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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
C. Cinéma
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1997-11-22, Collections de BAnQ.

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[" Montréal, samedi 22 novembre 1997 C inéma Comment ressusciter une morte de façon crédible sans recourir à la facilité ?Dans un immense bocal de liquide amniotique, flotte un corps dans la position hiératique des momies aux bras croisés.Un fragment d'ADN, et toc ! le lieutenant Ripley et le foetus qu'elle portait se retrouvent clones.MARC-ANDRÉ LUSSIER collaboration spéciale près avoir découvert qu'elle était enceinte d'un alien, Ellen Ripley sacrifie sa vie en se jetant dans une cuve d'acier en fusion.Ainsi se termine Alien 3.Métaphore à peine voilée d'une série qui, à cause d'un grave problème de re-ouvellement, court tout droit au suicide.Quelques années plus tard.Twentieth Century Fox annonce, contre toute attente, la mise en chantier d'un quatrième épisode : Alien The Resurrection ( que le public nord-américain pourra découvrir vendredi prochain ) avec, toujours en vedette, Sigourney Weaver.Cette dernière a en effet décidé de reprendre du service moyennant un cachet de.onze millions de dollars ! Et qui a-t-on choisi pour réaliser ce miracle ?Un Français, Jean-Pierre Jeunet ( Delicatessen ) qui s'est imposé avec son équipe européenne.Peu de gens auraient pourtant parié sur ce nouvel épisode.Non seulement le scénario de Alien 3, qui a généralement déçu les amateurs, semblait avoir scellé le destin de la série en faisant disparaître le personnage principal, mais le film n'a généré que des recettes de l'ordre de 55 petits millions de dollars sur le territoire nord-américain ( alors que le film en a coûté plus de 70 ).Même si Alien 3, réalisé il y a cinq ans par David Fincher ( qui devait plus tard signer Seven et The Game ), avait été un grand succès commercial, comment diable aurait-on bien pu soutenir l'intérêt d'une saga dans laquelle le personnage principal est disparu ?Par la nature même du récit.Alien 3 a pratiquement administré le coup de grâce à la sé-rie.Or, voici que l'opus no.4, grâce à la nouvelle équipe qui a été réunie pour le concevoir, suscite de nouveau la foi.Cela dit, l'enthou- siasme a beau avoir remontré le bout de son nez, il a quand même fallu régler la question du retour de Ripley.Comment faire revenir une morte de façon crédible sans recourir à la facilité ?Un nouveau souffle Le titre du nouvel épisode \u2014 Alien, la résurrection \u2014 est très éclairant sur la solution trouvée.Et rend bien compte de la pirouette dramatique qu'a trouvée le scénariste Joss Whedon ( Toy Story ) pour justifier le retour de Sigourney Weaver.Deux siècles après sa mort, Ripley, et par la même occasion la créature qu'elle portait en son sein, est en effet recréée synthétiquement d'après son ADN.Et voilà, le tour est joué ! Weaver, qui avoue être sur la défensive dès qu'il est question & Alien, s'est dite emballée par la richesse du scénario et les nouvelles facettes du personnage qu'elle pouvait dorénavant explorer.Ripley n'est en effet plus assujettie aux sentiments « humains », d'où une nouvelle liberté.Le fait que la Fox s'engage dans cette nouvelle aventure ne constitue pourtant pas la seule surprise.Pour la réalisation, les bonzes voulaient manifestement aller chercher un cinéaste qui pourrait apporter un nouveau ton, une vision, une esthétique visuelle, bref, du style.Si le nom de Danny Boyle ( Trainspotting ) a été un temps pressenti, le choix s'est finalement porté sur Jean-Pierre Jeunet.Avec deux longs métrages à son actif.Delicatessen et La Cité des enfants perdus, le cinéaste français a vite imposé un univers à tout le moins singulier.Rejoignant la lignée des Luc Besson et Jean-Jacques Annaud, deux cinéastes qui ont réussi à conserver leur personnalité tout en utilisant les grands moyens mis à leur disposition par la machine hollywoodienne.Jeunet est donc parti pour la ville du rêve avec Voir ALIEN en C 2 * r I 1 Alien, le résurrection est d'abord un film avec Sigourney Weaver ( au centre ) et Winona Ryder.