La presse, 26 février 1998, B. Politique
[" B Montréal jeudi 26 février 1998 ?ÉDITORIAL / OPINIONS / CYPERPRESSE Les bourses du millénaire, un vrai gaspillage MARIO FONTAINE Les bourses du millénaire ratent la cible : elles n'amélioreront pas la qualité de l'enseignement post-secondaire, ni ne soulageront de façon substantielle les difficultés financières des étudiants.Voilà ce qui ressort de divers coups de sonde menés hier, au lendemain de l'annonce, dans le budget Martin, de la création d'un programme devant permettre la distribution de 100 000 bourses de 3000 $ par année à des étudiants talentueux.« Ces bourses, c'est du gaspillage.Les 2,5 milliards qu'on va y consacrer auraient été mieux dépensés en les remettant aux provinces, qui connaissent mieux leurs priorités et leurs lacunes en matière d'enseignement.C'est par la base qu'il faut repenser le système d'éducation, pas par le haut en distribuant des bourses à l'élite de la classe bourgeoise », affirme Gilles Paquet.Professeur d'économie à l'Université d'Ottawa et directeur du Centre d'études sur la gouvernance, M.Paquet voit d'un oeil critique cette intrusion du fédéral dans les plates-bandes provinciales : le décrochage au secondaire et la dévalorisation du secteur technique sont des problèmes bien plus importants que celui que le fédéral croit pouvoir régler avec ses bourses, dit-il.Pour Pierre Lefebvre, de l'UQAM, les bourses du millénaire sont « complètement inutiles ».La demande de cours est forte au niveau post-secondaire, et l'endettement étudiant relativement faible au Québec par rapport au reste du Canada, fait valoir ce professeur en économie.Le défi à relever, selon lui, ce n'est pas d'abord d'octroyer de nouvelles bourses mais d'assurer un financement adéquat aux institutions, frappées par d'importantes coupes depuis qu'Ottawa a sabré ses transferts aux provinces.Plus d'étudiants par professeur, moins de recherches, des conditions générales moins propices à l'enseignement supérieur.Les bourses du millénaires ne changeront rien à cela.Diplomate, la Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec souscrit à l'objectif d'Ottawa d'améliorer la situation financière des étudiants, mais rappelle qu'une application uniforme du programme fédéral sans tenir compte des particularités de la situation québécoise risquerait de ne pas atteindre ses buts.« De la même façon, il nous paraît impérieux, au moment où cette décision intervient, de tenir compte du fait que la mission de base même des établissements est présentement en péril à la suite des compressions imposées par le gouvernement du Québec, lesquelles découlent notamment de la diminution des paiements de transferts aux provinces au titre de l'enseignement post-secondaire », écrit le directeur général de la Crcpuq, Jacques Bordeleau, dans un communiqué émis hier.La FEUQ et son pendant collégial, la FECQ, sont en revanche d'avis que le Fonds du millénaire ne répond pas aux besoins véritables des étudiants endettés du Québec.Le premier ministre Chrétien met sur pied de nouveaux programmes qui dédoublent inutilement ceux du Québec, déplore Ni-kolas Ducharme, président de la FEUQ.L'organisme préférerait qu'on améliore le système d'aide financière déjà en place au Québec depuis 30 ans.Pettigrew veut revoir l'assurance-emploi VINCENT MARISSAL du bureau de La Presse, OTTAWA Une partie de l'important surplus de la caisse d'assurance-emploi pourrait servir à ouvrir le régime à de nouvelles catégories de chômeurs, notamment les travailleurs autonomes qui sont de plus en plus nombreux, a indiqué hier à La Presse le ministre Pierre Pettigrew.En passant d'un déficit de six milliards il y a cinq ans à un surplus de 12 milliards cette année, de 19 milliards l'an prochain et peut-être de 25 milliards en l'an 2000, la caisse de l'assurance-emploi est devenue l'objet d'un vif débat entre l'opposition et le gouvernement Chrétien.Le ministre a déjà une bonne idée de qupi faire avec l'argent qui déborde de la tirelire.« Je suis très préoccupé par la baisse de participation à l'assurance-emploi, dit le ministre du Développement des Ressources humaines.L'opposition dit toujours que c'est à cause des critères d'admissibilité, mais je prétend qu'il y a d'autres raisons, comme le plus grand nombre de travailleurs autonomes.» C'est notamment dans le but d'élargir le régime et de s'adapter à la nouvelle économie que le gouvernement fédéral doit se garder un « coussin », affirme Pierre Pettigrew.« Il faudra voir l'ampleur de ce phénomène des travailleurs autonomes qui n'ont pas droit en ce moment à l'assurance-emploi, poursuit le ministre, et nous avons besoin d'une marge de manoeuvre pour nous assurer que nous servons bien les Canadiens.» À 19 milliards, il ne s'agit plus d'un coussin mais plutôt d'un somptueux matelas sur lequel se vautre le gouvernement aux frais des chômeurs, dénoncent les partis d'opposition.Les réformistes parlent de détournement de fonds, le Parti con- servateur réclame des baisses de cotisation, le NPD exige des programmes plus généreux pour les pêcheurs et le Bloc accuse Paul Martin de « bâtir la solidité financière du Canada sur le dos des chômeurs ».Le Bloc et le NPD attaquent pratiquement tous les jours la réforme de l'assurance-emploi qui, affirment-ils, exclut maintenant près de six chômeurs sur dix.Les ministres Martin et Pettigrew reconnaissent que le coussin est confortable, mais, disent-ils, on est jamais à l'abri d'un nouveau mauvais coup de l'économie.« Le surplus, ça fait partie de notre fonds consolidé, ça fait partie de nos revenus, a indiqué hier le ministre des Finances dans une entrevue à La Presse.On va baisser les cotisations le plus vite possible, mais on n'est pas pour le faire si ça met en danger la santé financière de la nation.» Aux critiques, le ministre des Fi- nances rétorque qu'il a déjà diminué les cotisations trois fois depuis 1993, les faisant passer de 3,07 $ à 2,66 $ ( par tranche de 100 $ de revenu ).Ottawa ne peut faire mieux pour le moment, soutient Paul Martin, il veut plutôt profiter de la période de croissance pour engranger et ainsi éviter à l'avenir d'augmenter les cotisations au moment où l'économie canadienne se mettrait à ralentir.« Nous devons nous assurer que le jour où l'économie irait moins bien, dit Pierre Pettigrew, nous ne serons pas obligés d'augmenter les cotisations comme le gouvernement conservateur le faisait.» De plus, la crise du verglas a démontré toute l'utilité d'un bon coussin, justifie-t-il.« C'est ce qui m'a permis de dégager tout de suite 50 millions pour un programme spécial », conclut le ministre des Ressources humaines.m K.