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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1997-10-02, Collections de BAnQ.

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[" Montréal, ?jeudi 2 octobre 1997 113*année No 338 72 pages, 6 cahiers 60 C TAXES EN SUS Iles - de- la - madeleine 1 $ GRErCHE\tACHETEZ &SCAFF\tMAINTENANT OPTOMÉTRISTES\tET PAYEZ SUR \t SANS INTÉRÊT* 'Sur approbation de crédit] Détails en magasin.à C)1Wprpsse Des outils pour tous les goûts page B7 Sortir De la nouveauté et des souvenirs cahier D Économie Hausse des taux d'intérêt page El à ^^^^^^^^^^^ Baseball Les Braves et les Marlins prennent les devants, 2-0 page S 7 Un soir de première au Centre Molson travail noir KATIA GAGNON du bureau de La Presse, QUÉBEC Les contribuables québécois qui jouent à cache-cache avec le fisc peuvent s'attendre à passer à la caisse dans les prochains mois.Le ministère du Revenu devra en effet augmenter la vitesse de croisière de son opération de lutte à l'évasion fiscale afin d'aller chercher 300 des 400 millions qu'il doit avoir récupéré d'ici la fin de l'année.Les premiers visés : les travailleurs à pourboire.À six mois du début des opérations de récupération, Revenu-Québec n'a en effet amassé que 100 des 400 millions attendus.Une situation normale, selon la ministre Rita Dionne-Marsolais, qui compte toujours atteindre ses objectifs.Mais les millions à récupérer donneront cependant lieu, dans les prochains mois, à une vaste opération de collecte qui touchera de front plusieurs secteurs de l'économie.Et les travailleurs à pourboire seront sur la première ligne de ces réclamations.Près de 3000 d'entre Voir BLITZ en A2 Taxage à Longueuil : un suspect appréhendé MARC THIB0DEAU Un homme de 18 ans sera formellement accusé aujourd'hui en relation avec les plaintes de « taxage » déposées lundi par des jeunes de la polyvalente Jacques-Rousseau, à Longueuil, au lendemain du suicide d'un autre élève de l'établisse- TAXAGE Si vous avez une expérience à raconter, téléphonez-nous à La Presse au numéro (514) 350-4923 ou contactez-nous à l'adresse électronique suivante: general@lapresse.ca ment.Le suspect.Benjamin Roy, a été appréhendé hier, vers midi quinze par la police municipale à proximité du palais de justice de Longueuil, où il doit comparaître ce matin pour répondre notamment d'accusations de vol qualifié et d'intimidation.Yves Morency, inspecteur administratif, a indiqué hier, en conférence de presse, que d'autres personnes devraient également être appréhendées au cours des prochains jours en relation avec cette affaire.M.Morency s'est empressé d'ajouter à cette occasion que la police ne disposait d'aucun « élément formel permettant de relier le taxage ou une forme quelconque de violence >?au suicide du jeune homme qui s'est enlevé la vie dimanche.Une affirmation valable également, a-t-il précisé, pour les trois autres adolescents qui se sont suici- Voir TAXAGE en A2 ¦ Autres textes en pages A4 et A5 ; .4 PHOTO DENIS C0URV.UE.LâPmsm de première, hier au Centre Molson : Viadtslav Tretiak, André Ouetlet, président du conseil des Postes, Serge Savard, Frank Mahovlich, Ron Ellis, Pete Mahovlich, Y van Coumoyer et Paul Henderson se sont rejoints au centre de la patinoire avant le début de la partie avec les Sénateurs, pour commémorer le 25* anniversaire de la série du siècle.« Ils jouent encore pour l'honneur » se plaint Chris Ma!las.De nos jours, il n'y a plus que l'argent qui compte dans le hockey.» Earl Leblanc, un farouche partisan du CH, qui s'est déplacé du nord de l'Ontario, n'est pas prêt à laisser ainsi piétiner ses illusions.« Non, proteste-t-il timidement, ils jouent encore pour l'honneur.» Il n'est pas encore 17 h, entrons-y voir.Dans un ascenseur, je croise un chef, un vrai, avec une toque.C'est Nicolas Sambuchi.À la tête d'une équipe d'une trentaine de marmitons, il prépare les repas qui seront servis dans les loges corporatives, aux femmes des joueurs, à la salle de presse et aux restaurants La mise au jeu un et deux.« On est arrivés ici à 7 h ce matin, raconte-t-il.On arrive toujours les premiers, il le faut, on prépare 2000 couverts par gante.>?\u2014 Et aujourd'hui, vous avez fait quoi ?\u2014 Saumon grillé sauce choron et médaillon de porcelet avec moutarde et miel.Sur la promenade Bell, les employés des stands à hot-dogs et à bière commencent à s'activer : les ama- PAUL ROY Un gros Dodge 4X4 \u2014 Magnum V8 et tout \u2014 s'arrête devant la porte du garage du Centre Molson.Le monsieur cravaté, au volant, klaxonne.Cinq chasseurs d'autographes se précipitent.Mais la porte s'ouvre, le Dodge s'engouffre sous le temple de la bière.Trop tard.Qui était-ce ?« Il y en a comme ça, m'explique Serge Naud, 26 ans, un des chasseurs d'autographes, refermant son cartable de cartes de hockey.Malakov, par exemple, quand la porte s'ouvre, y clenche, y nous oublie carrément.» Heureusement Recchi s'arrêtera, et Bure.« Et Koi-vu signe toujours toutes les canes qu'on lui présente », me signale Serge Naud, qui est affineur d'argent pour la Noranda et qui dit collectionner les cartes de hockey autographiées pour son fils de deux ans.« C'est pour quand il sera plus vieux.» \u2014 Et après, tu vas entrer voir le match ?\u2014 Non, je vais l'écouter dans mon auto pour revenir ici avant la sort ie des joueurs.Deux vétérans amateurs discutent près de nous.« Je n'arrive plus à retrouver le même feeling qu'au Forum, Voir HONNEUR en A2 Allégations de trafic d'influence : la GRC enquête sur le PLC GILLES T0UP1N et VINCENT MARISSAL du bureau de La Presse, OTTAWA La GRC a déclenché il y a plusieurs mois une enquête sur des allégations de trafic d'influence et de conflits d'intérêts impliquant le Parti libéral du Canada au Québec après avoir été informée de pratiques douteuses par un ministre du cabinet Chrétien, Pierre Pettigrew.La nouvelle est tombée hier comme une bombe sur un début de session parlementaire plutôt morne, gracieuseté du député conservateur de Richmond-Arthabaska, André Bachand.Les questions de M.Bachand sur lice fédérale de fonds au l'embarras le Chrétien et Andy Scott, une enquête de la po-touchant des collectes Québec ont mis dans premier ministre Jean le solliciteur général en plus de pousser le bouton d'alerte au cabinet de Pierre Pettigrew et à la permanence du parti à Montréal.« Il y a effectivement une enquête de la GRC dans les régions de Drummondville et de Trois-Riviè-res où des gens ont été approchés pour donner certaines contributions en retour de services de la part du gouvernement >», a affirmé le député Bachand à sa sortie des Communes.Vérifications faites auprès de sources de première main, une dizaine d'entreprises de Drummondville et de Trois-Rivières auraient été ainsi approchées avant et pendant la campagne électorale.Le propriétaire de l'une d'elles, inquiet de la tournure des événements, a rencontré les enquêteurs de la GRC avec son avocat, amenant certains de ses collègues à faire de même.L'enquête, confiée aux agents Pauline Gauvin et Denis Bégin, de la section des délits commerciaux de la GRC à Montréal, porte, selon des sources fiables, sur un ancien employé du PLC-Québec, Pierre Corbeil.« Je dis qu'il y a une personne qui fait l'objet de l'enquête et ce n'est pas un membre élu du Parlement », a prudemment indiqué le Un tyrannosaure aux enchères La célèbre salle des ventes new-yorkaise Sotheby's propose aux enchères une rareté à faire trembler les plus blasés : un squelette de tyrannosaure vieux de 65 millions d'années.Le charmant animal, a été découvert en 1990 dans une réserve cheyenne du Dakota du Sud.Saisi deux ans plus tard par les autorités, il devrait être adjugé pour plus d'un million.821 JOURS AVANT L'AN 2000 INDEX Ptdets annoncei\t\t\u2022affaires E2\tBridge\tC7\tHoroscope\tC3\tPolitique Bl.B4àB7 \u2022Index\tC?