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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Livres
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1997-11-09, Collections de BAnQ.

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[" B Montréal, dimanche 9 novembre 1997 Livre s La Presse \\Ac\\ké Au sujet d'un prix Le choix de L'Ange tatoué, de Raymonde Lamothe, pourrait encore une fois desservir la réputation du prix Robert-Cliche.Une analyse de Réginald Martel.page B3 ¦s ¦ qA l'antenne, seule l'émission littéraire de Danièle Bombardier sumaae.«SI Jaut continuellement se êattre.&n a souvent (impression aue la télé doit être auelaue chose de rapide, comme un clip, aue le téléspectateur naime pas penser.C'est faux ! » dit-elle.ACHMY HALLEY collaborauon.spéciale e trouve cela navrant qu'il n'y ait actuellement à la télévision québécoise qu'une seule émission exclusivement consacréeaux livres, la mienne.Sous la couverturéfixait un bon programme.C'est dommage qu'il ait disparu de l'antenne à la fin delà saison dernière», affirme DanièléBombardier, qui anime pour la septième année consécutive Plaisir délire, le lundi soir, à l'antenne de Télé-Québec.Parler des livres à la télévision, elle sait ce que c'est.Elle connaît les difficultés qui existent pour convaincre les décideurs du petit écran de faire une place honorable à la littérature et à la culture en général dans les grilles de la programmation: «Il faut continuellement se battre.On a souvent l'impression que la télé doit être quelque chose de rapide, comme un clip, que le téléspectateur est quelqu'un qui n'aime pas penser.C'est faux.Si les émissions littéraires étaient programmées à des heures plus décentes, elles fidéliseraient sans doute un public plus nombreux.Ce que j'essaie de faire dans mon émission, c'est, comme son titre l'indique, de transmettre le plaisir de lire, de se cultiver, de s'évader.N'est-ce pas une des missions essentielles de la télévision d'État?» Sans doute.Mais il semble que les émissions exclusivement consacrées aux livres soient une espèce qui ne s'acclimate pas très bien au Québec, voire à l'Amérique du Nord.Aucune comparaison avec les chaînes généralistes françaises qui proposent de nombreuses formules d'émissions dédiées à l'industrie du livre et aux auteurs (débats, clips, portraits d'écrivains, reportages).Que la télévision d'ici se doive de faire une plus grande place à la littérature, Hélène Deraspe en est convaincue.Cette passionnée de lecture n'a pas supporté que Radio-Canada supprime Sous la couverture.Épaulée par l'Union des écrivaines et écrivains du Québec, l'Association des libraires et l'Association nationale des éditeurs de livre, elle a lancé une pétition qui a recueilli en quelques semaines plusieurs milliers de signatures d'anonymes et de personnalités culturelles qui réclament que la société d'État revoie sa position et fasse une place plus honorable au livre et à la lecture.«Si la SRC veut toujours mériter son statut de télévision publique, elle ne peut bannir le livre de son antenne.Une heure c'était déjà pas beaucoup!» s'exclame Hélène Deraspe, qui ne peut se contenter d'une chronique littéraire noyée dans une émission qui traite de cinéma, musique, théâtre.comme c'est le cas actuellement, le dimanche à l'heure de la sieste, avec De bouche à oreille.«Passer d'une heure à 13 minutes hebdomadaires pour parler des livres, c'est ridicule.Voir LIVRE en B2 - - i MOTOBIOGRAPHIE ou le Joyeux testament de suivi de MA VIE DE CHIEN AVEC LAMBERT CLOSSE Une fantaisie historique de Robert La Palme Stenké i L< * Editions internationales.Alain St.mke 1212.rutt S,.int M.th.Mi.it,« ,tl M il! .'M/ (514MV15 74* B2 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 9 NOVEMBRE 1997 Livres La dure loi de Pivot Bouillon de culture, le grand arbitre des ventes en librairie Louis-Bernard Robitaille collaboration spéciale PARIS a ne s'appelle plus Apostrophes, ce n'est plus à strictement parler une émission littéraire, et pour cause de commercialisation de la télé, c'est diffusé plutôt tard le vendredi 22 h 40.Parfois après soir, vers 23 h.Peu importe.Après quelques années de flottement, le Bouillon de culture de Bernard Pivot est redevenu depuis un an ou deux le dernier ( et unique ) salon où peut se jouer en une heure le sort d'un livre et d'un auteur.On peut passer à d'excellentes émissions radiophoniques sans se faire vraiment remarquer, collectionner une douzaine de critiques élogieuses dans les ( bons ) journaux sans vendre plus de mille exemplaires d'un roman.Sur la chaîne câblée Paris Première, le directeur du Figaro ( et romancier ) Franz-Olivier Giesbert fait la meilleure émission littéraire du moment ( sur le modèle d'Apostrophes ), mais ne réussit pas à faire vendre un auteur inconnu.En comparaison, Bernard Pivot, peu avant l'été, invite à son émission un parfait inconnu du nom de Philippe Delerm, qui vient de publier un tout petit livre chez un éditeur marginal, La première gorgée de bière et autres plaisirs minuscules.Remarqué par Tclcrama, sans plus.Le fait d'aller chez Pivot, et de « bien passer » à la télévision a transformé le frémissement en raz-de-marée.Delerm en est aujourd'hui à sa 25e semaine sur la liste des meilleures ventes, et a atteint les 200 000 exemplaires.LE phénomène de librairie de l'année.Dieu merci, on a assisté dans les dernières années à de grands succès en librairie pour des romanciers inconnus et ce, sans même un passage chez Pivot ou un grand prix littéraire.Mais de ces succès, on n'en compte même pas un dans l'année.À la rentrée de 1996, ce fut le cas pour Truismes de Marie Darrieus-secq, premier roman publié chez le petit éditeur POL.Autre cas, plus typique : le triomphe en 96-97 de la Canadienne Nancy Huston, avec Instrument des ténèbres.Mais, Nancy Huston n'était pas vraiment inconnue à Paris, où elle publie depuis vingt ans, avec de jolis succès d'estime et dans de bonnes maisons d'édition.Sur ce fond discret mais solide s'est rajouté au fil des semaines une rumeur souterraine, entretenue par une place de « finaliste » au Gon-court, puis la victoire au Goncourt des lycéens.Le triomphe de Nancy Huston couronnait une carrière déjà longue.La particularité de l'émission de Pivot c'est que, comme à la grande époque d'Apostrophes, elle a un effet instantané.Quand cela va dans un sens positif, le schéma est invariable : passage de l'émission le vendredi, et apparition sur les listes de best-sellers onze jours plus tard.Dernier exemple en date : l'explosion dans les listes des ventes des deux excellents livres de Pierre Assouline ( Le dernier des Camondo ) et de Philippe Meyer ( Paris la grande ).Assouline est un biographe désormais très connu, après ses livres sur Simenon, Hergé ou Gallimard.Meyer a une chronique réputée tous les matins sur la radio publique.Ils auraient plus qu'honnêtement vendu de toutes manières.Mais leur passage réussi chez Pivot il y a trois semaines les a propulsés automatiquement aux 3e et 5e rangs dans L'Express.Pierre Assouline avait eu d'excellents papiers pour son fort beau récit sur cette vieille famille juive séfarade finalement installée à Pa- L'émission de Bernard Pivot peut vous propulser un inconnu au firmament.Mais c'est aussi un tribunal impitoyable où la condamnation est sans appel.ris ( et dont les derniers descendants disparurent en déportation pendant la guerre ).« Mais, admet-il.Pivot a un effet démultiplicateur unique en son genre.» Pivot peut également avoir un effet dévastateur : un auteur qui pour une raison ou pour une autre « passe mal »oua l'air antipathique risque de se condamner sans appel aux yeux du public.Le cas le plus récent et spectaculaire : celui de Bernard-Henri Lévy, célébrité parisienne s'il en fut, abonné aux grands succès de librairie, et dont le livre-« confession », Comédie, est sorti il y a cinq semaines.Voilà donc notre BHL invité à Bouillon de culture, comme il l'avait été pour chacun de ses livres.Il y fait son numéro à peu près habituel, expliquant cette fois pourquoi il est lui-même lassé de son personnage public et médiatique, et se plaignant du tragique malentendu le concernant.L'émission se termine, les onze jours fatidiques passent, et on attend l'apparition dans la liste de l'Express.Stupeur : il n'y a rien.Le nom de BHL n'apparaît nulle part, même pas quelque part en 28e position.C'est presque l'événement de cette rentrée littéraire : soudainement, BHL n'a plus de succès en librairie, son livre est un bide.Ce n'est pas un demi-échec, du genre qu'on efface rapidement : c'est un échec de première catégorie, qui met peut-être un terme à une carrière de vedette.L'émission de Pivot peut vous propulser un inconnu au firmament.Mais c'est aussi un tribunal impitoyable où la condamnation est sans appel.BHL est venu, il a plaidé, et tout le monde soudain l'a trouvé faux.C'était comme s'il venait de se suicider en direct.Livres et télé LIVRES / suite de la page Bl_ C'est comme si l'on montrait la porte de sortie du livre à la télé », s'inquiète Lucie Lachapelle, directrice générale de l'Association des libraires du Québec Selon elle, la suppression d'une émission comme Sous la couverture pénalise non seulement le public, avide de découvrir les livres disponibles en librairie, mais également les professionnels du livre qui perdent une précieuse visibilité médiatique qui leur permet, bien souvent, de toucher le grand public.« Même si le travail de la presse écrite e\u20act précieux pour la carrière d'un livre, la télévision est un médium de masse dont on ne peut plus se passer dans le contexte économique actuel, qui est très difficile », indique Lucie Lachapelle.Pour Louis Gauthier, président de l'UNEQ, il est temps d'inventer de nouvelles façons de parler du livre à la télévision : « Il faut reconnaître que cela a toujours été un problème.Il y a toujours eu du chialage au Québec autour des émissions littéraires.Soit on n'aimait pas l'animateur ou la formule de l'émission, soit c'était l'horaire qui ne convenait pas.On a souvent voulu imiter Pivot sans que ça fonctionne ici.» Les sempiternels shows de chaises autour de quelques invités auraient-ils fait leur temps au Québec ?