¦ V Triomphe et demi.Le ministre des Finances, Paul Martin, triomphe peut-être devant le cau-cus des députés de son parti.Mais n'empêche qu'il comprend mal que l'opposition, les gouvernements provinciaux comme les groupes socio-communautaires accueillent son budget avec tant de mécontentement.i 1 ?1 Le mauvais bobo Chantai Hébert Lm ambitieux projet de r bourses du millénaire dévoilé dans le budget Martin est peut-a être taillé sur mesure 1 pour la clientèle du reste du Canada, mais il est loin de faire comme un gant au Québec.En ciblant le créneau des bourses étudiantes pour s'activer en l'an 2000, Ottawa se comporte en « squatter » sur un terrain que Québec occupe depuis 1964 et où il se distingue de toutes les autres provinces par les moyens comme par les résultats.Avec son programme, le gouver- nement fédéral se défend de dédoubler l'action des provinces et c'est vrai partout, sauf au Québec.Il soutient qu'il s'attaque ainsi à un problème d'endettement accéléré et c'est nettement plus vrai partout qu'au Québec.Idem pour l'accessibilité.Voici les données : ?L'endettement des étudiants du reste du Canada et du Québec n'est pas comparable : dans le reste du Canada, la dette des étudiants a augmenté au grand galop depuis 1990 passant de 13 000$ en moyenne pour un étudiant diplômé du premier cycle à 25 000 $ l'an prochain.Au Québec, le fardeau de la dette étudiante progresse au petit trot et atteindra au même moment 11 000 S par diplômé.?Les droits de scolarité sont deux ordres de grandeur : dans le reste du Canada, il en coûte environ 3400 $ pour faire une année d'études universitaires.Au Québec, la facture se chiffre à la moitié de la somme, 1700 $, et l'année qui correspond à la première tranche du cycle universitaire ailleurs au Canada est gratuite ici parce qu'elle fait partie du cours collégial.?De toutes les provinces canadiennes, le Québec est la seule à offrir autre chose que des prêts aux étudiants.Ên 1996-97, en plus des prêts, le ministère de l'Éducation a versé pour 255 millions de bourses.( La part du Québec du projet fédéral se chiffrerait à 82 millions ).Pour huit étudiants québécois qui obtiennent un prêt seulement, sept autres obtiennent également une bourse.En tout, plus de 70 000 étudiants en profitent.La valeur moyenne des bourses accordées par Québec à l'université était en 1996-97 de 3885$ par année, soit 20 % de plus que ce que se propose d'accorder Ottawa par l'entremise de sa nouvelle fondation.?Le Québec est la province qui dépense le plus pour assister financièrement les étudiants de niveau supérieur.En 1993-94, soit avant que la majorité des autres provinces ne serrent d'encore plusieurs crans la ceinture de leur système post-secondaire, le Québec dépensait déjà un tiers de tout ce qui se versait au Canada en aide financière aux étudiants.?Le Québec compte un pourcen- i tage plus élevé des étudiants qui font des études de premier cycle au Canada que son poids démographique.En 1994, avant que les droits de scolarité n'atteignent leur taux aai:cl ailleurs au Canada, le Que* bec comptait déjà 30 % de tous les étudiants inscrits à temps partiel ou à temps complet à des études supérieures de 1er cycle au pays.La même année, 32 % des diplômés de premier cycle l'étaient au Québec contre 37 % en Ontario, une province dont le poids démographique est plus conséquent.Au même titre que les autres, le système d'éducation post-secondaire québécois sort éprouvé des récentes années de vaches maigres, mais pas de la même façon.Avec ses bourses, Ottawa se comporte comme un docteur qui s'entêterait à poser le même diagnostic pour chacun de ses patients sans égard aux symptômes et même si cela, l'amène à soigner le mauvais bobo.- Les chiffres qui sont reproduits dans cette chronique proviennent du ministère fédéral des Ressources humaines, de Statistique d-' nada et du ministère de l Éducation du Qiuhec.) Verglas : Ottawa versera finalement 837 millions au Québec VINCENT MARISSAL du bureau de La Presse, OTTAWA ¦.\u2022 Le gouvernement fédéral a été étonné de voir la note du verglas du Québec passer de 400 à 837 millions, mais il se dit néanmoins disposé à payer ce dernier montant.Avant de signer un tel chèque, Ottawa va toutefois passer au peigne fin toutes les factures présentées par Québec, question de s'.is-surer que toutes les dépenses entrent bien dans le programme fédéral d'aide en cas de sinistre.Ce n'est pas que le gouvernement fédéral ne fait pas confiance au ministre des Finances du Québec Bernard Landry, assure un proche collaborateur du président du Conseil du Trésor Marcel Masse, mais le montant total de 837 millions réclamés semble élevé.« Mais soyez assuré que si toutes les factures entrent dans notre programme, nous n'aurons absolument aucune réticence à payer Québec, indique-t-on.La nouvelle base de discussion, c'est 837 millions.» Selon les chiffres fournis par Bernard Landry il y a deux semaines, la partie couverte par le programme fédéral s'élève à 946 millions.Ottawa assume 90 % de cette somme ( sauf une petite partie ), d'où la demande de 837 millions.Avant de voir les nouveaux chiffres, le gouvernement fédéral croyait devoir payer autour de 360 millions.En ajoutant les autres montants déjà versés par Ottawa dans différentes mesures d'urgence, soit autour de 175 millions, c'est donc dire que le fédéral pourrait payer près de 1,1 milliard pour le verglas de janvier.Québec estime à environ deux milliards le coût total de la catastrophe.On est toutefois loin de là.D'abord, le ministre Massé et son homologue du Québec, Jacques Brassard ne se parlent plus depuis le 13 février.Puis, les relations entre le gouvernement fédéral et québécois sont plutôt troubles en cette période d'agitation préélectorale au Québec.Les négociations entre les dei gouvernements se déroulent paJ fois rondement, comme ce fut le cas pour le Saguenay en 1996, mais eH les peuvent aussi être très pénibles, comme on l'a vu après la crise d'Okaenl990.5 Le partage des frais de la crtat avait dégénéré en une épique guerre de factures entre Québec et Ottawa, qui ne s'est réglée que cinq ans plus tard.Les montants ne sont toutefois pas comparables : la note de la cri* se du verglas est presque dix foi* plus élevée que celle d'Ok.i. s B2 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 26 FÉVRIER 1998 Editorial André Desmar aïs président du conseil d'administration Roger D.Landry président et éditeur Claude Masson éditeur adjoint Marcel Desjardins directeur de l'information Alain Dubuc éditorialiste en chef La carotte Agnès Gruda et le bâton Ason retour de Bagdad avec une signature de Saddam Hussein dans sa valise, le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, a fait l'objet d'une comparaison aussi peu flatteuse qu'imméritée.Plusieurs commentateurs ont vu une analogie entre l'entente qu'il venait d'arracher au dictateur irakien et les accords de Munich, par lesquels Lord Chamberlain avait cru acheter la paix