La presse, 17 avril 1998, B. Politique
[" B Montréal, vendredi 17 avril 1998 SCOTTI SUBARU \"Tous les avantages d'une sportive utilitaire, les défauts en moins» r /mois 24 mois 26^>669» ÉDITORIAL / OPINIONS / PETITES ANNONCES / MONDE ~?A rnocs, vefsornert.s initial de 3450 S ou échange équivalent.Taxes, transport et préparation en sus.20 000 km par année.4305.boni.MÉTROPOLITAIN Est / (514) 725-394 FEDERATION des contribuables C A N A D I E N S Une étude de la Fédération des contribuables canadiens dresse \u2022a liste des 25 êntiëpriSê ayant le plus bénéficié de l'aide financière du gouvernement fédéral entre 1982 et 1997.' millions S 1 \u2022 Pratt & Whitney Canada $949 2.De Havilland .425 3.Bombardier/Canadair 245 4.Le Groupe MIL inc.244 5.Air Ontario 241 6.Bell Helicopter Textron (Textron Canada) 224 7.Spar Aerospatiaie Liée 169 8.AirBC 133 9.Trentonworks Limited 127 10.Time Air inc.115 11.Marconi Canada 110 12.Canarie inc.104 13.AHtedSignal Aerospace Canada 103 14.Bombardier inc.101 15.Pétromont inc.95 16.Litton Systems Canada Limited 93 17.Curragh Resources inc.93 18.CAE Electronique Ltée 91 19.Air Nova 91 20.AHCell Technologies inc.87 21.Repap Entreprises inc.86 22.Air Atlantic 86 23.Messier-Dowty inc.75 24.American Motors Canada inc.67 25.Piedmont Airlines inc.67 Un « gaspillage» de 11 milliards La Fédération des contribuables canadiens dénonce Vaide accordée GILLES T0UPIN du bureau de La Presse, OTTAWA La Fédération des contribuables canadiens (FCC) a rendu publique hier une étude qui veut démontrer que l'aide financière apportée par Industrie Canada depuis 16 ans aux entreprises canadiennes est teintée de favoritisme politique et qu'elle est un puits sans fond où s'engouffrent inutilement les impôts des contribuables.Source: vanous Tammy Hoy - PC La Fédération affirme surtout que la plupart des prêts consentis à de grandes entreprises canadiennes dans le cadre du programme appelé Partenariat technologique Canada n'ont pas été remboursés.Le directeur de la FCC, Walter Robinson, a estimé hier que seulement 15 % de ces prêts remboursables \u2014 qui se chiffrent à 3,2 milliards \u2014 l'ont été.Il a également mis l'accent sur le défunt Programme de productivité de l'industrie de la défense dont seulement 8 % des 2,6 milliards de prêts ont été remboursés.« C'est un bilan affreux », a-t-il lancé.C'est ce dernier programme d'ailleurs qui a été remplacé par Partenariat technologique Canada ( PTC ) qui continue, rappelle M.Robinson, de subventionner ces mêmes compagnies avec l'argent tiré de la poche des Canadiens.M.Robinson croit que le gouvernement ferait mieux de diminuer les impôts des entreprises plutôt que de décider lui-même « des ga- gnants et des perdants » de l'industrie canadienne.Entre le 1\" avril 1982 et le 14 octobre 1997, souligne le rapport compilé grâce à la Loi sur l'accès à l'information, quelque 11 milliards de dollars d'aide ont été versés à 32 969 compagnies canadiennes.Cinq d'entre elles, dont trois du Québec, se partagent 18 % de la totalité de cette aide, soit un magot de 2,1 milliards.Il s'agit de Pratt &\u2022 Whitney ( 949 millions ), De Havi-land (425 millions), de Bombardier/Canadair ( 245 millions ), du Groupe MIL inc.(241 millions ) et d'Air Ontario ( 224 millions ).De plus, 49 % de ces 11 milliards, soit 5,6 milliards, ont été destinés à 75 des plus grosses et des plus prospères compagnies au pays.En commentant le rapport intitulé Corporate Welfare : A Report on six-tecn Years of Industry Canada Financial Assistance, le directeur de la section ontarienne de la FCC, Brian Kel-cey, a déclaré qu'il ne s'agissait là « que de la pointe de l'iceberg » et que l'étude ne tenait pas compte des milliards versés depuis des années par le gouvernement aux divers programmes de développement régional.« Nous sommes fondamentalement contre l'assistance sociale aux grandes entreprises », a déclaré Walter Robinson qui considère que ces pratiques minent la confiance de la population envers les institutions démocratiques.