« Il y a bien d'autres types d'émissions possibles en dehors des écrivains autour d'une table ronde », reconnaît Jean Fugère, ex-amimateur, avec Suzanne Léves-que, de la défunte Sous la couverture.Cette année, il officie toujours comme chroniqueur à la télévision «de Radio-Canada dans l'émission dominicale De bouche à oreille animée Un grand talent qui s'éteint laisse toujours le lecteur passionné en deuil des nouveaux plaisirs qu'il ne connaîtra pas.Quand un écrivain meurt refermant le livre de son oeuvre, il nous laisse un héritage.On peut ainsi relire et relire Gabrielle Roy avec un plaisir qui sans cesse se réinvente, mais quelle fête d'apprendre qu'un ouvrage inédit nous attend.François Ricard nous avait parlé dans sa magnifique biographie Gabrielle Roy, Une Vie de cette suite de La détresse et l'enchantement que souhaitait la romancière et qu'elle avait commencé à rédiger.La voilà! C'est Z.e temps qui m'a manqué : un petit livre d'une cinquantaine de pages habité de la plume d'un grand écrivain.De purs moments de ravissement vous y attendent.Ce soir François Ricard vient nous parler de ces tout derniers mots de Gabrielle Roy consacrés à sa mère et à son art les deux présences fondamentales de sa vie.Suzanne Jacob sera également de l'émission.Nous nous entretiendrons de La bulle d'encre, un très bel essai qu'elle vient de publier dans lequel elle nous parle de l'écriture, de la lecture et de la liberté essentielle à toute création.Enfin Jean-Pierre Davidts, l'auteur des Mésaventures du roi Léon, que les parents connaissent sans doute, viendra nous parler de son Petit prince retrouvé, une longue et touchante lettre à Saint-Exupéry pour lui parler du petit prince qu'il a retrouvé quelque part sur une ile.Voici le titre des livres dont nous avons parlé à notre dernière émission : 0 \u2014 Cité de Mario Roy chez Art Global \u2014 Là-bas, tout prés de Rober Racine chez l'Hexagone \u2014 La passagère de Madeleine Ouellette-Michalska chez Québec-Amérique \u2014 La civilisation inconsciente de John R.Saul chez Essais Payot \u2014 1941 de Marc Lambron chez Grasset \u2014 Le grand passage de Cormac McCarthy chez les éditions de l'Olivier Rendez-vous demain soir à 21 h à Télé-Québec* Danièle Bombardier par Johane Despins et parle une fois par mois de biographies à Canal Vie.Quand il traite des livres à la télé, il essaie de communiquer son enthousiasme pour un auteur, une écriture, une histoire : « Le rôle d'une émission littéraire, c'est de faire découvrir des auteurs, des livres, des courants de pensée, de susciter le débat.C'est ce que nous tentions de faire avec Suzanne Lé-vesque.Et nos cotes d'écoute tout à fait honorables prouvent qu'il existe un intérêt pour ce type d'émission à la télévision québécoise.» Jean Fugère songe d'ailleurs à des idées d'émissions qui pourraient très bientôt atterrir sur le bureau des gens qui font les programmes.Mais il ne veut rien dévoiler : « Les livres de toutes sortes sont partout aujourd'hui, à l'école, en prison, dans les hôpitaux, il faudrait rendre compte de cette place dans les loisirs des Québécois en se servant du formidable tremplin que peut être le petit écran.On manque de dirigeants qui aient une vraie vision pour soutenir un peu plus le livre, mais aussi les autres arts à la télévision.Je crois qu'il est temps d'avoir un véritable débat sur la place et les enjeux de la culture dans notre société », conclut Jean Fugère.La solution ?Peut-être le décloisonnement des genres comme le conçoit quotidiennement avec le succès que l'on sait Christiane Charette, invitant sur le plateau de son émission un philosophe beau parleur entre une nu-mérologue, des musiciens tibétains et des amateurs de bon vin.« J'ai toujours aimé intégrer le livre à d'autres sujets très différents ou complémentaires.Même si on fait, nous aussi, un show de chai- ses, on tente d'être très inventifs, il faut que ce soit le plus dynamique possible pour conserver l'intérêt du téléspectateur », confie Christaine Charette, qui considère que la télévision sert bien un livre ou son auteur quand elle se sert bien elle-même.« On ne peut pas inviter tous les écrivains.Certains ne sont pas les mieux placés pour parler de leur livre d'une manière qui passe face à la caméra.Alors on préfère le faire lire à d'autres.Quand on traite de livres, on pense toujours qu'on est à la télévision, en direct.C'est à chaque fois une nouvelle approche », dit-elle.La recette fonctionne plutôt bien.Christiane i Charette en direct est sans doute l'émission qui traite du plus grand nombre de livres actuellement à la \\ télévision québécoise.Comme le note Lucie Lachapelle : « L'émission de Christiane Charette, c'est tout ce qui nous reste.» Contre les ghettos du livre à la télé Télé-Québec ACHMY HALLEY collaboration spéciale arler des livres à la télévision, je sais ce que c'est.J'ai animé une émission qui s'appelait Claude, Albert et les autres, à Télévision Quatre Saisons, en 1985 .Ça n'a duré qu'une saison.C'était une pâle copie de ce que faisait Pivot à l'époque, six invités autour d'un thème assis dans deux divans.Dès que le débat commençait à prendre, il fallait s'interrompre pour la publicité.J'étais seulement le présentateur et la formule n'a pas fonctionné.C'était figé et sans véritable passion.On avait tout de même des cotes d'écoute tout à fait honorables, deux fois supérieures à Sous la couverture, à la SRC et quatre fois supérieures à celles de Plaisir de lire, sur Radio-Québec.Mais ce n'était pas assez pour les annonceurs.Je crois qu'aujourd'hui, il faudrait repenser la question de la place des livres à la télévision.Même si je trouve tout à fait dommage la disparition de la grille de Sous la couverture, je ne crois plus vraiment aux émissions exclusivement consacrées à la littérature qui n'attirent que les convertis.Il se forme une sorte de ghetto pour professionnels et initiés mais ces émissions touchent rarement le grand public.Ce qui me semblerait plus profitable pour la diffusion du livre auprès du public québécois c'est que les grandes émissions populaires parlent de livres, invitent des écrivains même inconnus.Il faudrait que le CRTC force les talk-shows à faire une place aux auteurs entre Patrick Huard et Ginette Reno.Ce serait payant même si les gens trouveraient ça plate d'entendre un écrivain parler de son livre chez Julie Snyder ou chez Lécuyer.Je ne parle pas pour mol, je passe régulièrement dans ces émissions, mais pour les Jeunes écrivains méconnus qui Claude Jasmin n'ont aucune chance d'atteindre le grand public.Dans les années soixante, même s'il n'y avait pas vraiment d'émission exclusivement consacrée aux livres à Radio-Canada, les jeunes écrivains y étalent souvent invités.On donnait noue avis partout, il y.avait un vrai débat autour des li-j vres.Il y avait une meilleure cou-j verture du livre à cette époque à 1< télévision.» LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 9 NOVEMBRE 1997 B 3 Livres >erdants de la course à l'édition Réginald Martel On critique souvent la machine éditoriale.Elle serait une bête monstrueuse, aveugle, capable d'assassiner, bon an mal an, des centaines, voire des milliers de génies en herbe.Elle ne va pas sans ratés, cette machine, et rares sont les éditeurs qui n'ont pas laissé filer, vers d'autres éditeurs plutôt que vers le néant, d'authentiques écrivains.L'institution littéraire québécoise, appuyée sur un corpus et une tradition déjà imposants, peut sans risque verser aux profits et pertes les erreurs qu'elle commet, au prix, s'il le faut, de quelques injustices.Il n'existe pas dans nos chartes, heureusement, de droit à l'édition.Le salon des recalés Les maisons d'édition partagent avec d'autres instances la matière et l'esprit de l'institution littéraire.Elles sont le lieu naturel où convergent les manuscrits.Elles ont chacune leur histoire, leurs traditions, leur culture, leurs partis pris aussi, et les auteurs les mieux avisés, ceux qui sont aussi des lecteurs, savent pressentir que telle porte va s'ouvrir pour eux, que telle autre restera close.L'intérêt et l'utilité des concours littéraires ne sont pas contestables.Ils peuvent faire naître des vocations, tout en rappelant que l'écriture n'est le privilège de personne, ne serait-ce que pour le rôle que jouent ces concours dans le recrutement de nouveaux auteurs.Leur mode de fonctionnement est différent de Celui des maisons d'édition.Les manuscrits soumis aux concours ont été sollicités non pas auprès de quelques happy few ou de ceux qui croient l'être, mais auprès de tous les concurrents possibles, à qui on permet l'espoir d'être édité, faute de pouvoir leur promettre le succès.Mais leurs manuscrits, qui les lira ?Ces lecteurs ne sont pas nécessairement attachés, comme auteurs ou employés, à la maison qui éditera l'oeuvre primée.Ce sont le plus souvent des écrivains reconnus, dont la bonne foi ne fait aucun doute et qui ne tirent de leur travail aucun bénéfice personnel, sinon symbolique.Au contraire, ils y consacrent des heures et des jours dont certains sont lassants, la plupart des manuscrits qui leur passent sous les yeux n'ayant aucune valeur littéraire.Ce qu'ils ont à lire et à évaluer, il est utile de le noter, est composé en grande partie de textes refusés par la plupart des éditeurs.On n'en voudra donc pas à Louis Caron, Claire Dé, Yolande Ville-maire, François Barcelo et Jean-Yves Soucy, invités au Salon des recalés, d'avoir choisi, parmi plusieurs dizaines de manuscrits, celui qui leur paraissait le meilleur \u2014 ou peut-être le moins mauvais.Auraient-ils voulu ne pas accorder cette année le prix Robert-Cliche, ce que d'autres jurés avaient osé dans le passé, ils auraient faussé le sens même du concours, qui exige un gagnant.Sinon, pourquoi un concours ?Un prix mal en point Il reste que leur choix peut desservir une fois de plus la réputation, devenue de plus en plus incertaine, du prix Robert-Cliche et, en raison de la médiatisation imposante dont bénéficie cette récompense, décourager les lecteurs, à qui s'offrent mille merveilles, que le roman primé pourrait gagner à la fréquentation des auteurs québécois, qui ont pourtant bien besoin d'un plus vaste bassin de lecteurs.L'an dernier, les jurés avaient proposé à la future lauréate Daniel-le Roy, auteur d'Un coeur farouche, des améliorations à son manuscrit, coupures comprises, dont, disaient-ils, elle avait tenu compte.Le résultat n'était pas si mal : un roman populaire \u2014 il en faut \u2014, qui recréait de façon un peu scolaire une éducation sentimentale des années soixante, avec un juste dosage de naïveté et d'audace, d'érotisme gentil et de bons sentiments.Une oeuvre mineure, certainement, mais une oeuvre tout de même.Ces jurés d'aman, Claire Dé en particulier, qui ont fait plus que ce qui leur est habituellement demandé, ont beaucoup de mérite.Ceux de cette année, de toute évidence, n'avaient pas reçu le même mandat interventionniste.Si par exemple il avait fallu amputer de cent pages, comme Un coeur farouche, le manuscrit de Ray monde Lamothe, L'Ange tatoué, il n'en serait resté qu'une soixantaine : ce n'était plus alors un roman, c'était une novella.Us auraient pu cependant, ces braves jurés, s'ils les ont reconnues, suggérer la correction d'un bon nombre de fautes de français et celle, tant qu'à y être, des plus énormes maladresses.Comme ça, sans effort, gentiment, stylo en main, tout en lisant.