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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Politique
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1997-09-09, Collections de BAnQ.

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[" B Montréal, mardi 9 septembre 1997 La Presse ÉDITORIAL / OPINIONS / MONDE / SPECTACLES - L'EXPRESS POLITIQUE Un premier pas, selon Chrétien ¦ Trois semaines après la décision finale sur l'avenir de l'hôpital Montfort, le premier ministre Jean Chrétien s'est finalement exprimé publiquement sur la question.Selon lui, un pas important a été franchi, puisque Montfort, le seul hôpital francophone de l'Ontario, n'a pas fermé ses portes.« La première bataille a été gagnée : Montfort n'a pas été fermé.Évidemment, il a été diminué et j'espère qu'ils \" vont continuer à travailler pour maintenir et l'améliorer », a affirmé M.Chrétien, hier, lors 'd'un point de presse.Il a indiqué qu'il allait continuer à don* ner son appui à ceux qui défendent l'hôpital, pour ajouter aussitôt un bémol.« Nous allons les aider autant que faire se peut.Mais la santé, ça relève des gouvernements provinciaux et non pas du gouvernement fédéral.» M.Chrétien a soutenu qu'il avait fait tout ce qu'il avait pu dans le dossier.« J'ai parlé pour eux, j'ai appelé le premier ministre Harris à plusieurs reprises, j'ai insisté », a-t-il dit.L'hôpital perdra la quasi-totalité de ses services spécialisés, dont l'urgence, pour ne conserver que l'obstétrique à faible risque et la chirurgie d'un jour.On ajoutera aussi des lits pour des soins psychiatriques aigus.De son côté, le comité SOS Montfort, qui tentait d'obtenir l'appui de M.Chrétien pour s'opposer à la réduction des services, a annoncé hier que si les négociations échouent pour redonner à l'hôpital certains de ses services, il lancerait une poursuite devant les tribunaux.Une campagne de souscription a d'ailleurs été mise sur pied pour la financer.Presse Canadienne Le saumon en cour ¦ Le premier ministre de Colombie-Britannique, Glen Clark, fustigeant l'inertie du gouvernement canadien dans le conflit sur la pêche au saumon dans le Pacifique, a annoncé hier son intention d'engager des poursuites contre le gouvernement des États-Unis à partir des tribunaux américains.Il a indiqué que son gouvernement avait demandé à des avocats américains d'engager des actions en justice contre les États-Unis, ainsi que les États de l'Alaska et de Washington afin de les obliger à respecter le traité américano-canadien sur la pêche au saumon dans le Pacifique.La Colombie-Britannique demande également 325 millions de dommages en raison de la surpêche de saumon, en violation de ce traité.Agence France-Presse Préarrangements funéraires ¦ Le gouvernement du Québec procédera sous peu à l'adoption d'un nouveau décret concernant la vente d'arrangements préalables de services funéraires et de sépulture par des vendeurs itinérants.Issu initialement d'un | engagement volontaire conclu entre l'Office de la protection du consommateur et quelques tha-natologues, ce décret permettra à l'industrie de mieux s'autodisci-pliner, assurant du même coup une protection supplémentaire aux acheteurs québécois d'arrangements préalables.Tout en reconduisant les mêmes protections que l'actuel décret, qui vient à échéance le 31 décembre prochain, le nouveau aura une durée illimitée.Le décret interdit notamment la sollicitation de contrats dans les hôpitaux, les centres d'accueil et autres établissements similaires.À la mémoire de Rosslllon ¦ Pour témoigner son affection et sa reconnaissance envers ce défenseur des droits du Québec et des francophones de l'Amérique qu'était Philippe Rossillon, la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal organisera ces prochains jours une cérémonie com-mémorative.Le décès subit de ce militant de la cause du Québec sur la scène internationale a profondément attristé Guy Bouthil-llcr, le président de la SSJBM, dont M.Rossillon était un ami personnel, et les membres de l'organisme qu'il dirige.« Je perds un ami, un compagnon de mut et le Québec perd lui aussi un ami et un allié », a déclaré M.Bmithillier Québec-municipalités : la date-butoir du 15 septembre devrait sauter DENIS LESSARD du bureau de La Presse, QUÉBEC \u2022 Carrément opposée il y a quelques jours à ridée même de discuter de la compression de 500 millions, l'Union des municipalités régionales de comté du Québec ( UMRCQ ) a décidé de monter dans le train des négociations avec le gouvernement Bouchard.Mais hier, au sortir d'une rencontre de plus d'une heure avec le premier ministre Lucien Bouchard, la présidente du regroupement des petites municipalités en région.Jacinthe Simard, a qualifié d'irréaliste l'échéancier du 15 septembre fixé par le gouvernement pour en arriver à une entente.Le premier ministre Bouchard a lui-même clairement indiqué, lors de ïz rencontre, s'attendre à ce que la date du 15 septembre soit re- poussée.Québec et les élus en sont encore à chercher une solution à une semaine de l'échéance fixée cet été.Le ministre des Affaires municipale, Rémy Trudel, qui a encaissé vendredi un refus catégorique de sa collègue Pauline Marois quant au transfert de l'entretien des bâtiments scolaires, a souligné que Québec revenait à son scénario initial, où l'on proposait de transférer la facture du transport scolaire d'environ 400 millions plutôt que celle de l'entretien des 2600 écoles primaires et secondaires.L'UMRCQ refusait l'idée du transport scolaire trop inéquitable pour les petites municipalités selon elle.La mobilisation des MRC va se poursuivre bien que ITJMRCQ ait rejoint de comité national de négociation.Mme Simard fut avare de détails quant aux propositions faites par l'UMRCQ.Ainsi, Québec pourrait transférer la gestion des HLM aux villes, a-t-elle donné comme exemple.Les MRC préfèrent l'entretien des bâtiment au transport scolaire car elles sont davantage habituées à gérer des équipements, explique-t-elle.Les MRC sont prêtes à discuter avec Québec pour permettre au premier ministre Bouchard de réaliser son engagement d'atteindre le déficit zéro sans hausser les taxes, mais tant 1TIMQ que l'UMRCQ soutiennent que les objectifs du gouvernement ne pourront être atteints sans accroître le fardeau fiscal des propriétaires.« On n'est pas d'accord avec la facture de 500 millions mais on est prêt à analyser pour trouver ce qui pénalisera le moins possible nos contribuables », a déclaré Mme Simard.Imperturbable, le ministre Trudel a souligné que l'UMRCQ avait fait une série de propositions.« On est prêt à examiner n'importe quelle sorte de solution », a-t-il laissé tomber.Pas question pour lui de déroger de l'objectif du 15 septembre, un espoir jugé « tout à fait farfelu » par le porte-parole de la coalition des 60 000 syndiqués du secteur municipal, Gilles Charland.Des stages fédéraux pour 3000 jeunes chômeurs PHOTOPC Jean Chrétien a Joué du marteau-pkiuetir après une des dirigeants d'entreprises sur remploi des jeunes.Presse Canadienne TORONTO Voulant faire sa part pour diminuer le taux de chômage chez les jeunes, qui atteint presque le double de celui qui frappe la population en général, le gouvernement fédéral injectera 90 millions au cours des trois prochaines années dans un programme de stages destinés à 3000 chômeurs âgés de 15 à 29 ans.En août, le Canada comptait pas moins de 663 000 chômeurs de 15 à 29 ans.Le taux de chômage chez les jeunes frôle les 17 %, constituant un véritable casse-tête pour les gouvernements désireux de voir la génération montante profiter elle aussi de la reprise économique.Mais jusqu'à maintenant, les efforts déployés par les gouvernements pour atteindre ce but n'ont pas vraiment porté fruit.Appel au secteur privé « Le temps est venu de travailler avec le secteur privé et le milieu des bénévoles et tout le monde de manière à ce que les jeunes qui veulent travailler puissent participer à la prospérité dans notre pays », a déclaré hier le premier ministre Jean Chrétien alors qu'il faisait l'annonce de ce nouveau programme.« Nous voulons inciter le secteur privé à faire davantage et voir ce que nous pouvons faire pour les ai- der à faire davantage », a-t-il ajouté.Le gouvernement fédéral a prévu réserver la moitié des 3000 stages aux jeunes décrocheurs qui n'ont pu trouver d'emplois faute d'avoir terminé leurs études.Ce nouveau programme s'ajoute en fait à la stratégie fédérale de création d'emplois pour les jeunes annoncée en février dernier, un investissement de 315 millions de dollars.Mais la contribution fédérale pour régler le problème du chômage chez les jeunes a été immédiatement tournée en ridicule par les partis d'opposition.« Une goutte d'eau », a dit Jean Charest, chef du Parti conservateur.« Programmes à courte vue qui ne marcheront pas », a renchéri le critique en matière de finances du Parti réformiste.Monte Solberg.Les stagiaires seront placés dans des bureaux des différents ministères du gouvernement fédéral et des sociétés d'État à travers le pays.L'an dernier, le programme intitulé « Career Edge » avait amené 150 grandes entreprises, dont la Banque Royale et Air Canada, à offrir un stage à 600 jeunes.Hier, M.Chrétien a exhorté les petites entreprises \u2014 un secteur où la création d'emplois est très forte \u2014 à fournir un effort plus intense pour aider les jeunes.Charest propose un comité mixte sur l'unité GILLES T0UPIN du bureau de La Presse, OTTAWA Le chef progressiste-conservateur Jean Charest a suggéré aux neuf premiers ministres provinciaux qui participeront à la conférence de Calgary sur l'unité canadienne, les 14 et 15 septembre, de demander dans leur déclaration finale que le Parlement fédéral mette sur pied un comité mixte de la Chambre et du Sénat qui aurait pour tâche d'examiner les propositions des premiers ministres à l'égard d'un plan d'action pour le Canada.Dans une lettre adressée au président de la réunion du week-end prochain, le premier ministre du Nouveau-Brunswick Frank Mc-Kenna, Jean Charest prie les premiers ministres provinciaux de s'en tenir à un agenda « modeste et réaliste », soit à un plan d'action national qui permettrait enfin au pays de tourner la page sur l'ère des accords du Lac Meech.Il propose notamment que ce comité mixte ait parmi ses membres les chefs des cinq partis politiques représentés à la chambre des Communes.Il a fait parvenir une copie de sa lettre au premier ministre du Québec,* M.Lucien Bouchard, le seul qui ne sera pas de la rencontre de Calgary.