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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
C. Santé
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1997-11-16, Collections de BAnQ.

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[" Montréal, dimanche 16 novembre 1997 PP.TTTPR ANnsinisirBQ / T^t?rf5Q / çrreisirpç 1 «\u2022 1*1 4: S 15 entre les deux oreilles nés sur l'air la tête».La s que le mal rde veille ou pour faire la une crise, la aineux doivent urs activités, 'sme lié à la migraine herait au Québec des pertes de productivité estimée à 200 millions de dollars, d'après un sondage Angus Reid commandé par la Fondation québécoise des céphalées et de la migraine.Les chiffres sont énormes: plus d'un million de Québécois et trois millions de Canadiens souffriraient de migraine, les deux tiers étant des femmes.Selon sa fantaisie, deux ou trois * fois par mois en moyenne, le dragon assoupi entre les deux oreilles se réveille et crache le feu au rythme des battements cafdiaques, provoquant des douleurs intenses d'un côté de la tête, parfois des crampes abdominales, des sueurs froides et des nausées allant jus» qu'aux vomissements.Il arrive que la créature cloue sa victime au lit de plusieurs heures à plusieurs jours.La bctc maléfique prend soin d'annoncer son réveil.Dans le cas de la migraine commune, la plus fréquente, la victime peut ressentir des problèmes d'humeur ou d'appétit.Dans le cas migraine classique, les maux de lête sont précédés par une aura, laquelle peut se traduire par l'engourdissement d'un côté du corps ou par des troubles visuels: zig-zag lumineux, petits ronds scintillants, t.wlij'C nnir*»c Couvrant la 1 iimlpr/> le bruit et même les odeurs, deviennent insupportables.«C'est dans ta tête le problème! Tu ne sais pas prendre le stress», entendent souvent les migraineux.Si le stress a quelque chose à voir dans le déclenchement et l'intensité des crises, il cache au fond un problème biologique qui échappe encore aux regards des fanners à rayons X.En fait, la migraine elt L considérée comme un désordre du système nerveux central probablement transmis génétiquement.«On croit que la migraine est une hyper-réaction du système nerveux central, indique le neurologue Jacques Philippe Mélodie, fondateur de la Clinique de la migraine de Montréal.«Les migraineux auraient tendance à réagir plus que les autres à certains facteurs.»-*-Et ceux-ci sont nombreux.Ce sont tantôt des aliments, comme les fromages vieillis, le cola ou l'alcool; tantôt des changements hormonaux, en particulier chez les femmes.Le stress, bon ou mauvais, a souvent un rôle à jouer tout, comme les changements climatiques, le fait de sauter un repas et de dormir trop ou pas assez.Faites Ml vos jeux: toutesies combinaisons sont possibles! Toutefois, les causes profondes de la migraine démolirent mystérieuses.«Au cours âts dernières années, on a découvert que le problème n'est pas dans les vaisseaux sanguins mais dans le système nerveux central, dans h* tronc cérébral plus précisément, indique le Dr Mélodie.Des centres hypersensibles activeraient les mécanismes responsables de l'aura.Les variations du taux de sérotonine.un neurotransmetteur qui Joue un rôle dans la constriction des vaisseaux, ont souvent été montrées du doigt comme responsables de la douleur.Heureusement, il existe maintenant des médicaments qui s'attaquent spécifiquement aux symptômes de la migraine.Et on arrive à soulager et prévenir les crises par des traitements non phannacologiques (relaxation, physiothérapie et autres), qui attaquent le problème sur tous les fronts.Un diagnostic difficile mais primordial Mais avant toute chose, il faut déterminer qu'il s'agit bien de migraine, et non d'une des nombreuses autres formes de céphalées.Poy^compliquer les choses, la migraine est très souvent «contaminée» par un autre type de maux de tête ou4>ar des troubles de nature cervicale, explique le Dr Mélodie.Voir MIGRAINE en C2 illustra** et onphtem André RMpfi ¦ ._ 4 .m m.SIMPLE Composez le 285-691 I PRATIQUE Beau temps mauvais temps votre quotidien chez vous tous les matins.