La presse, 27 janvier 1998, Cahier A
[" Le plusijnunl quotidien firiunws d'Anievicjiie Politique municipale Jack Jedwab pourrait faire équipe avec Thérèse Daviau au RCM page A4 Montréal, mardi 27 janvier 1998 114e année No 96 64 pages, 4 cahiers TAXES EN SUS tLES - DE \u2022 LA - MADELEINE 1 $ FLORIDE 1,65 $ U.S.rr ^5L 3k.Cuir MONT BLANC O T MB ART OF WRITINO Ul JOOT» «ut Portc-d o eu ments \u2022 Agendas Porteries \u2022Porte-monnaie 7i39> rue st-hubÊRT (coin Jean-Talon) 277-3127 2562031 Économie Compaq achète Digital : une affaire de 9,6 milliards US page Cl Bilan des pannes (Abonnés sans électricité à 7h hier matin) Laurentides, Outaouais total pages A8 à A13 Bernard Landry admet que le verglas a porté un «coup dur» aux finances publiques ISABELLE HACHEY Le verglas a porté un « coup dur » aux finances publiques québécoises.Un coup si dur, en fait, que le gouvernement Bouchard entreprendra cette année une nouvelle ronde de compressions budgétaires pour maintenir son objectif de ramener le déficit à zéro en l'an 2000, a annoncé hier le vice-premier ministre, Bernard Landry.« Nous sommes décidés à rencontrer nos objectifs budgétaires, a dit M.Landry.Mais la voie sera beaucoup plus ardue que celle que nous aurions dû suivre s'il n'y avait pas eu cette catastrophe.» Ainsi, certains ministères subiront sans doute les conséquences de ces dépenses imprévues lors du prochain budget.M.Landry affirme d'ailleurs que le Conseil du Trésor est déjà à l'oeuvre pour identifier les endroits où le gouvernement pourrait effectuer des « resserrements ».Le vice-premier ministre assure toutefois que son gouvernement épargnera les ministères qui ont récemment été touchés par de lourdes compressions, comme ceux de l'Édu- cation et de la Santé.« Il va falloir moduler en fonction des sacrifices déjà faits.» Ce n'est que dans quelques jours que M.Landry chiffrera les dépenses encourues par le gouvernement lors de la tempête de verglas.Mais déjà, les prévisions semblent sombres.Lors du dernier exercice budgétaire, le gouvernement avait terminé l'année avec 200 millions de surplus dans ses coffres.Or, « ces 200 millions ont fondu dans la tempête », a dit le ministre Landry.Et les compressions semblent le seul moyen de sortir le Québec de la crise, puis- que le gouvernement Bouchard n'a pas l'intention d'augmenter les taxes et les impôts, ni de reporter son objectif du déficit zéro à une date ultérieure.« Malgré la crise du verglas, il faut se cramponner à nos objectifs », a soutenu M.Landry.Ces objectifs, a rappelé le vice-premier ministre, ont été fixés lors du sommet économique de novembre 1996, « non pas par le gouvernement, mais par la société québécoise.C'est qu'ils sont impérieux.On ne peut pas Voir QUÉBEC en A2 Pas prison «Déraisonnable », proteste la Couronne YVES B0ISVERT La juge Monique Dubreuil a laissé sortir par la grande porte du palais de justice de Montréal deux hommes qu'elle a déclarés coupables d'un viol collectif, hier.Pour être tout à fait exact, ils ne sont pas sortis par la grande porte tous les deux.La juge Dubreuil a laissé partir par sa porte privée l'un des accusés, pour que lui et sa compagne évitent une caméra de TQS qui attendait dans le corridor.Le juge Dubreuil a accordé 18 mois de prison « avec sursis » à Patrick Lucien, 24 ans, et Evens Sannon, 23 ans, qui ont violé ensemble une jeune femme dans la nuit du 11 juillet 1996.Ils devront effectuer 100 heures de travaux communautaires et, pendant un an, rentrer à la maison à 22 h, sauf permission.L'avocate de la Couronne, Hélène Di Salvo, réclamait une peine de quatre ans pour Lucien et cinq ans pour Sannon.Mais la juge s'est rendue aux arguments de la défense : les deux jeunes hommes ne sont pas dangereux et peuvent purger leur peine « dans la collectivité », selon la nouvelle terminologie, c'est-à-dire à la maison, en contact avec