* ¦ m # Winona Ryder dans la peau de la pirate Call ne s'en laisse pas Imposer par les gros bras.ui.rnais e e renai fil UJ9I3 Gj|6 L6U9] a 9 e portez un vêtement de collection / fait sur mesure pour \\JOU^S ' Participez au concours organisé par la Fondation Mode Matinée et La Presse.Vous pourriez être l'une des personnes chanceuses à gagner un vêtement conçu par l'un des 7 designers de mode québécois lauréats de la Fondation Mode Matinée.Tous les détails dans le cahier ÏYXO mercredi M9lM|QB Hiïi C2 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 22 NOVEMBRE 1997 - » - «\u2022 \u2022 \u2022 « m adolescence vue par Philippe Faucon LUC PERREAULT Un préjugé tenace colle au téléfilm, Format bâtard et fau-é, format de compromis, dit-on, snobé par le « vrai » ci-éma, bouche-trou des chaînes télévisées : on ne finirait plus d'énumérer les charges qui pèsent contre ce format maudit.A-t-il bien mérité la mauvaise réputation qu'on lui a faite ?Et s'il servait aussi parfois de tremplin à de véritables tempéraments d'auteur ?La distinction s'impose à l'occasion de la rétrospective Philippe ^\u2022Faucon à la Cinémathèque.Depuis jeudi, l'intégrale de l'oeuvre de ce > cinéaste français défile sur l'écran Claude-Jutra.Le bilan est à la fois mince \u2014 quatre longs métrages et une participation à un film collec- £ tif\u2014 et imposant.Une impression & «l'unité, de cohérence et d'originalité se dégage de ces films.On a beau évoquer les noms de Pialat, Rohmcr, Cassavetes, c'est finalement le style Faucon qui prend le dessus.Originaire d'Aix-en-Provence, il est devenu Parisien après des études en lettres et des débuts au cinéma par le biais de la régie.L'action de ses films se situe tantôt en province \u2014 comme à Marseille ou La Ciotat \u2014 tantôt à Paris ou dans la proche banlieue.Il tourne avec des budgets très modestes qui dépassent à peine le million de dollars.C'est, par choix qu'il a opté pour le super-16, à cause de sa légèreté et de sa souplesse.Ses acteurs sont inconnus à quelques exceptions près.Il a su en - deux films imposer notamment une Jeune actrice au visage très expres- sif, Catherine Klein, dont il s'est fait le producteur pour ses deux premiers courts \u2014et éventuellement son premier long \u2014 métrages.« Ma manière, soutient-il, consiste à coller à la réalité.Cet effet de réalité vient du fait des sujets abordés.» Le thème commun à tous ces films est l'âge ingrat, cette adolescence si fragile et les premières années de l'âge adulte.Dès L'Amour, le premier long métrage de Faucon, sorti en 1989, le seul incidemment qu'il ait tourné en 35 mm pour le cinéma, la réalité adolescente était abordée sous l'angle classique des premiers émois amoureux.Le sida « Mon intérêt pour cet âge, indique ce cinéaste de moins de 40 ans, vient de ce qu'il correspond en tout aux premiers pas dans la vie, tant sur le plan amoureux ou sexuel que comme le signal .de la séparation avec le milieu familial.C'est aussi le début de la confrontation avec les réalités de la vie, comme la maladie.» Dès Sabine ( 1992 ), l'inquiétude pointe dans cette oeuvre qui cher- A PHOTO ROBERT NADON.Là Le cinéaste français Philippe Faucon.chc toujours à coller de très près au réel.Le film s'inspire du journal d'une jeune femme morte du sida.« Ceux qui ont autour de vingt ans aujourd'hui, dit-il, vivent une jeunesse très difficile, beaucoup plus dure que celle que j'ai connue.Leurs rapports amoureux et sexuels ont été compliqués par cette maladie.L'avenir devant eux n'est pas très évident.Côté travail et insertion professionnelle, les difficultés sont immenses.» Faucon est revenu sur le thème du sida dans son film le plus récent, sorti l'an dernier.Mes dix-sept ans.D'abord réticent à traiter à nouveau ce thème, il a finalement accepté de porter à l'écran le récit de Barbara Samson, une jeune femme qui avait créé tout un émoi au petit écran lors d'une émission grand public.Elle y révélait être devenue séropositive dans le centre de repos où on l'avait envoyée à la suite d'une première relation sexuelle avec un garçon.Malgré la retenue du ton, le spec- talonr II*» r»»»nl c'pmnôrVtAr r\\f» - vre la révolte de cette adolescente, issue d'un milieu familial perturbé et qui n'a pas pu trouver dans l'institution qui l'avait recueillie la protection à laquelle elle avait droit.Les explications gênées du médecin et du personnel médical témoignent éloquemment de cette faillite.Pas de cadeaux Pour Faucon, les années 90 ne font pas de cadeaux aux jeunes.