ÉCONOMIQUE Uabonnement payé à l'avance vous permet de réaliser des sur le prix en magasin.i f 1 r C2 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 16 NOVEMBRE 1997 Santé Traitements non médicamenteux pour migraineux la».r - \u2022 .- j /h ¦ * \u2022 y, Marie-Claude Girard collaboration spéciale Suzanne Saint-Germain a puisé dans les techniques de relaxation par bio-feed-back un début d'espoir dans la lutte qu'elle mène depuis huit ans contre la migraine.Responsable de l'aménagement dans- une groupe conseil en informatique, la dame de 32 ans termine ce mois-ci une série de séances de rétrocontrôle avec la technicienne et psychothérapeute Louise Côté* Gagnon, de la Clinique de la migraine de Montréal.Le technique consiste à placer sur lé corps des électrodes qui captent l'énergie électrique se dégageant de la contraction et du relâchement des muscles.Un petit cadran traduit en chiffres ou en sons le niveau de tension.Ainsi, en pratiquant différentes techniques de relaxation passive, le patient constate de visu le résultat de ses efforts.Avec le temps, les réflexes sont acquis, et l'appareil n'est plus nécessaire.«Tai appris énormément à démystifier la douleur.Et j'ai acquis différentes méthodes de relaxation t.>iitt - * .'7«.* que Je peux utiliser quand Je sens venir la migraine », note Mme Saint-Germain.La crise peut survenir n'importe où, souligne-t-elle, et il n'est pas toujours possible de prendre au bon moment un comprimé de casse-migraine.De plus, elle préfère éviter l'« Imitrex », un médicament de type trlptan qui lui cause des étour-dissements et de la somnolence.Quand elle la prend au début de la crise, la coûteuse pilule \u2014 plus de 25 $ pour un comprimé \u2014 lui fait ie même effet qu'une « Advii », un analgésique vendu sans ordonnance.Ainsi, en agissant sur le sysrème nerveux et les vaisseaux sanguins, la relaxation peut diminuer la fréquence et l'intensité des crises.Toutefois, les patients sont avisés dès le début qu'il n'y a rien de miraculeux, indique Mme Côté-Ga-gnon.« Plus la personne est en mesure de comprendre et sentir ses tensions, moins elle permet à la migraine d'être intense.Mais cela ne veut pas dire qu'elle est guérie.» La Clinique de la migraine de Montréal est le premier centre au Canada a iiucgici unie uppiu^ni.multidisplinaire pour le traitement des migraines et des autres maux de tête.Une fois que le neurologue a posé un diagnostic, il suggère aux patients des traitements non médicamenteux selon le type de migraine et les maux qui peuvent y être associés : tension, trouble cervical ou autre.Quelques-unes des options proposées : \u2014 Pour soulager la douleur : la stimulation électrique transcutanée ( l'influx électrique dirigé sur les nerfs fonctionne selon le principe qui pousse à frotter une région endolorie ), l'autohypnose et Se prendre en mains Yves.Castonguay, un informaticien de 32 ans, a commencé à trouver quelque soulagement à ses migraines le jour où il a décidé qu'il devait .faire quelque chose par lui-même, trouver une solution aux douleurs qui l'affectaient presque tous les jours.Mais il a fallu plusieurs années de migraines intenses et de nombreuses tentatives de traitements pour que ce père de quatre enfants parvienne à une situation plus tolerable.En février dernier, il a dû quitter son travail pendant un rriois.