\tArts et spectacles\tDécès\tD13\tInformatique\tB7\tTabloïd Sports - Immobilier\tC2etC3\tD6ID12\téconomie\tEl à E10\tLoteries\tA2etA13\t\u2022 Réjean Tremblay S5 - marchandise!\tC3etC4\thoraires-spectacles D12\tètes-voui\tC2\t¦«-1-monoe\tCletC8\t -emplois\tC4\t-te4é-bora4re 010\tobservateur?\t\tMots croisés\tC5\t -automobile\tC5àC7\tBandes dessinées C4\tFeuilleton\tC6\tMot mystère\tce\t L'autre grande muraille - Fédéric Wagnière page B2 Ciel variable Max.11, min.6 Cahier Sports, page 16 s* A 2 ?LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 2 OCTOBRE 1997 Suites de la une Blitz contre le travail au noir BUTZ / suite de la page A l eux ont déjà reçu des avis de cotisation parce qu'ils n'auraient pas, soupçonne le ministère, payé leur dû en impôts sur leurs pourboires dans l'année d'imposition 1996.Dans les prochaines semaines, pas moins de 22 000 nouveaux avis seront envoyés et on compte ainsi récupérer 33 millions d'ici la fin de l'année.Seulement trois millions ont été récupérés à date dans ce secteur.Bon prince, le ministère n'examine, dans le cas de ces travailleurs, que la dernière année fiscale, alors que ses vérifications s'étendent, dans la majorité des cas, sur les trois dernières années.En moyenne, indiquent les fonctionnaires du ministère, on collectera un pourcentage tournant autour de 12 % des ventes de ces employés à pourboires, calcu- lées à partir du chiffre d'affaires de l'établissement qui les emploie et du nombre d'heures travaillées.Revenu-Québec note cependant un signe positif : pour l'année d'imposition 1996, on a observé une augmentation spontanée de 38 % des montants de pourboire déclarés, qui ont généré des revenus totaux de 4,2 millions pour le ministère.« Notre objectif, ce n'est pas d'attraper les gens, c'est de changer les façons de faire », note la ministre, qui se félicite de ce constat.À l'Association provinciale des travailleurs de l'industrie du tourisme, qui représente en majorité des travailleurs à pourboire, on souligne cependant que le blitz du ministère du Revenu a créé une véritable « paranoïa » chez les travailleurs de l'industrie.«< Tout le monde se demande : ça va être à quand mon tour », souligne Vincent Vail-lancourt, le porte-parole de l'association.Mais il faut noter que les patrons des entreprises d'alimentation et d'hébergement sont eux aussi sous la loupe du Revenu.Un projet pilote a été mené à Laval auprès de 120 commerces, qui a rapporté 2,1 millions de dividendes.Encore là, les retenues à la source d'une cinquantaine d'établissements de Laval \u2014 qui ne faisaient pas partie du projet pilote \u2014 ont spontanément augmenté de 10 %, faisant même un bon de 35 % dans 30 cas.Autre groupe cible : les chauffeurs de taxi de Montréal, qui devront également délier les cordons de leur bourse.En juillet dernier, le ministère a fait parvenir des avis à 3228 titulaires de permis de transport par taxi, qu'on soupçonne de sous-évaluer leurs revenus.Pour atteindre les objectifs fixés par le ministère, les cotisations versées par les fautifs devront atteindre les 40 millions, portant sur des « oublis fiscaux » s'étendant cette fois sur les trois dernières années.Pas un sou n'a encore été perçu.La ministre du Revenu n'est pas en mesure de dire combien de personnes exactement seront touchées par l'opération de lutte à l'évasion fiscale, mais un calcul rapide permet de conclure qu'on émettra au bas mot un tiers de plus d'avis de recotisation, qui se* chiffrent normalement à 150 000 par an.Une chose est sûre, dans la recherche de dollars, personne ne sera oublié.Exploitations agricoles ou forestières, pigistes, contractuels du gouvernement, entreprises de construction, tous feront l'objet d'un examen attentif du ministère, qui utilisera notamment le procédé du couplage de fichier à l'aide des 74 banques de données transmises au Revenu par l'ensemble des ministères et organismes du gouvernement.Taxage à Longueuil : un suspect appréhendé TAXAQE / suite de la page A 1_ dés depuis le mois de mars.L'un des trois étudiait toujours à la polyvalente au moment de sa mort, un autre venait d'y terminer sa cinquième secondaire tandis que le troisième avait abandonné ses études à cet endroit.Le grand-père de Benjamin Roy, Louis, nommé président de l'Assemblée constituante haïtienne au lendemain de la chute du dictateur Duvalier, a appelé La Presse en soirée pour dire que la mise en cause de son petit-fils, qui habite avec lui à Longueuil, s'inscrivait « dans une longue histoire de conflits à caractère social » au sein de l'école.Le directeur de l'école secondaire, Pierre Duclos, qui prenait également part à la conférence de presse organisée par la police de Longueuil, a indiqué à son tour qu'il fallait prendre garde à ne pas lier « hâtivement » ces suicides au problème de taxage.Il a précisé que ce n'était pas à la direction de l'école de définir si les quatre suicides étaient liés et si le taxage avait joué un rôle dans la décision fatidique des étudiants.Pressé de questions par les journalistes, il a par la suite précisé qu'il ne « croyait pas » que ce soit le taxage qui ait poussé les jeunes à passer aux actes.Des commentaires qui ne trouvaient pas écho hier à la maison des jeunes Kekpart, adjacente à la polyvalente, que fréquentaient les quatre adolescents disparus.« Ils ont tous invoqué, dans leur lettre de suicide, devant moi ou devant leurs parents, le problème du taxage.C'est un élément important », a commenté le responsable de la maison, Richard Desjardins, qui a dû passer une « nuit blanche » de lundi à mardi afin de venir en aide à des élèves de la polyvalente secoués par ce nouveau décès.Il s'empresse de préciser à son tour en guise de bémol que le suicide est un geste qui demeure extrêmement difficile, voire impossible, à expliquer.Plusieurs jeunes ont également indiqué à La Presse que la majorité des adolescents décédés avaient eu affaire avec un gang de jeunes en particulier dans les mois précédant leur mort.«c C'est sûr que ( l'adolescent retrouvé mort dimanche ) devait avoir plusieurs raisons pour décider de se tuer, mais c'est peut-être la pression à laquelle il était soumis qui l'a poussé à bout », a déclaré un ami proche, qui n'a pas voulu être identifié.Bon nombre d'élèves ont ajouté que le taxage était très répandu à l'école, contrairement à ce qu'affirme le directeur de l'établis- sement.« Je ne crois pas que le problème soit plus sérieux chez nous que dans les autres polyvalentes », a en effet dit M.Duclos.Il soutient que les suicides n'ont rien à voir avec l'environnement scolaire des élèves concernés et ajoute que l'école ne peut que jouer un rôle limité face aux événements qui surviennent « à l'extérieur de ses murs ».Après tout, les élèves ne s'y retrouvent « que 180 jours » par année, a-t-il indiqué.Il a discuté au cours des derniers jours avec son homologue de l'école secondaire La Frontalière, à Coaticook, également ébranlée par une série de suicides en 1996.Le directeur a prié en conclusion les médias de traiter ce dossier avec discrétion afin de permettre aux élèves de retrouver rapidement « le climat harmonieux et sain » qui régnait, dit-il, à la polyvalente avant le suicide de dimanche.Allégations de trafic d'influence : la GRC enquête sur le PLC « Ils j ouent encore pour l'honneur » \u2022 ».r r- ALLÉGATIONS / suite de la page A l_ leader en chambre des conservateurs.Peter Mackay.Le directeur général du PLC-Québec, Michel Béliveau, a confirmé à La Presse hier soir que Pierre Corbeil a bel et bien travaillé pour le PLC au cours de la campagne électorale.M.Béliveau a cependant affirmé que M.Corbeil n'était plus à l'emploi du parti.Le 6 mars dernier, le ministre du Développement des ressources humaines du Canada, M.Pierre Pettigrew, a avisé lui-même la GRC de présumées pratiques douteuses, portées à son attention, pour renflouer les caisses du parti.Le même jour, le ministre faisait part de l'information au bureau du premier ministre.Le député André Bachand a résumé ainsi les pratiques en question : « C'est le principe de dire si vous voulez que le gouvernement vous aide \u2014 soit que vous ayez un dossier en cours ou si vous voulez avoir un dossier en cours \u2014> on vous demande d'être généreux avec la caisse du parti.» Contrairement à une certaine version des faits, le ministre Pettigrew nie avoir été mis au courant de telles pratiques au moment où il visitait lui-même une entreprise.Selon André Bachand, « certains ministres » seraient impliqués dans l'affaire.Le premier ministre Chrétien s'est indigné, hier en chambre, des « accusations » du député conservateur.