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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1997-07-27, Collections de BAnQ.

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[" AILES Montréal, ?dimanche 27 juillet 1997 113e année No 272 42 pages, 4 cahiers Ot/ÇL.VAXES EN SUS RÉGION EST DE QUÉBEC 65 Ç ILES-DE-LA-MADELEINE 1 $ Livres )|| Cousteau: un «testament» discutable cahier B Sciences Qumrân, cinquante ans de controverse Grand Prix d'Allemagne Villeneuve en mauvaise position Tour de France Un arrêt À chez Mickey 1 Baseball Christina battue mort Sa mère et l'ami de celle-ci seront accusés de meurtre CHRISTIANE DESJARDINS L'autopsie pratiquée hier à l'Institut médico-légal de Montréal a révélé que la petite Christina Blain, 3 ans, retrouvée morte dans un bois de Saint-Colomban, vendredi, a été battue avec acharnement et à de multiples reprises depuis au moins une semaine.La mère de l'enfant, Isabelle Blain, 22 ans, de même que son ami, Michel Otis, 27 ans, comparaîtront demain au palais de justice de Saint-Jérôme, relativement à ce crime d'une violence inouïe.Le rapport préliminaire du pa* tliologiste indique que la petite Chtistina porte une centaine de bleus partout sur le corps.Plusieurs côtes ont été fracturées, son foie et sa rate présentent des lacérations importantes, et une hémorragie interne l'a achevée.Il y avait des blessures récentes, mais aussi des plus anciennes, ce qui fait dire au pathologiste que l'enfant était victime de sévices à répétition.Selon Gérard Carrier, porte-parole de la Sûreté du Québec, la petite aurait été tuée dans la nuit de jeudi à vendredi, vraisemblablement dans le chalet, puis transportée dans le bois.Un voisin a indiqua à La Presse que le chien du voisin immédiat du petit chalet où a eu lieu le drame, au 432A, Che- min du Lac-Noël, avait aboyé anormalement vers deux heures du matin, cette nuit-là.La thèse de la disparition, signalée vendredi matin à la Sûreté du Québec, n'était qu'un scénario macabre inventé par Otis et Blain pour détourner les soupçons.Otis a même fait mine, devant des voisins, de chercher la bambine sur le Chemin du Lac-Noël en criant « Christina, Christina ».Contrairement à ce qu'il avait prétendu, Michel Otis aurait bel et bien passé la nuit dans le petit chalet, avec la mère, Christina, et son petit frère, Pierre-Philippe, âgé de presque deux ans.Le père du suspect, Hervé Otis, 55 ans, rejoint à sa résidence de Saint-Colomban, semblait un peu dépassé par les événements, hier.Voir CHRISTINA.en A2 ¦ Une plainte avait été portée le 26 juin.Page A3.L'été des jeunes prodiges La théorie de la relativité d'Einstein semble être une partie de plaisir pour programme Shad, un camp d'été existant depuis 1981 et auquel nvont accès leaders » dont on veut maximiser les aptitudes.PHOTO ROBERT SKINNER.U Presse adolescents du que des « futurs Un camp pour former les leaders scientifiques de demain SOPHIE BROUILLE! S; ans doute mis en confiance par l'intérêt des 50 adolescents qui .i'écoutent, Bertrand Jodoin ponctue de blagues son cours sur la théorie de la relativité.Il sait que ses étudiants ont dédaigné le farniente pour passer leur mois de juillet à Shad, un camp de Sherbrooke pour intellos où l'on veut former les chefs de file scientifiques du Canada de demain.N'entre pas qui veut dans ce club d'élite: les élus, des élèves de cinquième année du secondaire ou de cégep, ont une moyenne de plus de 85%.Détendus et sûrs d'eux, pleins d'entregent, le look un tantinet rebelle, ces jeunes n'ont pourtant rien de petits rats de bibliothèque.C'est qu'ils ont aussi été sélectionnés pour leurs exploits parascolaires et sociaux.Les derniers choisis ont dû payer 4000 $ pour prendre part au séjour, tandis que les premiers sont parrainés par des entrepreneurs, comme c'est l'usage dans les sept camps Shad tenus à travers le Canada sur le campus d'universités qui prêtent leurs professeurs au programme.Après le camp, les parrains accueilleront les élèves recommandés pour un stage en milieu de travail.D'ici là, du haut de leurs 16 ans, les participants attaquent la mécanique quantique et les notions de « l'entreprenariat », sans reculer devant des problèmes que la science n'a pas encore résolus.La' philosophie qui sous-tend les exigences audacieuses c'e leurs enseignants est claire: « On veut les pousser au-delà de leurs limites », déclare le professeur Samir Naimé.__________.Voir UN CAMP.en A2 Les mâles de la ville RICHARD HÉTU collaboration spéciale, NEW YORK Judith Regan est une femme accomplie.À 43 ans, elle dirige une maison de production pour le cinéma et la télévision, en plus de s'occuper de la publication des livrés de Rush Limbaugh et Howard Stem, les deux plus grandes vedettes de la radio américaine.Divorcée, elle vit à Manhattan avec ses deux enfants.Récemment, un quotidien de New York a demandé à la superwo-man.de décrire sa routine matinale.En bref: elle se lève généralement à 5 h du matin, allume le téléviseur, saute sur le tapis roulant et met son casque téléphonique pour laisser des messages dans la boîte vocale de son assistante.Elle observe une règle stricte.« Je ne fais jamais l'amour durant la semaine de travail, dit-elle.Les boyfriends ne font pas partie de la routine matinale.On le sort de la maison le plus rapidement possible ! » Chers messieurs, aimeriez-vous être le boyfriend de Judith Regan: chassé du lit dès l'aube; sans doute obligé, le week-end venu, d'accomplir des prouesses sexuelles pour maintenir son intérêt ?