« J'ai décidé de cesser d'ignorer le problème et de m'ob-server.Qu'est-ce que je peux faire, séchant que je vais toujours être migraineux ?» [il a alors entrepris une véritable enquête sur sa personne dans l'espoir de découvrir les facteurs déclencheurs, notant chaque jour l'intensité des crises, raffinant sa grille selon les moments de la journée et l^i circonstances.Malgré toute la médication, il a constaté qu'il mitait libéré de la douleur que qiiaire ou cinq Jours par mois.aussi commencé à s'informer, surtout sur Internet, où il a trouvé une mine d'informations.C'est alors qu'il a décidé de monter un site Web où il présente le résultat de ses expériences et reçoit les témoignages d'autres personnes atteintes de migraine.Depuis le mois de juin, il s'injecte chaque matin du DHE.Il a réussi à s'habituer également à un nouveau médicament préventif, le San-domigran.Pour la première fois, la fréquence et l'intensité des migraines ont diminué de façon significative sans effets secondaires indésirables.Toutefois, la perspective de se gaver à vie de médicaments ne lui sourit guère.Bénévole pour Seréna, une association qui fait la promotion de la méthode de contraception sympto-thermique, M.Caston-guay est plutôt partisan d'un approche naturelle.Ainsi, il se sent pris dans un dilemme.D'un côté, il s'inquiète des effets à long terme des médicaments.De l'autre, il constate que l'approche médicamenteuse est la seule qui ait réussi jusqu'ici à le soulager., Chez lui, la migraine s'installe en début de journée et atteint un PMOTORÉRflEMcCANN.Le Suzanne Saint-Germain a trouvé dana ia relaxation assistée par des techniques de rétrocontrôle un début de soulagement à ses migraines.l'acupuncture < moins utilisée pour ia migraine mais uiiie pour les douleurs chroniques ) ; \u2014 Quand on trouve des facteurs cervicaux : physiothérapie, orthothérapie, massothéraple, ostéopathie ; \u2014 Pour apprendre à se détendre: techniques de bio-feedback et de relaxation ; \u2014 Finalement, pour prévenir en travaillant en profondeur sur la gestion du stress : la psychothérapie d'approche cognitive ci comportementale.Mme Côté-Gagnon est elle-même atteinte de migraine.Vers l'âge de 30 ans, elle souffrait de PHOTO DENIS COURVILLE.U< Yves Castonguay a consacré un site Internet à la migraine, où II présente tes résultats et ses expériences et échange des renseignements avec d'autres personnes souffrant du même mal.sommet en fin de journée.Particulièrement le lundi, où il est plus stimulé par son travail.« Des fois je me demandais si j'allais être capable de revenir à la maison », dit-il.Se pencher pour laver les enfants devenait un véritable supplice.Première consultation Il a consulté pour la première fois un médecin il y a trois ans.L'acétaminophène, l'aspirine et les analgésiques avec codéine n'arrivaient plus à soulager ses crises qui avaient augmenté à plus de deux par semaine.Le jour où il a appris l'existence de la Clinique de la migraine de Montréal, il est allé consulter un médecin dans l'espoir qu'on confie son cas à la clinique.« Il m'a prescrit des Tylenol plus forts.Pour moi, c'était inconcevable.» Finalement, en dépit de la liste d'attente de plusieurs mois, M.Castonguay a pu être vu rapidement à la clinique.Les différents examens n'ont rien décelé d'anormal.Et le diagnostic est tombé.« À ce moment-là, je ne savais même pas la différence entre la migraine et les autres maux de tète.» Dès lors, il a cessé de prendre tous les médicaments habituels.Son neurologue lui a plutôt prescrit un premier médicament préventif de même qu'un premier casse-migraine, du « Cafergot », à prendre au besoin.M.Castonguay s'est retrouvé avec une céphalée de re- bond, un effet secondaire possible du médicament.Quant au médicament préventif, il le rendait « complètement stone » en 15 minutes.