un agent de surveillance.Sannon et Lucien, qui demeurent ensemble dans le quartier Ro-semont, avaient rencontré une jeune femme de Québec dans le bar Safari, au centre-ville de Montréal.Sannon et la jeune femme d'une vingtaine d'années se sont courtisés et sont rentrés ensemble.Dans l'escalier menant à l'appartement, Sannon et la jeune femme se sont embrassés et caressés.Mais quand elle a vu que Lucien les regardait et allait entrer avec eux, elle a voulu s'en aller.Sannon et Lucien ne l'entendaient pas comme ça.Ils sont tous entrés dans l'appartement, Sannon a dit à Lucien d'ouvrir le divan-lit et là, pendant qu'un la violait en tenant ses bras, l'autre la forçait à lui faire une fellation.Ils ont changé de place comme ça pendant de longues minutes, chacun la violant « deux ou trois fois » et encourageant l'autre.Quand ils l'ont Voir PAS DE PRISON en A2 Bill Clinton nie tout PHOTO Re-jtors Le président américain a profité hier d'une cérémonie pour nier avoir couché avec l'ex-sta-giaire Monica Lewinsky et l'avoir incitée à se parjurer.Bill Clinton n'a pas précisé la nature de ses liens avec Mlle Lewinsky, et n'a pas répondu aux questions de la presse.L'avocat de la femme de 24 ans n'a toujours pas réussi à obtenir son immunité en échange de sa collaboration avec les procureurs.Près des deux tiers des Américains pensent que leur président devrait démissionner s'il a menti sous serment à ce propos.À lire en page A18 RICHARD DUPAUL Spéculation, accalmie de la crise asiatique ou conséquence de la libido insatiable, du président Clinton ?Peu importe les causes avancées par les experts, on a poussé des soupirs de soulagement hier matin dans l'industrie aurifère en voyant le prix de l'or repasser au-dessus des 300 SUS l'once.Le prix du métal précieux a effectué un.bond spectaculaire de 13 SUS à Londres à 304 SUS l'once, avant qu'il ne retombe à 296,80 SUS en fin de journée à New York sous l'effet des prises de profits.L'or demeure néanmoins au-dessus de son creux de 281 SUS touché il y a un mois à peine.Les investisseurs en ont profité pour saisir au passage des titres des grandes sociétés aurifères, qui ont terminé en hausse.L'action de Placer Dome a grimpé de 60 cents à 20 $.Les négociateurs attribuent ce regain de vie de l'or à une combinaison de facteurs, dont des achats liés Voir LE PRIX en A2 ~ Le sacre de Lara LOUIS-BERNARD R0BITAILLE collaboration spéciale, PARIS Cela ressemble en toute simplicité à un sacre.Avant même d'avoir mis le pied sur la célèbre scène de l'Olympia, où elle donne deux spectacles- à guichet fermé ce soir et demain, Lara Fabian se trouve spectaculairement couronnée par le public et le showbiz français.« Je ne sais pas si elle gagnera en février le trophée de la Révélation de l'année aux Victoires de la musique, mais elle est indéniablement LE phénomène de l'année dans le monde des variétés françaises », nous disait dimanche Jean-Charles Camus, qui produit son spectacle à l'Olympia.et les deux supplémentaires prévues en avril au Palais des sports à Paris ( 4500 places ).Dimanche après-midi, la chanteuse que personne ne connaissait en France en mai dernier était précisément introduite dans le saint des saints du showbiz français, alors qu'elle répétait la grande soirée des Restos du coeur, qui sera diffusée le 7 février sur France 2 et fera entre sept et neuf millions de téléspectateurs.Une soirée où l'on retrouve 53 vedettes, depuis Bruel, Obispo, Cabrel, Goldman, Souchon, Julien Clerc, Véronique Sanson, Johnny Halliday, jusqu'à Michel Sardou, et même Mireille Mathieu sortie de son sarcophage.La soirée-culte vouée au souvenir de Coluche et de ses oeuvres en faveur des sans-abri.La fête de famille musicale française la plus sélect et la plus courue de l'année.Et voilà que Lara Fabian \u2014 seule étrangère dans le tableau \u2014 est invitée à participer à un « medley » avec Maxime1 Le Forestier, Michel Sardou.et la superstar du football français, jusqu'à sa récente retraite, l'extravagant Éric Cantona.Mieux encore.