avec Hitler en lui concédant l'annexion des Sudètes.HWHHHBHHDBHB Voila qui déforme grossièrement la réalité.Kofi Annan n'est pas Chamberlain, ne serait-ce que parce que Saddam Hussein n'est pas Hitler.Il est vrai que son régime repose sur tous les ingrédients habituels du totalitarisme, dont !e principal : la peur.Les disparitions et les exécutions se comptent par dizaines de milliers dans ce pays exsangue.Mais, malgré la fougue qu'il met à éradiquer toute forme d'opposition, Saddam Hussein est un dictateur usé, menant d'une main de fer un peuple épuisé par les sanctions.Un peuple qui lui voue des sentiments, disons, mitigés \u2014 l'aura dont Saddam jouit en Egypte ou en Palestine a peu d'écho à l'intérieur de ses propres frontières.L'autre différence entre les accords de Munich et ceux conclus à Bagdad tient à leur contenu même.Dans le premier cas, en consacrant l'expansionnisme du 3e Reich, le monde ouvrait carrément la porte à la tragédie qui a suivi.L'intervention de l'ONU dans la crise irakienne a l'effet inverse : celui qui plie, ici, c'est le « méchant ».Et l'accord auquel celui-ci a agréé constitue un geste d'obéissance à l'égard du droit international, et non le contraire.Évidemment, il est fort possible que le régime irakien ne tiendra pas parole et multipliera les obstructions à l'inspection des palais présidentiels où serait caché le redoutable arsenal du pays.Mais sur papier, les principes sont saufs.Même si, ce qui apparaît fort probable, le Conseil de sécurité devait accepter les promesses de Saddam, la crise irakienne n'est de toute évidence pas réglée.Mais dans tous les cas de figure, l'effort de conciliation déployé par Kofi Annan n'aura pas alimenté le feu.Bien au contraire, c'est si la menace américaine avait été mise à exécution que le pire risquait d'arriver.Parce que le régime.de Saddam Hussein en serait sorti renforcé.Et aussi en raison des nombreuses ondes de choc qui se seraient alors propagées dans les pays voisins.Résultats probables : escalade des sentiments anti-occidentaux dans les pays arabes modérés, coup de pouce explosif à tous les faucons du conflit israélo-palestinien, etc.Paradoxalement, en brandissant le bâton, les États-Unis auront contribué à faire plier Saddam.Mais s'ils l'avaient abattu, ils n'auraient obtenu qu'une chose : imposer une souffrance supplémentaire au peuple irakien sans s'approcher d'un millimètre de la solution au problème que pose Saddam Hussein dans ce coin volatile de la planète.Depuis sept ans, aucun des fléchissements musculaires à l'égard de l'Irak n'a réussi à ébranler Saddam.Soit qu'ils n'ont pas été pris au sérieux.Ou alors que la méthode a des limites.Peut-être faudrait-il commencer à penser autrement ?Après avoir brandi le bâton, tendre la carotte d'une levée des sanctions ?« La petite queue du Q » u'on se le dise : en matiètfe de graphisme, on a le choix de mettre l'accent sur les lettres ou.sur l'esthétisme.Et tant pis pour la règle, en usage partout dans le monde où on écrit en français, qui proscrit l'accent sur les majuscules dans un sigle ! DDHi C'est en tout cas ce que les autorités de l'UQAM ont trouvé de mieux pour tenter de justifier ce qui est apparu comme une erreur grossière dans le nouveau logo de l'institution où le « A » semble coiffé d'un malencontreux accent grave.Du moins aux yeux de tous les primaires qui n'ont pas eu la chance d'étudier le design avec le professeur François Metz, concepteur de cette trouvaille.S'ils avaient eu ce bonheur, ils auraient appris depuis belle lurette que « la petite queue du Q » trouble presque toujours les designers de talent en raison du déséquilibre qu'elle crée sur le plan graphique.En somme, un problème aigu qui ne peut se régler que par une faute grave.Et dire qu'on a oublié d'en prévenir les dirigeants du PQ, du PLQ, de la CEQ, de la FTQ et surtout ceux dont le sigle contient quatre lettres ou plus \u2014 les plus problématiques, selon M.Metz\u2014 comme la SAAQ, l'IREQ, l'ADISQ ou toutes les autres organisations confrontées au même redoutable défi ! Sans parler de ceux d'Hydro-Québec qui, eux, sont impardonnables de n'être pas au courant.Pour parfaire leur éducation, on a aussi pris soin d'expliquer aux rustres qui n'y ont rien compris que ce subtil irait oblique est, en fait, une représentation stylisée du mortier que portent les diplômés à la collation des grades.Ben voyons ! Il eût, évidemment, été inadmissible, pour une institution de haut savoir, d'admettre simplement une bévue.Il est plus facile de répéter que tout le monde a tort.Il faudrait sans doute en dire un mot à la direction de TéléQuébec qui est souvent blâmée pour une programmation qui n'intéresse personne.Il lui suffirait peut-être de modifier son logo car, on le sait maintenant grâce à l'UQAM, le vrai prbblème, c'est la « petite queue du Q ».LE £UDG£X V)fcfcî\\U HT LES OAÇ&cà HO^EMUE^ eo o Pierre Gravel j l- DRorn RÉSERVÉS LA BOÎTE AUX LETTRES Le Fonds de solidarité réplique ¦ Après lecture de la chronique de Michel Girard de ce jour (25 février ) dans les pages de La Presse, je ne crois pas que le Fonds de solidarité ait eu droit à un traitement équitable dans le contentieux dont il est fait état ( La Presse, 20 février ).En effet, le chroniqueur ne fait, en aucun cas état, ni des conditions légales dans lesquelles nous devons opérer dans le cas de rachats d'actions, ni des « zones grises » apparues dans le cas en question.Qui plus est, monsieur Girard nous impute une décision \u2014 celle de ne pas racheter la balance des actions restantes de la cliente\u2014 qui n'a pas encore été prise et qui nécessite des délais prescrits par la loi.C'est pourquoi nous vous demandons instamment de publier notre réplique originale qui se lisait comme suit : Notre publicité qui dit qu'il n'est pas obligatoire d'atteindre 65 ans pour pouvoir retirer ses REER au Fonds, est exacte : il faut être à la retraite et cela peut se faire même à 50 ans, voire même avant, s'il est prévu dans un régime de retraite agréé dans l'entreprise.Ensuite, nos critères de rachat ne procèdent pas de la lubie ou du bon vouloir : il s'agit d'une politique approuvée par le ministère des Finances.Le nombre et la valeur des actions rachetées, pour l'exercice terminé le 30 juin 1997, est de 10 736 déboursés \u2014 dont 1581 avaient 65 ans et plus ! \u2014 représentant 60,4 millions de.dollars.Dans le cas de raisons humanitaires définies dans cette politique nous avons, dans les six derniers mois, procédé à 1 1017 remboursements.Quant à Mme Julie, voici la séquence de sa demande : 1.En décembre, elle a sa première rencontre au Fonds.Elle dit qu'elle a besoin d'argent pour des soins dentaires qui représentent une dépense extraordinaire que ses revenus ne lui permettent pas d'assumer.Elle déclare alors avoir