La presse, 21 avril 1998, B. Politique
[" B Montréal, mardi 21 avril 1998 Politique La Presse ÉDITORIAL / OPINIONS / CYBERPRESSE / ARTS ET SPECTACLES Fusion des services d'emploi: du sable dans l'engrenage DENIS LESSARD du bureau de La Presse, QUÉBEC Pour des milliers de prestataires de l'assurance-emploi, le transfert des responsabilités vers le gouvernement du Québec a eu des conséquences désagréables : leurs chèques ont subi des retards depuis le début avril, une situation qu'on promet de redresser rapidement.Pour 13 000 personnes qui bénéficient de programmes de formation, les chèques d'assurance-emploi attendus le jeudi précédant Pâques ont été reportés au mardi suivant.Un retard aussi s'est produit pour 9000 autres chèques émis la semaine suivante, d'indiquer hier M.Pierre Baraby, porte-parole de la ministre de l'Emploi, Louise Ha-rel.Québec émet les chèques aux chômeurs qui suivent des programmes de formation depuis le transfert des mesures actives le 1er avril dernier.Or, un décalage d'une journée ou deux dans le transfert des données sur bande magnétique, conjugué au congé pascal, a occasionné ces retards regrettables mais qui ne se reproduiront pas, assure M.Baraby.À l'avenir, ces chèques devraient même être émis une journée avant : les données seront transmises dans la nuit du dimanche au lundi, explique Jacques Godbout, coordonnâtes à Emploi Québec.« C'était une période de rodage », expli-que-t-il.Sur l'ensemble du territoire du Québec, on compte mettre en place d'ici décembre 150 centre locaux d'emploi ( CLE ), des guichets uniques regroupant les anciens centres travail Québec, des bureaux régionaux de la Société québécoise de la main-d'oeuvre ( SQDM ) et des services d'emploi des bureaux fédéraux d'assurance-chômage.Mais ce n'est que dans deux ans que le processus de transfert des 1084 employés fédéraux vers Québec sera complètement terminé.Au surplus, le fameux « guichet unique » évoqué dès 1990 par la coalition des patrons et des centrales qui avaient les premiers réclamé le transfert d'Ottawa reste plutôt théorique ; les centres de ressources humaines du Canada continueront d'émettre les chèques d'assurance-emploi.Seules les mesures « actives », les stages et les cours, sont passés sous la responsabilité de Québec.Mais la mise en place du nouveau régime occasionne des frictions au sein de la structure québécoise.L'ancienne Société québécoise de développement de la main-d'oeuvre est devenue la commission des « partenaires » et ses rôles et responsabilités face aux mesures actives de formation causent depuis des mois des grincements de dents.Plusieurs au sein de ce groupe soulignent que l'on est convenu difficilement d'une entente temporaire, pour trois mois, sur la gestion des programmes de main-d'oeuvre.La plupart des groupes présents \u2014 les syndicats comme les patrons \u2014 jugent que Québec veut mettre beaucoup trop de ressources dans l'obligation faites aux jeunes de s'inscrire à des - parcours de formation.Dans un avis soumis personnellement le 9 décembre à la ministre Louise Harel \u2014 son cabinet niait même l'existence d'un tel document \u2014 le comité avi-seur jeune de la SQDM s'opposait catégoriquement à la mise en place d'une obligation pour les jeunes.Gérald Larose de la CSN, observe comme d'autres, que beaucoup d'efforts dans le plan de Québec risquent d'être accaparés par l'obligation qu'on prévoit .imposer aux jeunes bénéficiaires \" de l'aide sociale.0 « Les partenaires ne camionneront pas une mesure où ils ne peuvent pas donner des orientations fermes.Il faut qu'on soit capable d'orienter les destituées », observe pour sa part Gérald Ponton, de l'Alliance des manufacturiers.4 V Charest soulève un tollé déficit zéro est loin de fc DENIS LESSARD QUÉBEC À sa première prise de position sur les finances publiques du Québec, le futur chef libéral, Jean Charest, a soulevé un tollé.Dans les milieux d'affaires on n'approuve pas ce nouveau plan de match et dans les cercles syndicaux on ne croit tout simplement pas que l'ancien chef conservateur ait subitement changé son credo sur les questions sociales.« Reporter l'objectif du déficit zéro d'un an serait une erreur, on n'a pas d'alternative », affirme Gérald Ponton, président de l'Alliance des manufacturiers.Pour Gérald Larose, de la CSN, la prise de position subite de M.Charest n'est pas crédible pour un politicien qui « pendant des années a été plus à droite que son parti.C'est tout bêtement de l'opportunisme politique ».M.Ponton avait été un joueur important des sommets économiques où le gouvernement, les patrons et les syndicats s'étaient entendus sur le déficit zéro pour 1999-2000.« Toute la société s'était alors entendue sur un objectif, j'espère qu'on n'a pas fait cela en vain, et que les politiciens vont restreindre leurs appétits partisans; ce serait trop facile pour eux de se payer la traite et se remettre à dépenser », lance M.Ponton.La veille, devant 2500 partisans à Saint-Léonard, l'aspirant chef libéral avait attaqué le gouvernement Bouchard et soutenu que l'objectif du déficit zéro ne devait pas être un dogme.« Quand il s'agit de faire des choix entre le déficit zéro et les services de base ( en santé ), il faut choisir, quitte à re- tarder le déficit zéro d'un an s'il le faut.