«< L'heure n'est pas venue, a dit le chef conservateur, de procéder à des modifications constitutionnelles.Toute discussion sérieuse sur la modification de la Constitution ne peut avoir lieu tant que le Québec n'aura pas élu un gouvernement prêt et disposé à s'engager dans un tel processus », réitérant du coup que le chef libéral Daniel Johnson était toujours à ses yeux l'homme de la situation pour les forces fédéralistes au Québec.Rejetant le plan B du gouvernement Chrétien qui fait, selon M.Charest, le jeu des séparatistes, le chef conservateur a insisté pour que les premiers ministres incluent dans le plan d'action national toute la question de la société distincte.a Les premiers ministres, a-t-il dit, devraient réaffirmer leur volonté de reconnaître le caractère spécifique du Québec » M.Charest a même affirmé que ces derniers devraient, à Calgary, «< faire un pas en arrière », c'est-à-dire faire une petite pause pour prendre le temps d'expliquer aux Canadiens ce que signifie véritablement le caractère spécifique du Québec.« Pour l'instant, a-t-il affirmé, j'incite les premiers ministres à s'attacher à affirmer leur volonté de reconnaître que la langue, la culture, le système de droit civil et les institutions québécoises façonnent notre identité nationale.» Il demande aux premiers ministres provinciaux de river le clou au chef réformiste Preston Manning en reconnaissant une fois pour toute l'égalité des provinces et, partant, celle de tous les Canadiens.Bref, selon ses termes, M.Charest demande aux premiers ministres provinciaux de faire preuve d'un leadership qui ne se manifeste pas actuellement au niveau fédéral.« Les libéraux fédéraux concluent, a-t-il dit, qu'il suffit de s'occuper de l'intendance au jour le jour pour régler la question.Moi je dis que le pays doit arriver à un acte de fon- dation na'ional.» Les anciens combattants du rapatriement en cour YVES B0t$ VERT Près de 16 ans après s'être fait traiter de « traîtres » par la Société Saint-Jean-Baptiste, deux anciens députés libéraux fédéraux qui ont voté pour le rapatriement de la Constitution exigent toujours réparation, et se retrouvent au palais de justice de Montréal.Céline Hervieux-Payette, maintenant sénatrice, et David Berger, qui a laissé son siège de West-mount à Lucienne Robillard en 1995, réclament 110 000$ à la SSJB.oui a traité 67 députés fédé- raux de « traîtres » dans une pleine page d'annonce du quotidien Le Devoir, le 2 décembre 1981.Ces 67 députés ( sur un total de 75 au Québec ) avaient voté la veille à Ottawa en faveur du projet de rapatriement de la Constitution au Canada, qui incorporait notamment la Charte canadienne des droits et libertés et une formule de modification constitutionnelle.Cette nouvelle loi constitutionnelle est entrée en vigueur le 17 avril 1982, malgré les protestations de l'Assemblée nationale.ï i** dirigeants du Devoir avaient formulé des excuses dès le lendemain de la parution de la publicité, disant n'en avoir pas lu le contenu.La SSJB décidait d'imprimer 5100 exemplaires sur panneaux publicitaires répétant les mêmes dénonciations.Estimant qu'il s'agissait d'un appel à la violence, certains députés entreprennent alors une lutte judiciaire.Ils demandent une injonction, qui leur est refusée par le juge Jules Deschênes, en Cour supérieure : la querelle est politique, tranche le juge.La Cour d'appel donne toutefois raison aux députes et émet l'injonction.Mais les députés Berger et Hervieux-Payette réclament aussi un dédommagement, estimant avoir été diffamés.Hier, après des années de sommeil judiciaire, la cause s'est réveillée devant le juge André Rochon, de la Cour supérieure.Mme Hervieux-Payette a témoigné, M.Berger a commencé à le faire et l'on s'attend à ce que la cause dure la plus grande partie de la semaine.Leurs deux opposants politiques de longue date.Guy Bouthillier et Gilles Rhéaume.leur font face, repré-scrvfant la SSJB. B2 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 9 SEPTEMBRE 1997 Editorial André Desmar aïs président du conseil d'administration Roger D.Landry président et éditeur Claude Masson éditeur adjoint Marcel Desjardins directeur de l'information Alain Dubuc éditorialiste en chef Revirement heureux Alain Dubuc L# annonce par la multinationale américaine * Paccar d'un investissement de 107 millions à l'usine Kenworth, à Sainte-Thérèse, marque l'aboutissement heureux d'une histoire à qui avait mal commencé.¦ Le ministre des Finances, M.Bernard Landry, dont le rôle a été essentiel dans le succès de ce dossier, y a vu la confirmation éclatante de son propre bon jugement et une réponse aux nombreux détracteurs, dont La Presse, qui ont abondamment critiqué le plan de relance de l'usine Kenworth.nHBHBBBHa Mais en fait, les détails dévoilés vendredi dernier montrent qu'il s'agit d'un projet radicalement différent de ce qui était sur la table, depuis près d'un an.Cette nouvelle version permet de réaliser à quel point le projet initial était inacceptable et éminemment critiquable.Le projet originel, dévoilé en décembre dernier, prévoyait un investissement de 53 millions et réembauchait noins de la moitié des travailleurs remerciés, 350 sur 850.Mais surtout, son montage financier, unique, exigeait de Paccar l'injection d'une somme minime dans sa propre usine, soit un maigre 8,2 millions.Tout le reste était financé par nos bons soins : 26,5 millions de prêt du Fonds de solidarité de la FTQ, 13,5 millions de prêts sans intérêt des deux gouvernements, et une subvention de 4,8 millions d'Ottawa pour la formation.Cette entente reflétait une stratégie du désespoir où le Québec, pour rouvrir l'usine, était prêt à des concessions qui s'écartent du sens commun le plus élémentaire.Le projet dévoilé vendredi est d'une autre eau.D'abord la taille : l'investissement double, à 107 millions, ainsi que l'embauche, qui pourrait atteindre 800 personnes.Ensuite, l'ampleur de la modernisation.Enfin, la structure : Paccar paie pour son usine.L'entreprise, qui veut se passer du Fonds de solidarité, investira 77 millions.Cela ramène la contribution extérieure à un niveau raisonnable : un prêt des gouvernements de 23,5 millions, sans intérêt pour dix ans, et une subvention fédérale pour la formation de 6,8 millions.Ce niveau de contribution publique est équitable quand on regarde ce dont profitent d'autres industries et quand on tient compte des multiples formes d'aide qui existent à l'échelle du continent.Cet investissement, s'il voit le jour, car il faut se méfier des revirements imprévisibles de la compagnie Paccar, sera un indéniable succès économique.Mais il est également clair que cette aventure alimentera une discussion publique sur le modèle québécois et sur le rôle de l'État.Il faudra surtout éviter de faire de Kenworth un quelconque modèle.Nous ne sommes pas en présence d'un bel exemple de développement économique, mais face à une entreprise de sauvetage.L'histoire de Kenworth, c'est celle d'une gaffe, une grève stupide qui a fermé une usine, et des efforts du Québec pour réparer les pots cassés.Un modèle ne peut s'inspirer d'événements ponctuels et essentiellement réactifs.Ce qui est exemplaire dans ce dossier, c'est la mobilisation pour la réouverture de l'usine, l'implication magistrale du Fonds de solidarité et l'acharnement du gouvernement et de son ministre Bernard Landry.C'est cette synergie qui a quelque chose de typiquement québécois.On ne peut cependant pas en déduire grand-chose sur ce que doit être le rôle de l'État.Dans ce dossier, le ministre Landry a agi comme pompier, dans une opération de sauvetage, sans stratégie d'ensemble et sans balises.Sans son énergie, le dossier n'aurait pas abouti.Mais l'avenir économique du Québec ne peut reposer sur le dévouement individuel d'un ministre.Le principal rôle de l'État, ce n'est pas de sauver les meubles, mais celui, moins spectaculaire, de créer les conditions durables qui permettront le développement et le progrès.no- il if, /.'-«ira i H , v .».SB [ÇSs3Q - ' VorTï-r as DROITS RÉSERVES À court d'idées Les trois principaux interlocuteurs arabes d'Israël viennent de se réunir au Caire pour lancer un appel à la raison, mais ils ont plutôt prêché dans le désert.Le roi Hussein, de Jordanie, le président Hosni Moubarak, d'Egypte, et le président palestinien Yaser Arafat ont condamné le terrorisme et rappelé au premier ministre Benjamin Neta-nyahu qu'il ne doit pas se dérober à ses engagements envers les Palestiniens.Cet appel, venant après un autre attentat suicide à Jérusalem et la décision d'Israël de ne plus appliquer les accorda d'Oslo, illustre le désarroi et la faiblesse du monde arabe face aux intentions obscures et contradictoires du gouvernement de M.Netanyahu.