un emploi.Le Fonds lui fait un chèque de 2 685 $, montant qu'elle réclamait pour lesdits frais.2.Elle revient par la suite et nous présente une évaluation dentaire qui représente le solde de son compte au Fonds.Il appert alors qu'elle n'avait pas réglé son dentiste avec les premiers 2 685 $, comme cela devait se faire selon la demande faite et accordée.Elle avait employé ce montant à d'autres fins que ses soins dentaires.3.Néanmoins, nous avons alors décidé d'examiner sa demande puisqu'elle nous a, à ce moment seulement, fait part pour la première fois de sa perte d'emploi.Son bilan financier de décembre laissait apparaître des revenus supérieurs au barème établi par le ministère des Finances.4.Nous en sommes à cette étape, puisque la loi issue du ministère des Finances exige qu'il y ait un délai de trois mois après une diminution de revenus avant remboursement.Mme Julie a eu un traitement plus que conforme à notre politique.Nous sommes particulièrement sensibles à ce gehrç de situations et, dans tous les cas, nous avons le devoir de veiller à une application équitable des critères établis.Jean-Yves DUTHEL vice-président communications, marketing relations publiques FTQ Le ministre Rochon , n'est pas le problème i Certains vont sans nul doute lever le ton si l'on ose dire que, dans les services de santé, le ministre Jean Rochon n'est pas le problème ! Considérant le contexte actuel, il n'a pas le choix de comprimer dans les dépenses d'un système dont les coûts astronomiques grugent très lourdement dans nos taxes et nos impôts.Un autre à sa place ferait de même.Le problème se situe ailleurs.Dans le manque de coopération et de coordination entre les méde-cins.Entre les diverses spécialités.Entre les hôpitaux.Chacun marquant et défendant un territoire comme s'il lui appartenait en propre.Jean Rochon Et dans le fait que, selon une enquête récente, 59.5 % des clients des urgences des hôpitaux abusent du système, faisant en sorte que de véritables malades doivent attendre.Alors qu'un appel à Info-Santé, qu'une visite de jour au CLSC ou qu'une consultation sur rendez-vous dans une clinique médicale serait plus que suffisant.Nous vivons un problème de société que certains tentent de personnaliser.À bas le ministre ! Alors que ce sont des choix qui sont à faire : continuer à investir dans des services de santé extrêmement onéreux ou aller vers des alternatives moins coûteuses mais tout aussi efficaces.Jean-Paul PAQUETTE Ville-Marie Un programme à bonifier ¦ Lors du dernier Sommet socio-économique, dans le cadre du Chantier de l'économie sociale, le gouvernement a planifié la création de 6 000 emplois dans le domaine de l'aide domestique.Pour atteindre cet objectif, le ministère de la Santé et des Services sociaux a mis en place un programme d'exonération qui permettrait à l'usager de payer entre 4 $ et 11 $ de l'heure pour recevoir des services d'entretien ménager.Malheureusement, l'expérience vécue par les premières entreprises d'économie sociale ( coopératives ou organismes sans but lucratif) à s'engager dans ce domaine démontre que ce programme n'est pas suffisamment généreux pour assurer la survie financière de l'entreprise.Le ministère a sous-est imé les coûts réels de dispensât ion des services et il a surestimé la capacité de payer des usagers.De plus, c'est un programme très lourd et bureaucratique, dont la gestion est aux antipodes des valeurs communautaires.Les organismes engagés dans ce secteur ont revendiqué une amélioration du programme et ont été associés à un comité gouvernemental chargé de le ré- viser et de le bonifier.Mais les choses tardent.En attendant, plusieurs organismes concernés sont carrément menacés de faillite.Ils attendent également les fonds d'un programme de démarrage qui devrait, ou aurait dû, les aider à partir sur un bon pied.Les besoins grandissants des personnes âgées et des autres clientèles en entretien ménager doivent être pris en compte.C'est un type de services que les CLSC ne sont pas en mesure de donner, car ils sont débordés par la demande du côté des services à la personne ( bains, hygiène personnelle, etc.).Il est urgent que le gouvernement fournisse aux coopératives et organismes sans but lucratif les moyens de répondre aux besoins en aide domestique sans faire banqueroute.L'État doit favoriser plus concrètement la rencontre des besoins des clients et des demandeurs d'emploi.Jacques FOURNIER Montréal SOS pour « mon » arbre ! ¦ Depuis que l'on a planté un arbre devant ma maison, en 1983, celui-ci est devenu « mon » arbre.Que de petits soins mes voisins et moi avons apporté à celui-ci, depuis les quinze dernières années.D'une rue stérile sans verdure, la venue d'une cinquantaine d'arbres a changé l'atmosphère el la couleur de notre entourage.Chaque année voyait grandir et se développer mon arbre devant ma demeure.Il était le plus beau, le plus droit, le plus imposant de ma rue.Depuis deux ans déjà, j'apercevais, assis dans mon salon, les extrémités de ses branches parvenues au 3e étage.Enfin, la verdure prenait prise à ma fenêtre.Chaque hiver, des employés municipaux enveloppaient son tronc d'une palissade de bois pour le protéger.Cette année, nulle enveloppe ne protégea mon arbre : restrictions budgétaires, sans doute, monsieur Bourque.Puis, le verglas de janvier 98 vint.Mais, comme il était solide et en bon état, il ne laissa aucune de ses branches se briser sous l'assaut de cette glace diabolique.Cependant, un autre danger le guettait : en effet, il fut sournoisement attaqué à sa base par une certaine chenillette qui, « le mors aux dents », arracha non seulement son écorce mais une partie de son tronc.Bourque Que faire pour le sauver ! J'en appelle aux employés du Jardin botanique pour me conseiller, s'il est toujours possible de le réchapper.Yves BLONDIN Montréal N.B.