Ça relève du gros bon sens », avait dit le futur chef libéral.Dans la communauté des affaires, Pierre Cléroux, porte-parole de la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante, est lui aussi opposé au report du déficit zéro.« On pensait que Québec n'allait pas assez rapidement.Selon nous le déficit zéro aurait dû être atteint un an plus tôt », indique M.Clé-roux.En fait la seule approbation à la déclaration de Jean Charest est venue de son futur parti.Bien que le PLQ ait voté unanimement pour la loi anti-déficit, qui prévoit l'objectif zéro pour 1999-2000, Jacques Chagnon, critique libéral sur les finances publiques, souligne « qu'il n'y a pas d'hérésie dans ce que dit M.Charest ».« Quand on a des médecins disponibles, des salles d'opération mais qu'on n'opère pas parce qu'on n'a pas d'argent, c'est que les services de base ne sont pas offerts, c'est qu'on est allé trop loin dans les compressions », indique M.Chagnon.Syndicats opposés Pour Clément Godbout, de la Jean Charest FTQ, « retarder l'échéancier quand on est frappé tout de même cela pourrait être plus dommageable.On ne ferait que balayer sous le tapis».Jean Charest y va d'un coup bas en lançant son idée.« On s'est tous entendu sur l'objectif, ce qu'on reproche au gouvernement ce sont les moyens choisis pour y arriver », dit M.Godbout.Ses collègues syndicaux Gérald Larose ( CSN ) et Lorraine Page ( CEQ ) étaient sceptiques.La CEQ avait il y a longtemps pris ses distances du déficit zéro, mais Mme Page considère que « si M.Charest avait été là au début, quand oncon-nait ses orientations il n'aurait pas fait autre chose que le gouvernement actuel ; maintenant que les dégâts sont faits il peut se donner bonne figure ».« J'aimerais croire M.Charest, mais je ne le crois absolument pas.S'il prend le pouvoir, le déficit zéro sera chose faite.Mais surtout, Jean Charest a fait carrière à droite, un virage comme celui de dimanche me laisse bien sceptique », explique M.Larose.Pour lui, Jean Charest a un an de campagne à faire, et « va souffler le chaud et le froid pour ratisser le plus large possible ».Le programme c'est plus tard « Sur le programme il n'y a rien de couché sur le papier, et il n'a pas l'intention de se laisser bousculer », dit le sénateur conservateur Jean-Claude Rivest, pour qui M.Charest est essentiellement dans une tournée de prise de contact avec ses militants.Les prises de position actuelles de M.Charest « ne sont pas beaucoup plus que des orientations, tout ce qu'il dit c'est que le déficit zéro n'est pas un dogme », selon lui.En outre M.Charest ne peut formellement s'alimenter à la commission politique du PLQ, avant le 30 avril, date où il succédera à Daniel Johnson comme chef libéral.C'est à compter de ce moment qu'il parlera comme chef du PLQ.Conseiller de Jean Charest dans le dossier constitutionnel, M.Rivest souligne par ailleurs qu'il n'y a pas de presse pour Jean Charest à voir adopter la déclaration de Cal-gary.« Tout dépend si cette déclaration correspondait aux convictions profondes du Canada anglais ou si c'était plutôt un geste pour aider Daniel Johnson », observe M.Rivest, penchant clairement pour le second scénario.« Jean Charest a beaucoup moins besoin de Calgary que M.Johnson pouvait en avoir besoin », souligne M.Rivest.Calgary reconnaissait le « caractère unique » du Québec, mais les programmes du Parti conservateur et du Parti libéral du Québec retiennent la formule de Meech et de l'entente de Charlottetown, voulant que le Québec soit une « société distincte ».L'opposition tente de secouer la torpeur des Communes Preston Manning pratique le détournement de débat et le bloquiste Stéphan Tremblay quitte la Chambre en emportant sa chaise GILLES T0UPIN du bureau de La Presse, OTTAWA Entre vaudeville et fronde, la session parlementaire a repris hier avec la perspective d'un menu législatif minceur et une opposition qui tente par tous les moyens de sortir de l'ombre où l'a plongée le style de gestion du gouvernement Chrétien.Ainsi, le chef de l'opposition officielle, Preston Manning, a sciemment détourné hier aux Communes le débat sur le projet de loi C-39, portant sur la création du territoire du Nunavut, pour se lancer dans une philippique de plus de deux heures contre le Sénat.Le chef réformiste reproche au premier ministre Jean Chrétien ses 28 nominations « partisanes » à la Chambre haute et redemande une réforme complète de l'institution, dont l'élection populaire de ses membres.De son côté, le plus jeune député du Parlement, le bloquiste de 24 ans de Lac-Saint-Jean, Stéphan Tremblay, est sorti dépité de la vénérable enceinte législative, portant son énorme fauteuil de parlementaire sur la tête.Il a annoncé aux journalistes qu'il rentrait chez lui à Aima, avec son fauteuil, pour débattre de l'utilité et de l'efficacité du siège en question.M.Tremblay, qui n'avait pas prévenu son chef, Gille Duceppe, de son action, a déclaré qu'il se sentait de plus en plus dépourvu de tout pouvoir aux Communes.Il a déclaré que les hommes politiques baissaient les bras face à une mondialisation de l'économie « où l'intérêt économique d'une minorité surpasse la recherche du bien-être collectif ».M.Tremblay retourne donc auprès de ses électeurs mais il n'abandonne pas, a-t-il précisé, son siège de député et l'enveloppe annuelle de 91 000$ qui raccompagne.Il pense reprendre sa