« Ma femme me disait en me voyant : Ah non, t'as pas déjà pris ton médicament ! » Après plusieurs essais de nouveaux médicaments, tous infructueux, il est retourné à un médicament en vente libre.Et finalement, en juin, son médecin lui a prescrit un nouveau traitement.Au cours de ses recherches M.Castonguay a découvert que le stress et l'absence de sommeil réparateur avait à voir dans l'apparition des migraines.Après des séances plutôt infructueuses de relaxation, de bio-feadback, de chiropractie et d'exercices intensifs, il a entrepris une psychothérapie pour arriver à comprendre les mécanismes du stress.Désormais, il tente de prendre le moins possible de casse-migraine, ne boit pas d'alcool, mange le plus possible des plats cuisinés à la maison, évite les aliments qui peuvent déclencher les migraines.À ceux qui souffrent du même mal que lui, il conseille fonement de s'informer le plus possible sur la maladie et de dresser au jour le jour un portrait objectif des crises, de façon à aider le médecin.« Il est nettement insuffisant de consulter seulement un neurologue.Ce n'est qu'une partie de la démarche », conclut-il.On joint son site Web au : http://www.mlink.net\u2014itrtna/ migraine/ Un dragon entre les MIGRAINE / Suite de la page C l À l'aide d'une batterie de tests et de questions, les médecins de la Clinique de la migraine essaient de dresser un portrait global et de déterminer les facteurs aggravants.Y a-t-il un problème psychologique associé comme la dépression ou de l'anxiété, des douleurs chroniques, des maux de tête provoqués par un problème d'abus d'analgésiques ?« Quand on trouve un ou deux facteurs aggravants importants, la migraine est plus facile à traiter, dit le D« Meloche.Quand c'est plus long, que ça ne fonctionne |As, cest que des faneurs n'ont pas été identifiés.» Côté médication, on fonctionne par essai et erreur jusqu'à ce qu'on trouve un traitement à la fois efficace et supportable pour le patient.On propose une liste d'aliments à éviter, un calendrier pour suivre l'évolution de la migraine, do douleur chronique, résultat d'un méiange de migraine et de céphalées de tension.Elle ne pouvait plus travailler, souffrait de nausées et de vomissements.Chaque semaine, elle subissait une grosse migraine qui durait trois jours et qui était suivie d'une céphalée de tension.À 57 ans, le mal est toujours au rendez-vous, une fois par mois, mais elle arrive à en réduire l'intensité, surtout par la relaxation.À propos de l'autohypnose, qu'elle enseigne également, Mme Côté-Gagnoh souligne qu'il faut être un très bon sujet pour arriver à « geler sa douleur » pour quelques instants.Elle-même y parvient ha- bituetiement, en s'irnaginam que ie froid pénètre la région endolorie.De plus, elle admet qu'elle a dû travailler beaucoup à modifier son comportement face au stress.Et le travail continue, tous les Jours.Effet boomerang Par un curieux effet boomerang, des médicaments qui sont censés soulager la migraine, comme les analgésiques et le tartrate d'ergota-mine, provoquent des maux de tête permanents lorsqu'on en abuse.Le cas classique : une personne souffrant de migraine quelques fois par mois augmente peu à peu la dose d'analgésiques jusqu'au point où ceux-ci amplifient le mal, le transforment et le rendent quotidien.Quand la douleur reprend tous les jours sans soulagement, il devient tentant de hausser à nouveau la dose.Le sevrage de médicaments pendant la nuit crée au matin une céphalée de rebond.Le phénomène frappe les patients qui consomment chaque jour de 5 à 13 analgésiques de toutes sortes, explique le Df Jacques P.Meloche, dans son ouvrage Maux de tête et migrains, les comprendre, les vaincre.