¦¦BBBBBBHn L'optimisme dans beaucoup de pays arabes, qui avait suivi l'ouverture de négociations entre Israël et les Palestiniens, il y a quatre ans, a fait long feu.L'intérêt que l'on portait au Moyen-Orient au développement économique que la paix rendrait possible, a été mis en veilleuse.Et les trois leaders, réunis au Caire, ont constaté qu'ils n'avaient rien à offrir, ni rien à proposer, pour relancer le processus de paix si lamentablement en panne.La moindre idée susceptible de dissiper la profonde méfiance entre Israéliens et Palestiniens aurait cependant été utile.En effet, le secrétaire d'État américain, Madeleine Albright, commence demain sa première visite au Moyen-Orient.Elle ne pourra que constater que les pays arabes ne peuvent pas relancer le processus de paix et qu'Israël ne le veut pas.Mme Albright verra que rien ne se fait au Moyen-Orient si les Etats-Unis ne poussent pas à la roue; et que même les dirigeants arabes semblent trouver cette situation normale.Ce manque d'idées et d'entrain a des consé- Frédéric Wagnière quences désastreuses à tous les niveaux politiques.Des décisions prises ailleurs, ou inspirées par d'autres gouvernements, sapent la confiance dans la classe dirigeante.Cela encourage le nationalisme primitif et le fondamentalisme islamique, une sorte de retour aux sources et à un passé plus simple et plus glorieux.Cette contestation constitue notamment une des origines du terrorisme parmi les Palestiniens.Cette situation fait l'affaire de M.Netanyahu, dont la politique ambiguë consiste à ne pas renier le processus de paix, tout en maintenant un dispositif de sécurité très effi-\" cace dans les territoires occupés.Mais il y a cependant des hommes politiques israéliens qui savent que cette politique, qui repose sur l'inactivité des dirigeants arabes, ne peut pas durer éternellement.Il y a toujours l'échéance, des prochaines élections, qui obligera les politiciens à mieux préciser leur pensée \u2014 en tout cas mieux que M.Netanyau ne l'a fait lors de la dernière campagne.Ainsi, le ministre des Affaires étrangères, David Lévy, a annoncé qu'il se désolidariserait du gouvernement si les accords d'Oslo étaient écartés pour de bon.Cet homme charnière dans la coalition gouvernementale craint que l'abandon du processus de paix ne mène le pays vers une impasse et la violence généralisée.Quant à M.Yossi Bei-lin, le spécialiste de politique étrangère de l'opposition travailliste, il a déclaré que le gouvernement doit donner une lueur d'espoir aux Palestiniens s'il ne veut pas provoquer encore plus de terrorisme.M-ne Albright ne trouvera pas une situation réjouissante au Moyen-Orient, mais elle devra résister à la tentation de tout diplomate, et surtout de tout diplomate américain : vouloir à tout prix aider à résoudre les conflits.La solution de la crise actuelle n'exige pas des efforts supplémentaires de bons offices de la part des États-Unis ou de quelque autre médiateur en puissance.Avant tout, il faut que les acteurs principaux se montrent conscients de leurs responsabilités et cessent de penser que d'autres pourront les soulager d'avoir à prendre des décisions difficiles.LA BOÎTE AUX LETTRES Lady Diana et Teresa : entre le fard et la sainteté ¦ Dieu fait parfois bien les choses.Il a rappelé à lui deux dames d'éclat : la princesse Diana d'abord, puis mère Teresa.Deux dames de compassion.La première de mode et l'autre de l'être.Diana a vécu la tristesse de l'âme de notre temps.Après le divorce de ses parents, elle s'est jetée dans les bras d'un prince charmeur qui avait d'autres intérêts et une maîtresse.Elle s'est consolée de ses désolations dans la boulimie et les attentions d'un bel officier, lequel a monnayé son histoire.Alors, elle a suivi la voie de ses parents et celle de son prince.Elle a quitté son premier homme, livré ses fils au divorce et est finalement partie avec un nouvel homme.Elle s'est assurée d'être riche par son départ et riche par son amant.Comme une femme triste, elle se parait.Ce n'était pas que parure.Il faut un naturel pour que l'artifice donne de l'éclat.Aussi Diana se prêtait à des causes : le combat contre les mines antipersonnel, la visite des malades, des laissés pour compte, des femmes battues, des sidéens, de mère Teresa.Puis elle retournait à ses châteaux, à ses limousines ei «i ses amants.La foule aime la jeunesse, le charme, la beauté, le luxe et les amourettes : la foule enviait I)un.i.La foule aime s'acheter une bonne conscience, qui n'affecte pas ses jouissances : la foule adora Diana.Puis Diana est morte et la foule a détesté ce film qui finissait mal.Elle a conspué les photographes qui poursuivaient Diana lors de son accident et fait la fortune de ceux qui ont harcelé le restant de la famille royale en ces moments pénibles.Folle foule.Mère Teresa était une vieille femme ridée, vivant librement dans la pauvreté, pour les pauvres.Elle ne s'est pas prêtée à eux ; elle s'est donnée à eux.Elle n'a visité les riches et les châteaux qu'exceptionnellement, jamais pour en profiter, toujours en ambassadrice des plus démunis, en la faveur de ces derniers.Elle préférait laisser l'argent venir à elle et ses pauvres plutôt que de délaisser les pauvres et courir après l'argent pourtant utile.Elle a soigné les sidéens et a rappelé aux gens leurs responsabilités sexuelles.Elle a ramassé des bébés abandonnés, leur a trouvé des foyers et a morigéné les parents qui se payaient un meilleur avenir en détruisant l'enfant dans leur ventre.Elle a accueilli des jeunes en fugue, les a guéris par le don auprès des démunis et les a renvoyés à leur foyer avec l'amour retrouvé de leurs parents.Elle a insisté pour que l'amour commence au foyer et pour que celui-ci soit notre première loyauté.#j Mère La foule s'est bouché les oreilles contre la foi et le don de vie de mère Teresa et s'est fardée de sa générosité.La foule espère qu'on pourra enfin transformer la vie de cette sainte en guimauve de Hollywood pour oublier le reproche vivant qu'elle fut parmi nous.C'est ce que fait le prochain film de Dominique Lapierre, contre la volonté explicite de mère Teresa.Dans son amour.Mère Teresa a accueilli la femme troublée qu'était Diana.Dieu seul sait le choix final de Diana entre le fard et la sainteté.Georges ALLAIRE La Pocatière Il faut choisir les vrais coupables ¦ J'ai beau retourner la situation dans tous les sens, je n'arrive pas à comprendre comment on peut en arriver à blâmer des paparazzi pour la mort de Lady Di.Comment la justice française peut-elle accuser d'homicide, même involontaire, des gens qui n'avaient que pour seules armes des caméras ?Bien sûr, Lady Di était la personne la plus photographiée dans le monde.Elle était probablement confrontée à des journalistes et à des photographes presqu'à tous les jours de sa vie.Mais c'est elle qui avait décidé de ce style de vie.Il y a beaucoup de très bon côtés à être une personnalité publique.Il y en a de moins bons.Si on accepte cette vie, on doit aussi faire face à ses inconvénients.Lady Di, comme tous les autres, a toujours cultivé cette vie publique et, bien évidemment, elle s'y plaisait.^ Si on tient absolument à blâmer quelqu'un pour cet accident, on ne peut que pointer du doigt les personnes présentes à l'intérieur de la voiture.D'abord, le chauffeur puisque lorsqu'on n'a pas les habiletés ou les facultés pour conduire à une vitesse folle, on ne le fait pas.Mais aussi Lady Di elle-même et ses compagnons qui n'ont pas réagi devant cette folle échappée.Croyaient-ils vraiment, de toute façon, que les pararazzi ne les retrouveraient pas à leur prochain arrêt ?Lorsqu'on ne veut plus faire partie de la vie publique, on la quitte tout simplement, on n'essaie pas de la fuir à 200 km/heure.?Benoit THÉROUX Bois-des-Filion Situations aberrantes Monsieur le maire, m Je désire dénoncer deux situations aberrantes et outrageuses.En premier lieu, je porte plainte contre la Ville de Montréal et le Festival de la famille.En effet, durant les trois jours de la fin de semaine de la Fête du travail, nous ne pouvions, ma famille et moi, avoir accès gratuitement au terrain de jeux des enfants.Il est inadmissible, alors que nous payons nos taxes, qu'un promoteur privé puisse jouir d'un tel privilège.L'aire de jeux des enfants doit être et demeurer publique et gratuite en tout temps.Que la Ville cesse de prétendre vouloir repeupler le centre-ville de Montréal alors qu'elle ne respecte pas ses propres citoyens et citoyen nés, surtout dans le cadre d'un Festival de la famille.Par ailleurs, lorsque j'ai voulu déposer une plainte à ce sujet au bureau d'Accès Montréal de mon quartier Plateau Mont-Royal-Centre-Sud, le mardi 2* septembre à 9 h, j'ai dû patienter 18 minutes pour me faire raccrocher au nez par le préposé, alors que je n'avais pas terminé.Je n'ai eu que le temps de me faire répondre bêtement qu'il, s'agissait d'un promoteur privé et que la Ville n'y était pour rien.4 ma connaissance, c'est encore la Ville qui accorde les permis pour l'utilisation des parcs ! Geneviève TERREAULT Montréal Question de maturité ¦ Rendant hommage à la pollution, ainsi qu'à la perte de temps et d'argent, le Québec reste un des rares endroits en Amérique où l'on rje permet pas, après un arrêt complet, le virage à droite aux feux rouges.Ainsi, nous polluons sans raison nos villes et villages et emplissons les coffrets du gouvernement à attendre la bonne couleur.On nous a bien expliqué que ce n'était qu'une question de maturité et de jugement et que nous avions coulé l'examen.Devant cette immaturité frappante, accablante même, n'y a-t-il pas lieu de se demander si ce même peuple jugé immature et de pauvre jugement a la capacité de se prononcer sur des choses égaler ment importantes pour lui comme la séparation du Québec du restant du Canada.Ou conséquemment, devrions-nous questionner la maturité et le jugement de nos leaders ?Jean-Pierre THEMENS Montréal LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 9 SEPTEMBRE 1997 Opinions La partition du Québec : un piège à ours pour les Indiens BERNARD CLEARY Innu-Montagnais de Mashteuiatsh ( Pointe-Bleue ), l'auteur dirige présentement sa propre firme-conseil.Le Groupe Cleary, et négocie pour plusieurs nations autochtones iivcc les gouvernements du Canada et du Québec.Certains Mohawks, utilisés par des leaders politiques anglophones de l'ouest de Montréal qui fomentent la partition du Québec, sont en train de préparer, pour une seconde fois, une crise politique et sociale qui va détruire, de façon beaucoup plus évidente cette fois-ci, les relations entre la population québécoise et les Autochtones vivant sur ce coin de terre- La population bien pensante mo-hawk ne se souvient-elle pas que la folie de leurs warriors a détruit, en 1990, lors de la crise d'Oka, d'une manière tout à fait inconsciente, les relations entre les Québécois et les Autochtones du Québec, entretenues de peine et de misère au cours des années ?Cette période fut tellement horrible que tous les Indiens, qui vivent intensément avec les Québécois francophones, que ce soit en Mau-ricie, en Abitibi, au Saguenay-Lac-Saint-Jean, sur la Côte-Nord, en Gaspésie, dans les régions de Québec et de Montréal, ou ailleurs, ont souffert et souffrent encore aujourd'hui des suites de ce vent de folie.Et certains agitateurs warriors, rêvant sûrement au matin potentiel de la révolution, heureux d'une aussi belle occasion que constitue celte alliance stratégique avec certains fascistes anglophones, jubilent.Ils pourraient