Ça ne doit pas être reposant.Mais c'est la situation postféministe à laquelle sont confrontés aujourd'hui plusieurs mâles de New York et des autres \u2014\u2014 grandes villes américaines.Certains mâles baissent les bras.Ils se résignent à une vie de célibataire.Ils subliment leur sexualité en fantasmant sur un nouveau type de femme: la femme géante, dont on reparlera plus loin.Mais d'autres refusent de lâcher prise.Si c'est un bon orgasme La Presse s.NEW YORK que veulent les femmes le week-end venu, ils sont prêts, pour y parvenir, à s'entraîner au gymnase les autres soirs de la semaine.La santé et le sexe C'est du moins l'impression que donne la lecture du magazine Men's Health, le grand succès de l'édition américaine dans les années 90.Avec un tirage de 1,3 million d'exemplaires.Men's Health prouve que les hommes peuvent aussi être de gros consommateurs de mensuels à papier glacé.Comme les femmes.Il suffit de les prendre par leur point faible.Men's Health cible les mâles dans la trentaine et la quarantaine.Chaque mois, le magazine publie quelques articles sur la santé (les conseils sur les vitamines pullulent).Mais c'est pour la forme.Car le vrai sujet du magazine, c'est le sexe, apprêté d'une façon qui ressemble étrangement au contenu des magazines destinées au marché féminin.Voir LES MALES.en A2 Santé: les dépenses par habitant diminuent pour la première fois MARC THIB0DEAU Les dépenses par habitant consacrées au domaine de la santé et des services sociaux, en croissance constante depuis le début des années 80, ont diminué l'année dernière.Les données les plus récentes du service de l'analyse statistique du ministère de la Santé et des Services sociaux, obtenues par La Presse, indiquent que les dépenses par habitant, exprimés en dollars courants, étaient de 2019$ en 1995-1996, comparativement au sommet de 2028$ atteint en 1994-1995.Cette baisse, bien que minime, constitue une première puisque les dépenses par personne en dollars courants n'avaient cessé de croître de 1980-1981 à 1994-1995, passant %» «\u2022 ¦¦¦ \u2022 de 999$ à 2028$, une hausse d'environ 200%.i En dollars constants (qui tiennent compte de l'inflation), l'augmentation observée pour la même période est de 16%.En adoptant cette approche, on constate que les dépenses par tête ont augmenté de façon constante de 1985-1986 à 1991-1992, avant de se stabiliser autour de 1550$ par la suite.Les données du ministère indiquent également qu'il existe un écart important entre les dépenses par personne, en dollars courants, des 18 régions administratives du Québec.Les Terres-Cries et le Nunavik présentent les dépenses par personne les plus élevées, soit 4948$ et 4822$ pour 1995-1996.Voir SANTÉ.en A2 889 JOURS AVANT L'AN 2000 INDEX Petites annonces index immobilier - marchandises -emplois automobile C4-C5 affaires C7 \u2022Horaires-spectacles B3 Loteries C4 Arts et spectacles C5 -Juste pour rire C6-C7 -Télé-horaire Bandes dessinées C5 Monde B4èB8 Bridge B4 Décès C6 ?Francine Grimaidi 66 Horoscope B7 Livres C8 Mot mystère C8 Observateur C6 Personnalité B1 à B3 Sciences A2etA4 Tètes d'affiche A7 Tabloïd Sports C7 C4 A8 C9£10 A7 - Réjean Tremblay S5 SANTÉ Le lait maternel: 100% naturel ! page Cl MÉTÉO Ciel variable Max.29, min.18 Cahier Sports, page 16 On ne parle pas d'économies On parle du PLUS BAS (lien, a #ui*t&i /)* ' 199(1 U\u20ac*t s MFUBLES \u2022 ÉLECTROMÉNAGERS \u2022 AUDIO VIDÉO LACHiHE 1360.Notre-Dame Tél.: 637-5837 CMÀTEAUGUAY 12.bout.St-Jean-Baptiste ChitcauQuaY Tel.i «8-1040 VERDUN 5987.av.Verdun Verdun Tél.: 766-2331 DEUX-MOtfTAGMES 1600, cnemm Oka Dtjjx-Montaanei Tel.: 473-274\" LAVAL 1605.boul.LeCort>ttsJ«T Ctîomedey.Laval 161.: 688-1414 D0R10N 127.boul.Harwood Dorton Tél.: 424-5161 i e .At,cun oaiemenL aucun Intérêt avant juîn 1998.«suies tes taxes de vente sont payabtes & Cachât, sujet à rtpprobaton du service du crédit.' Pour tout àctetda 500$ et plus MONTRÉAL 6590, av.du Parc Montréal Tél.: 272-0733 MONTRÉAL 3500.Ontario Est Montrai Tél.: $27-4331 6499 0621924921020 A2 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 27 JUILLET 1997 Suites de la une Les mâles Christina a été battue à mort de la ville LES M ALES./ Suite de la page Al Dans Men's Health, les hommes apprennent ainsi à préparer de bons petits repas; à éliminer leurs poils indésirables; à choisir des couleurs de vêtements avantageuses; à faire jouir leur partenaire.Sur ce dernier point, le magazine est clair: pour procurer un orgasme * aux femmes, il faut être en forme, les mecs, il faut avoir du muscle.Voici d'ailleurs ce que Men's Health dit aux hommes, dans son édition du mois d'août, à propos de la bonne vieille position du missionnaire: « L'endurance, dans la partie supérieure du corps, est particulièrement importante; car tu ne peux pas demander un temps mort dans cette game, mon vieux ! » À propos d'une position encore plus exigeante, le magazine précise: « C'est.beaucoup de travail, d'accord, mais imagine un peu l'expression sur son visage.» Pas étonnant que des hommes; dans les grandes villes américaines, décident de sublimer leur sexualité.Il ne leur suffit plus d'offrir la sécurité financière pour s'attacher une femme.Ils doivent performer au lit comme des acrobates.Aussi bien rêvasser.Du moins, c'est la thèse de Dian Hanson, éditrice de Leg Show, un magazine pour hommes publié à New York, dont le tirage est passé de 75 000 à 250 000 exemplaires en dix ans.Dans une de ses chroniques mensuelles, Hanson, la quarantaine sexy, a brossé le tableau suivant: « Dans les villes, nous avons les mêmes emplois de cols blancs, de professionnels.Une femme n'a pas besoin d'un homme pour subvenir à ses besoins.La seule spécificité masculine qui reste, c'est celle de baiseur.Pour prouver sa virilité, il ne reste vraiment plus au mâle de la ville que la virilité.Ouache ! » Dans ses pages, le magazine Leg Show montre des photos de femmes musclées, grandes, puissantes.Il publie aussi des lettres dans lesquelles des hommes rêvent de se soumettre sexuellement à une femme « géante », un femme de 50, 100 pieds.Plus besoin de performer.Suffit de se faire tout petit.Vous trouvez sans doute que nous sommes rendus un peu loin.Mais la femme géante a peut-être déjà fait son entrée dams un des bastions de l'Amérique mâle moyenne: Sports Illustrated.Cette année, le magazine, dans son fameux et controversé « swimsuit issue », n'a pas seulement montré des mannequins voluptueux en maillot de bain, mais aussi des athlètes sta-tuesques, aux cuisses et aux épaules puissantes.Steffi Graf (tennis) et Gabrielle Reese (volley-ball) sont ainsi photographiées sous des angles les faisant paraître encore plus grandes et imposantes que d'habitude.De toute évidence, lorsqu'il a croqué certaines poses, le photographe était accroupi ou étendu sur le dos, aux pieds des deux femmes.Il semble que ce soit la position préférée de certains mâles américains.PHOTO ROBERT SKINNER, la Presse La petite Christina aurait été tuée dans le chalet, à Saint-Colomban, dans la nuit de jeudi à vendredi avant d'être transportée dans le bols.CHRISTINA./ Suite de la page A l, Le pjombier à la retraite, qui s'est établi à demeure depuis février dernier dans la région et qui y possède plusieurs terrains et petits chalets, affirmait la veille être certain que son fils n'avait rien à voir avec la mort de l'enfant.1 » Je ne comprends pas » « Je ne comprends pas, qu'est-ce que vous voulez que je vous dise.Michel aimait les enfants.Il jouait souvent avec ceux de sa soeur, et lui-même avait deux petits de 2 ans et 4 ans.Je ne l'ai jamais vu-les frapper.