La presse, 29 mars 1998, Cahier A
[" AILES LES AILES DE LA.MODE ÉDITION DU DIMANCHE Montréal, ?dimanche 29 mars 1998 114* année No 157 58 pages, 4 cahiers TAXES EN SUS RÉGION EST DE QUÉBEC 65 C / ÎLES - DE \u2022 LA - MADELEINE 1 $ / FLORIDE 1,65 $ U.S.MAIL CHAMPLAIN CARREFOUR LAVAL La supergrille de mars cahier Sports, pages 10 et 11 MIVILLE TREMBLAY QUÉBEC Desjardins a enregistré des bénéfices records de 381 millions l'an dernier, mais sa rentabilité demeure nettement inférieure à celle des banques.Pour mieux se classer parmi les grandes institutions financières, le Mouvement cherche à réduire les coûts de ses structures et à accroître ses revenus grâce à la vente d'assurances dans les caisses.Le Mouvement a annonce hier, lors de ses assemblées générales, un bénéfice net ( trop perçus ) en hausse de 54 % par rapport à 1996.Ce résultat tient compte d'une charge pour frais de restructuration de 56 millions qui s'inscrit dans l'enveloppe de 500 millions, prévue en cinq ans, pour la réorganisation des procédés administratifs du réseau coopératif.Les provisions et pênes sur prêt ont reculé de 22 % ou de 65 millions pour s'établir à 225 millions, signe que l'économie va mieux.La rentabilité du Mouvement Desjardins demeure à la remorque des banques.Son rendement sur l'avoir propre a été de 9 %, contre environ 16 % pour les six banques.Cela s'explique en partie par le fait que Desjardins, tout comme la Banque Nationale et la Banque Laurentienne, s'est plus fortement capitalisé que les institutions torontoises afin de compenser les périodes d'incertitude politique au Québec.Mais la rentabilité du Mouvement est aussi inférieure quand on la mesure sur la base des 100 $ d'actif, avec un bénéfice net de 56 cents, contre 38 cents en 1996, tandis que les banques ( dont l'exercice se termine le 31 octobre ) ont dégagé 76 cents, contre 75 cents en 1996.Voir DESJARDINS m A2 Le beau temps est aussi une menace Des rivières sortent de leur lit RAYMOND GERVAIS Les semaines se suivent, mais ne se ressemblent pas.Surtout lorsque les saisons changent brutalement.Dimanche dernier, la région de Montréal se retrouvait sous plus de 30 cm de neige, six jours plus tard, par une magnifique température de 18 degrés, ce sont les in-nondations qui guettent les municipalités situées en bordure des cours d'eau.Dans le sud-ouest du Québec, le ministère des Transports a dû procéder hier à la fermeture de trois routes, dont la 138, menant à Ma-lone, dans l'État de New York.Près de 30 cm d'eau recouvrait hier après-midi plusieurs tronçons de cette route à l'ouest de Hun-tingdon, plus précisément à God-manchester, où la crue des affluents de la rivière Chateauguay a inondé des sous-sols et isolée plusieurs maisons.La protection civile de cette municipalité craignait hier devoir évacuer le foyer pour vieillards Gi-guère situé dans cette municipalité sur la route 138 si l'eau continuait à monter dans le sous-sol.M.Lawrence Prévost, propriétaire de Prévost Wood Products inc.avait même été réquisitionné Voir LE BEAU en A2 Au jeu ! 5 fi PHOTO MARTIN CHAMBERLANO.LâPrme Clapton en furie Eric Clapton n'a jamais aimé la presse.Et cela ne changera pas de sitôt.De passage hier à Toronto, Clapton était encore sous le choc.Choc provoqué par un article dévoilant ses origines familiales.Le père de l'artiste était Edward Walter Fryer, un soldat et musicien montréalais qui, semble-t-il, menait une vie plutôt olé olé.Nos informations, page BS Céline Dion a reçu une très longue ovation, hier soir, lorsqu'elle a été invitée à procéder à la mise au jeu du match que le Canadien disputait au Lightning de Tampa Bay, cérémonie à l'issue de laquelle elle a donné l'accolade au capitaine de l'équipe, Vincent Damphousse, qui a compté trois buts.Le Centre Molson voulait ainsi souligner la magnifique prestation qu'elle a donnée récemment lors de la remise des Oscars, à Hollywood, alors qu'elle a offert à son public la chanson-thème du film Titanic.Il faisait trop beau pour le RCM ! MICHÈLE 0UIMET Le congrès au leadership du RCM n'a pas attiré de foule: peut-être faisait-il trop beau ou que l'appel du printemps était irrésistible, toujours est-il qu'il y avait à peine 90 personnes qui discutaient vaillamment, hier après-midi, des différents points du programme dans un obscur amphithéâtre de l'Université de Montréal.Le matin a été encore plus pénible.À 9 h 15, avec 15 minutes de relard sur l'horaire prévu, seulement 18 braves sirotaient un café en attendant que les ateliers sur le programme s'organisent.À 10 h, la situation s'était améliorée: une cinquantaine de délégués étalent dispersés dans trois salles pour débattre de la démocratie, des finances de la Ville, de la vie de quartier et du développement durable.Pourtant, le RCM attendait 260 délégués.Que s'est-il passé?Flop?Débandade?Manque d'organisation?Congrès trop long?Température trop clémente?« Pourquoi ça ne lève pas?» s'est demandé Michel Prescott, un des candidats au leadership.Il fait mau-ditement beau et un congrès de trois jours, c'est trop long pour une fin de semaine de printemps.» Pendant que le RCM en arrache et que les équipes des deux candidats à la direction du parti, Thérèse Daviau et Michel Prescott, sont à couteaux Urés, le président, Abe Limonchik, affirme que tout va bien, que 42 quartiers sur 51 sont organisés ( même s'il n'y en a que 34 qui ont envoyé des délégués au congrès ) et que les sondages défavorables ne veulent rien dire parce qu'ils ne sont pas faits de façon scientifique.Il le sait.« Je suis un ingénieur chimique », a-t-il précisé.La science, il connaît ça.Voir IL FAISAIT en A2 ~ De Titanic à Corde raide RICHARD HETU collaboration spéciale, LOS ANGELES Lm Oscar des meilleurs * effets spéciaux, décerné à Titanic lundi soir dernier, est passé en-é tre les mains de deux ¦ Québécois, sur l'heure du midi, avant-hier, à Los Angeles.À tour de rôle, le temps d'une photo, Daniel Robichaud et Stéphane Couture, respectivement de Montréal et de L'Ancienne-Lorette, ont serré la précieuse statuette et esquissé un sourire pour la postérité.Et clic! « C'est comme la consécration de notre contribution à ce film », a déclaré Robichaud en parlant de la séance photographique organisée par son employeur, la compagnie d'effets spéciaux Digital Domain, qui a permis au réalisateur de Titanic, James Cameron, d'aller au bout de sa vision cinématographique.Tous les autres employés de Digital Domain ont également posé fièrement avec le premier Oscar de la compagnie.Mais Robichaud et Couture méritent une attention spéciale.Dans un an, à l'occasion de la prochaine soirée des Oscars, ils rêvent de faire parler d'eux pour un film infiniment plus modeste que Titanic, mais beaucoup plus près d'eux, intitulé Corde raide.Mais n'allons pas trop vite.Faisons d'abord les présentations.Agé de 36 ans, Daniel Robichaud a travaillé pendant neuf ans à Radio-Canada dans le domaine de l'infographie.Il y a cinq ans, éprouvant le besoin d'explorer de nouveaux horizons, il s'est exilé aux États-Unis.Il a passé un an dans une boîte de post-production de Chicago, où il était directeur de l'animation, avant d'être embauché par Digital Domain, il y a près de quatre ans.Digital Domain est aux antipodes de Radio-Canada.Pour donner une idée de la différence, disons simplement qu'un drapeau de pirate flotte sur les entrepôts de la compagnie à Venice, un des secteurs les plus cool de Los Angeles.L'entreprise a été fondée il y a cinq ans par Scott Ross, un des anciens dirigeants de la compagnie d'effets spéciaux de George ( Star Wars ) Lucas, Industrial Light *> Magic.Au sein de Digital Domain, Robichaud supervise le travail d'une vingtaine de cracks de l'animation par ordinateur, dont son compatriote, Stéphane Couture, âgé de 27 ans.Formé au Centre national d'animation et de design.Couture a bossé pendant trois ans à Montréal avant de se rendre compte que ça plafonnait beaucoup dans la ville aux cent clochers.Aussi a-t-il atterri à Los Angeles, il y a près de quatre ans.Depuis, il a travaillé pour quatre employeurs différents, dont la 20th Century Fox, où il a contribué aux effets spéciaux du block-buster de l'été 1996, Independencc Day.Digital Domain a réussi à le débaucher il y a 15 mois.Aujourd'hui, à Hollywood, il n'y a probablement pas de Québécois plus fiers que Robichaud et Couture.Le succès de Titanic, c'est aussi le leur.« Tout était fait sur ordinateur: l'eau, le bateau, la fumée, les personnages, même les oiseaux », a déclaré Couture, au cours d'une entrevue dans un cale de Venice, en faisant allusion à certaines séquences du film de Cameron.« Et il (le réalisateur ) voulait que tout cela ait l'air réaliste.Il n'y a personne qui avait fait ça avant.» Sous la supervision de Robichaud, Couture et une vingtaine d'autres artistes ont uni leurs efforts pour peupler le pont du Titanic en créant, par ordinateur, jusqu'à 1000 personnages dans certaines séquences.* Il fallait donner vie à ce bateau-là d'une façon photo-réaliste, a dit Robichaud, également présent lors de l'entrevue.« Ce n'était pas une mince tâche, a renchéri Couture.Ça soulevait plein de problèmes auxquels personne n'avait pensé auparavant.» Voir DE TITANIC en A2 643 JOURS AVANT L'AN 2000 INDEX Petites annonçât\t\t\u2022 affaires\tC11\tBridge\tCIO\tHoroscope C£\tMots croises B11etS10 \u2022indti\tC6\tArts et spectacles\t\tDécès\tCil\tInformatique A6\tMot mystère C9 \u2022 IfTll TKJCHIt\u2014l\tC6IC8\t\tB5 a 89\tÉtes-vout\tce\tLa Jeune Presse C5\tSente cahier C \u2022 marchandises\tClttC9\t\u2022 horairevspQCtac*\tes B7\tobservateur-»\t\tLa pressedeieeurs A13\tStéphane Laporte AS \tC9\t\u2022teie-horaire\tB7\tFeuilleton\tC9\tLoteries A2eiA5\tTabloïd Sports \u2022automobile\tC9aC11\tBandes dessinées\tC7\tGénies en herbe\tB11\tMonde A11IA13\t\u2022 Réjeen Tremblay S5 SCIENCES Des organes de 113 millions d'années page B12 MÉTÉO Ciel variable Max.13, min.5 Cahier Sports, page 20 S * A 2 ?LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 29 MARS 1998 Suites de la une Le beau temps est aussi une menace LE BEAU / Suite de la page A 1_ pour évacuer trois personnes alitées à l'aide d'un bélier mécanique muni d'une large pelle et pouvant circuler dans plusieurs pieds d'eau.Sur la route 202 entre Huntingdon et Hcrdman, un automobiliste téméraire a appris à ses dépens qu'il ne faut pas braver les éléments.Son automobile a été littéralement engloutie par les flots sur la route.L'homme s'en est tiré indemne, mais trempé.Quant à l'automo-hjii» nn'il conduisait seul le toit était encore hors de l'eau hier après-midi.Fraser Moore, contremaître à la municipalité de Hinchinbrooke, a expliqué que les résidants de ces secteurs avaient l'habitude des inondations et que le phénomène était annuel.Même qu'il s'était produit trois fois en 1997, une fois en hiver, une fois au printemps et une fois au mois de juillet.« Que voulez-vous, nous sommes dans une vallée, au pied des Adirondacks et à la jonction de trois rivières, la Trout, l'Outarde et la Châteauguay, mais dimanche dernier, je n'aurais jamais pensé qu'aujourd'hui, nous serions sous l'eau », a précisé M.Moore.Roy Leslie et sa fille Heather Leslie, qui habitent une maison située sur la route 138 à Godmanchester, ont quitté leur logis à gué cerné par l'eau hier après-midi.Heather portait des bottes pantalons, mais son père a dû marcher de la maison à la route en petites bottes, alors qu'il avait de l'eau plus haut que les genoux.« C'est glacé! croyez-moi, ce n'est pas agréable », a lancé le sexagénaire en conservant tout de même le sourire.Jacques Martel, un entrepreneur en fondations de la région, prend lui aussi avec un grain de sel la crue des eaux printanière.« Il y a rien là », a dit M.Martel qui ne craignait pas de passer et de repasser sur la route inondée à bord de son quatre roues motrices.De Titanic à Corde raide DE TITANIC I Suite de la page A 1 Et Couture a contribué à trouver la solution au plus important de ces problèmes.« Stéphane a animé des personnages par imagination, c'est-à-dire sans aucune référence visuelle, ce qui ne s'était jamais fait par ordinateur, a dit Robi-chaud.Sans cette approche-là, on n'aurait pas pu livrer la marchandise à temps.» PHOTO ROBERT SKINNER.La Presse À Godmanchester, un petit village situé à l'ouest de Huntingdon, les résidants sont sur le qui-vive et craignent le pire si la couche de glace qui recouvre encore la rivière Trout cède et si la pluie se met de la partie.L'eau a commencé à monter dans la nuit de vendredi à samedi et le niveau des rivières a grimpé de deux mètres en quelques heures seulement.À Châteauguay, les autorités surveillent la situation de près, le niveau de la rivière à grimpé de 2,55 mètres hier matin.Les riverains ont été invités à surveiller les abords de leurs résidences et à monter leurs effets de valeur aux étages supérieurs si le niveau de l'eau devait monter rapidement.Toutefois, ce qui donne une chance aux riverains, la rivière Châteauguay est complètement déglacée et libre d'embâcles, l'aéroglisseur de la Garde côtière a effectué des opéra- tions préventives sur la rivière et sur le lac Saint-Louis afin de permettre à l'eau provenant de la rivière de s'écouler librement.À Hunchinbrooke, une automobiliste qui s'était aventurée en fin d'après-midi sur un tronçon inondé de la route 202 et qui a vu son automobile emportée par le courant, a été sauvée de justesse par un policier de la Sûreté du Québec qui n'a pas hésité à se mouiller jusqu'à la ceinture, pour porter secours à la dame en péril.Cette dernière a été transportée à l'hôpital de Orms-town où son état n'inspire aucune crainte.Dans la région de Cowansville, la niveau de la rivière Yamaska in- quiète et les autorités surveillent la situation de près.Aucune évacuation n'a été nécessaire jusqu'à maintenant.En Beauce, la rivière Chaudière est fidèle à elle-même et des embâcles se sont formés sur la rivière, forçant l'évacuation d'un édifice à logements situé en bordure de la rivière à Beauceville.La route 277 menant de Saint-Malachie à Sainte-Claire et la route 276 à Saint-Jo-seph-de-Beauce sont inondées et fermées à toute circulation.Toutefois, la couche de glace sur la rivière est mince cette année et le embâcles se brisent facilement.Tout ce que souhaite les autorités, c'est que le beau temps se maintienne et que le ciel retienne ses larmes.r\\r» 1 -% ?-il» I .» Couture semble un peu surpris par la trajectoire de sa carrière hollywoodienne.« Quand tu pars du Québec ou de Montréal pour venir ici, tu penses que tu t'en vas apprendre, a-t-il dit.Mais tu t'aperçois rapidement que tu as vraiment beaucoup à apporter.Les animateurs qui sortent du Québec et du Canada sont extrêmement qualifiés.» Et Robichaud de réagir aux propos de Couture en opinant du chef.Après avoir contribué aux effets spéciaux de plusieurs films chez Digital Domain \u2014 Apollo 13, T23D, Le 5e élément et Titanic, entre autres\u2014, le Montréalais vient de convaincre ses patrons de mettre à sa disposition une petite équipe d'animateurs pour réaliser un de ses propres projets.11 s'agit de Corde raide, un court métrage d'animation de trois minutes auquel travaille également Stéphane Couture.