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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
C. Santé
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1998-01-11, Collections de BAnQ.

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[" Montréal, dimanche 11 janvier 1998 ScLIïtC La Presse PETITES ANNONCES / DÉCÈS / SCIENCES mm m r ROI m ¦ \u2022 v .- 1 ?y- .- .' MARIE-CLAUDE GIRARD collaboration spéciale ' * Avec l'arrivée de lentilles jetables souples, on a cru un moment que les complications, sécheresse, rougeurs, r infections et conjonctivite étaient choses du passé.Eh bien non ! Les pressés devront en faire leur deuil : à moins d'opter pour des lentilles jetables d'un jour, un minimum d'entretien est toujours nécessaire.r 0 .* Il est vrai qu'en jetant la lentille avant que ne s'y accumulent les saletés, protéines et bactéries, on réduit l'incidence des infections et inflammations.Plusieurs études ont d'ailleurs démontré que les problèmes de santé oculaire sont trois fois moins fréquents avec les lentilles jetables qu'avec celles à port quotidien.Toutefois, les lentilles actuelles * ne sont pas encore assez ^£ perméables au gaz pour éliminer le problème de manque d'oxygénation de l'oeil, constate l'optométriste Jules Plante, professeur invité à l'École d'optométrie de l'Université de Montréal.Or, les bactéries adhèrent -plus facilement à une cornée gonflée par le manque d'oxygène.Le problème se fait particulièrement sentir avec les lentilles à port prolongé portées pendant la nuit.Pour l'instant, cette formule est loin d'être la plus sûre pour la santé de l'oeil.En fait, les risques de contracter un ulcère de la cornée \u2014 un phénomène rare mais grave qui peut réduire l'acuité visuelle et provoquer l'opacité de ia^.cornée \u2014 sont 15 fois plus grands avec les lentilles à port prolongé qu'avec les lentilles à port quotidien, indique M.Plante.Pourtant, plus de 20 % des porteurs de lentilles québécois optent pour de lentilles jetables qu'on garde pendant la nuit, souligne son confrère Daniel Brazeau, spécialiste des lentilles coméennes et professeur d'optométrie à l'Université de Montréal.C'est plus que dans les autres provinces canadiennes, où moins de 5 % des porteurs choisissent cette formule.« Malheureusement, il y a eu énormément de publicité au Québec sur les lentilles à port prolongé.Il y a aussi beaucoup plus de chaînes d'optique qui vendent également des verres de contact », note M.Brazeau.Voir LENTILLE enC2 ~~ * .fc.-* SIMPLE Composez le 285-691 I PRATIQUE Beau temps mauvais temps votre quotidien chez vous tous les matins.ECONOMIQUE Uabonnement payé à l'avance vous permet de réaliser des économies substantielles sur le prix en magasin.> G 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 1 1 JANVIER 1998 Santé Beaucoup de porteurs abandonnent les lentilles rrr~ Marie-Claude Girard collaboration spéciale Entre 25 et 30 % des porteurs de lentilles canadiens abandonnent les lentilles après un premier essai, d'après une enquête du Groupe d'étude du Québec en cornée et lentilles de contact et du Centre d'étude en lentilles de contact de l'université de Waterloo.Dans les cinq ans qui suivent, la moitié d'entre eux réessayeront.En bout de course, 12 à 15 % des patients délaisseront les lentilles.Les raisons invoquées ?La sécheresse oculaire, i'inconfort ainsi que les allergie et infections, à moyen ou à long terme.« Quarante pour cent des gens se plaignent de sécheresse oculaire à des degrés divers », note l'optomé-tiiste Jules Plante.L'environnement et le milieu de travail sont souvent à la base du problème : les locaux ayant un faible degré d'humidité, un système d'aération et des filtres à air inadéquats, du tapis omniprésent.À cela s'ajoute la tendance à ne pas cligner assez souvent lorsqu'on se concentre sur l'écran d'ordinateur.Mais rien ne sert de tenter de battre des paupières à tout moment.« On doit le faire 12 000 fois par jour.Le clignement est un réflexe.Même si on y pense 50 fois dans une journée, ça ne fera pas une grosse différence », note M.Plante.Dans le cas de la sécheresse oculaire chronique, il n'y a pas grand chose à faire.Quant aux infections et irritations, un entretien rigoureux est encore la meilleure façon d'éviter des mauvaises surprises.Comment détecter un problème avant qu'il ne s'aggrave ?« Il y a trois questions à se poser, dit l'optométriste.Est-ce que je me sens bien ?Est-ce que je vois bien ?Est-ce que je parais bien ( paupière enflée, rougeur, etc ) ?Quelques conseils pour éviter bien des problèmes : \u2014 Simple mais primordial : se laver les mains avant de toucher aux lentilles et à l'étui.\u2014 Éviter de toucher l'extrémité de la bouteille de solution.\u2014 S'assurer que le comptoir de la salle de bains soit propre.« Il y en a des bactéries sur un lavabo ! » rappelle l'optométriste Jules Plante.PHOTO ANDRÉ FORGET.U Presse Il y a trois questions à se poser pour détecter un problème avant qu'il ne s'aggrave, selon l'optométriste Jules Plante, professeur invité à l'École d'optométrie de l'Université de Montréal.« Est-ce que je me sens bien ?Est-ce que je vois bien ?Est-ce que je parais bien ?» \u2014 Jeter les solutions quand elles atteignent la date de péremption.\u2014 Rincer régulièrement l'étui : c'est la dernière chose à laquelle on touche avant de mettre ses lentilles.M.Plante suggère de le laver à l'eau chaude et au savon une fois la semaine et de le laisser sécher à l'air libre.Certains suggèrent de changer d'étui aux trois à six mois.