait un pays indépendant même en cas d'échec des négociations avec le Canada.Dix-sept pour cent ( 17 % ) étaient convaincus que l'indépendance ne surviendrait qu'en cas de réussite des pourparlers, tandis que 2i °.» croyaient que de toute façon, le Québec demeurerai! une province du Canada.« Il y a seulement une bonne réponse à cette question la si on lit le programme du PQ, souligne M.Pinard.Ça devrait être 100 % qui disent que le Québec deviendrait souverain ( peu importe l'issue des négociations ).\u2014 Comment est-il possible qu'après 40 ans de débat là-dessiis 23 % des gens ne savent toujours pas qu'un OUI au référendum signifie que le Québec ne sera plus une province ?\u2014 C'est un peu incroyable ! Et en même temps, si vous êtes sociologue, ce n'est pas étonnant.Comme le disait un collègue américain, le monde est plein de cktxmk fafcw-nothiny ( « ignorants chroniques » ).Et le Parti québécois a intérêt a ne pas informer ce monde-là.» Encore du Pinard ?Oui, et du bon. B2 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 21 JUIN 1997 Editorial La Presse André Desmarais président du conseil d'administration Roger D.Landry président et LDITliUR Claude Masson éditeur adjoint Marcel Desjardins directeur de l'information Alain Dubuc éditorialiste en ch1 i défi Frédéric Wagnière La croisade des Expos pour construire un stade au centre-ville est partie du bon pied.Leur président, Claude Brochu, a exclu d'emblée, hier, toutes les formules de financement « qui font appel aux subventions directes provenant des fonds publics ».Voilà qui rassurera le premier ministre Lucien Bouchard et tous les contribuables.-1 mwn \u2014iim.C'est aussi une façon de dire que l'avenir du baseball majeur à Montréal sera décidé par le milieu des affaires et non par les gouvernements.M.Brochu dit que le départ des Expos de Montréal serait une catastrophe pour Montréal.On peut le croire ou non, mais ceux qui sont les mieux placés pour trancher sont ceux qui ont investi des milliards dans l'économie de Montréal et qui seraient les premiers à pâtir de son déclin.Les Expos constituent une équipe Cendrillon.Avant-derniers, au titre de la rémunération des joueurs, ils sont au troisième rang pour les victoires au cours des cinq dernières années.Le talent et la bonne gestion y sont pour beaucoup, mais il y a aussi un élément de chance.Il suffirait que les Expos deviennent une équipe médiocre pour qu'ils n'aient plus les moyens de sortir du trou.Or, beaucoup d'équipes ont construit un nouveau stade ou vont le faire prochainement, ce qui entraîne toujours une forte hausse des revenus disponibles pour le salaire des joueurs.Selon M.Brochu, les Expos doivent suivre le mouvement pour se mettre à l'abri d'un mauvais coup du sort.C'est ce genre de raisonnement qui motive toutes les équipes à déménager, comme le Canadien et les Bruins, au hockey, même si leurs anciennes installations avaient fait leurs preuves.La motivation est encore plus forte dans le cas du Stade olympique, qui n'a jamais fait ses preuves, surtout depuis qu'on l'a couvert pour en faire une caverne inhospitalière.Le choix n'est donc pas entre le Stade olympique et un stade au centre-ville, mais entre un stade au centre-ville et pas de baseball majeur à Montréal.Le fait qu'on n'a pas fini de payer pour le Stade olympique semble gêner le premier ministre Bouchard dans ses réflexions au sujet des Expos.Mais c'est un faux problème car, d'une façon comme de l'autre, l'équipe ne restera pas au Stade pour aider à effacer la dette.Soit dit en passant, la situation des Expos ne serait pas aussi inconfortable, aujourd'hui, si le club n'avait jamais évolué dans l'ombre de cet éléphant blanc.La prochaine étape sera la vente de billets de saison et de loges, soit quelque 80 millions sur les 250 millions que coûterait le nouveau stade, et l'exploration de tous les autres moyens de financement.En toute logique, les Expos s'adresseront surtout au milieu des affaires, car ce sont les gens d'affaires qui peuvent juger si le projet tient debout.M.Brochu insiste beaucoup sur les retombées économiques du nouveau stade pour l'économie de Montréal et du Québec.Son argument le plus intéressant et le plus difficile à vérifier porte sur l'effet tonifiant qu'il aurait sur le centre-ville.Le dépérissement du centre-ville est la hantise de toutes les grandes villes d'Amérique du Nord et la construction d'un petit stade accueillant constituerait un moyen d'inverser cette tendance.Si cette théorie est effectivement vraie, toutes les entreprises et les commerces qui font des affaires à Montréal et qui y payent des taxes ont un intérêt à ce qu'un nouveau stade aide à relancer l'économie.Ils devraient normalement écouter le message de M.Brochu et participer au projet.Les Expos pourraient alors solliciter la collaboration de la Ville et du Québec sur une base financière saine, tant pour les contribuables que pour l'avenir de l'équipe.M.Brochu s'est donné un an pour trouver le moyen de linancer le nouveau stade.C'est un an pour que Montréal manifeste sa confiance dans son avenir de grande métropole nord-américaine.Un géant ! Robert La Palme avait un sens de l'humour qui n'épargnait personne.Y inclus lui-même dont il raillait volontiers la petite taille en disant se gondoler à l'idée de s'être déjà trouvé beau.Malgré cette particularité physique \u2014 et peut-être, jusqu'à un certain point, à cause d'elle\u2014 La Palme mérite cependant une place de choix dans la galerie des grandes figures qui ont façonné le Québec de la Révolution tranquille.Dépassant le coup de crayon dévastateur qui, selon les hasards de l'actualité, déclenche un éclat de rire éphémère, il aura aussi été un observateur éclairé et un critique souvent féroce des tra-\\crs d'une société qui avait à apprendre à se remettre en question.h Signée La Palme, une caricature n'était jamais simplement un de ces dessins amusants dont on se contente de rire.Elle devenait à elle seule un éditorial qui était souvent plus percutant que bien des savantes analyses.À ce chapitre, par son talent, son audace et son action, ici et à l'étranger, pour la valorisation de cette facette du journalisme, il aura ouvert la voie aux Normand Hudon, Berthio, Girerd, Chapleau et à tous ceux qui ont pris la relève.Par plusieurs autres de ses réalisations .i Expo 67, au Salon international de la caricature de Montréal ou même dans certains lieux publics, comme le métro, il a également manifesta son souci permanent de tendre cette forme d'art accessible au plus grand nombre.A ces divers titres, il mérite aujourd'hui la gratitude de tous les Québécois et plus particulièrement celle des lecteurs et des artisans de La Presse, ou il a publie plusieurs de ses caricatures.Un hommage auquel se joint son président ei éditeur, Roger D.Landry.Avec son goût du paradoxe, il apprécierait sûrement qu'en lui disant adieu on a l'impression de s'incliner devant un géant.Pierre Gravel ¦ t riRorrs r£sekvës .i s.