« C'est ce qui se fait de plus avant-gardiste technologiquement et créativement chez Digital Domain », a dit Robichaud à propos de l'animation des personnages du court métrage.Le film doit être terminé avant la fin de l'année.Et déjà Robichaud rêve à l'Oscar du meilleur court métrage d'animation.« C'est vraiment un but, un objectif dans ma carrière », a-t-il dit.À suivre.Desjardins fait aussi des bénéfices records yn p^re |U8 DESJARDINS / Suite de la page A l L'avance des banques s'explique surtout par leurs activités de valeurs mobilières, qui ont gonflé leurs autres revenus ( que d'intérêt ) à 1,70 $ par 100 $ d'actif, alors qu'ils sont de 1,15$ chez Desjardins, dont la force dans les assurances ne compense pas la faiblesse dans les valeurs mobilères.En outre, malgré des revenus d'intérêt plus grands que chez les banques.Desjardins doit absorber des provisions et pertes sur prêts qui demeurent plus élevées : 33 cents, contre 22 cents pour les banques.Enfin, ses frais autres que d'intérêt s'élèvent à 3,83 $, contre 2,40 $, quoi qu'il est vrai que Desjardins réalise plus de petits prêts coûteux que les banques.Mais pour réduire ses coûts, le Mouvement s'attaque maintenant au dédoublement des services entre les onze fédérations régionales et la confédération.Un comité d'experts indépendants a été nommé pour dresser l'état des lieux et recommander un partage du travail plus économique.Le rapport sera discuté aux assemblées de l'an prochain.Le président Claude Béland dit que si le comité ne parvient pas à identifier des économies importantes, il faudra élargir la réflexion sur la structure des fédérations et de la confédération, qui coûte trop cher.Du côté des revenus, M.Béland compte beaucoup sur la transformation des caisses en centres de services financiers, car les épargnes traditionnelles ( compte chèques, compte épargne stable ou à terme ) ne représentent plus que 28 % de l'épargne des Québécois.L'adoption prochaine de la loi 188 revêt ici une importance cruciale et M.Béland espère que les amendements qui seront apportés par le gouvernement n'ajouteront pas aux irritants déjà nombreux, car « il ne restera plus rien du décloisonnement ».M.Béland a dénoncé « le mensonge, la désinformation, parfois la calomnie » de certains opposants.Il a rappelé qu'il y a 50 ans Maurice Duplessis avait fait adopter une loi permettant de vendre de l'assu-rance-vie au comptoir des caisses, mais le Conseil législatif ( ancien sénat québécois ), sous la pression des courtiers, avait bloqué la mesure.Il faisait trop beau pour le RCM ! IL FAISAIT / Suite de la page A1 Ça grogne fort dans l'équipe Prescott.Un des organisateurs a affirmé que le congrès était mené par des amateurs qui changeaient d'idée à tout bout de champ, que des décisions de dernière minute étaient prises sans véritable consultation et que la permanence du parti était noyautée par des pro-Da-viau, alors que les partisans de Michel Prescott étaient tassés.« On adopte un nouveau programme et on élit un chef après, a noté un organisateur du clan Prescott.Ça n'a pas de bon sens! Les règles qui entouraient le débat vendredi soir étaient tellement rigides qu'elles ne permettaient pas d'échanges réels entre les deux candidats, ce qui favorise nettement Mme Daviau qui est moins habile que M.Prescott.» « Faux! a lancé le président Abe Limonchik, piqué au vif par ces critiques.C'est une opinion.» « On a travaillé très fort sur le terrain, ce que M.Prescott n'a pas fait, et ça se reflète sur le plancher du congrès, a répliqué Louise Roy, la directrice de la campagne de Thérèse Daviau.De toute façon, M.Prescott n'est jamais content.Il vit sur une île.Quant au congrès, il y a eu une réunion entre les organisations des deux candidats et on s'est entendus sur son déroulement.M.Prescott n'a jamais été tassé.» Un incident cocasse, qui s'est déroulé hier matin, illustre bien la guerre que se livrent les deux clans.Pendant que les délégués disséquaient consciencieusement chaque point du programme, un caméraman de TVA est entré dans la salle, suivi en trombe par le por- te-parole de Mme Daviau, Yanick Labrecque, et par l'attachée de presse du parti, Audrey Murray.Pendant que Mme Murray collait des affiches du RCM sur les murs, M.Labrecque faisait de même avec des posters de Mme Daviau.Un délégué pro-Prescott s'est aussitôt levé pour aller chercher des affiches de son candidat qu'il s'est empressé de coller sur le tableau, juste à côté de celles de Mme Daviau.Comme ça, le caméraman en avait plein la vue.Et dès que le caméraman est parti, les affiches ont été enlevées.trois de ses enfants Presse C anadienne KUGLUKTUK, T.-N.-O.Un homme des Territoires-du-Nord-Ouest a tué trois de ses enfants avant de se suicider, jeudi, mais il a épargné un quatrième enfant in extremis.Le père du garçon de huit ans avait pointé l'arme sur le petit, mais il lui a soudain crié de courir chez sa grand-mère, a indiqué la Gendarmerie royale du Canada.Après une nuit de beuverie, Ste-ven Ayalik, âgé de 31 ans, avait auparavant tué ses filles Michel le, 13 ans, Allison, 7 ans, et son fils Alexander, 4 ans.Le père de cinq enfants a par la suite retourné l'arme contre lui.Son fils Mark a été le seul des quatre enfants présents dans la maison familiale à être épargné dans cette tuerie.Un autre garçon avait décidé de passer la nuit chez un ami.En état de choc, le petit Mark a couru chez des voisins, qui ont prévenu la police.Renseignements :.285-7272 Abonnement : 285-6911 Télécopieur pour abonnement : 285-7039 Lundi au vendredi de 7 h à 17 h 30 Samedi de 7 h à midi Dimanche de 7 h à 11 h Rédaction : 285-7070 Promotion : 285-7100 Les petites annonces : 285-7111 Télécopieur : 848-6287 Lundi au vendredi de 8 h 00 à 17 h 30 Décès, remerciements : 285-6816 Lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h 30 Grandes annonces Détaillants : 285-6931 National, TéléPlus : 285-7306 Carrières et professions.Nominations : 285-7320 Comptabilité Grandes annonces : 285-6892 Les petites annonces : 285-6900 La Presse est publiée par: La Presse.Ltée.1, rtiC Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9.Seule 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acquise grâce a'un billet de loterie au Canada.DEMAIN DANS LA PRESSE La berline.¦ Selon plusieurs, la BMW Série 3 est la berline la plus homogène au monde.Elle propose en effet confort, agrément de conduite, sécurité, solidité et la liste est presque interminable.La version présentement sur le marché est la plus populaire dans l'histoire de la compagnie, ce qui n'a pas empêché le géant bavarois de tenter de raffiner davantage sa berline.À lire demain dans le cahier Auto.QUESTION DU JOUR La Presse mm Maison Vous voulez vous faire entendre?Répondez à la question du jour.Pour faire connaître votre opinion, composez le 285-7333; au son de la voix, faites le 1.Selon vous, doit-on considérer comme une priorité la construction d'un pont dans l'est de l'île?Les gros canons de la communauté des affaires du Québec prétendent que l'incertitude référendaire est catastrophique pour l'économie.Ont-ils raison?À cette question posée hier, le pourcentage des réponses obtenues a été: Oui: 83 % Non: 17 % LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 29 MARS 1998 ?A3 Le mot abus physique ¦ Cette expression qu'affectionnent les représentants de la DPJ est un calque de physical abuse.On la rendra en français par mauvais traitements, sévi- ces ou violence corporelle.\u2014 Hausse du nombre de sévices signalés à la DPJ.\u2014 Ce garçon a subi de mauvais traitements.Paul Roux Le Lexique des difficultés du français dans les médias [ de l'auteur du Mot du jour La Presse : (514)285 7364/ / 9,95$ + taxes L'EXPRESS DU MATIN 1:16 Le suspect Voleur recherché ¦ Le dimanche 28 décembre 1997 à 21 h 15, un homme se rend au restaurant Poulet Frit Kentucky, 3915 rue Beaubien est, à Montréal afin d'y commettre un vol qualifié.Le suspect se présente au commis et en simulant une arme présumément cachée sous son manteau, exige qu'on lui remettre le contenu du tiroir-caisse.Le préposé lui remet les recettes dans un sac en papier et l'intrus prend la fuite en direction est sur la rue Beaubien.Le suspect est un homme de race blanche âgé de 35 à 40 ans.Il mesure 1,75 m et pèse 90 kg.Lors du vol, il portait un manteau vert et des jeans bleus.La police croit que le voleur serait l'auteur de 10 autres vols similaires.Toute personne possédant des informations sur ce crime est priée de communiquer avec le programme Info crime en composant le 393-1133.Circuit modifié ¦ À compter de demain matin, la Société des transports de la Communauté urbaine de Montréal procédera à des modifications aux parcours des lignes 57-Pointe-Saint-Charles et 61-Wellington en raison de travaux sur la rue Wellington entre les rues Butler et Centre.La ligne 57 empruntera ainsi un trajet différent, dans la portion sud du parcours, au sud de la rue Centre, afin de maintenir le meilleur service possible dans le secteur de la Pointe Saint-Charles.À partir de la station de métro Charlevoix, les autobus emprunteront les axes Charlevoix, Mullins, Liverpool, Favard, Charron, Ash, Dick-Irvin, Leber, De la Congrégation, Wellington pour enfin rejoindre la rue Cen-tre.Quant à la ligne 61-Wellington, celle-ci sera en détour via les rues GrandTrunk et LaSalle en direction ouest et les rues LaSalle et Mullins en direction est.L'hippodrome : Bourque reste confiant ¦ Le maire de Montréal, Pierre Bourque, a indiqué hier qu'il n'était absolument pas inquiet à la suite du rejet par le conseil municipal d'une proposition d'emprunt de 17 millions faisant partie du processus de vente de l'hippodrome à la Société pour la promotion des courses de chevaux.Selon le maire, il ne s'agit que d'un contretemps qui ne remet pas en cause la vente de l'hippodrome.Les travaux de raccordement du boulevard Ca-vendish à l'avenue Royalmount, qui doivent commencer cet été, ne sont pas non plus remis en cause, estime le maire.Le Café électronique déménage ¦ Le Café électronique, célèbre établissement du Vieux-Montréal, va quitter le 85, rue Saint-Paul Ouest pour déménager à quelques pas de là, toujours dans la rue Saint-Paul, d'ici la fin septembre.Ginette Major, l'une des responsables de l'établissement qui organise notamment des sessions de formation et des conférences, a indiqué que le Café électronique comptait être propriétaire de ses nouveaux murs.Orages et pannes ¦ Des orages électriques violents accompagnés de fortes bourrasques sont à l'origine de plusieurs pannes électriques survenues hier soir dans la région des Basses-Laurentides, principalement dans les municipalités de Lachute, Mascouche, Deux-Montaenes, Lachenaie et Boisbriand.A Deux-Montagnes, un arbre est tombé sur des fils électriques et a privé de service près de 1300 abonnés d'Hydro-Québec durant environ une heure et demie.Dans les autres mu-nicipalites, la foudre qui a frappe des transformateurs a privé d'électricité quelque 5500 clients.Une mégasérie de télé à Montréal YANN PINEAU Une nouvelle série télévisée destinée au marché international sera tournée à partir de cette année à Montréal, a indiqué hier le maire Pierre Bourque.L'annonce officielle est prévue pour demain, mais on sait d'ores et déjà que le tournage de la série devrait s'étendre sur deux à trois ans.En deux ans, les sommes investies dans ce projet dépasseront celles dépensées l'an dernier pour la mégaproduction hollywoodienne Snake Eyes, de Brian DePalma, qui a coûté 80 millions US.La série sera produite par un consortium britannique de maisons de production connu sous le nom de Jules Verne Partnership.Plusieurs autres séries devraient suivre, sans compter des longs métrages comme Pathfinder, une production américaine d'une soixantaine de millions qui sera tournée ici à l'automne.Outre cette série, le maire Bourque annoncera aussi lundi le lancement d'un « projet structurant sur plusieurs années » concernant l'industrie du cinéma.M.Bourque n'a pas voulu en révéler davantage, mais le commissaire au cinéma et à la télévision de la Ville de Montréal, André La-fond, expliquait hier qu'il y a beaucoup de pressions dans l'industrie pour la construction de nouveaux studios à Montréal et l'ajout de services aux entreprises du domaine cinématographique.« On parle de studios d'une superficie de 40 000 à 50 000 pieds carrés, dit M.Lafond.Plusieurs investisseurs étrangers sont intéressés.» Le maire Bourque disait hier travailler très fort en faveur de l'industrie du cinéma à Montréal.Selon lui, Montréal dépassera cette année Toronto et Vancouver au chapitre de l'activité cinématographique.De fait, en quelques années, l'industrie du cinéma a connu un essor remarquable à Montréal.L'an dernier, il s'est dépensé ici 565 millions en cinéma, comparativement à environ 585 millions à Toronto.L'essor de Montréal dans le domaine du cinéma est l'effet d'une part du développement des téléséries dont la production est encouragée par des mesures gouvernemen- tales, et d'autre part de l'arrivée de productions américaines de plus en plus nombreuses.Selon M.Lafond, l'excellent déroulement du tournage de Snake Eyes l'an dernier a eu des répercussions étonnantes dans le milieu du cinémH 2iix Etats-Unis.« Ça se passait tellement bien que le président de Paramount est venu incognito à Montréal au mois d'août pour s'assurer qu'il n'y avait pas anguille sous roche ! * dit M.Lafond.Depuis, plusieurs personnages influents du cinéma américain parlent en bien de Montréal.Notamment le cinéaste Brian DePalma, mais aussi Lou Stroller, producteur exécutif pour Snake Eyes.qui reviendra sous peu à Montréal pour le tournage d'un autre film américain intitulé Collecting The Bones.- mm PHOTO YV0NGAGN0N.