À la Clinique de la migraine de Montréal, on utilise depuis peu un traitement expérimental au DHE intraveineux pour sevrer les patients intoxiqués aux analgésiques.Employé depuis plusieurs années aux États-Unis, le procédé permet de sevrer les patients en trois jours et sans douleur, indique le Dr Meloche.« On cesse plus de médicaments qu'on en prescrit », dit-il.Les patients retrouvent alors leurs migraines d'an tan.Mais il devient beaucoup plus facile de les traiter.Par ailleurs, parce qu'ils ignorent qu'il existe des traitements potentiellement efficaces contre la migraine, beaucoup de gens souffrent mais peu consultent, constate Pierre Beaulieu, responsable du développement à la Fondation québécoise de la migraine et des céphalées.« Il y a des cas où la douleur est tellement violente, intolérable, que les malades pensent même à se suicider », ajoutc-t-il.S'ils se décident à consulter un médecin, les migraineux ne sont pas nécessairement au bout de leur peine.« Certains omnipraticiens ont encore l'Idée que c'est plus psychologique qu'autre chose », dit M.Beaulieu.De plus, les ressources spécialisées font défaut dans certaines réglons du Québec.Des médicaments de plus en plus efficaces Les analgésiques simples comme le Tylénol et l'aspirine peuvent soulager en cas de crise légère mais ne sont pas toujours d'un grand secours pour les crises sévères ou modérées, note le D' Jacques Philippe Meloche, neurologue à la Clinique de la migraine de Montréal.Dans les cas plus graves, il existe des médicaments qui s'attaquent spécifiquement aux symptômes de la migraine.Utilisé depuis très longtemps avec un certain succès, le tartrate d'ergotamine ( à base d'ergot de seigle, un petit champignon parasite de la céréale ), a aussi beaucoup d'effets secondaires.Il peut entraîner une dépendance et des céphalées de rebond, lorsque consommé en trop grande quantité.Plus récent, le DHE, un autre dérivé de l'ergotamine, arrive à de bons résultats avec beaucoup moins d'effets secondaires.Depuis quelques années, une nouvelle famille d'anti-migraineux a vu le jour.Sous forme de vaporisateur nasal, de comprimés ou d'injection sous-cutanés, les nouveaux « trlptans » agissent en stimulant les récepteurs de la sérotonine, de façon à empêcher la sécrétion de substance qui cause la douleur.Toutefois, on ne sait pas encore s'ils agissent seulement au niveau des vaisseaux ou s'ils ont un effet en amont de la douleur, dans le système nerveux, note le Dr Meloche.Très efficaces dans la majorité des cas, ces médicaments peuvent facilement faire disparaître la crise en quelques heures plutôt que quelques jours, ajoute le neurologue.De plus, certains médicaments sont utilisés à des fins préventives.À la Clinique de la migraine de Montréal, on se sert beaucoup des anti-dépresseurs tricycliques qui ont aussi des effets analgésiques, ainsi que des bêtabloquants, des médicaments conçus contre l'hypertension, et des anticaldques.Depuis peu.on utilise également des médicaments contre l'épilepsie.Un espoir pour les cas réfractai-res à tout traitement : au cours de l'année à venir, des nouveaux cousins de la famille triptan, les zolmi-triptan, naratriptan et eletriptan, seront disponibles au pays, chacun ayant une rapidité d'action et des effets secondaires différents.oreilles exercices rie cou et des postures idéales, dans le cas des maux de tête d'origine cervicale.Jusqu'à maintenant, un seul gène de la migraine a été identifié pour un type de migraine très rare, ia migraine hémiplégique familiale.D'après le Dr Meloche, dçs recherches vont bon train sur la plan génétique.