¦ - « Il connaissait Isabelle depuis au moins un an, je pense, mais il a amené tellement de monde ici.C'était un gars bien tranquille qui ne buvait pas et passait son temps à écouter des cassettes ».Mais, selon des voisins de Saint-Colomban, Michel Otis, sans emploi connu, était un peu bizarre et semblait renfermé.Ceux qui ont vu les suspects partir dans la voiture de la SQ, vendredi, pour aller se faire interroger, ont affirmé qu'Isabelle ne montrait aucune émotion, alors que Michel essuyait quelques larmes.Santé: les dépenses par habitant diminuent pour la première fois SANTÉ./ Suite de la page A1 Les régions de Montréal-Centre (2858$) et de Québec (2656$) suivent sur la liste.Michel Pageau, codirecteur d'un important ouvrage sur les indicateurs socio-sanitaires dévoilé en juin par le ministère, estime que les dépenses par personne observées au Nunavik et en Terres-Cries sont probablement le fruit de « distor- sions » statistiques.La population de ces deux régions, qui participe peu au recensement organisé par le gouvernement fédéral, est de toute évidence supérieure à celle retenue par le ministère, ce qui a pour effet de surévaluer les dépenses par personne, dit-il.La hausse des dépenses observée à Montréal-Centre et à Québec découle par ailleurs, affirme M.Pa- geau, de la concentration des soins dans les grandes villes.« Plusieurs personnes qui n'habitent pas dans la région de Montréal ou de Québec viennent y recevoir des soins, mais elles ne sont pas comptabilisées dans la région.La population qui y reçoit réellement des soins est donc sous-éva-luée, ce qui fait augmenter les dépenses par personne.» En témoigne notamment le fait.poursuit le spécialiste, que les régions voisines de Montréal-Centre (Lanaudière, Montérégie, Laurenti-des, Laval) et de Québec (Chaudiè-re-Appalaches) ont les plus faibles dépenses par habitant de la province, qui varient de 1097$ à 1453$.La concentration des soins ultraspécialisés, très coûteux, a également pour effet d'augmenter les dépenses par habitant dans les régions de Québec et Montréal-Centre, conclut-il.Un camp pour former les leaders scientifiques de demain UN CAMP./ Suite de la page A1 Le directeur de Shad, Pierre Harvey, croit pour sa part la science plus accessible que ne le veut sa réputation.Elle appartiendrait aux fonceurs autant qu'aux connaisseurs.Débordant de prouesses, l'été des jeunes prodiges ne s'en trouve-t-il pas en revanche trop austère ?La question est plutôt celle de la performance tous azimuts.Marqué par une vie d'équipe presque ininterrompue, le séjour au camp ne manque pas de sport, de sorties culturelles et de fêtes; mais il faut, d'une manière ou d'une autre, y faire travailler ses neurones.Et même le paysage contemplé en camping est prétexte à des réflexions mathématiques.« Ils ont des heures libres à condition qu'elles soient créatives », dit Pierre Harvey.Sous le couvert de l'humour, on enrobe le tout d'une discipline intraitable.C'est ainsi que des jeunes portent au cou un écriteau les identifiant comme « neurones flétris » à cause d'un livre oublié dans une chambre ou d'une absence à un cours.Us ne pourront s'en débarrasser qu'après avoir triomphé d'une énigme scientifique additionnelle.Essoufflés, les Shadiens ?Sur la fin de son séjour, le campeur Patrice Arpin ne sent pas la fatigue causée par un manque de sommeil délibérément inscrit au programme, histoire d'inculquer l'esprit de dépassement.Pour lui comme pour beaucoup d'autres, la passion des découvertes a pris le dessus et semble là pour rester.« On est allés beaucoup plus loin qu'on pensait être capables de le faire, se réjouit la jeune Carolyne Dion.On n'aurait jamais cru pouvoir construire une fusée en deux heures.Eh bien, on l'a fait hier ! J'ai moins peur de foncer maintenant, je sais jusqu'où je suis déjà allée.» Le groupe des Shadiens incarne parfaitement cet élitisme qui en agace plus d'un, mais auquel Pierre Harvey croit résolument.« On veut former ceux qui seront vraiment des leaders, ceux qui rivaliseront avec les Américains, affirme-t-il.Quand on va à la guerre, on veut le meilleur général.» La Presse Renseignements : 285-7272 Abonnement : 285-6911 Télécopieur pour abonnement : 285- 7039 Lundi au vendredi de 7 h à 17 h 30 Samedi de 7 h à midi Dimanche de 7 h à II h Rédaction : 285-7070 Promotion : 285-7100 Les petites annonces : 285-7111 Télécopieur : 848-6287 Lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h 30 Décès, remerciements : 285-6816 Lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h 30 Grandes annonces Détaillants: 285-6931 National, TéléPlus : 285-7306 Carrières et professions.Nominations : 285-7320 Comptabilité Grandes annonces : 285-6892 Les petites annonces : 285-6900 La Presse est publiée par: La Presse.Liée, 1, rue Saint-Jacques.Montréal H2Y 1K9.Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reutcr.Tous droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.«Envois de publication canadienne -Contrat de vente numéro 0531650» Port de retour garanti.(USPS003692) Champlain N.Y.12919-1518.Code du Jour 30=7 Dimanche, 27 juillet 1997 LOTERIES La quotidienne à trois chiffres : 5-2-6 à quatre chiffres : 5-4-2-6 6/49: 14-19-22-24-35-47 Compl.12 avec extra: 159695 INSOLITE ¦ Un député Vert (écologiste) italien, Mme Annamaria Procacci, a demandé l'interdiction de la dernière mode qui sévit dans les stations balnéaires italiennes branchées: emmener son iguane à la plage.Mme Procacci a demandé aux ministères italiens de l'Environnement et de l'Intérieur de prendre des mesures adaptées pour « interdire une mode stupide et cruelle, une tendance imbécile qui réduit les animaux au rang d'objets ».