œUùomon Une femme se noie en voulant sauver son chien Les pompiers de Montréal et les plongeurs de la Garde Côtière ont abandonné leurs recherches hier en fin d'après-midi, dans l'espoir de retrouver une jeune femme âgée d'une vingtaine d'années, qui s'est noyée quelques heures auparavant dans les eaux glacées de la rivière des Prairies, près du pont Viau.Selon des témoins, la dame qui promenait ses deux chiens dans le parc Stanley, situé en bordure de la rivière, aurait voulu porter secours à son labrador qui venait de tomber à l'eau.La femme s'est aventurée à son tour sur la glace qui a cédée sous son poids.Des passants ont tenté de porter secours à la femme qui a disparu sous la glace, emportée par le courant.Les pompiers ont utilisé trois embarcations et brisé la glace en bordure de la rivière afin de retrouver la jeune femme, mais sans succès.Les plongeurs avaient même de la difficulté à se maintenir debout dans la rivière, à cause de la force du courant.Montréal aura son musée des sciences YANN PINEAU Après des années d'attente, Montréal aura enfin son musée des sciences.Selon les informations obtenues hier par La Presse, le musée sera situé au Vieux-Port et portera le nom de Centre interactif des sciences de Montréal.Demain, une brochette d'hommes d'affaires et d'hommes politiques lanceront une campagne afin de trouver des locataires pour l'édifice.Une telle campagne semble nécessaire car si on a trouvé des subventions d'une trentaine de millions pour payer l'édifice qui hébergera le musée, on ne dispose pas des fonds pour financer les expositions.Selon Ginette Major, coprésiden-te de la Cité des arts et des nouvelles technologies de Montréal, le principe de fonctionnement du nouveau musée serait de laisser aux locataires le soin de gérer et de financer les expositions.Mme Major, qui n'est liée d'aucune façon au musée, dit que son organisme a été approché pour devenir locataire, mais que l'offre a été déclinée.La conférence de presse de demain est organisée par la Société du Vieux-Port de Montréal, qui supervise le projet de musée.Le président du conseil d'administration de la Société, Bernard Lamarre, sera présent, de même que son homologue de la compagnie BCE, Lynton Red Wilson, et André Caillé, président d'Hydro- Québec.Le ministre des Travaux publics du Canada, Alfonso Ga-^liano, le secrétaire d'État fédéral responsable du développement économique au Québec, Martin Cauchon, et le maire de Montréal, Pierre Bourque, seront aussi présents.Il a été impossible de savoir hier si BCE et Hydro-Québec comptent devenir locataires du nouveau musée et s'ils monteraient des expositions reliées à leurs spécialités respectives ( télécommunications et électricité ).Qui a bien pu commanditer le discours de Thérèse Daviau pour 3000 $ ?MICHÉLE 0UIMET Les organisateurs de Thérèse Daviau n'en démordent pas : ils ignorent totalement qui a bien pu commanditer, pour une somme de 3000 $, le discours qu'elle a prononcé en février devant la Jeune Chambre de commerce de Montréal.Les organisateurs de Michel Prescott, le rival de Mme Daviau dans la course au leadership, en doutent fortement.Mais reprenons toute l'histoire.Mme Daviau a prononcé un discours, bien couvert par les médias, devant la Jeune Chambre de commerce et cette opération a coûte 12 000$, soit deux fois la limite des dépenses autorisées, fixée à 6000 s.Michel Prescott, qui a trouvé que c'était une bien bonne idée.a décidé qu'il voulait faire la même chose.Il f donc téléphoné à la Jeune Chambre, qui lui a envoyé de la documentation, et c'est là qu'il s'est rendu compte que ça coûtait 12 000 S.Il a aussitôt porté plainte au RCM qui, dans une longue décision torturée, a tranché en faveur de Mme Daviau : les 12 000 S ont profité également à la Jeune Chambre et à Mme Daviau, a statué le parti.Il faut donc diviser la dépense en deux, soit 6000 S.Mme Daviau a consacré seulement le tiers de son discours à la course au leadership.On redivise donc le 6000 $ en trois, pour un total de 2000 $.Aberrant ! a lancé M.Prescott qui.jeudi, a été en appel de cette décision auprès des instances du parti.Mais il reste un point obscur : la Jeune Chambre de commerce a demandé que Mme Daviau trouve un ou des commanditaires pour la somme de 3000 $, ert plus de garantir la vente de 200 billets à 45 $ pièce ( 9000 S ).Le règlement du RCM est clair : « Le financement recueilli par les organisations des candidats devra respecter les règles définies dans la Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités.» Et la loi précise que seuls les individus peuvent faire un don.Le maximum est fixé à 750 $.Et la commandite alors ?Qui a donné l'argent ?Une firme privée ?Si c'est le cas, l'équipe Daviau aurait enfreint le règlement.Un seul individu ?Si oui, là encore, les règles auraient été transgressées, car le don aurait été supérieur à 750 $.L'équipe Daviau, qui en a ras le bol de parler de cette histoire, affirme qu'elle n'est au courant de rien.« Je ne sais pas qui a donné le 3000 $, a affirmé Louise Roy, l'organisatrice de la campagne de Thérèse Daviau.Je n'en ai aucune idée.Je n'avais pas à trouver de commanditaire, pas plus que je n'ai eu a vendre des billets.»» \u2014 Et la Jeune Chambre I accepté que Mme Daviau prononce un discours même si vous n'avez rien fait, ni recueilli un seul sou ?\u2014 Ça ne m'a rien coûté et je n'étais pas d'accord avec la décision du parti de nous imputer une dépense de 2000 $, a répondu Mme Roy.Le président du RCM, Abe Li-monchik.a affirmé qu'il ne connaissait pas le nom du commanditaire.Pourtant, il siégeait sur le comité qui a étudié la plainte de M.Presott.« L'argent, a-t-il précisé, n'a pas transité par le RCM.» Quant à M.Prescott, il a déclaré qu'il avait eu bien raison de se plaindre.« L'organisation de Daviau continue de dépenser et le parti fait comme si de rien n'était », a-t-il dit.Le RCM étudiera la demande d'appel de M.Prescott lorsque le congres sera termine et que les candidats auront remis la liste de leurs dépenses. A4 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 29 MARS 1998 PHOTO ROBERT MAJLLOUX.La Pmssô Micheline, Christian, leurs deux grands enfants, Pierre-Marc et Cristine, et leur chien Plcsou apprécient leur nouveau mobilier de salon.Micheline et Christian font rouler l'économie Voici le budget de février de Micheline et Christian, qui ont accepté de nous dévoiler leurs finances personnelles pendant un an.Vous avez des commentaires ou des trucs à partager?Vous pouvez laisser un message détaillé en appelant au (514) 350-4923, vous pouvez envoyer votre missive par télécopieur au ( 514 ) 285-4809 ou encore vous pouvez nous écrire à l'adresse électronique suivante: gênerai© lapresse.ca Danielle Bonneau En février, Micheline et Christian avaient un goût de renouveau.Après avoir repeint la chambre de leur fille de 10 ans, le mois précédent, Christian s'est attaqué au salon et a acheté la peinture pour métamorphoser la chambre principale.« Quand nous avons redécoré la chambre de Cristine, c'a eu un effet d'entraînement », explique-t-il.« Les deux chambres à coucher devaient vraiment être repeintes, précise Micheline.Nous n'avions pas touché à la nôtre depuis une dizaine d'années.Le salon, lui, avait été repeint récemment, mais nous avons changé notre causeuse et notre canapé et les teintes du ______ tissu juraient avec les murs et les rideaux.» Le couple a payé ses nouveaux meubles en pigeant dans ses économies.Pour épargner, il s'est contenté de changer les lamelles des stores verticaux ( 134,35$).Il a récupéré les anciennes lamelles du salon et les a installées dans la chambre à coucher.Il a conservé tables et bibliothèque, mais a acheté deux poteries mexicaines ( 90,76 $ ) pour ajouter une touche de couleur dans la pièce.L'aquarium, qui se trouvait auparavant dans la chambre de Cristine, a élu domicile dans le salon et accueille maintenant quatre poissons : Mo-mo, Guy, Katou et Georges ( le pauvre Roger, lui.a fait Vivre selon sesmyem avec la collaboration de Q£ option long feu ).Comme il n'a plus le droit d'aller sur le canapé et la causeuse, le chien Picsou, de son côté, a eu droit à un beau panier tout neuf ( 25 $ ).Christian aime bien peindre.Il s'agit d'une activité qu'il effectue en prenant quelques.gorgées de bière.-\u2014\u2014\u2014 «Ça donne soif », explique-t-il.C'est pourquoi la note en février s'avère salée : 70,73 $ ( de ce montant, il faut toutefois soustraire le prix de deux bouteilles de vin ).Cette dépense relativement élevée lui a fait réaliser qu'il était temps de commencer à faire sa propre bière en prévision de l'été prochain.« Si on y pense au début de l'été, il est trop tard, ex-plique-t-il.Ça prend de deux à trois semaines pour fabriquer la bière, puis celle-ci doit fermenter dans les bouteilles pendant au moins un mois.J'aime ça quand ça pétille.» En février, il a donc acheté deux concentrés de bière et a pu remplir une centaine de bouteilles de bière de sa fabrication.Pendant ce mois, Micheline s'est par ailleurs permis de dépenser davantage.Ayant obtenu de nouveau cette année un emploi temporaire pendant la campagne des REÉR, elle s'est gâtée un peu ( d'où l'achat des vases mexicains ).Le fait qu'elle ait travaillé une bonne partie du mois à Laval a eu une incidence sur le budget familial : Christian a fait l'épicerie et en a profité pour acheter plus de chips el de chocolat ; Micheline a acheté quelques vêtements à Cristine ; elle a dû faire plus souvent le plein d'essence.et elle a pris des billets de loterie avec ses collègues de travail.Le couple, qui demeure à Mas-couche, a donc cumulé en février un déficit de 150,29 $.Ce qui ne l'inquiétait guère, puisqu'il savait que Micheline recevrait deux bonnes payes en mars.« L'économie est.faite pour rouler, s'exclame Micheline.Il faut l'encourager ! » consommateurs PHOTO ROBERT MAKJLOt/X.LaPmm En février» Christian m commencé à faire sa propre bière en prévision de l'été prochain.Leur budget et.le vôtre LEURS REVENUS l Salaire net de Micheline et Christian : 2713,89 $ (-744,30 $) * l Allocations familiales : 69,43 $ (0 $) I Autres (gains loterie) : 17 $ (+17 $) VOS REVENUS S $ Total : 2800,32 $ (-727,30 $) Total HABITATION LEURS DÉPENSES Taxes foncières et taxes scolaires (hypothèque finie d'être payée) Électricité et chauffage Téléphone Assurance-maison 150 S (0$) 213,72 $ (+213.72$) 36,18 S (-7.55 S) 0$ (-285.58 S) Entretien de la maison (paiement laveuse-sécheuse, peinture salon et diambre des maîtres, etc.) 374,58 S (+23827 $) Câbiovision 32,30 $ 00.50 S) Autres 0 S (0 $) ALIMENTATION Sous-total : 806,78 $ (+158,36 S) Épicerie Restaurants Repas travail Diète spéciale de Micheline BIÈRE,VIN ET ALCOOL HABILLEMENT SOINS DE SANTÉ (médicaments, pharmacie, etc ) TRANSPORT 677,09 $ (+61,28$) JJ)S(0$) 0$(0$) 0$ (-20$) Sous-total : 677,09 $ (+41,28 $) 70,73 $ (+34,60 $) 116,52$ (+116,52$) 7,37 $ (-43,931) Prêt-auto ( Néon ) Assurance Essence Immatriculation Permis de conduire Réparations, entretien des véhicules Stationnement Autres 225 S (0$) 78,67 $(0SJ 176 $ (+68$) 0$(0$) 0$(0$) 0S(0$) 0%(0$) LOISIRS ET ÉDUCATION Sous-total : 479,67 $ (+68 $) Journaux, revues, abonnements Livres, disques, cassettes Loterie Cours (voyage à Washington et inscription au cégep pour Pierre-Marc et inscription au programme intensif d'anglais de Cristine) Sorties Autres (party de retraite) 0S(0$) 0$ (-18.22$) 25 $(+5$) \\30$(-15$) 0 $ (-758,54 $) 30 % (+26.01 $) AUTRES DÉPENSES Sous-total : 185 $ (-742,53 $) Assurance-vie Allocations des enfants Cadeaux Frais bancaires Le chien Picsou et les poissons Mo-mo, Guy, Katou, Roger et Georges Régime enregistré d'éporgne-ctudes Placement Québec Don Autres Sous-total.382,45 $ (-33,11 $) REMBOURSEMENT DE CRÉDIT (marge de crédit) 225 $ (0 $) 45,83 S(0$) 4S%(0$) 55,66$677,715j 12,10$ (-19.76 $) 64,36 $ (+64.36$) 56.50 %(0 $) 100 5(0 5) 'y >'0S(0$) 0%(0$) Revenus Dépenses TOTAL 2800,32 $ f-727, 30$) 2950,61 $ (-400,81 $) DÉFICIT en février: 150,29$ *Fntre parenthèses, nous indiauons la différence i-ntre les depensi* dûment encourues en janvier et celles effectuées en février.-1- infographie UPœ& LA PRESSE, MONTRÉAL DIMANCHE 29 MARS 1998 Jean Charest et mon beau-père Stéphane Laporte collaboration spéciale Teudi soir.Pendant qu'à Sherbrooke, Jean Charest est en train d'annoncer à tout le monde ce que tout 1 rat«-»r«s-Ja **-»v»ît -»î/-»»-»t I .«» \\ Cnrt à ¦ Lauderdale, mon beau-père s'ap-ftfc^^ prête à jouer sa petite partie de pétanque avec les autres résidants du parc de Dale Village.Le bon Henri adore la pétanque.Mais son passe-temps préféré, c'est parler de politique.Le beau-père est souverainiste au dernier degré.La fleur de lys tatouée sur le coeur.Que voulez-vous, il vient de Jonquière ! Il était indépendantiste avant même que René Lévesque ne le devienne.Il militait pour le RIN au début des années 60.Un irréductible de la Cause.Un passionné.Plus Québécois que Paul Piché.Quand il parle de son pays, LE QUÉBEC, il s'enflamme comme un bûcher de la Saint-Jean.Ma belle-mère Rosa est obligé de lui dire Henri, calme-toi ! Il se calme.Parce que Henri a beau être indé- pendant face à Ottawa, il ne l'est pas face à Rosa ! Alors, il écoute son épouse.Il se calme un peu.Quelques minutes.Puis il repart de plus belle.Malheureusement, ça fait belle lurette qu'Henri n'a pas eu une bonne discussion politique.Une vraie.Une corsée.Une qui fait mal.Plus personne ne veut en parler.Parfois, durant les matchs de pétanque, il essaie de piquer au vif le grand Marcel qui est aussi rouge que son coup de soleil.Il lui dit : As-tu entendu la dernière niaiserie de Jean Chrétien ?Ou encore Cou Jonc ton chef, Daniel Johnson, y'a-tu retrouvé l'électricité, on en entend pas parler ! Mais Marcel ne mord pas.Les fédéralistes sont devenus discrets.Us évitent la confrontation.Us ont presque honte.Faut dire que lorsqu'on est représenté par Jean Chrétien et Daniel Johnson, on ne s'en vante pas.On prend son trou.On reste low profile.Et ça, ça casse le fun d'Henri.Il s'ennuie de la belle époque.Celle de Trudeau versus Lévesque.Celle où on passait la soirée à refaire l'histoire du Québec.Chacun à sa manière.C'est fini ce temps-là.Et ça le déprime.À quoi ça sert d'être un souverainiste convaincu si on a personne avec qui s'obstiner ?Le beau-père se prépare à lancer sa boule.Il se concentre.Le grand Marcel, plus rouge que jamais, passe à côté de lui.En se bombant le torse.Et en se rentrant le ventre.«< Pis Henri, ton Lucien y va se faire manger tout rond par notre Jean Charest ?» A-t-il bien entendu ?Le castor canadien viendrait-il finalement de sortir sa longue hibernation ?Les rouges se remettraient-ils à fanfaronner ?À militer ?À provoquer même ?Comme dans le bon vieux temps de PET.Henri ne peut pas le croire : \u2014 Qu'est-ce que tu dis mon Marcel ?\u2014 J'ai dit que notre chef Jean Charest, il va laver le PQ comme si c'était les Expos.L'oeil d'Henri brille à nouveau : \u2014 En tout cas, il était pas pressé de venir vous sauver votre ti-Messie frisé.Il s'est tellement fait tirer l'oreille qu'il est rendu emmanché comme le Prince Charles ! \u2014 Quoi ?Ça lui a seulement pris vingt jours.C'est pas long ! C'est le temps que ça prend pour passer à l'urgence avec ton gouvernement péquiste ! \u2014 Je ne le sais pas, nous autres les souverainistes, on n'est pas malades ! Le ton monte.Henri s'emDorte : \u2014 Ton Charest, le rêve de sa vie, c'était de devenir premier ministre du grand Canada.Va falloir qu'il se contente du petit Québec.Pauvre ti-pit ! Y pourra jamais faire les choses prestigieuses qui accompagnent la fonction de premier ministre du grand Canada.Comme aller jouer au golf avec le président des États-Unis.Il paraît que le 19e trou est très plaisant ! \u2014 Ton petit Lucien Bouchard, après sa défaite, il pourra toujours suivre les traces d'un autre grand premier ministre péquiste, Pierre-Marc Johnson, pis devenir président du festival Juste pour rire ! Le PQ ça donne de l'expérience dans les farces ! Nous autres, on a un chef crédible ! \u2014 Hé que tu fais simple Marcel ! Charest c'est un bouffon.Il a la coupe de cheveux qui .i servi de modèle à la perruque de Patrick Norman ! Sais-tu comment il s'est finalement décide a devenir chef du PLQ, le César de Sherbrooke ?Il a pris une pièce de 25 cents et il a tiré ça à pile ou face.Parce qu'avec les fédéralistes, c'est toujours l'argent qui décide ! Hahaha ! La belle-mère intervient : « Henri calme-toi ! » \u2014 Oui Rosa.Le beau-père est rendu aussi rouge que Marcel.Pour un péquiste, c'est grave ! Il lance sa boule.Trop à gauche.Il s'en fout.La partie de pétanque est secondaire.La lutte oratoire passe en premier.Et le match s'annonce viril.Jean Charest a redonné des couiiles aux fédéralistes.Charest versus Bouchard, ça promet ! C'est fini les conversations polies an sujet d'FI Nino.de I ara Fabian ci de la nouvelle Beetle.La politique est revenu le sujet à la mode.Enfin ! La chicane est repartie.Le fun est de retour.Dans toutes les familles, on va recommencer à se crêper le chignon.Au grand plaisir de tous les Henri du Québec, fervents pratiquants de notre vrai sport national : l'obstination.Pour un oui ou pour un non.Jean Charest n'a pas encore sauvé le Canada.Mais il a sauvé mon beau-père ! Il lui en est d'ailleurs très reconnaissant.Mais pas au point de voter pour lui ! \u2014 Ça jamais mon ti-gars ! Parce que moi, les plaines d'Abraham, je ne les digère pas encore ! Pis le coup de la Brink's ! Pis la Cour suprême ! Pis.