« J'ai l'impression qu'avec la crise et la gravité de l'époque, ces choses auxquelles ont cru les générations précédentes se sont écroulées ou paraissent moins évidentes.» Plus on progresse dans cette oeuvre, plus elle s'assombrit.Après le sida.Faucon aborde le racisme et la drogue, deux fléaux qui guettent aussi la jeunesse.Dans Muriel fait le désespoir de ses parents ( 1994 ), il est question d'homosexualité.L'héroïne découvre qu'elle préfère les filles aux garçons.« Mes personnages sont pousses par une nécessité de survie, explique Faucon.Ils cherchent à s'échapper d'un entourage oppressant, étouffant, éclaté, parfois même inexistant.» Seule note d'espoir, son sketch de L'amour est à réinventer ( 1996 ) qui affiche des couleurs moins tristes avec un titre très explicite.Tout n 'est pas noir.Parmi ses aînés, c'est Pialat dès L'Enfance nue qui l'a ébloui et qui continue à l'inspirer.S'il se reconnaît une parenté avec Rohmer quant à la façon de tourner, il estime s'en éloigner dans ses dialogues, ceux de Rohmer s'inscrivant dans une tradition littéraire ( qu'il fait remonter à Marivaux en passant par Guitry ), les siens étant plus improvisés.Il se reconnaît encore moins en Truffaut dont un seul film* on le devine, conserve sa faveur.Les Quatre Cents Coups.Avec le projet qu'il caresse présentement, il se propose de revenir au thème du racisme.Son scénario s'inspirerait d'un récit d'un jeune garçon d'origine algérienne qu'il a connu lors du tournage de L'amour est à réinventer.Ce jeune homme fut victime d'affrontements interethniques alors qu'il faisait partie d'un contingent de Casques bleus français en ex-Yougoslavie.« La société française aujourd'hui, conclut Faucon, est multiraciale et multiculturelle mais ça se sent plus dans la réalité de la vie qu'au cinéma.» \u2022 - Danny DeVito ( à droite ) et Matt Damon ( à gauche ) font la paire dans le film de Francis Ford CoppolafL7déa//sre( The Rainmaker ).L IDÉALISTE Tout simplement passionnant ! V g LUC PERREAULT O* \u2022 \u2022 Depuis quelques années, le cinéma américain a ; su exploiter habilement la série de romans à succès écrits par un ancien avocat, lesquels, drames ou polars, gravitent souvent autour de son ancienne profession.The Rainmaker est le sixiè-?me de cette série, mais on a l'impression qu'il s'agit du premier.Car il traite du début de carrière d'un jeune avocat.On a l'impression que c'est celui dans lequel l'auteur, John Grisham, ¦: s'est le plus projeté, celui qui évoque le mieux, \\ même en l'idéalisant, l'avocat qu'il aurait aimé ! être et, surtout, les raisons qui l'ont convaincu d'abandonner la pratique de ce métier.Le titre français, L'Idéaliste, pour explicite qu'il soit, rend compte de cette vision désabusée.La voix-off à travers laquelle s'exprime Rudy Bay-Slor, le protagoniste du film, établit une critique - constante de la profession d'avocat.Quand le film débute, Rudy, magnifiquement campé par * Je Jeune acteur Matt Damon, vient de terminer ses études en droit mais n'a pas encore obtenu k .sa licence du Barreau, une formalité que lui fera \u2022 d'ailleurs passer d'une manière fort inusitée le *- premier juge qu'il aura l'honneur de croiser.En quête d'un premier emploi, il frappe à la porte d'un gros avocat de Memphis ( Mickey Rourke ), lequel trempe dans des combines louches.Rudy va donc plutôt s'associer avec un raté de la profession.Deck Shifflet ( le savoureux Danny DeVito ), lequel, faute d'avoir obtenu sa licence, saura se montrer habile à fouiller les poubelles de ses adversaires.C'est ainsi que ce duo va se lancer dans la défense de la veuve et de l'orphelin.Principale cause à accaparer l'attention