« C'est tout à fait inacceptable dans notre système judiciaire, tant que l'enquête n'est pas complétée par la police », s'est emporté M.Chrétien.Le solliciteur général, Andy Scott, de son côté, a affirmé qu'il n'était pas au courant des allégations soulevées par le député Bachand.HONNEUR / suite de la page A1 teurs ordinaires vont commencer à entrer à 18 h.Sur la patinoire, qui baigne encore dans la noirceur, Alain Nadon et Daniel Cousineau, de la firme Créomax, s'activent à coller une annonce de Loto-Québec sur une vieille annonce de Bonichoix.Sylvain Mondoux attend dans les estrades l'ouverture du comptoir Tint Horton où il va passer la soirée.« Avant, m'explique-t-il, j'ai passé trois ans dans les estrades à vendre des chips et des pinotes.» Déjà 18 h, les portes s'ouvrent.Al Samson, juge de but, observe la scène.\u2014 Nerveux pour ce premier match de la saison ?\u2014 ( Il rit ) Aie ! Ça fait 25 ans que je fais ça! Les amateurs commencent à se presser à la Boutique CH tandis que Steve Duguay, perché sur une chaise, s'époumonne : « Programme de la soirée ! Tonight's program ! » Il est 18 h 50 quand les joueurs du Canadien sautent réchauffer leurs muscles.Je m'assieds derrière le but d'Andy Moog, les rondelles crépitent dans la baie vitrée.Un garçon observe mon carnet de notes.C'est Philippe Cyr, 14 ans.« Tu travailles pour une station de radio », me demande-t-il.« Non, La Presse.» \u2014 Est-ce que tu pourrais parler de moi dans La Presse ?\u2014 Pour dire quoi ?\u2014 ( Il hésite ) Heu ?Que j'ai bien aimé la partie ?\u2014 Elle n'est même pas commencée ! « Mesdames et messieurs, bonsoir ! Bienvenue à l'ouverture de la saison 97-98 du Canadien de Montréal.» Eh, oui, c'est parti.Au cas où vous auriez manqué ce match, il en reste 81.La Presse Renseignements : 285-7272 Abonnement : 285-6911 Télécopieur pour abonnement : 285-7039 Lundi au vendredi de 7 h à 17 h 30 Samedi de 7 h à midi Dimanche de 7h à II h Rédaction : 285-7070 Promotion : 285-7100 Les petites annonces : 285-7111 Télécopieur : 848-6287 Lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h 30 Décès, remerciements : 285-6816 Lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h 30 Grandes annonces Détaillants : 285-6931 National, TéléPlus : 285-7306 Carrières et professions.Nominations : 285-7320 Comptabilité Grandes annonces : 285-6892 Les petites annonces : 285-6900 La Presse est publiée par: La Presse.Ltée.1.rue Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9.Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuter.Tous droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.«Envois de publication canadienne -Contrat de vente numéro 0531650»» Port de retour garanti.(USPS003692) Champlain N.Y.12919-1518.du jour 40-4 Jeudi, 2 octobre 1997 LOTERIES La quotidienne à trois chiffres : 2-5-0 à quatre chiffres : 6-6-8-7 6/49: 1-3-16-29-31-46 Compl.12 avec extra: 597491 COLLECTES DE SANG ¦ Aujourd'hui, la Croix-Rouge attend les donneurs aux endroits suivants : ¦ à Montréal : Centre des donneurs de sang.Centre commercial Maisonneuve, 2991, rue Sherbrooke Est (métro Préfontaine), de 10 h à 12 h et 13 h à 19 h 30; ¦ à Montréal : Cégep du Vieux-Montréal, organisée par les soins infirmiers, salle Polyvalente, 255, rue Ontario Est, entrée principale, 3e étage, de 9 h 30 à 16 h 30.9 023 255 $ Merci! Centraide du Grand Montréal 433.rue Sherbrooke Ouest.Montréal (Québec) H3A1B6 tel (514) 288-1261 La valeur d'un don à Centraide: plus de 230 orgaaismtt communautaires qui répondent aux besoins des plus démunis dans la grande région de Montréal.JE DONNE.JE C_H£HC£ DEMAIN DANS LA PRESSE Les lendemains de Calgary ¦ Demain dans La Presse, Chantai Hébert aborde les lendemains de la rencontre de Calgary et nous dit comment les premiers ministres Frank McKenna ( Nouveau-Brunswick ), Brian Tobin ( Terre-Neuve ), Roy Romanow ( Saskatchewan ) et Glen Clark ( Colombie-Britannique ) entrevoient l'avenir du Canada.De son côté, le professeur Kenneth McRoberts fait l'autopsie de ia stratégie Trudeau qui a mené le Canada dans l'impasse actuelle.QUESTION DU JOUR I a Pr«îsso Service Liaison Vous voulez vous faire entendre?Répondez à la question du jour.Pour faire connaître votre opinion, composez le 285-7333; au son de la voix, faites le I.La réforme annoncée par la ministre de l'Éducation Pauline Marais propose davantage d'anglais, d'histoire, de français et de mathématiques au niveau primaire et secondaire.Êtes-vous d'accord avec cette démarche ?Le ministre des Affaires intergouvernementales Stéphane Dion, a-t-il raison de minimiser l'appui de Jacques Chirac à Lucien Bouchard ?À cette question posée hier, le pourcentage des réponses a été: Oui: 69 % Non: 31 % Tl+ Montres Suisses depuis 1853 m o s E L 4050 Jean Talon O., (514) 735-1138 006538500001400404 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 2 OCTOBRE 1997 A3 en reprise Le mot du jour entraîneur ¦ La « personne qui entraîne des sportifs » est un entraîneur (fém.: entraîneuse).Le mot instructeur appartient au vocabulaire militaire.Quant au mot gérant, il constitue un anglicisme en ce sens.Lorsque plusieurs personnes se partagent cette tâche, on appelle entraîneur-chef le responsable du groupe.\u2014 Les Expos ont renouvelé le contrat de leur entraîneur-chef.Paul Roux AQJJA MED TbaLwotbérapU tiiikliMi-Mir-iiit T jtaic-dft < lulnir> L'AUTOMNE.eut l'été à CarUlon.Faites le plein d'énergie marine avant l'hiver.\u2022 Thalâuothérapie \u2022 Randonnée pédrsue \u2022 Vol Thalassair (DorvaJ Bonavrnt ; 1800 463-0867 ?Suicides à Longueuil : le taxage n'était pas le seul élément en cause, disent des jeunes MARC THIBODEAU Le'taxage constitue-t-il ou hôh l'élément-clé permettant d'expliquer les suicides de quatre jeunes liés à la polyvalente Jacques-Rousseau ?Les commentaires recueillis hier par La Presse à Longueuil auprès de plusieurs personnes ayant côtoyé les jeunes en question suggèrent clairement qu'il faut se garder de toute conclusion hâtive à ce sujet.Richard Desjardins, responsable dé la maison des jeunes Kekpart, adjacente à la polyvalente, est convaincu qu'il s'agit d'un élément déterminant puisque la majorité des élèves disparus, dit-il, ont eu maille à partir avec un gang de jeunes répondant aux ordres d'un ancien élève de la polyvalente.« C'est de plus en plus en plus fréquent que des jeunes se fassent demander de l'argent.Ils sont contraints de payer sous la menace », note M.Desjardins.L'adolescent qui s'est suicidé dimanche, a indiqué une amie qui n'a pas voulu être identifiée, était bel et bien en conflit avec l'ancien élève de l'école, qui ne pouvait plus, en raison de démêlés avec la police, y avoir accès.