donc s'amuser avec leurs armes au cours d'une guerre civile appréhendée dont leurs frères autochtones des autres nations, isolés par petits groupes sur un territoire aussi vas-le que celui du Québec, feraient les frais en étant les premières cibles.Au moment où ça commencerait à chauffer au Québec, les valeureux warriors s'enfuiraient aux États-Unis par hélicoptère, comme ils l'ont fait en 1990 à Oka, et les fascistes anglophones déménageraient dans le reste du Canada.Les leaders anglophones de la partition et les warriors, selon leur propre agenda politique, font tout pour entraîner les Indiens du Québec dans leur cause.Ils savent très bien que ces derniers sont les seuls justifiés à parler de partition à cause des traités signés historiquement.Les droits territoriaux, non éteints pour la majorité des nations autochtones, sont une prisc juridique unique pour les anglophones de l'ouest de Montréal qui n'ont pas de justification.Cette chanson des sirènes fédérales enjôleuses est douce à l'oreille sans expérience et se révèle un miroir politique attirant pour les Cris et les lnuit qui y voient bien inno- Le gouvernement du Canada ne devrait pas laisser les partitionnistes québécois utiliser la crédibilité de la cause autochtone pour une fin aussi machiavélique.cemment une façon de retrouver les terres qu'ils ont cédées en 1975 au gouvernement du Québec ; cette illusion a d'ailleurs été confirmée par les cours de justice qui, dans les dernières années, ont rejeté d'une façon définitive les arguments des avocats prétendant que les Cris d'alors ne comprenaient pas la portée de ce qu'ils signaient.J'espère que les leaders politiques actuels, cris et inuit, ne sont pas assez inconscients pour croire que le gouvernement du Québec, qui a exigé l'extinction de leurs droits territoriaux en échange de compensations monétaires importantes, va leur remettre ces territoires simplement, sans aucune contestation, parce qu'ils ont l'appui des partitionnistes.D'autant plus que les Cris et les Inuit ont accepté librement de signer ces traités modernes et qu'ils jouissent des avantages financiers et autres depuis plus de 20 ans.J'espère aussi que ces leaders politiques actuels, cris et inuit, ne sont pas assez irréfléchis pour croire que le gouvernement fédéral va tout faire pour les garder sous son giron lorsque le Québec ne fera plus partie du Canada.Les leaders politiques fédéraux savent très bien ce que contiennent les traités modernes des Cris et des Inuit, car c'est le gouvernement du Canada qui a exigé d'eux l'extinction de tous les'droits ances-traux territoriaux, comme il l'a fait dans tous les traités avec les Indiens du Canada.Le gouvernement du Canada connaît aussi la force juridique des clauses d'extinction, puisqu'il l'a expérimentée à maintes occasions en cour et l'impose dans toutes les ententes sur les droits territoriaux.Et, dans ce cas-là précisément, pour faire plaisir aux partitionnistes, le gouvernement du Canada irait sur la scène internationale pour se battre contre ses propres clauses d'extinction des droits territoriaux autochtones et annuler la portée de ses clauses d'extinction pour tous les traités déjà signés au Canada.Voyons ! c'est une farce.D'ailleurs, cet appui des parti- I HS 3& A-t-on oublié que la Jolie des warriors a détruit, en 1990, lors de la crise d'Oka, d'une manière tout à fait inconsciente, les relations entre les Québécois et les Autochtones du Québec.tionnistes, au lendemain de l'indépendance du Québec, ou d'un Canada entièrement renouvelé, va rétrécir comme une peau d'animal qui sèche au soleil.Quand ils auront utilisé les Cris et les lnuit jusqu'à la corde pour leurs fins personnelles, ils les rejetteront purement et simplement en les abandonnant aux indépendantistes québécois, ou à un gouvernement fédéral moins menacé politiquement.(.) Et nous, les Autochtones du Québec, loin d'avoir utilisé notre pouvoir de négociation pour la reconnaissance de nos propres droits ancestraux par un futur Québec indépendant, ou par un Canada entièrement renouvelé, nous nous ser rons livrés mains liées parce que nous n'aurons pas su rester indépendants face à un débat qui ne nous concerne pas collectivement au même titre que les Canadiens et que nous ne pouvons malheureusement pas influencer à cause de notre petit nombre.Nous aurons aidé la cause des autres, les partitionnistes, et détruit notre propre cause.C'est tout un choix éclairé.Plutôt que d'être demeurés neutres, nous aurons été utilisés par des perdants qui concèdent déjà la victoire et préparent la défaite par la partition.Ces gens ne travaillent pas pour l'unité nationale canadienne, comme ils le laissent croire.Ils veulent simplement pouvoir imposer leurs solutions par la force après la défaite démocratique parce qu'ils sont trop lâches pour travailler véritablement, maintenant, à sauver démocratiquement le Canada.Ils préfèrent se comporter comme de bons colonisateurs britanniques en imposant de force leurs visions des choses, agir en boss tout puissants.(.) D'ailleurs ce sont eux et leurs semblables qui vont faire en sorte que les Québécois voteront pour l'indépendance.À force de cracher leur haine au visage des Québécois, ils vont les forcer, presque contre leur gré, à choisir l'indépendance.Pour avoir observé la scène politique, depuis les 35 dernières années, je suis moralement convaincu que les Québécois ne sont pas favorables à la séparation du Québec du reste du Canada.Ils veulent simplement l'égalité, comme le prônait feu Daniel Johnson, il y a 30 ans, en 1967.En leur proposant l'infériorité, les dominateurs les forcent donc à choisir l'indépendance.(.) Cela n'empêche pas que, pendant ce temps, d'une manière totalement inacceptable et inconséquente, le gouvernement fédéral flirte avec les partitionnistes en laissant l'ineffable Stéphane Dion et son pantin Guy Bertrand donner toute la crédibilité nécessaire à ce plan antidémocratique.C'est cette crédibilité qui leur permet de soulever les anglophones hors Québec pour la partition.Cet encouragement inadmissible lorsqu'on en regarde les aboutissants, qui peuvent potentiellement conduire à une guerre civile, démontre une inconscience incommensurable, indigne d'un gouvernement démocratique comme celui du Canada.C'est cet encouragement tacite qui permet, dans le débat démocratique actuel, le dérapage d'extrémistes menant aux abominations des dernières semaines.(.) Le gcuvern^mr.ftt du Canada ne devrait pas laisser les partitionnistes québécois utiliser la crédibilité de la cause autochtone pour une fin aussi machiavélique.En agissant ainsi, certains Indiens détruisent les chances des autres Indiens du Québec de faire reconnaître leurs droits ancestraux par les Québécois et gaspillent ainsi tout l'argent qui a été investi, au cours des 25 dernières années, pour les négociations territoriales globales.Les Cris et les Inuit devraient comprendre qu'ils privent ainsi les autres Indiens du Québec de conclure des ententes satisfaisantes avec le gouvernement du Québec et du Canada.Eux qui ont profité largement des avantages de telles ententes, en rejetant, en 1975, les autres Indiens du Québec, ils devraient au moins avoir la décence de ne pas nuire, ou faire échouer les négociations en cours et les autres à venir.(.) Avons-nous vraiment à gagner à nous associer à une option, ou à une autre ?Je ne le crois pas, sincèrement.* * Nous devons plutôt utiliser le temps présent pour asseoir clairement la définition de nos droits ancestraux.Nous devons utiliser notre pouvoir de négociation actuel pour obtenir des garanties de part et d'autre que nous occuperons la place qui revient aux Premières Nations dans la, ou les constitutions, de demain.Ces garanties doivent être négociées actuellement, avant le prochain référendum du Québec, et inscrites dans des traités d'alliance clairs.Les vaines promesses verbales ne peuvent pas être considérées.(.) Nous avons une occasion unique qu'il faut saisir en demeurant bien droits, debout, fiers, la tête haute comme un bouleau qui n'a pas été atteint par les maladies modernes de l'environnement.Nous n'avons pas à soutenir des absurdités, comme la partition du Québec, qui ne conduisent nulle part.Nous devons plutôt profiter de cette circonstance, qui ne reviendra sûrement pas, pour faire comprendre et accepter notre vision d'un Canada, ou d'un Québec, de demain où les Premières Nations seront reconnues comme véritable peuple fondateur de cette terre d'Amérique.Les Anglo-Québécois font bel et bien partie de la nation québécoise MICHEL SEYM0UR L auteur est président du regroupement des Intellectuels pour la souveraineté ( IPSO ).Une nation est une espèce particulière de communauté politique existant sur un territoire donné.Il s'agit d'une communauté politique très souvent composée d'une majorité nationale et de minorités nationales, c'est-à-dire de minorités qui sont le prolongement de nations voisines.Elle est composée aussi d'individus ayant d'autres origines nationales, c'est-à-dire d'individus dont la langue principale et la culture d'origine ne sont pas celles de la majorité ou des minorités nationales.Pour parler de « nation », on doit enfin aussi supposer l'existence d'une conscience-nationale et d'une volonté de vivre en commun partagée par la majorité des individus au sein de la communauté politique.Selon cette conception de la nation, il existe une nation québécoise composée de la majorité nationale francophone, d'une minorité nationale anglophone et d'individus ayant des origines nationales italienne, hellénique, portugaise, latino-américaine, haïtienne, etc.Même si le Québec n'est pas encore souverain, la communauté politique québécoise existe déjà et les Anglo-Québécois existent déjà au sein de cette communauté politique.Ainsi, ils ne peuvent pas refuser de devenir québécois, car ils le sont déjà.Ils ont joué un rôle fondamental dans la constitution du Québec moderne et ils font partie intégrante du tissu social québécois.Ils partagent avec la majorité francophone les mêmes institu- ; lions communes et sont soumis aux mêmes lois.Ils sont donc des Québécois à part cn- j tièrf.Telle est, du moins, la conception inclusive partagée par la vaste majorité des Québécois.Mais