\u2022 \u2022 * Notre Lara québéco-belgo-sicîlienne ( pour ne rien oublier ) est conviée à chanter, une magnifique chanson de Goldman, Requiem pour un fou, en duo avec Johnny Halliday, qu'elle n'a jamais rencontré de sa vie.À 53 ans, « Johnny » reste, en tout cas en France, le dieu vivant du rock.Là où des supervedettes font quatre ou cinq soirs à Bercy ( 17 000 places ) au sommet de leur gloire, Johnny donne 30 spectacles.Il fera le nouveau stade de France ( 80 000 places ) les 4 et 5 septembre prochains.Voilà donc Johnny qui fait son apparition dimanche après-midi pour cette répétition au Voir LE SACRE en A2 Lara Fabian dernier.\\ PHOTO PHOTONEWS.13 Seulement chez uoire concessionnaire Chrysler.\u2022Transport (695 %) immatriculation, assurances et taxes on sus 'Tant mensuel état* daprès un modèle 1998.avec l'ensemble 24A ?RAS Comptant initiai ou échange équivalent Transport (695 S), immatriculation.assurances el taies en sus Sous reserve de l approbation de Credd Chrysler Canada Ltee Le premier versement et un dépôt de sécurité seront e»iges Location pour usage personnel Rachat non rwqurs.Le locatairo est respotrsabM de l'excédent de kilométrage après 51 000 km.au tau» de 9 C le km Ratai* du fabricant Inclus.Ottre d une durée kmrtee.cher les ccncess»onnairi.s participants Le concessionnaire peut vendro/touer «1 un prix moindre H avo* a commander Association publicitaire des concessionnaires Chrysler Inc.www.chryslercanada.ca CHRYSLER Vlymoutfi lier, qui a débuté l'an dernier avec l'ouverture de 23 premiers postes et de deux centres opérationnels dans l'ouest et le sud du territoire de la CUM, entrera dans sa phase finale avec l'ouverture des 26 derniers postes et des deux centres des secteurs Nord et Est, le 11 février.En outre, à partir du 11 février, les policiers ne logeront pas tous immédiatement dans de nouveaux locaux.Ainsi, le nouveau poste 25, sur Décarie, ne sera pas prêt avant la fin avril.Entre-temps, ses policiers logeront dans l'actuel poste 31, dans Côte-des-Neiges.« Mais les automobiles vont porter le numéro 25 et les policiers vont desservir le nouveau secteur », explique le commandant Couture.Les postes qui devaient ouvrir mercredi dernier sont les postes 24 ( Mont-Royal ), 25 .( le sud-ouest de Côte-des-Neiges ), 26 ( le sud-est de Côte-des-Neiges ), 27 ( Ahuntsic Ouest ), 28 ( Ahuntsic Est ), 29 ( Saint-Michel Ouest ), 30 (Saint-Michel Est), 31 ( Villeray Est), 32 (Villeray Ouest), 33 ( Parc-Extension ), 34 ( Petite-Patrie Ouest ), 35 ( Petite-Patrie Est ), 36 ( Outremont-Mile-End ), 37 ( Plateau Mont-Royal Nord-Est ) et 38 ( Plateau Mont-Royal Sud-Est ).Québec confiant de s'entendre avec les obstétriciens I ULIANNE LACROIX À quelques jours du boycott possible des accouchements par les obstétriciens-gynécologues prévu pour dimanche, l'état-major du ministre Jean Rochon est toujours confiant que les principaux intéressés débouchent sur une solution avant la date fatidique.« Les discussions se poursuivent toujours entre les obstétriciens-gynécologues, la Fédération des médecins spécialistes du Québec et le ministère.Tant qu'il y a des discussions, c'est bon signe », souligne Mme France Amyot, attachée de presse du ministre.Les obstétriciens-gynécologues étudiaient hier une contre-offre dont Mme Amyot n'a évidemment pas voulu révéler la teneur.« La situation est préoccupante, mais tant que les discussions se poursuivent, on peut espérer qu'on n'en arrive pas là.Le ministre a d'ailleurs, je vous le rappelle, soulevé la question éthique.» Mme Amyot souligne pourtant que les obstétriciens-gynécologues ont assuré depuis le début que les ( \u2022.ruî,'iir /-l'iirri.ini\"!! «- ¦«\">»-« t r>t -»î»1*j» nus, mais elle ne pouvait préciser quels seraient au juste ces services d'urgence.