Éditeur, éditer Le reste, tout ce reste qui n'est pas l'impression d'un texte mais son édition, c'est l'affaire de l'éditeur et de son personnel.Le concours littéraire rejoint ici l'édition traditionnelle.Quand il s'agit de conduire un manuscrit à sa vie publique, peu importe la façon dont il a été reçu ; l'auteur anonyme a droit aux mêmes égards que l'écrivain chevronné.D'où qu'il vienne, un manuscrit doit bénéficier, avec la collaboration active de son auteur, de toute modification qui pourrait le rapprocher de son état optimal.Si VLB Éditeur a fait ce travail pour L'Ange tatoué, il n'y paraît guère.Les erreurs lexicales sont nombreuses, elles sautent aux yeux.Il en va de même des ruptures de ton, des enchaînements laborieux, de la dispersion des personnages et des situations.Tel qu'il est livré au grand public, ce roman est construit sans la moindre rigueur, comme si toutes choses, y compris les lourdes digressions, allaient finalement trouver, comme par miracle, leur juste place.On remarquera en passant que L'Ange tatoué emprunte un peu beaucoup au roman pour enfants, celui en tout cas qui vise à effacer les préjugés transmis par les parents ou par un plus vaste milieu.On veut bien que le tatoueur Tatou, qui est d'abord le narrateur et qui devient le personnage principal, soit homosexuel \u2014 c'est son affaire ; encore faudrait-il expliquer sa subite « conversion » dans les bras de la jolie femme médecin du CLSC avec qui il est parti à la recherche de Gabriel le, sa nouvelle amie et sa parente à elle, que la maladie d'Alzheimer a emportée on ne sait où.L'héroïne congédiée Gabrielle serait un personnage exceptionnel : le narrateur l'a dit, la romancière ne l'a pas contredit.Pourquoi lui avoir enlevé le premier rôle, qu'au début du roman elle ne tenait pas trop mal, avant même de lui donner un peu de celte densité et de cette profondeur qui à elles seules peuvent créer et maintenir la tension dramatique dont aucun roman ne peut faire l'économie ?Raymonde Lamothe l'a congédiée bien vite, la pauvre Gabrielle, se servant d'elle comme un simple faire-valoir, pour bâtir autour de Tatou, bonhomme un peu falot vite promu au rang de personnage principal, deux ou trois petites bluettes d'une désolante banalité.Le prix Robert-Cliche du premier roman 1997, c'est donc ça.La réception critique pourrait blesser l'auteur de L'Ange tatoué; c'est regrettable, et aucun chroniqueur ne s'en réjouira.Pour que le prix retrouve le lustre occasionnel qu'il a eu, il faudra sans doute trouver les idées et les moyens qui feront des prochaines oeuvres primées non pas nécessairement des chèfs-d'oeuvre, puisque ce concours est un banc d'essai, mais la manifestation réelle d'un talent réel, soutenue par un travail éditorial de très haute qualité.Les commanditaires du prix, dont la CEQ, ont peut-être des suggestions.L'ANGE TATOUÉ.Raymonde Lamothe.VLB Éditeur.Montréal.1997.160 pages.On peut joindre l'auteur de cet article a I adresse électronique suivante regina@total.net Gabrielle Roy Les dernières pages de Gabrielle Roy RÉGINALD MARTEL Parmi tant d'oeuvres majeures, Gabrielle Roy aura laissé un ouvrage autobiographique dont la haute tenue littéraire et intellectuelle aura une fois de plus contribué à donner la mesure de son immense talent.Personne n'a oublié, personne n'oubliera La Détresse et l'Enchantement, vaste ouvrage qui échappait pour l'essentiel à ce mensonge parfois inconscient que les mémoires distillent pernicieusement.Ce livre était incomplet, le projet de Gabrielle Roy étant plus vaste.Elle souhaitait raconter toute sa vie, au moins jusqu'à ce que sa mauvaise santé le lui interdise.Un autre ouvrage, de François Ricard, est venu éclairer, avec une ferveur certaine mais sans complaisance, et la vie de l'écrivain et son oeuvre.Dans Gabrielle Roy.Une vie ( Boréal, 1996 ), on a vu que l'ambition, littéraire surtout, n'est bien servie que par un individualisme marqué, ce qui peut atténuer la générosité naturelle, ou volontariste, qui porte certains êtres vers les autres.Voici un bien beau titre : Le Temps qui m'a manque.C'est la suite inédite, préparée par François Ricard, Dominique Fortier et Jane Everett, de La Détresse et l'Enchantement.On apprend, lisant l'avertissement des éditeurs, que Gabrielle Roy souhaitait ajouter à son «uitobiographie deux autres parties ( après « Le bal chez le gouverneur » et «< Un oiseau tombé sur le seuil », « qui auraient conduit le récit de sa vie jusqu'au moment où elle l'écrivait, c'< s r .i direjusqu 'à sa vieillesse ».Elle n'en eut pas le temps, arrêtée par la maladie puis la mort et peut-être, suggère-ton sans proposer des hypothèses, sans les révéler en tout cas, « quelque autre raison secrète Mais elle continue d'écrire son autobiographie, dont voici les dernières pages, datées de 1981 < Gabrielle Roy est morte en 198* ).Un travail inachevé et dans le temps et dans la forme, puisque les éditeurs ont consulte trois versions successives, mais aucune définitive, des chapitres qui n'ont pu paraître dans La Détresse y Us ont choisi la dernière version, la plus achevée.Et sans s'embarrasser d'un appareil critique trop lourd, ils ont décidé de reproduire quelques passages des versions antérieures, pour « en éclairer ou en enrichir la signification >».Les nouvelles pages qu'il faudra ajouter à La Détresse.sont évidemment importantes, parce qu'on y lit la relation d'un événement majeur, la mort de la mère de l'écrivain, et les conséquences de cette perte sur les relations très complexes que Gabrielle Roy entretenait, ou n'entretenait pas, avec les membres de sa famille.On savait déjà que l'envie, la jalousie, la rancoeur parfois traversaient les heures du clan, si on peut user de ce mot à propos d'une famille dont les liens, selon les époques, pouvait former un tissu assez lâche.Une fois encore, pendant le voyage en train qui la mène à son Manitoba natal, Gabrielle Roy contemple les paysages, puis les lieux de sa première vie, avec une émotion qui n'est pas feinte.Peut-être aurions-nous appris, si l'autobiographie avait pu être menée à son terme, \u2014 Vous touchez vingt millions de dollars par film et .vous avez été élu star du siè- - cle.Qu'est-ce qui peut encore vous motiver à faire du cinéma ?E \u2014 D'abord, je jouis d'un luxe , inouï, celui de pouvoir choisir J ce que je fais, et de pouvoir .choisir quand je le fais.Mon emploi du temps a été un peu bousculé par les problèmes de [ tournage sur Ennemis rapprochés, mais dans l'ensemble, je ne fais qu'un film par an, sans avoir à me soucier de ce que je ferai l'année suivante.Pour l'instant, je sais que le téléphone va continuer de sonner et que c'est moi qui dirai oui ou non.Quant à ma motivation, elle est exactement la même qu'à mes débuts, c'est-à-dire un réel amour du i processus de création.Chaque film représente un * puzzle intellectuel, et je prends un véritable plaisir à faire partie de l'équipe qui doit en trouver la solution.C'est un exercice émotionnel, auquel vous vous entrai- zoom Harrison Ford ¦î À ! 1 L Wesley Snipes « nez de la même manière qu'un cheval de course, c'est-à-dire dans l'attente du moment où Ton vous lâchera la bride et où on vous laissera foncer au maximum de vos capacités.C'est une expérience grisante, que peu de gens ont la chance de connaître, et dont on ne se lasse jamais.Et puis, il y a un autre aspect du métier que je trouve fascinant : celui qui consiste à découvrir un personnage, et donc à découvrir le monde de ce personnage.Par exemple, si je dois jouer un policier new-yorkais, je vais aller passer deux semaines avec les flics de New York, à patrouiller avec eux, à écouter leurs histoires.Si je joue un chirurgien, je vais assister à des opérations à l'hôpital de Chicago.C'est fascinant de pouvoir connaître tout ça.Vous voyez donc que je suis loin d'être fatigué de ce métier.\u2014 On vous a demandé un jour pourquoi vous ne vouliez pas jouer de « méchants », et vous avez répondu « parce que les méchants ont de trop petits rôles.\u2014 Mais, c'est vrai.Ça tient sans doute à la nature du cinéma américain, mais le protagoniste a toujours un meilleur rôle que l'antagoniste._pop-corn_ La vérité si je mens ¦ Finies les excuses bidon distillées au bout du fil.Une firme anglaise vient d'inventer un téléphone détecteur de mensonges.Grâce à un système électronique qui capte et mesure les moindres tremblements de la voix, on peut, paraît-il, savoir si son interlocuteur raconte au non des salades.Et comme l'appareil est gradué, on évaluerait même l'ampleur du bobard.¦ Je crois que Hollywood ne sait pas trop quoi faire des actrices vieillissantes, mais personnellement, je n'ai rien à cacher et je suis heureuse que tout le monde sache que j'ai 50 ans.Au moins, ils n'essayeront pas de m'en faire paraître vingt.\u201et K Glenn Close ¦ C'est agréable de posséder 120 millions, dix voitures et deux maisons.Mais ce n'est pas la raison pour laquelle je joue au basket-ball : je joue à cause de mon amour de ce sport.Je le faisais déjà lorsque je ne possédais qu'une seule paire de chaussures, et rien n'a changé.Shaquille O'Neal ¦ L'amour après 40 ans ?C'est seulement là qu'il commence à avoir tout son charme ! _ .Cybill Shepherd ¦ Si j'en ai marre de jouer les « pédés » ?Si c'est tout ce que les gens sont prêts à accepter de moi.Quand tu as un grand succès dans un genre donné, il vaut mieux rester dans le même registre.Ça ne me dérange pas.On ne demande pas à un hétéro si cela ne le dérange pas de toujours jouer des rôles d'hétéros._ _ Rupert Everett les mots FLASH Comme Max ( son personnage dans Pour une nuit ), une fois le succès hollywoodien arrivé, ._ je me suis demandé où était ma place.Je pensais que la réussite dans le cinéma me comblerait, et ça n'a pas été le cas.Pour autant, ça ne signifie pas que je veuille revenir en arrière.Tout simplement parce qu'avant je ne gagnais pas ma vie.À présent, j'ai des responsabilités (Ha créé sa boîte de production, .Àmen Ra ), des factures à payer.Mais je sais que je tirais plus de satisfactions personnelles du théâtre que du cinéma.Je ne dis pas ça parce que c'est chic.Quand vous jouez au théâtre, vous créez un personnage en entier et vous l'assumez de a à z.Au cinéma, trop de gens interviennent sur le script, sur le ^ V montage ; trop de décisions appartiennent aux M \\ producteurs pour que l'acteur soit heureux.* F Première Gardénal ¦ La firme pharmaceutique qui mit au moint ce somnifère avait, au cours des années précédentes, commercialisé avec beaucoup de succès toute une gamme d'autres remèdes dont la désinence commune était nal ( Véronal, par exemple ).Le directeur de la firme recommanda aux gens de marketing chargés de trouver un nom à ce nouveau produit : « Surtout, gardez Nal ! \"» On n'alla pas plus loin : le nom était trouvé ! Au bonheur des mots m Un père peut nourrir cent enfants mais cent enfants ne nourriraient pas un père.Dicton régional de Savoie sur le thème de l'ingratitude des enfants, repris par Jérémie Martin dans Sous le signe du lion.Fellini sur le canapé Federico Fellini Non content d'avoir transposé ses fantasmes les plus fous à l'écran, feu Federico Fellini en a régulièrement couché sur le papier depuis les années 70, sur les conseils de son psychanalyste.Entre autres anecdotes, sa rencontre virtuelle avec Ingmar Bergman sur le pont d'un bateau entouré de requins, qui lui conseillait de ne pas tourner Casanova, ou encore sa visite d'un bordel italien avec So-phia Loren ! Seulement voilà, les héritiers du réalisateur refusent de rendre public le recueil, de peur que les rêveries nocturnes du maître ne salissent la mémoire de son épouse, Giu-lietta Masina.L'anthologie est conservée dans le coffre d'une des plus grandes banques italiennes.Tarantino, psychopathe ¦ Quentin Tarantino envisage d'interpréter, une fois n'est pas coutume, un psychopathe terrorisant une pauvre aveugle afin de récupérer l'héroïne planquée dans son appartement.Wait Until Dark, la pièce écrite par Frederick Knott, a déjà été montée en 1966 avec Ethel Barry-more et a inspiré le célèbre thriller Seule dans la nuit, où Audrey Hepburn affrontait le sadisme d'Alan Ar-kin.Où est Emmanuelle ?¦ Si le film de Just Jaeckin a permis à Sylvia Kristel de quitter, à 20 ans, sa Hollande natale pour parcourir le monde, il a prématurément enterré sa carrière d'actrice.À 45 ans, elle avoue s'être lassée des propositions ( indécentes ) des producteurs, et préfère se consacrer à la peinture.Une passion qu'elle cultive depuis l'âge de six ans.« La même chose.» ¦ Après avoir dépensé plusieurs milliers de dollars dans une boutique de vêtements de Hollywood, Kevin Costner, qui s'apprêtait à sortir du magasin, ses emplettes sur les bras, tomba sur la vedette de ER, Noah Wyle, qui déclara sans hésiter à la vendeuse : « Donnez-moi la même chose que lui.» L'aile ou la cuisse ?