« Sur les plages italiennes il y a désormais un must, en plus d'un bronzage parfait, il est de bon ton de se balader avec désinvolture avec un iguane, plutôt un bébé, sur l'épaule », a rapporté le quotidien Corriere délia Sera hier.Le journal précise que l'on peut porter indifféremment l'animal sur l'épaule droite ou gauche si l'on veut rester branchés.Les iguanes, de la famille des reptiles sauriens, peuvent atteindre deux mètres à l'âge adulte.Animal d'un naturel tranquille, l'iguane se nourrit exclusivement d'insectes et de feuillage.Leur commerce est, en principe, interdit en Italie, la loi interdisant la détention et le commerce d'animaux exotiques protégés.DEMAIN DANS LA PRESSE Subaru Forester: prête à relever le défi ¦ Jusqu'à présent, Subaru a obtenu du succès en offrant des véhicules uniques en leur genre.La popularité des versions Outback a permis à cette compagnie de se placer à l'avant-scène dans la catégorie des voitures à traction intégrale.Mais cette fois, Subaru joue gros en offrant son premier utilitaire sport compact.Ce faisant, elle s'attaque à des compagnies comme Honda et Toyota dont les CR-V et RaV4 ont développé un nouveau marché.Comme le démontre notre chroniqueur Denis Duquel, la nouvelle Subaru Forester possède toutes les qualités requises pour tirer son épingle du jeu.À lire demain dans le cahier Auto.QUESTION DU JOUR La Presse Liaison \u2022 * ë * * Vous voulez vous faire entendre?Répondez à la question du jour.Pour faire ¦\u2022 connaître votre opinion, composez le 285-7333: au son de la voix, faites le 1.Êtes-vous d'accord avec la SQ qui a décidé d'interdire la nudité sur une partie de la plage du parc d'Oka ?Les organismes publics ont-ils raison d'utiliser la filature pour débusquer les fraudeurs ?À cette question posée hier, le pourcentage des réponses obtenues a été: Oui : 96 % Non : 4 % » « Concou rs Souvenirs de voyage au Québec Cet été, où que vous soyez, au Québec, prenez des photos ! À GAGNER : 10 ensembles appareil-photo NIKON ZOOM 500 AFd'une valeur de 330 $ chacun.À GAGNER AUSSI : 10 forfaits week-end et un forfait d'une semaine dans des hôtels et auberges des Laurentides et de Charlevoix.Tous les détails dans le cahier Vacances voyage, ne pas oublier c'est samedi! 0065385000014 LA PRESSO, MONTRÉAL, DIMANCHE 27 JUILLET 1997 Le mot du jour affecter ¦ En français, ce verbe veut dire « faire de la peine ».\u2014 La mort de son mari t'a beaucoup affectée.II signifie aussi « toucher en altérant le corps ».\u2014 Ce médicament affecte le coeur.Mais affecter n'a pas, contrairement au verbe anglais to affect, le sens de concenter, atteindre, influer sur, influencer, nuire à, porter atteinte, toucher.C'est pourquoi, on ne dira pas, par exemple, que la récession affecte le budget de l'État, mais qu'elle influe sur lui.Pour les mêmes raisons, on ne dira pas que son divorce affecte son travail, mais qu'il nuit à son travail.Paul Roux L'EXPRESS DU MATIN Haut perché ¦ Les hommes-araignées du Service de police de la CUM ont dû grimper au sommet de la croix du Mont-Royal, hier après-midi, pour ramener sur terre un individu qui disait vouloir se rapprocher de Dieu.L'homme d'une vingtaine d'années, en proie à des troubles psychiatriques, a accepté de redescendre de lui-même vers 14 h 30.Il a été conduit à l'hôpital pour y subir un examen psychiatrique.Les bateaux-dragons ¦ Le deuxième festival de courses de bateaux-dragons se termine aujourd'hui au bassin olympique de l'île Notre-Dame.L'équipe montréalaise qui a remporté les honneurs l'an dernier défend son titre contre près de 70 équipes concurrentes venues du Canada, des États-Unis et d'Asie.Les courses débutent vers 9 h et les finales se déroulent entre 15 h et 16 h.L'entrée est libre et des spectacles et des dégustations de plats asiatiques ont lieu toute la journée en marge de la compétition.Plages rouvertes ¦ Deux plages du lac Maski-nongé, la plage municipale de St-Gabriel-de-Brandon et la plage du Manoir du Lac, ont été rouvertes à la baignade cette fin de semaine.Après l'analyse d'échantillons prélevés mardi et jeudi derniers, le ministère de l'Environnement et de la Faune donne maintenant un cote B à la plage municipale et une cote A à la plage du Manoir du Lac.Les périls aquatiques ¦ Alors que se termine aujourd'hui la semaine nationale de prévention de la noyade, la Société de sauvetage du Québec en profite pour rappeler que la noyade constitue la deuxième cause de mort violente chez les 55 ans et moins.Plus de 600 personnes se sont noyées au Québec entre 1990 et 1995.Le navigation en hors-bord, la baignade et la pêche sportive sont les trois activités où la noyade fait le plus de victime.Balade fatale ¦ Une balade sur le fleuve a connu un dénouement tragique pour un plaisancier, hier après-midi, alors qu'un homme de 37 ans, Francis Fradette, s'est noyé sous les yeux de son amie, en tentant de ramener sa petite embarcation sur la rive, à Saint-Jean, sur l'île d'Orléans, près de Québec.Plongeon mortel ¦ Olivier Roy, 14 ans, a péri vendredi après avoir effectué un plongeon du tremplin de 3 mènes de la piscine du parc des Sept-Chutes, à Aubert-Gallion, petite municipalité située près de Saint-Georges de Beauce.Selon des témoins, après s'être élancé dans le vide, l'adolescent a effectué un saut périlleux, est tombé à plat sur le ventre, et a coulé à pic dans une profondeur de plus de 3,5 mètres.Une auto-psiesera pratiquée.Neuvaine à Ste-Anne B Des milliers de fidèles venus rendre hommage à la mère de la Vierge Marie, hier, à Sainte-An-ne-de-Beaupré.La fête de sainte Anne constitue le point culminant de la neuvaine annuelle qui rassemble les pèlerins venus de p.irtout en Amérique du Nord.Des habitués mentionnaient que la foule sur le site était plus nombreuse que par les années passées.La dernière activité prévue, la procession aux flambeaux, devait attirer plus de ] 5 000 pèlerins aujourd'hui.Réseau de pédophiles ¦ La police de l'Ontario a institue une enquête à la suite d'allé-g.iiions faisant état d'un réseau de pédophiles à l'oeuvre pendant quatre décennies dans la