¦ La Presse accorde priorité sous cette rubrique aux lettres qui font suite à des articles publiés dans ses pages et se réserve le droit de les abréger.L'auteur doit être clair et concis, signer son texte, donner son nom complet, son adresse et son numéro de téléphone.Adresser toute correspondance comme suit: La botte aux lettres, La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal, H2Y 1K9.Les textes peuvent également être acheminés par fax au 285-4816 ou par email à l'adresse: edito@lapresse.ca * LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 26 FÉVRIER 1998 B 3 Un projet démagogique et provocateur On dit, dans les coulisses ou-taouaises, que le projet de bourses du millénaire est une idée à laquelle Jean Chrétien tenait mordicus, histoire de laisser sa marque dans l'histoire.Tout le monde n'était pas d'accord au Conseil des ministres, notamment Stéphane Dion, qui n'avait pas besoin d'une autre patate chaude.N'importe.Armé de sondages montrant que l'idée de subventionner les étudiants était populaire partout et même au Québec ( le contraire eût été étonnant ! Qui n'aime pas recevoir de l'argent ?), M.Chrétien s'est obstiné et a gagné.Eh bien, félicitons-le pour son beau programme ! Le simple fait que M.Chrétien ait eu une idée personnelle est déjà un événement digne de mention.Après cinq ans de règne sans imagination, il a enfin mis la main sur un projet plus ou moins original, lui qui n'avait rien trouvé d'autre, pour occuper ses cinq années au pouvoir, que d'appliquer une à une, quoiqu'avec moins de brio, les politiques du gouvernement Mulroney ! Rien ne pourra mieux illustrer, pour l'édification des générations futures, ce que fut le règne de Jean Chrétien, que ces bourses du millénaire : l'exemple parfait d'une politique superficielle et démagogique, qui jette de la poudre aux yeux sans contribuer le moins du monde à régler les vrais problèmes, et qui risque même d'en créer de nouveaux.Ces bourses engloutiront des fonds qui auraient dû aller à l'amélioration du système scolaire, et elles contribueront à faire pourrir encore davantage, si c'est possible, les relations entre Québec et Ottawa.Est-ce pure inconscience ou provocation savamment calculée ?Difficile à dire, mais on reste bouche bée devant cette extraordinaire ingérence fédérale dans l'éducation.Mardi soir, à Radio-Canada, le ministre Marcel Massé, dépêché sur le front québécois, s'évertuait à faire valoir que ce projet de bourses ne constitue aucunement une ingérence dans un champ de compétence provinciale, puisqu'il ne concerne pas le contenu de l'éducation et qu'Ottawa a une longue tradition d'aide à l'instruction postsecondaire.Mais cette argumentation est tout simplement inacceptable.Il A H Elle aurait pu passer, à la rigueur, et en tirant sur l'élastique, à l'époque ou l'argent tombait des arbres.Pas aujourd'hui.Pas à l'heure où le système scolaire, tout comme le secteur hospitalier, se trouve encore sous le coup de la réduction draconienne des « paiements de transfert » fédéraux.Ottawa peut bien se vanter de son fameux déficit zéro, la vraie question est de savoir comment il a été atteint.La réponse : facilement, puisque cela s'est fait sur le dos des autres I II aura suffi de pelleter la neige dans la cour du voisin du bas.Le gouvernement provincial fait maintenant de même envers les municipalités, et hop, c'est vous, le simple citoyen parqué tout au bas de la côte, qui recevez la bordée de neige, sous forme de services réduits.La décence, si ce mot a encore un sens, aurait été de relever substantiellement les transferts aux provinces, maintenant qu'Ottawa a ramené de l'ordre dans ses finances.Il ne se serait pas agi de générosité, mais du remboursement d'une dette flagrante.Ah ! mais il y avait la vanité de Jean Chrétien, qui veut attacher son nom à quelque bonbon gouvernemental.À quoi s'additionnait le besoin viscéral de tout gouvernement de s'assurer une visibilité maximale.Le cadeau direct au citoyen rapporte plus, en matière électorale, que l'envoi d'enveloppes globales aux provinces.Lysiane Contrairement à la théorie fédérale, il s'agit bel et bien d'une ingérence, aussi indirecte soit-elle, dans le contenu de l'éducation.Quand on décide d'injecter deux milliards et demi d'argent nouveau dans quelque domaine que ce soit, on se trouve ipso facto à déterminer des priorités.Or, la priorité, en éducation, n'est pas l'accès aux études supérieures.Pas dans un pays qui détient le record de la scolarisation post-secondaire de tous les pays membres de l'OCDE.Pas dans un pays où les étudiants bénéficient, surtout au Québec, de droits de scolarité outrageusement bas, et d'un système de prêts et bourses fort développé.Les étudiants, loin d'être une minorité opprimée, sont les enfants gâtés de leur génération, ceux qui ont le plus de chances de faire leur chemin dans la vie et d'échapper au chômage qui affecte présentement près d'un jeune sur cinq.De toute façon, même dans l'hypothèse improbable où il se trouverait, au Canada, un certain nombre de premiers de classe vraiment incapables d'accéder à l'université, ce n'est pas là que sont les besoins les plus criants.L'accès, fort bien, mais l'accès à quoi ?Trois ans de compressions budgétaires ont laissé les universités exsangues, et la qualité de l'enseignement et de la recherche se détériore forcément.À quoi sert-il d'attirer encore plus d'étudiants sur les campus, si c'est pour leur donner une formation déficiente et des diplômes dévalués ?S'il fallait injecter des fonds dans les universités, c'est au niveau du contenu et non pas de l'accès qu'il fallait le faire.Et encore, sans doute serait-il encore plus important de relever d'abord le niveau de la formation primaire et secondaire.Au Québec, plus d'un étudiant sur trois ( 36,4 % ) inscrits à l'université n'arrivent même pas à décrocher un diplôme de premier cycle.De deux choses l'une : soit que ces jeunes-là ne devraient pas être à l'université, mais là où ils pourraient apprendre un bon métier manuel ; soit qu'ils sont arrivés à l'université sans le bagage nécessaire.On ne réussit pas d'études universitaires sans avoir acquis au préalable une formation générale minimale et une certaine discipline de travail.Où cela se trouve-t-il ?À l'école.Rendu à l'université, il est trop tard.Si M.Chrétien était le moindrement sincère dans son désir de stimuler l'éducation, c'est l'école qu'il aurait aidée, via les gouvernements qui en sont responsables.Mais évidemment, on comprend qu'en matière électorale, il est plus rentable de distribuer des chèques garnis de feuilles d'érable aux étudiants.d'autant plus que ces derniers, contrairement aux enfants du primaire, ont le droit de vote ! Les bourses du millénaire se grefferont, dieu sait comment, à un système subvention-naire déjà établi.Ou elles reposeront sur des critères différents, et cela contrecarrera les politiques provinciales, ou alors elles seront accordées en fonction des mêmes critères que les bourses actuelles, et cela sera un cas patent de dédoublement de services.Au Québec, où les contribuables assument déjà une proportion démesurée de la formation de chaque étudiant, l'arrivée de nouveaux- boursiers pas mieux préparés que les autres aura des répercussions financières considérables.Que peut faire le gouvernement Bouchard ?Augmenter les droits de scolarité ?Opinions Concours éditorial La Presse -Journée mondiale du livre La Presse s'associe à la Journée mondiale du livre pour inviter les élèves de troisième, quatrième et cinquième secondaire de la région de Montréal à participer à un concours éditorial.Il suffit de répondre, dans un texte d'opinion, à la question suivante : « Selon vous, publiera-t-on encore des livres dans cent ans ?Oui ou non.» Les gagnants des deux catégories, ( oui et non ), verront leur texte publié dans la page Opinions de La Presse, le jeudi 23 avril.Journée mondiale du livre.Les auteurs des textes primés recevront en outre un certificat cadeau de 250 $ des mains d'Alain Dubuc, éditorialiste en chef de La Presse, lors de la grande soirée de clôture de la Journée mondiale du livre, en présence de son porte-parole officiel, Daniel Lemire.Voici les règlements du concours.?Durée du concours : Le concours débute le 25 février 1998 pour se terminer le 31 mars 1998.