place au Parlement dans deux ou trois jours.Pince-sans-rire, le chef du NPD, Alexa McDonough, a déclare qu'elle ne voyait aucun Inconvénient à ce que les gens du Bloc par- PM0T0PC Preston Manning a sciemment détourné hier aux Communes le débat sur le projet de loi C-39, portant sur la création du territoire du Nunavut, pour se lancer dans une philippique de plus de deux heures contre le Sénat.Le chef réformiste redemande une réforme complète de l'institution, dont l'élection populaire de ses membres.tent mais elle aimerait bien qu'ils laissent les meubles là où ils sont.Est-ce là l'allure que prendront ces 32 dernières journées de ses Sion parlementaire avant les grandes vacances ?De l'avis des; partis d'opposition, le menu législatif est si mince que ces derniers n'ont d'autre choix que de chercher ailleurs que dans les projets de loi au feuilleton pour en découdre avec le parti au pouvoir.Pour sa part, le gouvernement de Jean Chrétien \u2014 toujours très prisé si l'on se fie aux récents sondages \u2014 a l'intention de ne rien donner à gruger à une opposition qui se cherche.De là l'utilisation, hier, par Preston Manning du prétexte d'un article du projet de loi sur le Nunavut, article qui prévoit la nomination d'un nouveau sénateur, pour ramener quelque peu au diapason de ses préoccupations l'ordre du jour de la Chambre.Le Bloc québécois, pour sa part, n'est pas revenu à la charge avec son cheval de bataille d'avant Pâques, le projet de loi omnibus C-28 modifiant la loi de l'impôt sur le revenu.Ce projet de loi, selon le Bloc, mettait le ministre des Finances, Paul Martin, dans une situation apparente de conflit d'intérêts en ce qu'un de ses articles semblait octroyer des privilèges à sa compagnie maritime, la Canadian Steamship Lines.Le premier ministre Jean Chrétien a rejeté maintes fois ces allégations.Le projet de loi sera vraisemblablement adopté cette semaine.¦ ¦* Bref, tous les partis d'opposition, le Bloc y compris, se sont donné le mot pour mener une charge générale contre l'attentisme du gouvernement dans le dossier des fusions bancaires et contre le ministre de la Santé, Allan Rock, et sa politique de dédommagement des personnes victimes de l'hépatite C en raison de transfusions de sang contaminé.Le ministre de la Santé, qui fuit les médias ces jours-ci, arrive de moins en moins à justifier que seront dédommagées seulement les victimes qui ont contracté le virus entre 1986 et 1990.Outre la dizaine de projets de loi que le gouvernement veut faire adopter d'ici le 25 juin, le gouvernement déposera vraisemblablement de nouveaux projets, dont un régissant le comportement des banques étrangères en sol canadien.Mais il ne fera rien de toute évidence pour briser la quiétude de sa lune de miel avec les électeurs canadiens.L'AIDE AUDITIVE Des milliers de malentendants ont retrouvé leurs activités grâce à l'aide auditive.Elle est si petite et se glisse confortablement dansToreille.^ViJtI Laflamme & Associés Audioprothésistes - MONTREAL-BP.', rue Sherbrooke Est LAVAL 1435.boul St-Marttfl Ouest, bureau 300 522-6181 s 1 800 422-6181 > BELOEIL 365.boul Laurier, bureau 101 STJEAN 349-1 2GO 900 bout du Séminaire bureau 140 -LONGUEUII__ 522-6181 99 place Chanes-Lemoyne bureau 102 GRANBY 320 boul Lecierc Ouest, bureau 8 *Lp modèle tllur.tre n'est pas couvert pot la RAMQ Une prothèse auditive SANS FRAIS ET SANS LIMITE D'ÂGE selon les règles de la Régie d'assurance-maladie du Québec/ i û ê * B2 LA PRESSE, MONTRÉAL.MARDI 21 AVRIL 1998 Editorial La Presse André Desmarais pkfsident du conseil d administration Roger D.Landry président et i diteuk Claude Masson éditeur adjoint Marcel Desjardins directeur de i/information Alain Dubuc i ditorial.iste en chef Un libre-échange boiteux?Frédéric Wagnière Après le premier Sommet des Amériques, il y a quatre ans à Miami, tout semblait si simple.Les pays allaient être admis dans la zone de libre-échange des Amériques lorsque leurs institutions seraient compatibles avec celles des pays développés.Et, bien sûr, les États-Unis allaient être le maître-d'oeuvre de ce projet.Pourtant, le bilan du Sommet de Santiago, qui vient de se terminer, est beaucoup plus nuancé.Et, espérons-le, plus réaliste.- i Tout d'abord, le rôle central des États-Unis a été passablement modifié.Avec les trois quarts de la production économique des deux Amériques, il est normal qu'ils dictent plus ou moins le rythme de l'intégration économique.Les autres pays n'ont cependant plus à craindre que Washington tente de brûler les étapes et utilise sa puissance économique pour obtenir des concessions dans d'autres domaines.En effet, le président Clinton n'a pas réussi à obtenir l'autorisation du Congrès de négocier des accords de commerce selon la procédure de la voie rapide.Cela signifie qu'à toutes fins utiles, il n'est pas capable de négocier un accord de libre-échange.Les délibérations au Congrès ont, du reste, clairement démontré que les États-Unis pensent beaucoup plus aux problèmes de la drogue et de l'immigration clandestine qu'au commerce lorsqu'ils préparent leur politique latino-américaine.Washington ne mise plus complètement sur le C'est reparti! Février 1994: Ottawa et Québec baissent les taxes sur le tabac pour mettre fin à une florissante contrebande.Le prix d'une cartouche passe de 38 à 21 S.D'emblée, on annonce que ce répit fiscal sera temporaire, le temps de démanteler les réseaux de contrebandiers.