\u2022 * l'homme et la f onction Le premier ministre Lucien Bouchard n'a pas l'intention de renouveler le mandat de Me Daniel Jacoby, protecteur du citoyen depuis bientôt dix ans.Cette décision a provoqué un torrent de commentaires outrés, parce que Québec s'attaque ainsi au chien de garde des intérêts des citoyens.Cette indignation, aussi simpliste que prévisible, procède d'une confusion entre l'homme et la fonction.».Il ne fait aucun doute que la société a besoin d'un protecteur indépendant du pouvoir face aux abus d'un État arrogant, surtout en période de désengagement où règne souvent l'arbitraire.Si le poste est essentiel, cela ne veut pas dire que son détenteur est intouchable.Le caractère sacré de l'institution n'implique pas que le protecteur soit inamovi-Alain ^le, surtout au bout de dix ans.Dubuc il faut aussi se demander si Me Ja- coby est celui qui est le plus à même de jouer ce rôle avec efficacité.Au fil des ans, sa carrière a en effet connu d'importants glissements.Le premier porte sur son comportement : on a pu déceler chez lui une recherche croissante de l'attention médiatique, en particulier dans le choix des causes « hot », dans l'abus de formules-chocs et dans le culte de sa propre personne, par exemple dans sa difficulté à supporter la critique.Mais ce qui est bien plus troublant, c'est l'élargissement implicite que Me Jacoby a donné à son mandai, en interprétant sa mission de défendre les citoyens comme une mission de s'opposer à une redéfinition de l'État.Le protecteur est devenu un idéologue d'une façon qui semble incompatible avec la réserve et le recul qu'exige sa fonction.Me Jacoby est en effet un pourfendeur de ce qu'il appelle le neolibéralisme.« Il ne faut pas que le vent néolibéral arrache tout sur son passage », a-t-il déjà déclaré.Une conviction qui l'a amené à décrire comme « immorales » les réductions des prestations de l'aide sociale, à accuser l'État de « battre les pauvres ».Sa doctrine l'a aussi porté à s'opposer aux subventions aux grosses compagnies, « car elles n'ont pas de morale et elles disparaissent après quelques années pour aller s'établir ailleurs ».Les idées de Me Jacoby ne sont pas des valeurs univer- -selles.Le message qu'elles sous-tendent est que la justice-sociale n'est possible qu'avec un seul modèle, celui de-l'État-providence des années 70.* En soi, le fait que M.Jacoby ait des convictions est tout ; à fait louable, même si l'on peut déplorer leur caractère ; primaire et les élans démagogiques avec lesquelles elles -sont exprimées.Mais il y a des tribunes pour cela, pat-exemple une assemblée du NPD.Par ses croisades.Me Jaf -coby s'est d'une certaine façon mis en situation de conflit d'intérêts, car il était difficile de savoir s'il défendait les citoyens ou s'il se servait plutôt de sa fonction pour défendre ses idées personnelles.Oui, le Québec a besoin d'un protecteur du citoyen qui soit fort et indépendant.Mais il n'est pas nécessaire pour cela d'être un idéologue et un démagogue comme le fut trop souvent Daniel Jacoby.LA PRESSE ET VOUS La Presse sera de tous les festivals « Vive les vacances.Au diable les pénitences.Mettons l'école en feu.Pis les profs dans l'milieu.» Pour plusieurs générations d'élèves, ce refrain vieux comme le monde a été fredonné des milliers de fois.C'était le signal de la fin des clisses.Hier encore, une autre année scolaire a pris fin.C'est maintenant le véritable été qui débute.À La Presse aussi, l'été commence.Plus que jamais, notre journal est associé à tout ce qui bouge à Montréal durant la saison estivale.Après avoir « couvert » le Festival de Cannes, le Festival de théâtre des Amériques, le Festival du cinéma et des nouveaux médias et le Rockfest Mol-son, La Presse entreprend sa couverture exhaustive, détaillée, réputée des quatre grands festivals de Montréal : le Festival international de jazz ( 26 juin au 6 juillet ), le Festival Juste pour rire ( 17 au 27 juillet ), les FrancoFolies ( 31 juillet au 9 août ) et le Festival des filins du monde (21 août au 1er septembre ).Dans cette édition, nos lectrices et nos lecteurs trouveront, en plus de nos cahiers culturels habituels, un cahier spécial sur le Festival de jazz.Nos chroniqueurs ont conçu trois parcours à l'intention des festivaliers : jazz, jazz-pop et spectacles gratuits dans la rue et ils ont interviewé un artiste important qui correspond à chacun de ces parcours.Pendant tout l'été, nos lecteurs seront invités à consulter nos pages consacrées tour à tour à chacun des quatre grands festivals de l'été : interviews, critiques de spectacles, nouvelles, papiers d'ambiance, choix de nos chroniqueurs, horaires quotidiens, bref tout ce qu'il but savoir pour profiter pleinement de l'été culturel à Montréal.Hors la métropole, La Presse sera évidemment présente au Festival interna- tional de Lanaudière, qui offre une programmation tout à fait exceptionnelle pour son 20e anniversaire.Et il ne faut surtout pas manquer le Festival international d'été de Québec.Notre journal renseignera également ses lecteurs sur une multitude d'autres festivals de la région de Montréal et ailleurs au Que-bec, dans son cahier SORTIR du jeudi dont l'agenda sera exclusivement consacré aux festivals.Montréal a beau être devenue « la ville des festivals », cette tradition est solidement implantée depuis des siècles en Europe.La Presse innovera, cet été, en publiant, chaque samedi à compter d'aujourd'hui, dans son cahier des Arts et spectacles, un article de fond sur une dizaine des plus grands festivals à travers le monde, en collaboration avec World Media, un regroupement de quotidiens de 25 pays dont La Presse est l'unique membre au Canada.De la très bonne matière à lire.De plus, notre quotidien sera présent au Festival de théâtre d'Avignon, où le Québécois Denis Marleau aura le grand honneur de signer la mise en scène du spectacle d'ouverture dans la Cour du Palais des Papes.Évidemment, La Presse consacre une fois de plus bon nombre d'articles aux théâtres d'été, un peu partout au Québec, ainsi qu'à plusieurs autres événements artistiques.Le cahier Livres du dimanche proposera en outre chaque semaine un article de fond sur la biographie d'une personnalité publiée récemment.Voila de la bonne lecture \u2014et des surprises\u2014 pour les boulimiques de culture que sont les lectrices et les licteurs de La Presse.Merci à Alain DeRe-pentigny, adjoint au directeur de l'in-lonn.itioil ; h Daniel Lemay et Jocelyne Lepage, chefs de division* et à Mario Roy, responsable du cahier Livres, qui ont planifié cet été culturel abondant.Si, sur le plan de l'information, le programme de couverture est fort chargé, le Service de la promotion de La Presse, dirigé par Christiane Dubé et la gérante de la promotion Line Renaud, vous offre également une présence à tout ce qui vibrera à Montréal, cet été, tant dans les rues et sur les places extérieures qu'à l'intérieur des salles.Ainsi, La Presse est associée aux feux d'artifice de l'International Benson fir Hedges, à la Ronde ; au Mondial de la bière, au V»eux-Port ; aux Bouquinistes du Saint-Laurent, à Boucherville et ensuite dans le Vieux-Port de Montréal i au Festival international de Jazz de Montréal ; aux Concerts d'été de l'Orchestre Symphonique de Montréal, à l'église Notre-Dame, au parc Ahuntsic le 11 juillet et au parc de la Commune, à Varennes, le 15 juillet ; au Festival international de musique de Lanaudière ; au Festival Juste pour rire ; aux Franco-Jolies de Montréal; au Festival des films du monde.Voilà pour les événements extérieurs.# Mais il se passe aussi quantité d'activités à l'intérieur des salles auxquelles La Presse est également étroitement associée : l'exposition Je vous entetnls chanter, au Musée Juste pour rire ; l'exposition Aislin & Chiipleau, au musée McCord ; les expositions Exiles et émigrés et Astérix, ati Musée des !