\u2014 Conserver une paire de lunettes à la bonne prescription.Cela permet d'éviter d'aggraver une irritation parce qu'on ne peut pas enlever une lentille faute de solution de rechange.\u2014 Ne jamais tolérer une lentille inconfortable.« Si elle est agaçante depuis une heure et demie, il est grand temps de l'enlever », dit M.Plante.Si on enlève la lentille au début d'une réaction inflammatoire, les larmes et le clignement pourront la combattre et il y a une bonne chance que ça se résorbe, explique-t-il.Au pire, le problème s'atténuera mais restera présent.Mais « une irritation qui persiste après 15 minutes est potentiellement sévère », souligne M.Plante.Dans un tel cas, vaut mieux ne pas tenter le diable et consulter un médecin, ou mieux, un ophtmalo-mogiste, le spécialiste des maladies de l'oeil.À la différence de l'optométriste, ils pourront prescrire le traitement approprié.* F ' Les solutions «tout-en-un» n'ont pas éliminé tous les problèmes Si elles ont simplifié l'entretien des lentilles, les nouvelles solutions « tout-en-un » n'ont pas éliminé tous les problèmes.Les réactions allergiques ou toxiques guettent toujours au détour.La vague de solutions à une étape n'a pas permis de régler toutes les complications car « la plupart des patients étirent la période de port tout en minimisant l'entretien des lentilles », écrit l'optométriste Langis Michaud dans un résumé de la littérature scientifique sur la lentille jetable paru dans la revue tfOptométriste.\".On entretient sa première paire de verres de contact avec une précaution méticuleuse.Ôn les nettoie avec soin pour les débarrasser des! sempiternels dépôts, résidus de larmes, maquillage, poussière, amas huileux et protéines.Puis, on délaisse l'entretien.Frotter chaque jour 20 secondes avec le bout du cfaigt ?« Bof, je ne l'ai pas fait depuis longtemps et je n'ai pas de problèmes.» * Pourtant, d'après certaines études dont fait état M.Michaud, le risque de contamination serait quatre fois plus élevé quand on néglige de frotter et de rincer la lentille avec une solution efficace.« L'élimination du savon et du frottement mécanique résulte en une lentille plus souillée et plus pathogène que si 41e était entretenue selon les règles de fort », poursuit-il.; Or, avec le temps, des réactions toxiques s*pnt apparues, révélant le faible pouvoir désinfectant de certaines solutions « tout-en-ifli ».L'oeil finit par considérer la saleté accumulée comme un corps étranger qu'il doit combattre.Les réactions peuvent être causées aussi par les désinfectants ou les préservants chimiques des solutions.« On s'intéresse beaucoup aux réactions immunologiques », indique l'optométriste Jules Plante, professeur invité à l'école d'optométrie de l'Université de Montréal.Si certains patients réagissent après une ou deux expositions à un agent allergène, d'autres développent une « hypersensibilité retardée » en étant exposés régulièrement à de petites ejoses.5 Les symptômes des réactions ?Rougeur, ifteonfort, irritation, larmes abondantes, sen- PH0T0 ANDRÉ FORGET.U Presse L'optométriste Jules Plante recommande la plus grande prudence avec les solutions «tout-en-un».sibilité à la lumière, sécrétions, inflammation, etc.Par ailleurs, les solutions n'ont pas toute la même efficacité à court et à long terme.Le magazine de l'Association des optométristes du Québec a publié l'an dernier une étude comparative des performances de deux solutions « tout-en-un », la solution Polyvalente yeux sensibles, de Bausch and Lomb, et la solution Complète, d'Allergan.Commandée par le premier fabricant, l'étude à double insu ( ni les chercheurs ni les utilisateurs ne connaissaient le produit utilisé ) arrive à la conclusion que.la solution Polyvalente présente un risque plus faible de dommage cor-néen ou conjonctival.De plus, les patients ont rapporté un meilleur confort, une meilleure vision et une plus grande efficacité d'entretien.Toutefois, la compagnie concurrente a financé une étude qui est arrivé à des résultats contraires, précise l'optométriste Daniel Bra-zeau, qui a participé à la première étude.Aux porteurs de juger.Pour ce qui est de l'entretien des lentilles conventionnelles à port quotidien, certains optométristes suggèrent de conserver les lentilles un an à un an et demi et d'utiliser une solution « tout-en-un », un nettoyeur quotidien et des comprimés déprotéinants une fois la semaine.D'autres préfèrent s'en tenir au duo «tout-en-un» et déprotéinant, en faisant le pari qu'un système d'entretien plus simple a plus de chances d'être suivi à la lettre.Serait-ce encore trop astreignant ?Depuis quelques mois, une nouvelle solution « tout-en-un » avec déprotéinant quotidien a fait son apparition sur les tablettes des pharmacies.La lentille j etable LENTILLE / Suite de la page C 1_ Pour sa part, il ne prescrit en port prolongé que des verres jetables après deux semaines qu'on ne garde pour dormir qu'une semaine sur deux.Des produits biocompatibles Curieusement, en laissant miroiter la possibilité d'une vision parfaite sans lunettes, les nouvelles techniques de chirurgie réfractive ont provoqué un regain d'intérêt pour les lentilles cornéennes, délaissés souvent pour différents problèmes.« Beaucoup de gens n'iraient pas vers la chirurgie s'ils pouvaient porter des lentilles pendant 30 jours », note M.Brazeau.