¦¦m w.¦¦¦¦ ¦¦¦¦ Février 1995 : Québec et Ottawa haussent les taxes sur les cigarettes.Le prix d'une cartouche dépasse le cap des 23 $.Novembre 96 : nouvelle augmentation, la cartouche coûte maintenant 26 $.Février 98 : les taxes montent encore et une cartouche coûte une trentaine de dollars.Il s'agit d'une hausse modeste, disent les deux ministres des Finances, qui ne relancera pas les réseaux parallèles.Ah non ?C'est vrai que la contrebande de cigarettes n'a pas retrouvé sa vigueur d'il y a quatre ans.Mais, selon un article publié fin mars dans La Presse, les livraisons de cigarettes ont décuplé dans les réserves mohawks de la région de Montréal.Et ce n'est pas pour la consommation locale.Pour l'instant, ce sont quelques dépanneurs qui profitent de l'exemption fiscale, qui n'a pas encore eu d'impact sur le prix de vente au détail.Mais, manifestement, les réseaux que l'on croyait avoir été démantelés sont en train de se reformer.Rien de surprenant là-dedans.La contrebande séduit par son attrait économique.Pas d'attrait, pas de marché noir.Et inversement.Aujourd'hui, la différence entre les cigarettes taxées et celles qui échappent au fisc est d'une dizaine de dollars la cartouche.Le seuil psychologique favorisant massivement le marché noir n'a peut-être pas encore été franchi.Il ne doit pas être bien loin.Agnès Gruda développement économique, qui est censé accompagner le libre-échange, pour diminuer l'attrait économique du trafic de drogue et amener les gens à se chercher un emploi ailleurs.Cette évolution de la pensée américaine a permis aux Sommet de Santiago de mettre l'accent sur des projets sociaux qui, en plus de la lutte contre la drogue, comprennent l'éducation, les droits de l'homme, le développement du système juridique et la santé.Le Sommet de Santiago a donc été plus franc et plus honnête que celui de Miami.Si les États-Unis veulent obtenir quelque chose, ils doivent le négocier ouvertement et non par des moyens détournés.Les conclusions du sommet reflètent aussi la diminution de l'importance du libre-échange avec l'Amérique du Nord pour les principales économies sud-américaines.Le Mercosur, un marché commun qui réunit le Brésil, l'Argentine, l'Uruguay et le Paraguay, s'est révélé un puissant outil de développement économique en éliminant la substitution des importations, une pratique très répandue en Amérique du Sud, où l'on fabrique de tout, à des coûts trop élevés pour une qualité médiocre.À cela s'ajoutent de nouvelles possibilités d'exporter grâce à l'ouverture des marchés mondiaux, à la suite des négociations du GATT.Le Chili est bien placé pour le savoir, parce qu'il a signé un accord de libre-échange avec le Canada et qu'il est associé au Mercosur.Or, ce pays a maintenant l'intention d'intensifier ses relations avec ses voisins, plutôt que de chercher à tout prix un accord avec les États-Unis.Enfin, la crise financière en Asie oblige les gens à corriger leurs prévisions économiques pour l'Amérique du Sud.Les crédits, nécessaires à l'achat d'entreprises d'État ou à la création de nouvelles industries, sont devenus beaucoup plus coûteux, reflétant ainsi le risque, insoupçonné jusqu'à récemment, que la mondialisation fait courir aux nouvelles industries des pays sous-développés.Et n'allez pas leur dire que le libre-échange y remédiera, car le Mexique a connu sa crise financière après avoir embrassé le libre-échange ! Le Sommet de Miami avait suscité un vif engouement pour le libre-échange, de l'Arctique à la Terre-de-Feu, mais personne n'avait songé aux difficultés d'établir des relations aussi intenses entre deux des pays les plus avancés au monde et 33 pays sous-développés ou moyennement industrialisés.L'Europe de l'Ouest, où les écarts de développement sont pourtant dix fois moins marqués que dans les Amériques, continue à connaître des problèmes importants 40 ans après les débuts de l'intégration économique.Le libre-échange des Amériques reste un objectif important, mais le Sommet de Santiago a montré qu'il y d'autres domaines où la collaboration de l'Arctique à la Terre-de-Feu est aussi nécessaire.Peut-être que les Brésiliens et les Argentins ont raison en affirmant qu'un bloc économique régional demeure le moyen le plus sûr d'atteindre un haut niveau de développement économique.Quant au libre-échange, il permettrait d'éliminer les obstacles entre les blocs régionaux, dans le cadre de l'Organisation mondiale du commerce.L'important est de garder l'esprit ouvert et de ne pas penser que, parce que deux continents s'appellent tous les deux « Amérique », il faut nécessairement en faire une seule zone économique.compare au «nouveau Coke» DROrr- RI M FUtS LA BOÎTE AUX LETTRES Des contradictions ¦ Récemment, une de vos lectrices signalait une contradiction entre, d'une part la volonté de la ministre de l'Éducation du Québec, Pauline Marois, de réduire les ressources aux écoles à vocation particulière et, d'autre part, le discours de la même ministre contre la lutte au décrochage scolaire.