« Les gens perçoivent de plus en plus la politique d'aide gouvernementale aux industries comme un échange de bons services, peut-on lire dans le rapport.Les gouvernements favorisent ceux qui les appuient financièrement en temps d'élections.» M.Robinson rejette par ailleurs l'argument qui veut que la cessation de l'aide gouvernementale aux entreprises entraîne leur incapacité à rivaliser avec les compagnies étrangères souvent largement subventionnées.« Il appartient au gouvernement, explique-t-il, de négocier des accords internationaux et des traités afin que de telles pratiques ne soient pas permises.» De son côté, Ottawa a rejeté l'analyse de la FCC.Selon Bruce Deacon, directeur exécutif de Partenariat technologique Canada, l'approche choisie par la FCC « dénature les faits ».M.Deacon affirme que la plupart des prêts non remboursés par les grandes compagnies le seront avec le temps, ce dont ne tient pas compte le rapport.En ce qui concerne le PTC, il assure que des 3,2 milliards distribués sous forme de prêts, 2,25 milliards ont déjà été perçus et que le reste de la somme suivra avec les années.« Sans l'appui que nous donnons à notre industrie aérospatiale, explique M.Deacon à titre d'exemple, nous ne pourrions rivaliser avec nos concurrents étrangers largement subventionnés et nous ne serions pas au cinquième rang mondial de l'aérospatiale.» La FFC demande au ministre de l'Industrie, John Manley, que soit immédiatement démantelé le programme de PTC et qu'il entreprenne une enquête sur le non-recouvrement des prêts par son ministère.M.Robinson a de plus mis au défi les partis d'opposition et les députés libéraux d'arrière-ban de parrainer un projet de loi qui mettrait un terme à la distribution « aléatoire » des subventions aux entreprises canadiennes.Jean Charest Des employés du Conseil pour l'unité canadienne donnent un coup de pouce à Gharest DENIS LESSARD du bureau de La Presse, QUÉBEC Jean Charest peut compter sur des alliés puissants en prenant la tête du Parti libéral du Québec.Le Conseil pour l'unité canadienne a autorisé sans problème certains de ces employés à prêter main-forte au futur chef libéral.Alfred G.Pilon, directeur du bureau du Conseil pour l'unité canadienne à Québec, a même pris ses vacances annuelles expressément pour aller donner un coup de main à la campagne Charest jusqu'à la fin avril.Autre employée du Conseil à Québec \u2014 ils sont une demi-douzaine de permanents tous issus du Parti libéral du Québec sans compter de nombreux contractuels \u2014 Hélène Livernois a quant à elle obtenu sans difficulté un congé sans solde la semaine dernière, elle aussi pour participer à la tournée de Jean Charest au Québec.Les deux sont étroitement associés au Parti libéral du Québec et avaient occupé des postes stratégiques dans les cabinets politiques sous le régime Bourassa.M.Pilon était au cabinet de M.Bourassa tandis que Mme Livernois a toujours été dans l'entourage de Claude Ryan.Le président du Conseil, l'ancien ministre de John Turner Rémy Bujold, était d'ailleurs au lancement de la campagne Charest à Québec.a Le Conseil pour l'unité canadienne ne fait rien pour Jean Charest, il y a des gens du Conseil qui donnent un coup de main, mais c'est à titre personnel, ils sont débranchés de l'organisme », explique M.Pilon.« Mes patrons m'ont accordé des vacances annuelles, et j'ai l'intention d'aller donner un coup de main.C'est à titre purement personnel, je ne suis pas dans la structure de l'organisation Charest.J'aide à ramasser des informations factuelles pour le contenu de la campagne, indique-t-il.Ce que j'ai comme mandat, actuellement, s'arrête le 30 avril, n « Ils passent un peu de leur temps à la campagne de Jean Charest, on ne peut empêcher les gens de prendre des vacances ou des congés sans solde, ni d'avoir des activités politiques à l'extérieur de leur travail », souligne Marie-Josée Gariépy, porte-parole du Conseil pour l'unité canadienne à Montréal.Auraient-ils eu de tels congés pour d'autres activités politiques, sur la scène municipale par exemple ?