À l'Association des obstétriciens-gynécologues, on refusait de faire tout commentaire en invoquant une promesse faite au ministre de ne pas aller sur la place publique tant que dureraient les négos.Refusant de payer une prime d'assurance-responsabilité de 29 000 S pour être couverts en totalité et réclamant un plafond de 4900$, le reste étant payé par le gouvernement, des obstétriciens-gynécologues se sont retirés de la partie de leur régime d'assurance leur permettant d'effectuer des accouchements et n'acceptent plus de nouvelles patientes depuis la mi-décembre.Ils réclament également du gouvernement une hausse des tarifs d'accouchement de 252 $ à 400 $ et des bonifications pour le travail le soir, la nuit et le week-end.¦WÏBH loto-qijg Tirage du 98-01-26 _5_7 J2 JHJ J7| 19 20 28 29 30 Tirage du 98-01-26 3 4 265 7287 ira 33 38 42 44 4\u20ac Tirage du 98-01-26 50 55 60 64 .65 NUMÉRO: 711577 TV A.LP RESEAU-DES TIRAGES Ut modatiiée rftnctKfcflrrnm ce* omets gagnants per Absent au verso Ctthitats En cas de dapartè entre cettofe* oi la l«H offiootte.cette dernière a priori.1 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 27 JANVIER 1998 A 5 Lecture d'annexion Il m'arrive parfois d'acheter un livre tout seul, comme un grand, je veux dire que cinq minutes avant d'entrer dans la librairie je ne savais pas que ce livre-là existait, je ne connaissais pas son auteur, n'avais lu aucune critique.le plus souvent c'est un voyage décevant et somnambule, comme d'aller pisser la nuit dans une maison qu'on ne connaît pas, on se cogne aux meubles, on cherche les poignées.Pourtant on recommence parce qu'une fois tous les mille ans il arrive le truc le plus le fun, le plus fou qui puisse arriver à un lecteur : il arrive un livre qui, pour quelques jours, ne va exister que pour et par lui.Julien Gracq appelait ça « des lectures d'annexion ».Le lecteur devient l'auteur, l'éditeur, il devient même jaloux, s'il en avait les moyens il achèterait tous les exemplaires et les garderait pour lui.Cela m'est arrivé cet automne avec un petit livre que j'ai réussi à vous cacher trois mois : Les papas et les mamans.Je vous dis tout de suite qu'il y a un bémol : je l'ai fait lire à quelques amis et les filles n'aiment pas du tout.Les gars beaucoup, mais les filles pas du tout.Je ne sais pas pourquoi.En tout cas ce n'est pas un livre à lire pour « l'histoire ».C'est un ton.Un regard.C'est écrit autrement, mais sans faire exprès d'écrire autrement.Tiens, c'est écrit comme Philippe Djian avant que Philippe Djian écrive comme Philippe Djian.Ou comme Daniel Pennac avant que Pennac écrive comme Pennac, c'est-à-dire les quinze premières pages de son premier roman.Les papas et les mamans donc, aux éditions de l'Olivier, l'auteur signe d'un pseudonyme, Diastème.Je gagerais qu'il a beaucoup lu Sam Sheppard, et le Barry Gifford de Sai-lor et Lula.Et d'après moi, mais je peux me tromper, il a très peu lu Paul Claudel.En tout cas c'est un livre qui donne envie d'écrire, ce qui est quand même un peu suspect.Méfiez-vous.CANULAR \u2014 Ainsi donc les éditeurs du Québec n'ont pas reconnu Les Chambres de bois d'Anne Hébert après qu'on en eut changé le titre et le nom des personnages.Sept - maisons d'édition ont refusé lè faux-vrai manuscrit, dont les deux plus « prestigieuses », Boréal et Leméac.Entre vous et moi, je viens de vérifier, la chose n'a ni ému ni embarrassé les éditeurs, sauf Boréal qui porte le bonnet d'âne pour tout le monde, puisque Anne Hébert est de la maison.Le canular nous aura surtout appris que ce roman poétique, écrit il y a 40 ans, ne serait pas republié aujourd'hui pour des raisons qui ne sont pas toutes mauvaises.Ce serait aussi le cas, je crois, pour bien d'autres romans et bien d'autres auteurs, même les plus indiscutables, Ferron ou Aquin