À peine deux semaines auparavant, Agnes Gruda soulignait l'existence d'une autre contradiction de la ministre et de son ministère : d'un côte, les cégeps devront subir une réduction additionnelle de 56,5 millions de dollars, tandis que, d'un autre côté, la ministre insiste sur le devoir national qu'ont ces mêmes collèges d'être absolument parfaits dans la formation et l'encadrement de leurs élevés.Or, voici la cerise.Des fonctionnaires du ministère auraient récemment rencontre les directeurs de cégeps pour leur suggérer des façons d'absorber les nouvelles compressions.Parmi leurs « hypothèses », il y aurait celle-ci : puisque ce sont les professeurs qui « coûtent cher », il suffit de comprimer dans leurs effectifs : 3oo professeurs de moins lerait l'affaire, semhle-l-il.Voici ma réflexion de non-fonctionnaire.Au-dela de l'arithmétique, il y a les données empiriques et la logique.D'abord, les profes-seurs qui \" coûtent cher » ne sont pas les nouveaux, tous précaires par définition, mais plutôt les per- Pauline Marois manents, surtout ceux de longue date.Or, les conventions collectives, comme on le sait, protègent absolument les permanents.Par conséquent, se débarrasser de 300 professeurs signifie se débarrasser des nouveaux professeurs, nouvellement formés, en général plus scolarisés que leurs confrères permanents, naturellement plus dynamiques aussi, et de surcroît, plus prêts que jamais à participer au renouveau du collégial, signé « ministère de l'Éducation du Québec ».Je suggérerais donc à ces fonctionnaires de refaire leurs devoirs et, s'il le faut, de retourner à l'école.À moins que leurs recommandations ne soient effectivement appliquées.Serge LAPIERRE docteur en philosophie collège de Bois-de-Boulogne Les enfants spirituels du Refus global ¦ Les enfants du Refus, ce ne sont pas seulement les enfants biologiques des signataires, ce sont les artistes de notre génération qui, 50 ans plus tard, véritable génération X des artistes, sont tellement écrases, soumis à la loi du « système » des arts visuels que plus rien ne se passe, ou même tout passe dans l'indifférence du terrorise.Nous témoignons des mêmes symptômes que la génération X.De un, tout le monde le sait, il y a trop d'artistes.Depuis les années du Refus, une augmentation d'environ 400 %.Pourquoi en forme-ton encore autant a l'université ?Voilà.Le système mis en place par ces révolutionnaires de bonne volonté fonctionne très bien.Ils sont tous bien en place et font tourner la machine : centres d'artistes, ateliers collectifs, galeries, musées.Le réseau saturé est fourni de chair à canon par l'université par ces mêmes profs qu'on retrouve dans les conseils des centres d'artistes.Ils forment de bons petits consommateurs qui vont ensuite servilement s'insérer dans le réseau et louer atelier, acheter peinture et naïvement croire qu'ils vont devenir des artistes.L'iniquité y règne à plein, même 50 ans après le Refus.Ce ne sont pas de petites démissions offusquées qui me feront croire à la pureté du réseau des arts.Qu'ils démissionnent de leur job de profs, boursiers en plus, pour créer.Et qu'ils créent avec un revenu annuel de 10 000 $ par année comme la majorité silencieuse des artistes.Là je les croirai peut-être un peu plus d'être outrés de telles dénonciations.Cinquante ans après le Refus, personne n'ose ouvrir la bouche de peur de s'excommunier de ce réseau encore plus mesquin et hypocrite que celui du catholicisme étouffant dénoncé à l'époque de Borduas.De deux, nous avons tous vécu plus ou moins cet abandon partagé par ces « enfants du Refus ».Nous sommes la génération des transitions et des entre-deux.Mon père a fait son cours classique et n'a jamais changé de couches.J'ai pu vivre les premières grandes transformations dans les écoles primaires ( rapport Parent, etc ).Je suis dans la génération des nouveaux pères, de ceux qui doivent a la fois être de bons pères sans avoir eu aucun modèle et qui sont en même temps des salopards de père à qui on enlève les enfants.Ce ballotage intergénérationnel, je l'ai vécu partout dans ma vie.Dans les arts visuels, même chose.Quel héritage spirituel m'a-t-on légué ?Rien que des ruines.Les vieux « consolident les acquis » en nous fermant leurs portes et ne nous transmettent rien de cette flamme, de cette passion que j'ai pu lire dans le Refus global.Tout ce que j'ai appris sur cette période révolutionnaire, j'ai dû le lire.Les « vieux », profs ou artistes éméri-tes, crèvent à petit feu dans leur tour dorée, solitaires comme des dieux, babyboomers dans l'âme, dépensant leur retraite dans le Sud l'hiver, genre : « J'ai assez travaillé, je l'ai mérité ; toi, travaille ! » Robert TANGUAY le relieur fou Manque de crédibilité M.Claude Brochu, m Fin 94 : au terme d'une* saison perturbée par la grève des joueurs, nos Expos ratent leur chance de remporter le championnat.Quelle équipe c'était ! Jeune, rapide, puissante, excitante.Pour des raisons financières, vous avez jugé bon de démanteler cette équipe avant qu'elle n'ait une véritable chance d'atteindre les plus grands honneurs.Mais les amateurs comprenaient.