« C'est une question hypothétique », répond Mme Gariépy.Il n'y a pas eu d'autres employés du CUC partis temporairement appuyer Jean Charest, assure-t-elle.Le Conseil avait un budget de 11 millions l'an dernier, des sommes provenant grosso modo à 60 % du secteur privé et à 40 % de subventions du gouvernement fédéral, pour des programmes comme Expérience Canada et le centre Terry-Fox.Les activités du bureau de Québec sont financées en totalité par le privé, explique M.Pilon Pour Mme Gariépy, les employés du Conseil à Québec \u2014 certains ont des contrats à temps partiel, préci-se-t-elle\u2014 doivent maintenir des tables dans 26 ré-j'.inns au Quéh«»r pour regrouper les leaders fédéralistes dans ces communautés.« C'est du territoire à couvrir », souligne-i-elle.On retrouve à Québec beaucoup d'anciens employés politiques libéraux qui avaient perdu leur emploi après la défaite de 1994.« Nous sommes tous associés au PLQ », note M.Pilon.On y retrouve aussi Pierre Méthot, ex-employé de cabinet de Pierre Paradis qui a des contrats du CUC, et Josée Noreau, recherchiste du PLQ, candidate défaite dans Portneuf, responsable des communications.À Montréal, le Conseil compte six employés auxquels il faut en ajouter six autres au Centre de recherche et d'information sur le Canada, dirigé par l'ancienne patronne de The Gazette, Joan Fraser.JE FIFTH CANADA/CARICOM PHOTOPC Invité à la table de la CARICOM.l'organisation qui regroupe 14 pays des Antilles, le premier ministre du Canada, Jean Chrétien, a tenu à rassurer les chefs de ces petits États en ce qui a trait à leur situation à l'intérieur d'une zone de libre-échange des Amériques.Apparaissent aussi sur le photo les premiers ministres des Bahamas ( à gauche ) et de la Grenade, MM.Hubert Ingraham et Keith Mitchcll.Le «parrain» Jean Chrétien courtise «sa famille» des Antilles VINCENT MARISSAL envoyé spécial, NASSAU, Bahamas Le.premier ministre Jean Chrétien s'est engagé au nom du Canada à défendre les intérêts des plus petits pays des Amériques qui craignent de se faire avaler et de disparaître dans une future zone de libre-échange étendue à toute l'hémisphère.Au cours d'un bref passage à Nassau hier, avant de s'envoler pour le Chili, M.Chrétien a officiellement lancé les négociations qui devraient mener, en théorie, à l'établissement de la zone de libre-échange des Amériques ( ZLEA ) d'ici 2005.Invité à la table de la CARICOM, l'organisation qui regroupe 14 pays des Antilles, le premier ministre a tenu à rassurer les chefs de ces petits États avant de les conduire à Santiago où débute aujourd'hui le deuxième Sommet des Amériques.« Je suis tout à fait au courant des problèmes auxquels sont confrontées les petites économies dans le nouvel environnement de globalisation des marchés» a dit M.Chrétien.Le Canada comprend que des mesures spéciales seront nécessaires pour les petites économies des Caraïbes.» La Conférence des Caraïbes esi composée de tous les pays de la région, à l'exception de la Republique dominicaine, qui ne joue qu'un rôle (l'observateur, et de Cuba, exclu en raison de son régime politique.Cuba participe toutefois fréquemment à titre d'invité et la CARICOM lui tend la main de plus en plus souvent.L'autre absent de la CARICOM, Haïti, deviendra officiellement membre à part entière de l'organisation en juin prochain.Les pays des Antilles et le Canada entretiennent des rapports particuliers depuis quelques années.Les leaders de cette région ont trouvé dans le Canada un allié assez grand pour influencer la communauté internationale et assez petit pour écouter et comprendre les plus petits pays, ce qui explique notamment que le premier ministre offre le vol dans l'Airbus du gouvernement canadien à « sa famille » des Antilies.Au sein du CARICOM, M.Chrétien est affublé affectueusement du surnom de « parrain » depuis 1996.À en juger par les craintes des chefs d'État réunis autour de la table hier, ils auront bien besoin d'un parrain pour défendre leur point de vue à Santiago et au cours des années de négociation qui suivront.«< Nous devons accorder la plus grande importance à ce qui doit constituer un traitement approprie pour les petites économies », a lance en guise d'introduction le premier ministre de la Grenade, Keith Mitchell.