La presse, 16 avril 1998, B. Politique
[" B Montréal, jeudi 16 avril 1998 ?Politique ta Presse EDITORIAL / OPINIONS / CYBERPRESSE » « Elles n'ont pas respecté les règles mexicaines Le consul du Canada affirme avoir fait tout ce qui était possible «dans les circonstances» pour aider les deux Canadiennes expulsées du Mexique VINCENT MARISSAL du bureau de La Presse.OTTAWA Accusée de je-m'en-foutisme par les deux jeunes Québécoises expulsées du Mexique dimanche, l'ambassade du Canada à Mexico affirme avoir fait le maximum pour protéger ses deux ressortissantes, leur reprochant même de s'être aventurées au Chiapas avec les mauvais papiers.L'ambassade du Canada à Mexi-o est formelle : Julie Marquette et \u2022Sarah Baillargeon ont été imprudentes et iront pas respecté les règles mexicaines.*i « On ne peut pas les défendre îparce que l'on ne sait pas ce qu'elles faisaient ici, a indiqué le consul du Canada à Mexico, Adam Blackwell au cours d'un entretien téléphonique avec La Presse.Elles disent qu'elles ont été expulsées sans raison, c'est peut-être vrai, mais on ne sait pas pourquoi elles sont venues au Mexique.>» Le Mexique, qui tire des revenus importants de ses nombreuses stations balnéaires, laisse entrer les touristes sans tracasseries administratives.Mais pour le gouvernement mexicain, reprend M.Blackwell, la définition de tourisme se limite aux plages et aux sites archéologiques.« Du tourisme pour le gouvernement ici, ce n'est certainement pas d'aller au Chiapas en tant qu'observateur >», dit le consul ca- nadien.Un touriste entre donc avec un FMT, soit tout simplement l'estampe de la douane mexicaine.Les observateurs étrangers et autres membres des organisations non gouvernementales ( ONG ), par contre, doivent remplir un autre type de document.Toutes les ONG savent ca, affirme Adam Blackwell.« Elles n'ont pas déclaré leurs intentions au Mexique, poursuit le consul.Si elles avaient pris un FM3, si elles sont vraiment des observateurs qui ne faisaient rien, ce serait plus facile de les défendre.« Maintenant, on a deux filles qui sont venues ici comme touristes, qui étaient impliquées dans un village très éloigné de toute région touristique, dans une région où il y a beaucoup de problèmes avec des indigènes.» M.Blackwell, diplomatie oblige, refuse d'aborder le délicat sujet du respect des droits de la personne au Mexique.Pas plus d'ailleurs que les politiques en vigueur dans ce pays.Compte tenu des troubles qui agitent certaines régions du Mexique, il croit que c'est aux étrangers de montrer patte blanche et de se tenir loin des zones orageuses.« C'est très imprudent d'entrer avec un visa de touriste pour aller ensuite au Chiapas comme observateur, de mon point de vue consulaire, qui est de protéger les Canadiens.Dans le rapport que l'on fait pour la protection des voyageurs, .est bien dit d'éviter le Chiapas si vous pouvez.» Quant aux critiques de Mmes Marquette et Baillargeon, le consul s'en étonne et s'en offusque.« J'ai fait tout ce que j'ai pu dans les circonstances : je les ai appelées, leur ai donné des numéros de téléphone pour me joindre, nous avons joint leurs parents, leur organisation.nous avons arrangé leur vol de Toronto à Montréal.Tout ce que je regrette, c'est de ne pas avoir pu, dans la confusion, les rencontrer à l'aéroport de Mexico.» L'ambassade canadienne se chargera également de rapatrier les effets personnels que les deux jeunes femmes ont dû abandonner au Chiapas.L'ambassade canadienne aura ces jours-ci d'autres rencontres avec les autorités mexicaines pour tenter de comprendre ce qui a mené à l'expulsion des deux Québécoises.Pour le moment, M.Blackwell se dit « très content de la façon dont les Mexicains ont réagi sur le plan consulaire ».Le premier ministre Chrétien abordera la question vendredi au Chili avec son homologue mexicain, Ernesto Zedillo, et son ministre des Affaires étrangères, Lloyd Axworthy, fera de même avec sa vis-à-vis, Rosario Green.L'opinion mexicaine s'interroge sur la légitimité les expulsions BRIGITTE MORISSETTE élaboration spéciale, MEXICO Le président mexicain, Ernesto Zedillo, est en roule vers le Chili ou il poursuivra au Sommet des Amériques sa campagne de libre-échange continental.Paradoxalement, son ministre de l'Intérieur, Francisco Labastida, poursuit au pays sa politique vigoureuse d'expulsion d'observateurs étrangers au Chiapas.Hier, trois Norvégiens ont été expulses vers leur pays après avoir été embarqués depuis Altamirano, à quatre heures de route de Tuxtla Guttierrez, capitale du Chiapas, jusqu'à l'aéroport international de Mexico ( deux heures d'avion ).Le seul fait pour un étranger de se trouver dans l'une des 32 nouvelles: communes autonomes proclamées par les insurgés zapatistes est maintenant considéré comme un geste politique, explique un diplomate.Et faire de la politique au Mexique est formellement condamné par le fameux article 33 de la Constitution.« Nous avons été immédiatement prévenus par les autorités, explique en français l'ambassadeur de-Norvège, M.Kristen Christensen.Nous avons téléphoné à nos ressortissants au Chiapas.Un représentant de l'ambassade se trouvait à leur arrivée à Mexico.Avec des provisions », ajoute l'ambassadeur, un certain sourire dans la voix.Heureux Norvégiens î Heureux Espagnols qui, dimanche, dans les mêmes circonstances d'expulsion, on reçu à San Cristobal la visite du consul honoraire d'Espagne au Chiapas ; le consul général espagnol les a accompagnés à leur départ de Mexico.Le chancelier de Belgique a également rencontré les expulsés belges avant qu'on les force à prendre l'avion vers l'Europe.L'ambassade américaine s'est contentée de communiquer par téléphone avec ses propres ressortissants arrêtes avec les deux Québécoises dans le hameau de Tani-perlas, au Chiapas.Julie Marquette et Sarah Baillargeon se plaignent cl avoir vécu l'angoisse d'être abandonnées a leur sort.Leçons à tirer La présence de plus d'un millier d'Observateur étrangers au Chiapas continue d'alimenter les commentaires des journaux, en même temps que la création île communes autonomes pour échapper a la tutelle du parti au pouvoir.Le fameux article ^^ constitutionnel autorisant le gouvernement mexicain » expulser \u2014 *.hk jugement ni avis préalables \u2014 les étranger juges «< Inconvenants * Lui l'objet de* vils débats dans la pusse ri a la radio, on s'émeui des retentissements Internationaux de ces expulsions.Mais comme le signale un diplomate, les I lats-Unis eux-mêmes possèdent un semblable article dans leur Constitution.Sans parler de la loi Helms-Burton contre Cuba et \\m industriel anus ' t.: \u2022 ; PHOTO ANDflE FOPGET.La Presse Salut, le monde! Sarah Baillargeon (à gauche) et Julie Marquette, les deux Québécoises expulsées du Mexique lundi, appartiennent à l'organisation Salut, le monde!, une ONG proche de la communauté jésuite qui forme des jeunes de 18 à 35 ans et les envoie sur le terrain pour leur permettre de se sensibiliser aux défis du développement.« SLM a été fondée en 1984 et nous avons des projets à travers les Amériques, y compris à Cuba et en Haïti », a expliqué Renaude Grégoire, une responsable.