* On est sur ie point ae trouver des gènes pour les autres types de migraines.» Avec des centaines de millions de migraineux à travers le monde, les compagnies pharmaceutiques ont intérêt a trouver rapidement un baume pour apaiser le dragon cri furie. Santé Le manque de temps : un obstacle clé à l'activité physique T L'argument revient souvent dans les sondages, mais il pourrait ne traduire qu 'une demi-vérité JOËL GOULET collaboration spéciale Le manque de temps est le principal obstacle à la pratique de l'activité physique qu'invoquent les Canadiens, selon une enquête menée par l'Institut canadien de la recherche sur la condition physique et le mode de vie.Subventionné en grande partie par Santé Canada, l'organisme spécialisé en recherche sur la vie active tire cette conclusion d'un sondage téléphonique réalisé auprès de 2500 adultes résidant dans les dix provinces, au printemps 1995.Dans son bulletin Progrès en prévention , publié en septembre dernier, l'Institut fait part des barrières qui empêchent les Canadiens de maintenir ou d'augmenter leur niveau d'activité physique.Les résultats de cette recherche démontrent que 65 % des répondants feraient plus d'activité physique s'ils avaient plus de temps libre.« Ce n'est pas une grande surprise, la conjoncture actuelle fait que les gens doivent souvent se diviser en dix pour arriver », souligne Suzanne Laberge, professeur au département d'Education physique de l'Université de Montréal et spécialiste en sociologie du sport.Le sondage indique que 80 % des adultes qui ont des enfants demeurant à la résidence familiale aimeraient être plus actifs mais que leur emploi du temps ne le leur permet pas.Les jeunes de 18 à 24 ans se disent également prisonniers de leur agenda : 84 % d'entre eux souhaiteraient consacrer davantage de temps à la pratique d'activité physique.« Le manque de temps est une demi-vérité, précise toutefois Madeleine Halle, psychologue en activité physique.C'est probablement vrai que les gens aimeraient être plus actifs mais le sport ne fait souvent pas partie de leurs priorités dans la vie.Tout dépend de la hiérarchie des priorités.» Par ailleurs, les Canadiens possédant un niveau de scolarité plus élevé semblent souffrir davantage du manque de temps.En effet, 70 % de ceux qui ont suivi une formation postsecondaire feraient plus d'activité physique si leur horaire était moins chargé, comparativement à 58 % chez ceux qui n'ont pas terminé leurs études secondaires.« La scolarité et le niveau d'activité physique sont archicorrélés, affirme Suzanne Laberge.La logique est différente chez les gens plus instruits.Ils pensent davantage aux bienfaits à long terme de la pratique régulière de l'activité physique.» Le facteur pécuniaire Après le manque de temps, le facteur pécuniaire est le plus souvent énuméré par les Canadiens Deux Canadiens sur trois fendent plus d'activité physique si leur emploi du temps le permettait.heures de loisirs supplémentaires.C'est le cas pour 57 % des employés à temps plein mais potir seulement 37 % de ceux qui ooov^i pent un emploi à temps partiel.« Ces chiffres me surprennent un peu, de commenter la psychologue Madeleine Halle.Dans la situation économique actuelle, je serais rieuse de savoir combien de gens répondraient de la même façon M l'opportunité se présentait Vf un *ternuement.un effort physique vous occasionnent rUIiLO U UitlnL.des pertes d'urmes involontaires, sachez qui existe une approche spécialisée en physiothérapie (adultes) pour régler ce problème; la rééducation périnéele.Montréal.Louise Pemn pht.(514) 278-5906 Rive-sud.Huguette Tessier pht (514) 676-4314.SÉMINAIRE L'HORMONOTHÉRAPIE DE SYHTHÈSE, NJS\"^ lhc - *\u2014*» \u2022 \u2014- \u2022 «ll'IOIll Jrttl OUClMT.«S _ -J û \u20ac Jeunesse achée! 0eééeci4leVI iii IJM MrMilr+sl: S1442* 1274 is FIBROMYALGIE Conférence sur les résultats dune étude concernant une démarche clinique pour le traitement de la fibromyalgie.