« Les pays des Caraïbes ont peur de ne pas trouver leur place dans les grands marc lies et de se retrouver exclus », résumait hier matin le ministre du Commerce extérieur du Canada, Sergio Marchi, au cours du vol Ottawa-Nassau.« Je les comprends, nous avions les mêmes craintes en 1988 avant le libre-échange avec les Etats-Unis.» M.Marchi croit que le Canada peut jouer un rôle utile pour faciliter tout en douceur l'entrée des 14 membres de la CARICOM au sein de la ZLEA.Il veut notamment leur proposer de former un genre de forum Canada-CARICOM qui sera chargé d'étudier les points délicats.« Qui dit Caraïbes dit soleil, plages et vacances.Mais ces pays ont plus à offrir que le tourisme dans un marché ouvert comme celui de la ZLEA », affirme Sergio Marchi.Par ailleurs, M.Marchi souhaite organiser un mission d'Equipe Canada dans les Antilles, un C>r7SR£SEHVfc> Des pommes et des oranges e ministre des Finances, Bernard Landry, aurait voulu choquer les fonctionnaires à la veille des négociations collectives dans le secteur public qu'il ne s'y serait pas pris autrement.Selon lui, expliquait-il dans une récente entrevue au Soleil, ces derniers n'ont pas à se plaindre.Mais il faudrait revoir à la hausse le traitement des cadres supérieurs et même éventuellement celui des élus.Conscient des remous que cette affirmation allait susciter, mais aussi convaincu de sa pertinence, il se disait même disposé à engager un débat de société là-dessus.¦¦¦¦.¦¦imiibiib II n'a pas eu à attendre longtemps pour que la riposte vienne.Dès le lendemain, les leaders syndicaux des fonctionnaires et des professionnels à l'emploi du gouvernement dénonçaient « cet espèce d'aristocrate pompeux » qui devrait renoncer à les « faire pleurer sur le sort des mandarins ».S'entêter à fixer la rémunération des plus hauts salariés en fonction de ce qui se paie dans le secteur privé est inéquitable, à leur avis, parce qu'une telle approche a comme conséquence de rendre « les riches encore plus riches et les pauvres encore plus pauvres ».Si cette réaction est révélatrice du climat qui prévaudra dans les prochaines négociations, on peut s'attendre à tourner en rond longtemps.Comme à chaque fois que l'on compare des pommes et des oranges.Car ce n'est pas en se basant seulement sur « le souci de la distribution de la richesse », invoqué par ces derniers, que le vrai problème sera posé dans son ensemble.Un problème qui ne se borne pas à assurer des conditions de travail décentes à tous les syndiqués, mais aussi à s'entendre sur l'effort collectif Pierre Gravel qui doit être consenti pour que l'appareil gouvernemental soit dirigé par des gens compétents.En d'autres mots, il ne s'agit pas d'évaluer combien contient la cagnotte disponible et de la partager également entre tout le monde, mais plutôt de la répartir selon les besoins de chacun.En tenant compte du contexte général dans lequel un État moderne et dynamique doit être en mesure de jouer son rôle.Or s'il est indéniable que les fonctionnaires, lourdement mis à contribution ces dernières années, ont raison d'estimer qu'il est temps de parler de rattrapage salarial, il est non moins vrai que le secteur public doit disposer, pour les postes de haut niveau, d'un pouvoir d'attraction susceptible d'assurer un recrutement de qualité.Sur ce.plan, le ministre Landry est tout à fait justifié de s'inquiéter.À moins de sombrer dans la pire démagogie et de vouloir à tout prix le nivellement par la base, on doit admettre qu'il n'est pas normal qu'un sous-ministre gagne souvent moins cher que plusieurs de ses subordonnés ou que des cadres de PME qui sont généralement loin d'avoir autant de responsabilités.Ou encore un ministre qui reçoit le tiers de ce qu'il pourrait toucher s'il retournait à la pratique de sa profession.La référence au secteur privé ne saurait évidemment devenir un critère absolu et il n'est pas question d'établir une comparaison bêle entre un président de la SAQ, un sous-ministre de la Justice ou même le premier ministre et un président de banque ou un cadre supérieur de G M ou de Bombardier.Mais il faudrait au moins avoir l'honnêteté de se demander combien on est disposé à payer pour se doter d'une