« Nous travaillons avec des partenaires ici et dans les pays d'accueil, et nos fonds proviennent surtout de dons de membres, de sympathisants et des Églises », a-t-elle dit.La froideur des États-Unis risque de ralentir le projet de linre-échanue des Amériques a* VINCENT MARISSAL du bureau de La Tresse.OTTAWA Le premier ministre Jean Chrétien arrive ce soir à Santiago du Chili avec la ferme intention d'amener au cours du week-end les 33 autres chefs d'Etat des Amériques à le suivre dans son rêve d'un marché commun qui unirait l'hémisphère, de l'Alaska au cap Horn.La froideur des Etals-Unis et les craintes des pays sud-américains risquent toutefois de ralentir sérieusement le train nue le Canada veut mettre en marche.i n dépit de l'optimisme débordant du Canada pour la création d'une zone de libre-échange économique des Amériques ( ZLEA ) d'ici 2005, le projet semble aujourd'hui plus incertain qu'il y a quatre ans, moment OÙ il avait reçu une poussée franche et enthousiaste lors du premier Sommet des Amériques tenu à Miami.Les 14 pays des Amériques qui forment un bassin de 800 millions de personnes et affichent un produit intérieur brut de 8,2 milliards l S ont alors décidé de- commencer les négociations formelles en I99fl poui déboucher sur la création de la ZLEA en 2005.Mais entre 1994 a Miami et 1998 .i Santiago, les bouleversements économiques et politiques se sont chargés de ramener tout le monde sur terre I n particuliet du côté des puissants et Incontournables \u2014 ni Jean Chrétien États-Unis qui ne partagent pas l'empressement du gouvernement canadien.D'abord, l'expérience réelle du libre-échange avec le Mexique provoque un concert de critiques chez nos voisins du Sud.Les chiffres démontrent en effet que le déficit commercial îles États-Unis se creuse rapidement en laveur du Mexique.C'est donc le Mexique qui profite île la création d'emplois, clament les opposants au libre-échange.Des emplois de misère, renchérissent les syndicats et allies traditionnels du Parti démocrate de Bill Clinton.Autre problème de taille pour le président américain : le Congrès a refuse l'an dernier de lui àccordci le fast'trdck, procédure nul lui aurait mm a permis de négocier les tenues de la nouvelle ZLEA beaucoup plus rapidement.Sans fdst-traek.le président devrait revenir chaque fois devant le Congrès pour faire approuver chaque clause, il y a plus de 150 éléments a négocie! dans ce lutur accord, de l'environnement aux droits île la personne, de la haie contre la drogUC a l'éducation.a Sans f&t'track, on n'y ai rivera i.miais >.admettent les uni- 1 selliers du premier ministre Chrétien.Le Canada maintient néanmoins le cap.Nommé à la présidence du Sommet pour les 18 premiers mois des négociations, le Canada veut lancer les discussions formelles dès juin, pour en arriver à des « propres concrets »» au début de l'an 2000.Le problème du fast-track se réglera en cours de route, croient les autorites canadiennes.« La vraie question a poser, ce n'est pas si la procédure accélérée sera autorisée* mais quand elle le sera », affirme avec certitude le ministre du Commerce international, Sergio Marchi.Plus au sud, la partie est également loin d'être gagnée.Les pays sud-américains, (font le Brésil, la locomotive de la région, profitent du ralentissement des négociations pour consolider leurs propres accords régionaux.Les déboires de I économie asiatique et la « menace » du géant américain ont poussé les plus petits joueurs a se serrer les coudes et à refermer leur porte.le Canada l'a appris a la dure en début d'année quand le Brésil lui a refusé une première invitation au Mercosur* un marche commun qu'il partage avec l'Argentine.l'Uruguay et le Paraguay.Les échanges au sein du Mercosur ont augmenté de 25 °».l'an dernier pour atteindre 20 milliards SI S.Ils n'étaient nue de 4 milliards en iw.On comprend mieux iVm pressaient du Canada.Les droits de la personne en toile de fond du Sommet des Amérioues VINCENT MARISSAL du bureau de La Presse, OTTAWA L'expulsion, en fin de semaine dernière, d'observateurs étrangers du Mexique, à une semaine du deuxième Sommet des Amériques, se dresse une fois de plus comme toile de fond à toute discussion commerciale entre le Canada et ses partenaires latino-américains.Le premier ministre Jean Chrétien veut être le champion du libre-échange dans les Amériques et lancer, dès aujourd'hui à Santiago du Chili, des négociations pour ouvrir le marche du contint ni.Dans un hôtel situe tout pres d'où M.Chrétien et ses 33 homologues américains seront réunis dans la capitale chilienne, plus de 2000 ' observateurs internationaux feront des pressions pour que l'on parle d'abord de respect des droits de la personne, de lutte contre la pauvreté et d'égalité des chances.M.Chrétien, indique son entourage, fera la promotion du traite bannissant les mines antipersonnel à chaque fois qu'une occasion se présentera.Il lui faudra aussi parler de démocratie et de respect des individus à ses collègues des Caraïbes et de l'Amérique latine, insistent les participants de l'« autre » Sommet.« Le Sommet des Amériques doit se préoccuper de la pire crise des droits de la personne à sévir au Mexique », lance une association des leaders d'églises du Canada.Cette association, à l'instar de-nombreux groupes de la « société civile », s'inquiète du fait que les leaders des 34 pays américains aient dissocié droits de la personne et dossiers commerciaux des négociations en vue de la création d'une zone de libre-échange économique ( ZLEA ).« Notre surveillance au Mexique nous démontre à quel point la libc-r.ilisation des marches par l'ALE-NA a accentué les écarts entre riches et pauvres, ce qui a soulevé la révolte populaire et, par conséquent, provoqué la riposte militaire »», écrivent les leaders religieux.Les négociations des 34 pays des Amériques qui s'ouvrent cette lin de semaine représentent l'occasion rêvée pour les chefs d'Etat île mettre la délicate question tics droits de la personne au centre de leurs pourparlers, croit pour sa part War-ren Allmand, président du Centre international des droits île la personne et du développement démocratique.« Des millions de personnes dans les Amériques, dénonce M.Allmand.ne peuvent exercer le droit de la vie.a la liberté et à la sécurité de la personne, »i la liberté d'expression et d'association, le droit à un procès équitable* le droit, a un niveau de vie acceptable.L'intégration hémisphérique doit corriger et non aggraver les inégalités existantes.>» Il y a effectivement des volets démocratie et lutte à la pauvreté a l'ordre du jour du deuxième Sommet des Amériques, uuiis !v ^ «liiîu-rltés canadiennes ont clairement Indiqué que les échanges commerciaux sont prioritaires pour Ottawa.Le ministre du Commerce extérieur, Sergio Marchi* s'est toutefois défendu hier de priviléglci les affaires au détriment des droits de la personne.«« le c an ida a beatlCOlip insiste pour que si.it créi un comité pai lequel les groupes SOCia*UX peuvent nous exprimer leurs préo< v upat ions a-t-ii dit B 2 LA PRF.SSIi.MONTRÉAL.JEUDI lô AVRIL 1998 Editorial La Presse André Desmarais président du conseil d administration Roger D.Landry PRÉSIDENT l.T l DITI UK Claude Masson 1 diteur adjoint Marcel Desjardins directeur de l'information Alain Dubuc i ditokialisit.in chj i La fièvre des squeegees A < - Agnès Gruda insi que le veut une nouvelle tradition primanière, les squeegees sont réapparus Ë dans les nus de Montréal avet leurs bâ- mBk lons-cponges et Unis anneaux dans les Ë sourcils.\\à la Ville les a aussitôt menacés + - MLfc.d'eradication.Les squeegees, c'est un « fléau >» qui de-grade l'image de la Ville, affirmait samedi le maire Pierre Bourque.Et ce n'est pas tout : quelques commandos de squeegees oeuvreraient en fait pour des organisations criminelles telles que les Hclls, révélait plus tard une porte-parole du maire.BMMHnnnnBB On se calme.Les quelques grappes de laveurs de vitres postés aux intersections stratégiques du centre-ville ne constituent pas une calamité, iis ne sont pas bien nombreux, ni très menaçants, et la plupart d'entre eux respectent les automobilistes qui KlfiSL l'.fe^ reluseni de (aire tarlinei leur pare- q brise.HLiJfeiHBi Quant à leurs liens avec le monde interlope, la police n'en a jamais entendu parler.El pour ce qui est de leur apport à la dégradation de l'image de la Ville, il est bien limité, quand on songe à celui d'un las d'autres gens, à c «nimen-Cei par plusieurs politiciens municipaux.I n luttant contre les squeegees, en leur collant des amendes qu'ils n'ont pas les moyens de payer, la Ville prétend se battre contre une maladie, mais ne s'attaque en lait qu'à un symptôme.Le problème, ce ne sont ni les adeptes de cette lorme bénigne et en quelque sorte plus productive de mendicité, ni les quéleux classiques \u2014ce sont les conditions économiques qui ont causé leur proli- fera lion dans la métropole.L'équipe du maire Bourque, la même qui a déjà poussé la névrose de l'ordre jusqu'à envisager de bannir les ventes de garage, se prépare à rayer progressivement les squeegees de la carte.Gaspillage d'énergie et erreur de cible.Tant qu'ils gardent des dispositions pacifiques à l'égard de leurs clients potentiels, la meilleure politique a adopter à leur endroit, c'est encore de les laisser tranquilles.Banques et mégabanques Au train où vont les fusions bancaires, le public peut craindre de n'avoir bientôt plus le choix et devoir faire affaire avec une mégabanque.Ou plutôt avec son guichet automatique.Si on en arrivait là, c'est le public qui perdrait petit à petit le privilège qu'il avait d'accéder facilement à des conseils sur la gestion de son épargne et sur d'autres problèmes financiers.