qu'arriverait-il si plusieurs Anglo-Québécois étaient enclins à s'exclure de la nation québécoise ?Nous serions alors sans doute en présence d'un débat entre deux points de vue diamétralement opposés.Devrions-nous alors trancher en faveur de la position qu'ils défendent ?Je crois que non.Nous avons d'excellents motifs à invoquer pour résister à cette idée.Car suffit-il de vouloir s'exclure pour être exclu ?Quand on l'examine de près, on se rend vite compte du caractère problématique de cette idée.Si certains Anglo-Québécois ne veulent pas faire partie de la nation québécoise, c'est qu'ils s'en font une conception ethniciste.Accepter de les exclure, c'est donc risquer de leur donner en partie raison.Par conséquent, il ne faut pas que nous changions d'attitude.Nous devons d'emblée les inclure dans la nation québécoise.Mais on dit parfois : est québécois qui veut l'être.Cette affirmation peut sembler généreuse, mais elle comporte un dangereux corrolaire : celui qui ne veut pas être québécois ne l'est pas.On néglige alors la différence fondamentale entre une communauté politique et une association.On peut en principe s'extraire de toute association, mais on ne peut s'extraire de toute communauté politique.Dès qu'on choisit de s'établir sur un territoire donné, on appartient alors à la communauté politique vivant sur ce teniioire.On peut sans doute en sortir, mais cela exige que l'on quitte le territoire.Les Anglo-Quc-bécois n'ont donc pas le choix.S'ils décident de rester au Québec, ils appartiennent à la \u2022 communauté politique québécoise.Puisque la communauté politique québécoise est une nation, ils appartiennent donc à la nation québécoise.Mais si on admet les Anglo-Québécois dans la nation québécoise, celle-ci devient pluriculturelle, par l'inclusion d'une minorité nationale ayant des institutions spécifiques à côté de celles de la majorité nationale.Cela ne revient-il pas à nier le caractère français de la société québécoise ?Cette inquiétude n'est pas fondée.Le caractère pluricul-turel de la nation québécoise est compatible avec l'existence d'une seule langue officielle et une seule culture publique commune.Il n'y aurait pas de nation québécoise s'il n'y avait pas de majorité nationale francophone, et celle-ci est à l'origine des institutions communes auxquelles tous les autres groupes participent.Or cela est tout à fait compatible avec l'existence d'une minorité nationale anglo-québécoise ayant ses propres institutions.D'autres ont des réticences à inclure les Anglo-Québécois au sein de la nation québécoise parce que cela revient à leur conférer le statut de minorité au même titre que les francophones hors Québec, et à conférer aux francophones québécois le statut de majorité, alors que ceux-ci sont minoritaires au Canada.Mais s'il y a bel et bien une nation québécoise, il faut que les Québécois francophones se sentent majoritaires sur leur propre territoire.La conscience d'être une majorité nationale sur son propre territoire est un préalable à la conscience nationale.(.) Par ailleurs, l'attachement des Anglo-Qué-à la langue et à la culture anglo-canadienne ne suffit pas a les déclarer membres de la « nation » canadienne anglaise.On peut tenir compte de cet attachement linguistique et culturel tout en les considérant comme des Québécois à part entière.Il suffit de leur conférer le statut de minorité nationale dans la constitution du Québec souverain.Toutefois, ils veulent également faire partie du Canada en tant que pays et cela veut dire qu'ils veulent rester membres de la « nation » canadienne, au sens purement civique de l'expression.Mais même si l'on admettait une telle conception de la nation pour se conformer à la représentation que les Canadiens se font d'eux-mêmes, il faudrait également reconnaître la conception qui correspond à la représentation que les Québécois se font d'eux-mêmes.Les Anglo-Québécois feraient donc partie d'une « nation » québécoise, entendue au sens sociopolitique, et seraient en même temps membres de la « nation » canadienne, entendue au sens purement civique.Ils feraient en somme partie d'une « nation dans la nation ».Or les souverainistes peuvent satisfaire en partie ce désir en faisant une proposition de partenariat politique qui permettrait à tous les Anglo-Québécois de conserver un lien avec le Canada.(.) En somme, les anglophones québécois font partie de la nation québécoise.Et ce, d'autant plus qu'ils ne se sont jamais représentés comme formant à eux seuls une nation.Ils ne peuvent par conséquent exercer un droit plein et entier à l'autodétermination.Les velléités partitionnistes entretenues par certains Anglo-Québécois, et encouragées de manière irresponsable par Stéphane Dion, sont non seulement anti-démocratiques : elles sont en plus dénuées de tout fondement social et politique. B4 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 9 SEPTEMBRE 1997 Monde L'EXPRESS INTERNATIONAL ITALIE Autonomie du Tibet ¦ Le dalaï lama a plaidé hier en faveur d'« une vraie autonomie » du Tibet au cours d'une visite dans la province autonome italienne du Haul-Adige ( nord-est ).Invité du président de la province italienne de langue allemande.Luis Durnwal-der, le chef spirituel tibétain est venu étudier pendant trois jours le modèle d'autonomie de cette province italienne, située à la frontière autrichienne.« Le président du Haut-Adige m'a expliqué de manière très claire et très simple ce qu'était l'autonomie de sa région et je suis ici pour apprendre et voir ce qui peut être applique en réalité dans mon pays », a dit le prix Nobel de le Paix tout en se déclarant « confiant » sur l'avenir du Tibet et de ses rapports avec Pékin.d'après AFP CONGO \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 Premier ministre ¦ Bernard Kolélas, maire de Brazzaville et président du comité de médiation national dans la crise congolaise, a été nommé hier premier ministre dn gouvernement d'union nationale par le président Pascal Lissouba.Plus tôt dans la soirée, une quarantaine de partis de la mouvance présidentielle et de l'opposition congolaises avaient désigné Kolélas, comme candidat au : -poste de premier ministre, selon luûe déclaration publiée par ce ^collectif, l'Espace républicain .pour la défense de la démocratie ^et l'unité nationale ( ERDUN ).Kolélas, président du comité national de médiation chargé de : trouver une issue à la crise qui ensanglante Brazzaville depuis début juin, est l'un des principaux opposants au président Lissouba.Le parti du général Denis Sassou Nguesso, dont les Tmiliciens affrontent depuis juin .lés troupes du président Lissouba à Brazzaville, n'est pas mem-; Ibte de l'ERDUN, collectif récem-\" -ment créé.d'après AFP GRANDE-BRETAGNE Blair en campagne ¦ Le premier ministre britannique, Tony Blair, a pris personnellement hier à Glasgow et Edimbourg, la direction de la campagne des partisans du « double oui » au référendum sur la création d'un parlement écossais, dans l'espoir d'assurer une victoire totale à son camp.Blair, qui a toujours présenté la « dévolution » comme l'un de ses projets symboles, ne veut pas prendre le risque d'une demi-victoire, caractérisée par un oui à l'instauration d'un parlement, mais qui serait dépourvu de pouvoirs fiscaux.Un succès incomplet, au référendum de jeudi, serait inévitablement interprété comme un revers sérieux.Selon lui, la création d'une assemblée écossaire fait partie de la modernisation de la constitution britannique et vise à rapprocher le pouvoir du peuple ».d'après AFP ULSTER John Hume renonce ¦ Le chef du premier parti catholique nationaliste d'Irlande du Nord, John Hume, a renoncé hier à se présenter à l'élection présidentielle irlandaise afin de se consacrer pleinement au processus de paix en Ulster dont il est l'un des principaux acteurs.Viscéralement opposé à la violence, il a ardemment défendu auprès de Londres \u2014 sans succès jusqu'à l'arrivée de l'actuel gouvernement travailliste \u2014 la validité d'une stratégie de compromis pour le rétablissement d'un cessez-le-feu de l'IRA.« Ma vie d'adulte a été consacrée à la résolution de la très sérieuse crise au Nord ( de l'Irlande ) », a-t-il déclaré dans un communiqué.Cette crise « est à présent à un stade crucial et j'estime de mon devoir de rester avec mes collègues du SDLP et de continuer à vouer toute mon énergie à la réalisation d'une Irlande nouvelle et consensuelle, basée sur un règlement durable », a-i-il dit.d'après AFP Les Algérois s'arment I Durçou Agence France-Presse, ALGER Haches, couteaux, barres de fer, cocktails molotov, sirènes d'alarme : les habitants d'Alger continuaient à prendre leur défense en main et à s'armer hier, dans un climat de psychose sans précédent.\u2022 Le massacre de 150 habitants de la banlieue d'Alger de Béni Mes-sous en deux jours a encore accéléré la mobilisation des Algérois, alors que les autorités gardaient le silence et que les rumeurs les plus folles et les mouvements de panique se multiplient.À Paris, le porte-parole du Quai d'Orsay Jacques Rummelhardt a fait part de « l'émotion profonde » et du « sentiment d'horreur » de la France ainsi que de sa « sympathie avec les souffrances du peuple algérien ».D'abord limité aux quartiers périphériques, proches de la plaine de la Mitidja, où se concentraient les massacres, la psychose s'est étendue à la plupart des quartiers d'Alger ( plus de 3 millions d'habitants ).Le quotidien arabe Al-Hayat a affirmé hier que l'armée avait été placée en « état d'alerte maximum » et que des pressions avai nt commencé d'être exercées sur le président Liamine Zéroual pour qu'il décrête l'état d'exception et instaure le couvre-feu.L'apparition spontanée de « groupes de vigilances » à Alger « pose avec acuité la question de l'adaptation aes forces de sécurité à la situation créée par les massacres collectifs en milieu urbain », a relevé un diplomate européen.Pendant que les groupes islamistes attaquent la banlieue, les forces de sécurité font le siège des casemates \u2014 souvent vides \u2014 de la Mitidja, déclare un militant du Rassemblement culture et démocratie ( RCD ).Dans les quartiers qui surplombent Bab El Oued, comme Beau-fraisier, Beauséjour, Zghara, Notre-Dame D'Afrique et la banlieue ouest, les habitants ont stocké des cocktails molotov, des haches, des pioches, des marteaux, des barres de fer.Ces groupes d'autodéfense improvisés montent la garde la nuit.La journée, la situation apparaît, en apparence, presque normale.Les voitures sont fouillées, les passagers contrôlés.Même des enfants de dix ans participent à la protection des quartiers.Dans des quartiers périphériques, les buissons ont été brûlés pour dégager la vue.Certains quartiers, près de l'Oued de Béni Messous ont été désertés, de même que des villages à flanc de colline, proches de la forêt de Baïnem.Par endroits, certaines familles ont fait partir les femmes et les enfants, tandis que les hommes sont restés.Des fausses alertes sont fréquemment signalées.Symbole de la psychose qui gagne du terrain, une rumeur enfle, reprise par la presse.Les journaux d'Alger titraient hier sur cette psychose et rapportaient la mort dimanche de neuf nouveaux civils à travers le pays et l'enlèvement d'un maire.