>eaux-arts; la Journée des autographes aux Expos de Montréal, chaque dimanche de l'été où il y a des matchs à domicile j Talk îhow, au Monument-National ; les Classiques de Broadway avec 42nd Street et The Kina ami /, a la salle Wilfrid-Pel-letier de la Place des Arts; le Théâtre du Rideau Vert avec la pièce Art.Voila un quotidien plus engage que jamais dans s.i communauté.Bon été ! Bonnes festivîtes ! Bonne Saint-Jean ! Claude MASSON Éditeur adjoint LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 21 JUIN 1997 B 3 La Chantai Hébert du bureau de La Presse OTTAWA Quand je me regarde, je me désole, mais quand je me compare, je me console, a dû avoir envie de se dire Jean Chrétien à l'occasion du premier tour de table des leaders des principales puissances industrialisées réunis pour leur sommet annuel, ce week-end, à Denver.Le fait est que Tannée qui vient de s'écouler a malmené les dirigeants politiques du G 7 et changé la composition de la table des pays riches.En Grande-Bretagne, le conservateur John Major n'a tdut simplement pas survécu au test des élections générales.En conséquence de quoi le travailliste Tony Blair fait son entrée sur la scène internationale.En France, le président Jacques Chirac est obligé de partager son pouvoir avec une gauche avec laquelle il entame de force une longue période de cohabitation.En Allemagne, le chancelier Helmut Kohi est aux prises avec un jeu de corde raide politique périlleux.À Washington, le président démocrate Bill Clinton doit toujours composer avec un Congrès majoritairement républicain.À l'échelle des misères politiques, toute étriquée qu'elle puisse paraître, la mince vie- récupérée, la g toire qu'il a remportée, le 2 juin, a quand même laissé le premier ministre canadien en meilleure posture que la plupart de ses vis-à-vis de Denver.Jean Chrétien a techniquement aujourd'hui les coudées plus franches pour gouverner que les autres survivants des récentes années d'austérité gouvernementale.Cela tient davantage à la nature du régime parlementaire, qui a tendance à exagérer les victoires et les défaites, qu'à la bonne tenue électorale des troupes de Jean Chrétien.La réélection du président Clinton, par exemple, a été nettement plus glorieuse que celle du premier ministre canadien.Alors que M.Chrétien a perdu du terrain sur presque tous les fronts, Bill Clinton en avait repris, globalement, aux républicains.Parti de haut, le premier a chuté du début à la fin de sa campagne tandis que le second a remonté une longue pente.Mais pour ce qui est des résultats, la situation relative du premier ministre canadien a de quoi susciter l'envie de ses collègues.Jean En apparence, au-delà des performances individuelles, s'il y avait un fil conducteur entre tous ces résultats, ce serait celui d'un net recul de la droite.Après tout, en Grande-Bretagne, les électeurs ont rompu avec l'ère Thatcher en renouant de façon convaincante avec le Parti travailliste.En France, la gauche tient la présidence en garde à vue.Aux États-Unis, les prescriptions républicaines n'ont pas porté chance à l'aspirant-président Bob Dole et ont fait reculer ses coéquipiers au Congrès.Bill Clinton Au Canada, ni les conservateurs ni les réformistes n'ont soulevé de grandes passions avec des programmes du même ordre.Pour l'essentiel, les pertes encaissées par le PLC, le 2 juin, résultent d'un affaissement de leurs appuis au profit du NPD, ce qui a permis à cette formation de réaliser de modestes percées, ou encore aux conservateurs de profiter de l'affaiblissement libéral.Mais, dans les faits, la droite a-t-elle été autant rejetée que récupérée ?Au bout du compte, nulle part les électeurs ne se sont-ils jetés à corps perdus dans les bras d'une gauche traditionnelle.Même en France, la population savait en votant pour la gauche que le pouvoir du premier ministre Lionel Jospin serait considérablement dilué par la présence d'un président de droite.Entre-temps, en Grande-Bretagne, aux États-Unis et au Canada, le succès des gagnants tient carrément davantage à leur capacité d'avoir recentré la gauche que de l'avoir ressuscitée.Aux États-Unis, Bill Clinton a réduit l'aide sociale et appliqué des recettes dont seule la droite au-rait revendiqué la paternité, il y a à peine dix ans.En Grande-Bretagne, Tony Blair a repensé de haut en bas le Parti travailliste.Comme l'ont démontré les délibérations de l'Union européenne, cette semaine, la version revue et corrigée de la gauche britannique a désormais des liens de parenté pour le moins lointains avec celle, de Jacques Chirac enlisée souche, du Français Jospin.Ces deux partis soi-disant de gauche se ressemblent aujourd'hui autant que le NPD et le Parti libérai du Canada.r Ici, il ne se trouve plus, d'un bout à l'autre du pays, un seul gouvernement provincial qui utiliseraient les prescriptions proposas, au cours de la récente campagne, par le NFD fédéral.Aux élections du 2 juin, ces solutions ont été récompensées par une baisse marquée des appuis de la formation socialiste, qui s'est retrouvée, à 11 %., repousaée presque à mi-chemin de sa barre historique traditionnelle.En Saskatchewan, en Colombie-Britannique et au Québec, trois provinces où les partis au pouvoir ont des racines social-démocrates, un observateur ignorant de leurs traditions respectives ne discernerait pas\"nécessairement à l'oeil nu de grandes distinctions entre le mode de gestion en vogue et celui d'autres provinces réputées pour leur penchant vers la droite.Aux dernières élections générales au Canada, quatre électeurs sur dix ont donné leur vote à des formations qui défendaient des programmes plus à droite que jamais aupara-vant dans l'histoire du Canada.La même proportion a opté pour un PLC devenu nettement plus conservateur sous Jean Chrétien.Rien de surprenant, dans les circonstances,,à ce que le gouvernement réélu maintienne le cap budgétaire.Les Clinton, Chirac et Élair ne font pas différemment.Pendant que, dans les pays industrialisés, une droite souvent de plus en plus entreprenante continue de récolter des succès d'estime en influençant le discours du pouvoir, la gauche dans sa forme pure et dure s'étiole sur les lauriers de ses pseudo-victoires.Le petit Saint-Jean-Baptiste et son mouton, lors d'un défilé traditionnel datant d'avant les années 50.Une Fete de la Saint-Jean qu'on ne peut oublier.ANDRÉ JONCAS Le 24 juin 1834, Ludger Duvemay institutionnalisait la Fête nationale.Nous lisons à la page 295 du volume d'Élie de Salyail, 366 anniversaires canadiens, publié par les Frères des Écoles chrétiennes, édition de 1949, que lors du banquet de fondation, sir Georges-Etienne Cartier chanta la chanson populaire « O Canada ! mon pays mes amours ! ».Oui, vous avez bien lu : on y chanta le Canada ! Comme cela peut nous paraître loin aujourd'hui.Cent ans plus tard, le 24 juin 1934, la ville aux cent clochers, Montréal, la deuxième ville française au monde, fêtait d'une façon grandiose, malgré la crise qui sévissait à cette époque, le 400e anniversaire de la découverte du Canada par Jacques Cartier.J'y étais ( pas à la découverte mais à la fêle.).Mon père avait loué des chaises sur le parterre de l'École normale Jacques-Cartier, située rue Sherbrooke.Je crois qu'il avait payé au moins 50 sous par chaise.Avec maman et tante Blanche Cartier, ( aucune parenté avec le découvreur ) nous étions installés pour l'après-midi.Papa profita de l'occasion pour allumer un bon cigare ; cette fumée de cigare me grisait malgré mes huit ans bien sonnés.Pendant que nous attendions le début de la procession, je regardais autour de moi : il y avait une armée de vendeurs ambulants criant : « Drapeaux à vendre ! Achetez des drapeaux ! » D'autres vendaient des ballons et de la « barbe à papa ».Durant la matinée, tout le monde avait assisté à une messe en l'église Notre-Dame.Maintenant, nous étions rendus au moment crucial de la journée avec le défilé.Pour moi, petit garçon, il y avait deux choses que je n'aurais jamais voulu manquer pour tout l'or du monde.La procession de la Saint-Jean-Baptiste et la parade du Père Noël du magasin Eaton.Maintenant, nous entendions déjà au loin les fanfares qui allaient ouvrir le défilé ; cela était de bon augure.Des corps de musique, il en pleuvait : la plupart des grandes écoles de la ville possédait son propre corps de musique.Cela pouvait être une fanfare ou bien une harmonie ou tout simplement un corps de cadets.Sans compter les nombreux régiments de notre armée, ainsi que la fanfare des pompiers de Montréal.Ce que je retiens de cette journée-là, c'est que tous les participants marchaient au pas, le corps raide et les oreilles molles ( une expression du temps ).Autrement dit, ils étaient disciplinés.Pendant ce temps, défilaient les nombreux chars allégoriques, chacun tiré par un attelage de percherons qui, à l'occasion, laissaient tomber leur crottin au milieu de la chaussée ; celui-ci était aussitôt ra-massé par un monsieur en redingote blanche, poussant devant lui une petite charrette à deux roues.Les chars étaient fournis par différents commanditaires.Ils représentaient des scènes appropriés aux fêtes du 400*' anniversaire de Montréal.Le clou du défilé de 1934, ce fut, bien sûr, notre petit Saint-Jean- Baptiste, patron des Canadiens français, blond et aussi frisé que son mouton.Ce pauvre mouton, il y a des personnes qui ont osé nous comparer à lui : quelle honte ! Après la procession, nous allâmes pique-niquer dans le parc La-fontaine.Là, je m'amusai à regarder les gens passer en canot.Si vous n'aviez pas le pied marin, il y avait toujours la gondole, qui n'avait rien de commun avec celles que l'on retrouve à Venise.Il s'agissait ni plus ni moins d'un bateau à fond plat avec à l'arrière un moteur à essence et un semblant de cabine en forme de cygne pour donner un peu de couleur à cette barque.Le tout était recouvert par une toile qui nous protégeait aussi bien du soleil que de la pluie.Le soir venu, ce fameux 24 juin 1934, nous eûmes droit à un concert de musique patriotique où on joua des airs de folklore populaire et des chansons comme « Vive la Canadienne ».Restait l'heure de l'apothéose qui allait bientôt arriver.Sitôt les feux de la Saint-Jean consumés, une détonation à vous culbuter sur le postérieur se fit entendre.C'était le début du fameux feu d'artifice que le journal La Presse nous offrait à chaque année.Celui de 1934 se surpassa.Si ma mémoire est bonne, il a dû se prolonger pendant 45 minutes avant l'apothéose finale qui fut reçue par un tonnerre d'applaudissements et de cris de joie venant de l'immense foule réunie pour l'occasion.Déjà six décennies se sont écoulées depuis cette fête.Mais celle-ci restera gravée dans ma mémoire pour toujours.J'ai tant ¦ besoin du 24 juin »*_ j.« \u2022 .ni \u2022 \u2022 \u2022.VICTORLEVY BEAUUEU L'auteur est écrivain.Tout au long de Tannée, je me demande qui je suis comme Québécois et qui sont les autres Québécois avec qui je vis.Je ne me comprends pas toujours et je ne comprends pas toujours les autres non plus.Je voudrais un vrai pays mais celui que j'habite reste flou, incertain et équivoque.Parfois, j'ai l'impression de le tenir et de m'y détenir totalement, tout m'y paraît possible à cause de la vie profonde qui sourd naturellement de .lui, comme un geyser d'émotions à assouvir.Il me semble alors que je suis plus grand que moi-même et que l'exception francophone que je constitue dans le grand continent nord-américain ne peut générer que de la beauté, même dans la petite vie qui est la mienne.Mais tout au long de l'année, la grande vie finit toujours par me rejoindre.Je perds mon emploi, je perds ma maison dans Montréal, je n'ai plus d'argent pour que mes enfants puissent continuer à s'instruire, je suis chômeur et bientôt je n'aurai plus de vie que celle que m'accordera sans doute l'aide sociale.Quand je m'en inquiète auprès du gouvernement, il me répond par un paradoxe : si on congédie le plus grand nombre possible de travailleurs, c'est pour mieux arriver au plein emploi.Quand je m'en inquiète auprès du Mouvement Desjardins, il me répond aussi par un autre très étrange paradoxe : c'est en investissant à l'étranger qu'on va devenir prospère chez soi.Il me semble pourtant que je ne cesse pas de m'appauvrir.Il me semble pourtant que toute ma famille ne cesse pas de s'appauvrir : mon frère fermier vient de faire faillite ; ma soeur infirmière ne travaille plus qu'à demi-temps : mon oncle bûcheron s'est exile aux États-Unis ; mon cousin schizophrène est devenu itinérant depuis qu'on l'a libère de l'hôpital psychiatrique.Tout au long de l'année, j'essaie de trouver des réponses aux questions que je me pose, j'essaie de trouver comment je pourrais être bien dans ma peau québécoise.La radio et la télévision me disent que je devrais cesser de le taire.Victor-Lévy Beaulieu s qu'on trouve ce qu'on est à partir du moment qu'on l'oublie.La radio et la télévision me disent que je suis devenu un immigrant de l'intérieur et que je dois vivre avec.Mais je ne sais pas encore m cela serait vraiment une bonne chose pour moi que je partage mon petit appartement du Plateau Mont-Royal avec un étudiant musulman qui ne boit pas d'alcool, ne mange pas de viande de porc et se prosterne deux fois par jour en direction de la Mecque.Maintenant que je suis devenu un immigrant de l'intérieur, chômeur et pauvre, je me sens mal avec n'importe quelle religion : je n'ai i>1u£ peur de l'enfer, je le vis mainte nant jour après jour, dans le fton du pays incertain et équivoque.Puis le 24 juin arrive.Si je souffre toujours de ne pas savoir quelle place je peux désormais^o< cuper dans ce rêve commun qu'est malgré tout le Québec, j'essaie de ne plus y penser : pendant vibg(-quatre heures, je me laisse avaler par le bleu du ciel, j'oublie ma colère et mon ressentiment, j'oublie tout ce qui m'angoisse dans l'avenir, j'oublie que j'existe comme individu, je me mets à fredonner la chanson collective, je nu mets j danser la danse collecth dégagé de toute culpabilité et (Je tout remords.J'ai besoin de cette simple journée de débordement collectif pour que mon coeur résiste tout au long de cette autre année dont je ne sais encore r J'ai besoin, tant besoin de ne plus me sentir seul, Incertain et équi voque ! Une simple petite journée a vivre la nudité de toutes les différences enfin solidaires, est-ce trop exiger, aussi bien des autres que de moi-même ? B4 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 21 JUIN 1997 Plus / La Saint-Jean à Silicon Valley Un attrait irrésistible pour les cerveaux québécois ?Richard Hétu collaboration spéciale RICHMOND, Californie n août 1995, Éric Le-bel arrivait à Rich-mond, une ville située en banlieue de San Francisco, pour travailler chez Pixar Animation Studios, la compagnie de Silicon Valley à qui l'on doit le film d'animation à succès Toy Story.En décembre 1996, Peter kaldis lui emboîtait le pas, suivi, à peine deux mois plus tard, par Sophie Vincelette.Avant de déménager en Californie, les trois Québécois de Pixar avaient travaillé chez Softimage, la compagnie montréalaise dont les logiciels ont marqué l'évolution de J'animation par ordinateur.D'où la question : le Québec serait-il en train de perdre ses meilleurs cerveaux en informatique ?Pour plusieurs d'entre eux, en tout cas, l'attrait de Silicon Valley est irrésistible.