¦nBVBBHMRim Une niegabanque, comme celle qui résultera de la fusion de la Banque Royale du Canada et de la Banque de Montréal, cela veut dire autre chose que simplement une très grande banque.Arrivée a une certaine Ajtièu^'' taille, celle-ci cherchera a atteindre ;tfl un rendement élevé grâce a des éco- nomies d'échelle et à de multiples accès aux marchés financiers à travers le monde.Les opérations bancaires de détail avec sa vaste clientèle ne l'intéresseront que dans la mesure où celles-ci pourront être standardisées et automatisées.Au fur et à mesure que les banques s'engagent dans les marchés financiers mondiaux, elles perdent la capacité d'être des banques régionales.Elles perdent la vocation de jouer le rôle de pilier de l'économie locale.On n'en est pas encore là dans le cas de la BRC et de la BM.C'est encore moins le cas pour les fusions aux États-Unis où les banques peuvent enlin bénéficier d'une réglementation qui ne cloisonne plus île façon arbitraire tout le territoire américain.D'une façon générale, le mouvement en Amérique du Nord cherche davantage a profiter des avances technologiques que de redéfinir le rôle des banques.Dans les grands centres financiers, comme Londres, New York, Tokyo et Zurich, en revanche, les banques ont eclaie de leur cadre pour se spécialiser dans la gestion de toutes les institutions financières auxquelles elles participent : courtiers, assurances et fiducies.Pour beaucoup de gens, la mondialisation des banques et les avancés technologiques ne présentent que des avantages.Les guichets automatiques et les cartes de crédit font disparaître les heures bancaires et, comme le savent ceux qui passent leurs vacances en Floride ou en France, les limites géographiques.Mais il y a toute une clientèle d'affaires qui s'attend a autre chose de la part d'une banque.Le financement d'une exploitation agricole ou d'une petite ou moyenne entreprise industrielle ou commerciale a toujours été extrêmement complexe.Les sommes ne sont pas nécessairement 1res élevées mais, pour le propriétaire ou pour les actionnaires, la bonne planification des crédits bancaires et du placement du fonds de roulement peut faire une différence appréciable dans les résultats de fin d'année.Et le dirigeant de l'entreprise, débordé de travail, est souvent Incapable de faire cette planification sans l'aide d'un banquier, conscient de l'importance de ce travail pour la banque et pour la communauté.Rien n'empêche les megabanques de continuer à livrer ces services.Mais il est difficile de croire que la haute direction d'une mégabanque, dont la préoccupation quotidienne tourne autour des options d'achat sur les actions bancaires japonaises, le marché a terme des obligations américaines et le cours des monnaies asiatiques, se souvienne encore de l'importance «lu banquier local pour l'économie.El si les banques commençaient à négliger ce genre de services de base pour concentrer leurs activités dans de s domaines ou l'automatisation Ct les volumes élevés leur garantissent dis profits constants, d'autres devraient prendre leur place sous une forme OU sous une autre.Ce ne serait peut-être plus des banques, mais c'est un service I r \u2022 »f » Important pour disparaître.Frédéric Wagnière w \\ 'MM ' \u2022 * m./ i » v 1 TA ROTTF AUX T FTTRFS Matthias Rioux C'est la CSST qui commet des fraudes Monsieur Matthias Rioux.ministre du Travail m Dans La Presse du 14 mars dernier, j'ai lu que vous donniez votre aval à l'usage de la filature video par les enquêteurs de Commission de la santé et de la Sécurité du travail ( CSST ).Bien que j'éprouve de très sérieuses réserves sur la justification éthique d'une telle méthode, en particulier en ce qui a trait à son atteinte à la vie privée, ce n'est pas ici l'objet de mon propos.Je veux vous démontrer la futilité et l'incongruité de ce type de filature comme preuve médicale et, partant, comme preuve légale et juridique de fraude de la part d'une victime d'accident de travail.La plupart du temps, cette filature vidéo est utilisée dans les cas de maux de dos ou de lésions mus-culo-squelettiques.Nous savons que la médecine moderne possède, dans de tels cas, des techniques d'imagerie très sophistiquées: la radiographie, l'arthro-graphie, la myélographie, la lo- modensitométrie, la scintigraphie, l'écho-graphie et la résonance magnétique, afin d'aider le médecin traitant à préciser un diagnostic en vue d'une indication thérapeutique adéquate.Cette imagerie raffinée doit être interprétée par un spécialiste en la matière et corroborée ensuite par un examen clinique minutieux de la part du médecin traitant avant de faire son diagnostic final et d'appliquer le bon traitement.Comment peut-on imaginer que le visionnement d'un simple ruban video, tourné à l.i sauvette par un apprenti Sherlock Holmes qui n'a aucune notion médicale et encore moins de la nature des lésions de la victime traquée, permette d'en venir a une conclusion hors de tout doute d'incrimination de fraude de la part d'un travailleur accidente î Cela relevé d'un ridicule consommé à faire rougir le docteur Watson lui-même.Les médecins sérieux qui ont à coeur de bien traiter leurs patients, victimes ou pas d'accident de travail, rougissent à leur tour lorsqu'ils constatent qu'il y a de leurs confrères médecins, mercenaires de la CSST ou des employeurs, qui attribuent à cette méthode une quelconque valeur clinique.Monsieur le ministre, si fraude il y a, c'est bien celle pratiquée dans les fonds publics par la CSST elle-même ( compagnie d'assurances des employeurs ).Cette fraude se réalise par le biais des refus systématiques de cas d'accidents ou de maladies professionnelles et par des directives internes d'administration qui ne respectent en rien la Loi des accidents de travail et des maladies professionnelles.Roch BANVILLE médecin Mauvaise administration ¦ Récemment, une émission de télévision a donne la parole aux citoyens de Saint-Hubert directement touches par le déversement des neiges usées sur le site Julien-Bouthillier.Le fait que des citoyens soient tellement outres qu'ils aient a faire appel aux médias pour si faire entendre par leur maire démontre ires certainement une ineptie Inégalé* de la pari des élus municipaux .* accomplir le mandat pour lequel ils ont été élus.£ maintes reprises, pourtant, les ci- toyens se sont présentés devant le conseil municipal afin de le sensibiliser a la situation inacceptable qu'ils ont à vivre et qui nous a clairement été démontrée lors de cette émission.Les images et les témoignages étaient plus que révélateurs.Mais encore plus révélateurs furent les commentaires du maire.À part quelques brèves déclarations dans les médias, lors de la tempête de verglas, c'était là la première grande occasion donnée au maire de démontrer à ses citoyens ses capacités à gouverner.Non seulement les attentes de ses électeurs furent-elles vaines, mais ils en recollèrent l'ultime honte de montrer à la face de millions d'auditeurs avec quelle incurie ils sont dirigés.Les citoyens de Saint-Hubert qui ne se rendent jamais aux réunions publiques du conseil municipal ont découvert à quel point ils ne sont pas gouvernes depuis plus d'un an.Tout t rai ne, les décisions se font attendre.Conséquence : la zizanie s'élève dans certains milieux.Le maire Michel Latendresse a déclare à cette émission que l'utilisation du site Julien-Bouthillier était tout à faii légale.Pourtant, les citoyens et les employés municipaux avaient a plusieurs reprises, lors de reunions publiques du conseil municipal entre autres, fait part de l'interdiction du ministère de l'Environnement de déverser les neiges usées a cet endroit.Oui, les citoyens font rire d'eux ï Et depuis la diffusion de l'émission J.E., ce sont des citoyens de toute la province qui téléphonent aux Hubertins pour rire de leur maire.La morale de cette démarche donnera aux citoyens de Saint-Hubert et tout spécialement a ceux