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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Livres
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1997-12-07, Collections de BAnQ.

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[" B Montréal, dimanche 7 décembre 1997 Livre s la Presse De la mondialisation Débâcle économique, chômage, inégalités, nivellement culturel.La mondialisation est-elle vraiment conforme à ce discours apocalyptique?Des voix discordantes se portent à la défense du phénomène le plus marquant de cette fin de siècle.page B3 Alain Mine La j # de V apres-roman a j ïfid i \u2022 I PATRICIA BERGERON collaboration spéciale «Le matin où je finis un roman, je crie un immense Yahoo! de délivrance qui s'entend dans toute la maison)», répond comiquement Michel Tremblay, interviewé entre deux dédicaces au Salon du livre de Montréal.«C'est seulement deux ou trois jours plus tard que je vis un post-partum.Là, le doute me tombe dessus.Je me dis que je suis le pire écrivain de l'histoire de la littérature (et autres gentillesses) et ça dure jusqu'à temps que je me relise.» Le blues de Paprès-roman, Michel Tremblay Ta ressenti cruellement.«Je viens du théâtre.Pendant dix ans, j'enfermais 850 personnes par soir dans une salle et je guettais leurs réactions.Quand mon premier roman est sorti, la présence du public m'a manqué.Je ne pouvais pas savoir où ils liraient mon livre (dans l'autobus, dans le bain), à quel endroit ils riraient.Heureusement, mon premier livre est sorti l'année du premier Salon du livre.J'ai pu parler à mes lecteurs et ça m'a aidé.C'est une des raisons pour lesquelles j'aime tant le Salon du livre», conclut-il, attablé au stand Leméac, heureux, avec des lectrices tout autour.Il y a probablement autant de manières de vivre (et surtout de décrire) le post-partum romanesque qu'il y a d'écrivains sur terre.Tout est question de tempérament, d'intensité émotive, voire de rapidité d'écriture et de méthode de travail.L'écrivain qui consacre sept ans ou plus de sa vie à la gestation et à l'écriture d'un roman aura-t-il plus de difficultés à couper le cordon que celui qui, comme Tremblay, publie plus vite que ses lecteurs ne le lisent?C'est plutôt l'inverse, bizarrement, mais allons-y doucement avec la généralisation des blues littéraires.L'affirmation est vraie pour Yves Beauchemin, qui a mis sept ans pour écrire Le Matou, huit pour Juliette Pomcrleau et sept pour Le Second Violon (en rédigeant des romans jeunesse pour se reposer entre deux gros romans!) et qui ne vit pas de post-partum, ou presque.«Il y a différentes phases.La vraie fin de rédaction est celle du premier jet.Après, ce n'est pas de la cuisine, mais c'est du travail sur du déjà-écrit.Le gros a déjà eu lieu.Je dirais que les six derniers mois sont assez fébriles, puis le cordon est définitivement coupé avec la tournée de promotion, quand le livre devient public.» S'il sait en quoi consiste le trac d'une parution nouvelle, Yves Beauchemin ne connaît pas l'angoisse du prochain roman.«Je commence à accumuler des matériaux pour le prochain avant la fin du premier jet.Mes calepins se remplissent de notes et forment une mine de matériaux.» Voir BLUES ni B 6 Un ouvrage de «choix»! Un cadeau pour toute la famille! m ¦ -, *LK mondi: dit TRAVAIL DICTIONNAIRE S E P T E M B R E DES MÉTIERS ET PROFESSIONS SUIVI DU GUIDE CléO, DES CLÉS POUR S'ORIENTER ¦ Le premier dictionnaire contemporain des carrières, destiné aussi bien aux spécialistes qu'au grand public.¦ 1 500 professions courantes et émergentes décrites sur le double plan des tâches et dos attitudes ¦ En complément: ^feg fJTl Cléo, un guide pratique complet du monde du travail enrichi de clés d'orientation personnelles.^™ Reliure cousue, couverture rigide, 17 cm X 25 cm, 480 pages, 34,95 $ dans toutes les librairies SEPTEMBRE LA PRESSE, MONTRÉAL.DIMANCHE 7 DÉCEMBRE 1997 Livres John Newmark BIOGRAPHIE La « belle époque » de John Newmark CLAUDE GINGRAS John Newmark fut pendant une trentaine d'années le pianiste-accompagnateur le plus en demande à Montréal ; sa réputation s'étendait d'ailleurs à l'Amérique et même à l'Europe, où il joua et enregistra notamment avec le légendaire contralto britannique Kathleen Ferrier.Six ans après sa mort, l'historienne Renée Maheu, déjà biographe du couple Simoneau-Alarie et de Raoul Jobin, raconte la vie et la carrière de Newmark en l'augmentant d'une reconstitution très fouillée du milieu musical où il évolua.On revit ainsi \u2014ou on découvre, selon l'âge que l'on a \u2014 ce que fut la vie musicale ici et ailleurs dans les années qui suivirent la guerre de 1939-45.Le titre, poétique, que Mme Maheu a donné à son livre.Un Piano sur la mer, nous situe tout de suite.Fuyant l'Allemagne hitlérienne parce qu'il est juif, mais capturé par les Alliés parce qu'il est allemand, H ans Neu mark, qui n'est pas encore John Newmark, est envoyé en bateau vers une terre inconnue.qui sera le Canada.Avec d'autres, il fait de la musique dans les divers camps où il est détenu comme « prisonnier de guerre », dont celui de Lennoxville, près de Sherbrooke.Libéré, il cherche du travail à Toronto et en trouve finalement à Montréal, où il sera très vite « adopté », surtout qu'il apprendra rapidement le français.Newmark fut non seulement l'accompagnateur de nombreux chanteurs mais égale- ment chambriste et même récitaliste, se produisant sur son fameux piano Clcmenti dont Mme Maheu raconte l'acquisition avec humour.Lettres et témoignages de contemporains émaillent la lecture et lui donnent beaucoup de relief.Newmark fut aussi peintre à ses heures et le livre contient plusieurs reproductions en couleur de ses toiles.J'ai bien connu John Newmark.Nous étions voisins, rue Crescent, je le rencontrais souvent, j'ai même tourné ses pages alors qu'il préparait ses concerts.Je ne garde pas un bon souvenir de l'homme, l'ayant trop souvent entendu dénigrer les gens, les institutions et les habitudes du pays où il gagnait maintenant sa vie, et fort bien du reste.Mme Maheu ne dit rien de ce côté détestable de Newmark, sans doute parce qu'elle l'a peu fréquenté.Elle se concentre sur le musicien, qui était indiscutablement d'envergure, sur l'homme du monde, qui était brillant, et sur son époque, dont elle nous fait respirer l'irremplaçable parfum.Il serait dommage de reprocher à l'auteur la simplicité, voire la naïveté, de son style, qui reste direct et même touchant, dommage surtout de s'attarder aux nombreuses erreurs dans les noms et fautes d'orthographe, car le récit comme tel est fort bien mené.UN PIANO SUR LA MER I JOHN NEWMARK ET SON TEMPS.Renée Maheu.