\" ?Conditions de participation : Tous les étudiants de troisième, quatrième et cinquième secondaire des écoles des régions administratives de Montréal, Montérégie, Laval, Laurent ides, Lanaudière sont éligi-bles, en autant que leurs textes aient été sélectionnés et acheminés par leur école.?Méthode d'attribution des prix : Les étudiants sont in- Selon vous, publiera-t-on encore des livres dans 100 ans ?vités par leur professeur à produire un texte d'opinion de 500 à 700 mots en réponse à la question suivante : Selon vous, publiera-t-on encore des livres dans 100 ans ?Les écoles sélectionnent six textes, les font parvenir à l'Association des éditeurs de livres au plus tard le 31 mars.L'ANEL retient dix textes ( cinq oui et cinq non ).Ces textes sont remis à l'équipe éditoriale de La Presse, le 16 avril.Celle-ci choisit les deux textes gagnants.Les deux textes sont publiés dans la page B3 de La Presse du 23 avril.De plus, un certificat-cadeau d'une valeur de 250 $ est remis à chacun des gagnants par Alain Dubuc, lors de la soirée de clôture de la Journée mondiale du livre, à la Bibliothèque nationale, le 23 avril.La page éditoriale laminée est également remise aux gagnants.Les textes doivent avoir entre 500 et 700 mots.Ils doivent être rédigés en français et être dactylographiés à double interligne.Le nom de l'étudiant et de son école, ainsi que son niveau scolaire, doivent être indiqués.Les textes doivent parvenir au plus tard le 31 mars 1998 à l'Association nationale des éditeurs de livre ( ANEL ) au 2414 boulevard Rosemont, Montréal, Québec, H2Y 1K4 ou télécopiés au ( 514 ) 273-9657.Pour Information : Nathalie Parent, ANEL, 273-8130.V Produits et services financiers : passons maintenant aux actes ! CLAUDE BÉLAND La Presse publie ici des extraits de la conférence de M.Claude Béland, président du Mouvement Desjardins, prononcée le 18 février dernier devant les membres de la Chambre de commerce du district de Trois-Rivières.M.Béland y avait traité des enjeux reliés au projet de loi 188 sur la distribution de produits et de services financiers.En rapprochant les continents et les pays, la mondialisation entraîne une concentration toujours plus grande des forces financières.C'est ainsi que, sur le plan international, les fusions et les regroupements d'institutions financières se multiplient à un rythme rapide, depuis quelques années.La mondialisation des marchés s'accompagne aussi de plusieurs phénomènes qui changent les règles du jeu dans l'industrie des services financiers.Je pense ici au resserrement de la concurrence, à la modification radicale des réseaux de distribution, au changement de comportement des épargnants et des investisseurs.Chose certaine, le Mouvement des caisses Desjardins n'échappe pas à ces nouvelles réalités et c'est pourquoi il a ouvert, il y a maintenant près de trois ans, le grand dossier de la réingénierie pour adapter le réseau des caisses et celui des filiales aux exigences du prochain millénaire.Le gouvernement québécois, sur l'initiative du ministre d'État de l'Économie et des Finances, M.Bernard Landry, a aussi rouvert le débat sur l'avenir des services financiers au Québec avec la publication, en juin 1996, d'un rapport intitulé La distribution de produits et serxices financiers aux particuliers : relever résolument le défi du changement.Il déposait ensuite, en décembre dernier, le projet de loi 188 sur la distribution de produits et services financiers.Presque deux ans après le rapport de juin 1996, une Commission parlementaire entend maintenant les commentaires des groupes intéressés à se prononcer sur le projet de loi.Le ministre est conscient des enjeux qui confrontent le secteur financier québécois et c'est pour cela qu'il a tenu à déposer un projet de loi qui complète le décloisonnement entamé, il y a une décennie, en permettant notamment aux institutions de dépôt de distribuer l'ensemble des produits d'assurance.Il sait que le décloisonnement, au sein des économies avancées, est un phénomène irréversible et que des gestes concrets doivent être posés pour que tous les intervenants du secteur financier, au Québec, puissent prendre leur place dans l'économie du XXIe siècle.Mais il n'en fait pas moins face à des gens qui opposent une résistance farouche au changement, des gens qui se préoccupent très peu de l'avenir des institutions financières de chez nous, mais qui tiennent surtout à ne pas affaiblir le régime de la vente par intermédiaires, qu'importe le fait que ce soit le plus souvent pour le bénéfice d'institutions étrangères.On oublie trop souvent qu'à l'heure actuelle, pour 100 $ de primes souscrites au Québec, autant en assurances de dommages qu'en assurance individuelle de personnes, 75 $ le sont auprès d'assureurs dont l'actionnaire majoritaire n'est pas québécois.Alors que partout sur la planète, les institutions financières ont la liberté de réagir promptement aux effets de la mondialisation Claude Béland # et du décloisonnement, alors que dans plus d'une quarantaine d'États américains, ainsi qu'en Europe, le décloisonnement est déjà reconnu, il est assez incroyable qu'à l'intérieur du débat qui a cours au Québec, on en soit encore à écouter des propos passéistes, folkloriques, déconnectés de ce qui se passe dans la réalité.Car, tout comme en 1987, au moment où le gouvernement décidait d'initier le décloisonnement, on nous présente encore aujourd'hui les mêmes scénarios apocalyptiques pour les intermédiaires.Le malheur, c'est qu'un groupe bien organisé peut facilement jeter du sable dans la machine législative et l'empêcher de fonctionner.C'est une façon habile et facile de forcer le statu quo.en faisant fi de l'avenir des services financiers au Québec.Et le statu quo, au train où vont les choses aujourd'hui, ça veut dire prendre du retard.Lorsque vous ne bougez pas et que tout le monde avance, c'est comme si vous reculiez.Les gens qui, au Québec, ne veulent pas du décloisonnement ont déjà obligé le gouvernement à reporter plusieurs fois le dépôt de son projet de loi et ils feront tout, encore une fois, pour en retarder l'adoption, ou pire encore, pour le faire mourir au feuilleton.Ils ont aussi réussi à arracher toutes sortes de compromis, lors de la rédaction du projet de loi 188, de sorte que nous avons affaire