« Il lui avait demandé de payer 500 $ il y a quelques semaines, simplement parce qu'il se trouvait sur son territoire », a-t-elle expliqué.Au cours des dernières semaines, dit-elle, le jeune homme apeuré au- PH0T0 ARMAND TTOTT1ER.Ui Les élèves se pressaient hier autour des caméras dans la cour de la polyvalente Jacques-Rousseau, au lendemain de l'annonce du suicide d'un autre élève de rétablissement.rait même été contraint de se mettre à genoux devant l'ancien élève, qui l'aurait alors menacé avec un bâton pour obtenir l'argent voulu.Shawn Evans, employé de l'arcade Pinocchio, où se rendaient parfois le jeune homme et ses amis, affirme également qu'un « problème d'argent » opposait les deux adolescents.L'ancien élève lui a d'ailleurs confirmé dimanche, après le suicide, qu'il y avait eu une altercation entre eux.« Je sais qu'il voulait avoir de l'argent et que l'autre avait peur de lui », indique M.Evans, qui invoque « la drogue », plutôt que l'extorsion, pour expliquer le différend.Une autre amie de l'adolescent décédé dimanche a indiqué que la querelle remontait en fait beaucoup plus loin, jusqu'aux mois précédant la mort du premier adolescent à s'être suicidé, en mars.Celui-ci, a-t-elle indiqué, aurait en effet été « taxé » et passé à tabac par des élèves répondant aux ordres de l'ancien élève mis en cause.À ces problèmes serait venue s'ajouter une peine d'amour, qui l'aurait finalement poussé au suicide.L'adolescent qui s'est suicidé dimanche, a indiqué la jeune femme, avait été très secoué par la mort de cet « ami proche ».« Il m'avait déjà dit qu'il avait failli se tuer à cause de ça », dit-elle.Une instabilité encore accrue, semble-t-il, par le suicide en août d'un second adolescent dont il était proche aussi.« Lui, on pensait qu'il prenait mieux ça.Mais je pense qu'il a été beaucoup secoué.Et il s'était engueulé avec sa mère quelques jours plus tôt.» Le quatrième adolescent impliqué dans cette affaire était un dé-crocheur, décrit comme « dépressif », qui s'est enlevé la vie au lendemain du premier suicide.Il était, semble-t-il, moins près des trois autres, qui se réunissaient souvent avec une dizaine d'autres personnes à la maison des jeunes ou au billard L'Exclusif, non loin de l'arcade Pinocchio, sur le chemin Chambly.« Toute la gang était encore ici dimanche et lundi à cause des funérailles », a commenté hier le barman de l'établissement, Roderick Waked.Une des amies de l'adolescent qui s'est suicidé dimanche lui a alors confié qu'elle était rongée par le remords.« Elle lui a dit le jour du suicide qu'il était un lâche, qu'il ne finissait jamais ce qu'il commençait.Quand il a dit qu'il irait pour une fois jusqu'au bout, elle n'a pas compris ce que ça voulait dire.» tes adultes doivent apppuyer les jeunes victimes d'extorsion // ne faut plus banaliser le taxage, exhorte un responsable MARTHA GAGNON Les jeunes victimes d'extorsion doivent trouver la protection nécessaire auprès des policiers, des éducateurs et des intervenants sociaux.« Il faut envoyer un message hyper-clair aux agresseurs que le taxage est un crime, une forme de vol qualifié qui doit être sévèrement réprimandé », explique Marcel Gauthier, des Centres jeunesse de la Montérégie, qui dirige le « service ados » de Longueuil.Selon lui, les « interventions doivent êire très visibles et même spectaculaires à l'occasion.On ne doit plus banaliser le phénomène du taxage.Les victimes ont peur de porter plainte parce qu'elles n'ont souvent pas assez de soutien de la part des adultes.» L'extorsion débute dans les écoles primaires.Un père racontait hier à une émission de tribune téléphonique que sa fille de première année devait fournir des autocollants à des jeunes afin de pouvoir choisir sa place dans l'autobus d'écoliers.M.Gauthier explique que, contrairement à Montréal, il n'existe pas à Longueuil un programme contre l'extorsion impliquant les policiers, les écoles, les organismes sociaux et judiciaires.«On commence à se regrouper pour coordonner nos actions, dit-il.On a mis de l'avant le projet 'Connais-tu ma gang ?', qui consiste à sensibiliser les parents au taxage et autres phénomènes de violence.» À l'école secondaire Gérard-Fi-lion, une équipe « d'intervention tactique », comme l'appellent certains, à laquelle collaborent le CLSC, la police et l'école, a été mise sur pied pour détecter et régler des problèmes importants, dont l'extorsion.Il y a aussi des policiers-éducateurs dans trois autres écoles secondaires, dont Jacques-Rousseau.À Montréal, le phénomène de l'extorsion est en régression chez les jeunes depuis plus de deux ans, selon Jean-Claude Auger, du service de prévention et de relations communautaires de la police de la CUM.; « Grâce à des équipes sur le terrain, nous avons travaillé sur deux fronts : la prévention et la répression.Peu importe la forme de taxage » y compris le simple vol de crayons, il faut que les victimes, les parents et les autorités signalent le «Ut* Nous devons, par contre, offrir tout l'appui nécessaire à ceux qui ont le courage de dénoncer ces actes.» Très bientôt, grâce à la collaboration de l'organisme Jeunesse au Soleil, une brochure sera mise à la GiristianDior UNE PRIME EN OR C%PTt*KK RtD£$ PHOTOTHÈQUE La Il faut envoyer un message clair que l'extorsion est un crime qui doit être sévèrement réprimandé, estime un responsable.disposition des jeunes victimes d'extorsion pour les renseigner sur leurs droits et obligations.Pierre Gosse lin, directeur de l'école Calixa-I^avallée et vice-président de l'Association des directeurs d'école de Montréal, est fier des résultats obtenus.m À la fin des années 80, plusieurs écoles vivaient des problèmes graves de taxage, explique-t-il.Nous avons décidé d'appliquer la tolérance zéro et de nous associer à d'autres intervenants du milieu.Car le taxage se fait rarement à l'école même.C'est dans le métro, à l'aréna, dans les parcs, partout où se tiennent les jeunes.» Selon lui, le programme contre l'extorsion a permis de « recréer un climat sain dans les écoles.Mais il ne faut pas abandonner les actions entreprises, car les causes de ce phénomène sont toujours présentes dans notre société : les familles éclatées, l'absence des parents à la maison, la pauvreté, la violence et J'en passe ».M.Gosselin explique que la tolérance zéro ne consiste pas à mettre des fiers-à-bras à la porte des écoles, mais à adopter une attitude ferme et constante.« Celui qui commet un acte de violence est immédiatement suspendu et doit se représenter à l'école en compagnie de ses parents.Il peut être appelé à changer d'école, à se présenter devant le tribunal de la jeunesse, à effectuer des travaux communautaires ou à suivre des cours de judo, par exemple.» Le directeur précise qu'un nouveau protocole autorise maintenant les écoles à porter plainte au nom d'un élève ou d'un professeur, ce qui devrait faciliter les dénonciations dans certains cas.Yves Morency, porte-parole du service de police de Longueuil, reconnaît que le problème principal est de convaincre les victimes de porter plainte.La nouvelle ligne téléphonique info-jeunes est un outil intéressant, mais insuffisant.« On ne peut rien faire sans dénonciation, dit-il.Avec les intervenants, on doit trouver des façons de rassurer les victimes.» Il ajoute qu'il a fallu les suicides de Quatre jeunes pour que certains se décident à faire des dénonciations, ce qui démontre que le mur du silence est difficile à percer.DÉCOUVREZ DI0RIFIC Une palette da 16 couleurs 3.5 g 25$ chacun VOTRE PRIME À l'achat de 33 $ et plus de produits de beauté Christian Dior, Miss Dior.Dkxissimo ou Diorella chez Les Ailes de la Mode, vous recevrez: \u2022 Une trousse à 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sont davantage sensibles, plus à l'affût des problèmes personnels que vivent leurs étudiants.» M.Benoît avoue qu'il n'est pas tombé à la renverse en apprenant les quatre suiddes d'adolescents de la polyvalente Jacques-Rousseau de Longueuil.