ville de Cornwall et impliquant des membres du clergé ainsi que dis personnes en autorité.L'en-quêteur Klancy Grasman, du dé-labhement de la police provin-i laie ontaïienne a Orillia, a confirmé la tenue de l'enquête mu la base d'informations dévoilées par un policier de Corn-v\\.ill, IVrry Dunlop, qui a fourni plus d'une douzaine de témoi-eihiges de présumées victimes.r Christina : une plainte avait déjà été portée le 26 juin CHRISTIANS DESJARDINS Isabelle Blain, la mère de la petite Christina, demeurait au 1429, rue Aylwin, à Montréal, depuis le 1er mai seulement.Mais déjà, quelqu'un dans le voisinage pressentait que l'enfant était victime de mauvais traitements.Une plainte, faisant état de marques au visage de la bambine de 3 ans, a été portée au poste de police 23, dans Hochelaga-Maisonneuve, le 26 juin dernier.La plainte serait anonyme, d'après l'agent Yves Langlois, du poste 23, puisque c'est un policier qui s'est enregistré comme plaignant.Par la suite, deux policiers ont fait enquête, et ont notamment interrogé des voisins.Mais les résultats de l'enquête tendaient à étayer la thèse de la mère, qui affirmait que Christina était « tombée dans l'escalier de la cour », et il n'y a pas eu de signalement à la Direction de la protection de la jeunesse.Denise Doyer, 48 ans, voisine d'Isabelle Blain, confirme que deux policiers sont venus la voir, il y a environ deux semaines.« J'avais remarqué les bleus, moi aussi, mais je croyais Isabelle quand elle disait que la petite était tombée dans l'escalier.D'ailleurs, Christina et son petit frère montaient souvent chez moi, pour venir regarder mes oiseaux.Et puis ils étaient toujous grimpés partout, c'est normal.J'ai dit aux enquêteurs qu'Isabelle avait l'air de bien s'occuper de ses enfants.Des fois, elle criait après, comme la plupart PHOTO BERNARD BRAULT.LaPressd La cour du 1429, rue Ayiwin, où résidaient Isabelle Blain et ses deux enfants.des parents, mais je ne l'ai jamais vu les frapper.En repartant les policiers m'ont dit que d'autres enquêteurs allaient peut-être venir.Mais je n'en ai plus revus », de dire Mme Doyer.« J'ai jumpé de ma chaise, en apprenant la mon de Christina, pouY-suit Mme Doyer.Isabelle avait acheté une petite piscine et baignait ses enfants tous les jours.Elle ajoutait même de l'eau chaude pour que l'eau ne soit pas trop froide.Et puis elle ne les faisait pas garder par n'importe qui.Ce sont ses parents qui venaient les garder, des fois.» Selon elle, Michel Otis venait souvent chez Isabelle Blain, mais elle ne croit pas qu'il habitait là.Une motocyclette, qui selon elle appartient à Michel, est stationnée dans la cour.« Lui aussi, avait l'air de bien traiter les petits.C'était un ramas-seux de scrap.Il ramassait les vieux frigidaires et les vieux poêles pour les revendre.» « Au début, quand Isabelle est arrivée ici, j'avais un peu peur, parce qu'il y avait pas mal de gars aux cheveux longs avec des boucles d'oreilles, qui venaient chez elle.Ils avaient l'air tough.Mais ils étaient bien corrects, finalement.On n'a jamais eu de trouble, et Isabelle et Michel avaient l'air toujours à jeun.» Mme Doyer signale qu'Isabelle avait des problèmes d'argent depuis quelque temps.« Elle s'est fait couper l'électricité dernièrement, et elle m'a dit qu'elle avait vendu sa télévision pour acheter du manger pour les petits.Elle aimait bien aller à Saint-Colomban.Elle est partie avec Michel et les enfants, mardi dernier.» Les nudistes d'Oka défient les interdits MARIE-CLAUDE GIRARD Les naturistes interrogés hier sur la plage du parc d'Oka faisaient bien peu de cas des avis d'interdiction qu'ont commencé à distribuer la Sûreté du Québec et Environnement et Faune.« Aux peu d'endroits où on peut pratiquer le naturisme, qu'ils nous laissent au moins 500 pieds de large », s'indigne Gilles Thibodeau, membre depuis 20 ans de la Fédération québécoise de naturisme.« On va venir même si c'est interdit », note pour sa part Daniel, 32 ans, installé sur la plage avec sa conjointe et ses deux bébés.« Franchement, voyez-vpus quelque chose d'indécent ici ?» demande une dame assise non loin de là, près de la pointe traditionnellement occupée par les nudistes.« C'est paisible, familial.Les gens sont à leur place.» À la suite d'une requête de la paroisse d'Oka, la SQ a demandé au bureau du procureur général de se prononcer sur la légalité du naturisme dans le parc.L'avis juridique définit la plage du parc Paul-Sauvé comme un endroit public où la nudité est un acte criminel, selon l'article 174 du Code criminel.Dans les jours et les semaines à venir, la SQ informera les usagers que toute personne dévêtue dans le parc pourrait faire l'objet de poursuites criminelles.Les infractions viendront plus tard, peut-être d'ici un mois, aux dires de la police.PHOTO ARMAND TR0TTIER.La Presse Les policiers de la SQ ont commencé hier à informer les usagers du parc d'Oka que le nudisme n'y sera plus toléré.« On vise une solution définitive à long terme mais on ne voulait pas faire une action massive.On espère qu'il y aura une décroissance continuelle », a indiqué le lieutenant Richard Toupin, responsable du Crime organisé à la SQ.La SQ rencontrait la presse hier pour souligner que, contrairement à d'autres interprétations diffusées dans les médias, la nudité est interdite dans le parc.La tolérance exercée jusqu'à maintenant ne saurait être interprétée comme une autorisation légale, lit-on dans l'avis.Le corps de police a fait appel au groupe Dire ENFIN la violence, du Centre communautaire gays et les- biennes de Montréal, pour informer les naturistes homosexuels du nouvel interdit.« Les gens ont apprécié notre intervention », a déclaré un des porte-parole, Bruce Buck-ley-Couvretle, soulignant par ailleurs que la communauté gay n'est pas impliquée dans les cas de grossière indécence survenus récemment.De son côté, le maire de la paroisse d'Oka, Yvon Patry, est heureux de la décision du bureau du procureur général, qui vient clarifier une vieille ambiguïté juridique.« Je suis aussi content de la façon dont la SQ s'y est prise.Des familles m'ont déjà manifesté leur contentement.» Il y a 10 ans, les nudistes s'installaient strictement dans la pointe du parc, souligne le lieutenant Toupin.