« Ce qui ressort pour nous, c'est que les gens veulent des verres de contact qu'ils n'enlèvent pas.Surtout les hommes, qui détestent souvent manipuler les verres tous les jours.» Les fabricants de lentilles se penchent donc sur de nouveaux matériaux biocompatibles qui épousent davantage les besoins de l'oeil.Il est d'autant plus pressant de le faire que le marché de la lentille est en stagnation depuis une dizaine d'années.Les nouveaux porteurs de lentilles compensent tout juste pour ceux qui abandonnent, souvent au profit d'une autre forme de correction comme la chirurgie au laser.De passage à Montréal lors du Colloque international sur la lentille coméenne et le segment antérieur, au début de novembre, le professeur d'optométrie australien Brien A.Holden, un expert en matière de lentille cornéenne, a présenté les résultats d'études cliniques réalisées sur trois prototypes de lentilles molles hautement perméables à l'oxygène et qui pourraient être portées 30 jours sans interruption.Complètement différents de ceux utilisés actuellement, les matériaux de ces lentilles, dont les compagnies se gardent bien de dévoiler la composition, permettraient aux yeux de bien respirer, indique Daniel Brazeau, l'organisateur du colloque.Mais d'ici à ce que ces nouvelles lentilles soient sur le marché, leur performance reste encore à vérifier.D'ici là, le rituel du nettoyage est loin d'être terminé.Parier au coeur de la personne fragilisée DIALOGUE m m Dr Joseph Ayoub collaboration spéciale interruption volontaire de la grossesse ( IVG ) demeure l'un des problèmes les plus déchirants pour notre société moderne et ceci, malgré la gérera lisation de la contraception : le taux d'avortements pour 100 naissances vivantes a augmenté au Ca-n.Hli de 17,5 en 1990 à 18,7 en 1995.Cette hausse est surtout évidente .ni Québec qui passe du qua- trième rang canadien au premier rang avec le plus haut taux d'avortements au Canada ( 20,8 ) après le Yukon .Malgré une telle banalisation de l'IVG, plusieurs études démontrent que les femmes qui vivent cette expérience douloureuse sont traumatisées et éprouvent des sentiments complexes de perte, de frustration et de deuil.Vingt pour cent d'entre elles vivraient, en plus des conséquences psychologiques, une situation pathologique impliquant une dépression, des sentiments de culpabilisation et différentes affections physique .Chez nos jeunes adolescentes enceintes, la situation est particulièrement alarmante : 65 % se font avorter et s'en sortent avec un sentiment plus intense de deuil et de goût amer de la vie.Plusieurs d'entre elles considèrent l'épreuve de l'IVG comme le pire événement de leur vie.De plus, une élude finlandaise récente a étudié les liens entre grossesse, fausse-couche, avortement et suicide.Il en ressort que les taux de suicides liés a une fausse-couche < 18 % ) et à un avortement provoqué ( 35 % ) sont significativement plus élevés que dans la population en général ( 6 % ).Les auteurs en déduisent que l'avortement, loin d'être un soulagement pour la personne impliquée, constituerait plutôt une preuve d'inutilité à ses yeux et pourrait ainsi contribuer à sa décision de commettre un suicide.Ils suggèrent conséquemment que les services d'IVG soient organisés de façon à diminuer les conséquences psychologiques et l'impact du deuil o>.Et qu'en est-il des droits du foetus ?Notre loi ne le protège pas.Récemment encore, la Cour suprême du Canada a statué qu'il appartient aux législateurs, et non aux tribunaux, de déterminer si l'enfant à naître a une identité juridique et s'il faut lui accorder des droits pour le protéger contre un comportement maternel jugé dangereux.Il est intéressant île noter que dans son rapport, la juge Bevcrlcy McLa-chlin laisse entendre que la réponse se trouve ailleurs.Elle rappelle que la jeune femme en question a tenté sans succès d'obtenir de l'aide en début de grossisse.««Il n y «î pas de bons et de méchants ici.C'est une histoire plus prosaïque, bien trop fréquente, où des gens s'efforcent de faire de leur mieux face à l'insuffisance des ressources et aux ravages de la toxicomanie », commente-t-elle .Mais ce débat scientifique, juridique et éthique sur l'embryon humain est loin d'être terminé.Ainsi en France, le Comité consultatif national d'éthique reconnaît que l'embryon est « une personne humaine potentielle ».Par contre, pour le professeur René Frydman, connu pour la naissance du premier bébé-éprouvette français, ce qui va faire passer l'embryon du potentiel à la réalité, c'est la manifestation du désir d'enfant d'un couple, le « projet parental ».Quant au psychanalistc Tony Ana-trclla, il trouve qu'une telle notion de «< profit parental » ouvre à tous les arbitraires.Il rapporte à l'appui de son opinion cette consultation vécue : 7.5.Irydmau.K.et Anatrella T.Pieu, h Science et la Vie, Le Nouvel Observateur.21 ihu'it ll>*>7 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 11 JANVIER 1998 Santé La méthode Bonapace se répand Carole Thibaudeau La méthode Bonapace pour vivre sereinement la grossesse et l'accouchement commence à se répandre au Québec, pour le plus grand bonheur des futurs parents.Les couples peuvent maintenant trouver des professionnelles ( seulement des femmes pour l'instant ) formées à cette approche dans plusieurs régions du Québec.Mise au point par la chercheuse Julie Bonapace, la méthode donne une place stratégique au père.Ce dernier contribue grandement à diminuer les inconforts prénataux 'et les douleurs de l'accouchement, au moyen, entre autres, de massages doux et de stimulation dans les zones « gâchettes ».La méthode Bonapace a été décrite plus en détail dans le cahier Santé, numéro du 19 novembre 1995.Rappelons qu'elle se situe a mi-chemin entre la vision médicale et l'approche des sages-femmes, et