« La peur et les rumeurs », selon Liberté, « Les habitants de la périphérie d'Alger se soulèvent contre le terrorisme », selon El Khabar, « Les citoyens en alerte » pour El Watan, les « Algérois se mobilisent », selon L'Authentique.De nombreux habitants mettent ouvertement en cause l'incapacité des forces de sécurité à les défendre, voire leur « passivité ».« C'est honteux, la télévision d'État a passé sous silence le massacre de Béni Messous, et nous a montré les obsèques de Diana.Sommes-nous des chiens ?», expliquait un homme.photo reuters Les Zapatistes en route pour Mexico À pied, à cheval, en camion, des Zapatistes masqués et leurs partisans, hommes, femmes et enfants, ont quitté hier les villages de montagne du Chiapas, État du sud du Mexique, pour Mexico, la capitale, où ils entendent exprimer leurs grandes revendications, appeler les autorités fédérales à respecter leurs engagements envers les populations indigènes et paysannes du Mexique, et lancer un parti politique légal.porte au Hamas Associated Press RAMALLAH, Cisjordanie Dans le cadre de la première opération d'envergure depuis le triple attentat-suicide de jeudi à Jérusalem, les forces de sécurité palestiniennes ont procédé hier à l'arrestation de 35 militants islamistes présumés.Sous la pression d'Israël, le président de l'Autorité palestinienne Yasser A ratât s'est par ailleurs engagé à lutter contre le terrorisme.Dans un message au ministre israélien des Affaires étrangères David Levy, Arafat a précisé qu'il « ne tolérera pas la violence et la terreur, commises par les Palestiniens ou les Israéliens ».Ce message, contenant également un engagement en faveur de la paix avec Israël, a été communiqué via le négociateur en chef palestinien, Saeb Erekat.La plupart des hommes interpellés hier par les forces palestiniennes sont membres d'Izzedi-ne al Qassam, la branche militaire du groupe Hamas, auquel a été imputée la responsabilité des attentats-suicide du 30 juillet et de jeudi à Jérusalem.Cette vague d'arrestations laisse supposer que les auteurs du triple-attentat de jeudi, même s'.ls venaient de l'étranger, ont reçu un soutien de militants du Hamas en Cisjordanie.Selon la radio israélienne, des enquêteurs israéliens ont expliqué que les explosifs utilisés dans lés attentats avaient été fabriqués par le Hamas à Beit Sa-hour, près de Bethléem en Cisjordanie.Beit Sahour se trouve dans une zone sous contrôle palestinien.Un homme de 40 ans, Eliyahu Markovitz, a par ailleurs succombé à ses blessures hier, portant à cinq le bilan des Israéliens tués dans le triple attentat de jeudi, selon des représentants hospitaliers.Les forces palestiniennes ont mené leur opération trois jours avant la visite du secrétaire d'État américain Madeleine Al-bright dans la région, en vue de relancer le processus de paix israélo-palestinien.L'armée israélienne avait annoncé dimanche avoir procédé à 100 arrestations de militants palestiniens présumés en Cisjordanie depuis le triple attentat suicide de jeudi.Le gouvernement israélien a également demandé hier l'extradition du chef de la police palestinienne, le général Ghazi Dje-bali, soupçonnés d'avoir participé à un complot en vue de commettre des actes criminels.REPÈRES /Zaïre Mobutu : indifférence et mépris J00NEED KHAN La mort du despote zaïrois Mobutu Sese Seko d'un cancer de la prostate dimanche dans son exil marocain a été accueillie avec indifférence, voire avec mépris, par nombre de ses compatriotes en RDC ( ex-Zaïre ) et à l'étranger.« II est mort trop vite », a dit Mme Dutwaze Namutibuka, mère de ring enfants établie depuis 10 ans à Montréal.« Il aurait dû souffrir cinq ans sur son lit pour l'enfer qu'il a fait subir à son peuple, pour les gens qu'il a tués et l'argent qu'il a volé pendant 35 ans », a-t-elle ajouté.« Il aurait dû mourir six mois plus tôt, cela aurait épargné au Zaïre de tomber sous la dictature de Kabila, le Mobutu-II, et de ses maîtres tutsis », a affirmé Tchika Kanyurhi, qui édite à Montréal un magazine sur les relations Canada-Afrique.La radio-télé RDC a annoncé sans commentaire ni images la mort du kleptocrate, sauf pour rappeler que « dans la tradition africaine, on ne dit pas du mal d'un défunt même s'il a été votre enne- mi ».Mais les Kinois étaient rares à dire, comme cette étudiante, qu'il faut pardonner à Mobutu car il « fait partie de l'histoire » ; un autre a trouvé que Mobutu « a marqué l'histoire comme Adolf Hitler en Allemagne ».Ses patrons étrangers se montraient plus reconnaissants.« Mobutu a été un facteur de stabilité en Afrique, il a reçu un soutien », a dit le premier ministre belge Jean-Luc Dehaene.« Le décès du maréchal Mobutu est un événement à caractère privé », a déclaré le gouvernement français.Les États-Unis, l'ayant déjà rélégué à la poubelle de l'histoire en lui substituant Lau-rent-Désiré Kabila, n'ont rien dit hier sur sa mort, étant occupés à gérer l'enquête que s'efforce de mener l'ONU sur les massacres des réfugiés hutus du Rwanda dans l'est de la RDC.Si bien que François Tshipamba Mpuila, représentant au Bénélux de l'UDPS ( démocrate ), dénonçait « l'hypocrisie et le cynisme de la communauté internationale, avec la Belgique en tète, qui omet sa propre contribution dans le bilan désastreux de Mobutu ».Coïncidences : la première rentrée scolaire depuis l'arrivée au pouvoir de Kabila a été marquée hier en RDC par la grève totale des enseignants des écoles publiques, qui réclament le paiement d'au moins un des trois mois d'arriérés de salaires cumulés et des augmentations; les autorités suisses, qui n'ont retrouvé que 4 millions des 7 milliards de la fortune estimée de Mobutu à l'étranger, faisaient savoir, elles, que la mort du dictateur va compliquer les recherches.Un enseignant congolais perçoit moins de 10$ par mois; il veut 200 à 250 $.Pour Tchika Kanyurhi, le scandale n'est pas tant dans la fortune personnelle de Mobutu au regard des besoins fondamentaux des 40 millions d'habitants de l'un des plus riches géants d'Afrique ; il est dans le fait que la fortune de Mobutu laisse dans l'ombre les « centaines de milliards de dollars » que les Armes minières des grandes puissances ont extrait du Zaïre à la faveur du despotisme de Mobutu qui, somme toute, dit-il, « n'a touché qu'une petite commission et s'est montré un mauvais voleur ».Né le 14 octobre 1930 à Lisala, dans la province de l'Equateur, fils d'un cuisinier et d'une femme de chambre, Joseph-Désiré Mobutu, journaliste passé militaire s'imposa à 35 ans comme le poulain de l'Occident et de la CIA pour pré- server l'Afrique des Grands Lacs du communisme.« Il camoufla ce rôle sous l'illusion de la nationalisation des industries minières, de l'authenticité culturelle et de la zaï-rianisation des commerces », dit Tchika.« En fait.Européens, Américains et Sud-Africains continuèrent à commercialiser et à raffiner le cuivre, le cobalt, l'or et le diamant, donc à gérer les richesses du Zaïre, et les Tutsis s'emparèrent des pme et du commerce zaïrois, avec pour résultat leur main-mise sur le régime Kabila, qui a renouvelé tous les vieux contrats miniers et signé de nouveaux », ajoute-t-i-1.Hier, alors que l'ambassadeur US à l'ONU assurait que celle-ci pourrait enquêter sur les massacres imputés au nouveau régime de Kinshasa, Kabila arrivait à Kigali pour consulter ses alliés tutsis, dont l'homme fort Paul Kagamé.Les funérailles de Mobutu ?« Un détail », a dit Raphaël Ghenda, porte-parole du régime Kabila.Selon une source dans l'entourage de Mobutu au Maroc, le despote a demandé que son corps soit incinéré et ses cendres dispersées au dessus de son pays ; mais une autre source indiquait qu'il serait inhumé « provisoirement » à Rabat, dans l'inti- mité. LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 9 SEPTEMBRE 1997 B5 et Un air de fin de hockey à Radio-Canada TELEVISION Louise Cousine2V sports télé à Radio-Canada Jean-Pierre Paiement a quitté son poste et est passé chez Coscient, la grosse boîte de production privée.Personne ne lui a succédé : c'est le directeur général des programmes de Radio-Canada Charles Ohayon qui assume aussi la direction des sports.On sait que le hockey est devenu un sport largement américain, et que c'est maintenant le réseau Fox qui décide quand auront lieu les matches des séries finales.Radio-Canada est de moins en moins un joueur important dans la diffusion des matches.De plus, la saison de hockey se termine maintenant en juin.Les finales bouleversent la grille-horaire de Radio-Canada qui ne sait jamais deux jours d'avance quel match aura lieu où.Et les auditoires de hockey ne sont plus ce qu'ils étaient.Par ailleurs.Télévision Quatre Saisons renégociera âprement les droits du hockey quand son contrat de diffusion tirera à sa fin.Le nouveau président Franklin Delaney a déclaré sans ambages que TQS payait trop cher pour le hockey.Il n'a jamais été normal qu'un réseau public de télévision soit à la merci des patrons du hockey.Les fans du sport peuvent se rassurer : les gourous du hockey s'organiseront pour nous faire voir leur sport.