Éditions Les Intouchables.Montréal.1997.410 pages.À l'occasion de la parution de FLEUR DE LYS D'hier à aujourd'hui de Hélène-Andrée Bizier et Claude Paulette LES ÉDITIONS ART GLOBAL et La Presse Vous offrent la possibilité de gagner ce somptueux bijou en or et 20 exemplaires de l'ouvrage.f Un très beau livre d'art en couleurs abondamment illustré de 160 pages, dont plusieurs sont rehaussées d'une impression en or.Plus de 200 illustrations.Relié sous couverture couleur.Format : 12 po sur 9 po Prix : 49,95 $ Distribution : Fides Réplique d'une agrafe de manteau royal ornée d'une fleur de lys, datant du xiv siècle, dont l'original est conservé au Musée du Louvre.Reproduite en un seul exemplaire en or 18 carats serti de pierres précieuses par la Galerie Arto à Montréal.Valeur : 5 000 $ -K- Question Réponse : Nom Quel était le nombre de fleurs de lys sur la croix élevée par lacques Cartier, à Gaspé, le 24 juillet 1534 ?Adresse Ville_ Prénom App._ g Code postal Téléphone Veuillez remplir le bulletin de participation et le faire parvenir avant le 15 décembre 1997 à : La Presse, Concours Fleur de lys C.P.11051, Suce.Centre-ville Montréal, QC, H3C 4Y7 Fac similé fait à la main accepté.Concours réservé aux personnes de 18 ans et plus.Les règlements du concours sont disponibles à Lû Presse.Valeur totale des prix : 5 999 $ Le tirage aura lieu le mardi 30 décembre 1997, à midi, dans les locaux de La Presse.Prévoir un délai de trois semaines pour la réception des prix.Dieu en direct / François llarvey ELISABETH BENOIT collaboration spéciale Dieu aime les plats mijotes, est contre la télévision, a lu Kafka, possède un service de contre-espionnage et voit le monde de son balcon.Il y a des religions qui interdisent de le représenter, mais il y a aussi quelqu'un qui s'est mis en tête de l'interviewer.François Harvey est journaliste.L'Interview avec Dieu est son premier livre.L'idée est assez folichonne et ne manque pas d'intriguer.Mais le danger, avec une idée comme ça \u2014 on y pense avant même d'ouvrir le livre\u2014, c'est de la mettre en pratique.Parce que Dieu, dès qu'il ouvre la bouche, il risque très fort de nous décevoir.Et c'est plutôt ce qui arrive, même s'il a aussi ses quelques bons moments.Dieu, à condition d'aimer les coq-à-l'âne un peu surréalistes du genre : la défaite, « c'est un bonbon fourré au chocolat et orné de fleurs », et la victoire ?« elle reçoit les bagages ».Le livre de François Harvey est un drôle de mélange.Dieu donne son opinion sur tout et sur rien.Sur le bien, l'amour, la vérité, le péché, mais aussi sur le confort, l'orgasme, le chômage, la lune, et beaucoup d'autres encore.L'interviewé a la langue bien pendue, et il a la réplique parfois sentencieuse, parfois obscure, poétique ou morale.Il nous conseille, entre autres, de retrouver « la simplicité des hippies » et d'oublier la fiscalité.Quand Dieu nous apprend qu'il a décidé de « décorer » et de mettre en valeur le monde pour plaire à sa « compagne », ou quand Dieu se mêle de commenter le conflit israélo-arabe à l'aide de formules qui n'arrangent rien ( « Ils constateraient bientôt que le ciel au-dessus d'eux est le même pour tous.» ), on se dit que, vraiment, on se contenterait d'un Dieu un peu moins humain.L'interviewé est beaucoup plus fulgurant lorsqu'il reste confiné dans l'absurdité des « la messe ne vaut pas un bon western ! », « le temps est un coupe-cigare », ou lorsqu'il affirme que l'horreur, « c'est équeuter des cerises quand on vit sous un mandarinier ».Est-ce que l'omniscient délire ?Lorsque l'intervie-weur ose poliment le suggérer, l'autre a en tout cas tôt fait de s'indigner : i * 1.':.kl* 7 si (y t: y.A.pouls d'une certaine réalité.On sent très fort la critique sociale et l'écart extravagant qu'il y a entre riches et pauvres.De par la multiplication des tableaux, la machinerie romanesque est assez imposante, et on sent quelque peu les rouages grincer et l'intrigue prendre son élan.Entre l'enquête de Falcucci ( Brésil ), les tribulations de Forget ( Europe ) et les manigances d'Uchoa ( Europe et Amérique latine ), beaucoup d'éléments s'insèrent qui contribuent à produire un récit très éclaté, qui donile très peu dans le suspense.L'autre côté des choses, c'est que Korn-Adler réussit à donner un aperçu assez complexe et nuancé de la situation.Au-delà des stéréotypes ( toujours efficaces ) qui découpent à grands traits les personnages principaux, l'auteur a su s'attarder à la réalité de ses multiples personnages secondaires.La cuisinii brésilienne qui dérobe des bébés nuit et qui a troqué sa conscience contre un compte en banque, la riche étrangère qui attend depuis trois ans un rein pour son fils mourant, chacun a sa petite histoire.De propos du thriller demeure cependant sans compromis, et Korn-A^-ler condamne vertement la situation qu'il a inventée, mais campée dans un univers qu'il connaît àc près, lui qui est neurologue au Brésil ( d'origine belge ).En gros, La Vie aux enchères est un thriller assez réussi, d'une lecture tout à fait agréable, quoique dure.De quoi se caler dans un fauteuil par une longue soirée d'hiver.LA VIE AUX ENCHÈRES.Raphaël Korn-Adler.Québec Amérique.Montréal, 1997, 503 pages.LE BOSSU DE L'ÎLE D'ORLÉANS Contes de ma petite vache La Presse On connaît la légende de « ma petite vache a mal aux pattes ».Sou-Hères éditeur l'a ressuscitée pour coiffer sa collection de petits contes où il publie notamment celui de Cécile Gagnon, invitée d'honneur au dernier Salon du livre de Montréal, et qui se spécialise notamment dans l'art de dénicher les plus belles légendes du Québec.D'autres petits livres, notamment de Louis Émond, Carmen Marois et de An-gèle Delaunois figurent dans cette collection.LE BOSSU DE L'ÎLE D'ORLÉANS, Cécile Gagnon.Soutiens éditeur, Montréal, 1997, 48 pages.Le trafic d'organes humains existe-t-il?La Vie aux enchères de Raphaël Korn-Adler Un thriller puissant «Un livre passionnant et effroyable en même temps.» Carmen Montessuit, Journal de Montréal «Le premier roman de Raphaël Korn-Adler fait frémir.