À la fin de 95, autre vente de feu : « C'est la dernière », affirmiez-vous a cette époque.Fin 97, Claude Brochu autre vente de feu.La der des ders, cette fois-ci.?Nous avons maintenant une équipe record : le plus grand nombre de défaites par une équipe des Expos en début de saison ! De plus, afin, j'imagine, d'attirer le plus grand nombre possible d'amateurs, vous augmentez le prix des billets et vous nous promettez qu'en 2001 ( Odyssée de l'espace ?), la masse salariale de l'équipe atteindra 60 millions de dollars.M.Brochu, je ne vous crois plus.Si vous voulez un nouveau stade au centre-ville, payez-le avec les deniers de l'équipe, pas avec ceux des citoyens.M.Brochu, si vous aviez fait votre part (présenter la meilleure équipe possible, compte tenu de certaines contraintes linancières), je serais derrière vous à 100%.Christian LEFEBVRE Montréal Feu sacré ¦ Déborde, le personnel des hôpitaux ?Sûrement.Exaspéré par la réforme Rochon ?Probablement.Malgré tout, les infirmières ont encore le feu sacré.Je tiens à souligner l'exceptionnel dévouement dont ont fait preuve les infirmières du centre hospitalier Pierre-Boucher, de Longueuil, ( soins de transition du 8l étage) lors de l'hospitalisation et du décès de ma grand-mere Bertha Ouimet-Valle-rand, survenu le 12 avril.Par leur compassion, leur générosité et leur empathie, elles ont su adoucir ses derniers moments.Elles ont toute ma reconnaissance.Merci! Nathalie VALLERAND Kirkland V LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 21 AVRIL 1998 Opinions Des propositions stimulantes Le projet de Louise Beaudoin a pour mérite de prendre en compte Vensemble de la problématique du livre et de la lecture FRANÇOIS SEGUIN L'auteur est bibliothécaire et bachelier eu administration îles HEC.II est aussi titulaire Je maîtrises en science politique et en bibliothéconomie et science de l'information.Le 20 mars dernier, madame Louise Beaudoin, ministre de la Culture et des Communications, rendait public son projet de politique de la lecture et du livre du gouvernement québécois.Ce projet est le premier jalon d'un processus de consultation qui culminera, demain et jeudi, avec la tenue du Sommet sur la lecture et le livre.Ce projet a pour mérite de prendre en compte l'ensemble de la problématique du livre et de la lecture en évitant recueil de trop se focaliser sur le seul problème de la diffusion commerciale du livre, un problème au demeurant fort réel.Il est établi qu'en matière de pratique culturelle, plus qu'ailleurs, la demande se structure sur les conditions de l'offre.La macrosociologie permet de faire statistiquement la corrélation entre la facilite d'accès au livre et l'intensité de la pratique de la lecture.Toutefois, comme l'a démontre le sociologue français Pierre Bourdieu, « la pratique n'est pas mécaniquement déterminée par les conditions de la pratique >».La pratique de la lecture n'échappe pas à cette règle.La bonification de l'offre \u2014 meilleures bibliothèques, livres accessibles en librairie à des prix non prohibitifs, etc.\u2014 a une incidence positive sur le taux de lecture, mais ne peut à elle seule empêcher qu'elle demeure terra incognita chez une frange importante de la population.Et ce, d'autant plus que la lecture exige que soient développées certaines habiletés ; elle n'est ni spontanée, ni naturelle.Il est donc heureux que le projet de politique de la lecture et du livre examine aussi bien les pratiques de socialisation a la lecture que l'efficacité des mécanismes de diffusion de l'écrit.C'est cette approche intégrée qui donne au projet toute sa pertinence.S'agissant des bibliothèques publiques, le projet gouvernemental leur accorde une place de choix.Conscient que celles-ci ont notamment pour mission de démocratiser l'accès à l'écrit ( tous supports confondus ), le gouvernement préconise une série de mesures visant à redresser leur situation, et ce dans l'optique d'une bonification de la lecture publique.Cela étant, les recommandations concernant les bibliothèques publiques, bien que fort intéressantes, demeurent incomplètes.Une recommandation capitale Le gouvernement québécois alloue déjà un soutien financier important aux bibliothèques publiques.En 1996, ce soutien représentait 15,5 ( 3.54 S per ca-pita ) du revenu des bibliothèques.Cette aide se compare à celle qu'accorde le gouvernement onta-rien aux bibliothèques publiques, soit 3,68$ par habitant ou 10,1 % de leurs revenus.De plus, Québec a investi 7 millions pour l'implantation d'Internet dans les bibliothèques municipales ( 1995-1998 ).À dire vrai, les carences de financement originent principalement des municipalités.Alors que leurs vis-à-vîs ontariennes consacrent en moyenne 30,44 $ par habitant aux bibliothèques, les municipalités québécoises ne leur allouent que 18,07 S.Soit 40 % de moins.Dans son projet, le gouvernement s'attaque à l'un des problèmes les plus épineux des bibliothèques publiques québécoises : la faiblesse des budgets d'acquisition.Actuellement, les bibliothèques acquièrent 1 livre par 7.8 ha.alors qu'en Ontario les acquisitions sont de 1 livre par 5 ha.( +56 % ).En outre, la situation tend à se détériorer avec l'implantation de nouveaux supports documentaires.Ainsi, les sommes libérées pour l'achat de cédéroms proviennent généralement de budgets traditionnellement consacrés à l'achat de livras.C'est en définitive le cédérom ou le livre.Voire, le cédérom contre le livre.Afin d'obvier a la faiblesse des budgets d'acquisition, le projet entend bonifier la politique gouvernementale dite d'appariement.Actuellement, le gouvernement de!raie la moitié du coût d'achat d'un document.Le projet recommande qite la contribution provinciale passe à 60 % du coût du livre, a condition qu'une municipalité maintienne l'effort consenti au cours des dernières années.Si cette recommandation est mise en oeuvre, les bibliothèques publiques pourront, d'ici 5 ans, rejoindre la moyenne canadienne en ce qui concerne le nombre de livres qu'elles possèdent.Dans un autre ordre d'idée, il est réjouissant de constater que le ministère de la Culture et des Communications entend aiguillonner la Louise Beaudoin coopération entre bibliothèques \u2014 mise en commun des ressources, réseautage, création de bibliothèques-ressources, etc.