« Si tu veux vraiment être à la fine pointe de tout ce qui se passe dans le domaine des ordinateurs, m\\csi ici que tu dois être », dit Peter .Kdldis, au cours d'un lunch pris sur Il terrasse ensoleillée d'un restaurant de Richmond en compagnie de ses collègues québécois.« C'est vraiment ici la Mecque.» Une Mecque dont les portes sont .grandes ouvertes à tous ceux qui maîtrisent bien la langue du XXIe siècle, l'informatique.Suffit parfois d'envoyer un cv ou un courrier électronique \u2014un E-mait dans le parler de tous les jours \u2014 pour être inondé d'offres d'emploi.¦ Un accueil empressé « J'ai été surpris par le nombre de compagnies qui cherchaient du monde, dit Éric Lebel, un programmeur âgé de 31 ans.Je pensais que te serait beaucoup plus difficile de faire le saut.J'ai envoyé un E-mail à quatre ou cinq personnes que je connaissais dans la région, et cinq compagnies m'ont dit, ok, on te passe en entrevue, viens-t-en ! » Lebel a eu le luxe de refuser trois offres formulées par une seule et même compagnie.i< Chaque fois, elle augmentait mon salaire à coup de 10 000 piastres, déclare-t-il en riant.Finalement, j'ai décidé d'aller chez Pixar parce que ça correspondait plus à mon expérience.» Àu sein de l'équipe technique de Pixar, Lebel se spécialise au niveau des interfaces usagers afin de rendre les- logiciels d'anima-tioh plus faciles à utiliser.Kaldis et Vincelette ont été accueillis avec le même empressement par Pixar, une compagnie en pleine expansion qui vient dt' signer un contrat potentiellement très lucratif avec Disney pour ta réalisation de cinq films d'animation.« L'an dernier, j'ai eu la chance de venir en Californie pour le travail, raconte Kaldis.J'en ai profité «Si tu n'es pas heureux, tu ne travailleras pas bien.Il faut que tu sois d'abord heureux.Ensuite tu vas produire.» pour passer une semaine de vacances à San Francisco.J'ai vu que c'était vraiment la place où je voulais rester.Avant de retourner à Montréal, j'ai dit à Eric, si jamais tu entends parler d'une ouverture, donne-moi un coup de fil.C'est exactement ce qui est arrivé.» Kaldis, 32 ans, a été embauché comme administrateur de systèmes.Il gère le réseau d'ordinateurs de Pixar.Sophie Vincelette, 22 ans, est « habilleuse de scène ».Elle est à l'animation par ordinateur ce qu'une décoratrice est au théâtre.Un salaire moyen de 80 000 $ Les salaires varient grandement dans les entreprises de Silicon Valley, où tout le monde, ou presque, est contractuel.Chez Pixar, dit Eric Lebel, ils commencent à 35 000 $ et peuvent dépasser 150 000 $.« En deux ans, tu peux doubler ton salaire », déclare-t-il en se contentant de préciser que le sien est « assez élevé ».L'an dernier, à Silicon Valley, où vivent deux millions de personnes, le salaire moyen s'élevait à 43 510$, comparativement à 28 040 $ pour le reste des États-Unis.Dans l'industrie du logiciel, le salaire moyen frôlait les 80 000 $.Chez Pixar, comme dans plusieurs autres compagnies de Silicon Valley, les contrats des employés incluent également des options d'achat des titres de l'entreprise.Tout le monde dans la boîte se sent donc un peu propriétaire, soutient Éric Lebel.« Dans un certain sens, ça responsabilise, dit-il.Je pense que la compagnie s'attend à ce que tu sois beaucoup plus sensibilisé à ce qu'elle profite et marche bien.« Il y a certains dénominateurs communs dans les entreprises de la région de San Francisco, ajoute Lebel.Les gens sont importants dans la compagnie.Ils sont vraiment considérés comme des ressources.» Après avoir travaillé chez Softimage, Éric Lebel et Peter Kaldis ont trouvé cette attitude réconfortante.Au sein de la compagnie montréalaise, où ils ont respectivement passé six et trois ans, le climat n'a pas toujours été agréable, soutiennent- ils.Un Pinocchio au plafond « Ça l'a été pendant un certain temps quand la compagnie était plus petite, dit Lebel.Mais on a complètement perdu ça à partir du moment où la compagnie a compté plus de 50 employés.» Aujourd'hui, Softimage appartient au géant américain Microsoft, dont le siège est à Seattle.Kaldis renchérit : « Chez Softimage, c'est vraiment sérieux.Faut travailler, faire de l'argent, produire.Ici, l'attitude est beaucoup plus relaxe.» Pour s'en convaincre, il suffit de visiter les bureaux de Pixar.Dans la section où oeuvrent les animateurs, quelqu'un a suspendu un Pinocchio au plafond.Un autre a transformé son espace de travail en hutte africaine.Des bancs de parc, des fontaines, des jouets et une table de billard font également partie du décor.Et un peu partout dans les corridors, des bols remplis de fruits, de crudités et de friandises permettent aux employés de calmer leurs moindres fringales.Tout semble avoir été mis en oeuvre pour réduire le stress du En août 1995, Éric Lebel (au centre) arrivait à Richmond, une ville située en banlieue de San Francisco, pour travailler chez Pixar Animation Studios.En décembre 1996, Peter Kaldis (à gauche) lui emboîtait le pas, suivi, à peine deux mois plus tard, par Sophie Vincelette.«Si tu veux vraiment être à la fine pointe de tout ce qui se passe clans le domaine des ordinateurs, c'est Ici que tu dois ».C'est vraiment ici la Mecque», dit Peter Kaldis.m Éric Lebel au travail.Le Jeune homme a eu le luxe de refuser trois offres formulées par une seule et même compagnie.«Chaque fois, elle augmentait mon salaire à coup de 10 OOO piastres, déclare-t-il en riant.Finalement, j'ai décidé d'aller chez Pixar parce que ça correspondait plus à mon expérience.» travail ( au moment d'écrire ces lignes, trois films étaient en production chez Pixar, .dont Toy Story II et Bugs Life).« On travaille sur des films pour enfants, dit Sophie Vincelette.Ça ne peut pas être sérieux.» « Si tu n'es pas heureux, tu ne travailleras pas bien, ajoute Éric Lebel.C'est la grosse différence au niveau philosophique ( entre Softimage et Pixar ).Il faut que tu sois d'abord heureux.Ensuite tu vas produire.» Le témoignage du trio de Pixar n'est sûrement pas de nature à décourager d'autres cerveaux québécois de les suivre à Silicon Valley.Tous les chemins mènent à Internet SAN FRANCISCO artyne Page rêvait de réaliser des films d'auteur.Line Plamondon voulait terminer un doctorat en psychologie.Les deux Québécoises ont pris le chemin de San Francisco.où elles gagnent aujourd'hui leur vie grâce au réseau Internet l C'est bien la preuve que tous les chemins mènent à l'espace cybernétique.« Il y a une incroyable ouverture d'esprit dans une ville comme San Francisco », dit Martyne Page, 30 ans, responsable du site Internet du populaire magazine PC World, publié dans la ville californienne.Originaire de Québec, Page a vécu de près le début de la révolution multimédia.Elle est arrivée en Californie en 1990 pour étudier le cinéma à l'Université d'État de San Francisco.Après un an et demi, elle a décidé de quitter l'école et d'explorer le monde du cinéma indépendant.Mais elle n'a pas réussi a s'y faire la niche dont elle rêvait.