par exemple, je serais très curieux de voir le sort qu'on réserverait, par exemple, à un livre culte comme Prochain Épisode, après en avoir évidemment changé les premiers mots Cuba coule à flots.Anyway.Ce genre de canular a surtout le mérite (?) de consoler les nuls, les tarés du dictionnaire des synonymes et les radieux de la pouaisie qui se sont fait renvoyer leur manuscrit, ils se disent que les éditeurs sont passés à côté de leur génie comme ils sont passés à côté de Anne Hébert.Il faudra maintenant trouver un canular, à l'envers de celui-là, qui montrerait la réalité vraie de l'édition québécoise.Cette réalité n'est pas que les éditeurs ne savent pas reconnaître un chef-d'oeuvre quand ils en li- Pierre FOGLIA sent un, mais que faute de chefs-d'oeuvre et même d'oeuvres tout court, ils publient absolument n'importe quoi.Vous voulez des titres ?Parlant de Anne Hébert rappelons que ses deux derniers livres sont écrits comme d'habitude avec autant de silences que de mots, les premiers comme des petits glaçons que font fondre les seconds.M inuscules mervei 1 les, qu'il s'agisse du court roman Aurélien, Clara, Mademoiselle et le Lieutenant anglais ( Seuil, 95 ) ou des Poèmes pour la main gauche ( Boréal, 97 ).À sortir en mars chez Boréal Est-ce que je te dérange ?Pas une seconde madame Chose, pas une seconde.CLIMATS \u2014 Sam Shepard est ce que j'appelle un auteur « de paysages ».Il ne raconte rien.Il montre un paysage.Souvent un désert.Souvent le Texas ( c'est lui qui a écrit le scénario de Paris-Texas).Il montre une route qui va à Santa Fe, une haie d'eucalyptus, des pâturages à l'infini, ou le désert.Chez Sam Shepard les paysages prennent toute la place et pourtant, en nombre de mots, ils sont à peine évoqués, on s'est garés sur un parking près du Jupiter Motel, un patio en stuc, une fontaine morte au centre et pas un cliettt.Pensez à son chum Ry Cooder.C'est pas de la musique, ce sont des climats.Shepard c'est pareil.C'est pas de la littérature.Ce sont des paysages avec des gens dedans, qui font des choses toutes petites, juste assez pour ne pas mourir.Comme bien des écrivains aujourd'hui Shepard fait des livres avec rien.Mais lui ça donne quelque chose, je ne sais pas comment il s'y prend.Je ne sais pas pourquoi j'aime Shepard.Peut-être parce que le premier livre que j'ai lu de lui, je l'ai trouvé sur la banquette d'un train en allant à Toronto et que je l'ai toujours considéré comme le plus grand écrivain du monde pour banquette de train.Mais peut-être que j'aime aussi qu'il ait lu les mêmes livres que moi quand il était petit ( La Faim de Knut Hamsun, le Voyage de Céline ).Sam Shepard, Balades au paradis ( Robert Laffont ) LES PETITS BEURS \u2014 Est-ce que j'arrive trop tard pour vous mettre en garde contre Chimo l'auteur de Lila dit ça, et de J'ai peur, faux journaux intimes, et probablement faux arabe derrière le pseudonyme ?Ces deux petites putasseries semblent avoir été écrites par un nègre plutôt que par un arabe, nègre au sens de mercenaire, payé pour dynamiter, avec ses fausses petites bombes, la morosité qui prévaut dans l'édition française.Tenez-vous loin, ce sont des bombes puantes.Vivre me tue de Paul Smaïl, faux nom aussi mais vrai maghrébin celui-là, est encore une histoire de beur ( un beur est un maghrébin de la deuxième génération né en France ), une histoire qui a marché très fort èn France.Moi pas tellement.Vivre me tue et lire aussi, des fois.ZEN \u2014 Non, je ne vais pas à Nagano.Deux raisons à cela.La première le curling.La seconde le Japon.Mais si vous êtes plus zen que moi, je vous signale un Abécédaire du Japon (Takashi \u2014Éditions Philippe Pic-quier ), très bien fait, qui vous distraira du tapinage artistique et des clichés olympiens, allez, je vous embrasse.CUobc de forfait* 400 40 MtÎMMtCA ioo § par \u2022 Quelle que soit l'heure \u2022 Facturation à la seconde \u2022 Aucun contrat à long terme EN PLUS \u2022 Choix d'appareils à partir de 100 $ \u2022 Puce à seulement 25 $ Pour plus d'information sur les prix du permis SCR des Services personnalisés, ainsi que les frais d'interurbains et d'itinéranec, communiquez avec le Service à la clientèle Fido ou passez au point de vente de votre choix.Appelez-le par *cm moin; vnnw*fido»cv;.: : \u2022 * .