à un projet de loi fort compliqué, qui soumet les caisses Desjardins à toutes sortes de conditions particulières, ce qui va rendre le décloisonnement ( c'est-à-dire la possibilité pour les employés de la caisse d'offrir aux membres tout l'éventail des services financiers ) difficile à réaliser, surtout pour les petites caisses dans les petits milieux.S'il y avait, au 31 décembre dernier, 1 275 caisses au Québec, c'est parce que des milliers de Québécois et de Québécoises, dans chaque coin de la province, ont mis sur pied une caisse dans leur localité, pour se donner accès à certains services et pour avoir ensemble un instrument qui les aide à développer leur milieu.Mais le projet de loi 188, tel qu'U est actuellement libellé, permettrait à des entreprises extérieures au secteur financier d'agir plus librement que certaines petites caisses en matière de distribution de produits d'assurance.C'est donc parce que nous tenons à assurer la profitabilité et la viabilité de cha- que caisse, et son autonomie, que dans le mémoire que nous avons soumis à la Commission parlementaire, nous dénonçons plusieurs iniquités et plusieurs règles qui compliqueraient ainsi la tâche aux caisses.S'il y a chez nous des banquiers qui suggèrent de fermer les régions, nous, chez Desjardins, nous voulons l'inverse : nous voulons des régions dynamiques, remplies de gens qui sont fiers de leur coin de pays et qui veulent le développer.Et nous voulons que les caisses soient encore pour longtemps, partout au Québec, l'un des instruments de ce développement.C'est pour cette raison que nous voulons être certains que la loi nous permettra de mettre en oeuvre les moyens grâce auxquels les caisses demeureront fortes dans chacun de ces milieux.Et pour cela, nous ne demandons pas de privilèges.Ce que nous voulons, ce sont les mêmes règles pour tous, la même formation exigée pour la vente des produits spécialisés, la même déontologie, un même organisme de contrôle et de surveillance pour tous.Le Mouvement Desjardins n'a jamais voulu tuer la concurrence.Il reconnaît la légitimité et l'importance de tous les modes de distribution, qu'il emploie tous d'ailleurs à un degré ou à un autre, pour ses propres produits et services.Que tous les représentants soient soumis aux mêmes règles, voilà ce qui est équitable.Toutes ces règles qui compliqueraient inutilement la distribution des produits et services financiers, et qui la compliqueraient inégalement au détriment des membres des caisses, pourraient facilement être modifiées sans retarder la suite du processus législatif.Or nous croyons que le gouvernement doit s'engager à le faire, dans un souci d'équité.Car le temps presse.Il importe, en effet, que la loi 188 soit adoptée dans les plus brefs délais.Cela fait des mois que nous allons de délais en délais et que nous ne faisons rien de plus que faire vivre l'industrie du lob^ bying à force de discussions et de négociations à n'en plus finir.Voulons-nous encore, comme société, des institutions financières fortes qui nous appartiennent, qui pourront continuer longtemps à nous servir, à servir nos collectivités et nous permettre de conserver ici une expertise précieuse, des centres de décision stratégiques et offrir des emplois de qualité aux gens de chez nous ?Poser la question, c'est y répondre.Et on se demande alors pourquoi il faudrait se priver de la possibilité de leur permettre de développer encore leur offre de service, de s'organiser pour qu'elles puissent croître et prospérer encorje longtemps, même si l'environnement concurrentiel s'est beaucoup ressené.Le Québec doit légiférer en matière de distribution de produits et services financiers.S'il ne le fait pas, non seulement se privera-t-il de donner au secteur financier québécois la possibilité de devenir meilleur, mais il risque fort de voir les règles du jeu être fixées au niveau fédéral et de se condamner lui-même à s'y conformer le mq-ment venu.Les caisses Desjardins ne sont pas là pour enrichir des actionnaires disséminés sur la planète.Elles sont là pour servir leurs membres, pour qu'ils aient accès, par l'intermédiaire d'une entreprise dont ils sont propriétaires, à des services compétitifs sur les plans de la qualité et des coûts.Elles sont là pour continuer à appuyer le développement de nos milieux.Leur donner le mo*-cn de continuer à le faire, ce n'est pas le* jcorder un privilège.C'est nous permettre a tous di compter encore pour le siècle qui s'amène sur l'une de nos plus grandes réussites collectives du siècle qui s'achève.1 A2B B4 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 26 FÉVRIER 1998 Politique Mike Harris s'en prend à son tour au budget Martin Presse Canadienne COLLINGWOOD, Ontario Le premier ministre de l'Ontario, Mike Harris, a sévèrement critiqué le budget fédéral, hier, affirmant qu'il constituait un affront aux provinces et un coup à la coopération entre les deux ordres de gouvernement.M.Harris n'a pas, contrairement à certains de ses prédécesseurs en Ontario, l'habitude de blâmer le fédéral, mais la journée d'hier a semblé indiquer que cela était en train de changer.Le premier ministre a reproché à Ottawa de n'avoir pas transmis une partie du dividende fiscal aux provinces, et l'a fustigé pour son ap- proche unilatérale avec l'adoption d'un nouveau programme de dépenses dans un domaine de juridiction exclusivement provinciale.« Tous les premiers ministres, toutes les provinces vont se sentir échaudés, et trahis », a-t-il affirmé.Mais son homologue de l'Alberto Ralph Klein, a réagi bien diffé- remment, se disant satisfait de voir les « fédéraux » suivre son exemple.Ces dernières années, le premier ministre Klein a équilibré son budget, décrété illégaux les déficits et affecté près de 8 milliard au remboursement de la dette provinciale.