\u2014 Henri, calme-toi ! \u2014 Oui Rosa.Rioux impressionne peu les jeunes ÉRIC TROTTIER Le ministre du Travail, Matthias Rioux, a déçu les jeunes, hier, lorsqu'il a déclaré être contre les « clauses orphelines » des conventions collectives qui mettent les nouveaux employés d'une entreprise à l'écart des conditions de travail confortables de leurs aînés.sans toutefois s'engager à changer la situation.Le ministre s'exprimait au Colloque national sur la réalité des jeunes en emploi, qui réunissait des dizaines de jeunes ainsi que des représentants du monde du travail, à Montréal.« La discrimination ( par les clauses orphelines ) faite aux jeunes est inacceptable, a déclaré le ministre.On ne peut rester coi devant une telle situation.Je ne peux pas tolérer une telle situation.» Mais quand vient le temps de corriger cette situation, c'est une autre paire de manches : « Nous allons passer les conventions collectives au crible, a dit le ministre.Nous devrions recevoir un rapport détaillé à la fin d'avril et après, nous verrons quelles seront les recommandations à faire.» Pressé de questions, M.Rioux a dit qu'il allait étudier les conventions une à une : « Après on agira ».\u2014 Vous dites que les clauses orphelines sont inacceptables, pour- Matthias Rioux quoi ne pas les interdire tout simplement ?a demandé La Presse.« II faut d'abord constater l'ampleur du phénomène, a répété le ministre.Nous allons examiner ça et puis on verra.» Les jeunes qui assistaient à la conférence de presse du ministre ne semblaient guère impressionnés.« Le gouvernement doit cesser d'être évasif et commencer enfin à gouverner », a dit Nikolas Duchar-me, de la Fédération étudiante universitaire du Québec ( FEUQ ).Assistant au colloque, le secrétaire général de la FTQ, Henri Massé, a pour sa part accusé le ministre Rioux de faire « de la politique ».« M.Rioux dit tout le temps qu'il veut faire des études, a déploré M.Massé.Il n'a qu'à la passer, sa loi, s'il trouve vraiment que c'est intolérable, les clauses orphelines ! » M.Massé a dit que la centrale syndicale n'hésiterait pas à abolir les clauses orphelines de ses syndicats dès qu'une Loi serait adoptée par le gouvernement.il a ajouté qu'il ne savait pas combien de clauses orphelines ornent les 5000 conventions collectives gérées par la FTQ.« Mais nous n'en avons pas tant que ça », a-t-il soutenu.Quant aux jeunes, ils ont aussi demandé au ministre de faire des modifications au code du travail afin d'améliorer les conditions des travailleurs autonomes, surtout les « faux » travailleurs autonomes, qui n'ont qu'un seul « client » pour lequel ils travaillent 365 jours par année, sans avoir les avantages d'un employé.Mais encore là, le ministre Rioux a refusé de s'engager, répondant qu'il attendait d'autres « études » sur le sujet.« Ça fait deux ans qu'il les a, les études », a soupiré Nikolas Ducharme, avant de conclure : « Si les ministres et les députés ne se réveillent pas, il vont devoir en assumer les conséquences aux prochaines élections.» loto-québec Tirage du 98-03-28 16 22 27 29 36 42 Numéro complémentaire: 26 PUBIHHr m] Tirage du 98-03-28 13 35 37 39 44 49 Numéro complémentaire: 25 GAGNANTS LOTS 6/6 0 1000000,00$ 5/6+ 0 50 000,00 S 5/6 16 500,00 $ 4 / 6 773 50,00 $ 3/6 16 024 5,00$ Ventes totales: 570 444,50 $ Prochain gros lot (approx.): 1 000 000,00 $ \t-Mi\t\t \t\t\t Tirage du 98-03-28 12 6 7 9 11 28 30 35 4Q 41 42 49 56 60 63 65 68 69 70 Tirage du 98-03-28 3 4 931 8566 EHtra VENDREDI NUMÉRO: 915826 Tirage du 98-03-27 EfStra Tirage du 98-03-28 SAMEDI NUMÉRO: 449931 SUPER Tirage du 98-03-27 GAGNANTS 7/7 7 15 34 36 37 43 45 Numéro complémentaire: 28 Ventes totales 50 085 232,00 $ Prochain gros lot (approx): 2 500 000,00 S 6/74 6/7 5/7 4/7 3/7+ 3/7 1 11 349 19 422 414 741 383112 3 428 374 LOTS 22 504 634,70 $ 159 347,40$ 4 693,60 $ 190,70$ 10,00$ 10,00$ partie, grat.TVA, le réseau des tirages de Loto-Québec Le modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette dernière a priorité.Barrick Gold liée au scandale Bre-X?Presse Canadienne TORONTO Barrick Gold Corp., de Toronto, fait l'objet d'une poursuite pour avoir présumément été impliqué dans le scandale Bre-X.Le nom de Barrick a été ajouté ces jours derniers à une poursuite en recours collectif intentée aux États-Unis contre l'entreprise Bre-X de Calgary.La poursuite doit être entendue dès demain par un tribunal du Texas.C'est la première fois que Barrick est nommé dans une poursuite judiciaire liée à l'effondrement de Bre-X.Un porte-parole de Barrick a refusé de commenter la poursuite, expliquant que l'entreprise n'avait pas examiné suffisamment les allégations.La poursuite allègue qu'à l'automne 1996, Barrick a dissimulé des informations qui auraient permis de découvrir que le gisement aurifère soi-disant fabuleux que possédait Bre-X à Busang, en Indonésie, était inventé de toutes pièces.À l'époque, Barrick négociait un partenariat avec Bre-X pour assurer le développement du site de Bu-sang.Bre-X finit par conclure une entente, en février 1997, avec Freeport-McMoRan Copper and Gold Inc., de la Nouvelle-Orléans, sur l'ordre de Mohamad ( Bob ) Hasan, un ami du président Suharto d'Indonésie.Freeport ne trouva pas d'or à Busang, et une vérification menée par la suite par une entreprise indépendante permit de découvrir qu'une fraude monumentale avait été commise.Les investisseurs intentèrent des poursuites au Canada et aux États-Unis contre Bre-X, ses directeurs et plusieurs maisons de courtage, afin de tenter de récupérer leurs investissements de trois milliards.La poursuite allègue que Barrick a participé à la fraude en faisant de fausses déclarations publiques et des omissions de fait au sujet de Bre-X et des ressources aurifères de Busang.Des documents soumis au tribunal démontrent que les deux entreprises ont passé plusieurs semaines à tenter de résoudre les contradictions qui existaient dans les résultats des tests.Bre-X a fourni par la suite à Barrick 53 échantillons additionnels de Busang.Ces échantillons contenaient des quantités importantes d'or, mais cet or se présentait sous forme de gros grains, selon un rapport de Strathcona Minerai Services Ltd., qui agit comme veri-licateur à Busang.Selon Strathcona, ce fait inhabituel indiquait que les échantillons avaient été falsifiés.BAIGNOIRE À PORTIÈRE Évite d'enjamber la baignoire pour y entrer.(Brevet G.de Pawlowski.) ©TEXTE FT DESSIN: JACQUES CARFI.M \\\\ LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 29 MARS 1998 PATRICK TESSIER Collège Boh-de-Boulogne Dans cette chronique, nous avons jusqu'ici appris à faire une page simple, équivalente à une page de traitement de texte.Aujourd'hui, nous raffinerons notre mise en page grâce aux tableaux.L'utilisation du tableau dans une *\u2022»-»#-»*» AA/»K» t»ct nno ftrr\\r* trie rimnla d'insérer du texte, des images, des liens hypertextes et même des marges d'espace qui feront une belle présentation sur Internet.Les belles pages sont montées la plupart du temps en tableaux.Vous en constaterez les avantages pour la création de vos pages.Les tableaux sur Internet présentent des avantages énormes pour la conception et la présentation des pages Web.Ils sont visuels, efficaces et facilitent la compréhension.Par exemple, si nous voulons insérer une image sans créer un espace démesuré entre les lignes du texte, nous insérons une ligne de deux colonnes, c'est-à-dire du texte d'un côté et une image de l'autre.En créant des espaces avec le tabulateur pour aligner le texte, le résultat sur Internet risque de n'être pas très convenable.Les astuces du tableau invisible Le tableau invisible est un tableau qui n'a aucune bordure visible sur Internet.Il est très utile pour le design d'une page Web, car il permet de mieux placer le texte sur la page.Avec le tableau invisible, nous ne perdons pas notre énergie à aligner nos phrases et nos paragraphes.Nous les plaçons directement dans des « cellules ».Bref, le tableau invisible permet He traiter une page comme s'il s'agissait d'une page de journal : on détermine des colonnes de textes, des colonnes d'images, etc.En plaçant ces éléments en parallèle, notre page Web gagne en dynamisme.Vous savez maintenant comment on structure une page Web.C'est dans le corps du document qu'on utilise les tableaux, c'est-à-dire entre les marqueurs et .Voici un exemple ( grand encadré, à droite ) de ce à quoi ressemble le code HTML d'un tableau.Voilà le truc! Pour une mise en page originale et même jolie, nul besoin d'être un génie: utilisez l'astuce du tableau invisible! ¦ ¦¦.\u2014m*.a WÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊk ***** t *ji h - gJJ3 0\tm\t\t&\t: *\t: «\t\tÛr->\t\t\t -«- Viitomair** ***** **** \u2022s.f 5 i ****** \\witr Mm t*** ilttu *».1 Titre\tPrix Titanic\t19,95$ Peter Pan 115,99$\t Tltre de la page du 27 mars au 11 avril ira» i \\ Dimanche de Pâques 12 avril fermé Lundi de Pâques 13 avril ouvert s < a .^JÏIFnV \" G E ftl T ft Et si tu n'existais pas.Plus de 170 magasins et services dont : la Baie, Eaton, Holt Renfrew, Linen Chest et Métro Les 5 Saisons Stationnement intérieur gratuit angle l'Acadie et Métropolitain ® métro Du Parc, autobus # 179 métro Crémazie.autobus U 100 Ouest 11 X I i PHOTO ROBERT SKlNNER Là Presse Ginette Blanchette est confiante de sa réussite, même si elle estime que les gouvernements n'appuient pas assez les assistés sociaux qui veulent s'en sortir.Face à ses déboires devant la Banque de développement, mais aussi devant la Société québécoise de développement de la main-d'oeuvre ( SQDM ), Mme Blanchette reste amère.Elle ne comprend pas pourquoi les gouvernements n'appliquent pas jusqu'au bout les programmes destinés à remettre les assistés sociaux au travail.« C'est pas comme ça qu'ils vont motiver les assistés sociaux, dit-elle.Ma plus grosse motivation pour contester, c'est pas moi.C'est les autres assistés sociaux que j'ai vus travailler fort pour s'en sortir et qui sont déçus de se faire lâcher quand ils arrivent près du but.Ils travaillent fort et la baloune se dégonfle ! » Ce ne sera pas le cias de Ginette Blanchette : « J'ai une tête de cochon et je suis sûre que mon projet est bon.Si j'ai pas le prêt, ce sera dur.Mais je vais y arriver.Je ne veux pas être à la charge de l'État.» ENCAN FAILLITE TAPIS PERSANS AUTHENTIQUES ACHETÉS DE SCHWARTZ, LEVITSKY.FELDMAN INC.SYNDIC DE FAILLITE Dimanche 29 mars Lundi 30 mars -14 h -19 h (Inspection des articles mit à l'encan une heure avant chaque séance.) 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devenue assez puissante pour se défendre seule contre toute attaque et « pour vivre en paix avec ses voisins ».Mais « la paix dans l'honneur », rien n'était moins certain.Comme l'écrivait alors La Presse, les USA avaient réussi à se tirer du guêpier, mais la paix restait à faire.De la mort de Tom Davis au guêpier de 1973 L'horreur s'était abattue sur ce pays depuis qu'au détour d'une route poussiéreuse menant au hameau de Duc Hoa, à quelques kilomètres de Saigon, le sergent américain Tom Davis trouvait la mort, le 7 décembre 1961, dans une brève escarmouche avec un groupe viêt-cong.Dix-huit jours après la décision formelle du président John F.Kennedy d'autoriser les soldats américains, affublés du titre de « conseillers militaires », à accompagner sur le terrain les troupes sud-vietnamiennes et à riposter en cas d'attaque, Tom Davis devenait, suivant les termes du vice-président d'alors, Lyndon B.Johnson, « le premier Américain à tomber pour la défense de notre liberté au Vietnam ».Pour comprendre la situation compliquée PHOTOTHEQUE.La Presse En juillet 1965, les hélicoptères américains servaient de transport de troupe aux Rangers vietnamiens dans la région de Bien Hoa.du Vietnam, il faut savoir que le pays fit partie, jusqu'en 1954, de l'Indochine, colonie puis protectorat français englobant le Vietnam, le Laos et le Cambodge.De 1946 à 1954, une guerre terrible, prélude à celle de 1963 à 1973, opposa les Français, qui la perdirent, au Viêt-minh.Cette guerre aboutit aux accords de Genève qui, en 1954, créèrent un Vietnam du Nord, contrôlé par les communistes, et un Vietnam du Sud, d'allégeance capitaliste et auquel les États-Unis décidèrent d'apporter leur aide financière, politique puis militaire.Onze ans et 34 jours après la mort de Tom Davis, les accords Kissinger-Le Duc Tho, pour lequel les deux hommes reçurent le prix Nobel de la paix, consacrèrent ce qu'on appela « la paix dans l'honneur » et mirent fin à l'engagement officiel des États-Unis au Vietnam.Le peuple américain se voyait alors exhorté par le président Richard Nixon à se montrer fier du sacrifice des 45 933 Américains ( chiffre qui devait encore grimper par la suite ) « qui ont donné leur vie pour que le peuple du Vietnam du Sud puisse vivre libre et pour que le monde vive en paix ».Mais Richard Nixon, qui devait lui-même être forcé de démissionner honteusement quelques mois plus tard, emporté dans la PHOTOTHEQUE.La Presse À Paris, le 27 janvier 1973, le secrétaire d'État américain William P.Rogers signait Taccord de cessez-le-feu qui allait mettre fin à la guerre du Vietnam.{foin ijiiinnis ci lilU's tic l il l tins >UN,MONDE A DECOUVRIR PROGRAMMES D'ACCUEIL À VAL-MORIN ET A STE-LUCIE DANS LES LAURENT!DES Académie HnguistiqtM École de hockey Institut de goK Rabais df pwéinscription avant t e 31 mars 1998 FRAIS DE SESSION A PARTIR DE 205 $ PAR SEMAINE INFORMATIONS \u2022 RÉSERVATIONS ET POUR OBTENIR DÈS MAINTENANT LA BROCHURE COULEUR GRATUITEMENT Montréal et Laval : (S 14) 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président Nixon, que cette guerre horrible avait permis aux Etats-Unis d'atteindre leurs objectifs majeurs.Essentiellement, en effet, le cessez-le-feu intervenait après de longs et sordides marchandages, ponctués d'un déchaînement de violence.Ce cessez-le-feu, en fait, ne marquait que la fin de l'ingérence militaire américaine dans cette partie du monde et permettait, avant tout, aux États-Unis de pouvoir se dépêtrer d'un bourbier qui n'en finissait pas, jour après jour, d'éroder la société américaine.Ce pessimisme était compréhensible puisque, en dépit de l'accord de cessez-le feu signé à Paris et du retrait des forces américaines, la guerre faisait toujours rage.