qu'elle préconise l'utilisation des médicaments seulement lorsque les autres techniques ont échoué à soulager la parturiente.Bachelière en travail social et en sciences sociales, Mme Bonapace a décroché une maîtrise au Laboratoire sur la douleur de l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamin-gue, laboratoire spécialisé dans les approches non pharmacologiques de la douleur.D'une part, sa méthode reprend des techniques posturales et de respiration enseignées dans d'autres programmes de préparation à l'accouchement ; elle emprunte aussi à la digitopuncture, à la gymnastique douce et à la visualisation.Cependant, Mme Bonapace innove vraiment en appliquant concrètement les récentes découvertes en neurophysiologie de la douleur.Par exemple, on sait maintenant que de provoquer une deuxième PHOTO STUDK) ANNIE ET MAURICE BOUDA EAU Ça y est : le travail est commencé.Joël Lacoursière contribue activement à soulager la douleur de Sophie, son épouse, en stimulant des points précis dans la région du sacrum.\u2022 douleur dans une zone dite « gâchette » va induire la production d'endorphines, cette « morphine naturelle », et réduire la douleur totale.De plus, la fameuse théorie « du portillon », publiée en 1965 par Melzack et Wall ( le premier de l'Université McGill )), permet de comprendre qu'en stimulant des fibres nerveuses non responsables de la douleur, par exemple au moyen d'un doux massage, on diminue la perception de cette dernière, véhiculée par d'autres fibres.D'après une recherche effectuée dans cinq centres du Québec, la méthode Bonapace réduit les douleurs de 50 % de plus que les autres méthodes existantes.Au cours de cette recherche, on a demandé aux femmes en train d'accoucher d'évaluer, à toutes les quinze minutes, sur une échelle de 1 à 100, l'intensité de la douleur et son degré de « désagrément ».On a rete- nu les données de 28 femmes, dont 14 avaient suivi une méthode classique et 14, la méthode Bonapace.Diminuer la douleur permet de minimiser le recours à l'anesthésie épidurale.« Cette dernière pourrait n'être vraiment nécessaire que dans 20 % des cas, selon les anesthésis-tes », affirme Mme Bonapace.C'est ce ratio qui prévaut dans les pays Scandinaves.Au Québec, on remarque, pour l'année 1993-94, une fréquence d'épidurales entre 0 et 80 %, dépendant des centres, le taux étant plus élevé dans les grandes villes et les hôpitaux universitaires ( Santé et service sociaux du Québec ).Mme Bonapace vient de lancer, aux éditions JBE, le livre Du coeur au ventre, et une vidéocassette, La méthode Bonapace, insérée dans une série de trois, animée par Josée La-vigueur.Le livre est une référence théorique fort utile tout au cours de la grossesse et même durant l'accouchement.Il est maintes fois consulté par les femmes enceintes.Le futur papa lui préférera la vidéocassette, davantage d'application pratique.Il y apprendra d'où vient la douleur de l'accouchement et comment il peut soulager sa compagne durant la grossesse et l'accouchement.On peut commander directement le coffret contenant le livre, la vidéocassette et une liste des personnes formées à la méthode en téléphonant à l'éditeur, au 1-888-685-8495.Il y aura bientôt des stages de formation à l'intention des professionnels de la santé intéressés à utiliser ou à enseigner la méthode Bonapace.Ils seront tenus dans l'Outaouais ( Hull ), les 20, 21 et 22 février, au Saguenay-Lac Saint-Jean ( Chicoutimi ), les 27, 28 et 29 mars, et dans la région de Montréal, les 1er, 2 et 3 mai.On s'informe au numéro mentionné plus haut.Le poisson au secours des cardiaques Associated Press CHICAGO Manger du poisson, on le sait, est bon pour la santé.Des chercheurs américains vont plus loin : ils affirment que sa consommation, ne serait-ce qu'une fois par semaine, permet de réduire de moitié le risque de mortalité subite d'origine cardiaque.Cette découverte réalisée sous la conduite du Dr Christine Albert, de l'hôpital Brigham de Boston, se fonde sur les statistiques d'une Étude sur la santé des médecins lancée en 1982.Les travaux du Dr Albert ont été publiés dans la revue Journal of the American Médical Association.Les chercheurs ont analysé les habitudes alimentaires de quelque 20 000 médecins âgés de 40 à 84 ans.Ils ont découvert que ceux qui mangeaient du poisson au moins une fois par semaine voyaient leur risque de mort subite d'origine cardiaque réduit de 52 % par rapport à ceux qui en consommaient moins d'une fois par mois.Les morts cardiaques subites, qui comprennent certains types de crise cardiaque, sont souvent causées par des arythmies.Dans 55 % des cas, la maladie frappe alors qu'aucun symptôme avant-coureur n'était apparu.Environ 300 000 à 400 000 morts cardiaques subites se produisent aux États-Unis chaque année, ce qui représente presque la moitié des décès par maladie cardiovascu-laire.L'étude estime qu'une ration hebdomadaire de 110 à 170 grammes de poisson suffit pour apporter une certaine protection à l'organisme.Cette tendance se confirme avec la plupart des espèces, sauf avec le poisson à chair sombre.Pourtant, celle-ci contient en plus grande quantité des acides gras oméga-3, associés à une réduction des maladies cardiaques, notent les chercheurs avec surprise.Au vu de cette contradiction, les auteurs reconnaissent eux-mêmes les limites de leur découverte.Dans un éditorial publié par le Journal of the American Médical Association, Daan Kromhout, un responsable des autorités sanitaires néerlandaises, juge d'ailleurs leur étude non concluante.Selon lui, il est tout à fait possible