[.] la force seule de l'horreur apporte une autre dimension au thriller.» Jean-Claude Surprenant, Le Droit «Quand la fiction s'approche à Ce point de la réalité, c'est à donner \u2022 la chair de poule.Un roman-choc à lire absolument.» Valérie Lessard, Ce Soir en couleur.SRÇ Onrario-Outaouius ; ; QUÉBEC AMÉRIQUE http://www.qiichcc-timerlque.com CHAPLEAU .\u2022 A .\u2022 caricatures 120 pages \u2022 18,95 $ Venez rencontrer Serge Chapleau Avec les dessins de Ser$e Chapleau, vous verrez que l'actualité politique est^^^ encore bien plus drôlejfjuu\\l on en rit.,, après coupA Je pense donc je 1 is Et Qui m'aime me lise.le Parchemin DEPUIS 1966 MÉTRO BERRI-UQAM POUR LES «PÈRE ?IOÊL» EN J PANNE D'IDÉES : CHÈQUES-CADEAUX DISPONIBLES AU MONTANT DE -> VOTRE CHOIX.LE PETIT ROBERT LE PETIT ROBERT DES NOMS WOIWS LE PETIT ROBERT Grand jonnat ***** \u2022 \u2022 .\\.Robert I iy>rf 48,95 $ LE POU ROBERT LHSNOMSPHOPKfcS Vmwi fonual ** .»« # Robert noms propres nj&f 57,95 $ U: -W0Ï3LRÏ & COLLINS S t N I O R Robert I grand format 99$ Il ROBERT scifkSiMOk R Robert noms propres grand formai *>j#Ç 79,95$ Lt ROBERT MICRO I \\N«.l » lk\\M MM \u2022.\u2022 .'«t'a .« ;v.* Robert & Collins senior 4fr-r îs^s $ Robert « usuels » synonymes et contraires (M Robert & Collins du management A9j*f 39,95 $ Ouvert le dimanche de12hà1/h Prix en vigueur jusqu'au 31 décembre 1997 1500, rue Berri Métro Bcrri-UQAM.Montréal (Québec) H2L 2C9 Tél.: (514) 845-5243 \u2022 Télécopieur : (514) 844-6485 l)l M WCIII 7 DI.CIAIBRI.de h à h 50 i\\ In librairie Cl IAMPKJNY TTSO, S;iint-!)cnis, Montréal B4 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 7 DÉCEMBRE 1997 Livres L'amour, vu du côté du mal-aimé TOUT EN LISANT Jacques Folch-Ribas collaboration spéciale Rien de plus beau que les amours contrariées.C'est beau, parce que c'est triste.La femme de chambre de la comtesse le sait bien, elle qui se fait pleurer en regardant à la TV les amours malheureuses qu'elle ne connaîtra jamais.Quel poète a dit : Les chants desespérés sont toujours les plus beaux ?Imaginez un instant, oh, juste un petit instant, pour rire : que Madame Bovary aimait profondément son niais de pharmacien ; que Madame Tosca n'était pas désirée par le baron Scarpia ( ce qui lui laissait filer le parfait amour avec son peintre favori ) ; que Frédéric Chopin se couchait de bonne heure aux côtés de Madame Sand qui lui mettait des ventouses, lesquelles réussirent à le guérir de sa mauvaise grippe ; que Roméo et Juliette étaient orphelins ; et même que le serpent du jardin d'Éden, faisant sa petite promenade digestive, n'aperçut pas Eve qui folâtrait sous un pommier.Imaginez ! Plus d'amours contrariées.Plus de romans, plus de littérature, plus d'opéra, plus de musique, même plus de religion ! L'horreur.C'est probablement à cause de cela que l'un des plus talentueux romanciers français ( vous voyez que j'y vais fort, bah, qu'est-ce que je risque, sinon un lecteur mécontent ?), il se nomme Milovanoff, Jean-Pierre, retenez ce nom, vient de remporter le Goncourt des lycéens avec une histoire d'amours contrariées.Belle comme le sanglot du poète et le désespoir de l'artiste maudit.Vue du côté du mal-aimé.Le mal-aimé, c'est Sacha Mali-noff ( qu'il ne faut pas confondre avec Milovanoff, l'auteur, puisque c'est marqué : roman ).Sacha tombe en amour de la belle Cynthia \u2014 comme on tombe au fond d'une oubliette, dans laquelle on n'oubliera rien.Cela se passe à la faculté de Montpellier, durant la classe d'archéologie mésopotamienne du célèbre professeur Pontécorvo.Mais, hélas, Cynthia ne semble pas amoureuse, voilà où se trouve la contrariété.« Ah, qui dénoncera le mal que nous fait la mémoire ?» dit l'auteur, prenant ainsi un peu le contre-pied de Marcel et de son temps perdu, il était temps en vérité, nous avons failli attendre.Cynthia, donc, peu amoureuse, invite cependant Sacha dans la grande maison de famille, qu'on appelle le Mas des Paons.Rien de tel qu'une grande maison, voire un château, pour créer une lumière poétique, une réminiscence douloureuse, des plaisirs tristes, bref : un roman d'amour au sens noble du mot.Au sens tragique.Nous savons cela depuis le palais de Thésée et le château d'Hamlet.Dans cette grande maison, Sacha découvrira peu à peu les secrets d'une famille.Ceux d'un jeune idiot, Ugo, à l'oreille très fine.Ceux de Nino, le père de Cynthia, qui passe sa vie à peindre, et uniquement des paons.Un peu plus tard, ceux de l'ancien maître des lieux, Salem Salomon.Celui-là mérite à lui seul un roman.Roman d'aventures, d'amours ( naturellement contrariées ) et de poésie, enchâssé dans le roman de Sacha et de Cynthia.Salem Salomon ( résumons ), le grand-père, fut un enfant trouvé sur le seuil d'une église, un illettré, qui perdit un bras à la guerre, qui devint gangster grâce au prêtre qui l'avait recueilli ( î ), puis millionnaire, puis père de Nino ( mais ce n'est pas tout-à-fait clair ).Il acheta en Italie tout un camion empli de paons, qu'il offrit à son fils le peintre, et voilà toute l'histoire \u2014 aussi mal résumée que possible.Dieu sait que nous en sommes capable.Pauvre Sacha qui se souvient de tout ! Voilà sa belle Cynthia qui se marie, devinez avec qui, avec l'infâme professeur Pontécorvo, puisqu'il faut que dans toute histoire d'amour il y ait un infâme.Il faut aussi qu'il y ait une fin.Triste, si c'est de l'amour triste.Joyeuse, si c'est de l'amour pour le genre humain, qui mérite en ce cas l'optimisme le plus béat.Mais voilà, Milovanoff est bien au-delà de ces choix indigents pour femme de chambre sentimentale.Le Maître des paons est le roman du souvenir, et de la déréliction.Un bonheur qui en vaut bien un autre.Le bonheur du mal-aimé.LE MAÎTRE DES PAONS, Jean-Pierre Milovanoff.