que touche le déversement des neiges au site Julien-Bouthillier, la preuve qu'une municipalité de plus de 80 000 habitants ça se dirige obligatoirement avec de la compétence ! Thérèse CARLE Saint-Hubert Hommage à Guy Provost ! ¦ Maigre une vie professionnelle toujours bien active, Guy Provost a su, au cours des deux dernières années, trouver le temps pour appuyer la cause de la Fondation du CHSLD de Hull.Grâce a la générosité de M.Provost, ce centre d'hébergement et de soins de longue durée situé dans sa ville natale pourra continuer de garantir à sa clientèle une qualité de vie appréciable.Le Conseil d'administration du CHSLD de Hull tient à rendre hommage a M.Provost et .1 faire de lui un « GRAND BÉNÉVOLE ».Laurent déry président du Conseil d'administration, CHSLD de Hull Le Québec est en retard ¦ Les bilans financiers de l'année 1997 démontrent que le Québec est en retard lorsqu'il est compare au reste du Canada.Tous les économistes le disent : communique/ î Messieurs les ministres, peu m'importe votre juridiction, c'est seulement en décidant «i l'unisson qu'on arrivera à avancer.Le chômage chez les jeunes est désastreux î Aide/ la nouvelle génération a venir au monde\" et donne/lui les armes dont elle a besoin pout combattre la dette que vous êtes sur le point de lui léguer.Cesses d< i hercher des coupables et montrez-nous que nous avons raison d'être fiers de nos origines.Noijl Se- rons peut-être peu nombreux, mais compte/ sur nous, nous serons là.iMarie-Ève lafleur eleve au collège de l'Assomption « Tasse-toi mon oncle ! » ¦ La lutte des parents du quartier La-val-des-Rapidcs pour conserver leur école de premier cycle Marcel-Yaillan-court dépasse de beaucoup le territoire et les gens concernes.Elle nous relar.ee au centre de la conception de l'éducation que nous voulons au Québec.On se rappellera que le coeur du litige se situe dans le fait que le comité provisoire de la nouvelle commission scolaire francophone de Laval a adopté une résolution permettant a l'Fcole d'éducation Internationale de s'insiaL-ler dans les locaux de Marcel-Vaillah; court.Par le fait même, les élèves du secondaire 1 et II du secteur régulier seront expulsés de Marcel-Vaillancourt pour être déplaces vers le Mont Lasal-Ic, des la rentrée 1998.Ils ironl v rejoindre alors les élevés de secondaire m, iv et v.Les arguments des parents qui veulent conserver leur école de quartier sont de taille.Ils rappellent que le projet éducatil de Marcel-Vaillancourt a t.m ses preuves et est bien implante.De plus, ils soulignent l'importance de maintenir des écoles de premier et de deuxième cycle au niveau du secondai-re.pour que les plus jeunes puissent développer un sentiment de sécurité et d'appartenance né.essaire a leurs apprentissages.Je ne suis pas en mesure d'évaluer si la décision des commissaires a été prise «< de façon arbitraire ni si la réputation du Mont Lasalle « laisse à désirer », tel que le prétendent certains parents.Ma préoccupation se situe à un autre niveau.On se rappellera que les programmes d'éducation internationale ont été mis sur pied dans le secteur public pour freiner la saignée vers les écoles privées et pour attirer les élèves doues vers un programme qui réponde a leurs intérêts, a leurs aptitudes, à leurs cu-liosités.El comme un tel programme ne peut être offert largement, il y a nécessairement une sélection où les élevés les plus doués sont retenus.Or voilà ce qui lait naître mes premières interrogations.Dans la mesure ou l'école publique se soit d'être au service de l'ensemble de la société, a qui rend-elle service lorsqu'elle concentre dans un même projet les « meilleurs » élèves, qui peuvent complet Souvent sur les \" meilleurs >?parents pour soutenir et faciliter le travail des profs qui, dans un tel contexte, deviennent probablement « meilleurs >» a lem tour ?Que l'on crée une école eliiisie, cela pose des questions sociales et politiques.Mais que cette- école s'Implante au détriment d'une école régulière a* cessible a tons et Intégrée à la vie de* quartier, cela devient immoral et inacceptable.Cela me rappelle le message publicitaire d'il y a quelques années vantant la performance d'une voiture sous u slogan : \" Tasse-toi, mon onde- ! ?> i t pour cette raison, Mme Marols doit refuser la solution retenue et envisager une autre voie pour l'Ecole d'éducation Internationale .> Laval.Pauline Marois Piètre prud'homme LA PRESSE.MONTRÉAL JEUDI lo AVRIL 1998 Opinions Santé : un apport du secteur privé paraît nécessaire Malheureusement, on continue d'entretenir au ministère de la Santé une attitude totalement négative à Végard de tout ce qui est initiative privée CLAUDE CASTONGUAY Ministre de la Santé sous Robert Bourassa, I auteur a présidé à la mise en place du régime québécois d'assurance-maladie.La situation actuelle dans le domaine de la santé est de plus en plus inquiétante.Les établissements ont peine à répondre à la demande en soins et services.Leurs personnels sont de toute évidence fatigués.De façon particulière, trop de médecins, démotivés par les contraintes et la bureaucratie qui les encadrent, optent pour la retraite ou quittent le Québec.Des crises éclatent périodiquement dans les urgences et le problème des listes d'attente refait régulièrement surface.Lorsque, sous Li menace de pénalités, le nombre de malades en civière baisse quelque peu, ce sont les listes d'attente qui allongent.Devant une telle situation et un tel climat, la population, avec raison, est inquiète.Or, dans le contexte actuel, à moins d'un coup de barre, rien ne permet malheureusement d'espérer que la situation puisse s'améliorer dans un avenir prévisi ble.Alors que les hôpitaux doivent déjà emprunter pour leurs besoins courants, des compressions additionnelles continuent de s'abattre sur eux.Au niveau des soins ambulatoires, les ressources financières pour l'organisation et le financement d'une véritable politique sont nettement insuffisantes.La création de centres de soins ambulatoires qui devaient accompagner la fermeture des hôpitaux se fait toujours attendre faute de capitaux.Et l'on ne peut ignorer le fait que la demande et le coût des soins continuent inexorablement de croître avec le vieillissement de la population et le développement de nouvelles techniques et de nouveaux médicaments.L'écart entre les besoins et les ressources disponibles est tel qu'il est impossible d'envisager un renversement prochain de la situation.Comment en sommes-nous arrives la ?Au début des années 70, notre système de santé a été conçu pour répondre, selon les moyens qui apparaissaient les plus appropriés a l'époque, aux besoins alors prévisibles.L'objectif premier consistait à faire en sorte que l'ensemble de la population ait accès à des soins de qualité.Le succès a été tel que notre système de santé a longtemps été un objet de fierté.Mais i! a été en quelque sorte victime de son succès en devenant intouchable, ce qui a fait qu'il est demeure figé dans le temps au lieu de S'adapter graduellement aux besoins changeants de la population et à l'évolution profonde de la médecine.Avec le passage du temps, le ministère de la Santé a graduellement encadré de façon beaucoup trop rigide le système par de lourdes structures bureaucratiques, une réglementation tatillonne et des conventions collectives extreniement contraignantes.Aujourd'hui, il n'existe aucun mécanisme, aucune soupape, pour permettre les ajustements que rendent nécessaires les Inévitables imprévus et l'évolution dans la nature et le volume de soins ci dans les moyens nouveaux de les dispenser.Le système ne reagit plus que sous la pression de crises ou de menaces.Qui aurait cru qu'un jour on en viendrait au Québec a menacer les hôpitaux de pénalités ! Il faut bien se rendre à l'évidence : nos services publics de santé, particulièrement dans les agglomérations urbaines, ne sont plus en mesure de répondre efficacement à la demande.Parmi les ditterents moyens susceptibles d'améliorer la situation, seul un apport du secteur privé apparaît capable de rétablir l'équilibre.Malheureusement, au ministère et dans la plupart des régies régionales, on continue d'entretenir une altitude totalement négative à l'endroit de tout ce qui est initiative privée.On ne semble pas capable de