qu'une substance autre que les .acides gras oméga-3 dans le poisson soit responsable de l'effet observé.Reste que manger du poisson est bon pour la santé, et pas seulement pour le coeur.Sa teneur en phosphore et ses bienfaits sur la mémoire sont bien connus.En outre, les personnes qui en consomment régulièrement ont davantage tendance à entretenir leur santé cardiaque en faisant du sport et en absorbant des compléments antioxydants, selon le dr Robert Rosehson, un cardiologue de Chicago.Les chercheurs ont découvert que ceux qui mangeaient du poisson au moins une fois par semaine voyaient leur risque de mort subite d'origine cardiaque réduit de 52 % par rapport à ceux qui en consommaient moins d'une fois par mois.Physique 101: « .Un corps en mouvement tend à rester en mouvement, un corps au repos tend à rester au repos.» (lro loi de Newton) Connaissant Newton.bougez! ueti santé : notre responsabilité à fous K ovcC _paRTiapacnon Centre Minceur « Vitalité et Nutrition » MICHEL M0NTIGNAC LE CENTRE MINCEUR PROPOSE LA POURSUITE DE 3 OBJECTIFS: ^MAIGRIR.UNE BONNE FOIS POUR VTOUTES ./ SE STABILISER DÉFINITIVEMENT *our rendez-vous, téléphon (514) 286-4893 \u2022 t : \u2022 ; Conseils nutritionnels et menus minceur.1-900-870-5050 (2.99S la minute, touchtone requis) COMPRIMÉS Adieu benzodiazépines ¦ Les personnes qui désirent arrêter leur médication de benzodiazépines ( Valium, Ativan, Xa-nax, Serax, Rivotril ) peuvent s'inscrire gratuitement à un programme de soutien pour les aider à cesser cette consommation.Le programme, mis sur pied par le Centre de recherche Fernand-Seguin en vue de mettre a\\\\ point une approche pour faciliter l'arrêt et prévenir la rechute, comprend une intervention de groupe et un suivi médical.Les participants doivent avoir entre 21 et 65 ans, parler et lire le français et ne souffrir d'aucun problème médical majeur.IJs prennent des benzodiazépines depuis au moins deux moins pour soulager un problème d'anxiété.Ils ne consomment pas d'autres médicaments psychotropes, comme par exemple un antidépresseur.Ils ne présentent pas non plus de problème d'abus d'alcool ou de drogues.Les personnes intéressées peuvent joindre Lucie Brousseau, au ( 514 ) 251-4015, poste 3531, Outil pour l'audimutité ¦ Le chapitre de Lanaudière de l'Association québécoise pour les enfants atteints d'audiomuiir té ( AQEA ) a lancé récemment une pochette d'information, précieux outil pour les parents a les divers intervenants concernés par ce trouble de la communication.Les enfants atteints, 4i sourds ni muets, ont un ; dysfonctionnement neurologique responsable d'un mauvais décodage des sons au niveau du cerveau.La pochette compfeiîd quatre brochures.Un premier document décrit les différents aspects de l'audimutité et les manifestations qui permettent de faire le diagnostic.Un deuxième reprend les questions fréquemment posées et apporte des réponses.Un troisième 'reunit des témoignages et un éjûà-trième fait la liste des ressources disponibles dans la région de Lanaudière.Les personnes intéressées par cette pochette peuvent contacter l'Association, au ( 514 ) 752-1999, poste 239.Nutrition, et sport Les vitamines Vitamine D Isabelle Charest Membre do l'équipe olympique, do patinage de vitesse sur courte' piste et étudiante ( en nutntion.La vitamine D n'a pas vraiment d'effets directs sur l'organisme.Mais elle n'en joue pas moins un rôle important notamment au niveau de la formation et du maintien de' bons os et de dents saines en favorisant l'utilisation du calcium et du phosphore.C'est donc en permettant à ces deux minéraux de1 jouer leur rôle que la vitamine D trouve sa raison d'être.L'apport quotidien en vitamine D est de 2,5 microgrammes par jour tant chez les enfants que chez les adultes.Les nourrissons jusqu'à un an auront besoin de 10 micro-grammes alors que les jeunes enfants (6 ans et moins) et les' personnes plus âgées (50 ans et plus) devront compter sur 5 microgrammes.Le lait enrichi de vitamine D demeure l'une des sources les plus riches et les plus faciles pour combler ses besoins quotidiens.On aura toute la vitamine D nécessaire en buvant 500 ml de lait enrichi.On trouvera un apport important de vitamine D dans les jaunes d'oeufs, la margarine enrichie, le foie, le thon ou le saumon.\u2022 v i Il est évident que la vitamine D n'a pas d'influence directe sur la performance.Cependant, en raison de son rôle au niveau des os.la vitamine D peut contribuer à une meilleure guérison à la suite d'une fracture.La semaine prochaine on aborde les vitamines du complexe B.À la semaine prochaine.Vers Nagano.27 jours H Préparé en collaboration j '.avec le Département de nutrition de l'Uniwrsitô de Montréal DANONE C4 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 11 JANVIER 1998 Santé \u2022 La médecine traditionnelle I Comment coincer veut se refaire une santé H AMADOU TIDIANE SY J«Que France-Presse, DAKAR Chercheurs et guérisseurs venus d'Afrique et d'Amérique se sont penchés récemment semaine à Dakar au chevet de la médecine traditionnelle, jusque-là malade du mystère qui l'entoure, pour lui donner une nouvelle santé et la faire entrer dans le monde moderne.Pratiquée partout en Afrique, et au-delà par des guérisseurs aux méthodes très diversifiées, aux antipodes de la médecine moderne, la médecine traditionnelle a de nombreux adeptes et intéresse de plus en plus de médecins sortis des universités en Occident.Cet intérêt grandissant constitue, selon les experts réunis à Dakar, le meilleur gage pour l'avenir de cette médecine qui plonge ses racines