\u2022 RÉGIE RÉGIONALE i DE LA SANTÉ ET DES SERVICES SOCIAUX DE MONTRÉAL-CENTRE JEAN-FRANÇOIS BÉGIN Pour savoir comment évolue la crise du verglas à Saint-Hyacinthe, suffit de jeter un coup d'oeil à ce que vendent les quincailleries : alors que dans les premiers jours on s'arrachait les piles et les génératrices, ce sont maintenant les cuvettes et réservoirs de toilettes qui s'envolent à la vitesse de l'éclair.C'est qu'avec le retour du courant dans la ville \u2014 plus de 80 % des foyers étaient rebranchés hier matin\u2014 de nombreux propriétaires d'immeubles à logements se rendent compte que leurs problèmes ne viennent que de commencer.Malgré toutes leurs précautions, l'eau a souvent gelé dans les toilettes des locataires, causant les problèmes que l'on imagine au dégel.« On vend de cinq à dix fois plus de toilettes que d'habitude, affirme Jean-François Gagnon, vice-président de la quincaillerie G.Gagnon et Fils, une des plus importantes de la ville.Même si les propriétaires ont mis de l'antigel dans le réservoir et la cuvette, le mécanisme qui contrôle l'arrivée de l'eau dans le réservoir a gelé.» Selon M.Gagnon, il y a presque pénurie :« Avant, c'était le combustible, maintenant c'est les toilettes.Tout le monde veut la même chose en même temps.Ça va prendre quatre à cinq jours pour être approvisionnés, le temps que nos fournisseurs réagissent », explique-t-il.Autres articles à succès : la pelle-traîneau, utile pour déneiger les toits plats, et tous les éléments de tuyauterie.« Il y a beaucoup de tuyaux qui ont ouvert dans les murs », note M.Gagnon.Il doit en effet y en avoir beaucoup, car les plombiers de Saint-Hyacinthe travaillent comme jamais ces jours-ci, si l'on en croit le tour d'horizon effectué hier par La Presse auprès d'une demi-douzaine d'entrepreneurs de la région.« C'est la folie furieuse, on est débordés », a dit l'employée qui répondait au téléphone chez Plomberie et Chauffage Saint-Hyacinthe.\u2022 Est-ce qu'on peut parler au plombier ?- Rappelez dans un mois : on n'a pas le temps.\u2022Chez Plomberie Armand Leme-lin, où 10 plombiers sont à l'oeuvre dans cinq équipes, on est aussi très occupé, tellement que l'on ne répond plus qu'aux clients habituels.« On est rendus à 15 à 18 jours d'attente, alors que d'habitude, le délai est de 24 heures », note Edith Lemelin, la femme du propriétaire, qui admet toutefois que les problèmes de gel vécus par ses concitoyens sont une manne pour les entrepreneurs en plomberie.Faites confiance à Kaufmann de Suisse pour un service après-vente agréé par rolex.DATEJUST w ROLEX KAU FM ANNde SUISSE BIJOUX CT MONTRES \u2022 DIPUli 19S4 2195 rue Crescent, près de Sherbrooke, (514) 848^0595 gj UN DETECTEUR DE MONOXYDE DE CARBONE DE QUALITÉ PROFESSIONNELLE POUR LA MAISON Pensez aux risques possibles.Le monoxyde de carbone cause plus de décès en Amérique du Nord que n'importe quelle autre substance toxique.La tranquillité d'esprit pour seulement 129,95 $* Ce prix spécial comprend une inspection et une vérification professionnelles par nos techniciens compétents pour déceler les fuites de CO de votre système de chauffage à air puisé et l'installation d'un détecteur de CO Al M (avec capteur IDR).Vous pouvez aussi acheter ce détecteur de 109,95 $ chez Electro Aide pour seulement 79,95 $' £Pectro ^lide 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le v+nkute au concessionnaire ou acheté* fe pour 2\\î\\2% Ptmltt paiement et dépôt de sêcu\"té o> s/S S (rembounab*) reçus a 'a Ivrah \u2022\u2022 lllVPtt II HNANCIMINT : jo ooo i k 18 \\ annuellement a n:son d* 4^8.78 $ pat mots sur 48 mo«s.CoCt d'emprunt : 2 0*144 S Coût total du prtt 22 031*4 * v- \u2022 ' \u2022 for.