« Avec le temps, il y a de plus en plus d'adeptes vers la plage publique.» Pour Lucie, 35 ans, la publicité entourant la plage d'Oka aura peut-être ceci de bon qu'elle y attirera davantage de naturistes : « Ce sera plus facile de défendre notre point de vue si on est plus nombreux.» Pourquoi ne pas réserver clairement une section, demande-telle.« Ça ne coûte pas cher une pancarte.» Par une belle journée chaude, comme celle d'hier, il y avait entre 500 et 600 naturistes et au moins 10 000 autres baigneurs et campeurs dans le parc d'Oka.C ent ans sur la route MARIE-CLAUDE GIRARD W ilfrid Boucher est sans domicile fixe.Il passe ses'jour-nées dehors, été comme hiver.Et vendredi dernier, il fêtait ses cent ans à la Maison du Père.« Ça fait un an et demi que j'ai arrêté de travailler », dit-il.Encore récemment, il coupait et revendait le bois de sa ferme de Rawdon.Le mois dernier, il s'est résigné à vendre sa voiture.À la Maison du Père, on le connaît depuis une dizaine d'années.Avant de s'installer à Montréal, il venait régulièrement en ville.Toujours de bonne humeur, le séducteur aux yeux bleus distribue les baise-mains aux dames en avançant rapidement sur ses béquilles.Un foyer ?Très peu pour lui.Wilfrid Bouchera la bougeotte.« Il sort tous les jours se promener, été comme hiver.Il a un fauteuil électrique mais il le prend presque ja- mais », note, amusé, un ami de la Maison du Père.M.Boucher a fait cent métiers parmi les plus rudes qui soient.À l'âge de 11 ans, il quittait seul son village de Gaspésie.Deuxième d'une famille de onze enfants, il est venu travailler dans les « factoreries de coton » de Montréal.À 14 ans, il s'engageait comme « foreman » au port de Montréal.Douze ans plus tard, il devenait chauffeur à l'incinérateur municipal, un métier difficile où la chaleur faisait ramollir les outils et tomber les travailleurs comme des mouches.Il y est resté 18 ans.Dans la quarantaine, il est parti au fin fond de l'Arctique construire des radars, des tours de 300 à 400 pieds.« Les beams de fer, en hiver, c'est glissant.Je suis tombé des fois de 50 et 60 pieds.» Il s'est cassé un bras, une jambe.D'ailleurs, plus que la maladie, ce sont les accidents qui l'inquiètent.Le mois dernier, il a fait une chute qui lui a valu un séjour à l'hôpital.Depuis, il habite à la Maison du Père qui fait pour lui > PHOTO ARMAND TROniER.LaPwise Wilfrid Boucher a fêté vendredi ses ÎOO ans à la Maison du Père.une légère entorse au règlement en l'hébergant à long terme.Parfois aussi, il dort dans son petit logement à deux pas du refuge.Après ses contrats dans l'Arctique, M.Boucher a travaillé à l'entretien des studios de Radio-Canada.Très souvent, entre deux emplois, il est allé bûcher l'hiver dans les bois américains et onta-riens.Entre ses souvenirs de la métropole et le paysage qui défile lors de ses promenades, il y a un monde.« Quand je suis arrivé à Montréal, il y avait un cultivateur au parc La-fontaine.Au nord de Sherbrooke, il y avait quelques maisons.» La fête organisée vendredi en son honneur lui a fait grand plaisir.Deux de ses quatre enfants sont venus partager avec lui le gâteau, dont sa fille de 74 ans et ses enfants.Quant à sa femme, elle esj décédée il y a huit ans.Leur mariage aura duré.74 ans.« M'a dire comme le gars, si j'ai pas d'autres accidents, je vais peut-être durer encore un bout de temps », conclut-il. A4 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 27 JUILLET 1997 Actualités Mercredi, Ovide aura cinq challengers Le fond du problème : les Premières Nations, lobby ou force politique ?Vincent Marissal du bureau de La Presse OTTAWA Ralentie par ses crises existentielles et financières depuis quelques années, l'Assemblée des premières nations est aujourd'hui à la croisée des chemins.Les leaders autochtones se choisissent un nouveau chef, mercredi à Vancouver.Trois acteurs de la scène politique autochtone nationale et québécoise décrivent les défis qui attendent le nouveau grand chef.S'ils ne s'entendent pas nécessairement sur les solutions à apporter aux problèmes de l'organisation, Ghyslain Picard, Roméo Saganash et Max Gros-Louis affirment tous trois qu'ils n'envient absolument pas Ovide Mercredi ou l'un des cinq challengers qui sera élu grand chef.L'Assemblée des premières nations traverse une crise d'identité depuis quelques années, explique Ghyslain Picard, chef de la région Québec-Labrador.Ses problèmes existentiels se résument en deux questions : « Comment se rapprocher de la base ?» et « Faut-il s'en tenir au rôle de lobby ?» « L'APN n'a pas assez d'emprise à la base, localement, admet M.Picard, qui est lui-même le lien direct entre les dirigeants nationaux et les communautés du Québec.Il faut permettre aux populations locales de voter pour leurs représentants.».L'élection de mercredi sera un autre exemple frappant de cette distance entre la base et ses dirigeants politiques.Le futur porte-parole du million d'autochtones du pays sera choisi par 630 chefs délégués à Vancouver, les seuls à avoir droit de vote ( 10 chefs pour le Québec ).Dans les circonstances, il n'est pas étonnant de constater que les autochtones du Québec et du reste du Canada ne se sentent pas liés à leur Assemblée nationale.D'un au* tre côté, ajoute M.Picard, l'APN ne se sent pas toujours redevable envers ceux qu'elle doit représenter.Roméo Saganash, ancien vice-grand chef du conseil des Cris, se montre compréhensif envers le grand chef sortant.« C'est toujours le même reproche, on dit qu'il est trop loin des communautés, c'est vrai et faux à la fois, nuance-t-il.Le grand chef ne peut être partout à la fois, les gouvernements provinciaux et fédéral sont dans le sud.» Cela dit, M.Saganash reconnaît que l'exercice démocratique pourrait être revu et amélioré.« Les seuls qui s'intéressent à cette élection, dit-il, ce sont les chefs.Les autochtones sont devenus eux aussi cyniques face à la politique, » Au cours de la course à la direction, les déficits récurrents de l'APN ont occupé une large place dans les débats, comme on l'a vu récemment, à Kahnawake.Au détriment des vrais enjeux, dénoncent certains autochtones.L'ancien chef huron Max Gros-Louis estime que le déficit accumulé au fil des ans a fait dévier l'organisation de son mandat premier.