administration supérieure à la hauteur de nos besoins et de nos exigences.C'est le sens du débat public proposé par le ministre.Il faut espérer qu'on s'y engagera bientôt.Sans tomber dans la confusion qui a déjà accueilli cette suggestion.Si c'est encore possible.LA BOÎTE AUX LETTRES Le syndrome Yamoussoukro et la Grande Bibliothèque ¦ Madame la ministre Louise Beau-doiti connaît sûrement ce beau pays d'Afrique occidentale, la Côte d'Ivoire.M.Félix Houphouët-Boigny a étc président de ce pays de 1960 jusqu'à son décès, en 1993.En 1986, alors que l'économie nationale était en pleine dépression, le président vieillissant a fait construire dans la savane de son village natal Yamoussoukro ( population estimée à 100 000 habi-lants en 1988), la cathédrale No-tre-Dame-de-la-Paix, qui est la plus grande cathédrale catholique au monde, construite sur le modèle de la Basilique de Saint-Pierre, à Rome.Or, seulement 20 % des Ivoiriens sont de religion chrétienne, alors que 20 % sont musulmans et que les 60 % restant pratiquent toujours leurs religions traditionnelles En construisant sa cathédrale, le président a sûrement frappé l'imaginaire de son peuple.Mais le symbole qu'il a érigé est plus représentatif de la grandeur du président que de la foi chrétienne des Ivoiriens.Dans les pays développes et démocratiques, on a !'habitude d'ériger des symboles à la suite d'un Beaudoin événement ou d'une réalisation auxquels toute la population s'associe, pas seulement une personne ou une élite.À mon avis, plutôt que de construire la Grande Bibliothèque du Québec pour créer un symbole, il vaudrait mieux investir les 80 à 100 millions prévus dans les bi-bliothbques municipales et scolaires, là où le besoin s'en fait sentir, et particulièrement dans la ville de Montréal.Quand la culture v pas seulement l'humour ), la littérature ( pas seulement les romans d'amour ) et la connaissance ( pas seulement en parapsychologie ) auront repris de la vigueur au Québec, il sera temps de symboliser notre culture par un grand édifice.Jean TRÉPANIER Montréal Jean Charest doit se faire élire ¦ Le Québec attend que monsieur Jean Charest daigne nous présenter sa politique constitutionnelle.Le Québec s'attend aussi à ce que le chef du Parti libéral occupe un siège à l'Assemblée nationale et travaille, ce que Jean Charest juge inutile.Jean Charest doit vivre sa politique sur le terrain si on veut une politique inspirée d'ici et non téléguidée d'Ottawa.Un chef de parti sans siège donne l'impression d'un paresseux qui quêtera ses idées à Ottawa.Un politicien d'Ottawa qui refuse de faire son ouvrage dans le seul but d'cmpei her la de mocratle ( tenue d'un référendum ) Jean Charest n'a pas le droit moral de s'opposer sans proposer de solution de rechange.On ne peut pas toujours dire non sans jamais suggérer de solution positive.L'argent ne suffit pas pour acheter une colonne vertébrale, du courage et des votes.L'incertitude vient surtout du fait qu'un parti fédéraliste n'a JAMAIS réussi à se convaincre qu'il existe un moyen de faire un nouveau Canada sans humilier le Québec.L'argument de l'incertitude que Jean Charest utilise pour nous faire peur est en réalité la peur de l'échec historique des libéraux qui, elle-même, génère l'incertitude.Monsieur Charest, si vous croyez au Canada, prouvez-le.Michel LAUZON Saint-Jean sur Richelieu Les victimes oubliées de l'hépatite C ¦ Depuis un certain temps, les journaux font amplement mention du cas de ces milliers de gens qui auraient été atteints du virus de l'hépatite c à la suite de transfusions sanguines effectuées particulièrement dans les années 1986 a 1990.Le recours collectif d'un groupe de ces victimes aurait abotltl à un dédommagement en leur faveur sous la forme d'une compensation monétaire approchent un montant de cinquante mille dollars par personne atteinte durant cette période, ce qui est bien peu pour une vie gâchée.Quant aux personnes atteintes du même virus avant 1986, elles ne recevraient rien, du moins jusqu'à nouvel ordre.Il y aurait donc deux catégories de victimes pour la même maladie.Et c'est sur ce fonds d'une incommensurable injustice