« Ce maudit phénomène social du suicide chez les jeunes est partout, dit-il.L'école ne peut agir seule.La prévention exige la collaboration de tous.» Selon lui, la nouvelle n'a pas semblé trop affecter les étudiants de son école.« Dans notre cas.la page noire est tournée, mais il y a encore des cicatrices.On sent que c'est encore fragile », précise-t-il.Le seul conseil qu'il a à donner au personnel et aux élèves de l'école Jacques-Rousseau, c'est de se « serrer les coudes ».Par ailleurs, le directeur affirme que l'école a suivi les recommandations du coroner à l'effet d'organiser des rencontres d'information avec les parents et de revoir son plan d'intervention.Seule l'infirmière n'est pas encore à temps plein, une décision qui ne dépend cependant pas de l'école.Pour sa part, Louis Lemay, de l'organisme d'aide Suicide-Action de Montréal, déplore que le coroner n'ait pas profité du drame de Coaticook pour émettre des recommandations plus larges sur la nécessité de créer des ressources et d'entreprendre des actions de prévention.« J'aurais voulu qu'il lance ce cri : Faut faire de quoi ! » Concernant les suicides à l'école Jacques-Rousseau, M.Lemay pense qu'il faut éviter d'établir un lien de cause à effet avec le taxa-ge.« Cela a peut-être été un élément déclencheur, mais il y a rarement une cause unique pour expliquer un suicide, dit-il.Comme c'est souvent le cas, on cherche un coupable et, dans ce cas, on a trouvé le taxage.» M.Lemay invite les gens touchés par cette tragédie à demander de l'aide, «< On ne doit surtout pas faire de ces jeunes des héros, ex-plique-t-il.Car il y a d'autres solutions que la mort pour régler ses difficultés.C'est ce que nous répétons à chaque jour.» Guylaine Le Houillier, du Bureau de consultation jeunesse de Longueuil, déplore elle aussi que certains « établissent un lien direct entre le taxage et ces suicides.Plusieurs jeunes sont victimes d'intimidation et ne font pas de gestes extrêmes.Il faut un état d'esprit et de souffrance particulier.* Jean Lefebvre, directeur de la commission scolaire Jacques-Cartier et ancien directeur de l'école Jacques-Rousseau, pense, lui, qu'on doit éviter de faire porter le fardeau de ces suicides à l'école.« Le taxage n'est pas plus grand à cette institution qu'ailleurs, dit-il.Aucune école à Longueuil, même celles qui sont privées, n'est à l'abri de ce phénomène.Sauf que les expulsions d'élèves sont plus difficiles dans le secteur public.Nos écoles reflètent la société.» Selon lui, l'école ne pouvait pas prévoir ce qui est arrivé, même après les deux premiers suicides.« Dans un cas, le jeune ne fréquentait plus l'institution.Quant au troisième suicide, il est survenu en juillet et nous l'avons appris seulement à la rentrée des classes.» PHOTO ROBERT SKINNE^ U< « Les professeurs sont davantage sensibles, plus à l'affût des problèmes personnels que vivent leurs élèves », déclare le directeur de la polyvalente La Frontalière, Pierre Benoit.Par ailleurs, M.Lefebvre affirme que les règlements sont sévères à Jacques-Rousseau et la discipline aussi.« Aucune manifestation de violence n'est tolérée, assure-t-il.C'est la suspension immédiatement.On a déjà fait la manchette parce que les cheveux oranges n'étaient pas acceptés.» Le directeur de la commission scolaire est toutefois disposé à discuter de nouveaux moyens qui pourraient être mis en oeuvre pour mieux protéger les élèves contre le taxage.Le président du comité d'école de Jacques-Rousseau, Raynald Latulipe, affirme que la confiance des parents envers l'institution ne devrait pas être affectée par ces événements malheureux.« Nous ne pensons pas que ces suicides aient un lien avec l'école, qui a une bonne réputation, dit-il.Ils sont sans doute reliés aux relations personnelles que vivaient ces jeunes.» Selon M.Latulipe, dont la fille fréquente cette école, l'atmosphère est moins morose qu'on pourrait le croire à la suite de ces drames.« On craint davantage les effets de la médiatisation, dit-il.Car le plan d'intervention de l'école semble avoir rassuré les éièves dans l'ensemble.On a l'impression que la vie reprend le dessus.» En attendant, à l'école Jacques-Rousseau, la direction continue d'offrir du soutien aux jeunes éprouvés par ces drames.Il est aussi possible de contacter Suicide Action au 723-4000.\u2022 Votre choix en informatique au Québec ! §@ld§ s§ peur-iui! qu 3391 bcuL dés Sëurt FINANCEMENT * * pour 6 mois tm ortkWt léUrJiwéi Aucun peleiewt I Aucun intérêt I (mime sur les taxes) jusqu'en avril 1998 AfonHinm 11 \\M \\NK AWcrt pont ira \\7Pentium MMX166 mhi \u2022 Mémoire-caon compm I 199,98 $ Pentium MMXMOmhiA \\7^jjjjujjj jjL'jUTJ'J jjj/jj M722-X F»C 912 KO HP9722X \u2022RAM IDO 32 Mo \u2022 Haut-parleurs stéréo \u2022 Disque rigide 3,2 Oo 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128,93$ Kodak de Caméra numérique DC25 Sopnrbns photos nomériqwey on nn édalr i PI07004 9MM $ Soundblaster AW64 Value Caré Un ontn ¦fvtov in ooojêé pont votre PC ointttntéilo.P792993 AcIÎVÎSJOH H MM II issoyni in tromnor qsflfrt onhors Inintés in CD121975 i sssseieissssssseeeSsasssi ptlevc fnrfêJêaé) é^eeneT \"PeT# \u2022n^pe^Pw PvWt CftOffffl M JffVO / iowtii in vfsoni to pins fwptéo pool ht oj jp2 Letfeur CD IBM SX Udmr CDR0H io gnoéo qualité è prix ^1 iocroyoblnmont bas I P345113 j'Jj'JJ j j LA BAIE \t-SOUL n \u2022+t| s P\tH fëti9t ê noir9 msQêtm JJïl 69% Suant» 0 0 0 | Heure* d'ttvYcrturc ; Lundi-mercredi 10 à 18 h Jeudi-vendredi 10 à 21 h Samedi 9 à 17 h Dimanche 10 à 17 h Boîte vocale : 396M>737 : ' Il M'A Deux jeunes | fugueurs de | sept ans sont retrouvés sains et saufs MARCEL LAROCHE La disparition de deux éco-liers de sept ans a causé ^ tout un émoi dans le sud- S 0 ^* _je* ^ ouest de Montréal, où poji^; ciers et bénévoles ont ratfs^ sé le secteur pendant de ; : longues heures avant que les jeunes fugueurs soient ; retrouvés sains et saufs, vers 18 h 30 hier.Les enfants se sont baladés en métro et en autobus durant plus de cinq heures avant d'être finalement repérés à LaSalle par un livreur de poulet qui les a tout bonnement reconduits à la maison ! Les garçonnets, dont l'un a au moins deux fugues à son actif depuis deux ans, prenaient l'air dans la cour de récréation de l'école primaire Notre-Dame-du-Perpétuel-Secours, rue Beaulieu, dans le quartier Émard, quand ils ont échappé à la surveillance des professeurs, vers 10 h hier matin.Après avoir fait fouiller en vain les vestiaires et les salles de toilettes de l'école, ainsi que les rues avoisinantes, la directrice de l'établissement, Jocelyne Pinsonneâuit a signalé la disparition des petite 5 la police de la CUM.~ J Les policiers, qui ont envisagé l'hypothèse d'une fugue dès le déi but des recherches, ont décleridil une opération de ratissage darj5£ft secteur de l'école fréquenté parjej deux élèves de 2e année.La présence inhabituelle de'0QC-sieurs autos de police à proximité de l'école a semé un vent de pwvr que auprès des résidants du quart lier.