dans la culture africaine et répond à une conjoncture économique qui exclut des hôpitaux la plupart des malades démunis.Pour ces guérisseurs, « l'art de soigner ne se fait pas pour de l'argent », affirme Dr Erick Gbodos-sou, diplômé de l'université de Dakar, convaincu que la rencontre « entre guérisseurs et médecins » est inéluctable.Depuis une vingtaine d'années, le Dr Gbodossou mène des recherches sur la médecine traditionnelle et travaille avec des tradiprati-ciens dans un centre près de Dakar, où il côtoie les guérisseurs qui utilisent racines, feuilles et écorces autant que les incantations pour guérir leurs malades.La plante ou la racine ne valent que par la « parole » qui va avec, assure le Dr Gbodossou.C'est également le point de vue du Dr Virginia Davis Floyd, une Américaine tombée sous le charme des pratiques « indigènes ».Elle s'est beaucoup intéressée au son des tam-tams et autres rituels qui, selon elle, sont « inséparables du processus de guérison ».Ainsi, du Sénégal au Guatemala, de l'Inde aux Etats-Unis, pays qu'elle a parcourus dans une sorte de voyage initiatique, elle a trouvé une constante dans les pratiques traditionnelles qui la poussent à conclure qu'il existe « une certaine unité dans la diversité ».Charles Finch, un médecin américain, évoque avec passion l'histoire de l'Egypte antique pour dé- montrer le bien-fondé de la « science » de ces guérisseurs d'Afrique et la similitude de leurs pratiques avec celles des Indiens d'Amérique.Pour conclure que les « solutions aux problèmes du futur vont venir de ces traditions ».« L'engouement pour ces pratiques est réel », précise le Dr Mou-hamadou Tidiane Dia, chargé d'amender une loi qui interdit aux guérisseurs d'exercer leur métier au Sénégal, pays où ils soignent cependant 85 % des malades.Selon le Dr Dia, des pays comme le Sénégal, le Ghana ou le Swaziland comptent un guérisseur pour 1 000 ou 1 200 habitants.C'est là, dit-il, un atout à condition de pouvoir « faire la distinction entre guérisseurs et charlatans ».Chiffres à l'appui, il indique qu'aux États-Unis, le tiers de la population se fait consulter hors des circuits de la médecine moderne, alors qu'en Europe 60 % des Néerlandais et des Belges sont prêts à payer plus pour bénéficier des thérapies traditionnelles.L'Afrique doit éviter de « perdre ce qu'elle possède déjà au moment où l'Occident s'y intéresse le plus », conclut-il.PHOTOTHEQUE.La Presse Marcher prolonge la vie Les retraités qui pratiquent quotidiennement la marche à pied ont un taux de mortalité deux fois moindre que les autres, selon une étude publiée dans la dernière livraison du New England Journal of Medicine.L'enquête, qui a porté pendant une période de 12 ans sur 707 hommes retraités et non-fumeurs de 61 à 81 ans, a montré que ceux qui marchaient plus de 3,2 km par jour avaient eu un taux de mortalité de 23,8 % contre 40,5 % pour les autres.les mauvais garçons LA MÉDECINE Dr K en n et h Walker collaboration spéciale Comment savoir si votre partenaire masculin vous trompe ?Certaines femmes inspectent les cols de chemise, à la recherche de traces de rouge à lèvres.Ou soupçonnent une aventure quand leur homme rentre à la maison à 1 h du matin, jour après jour.D'autres font appel aux services coûteux d'un détective privé, qui suivra leur conjoint pendant des semaines pour recueillir des preuves d'infidélité.Mais il existe désormais une façon unique et économique de savoir si son partenaire a les moeurs légères.Il suffit d'acheter un compas à calibrer de plastique.Au moment propice, vous passez à l'action.Imaginez sa surprise lorsque vous lui annoncerez votre intention de mesurer ses testicules ! Le Dr Robin Baker est un biologiste évolutionniste et un populaire auteur scientifique.Il a récemment présenté une intéressante étude à ce sujet devant l'Association britannique qui encourage la recherche scientifique.Mais qu'est-ce qui peut donc pousser un éminent chercheur à mesurer la taille des testicules ?Ce distingué scientifique britannique a sûrement des travaux plus importants à mener à bien.De plus, pourquoi croit-il que la taille des testicules a une quelconque importance ?C'est son travail avec les animaux qui a mené le Dr Baker à cette découverte.Baker savait que le gorille, excessivement dévoué, s'accouple pour la vie.Il savait aussi que cet imposant animal a de minuscules testicules.Le chimpanzé, par contre, qui change constamment de partenaire, a des testicules remarquablement gros.À un moment donné, le Dr Baker a dû penser : « Hmm, je me demande s'il y a un lien entre la taille des testicules chez l'homme et le fait de tromper sa partenaire.» Mais comment mène-t-on une recherche pour mesurer les testicules ?Des chercheurs placent des annonces dans les journaux pour demander des volontaires pour des recherches sur le diabète, les maladies cardiaques et quantité d'affections diverses.Mais imaginez les hurlements si on avait utilisé la même méthode pour les testicules ! Ou si le médecin avait cogné aux portes pour trouver des sujets.On l'aurait sûrement conduit aux limites de la ville ou mis à la porte avec l'étiquette de pervers scientifique.Il n'y avait qu'une façon pour le Dr Baker de faire sa recherche et de conserver en même temps sa respectabilité et son poste.C'est la façon éprouvée de faire des recherches bizarres.Il est toujours possible de trouver suffisamment d'étudiants en médecine pour combler ses besoins, surtout quand ils sont dans la classe du chercheur et souhaitent obtenir de bonnes notes.Le Dr Baker a finalement réuni 80 étudiants.Chacun a été interrogé en détail sur son passé sexuel.Les sujets sont ensuite rentrés chez eux pour mesurer leurs testicules avec un compas.Ils ont refait l'opération après avoir éjaculé.Quelle taille avaient donc les testicules ?En moyenne, ils faisaient 24 centimètres cubes ( ce ) Les plus petits faisaient à peine 8 ce et les plus gros, 52 ce.Les hommes affichant les plus volumineux testicules éjaculaient également une plus grande quantité de sperme.Le Dr Baker a annoncé à l'Association britannique que Vhotno sapiens avait du chimpanzé en lui.Son enquête a révélé que 12 des 80 hommes avaient été infidèles et que les hommes arborant les plus gros testicules présentaient une probabilité accrue de tromper leur partenaire.