de Rudy, ce sera celle d'un jeune homme sur le point d'être emporté par la leucémie parce que sa compagnie d'assurances refuse de payer le coût d'une transplantation de moelle osseuse.Parallèlement à cette cause qui ressemble au combat de David contre Goliath, ce coeur sensible qu'est Rudy va venir en aide à une jeune femme victime de brutalité conjugale.On comprend que Francis Coppola ait été attiré par cette histoire qui cadrait si bien avec son image de redresseur de torts.Qu'on pense seulement, à cet égard, à Tucker.Avec un brio dont il n'avait pas fait preuve ces récentes années, le réalisateur d'Apocalypse Now s'attaque à ce sujet avec l'âme d'un jeune idéaliste.Le résultat m'a paru tout simplement passionnant.Si la profession d'avocat n'avait plus besoin d'ennemis, on n'avait jamais, par contre, pourfendu celle d'assureur avec une telle vigueur que dans ce film.Sachant se montrer pédagogue, Coppola développe son sujet avec un art tout simplement magistral.On reste ébloui devant le talent du jeune Damon, tout comme on rit des mimiques de DeVito.Les interprètes, qu'il s'agisse de Jon Voight ( en avocat de la compagnie ), de Claire Danes ( en femme battue ) ou de Johnny Whit worth ( le leucémique ), sont dirigés de main de maître.Décidément, il faut se réjouir de ce retour en force de Coppola.L'IDÉALISTE ( THE RAINMAKER ).Écrit et réalisé par Francis Ford Coppola d'après le roman de John Grisham.Image : John Toll.Montage : Barry Malkin.Musique : Elmer Bernstein.Avec Matt Damon, Danny DeVito, Claire Danes, Jon Voight, Mary Kay Place, Dean Stockwell, Teresa Wright, Virginia Madsen, Mickey Rourke.LITTLE SISTER Tiré par les cheveux LUC PERREAULT Après la caméra stylo, un jeune réalisateur hollandais, Robert Jan Westdijk, vient d'inventer la caméra scalpel.Son héros, Martyn, un vidéaste amateur, entreprend de découper la vie en images dans le but de régler de vieux comptes.Au moment où il refait surface après une longue absence, il décide de filmer les moindres faits et gestes de sa soeur, Daantje, une étudiante en arts.Caméra au poing, il s'insinue dans son appartement, ne laissant pas d'autre choix à la pauvre fille que de collaborer malgré elle à son projet.Tourné visiblement par une équipe de jeunes.Little Sister suscite à certains moments la sympathie.Mais trop souvent hélas ! ce film n'arrive qu'à provoquer un certain agacement quand ça n'est pas carrément une exaspération certaine.Comme ce parti pris, par exemple, de filmer en caméra subjective.Le procédé pouvait paraître justifié dans La Femme défendue de Philippe Harel.Ici, il frôle le voyeurisme, notamment dans la scène où la pauvre Daantje est filmée en train de faire l'amour avec son petit ami.Reste la thèse freudienne qui sert d'alibi à toute cette entreprise.Il y aurait eu entre le frère et la soeur une scène primordiale \u2014ramenée à plusieurs reprises dans le film sous forme de vieille bande super-8 \u2014dont le souvenir hante Martyn.C'est pour revivre ce moment avec sa soeur et dépasser le tabou refoulé, qu'il collerait autour d'elle avec autant d'insistance.Au-delà de cette thèse plutôt pesante, c'est l'invraisemblance de cette histoire qui soulève le plus de questions.Au fait, une bonne serrure empruntée au rayon des accessoires pour remplacer celle de l'appartement de Daantje aurait eu vite raison de Martyn dès la première séquence et par le fait même dç cette histoire tirée par les cheveux.LITTLE SISTER ( ZUSJE ), écrit et réalisé par Robert Jan Westdijk.Image : Bert Pot.Son : Mark Wessner.Montage : Herman P.Koerts.Avec Kim Van Kooten, Roeland Femhout, Hugo Metsers III, Ganna Veen-huysen.t V I ; AUEN / Suite de la page C l_ la ferme intention de ne pas vendre ' son âme au diable.Ne parlant pas un traître mot 'anglais, le cinéaste a tout de même réussi à poser ses conditions.Premièrement, il a exigé que la .fin; qu'il trouvait carrément nulle, *'«ok réécrite.Ensuite, Jeunet tenait à faire venir ses propres collabora-S'teiirs.Ainsi, Darius Khondji signe PU photographie, Pitof ( La Cité des I étants ptrdus ), les effets spéciaux.La résurrection d'Alien