« C'est rendu, dit-il, que l'APN gère des programmes d'habitation et de santé.Ce n'est pas son rôle.Beaucoup d'autochtones pensent que l'on est en train de créer un nouveau ministère des Affaires indiennes avec l'APN.Il faut établir une nouvelle charte au plus vite.» Roméo Saganash n'a pas droit de vofe et il refuse de dire à qui vont ses préférences, mais il considère que la campagne à la direction de l'APN a été injuste envers Ovide Mercredi.« L'APN manque de ressources financières et peu importe qui sera chef, le problème va persister, affirme Roméo Saganash.C'est facile et gratuit de s'en prendre au chef sortant, parce que ses adversaires connaissent les problèmes de l'organisation.» Le manque de ressources a desservi Ovide Mercredi, affirme M.Saganash.« Prenez les négociations sur Charlottetown, par exemple ; ce sera difficile pour les autres qui suivront d'aller chercher autant pour les autochtones.» Pour d'autres, comme Ghyslain Picard, Charlottetown et Meech qui a suivi ont, au contraire, laissé de profondes cicatrices sur la feuille de route de M.Mercredi.« H n'y a pas eu de consultation à l'époque et il a poussé très fort », rappelle M.Picard.Voilà qui résume parfaitement le grave problème d'identité de l'Assemblée des premières nations.Faire ou ne pas faire de la politique nationale?Et si oui, avec quel mandat ?Ghyslain Picard croit que l'APN doit dépasser les tâches de lobbyis-tes auprès des gouvernements fédéral et provinciaux.Par contre, pré-cise-t-il, « l'Assemblée n'est pas un gouvernement ».Pour Max Gros-Louis, l'Assemblée en met souvent beaucoup plus que le client en demande.Le coloré personnage se rappelle une époque pas si lointaine où il devait se rendre d'urgence au siège de l'APN à Ottawa pour remettre les pendules à l'heure.« Le grand chef débarquait à Québec pour une visite de quelques heures, il faisait ses déclarations et sacrait son camp en nous laissant avec les pots cassés », raconte M.Gros-Louis.Après une carrière politique de plus de 30 ans, Max Gros-Louis partage son temps entre le Village-Huron, en banlieue de Québec et son ranch en Alberta où il élève des wapitis dont les cornes donnent, apparemment, un aphrodisiaque prisé par les Asiatiques.La retraite de la vie publique ne l'empêche pas de réfléchir au rôle de l'Assemblée des premières nations.« Le grand chef doit consulter les populations locales et obtenir une résolution d'un conseil de bande avant de s'impliquer dans un dossier.Au Québec, par exemple, on les connaît les péquistes, on connaît la situation, c'est nous qui devons nous arranger avec ça.» Incontournable, le rapport de la commission royale d'enquête Eras-mus-Dussault sur la situation des peuples autochtones est planté en toile de fond de cette élection.Le gouvernement Chrétien n'a pas montré à ce jour beaucoup d'empressement à donner suite aux 400 recommandations, mais les groupes de pression autochtones n'ont pas jeté l'éponge.a Le défi du nouveau chef sera PHOTOTHEQUE PC Les leaders autochtones québécois Picard, Saganash et Gros-Louis affirment qu'ils n'envient absolument pas Ovide Mercredi ou l'un de ses cinq challengers qui sera élu grand chef mercredi à Vancouver.de forcer le gouvernement fédéral à réagir, à s'impliquer à la suite du rapport, au moins à en dégager les priorités.Jusqu'à présent, le gouvernement a reçu deux invitations à faire quelque chose, à donner un signe avant les élections, mais il n'y a pas eu de réponse.» Roméo Saganash n'est pas du tout d'accord avec cette analyse.Celui qui a laissé la scène nationale pour s'impliquer dans sa communauté de Waspanipi croit, au con- traire de M.Picard, que la balle est dans le camp des leaders autochtones.Il ne mâche d'ailleurs pas ses mots pour dénoncer l'« attitude de colonisés » des chefs.« Le rapport se rapproche des tablettes, c'est malheureux, mais.l'attitude de la plupart des leaders autochtones est la même partout au pays : on s'attend à ce que quelqu'un d'autre mette en place les recommandations.» Si les autochtones attendent que le gouvernement fédéral bouge, ça risque d'être long, estime M.Saganash, qui donne l'exemple de sa communauté qui a implanté il y a un an son propre système de justice.« Nous croyons en notre système indépendant, alors nous l'avons mis sur pied, et ça ne dérange personne au Québec que les Cris de Waspinipi aient leur propre système de justice.» Ce qui dérange, par contre, ce sont les interminables négociations territoriales, le défi majeur de l'APN, soutient Max Gros-Louis.« Il y a beaucoup de revendications territoriales et ça, ça presse parce qu'il y a beaucoup de frustration, dit-il.Il faut s'asseoir et négocier avec les gouvernements, pas attendre que la question soit tranchée par un tribunal.» Le nouveau chef de l'Assemblée devra inspirer ces négociations pour éviter d'arriver avec des « jugements de fous », plaide M.Gros-Louis.« Les droits de chasse et de pêche sont définis en ce moment par les tribunaux.En notre faveur, tant mieux, mais dire, par exemple, que les Indiens peuvent pêcher partout, tout le temps, c'est fou, on se fait haïr avec des jugements comme ceux-là.» Avec les ententes territoriales, viennent l'autonomie, le pouvoir de taxation et les responsabilités d'un gouvernement autonome, poursuit Max Gros-Louis.