¦ Pierce Brosnan, qui a toujours été embarrassé par ses cuisses, qui sont très peu athlétiques, a été pris de panique en apprenant qu'il allait lui falloir les exposer au grand jour dans Tomorrow Never Dies.Mais les producteurs ont en- Quentin Tarantino gagé un entraîneur qui a promis à Brosnan qu'il ne serait plus le même homme lorsqu'il en aurait fini avec lui.La famille Sinatra.¦ Les enfants de Frank Sinatra, dont l'état de santé dépérit rapidement, s'apprêtent à livrer une bataille sans merci à la femme du crooner, Barbara, au sujet du partage de la fortune de quelque 200 millions que laissera Sinatra à sa mort.Nancy, Tina et Frank Junior affirment que, selon les disposition du testament, Barbara touchera beaucoup plus que ce à quoi elle a réellement droit.De plus, à la mort de Barbara, quatrième femme de Sinatra, sa part de l'héritage sera léguée à son fils Robert, qui n'est même pas un Sinatra.L'eau à la bouche ¦ Errol Flynn perdit sa virginité à l'âge de 12 ans aux mains de la bonne de la famille, et cet incident semble lui avoir pour ainsi dire mis l'eau à la bouche, puisqu'il a prétendu avoir fait l'amour de 12 000 à 14 000 fois dans sa vie, c'est-à-dire chaque nuit pendant 38 ans environ.Mart Martin, auteur d'un ouvrage sur la vie sexuelle de 201 hommes célèbres, rapporte qu'il attribuait ses prouesses amoureuses au fait qu'il se frottait les parties sensibles avec de la cocaïne.Flynn est mort en 1959 à l'âge de 50 ans.Postérieur antérieur ¦ Un chasseur d'autographes qui pensait réaliser le coup du siècle présenta à Brad Pitt un exemplaire de Play-girl dans lequel l'acteur apparaissait dans le plus simple appareil et lui demanda de le signer.Mais il avait pris soin de plier la revue de telle façon que Pitt aurait été obligé d'autographier son propre postérieur ! La ruse fut toutefois éventée et Pitt conseilla au finaud d'aller se faire voir ailleurs.Arnold, roi de Siam ¦ Arnold Schwarzenegger envisagerait de reprendre sur Broadway le rôle rendu fameux par Yul Brynner dans The King and I.« Arnold aimerait aborder un genre un peu moins violent que ce qu'il fait généralement », a déclaré un membre de l'entourage de l'acteur, en ajoutant : « À mon avis, il peut faire n'importe quoi.> » SOURCES : Ciné Live, People.Première Erroll Flynn Arthur Lamothe travaille sur deux gros projets EN VADROUILLE | Franclne Grimaldi collaboration spéciale Le plus québécois des Gascons, le cinéaste Arthur Lamothe, travaille sur deux gros projets.Le premier est une télésérie documentaire sur L'Histoire des Premières Nations en Nouvelle-France.Il travaille présentement à la recherche avec une équipe d'historiens et d'archéologues ; et il s'assure la participation de l'animatrice Mira Crée et de M.Henri Dorion ( de la commission Dorion ) pour la narration.Son autre projet est un film de fiction à saveur historique ci autobiographique, intitulé La Fontaine aux salamandres : l'histoire de son pays, la Gascogne, vue par un Gascon émigré au Québec.Vous en connaissez beaucoup des acteurs gascons qui pourraient jouer ce rôle ?Le scénario n'est pas encore écrit mais Arthur me dit qu'il a déjà trouvé son personnage : « C'est l'acteur français Jacques Dufilho, 83 ans ! Son personnage traverse le temps, du Moyen Âge à aujourd'hui.Il connaît le Québec, il parle français et aussi le gascon.Nous nous connaissons depuis longtemps, il possède une ferme dans le Gers et ça fait des années qu'il me promet une paire de boeufs ! J'espère pouvoir tourner dans un an, en coproduction avec la société Tournesol en France.J'ai écrit mon scénario avec l'aide de Michel Gameau et Gilles Carie mais c'est mon ami, l'écrivain, critique et scénariste français Dominique Noguez, qui en fera la version finale.Aujourd'hui il enseigne à Paris mais nous nous sommes connus ici en 70 lorsqu'il enseignait à l'Université de Montréal.Il avait publié Essais sur le cinéma québécois.Récemment Dominique Noguez a écrit les dialogues de deux scénarios pour Jean-Pierre Mocky.Son dernier roman Amour noir, publié chez Gallimard vient de remporter le prestigieux prix Fémina 97 et le public pourra rencontrer l'auteur du 21 au 23 novembre, dans le cadre du Salon du livre de Montréal.Sous la présidence de Joe Norton ¦ L'Association d'affaires des Premiers Peuples invite les gens d'affaires, autochtones et non autochtones, ainsi que les gens des gouvernements à prendre part au colloque sur le rapport de la Commission royale sur les peuples autochtones, qui portera sur le développement économique, les 12 et 13 novembre à l'hôtel Inter-Conti-nental de Montréal.Ce deuxième colloque de l'AAPP se déroulera sous la présidence d'honneur du grand chef du Conseil mohawk de Kahnawake, Joe Norton, et de Bernard Lamarre de chez Lava lin.Jeudi soir l'AAPP remettra ses premiers prix d'excellence Mishtapew, soulignant la réussite d'entreprises autochtones.Le chef Christian Lé-vêque de l'hôtel Inter-Continental préparera le repas pour 400 convives, avec des produits indigènes il va sans dire.C'est parti ¦ Ça y est, c'est parti pour le film fantastique Babel qui marquera chez nous les débuts au cinéma du réalisateur français Gérard Pullici-no ; un projet de coproduction d'Allegro Films avec Georges Be-nayoun de IMA Films de France.J'avais annoncé, en août dernier, la recherche de liliputiens pour former le sympathique Peuple élu des Babels.La distribution n'est pas encore complétée mais presque.C'est Claude Giroux qui jouera Ba-bouc, le chef de la délégation de cette peuplade souterraine chargée par le Créateur, il y a 2000 ans, de protéger la planète des agressions des humains.Les liliputiens qui joueront les Pabels, tous des petits vieux au teint gris et aux oreilles- radars, seront masqués et les expressions manipulées ! Il y aura six manipulateurs sur le plateau.C'est le trio infernal du film La Cité des enfants perdus qui crée les effets spéciaux et donne vie aux Babels : Jean-Christophe Spadacini, Pascal Molina et Denis Gastou.Les acteurs choisis pour les rôles d'humains sont Mitchell David-Rothpan, le petit héros de cette aventure, David, celui qui montrera aux hommes le chemin de la raison.Michel Jonasz, eh oui, le chanteur-acteur, jouera le rôle du père de David, un publicitaire en mal d'inspiration.Maria de Me-deiros jouera la maîtresse d'école, férue d'histoire ancienne et de nouvelles technologies.Elle va aider David à sauver le monde.Le méchant Grimm qui a érigé la tour de Grimm ( genre tour de Babel ) n'est pas encore trouvé.Babel se veut un film pour toute la famille où adultes et enfants pourront vivre les mêmes émotions et s'interroger sur les mêmes sujets.Le tournage se fera, en français et en anglais, pendant 18 semaines à Montréal et à l'université Bishop de Lennoxvil-le.Manon Bougie est la productrice déléguée de ce nouveau tournage hivernal.Il va faire frisquet I Le mot de Cambronne à tous.Le plus beau ¦ Je suis certaine que, de toutes les personnalités masculines du Québec Jacques Villeneuve sera élu le plus bel homme de l'année par les téléspectatrices et téléspectateurs du Poing J.de Julie Snyder.Dire qu'il est allé manger tranquille dans un restaurant italien après le match de hockey.Moi j'avais déjà mangé des pâtes avant le match au Café Nicole du Novotel, rue de la Montagne.J'adore le menu Subito Pesto à 13 $.Dans le coin bar un chef vient préparer vos pâtes devant vous, à la minute ! Vous avez cinq choix de pâtes fraîches, six choix de sauces maison, les classiques, et un choix d'une trentaine de garnitures fraîches ! Un rêve ! Cela donne plus de 420 combinaisons possibles.Gourmandise ¦ Aujourd'hui je vais rencontrer un moine bénédictin : le trère Victor-Antoine d'Avila-Latourrette (ouf!).Et pourtant, je me sens coupable d'aller à la Place Bona-venture, sachant que c'est par péché de gourmandise.Ou presque.C'est surtout pour le remercier d'avoir publié ses recettes favorites, selon ce que la Nature nous offre de sa fraîcheur sur le marché pour réaliser Les Bonnes Soupes du monastère au cours des douze mois de l'année.C'est le seul de ses trois livres de cuisine qui soit publié en français alors que le frère Victor-Antoine a un si joli accent basque.Il vit au monastère de Notre-Dame de la Résurrection, en banlieue tic New York.Voilà un moine qui a bien sa place au Salon de la gastronomie.Bon appel il et bon dimanche. LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 9 NOVEMBRE 1997 B7 ! des actualités sur grand écran Pierre Vennat e 7 novembre 1931, bien avant la naissance des bulletins d'information télévisés, pour la première fois dans l'histoire du cinéma canadien, des actualités internationales expliquées en français par un commentateur local étaient projetées sur écran, au cinéma Palace à Montréal, initiative de La Presse, qui commentait ainsi Nouvelles universelles.Notre journal, qui naturellement accordait beaucoup de publicité à l'initiative, expliquait qu'il ne fallait pas s'étonner que le directeur du Palace ait tenu à s'assurer de cette primeur, « quand on sait avec quelle ardeur il a toujours cherché à être un pionnier dans le domaine du cinéma au Canada.C'est en effet le Palace qui, le premier en ce pays, nous fit connaître le cinéma sonore et parlant.» Le journal ajoutait qu'enfin le public pourrait entendre commenter en français les événements saillants de l'activité mondiale, chaque semaine, dans les salles qu'il fréquentait le plus volontiers.En effet, les actualités devaient être aussi présentées au cinéma Capitol de Québec, au cinéma Premier de Sherbrooke, au Saint-Denis, à l'Électra, au Dominion, au Cartier et au Maison-neuve, à Montréal, ainsi qu'au Palace de Verdun et au Classic de Québec.Et enfin, à compter de décembre 1931, au tout nouveau Château, de Montréal.m'en propose pas.Manque de couilles ! Je m'excuse, il faut le dire une fois pour toutes : manque de couilles et d'imagination.» Refusant d'être cataloguée comme une actrice capricieuse, Geneviève Bu-jold ajoutait : « J'ai juste des caprices devant la médiocrité du monde ! La médiocrité des gens, ça m'agresse.Surtout chez ceux qui se contentent du 60 %.Là, je gueule, oui.Si je sens que quelqu'un va me pousser à 150, je vais y aller à mort, le plus possible.Puis les menteurs, je ne peux pas les supporter.» ¦ Interviewée, il y a 25 ans par le chroniqueur de cinéma Luc Per-reault, Genevière Bujold, qui avait alors 30 ans, déplorait, le 11 novembre 1972 le « manque de couilles et d'imagination du monde québécois du théâtre et du cinéma ».Elle en avait notamment contre Jean-Louis Roux, alors directeur du Théâtre du Nouveau Monde, à qui elle avait proposé de jouer dans une pièce qui l'avait emballée.Roux s'était mis à tergiverser, voulait remettre la pièce à la saison suivante : « Ils ne saisissent pas.Ils ne canalisent pas quand ça passe.Je ne dis pas que j'accepterais nécessairement si on me proposait quelque chose, mais on ne ¦ Il y a 30 ans, le 12 novembre 1967, Jacques Beaudry devenait non seulement le premier Canadien français mais, sauf erreur, le premier Nord-Américain à diriger l'orchestre de l'Opéra de Paris au Palais Garnier.