Hervé Schneid, le montage.Et l'acteur fétiche de Jeunet, Dominique Pinon, ne devrait pas avoir trop de mal, avec sa tronche impossible, à se fondre dans l'univers « aliénes-que ».Un tournage difficile Tout ce beau monde se retrouve ainsi à la tête de l'une des plus grandes productions américaines de l'année ! Lorsqu'il parvenait à s'arrêter de rire deux secondes.Jeunet devait se pincer à qdtlques reprises pour se convaincre qu'il ne rêvait pas.On imagine bien que toute cette folle aventure ne s'est pas déroulée sans heurts.Sur le simple plan de la communication.Jeunet s'est retrouvé à la merci d'une ( excellente ) interprète qui n'avait toutefois jamais travaillé sur un plateau de cinéma.Le cinéaste a eu de la difficulté à se faire comprendre.En fait.Jeunet a admis à la presse française qu'il a dû, pour sa propre survie, apprendre très^vitc quelques mots : tighter, wider, faster, et surtout.Shut the F.Up !.Le cinéaste en a été quitte pour quelques désillusions.À propos notamment de l'expertise des Américains sur le plan des effets spéciaux de plateau.De simples effets, comme un tir d'arme à feu ou un nuage de fumée, semblaient relever, selon lui, de l'exploit.Si l'élaboration technique du film a été difficile, Jeunet a par contre eu d'heureuses compensations.La liberté artistique quasi totale qu'on lui a laissée l'tfen effet beaucoup étonné.Et il insiste pour dire que le studio ne l'a jamais forcé à faire une modification contre son gré.En visite sur le plateau, le cinéaste Matthieu Kassovitz a d'ailleurs lancé cette jolie formule après avoir vu quelques Images : « On dirait un film de Jeunet avec des aliens dedans.».Qu'un cinéaste français ait pu tirer à lui une production de l'envergure de Alien T)\\e Resurrection en dit long sur la force de son style.et de son caractère! % la presse, montréal, samedi 22 novembre 1997 C 3 MORTAL KOMBAT H Un collage de niaiseries luc pcrreault Il fut une époque heureuse et burlesque où le cinéma faisait courir les foules à coups de tartes à la crème.Depuis une ou deux générations, ce sont les effets spéciaux qui ont pris le relais.Mais n'est pas Luc Besson qui veut.Mortal Kombat II se situe plusieurs coches en-dessous de Le Cinquième Élément.Ce film se présente comme un collage de niaiseries inspirées de films à recettes.Un zeste d'Indiana Jones, un soupçon de film de karaté, des réminiscences de mythologie grecque, des personnages tous plus fantaisistes les uns que les autres dont une femme à quatre bras qui mal étreint : il y avait amplement matière à en mettre plein la vue.Malheureusement, le résultat est d'une indigence telle que dès les premières images l'envie d'aller voir ailleurs vous saisit.On comprend que le cinéma doive avoir parfois des égards pour le public ado.Ce n'est pas une raison pour l'abrutir d'images de jeux d'arcade assorties d'une musique disco imbuvable.Passe encore pour le mélange des époques, des genres et des figures de héros.Mais il faut plus que des combats pour soutenir une action.Mortal Kombat II dont le scénario a été oublié quelque part sur une tablette et dont les personnages n'ont aucune consistance vient à nouveau d'en faire la preuve.MORTAL KOMBAT : L'ANÉANTISSEMENT( MORTAL KOMBAT : ANNIHILATION ).réalisé par John R.Leonetti.Scàtario : Brent V.Friedman et Bryce Zabel.Image : Matthew Leonetti.Montage : Peck Prior.Avec Robin Shou, Talisa Soto.Lynn Red Williams.Sandra Hess, James Remar.« wf.slky snhmcs.saisissant de vt.r1ti nastassja kinski.unk finesse it uni: prksenck sidérantes.l.uc IVittMult.l A l'KI SSI ^ - \\\\\\ riMlisiUn.irdo_ «ADii:uuvsvr^AS>> r* I WESLEY SNIPES UASwSSJA KINSKI KYIImScLACHLAN MING-NA WEN et ROBERT DOWNEY JR.POUR UNE NUIT il vi.de o.\\/ \\n.ni si.wd s0^^ ALLIANCE ANS + uauci nnuuci \"«OUI PlAYtHS-1 PARISIEN» 1 CONSULTEZ LES GUIDES HORAIRES DES CINÉMAS o.[77 *AMOirs p^Attn-11-CMimi oocom-1 r~~-cwtn.ii ooeo«-1 f.f.% PWTKOAIttOj 1 EBYfmié^» 11 CcTMP-ÏBtB 1 ?UN SUSPENSE PROVOCANT QUI VOUS TIENDRA EN HALEINE NE LE MANQUEZ PAS \u2022 - Paul Wunder.WBAI-RADIO NEW YORK ¦Hà ?^W^^îîr 1 A ,M
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