À preuve, la première journée de « paix » fut marquée de pas moins de 426 escarmouches armées qui firent au moins 371 morts du côté des Vietnamiens.Bref, alors que les gongs des pagodes et le carillon des églises annonçait la fin des hostilités dans la capitale sud-vietanienne, la guerre s'est poursuivie, comme à l'accoutumée, pendant un bon bout de temps, les deux côtés s'accusant mutuellement de saboter les accords de paix.En dépit, donc, des accords de Paris et du retrait américain, la guerre continua, et, en 1975, les troupes du Nord s'emparèrent de Saigon.En 1976, les deux Vietnam furent réunifiés et le pays devint une république socialiste.Des millions d'opposants, les « Boat People », tentèrent de fuir, tandis que se multipliaient les « camps de rééducation ».Le triste retour des GI Depuis, les plaies se sont peu à peu pansées, mais jamais complètement.C'est ainsi qu'une étude de Ralph Nader, intitulée Paix inquiète, dévoilait que pas moins de 100 000 vétérans du Vietnam s'adonnent a la drogue.Tout l'hiver suivant la fin de la guerre, on pouvait voir à la télévision de longues files de vétérans du Vietnam attendant dès 4 h du matin, souvent par un froid tenace, l'ouverture des bureaux de l'assistance sociale.Les statistiques démontrèrent que deux fois sur trois, les crimes violents étaient commis par des vétérans du Vietnam mués en desperados.Il n'y avait pas, concluait le rapport, à s'en étonner : ces hommes avaient été « programmés pour la violence, mais on avait oublié de les déprogrammer ».Beaucoup d'employeurs se méfiaient de ces « GI » défroqués, enclins à la violence et à la drogue, et refusaient de les employer.Pour la première fois dans l'histoire américaine, des anciens combattants, loin d'être traités en héros, rentraient chez eux en rasant les murs : détestés par les uns, parce qu'ils prirent part à une guerre impopulaire, méprisés par les autres parce qu'ils ne rentraient pas victorieux, soupçonnés par tous d'être des bandits en puissance.Drôle de « paix dans l'honneur ».PHOTOTHEQUE.La Presse Les GI avaient été « programmés » pour la violence.supeii du mois IiDlVfM^K^SK)!! vous présentent la Supergrille du mois de L'ATLAS ENCYCLOPEDIQUE MONDIAL, une référence exceptionnelle pour connaître le monde contemporain.5 000 illustrations, graphiques et diagrammes, 600 cartes et 25 000 faits et données.mars TOUS LES PAYS DE A \\ Z ¦ne ENCYCLOPEDIQUE MONDIAL H 4 0 GAGNANTS mériteront le tout nouveau et imposant ATLAS ENCYCLOPÉDIQUE MONDIAL des Éditions \u2022 Libre Expression et le fameux t-shirt «J'ai réussi\"/^^f\"8?*^*** A surveiller aujourd'hui 2 A 10 LA PRESSE, MONTRÉAL.DIMANCHE 29 MARS 1998 Le bébé dinosaure en exposition itinérante Agence France-Presse ROME Le bébé dinosaure, un fossile de 11 \\ millions d'années découvert (Lins un état exceptionnel de conservation dans le sud de l'Italie, va cire présenté « en chair et en os » dans le cadre d'une exposition itinérante dans le pays.Pas plus grand qu'un maigre poulet, le dinosaure ne dépasse pas 22-23 centimètres de long et a perdu sa queue qui devait en mesurer autant.Il a cependant conservé ses intestins, les restes de son dernier repas, une partie de son foie et de ses fibres musculaires.Autant d'éléments exceptionnels pour connaître une famille de dinosaures, de petite taille mais carnivores, jusque là inconnue dans le monde et dont il pourrait être l'unique représentant.Les paléontologues italiens Cris-tina del Sasso et Marco Signore ont présenté au Muséum d'histoire naturelle de Milan ( nord ) une reproduction en résine de l'animal préhistorique pour illustrer jeudi leur découverte, qui a été en même temps annoncée dans la revue scientifique britannique « Nature ».L'animal a été baptisé « Scipio-nix samniticus »: samniticus du nom latin de Sannio, la région où il a été découvert au sud de Naples, et scipionix en hommage au géologue italien Scipione Breislak ( 1748-1826 ), qui, le premier a décrit en 1798 les fossiles provenant de Sannio.Rebaptisé « Ciro », le fossile avait été en fait trouvé il y a vingt ans, lors d'une démolition d'un bâ- timent sur la commune de Pietra-roia par un Italien de passage, qui l'avait gardé chez lui sans en comprendre la valeur exceptionnelle.En 1993, le fossile est confié au Muséum d'histoire naturelle de Milan pour restauration où il est « redécouvert » par la paléontologue Critina del Sasso, qui l'a dégagé, au cours d'un long et patient travail d'aiguilles, de la gangue de roches calcaires qui l'emprisonnait.L'analyse scientifique de l'animal ne fait que commencer et est prometteuse de découvertes.20 morts dans une épidémie de méningite ¦ Une épidémie de méningite a fait en deux mois 20 morts dont une touriste française, dans la région de Fatick ( sud-ouest ).La Française, dont l'identité n'a pas été révélée, est décédée, il y une dizaine de jours et son corps a depuis été transféré en France, selon la même source.L'épidémie, qui a connu son point culminant fin janvier-de-but février avec la mort de 17 écoliers, semble avoir été jugulée grâce à une campagne de soins et de vaccination dans toute la région, indi-que-t-on de sources médicales.Trafic d'enfants ¦ Deux responsables de la province d'An Giang, dans le sud du Vietnam, ont été arrêtés pour leur participation présumée à un trafic illégal d'enfants proposés à l'adoption dans plusieurs pays étrangers, dont la France et la Suisse.Pham Thanh Hai, directeur du centre éducatif de Long Xuyen, qui accueille notamment des orphelins, et Pham Thi Tinh, chef adjoint du service nationalié au département de la justice, ont été arrêtés jeudi, a déclaré Nguyen Van Ngoc, vice-président de la Croix-Rouge locale.Cette double arrestation porte à six le nombre de personnes interpellées en raison de leur implication dans ce commerce d'enfants.Selon M.Ngoc, les suspects abusaient des lacunes de la législation sur les adoptions de petits Vietanmiens par des étrangers pour vendre illégalement 92 enfants au cours des deux dernières années.Abus sexuels ¦ Une centaine de personnes d'une bourgade espagnole de La Manche ( centre, à 60 km au sud-est de Madrid )) sont soupçonnées d'avoir abusé depuis trois ans d'une mineure de 14 ans présentant des déficiences mentales.Selon deux journaux, entre 15 et 20 hommes de Santa Cruz de la Zarza ( 5000 habitants ) ont déjà été mis en cause par la justice, qui les a laissés en liberté, mais un nombre plus important serait concerné.L'enquête a commencé quand un gynécoloque s'est rendu compte que la jeune fille, dé-scolarisée depuis quelques mois, avait eu des relations sexuelles.Le médecin a alors alerté la justice.Depuis que le scandale a éclaté, la mineure, dont les témoins affirment qu'elle présente un aspect normal malgré son handicap, a été prise en charge par un centre d'accueil.Des alpinistes trouvent la mort ¦ Deux alpinistes, vraisemblablement des Polonais, ont trouvé la mort dans le massif du Cervin ( sud de la Suisse ).Leurs corps ont été ramenés en plaine par les secouristes de Zermatt, a indiqué la police cantonale valaisanne.Les deux hommes ont chuté dans la face est du Cervin il y a quelques jours.Leurs corps ont été retrouvés sur le glacier de Furgg à une altitude de 3,240 mètres.Il s'agirait de deux Polonais, selon la police, qui précise que leurs camarades avaient annoncé l'accident vendredi après-midi à la colonne de secours de Cervinia ( Italie ).Thermopompe Turcotte HABITAS INNOVATION 1998 Grand gagnant du Prix Habitas Innovation en 1994 Turcotte récidive en 1998 en remportant pour une deuxième année ce prestigieux prix qui récompense le produit le plus innovateur dans l'industrie de la climatisation et du chauffage.Thermopompe Turcotte.\u2022Une entreprise québécoise en affaires depuis plus de 50 ans \u2022Le seul fabricant de thermopompes au Québec \u2022Une vaste gamme de produits conçus et adaptés au climat québécois \u2022Plus de 7 millions de dollars investis en recherche et développement \u2022Un service assuré par une équipe de professionnels \u2022Des garanties qui dépassent les normes de l'industrie \u2022 Des produits reconnus internationalement et exportés à travers le monde.principalement en Asie, en Amérique du Sud, aux États-Unis et en Europe \u2022Plus de 30,000 installations et autant de clients satisfaits 1998 Gagnant pour la 7ième année consécutive du «Prix du meilleur commerce, le choix des consommateurs» (selon sondage Léger & Léger) Bureau d'éthique /commerciale TURCOTTE Une entreprise familiale établie depuis plus de 50 ans I Siège social de la compagnie C.E.C.Turcotte situé au 690, Place Trans-Canada, Longueuil Québec J4G 1P1 Tél.: (514) 527-4531 \u2022 1 800 567-8275 ce soir 18 h 30 LA vie est un sport LE DESTIN TRAGIQUE D'UN AMOUR INTERDIT AU CŒUR DU ROYAUME MYTHIQUE DE CAMELOT.LA LÉGENDE IMMORTELLE DU ROI ARTHUR ET DE LANCEL0T, PREMIER CHEVALIER DE LA TABLE RONDE.- \u2022\u2022\u2022 ¦.: \u2022\u2022 .- ¦ \" ¦ ¦ à A M - ¦ CINÉMA PR0VIG0 LE PREMIER CHEVALIER AVEC RICHARD gere Ce joir en primeur 20h ¦ iviiLiiei uuurieindLiit en plongée sous-marine et Gaétan Girouard en canot sur le fleuve DANGEREUX André Robitaille et Pierre Rivard en saut à ski LA PRESSE, MONTRÉAL.DIMANCHE 29 MARS 1998 A 11 Monde L'EXPRESS INTERNATIONAL RUSSIE Tchernomyrdine ¦ Viktor Tchernomyrdine, limogé de son poste de premier ministre lundi dernier, a annoncé hier qu'il serait candidat à l'élection présidentielle russe de l'an 2000, sans avoir de certitude sur le soutien de Boris Eltsine.M.Tchernomyrdine a estimé bénéficier du soutien du président russe Boris Eltsine, mais il a reconnu n'avoir aucune certitude à ce propos.L'ex-premier ministre en poste depuis plus de cinq ans a également reconnu avoir été « vexé » par la décision de M.Eltsine de le relever de ses fonctions.Tout en remerciant son premier ministre, M.Eltsine lui a demandé de « se concentrer sur l'élection présidentielle » de l'an 2000, mais il s'est gardé de le désigner clairement comme son successeur.d'après AFP ISRAËL L'émissaire Ross ¦ L'émissaire américain au Proche-Orient Dennis Ross a rencontré hier soir le premier ministre Benjamin Netanyahu, reprenant ainsi sa navette diplomatique afin de parvenir à un accord sur un retrait israélien en Cisjordanie.Les deux hommes se sont retrouvés, pour la seconde fois en deux jours, dans la résidence de M.Netanyahu à Jérusalem.M.Ross doit ensuite se rendre à Gaza pour s'entretenir avec le président palestinien Yasser Arafat, qu'il a déjà rencontré vendredi soir.M.Netanyahu continue de s'opposer au plan américain qui prévoirait un retrait israélien de 13,1 % de la Cisjordanie, s'ajoutant aux 27 % déjà contrôlés, partiellement ou totalement, par l'Autorité palestinienne.d'après AFP ULSTER Groupuscule ¦ L'Inla, un groupuscule extrémiste dissident de l'IRA ( Armée républicaine irlandaise ), a revendiqué, par un communiqué à la BBC, le meurtre de l'ancien policier protestant Cyril Stewart, tué par balles vendredi soir à Armagh, dans le sud de l'Irlande du Nord.Cyril Stewart, 52 ans, à la retraite depuis deux ans, avait été abattu par deux hommes masqués, qui se trouvaient dans une voiture dans le parking d'un supermarché de la ville, alors qu'il se dirigeait vers son véhicule avec son épouse.Le Sinn Fein qui participe aux pourparlers sur lTJlster a été exonéré par la police de toute implication dans les dernières violences en Ulster.d'aprèsAFP CHINE Sergio Marchi ¦ Le ministre canadien du Commerce international, Sergio Marchi, est arrivé à Pékin accompagné d'une importante délégation d'hommes d'affaires.Lors de son séjour, M.Marchi doit notamment s'entretenir avec le ministre du Commerce extérieur et de la Coopération, Shi Guangs-heng, ainsi qu'avec des responsables du ministère de l'Agriculture et de la construction.Le Canada, qui a investi jusqu'à présent 1,4 milliard de dollars en Chine, est au quatorzième rang des partenaires commerciaux de Pékin, alors que la Chine est le quatrième partenaire du Canada.Les échanges commerciaux entre le Canada et la Chine se sont élevés à 3,9 milliards de dollars en 1997.d'aprèsAFP IRAK Inspection ¦ Des experts en désarmement de l'ONU et des diplomates ont quitté Bagdad pour le nord de l'Irak, dont Takrit, la ville natale de Saddam Hussein, pour y inspecter trois palais.Des diplomates ont indiqué que les équipes d'inspecteurs de l'ONU devraient rester trois jours dans le nord de l'Irak pour y inspecter trois sites présidentiels à Takrit, Mossoul et Jabal Makhul.Experts et diplomates, à la recherche d'armes de destruction nus slve, seront de retour à Bagdad ce soir.d'aprèsAFP Clinton plaide pour l'intensification des échanges avec l'Afrique noire CHRISTIAN CHAISE AFP, JOHANNESBURG Bill Clinton a plaidé hier à Johannesburg devant des hommes d'affaires sud-africains pour l'intensification des échanges entre les États-Unis et l'Afrique noire, mais il a promis de ne pas sacrifier pour autant l'aide publique.Le président américain a annoncé 650 millions de dollars d'investissements pour les pays qui joueront à fond la carte du libéralisme économique.Il a aussi proposé d'annuler les dettes à très bas taux d'intérêt de certains pays pauvres d'Afrique noire vis-à-vis des États-Unis à hauteur de 1,6 milliard de dollars et « mis au défi » les autres pays industrialisés d'en faire autant.M.Clinton a également fait part de son intention d'inviter prochainement à Washington « les dirigeants des pays ( africains ) réformistes », pour un sommet dont le .1 \" but serait d'élaborer « des plans précis » afin de maintenir l'élan suscité par son actuelle tournée en Afrique.Après une visite dans les « townships » de Thokoza, où il a écouté les aspirations de huit jeunes Sud-Africains, et de Soweto, où il a rendu hommage aux Noirs tombés durant la lutte contre l'apartheid, M.Clinton a terminé la journée dans les beaux quartiers de la grande métropole sud-africaine.Il est revenu sur le thème principal de sa tournée en Afrique, ce « partenariat » qu'il propose à l'Afrique.Ce partenariat s'exprime à travers un projet de loi sur « la croissance et l'opportunité en Afrique », qui fait miroiter aux pays africains des réductions supplémentaires de tarifs sur leurs exportations, à condition qu'ils acceptent de libéraliser leur économie.