À la suite de cette révélation, le professeur Mark Ferguson, président de la réunion, a eu cette réflexion : « Les mauvais garçons ont de grosses couilles.» Cette chronique m'en rappelle une autre que j'ai écrite il y a quelques années.J'y signalais l'influence d'une autre partie du corps humain, le pli du lobe de l'oreille.Le Dr William Elliott, maître assistant de médecine à l'Université de Chicago, a fait une découverte intéressante.En examinant 1 000 patients atteints de coronaropathie, il a remarqué que 74 % d'entre eux présentaient un curieux pli de l'oreille.Une autre étude, portant sur 6 000 sujets, a confirmé que 60 % de ceux qui avaient ce pli à l'oreille souffraient de maladies du coeur.Les conclusions du Dr Elliott ne lui ont pas fait gagner le prix Nobel.Mais un suivi de huit ans a révélé que ses observations étaient justes.Les patients à pli étaient en effet plus atteints que les patients lisses.Le fameux pli commence là où le lobe de l'oreille est attaché à la tête.Il revient en diagonale vers le bas de l'oreille.S'il est présent, il est plutôt évident.J'ai été inondé de lettres après la parution de cette chronique.Les lecteurs s'étaient précipités vers le miroir pour voir s'ils affichaient le pli.J'avoue que c'est pour cela que j'ai ri en écrivant cette chronique des grosses couilles.J'adorerais être un petit oiseau pour voir combien d'hommes se précipitent pour inspecter la taille de leurs testicules et se demandent ensuite quelle est la taille des bijoux de leur voisin.Ou combien de femmes se hâtent d'aller acheter un compas.Hélas ! je ne le saurai jamais.LA MÉTHODE MONTIGNAC » du yogourt Abraham lui devait, dit-on, sa « verdeur », François In-, roi de France, son ardeur, mais ce fut Metchnikoff qui étudia ses effets sur la longévité.Outre sa réputation d'élixir de jouvence, le yogourt semble n'avoir que des effets bénéfiques sur notre santé.Le yogourt contient des protéines, du béta-carotène de l'acide fo-lique, du potassium et il ne contient que peu ou pas de graisse.Même fait au lait entier, il contribue à faire baisser le taux de «< mauvais cholestérol » ( LDL-ch ) et augmente un peu le « bon cholestérol » ( HDL-ch ).C'est par ailleurs une source idéale de calcium bien assimilable (210 mg/pot de 125 g ), idéale notamment pour ceux qui ne supportent pas le lait.~ De nombreuses personnes ont, en effet une intolérance aux laitages lorsqu'ils sont non fermentes {lait, fromage blanc, petit suisse.) du fait du lactose, un glucide qu'ils digèrent mal en raison d'un déficit enzymatique.Mais le yogourt ( comme les fromages ) ne contient plus de lactose, car celui-ci a disparu lors de la fermentation.On a même démontré qu'il était un harmonisateur du transit intestinal, améliorant les aîiistipations, traitant les diarrhées infectieuses et évitant les complications digestives des antibiotiques.Ce sont, en fait les ferments lactiques qu'il contient ( Lactobacillus bulgaricus et Streptococcus thermophi-lus ) qui lui confèrent ces propriétés bénéfiques.Le yogourt stimule aussi l'immunité : ainsi il améliore l'asthme, prévient les mycoses vaginales à Candida albicans et accélère la cicatrisation des aphtes.Il pourrait même protéger l'organisme contre l'apparition de certains cancers.En laboratoire, on a en effet observé l'inhibition du développement de cellules tumorales, et une enquête française a montré que les femmes qui mangeaient régulièrement des yogourts étaient moins exposées au cancer du sein.Le yogourt serait-il donc un véritable médicament ou tout au moins une « potion magique » ?.Il est peut être trop tôt pour l'affirmer.Quoi qu'il en soit, il reste avant tout un aliment fort apprécié.Il calme ainsi une petite faim, termine agréablement un repas et peut même être utilisé pour faire une sauce ou un dessert.Mais mieux vaut le prendre « nature » ou à veloppées.4 Quel mammifère périsso-dactyle a prêté son nom à une pièce parodique d'Eugène Ionesco?5 Quel est le nom de ce vase à boire de l'Antiquité *.qui avait souvent la forme d'une tête d'animal?H PEINTRE FRANÇAIS Plantureuse actrice B IDENTIFICATION PAR INDICES 1 Femme de lettres française, je fus surnommée «l'intellectuelle ennuyeuse»».2 Madeleine Renaud fut mon interprète préférée au théâtre, jouant entre autres dans mes pièces Eden-Cinéma et Savan-nah Bay.3 Étant née en 1914, mes premiers romans, comme Un Barrage contre le Pacifique, sont influencés par ma jeunesse dans les colonies françaises.4 Ayant suivi plusieurs cures de désintoxication, souffrant d'emphysème pulmonaire, je meurs le 3 mars 1996.C ÉLÉMENTS CHIMIQUES 1 Quel élément, lorsque trois de ses atomes sont combinés, forme un gaz atmosphérique qui réagit photochimiquoment avec les rayons ultraviolets?2 Quel gaz noble doit son nom au fait qu'on en retrouve abondamment dans les étoiles chaudes, notamment le soleil ?1 Quel peintre du XIXe siècle, ayant vécu une vie de nomade à travers la France, les Pays-Bas.la Suisse et l'Italie, a laissé une oeuvre où la lumière joue un rôle majeur comme dans Le Beffroi de Douai et La Cathédrale de Chartres?2 Qui est cet artiste, élève de David, qui ne renia ni le style ni les thèmes chers à son maître lorsqu'il peignit Bonaparte visitant les pestiférés de Jaffa?3 Qui est ce représentant des réalistes, né en Fran-che-ComtÊ.qui peignit Les Demoiselles des bords de la Seine entre 1856 et 1857?4 Auteur de plusieurs natu- - * res mortes, dont Le Violon et la cruche et La * Mandoline bleue, qui est I ce peintre qui fut mobilisé en 1914, grièvement blessé en 1915.mais survécut et ne mourut qu'en 1963.