« C'est l'un des grands rêves de ma vie qui se réalise », confiait-il à Pierre Saint-Germain, alors correspondant de La Presse à Paris.Et Saint-Germain d'ajouter : « Vingt ans après avoir terminé ses études musicales à Bruxelles, voilà donc Beaudry consacré vedette internationale, atteignant un sommet dans sa carrière qui, comme celle d'autres artistes canadiens-français, s'est le plus souvent déroulée à l'étranger, en Europe surtout.Mais, on le sait, nul n'est prophète en son pays.» Beaudry confia que « diriger un orches- Bagarres pour des billets de concert du groupe Oasis Agence France-Presse DUBLIN Une dizaine de fans d'Oasis ont été arrêtés hier à Dublin à la suite de bagarres au sein d'une foule de plusieurs milliers de jeunes qui avaient passé la nuit à faire la queue pour obtenir des billets à des concerts du groupe de rock britannique prévus en décembre.Selon la police, quelque 2000 personnes ont fait la queue pendant la nuit entière devant un ma- gasin de disques du centre de Dublin à Grafton Street, tandis qu'une autre file d'attente rassemblait quelque 1500 personnes dans une autre rue de la capitale irlandaise, Henry Street.Des fans avaient investi les lieux dès vendredi matin avec des sacs de couchage, ayant prévu de bivouaquer pour avoir une meilleure chance d'obtenir l'un des 16 000 billets mis en vente pour 35 $.Mais des rumeurs propagées durant la nuit par certains membres du personnel de sécurité, selon qui les billets seraient vendus uniquement par téléphone, ont semé la confusion.« C'était la pagaille », selon un porte-parole de la police.Les policiers sont intervenus lorsque la situation a dégénéré, les affrontements succédant aux bousculades.Les adolescents appréhendés pourraient être inculpés de troubles de l'ordre public.Oasis doit donner des concerts à Dublin les 4 et 5 décembre.Huit personnes tuées à la sortie d'un concert à Santos, au Brésil Associated Press RIO DE JANEIRO Huit personnes ont été tuées et 60 autres ont été blessées hier à la sortie d'un concert dans un club de Santos (500 km au sud de Rio de Janeiro), à la suite de l'effondrement d'une rambarde sous la pression de la foule.Selon la police, la plupart des victimes ont été piétinées.L'accident s'est produit alors qu'environ 4500 spectateurs quittaient le Regatta Santista Club, où ils venaient d'assister à un concert du groupe rock Raimundos.Une rambarde a cédé, et les personnes empruntant l'escalier ont fait une chute de cinq mètres.Selon la presse brésilienne, une seule des quatre sorties de secours du club était ouverte, et le nombre de billets vendus dépassait la capacité de la salle.EN BREF Vente d'un Steinway ¦ Un piano Steinway fabriqué à la fin du XIXe siècle a été vendu aux enchères à Londres pour 1,18 million de dollars, un record mondial selon Christie's.Le piano a été acheté par l'Institut des arts Sterling and Francine Clark, passant ses enchères par téléphone depuis le Massachusetts, qui compte l'exposer et aussi l'utiliser lors de ses concerts.Le magnifique instrument avait été créé sous la direction de Sir Lawrence Alma-Tadema, sur commande en 1884 d'un amateur américain, Henry G.Marquand, qui ne lui avait fixé aucun budget.tre constitue une dépense physique considérable.Cependant, la fatigue vient beaucoup moins de l'activité musculaire que de la concentration intense ».Il avoua également avoir le trac, quelques heures avant le spectacle.« Pour le chasser, je me promène de long en large.Ce qui m'ennuie le plus, c'est l'attente.» tête.» ¦ Les temps ont bien changé.II y a près d'un siècle, à ce temps-ci de l'année, La Presse menait campagne, à la une et à coups de manchettes, contre la fréquentation d'un théâtre, le Théâtre Royal, par des jeunes filles et des jeunes garçons.Pendant trois jours, les 13, 14 et 15 novembre 1901, notre journal demanda l'action immédiate des autorités, affirmant que ce théâtre constituait une plaie sociale.La Presse titra même en manchette que ledit théâtre constituait un « foyer de corruption » et qu'« il n'y a pas de pire école démoralisante pour les jeunes garçons et filles ».« Tout le monde qui se respecte admettra que le Théâtre Royal est loin d'être une école recommandable pour notre jeunesse.Ces scènes décolletées, ces danses en maillots, ces tableaux vivants, ces allusions risquées, ces déshabillés scéniques, ces mots à double sens ne peuvent que fausser le goût de l'enfant, pervertir ses aspirations, nuire à ses travaux, vicier son coeur, peut-être lui tourner la ¦ Pas d'hier qu'on parle de la fragilité du cinéma français à Montréal, face au géant américain.Mais il y a un demi-siècle, dans ses pages spectacles et concerts du 8 novembre 1947, La Presse affirmait que, grâce à France-Films et à la Compagnie cinématographique canadienne, le film français était solidement établi dans nos murs.Al-ban Janin, président des deux compagnies, annonçait en effet qu'il s'était assuré un approvisionnement en films nouveaux pour deux ans en plus de construire des salles et d'en rafraîchir d'autres.C'est ainsi qu'on avait entrepris la reconstruction du Canadien de Québec, détruit par un incendie et construit un nouveau Cinéma de Paris à Sherbrooke, décrit comme « sûrement parmi les salles les plus somptueuses, les plus modernes de la province ».« De telles victoires ne s'obtinrent pas sans difficultés, déclara Alban Janin à La Presse.Les progrès du film français dans le Québec furent fréquemment contrecarrés.Nous fîmes face à une concurrence redoutable, à des obstacles multiples.Malgré toutes ces manoeuvres, le succès de la production française continua de s'affirmer, augmentant de jour en jour, ainsi qu'il se doit dans une province de langue française.» Le contenu canadien * de CBC plaît au public Presse Canadienne HULL La décision de CBC de renoncer aux émissions de télévision américaines aux heures de grande écoute pour les remplacer par des émissions canadiennes semble avoir donné de bons résultats, soutient le président, Perrin Beat-ty.Le contenu entièrement canadien offert le soir par la CBC a plu aux téléspectateurs du Canada anglais l'an dernier, alors que l'on avait craint une défection des habitués, a déclaré M.Beatty au Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes.« Les résultats ont dépassé nos attentes », a-t-il déclaré lors des audiences visant à déterminer si le Canada peut se permettre un troisième réseau national de télévision.Lorsque CBC a renoncé l'an dernier aux émissions américaines par mesure d'économie, on a constaté une légère augmentation du nombre des téléspectateurs par rapport à l'année précédente.Selon M.Beatty, cette augmentation devrait inciter les diffuseurs privés à investir dans la programmation canadienne afin d'étoffer le contenu canadien avant que le CRTC ne tienne des audiences sur le sujet l'an prochain.L'organisme fédéral de réglementation a passé la semaine à entendre le point de vue des diffuseurs, des producteurs et d'autres représentants de l'industrie sur la pertinence d'établir un autre réseau de télévision national à part entière.L'opinion générale semble indiquer qu'un troisième réseau ne serait pas nécessaire.PARANORMAL CHIROLOGIE CLAIRVOYANCE \\ PSYCHISME MEDITATION NUMEROLOGIE REINCARNATION LIVRES MEDIUM ASTROLOGIE r 26e salon international de ÉS0TËRISME DE MONTREAL 7nov:i6h-23 h 8nov.11 h - 22 h 9 nov.11 h - 19 h Prix d'entrée: Adultes: 7 50 S Aîné(ç)s: 5.50 S (Taxe incluse) \u2022 Conférences et démonstrations continues \u2022 PLACE B0NAVENTURE VOTRE SOIREE DE TÉLÉVISION par Louise Cousineau 11:00 O-Scully rencontre La chanteuse Patricia Kaas.18:30 O - Découverte Les animaux et leur sens de la communication.18:30 CD- CommissionMongrain Qu'est-ce qu'un Québécois?Des gens fort diversifiés répondent.19:00 (D- Fort Boyard On a vraiment torturé Linda Malo.en la faisant descendre un escalier au dessus du vide en transportant des boulets.Bruno Pelletier souffre aussi.20.00 O - Céline Dion : The Concert Concert donné à Memphis au Tennessee par notre Céline.On verra aussi une entrevue de la vedette.20:00 CD - Apollo 13 Tom Hanks en mission spatiale qui va très mal.Un film intéressant 20:00 G5- Méchant malade En direct de l'aéroport de Mirabel.un sosie de Jacques Villeneuve, qui a été enfermé il y a quelques |ours.donne une conférence de presse, ignorant que tout le monde sait qu'il n'est pas le beau Jacques.20:30 09- Bouillon de culture Les mots, les hommes et les produits du terroir.Il sera question de mots anciens, de vins de Bourgogne et de plaisirs sucrés.21:00 O - L'Obésité, une question de santé Reportage d'une équipe du Point sur l'obésité telle qu'elle se manifeste aux USA 21:00 fS - Lê Rlvièn sauvage Meryl Streep et Kevin Bacon dans une expédition de rafting où its font de mauvaises rencontres.22:25 O - Au delà des apparences Mme B rencontre Claudia Cardinale qui parlera notamment du viol qu'elle a subi.Egalement, la culture avec Louise Beaudoin et Greta Chambers.Un linguiste explique au delà, et l'absence du trait d'union.CANAUX CE 18 h 00 Le Téléjournal Le TVA CD CD 9998) CBC abc £Q cbsGD NBCCB 12 a4 e bravo canald disc.fox GLOBAL m mmax NW rdi rds télétoon pignon sur rue 18 h 30 Découverte 19 h 00 La vie est un sport dangereux 19 h 30 Juste pour rire.20 h 00 20 h 30 21 h 00 21 h 30 fort Boyard / Linda Malo.Bruno Pelletier Commission Mongrain / Qu'est-ce qu'un Québécois?Hercule Puise Newsline Travel.Travel Homegrown.Foot./ Roughnders- Eskimos (i600i ABC News Sunday News M'A'S'H Semfeld NFL Football/BiHs-Patnots (1600) Full Circle with Michael Palin Worid Focus Panorama Religion.Ettiics Volt Bob Vila's Home Again The Real Patsy Cline Arpents verts Chercheurs.Wings Anthology Accès interdit Les Beaux Dimanches / Spectrum en fête Les Beaux Oimanches / L'Obésité 22 h 00 Le Téléjoumal 22 h 30 23 h 00 Au-delà des apparences (2227)/Sport (23 27) Cmôma/AP0LL013(4) avec Tom Hanks.Kevin Bacon Plaisir de lire Le Roman de l'Homme Méchant Malade Skate Canada International Wmd at my Back Cinéma / GABBEH (4) avec Shaghayegh Djodat.Hossem Moharami Le TVA 23 h 30 Cinéma (23:50) Sports (23-25)/ Loteries (23 44) Cinéma I UNE FAMILLE FORMIDABLE (4) avec Paoïo Panait Pla Vetsi Cinéma / LA RIVIÈRE SAUVAGE [A) avec Meryl Streep.Kevin Bacon Cinéma/ KEN FOLLETS THE THIRD TWIN avec Kefiy McGïHis.Jason Gedrick (1/2) Céline Dion: The Concert Cinéma /ANGaS IN THE ENDZ0NE avec C.Uoyd.M.Lawrence 60 Minutes Dateline NBC Birdwatch Naturescene AH Créatures Great and Small TF0 en scène / Gerry Mulligan Ancient Mystenes / The Loch Ness Bali Nocturne Touched by an Angel Men .Badly Life & Times / Max Ward Cinéma / rNTO THIN AIR: DEATH ON EVEREST a*c Peter Hwton Mmiséne / The Third Twin avec Kelly McGillis.Jason Gednck (1/2) Cinéma / 0UTBREAK (4) avec Dustln Hoftman.René Russe Nature / Animal.San Diego Zoo Abbado and Pavarotti Ferrara.Boîtes.Cinécure Masterptece Théâtre / Bramweil III High Stakes at Highclere Ashkenazy - Back in the USSR CTVNews Sunday Report Le Grand Journal (23 25) Puise / Sports Nightlme Sports.(23 35) The Entertainers Pensacola Wings of Gold Viper Cinéma / DEEP SECRETS (4) CWma / FAREWEIL MY LÛVELY CANAUX CE GHHSDf 30 cbc ABC es CBSCB nbc CB Cinéma / PATT0N (3) avec George C.Scott, tort Malden / Panorama (23.sû> Hollywood Aliens and Monsters A Balinese Shadow Play Les Châteaux / Ville des vents # discovery.ca Football / Giants - Oilers de oo) Haart.Courage M vidéo (14 00) Around Tuesday Cimetière World s Funniest 60 Minutes Fax Arts & Minds Myst.de la Bible / Les Messies Its Alive: The True Story of Frankenstein Cinéma / THE CONVERSATION (2) avec Gene Hackman, John Cazate Biographies / Jacques Normand Discovery's Sunday Showcase The Simpsons King of the Hill Spéciaux Jazz / Diana Krall Tno Kingdoms of Survival The X-Ftles The X-Ftles The Outer Limits Musique vidéo MusiMax Collection World News De Yalta à Berlin Sports Journal Cdn à Tokyo Foot./ Roughnders- Eskimos (i600> Barbe rouge Yogi l'ours Trauma / Fractured Fantasies NHL Cooi Shots Sportsdesk L École des fans / Tourisme (te 45) Croque la vie canaux Beetrix Porter 18 h 00 Mv Hometown 18 h 30 On the Line Monde ce soir Sports 30 Mag Rti Brindacier La Factura Loi du plus fort Road Runner Extrême Machines / Rockets NFL Pnmetime The Passionate Eve Grands Reportages Le Journal RDI Schlesinger Scully RDI Cinéma .'THF C0TT0N CLUB (3) Cinéma / LES TISSERANDS.