faire la distinction entre, d'une part, une participation accrue de l'initiative privée dans la production de services destinés à repondre de façon plus satifaisante et efficace à la demande et, d'autre part, l'introduction d'une médecine pour les riches et une pour les pauvres.Pourtant il n'est pas question d'une telle option.Il est tout simplement question d'impliquer, dans un cadre acceptable, le secteur privé ave< son potentiel d'injection de capitaux, de production efficace de services et sa capacité d'innovation.Voici quelques exemples des conséquences fort négatives qui résultent de ce blocage idéologique.Ces exemples proviennent en partie des nombreuses communications que j'ai reçues depuis la publication, en janvier dernier, de mes derniers textes préconisant une plus grande implication du secteur prive.Il me semble important que le public prenne connaissance de ces situations, généralement peu connues, et qu'il puisse juger par lui-même du bien-fondé d'une intervention accrue de l'initiative privée dans l'offre de certains soins et services.Depuis leur création, au début des années 70, les CLSC ont connu un développement inégal.Avec le temps, leur mission s'est précisée et plusieurs jouent maintenant un rôle utile et efficace dans leur milieu.Il faut toutefois reconnaître que, pour différents motifs, ils n'ont pas assumé la mission qui, à l'origine, devait être la leur, soit constituer la porte d'entrée dans le système de santé.En conséquence, la plupart des personnes ne savent pas trop où s'adresser, surtout en situation imprévue, et se dirigent trop souvent vers les urgences des hôpitaux.Les CLSC se sont plutôt orientés vers la prévention, l'éducation sanitaire et la dimension sociale de la santé.On aurait dû reconnaître depuis longtemps cette réalité et confier la mission essentielle de porte d'entrée dans le système aux médecins en cabinet ou en clinique privée.Au lieu de prendre cette voie, on a plutôt pénalisé les médecins en pratique privée dans les grands centres dans l'espoir qu'un plus grand nombre d'entre eux choisissent d'aller s'établir en région.Cette approche punitive, qui a sûrement contribué de manière indirecte à accentuer la crise des urgences dans les centres urbains, en dit long sur l'attitude négative que l'on entretient au ministère de la Santé à l'endroit des médecins en pratique privée.II me semble que le temps est plus que venu de reconnaître que les médecins en clinique privée doivent assumer une mission clairement définie comprenant de façon particulière celle d'agir comme porte d'entrée dans le système pour ce qui a trait aux soins médicaux.Avec la médecine et la chirurgie d'un jour c'est de toute façon dans cette voie que l'on devrait s'orienter plutôt que de tout concentrer sur l'hôpital.Au lieu de s'acharner à vouloir confier aux CLSC une mission qu'ils ne sont pas en mesure d'assumer, ou de faire miroiter la création d'un centre de soins ambulatoires capable de régler tous les problèmes, le ministère devrait engager un dialogue avec les associations médicales afin d'établir clairement avec elles la mission des cliniques privées.Une telle approche aurait pour effet d'impliquer et de remotiver les médecins et d'attirer des capitaux de diverses sources pour le développement de cliniques médicales de première ligne efficaces.Non seulement les gens sauraient ainsi où s'adresser pour leurs soins médicaux mais les urgences seraient d'autant soulagées.Voyons un autre exemple.Au Québec nous avons des centres hospitaliers pour soins de longue durée ( CHSLD ) publics et privés.Les centres privés, non conventionnés selon le jargon du milieu, se plaignent amèrement d'être ignorés et de ne pouvoir entretenir un dialogue valable avec les autorités du ministère et avec celles de la plu-pari des régies, malgré le fait qu'ils rendent des services essentiels.Ceci donne lieu à des situations qu'ils considèrent, avec raison, comme étant inacceptables à plus Claude Castonguay d'un point de vue.En effet, on connaît le problème des hôpitaux de courte durée qui voient une partie de leurs lits occupée par des malades nécessitant des soins de longue durée par suite du manque de places dans les CHSLD publics.C'est là une des causes de l'engorgement des urgences.Or, alors que des centres privés, détenant un permis du ministère, ont des espaces pour accueillir de ces malades et libérer ainsi des lits pour ceux qui sont sur des civières à l'urgence, on refuse de les transférer parce qu'il s'agit de centres privés.Ce qui surprend encore davantage, c'est que le maintien d'un malade dans un lit de courte durée coûte énormément plus cher que dans un centre prive.Voici une autre situation que l'on a portée à mon attention.Elle a trait aux foyers pour personnes âgées dont le nombre s'élève a près de deux mille pour l'ensemble du Québec.Avec le passage du temps, les pensionnaires de ces foyers vieillissent et en viennent à nécessiter des soins.Or, dans les foyers privés, les pensionnaires doivent payer pour les soins qu'ils reçoivent.Pourtant, les personnes dont 1 état est sensiblement le même mais qui sont dans des établissements publics de même nature, ne paient rien pour leurs soins et ne paient qu'une partie du coût de leur hébergement.Il s'agit là d'une situation tout à fait inéquitable qui touche des milliers de personnes parmi lesquelles un grand nombre ont des moyens financiers très limites.Bien que de nature différente, l'exemple suivant est également très révélateur.Certains tests de laboratoire très spécialises sont envoyés pour analyse dans un hôpital de l'Ouest canadien parce qu'il s'agit d'un établissement sans but lucratif.Les délais sont longs et les coûts sont élevés.Or, l'analyse de ces tests pourrait se faire au Québec à moindre coût et dans des délais beaucoup plus courts.Malgré le fait que les malades, les contribuables et, possiblement, les personnes en quête d'un emploi y gagneraient, on préfère continuer de transiger avec l'extérieur parce que le laboratoire québécois capable d'effectuer ces analyses est privé.On m'a fait part que, pendant la crise du verglas, un CLSC dans la zone sinistrée, qui n'a aucun médecin, a été alimenté par une génératrice d'urgence alors que la clinique médicale voisine, qui compte des médecins disposés à servir, a été privée d'électricité ! Ces quelques exemples démontrent jusqu'où peut conduire l'absence de dialogue et une orientation politique doctrinaire.Malgré les iniquités, les délais et les conditions inacceptables que doivent subir bien des malades dans les urgences, malgré les coûts plus élevés que doivent assumer les contribuables, on continue de refuser, au ministère et dans la plupart des ré-gies, d'envisager toute participation du secteur privé.Selon l'idéologie dominante, il n'est pas diecpiduic de fdiic un }»m»mî sur le dos des malades.On ignore le fait que, dans bien des cas, les services pourraient être rendus plus rapidement et coûter moins cher.De façon évidente, on est insensible au fait que nous sommes engages dans une nouvelle ère et que, dans la plupart des domaines, de nouvelles orientations ou façons de faire ont été développées avec succès.