à Paris.5 En 1824.Eugène Delà-, croix expose au Salon Le Massacre de Scio, ce quf ; » le porte à la tète de l'école romantique.Quel ' \u2022 peintre, qui présenta Le Voeu de Louis XIII au même Salon, se dressa alors comme meneur de l'opposition classique?Il mourut en 1963 SOLUTION DANS LE CAHIER DES PETITES ANNONCES -1- \u2022 m * C8 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 11 JANVIER 1998 IV.Paléontologie Un gisement d'ossements d'une centaine d'ours bruns, qualifié d'« unique en Europe » par des paléontologues, a été mis au jour par des spéléologues sur le mont Ventoux, au sud de la France.La découverte « montre que les populations d'ours brun étaient particulièrement abondantes en Vaucluse jusqu'à une période très récente, ce qui n'avait jamais pu être mis en évidence jusqu'à présent », a précisé Evelyne Crégut, conservateur du musée d'histoire naturelle d'Avignon et paléontologue.Considéré comme « le site de référence européen pour l'ours brun », « ce gisement est un piège naturel qui, en avant du puit, servait de lieu d'hivernation, notamment à des femelles qui y mettaient bas », a expliqué le paléontologue.Au total, les reste*» d'au moins une centaine d'ours bruhs ont été récoltés, « ce qui est unique pour l'Europe », ont précisé les responsables des fouilles.Selon eux, l'âge duVjgisement est relativement récent puisqu'il daterait de « peut-être 2000 ans av>5C ».* Agence France-Presse Deirfc fossiles de poissons découverts cet été par un géomorphologue de l'Université d'Ottawa, Bernard Lauriol, dans le nord du Yukon pourraient être plus vieille que l'ère glaciaire, car ils se trouvaient sous une couche de cendres volcaniques.L'un d'entre eux, de 40 centimètres;, préservé dans la boue, aurait vécu vojïà 700 000 ou un million d'années.SMônlSteve Cumbaa, du Musée de la na-, turc à Ottawa, il s'agirait d'une ombre, la p4us vieille connue en Amérique du yficiid, ou d'une espèce disparue.Des fossiles de 100 000 ans ont déjà été découverts.On sait peu de choses des poissons qui ont frayé durant l'ère glaciaire.;-^S« D'après CP Recherche Des chercheurs américains sont parvenus à introduire de la vitamine C jusqu'au cerveau en passant à travers la barrière sanguine réputée infranchissable qui le protège des infections, indique un article paru dans le Journal of Clinical Investigation.Selon cette étude réalisée par une équipe du Mémorial Sloan-Kettering Cancer Center de New York, cette découverte pourrait permettre la mise au point de nouveaux traitements contre certaines maladies qui s'attaquent aux cellules du cerveau, comme la maladie d'Alzheimer.Les traitements expérimentaux à base de vitamine C, un antioxydant indispensable à la bonne marche du système nerveux central, prescrits aux victimes de la maladie d'Alzheimer étaient jusque là très peu efficaces, l'essentiel étant dissous dans les urines du patient.Même si le rôle thérapeutique de la vitamine C reste largement inconnu, de récentes études ont montré qu'un traitement à la vitamine E, un autre antioxydant, pouvait retarder de plusieurs mois la progression de la maladie d'Alzheimer.Agence France-Presse Médecine Un gène responsable de l'affection la plus répandue causant des tremblements chez l'homme a été localisé, ce qui pourrait mener à terme à la mise au point d'un traitement, rapporte une équipe de chercheurs dans le magazine américain Mo-vement Disorder.Cette maladie, le « tremblement essentiel », qui touche un adulte de plus de 40 ans sur six aux États-Unis, trouve son origine dans un gène situé sur le bras court du chromosome 2, selon l'équipe dirigée par le Pr Joseph Higgins.Le malade souffre d'un tremblement incontrôlé des bras et, beaucoup plus rarement, de la tête et du cou.« Cette découverte pose les fondations de futures recherches destinées à identifier la cause du Tremblement Essentiel » et « pourra profiter aux personnes qui en souffrent grâce à un meilleur diagnostic et un traitement », souligne dans son article le Pr Higgins.Agence France-Presse Astronomie Mars aurait beaucoup plus ressemblé à la Terre que l'on ne pensait jusqu'à présent, estime le responsable scientifique de la mission Mars Pathfinder, Malt Go-lumbek, à l'examen des informations transmises cet été par la sonde posée sur lar «< planète rouge ».« Tout semble con-corrfer.pour faire apparaître que la planète e*ècé riche en eau, ce qui la rendrait plus similaire à la Terre que l'on ne pensait auparavant », note le chercheur dans la dernière livraison du magazine Science qui consacre plusieurs articles à la mission Mars Pathfinder.Selon les don-néçi transmises de juillet à septembre par Ta sonde et son petit robot Sojourner posés dans la grande plaine d'Ares Val-lis/la'planète a dû être dans le passé
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