\\s»onnalre pour plus de détails l < LA PRESSE, MONTRÉAL MARDI 27 JANVIER 1998 A 17 Des écoles montrent du doigt tes usines de pâtes et papier Selon eux, 20 usines ont déversé de grandes quantités de substances toxiques dans les cours d'eau du Québec \u2022 ANDRÉ NOËL .Plus de 20 usines de pâte et papier ont déversé illégalement des quantités im- , portantes de substances toxiques dans les cours d'eau du Québec en 1996, sans être mises à l'amende, ont révélé hier trois groupes écologiques.\u2022 Depuis trois ans, le gouvernement du Québec a le pouvoir d'appliquer le règlement fédéral sur les effluents des compagnies de pâtes et papier.C'est lui qui doit surveiller les usines.Mais il semble qu'il sévisse peu.L'Union Saint-Laurent Grands * Lacs, le Centre québécois de droit de l'environnement et le Sierra Légal Défense Fund ont obtenu des documents préliminaires en utilisant la Loi fédérale sur l'accès à l'information.« En 1996 seulement, les compagnies du Québec ont transgressé *\\le règlement plus de 189 fois.'Douze usines ont commis plus de trois violations chacune et l'usine de Tembec, au Témiscamingue, a dépassé les normes plus de 98 fois », a déclaré Stéphane Gingras, porte-parole de l'Union Saint-Laurent Grands Lacs.Le gouvernement du Québec aurait dû déposer des poursuites judiciaires depuis longtemps, puisqu'il a accepté la responsabilité de voir au respect du règlement fédéral.Or, il ne l'a pas fait, affirment les groupes.« Cette non-application de la loi démontre bien les dangers du transfert des responsabilités et des pouvoirs vers les provinces en matière d'environnement, écrivent leurs représentants dans un communiqué.Malgré cet échec flagrant, le Québec et le gouvernement fédéral, ainsi que les autres provinces, s'apprêtent à signer un accord d'harmonisation jeudi prochain, qui aura pour effet d'accélérer la délégation de pouvoirs.» Me Yves Corriveau, directeur du Centre québécois de droit de l'environnement, estime que la signature de l'accord devrait être remise en question.Caroline Drouin, porte-parole du ministre de l'Environnement, Paul Bégin, a dit que son ministre allait réagir à ces dénonciations aujourd'hui ( mardi ).François Blain, porte-parole de l'Association canadienne des pâtes et papiers, a dit que le nombre de violations n'est pas significatif.Selon lui, 3600 tests ont été faits en 1996 et ont révélé 189 violations, qui avaient souvent trait au même incident ( un avis est émis pour chaque semaine de violation ).« La plupart des systèmes de traitement secondaire, essentiellement biologiques, ont été installés en 1995 pour respecter le nouveau règlement, a-t-il dit.1996 a été une année de rodage.Je suis convaincu que le nombre de violations a chuté en 1997.» M.Blain affirme qu'il y a eu une amélioration remarquable au cours des dernières années.Entre 1992 et 1996, les matières en suspension dans les effluents ont diminué de 60 %, et la demande biologique en oxygène, de 92 %, précise-t-il.L'usine des papiers Rolland, à Saint-Jérôme, est la seconde, après Tembec, qui aurait le plus pollué en 1996, avec 17 violations.Le président de la compagnie, Yvan Duchesne, n'a pas contesté ces chiffres, mais il a dit que c'était du passé.