Éditions Julliard, Paris, 1997, 219 pages.IDÉES Regard plus sobre sur la mondialisation AGNÈS GRUDA On nous a prédit le pire : la débâcle économique sur fond de chômage et d'inégalités exacerbées, l'effritement des protections sociales et l'avènement d'un McWorld culturel écrasant sous son rouleau compresseur toute voix véritablement originale.La mondialisation charrie-t-elle vraiment toutes ces calamités ?Parallèlement au discours apocalyptique, de plus en plus de voix se portent à la défense du phénomène le plus marquant de cette fin de siècle.Au-delà de la menace qu'elle représente, particulièrement pour les sociétés riches habituées à leur confort, la mondialisation peut aussi être vue comme un défi, une chance à saisir pour peu que l'on fasse un peu de ménage dans nos clichés.C'est la thèse principale défendue par Alain Mine, le prolixe essayiste français, dans son dernier bouquin au titre évocateur : La Mondialisation heureuse.Mine s'appuie sur un axiome : la mondialisation est.Quoi que l'on fasse, la libre circulation des capitaux est devenue irréversible.Autant faire en sorte qu'elle nous profite.Pour y parvenir.Mine préconise la technique du judoka qui prend appui sur sa faiblesse et la transforme en force.La mondialisation menace nos acquis, mais elle ouvre aussi de nouveaux horizons.Au lieu du repli frileux et du rejet inutile, mieux vaut foncer et assumer cette nouvelle réalité.Mais avant, il faut déconstruire le kit idéologique de ses détracteurs et Mine s'y attache avec un plaisir évident.Le chômage ?Mais il n'a rien à voir avec la nouvelle perméabilité des frontières.Dans les faits, à peine deux ou trois p.cent des travailleurs occidentaux sont concernés par la concurrence des pays pauvres.Aux États-Unis, les importations de produits du Sud ont saccagé six p.cent des emplois non Quoi que Ton fasse, la libre circulation des capitaux est devenue irréversible.Autant faire en sorte qu'elle nous profite.' qualifiés, lesquels composent à peine 18 p.cent du marché de l'emploi.Faites le calcul.La crise du travail n'a rien à voir avec la mondialisation, selon Mine, et tout à voir avec l'évolution naturelle des économies de marché.Idem pour l'accentuation, réelle, des inégalités.En 20 ans, l'écart entre les plus riches et les plus pauvres s'est creusé de 40 p.cent : un grand rêve égalitaire, celui des années d'après-guerre et de l'État-providence, est effectivement en train de s'effondrer.Ce n'est pas étonnant, puisque nos économies sont de plus en plus fondées sur la production d'idées : les inégalités sont forcément plus flagrantes.Mine se rabat ici sur les lois de la « gravitation économique » et absout la mondialisation de toute responsabilité à ce chapitre.La mondialisation a le dos large et sert à tort de bouc émissaire aux victimes de ces immuables lois.Et c'est aussi parce que ces victimes, les classes moyennes pour ne pas les nommer, s'accrochent à leurs privilèges, que le taux de chômage est aussi élevé : le poids des charges sociales inhibe la création d'emplois et crée un nouveau lum-pen prolétariat, un fragment de société sans voix au chapitre.Dans son style habituel, affirma-tif, incisif et verbomoteur, Alain Mine ébauche le cadre à l'intérieur duquel l'Occident peut cheminer vers le bonheur global.Il faut selon lui troquer le rêve d'égalité pour le rêve \u2014 plus réaliste \u2014 d'équité, en modulant les droits sociaux en fonction des moyens et besoins de chacun.Il rejette la voie de l'ultra-libéralisme et prône une intervention limitée de l'État dans le sens que suivent déjà les pays de l'Europe nordique.Dès lors, tout ira bien.À moins que la mondialisation ne se casse la gueule sur un des écueils : par exemple, l'un de ces nationalismes qu'elle exacerbe sur son passage.Scénario à éviter, il va sans dire.Dans le même ordre d'idées, quoique dans un style différent et avec des accents plus philosophiques, Zaki Laïdi, professeur de sciences politiques et chercheur au Centre d'études et de recherches internationales à Paris, affirme lui aussi que la mondialisation est inéluctable.Ce n'est ni un modèle, ni un piège, mais « une épreuve de vérité », dit-il dans un court essai sous forme de questions-réponses, Malaise dans la mondialisation.En fait, la libéralisation des échanges s'inscrit dans une tendance lourde amorcée depuis les guerres napoléoniennes : la tyrannie des marchés existait déjà à la fin du 19e siècle.Le processus s'est interrompu entre les deux grandes guer- res, ce n'était qu'un répit.Comme Mine, Zaki Laïdi reproche au discours dominant de tout mettre sur le dos de la mondialisation.La réalité est de loin plus complexe.Le commerce mondial ne contribue que pour un cinquième au déclin de la demande des travailleurs non qualifiés, affirme-t-il faisant écho à Alain Mine Ce qui est nouveau, c'est que la mondialisation va aujourd'hui plus loin que l'échange de biens : les sociétés s'observent, s'épient, se comparent.Ce ne sont plus seulement les produits qui sont compétition, mais les systèmes sociaux.Zai Laïdi traque les paradoxes de la mondialisation.Uniformité culturelle?C'est vrai que la production culturelle mondiale se dirige de plus en plus vers le plus petit commun dénominateur, recherche les mêmes sonorités, affadissant la création artistique.Oui, mais parallèlement, on assiste à la montée d'une nouvelle diversité, celle des « créations métissées de la mondialisation culturelle », qui trouve sa voix avec Salman Rushdie ou le World Beat.De toute façon, il y a des limites à l'uniformisation.On peut mondialiser les styles de vie, pas la vie, affirme l'auteur.Autrement dit, le menu peut changer sur nos tables, se ressembler étrangement d'un bout à l'autre de la planète.Pas la manière de manger.Le grand enjeu de la mondialisation, selon Laïdi, c'est la place qu'elle laisse dans nos sociétés aux liens économiques.S'ils sont prépondérants, on est foutus.Mais ce n'est pas inéluctable.Pour prévenir le pire, à gauche et à droite, il faut réinventer les discours.Quant à l'État, il a plus que jamais son rôle à jouer.Il reste l'ultime « producteur de sens », destiné à « éclairer la société sur les enjeux de l'avenir.» Ah oui ?LA MONDIALISATION HEUREUSE, Alain Mine.Pion, Paris, 1997,260 pages.MALAISE DANS LA MONDIALISATION, Zaki Laida.Les éditions Textuel, Paris, 1997,135 pages.LES BEST SELLERS Éditions québécoises Fiction (romans) 1 Un Objet de beauté Michel Tremblay Leméac 2 Le Petit Prince retrouvé Jean-Pierre Davidts Les Intouchables J3) (D 3 Le Charme des après-midi sans fin Dany Laferrière Lanctôt (2) Essais 1 Céline Georges-Hébert Germain Libre Expression (3) 2 Céline Dion, une femme au destin exceptionnel Jean Beaunoyer