Étude menée par Claude Breault.PhD.psychophysiotogiste.Joceryn Demers.psychothérapeute et Dr Paul-André Pelletier, rhumatologue, les mercredis 19 et 26 novembre à 19 h.Clinique Psycho Physio,.1231, rue Sainte-Catherine Ouest, 5e étage.Ouvert a tout public.Sans frais, mais réservation requise.Tél.: (5141 845-9996.25711 î8-m 2?RONFLEMENT CENTRE DU RONFLEMENT DE MONTRÉAL (514) 327-5060 TRAITEMENTS AU LASER PAR DES OTO-RHINO-LARYNGOLOGISTES http://ons.mk3ocec.net/ronflem Etude sur la prévention du diabète Si vous avez entre 40 et 70 ans, n'êtes pas diabétique et que vous avez un des facteurs suivants : - excès de poids; - histoire de diabète dans la Camille; \u2022 hypertension ou une histoire d'hypertension dans la famille; - gras (cholesterol, triglycérides) élevé dans le sang; - diabète de grossesse; - résultat(s) de sucre élevé dans le sang dans le passé; vous avez un risque élevé de développer le diabète.Si vous êtes intéressé(e) à participer à ce projet : téléphonez au (514) 843-2909 Centre de recherche CHUM Pavillon Hôtel-Dieu i.?il .* r> -t; » - - -¦ \u2022 \u2022 * >b ; * \u2022 .! \u2022 ji \u2022 .»«: yf fiûtoli \u2022 P rtl »to i »»: » MOI, I Uoki ' act \u2022 ^  ai \u2022 17 7 I : .Santé sans incision ni bistouri ! CAROLE TNIBAUDEAU ^gepuis un an, on peut opé-.le cerveau sans ouvrir le Crâne ni verser une goutte «Sang, au pavillon Notre-lame du Centre hospitalier de l'Université de Montréal.Une dizaine de patients déjà pnt bénéficié du nouvel équipement sophistiqué de radiochirurgie ( un investissement de près de ÎTOO 000 $ ), équipement fnéticuleusement manoeuvré par une équipe multi-disciplinaire comprenant un fâdio-oncoiogue, un neurochirurgien, deux infirmières, une physiciennne et des 4echnologues en radio-on-tûlogie.La radiochirurgie n'est disponible qu'en deux endroits au Québec {J-'autre étant le réseau hospitalier de l'Université McGill ), et en quelques centres au Canada ( Toronto, London et Vancouver ).wm< La radiochirurgie s'avère le traitement de choix pour détruire certains tissus du cerveau que leur localisation rend difficilement opérables, explique le Dr Jean-Paul Bahary, chef du département de ra-dîo-oncologie : des tumeurs, malignes ou bénignes, et des malformations artérioveineuses.Les tissus pathologiques doivent toutefois avoir moins de 4 cm de diamètre.» .Comme le précise le neurochirurgien Robert Moumdjian, « lorsqu'une tumeur est petite et profonde, elle est difficile à trouver à l'oeil nu lors d'une chirurgie conventionnelle.« Par ailleurs, lorsqu'elle est lo- -riafisée dans certaines zones, par exemple les centres du langage.Je pourrais faire des dommages neu- - 'Tologiques en opérant.» \\ I » à M » Nutrition et sport Les minéraux Le magnésium Isabelle Charest Vice-championne du monde (500m) en patinage de vitesse et étudiante en nutrition A ÛJktl r » t i \u2022 I I : » ; i t t il a e magnésium assure diverses I fonctions dans l'organisme.Il ¦¦participe à la formation des os et des dents, contribue au métabolisme de l'énergie ainsi qu'au développement des tissus, en plus de -jouer un rôle au niveau de la contraction musculaire.En plus des effets qui lui sont propres, le ^magnésium agit sur l'action du | calcium, puisqu'il contribue à son assimilation par l'organisme.Le système nerveux bénéficie également des effets du magnésium.Une carence en magnésium, particulièrement lors d'une période de stress, peut entraîner de la fatigue, de l'insomnie, voire de l'anxiété.Sur le plan physique, cette carence peut se traduire par des crampes et des spasmes musculaires.L'apport quotidien en magnésium varie en fonction de l'âge et du sexe.Chez les adultes, les besoins d'une femme sont d'environ 200 mg, alors que ceux de l'homme sont de 250 mg.Pour ce qui est des adolescents, la demande varie entre 135 et 200 mg pour les filles, et entre 130 .et 230 mg pour les garçons.Le lait et le yogourt sont d'excellentes sources de magnésium.Un jVerre de lait (250 ml) contient 35 mg jde magnésium ; un pot de yogourt J250 ml) en renferme de 38 à 42 mg selon le parfum.On trouve aussi du 'magnésium dans les céréales, les noix, la mélasse, les légumes verts à feuilles et les lèves de soya.Une alimentation saine et équilibrée permet de combler aisément les |.besoins en magnésium.