« Les pays africains menant avec vigueur des réformes économiques pourront exporter presque 50 % de produits de plus vers les États-Unis sans payer de droits de douane », a-t-il déclaré lors de l'inauguration d'un Centre de commerce dont le rôle sera d'aider les sociétés américaines à s'implanter en Afrique.Les États-Unis, a-t-il dit, sont même « prêts, au moment opportun, à négocier des accords de libre-échange » avec les pays afri-cains les plus avancés économiquement.Les plans de M.Clinton ont toutefois subi un revers durant cette étape sud-africaine, le président Nelson Mandela ayant indiqué sans ménagement vendredi que la loi n'était « pas acceptable » pour son pays.Les Sud-Africains sont opposés au caractère conditionnel des avantages offerts, parce qu'ils redoutent que cela pénalise les pays les moins avancés.M.Clinton a indirectement répliqué hier à ces critiques en assurant que « tous les pays africains Des dizaines de milliers de manifestants sont descendus dans les rues, hier, à Paris.PHOTO REUTERS Manifestations contre l'extrême-droite en France Agence France-Presse PARIS Plusieurs dizaines de milliers de personnes ont défilé hier à travers la France pour dénoncer le Front national ( FN ) et les alliances de la droite modérée avec l'extrême-droite.Un « Comité national de vigilance contre l'extrême-droite », qui fédère une quarantaine d'organisations rassemblant la gauche politique, syndicale et associative, avait appelé à « des manifestations ».Les manifestants entendaient ex- primer leur « rejet du fascisme », à la suite de l'élection à l'aide de voix d'élus du FN de cinq présidents de régions issus de la droite modérée.L'extrême-droite avait provoqué un véritable séisme politique après les élections régionales du 15 mars, et fait imploser une des deux principales composantes de la droite parlementaire, l'UDF, en lui proposant ses voix pour élire les présidents des conseils régionaux.Dans la capitale, un cortège de quelque 20 000 personnes ( selon la police ) est parti en milieu d'après-midi, derrière une banderole portant l'inscription « Ensem- ble pour la liberté, l'égalité, la fraternité ».Des estimations du Comité de vigilance prévoyaient 30 000 à 50 000 manifestants.Dans le sud du pays, 2000 personnes à Marseille et entre 7000 et 10 000 à Montpellier, où l'UDF Jacques Blanc a été élu président de région avec des voix FN, ont manifesté contre le parti de Jean-Marie Le Pen.À Toulouse ( sud-ouest ), entre 5000 et 10 000 personnes se sont réunies, parmi lesquelles des élus de gauche mais aussi l'UDF André Trigano, doyen d'âge du conseil régional de Midi-Pyrénées.profiteront » de ce système et que les pays les plus engagés dans la voie des réformes « en profiteront le plus qu'ils soient les plus riches ou les plus pauvres ».M.Clinton a aussi répondu à une autre critique, à savoir que ce plan, qui fait la part belle au commerce, sacrifie l'aide publique à l'Afrique, tombée en 1997 à 700 millions de dollars.« Un nouveau partenariat dans les domaines du commerce et de l'investissement ne doit pas se faire au détriment de l'assistance au développement, alors que celle-ci est de toute évidence encore nécessaire », a-t-il lancé.11 a ainsi réitéré son intention de ramener cette aide à « son plus haut niveau historique », c'est-à-dire un peu plus de 800 millions de dollars.Le coût pour le Trésor américain de l'annulation de 1,6 milliard de dettes ne serait en fait que de 35 millions de dollars, ce qui traduit le caractère modeste de ce projet.La candidature de Chypre à NIE provoque une crise avec la Turquie Aqence France-Presse GENÈVE La candidature de Chypre à 1TJE provoque une crise majeure avec la Turquie, illustrée hier à Genève par des déclarations intransigeantes du leader de la partie turque de Chypre, Rauf Denktash.« L'intervention de l'Union européenne » a « détruit les chances d'un règlement juste à Chypre », a déclaré M.Denktash, en rapportant à la presse ce qu'il avait dit au secrétaire général de l'ONU Kofi Annan.M.Annan, par la voix de son porte-parole, a exprimé sa « déception » de l'impasse où se trouve le règlement chypriote.La position du président de la République turque de Chypre du Nord ( RTCN ), autoproclamée en 1983 et qui n'est reconnue que par la Turquie, est que la RTCN doit désormais être reconnue comme un État de plein droit.La RTCN serait ainsi à égalité avec le gouvernement de Nicosie, considéré comme ne reflétant que les intérêts de la population grecque.C'est uniquement à cette condition d'égalité interétatique, a dit M.Denktash, qu'il accepterait de reprendre des conversations directes avec le président chypriote Glafcos Cléridès, dans le cadre des bons offices de l'ONU.Le gouvernement nationaliste de l'Inde obtient la confiance au parlement PRATAP CHAKRAVARTY Agence France-Presse.NEW DELHI Le nouveau gouvernement nationaliste hindou de l'Inde a obtenu la confiance au parlement, hier à New Delhi, après deux jours de débats acrimonieux, ce qui met fin à quatre mois de paralysie politique pour la plus grande démocratie dù monde.La fragile coalition gouvernementale de droite du premier ministre Atal Behari Vajpayee, au pouvoir depuis 10 jours, a promis qu'elle ne dissimulait pas un programme radical, comme l'en a accusé l'opposition, et a obtenu le soutien de 274 députés sur les 545 de l'assemblée du peuple.Le Congrès, parti de la « dynastie » Nehru-Gandhi, et le Front uni, coalition de centre-gauche sortante, n'ont pu rassembler que 261 voix.Un parti du sud membre du Front uni, le TDP, a fait défection et voté pour la confiance, donnant au gouvernement une majorité relative.«< C'est la première victoire d'un gouvernement nationaliste et nous remplirons nos responsabilités en vrais patriotes », s'est réjoui un dirigeant nationaliste hindou, Madan Lai Khu-rana.« Le TDP a voté en faveur ( des nationalistes ).Ce genre d'alliance ne tiendra pas », a prédit le Congrès.Le cinquième gouvernement de l'Inde depuis 1996, issu des deuxièmes législatives en deux ans, va devoir maintenant s'atteler à une relance d'une économie en perte de vitesse, victime de l'instabilité politique du pays, et à résoudre d'énormes problèmes sociaux dans un pays qui reste toujours parmi les plus pauvres du monde.Les analystes ne donnent au cabinet Vajpayee pas plus de 18 mois à vivre, compte tenu de s.i majorité relative minime et des contradictions inhérentes à une coalition dans laquelle le BJP PHOTO RfcUTEKS Le premier ministre Atal Behari Vajpayee.( Parti indien du peuple ) dirige quelque 17 alliés.M.Vajpayee, 71 ans, dont un précédent gouvernement en 1996 n'avait tenu que 13 jours au pouvoir, a demandé à et «nie l'on « enterre les divergences politiques » et qu'il y ail consensus.Comme prévu, au cours d'un débat tournant parfois à la cacophonie, l'opposition lui a oppose une fin de non-recevoir.Elle a accuse le BJP d'avoir, derrière le « mas- que » modéré d'un premier ministre respecté, un « programme cache », sectaire, menaçant la laïcité de l'Inde et susceptible d'exacerber les tensions entre majorité hindoue et minorité musulmane.M.Vajpayee, dont le parti a dù édulcorer ses exigences les plus radicales pour pouvoir obtenir une majorité de gouvernement, a répliqué que son programme était « transparent ».« Tant que je serai premier ministre je me conformerai à ce programme », a-t-il assuré.Ce programme, contrairement à celui du BJP, ne prévoit pas, par exemple, la construction d'un temple sur les ruines d'une mosquée détruite par des fanatiques hindous en 1992, ni une uniformisation des codes civils, craintes des 125 millions de musulmans indien.Il prévoit cependant toujours le développement d'un arsenal nucléaire si nécessaire.Face aux virulentes critiques de l'opposition, le BJP et ses alliés ont stigmatisé le Congres et le Front uni, qui gouvernait depuis 1996 jusqu'à la chute de son gouvernement en novembre dernier, les rendant responsables de l'instabilité du pays.Le débat, souvent houleux, a parfois tourne à l'attaque personnelle lorsqu'un dirigeant d'un parti régional, Laloo Prasad Yadav, a affirmé que M.Vajpayee avait signe en 1942, durant le mouvement « Quit lndia » contre l'empire britannique des Indes, des confessions aux autorités coloniales ayant entraine l'arrestation de résistants.« Il n'est pas question de m'excuser, car ces allégations reviennent a chaque lois qu'il y a un vote contre moi ».a répliqué M.Vajpayee.« Je n'ai jamais témoigné pour les Britanniques », Le BJP a été aussi accuse d'avoir voulu acheter le soutien de certains députes, un leader de l'opposition .îlhrmant que le seul mandat des nationalistes hindous était celui consistant « a séduire des defecteurs ». A 12 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 29 MARS 1998 Contre la «pensée unique» Louis-Bernard Robitaille collaboration spéâale PARIS Est-ce une marque évidente de la supériorité française, comme le croient les derniers intellectuels de gauche orthodoxes ( français ou même américains ) ?Ou bien est-ce une maladie nationale unique et incurable ?Alors que le monde occidental dans sa totalité a fini par se rallier, bon gré mal gré, à ce qu'on pourrait appeler indifféremment l'économie de marché ou le libéralisme, la France fait de la résistance.On peut même se demander si la confirmation des 15 % du Front national, aux élections régionales du 15 mars ne font pas partie de cette résistance.Laquelle a changé de nom : de « lutte pour le socialisme », on est passé plus modestement au « refus de la pensée unique ».L'URSS a croulé dans une atmosphère d'apocalypse L'URSS a croulé dans une atmosphère d'apocalypse.Plus personne de sérieux aujourd'hui, même dans les cercles de gauche les plus rêveurs, n'ose suggérer, comme il y a 15 ans encore, que le remède infaillible aux problèmes économiques soit la nationalisation du système bancaire ou des principaux groupes industriels.Personne non plus ne prétend disposer de quelque alternative que ce soit à l'économie de marché.Ce qui a subsisté en France ressemblerait plutôt à un front du refus.On n'a plus, comme à la belle époque, de modèle « socialiste » tout prêt à remplacer \u2014 c'était bien le propos\u2014 cette économie de marché.On se contente de tout réfuter en bloc.L'un des plus grands best-sellers en librairie, ces dernières années, s'intitulait « L'horreur économique », de Viviane Forrester.Il s'agissait, de la part d'une romancière totalement néophyte en économie, d'une dénonciation en bloc des méfaits du libéralisme.Dénonciation avec laquelle on ne pouvait qu'être d'accord sur le plan moral, mais dont on ne voyait pas vraiment les conclusions pratiques : convenait-il de mettre à mort ce libéralisme assassin ?De le réformer ?De lui inventer de nouvelles règles ?Un minuscule pamphlet grimpe en tête des listes de ventes Ces derniers mois, un minuscule pamphlet publié par une obscure maison d'éditions ( Liber ) a grimpé en tête des listes de ventes en librairie : « Les nouveaux chiens de garde » de Serge Halimi.En une petite centaine de pages, cet universitaire pourfend la totalité de l'establishment médiatique français, coupable selon lui, de diffuser une odieuse propagande.en faveur de la pensée unique.Que constate-t-il ?Au moment du traité de Maastricht, la quasi-totalité des médias étaient favorables à l'Europe politique, à l'ouverture des frontières ainsi qu'à la monnaie unique.Selon lui, les grands médias étouffent systématiquement ce qui ne correspond pas à cette « pensée unique ».Sauf, dit-il, « L'Humanité », organe fort déclinant du Parti communiste, la « Croix » ( catholique et confidentiel ).ainsi que l'incontournable mensuel « Le Monde diplomatique », devenu le point de ralliement de tous les pourfendeurs de cette pensée unique, et même de l'impérialisme américain, dont on voit la main dans tout ce qui se passe chaque jour dans le monde.Mais y a-t-il vraiment un complot de cet establishment intello-médiatique \u2014 « soudoyé » par les riches, suggère-t-on au passage \u2014 ou bien les médias « modérés » ne sont-ils pas amenés à constater, sur la question de Maastricht ou de la monnaie unique, que leurs adversaires politiques n'ont guère d'arguments solides à y opposer ?Un terme aux dénonciations anticapitalistes Depuis que le Parti communiste est redevenu « à visage humain » sous la houlette du bon monsieur Robert Hue, on a mis un terme aux dénonciations anticapitalistes et aux promesses messianiques.On en est plutôt aux voeux pieux et aux admonestations morales : « Contre l'argent-roi, il faut une autre politique ! » Certes, mais laquelle ?Qu'il y ait infiniment de choses à discuter, à corriger, à remettre en question dans ce qu'on appelle vaguement le « libéralisme », est une évidence : faut-il opposer des barrières douanières européennes face à l'extérieur, exiger l'exception culturelle face aux États-Unis, privatiser ou pas les télécoms ou les chemins de fer ?Si l'on constate que, au nom du libéralisme plutôt orthodoxe, les Pays-Bas restent un modèle de prospérité, de consensus social et de tolérance, tandis que \u2014 bien entendu \u2014 le capitalisme barbare installé en Russie est en train de « congoli-ser » le pays, on en conclut que, sur le même modèle libéral, il peut y avoir plus que des variantes.Une réponse automatique : pensée unique ! Mais là n'est pas le propos des tenants du « front du refus de la pensée unique » en France.Dès qu'un argument économique est invoqué dans la discussion, ou plutôt que la réalité est prise à témoin, la réponse est automatique : pensée unique ! La réduction des déficits publics relève de le pensée unique, tout comme la maîtrise des dépenses de santé et leur équilibrage face aux recettes.L'obligation de compétitivité des entreprises idem.Le front du refus, retranché dans cette dénonciation commode, de chacune des manifestations de cette pensée unique, peut ainsi éviter, à la fois de porter un jugement global sur l'économie de marché ( il se contente de dénoncer ceux qui en défendent l'existence ), et surtout de dire quel système il conviendrait de mettre à la place ?Bien sûr, on ne veut pas des fermetures de frontières, ni de barrières douanières bétonnées, ni d'économie étatique à la mode marxiste : on se contente de s'opposer à cette « pensée unique » qui détruit l'homme et crée la pauvreté.Un tiers-mondisme un peu archaïque À gauche, les lecteurs se réfugient dans la lecture du « Monde diplomatique », lequel, dans son tiers-mondisme un peu archaïque, débite le même sermon unique tous les mois.Ils achètent les livres plus haut mentionnés.Éventuellement ils voteront pour l'extrême-gauche ( qui a atteint le score historique de 5 % le 15 mars ), ou ce qui reste du Parti communiste ( 10 % tout de même ).Chez les petits commerçants de droite ou les plus pauvres et désemparés, on votera finalement pour le Front national de Le Pen, dont il ne faut pas oublier qu'il pourfend à la fois l'Europe et les États-Unis, entre deux envolées racistes.Quand on fait les comptes, les ennemis de cette « pensée unique », pour ne pas dire de la réalité économique actuelle, font environ le tiers des suffrages exprimés lors des élections.Quant aux « partis de gouvernement », de droite ou de gauche, et qui tiennent compte des réalités, ils ne représentent plus guère que 50 % des électeurs inscrits dans le pays.De tous les grands pays européens \u2014 y compris l'Italie ou l'Espagne, de tradition similaire \u2014 la France est le pays qui oppose la plus violente résistance au « libéralisme » ( de gauche ou de droite ) qui est, jusqu'à preuve du contraire, synonyme de « réalité unique ».Miami: le lobby anticubain en perte de vitesse Clinton desserre l'étau sur l'un des derniers régimes communistes de la planète JEAN-JACQUES MEVEL Le Figaro.WASHINGTON Lorsque le Pape prit pied à La Havane, beaucoup virent là le signal de l'ouverture, avec l'espoir que la visite de Jean Paul II marque bientôt la fin de la dictature dans l'île, un peu comme sa visite historique en Pologne en 1979.Deux mois plus tard, c'est de l'autre côté du détroit de Floride, à Washington, que le dégel se produit.Après quatre décennies de glaciation, Bill Clinton a décidé de desserrer l'étau sur l'un des derniers régimes communistes de la planète, dans l'« arrière-cour » américaine.L'embargo demeure.Mais un président, que l'on dit affaibli et peut-être en bout de course, s'est résolu à prendre de front l'un des groupes de pression les plus puissants aux États-Unis : les Cubains de Miami et leur intransigeant lobby, la Fondation nationale des Cubains-Américains ( CANF ), qui, depuis Reagan, fait la pluie et le beau temps sur les relations avec Fidel Castro.Une génération est en train de passer À Miami comme à La Havane, une génération est en train de passer.Près de 40 ans d'immobilisme, c'est long : un élément qui a sûrement pesé dans le calcul de la Maison Blanche : pour ceux de Floride, le retour à la mère patrie est chaque jour moins sûr.Mais le président a sans doute saisi une autre occasion : la disparition du chef historique de la CANF, Jorge Mas Cano-sa, le vieil ennemi de Fidel Castro.