« On a eu certains dépassements pendant la première année de rodage de notre système de traitement secondaire, a-t-il dit.Le gouvernement a compris.Maintenant, tout est sous contrôle.» L'approche communautaire s'implante de façon disparate dans les corps policiers MARTIN PELCHAT Après avoir été l'apanage de services importants comme la police de la CUM, l'approche communautaire fait maintenant son chemin dans beaucoup d'organisations policières de plus petite taille au Québec, mais elle est implantée de façon trop disparate encore, estime le patron du service d'inspectorat des corps policiers, Marc Lizotte.C'est un constat que livre M.Lizotte au terme de la deuxième année d'activité de son modeste service, qui ne compte que cinq inspecteurs sur le terrain, et qui évalue la qualité et la conformité des pratiques administratives et des activités de 20 corps de police par année.Les services qui s'engagent dans la voie communautaire doivent aller au-delà des symboles, insiste M.Lizotte.« La visite des postes de police, c'est pas-ça l'approche communautaire.On doit aller plus à fond, consulter la population et lui demander ce qui nuit à sa sécurité et sa tranquillité.» Et il ne faut rien précipiter.« Si ça change trop vite, tant qu'à moi, c'est des gadgets », avertit Marc Lizotte, en notant avec satisfaction que l'Institut de police de Nicolet i a entrepris de développer un mo-; dèle, afin que « les gens parlent le ; même langage ».Il faut aussi, dans le contexte communautaire, donner plus de responsabilités aux individus, ce qui constitue un changement im- 11 portant dans un milieu aussi hiérarchisé et « militarisé » que la police.« Ça veut dire aussi d'évaluer ton personnel de façon différente.» Parmi les « forces » relevées par le service d'inspectorat au fil de ses visites, M.Lizotte cite au premier plan la qualité des directeurs de police québécois.« La force la plus grande qu'on constate, c'est probablement la qualification des chefs de police, qui est à la hausse constamment », dit Marc Lizotte.Un premier service amérindien Le service de M.Lizotte a inspecté 20 corps de police au cours de la dernière année, au rythme d'environ deux par mois.Ils se sont ajoutés aux 14 inspectés en 1996, année de rodage.Parmi les corps de police de taille plus importante, seuls Sainte-Foy, Ga-tineau-Métro et Saint-Hubert ont cependant été visités jusqu'à maintenant.Les inspecteurs de Marc Lizotte sont notamment allés l'an dernier à Chicoutimi, Drummondville, Terrebonne, Rouyn-Noranda, Pin-court, Sept-îles, Dolbeau, Sainte-Adèle, Shawinigan et Saint-Lambert.Ils achèvent leur séjour à La Plaine et s'apprêtent à séjourner à Sorel et Lachute.Il n'est toujours pas question en 1998 d'évaluer l'efficacité des nouveaux postes de quartier de la CUM ou celle d'unités de la Sûreté du Québec.Les deux principales organisations vivent présentement des changements importants et M.Lizotte leur donne une autre année.Son service évaluera cependant en mai un premier corps de police amérindien, celui des Mon-tagnais de Uashat-Maliotenam.Le service d'inspectorat compte voir une vingtaine d'autres organisations en 1998, pour porter le total à 54 depuis sa création.M.Lizotte aura alors complété un tour d'horizon assez vaste pour déterminer les grandes « tendances », qu'il entend livrer aux directeurs de police plus tard cette année.Par ailleurs, les inspecteurs insisteront encore en 1998 sur certains aspects de la gestion des corps de police.« On travaille beaucoup à s'assurer que la Ville fournisse des orientations au corps de police », dit Marc Lizotte.Les discussions avec les élus sur le budget de la police s'en trouveront mieux appuyées.« On pousse plus loin l'examen des ressources informatiques, ajoute M.Lizotte.Il se dépense beaucoup d'argent sur ce plan et il faut que ça soit bien dépensé.Il faut aussi s'assurer que l'informatique devienne un outil plutôt qu'une surcharge.» Quant aux rapports du service d'inspectorat et à leurs recommandations, M.Lizotte laisse le soin aux municipalités de les rendre publics si elles le désirent.Il semble toutefois que peu d'entre elles l'aient fait jusqu'à maintenant.Exhumation des deux Montagnais, Moïse Bénis et Achille Voilant ut \u2022
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