\u2022¦ La situation est cependant re^Ç-nue au calme lorsque les policiers ont finalement appris, vers 18 h 30 hier, que les deux jeunes fugueurs venaient d'être retrouvés, en pleine forme mais épuisés, déambulapt sur le trottoir, à LaSalle.ROLEX 9.Oysttr PerpttStyl* t'xplorrr II \u2022» m 9, 9 é ^eS^ rKAUFMANN de SUISS1 tl|OUX IT MONTAI \\ DEPUIS 1954 2195 rue Crescent, au sud de la rue JN I Sherbrooke, (514) 848-OS9S LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 2 OCTOBRE 1997 Deux avocats, condamnés en 1995 à sept ans de prison pour lessivage de narcodollars, sont libres PHOTOTHÈQUE La Presse Vincent Vecchio et Richard Judd il y a quelques années.ANDRÉ CÉDILOT Deux autres ex-avocats condamnés en 1995 à sept ans de pénitencier pour avoir participé à un complot d'importation de 558 kilos de cocaïne et au blanchiment de près de 50 millions pour la pègre montréalaise sont déjà en liberté.Les documents que La Presse a obtenus de la Commission nationale des libérations conditionnelles ( CNLC ) indiquent que Richard Judd et Vincent Vecchio ( ils ont été radiés à vie du Barreau ) ont repris leur liberté le 20 juillet dernier, au tiers de leur peine, après 30 mois de réclusion.Bien qu'ils aient été de simples transporteurs d'argent, Judd et Vecchio ont passé six mois de plus à l'ombre que leur « patron », Joseph Lagana, conseiller financier de la mafia montréalaise, pourtant condamné à une sentence beaucoup plus sévère de 13 ans de pénitencier S'il en est ainsi, c'est que Lagana, libéré le 27 août, a profité d'un amendement législatif que le gouvernement fédéral a passé en douce au printemps, et qui oblige la CNLC à libérer, au sixième de leur peine, les détenus jugés non vio- lents qui en sont à leur premier séjour dans un pénitencier.Un autre membre de la puissante organisation mafieuse, l'Ontarien Santiago Sanchez, 47 ans, a bénéficié de cette nouvelle disposition de la loi en vigueur depuis le 1CT août.À l'instar de Lagana, il devra passer six mois dans une maison de transition avant de jouir d'une pleine liberté.Le 19 juin 1995, Sanchez avait écopé 13 ans de pénitencier après s'être reconnu coupable d'avoir lessivé 2,1 millions et planifié l'entrée clandestine au Canada de 138 kilos de cocaïne.11 est libre depuis le 21 août.L'agent de voyages Jean Lamarche, 45 ans, qui en est à sa deuxième condamnation pour son implication dans une affaire de trafic de drogue à grande échelle, séjourne dans une maison de transition depuis cet été.Il avait alors purgé le tiers de la sentence de six ans reçue en 1995.Même chose pour le Hells An-gels de Lennoxville, Pierre Rodrigue, 45 ans, condamné lui aussi à six ans de pénitencier pour avoir trempé dans l'importation des 558 kilos de cocaïne que la GRC avait saisis en Angleterre.Cette règle de remise en liberté au tiers de la peine s'est aussi appliquée dans le cas du restaurateur Giuseppe Tanaglia, 41 ans, de Saint-Léonard, qui cachait les importantes sommes d'argent que lui confiaient certains trafiquants.Tanaglia a obtenu son élargissement le 19 juin 1996, après huit mois d'incarcération.Il a passé les quatre mois suivants dans une maison de transition, avant d'être totalement libre le 26 octobre 1996, un an jour pour jour après sa condamnation à trois ans de pénitencier.Tous ces gangsters ont été démasqués par des agents secrets de la GRC qui avaient tenu un bureau de change dans le centre-ville de Montréal, de 1990 à 1994.L'enquête avait coûté plus de 3 millions.Sous le couvert de son ancien titre d'avocat, Joseph Lagana \u2014 l'enquête a révélé qu'il était l'un des conseillers financiers du chef de la pègre sicilienne, Vito Rizzuto \u2014 s'était constitué une clientèle de mafiosi pour lesquels il avait mis sur pied un réseau complexe de lessivage d'argent entre le Canada, les États-Unis, l'Europe et le Panama.En tout, Lagana et son groupe avaient apporté plus de 95 millions au Centre monétaire international de Montréal ( CIMM ) que la GRC avait ouvert rue Peel.Ses collègues avocats Richard Judd et Vincent Vecchio étaient ses hommes de confiance pour le transport de l'argent, ici et outre-mer.Lors de son arrestation le 30 août 1994, Vecchio était en possession de 93 000 $, « soit une cote provenant de la transaction des 558 kilos de cocaïne », note la CNLC, tout en rejetant les explications de Judd et Vecchio qui affirment n'avoir touché aucun bénéfice de leurs activités illicites.« C'était pour un ami », ont-ils dit aux commissaires.Sous peine de retourner derrière les barreaux, les trois anciens avocats ne peuvent ni fréquenter ni communiquer avec des personnes qui ont des casiers judiciaires.Ils doivent également se tenir loin des personnes reliées au milieu de la drogue, du crime organisé ou du monde interlope.Afin de rendre la tâche moins ardue aux surveillants de la CNLC, Vecchio et Judd se sont engagés à travailler, l'un pour son beau-frère, au salaire initial de 350 $ par semaine, et l'autre, « dans un bureau, sur horaire et à salaire fixe ».Ils ont promis de présenter chaque semaine un relevé de leurs revenus et de leurs dépenses.Pierre Foglia est en vacances.Sa chronique reviendra le samedi 25 octobre.PHOTO MAURICE THIB00EAU.Des policiers examinent le camion de Bernard Guindon.Le cadavre de la victime est encore derrière le volant.HUBLOT Une Sensation Incroyable jyjs** UPS ¥ (liui-m ihvoiki: 2020 un.ni-1 \\ MoNTACNb, Montréal Tél.: (514)845*4651 Une relation des Death Riders assassinée dans son camion JEAN-PAUL CHARB0NNEAU Bernard Guindon, une relation des Death Riders, bien connu des policiers pour avoir été notamment condamné dans des histoires de stupéfiants, a été découvert assassiné, vers minuit et demi hier, dans son véhicule en face du 13611, route 158, àMirabel.Guindon, 37 ans, habitait Lac-Connelly-Nord, à Saint-Hippolyte.Il a souvent été vu avec des Hells Angels au bar du lac l'Achigan, dans cette municipalité.Il avait des intérêts dans le bar Rock in Blues, à Sainte-Thérèse, ville où est situé le repaire des Death Riders.C'est un automobiliste qui a découvert le cadavre de Guindon.Il circulait en direction est sur la 158 quand il a aperçu en passant devant une station-service, à quel- ques mètres de l'autoroute 15, une Ford Explorer en stationnement avec les feux des freins allumés.Il a continué sa route, mais repassant par là quelques minutes plus tard, sa curiosité a été attirée par le véhicule.Il s'est approché, et c'est alors qu'il a vu derrière le volant un homme qui lui semblait être sans vie.Il a alerté la police municipale de Mirabel.Les policiers ont d'abord pensé au suicide.Mais ils ont vite trouvé quelques douilles à l'extérieur du véhicule.Constatant Bernard Guindon qu'il s'agissait d'un meurtre, ils ont fait appel aux spécialistes de l'escouade des crimes contre la personne de la Sûreté du Québec.Les enquêteurs se sont rendu compte qu'une balle était sortie par la vitre arrière droite du véhicule.L'agent Ronald Boudreault, des affaires publiques de la SQ, a souligné que le mobile du crime était inconnu, tout comme les circonstances du meurtre.Guindon a aussi été condamné à quatre reprises pour entrave à la justice.Dans son dossier, il est aussi fait état de voies de fait et de conduite avec facultés affaiblies.Le véhicule de Guindon a été transporté au quartier de la SQ et à 17 h, les experts n'avaient pas encore fini de le scruter à la loupe.QUELLE ÉLÉGANCE! VOUS AVEZ DÛ VOUS U I N E R ! LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 2 OCTOBRE 1997 Montréal métro L'EXPRESS DU MATIN Sacré-Coeur a pris les grands moyens ¦ Selon la direction de l'hôpital Sacré-Coeur, la situation serait revenue à ia normale hier, tant au service des urgences que pour les chirurgies.Selon Sylvie Doré, des relations publiques de l'hôpital, la décision d'annuler exceptionnellement, mardi, 17 cas de chirurgie élective prévus pour hier pour réserver ces lits aux patients des urgences alors débordées « a fortement contribué à redresser la situation, de sorte que tout se déroulait normalement hier, tant à l'urgence qu'au bloc opératoire ».En autant qu'on puisse qualifier de « normale » une situation où les urgences reçoivent 48 patients, alors que la capacité normale est de 35 ! Dans l'après-midi de lundi, la situation était toutefois catastrophique, 76 patients se retrouvant sur des civières aux urgences, soit deux fois plus que la capacité d'accueil.C'est alors que la direction a pris la décision de soulager ce service en transférant une partie des patients dans les lits normalement prévus pour les cas de chirurgie élective.Rapidement, certains ont fait le lien entre la visite du ministre Rochon prévue pour aujourd'hui et la décision de l'administration de vider les urgences.