Québec Amérique (3) 3 Le Temps qui m'a manqué Gabrielle Roy Boréal (D Éditions étrangères Fiction (romans] 1 Le Ranch Damelle Steel Les Presses de la Cité (3) 2 Attentat Amélie Nothomb Aibm Michel 0) 3 L'Abyssin Jean-Christophe Ruffin Gallimard (5) Essais 1 Mille Soleils Dominique Lapierre Latfont (2) 2 La Civilisation inconsciente John R.Saul Payot (6) 3 La Maison Windsor Kitty Kelley Les Presses de la Cité (10) Livres pratiques 1 Guide du vin 96 Michel Phaneuf L'Homme (3) 2 Guide de l'auto 98 J.Duvai.D.Duquet L'Homme (8) 3 101 Restos de Montréal Josée Blancherte Boréal (5) Les listes nous sont fournies par les librairies suivantes: Archambault, Bertrand, Champigny, Le Fureteur (St-Lambert), Garneau, Guérln, Hermès, René Martin (Joliette).Monet, Le Parchemin, Les Bouquinistes (Chicoutimi), Payette (Sherbrooke).Guy Poirier (Trois-Rivières), Raffin, Sons et Lettres, Librairie Smith (Promenades de la Cathédrale).EN QUELQUES MOTS par Pierre Vennat André Luriictin Cinq couleurs Planète rebelle ¦ Le monde du livre connaît bien André Lemclin.On lui doit la revue de nouvelles Stop qui existe toujours après 12 ans, il a eu son journal littéraire et sa librairie spécialisée dans le polar.Et le voici qui vient de lancer une nouvelle maison.Planète rebelle, dont le mandat est de publier des bons livres représentables ( en tout ou en partie ) en spectacle ou en performance.Comme c'est le cas pour son nouveau recueil.LES LAIS DE MARIE DE FRANCE Vm>'(»»>.< i* iot:ni' .«\u2022 > OBERT fîetnaffttn ¦ Ci t&â .LE ROBERT BENJAMIN ord 25.95$ 19rS5S COLL.JE M'AMUSE AVEC £ (4 TITRES DISP.) crû.I7.95$ch 14,95$ Ch.v 3* . .s - 7 ANS D'AVENTURES AU TIBET ord 19.95$ 15,! COLLECTION JEUNES CRÉATEURS (4 TITRES DISP.) ord 19.95$ ch 15,r5S Ch.(tan-Paul CHIcs RI0PSLLE SI VIGMEAULT dans votre salon! Gravures originales et d'interprétation de Jean-Paul Riopelle Liminaire et textes de Cilles Vicneault ord 150.00$ 120,00$ ffU'ACI M LE DESIGN DU 20* SIÈCLE ord.49.95$ 39,95$ a h dHJÊXAN l/ati du iiwquilloRe XV/ toque! w * W-i\"»Rl \u2022S\"cv f LIVRES-CASSETTES \u2022 CASSE-NOiSETTE \u2022 LA PETITE FILLE AUX ALLUMETTES ord 9.95Sch 7,95S Ch.».:.'.\"5 / HP LA PASSION DU HOCKEY ord 45.00S 35,95$ ABRACADABRA MANUEL DE MAGIE BLANCHE ord 29.95S 23,95$ LE PETIT ROBERT IL FAUT LE CROIRE POUR LE VOIR ord 24 95Scn 19,95$ Ch.LE PETIT ROBERT DICTIONNAIRE DE LA LANGUE FKANCAISë ord 72.95S 59,35$ COSMETiQi ï-Ml.X«(->.! .Ut\t \t \t \t \t -«¦»\t \u2022\t- - LE GUIDE DES COSMÉTIQUES ord 18.95s 14,95S LE PLUS GRAND MYSTÈRE DU MONDE ord 18.95S 1 5,95$ LE ZUBIAL ALEXANDRE JARDIN ord 24.95S 19f! L'ART DU MAQUILLAGE SERGIO KOKIS ord 24.95S 22,95$ MICHEL WIN0CK Le siècle des intellectuels LE SIECLE DES INTELLECTUELS ord 39.955 35,95$ COLL.CACHE-CACHE (5 TITRES DISP.) ord.19.95Sch 15,95$ Ch- VANNEE FORMULE 1 L'ANNÉE FORMULE 1 .1997-1998 ord 49.95$ 39,! - «m »\u2022««\u2022\u2022 PENNAC COLL.SAVEURS ET REFLETS DU PASSÉ (9 TITRES DISP.) ord 19.90$ch 15,95$ Ch.PRIX EN VIGUEUR JUSQU'AU 4 JANVIER 1998 MESSIEURS LES ENFANTS DANIEL PENNAC ord 26.95$ 21,95$ Oampigny OUVERTS !>\u2022 \u2022>.A 33H SAINT-DENIS 4380 rue Sainl Denis Montréal (514)844-2587 Fax:(514)848-0169 tél.: I 800 617 2587 StaUcnnfmtnl gratuit à tûftïtre tntttï ru, Dr.( ; CÔTE-DES-NEICES LAURIER 5219 Côtelés-Neiges 371 Laurier 0 | Montréal \\ Montrédl : 15141344-2537 |SI4] 276-2587 0 CINÉMA t GATINEAU \u2022 .\u2022* -.fLEUR qe LYS TROISRIVIERES \u2022 k cincma s ROCK FOREST.s CINCMA CAPITOL ORUMMONDVILLE ?i cinéma st laurënt\" SOREL-TRACY ?CINC CNTRCPRISC f«?ALpGRANBY'.MAISON du CINCMA- SHERBROOKE i CINC PL El OOfON CARREFOUR CCR.3I LC CARBCrOURB JULIETTE ?GALf RlCS ST MYACINTVIC ST-HYACINTHE \u2022 Cin f PL E I~odC*ON PLA2A OELSON *9J> PU ClNf ENTREPRtSC iPl3QREPENTIGXY^\\ 13 CINÉMA oc PARIS VALLEYFIELO ?CINÉ CNTREPRISE I puArAI CINEMA OU CAP ?.*.! 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Le sujet de l'émission : nouveau féminisme ou éternel féminin?21:00 ELU-Biographies Celle de la reine du policier, Agatha Christic.22:30 O - Au-delà des apparences Portrait de Stéphane Dion.Interview du caricaturiste Serge Chapleau.Les biographes avec Georges-Hébert Germain.Pierre Godin.Claude Four-mer et Jean-Yves Soucy- Le Téléjoumal 15117 g® CBC ABC cbs (33 NBC (5 Q3 A & E BRAVO CANALD DISC.FOX GLOBAL MMAX NW RDI RDS TÉLHTOON TLC TSN TV5 VI6 ytv CANAUX Le TVA 'ignon sur rue Découverte Juste pour rire- La vie est un sport dangereux Le Roman de l'Homme Fort Boyard / Karina Aktouf, Gildor Roy Plaisir de lire Beaux Dimanches / Prix du gouverneur général pour les arts de la scène 1997 Le Téléjournal Cinéma / LES QUATRE FILLES DU DR MARCH (3) avec Winona Ryder, Gabriel Byrne Cinéma / AU TRAVERS DES OLIVIERS (3) avec Hossein Rezai, Mohamad Ali Keshavarz Le Téléthon de la recherche sur les maladies infantiles iiéma / AMOS & AM)RBtf (i6fl0i Newsline Homegrown.Cinéma/SMAUGffTS (4) 07twj ABC News Sunday News A communiquer M#A*S'H Semîeld NBC News Engelbert Humperdinck(i7 00) Due South Touched by an Angel Comedy Now: John Rogers Cinéma/ RUDYARD KIPLINGSTHE JUNGLE BOOK (4) avec Jason Scott Lee.Cary Eîwes 60 Minutes Ail-Star Censored Bioopers Touched by an Angel Dateline NBC Au-delà des apparences (22 27) / Sport (23 27) Le TVA Cinéma / L'ARGENT FAIT LE BONHEUR (4) avec Jean-Pierre Oarroussin.Ariane Ascaride Sports (22 55) / Loteries (2314) Théâtre / Dir.artistique (23 07) Cinéma / LA MAISON RUSSIE (4) avec Sean Connery.Mlchelle Pfeiffer Cinéma /1000 M EN AND A BABY avec Gerald McRaney.Richard Thomas Wind at my Back Life & Times / The Dale Sisters National Géographie / Forbidden Territory: Search for Livingston Cinéma /1000 MEN AND A BABY avec Gerald McRaney Cinéma / TERMINAL VELOCJTY (5) avec Charte Sneen, Nasassja Kinski Cinéma / MAN WITH A PLAN (4) avec Fred Tuttte.Bill Blachly Faith of Our Fathers (18:10) Panorama Volt Bob Vila's Home Again Al Jolson Arpents verts Chercheurs.Wings Anthology Football / Vikings - 49ers (16 00) Heart.Courage M.V.