( .) Malheureusement, à ce jour, aucun indice ne permet de croire que le gouvernement soit disposé à changer d'attitude et à engager un dialogue ouvert et constructif avec les médecins et les intervenants du secteur privé.Au contraire, certains médecins ont même affirmé ne pas oser critiquer ouvertement la situation présente de peur d'être l'objet de représailles.Si leur crainte est fondée, c'est intolérable.On a vu dans les pays socialistes jusqu'à quelle aberration peuvent conduire une attitude doctrinaire et dogmatique et le refus de reconnaître la realité.Bien que nous ne soyons pas encore là dans la santé, nous sommes beaucoup trop engages dans cette voie.Si elle est maintenue, l'idéologie selon laquelle l'initiative privée ne peut participer ouvertement à l'organisation des services de santé va avoir l'effet contraire de celui recherche La vitalité du système de saute exige en tout temps un débat ouvert.C'est de cette façon que, non seulement les anomalies et les iniquités seront corrigées mais que, ce qui est encore plus important dans la situation actuelle, l'accès et la qualité des soins pourront être améliorés.Une réforme qui inquiète Savoir que Jean Rochon intervient dans le dossier des sciences infirmières n 'a rien de rassurant J0CELYNE ST-ARNAUD /.'auteurs est professeure d'éthique a la faculté des sciences infirmières de l'Université de Montréal.Si les prises de position des ministres Marois et Rochon en regard de la profession infirmière sont un présage de ce que sera la réforme de l'enseignement universitaire, il y a lieu de s'inquiéter.Déjà de savoir que le ministre Rochon intervient dans ce dossier n'a rien de rassurant.Mais que la réforme s'amorce sans consultations des milieux les plus directement touchés, soit les facultés et les écoles de sciences infirmières, rappelle par la procédure adoptée les décisions gouvernementales quant à la fermeture d'hôpitaux, du déménagement de l'Hôtel-Dieu, à la désinstitution-nalisation des malades mentaux, etc.i es minisires se réfèrent au\\ besoins de la population, compte tenu des nouvelles reali- tés créées pai la réforme des soins de santé, pour justifier une formation technique com me porte d'entrée a la profession infirmière, it qui plus est i's se ré* lament de la nécessité d'une formation polyvalente, ce qui constitue une Incohérence sachant que le DECJ pre-imiversitaiic ou général ollre une plus grande polyvalence que le cours technique, puisqu'il ouvre la porte à toute discipline universitaire.Il faut savoir que les besoins de la population sont de plus en plus complexes et que les cas à traiter, tant clans les milieux hospitaliers qu'a l'extérieur de ces milieux, sont de plus en plus lourds avec de moins en inoins de ressources humaines et financières.Personne ne doute du rôle important que jouent et que joueront les infirmières pour repondre aux besoins des malades dans tous les milieux : tri a l'urgence, suivi systématique, service île soins palliants a domicile, etc.Pour CC faire, il est impur- i un que l'infirmière soii polyvalente* qu'elle puisse acquérir une formation universitaire au même titre que les médecins, travail- k*m-s su* taux, v rgotlW rapi u- les.etc.El, qu'ainsi outillée, elle puisse travailler en Interdisciplinarité sur un pied d'égalité avec les autres professionnels de la santé.( e que la Formation universitaire apporte* ce sont des connaissances et des habiletés en intervention« en recherche et en gestion, qui permettent de mieux répondre aux besoins de la population et de collabora efficacement a la mise en place d'un svstenu de santé qui ne laissera pas les malades a t\\ ux-inenies nue lois le service readu.niais Jean Rochon assurera un continuum de soins devenu nécessaire pour pallier la désinstitutionnalisa-tion des interventions de santé.Comment une infirmière technicienne pourrait-elle faire valoir auprès de professionnels ayant une formation universitaire l'approche globale et systemique qui caractérise les soins infirmiers et dont notre reseau a si grandement besoin ?Les connaissances en suivi systématique ne proviennent-elles _ pas des sciences infirmières et ne constituent-elles pas une solution aux problèmes de l'heure ?Déjà, les quotas imposes en techniques de soins infirmiers au Cégep ont fait baisser la clientèle universitaire en sciences infirmières.Les dernières prises de position mlnistei telles accentueront cette baisse, puisque la clientèle universitaire provient dans une proportion de 40 % de détenteurs d'un DUC gênerai, particulièrement des sciences de la santé.Dans leur communiqué du i mars, les ministres mandent aux universités de définir des voies d'accès aux faillites pour les détenteurs d'un DEC gênerai ou d'un autre diplôme universitaire.Mais qu'est-ce que cela sigm he.s'ils ont déjà défini que la vole d'accès a l«i profession est le ovins collégial ?H faut comprendre Id que le Québec, con trairement a la plupart US autres provinces canadiennes et à la tendance mondiale, veut concentrer la formation infirmière au niveau d'un cours technique en considérant le cours universitaire comme une spécialisation.Or, quoiqu'on disent les ministres concernés, rien n'est moins adapte aux besoins de la population et à la formation nécessaire pour repondre adéquatement à ces besoins.Mais quels sont les motifs réels sous-ja-cents a la position gouvernementale?Sont-ce les pressions des certains groupes ou des motifs économiques qui incitent le ministres à proposer des changements non rationnels compte tenu des objectifs vises?Comme il serait commode de pouvoir diminuer les salaires de tout un groupe de professionnels qui constituent un pilier important d'un sys terne trop coûteux.Ht cette entreprise qui pénalise surtout des femmes ne constiiue-t-elle pas un important retour en arrière, faisant renaître les inégalités sociales traditionnelles?Les gains des femmes en termes d'égalite des chances, obtenus de chaudes luttes durant les cinquante dernières années, seront-ils balayés de la main, sous prétexte que les conjonctures iu sont plus Favorables ?N'est-ce pas la une exigence de la justice sociale que d'effcctuet une reforme qui ne pénalise pas un groupe pins qu'Un autre } A moins que.sous le COU* vert de la réforme universitaire, les ministres n'envisagent de servir le menu traitemem a d'autres professionnels de la santé ?Sut quels critères, s il en est.s appuient iloiu les ministres de l'éduc uion et de la saute poui proposer une telle reforme ? B4 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 16 AVRIL 1998 c'est peut-être vous ! La Presse vous offre la chance de gagner les best-sellers de l'horticulture.Deux nouveaux guides illustrés signés Benoit Prieur, publiés par LES ÉDITIONS DC L'HOMME Les Hémérocalles, d'une valeur de 19,95 $, pour tout savoir sur la culture et l'aménagement des belles-de-jour.Fleurs de ville, d'une valeur de 19.95 $, des conseils judicieux pour faire fleurir balcons, galeries, portes et fenêtres.Jusqu'au 18 avril 1998, nous publierons quotidiennement les noms de 10 gagnants abonnés à La Presse.Ces personnes recevront automatiquement leur prix par la poste dans un délai de 4 semaines.La valeur totale des prix offerts est de 1 995S.Les règlements du concours sont disponibles a La Presse.Les gagnants devront repondre à une question d habileté mathématique pour mériter leur prix.Abonnez-vous et vous pourriez être aussi parmi les chanceux du jour.OQC KQ1 1 M.Dorronic Jargafle de Montréal a-O J~V/-7 I I M.PaoqumdeTracy M.Tangua,' de Si-Thomas-d Aqm Mme Lyne Bourgeon de longueur M.Limoges de St-La:are Mme Nathan Monte de Montréal M.Lenoyne de S'e-Pcse oe Drumrrxjoavue M.Rigg de McVastervJle 2623076 M.Faust de Scrd Voici les chanceux d'aujourd'hui Mme Francisco de St-Huoen Mme Françoise Goupil oe Beaconsfieîd M Ancî:.deBro$sard Mme Pei'e*er oe Repentigny Mme Dhaiti de Montréal M Gauthier oe Mascoucne M 3j,mondRicarddeOut'emont M jv Sl-nrdMO M MonfetdeBeioert M G*6S Bourdeau de St-Constant Politique Garde à 5 dollars en milieu scolaire: il manque 27 millions, selon la FCSQ GILLES NORMAND du bureau de La Presse, QUÉBEC La Fédération des commissions scolaires du Québec ( FCSQ ) croit ne pas être en mesure d'offrir les services de garde à cinq dollars en milieu scolaire en septembre si le ministère de l'Éducation ne comble pas un manque à gagner d'au moins 27 millions.C'est ce qu'a déclaré à La Presse la présidente de la Fédération, Diane Drouin, qui réclame à ce propos une convocation au plus tôt de la table Québec-commissions scolaires, afin de discuter du dossier avant que ne soit rédigé le projet de règlement concernant les normes relatives à la prestation des services de garde en milieu scolaire.« Si le ministère ne prévoit pas les budgets nécessaires, on ne pourra pas offrir ce service en septembre.Il n'est pas question de prendre de l'argent dans les services éducatifs », soutient Mme Drouin.La présidente de la FCSQ déplore que les commissions scolaires n'aient pas été consultées avant qu'une telle mesure ne soit annoncée.Dans une lettre à la ministre de l'Éducation, Pauline Marois, la présidente de la Fédération des commissions scolaires du Québec souligne toutefois qu'elle appuie la nouvelle mesure visant à rendre les services de garde accessibles à tous les enfants fréquentant le préscolaire ou une école primaire du secteur public, et ce au coût de cinq dollars pour les parents.Cette disposition touchera 93 000 élèves selon les évaluations du ministère.