\u2014 afin de créer un véritable réseau intégré.À cet égard, le partenariat entre la Bibliothèque de Montréal et la Bibliothèque nationale dans le projet de la Grande Bibliothèque a valeur de symbole.Encore qu'à ce stade-ci du projet il ne soit pas absolument certain que l'équilibre préalable des intérêts induise un équilibre des gains pour les parties.À suivre.Des silences Le projet élude le problème de la tarification ainsi que celui de l'absence de loi encadrant les bibliothèques publiques.Ces deux éléments ont pourtant une incidence directe sur l'accès au livre et à la lecture publique.Signe des temps : 52 % des bibliothèques autonomes, soit 84 sur 162, imposent une tarification aux résidants de leur municipalité.Bien que les coûts imposés aux citoyens par les bibliothèques qui tarifent soient relativement peu élevés \u2014 ils ne constituent que 4 % de leurs revenus \u2014 le taux d'usagers de celles-ci est de 24 % en moyenne alors qu'il est de 36 % chez celles qui pratiquent la gratuité.La tarification fait donc office de ticket modérateur.Preuve que le ver n'a nullement besoin d'être gros pour endommager tout le fruit.La tarification des services a pris son envol au début des années 80, après que le gouvernement eût cessé de lier ses programmes d'aide aux bibliothèques à la gratuité des services.Depuis, stimulée par la situation budgétaire précaire de bon nombre de municipalités ainsi que par un environnement dominé par la marchandisation à tout va de l'information et de la culture, la tarification n'a cessé de se propager.Plusieurs pays occidentaux se sont dotés de lois protégeant le public contre la tarification des services de base.Au Canada, quatre provinces ( Alberta, Colombie-Britannique, Ontario et Saskatche-wan ), regroupant 90 % de la population canadienne hors Québec, possèdent de telles lois.Aux É.-U., le principe de la gratuité est plus que séculaire.La quasi-totalité des « Library Act » des 50 États américains exigent la gratuité des services de base, c'est-à-dire de l'abonnement, du prêt, de la consultation des catalogues et de la lecture sur place.La gratuité est également enchâssée dans la loi en Norvège, en Australie, en Finlande, au Danemark, en Suède, en Grande-Bretagne, etc.La tarification est un frein considérable au développement de la lecture publique.Pour cette raison, le projet de politique de la lecture et du livre aurait dû suggérer que le gouvernement lie dorénavant les programmes d'aide aux bibliothèques à la gratuité des services de base.11 est en effet paradoxal que, d'une part, Québec contribue au financement des services de bibliothèque, et ce afin de démocratiser l'accès à la lecture, et que, d'autre part, il permette aux municipalités de limiter cet accès en tarifant les services de base de la bibliothèque.Lorsqu'elles veulent obtenir une aide financière gouvernementale pour l'implantation d'Internet, les bibliothèques doivent s'engager à offrir gratuitement le service aux citoyens.Ce qui est excellent.Mais pour qu'elle raison en est-il autrement pour les autres services de base de la bibliothèque ?Par ailleurs, il n'existe au Québec aucune loi sur les bibliothèques publiques.En effet, en septembre 1992, le gouvernement du Québec abrogeait la Loi sur les bibliothèques publiques qui datait de 1959.Exclusion faite de deux chapitres vagues à souhait de la loi créant le ministère de la Culture ( loi 52 ), aucun texte de loi ne régit spécifiquement les bibliothèques publiques.Ce vide juridique a des incidences négatives sur les bibliothèques : non-reconnaissance légale du rôle de la bibliothèque dans l'émancipation culturelle des citoyens ; non-reconnaissance de l'importance de la lecture publique ; aucune parade contre la tarification des services de base ; absence de normes permettant d'encadrer le financement et l'organisation administrative des bibliothèques ; aucune obligation faite aux municipalités.La tarification des services de base et l'absence de législation encadrant le développement des bibliothèques ont une incidence non négligeable sur l'offre de lecture publique au Québec.Espérons que ces questions seront prises en compte au cours du Sommet sur la lecture et le livre.Fusions d'ordres professionnels : des enjeux majeurs pour les psychologues MARTIN C0URCY L'auteur est psychologue.L'Office des professions a demandé à l'Ordre des psychologues d'entreprendre des négociations pour fusionner avec l'Ordre des conseillers en orientation et pour intégrer les sexologues et les psycho-éducateurs qui ne font pas partie d'un ordre professionnel.Ce nouvel ordre s'appellerait « l'Ordre des psychologues* des conseillers en orientation, des sexologues et des psycho- éducateurs ».Cette demande fait suite au dépôt, en janvier dernier, du projet de loi 406 par le ministre