que se joue maintenant ce qu'on peut appeler le drame de l'hépatite C.Cette tragédie cache mal la négligence de la Croix Rouge et du gouvernement canadien qui savaient que des tests de dépistage de l'hépatite C existaient et étaient déjà utilisés aux États-Unis depuis des années.Mais pour réaliser des économie, semble-t-il, on a laissé des milliers de gens courir le risque d'être contaminées par du sang avarié, ce qui a eu pour conséquence que plus de 60 000 personnes qui croyaient avoir reçu un passeport de survie par une transfusion sanguine, ont été mises à leur insu sur une liste de futurs cancéreux du foie.Et maintenant on lésinerait encore, pour une raison de gros sous, à dédommager toutes les victimes, previlegiant exclusivement les quelque 22 000 qui auraient contracte le virus dtirant la seule période couvrant 1986 à 1990.C'est un peu comme si on avait fait, après la dernière Guerre mondiale, deux catégories d'ex-combattants blesses sous prétexte qu'une partie des combattants au- raient été blessés avant la journée prévue pour le combat.Guy MILOT Montréal Du grand théâtre ! ¦ Exalté et atteint par un courant de bonheur : c'est ainsi que je me suis retrouvé à la sortie de L'Abdication, de Ruth Wolff, un pièce présentée ces jours-ci au Théâtre de Quat'sous.Pourquoi vouloir partager cet éblouissement ?Parce qu'il est rare, il me semble, de trouver au théâtre la satisfaction que donne le spectacle d'une telle réussite.De-cor, mise en scène, interprétation et texte : l'enchevêtrement de tout cela produit un tissu d'humanité d'une étonnante richesse.Voici de la grandeur empreinte de toute la fragilité de nos âmes pleines de contradictions.L'effet produit est remarquable.De la première à la dernière réplique, cette pièce est du théâtre, du grand théâtre î Jean-François NADEAU Montréal N.B.¦ La Presse accorde priorité sous cette mhrimiê» msx h'ttnt nui fatit suite' et la maison ou à bord de ma voiture, je reçois facilement cette radio dans un rayon d'au-delà de 250 km le jour; il m'est même arrive, lors de vacances d'été aux États-Unis, de la capter le soir en Caroline du Sud.C'est que le 690 AM est une fréquence réservée en vertu d'ententes internationales, ce qui signifie qu'aucune «mire st.ition de radio n'est autorisée à émettre sur cette longueur d'onde sauf si elles se situent dans des zones très éloignées ne pouvant créer d'interférence.L'avantage de la transmission des ondes de fréquence moyenne, modulées en amplitude ( MA ou AM en anglais ) repose sur le fait que c'est une onde dite de terre ( en anglais « ground wave » ) qui se disperse en rasant le sol, se défiant des montagnes ou autres obstacles tels ponts, viaducs ou gros édifices dans les villes.Au contraire, le mode de transmission par modulation de fréquence ( MF ou FM en anglais ) utilisant de très hautes fréquences de radio se comporte très différemment et le signal émis est très facilement atténué ou dévié par un obstacle ou structure se dressant sur son trajet.Il faut donc comprendre, à titre d'exemple, que pour capter Radio-Canada FM en voiture, sur la route reliant Montréal à Québec, il faudra dorénavant utiliser plusieurs stations reliées en réseau.Autrement dit, on devra « pilonner » de trois à quatre stations pour recevoir, en continu, une émission de Radio-Canada quand on se déplacera entre la métropole et la capitale, comme conséquence de ce changement de mode de transmission-radio.Sur le plan politique, ce changement comporte des conséquences qui affectent les auditeurs francophones de Radio-Canada au v/»ivi»vv.LA v.iviv- appiiCfut, m.vt'iiiiiiv i '«SI»** 0* bien plus beau véfo / inscrivez-vous dès maintenant ! Formulaires d'inscription disponibles dans tous les magasins CANADIAN TIRE du Québec.EN COLLABORATION AVEC W COtftAMDrTAJtf OFFICIEL KSatl OFFICIEL D'INSCRIPTION Info 521 TOUR La Presse Sahara occidental : le Maroc s'en nrend à l'ONU d'après AP RABAT L'ambassadeur itinérant marocain Ibrahim Hakim, chargé du dossier du Sahara occidental, a déclaré hier qu'il ne pouvait « imaginer que l'ONU puisse fuir ses responsabilités en mettant fin au mandat de la MINURSO ( Mission des Nations unies pour le référendum au Sahara occidental ».Ibrahim Hakim, qui s'exprimait lors d'un point de presse organisé dans la capitale marocaine pour informer des résultats de sa tournée européenne des deux derniers mois, a critiqué l'approche onusienne du dossier.