(S) «0 discovery ca NYPO Blue Sportstine *J''WSW66K Spéciaux MusiMax Collection Sunday Report Point de presse Antiques Roadshow Second Regard Football / Ravens - Steelers Capitaine Star Le Zinzin.Super Structures / Nuciear SuO Les Simpson Image par image Super Structures / Slc/scraper Highlander Super Structures / Ençftsh Crninne» Football / Ravens - Steelers Journal FR2 Point de vue {jêêêM 19 h 00 Bons Baisers d Amérique Focus Bouillon de culture Sp Canal Vie / Entants rtu cou Super Pave t.[Flipper Victoire Temps présent (2135) Ailleurs sur la terre / Brésil 19 h 30 20 h 00 20 h JO Jafce & the Kid 21 h 00 21 h 30 Are You Atraid 22 h 00 Journal belge Undercurrents Enjeux Plus Sports 30 Mao Les Simpson Soccer Cadillacs.Super Structures / Nuciear Sut) TSN Sportsdesk Viva Diagnostic / Les Os Deepviter BiacK Anti-Gravtty Alice (23 4f>» des bébés CSE) a 4 e bravo canal d DISC.fox global ; \u2014ri nw ROI ros télétoon 1LC tsn vie SuoerOèveV ™ 22 h 30 23 h 00 CANAUX câble: a & e » arts and entertainment - disc.¦ discovery - mp - musique plus - mmax ¦ musimax - nw * newsworld - rdi ¦ réseau de l information rds ¦ réseau des sports - tlc - the learninq cnannel - tsn ¦ the sport network - tv5 ¦ télévision internationale - vtv - youtn tv B8 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 9 NOVEMBRE 1997 Découverte d'une grande cité pré-Inca au Pérou Une équipe de tournage, perdue dans la forêt amazonienne, a vu cette ville de pierre Associated Press LIMA Trois membres de l'équipe de tournage d'un film documentaire, coincés pendant un mois dans la forêt amazonienne au Pérou avant d'être secourus, affirment avoir découvert une ville de l'époque pré-Inca, dissimulée pendant des siècles au regard de tous par une épaisse jungle et du minerai d'or.i L'ornithologue belge Jean de Coninck a estimé que cette cité de pierre était « plus grande et plus imposante » que les ruines voisines de Gran Pajaten, datant de la même - époque, c'est-à-dire environ 2000 ans avant Jésus-Christ.La citadelle de Gran Pajaten fut conquise par les Incas au début du XVIe siè- > cle.Pour l'archéologue péruvien Adrian Men-doza, directeur de l'Institut national de la culture du département de San Martin, il est fort possible que l'équipe de tournage ait effectivement découvert une nouvelle ville.« Pas moins de 26 expéditions sont allées à Pajaten, mais seulement cinq avaient reçu une autorisation.Les autres sont venues pour piller », a-t-il dit à l'Associated Press dans un entretien par téléphone.Découvert en 1965 par l'Américain Gene Savoy, le site de Gran Pajaten est considéré comme l'un des sites précolombiens les plus importants au monde après celui de Machu Pichu, découvert en 1911 par l'Américain Hi-ram Bingham.Sur blocs de pierre La cité découverte « est une cité construite sur des blocs de pierre.Nous ne sommes pas des archéologues, mais nous avons gardé trace de ce que nous avons découvert et nous connaissons les emplacements exacts des tertres artificiels », a indiqué l'ornithologue belge, qui vit au Pérou.Il affirme également que lui et ses compagnons ont trouvé d'importantes quantités de minerai d'or.M.de Coninck et ses deux compagnons péruviens \u2014 l'ornithologue Segundo Riva-deneyra et l'entomologue Mario Callegari \u2014 ont été découverts jeudi, affaiblis et déshydratés, par les secouristes dans le parc national de Rio Abiseo, à 570km au nord de Lima.Ils ont perdu un compagnon péruvien, Marcial Huaman, qui aurait été emporté par les eaux en crue de rAbiseo.Ils s'étaient rendus dans la région pour y tourner un documentaire sur les ruines de Gran Pajaten pour une chaîne de télévision de Lima.C'est en se séparant du reste de l'équipe qu'ils se sont perdus.Ils ont survécu pendant près d'un mois en mangeant essentiellement des papillons et, une fois, un serpent de trois mètres de long.-r 9 15 dim 3 00-9 15 THE ASSIGNMENT (13»r 6 30 dlm 12 30-6 X ?DEVILS ADVOCATE (16>r 6 40-9 40 dim 12 20-3 30-6 40-9 40 KJSS THE GIRLS (13*r 7 25-10 05 dim 1 40-4 20-7 25-10 05 ET TOMBENT LES FILLES (13*)' 10 00 FAIRY TALE : A TRUE STORY (Gr 7:30 dim 1 50-4 15- 7» ?COIN ROUGE (Gr 6 50-9 30 dim 12 40-3 366 60-9 30 SWITCHBACK (13*)* 7 20-955 dim 1250-340-7 20-955 UN AMOUR DE SORCIERE (Gr Om 1 20-4 10 ?MAD QTY (Gr 7 00-9 25 dim 1 15-400-7 00-925 VERSAILLES Place Versai Mes 353-7880 ?STARSHIP TROOPERS (13»r 7 00-9 45 dlm 1 30-4 06-7 00-945 ?COJN ROUGE (Gr 7 00-1000 dtm 1 15-3 50-7 20-10 00 BEAN: THE ULTIMATE DISASTER MO VIE (Gr 7 06-9 30 dim 1 05-3 05-5 06-7 05-9 30 NUITS ENDIABLEES (1S*r 9 40 dim 4 00-9 40 ?ET TOMBENT LES FILLES (1S*r 7 10 dim 1 25-7 10 ?MAD QTY (Or 7 25-9 50 dim 1 46-4 10-7 25-9 50 RED CORNER (Gr 7 15-9 56 dim 1 10-3 45-7 15-9 55 %/SOM dioiUL \"Un mystère à vous donner la chaire de poule.\" - Gene Sholil, TODAY morgen freoenan asHIey Jtadd et tombent les filles kissthegirls.com ««-cjgg.CONSULTEZ LES GUIDES HORAIRES DES CINÉMAS Croyez-les.Birylle - INI lll-MMHK \\ I < I I version o.anglaise r Dl.NN OUAIO LOVER SwïtchBack \u2022 » Wm * \u2022 * * CONSULTEZ LES GUIDES HORAIRES DES CINÉMAS CONSULTEZ LES GUIDES HORAIRES DES CINÉMAS ' UN ACCROCHE-COEUR! DU SUSPENSE CONTINUEL ET DES SURPRISES À VOUS COUPER LE SOUFFLE.\" \u2022 Jeanne.V/©H.JEANNE WOIF'S HOLLYWOOD COIN ROUGE RICHARD GÈRE CONSULTEZ LES GUIDES HORAIRES DES CINÉMAS r\u2014\u2014 MMM PvA»t»«\u2014ti r~~~9êÊtou% **?ii»t\u2014i) r\u2014f*WHj%njvin\u2014il-r*nout ravins\u2014j | pm»ov j| iMMfutM ni mil 1 emmmé 'îpm cww> mmo\u2014a t\u2014 n« cwiui auiio\u2014ji | et»oncm«« austo-j\\ UW.tftiamt 1 [ ST-EUSTACHEv.J\\| WWMft-ïïl^/l| tn-TWElIttl^/ll UCWlâÉilleVI ti-xïim /Il joùÈTTi Vil wwmwioviutA\\*mmn*nùn^i\\\\mm^u*.»i\u2022 i-cmm-imi\u2014Ji r\u2014cmtmà oc »am>«\u2014jrir oa.t«nt «i mvacmimi^ i-rMnii omm\u201411-CMMrvti ootow\u2014ji : cipmuisT-umè>/l I viuifYwai /l 1 %i*iïc*m VILcarr.uoriqm^ I mto* i\\ rCMtMA ¦! LAUmUT ~3 ( CAWTOt jl i chmuaa cmcmiam-j\\ i-OWWMIWM-Ji i-rvIU\" M Lit '  o.f rAAIOW »VAf ia»\u2014] CtWTRf EATC« ^/ i-Mjaou* Ptmtm \u2014il i-\u2014mov n*rfm \u20147] |-»amcw»nitin \u2014ji i-'MMnatim\u2014v j-^aakk.* aca.im%-1 ¦-fJLMQUl ftllll h If-CimPiMM CWCOM-Il\u20141»« CMIMA* OUHO-jlj ~cmw1aa-Jt,- q\u2014MA *W* J 1 jjftVAl CAVEIMNIiHaHi^: c mi mac auœ>~7i|-cmmma-31 » c\u2014>» »mt \u2022 u \\M9num ti W1 u-rniuam 11 m-ùm V BOX OF MOONLIGHT Un climat de douce folie MARC-ANDRÉ LUSSIER collaboration spéciale Après avoir suivi le parcours d'un bel insouciant dans Johnny Suéde et exploré les coulisses du cinéma indépendant dans Living in Oblivion, le New-Yorkais Tom DiCillo nous entraîne cette fois.à la campagne.Virage écologique?Pas vraiment.Dans Box of Moonlight, le cinéaste nous propose en effet une fable originale dans laquelle deux êtres qui, selon l'adage, n'auraient jamais dû se rencontrer, profitent d'un concours de circonstances pour réévaluer leur mode de vie.Al Fountain ( John Turturro, toujours excellent ) a d'ailleurs, même s'il n'en sait rien, grandement besoin de ce traitement de choc.D'une triste rigidité, cet ingénieur observe en effet, en toutes circonstances, une inflexible discipline.Asocial et ennuyeux.Al n'inspire pas vraiment le respect de ses collègues de travail.Sa vie intime n'est guère plus reluisante.Sa femme a du mal à composer avec la routine ( il téléphone chaque soir à la même heure avec une précision d'horloger ), tandis que son fils supporte de moins en moins bien les examens scolaires quotidiens qu'il lui soumet.Des crises d'angoisse ponctuées d'hallucinations viennent pourtant parfois tromper ses belles certitudes.Lorsque le projet d'implantation d'une usine sur lequel il travaille dans une petite ville loin de chez lui avorte soudainement.Al s'offre, pour la première fois de sa vie, quelques jours de liberté.Qu'il est bon ce simple plaisir de circuler sans trajet précis, sans endroit où se rendre, sans obligation à remplir.C'est en roulant avec désinvolture qu'Ai fait justement la rencontre du Kid ( Sam Rockwell ), un jeune homme aux allures de Davy Croc-kett défraîchi dont la voiture est en panne.À la suite d'une série de manipulations plus ou moins habiles de la part de cet être étrange qui f i 9 r .' a ' t 4 n'y» &4 Une scène de Box of Moonlight de Tom DiCillo.habite une roulotte au beau milieu de nulle part.Al se voit forcé de rester cinq jours avec ce compagnon d'infortune mal organisé, indiscipliné, imprévisible, délinquant et paranoïaque.La totale ! L'ingénieur, qui s'était toujours fait un point d'honneur de respecter toutes les règles, verra ainsi ses belles valeurs tomber une à une en quelques jours à peine.Bon d'accord, le thème du type qui se révèle à lui-même au contact d'un être aux valeurs opposées n'est pas neuf.Toutefois, DiCillo aura réussi à insuffler une certaine fraîcheur à son histoire en misant principalement sur les interactions conflictuelles des deux protagonistes.Le crédit en revient d'ailleurs largement aux acteurs.John Turturro parvient en effet à tirer sans effort la face cachée d'un personnage pas trop sympathique, tandis que Sam Rockwell, qui doit défendre un personnage excentrique qui relève presque de la bande dessinée, tire assez habilement son épingle du jeu.Si le film ne pèche certainement pas par excès d'originalité, on peut en revanche se laisser porter par le climat de douce folie qui s'en dégage.Avec, même, du plaisir.BOX OF MOONLIGHT.Écrit et réalisé par Tom DiCillo.Image : Paul Ryan.Musique Jim Farmer.Avec John Turturro, Sam Rockwell.Catherine Keeler.Usa Blount.I h 47.SPECTACLES Salles de répertoire BEST FRIEND'S WEDDING (MY) Cinéma du Parc (1): 19 h 15.CASABLANCA Cinéma du Parc (1): 14 h 45.CHILDREN OF THE REVOLUTION Cinéma du Parc (2): 15 h.19 h.CHRONIQUE D'UNE DISPARITION Cinéma Parallèle: 15 h.19 h.DIE AUSTERNPRINZESSIN (LA PRINCESSE AUX HUÎTRES) Cinémathèque québécoise (Salle Claude-Jutra): 19h.FALLAIT PAS Auditorium Maxwell Cummtngs du Musée des Beaux-Arts): 19 h.FAST.CHEAP & OUT OF CONTROL Cinéma du Parc (2): 17 h.21 h 15.FEMALE PERVERSIONS Cinéma du Parc (1): 16 h 45.21 h 30 GOING ALL THE WAY Cinéma du Parc (3): 17 h 30.21 h 45 GRAND DUC (LE) Cinémathèque québécoise (Salle Femand- Séguin): 15 h.HOMMES, FEMMES: MODE D'EMPLOI Audrtonum Maxwell Cummings du Musée des Beaux-Arts): 14 h 25.JEUNES, BEAUX ET ENTREPRENANTS - LES DÉSOCCUPES Cinéma ONF.de 15 h 30 à 17 h 30.MATHILDA - L'USINE Cinéma ONF: de 19 h 30 à 21 h 30.MOTHER DAO THE TURTLELIKE Cinéma du Parc (3): 15 h 30.19 h 30 PAR TOUS LES MOYENS NÉCESSAIRES - TURBULENCES Cinéma Parallèle 12 h 30 QUAI DES ORFÈVRES Cinémathèque québécoise (Salle Claude-Jutra) 14 h QUATRE FEMMES D'EGYPTE Cinéma Parallèle: 17 h.21 h.RIDICULE Auditorium Maxwell Cummings du Musée des Beaux-Arts) 16 h 50.TÉLÉVISION DU BONHEUR (LA) Cinémathèque québécoise (Salle Femand-SéguinO 20 h 45 TIKI TIKI Cinémathèque québécoise (Salle Claude-Jutra): 17h VOIE LACTÉE (LA) Cinémathèque québécoise (Salle Claude-Jutra); 21 h.Y AURA-T-IL DE LA NEIGE A NOËL?Audrtonum Maxwell Cummings du Musée Beaux-Arts): 12 h 30 Programme double et spectacle laser Le Rêve: PLAISIRS DE LA PEUR, LA SCIENCE DU DIVERTISSEMENT - AMAZONE et le spectacle laser: 21 h 15 (version française) IMAX LES AILES (Mail Champlain.2153.Boul.Laptnière, Brossard) LES AILES DU COURAGE: 13h.15h.17h.19h.21 h MIR: 14h.