« Je ne peux qu'exprimer certaines réserves quant au financement desdits services dans l'état actuel Diane Drouin des crédits annoncés », explique Mme Drouin dans sa lettre pour informer la ministre qu'un sondage menée auprès de 75 commissions scolaires permet d'établir qu'il manque entre 27 et 44 millions pour offrir un service identique à celui donné l'année dernière à un coût moyen de 9,43 $ par jour de classe, pour les parents.Lorsqu'elle a annoncé la nouvelle, le 1er avril, au lendemain du dévoilement du budget Landry, Mme Marois a précisé qu'une somme de 41,5 millions avait été prévue pour financer ces services de garde.L'argent proviendra des sources suivantes : 10,3 millions déjà consacrés par ie ministère à ia garde scolaire; 23,2 millions provenant du programme d'exonération des frais de garde du même coup aboli ; et 8 millions extraits du service de la dette du ministère de l'Éducation, qui connaît des surplus en raison de la baisse des taux d'intérêt.Plus de 75 commissions scolaires ont répondu au sondage de la Fédération, dans la semaine du 6 avril.Leur clientèle représente 68,5 % de la clientèle régulière en service de garde en milieu scolaire.La contribution des parents pour les services de garde de ces commissions scolaires s'établit en moyenne à 9,43 $ par jour de classe et à 15,34 $ par journée pédagogique.Pour offrir des services comparables en 1998-1999 à ceux de l'année scolaire précédente, la perte moyenne s'élève à 473 $ par enfant garde de façon régulière en considérant la somme forfaitaire de 500 S qui sera ajoutée, établit-on.« Cependant, explique Mme Drouin, tout permet de croire que la demande pour des services de garde en milieu scolaire augmentera dès septembre prochain.Dans une telle éventualité, le manque à gagner pourrait dépasser 27 millions et atteindre 44 millions de dollars si les enfants gardés de façon sporadique cette année s'inscrivaient sur une base régulière l'an prochain, et ce, sans tenir compte de l'ajout de locaux.» Au cabinet de la ministre Pauline Marois, la porte-parole, Chris-tiane Miville-Deschênes, invite les commissions scolaires à attendre les règles budgétaires qui sont en train d'être établies.« Cette mesure ne coûtera pas plus cher aux commissions scolaires, mais elle n'est pas instaurée pour qu'elles fassent de l'argent non plus.Il s'agit d'une mesure pour aider les parents, pas les commissions scolaires.Celles-ci n'ont pas l'habitude de perdre de l'argent avec les opérations du ministère.Nos calculs ont été faits a partir d'une réalité qui est celle de cette année », soutient Mme Miville-Deschênes.« J'ai des doutes sur les chiffres de la Fédération.Il lui arrive de se tromper.Il faut se rappeler que c'est la même Fédération qui prétendait que les coupes dans l'Education atteindraient 350 millions en 1998-1999, alors qu'elles n'ont été que de 150 millions », souligne la porte-parole de Mme Marois qui ajoute que les services de garde ne seront pas finances par des compressions dans les services d'éducation proprement dits.ttnpi ma sourœ de motivation t MONTREAL c'est toi mu ville ! Montréal est reconnue comme une grande ville du monde.C'est en grande partie à cause de l'excellence de ses athlètes et de ses artistes.C'est aussi grâce aux performances de Montréalais et Montréalaises dans une foule de domaines : les entrepreneurs, les chercheurs, les experts en relations internationales.Ma première source de motivation, c'est d'être associé au même symbole que certains de nos plus grands modèles de tous les temps : les Canadiens de Montréal.Ronald Corey, président Le club de hockey Canadien Centre Molson .III.ALCAN l.AT&T Canada Canada t LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 16 AVRIL 1998 B 5 Le RX 3001999 Vous filez sur la route en tout confort.I a route se termine, i.t c'est la qui* commence le plaisir.Voici le RX 500.1 e véhicule sporl tic luxe alliant la robustesse dune construction monocoque el la polyvalence de la traction intégrale a la performance, au rafiïnemenl ci au luxe d'une grande berline.I.t dune grande berline I exus, rien de moins.\\ preuu\\ son \\ h de î litres el ses 22o c lu vaux vous propulsent tleO a 60 mi h en 8.8 secondes.Et le système électroniqut tic < ommandede.s soupapes I \\ \\ I -i) vous assure la même puissance et la même souplesse a bas régime.Vvec, en prime, une meilleure consommation de carburant.Sous sis airs de 4 \\ 4 pur el dur se cache un habitacle luxueux où rien n'a été oublie, fanl au niveau du confort qu'à celui de la sec mite.Sus gonflables.Sa< s gonflables latéraux intégrés aux sièges.Freins \\BS.Direction a crémaillère.Système audio haut de gamme.( uirel boiseries.Insonorisation supérieure.I.t plus encore.Le RX .500.Le 4 \\ 4 comme aucun autre.A partir de 46 000 S 1 la conquête de la perfection PDSI pour i» i exus kx 100 1999 (modèle fit I oi1' \\k» Immatriculation, assurances, laies applicables, transport el préparation en mis i t concessionnaire peui vendre .1 prix moiodn I B 6_LA PRESSE MONTRÉAL, JEUDI 16 AVRIL 1998 L'exode des cerveaux coûte cher au Québec, relève Mario Dumont Les mesures à l'endroit des jeunes assistés nuiraient à l'assurance-emnloi DENIS LESSARD du bureau de La Presse, QUÉBEC Il sera difficile de forcer les jeunes assistés sociaux à s'inscrire à des mesures d'accès à l'emploi sans négliger les autres clientèles, préviennent les fonctionnaires fédéraux et provinciaux qui travaillent dans le secteur de la main-d'oeuvre.Dans un rapport sur le parcours individualisé vers l'emploi produit en février au comité technique de la commission des partenaires ( l'ancienne Société québécoise de développement de la main-d'oeuvre ), une douzaine de fonctionnaires mettent en relief la difficulté d'application de certaines mesures prévues dans le projet de loi 186.Ce projet de loi, qui a soulevé beaucoup d'opposition chez les groupes d'assistés sociaux, sera soumis à une nouvelle consultation à l'Assemblée nationale.On parle de quatre jours d'audiences, sur invitation, à la mi-mai.Déjà, certains groupes promettent des prises de position percutantes à ces audiences.On prévoit aussi des moyens de pression pour marquer la semaine des assistés sociaux, au début de mai.Déjà, au gouvernement, on indique que le projet de loi de Mme Harel ne sera pas amené à l'Assemblée nationale avant juin, ce qui laisse prévoir qu'il faudra imposer le bâillon pour l'adopter en coupant court aux débats en Chambre.Cette réforme de l'aide sociale prévoit notamment que l'obligation sera faite aux 18-24 ans de s'inscrire à des parcours de formation, à défaut de quoi ils s'exposent à voir réduire leurs prestations de 300 $.Dans le rapport obtenu par La Presse, on souligne que cette obligation « risque de se traduire pour les centres locaux d'emploi par un volume important de clients à servir, les empêchant de servir d'autres clientèles ».Plus précisément toute l'attention drainée vers cette clientèle «< pourrait compromettre les capacité des CLE à servir les prestataires actifs de l'assurance-emploi qui, en vertu de l'entente Canada-Québec sur le marché du travail, constituent une clientèle prioritaire ».Pour les fonctionnaires, l'obligation du projet de loi 186 devrait « être formulée de manière à laisser une marge de manoeuvre aux CLE, leur permettant de resserrer les critères de sélection s'appli-quant à cette clientèle ».PIERRE APRIL de la Presse Canadienne, QUÉBEC L'exode des cerveaux ou le départ vers d'autres deux des éléments les plus instruits et formés de la société québécoise a coûté pas moins de 73 millions, de 1991 à 1995.Hier, !e chef de l'Action démocratique du Québec ( AJDQ ) Mario Dumont a publié une étude du phénomème démontrant que 24 % des diplômés du cycle universitaire supérieur iront gagner leur vie ailleurs dans le monde et principalement aux États-Unis.La même analyse a aussi révélé que c'est au Québec que les départs sont proportionnellement les plus importants avec la moitié de départs dans des secteurs de pointe de la gestion, de l'informatique et de la santé.Sitôt terminée la cérémonie au cours de laquelle il sera nommé chef du