« Depuis 1993, Ralph Klein a montré la voie.Le reste du pays, et OFFERTES 1USQU «M Les Obligations Flexi-REER du Québec: un placement de premier choix car elles vous offrent toute la flexibilité nécessaire dans le contexte actuel de fluidité des taux d'intérêt.Profitables : elles offrent un taux des plus concurrentiels (4,25%°) et un boni d'intérêt de 0,50 % à l'échéance si vous les réinvestissez dans un autre produit à terme** offert par Placements Québec, portant ainsi le taux d'intérêt annuel à 4,75%.De plus, aucuns frais d'adhésion ou de sortie ne viennent diminuer votre rendement et les frais de transfert vous seront rembourses.Flexibles : vous pouvez les échanger 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gouvernement fédéral, lui ont emboîté le pas, et nous allons continuer à partager nos bonnes idées », a commenté le Trésorier de l'Alberta, Stockwell Day.Le premier ministre de la Saskat-chewan, Roy Romanow, lui, n'était, pas content.Il a déploré qu'il n'y ait à peu près rien de prévu, dans le budget fédéral, pour la santé notamment, ajoutant que le budget de la province, très serré, allait devoir être géré avec la plus grande prudence.Le premier ministre Harris en avait également contre le nouveau fonds de bourses du millénaire, un programme de 2,5 milliards, annoncé mardi par le ministre des Finances, Paul Martin.Ces dernières années, les provinces et Ottawa se sont efforcés d'éviter de tels programmes unilatéraux de dépenses, et de mettre davantage l'accent sur la coopération.Mais cette nouvelle mesure n'améliorera pas les relations entre le gouvernement fédéral et les gouvernements des provinces, a prédit M.Harris.Le premier ministre estime par ailleurs que le ministre Martin aurait dû aller beaucoup plus loin dans les réductions d'impôts.Le Canada maintient ses préparatifs militaires Presse Canadienne Même si les tensions semblent s'apaiser dans la crise Irak / Etats-Unis, le Canada va de l'avant avec sa contribution aux préparatifs militaires dans le golfe Persique.Deux avions-ravitailleurs canadiens ont atterri au Koweït, hier, et un navire de combat canadien rejoindra d'ici peu la flotte sous commandement américain dans le Golfe.Ottawa, tout en se disant « prudemment optimiste » au sujet d'une proposition de solution diplomatique à la crise, n'a pas encore rappelé ses forces de cette partie .du monde.La frégate HMCS Toronto, partie plus tôt au cours du mois, contournait la péninsule d'Arabie, hier, et on s'attendait à ce qu'elle atteigne le Golfe d'ici demain ou samedi.À moins d'avis contraire, les 230 membres de l'équipage de la frégate demeureront dans le Golfe pour, aider à faire respecter les sanctions imposées par les Nations unies à l'Irak à la suite de la guerre du Golfe, en 1991.Les premiers effectifs d'un groupe pouvant atteindre 100 militaires \u2014 mécaniciens, équipages de réser-, ve et personnel de soutien \u2014 devaient quitter Winnipeg aujourd'hui pour rejoindre les premiers Canadiens arrivés au Koweït, a indiqué un capitaine de l'armée de l'air à Winnipeg.Même s'il n'y a pas de frappes militaires, ce personnel devra tout de même contribuer à ravitailler les avions de chasse américains qui ef-.fectueront des patrouilles au-dessus du Golfe, a-t-on expliqué.* SORTEZ _ de l'ordinaire avec II cahier Sortir d» jeudi d« LE BEST-SELLER des best-sellers Livres \" dimanche dm '\"FAIRE LE POINT sur l'actualité bakakkt Plus do** samedi 1 800 463-522 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 26 FÉVRIER 1998 b 5 Politique Martin accusé de se préparer à succéder à Chrétien Alexa McDonough qualifie les manoeuvres du ministre des Finances de lamentables GILLES T0UP1N du bureau de La Presse, OTTAWA Sauf même attendre d'être premier ministre, Paul Martin se serait attribué un nouveau portefeuille, celui de ministre de l'Éducation, et il aurait cloué au pilori son principal rival dans la prochaine course à la direction libérale, le ministre de la Santé Allan Rock, a laissé entendre hier la leader du NPD, Alexa McDonough.Au lendemain du dépôt du budget fédéral par le ministre des Finances, centré sur l'aide aux étudiants, c'est le genre de bruit qui courait hier dans les couloirs du Parlement.«< Je pense que c'est lamentable, mais je crois qu'il y a un besoin urgent de convaincre Paul Martin que ce qui est en jeu, ce n'est pas une course au leadership mais les besoins fondamentaux du système de santé et des gens », a dit Mme McDonough.M.Rock, qui a besoin de la plus grande visibilité pour satisfaire ses projets politiques, a bien peu reçu mardi du ministre Martin.On sait que les transferts aux provinces ont été lourdement amputés depuis six ans et qu'ils ont été la cause de la détérioration du système de santé dans les provinces.Or, M.Martin a annoncé avant-hier que ces transferts aux provinces seraient augmentés de 900 millions cette année et de 1,5 milliard pour chacune des deux année suivantes.Le hic, affirment les milieux de la santé, c'est que ces « augmentations » sont loin de combler le manque à gagner de ces dernières années.Coup d'arnaque de Paul Martin à son collègue et rival Allan Rock dans une future course à la direction ?Beaucoup le pensent, mais peu osent le dire sur la place publique.L'Association canadienne des soins de santé ( ACS ), une fédération d'associations hospitalières et de santé provinciales et territoriales, constate de son côté que les fonds « supplémentaires » annoncés par le ministre des Finances pour lafsanté « ne sont pas des fonds nouveaux ».M.Martin a annoncé mardi, dans son discours du budget, que l'établissement d'un seuil minimal en argent de 12,5 milliards de dollars par année pour les transferts aux provinces représentait son plus important poste de dépenses dans le budget de cette année.« Au-delà des prévisions courantes, a-t-il dit, entre aujourd'hui et l'an 2002, les provinces recevront 7 milliards de dollars supplémentaires en paiement de transfert du gouvernement canadien pour la santé, l'éducation et l'aide sociale.» La directrice générale de l'ACS, Sharon Shoizberg-Gray, affirme pour sa part que le budget d'hier ne verse aucune nouvelle somme dans les transferts pour la santé ou les autres programmes sociaux.« Tout ce qu'a fait le ministre, a-t-elle fait savoir dans un communiqué, c'est d'annoncer à nouveau l'annulation des réductions prévues du transfert pour 1998 et 1999.C'est une réalité budgétaire déguisée, rien de plus.» Si l'ACS exhorte le gouvernement fédéral à investir de nouvelles sommes pour garantir que notre système de santé demeure accessible et viable pour tous les Canadiens, il n'est pas dénué de fondement de croire que le ministre de la Santé ait eu les mêmes exigences.lui qui affirme vouloir mettre sur pied de nouveaux programmes tels les soins à domicile et l'assurance-médicaments.M.Rock-doit pour l'instant se contenter du 70 millions de dollars que rapportera au gouvernement fédéral la récente augmentation des taxes sur le tabac.Alexa McDonough Allan Rock Fonctionnel.Raffiné.~ Accessible.Le sac-pochette à bandoulière amovible ^ signé Holt Renfrew.q q $ 00 Tantôt, vous promenez votre élégance en bandoulière.Tantôt, vous tenez votre chic dans la paume de votre main.Polyvalent, notre sac-pochette se pare, à votre guise, d'une chaînette chic et pratique.À voir en huit nuances pleines d'esprit.Des aujourd'hui.Seulement chez BENE Un service chaleureux sans flafla.Des réponses simples sans blabla.APTIVA\" E06 IBM \u2022 Processeur évolué MMX* 6X86 PR166 MHz \u2022 Mémoire RAM1 de 24 Mo \u2022 Disque dur de 2,5 Go \u2022 Vidéo plein écran MPEG 1 \u2022 Graphiques 3D \u2022 Son 3D \u2022 Modem de 56 kbps \u2022 CD-ROM 24X max.1 \u2022 Écran couleur IBM de 15 po3 \u2022 90 jours ou 90 heures sur 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