(14 00) Pony's Taie Cimetière TFO en scène / BB King Ancient Mysteries .Keith Harmg Lite s Imprint Les Châteaux / Grandes Plaines ® discovery.ca The World's Funniest 60 Minutes Fax Voices of Scotland (19 50) Boîtes.Cinécure Over New England CTV News Sunday Report Cinéma (2350) Vins et Fromages (2321) Chemin des écoliers (23 37) Le Grand Journal Puise / Sports Nightline Nations / Sports Star Trek: Deep Space Nine Mad About You Pensacola Viper The Saints with Sister Wendy Gael Force: An Irish Music Event Cméma / St VERSAILLES M'ÉTAIT CONTÉ (21:10) Cinécure en bref Panorama Editors (23:40) Déclic! Mag.The Story of Magic Télescope Arts & Minds Mystères de la Bible / Sodome American Justice / Vegas and the Mob 9^ t OCD 03 fa® CBC ABC CD CBS(X) NBC GD A & E Cméma / TNE MAN WHO VVOULD BE KING (3) avec Sean Connery, Michael Caîne Biographies / Agatha Christie Discovery's Sunday Showcase The Simpsons King of the Hill Spéciaux Cinéma (2315) Jazz / Holy Cole trio Kingdoms of Survival The X-Files The X-Files The Outer Limits Musique vidéo Maximax World News Congrès.libéral Curling (15 00) Barbe rouge Sports Journal Cdn à Tokyo Sports 30 Mag Yogi Tours Trauma / The Trauma Génération On the Line Monde ce soir La Facture Coupe du Monde de ski alpin Fifi Bnndacier Road Runner Extrême Machines / Diving Deep Curling (15 00) Sportsdesk L'École./Tounsme (18 45) Croque la vie Beatrfa Potter MyHometown NFL Pnmetime Journal FR2 Médd enquête 18 h 00 18 h 30 Lassie 19 h 00 The Passionate Eye Grands Reportages Le Journal RDI Schlesinger Scully RDI Cinéma / LES FOUS DE BASSAN & discovery.ca NYPD Blue Sportsline Newsweek Spéciaux MusiMax Collection Sunday Report Point de presse Antiques Roadshow Second Regard Football / Lions - Dolphins Capitaine Star Le Zinzin.Forces of Nature Les Simpson Image par image Twister - Fury on the Plains Highlander Twister 2 \u2022 The Terror Continues Football / Lions - Dolphins Bons Baisers d Amérique Santé en vedette Super Dave's.19 h 30 Bouillon de culture Canal Vie / L'Autre côté du gang Victoire Temps présent (2135) Des Histoires / Un Sidéen.Cinéma / BACt\u20acL0R MOTHER (5} avec Glnoer Rogers, David Nrven 20 h 00 20 h 30 21 h 00 21 h 30 Are You Atraid 22 h 00 Journal belge Undercurrents Enjeux Plus Sports 30 Mag Les Simpson Génération.'.'.Cadillacs.Forces of Nature TSN Sportsdesk Viva / Alice (23 45) Guérir.Oeepwater B'ack 22 h 30 Ailleurs / Algériennes.30 ans après Anti-Gravity Super Dave's 23 h 30 BRAVO CANAL D DISC.FOX GLOBAL MP MMAX NW RDI RDS TÉLÉTOON TLC TSN TV5 VIE 23 h 00 YTV CANAUX CÂBLE: A & E = ARTS AND ENTERTAINMENT - DISC.¦ DISCOVERY - MP ¦ MUSIQUE PLUS - MMAX a MUSIMAX - NW s NEWSWORLD \u2022 RDI s RÉSEAU DE L'INFORMATION RDS ¦ RÉSEAU DES SPORTS - TLC = THE LEARNINO CHANNEL - TSN = THE SPORT NETWORK - TV5 = TÉLÉVISION INTERNATIONALE - YTV = YOUTH TV 1980: John Lennon tombait Grosse manchette, le mercredi 10 décembre 1980 : « Lennon quatre balles : mort au bout de son sang ».L'article spécifiait que John Lennon qui, à 40 ans, avait décidé de tout recommencer, n'en aura pas eu le temps : devant le Dakota, un luxueux immeuble new-yorkais qu'il habitait avec sa femme Yoko Ono, il fut abattu à bout portant par un homme de 25 ans.Mark David Chapman, dont le motif demeure d'autant plus inconnu qu'il fut admis aussitôt dans un hôpital psychiatrique.L'ancien Beatle succomba sur la banquette arrière de la voiture de police qui le transportait à l'hôpital.Lennon, successivement hippie, gauchiste et mystique, se faisait appeler John « Ono » Lennon.Just Starting Over est le titre d'une chanson de son dernier album.¦ Le 9 décembre 1967, il y a 30 ans, Luc Perreault se demandait : « Où va le cinéma québécois ?» Il constatait que la bataille engagée par une poignée de créateurs en vue de faire naître ici un cinéma nouveau, en prise directe avec le peuple, atteignait une phase critique.Comme le disait le distributeur indépendant Jean Gouban aux cinéastes, « c'est l'un ou l'autre : ou vous faites du cinéma pour une petite chapelle, ou vous faites du cinéma pour tout le monde.» Un cinéaste, désabusé, confiait à Perreault : « Mettez-y un peu de fesses, ça va marcher ! » Perreault, quant à lui, estimait qu'il n'y a pas un problème du cinéma canadien, seulement le problème de ceux qui s'occupent du cinéma canadien.« Ce qu'il faut, c'est briser le système actuel à sa base même.Il se dépense trop d'argent dans le cinéma canadien et cet argent est mal employé.» Et de conclure que « s'ils veulent survivre, les artisans de notre cinéma devront s'associer.Ils devront faire preuve d'une volonté farouche.Il semble bien que ce soit à cette seule condition que les grands bailleurs de fonds s'intéresseront à cette industrie.» français Romain Gary faisait les manchettes, s'étant suicidé dans sa résidence parisienne.Il était considéré comme l'une des personnalités les plus attachantes du monde littéraire et cinématographique français.Mais ses romans n'atteignant pas, après son prix Goncourt de 1956 pour Les Racines du mal le succès qu'il aurait voulu, il s'inventa un double littéraire, Emile Ajar, qui obtint plus de succès que lui.Cette impossible quête d'identité le poussa au suicide, la supercherie n'étant dévoilée qu'après son décès.Il avait été metteur en scène, membre d'un cabinet ministériel dans le gouvernement Pompidou et diplomate.Bien que divorcé, il fut profondément affecté par la mort tragique de l'actrice Jean Seberg, trouvée sans vie le 8 septembre 1979 dans une voiture, à Paris.Il affirmait que son ex-femme avait été éliminée par le FBI en raison de son engagement aux côtés de militants noirs américains.Le 3 décembre 1980, l'écrivain ¦ Le 7 décembre 1933, à la une de La Presse, on annonçait qu'André Malraux, jeune écrivain français, venait de remporter le prix Goncourt avec son livre intitulé La Condition humaine.Cet ouvrage, expliquait-on, expose les conditions actuelles de la Chine sous forme de roman.« Il sera présenté au public de l'Amérique du Nord au printemps de 1934, probablement.» On connaît la suite. k Ni B 12 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 7 DÉCEMBRE 1997 La Presse La Jeune Presse est une initiative du service de l'information de La Presse.Cette page parait chaque dimanche, durant l'année scolaire.Son objectif est d'initier les adolescents à récriture journalistique en leur permettant de s'exprimer sur les divers sujets qui les intéressent.Le choix des thèmes et des chroniques est du ressort d'un comité de rédaction sous la direction de Alain de Repentigny, adjoint au directeur de l'information.Les élèves du cours secondaire et du cégep qui font de la photo sont également invités à participer à La Jeune Presse en communiquant avec M.de Repentigny.Téléphone : 285-7070 (télécopieur : 285-6808).Adresse : La Jeune Presse.7 rue Saint-Jacques, Montréal, H2Y 1K9.