À RDS notamment.Ou à d'autres chaînes privées.Parizeau chez Julie : remis à ce soir, sûr ¦ L'émission Le Poing J qui entrait en ondes hier soir à TVA avait pro- mis une entrevue avec l'ex-premier ministre du Québec Jacques Parizeau.Pas de Parizeau hier.C'est remis à ce soir, sûr et certain, jure Mme Snyder.Les événements se sont bousculés et Julie Snyder a constaté qu'elle n'aurait pas assez de temps pour une entrevue de qualité avec M.Parizeau hier.Jl a accepté de la reporter à ce soir.À l'affiche également ce soir, des images exclusives de Céline Dion enregistrant son nouveau disque à New York.R ien n'est encore annoncé officiellement, mais il semble qu'une longue tradition de diffusion de hockey à Radio-Canada tire à sa fin.Canal Vie : enfin les zappeurs sont contents Hier, Radio-Canada annonçait que Gilles Tremblay, qui a été analyste de La Soirée du hockey de 1970 à 1995 à la télé de Radio-Canada, reprendra du service cette saison, aux côtés de Gilles Quenneville.Un contrat d'un an.Yvon Pedneault était analyste à Radio-Canada la saison dernière, mais il a quitté le réseau pour faire le même travail à Télévision Quatre Saisons.Un contrat de deux ans.L'année dernière, le chef des À midi hier, le Canal Nouvelles s'est-lancé en ondes sur un décompte scandé par des grands de ce monde, genre Sheila Copps et Serge Mé-nard.Un mort dans une embuscade dans l'est.Le mon est remort toutes les 15 minutes.Ainsi va la vie à un canal qui répète ses manchettes toutes les 15 minutes.Un gros plus : pas les 2000 numéros de loterie aux 15 minutes.Mais l'atmosphère de LCN est froide : on voit très peu de reporters à l'écran.À midi 10, je m'ennuyais en diable de Pierre Bru-neau.Les manchettes du Canal Nouvelles, on va se garder ça pour les jours de grosses nouvelles ou pour les soirs où on a tout raté.Les nouveaux canaux spécialisés ont fait leur entrée dans nos salons hier.Le Canal Vie a une grande qualité: on y voit toujours, en bas d'écran, le titre de l'émission et le sujet de conversation en cours.Ces gens-là ont pensé aux zappeurs invétérés que nous sommes, et avec la prolifération ça va empirer.Mais le Canal Vie est un canal de parlotte.Tout ce que j'ai vu hier aurait pu être montré à la radio.Seuls les sous-titres étaient de la télé.Teletoon est aux cartoons, ou aux dessins animés comme on dit en français.Ça va enlever de la clientèle au Canal Famille.Tous les goûts sont dans la nature.MusiMax offre de la musique moins métallique que MusiquePlus.On a même vu Léo Ferré hier.Et on a beaucoup vu Sonia Benezra qui sera en ondes quatre fois par semaine.Il y a aussi un nouveau canal ethnique en une quarantaine de langues installé à la position 14.Sa grande qualité : il sera inclus sans frais dans le service de base.Un plus : les intervenante, quand ils ne parlent pas arabe ou autre, s'expriment en français.Si vous trouvez qu'il y a beaucoup d'action dans votre télé ces jours-ci, sachez que ça sera pire quand les chaînes américaines prendront leur envol.Et à compter de dimanche prochain, le cable 3 verra l'arrivée de la nouvelle chaîne du Canada anglais Global.C'est bien beau la nouveauté mais là je vous quitte.Popa, Moman et Super Moman Dominique Michel m'attendent.Une reprise, je sais.Mais irrésistible quand même.L'arrivée de huit nouvelles chaînes a considérablement modifié la position des stations sur le câble.Pour vous y retrouver, voici donc la nouvelle grille qui tient compte des récents changements.POSITIONS SUR LE CÂBLE O CD Stations CBFT (R.-C).Montréal\t/\tfi 4\t// 4\tsi 19\ta 21\t//\t\th 24 WCAX (CBS), Burlington, Vt.\t03\t21\t21\t10\t3\t21\t21\t21 CFCM (TVA).Québec\t04,10\t\t\t\t\t\t\t WPTZ (NBC).PIattsburgh, N.Y.\t83\t23\t23\t9\t23\t23\t23\t23 CBMT(CBC).Montréal\t06\t13\t13\t6\t6\t6\t6\t6 CHLT (TVA), Sherbrooke\t07,10\t\t\t\t\t4\t4\t4 CJOH (CTV).Comwail\t32\t45\t50\t\t\t\t\t CHEM (TVA), Trois-Rrvières\t08.10\t\t\t7\t4\t\t\t CKSH (R.-C.).Sherbrooke\t09,21\t\t\t\t\t2\t2\t13 CFTH (TVA), Montréal\t10\t7\t7\t16\t7\t13\t\t16 CFCF (CTV).Montréal\t12,32\t11\t11\t12\t12\t12\t12\t12 TFO (Chaîne française )\t91\t\t\t\t\t\t\t CKTM (R.-C.).Trois-Rrvières\t13.21\t\t\t3\t2\t\t>\t CIVQ (TQc.).Québec\t15,17\t\t\t\t\t\t\t CFKM (Quatre Saisons), T-Rrvières\t16,36\t\t\t5\t5\t\t\t CIYN (TQc).Montréal 17 29 WVTB(PBS).Burlington, Vt.CD WVHY (ABC).Burlington, Vt.dD CIVS (TQc.), Sherbrooke 84,10 22 22 22 22 22 22 22 22 14,17 WWBI Plattsburgh N.Y.27 BPAV eu CF cv DISC «¦0X G0 LCN MP M MAX CFKS (TQS).Sherbrooke\t30,35\t\t\t\t\t5\t5\t5 WETK ETV (PBS), Burlington\t84,18\t20\t20\t\t\t20\t26\t40 CFJP (Quatre Saisons).Montréal\t35\t5\t5\t\t\t\t\t CIVC (TQc.), Trois-Rrvières\t45,17\t\t\t4\t11\t\t\t WCFE (PBS), Platsburgh N.Y.\t57,18\t24\t24\t21\t29\t\t\t29 TV5\t46\t15\t15\t2\t15\t15\t15\t2 ARTS & ENTERTAINMENT\t44\t47\t36\t\t36\t36\t36\t46 BRAVO\t54\t46\t34\t43\t\t48\t35\t44 CANAL D (Documentaires)\t69\t31\t31\t31\t31\t31\t31\t38 CANAL FAMILLE\t66\t16\t16\t29\t16.\t16\t16\t26 CANAL VIE\t68\t35\t44\t38\t35\t35\t\t35 THE DISC0VERY CHAH N EL\t37\t37\t37\t34\t37\t37\t37\t37 WFFF Burlington\t26\t36\t46\t\t34\t34\t34\t34 GLOBAL Québec\t41\t3\t3\t\t\t3\t3\t3 LE CANAL NOUVELLES TVA\t\t29\t43\t39\t29\t29\t29\t29 MUSIQUE PLUS\t56\t30\t38\t39\t36\t39\t36\t39 ! MUSIMAX\t«\t32\t46\t37\t32\t32\t\t27 NEWSW0RL0 CBC NewsworW\t73\t25\t25\t27\t25\t25\t25\t25 RÉSEAU 0E L'INFORMATION\t96\t19\t19\t14\t19\t19\t19\t19 RÉSEAU DES SPORTS\t53\t33\t33\t33\t33\t33\t33\t33 TÉIÉT00N (Ff.)\t67\t34\t45\t49\t36\t36\t36\t36 THE LEARNING CHANNEL\t51\t27\t27\t\t27\t27\t\t TSN\t43\t28\t26\t35\t26\t28\t26\t29 Y0UTHTY\t38\t18\t16\t\t24\t24\t24\t19 MÉTÉ0MÉOIA\t\t17\t89\t18\t17\t17\t17\t19 Musimax s'offre un party d'ouverture La nouvelle chaîne de musique niche aux canaux 32 et 48 Infograptot Li SUZANNE COLPRON Elle était de la première équipe de Musique Plus, en 1986.Onze ans plus tard la revoici à Musimax, la nouvelle chaîne télé de musique pour adultes : Sonia Benezia.\u2014 Qu'est-ce que Musimax représente pour vous ?a-t-elle demandé hier à la ministre de la Culture Louise Beaudoin, dans un studio bondé d'artistes, de membres de l'industrie et de politiciens, des invités V.I.P.conviés à l'inauguration de la nouvelle station, rue Sainte-Catherine.\u2014 Enfin, il y aura de la musique pour moi ! a-t-elle répondu.De la chanson française ! Et je vais l'écouter.J'écoute la télé, je suis une auditrice.Musimax, la grande soeur de Musique Plus, programme essentiellement des clips de musique dite « adulte contemporaine ».Mais la station présente aussi du country, du classique, de la chanson française, du jazz et des rythmes du monde, en plus de mettre à l'antenne des films musicaux, des concerts, des documentaires et des entrevues.Le premier vidéoclip, diffusé hier, donne le ton : Pour que tu m'aimes encore, de Céline Dion.\u2014 Y a-t-il un artiste que vous aimeriez rencontrer?a poursuivi l'animatrice.\u2014 Oui, Richard Séguin, a avoué la ministre.Sonia Benezra a promis de l'inviter quand le chanteur serait en studio.Puis, Pierre Marchand, le directeur général de Musimax, qui dirige également Musique Plus depuis ses débuts, a expliqué que la nouvelle chaîne permettait d'offrir un produit au goût des gens de sa génération.Il avait 28 ans quand Musique Plus a vu le jour ; il en a aujourd'hui 39.L'âge du public cible de Musimax.Francine Raymond, Jann Arden, Helmut Lotti, PHOTO RÉM LEMÉE.Li Sonia Benezra à Musimax.les soeurs McGarrigle et Rosalyn Kind, la soeur cadette de Barbra Streisand, assistaient à cette inauguration, qui avait des airs de party de famille.En fait, ils faisaient plus qu'assister; ils ont présenté des chansons en direct.Pour leur part, Pierre Lalonde, Sylvain Cossette, Lawrence Go-wan, Michel Cusson, Karen Young, Gildor Roy et Tony Roman ont accordé des entrevues.Musimax, a promis son président et producteur exécutif, Moses Znaimer, ne sera pas une station de bla-bla-bla.Moins encore que Musique Plus.« Avec cette chaîne, je cherche quelque chose de plus relax », a-t-il expliqué.Au programme, tous les matins, dès 7 h, une émission quotidienne.Réveil Matin, réalisée à partir des grands titres de l'actualité culturel- le et des prévisions de la météo.Quant à la recrue Sonia Benezra, elle anime Musimax Collection avec Luciano Zema et Portrait de star, une émission quotidienne qui met en vedette un artiste par l'entremise de ses clips, de prestations et d'extraits de concerts.Céline Dion, kd Lang, Neil Young, James Tay-lor, Eric Clapton, Alain Souchon, Bob Dylan, Françoise Hardy et Phill Collins sont au nombre des invités de septembre.Louise Forestier, une autre recrue, présente Les Immortels, une émission hebdomadaire sur les plus grandes influences et les plus grands classiques de la chanson française.« On va sentir sur Musimax ma passion pour la chanson, a-t-elle dit.Je vais parler de mes amis les chanteurs, de mes amis les musiciens.» Nouvelle grille chez Vidéotron : l'est et.l'ouest MARIE-ÈVE GÉRIN Les clients de Vidéotron n'ont pas tous droit au même traitement.Les anciennes divisions résistent à la récente fusion des câblodiffuseurs.Selon le nouveau système de tarification et de canaux en vigueur, l'abonné de Test jouit d'un moins bon rapport quantité-prix que l'abonné de l'ouest et se trouve, en plus, limité dans ses choix de canaux.Une différence de prix de dix cents par canal par mois sépare les abonnés de l'est de la ville de ceux de l'ouest pour le service à l'étage, de même qu'une différence de trois cents par canal par mois pour le service de base.C'est à l'étage que l'écart est le plus flagrant.Les abonnés de l'ouest de la ville reçoivent 52 canaux pour 30,86 $ par mois alors que ceux de l'est jouissent de seulement 42 canaux pour sensiblement le même prix, soit 29,08 $.Interrogé par La Presse, Jean-Paul Galar-neau, directeur général des communications de Vidéotron, a admis hier que tous ses clients ne Jouissaient pas des mêmes avantages.« Mais il faut comprendre, signale-t-il pour justifier les écarts, que les canaux anglophones coûtent moins cher que les canaux francophones qui intéressent un bassin de population beaucoup moins grand ».« On a voulu, poursuit M.Galarneau, respecter le plus possible les goûts de nos deux clientèles, mais on est conscient qu'on crée certaines insatisfactions.La situation sera harmonisée aussitôt qu'on aura plus d'espace dans notre réseau avec la mise en place de la technologie de compression numérique.» En dehors de toutes considérations technl- 4 ques, Vidéotron justifie son double système en se basant sur les résultats obtenus lors de plusieurs sondages.