« L'ONU traite de la même manière les questions subsidiaires el le problème de fond qui est celui de la participation au référendum de tous les Sahraouis ».Commentant le dernier rapport du secrétaire général de l'ONU, dans lequel Kofi Annan menace de reconsidérer la mission de la MINURSO en raison des retards pris dans le processus d'identification des électeurs pour le référendum, Ibrahim Hakim a juge « à titre personnel » que ce document constituait une avancée : « il reconnaît l'existence d'une crise et que la cause de cette crise est le problème de la participation au référendum de toutes les tribus sahraouies, ce que le Polisario refuse ».« En ce qui concerne les tensions existantes, elles ne sont pas entre les parties, mais entre le Polisario et l'ONU, c'est le Polisario qui refuse d'appliquer les termes du plan de paix », a précisé l'ambassadeur marocain, qui a accusé l'Algérie d'être le mentor du mouvement séparatiste.S'agissant du respect des dates fixées nar l'ONU* Ibrahim Hakim a estimé que « la MINURSO voit les choses d'une manière mathématique, or ce n'est pas une équation : la date du référendum doit être fixée en fonction de la nature du problème ».Prévu pour le 7 décembre 1998.l'organisation du référendum d'autodétermination au Sahara occidental a peu de chance d'être respectée.Le processus d'identification devrait en effel être rallongé de deux mois, tandis que les opérations de déminage dureront huit semaines supplémentai res.Après les accords de Madrid en 1976.l'Espagne avait remis l'administration du Sahara occidental au Maroc et à la Mauritanie.Le Polisario avait alors décidé de mener une guérilla d'abord contre les deux pays et, depuis 1979 ( accords de paix avec la Mauritanie ), contre le seul Maroc.Le 6 septembre 1991, un accord de cessez-le-feu était signe entre le Maroc et le Polisario.On reconnaît un bon lecteur m mm y5f >X~.y m a sa haute fidélité.La Presse rejoint lîy^rJl des acheteurs d'équipement audio-vidéo : lecteur de disques compacts, chaîne stéréo, téléviseur couleur, magnétoscope, jeu vidéo, équipement audio portatif et téléphone cellulaire.Alors, si vous souhaitez vous bâtir une clientèle fidèle, placez votre annonce dans La Presse.(514) 285-7306 Source: I.'KOIP PMB L Montréal français, adultes de 18 ans et plus qui ont un revonu familial de C0 000$ et plus, deux parutions en semaine, une le samedi. LA PRESSE.MONTRÉAL.VENDREDI 17 AVRIL 1998 400 Services personnels 322 CLUBS, HOTELS, M* RESTAURANTS JLL CLUBS.HÔTELS, RESTAURANTS 327 COIFPURE.ESTHETIQUE 331 AIDE CUISÎNIER(E) pour Oéfeuner et dîner Se présenter au Presse Café, 930 Sf-Cathenoe Ouest.BAR MANIAI D) Ecole des \u2022'ps 849 2828 placement BISTRO centre-sud.30 cou-vertsservice.cherche cuis, a dit Le Kugc Joyal.Mon magasin mon style DEPUIS 1670 ARTICLES JOCKEY FOR HER A LA BAIE \\ I i ¦ hockey lingerie de jour Jockey For Her Comprend des minislïps à taille haute, des slips en tricot de coton, des culottes, des brassières, des dessous Jockey Silks et davantage.Tailles courantes et fortes.Nos prix ord.6,50 $ à 22 $.Solde 4.87 $ à 16,50 $ ch.Collants fins et chaussettes Jockey For Her Sur nos prix ordinaires.Collants fins, rayon 225.JOCKEY Prix de solde en vigueur du samedi 18 avril au dimanche 10 mai.ARTICLES JOCKEY FOR HER EN SOLDE A LA BAIE B 12 U\\ PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 17 AVRIL 1998 -»-.*¦'»>¦*'\u2014 Le samedi 18 avril et le dimanche 19 avril, au lieu de vous donner un mille de voyage AIR MILES\"1 >our chaque tranche de 20 $ dépensée, la Baie double la distance en vous donnant 2 milles de voyage »our le même montant d'achat.Et si vous utilisez votre carte la Baie, on double notre offre de nouveau! pour le même montant d'achat.Et si vous utilisez votre carte la Baie, on double ne JOUR BAIE! 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