« Ce n'est pas évident de vivre du cinéma i San Francisco, dit-elle.Surtout si on s'inté-reshe au cinéma Indépendant.Je n'étais pas î intéressée à Los Angeles et encore moins au cinéma hollywoodien.» À l'époque, se souvient Page, un mot était sur à peu près toutes les lèvres à San Francisco et à Silicon Valley : multimédia.L'époque était révolue où seul l'écrit pouvait permettre de communiquer de l'information par ordinateur.Désormais, le son, l'image et la vidéo étaient également utilisés.Page est entrée dans ce monde par la petite porte, se trouvant un poste d'adjointe administrative au magazine Multimedia World, le petit frère du magazine PC World.Cinq ans plus tard, elle s'occupe du site Web de PC World.«Oui, c'est possible» « À l'origine, on est un magazine écrit, dit Page.Mais, petit à petit, sur notre site Web, on essaie de donner aux articles de nos journalistes une dimension interactive et multimédia.Les visiteurs de notre site peuvent, par exemple, écouter l'entrevue d'un journaliste avec un sujet.» Comme presque toutes les entreprises d'information sur Internet, PC World ne fait pas encore un sou avec son siie Web.Mais Page ne se sent aucunement limité dans son travail.« L'informatique n'est pas mon pre- mier amour, dit-elle.Mais je n'aurais pu tomber dans une industrie qui bouge plus.Ici, dans une compagnie, il y a vraiment cette attitude d'ouverture : oui, c'est possible, et c'est possible maintenant.» Comme Martyne Page, Line Plamondon vit à San Francisco avec son mari américain.Mais elle travaille à Palo Alto, en plein coeur de Silicon Valley, pour Web TV Networks, une très jeune compagnie dont Microsoft s'est récemment porté acquéreur.Curieusement, c'est la psychologie cogniti-ve qui a conduit Plamondon à Web TV.En préparant sa thèse de doctorat à l'Université Berkeley, elle a commencé à s'intéresser « aux problèmes de design en général et de design de logiciels en particulier », dit-elle.« Je me servais des ordinateurs tout le temps pour faire ma recherche, explique Plamondon, 37 ans.Et je les trouvais très difficile à utiliser.» Pas une «computer nerd» Comment faciliter les relations entre l'homme et la machine?En gros, c'est la question pour laquelle Plamondon a commencé à se passionner.Après avoir fini sa thèse, elle a ouvert une compagnie de consultation à San Francisco.Elle a préparé pin sieurs études d'utilisabilité de logiciels pour Apple, entre autres.Web TV, qui a d'abord été un client, est devenu son employeur en novembre 1996.La compagnie produit une petite boîte de 300 $, semblable à celle du câble, qui permet aux abonnés de naviguer à travers le World Wide Web sur l'écran de leur téléviseur.Chez Web TV, Plamondon effectue des tests d'utilisabilité auprès du monde ordinaire.« Le produit est toujours en changement, dit-elle.On change des choses, on en ajoute.Et à chaque fois il faut retester pour s'assurer de l'utilisabilité du produit.Par exemple, on est en train d'essayer de lui greffer la capacité d'imprimer.C'est tout un nouveau domaine qu'il a fallu tester pour pouvoir répondre aux attentes des gens.Je suis toujours en train de regarder le produit à travers les yeux de l'utilisateur.» Quand on demande comment une psychologue se sent à Silicon Valley, Plamondon esquisse un sourire : « C'est plus le fait d'être une femme qui change le point de vue.Plusieurs hommes dans l'industrie ont le type du 'computer nerd', celui qui passe sa vie entière à travailler devant son écran d'ordinateur.Moi, Je travaille très fort, comme tout le monde dans une jeune compagnie.Mais j'aime bien avoir une vie aussi.» \u2022 » jjwj LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 21 JUIN 1997 Plus / La Saint-Jean à Silicon Valley B 5 Une vallée de puces et de géants RICHARD HETU collaboration spéciale SAN JOSE, Californie a vallée tire son nom du produit qui a catapulté son économie, les « silicon chips », ces puces de silicium qui entrent dans la fabrication des ordinateurs.Depuis qu'un journaliste californien a inventé l'expression «Silicon Valley », en 1971, la région ;-Comprise entre San Francisco et ; San José s'est considérablement diversifiée.Parmi les quelque 6 000 ^compagnies high-tech qui tapissent t aujourd'hui l'étroit corridor de 150 kilomètres, plusieurs occupent la r-myriade de niches créées par l'ex-\\ plosion de l'industrie des micro-ordinateurs, des logiciels, du réseau ; Internet et du multimédia, entre I autres.Tous les grands noms de l'infor-\\ matique ne se retrouvent pas à Sili-J con Valley, bien sûr.Le géant Mi- \u2022 crosoft est localisé à Seattle, IBM au New Jersey et Compaq au l Texas.Mais la région californienne \u2022 compte certainement sur la plus grande concentration au monde de leaders de l'industrie : Sun Microsystems, Hewlett-Packard, Oracle, 3Com, Applied Materials, Netsca- \u2022 pe, Cisco Systems et Intel.À ces figures de proue, il faut ajouter plusieurs centaines de « ga-[ zelles », ces petites compagnies : dont les revenus ont augmenté d'au moins 20 % au cours des quatre dernières années.Et quantité .d'autres entreprises qui naissent, ! disparaissent ou frappent le gros lot, ayant souvent vu le jour grâce à du capital-risque, véritable nerf de la révolution informatique.Le PIB du Chili Deux millions de personnes vivent à Silicon Valley.La région a un produit intérieur brut de 65 milliards.Le même PIB que le Chili.Qui a 15 millions d'habitants.Dans le comté de Santa Clara, qui englobe la ville de San José, dans le sud de Silicon Valley, la population est deux fois plus branchée que celle de n'importe quel autre comté aux États- Unis : 355 ordinateurs sont connectés en permanence sur Internet pour chaque 1 000 habitants.« Tout le monde a son adresse électronique », s'émerveille Nari-ihane Nabahi, un Montréalais de 22 ans qui vit et travaille dans la ville de Santa Clara, près de San José.« Les grandes compagnies se battent entre elles », ajoute l'ana- McAff Afee 2 \u2022 DlGlTAIi «Tout le monde a son adresse électronique», s'émerveille Narimarte Nabahi, un Montréalais de 22 ans qui vit et travaille dans la ville de Santa Clara, prés de San José.«Les grandes compagnies se battent entre elles», ajoute l'analyste des systèmes chez McAffee, fabricant de logiciels anti-virus.«Tout le monde veut réussir.Il y a une pénurie de programmeurs.C'est vraiment unique.» * I r ^ i l t Silicon Valley, entre San Francisco et San José, doit son nom aux puces de silicium comme celle-ci.La région compte deux millions d'habitants, 6 000 entreprises high-tech et affiche un produit intérieur brut de 65 milliards.Le même que le Chili.lyste des systèmes chez McAffee, fabricant de logiciels anti-virus.« Tout le monde veut réussir.Il y a une pénurie de programmeurs.C'est vraiment unique.» On ne saurait si bien dire.Cisco Systems, chef de file des serveurs de communications, est obligé de louer des panneaux- réclames pour annoncer et combler les 400 emplois que la compagnie crée mensuellement.La pénurie de travailleurs n'a peut-être d'égale que le manque d'espace pour construire à Silicon Valley.La moindre parcelle dé terre coûte une fortune.L'été dernier, un terrain public de 35 acres, situé près de San Francisco, a été mis en vente.On souhaitait en obtenir la somme considérable de 18 millions.Onze compagnies ont faUrles offres d'achat.Le terrain a été;vendu 24,5 millions.Un capitalisme californien .Et dire que la contre-culture californienne, bien ancrée dans la région de San Francisco, a joué un rôle dans la révolution informatique.Dans les années 60 et 70, la « libération de l'ordinateur » était en effet un slogan à la mode parmi les intellectuels de Berkeley.Selon les leaders du mouvement, il fallait rendre l'ordinateur accessible au monde ordinaire.L'objectif a été atteint.Mais la libération se fait toujours atteindre.