\t\t \t¦ 1\t___ y m I i a.v.-.y.v v.- ÉCOLES DFIA La francophonie fait la fête Vivre le monde de la francophonie » est une première québécoise.On n'a jamais vu une entreprise d'une telle envergure réalisée par le réseau scolaire du » Québec.Le projet, créé par la commission scolaire Saint-Hyacinthe et la polyvalente Hyacinthe-Delorme, s'échelonne sur trois ans.Le projet comme tel repose sur une pièce de théâtre inédite, Léo à y* vélo, qui a été écrite spécialement j£ pour l'événement par le poète et chanteur Gilles Vigneault et le comédien Marcel Sabourin.Les auteurs ont choisi de parler d'espoir, de rêve et d'environnement et s'adressent à un public de 5 à 11 ans.Au cours des années 1998 et 1999, elle sera jouée par des jeunes «£ de 4e et 5e secondaires d'une cin- quant aine d'écoles québécoises.5j Au total, 200 000 jeunes Québécois j£ verront l'une des nombreuses £ mises en scène de la pièce, qui sera non seulement présentée dans beaucoup d'écoles primaires mais aussi devant le grand public.Inscrivez également à votre agenda les dates des 23, 24, 25, 26 et 27 février.1999! Plus d'un millier de jeunes du Québec et delà francophonie participeront alors à un grand rassemblement à Saint-Hyacinthe: la grande fête de la jeunesse, de la culture et du français.Même le Vietnam et un pays d'Afrique seront de la fête, pour présenter leur version de la pièce Léo à vélo.Chacune des quelque 50 écoles québécoises participantes aura été jumelée à une école secondaire d'un pays de la francophonie mondiale.Les visiteurs de la francophonie logeront dans des familles québécoises.Ils n'auront rien à débourser pour leur séjour au Québec sauf le prix de leur billet d'avion.En février 1999 donc, chaque délégation séjournera dans la région de son école jumelle pendant deux semaines et participera au grand rassemblement de Saint-Hyacinthe.En l'an 2000, le projet atteindra son point culminant puisque Léo à vélo sera jouée dans toute la francophonie par les troupes des écoles du Québec.Une chanson a aussi été écrite par Lili Côté et Alain Leblanc.Tout reste à recommencer a d'ailleurs été enregistrée par l'interprète Lynn Jodoin.Par ce projet, on veut sensibiliser la population au théâtre en milieu scolaire et à la diversité de la culture francophone du monde entier.La ministre Pauline Marois, le mouvement des caisses Desjardins (une contribution financière de 100 000S) et la Biosphère se sont associés pour permettre la réalisation de ce projet.En somme, Léo à vélo sera non seulement le reflet de la créativité québécoise mais aussi celui de la culture francophone en général, sur toute la planète.Et la créativité n'est-elle pas un gage de survivance?Information: Gaston Vachon (514) 77S-H408 poste 485 ans notre belle province, le hockey a toujours été une religion.Depuis quelque temps, l'apparition d'un nouveau messie fait courir les Rois mages de la Ligue nationale.Récemment, ils étaient une soixantaine réunis à Québec pour voir jouer le jeune prodige, qu'on compare déjà aux dieux Lemieux, Gretzky et Bélivcau.Ce jeune homme de 17 ans, qui fait sensation, attire même régulièrement des foules de plus de 5000 fidèles dans la grande église de Rimouski, où il pratique la multiplication des.points! Parmi la foule qui suit Vincent Lecavalier, les partisans, les médias et les dépisteurs ne lui laissent aucun rcpiL Comment le principal intéressé vit-il cette situation ?«C'est dur d'être moi-même à Rimouski, convient-il.Si je marche dans la rue et que je crache par terre, ça va se savoir partout.» Et ces fameux dépisteurs, qu'il devra convaincre s'il veut jouer dans la Ligue nationale ?« C'est l'fun dans un sens, dit-il, mais il y a aussi de la pression.Le truc, c'est de transformer la pression en motivation.J'essaie donc de donner le maximum à chaque présence sur la glace.J'aime mieux être trop nerveux qu'être trop calme.» Il arrive parfois que le meilleur espoir en vue du repêchage ait quelques difficultés à composer avec l'univers médiatique dans lequel baigne son futur métier.« À Québec, j'avais deux ou trois entrevues avant le match, la même chose après le match et encore d'autres le lendemain matin, se souvient Vincent Lecavalier.Habituellement, je n'en donne pas avant les parties.Une entrevue peut te déconcentrer et je dois rester concentré pour bien jouer.» Malgré tout, le grand attaquant de l'Océanic de Rimouski vit la tête dans les nuages ces temps-ci.«Jouer au hockey a toujours été mon rêve», avoue-t-il simplement.Ce fameux rêve, il le vivait déjà tout petit, à deux ans et demi plus exactement, quand il a chaussé les patins pour la première fois.Quand on dit que les vrais sont nés les patins aux pieds.À quatre ans, le jeune Vincent fait donc ses premiers pas au hockey organisé.Le talent est au rendez-vous et à 14 ans, Vincent quitte la maison pour aller jouer en Saskatchewan.Un choc ?«Pas vraiment.Je le savais depuis que j'avais neuf ans, car mon frère \u2014 un autre qui ne donnait pas sa place sur la patinoire, paraît-il \u2014 avait également joué en Saskatchewan.Au début, c'était dur, mais après un an, on s'habitue.» La raison de son départ pour l'ouest du pays était bien simple: ses parents voulaient qu'il aille étudier en anglais, afin de se préparer à des études universitaires aux États-Unis, un peu comme Paul Kariya, une vedette de la LNH qui a battu tous les records à l'Université du Maine.Vincent a quand même été repêché au premier tour par l'Océanic qui avait décidé de tenter le tout pour le tout, sachant bien que Vincent était réticent à l'idée de venir jouer dans la LHJMQ.«Mes parents ont été invités à Rimouski par Maurice Tanguay.Ils y sont allés juste pour voir.Ils ont pris une chance.Mais comme il y avait une très bonne école secondaire privée à côté de l'aréna.» .Les Lecavalier ne regretteront pas leur décision, car Vincent fait la pluie et le beau temps dans la région du Bas-Saint-Laurent depuis plus d'un an.