« pour ne pas déplaire au ministre », disait-on.« C'est tout à fait ridicule, réplique Mme Doré.Le ministre Rochon vient inaugurer l'aile Camille-Laurin du pavillon Albert-Prévost, qui est le département de psychiatrie de l'hôpital.» Collecte de RDD ¦ Les Montréalais sont invités à aller porter demain et samedi, dans le stationnement du supermarché Provigo, situé au 6485, Sherbrooke Ouest, à Notre-Da-me-de-Grâce, leurs résidus domestiques dangereux comme la peinture, les solvants, les huiles usées et les batteries.La Ville suggère aussi d'apporter les vieux vêtements, qui seront distribués à des organismes d'entraide.Pour informations, faites le 872-ACCÈS ( poste 420 ).Écoute pour aînés ¦ Tel-Écoute lancera la semaine prochaine son nouveau service d'écoute destiné aux personnes âgées en détresse et à leurs proches résidant dans le territoire du code régional 514.Plus de 300 000 personnes âgées habitent la grande région métropolitaine et on prévoit que d'ici 15 ans, ce nombre doublera.Nouvelle gare à Rosemère ¦ Soucieuse d'offrir un meilleur service aux passagers de plus en plus nombreux du train de banlieue Blainville / Jean-Talon, l'Agence métropolitaine de transport annonce l'addition de Rosemère aux gares déjà existantes, soit celles de Blainville, Sainte-Thérèse, Sainte-Rose, Saint-Martin, Henri-Bourassa ( cégep Bois-de-Boulogne ) et Jean-Talon ( Métro Parc ).Cette gare, qui sera inaugurée le 20 octobre, facilitera l'accès des services de transport en commun aux résidants des villes de Rosemère, Lorraine, Bois-des-Filion et de Boisbriand.De semaine en semaine, les résultats de l'achalandage quotidien sur la ligne Blainville / Jean-Talon augmentent.Entre le 21 août et le 30 septembre, la clientèle est passée de 895 à 2200 passagers par jour, représentant une croissance de 145 % en un seul mois.et l'hiver n'est pas encore arrivé.Multiples arrestations dans le Centre-Sud ¦ Vingt-deux hommes et deux femmes ont été arrêtés simultanément hier après-midi, dans deux parcs et cinq immeubles du Centre-Sud.Les policiers croient avoir affaire à des revendeurs de drogue à la solde des Rockers, un groupe de motards lié aux Hells Angels.Lorsque les policiers ont surgi, vers 17 h 30, huit personnes ont dû se coucher sur le sol au parc Émilie-Game-lin ( mieux connu sous le nom de square Berri ), tandis que 10 autres connaissaient le même sort au parc Pasteur, devant rUQAM, rue Saint-Denis.Quatre se voyaient aussi passer les menottes dans différents commerces et appartements.Lors de leurs fouilles et perquisitions, les agents ont saisi 50 grammes de marijuana, 200 buvards de PCP, 200 sachets de cocaïne ainsi que des balayeurs d'ondes, balances et talkie-walkie.Les suspects comparaîtront ce matin au palais vje justice de Montréal.Montréal compte 52 cadres «mis en disponibilité» avec plein salaire GILLES GAUTHIER Le club MED ( employés « mis en disponibilité » ) de la Ville de Montréal comptait au début de septembre 52 cadres qui n'occupaient aucune fonction précise, dont cinq étaient dans cette situation depuis plus de sept ans.Leur salaire annuel moyen était de 76 300 $.« Ils n'ont pas de poste mais ils travaillent », a soutenu hier la présidente du comité exécutif.Nous-hig Eloyan.Outre les cadres, la liste de membres comprenait 30 cols blancs, autant de professionnels et cinq contremaîtres qui relevaient d'un service municipal sans y remplir une fonction spécifique.Ces 152 employés faisait partie des 719 cas de fonctionnaires en disponibilité dont s'est occupé au cours des neuf premiers mois de 1997 le Centre de réaffectation et de développement de carrière ( CRDC ) de la Ville, qui a été mis sur pied en 1994.On n'avait pas trouvé de solution permanente pour 538 d'entre eux, soit 165 cadres, 291 cols blancs, 8 contremaîtres et 74 professionnels.Le CRDC ne s'occupe pas des cadres de très haut niveau, des cols bleus et des pompiers.Des 195 cadres en disponibilité qui n'avaient pu être relogés au cours des années précédentes ou qui se sont ajoutés en 1997, 22 ont été réaffectés d'une façon permanente et 101 temporairement, alors que huit se sont prévalus du programme de retraite hâtive et que six étaient malades ou ont pris des congés.La responsable du CRDC, Franchie Caron, qui avait elle-même été mise en disponibilité peu après l'arrivée au pouvoir de Pierre Bour-que, explique que les 52 cadres «« hors structures » peuvent avoir des compétences spéciales qui rendent difficile leur reclassement ou approcher de la retraite.Une période d'évaluation pouvant aller jusqu'à la négociation peut par ailleurs être nécessaire avant qu'un gestionnaire et le cadre en disponibilité n'en viennent à un accord qui satisfasse tout le monde.Tous les employés permanents de la Ville possèdent la sécurité d'emploi et de salaire, qui demeure 'A » Mme Drouin compte également rencontrer la ministre de l'Éducation, Pauline Marois, car le gouvernement semble réticent à propos des 30 millions ( sur 70 ) qui proviendraient des économies attri-buables à la nouvelle carte scolaire, qui a réduit de 156 à 72 le nombre de commissions scolaires.Canadien Régbnal Inter-Canadien Non seulement tous nos partenaires vous permettent de vous envoler vers plus de 500 destinations à travers le monde, mais ils vous permettent aussi de faire plus de points à chaque vol.Les membres de Canadien Plus peuvent accumuler ou échanger leurs points avec American Airlines, Bntish Airways, Qantas et tous les partenaires régionaux de Canadien.îvee y American Airlines dessert les Etats-Unis et l'Amérique latine.> British Airways vous offre l'Europe, l'Afrique et le Moyen-Orient.> Qantas vous relie à l'Australie et au Pacifique Sud.¦Canadi wf^c^ 5 VOLS ET VOYAGEZ GRATIS De plus, en effectuant cinq envolées avant le 7 novembre sur les ailes de Canadien ou de n'importe quel de ses partenaires, vous obtenez un vol gratuit.En effet, effectuez 5, 10, 15 ou 20 envolées et voyagez gratuitement vers n'importe quelle destination desservie à travers le monde par Canadien ou l'un de ses partenaires d'Europe, d'Asie ou d'Australie.Appelez Canadien au 1 800 665-1177 ou votre agent de voyages.ana< www.cdnair.ca A 10 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 2 OCTOBRE 1997 Bruyante manif des facteurs MARIE-CLAUDE MALBOEUF Les administrateurs de la Société canadienne des postes ont eu droit à un strident concert hier après-midi, lorsqu'une centaine de facteurs ont investi leurs bureaux, faisant flotter une mer de pancartes au-dessus des cloisons.Boycottant encore une fois le pantalon de leur uniforme, les travailleurs ont joué du sifflet pendant près de deux heures afin de protester contre les journées de suspension dont ils ont écopé pour avoir livré le courrier en jeans vendredi, lundi et mardi derniers.Selon le président de leur syndicat, André Frappier, environ un millier des 2700 facteurs et chauffeurs de la région métropolitaine ont appris hier que leur tournée en denim leur vaudrait entre un et six jours de congé forcé.Furieux, ils se sont donc précipités à la queue leu leu jusqu'au troisième étage du 1000, de la Gauche-tièrc Ouest, dans l'espoir de forcer leurs patrons à revenir sur leur décision.