\"l6h.18 h.20 h.Programmes simples et doubles disponibles en tout temps.Ferné le lundi.Danse TANGENTE (840, Cherrier) Roger Sinha et Harvey Meller.Série des majeurs: 19h30.Musique SALLE CLAUDE-CHAMPAGNE Orchestre Symphonique de Mont-Royal Dir Michel Brousseau.Wonny Song et Mylène Lacroix, pianistes.Piano-Soteil (Gougeon).Concerto pour piano no 5 et Symphonie no 5 (Beethoven): 20 h.PLACE DES ARTS (Piano N obi le) Sons et brioches, concert de 25e anniversaire.Joseph Rouleau, basse.Pauline Vaillancourt.soprano.Bouchard et Morisset.pianistes-duettistes.James Capboll.clarinettiste.Angèle Dubeau.violoniste.Yegor Dyachkov.violoncelliste.Stéphan Sylvestre et Louise-Andrée Banl.pianistes 11 h.JARDIN BOTANIQUE Lauréats du Conservatoire: 14 h CONSERVATOIRE Guy Fouquet et Ehzabeth Dolm.violoncellistes, et Francine Kay.pianiste.Mozart.Fouquet.Rachmaninov: 15 h.CHAPELLE HISTORIQUE DU BON-PASTEUR Louise Marcotte, soprano.Au piano: Pierre McLean Mozart.Schubert.Cilea.Donizetti.Weber.Gounod.Série Début: 15 h 30.Denis) La Salle des loisirs, de Reynald Robinson Mise en scène de Claude Poissant.Avec Louise Bombardier.Jasmine Dube.Maxim Gaudette.Sylvie Moreau.Harry Standjovski et Benoît Vermeulen: 20 h.ESPACE LIBRE (1945, FuHum) Beau duo pour un tango.d'Isabelle Thrvierge.Avec Katenne Desgroseillers.Stéphane Franche et Philippe Ducros: 19 h 30.Macondo.Avec Ivan Bartolini.Eugenia Cano.Robert Drouin.Philippe Ducros.Julie Lassonde.Denys Lefebvre.Diane Loizelle.Benoit Paquette, Isabelle Pastena.David Perreault-Ninacs.Jacques Robitaille.Isabelle Thrvierge.Kathleen Timmony et Citlalli Trevino 21 h.GESÙ (1200, Bleury) On ne badine pas avec l'amour.d'Alfred de Musset.Avec Geneviève Rioux.Normand D'Amour.Damelle Proulx.Edgar Fruitier.Pascal Rollin.Michel Daigle.Jean-Pierre Chartrand.Renée Cossette et Martin Lavigne: 20 h LA LICORNE (4S59, Papineau) Le Mutant, de Raymond Villeneuve: 20 h.THÉÂTRE DU MAURIER DU MONUMENT-NATIONAL (1182, St-Laurent) Korsakov, de Dominic Champagne: 20 h.THÉÂTRE LEANOR ET ALVIN SEGAL DU CENTRE DES ARTS SAIDYE BRONFMAN (5170, Chemin de te Cote-Ste-Catherme) Old Wicked Songs.de Jon Marans.Mise en scène de Bryna Wasserman: 14 h et 19 h.Pour Enfants LA MAISON THÉÂTRE (245, Ontario a.) Le Petit Dragon, de Lise Vaillancourt.Mise en scène de Dennis O'Sullivan.Avec Patrie' Saucier.Nadine Metoche et Sébastien Hurtubise 11 h et 15 h.(6 à 10 ans) THÉÂTRE DE L ESQUISSE?3 (1650, Marie-Anna a.) Contez-moi chat!, de Sytvi Belleau.Mise en scène de Gerardo Sanchez: 14 h Varié Théâtre IMAX IMAX \u2022 Vieux-Port Programme double: PLAISIRS DE LA PEUR, LA SCIENCE DU DIVERTISSEMENT .AMAZONE: 10h 15.14h 15.16h 15 19 h 1S (version française).12 h 15 (version angiaiee) NWWM simple: AMAZONE 18 h 15 (version anglaise) THÉÂTRE JEAN-DUCEPPE (Plaça daa Arts) Le Nombnl du monde, de Yves Desgagnés Avec Sylvain Bélanger.Henri Chassé.Michel Forget.Maude Guénn.Art Kitching.Rrta Lafontaine.Jacques Lavallée.Pierre Lebeau.Esther Lewis.Hélène Loiselle.Patricia Nolm.Chnstiane Pasquier.Michel Poirier et Guy Provost Du mar au van.20 h; sam .16 h et 20 h 30 THÉÂTRE DU RIDEAU VERT (4SS4, St-Denêe) Les Femmes savantes, de Molière Misa en scène de Daniel Roussel Avec Jean-François Casabonne, François Tassé.Cathenne Sénart.Gma Couture.Alex Veilleux.Denis Lavatou et Vincent Giroux.Du mar.au ven .20 h; sam .16 h et20h 30.dtm .15h THÉÂTRE DE QUATSOUS (IOO, Ave.daa Plnae.) Décadence, de Steven Berkoff Miee en scène de Serge Denoncourt.Avec Monique Mi 1er et Jeen-LouJe Millette 20 h THÉÂTRE D'AUJOURD'HUI (3SOO, CLUB SODA (5240, Ava.du Parc) Ligue d improvisation montréalaise: 20 h.LE PETIT CAMPUS (57, Prince-Arthur a.) La Chicane: 21 h.BALATTOU (4372, St-Laurent) Moto: 22 h LES BEAUX ESPRITS (2073, St-Denls) Match d'improvisation avec la Ligue des Cravatas; 20 h 30.PTIT BAR (34S1, St-Denls) Hommage 4 Baudelaire avec Pascal Desgrangaa: 17 h: hommage à Zachary Richard avec Pat Duquette: 20 h 30 CAFÉ SARAJEVO (2080, Clark) Les Gitans de Sarajevo: dès 21 h.AU HASARD (803.Ontario a.) The Sound Brigade; des 17 h 30.BACH STREET UNDERGROUD (382, Mayor) The Rockbftch: daa 21 h.COCK'N BULL (1944, Ste-CatheHne o.) La Jazz Knights Dixieland Band: dès 16 h THÉÂTRE DU VIEUX-TERREBONNE (867, St-Pierre, Terre bon n«) Maria Denise Pelletier 2Pti 30 Le quatrième avatar û'Alien ressuscite Sigourney Weaver Agence France-Presse PARIS Le quatrième avatar d'Alien, le monstre gluant apparu pour la pre* mière fois sur les écrans en 1979, et de Ripley, alias Sigourney Weaver, sort mercredi en première mondiale en France ressuscité par un « Fren-chie » embauché par un grand studio d'Hollywood, Jean-Pierre Jeunet.Le réalisateur, avec Marc Caro, de Delicatessen et de La Cité des enfants perdus succède haut la main à un trio de metteurs en scène qui, depuis leurs Alien sont devenus des stars du cinéma : Ridley Scott ( Blade Runner, Thelma et Louise ), James Cameron ( dont le pharaonique Titanic de 3 h 14 sort en décembre ) et David Fincher ( Seven et The Game ).Dans Alien 3, Ripley, le crâne rasé, enceinte d'un monstre, se sacrifiait en se jetant dans une cuve d'acier en fusion pour sauver ses compagnons.Il fallait donc la ressusciter car l'altière Sigourney Weaver est inséparable de cette saga de science-fiction qui l'a révélée, lui a valu une nomination aux Oscars et un des cachets les plus élevés d'Hollywood pour une actrice (11 millions de dollars ).Ripley, clone et mère porteuse créée par un généticien fou à partir d'ADN humain et d'ADN de monstre, réapparaît 200 ans plus tard et donne naissance à un « bébé alien » à bord de la station spatiale, dirigée par un général mégalomane et deux apprentis sorciers déments.Dans un laboratoire, ils fabriquent des monstres conservés dans des bocaux géants à partir de cobayes humains que leur livre l'équipage du vaisseau Betty, une bande de marginaux et mercenaires fêlés et violents.Parmi eux se trouve pourtant l'étrange et énigmatique Call ( Winona Ryder ).Ce sont deux « femmes » un peu spéciales, Ripley, la créature extraterrestre, et Call, le robot humain, qui vont tenter de sauver la Terre d'une invasion d'aliens.La fin reste ouverte et on peut donc s'attendre à un cinquième avatar dans les années qui viennent.À 48 ans, Sigourney Weaver, la mutante Il a fallu ressusciter Ripley car l'altière Sigourney Weaver est inséparable de cette saga de science-fiction qui Ta révélée, lui a valu une nomination aux Oscars et un des cachets les plus élevés d'Hollywood pour une actrice ( 11 millions de dollars )\u2022 \u2022 \u2022 au sang acide et aux nerfs d'acier, à la stature d'athlète et de prédateur, incarne avec une aisance souveraine Ripley.Elle communique à la fois une force brutale, un humour sardo-nique mais aussi de l'émotion lorsque « mère » d'un monstre, elle le sacrifie pour sauver ce qui est humain.« Alien » à Hollywood, ne parlant pas anglais, à la tête d'une production de 80 millions de dollars et d'une armée de 900 personnes, Jean-Pierre Jeunet réussit à créer un film au suspense haletant, sans temps mort, tout en gardant sa touche personnelle.Alien Resurrection, produit par la 20th Century Fox, sort le 26 novembre aux États-Unis.La guerre du dessin animé est déclenchée Agence France-Presse LOS ANGELES La guerre du dessin animé est déclenchée et trois studios américains, Fox, Warner et DreamWorks, se lancent à la conquête d'un marché lucratif dont Walt Disney est depuis des décennies le maître incontesté.Les hostilités sont ouvertes par Twentieth Century Fox, qui présente en fanfare aujourd'hui à New York son premier long métrage d'animation, Anastasia, librement inspiré de la vie de la fille du tsar Nicholas II.Le film sortira sur les écrans américains le 21 novembre.Vers la mi-1998, Warner Bros devrait entrer en lice avec Quest for Camelot et ensuite ce sera au tour du nouveau studio de Steven Spielberg, DreamWorks, avec Prince of E9ypt> l'histoire de Moïse.Au total, ces trois studios ont investi environ un milliard de dollars pour développer leurs divisions animation.Dans le camp rival, on est décidé à ne pas se laisser faire et Peter Chemin, directeur général de News Corp, maison mère de Fox, a déclaré que Disney était « déterminé à faire tout ce qui est possible pour empêcher le succès & Anastasia ».Selon le magazine Entertainement Weekly, les employés de Disney iraient jusqu'à repousser les produits liés à Anastasia à l'arrière des étagères des magasins de jouets.Quant à la chaîne de télévision ABC, propriété de Disney, elle a refusé de diffuser des messages publicitaires pour Anastasia dans son émission Le Monde merveilleux de Disney.« Vous voulez jouer avec les grands ?Bienvenue dans le club ! » a lancé à l'adresse de ses concurrents Phil Barlow, président de la distribution de Disney.Walt Disney jouit jusqu'à présent d'une situation de quasi-monopole sur le marché du dessin animé.La société a ainsi récolté 85 % des quelque 1,8 milliard de dollars rapportés depuis huit ans par la vente de billets de films d'animation.Selon la firme spécialisée Entertainment Data, chacun des six derniers films de Disney a recueilli plus de 100 millions de dollars de recettes sur le marché nord-américain et deux d'entre eux, Aladin et Le Roi Lion, ont dépassé les 200 millions.Ni Fox ni DreamWorks ne lésinent sur les moyens pour s'attaquer à la forteresse Disney.Fox a investi 100 millions de dollars pour construire un studio d'animation de 5500 mètres carrés à Phoenix dans l'Arizona.Le budget de promotion d'Anastasia ( qui a coûté environ 50 millions de dollars ) se situerait à 35 millions de dollars.Des autocollants à l'image des personnages du film vont notamment apparaître sur quelque 200 millions de bananes et 50 millions de pamplemousses, oranges et citrons.Chez DreamWorks, le studio créé par Steven Spielberg, Jeffrey Katzenberg et David Geffen, la moitié des 1500 employés travaillent dans la division animation.Le studio prévoit la sortie de sept films d'animation d'ici 2002 et le budget du premier.Prince of Egypt, s'élève à quelque 70 millions de dollars.Les rivaux ont tiré les leçons des succès de Disney et la sortie sur les écrans d'Anastasia va s'accompagner de la mise en vente de produits dérivés ( livres, jouets, poupées, boîtes à musique, etc.) Les méthodes Disney n'ont pas vraiment de secrets pour les dirigeants des studios rivaux.Avant d'occuper ses actuelles fonctions, le patron de la Fox, Bill Mechanic travaillait pour Disney, tout comme un des fondateurs de DreamWorks, Jeffrey Katzenberg.Et la division animation de Warner estime qu'environ 80 % de ses employés ont un moment travaillé chez Disney. B 10 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 9 NOVEMBRE 1997 ¦B*aM| La Presse La Jeune Presse est une initiative du service de l'information de La Presse.Cette page parait chaque dimanche, durant l'année scolaire.Son objectif est d'Initier les adolescents à récriture journalistique en leur permettant de s'exprimer Sur les divers sujets qui les Intéressant Le choix des thèmes et des chroniques est du ressort d'un comité de rédaction sous la direction de Alain de Repentigny, adjoint au directeur de l'information.Les élèves du cours secondaire et du Cégep qui font de la photo sont également invités à participer à La Jeune Presse en communiquant avec M.de Repentigny.Téléphone : 285-7070 (télécopieur : 2856808).Adresse : La Jeune Presse, 7 rue Saint-Jacques, Montréal.H2Y 1K9.F F m I s SOCIETE Un débat enrichissant sur la citoyenneté a citoyenneté est un