« Tout ce qui arrive en Californie est récupéré par le capitalisme », dit Martyne Page, responsable du site Web du magazine PC World, non sans regret.Mais le capitalisme de Silicon Valley est encore influencé par la contre-culture californienne.Un certain égalitarisme existe.Chez Pixar, par exemple, le bureau d'un des patrons, Steve Jobbs ( cofonda-teur d'Apple Computer ), est à peine plus grand que celui d'Éric Le-bel, programmeur.Chez Intel, aucun des fondateurs n'a une place de stationnement attitrée.Mais quand le géant de l'informatique a voulu célébrer ses profits de 1996, il a distribué à chacun de ses 43 500 employés un chèque de 1 000 $.À Silicon Valley, l'expérience ne compte pas autant que la créativité.Les jeunes, les femmes et les immigrants ( indiens et chinois surtout ) sont accueillis par l'industrie comme nulle part ailleurs.Les mentalités aussi sont différentes.Le slogan du géant Intel en donne une petite idée : « Seuls les paranoïaques survivent.» « \u2022 La belle vie à San Francisco SAN FRANCISCO Les Québécois de Silicon Valley ne sont pas malheureux, c'est l'évidence.Mais le travail n'est pas la seule source de leur petit bonheur.Ils vivent aussi dans la plus belle et douce région .des États-Unis.« C'est vraiment San Francisco qui m'a gardée ici », dit Martyne Page, du magazine PC World, qui vit dans la ville californienne depuis sept ans.« Je suis quelqu'un qui aime beaucoup la nature, ajoute-t- elle.Et ici c'est le paradis de la randonnée pédestre.Les paysages sont extraordinaires.Et la température est douce toute l'année.» Peter Kaldis, des studios d'animation Pixar, a un appartement dans le chic quartier qui embrasse la marina de San Francisco.Il est chanceux de nature.En achetant une voiture usagée d'une jeune femme de la ville, il a trouvé une blonde.« J'aime San Francisco parce qu'il y a toujours plein de choses à faire, dit Kaldis.Les week-ends, j'aime voir des shows, aller dans les clubs, au restaurant, au cinéma.Je suis comblé ici.» Lyne Plamondon, de Web TV, dit : « À San Francisco, on sort beaucoup pour aller au restaurant.La ville en compte d'excellents.Ce que j'adore aussi en Californie, c'est la nature.Mon mari et moi, on essaie de prendre une fin de semaine par mois quelque part dans la nature, dans un petit Bed & Break-fast.» Éric Lebel et Sophie Vincelette, les tourtereaux de Pixar, vivent à Tiburon, dans le comté Marin, où chaque maison, perchée dans les hauteurs, jouit d'une vue magnifique sur la baie de San Francisco et le Pacifique.Pour le moment, ils se contentent de louer.« Le prix des maisons Ici n'est p.is le double de Montre.il, pas le triple, nais quatre ou cinq fois plus cher, dit Lebel.Pour 400 000$, d.ins Marin County, tu n'as pa-> gi and-chose.» Lebel est mi maniaque de sport.Il joue au vollcy-ball a San Francis-u.il )otic au hockey à Oakland.Et, m PHOTO AP Marjolaine Tremblay, devant son ordinateur, chez Industriel Ltght & Magic.Un travail « très valorisant » «C'est vraiment San Francisco qui m'a gardée ici.Les paysages sont extraordinaires et la température douce toute Tannée», dit Martyne Page, du magazine PC World, qui vit en Californie depuis sept ans.l'hiver, il va faire du ski à Lake Ta-hoe, un complexe montagneux situé à trois heures de voiture à l'est de San Francisco.Cet engouement pour le sport et le plein air ne se manifeste pas seulement le week-end pour les gens de Silicon Valley, mais également dans les entreprises.« Chez Pixar, tout le monde fait des activités, dit Sophie Vincelette.Sortir le midi, c'est quelque chose de très commun.Les gens font du jogging.Jouent au soccer, au baseball, ils font du vélo, du yoga.Je me souviens, à Montréal, quand on sortait le midi, c'était pour aller au restaurant.» Originaire de la Vieille Capitale, Marjolaine Tremblay, la (yack de l'animation par ordinateur, vit également a Marin County.Elle fait du ski à Lake Tahoc, elle t.mi du vélo de montagne, elle profite de la na-ture, mais elle avoue s'ennuyer parfois du Québec.« Ce qui serait plaisant, dit-elle, c'est de vivre six mois au Québec six mois en Californie.Ce serait le meilleur des deux mondes.« SAN FRANCISCO Le 2 juillet prochain, jour de la sortie du film fort attendu Men in Black.Marjolaine Tremblay se faufilera probablement dans une salle de cinéma de San Francisco.Men m Black, du réalisateur Barry Sonneleld.met en vedette les acteurs Tonuny Lee Jones et Will Smith dans le rôle d'agents d'immigration intergalactiques.Ou quelque chose du genre.À la fin du film, lorsque les crédits défileront à l'écran, le nom de Marjolaine Tremblay apparaîtra parmi les créateurs des effets spéciaux.« C'est toujours plaisant apies SVOll travaillé sur un lilm, d'aller dans une salle île cinéma pour voir les gens en train de regarder ce que tu as fait.C'est très valorisant dit Tremblay, qui travaille pour lndus-trial Lighl fr Magic, la compagnie d effets spéciaux de George Lucas, créateur de Star Wars.» Avant Men in Black, Trerrjblay avait contribué aux effets spéciaux des films Jumanji et 101 Dalmatiens.Aujourd'hui, elle travaille sur le premier film de la nouvelle trilogie de la Guerre des Étoiles, qui doit sortir en 1999.Originaire de Québec, Tremblay a fait des études en cinéma d'animation traditionnelle a l'Université Concordia avant de s'Intéresser à l'animation par ordinateur, apprenant notamment à maîtriser le logiciel Soft image.En 1994, après avoir travaillé au sein de l'agence de publicité montréalaise Big Rang, entre autres, elle était embauchée par Industrial Light & Magic après « plein, plein, plein d'entrevues ».« C'a toujours été mon but de venir à ILM, dit-elle.Mais je pensais que j'arriverais ici peut-être à 28 ou 29 ans.Disons que je suis pas mal en avance.» Marjolaine Tremblay a 24 ans. B6 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 21 JUIN 1997 \u2022 * POLITIQUE Trêfflé Lacombe président de la CSST ¦ Tel que La Presse l'avait annoncé le 12 juin, M.Trefflé Lacombe a été nommé, mercredi, par le Conseil des ministres, président du conseil d'administration et chef de la direction de la; Commission de la santé et de CHËÇurité du travail ( CSST ).Doté d'une longue expérience professionnelle dans la fonction publique fédérale, M.Lacombe 4\"-Q»cemment quitté, de façon précipitée, la direction générale açra Société de transport de la Coînmunauté urbaine de Montréal *( STCUM ).M.Lacombe entrera en fonction le 30 juin.Par ailleurs, Mme Françoise Kayler, journaliste à La Presse et Mme Louise Beer, de la firme Events International Meeting Planners et ex-directrice du marché international au Palais des congrès de Montréal, ont été nommées, en compagnie de Mme Claudette Dumas-Bergen, membres du conseil d'administration de l'Institut de tourisme et d'hôtellerie du Québec.Réforme scolaire : te Québec n'a jamais été si près du but ¦ 'Le Québec, qui veut instituer des commissions scolaires linguistiques depuis 30 ans, n'a jamais été si près du but.Ottawa u\\i plus le choix: il doit accorder l'amendement constitutionnel souhaité, et ce rapidement.C'est l'opinion qu'a défendue h ter la présidente de la CEQ Lorraine Page.« Ça fait 30 ans qu'on parle de restructuration scolaire au Québec.Nous n'avons jamais été aussi près du but pour pouvoir réaliser cette restructuration scolaire.