« Arrêtons de traiter les Indiens comme des assistés sociaux, mais ceux-ci doivent d'abord se lever.» Roméo Saganash conclut dans le même sens : « Il faut de l'imagination politique pour établir des partenariats avec les gouvernements pour partager les ressources des territoires autochtones.Mais cela peut se mettre en place assez fecile-ment.» Des échos venus du fond des bois donnent Wendy gagnante VINCENT MARISSAL du bureau de La Presse, OTTAWA Il vaudrait mieux y penser tout de suite: dira-t-on grande cheffe, grand cheffe, grande chef ou tout simplement Mme Wendy Grant-John, grand chef de l'Assemblée des premières nations ?Si on se fie aux échos dans les communautés autochtones et au sondage auprès des chefs à travers le pays, la question sera d'une grande actualité, mercredi soir à Vancouver.Wendy Grant-John, chef régional bien connu en Colombie-Britannique, est un visage totalement inconnu de ce côté-ci des Rocheuses.Il faut dire qu'il y a au Canada plus de 600 bandes autochtones et qu'Ovide Mercredi a pris presque toute la place disponible sur la scè- ne nationale depuis 1991.Il faut le dire aussi, l'arène politique autochtone, comme celle des Blancs d'ailleurs, est largement dominée par les hommes.Mmc Grant-John semble être en voie de changer cette situation.Un récent sondage lui donne un tiers des appuis des chefs qui voteront la semaine prochaine à Vancouver.Avec six candidats sur les rangs, 30 % des intentions de vote sont en principe largement suffisants pour remporter, après deux ou trois tours, les 60 % nécessaires.De plus, un tiers des 630 chefs viennent de bandes soeurs de Colombie-Britannique, ce qui représente un autre avantage non négligeable.Au Québec, M™ Grant-John semble avoir de puissants appuis, notamment chez les Cris, les Al- gonquins, les Montagnais et les Mohawks.C'est ce qu'elle dit, et c'est effectivement la tendance qui se confirme au fil des conversations avec des chefs du Québec.«< Elle est en avance, ça dépendra des alliances en cours de scrutin », analyse Roméo Saganash.Pas très loin derrière Mmc Grant-John, les observateurs de la politique autochtone voient poindre Phil Fontaine, chef du Manitoba, tout comme le chef sonant Ovide Mercredi.Celui-là ne récolte pas beaucoup d'appuis au Québec, à peine quelques timides signes de reconnaissance du genre « Merci pour vos loyaux services et au revoir.» « Ce fut déjà difficile pour Mercredi en 1994 à Saskatoon où il a eu besoin de trois tours.Tout indique que ce sera difficile pour lui cette fois encore», commente Ghyslain Picard.C'est tout dire.L'extrême prudence du chef de la région Québec-Labrador le préserve généralement de ce type de commentaire.Plus que sa personnalité ou son bilan politique des six dernières années, c'est d'abord le temps qui a usé Ovide Mercredi, poursuit M.Picard.« Les autochtones veulent du changement, c'est la première chose qui joue contre Ovide », dit-il.Mmc Grant-John le sait fort bien.Son organisation avoue d'ailleurs que l'effet « fraîcheur » est un de ses atouts majeurs.Pas question toutefois déjouer la carte « femme » pour gagner des points dans ce monde d'hommes.Wendy Grant-John se cabre quand, du bout des lèvres, on soulève la question.Sa priorité, si elle est élue mercredi, sera de moderniser les communications entre les autochtones du pays.« On est à l'ère de l'Internet, après tout, il doit être possible d'établir de meilleures communications avec les communautés locales », dit-elle en entrevue téléphonique à La Presse.Une fois les communautés branchées, une autre tâche l'attend, beaucoup plus lourde celle-là.« Je vais contacter immédiatement la ministre des Affaires autochtones et le premier ministre, lance-t-elle d'une voix énergique.Je veux qu'ils proclament au plus vite l'importance du rapport de la commission royale Erasmus-Dussault.» Les trois autres candidats sont : Joe Dion, Robert Manuel ( C.-B.) et Larry Sault ( Ontario ).( Phil Fontaine n'a pas donné suite aux trois appels de La Presse ).loto-quêbec Meeting aérien sanglant en Belgique \tI\t\ti ] \t\t\t Tirage du 97-07-26 9 11 16 33 34 37 40 41 42 43 44 49 50 56 58 68 70 Tirage du 97-07-26 3 4 526 5426 Tirage du 97-07-25 NUMÉRO: 906063 -tau NUMÉRO: 159695 Tirage du 97-07-26 Tirage du 97-07-26 14 19 22 24 35 47 Numéro complémentaire: 12 GAGNANTS LOTS 6/6 va >^ïp 3/6 v Ventes totale* 00 000 000,00 $ Prochain gros lot (appro x.): 0 5* iïiImi Tirage du 97-07-26 13 24 25 32 34 42 Numéro complémentaire: MISE-TÔT 20 24\t GAGNANTS 42\tLOTS 1190.40 GAGNANTS 6 0 1 20 798 12 849 LOTS 12 246,50 $ 408,20$ 47,70 $ 5$ Ventes tot*** 521 495,00$ Gro» lot èchaqu«tlragr1 000000,00$ SUPER Tirage du 97-07-25 GAGNANTS l.iilM.) 12 26 27 32 35 39 Numéro complémentaire: 37 Ventes totales: 5 704 846,00 $ 3 / 7+ 42 290 Prochain gros lot (approx.): 7 000 000,00 $ 3/7 390 385 Prochain tirage: 97-06-01 LOTS 1,00$ 53 147,70$ 2113,80$ 145,20$ 10 S 10$ partie, grat.TVA.le réseau des tirages de Loto-Ouoboc Le modalités Rencaissement dos billets gagnants paraissent au verso des Mots.Bn cas de disparité entre cette liste et la liste offictollo.cotte dernière a priorité».Agence France-Presse OSTENDE, Belgique Un monomoteur XT-300 d'une patrouille aérienne jordanienne s'est écrasé hier après-midi à promixité du public lors du meeting international aérien d'Ostende ( Belgique ), faisant neuf morts \u2014 dont le pilote \u2014 et 55 blessés, dont dix graves.L'avion qui s'est écrasé exécutait un vol acrobatique.Il est tombé près d'un poste de secours de la Croix-Rouge où du public était massé, mais à une centaine de mètres de la tribune principale et non loin de la piste où étaient stationnés des avions de ligne.Sous l'impact, des pièces de l'avion ont heurté les spectateurs, alors que des flammes se propageaient \u2014 y compris au poste de la Croix-Rouge \u2014 et qu'une épaisse fumée noire montait dans le ciel.Le plan catatastrophe a été immédiatement déclenché et le ministre de l'Intérieur, Johan Vande La-notte, s'est rendu sur place.Toutes les ambulances disponibles dans les environs ont été envoyées à l'aéroport de cette ville balnéaire et tous les hôpitaux plus ou moins proches \u2014 notamment à Ostende, Bruges et Gand \u2014 ont été mobilisés pour recevoir les blessés.La panique a gagné le public qui a essayé de quitter les lieux, provoquant un énorme embouteillage sur les routes entourant l'aéroport.Les blessés les plus graves ont dû être emmenés par hélicoptère* Tous PHOTO AP L'appareil s'est écrasé à proximité des avions de ligne et d'un stand de la Croix-Rouge.ont pu toutefois être évacués une heure après la catastrophe.Une chambre ardente a été mise en place pour l'identification des morts avec les services spécialisés de la gendarmerie.Un centre d'accueil pour les familles des victimes a été installé à la cafeteria de l'aéroport.Un pilote français amateur de Lille ( nord de la France ) Jean-Laurent Denise, qui a assisté au meeting, a indiqué que l'accident était intervenu à l'issue d'une vrille et d'un looping de l'appareil,
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