« En tant qu'immigrants, les Cubains ont réussi en Floride mieux que tous les autres.En tant que réfugiés, leur échec est retentissant, dit Max Castro, né dans l'île et devenu professeur à l'université de Miami.Les autres exilés.Chiliens, Argentins et Nicaraguayens, sont rentrés chez eux depuis bien longtemps.Les Cubains d'ici, on les a vus danser mille fois sur la tombe de Fidel.C'est leur chef qui est parti le premier.À 71 ans, « le barbu » est toujours là » Le choc, ce fut, le 23 novembre, la mort du premier des censeurs de Castro, le Cubain qui, aux États-Unis, fit des têtes brûlées de la baie des Cochons un groupe de pression politique aussi efficace que le lobby pro-israélien : Jorge Mas Cano-sa, parti à 58 ans d'un cancer du poumon tenu secret jusqu'aux derniers instants.La légende veut que, dans un ultime soupir, il ait soufflé : « Adelante ! Adelante ! Ade-lante ! » ( En avant ! ) Sabordage Pour l'heure, la puissante organisation qu'il a laissée derrière lui, la Fondation nationale des Cubains-Américains, semble plutôt figée dans la stupeur.À sa tête aucun successeur n'est attendu avant l'été.Face aux ouvertures cubaines de Bill Clinton, comme lors du voyage de Jean-Paul II à La Havane, elle se retrouve sans porte-parole ni chef incontesté.Entre Cubains les affaires sérieuses se traitent en famille.À la Havane, Fidel Castro a désigné son frère Raul pour lui succéder en cas de malheur.À Miami, la CANF semble parier sur le fils du chef disparu, Jorge Mas Canosa junior.À 34 ans, il est si peu connu que le Miami Herald, le quotidien du sud de la Floride, a eu du mal à retrouver sa photo dans les archives.Un autre candidat serait le docteur Alberto Hernandez, le médecin personnel de Mas Canosa, qui assure la transition.À l'égard de La Havane, l'intransigeance de la « fondation » semble coulée dans le béton.« Il n'y a aucune raison que cela change, insiste Ninoska Perez-Castellon, femme que l'on dit des plus influentes au sein de son état-major.Ce que nous voulons à La Havane, c'est une refondation démocratique, pas un replâtrage.» La règle édictée par Mas Canosa reste absolue : il n'y a de bon Cubain qu'anticastriste et aucun compromis n'est possible avec le régime communiste.Le voyage du pape fournit un bon exemple Le voyage du pape en a fourni un bon exemple.Officiellement, la CANF se disait favorable à la tournée pastorale de Jean-Paul II en terre communiste.En sous-main, elle a tout fait pour saborder le « pèlerinage » de quelques milliers d'exilés de Floride vers Cuba, ressenti comme une légitimation du régime et une brèche inacceptable dans l'embargo américain.La CANF s'est toujours méfiée du démocrate Bill Clinton.En 1995, c'est en accord avec Fidel Castro qu'il a décidé de ramener à Cuba les fuyards qui franchissent clandestinement le détroit de Floride.Depuis l'an dernier, c'est lui aussi qui repousse l'application aux investisseurs européens des sanctions « extra-territoriales » de la loi Helms-Burton.En retour, le président Clinton n'éprouve guère de sympathie pour ce bastion républicain, et ce d'autant moins qu'il pourrait indirectement lui causer de sérieux ennuis diplomatiques avec les Alliés.Mais, comme le dit Mme Perez-Castellon, « ce que le Congrès a voté, le président ne peut pas le défaire ».Le véritable succès de Mas Canosa, ce serait, en somme, d'avoir rendu impossible toute ré-concialiation entre les États-Unis et Fidel Castro.La fin des tabous L'héritage de Mas Canosa va beaucoup plus loin.Ronald Reagan l'avait choisi au début des années 1980 pour donner une coloration plus authentiquement cubaine à sa ligne anticastriste.Homme d'affaires fortuné et tacticien hors pair, il a fini par devenir à la fois l'architecte et le censeur de la politique des États-Unis à l'égard de La Havane.C'est grâce à lui que l'embargo décidé en février 1962 par décret du président John Kennedy s'est transformé en une loi, sanctionnée par le Congrès.C'est aussi la CANF, pivot et généreux donateur des campagnes électorales en Floride, qui est derrière la fameuse loi Helms-Burton, devenue une sérieuse pomme de discorde entre Américains et Européens.Depuis 1996 elle resserre l'embargo sur Cuba et expose la quasi-totalité des investisseurs étrangers à des sanctions américaines.La CANF ne tire pas son pouvoir de la « Calle Ocho », coeur traditionnel du Miami cubain avec ses joueurs de domainos, ses minuscules tasses de café serré et son entêtant parfum de cigare.Parmi le million de natifs de Cuba qui habitent dans la région de Miami, seule une toute petite minorité en fait partie.« La Fondation », c'est plutôt un club réservé à l'élite : 50 000 membres à peine pour tous les États-Unis, avec un conseil où chaque directeur doit verser 10 000 dollars par an pour garder son siège.En clair, les fortunes bien établies dictent la marche à suivre.« La fondation, ce sont d'abord la bourgeoise et les milieux d'affaires, explique Ruy Ferreira, qui suit la communauté cubaine pour le Miami Herald après avoir été correspondant à La Havane.Dans l'hypothèse d'un retour au pays, on peut penser qu'ils chercheront d'abord à rétablir leur prééminence économique.Ce n'est sans doute pas ce dont rêvent les Cubains qui, dans l'île, espèrent aujourd'hui la démocratie.» Le fameux passeport bleu Entre la patrie et ses exilés, la distance se creuse un peu plus lorsque l'on sait que la quasi-totalité des Cubains de Floride sont des citoyens arocaoms, avec comme police d'assurance le fameux passeport bleu.L'éloignement est encore plus fort pour la deuxième génération, née aux États-Unis.Mais, paradoxalement, cela peut aussi pousser au retour aux sources, à la fin des tabous et donc à la contestation.Dans son ombre, la CANF voit pousser quelques associations, plus culturelles que politiques, pour lesquelles la préservation de l'identité suppose un minimum d'échanges avec Cuba.Ce sont ces exilés-là que le secrétaire d'État Madeleine Albright avait choisi de rencontrer le mois dernier, lorsqu'elle s'est rendue à Miami pour préparer le terrain et faire comprendre à la CANF que les tables sont en train de tourner._BILLET_ Une si j olie planète.La science est en train d'enfouir la prétention des polices dans de vieilles caves : « Nous avons le pouvoir de vous faire parler ! », proclamaient les gros bras en fixant le suspect dans les yeux.Aujourd'hui, la technologie permet d'arracher leurs mystères aux vivants et surtout aux morts.Voyez l'affaire Montand.En fermant les yeux, il croyait emporter dans sa tombe son « petit las de secrets ».Ce fut son dernier révi Faut-il regretter le temps balzacien des actes notariaux dissimulés ?Le mal, alors, se portait bien ; comme aujourd'hui.Il a toujours su se glisser dans les plis nombreux des sociétés.Ce n'est pas de lui qu'il s'agit.Simplement de la science.Cette fois, elle ne progresse pas en tapinois.À l'époque de la physique triomphante (entre 1905 et 1930 ), les débats et les découvertes des savants n'intéressaient que le petit monde des spécialistes.Rien de commun celte fois.H s'agit de biologie et de génétique.Or, les petits écrans amplificateurs se ruent sur les moindres pistes.Dans la plupart des cas.ils devan- cent les laboratoires.Résultat : le monde qui nous entoure commence à basculer sous nos yeux.Ce n'est pas encore vrai, mais ce le sera.C'est suffisant pour que les femmes et les hommes ne sachent plus trop ou ils sont et qui ils sont.Exemple.Nous ne savons plus dater la mort.Il y a l'arrêt du coeur pour les uns, la fin de l'irrigation du cerveau pour d'autres.Il y a de multiples comas.Où se cache la vie?Quant au cadavre.«1 se permet de prendre la parole.Dans la boîte en bois, il conserve ses morceaux d'ADN gardiens de l'identité.Allons-nous vers une réhabilitation de l'âme ?Deuxième BUTgiSSemenl : le clo- nage.Les gouvernements, les ecclésiastiques et les membres des comités d'éthique ont beau sonner le tocsin, les savants continuent à bricoler les gènes.La vie n'est plus un mystère, c'est un Meccano.Marguerite, la jolie vache clonée, hante nos esprits.Chacun attend le premier homme ou la première femme.On recommence la création.Troisième angoisse.Depuis l'apparition de la pilule de Pincpus, depuis la légalisation de l'avorte-ment, on ne sait plus qui est maître de la vie.Si l'on en manque chez soi, on peut toujours aller en rafler a l'autre bout du monde.Ce n'est plus une planète, c'est un souk.Étonnez-vous, après cela, qu'on ai 1 rache le chanteur à son sommeil froid.Qu'est-ce qui nous manque ?Un nouveau Décalogue, prenant en compte ce bouleversement de la biosphère.On pourrait imaginer un colloque mondial des comités d'éthique pour tenter l'adaptation des dix commandements.On y viendra peut-être.L'embêtant, c'est qu'en haut du Sinaï il y avait autrefois quelqu'un.Aujourd'hui, on s'interroge.En tout cas, il ne faut pas laisser les savants seuls dans ce désert.Ils risquent de transformer cette jolie planète en une espèce de IOO surveillé par des Big Brothers gâteux.Georges SUFFERT Le Figaro M X LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 29 MARS 1998 ?A 13 La presse H'ailleUTS parcourue par RM Pelletier.THE SUNDAYTIMES Le Freedom Ship comparé au QE 2 \tLe Freedom Ship\tLe Queen Elisabeth 2 Longeur\t1315m\t293m Largeur\t180m\t32m Hauteur\t105m\t62m Moteurs\t370 000 cv\t110 000 cv Passagers\t85 000\t1700 Poids\t2,7 mns tonnes\t65 000 tonnes Le projet de ville flottante Freedom Ship, dont la construction devrait débuter en août, directement sur la mer, au large de côtes de la Floride, et, à droite, son « ancêtre », le Queen Elisabeth 2.Le Titanic est mort, vive le Freedom Ship, qui sera le plus grand navire de l'histoire Vous hésitez, pour votre retraite, entre un condo en bord de mer et voyager constamment autour du monde ?Eh bien, dites-vous qu'il existe présentement, sur des planches à dessin, un projet qui pourrait vous permettre de réaliser vos deux rêves simultanément.Le Sunday Times de Londres a publié l'esquisse d'une sorte de ville flottante pouvant accueillir 65 000 personnes et dotée d'un aéroport pouvant accueillir un B-747 sur son toit, de terrains de golf, d'hôpitaux, d'une université et même de lignes de tramway électrique.Un bâtiment abritant 20 000 logements, mais la bonne affaire sera que vous êtes, à bord, en paradis fiscal, seuls des frais généraux mensuels étant à votre charge.Baptisé le Freedom Ship, le bâtiment de 2,7 millions de tonnes, haut de 30 étages et Misant près d'un kilomètre et demi de longueur, parcourra le monde en deux ans, naviguant le quart du temps, et s'arrêtant le reste du temps dans des rades à proximité de grandes villes comme New York.Vu sa taille, le bâtiment sera construit en mer, au large de la Floride, à compter du mois d'août, et pourra naviguer en 2002.Le direc- teur des travaux, Norman Nixon, 58 ans, juge qu'il s'agira « de la première communauté idéale au monde ».Le navire comptera sur son propre service de sécurité et les acheteurs éventuels seront triés sur le volet pour assurer l'absence de criminels à bord.Le prix des appartements : de 220 000 $ CAN pour un studio, jusqu'à six millions pour un pen-thouse comptant trois salles de bain et 55 mètres de fenêtre donnant vue perpétuelle sur la mer et sur les côtes.L'ambitieux projet fait cependant des sceptiques.John Brown, l'ingénieur qui a dessiné le Queen Eli-zabeth et le QE 2, ne doute pas que pareil bâtiment puisse être construit et naviguer, mais se demande comment on pourra vivre correctement dans pareil espace avec 65 000 personnes.L'architecte naval norvégien qui est propriétaire du QE 2, Lars Traa-seth, estime que construire pareil bâtiment est une chose, mais que le faire fonctionner en est une autre.Le coût de construction frise les 7,6 milliards CAN.Mille acheteurs de tous les coins du monde auraient déjà fait des avances de fonds pour acquérir des appartements.Décidément, l'aventure du Titanic ne paraît pas avoir découragé les défis maritimes.Deux ans pour faire le tour du monde janvier Voici l'itinéraire qu'empruntera le Freedom Ship dans son tour du monde qui durera deux ans.Il est prévu qu'on y naviguera durant six mois et qu'on restera en rade de grands ports durant 18 mois.Source: The Sunday Times Infographie: La Presse /The Sunday Times £!)c toosljmgton JJost Travailler tout en étudiant ersonne ne viendra plaindre ces jeunes-là en commission parlementaire d'avoir à travailler trop fort pour gagner leurs études.Vingt-deux mille jeunes de 16 à 19 ans versés en informatique travaillaient dans des emplois de première valeur l'an dernier aux Etats-Unis, le marche adulte de l'informatique étant incapable de répondre à la demande rapporte le Washington Post.Pour sa part, le jeune Doug Mar-CCy% 17 ans, consacre trois jours par semaine à sa tache de programmeur, ce qui lui rapporte.50 000 $ US par année.Marcey a quitté l'école secondaire \u2014 mortellement ennuyeuse, dit-il \u2014 mais son travail lui permet de suivre des cours dans sa spécialisation à l'université George Mason.Il travaille pour un sous-traitant de Boeing et a refusé une demi-douzaine d'emplois de même gabarit.On raconte que des jeunes de moins de 14 ans seraient aptes à remplir des fonctions de création en informatique, mais une loi fédérale l'interdit.Quant aux jeunes de 14 et 15 ans, ils ont droit de travailler un maximum de 18 heures par semaine en période scolaire.Toute restriction tombe à 16 ans.thb wau.stbbbt journal 23)c toosltfngton Jîost Eoô Angeles Staies Quintuple meurtre à l'école ! Quelle école au fait ?Quoi qu 'on en dise, Vécole américaine est de plus en plus sûre : les règlements en font un bunker V Bill Clinton Coup de sang médiatique, mardi, dans l'Arkansas de Bill Clinton : deux enfants en tuent quatre ( plus un prof ) et en blessent 11 autres.Agression absolument préméditée, rigoureusement planifiée.Comme chez les grands, de Al Capone aux motards.L'invraisemblance totale, comme à Poly.La nuance, c'est que ça s'est passé à l'école.Cinq jours plus tôt, le président des États-Unis venait tout juste de