«L'an passé a vraiment été une grosse année, dit-il.J'ai eu des bons coéquipiers, dont Éric Normandin.Il m'a beaucoup aidé et s'il n'avait pas été là, je n'aurais certainement pas la publicité que j'ai aujourd'hui.» L'arrivée de Vincent n'a certes pas nui aux succès de l'Océanic, sur la patinoire comme aux guichets.«En Saskatchewan, je jouais devant des foules de 100 personnes.Quand je suis arrivé ici, il m'a fallu deux matches pour m'habituer.C'est incroyable, en troisième, on dirait que tu voles sur la glace».Photo Robert Nadon.La Presse explique Vincent la voix chargée d'émotion.Même s'il vit des moments magiques au Colisée de Rimouski, Vincent doit s'imposer quelques sacrifices difficiles pour un gars de 17 ans.Sa vie sociale se limite à aller au cinéma et à jouer au billard avec les autres gars de l'équipe.« J'ai besoin de me reposer», plaide-t-il.Au sujet des filles, Vincent est plutôt évasif.«Rimouski, c'est la même chose pour tous les gars de l'équipe.Tout le monde nous connaît, on se promène souvent en équipe, alors c'est pareil pour moi.» Reste qu'à sa sortie du vestiaire de l'Océanic après un match à Hull récemment, plusieurs dizaines de personnes, dont un nombre surprenant de jeunes spectatrices, l'attendaient impatiemment.Vincent Lecavalier a lui aussi un important rendez-vous à la fin de la saison.Il va enfin pouvoir réaliser son rêve d'enfance: accéder à la Ligue nationale de hockey.Pourtant, il sait très bien que s'il veut s'élever au sommet de son sport, il devra garder les deux pieds sur terre.«J'essaie de rester humble, surtout avec mes amis.C'est ce qui est le plus important présentement.Mes amis, ce sont mes amis et je ne dois pas me prendre pour un autre.» Il faut se rendre à l'évidence: Vincent Lecavalier n'est ni le messie, ni le sauveur, ni le successeur de Béliveau, Lemieux ou Gretzky.Tout ce qu'il veut, c'est faire la même chose qu'il faisait à quatre ans: jouer au hockey.C'est tellement vrai que lorsque je lui ai demandé comment il voyait son avenir, il m'a tout de suite répondu qu'il «espérait être dans la Ligue nationale.» «Ah oui, et aussi être heureux», devait-il ajouter.Vincent Brousseau-Pouliot Collège de l'Outaouais IMMIGRATION Trois petits tours et puis s'en vont Sébastien Côté-Trudel Collège Jean-de-Brébeuf En 1995, une vague d'immigration massive en provenance du Chili a frappé Montréal.À l'époque, l'obtention d'un visa n'était pas nécessaire pour entrer au Canada.Le climat politique opprimant de ce pays d'Amérique latine poussa donc des milliers de familles à fuir.Deux ans plus tard, qu'est-il advenu de ces milliers de Chiliens exilés dans notre Montréal multiculturel?En fait, plus de la moitié ont dû repartir vers leur pays natal (billet d'avion payé par le gouvernement canadien, bien sûr) après une ou deux années d'attente et d'incertitude.Tous rêvaient d'une chose: obtenir le statut de réfugié.Aujourd'hui, plusieurs Chiliens attendent toujours un miracle.J'ai rencontré trois adolescents réfugiés depuis deux ans et demi au Québec; leurs familles attendent toujours une réponse du gouvernement canadien.«Mon père faisait partie d'un syndicat et le gouvernement nous menaçait sans cesse, on était en danger», affirme Corina, une brillante jeune fille de 19 ans qui avait déjà 12 ans de scolarité à son actif à son arrivée à Montréal.Après un an dans les classes d'accueil, où elle a appris le français, elle a dû refaire son secondaire 5 qu'elle a réussi avec brio.Corina ne peut pas entrer au cégep parce qu'elle n'a pas la citoyenneté canadienne, elle devrait débourser de deux à trois mille dollars pour y accéder.«Je serais en première année d'université au Chili, mais je ne regrette rien, j'ai Qu'est-il advenu de appris le français», dit-elle fièrement.Pour Francesco, 15 ans, et Car-la, 16 ans, la situation est différente.«Au début, c'était difficile d'être motivés pour les études parce que je me disais qu'on repartirait sûrement dans un ou deux mois, avoue Caria, mais maintenant que je suis dans les classes régulières, ça va beaucoup mieux.» L'exil les a tous marqués.Imaginez-vous quittant votre pays pour la Chine; la communication avec cette société d'accueil devient alors quasi impossible surtout si vous ne parlez pas l'anglais.«Le plus difficile, c'est la langue, c'est pour ça que la majorité des immigrants préfèrent apprendre l'anglais, c'est plus facile», dit tristement Corina dans un français impeccable.L'intégration des jeunes Chiliens à la société québécoise étant laborieuse, voilà pourquoi ils se tiennent en communauté.Néanmoins, ils sont conscients du taux élevé d'immigration au Québec et des problèmes ou avantages qui peuvent en résulter.«Je crois que le Canada n'aurait pas dû laisser entrer autant de Chiliens à Montréal, dit Corina à ma grande surprise.Les Québécois pensent qu'on est ici en vacances pour profiter du système alors que nous avons réellement besoin de leur aide.Nous pourrions vous apporter beaucoup à long terme, mais le gouvernement nous renvoie après deux ans.» En effet, Corina a appris la semaine dernière que sa famille devrait partir avant le 8 décembre.Ils iront au Mexique où ils comptent faire une demande d'immigration à l'ambassade du Canada pour rentrer au Québec.Sinon, ils espèrent rejoindre de la parenté en France.«La dernière semaine a été particulièrement difficile pour nous, c'est impensable qu'on retourne au Chili», dit-elle, à mi-voix.Caria et Francesco considèrent le Canada comme le paradis terrestre: «Ici, l'éducation est gratuite, les soins médicaux aussi; le Canada est très généreux avec nous.Vous ne savez pas quelle chance vous avez d'être Canadiens.» Bref, une longue attente souvent peu fructueuse qui permet un à deux ans de répit à des familles démantelées par l'exil.Ces immigrants multiculturel?doivent composer avec un isolement et une instabilité hors du commun.Pour cela, il faut du courage.Le 24 octobre 1997, le ministère fédéral de l'Immigration avait reçu 3748 demandes d'asile politique de la part de Chiliens.Parmi ceux-ci, 1702 ont été renvoyés au Chili parce qu'ils ne répondaient pas aux critères de la Convention de Genève (persécution pour raisons politiques, religieuses, raciales).L'immense majorité des autres cas sont encore à l'étude.de Chiliens exilés dans notre Montréal Dorothée lalongo Lambin Collège Mont-Saint-Louis "]
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