Parti libéral du Québec, dans la soirée du 30 avril, Jean Charest entamera une tournée régionale qui pourrait culminer par un congrès d'orientation le 13 juin.D'ici là il continuera ses rencontres avec les militants, comme il l'a fait hier soir à LaSalle, où il a harangué quelque 500 partisans des 13 comtés de l'ouest de la métropole.Pour qui suit chacune de ces ren- La principale raison de ces départs est surtout économique et tourne autour des conditions fiscales.Au départ, souligne l'étude, les sociétés américaines offrent des salaires de base de 20 à 25 % plus élevés qu'ici.Des Québécois se foni régulièrement offrir des salaires de départ de 55 000 $ à 70 000 $ US en plus de primes d'embauché avantageuses et des options d'achat d'actions des entreprises qui les recrutent.Parmi les raisons qui incitent les étudiants à partir, il y a le salaire à 95 %, la réputation de l'employeur à 80 %, les possibilités d'avancement à 65 % et les avantages sociaux à 63 %.Chez les diplômés québécois, il faut aussi ajouter dans la colonne des raisons des départs la question contres cela peut être répétitif, mais cette phase contact est indispensable, a expliqué M.Charest.Indispensable, aussi, sera le travail de la commission politique du PLQ, qui va se mettre en oeuvre pour peaufiner une plate-forme électorale en vue d'un scrutin à l'automne.Déjà l'ex-chef conservateur lance des pointes au Parti québécois, se moquant par exemple des conditions gagnantes que le premier ministre Bouchard veut réunir afin de 1 de la fiscalité.Les données de 1996 démontrent qu'un Québécois paiera 19 993 $ en impôts s'il gagne 55 000 $ alors qu'aux États-Unis il paiera 12 280 $ d'impôt fédéral pour 55 000 $ US et une autre somme maximale de 4000 $ en impôt d'État.' En 1998, un célibataire vivant à Montréal et gagnant 50 000 $ canadiens paierait 21 578 $ d'impôts, soit 36 % de plus qu'à.Seattle ou Phoenix, 35 % de plus qu'à San Francisco et 12 % de plus qu'à Toronto.« Ces chiffres, a indiqué M.Dumont, parlent d'eux-mêmes.L'exode à un impact positif direct sur le pouvoir d'achat de ceux qui choisissent de quitter le Québec.» La question politique, selon le député, est aussi considérée par les gens.gagner le prochain référendum sur la souveraineté.Ces conditions gagnantes sont faciles à trouver, selon lui : dans les urgences des hôpitaux, dans les écoles qui manquent de manuels, chez ceux qui ont quitte le Québec, découragés.De dire M.Charest, « le Québec \u2022 ne mérite pas d'être dans l'opposition, à contre-courant du Canada et de l'Amérique du Nord.Les Québécois sont fatigues d'être braqués dans leurs choix, de se faire dire qu'il n'y a qu'une option ».Ennlotnn innnro quand les soldats canadiens quitteront le golfe Persique GILLES T0UPIN du bureau de La Presse, OTTAWA Les quelque 300 soldats canadiens envoyés dans la région du golfe Persique rentreront « le plus tôt possible », a déclaré le ministre de la Défense, Art Eggleton, sans vouloir donner plus de précisions.Le ministre de la Défense, qui fait une visite de 48 heures aux troupes canadiennes stationnées au Koweït, a affirmé hier, au cours d'une conférence téléphonique, qu'il ne pouvait préciser pour l'instant la durée de la mission canadienne.« Nous sommes en discussion avec nos partenaires de la coalition, a-t-il dit, et même si nous constatons que Saddam Hussein respecte les termes de l'accord avec l'ONU, nous savons qu'il n'en a pas toujours été ainsi.Il faut donc être prudents et s'assurer que le message est bien compris par le leader irakien.» Le Canada avait dépêche en lévrier dernier une petite force composée de 300 militaires, de la frégate HMCS Toronto et de deux Hercules C-130 pour épauler les Etats-Unis et la Grande-Bretagne dans l'éventualité de frappes militaires contre l'Irak.Entre-temps, le secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, avait réussi à conclure un accord avec le président irakien portant sur l'inspection des « sites présidentiels », ce qui tempérait la crise qui faisait rage entre Washington et Bagdad à ce sujet.M.Eggleton a soutenu hier, après avoir rencontré l'émir du Koweït, que la présence de la force de coalition dans le Golfe avait un effet positif sur le respect des termes de l'accord passe entre l'ONU et l'Irak.Il a notamment constaté que le calme régnait dans la zone démilitarisée de 15 milles entre l'Irak et le Koweït.Il a également rapporte que la frégate HMCS Toronto a intercepté une quinzaine de bateaux dans le Golfe.« Il S'agissait d'inspections de routine », a précise le ministre.M.Eggleton a pris bien soin, avant de quitter le Canada, de se laire vacciner contre le bacille du charbon ( anthrax en anglais ).La coalition soupçonne en effet l'armée irakienne de stocker ce produit létal.L'inoculation tardive des troupes canadiennes contre le bacille du charbon avait suscité de-nombreuses critiques à l'endroit du ministère de la Défense en février.Par ailleurs, M.Eggleton n'est pas arrivé les mains vides au Koweït puisqu'il avait dans ses bagages 42 caisses de cale Tim Horton pour, a-t-il dit, « répondre à une *lim.indrs 1rs plus pressantes des militain madiens stationnes dans le Golfe ».Le ministre a souligne que les soldats des Forces armées faisaient bien leur travail, même s'ils ne portaient pas (le \\< tements d'été, i c ministre a précisé que les Canadiens envoyés dans !« désert koweïtien étaient aupai.i vaut en poste en Norvège.An i iggl< tOU a piofitf *iv ru se rue au Koweït pour faire avancer quelques projets commerciaux, dont la vente- a l'émirat par la compagnie canadienne Western Mm de 4*> camions.\u2022 Nouveau confort À l'achat de votre maison neuve, exigez le sceau de qualité Nouveau confort  m Jusqu'à 50 % d'économie sur vos frais de chauffage Espace de vie plus ensoleillé Qualité de l'air supérieure; 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jusqu'ici, les élections scolaires ont toujours eu lieu un dimanche, ce qui, croit-on à Québec, a nui à la participation des électeurs.Pour obtenir un amendement à la loi, Mme Marois devra avoir l'aval de l'opposition.Elle consultera aussi la Fédération des commission scolaires.» Encore la « gang du lac ¦ Futur chef du Parti libéral du Québec' Jean Charest est encore allé piger dans son cercle étroit de relations pour préparer sorç entrée en politique provinciale.Alain Cousi-neau est chargé de préparer le contenu de la campagne électorale de Jean Charest.M] Cousineau, dirigeant de la firme SECOR, tir lit .»t»> t»*»,-f» «\u2022«» »\"\\ i r- f*\\-y%%r\\f» I) \u2022 \u2022 « \u2022« .» .- /-I.w liii «.w t m %>fcOi j»w.\u2022»»«.j.».».nir directeur général du Parti libéral du Que-bec.Comme Paul Gobeil, Lisa Frulla, Charles Sirois, Robert Benoit/ Guy Savard et Claude Lacroix, M.Cousineau fait partie de la « gang du lac », des gens fortunés qui ont des résidences secondaires dans la région du lac Memphrémagog.t Denis Lessard v \u2022.7*: Le Tour de Nie Inscrivez-vous dès maintenant ! Formulaires d'inscription disponibles dans tous les magasins CANADIAN TIRE du Québec.EN COLLABORATION AVIC /,//\" 521 TOUR rock détente L IQÏJ f M mitflûmi TIRl CONUKOTAiK OFRCIU KStAU OFFICIEL MHSCtlPTlOrl I CAFETIERE POUR MASOCHISTE Nous pensons que le dessin est suffisamment explicite pour ne pas s'appesantir sur des détails qui pourraient s'avérer pénibles.rTEXTE ET DESSIN : JACQUES CARBLMAN \u2022t .th, ' -*t«i Au Québec, en 1998, une seule personne gagnera un salon privé VIP pour 10 invités au spectacle de Présente par Procter & Gamble Et cette personne écoute Paul Arcand le matin.Détailsà6h,7het8h î ¦ RADIO II MÉDIA mots 7 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 16 AVRIL 1998 mmm i \u2022mm Rocrevori h iten lel gratcrr temei 1L7 ça fait quand même quelque chose.Si votre entreprise fait ses interurbains d'affaires avec Bell, elle recevra Internet gratuitement pendant un an.| Profitez-en dès aujourd'hui et appelez-nous.Vous seriez fou de vous en passer.1 888 281-S 813 www.bell.ca/avantageinternet Certainei conditions s'appliquent.En affaires, il n'y a que des solutions.U.\u20224 B 10 ?LA PRESSE, MONTRÉAL, JLUDi 16 AVRIL 1998 Cyberpresse LUNDI MARDI MERCREDI Courrier Silicon Valley JEUDI\tVENDREDi \t| ^s
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