« On n'a quand même pas cassé de vitres, on n'a rien fait de mal et on est punis, s'est indigné un facteur désirant garder l'anonymat.On est vraiment traités comme des enfants d'école.Il y a quelques années, les policiers de la Sûreté du Québec ont pourtant fait la même chose que nous et ils n'ont pas eu de représailles, eux.» Le Conseil canadien des relations de travail a d'ailleurs décrété que le port du jeans ne constituait pas un geste de grève illégal, en reconnaissant néanmoins que la Société pouvait faire respecter son code vestimentaire en imposant des mesures disciplinaires.Lors de leur arrivée au centre- PH0T0 D6MS COURV1LLE.LaPmm Brandissant des pancartes, une centaine de facteurs ont boycotté, Mer, le pantalon de leur uniforme et ont porté des jeans.ville, vers 16 h 15, les syndiqués se disaient malgré tout prêts à passer la nuit à manifester.La Société, qui n'a fait aucun commentaire aux journalistes, a cependant refusé de négocier tant que les travailleurs n'évacueraient pas l'immeuble.Ce que ces derniers ont fait, dans l'ordre \u2014 mais dans une véritable cacophonie \u2014 après une centaine de minutes de « siège ».« On n'est pas pour courir après les arrestations, mais nous trouverons bien le moyen de les voir ailleurs », a laissé tomber M.Frappier.D'ici une semaine, le ministre du Travail, Lawrence MacAuley, doit décider s'il autorise grève et lock-out ou s'il nomme un conciliateur pour amener le syndicat et la Société à s'entendre sur le renouvellement de la convention collective des 45 000 postiers et facteurs.D'ici là, les travailleurs ont promis de se réconcilier avec leur uniforme.Le Montréal souterrain : le plus sûr au monde PIERRE GINGRAS Considéré comme le plus important au monde avec sa trentaine de kilomètres de longueur, le réseau souterrain de Montréal serait aussi un des plus sûrs qui soit.Si la situation est en grande partie attribuable au taux de criminalité qui est souvent moins grand dans la métropole qu'ailleurs, ici les vols sur la personne, les agressions ou encore la présence intimidante de mendiants ou de sans-abri sont aussi moins nombreux, soutient Lucie Dupuis, responsable de la sécurité et de la prévention des incendies chez Tri-zecHanh.Cette compagnie est notamment propriétaire de la Place Ville-Marie, du 2020 Université, de plusieurs autres centres commerciaux et de tours à bureaux qui logent 17 000 locataires à Montréal.Pour M«nc Dupuis, qui participait hier à la 7* conférence internationale de l'Association des centres de recherche sur l'utilisation urbaine du sous-sol, le public et les touristes se sentent en sécurité dans la ville souterraine de Montréal.Mais cette tranquillité est aussi le résultat d'une action concertée entre le service de police de la CUM et les divers services de sécurité des édifices reliés au réseau souterrain, fait-elle valoir.« Même si nos centres commerciaux sont en compétition sur le plan commercial, les services de sécurité marchent main dans la main pour s'échanger de l'information, dit-elle.Un voleur à la tire se manifeste-t-il à la Place Ville-Marie, par exemple, que le Centre Eaton ou la Gare centrale seront rapidement mis au courant.» D'ailleurs, depuis cinq ans, cette concertation s'est accentuée et les services de sécurité privés de plusieurs édifices se réunissent une fois par mois avec les représentants de la police pour échanger des informations ou des trucs pour prévenir la criminalité ou améliorer la quiétude d'esprit des clients ou des locataires du réseau souterrain.Responsable du poste de quartier numéro 20, qui veille sur le centre-ville, le commandant François Bigras reconnaît que la criminalité est relativement peu élevée dans le Montréal souterrain, beaucoup moins d'ailleurs qu'en surface.Les gens âgés, par exemple, y sont rarement victimes de vols de sac à main.Contrairement à plusieurs villes américaines, où le service de police exerce une grande surveillance, ici ce sont les entreprises privées qui veillent à la sécurité ou encore des agents spéciaux, comme dans le métro.« Nous intervenons seulement dans les cas d'urgence », dit M.Bigras.L'absence d'arcades de jeux dans le réseau explique aussi ce calme relatif, dit-il.Depuis la fermeture de l'arcade du 2020 Université, les vols et les batailles rangées entre gangs de rue à la station de métro McGill ne sont plus qu'un mauvais souvenir.Encore aujourd'hui, des milliards de dollars se transigent en dessous de la table.Ce jeu de cache-cache fait mal au Québec.La solution à ce problème est entre nos mains : il faut briser cette habitude.Maintenant.À nous d'agir.EN DESSOUS DE LA TABLE IJAMA» LA PRESSE, MONTRÉAL.JEUDI 2 OCTOBRE 1997 Ail Les cégépiens entreprendront une vaste consultation GEORGES LAMON Parce qu'elle estime que le rapport Montmarquette sur le financement étudiant « ne touche pas aux points faibles soulevés par les étudiants la Fédération étudiante collégiale du Québec a décidé d'entreprendre sa propre consultation.La Fédération a formé une commission itinérante qui ira consulter les élèves regroupés dans 61 associations d'autant d'institutions collégiales du Québec pour recueillir leurs suggestions.Cette tournée d'un mois commencera mardi prochain à Drummondville et Saint-Hyacinthe, pour se terminer le 30 octobre à Montréal.Le rapport de la commission, qui devrait être « un portrait objectif de la réalité financière des étudiants », sera remis début novembre à la Fédération.Il servira de base de revendication.Présidée par Mathieu Dumont efl Bernard Landry Hétu, la commission s'adjoindra deux autres étudiants-commissaires.Ils pourront compter sur un appui technique du ministère de l'Éducation, en plus d'un appui financier maximum de 4000 $, soit 40 % du coût des déplacements.Le porte-parole de la Fédération, Philippe Leclerc, a dénoncé hier, en conférence de presse à Longueuil, le rapport Montmarquette comme une « réplique exacte des essais précédents ».Autrement dit.il n'apporte aucune solution aux problèmes de l'endettement des étudiants et du remboursement de leurs dettes.Les étudiants seront consultes lors d'assemblées générales, de dîner-causeries ou de sondages, sur les thèmes suivants : calcul de l'aide financière, modes de remboursement de la dette étudiante, contribution parentale, loi-cadre sur l'aide financière, programmes périphériques de cette aide et remboursement proportionnel au revenu.De son côté, le Mouvement pour le droit à l'éducation a utilise des moyens plus directs pour forcer le gouvernement à prendre une décision sur la question de l'éducation.Il lui a lancé un ultimatum, fixant au 22 octobre le délai pour une réponse satisfaisante à ses demandes.Faute de quoi ses membres accroîtront leurs moyens de pression.Ils revendiquent la gratuite scolaire, la démocratisation des institutions, la fin de l'endettement et l'accessibilité à l'éducation.Hier après-midi, une trentaine d'entre eux ont donné un aperçu de leur détermination en occupant le bureau de comté du ministre des Relations avec les citoyens et de I Immigration, André Boisclair, où ils tenaient une assemblée générale.Les deux employées avaient choisi de quitter les lieux, tandis que quatre policiers du SPCUM étaient sur place.Aux dernières nouvelles, ils n'avaient pas eu le mandat de faire évacuer les lieux.De quoi faire sécher sans vous mettre à sec Sécheuse 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