« De toute façon, les gens à l'est, francophones à 92 %, ne sont pas prêts à payer deux dollars de plus pour avoir plus de canaux anglophones », assure M.Galarneau.En somme, il vaut mieux être francophone et préférer les canaux français quand on habite à l'est de la rue de Bleury.Pour avoir sensiblement le même service à l'étage qu'à l'ouest, les abonnés de l'est doivent, en effet, se procurer un décodeur Vi-déoway ( 29,99 $ par année ) et payer 1,99 $ par mois pour un bouquet de sept canaux anglophones ( CNN, Life Channel, A&E, Bravo, Hlstory et Showcase et Télélatino ).En outre, même s'ils le désirent, les clients de l'est ne peuvent pas avoir accès à Much Music, Teletoon ( anglais ), CTV News 1 ou à Weather Network.Nouvelle grille Les clients des anciens territoires de Vidéotron ont accès, depuis hier, aux quatre \\ nouveaux canaux francophones \u2014 MusiMax, Canal Vie, Télétoon ( français ) et Le Canal Nouvelles de TVA \u2014 , de même qu'ils peuvent capter, comme les anciens clients de CF Câble, quatre autres canaux anglophones \u2014 The Leaming Channel TSN, Discovery et FOX.Ces canaux ne sont disponibles que dans le volet élargi de la grille.À compter du 17 octobre, CTV News 1, History Channel et Teletoon seront offerts à l'étage, dans les anciens territoires de CF Câble seulement.Bien sûr, les abonnés actuels auront droit à une période de visonnement gratuite d'une durée de 12 semaines, au bout de laquelle ils devront choisir entre le service de base de 30 canaux ou le service Téiémax de 42 ou 52 canaux selon le territoire.Mais ils ne pourront évidemment pas choisir de bénéficier du système de tarification et de canaux en vigueur à l'est ou à l'ouest.Il faudra attendre environ un an et demi, selon le porte-parole du câblodiffuseur, pour que tous les câblés reçoivent les mêmes services, peu importe leur lieu de résidence. B 6 ?LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 9 SEPTEMBRE 1997 Pas de 0.K.pour Mario CLAUDE GINGRAS Ce n'esi pas d'une critique que Mario Kay Ocker a besoin mais plutôt d'un professeur de piano.Et encore, je crains bien qu'à 37 ans, il soit trop tard.Notre homme manque du sens rythmique le plus élémentaire.Il confond les valeurs de notes, ne joue d'ailleurs pas toujours les bonnes et en oublie quelques-unes au passage.Il ne respecte pas la dynamique indiquée et joue « piano » les-deux derniers accords du quatrième Impromptu que Schubert marque pourtant « ff ».Il est incapable de bien tourner un trille ou un gruppetto.Il joue inutilement fort et même dur.Il s'égare à la reprise du Scherzo dans la Sonate de Brahms et, tout allemand qu'il soit, je sais mieux que lui que « Aus-serst leise und zart » veut dire « extrêmement doux et tendre » \u2014 dans Brahms encore.M.Ocker n'est quand même pas complètement dépourvu pianisti-quement.En fait, je le verrais comme le plus talentueux de la famille Helfgott.Que faisait-il donc à la Maison Trestler hier soir comme « couronnement » de la saison d'été ?Il était patronné par le consulat d'Allemagne, qui payait tout.Le consul général adjoint, le baron Joachim von Marschall, était d'ailleurs là, avec ses enfants.La notice biographique de M.Ocker nous apprend qu'il a « fait ses études de piano et de dirigeant d'orchestre » à Stuttgart.De plus, il aurait été l'assistant de sir Georg Solti à Salzbourg.Curiosité bien légitime, je lui demande, avant de quitter le récital, en quoi exactement consistait son tiavail avec Solti.Sans le vouloir, j'apprends à l'« assistant » que le patron vient de mourir.Je ne blague pas : Mario Kay Ocker ignorait que Solti est mort jeudi dernier.Mon interlocuteur a cependant l'honnêteté de me dire qu'il n'a travaillé qu'une fois avec Solti : il a joué le piano pour les chanteurs d'une production de Die Zauberflote en 1991.Pas prétentieux, en tout cas, M.Ocker.Il ne manquerait plus que cela.MARIO KAY OCKER; pianiste.Lundi soir.Maison Trestler.Dorion.Programme : Quatre Impromptus op.90, D.899 ( 1827 ) - Schubert Wanderer-Phantasie en do majeur, D.760 ( 1822 ) - Schubert Sonate no 3, en fa mineur, op.5 ( 185} ) -Brahms EN BREF Nouveau magazine ¦ Un nouveau magazine spécialisé destiné aux professionnels de la musique sortira le vendredi 19 septembre.Intitulée Musique Info Hebdo, la revue sera lancée avec un premier tirage de 14 000 exemplaires par Éditions Larivière, qui publie aussi Rock & Folk, Moto Revue, et le Quotidien du tourisme.Le magazine s'adressera à « tous ceux pour qui la musique est un business », annonce l'éditeur ; il comprendra des informations d'ordres technique et financier, des échos de tournées, des analyses de marché et des compilations de ventes.\u2022 \u2022\u2022 «Un excellent film policier, d'une qualité supérieure, superbement tourne.» «Bien joué, Michel Poulette!Chapeau!» ta- ont le plaisir d'inviter 500 personnes a une représentation spéciale du film de MICHEL POULETTE uœ pr^t»*» l'immeuble où, l'on compte le plus haut taux au mètre carré L'OPÉRA MONTRÉAL Avec Serge Dupîre Mâcha Grenon Jacques Godm Monique Spaziant Michel Forget Raymond Ooutier Dorothée Berryman Isabel Richer David La Haye JiCi Lauzon Tania Kontoyannl Maka Korto Jean-René Ouellet PRIX OU PUBUC MEILLEUR' HLM CANADIEN DES de Charles François Gounod DÈS LE 20 SEPTEMBRE Billets: (514) 985-2258 (514) 842-2112 (514) 790-1245 1-800-361-4595 Place des Artt la Conciergerie Une production de Christian Larouche JEUDI LE 25 SEPTEMBRE À 19h00 AU CINEMA IMPERIAL 'le concours dsbute te S scctortie ! par tertre te l$septectel9S7.\u2022 Pï-iTÉcs (îu coport (te pnopMI fattib;w acceptés.\u2022 1j texte (tes fègtenertsretatisi ce concours est ospcntfc chez CfP \u2022la valeur des pnx offerts est demmMOOCOOS.Faites parvenir le coupon-réponse à : Concours « La Conciergerie » a/s : CFP, casier postal 817, succursale H, Montréal, QC H3G 2M8 Nom:_ Adresse: Ville:_ Code postal: Tel: Avant de démarrer, assurez-vous que l'embrayage de votre moteur est au point mort.Asseyez-vous avant de tirer sur la corde de mise en marche ou de tourner la clé de contact, et portez une attention particulière au moteur que l'on démarre avec embrayage.Pour plus de renseignements |1SI1 appelez: Les Escadrilles USAI canadiennes de plaisance (ECP) au: 1-888-277-2628.: » K » banque Sai m 8 présente une série de six concerts en Matinée et à l'Heure de pointe! Jeudi u septembre à nh (complet) et 171145 et vendredi 12 septembre à 17^5 De Mozart à Moz'etich 1 lyrusici de TYlontréal Yuli Turovsky Directeur artistique et chef d'orchestre W.A.Mozart Strttutj nuttimu.K.239 Alexandre Borodine Sympbtnn ptatr tarda Mari an Mozetich Fant.nu.>/// li*g*aggio pt rdatu Salle Tudor, Ogilvy angle Sainte-Catherine et de la Montagne, 5e étage NORTEL rVIIW n SES?»*.Abonnez-vous ! Renseignements 982-6037 Abonnés c'est peut-être \\ jH\ti.m m \tIU La Presse vous offre ld chance de gagner une paire de billets, d'une valeur de 60 $, pour une représentation de Caminos Andaïuces interprété par la célèbre compagnie espagnole - Ballet Cristina Hoyos Venez découvrir les différents stvles de flamenco sur une musique de Paco Arriago Cette représentation aura lieu le 11 octobre 1997 à 20 h 30 à la Salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arfc.Jusqu'au 13 septembre, nous publierons quotidiennement les noms de 10 gagnants abonnés à La Presse.Ces personnes recevront automatiquement leur prix par la poste dans un délai de 4 semaines.Ballet Cristina Hoyos Caminos Artdlaiucos 10,1 1 octobre 1Q97 | 20h30 cfb Salle Wiîfrid PeIlotier Place des Arts Abonnez-vous et vous pourriez être aussi parmi les chanceux du jour.285.6911 Li valeur totale des pn\\ offerts est OC 3 000 S La règlements du t ont ours sonl disponible s a lu Presse Lis gagnants devront répondre j um* question d'habileté mathématique pour mériter leur prix Voici les chanceux d'aujourd'hui Mmi* Assilm di* Montréal Mme Boye/ de Saint-Constant Mme Brunei de Montréal M Carjgnan de Saint-Euslache M Clément de Montréal Mme Labrccquc de Cinduc, .Mme Lalonde de VdlIrVCu'Id M Rabouin de Saint-Blone Mme Sephlon de Sainte-Agathe Mme Simard de Sherbrooke VOTRE SOIREE DE TELEVISION par Louise Cousineau » 9:00 CD- Bla Bla Bla Sera couverte de cadeaux ' Dominique Michel 10:30 O- Christiane Charette Entrevue de Diane Dufresne.discussion avec Michel Jasmin et Luc Boulanger de la pièce Deux monologues de fit et le film Clandestin Reprise à I9h à Télé-Ouébec.19:30 O - La Facture Tous les antirouilles de voitures ne sont pas efficaces.Certaines garanties ont plus de trous qu'en aura un jour votre voiture.Le racket des polices d assurance-vie avec participation les paiements étaient supposés cesser, mais ils continuent 20:00 O-Bouscotte Les chicanes recommencent dans le Bas-du-Fieuve ?0:00 CD - Le Match de la vie Un documentaire de CTV sur le quotidien d un paparazzi de Londres spé-; ciaksé dans la princesse Diana Aussi UN PARADIS SOUS LA MER : 13 h.15 h.19 h.21 h.VOYAGE COSMIQUE : 14 h.16 h.20 h.Programmes simples et doubles disponibles.Variétés Théâtre THEATRE DU MAURIER DU MONUMENT-NATIONAL (1182.St-Laurent ) Oreille tigre et bruit.d'Alexis Martin.Du mar.au sam.20 h 30.THÉÂTRE LA LICORNE < 4559.Papineau ) Game, d'Yves Bélanger.Mise en scène de Dominique Leduc.Avec Yves Bélanger.Tony Conté.Julie McClemens.Natalie d'Aniou, Stéphane F.Jacques et Pierre Dallaire.SONA ( 1439, Bleury ) Sneaker Pimps : 21 h.RALATTOU ( 4372, St-Laurent ) Duo Eletnco : 22 h.PTIT BAR < 3451, St-Denis ) Soirée Renaud avec Louis Etienne : 21 h 30 ESPACE GO < 4890, St-Laurent ) Yo soy la desmtegracton, opéra de Jean Piche et Yan Muckle.d après Fnda Kahlo Production : Chants Libres.Pauline Vaillancourt.soprano.Mise en scène : Pauline Vaillancourt.Scénographie : Anrta Pantin.Tous les jours.20 h.sauf les dim.et lun.Jusqu'au 20 sept.ON COUVRE , toutes les scènes w samedis Arts & Spectacles LE BEST SELLER des best-sellers Livres 4 f JaS « ri 9j \u2022< Ici l'imaginaire Des \"personnages plus grands que nature.Des- émotions plus intenses que jamais.Bouscotte ce soir 20 h Scértarib et disloques : V» 925 OX JANE (13*r 6 56-9 46 4ftm 1 104 064 664 45 "]
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