principe riche de sens, mais si on ne l'applique pas tous les jours, elle perd de son essence», af-rme Nikolas Ducharme, prési-mt de la Fédération étudiante îiversitaire du Québec, et porte-îrole de la Semaine québécoise i la citoyenneté qui se tient du 7 i 14 novembre 1997.Cet étu-ant en sciences politiques milite mr cet événement parce qu'il nsidere qu'actuellement, plu-eurs principes sont vidés de leur ns.La solidarité, le développe-ent du sentiment d'appartenance l'ouverture au pluralisme seront me abordés durant cette semaine il se veut le début d'un long dé-ît sur la citoyenneté.Un débat li, selon lui, nous redonnera îut-être confiance en nos instituons au plan de la démocratie po-jque et sociale: «Cette semaine ?sensibilisation est appelée à endre de l'ampleur parce que la toyenneté est porteuse d'avenir, i s'unissant sur les points com-uns de tout un chacun, on écarte s différences au plan des divers-convictions, des origines ethno-.1 airelles, ou des conditions so-o-économiques et c'est ainsi que m ion fait la force.» Nikolas Ducharme ne s'est is toujours engagé activement et 'ec autant de vigueur.Plus jeune, subissait les contraintes de la Ociété plutôt que d'agir.Il livre >nc un message de participation la vie sociale, de connaissance de >s droits, mais aussi de nos de->irs: «Les jeunes représentent no-; avenir, ils sont donc respensa-es de prendre leur place dans )tre société car personne d'autre ; la leur laissera!» Le ministre des Relations avec les citoyens et de l'Immigration, M.André Boisclair, ajoute que la jeune génération québécoise connaît mieux la richesse de la diversité et il souhaite que cette ouverture soit un modèle pour les autres Québécois et Québécoises.Pour sa part, Luck Mervil, également porte-parole de cet événement, participe à sa façon à la solidarité québécoise en composant une chanson intitulée D'un commun accord.«Nous l'écrirons ensemble cette chanson car ce sont vos témoignages qui la composeront», a déclaré cet artiste profond au coeur sensible.Plus de 500 activités ont été mises sur pied à travers le Québec dans le cadre de cette semaine.Il y aura notamment des forums de discussion, des tables rondes, des conférences, des soupers-causeries, des ateliers de cirque, des pièces de théâtre, des repas communautaires, des ateliers de toutes sortes, des spectacles, des fêtes et j'en passe! Bref, n'hésitez pas à consulter le site Internet du ministère qui vous informera quotidiennement des activités par région, par thème et par date ( www.mrci.gouv.qc.ca).Il y aura également remise de prix à l'Assemblée nationale le 10 novembre pour souligner la pleine participation de citoyens et de citoyennes à la vie collective et au développement social, économique, politique et culturel de la société.«Partager ses passions, enrichir son monde».jeunes et moins jeunes en ont tous la responsabilité.Bonne semaine de la citoyenneté! Catherine Lemieux Collège Mont-Saint-Louis Les ar e 4 ¦ .l'ombre »v BP mfy* A ¦ \t \t \t\u2022 # \t V ¦\tBaril\" \" ¦ S 1\t;|7& ; ' ur fond de musique hip-hop, je m'entretiens avec Mam, 18 ans, et Matis, 22 ans.Leur profession ?«grafer» ou si vous préférez, faire des graffitis sur les murs de la ville.Depuis maintenant trois ans, ils sillonnent les rues de la métropole presque chaque soir pour y apposer leur marque personnelle.Qu'est-ce qui les pousse à accomplir ces actes illicites ?«La passion, le désir de \u2022grafer1 et de s'améliorer», me répondent à l'unisson les deux compile Pour Mam, l'initiation s'est faite avec quelques canettes et du barbouillage un peu partout, tandis que Matis a plutôt suivi du coin de l'oeil ses prédécesseurs.«Au début, on est gène de 'grafer', on n'ose pas se montrer, mais plus on en fait, plus on s'expose et on prend confiance en nous-mêmes.Maintenant, on peut faire des graffitis à des endroits plus fréquentés et pas nécessairement en plein milieu de la nuit.» Pour ce qui est de l'équipement du parfait «grafer», quelques bombes de couleur suffisent, mais une fin de semaine productive peut facilement faire augmenter le coût de la facture à une centaine de dollars.Les endroits préférés de Mam et Matis pour s'adonner à leur art likoto Ducharme, Ridant de la Fédération étudiante untvoraHalro du tuebec et porta-parole de la Semaine québécoise de la citoyenneté.restent les édifices abandonnés, où ils peuvent s'en donner à coeur joie.Avant d'aller plus loin, il y a quelques distinctions à apporter sur les graffitis.En effet, ils ne sont pas tous du même type.Premièrement, les «pièces» sont les énormes dessins qui prennent à eux seuls un mur complet et où le penchant artistique est fortement exploité.Cette catégorie de graffiti demande au moins une bonne demi-journée de travail.Ensuite viennent le «flop» et le «tag» où l'on se dépêche un peu plus pour signer son nom.«Les 'tags' permettent de se défouler et de montrer au plus grand nombre de personnes possible notre présence dans la cité, il n'y a pas de souci esthétique là-dedans», expliquent Mam et Matis.Par ailleurs, la loi interdit les graffitis qui sont considérés comme un acte de vandalisme.Nos deux comparses répliquent qu'ils nous offrent une forme d'art gratuite qui enjolive le paysage urbain.Ils ne sont pas non plus en faveur d'espaces délimités pour exposer leurs oeuvres puisqu'ils agissent sous le coup de la spontanéité, et que des murs ou des panneaux spécialement conçus pour eux ne les attireraient pas du tout.Au contraire, ils affir- SPORT ment que cela les ferait fuir et briserait l'inspiration du moment.Marn et Matis ont de la suite dans les idées et ont décidé d'organiser, il y a quelques mois, une convention d'une journée à Trois-Rivières qui a attiré plus de deux cents personnes.Disclosure réunissait «grafers» et DJ de la faune nocturne.«C'était un party de graffitis qu'on a mis plus d'un an à concrétiser.» Bien sûr, la mode du graffiti nous vient des États-Unis, plus exactement de New York où elle est née et a subi l'influence de la rue.Ici, on estime qu'il y a environ une trentaine de «grafers» professionnels, qui ne peuvent cependant pas vivre de leur art.Marn et Matis ne sont pas à la veille d'arrêter de dessiner et d'écrire sur les murs.Les deux ne songent présentement qu'à s'améliorer et toute leur vie durant, ils souhaitent demeurer dans le milieu artistique.De plus, malgré quelques avertissements et amendes, on n'a pas réussi à freiner leur passion et leur fierté de «grafer».Marijo Demers Cégep de Jonquière Sur les traces de Tshimanga Biakabutuka Le football étudiant québécois va bientôt vivre ses moments les plus palpitants de la saison.Les 14, 15 et 16 novembre, les meilleures équipes de niveau scblaire et collégial se feront face au Stade olympique dans l'espoir de remporter le Bol d'or, qui est au football étudiant québécois ce que la Coupe Stanley est au hockey.Alors que se déroulent ce week-end les demi-finales des différentes divisions qui participeront au Bol D'or (scolaire A et AA ainsi que collégial AA et AAA), les joueurs des équipes participant aux éliminatoires font le bilan de leurs saisons.Selon leur but visé dans un avenir immédiat, les joueurs fixent déjà leurs objectifs pour l'an prochain.Certains comme Frédéric Gagné, secondeur extérieur des Géants du cégep Saint-Jean-sur-Richelieu (ligue collégiale AA), accrocheront leur casque à la fin de la saison.«Même si je pourrais poursuivre ma carrière l'an prochain au sein de la même équipe, j'ai décidé de terminer mes études au plus vite», affirme-t-il.Certains autres joueurs sont beaucoup plus ambitieux.«Mon but est au moins de me faire recru- ' ter par une université canadienne lorsque je serai admissible l'an prochain», confie Vincent Fontaine, le quart-arrière des Géants.Bien qu'actuellement peu connu des recruteurs, il espère se rendre le plus loin possible dans les rangs amateurs et professionnels.S'il échoue dans sa tentative de percer au football universitaire, Vincent Fontaine à l'intention de se rabattre sur les études qu'il désire entreprendre en architecture à l'université McGill.D'ailleurs, contrairement à un mythe fort répandu, la majorité des joueurs de football collégial se consacrent tout d'abord à leurs études.Monique Magnan, responsable de l'équipe de football du collège Édouard-Monpetit (ligue collégiale AA), peut en témoigner : «Le taux de réussite scolaire de nos joueurs de football est supérieur à l'ensemble des étudiants du cégep.Un Joueur dé football du collège Édouard-Monpetit réussit 87% de ses cours en une session, comparativement à un étudiant moyen qui réussit 82% de ses cours.» D'ailleurs, dans l'ensemble des cégeps participants au programme de football collégial AA, les joueurs doivent réussir quatre cours par session ou sept cours par année.Mais ne serait-il pas tentant de falsifier les notes d'étudiants pour garder un bon joueur dans l'équipe.L'an dernier, les Géants de Saint-Jean-sur-Richelieu avaient remporté la finale collégiale AA pour la deuxième année d'affilée par une victoire de 12-10 sur les Vikings du cégep de M ai son neuve.comme cela s'est déjà produit dans des universités américaines?«L'application du règlement est très stricte, rétorque Mme Magnan.L'an dernier, le cégep d'Alma (ligue collégiale AA) a chassé 17 joueurs de son équipe de football parce qu'ils ne répondaient pas aux exigences académiques intercollégiales.» Il ne faut pas oublier que les joueurs sont surtout là pour le plaisir de jouer.«Il y a beaucoup de joueurs qui veulent accéder au niveau universitaire, mais très peu d'entre eux recevront des offres d'équipes professionnelles, observe Lévis Lessard, directeur du programme de football du cégep Saint-Jean-sur-Richelieu.Les joueurs sont très réalistes sur ce point.» Des joueurs aspirent bel et bien à une carrière professionnelle, mais ils sont en minorité.La fantastique percée du Québécois Tshimanga Biakabutuka dans la NFL en a motivé plus d'un à tenter de mener une carrière professionnelle dans le football.Ainsi, certains footballeurs se sont prêtés à tout pour at- teindre les ligues majeures, quitte à recourir à l'usage des tristement célèbres stéroïdes anabolisants pour augmenter leur chance de faire leur niche dans les circuits supérieurs.«Dans le calibre collégial AA, le calibre de jeu n'est pas assez fort pour que le jeu en vaille la chandelle, explique Mme Magnan.Par contre, la ligue collégiale AAA a déjà eu un sérieux problème de consommation de stéroïdes, car les matchs de cette ligue sont davantage observés par les éclaireurs universitaires que ceux de la ligue AA.» Les 14, 15 et 16 novembre, ces jeunes footballeurs en herbe ont l'intention de gagner leur match bien plus pour le simple plaisir de jouer que pour empocher, des millions en envoyant promener leurs admirateurs.Si on pouvait en dire autant de certains athlètes professionnels.Dominique Samoisette Cégep Saint-Jean-sur-Richelieu Jeunesse Canada Monda Il est encore temps de s'incrire au programme d'échange de Jeunesse Canada Monde, un organisme non gouvernemental qui organise des échanges éducatifs entre les jeunes d'ici et des jeunes du tiers-monde.Jusqu'au 14 novembre, vous pouvez soumettre votre candidature à ce programme qui dure environ sept mois.Qui sait?Avec un peu de chance, vous pourriez vous retrouver parmi les 70 jeunes Québécois qui participeront au programme d'échange jeunesse.Info: contactez le bureau-voyage de votre cégep ou composez le 931-1933.Domlalc Samoisette < "]
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