dire solennellement, avant de partir pour l'Afrique, que « nos écoles sont probablement les endroits les plus sûrs de notre société, moins d'actes de violence ( y étant ) commis que dans le reste de la société ».Malgré ce qu'on a pu écrire cette semaine sur le coup de l'événement, le président, stats fraîches à l'appui, avait raison : 43 % des écoles publiques américaines n'ont rapporté aucun incident violent en 1997 et 80 % d'entre elles en ont recensé moins de cinq ( La Presse de mercredi, source AFP).Sauf en fortes concentrations urbaines et noires, l'école-ha-vre-de-paix de-vient progressivement réalité aux États-Unis, en dépit des coups d'éclat comme celui de l'école de Jonesbo-ro.Mais dans la société américaine globale, la culture ambiante de l'arme à feu persiste et rejoint les jeunes.De fait, « 10 jeunes meurent d'une balle chaque jour » dans le pays voisin ; la phrase est d'ailleurs devenue le message sociétal du mouvement Cease Fire, lancé par Jann Wenner, éditeur du magazine Rolling Stone, ce dont rend compte le Wall Street Journal Ne pas confondre : ces jeunes meurent d'agressions, mais aussi du fait que les armes à feu traînent dans cette société comme des vieilles bibles : dans un rayon de bibliothèque, dans la table de chevet de papa, ou dans une boîte à chaussures dans le haut d'un placard.Et ces armes, note un reporter du Los Angeles Times, sont exemptées de toute réglementation relative à la sécurité eu égard aux enfants, alors que le moindre jouet, la moindre babiole mise en marché \u2014 qu'on pense ici aux blocages imposés récemment à nos briquets \u2014 est l'objet de normes sévères pour protéger les enfants.Depuis 1991, quatre démarches de législateurs visant à obliger les manufacturiers à munir les armes à feu de dispositifs de blocage ont échoué au Congrès des États-Unis.Défendus par des élus, les manufacturiers craignent qu'on ouvre de cette manière la porte à la restriction des ventes d'armes.C'est une autre victoire du puissant lobby qu'est la National Rifle Association ( NRA ).Une approche qui a ses partisans sur l'ensemble du continent d'ailleurs, Jean Charest s'étant opposé à la nouvelle loi fédérale sur le contrôle des armes.Volant de victoire en victoire au fil des décennies, la NRA aura ainsi contribué aux États-Unis à une culture de l'arme à feu à nulle autre pareille dans le monde développé.Les jeunes meurtriers de l'Arkansas participent de cette culture.Champions de l'assassinat Le chroniqueur Richard Har-wood, du Washington Post, rappelait quelques chiffres à cet égard le mois dernier: depuis 1980 aux États-Unis, près de 400 000 citoyens ont été assassinés, chiffre qui égale le nombre de militaires américains tués dans les deux guerres mondiales.Le taux d'homicides aux États-Unis est de 20 fois supérieur à celui de l'Angleterre et du pays de Galles ; de 10 fois à ceux de la France et de l'Allemagne.Pourtant, la criminalité ne paraît pas plus répandue aux États-Unis qu'ailleurs.Le taux de vols y est comparable à celui qu'on rencontre au Canada, en Italie, en Australie ou en république tchèque.En 1992 d'ailleurs, le taux de vols per capita a même été supérieur à Londres qu'à New York ; sauf qu'il s'est commis 11 fois plus de meurtres à New York qu'à Londres.Comme les adultes, les enfants baignent dans cette culture de l'arme à feu, puissamment entretenue d'ailleurs par le ciné et la télé.Les classes dirigeantes américaines s'étant révélées incapables de changer cet- PHOTOSAP Mitchelï Johnson, 13 ans ( à g.) et son cousin Andrew Golden, les présumés auteurs du massacre survenu mardi à leur école de Jonesboro, dans l'Arkansas.te culture, on a décidé d'en protéger les enfants au moins dans ce volet imponant de leur vie qui s'appelle l'école.D'un océan à l'autre, les milieux de l'enseignement ont embarqué à fond dans une politique appelée « tolérance zéro », ce qui signifie que les enfants ne peuvent apporter à l'école tout ce qui peut s'apparenter à une arme, à de la drogue ou à de l'alcool.Détecteurs de métal et chiens renifleurs à l'entrée de certaines écoles prouvent leur efficacité.En tout cas les chiffres cités plus haut par le président Clinton donnent à penser que ça marche.L'école cocon Bravo pour l'école-cocon, mais des éducateurs ne s'y méprennent pas : c'est plutôt une vaste opération de type policier qu'une éducation au sens des valeurs qui confère la sécurité à la nouvelle école américaine.Le milieu embarque : pas d'armes, pas de drogue, pas d'alcool donc dans le sac d'école, mais aussi rien qui ne s'y apparente, comme un couteau de table, une aspirine ou un rince-bouche.« Tolérance zéro » à tous égards avec sanctions à l'appui, de la suspension à l'expulsion.Et c'est sans appel.Pas question ici de tenir compte de « l'intention » du prévenu, thème pourtant cher à la société de droit faite aux adultes et dans laquelle le jeune sera appelé à vivre.Le Los Angeles Times a fait de cette nouvelle orientation de l'école son reportage principal dans son édition dominicale du 1er mars, dénonçant le caractère absolutiste de cette pratique, à côté de laquelle notre «< police de la langue », chère à 60 Minutes et à ses sources, fait sourire.Le reporter a repéré à travers les États-Unis une douzaine de cas tous plus loufoques les uns que les autres.Il y a eu par exemple en Géorgie le cas du jeune Cosmo Zin-kow, élève méritant et sage de 13 ans, suspendu de ses cours pour avoir apporté en cadeau à son professeur de français.une bouteille de bordeaux.À chaque Noël, Cosmo offre comme ça des cadeaux à ses profs préférés.En décembre dernier, il discute le coup avec ses parents.Ce sera une théière pour son prof d'études sociales, un jeu de moulins à poivre et sel pour le prof d'anglais, et pour la prof de français, M™0 Ellingsen, on s'entend sur un Mouton Cadet.« Je pensais que c'était une bonne idée, de dire Cosmo, puisqu'elle nous avait dit qu'elle avait vécu en France.J'ai présumé qu'elle aimait le vin.» Mais la règle en usage dans le Cobb County School District, ce n'est pas « la joie de vivre », note le journal, mais la « tolérance zéro ».Mnu\" Ellingsen a déballé le cadeau devant témoins et a répondu « Merci beaucoup ».Mais la chose est arrivée aux oreilles de l'administration.La bouteille de bordeaux a été confisquée par le principal et le jeune Cosmo, lui.brillant et sage, qui rêve d'une carrière d'astronaute, a écopé deux semaines de suspension.Le reporter cite d'autres cas : el2# dans l'Oregon, suspension d'un garçon de 13 ans, trouvé coupable d'avoir pris une rasade de rince-bouche Scope après son repas; \u2022 au Texas, une élève de 13 ans suspendue pour avoir été trouvée en possession d'une bouteille d'Advil, repérée par un chien-reni-fleur ; \u2022 en Virginie occidentale, suspension d'un élève de septième année pour avoir partagé un cachet au zinc contre la toux avec un camarade ; \u2022 en Géorgie encore, une adolescente de 17 ans suspendue pour avoir produit lors d'un cours d'histoire universelle un couteau tribal africain ; \u2022 et il y a ce cas célèbre, en Caroline du Nord, de Johnathan Prevette, six ans, suspendu pour avoir planté un baiser non sollicité sur la joue d'une camarade de première année.Mme Gina Coslett, 34 ans, du Colorado, apparente ces sanctions à celles qu'on applique en régimes communistes.Un jour que sa fille de 10 ans, Shanon, avait oublié la veille sa boîte à lunch à l'école, elle s'est servie de celle de sa mère, sans se rendre compte qu'elle contenait un couteau, que M\"* Coslett utilisait pour manger sa pomme quotidienne.« L'école m'a téléphonée à trois heures moins le quart pour me dire que Shanon avait apporté une arme meurtrière à l'école et qu'on l'expulsait.» Une autre fillette de sixième année, Charlotte Kirk, en Caroline du Sud, a quitté l'école dans une voiture de police, parce que sa mère, qui n'aime pas la voir manger avec ses doigts, avait placé un couteau de table dans sa boîte à lunch pour découper son poulet froid.Politique « simpliste » Peter Blauvett, président de l'Alliance nationale pour la sécurité à l'école, est furieux : « La tolérance zéro est une réponse simpliste à un problème social d'une incroyable complexité.» Il ajoute : « On paie des enseignants pour qu'ils prennent des décisions.Qu'on les laisse prendre les décisions les meilleures.» Mais d'autres facteurs propres à la société américaine, semble-t-il, conduisent à ce genre de pratique extrême que constitue en l'occurrence la « tolérance zéro » : la peur par exemple de poursuites devant les tribunaux civils conduisant souvent à des réclamations atteignant des sommes fabuleuses.Ainsi, il peut paraître idiot d'interdire le Tylenol à l'école, dira un prof, mais qu'arrive-t-il si le cachet est donné à un camarade qui est allergique au produit ?Dans le milieu scolaire américain, on garde en mémoire cette réclamation de 500 000 $ obtenue de l'école, sur décision d'un jury, par une fillette de sixième année qui reprochait à l'administration de ne pas 1 avoir protégée contre des avances sexuelles faites à son endroit.C'était il y a deux ans en Californie.Des enfants qui ont peur des éducateurs, des éducateurs qui ont peur des juges, tout se tient dans une société.* A 14 LA PRESSE, MONTRÉAL DIMANCHE 29 MARS 1998 La personnalité de la semaine // n 'est pas de succès qui se mérite s'il n 'est construit sur l'excellence Lîi Presse André Desmarais président du conseil d'administration Roger D.Landry président et éditeur Claude Masson éditeur adjoint Marcel Desjardins directeur de l'information Alain Dubuc éditorialiste en chef « Je veux être de toutes les grandes compétitions pendant huit années encore.» SUR LA SCÈNE DE L'ACTUALITÉ / SEMAINE DU 29 MARS 1998 Marc Gagnon JEAN-PAUL SOULIE Marc Gagnon, un athlète de 22 ans originaire de Chi-coutimi, a été sacré champion du monde de patinage de vitesse sur courte piste pour la quatrième fois, dimanche dernier, à Vienne, en Autriche.Le jeune champion, qui est aussi médaillé d'or des Jeux olympiques de Nagano, ne compte plus ses victoires.Il était déjà monté sur le podium à Lillehammer il y a quatre ans, et il se fixe comme objectif de participer aux deux prochains Jeux olympiques, et bien sûr d'y gagner d'autres médailles.« Je veux être de toutes les grandes compétitions pendant huit années encore », affirme-t-il avec force.La carrière déjà très riche de ce jeune homme à la volonté de fer laisse peu de doutes quand à la réalisation de ses projets.La Presse salue son grand talent et son extraordinaire détermination en nommant Marc Gagnon la personnalité de la semaine.Marc a commencé très jeune à s'entraîner sur les longues lames des patineurs de vitesse.À sept ans, il suivait les traces de son frère aîné Sylvain, un remarquable champion lui aussi.La famille Gagnon va déménager de Chicoutimi à Québec, pour profiter du club élite Norbec, puis, il y a six ans, ils arrivent à Montréal.Marc fait partie de l'équipe du Canada depuis qu'il a 15 ans.Mais tout n'a pas été facile pour cet adolescent qui a grandi trop brusquement.Il a 10 ou 11 ans quand ses genoux le lâchent : problèmes de cartilages.Certains médecins veulent qu'il raccroche ses patins définitivement.« On n'arrête pas un athlète comme ça, dit aujourd'hui Jocelyne, sa mère.Marc a ralenti un peu l'entraînement, mais il n'a jamais lâché ! » Et encore moins quand il s'est blessé au dos, juste avant les jeux de Lillehammer.La Presse a joint Marc Gagnon à Bormio, en Italie, où il s'apprêtait à participer aux championnats du monde par équipe.Le champion était déjà endormi, mais c'est avec beaucoup de gentillesse qu'il a expliqué sa découverte de la gloire.« Hier, j'étais dans une école, et j'ai réalise à quel niveau j'étais parvenu en écoutant l'entraîneur de l'équipe italienne de patinage me présenter aux étudiants ! Ça fait juste plaisir, mais aussi, ça pousse à continuer ! Et c'est bon aussi pour trouver des commanditaires.Je commence a être connu.» Marc se voit maintenant tête d'affiche d'un sport qui devient de plus en plus populaire, qui offre un bon spectacle.Sa famille, qui le suit de près, était à Nagano, mais à Vienne et à Bormio, Marc est seul avec sa blonde.Une blonde patineuse de vitesse comme lui, mais dans l'équipe d'Italie.Une vraie blonde Italienne, qui s'appelle Ma-rinella Canclini, et qui ne parle qu'italien.Il la Sa mère dit de lui connaît depuis six ans, mais ils sont ensemble depuis seulement six mois.Une histoire qui ressemble bien à Marc Gagnon, et qu'il faut laisser raconter par Jocelyne, sa mère.« Depuis six ans, ça chauffait ! Il y a six mois Marc a tenté sa chance ! Il y avait le problème de la langue.Et puis la jeunesse, là-bas, c'est pas pareil.Mais Marc a acheté des livres.Il a étudié l'italien par amour, tout seul.Il regardait même les soaps à la télé italienne, l'après-midi, et quand il n'était pas là, il les enregistrait.Maintenant, il parle très bien, il fait même des entrevues en italien I II a le don des langues.Il avait appris l'anglais en trois mois.» Mme Gagnon travaille dans le vêtement.« J'ai des collègues qui sont d'origine italienne : ils sont étonnés que Marc parle aussi bien leur langue ! >?La blonde Marinella, la meilleure patineuse d'Italie et d'Europe, selon Mra« Gagnon, sera à Montréal l'été prochain.« J'apprends déjà quelques mots d'italien, et quelques recettes de cuisine en même temps.#t v Vous savez, je sais faire QU U est ÎT6S des spaghettis », dit-elle en riant.De son fils, Jocelyne n'hésite pas à dire qu'il est « très généreux, jamais mesquin.Vous ne l'entendrez jamais critiquer quelqu'un.Et c'est surprenant comme il peut être « ancien » dans ses idées ! Il est très fidèle.II a eu beaucoup d'ennuis, mais il est fort de caractère ! Et puis, heureusement, on l'a aidé ! » Dans sa chambre d'hôtel de Bormio, à six heures de décalage horaire, Marc parle des compétitions par équipe de la fin de semaine.« Nous avons de bonnes chances de gagner, même si nous avons perdu un gros morceau : Dereck Campbell s'est blessé, il sera remplacé par Mathieu Turcotte.» Marc regrette pour Dereck.« Mais Mathieu est un de nos équi-piers de Montréal.Nous nous connaissons bien.» Dans cette équipe de cinq athlètes, il se sent un peu le capitaine.« C'est parce que c'est moi qui finit la course.C'est important.Mais à l'entraînement, nous sommes tous ensemble, nous nous aidons, il n'y a pas de différences.» Le champion du monde et ses équipiers rentreront ensuite à Montréal, et maman Jocelyne pourra ranger les nouvelles médailles.« Vous savez, il y en a tellement qu'il faut les mettre dans des boîtes ! Seules les plus importantes sont exposées sur du velours.» Elle peut faire de la place : d'après son fils Marc, la collection est loin d'être complète.1 généreux, jamais mesquin, mais au 'il a du caractère.Encore plus que du talent, de l'intelligence, même du génie, l'excellence naît de l'effort.(C % loto-quêbec ^^Hydro Québec BANQUE NATIONALE II faut penser .-E-> autrement ¦ ' ! \" \" .» Salut Bonjo dredi de 6 h à 9 h ( Inique lundi j H h (,uv Mon: rain s'entretient avec la personnalité La Presse de la semaine TVR "]
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