À la semaine prochaine.Prepare en collaboration avec le Département de nutrition de l'Université de Montréal DANONE Ce dessin» produit par l'ordinateur relié au système de radiochirurgie, illustre le crâne d'un patient et indique clairement la tumeur et le plan de traitement en arcs.On distingue ici quatre arcs de traitement, dont les faisceaux s'additionneront sur la tumeur.Les barres noires autour de la tête représentent le cadre portant les coordonnées de cartographie du cerveau.La tumeur ciblée ici était fatale en quatre ou huit semaines, si laissée à elle-même.Les malformations artérioveineuses, qui laissent échapper du sang dans le cerveau, sont guéries dans 80 % des cas par la radiochirurgie.Cette technique est également une alternative valable pour les métastases au cerveau de personnes âgées, qui ne supporteraient pas la chirurgie.La radiochirurgie consiste à faire converger vers le tissu malsain des faisceaux de rayons-X de haute énergie, en provenance de multiples directions.Au cours du traitement, le collimateur ( laissant échapper les faisceaux ) et la table sur laquelle repose le patient sont bougés, afin que la source des rayons se déplace suivant un arc sur le crâne.L'addition de multiples faisceaux au point d'intersection a pour effet de nécroser les tissus visés.« Le fait de traiter en arc permet de maximiser la dose administrée au tissu cible, tout en ménageant les tissus sains, explique la physicienne Maryse Mondât.Un traitement représente en général cinq arcs de 10 à 30 degrés.On limite autant que faire se peut le passage des rayons sur les nerfs optiques, les yeux et le tronc cérébral.» L'intervention Après les tests nécessaires pour déterminer la nature, la position et la taille des tissus à irradier ( par tomographic artériographie ou ré-sonnance magnétique )) l'équipe et le patient sont prêts pour la radiochirurgie.L'intervention commence tôt le matin par la pose du « cadre stéréotaxique », lequel sert, d'une part, à immobiliser la tête du patient lors du traitement et, d'autre part, à fixer une boîte avec marqueurs qui permet de cartographies en trois dimensions le cerveau.Le cadre est fixé au crâne par des vis, moyennant une anesthésie locale.On calcule ensuite les doses à irradier et on les traduit en une combinaison d'arcs.Les effets secondaires sont peu fréquents.Il reste que dans environ 6 % des cas, la nécrose des tissus avoisinants produit une épilepsie ou un déficit neurologique.La radiochirurgie continue de faire l'objet de recherches pour de nouvelles indications, notamment un cancer du cerveau très agressif, le glyoblastome multiforme.« Nous commençons un protocole ces jours-ci, pour comparer deux traitements sur des glyoblastomes de moins de 4 centimètres, relate l'infirmière de recherche Marie-Claude Bélanger.Le premier traitement consiste en une combinaison de radiothérapie et de chimiothérapie et le second ajoute au premier une dose de radiochirurgie.» L'étude est dirigée par le Radiation Therapy Oncology Group de Philadelphie.Un autve protocole de recherche, prévu pour janvier, visera cette fois les patients qui ont une à trois métastases céiébi
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