Ça nous prendra encore l'amendement constitutionnel à l'article 93.Mais devant le consensus de l'Assemblée nationale, le ministre* Dion et le premier ministre Chrétien n'auront pas d'autre choix que de procéder de façon très diligente à l'amendement constitutionnel.» Mme Page applaudit à ce compromis de dernière minute, suggéré par le pro-ffesseur Jean-Pierre Proulx.Elle rappelle toutefois que seulement lui il pour cent des gens votent aux élections scolaires, « dans les meilleures années, ça va jusqu'à 15 pour cent ».Presse Canadienne À fa défense de Daniel Jacoby ¦ L'Association des contribuables ayant participé à des projets de recherche et de développement dénonce « les récentes manoeuvres gouvernementales » visant le non renouvellement du mandat du protecteur du citizen, Daniel Jacoby, qui a défendu les droits de ces citoyens.L'association estime que le gou-\\Jtrnement veut « empêcher monsieur Jacoby de déposer son rapport en commission parle-menu ire des finances et du revenu, à l'automne » prochain* Galganov s'en va en Ontario ¦ Le militant anglophone Howard Galganov quitte le Québec ppur.aller s'installer en Ontario au cours des prochains mois.Howard Galganov croit que s'il demeurait au Québec, il gâche-r.lit sa vie, son mariage et ses affaires.Amer, il dit plier bagages parce que la communauté anglophone québécoise refuse de se battre pour défendre ses droits.Si M.Galganov n'est pas tendre envers sa communauté, il l'est encore moins envers les politiciens québécois, ayant qualifie à maintes reprises les membres du gouvernement du Québec de « bâtards ».Le fondateur du Québec Political Action Commit! ce dit en avoir assez de vivre parmi des « racistes ethnocen-tnsfrs ».Demeurer au Québec reviendrait a ses yeux a un renoncement : « Cela me détruirait complètement parce que je n'ai pas d'appuis » de la part des anglophones.-pro.AP-3400 et AP-1200 \u2022 2 ueti\\ r.CD DENON ON 1000F \u2022 ! «ecttvs CD T1CM-mcs CDPC 245 \u2022 2 tables tournantes technics S*.1200 MM \u2022 lecteu' de cassette techmcs rs-tr 232 \u2022 Console 16 entrées MACKK 1604 \u2022 -Cross over».procea-$eu' E v YORKVILLE ex 601 \u2022 MMlH fUOU BQI pc.r OPONtln tage normaksêe \u2022 Adapteur XLR 10 \u2022 2 egewateurs ocu.* RANE me60 \u2022 24 anoemtas acousbouas yorkville ysm-4, avec 12 pares da supports \u2022 5 ence^u»5 .\u2022 r.t»s BOSE 101 \u2022 PP\\V Puise (-Subwootef- 600 w.) \u2022 4 o>ect coxes-scv D1PMKH \u2022 4 micros SHURE sa» 58 \u2022 2 meros SMURE sm-57 \u2022 MCTO senheiser 421 \u2022 10 pieds perches K&M 210/2 \u2022 4 pieds perenes KAM |pews» \u2022 2 cattesci ^ser-tion \u2022 Mufc-CtbJe 16 *4 100 DKUFLEX 0016-4»^00 \u2022 Lot de cawes xlr DKMFLEX \u2022Alt Macnme a ojace SCOTSMAN CM500HTBS80 \u2022 Me*in>xjr de bar WAP4MO.2 bots, mod B6150P \u2022 2 «ave-varres HOONVED -unnae 2000 \u2022 TsWe à sat**- vnd w.ch 46 retnouree true \u2022 Four 1500 * BAKER s PRIDE PX-14 \u2022 M»cfO-onde* 800 w amama RCSS10BL \u2022 4 ratefcers à verres 18 ' » M » 4 .laiton BLUEBiRO \u2022 2 sup-r**sàboulÉlea4*\"a/'m«mod BR-4 \u2022 Vasteaasortiment de venasde bar \u2022 Cou-teuene \u2022 Presse-agrume* vou.RATM \u2022 2 contenants 22 pis RUBBER m AJO \u2022 Lot d accessoires de oaatw et de service te« que cabarets, plateaux de service, penett.seaux, doseurs ustensile*.poubeMs.etc AlMTmWWWT Pi 1AA ^ tables comour chêne my - l98S.2cvfindree dont 2 modelée GTS InepeeMoa; 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r-^v;?.:cjwmls j[ 13) SOUDEUSE AIRCO MO0 4DC8651.2) SOUDEUSE CONTINUE UNDE* O SOUDEUSE ARU^' MEU * (2) SOUDEUSE LINCOLN MOD t«3R^O0 ' Q SOUDEUSE AIRCO DOR5-245C 'gL.DEUSE M!LL£R CP250TS ' (2) SOUDEUSE WELD-O-MATIC * (8) RECHAUD A ELECTRODES MACHINERIES ASSORTIES XL UNIVERSAL -HYD IRON WORKER 50 TONS W / ATTACHEMENT- ' PERCEUSE RADIAL «E27 5 ARM KITCHE TWADE * LAGUN UNIVERSAL FRAISEUSE / T0URET MACHINE MODÈLE FUTV-1600 ' PUlLMAXUNIVERSAL QSAJLlE / GRIGNOTEUSE 44\" GAUGES * PERCEUSE RADIAL AR80GA ' TOUR TURN 1800 GAP 18\"X 80\" MODELE PHL 2000 TUPRETMAX ' MEULE DOUBLE GARDNER ' CHAMBRE À PEINTURE A t SYSTEME COMPLET 2 POMPES VENTILATEUR 5 HP RANSBURG ' POMPE A PEINTURE GRACO ' RÉCUPÉRATEUR PUPiFlCATEUR DAR N0V0LEN HENLEX A/10 STATIONS * SOE, CIRCULAIRE HYD MEU HS-20A * (2) COMPRESSEURS 25 HP ATLAS COPCO ' MALAXEUR A OMENT MO-NAPCH * FIUERES A TUVAUX ASSORTIES RiDGlD * SECTIONS REEDY RACKS * CHARIOT MOBILES ASSORTIES 'EXTINCTEURS ' ,2) P ALLANT CM 1 TON ELEC.' 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* 9 » Politique Ile ne peut toucher la rente de conjoint parce que monsieur n'était pas divorcé légalement ardez est peut-être vous ! NORMAN DELISLE Prose: Canadienne, QUÉBEC Une femme qui avait été conjointe de fait pendant 26 ans n'a pu toucher la rente de conjoint lors du décès de l'homme parce que ce dernier n'était pas divorcé légalement de sa première épouse.La Commission des affaires sociales porte ce cas à l'attention du gouvernement dans son dernier rapport annuel déposé cette semaine à l'Assemblée nationale.Elle signale que cette situation peut avoir dans l'avenir de lourdes conséquences pour tous les conjoints de fait.C'est le premier janvier 1994 que la loi sur le régime des rentes a été modifiée.Depuis cette date, la loi précise que la rente de conjoint survivant ne peut être versée à un conjoint de fait, peu importe le nombre d'années de vie en commun.Or, la Commission des affaires sociales a été saisie du cas d'une femme ayant fait vie commune pendant 26 ans avec un homme décédé le 4 avril 1994, soit trois mois après l'entrée en vigueur de la loi modifiée.C'est la première épouse, toujours légalement mariée, qui a touché la rente, au détriment de la conjointe de fait éplorée.« La Commission porte le dossier à l'attention des autorités, signalant les conséquences de ce changement survenu en 1994 dans la loi.Autre cas pathétique soulevée par la Commission, celui d'une famille d'assistés sociaux dont l'homme travaillait à l'insu de sa conjointe.La femme et les enfants ont même été victimes de violence conjugale et ont dû se réfugier à un moment donné dans une maison pour femmes violentées.La femme ne recevait jamais d'argent du conjoint qui utilisait son revenu de travail et le chèque d'aide sociale à des fins personnelles.Comme le couple formait officiellement une famille, la femme a été tenue solidairement rsponsable du remboursement de l'aide sociale reçue de façon illégale, puisqu'un des deux conjoints recevait des revenus de travail sans les déclarer.Dans ses recommandations, la Commission des affaires sociales signale que jusqu'en 1989, le règlement de l'aide sociale prévoyait que dans un tel cas, on tient compte du fait qu'un des conjoints dilapide les revenus de la famille et que l'autre n'en profite pas effectivement.On recommande donc au gouvernement de restaurer l'ancienne disposition du règlement, de façon à tenir compte de situations particulières qui pourraient se poser.Daniel Harvey, vice-président de la Commission des affaires sociales, a signalé hier à la Presse Canadienne que de telles situations ont « des conséquences humaines dramatiques ».Selon M.Harvey, la loi et les règlements devraient être rédigés de façon à laisser à la Commission la marge de manoeuvre requise pour faire face à ces cas exceptionnels.La Commission des affaires spéciales est un organisme quasi judiciaire qui reçoit, étudie et tranche les plaintes dans des dossiers d'aide sociale ou de prestations provenant de la Régie des rentes.vSTORNOWftY La Presse vous offre la chance de gagner les livres Stornoway et Les Terres Rompues de Jean O'Neil publiés aux éditions .tilt.^i\"^^il! 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