responsable dis lois professionnelles, un projet qui touche plusieurs ordres professionnels et qui permet au minis-ne de procédei «i des fusions et a des intégrations par décret, sans passer par l'Assemblée nationale et sans véritable débat public.Le but visé est, entre autres, d'assu-ler une meilleure protection du public face aux professionnels oeuvrant en santé mentale.Qu'en est-il vraiment ?Ces changements majeurs comportent des enjeux très importants concernant la protection du public et l'identité professionnelle.Les psychologues ne doivent faire aucun compromis, aucune concession concernant les standards de qualité dans leur offre de services psychologiques à la population.Il tant maintenir les standards cl résister a tout ni-velagC par le bas pour permettre celte fusion et ces intégrations.Certes, l'Office des prolessions a un sérieux problème de protection du public lave Les psychologues ne doivent faire aucun compromis, aucune concession concernant les standards de qualité dans leur offre de services psychologiques à la population.à la prolifération de « professionnels » de toutes sortes fabriqués par les universités depuis une trentaine d'années.Ce problème ne saurait se résoudre en abaissant les standards quant à la protection du public et en laissant croire que les professionnels faisant partie d'un ordre hybride ont la même formation en psychologie et la même identité professionnelle.11 faudra que l'Office des professions trouve une autre solution que celle d'imposer des fusions et des intégrations.Par ailleurs, ce printemps, le ministre responsable, Serge Menard, doit déposer un autre projet de loi reservant le titre de psychothérapeute à six ordres professionnels.Si la loi est adoptée, les médecins, les travailleurs sociaux, les conseillers en orientation, les infirmier(e)s, les ergo-thérapeutes et les psychologues pourront ajouter à leur titre celui de psychothérapeute.Ce projet de loi aura aussi un impact majeur sur la protection du public.Non seulement ce projet de loi risque d'engendrer une confusion dans le public en laissant penseï que ces professionnels soni équivalents quant aux standards de pratique de la psychothérapie, mais ce projet de loi risque aussi de renforcer la tendance présente dans le secteur de la santé a considérer les pro-lessionnels comme interchangeables.Depuis des décennies, le gouvernement, lui-même, pratique la double appellation lui permettant d'embaucher la catégorie de professionnels qu'il veut et qui.souvent, ne font pas partie d'un ordre professionnel, tout en ayant la prétention de fournit le même type de services et de maintenir la même protection du public.Le risque est ;.;r,iiul que les gestionnaires de la santé généralIsenl cette pratique douteuse laissant Serge Ménard croire à une fausse protection du public.Il n'est pas évident que ce soit ce que la population souhaite.On peut se demander si on n'est pas en train de dénaturer le système professionnel qui protège le public.L'absurdité de cette reforme est illustrée par ceux qu'on appelle les « psychothérapeutes compétents non admissibles », c'est-à-dire des thérapeutes qui se reconnaissent eux-mêmes comme compétents mais qui n'ont pas un diplôme leur donnant accès a un ordre professionnel.Bien sûr, ces thérapeutes de tout acabit ont proteste face à la perte potentielle de leur « titre de PSYCHOthérapeute » et, le plus sérieusement du monde, l'Office des professions a demandé de les intégrer à un ordre professionnel.Ce sont les psychologues qui ont donné de la crédibilité à la psychothérapie.En s'intégrant à l'Ordre des psychologues, ces thérapeutes non admissibles viendraient partager cette crédibilité développée par les psychologues.Le ministre ne peut pas imposer une telle décision à l'Ordre des psychologues pas plus qu'à un autre ordre professionnel sous le couvert de la protection du public.La psychothérapie est une pratique spécifique qui suppose d'abord la capacité à poser un psychodiagnostic.Selon les lois actuelles, seuls les médecins et les psychologues ont la capacité de faire un psychodiagnostic.Si le ministre veut changer les lois, il apparaît nécessaire qu'un débat public soit tenu pour en mesurer les impacts quant a la protection et à l'intérêt du public.La reforme entreprise par le ministre et l'Office des professions se situe au mauvais endroit.Si des fusions et îles intégrations doivent avoir lieu, elle devraient l'être au niveau universitaire, surtout si on prétend que ces professions qu'on veut réunir ont toutes la même formation en psychologie et sont régies par les mêmes standards.Sinon qu'on laisse ces professions se développer selon leur propre identité professionnelle et selon leurs propres standards.11 n'y a aucune objection, par exemple, à ce que les sexologues tassent de la sexothera-pie que la population les consulte pour des problèmes sexuels et qu'ils soient encadres par leur propre ordre professionnel.Le public en sera moins COnfÙS et mieux protège lorsqu'il s'agira île choisir un professionnel pour obtenir une psychothérapie.f B4 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 21 AVRIL 1998 Cyberpresse LUNDI MARDI MERCREDI JEUDI Courrier Internet Logiciels VENDREDI ^.Une nouvelle direction a été mise en place et la présidence est désormais assurée par Normand Drolel.Marc Copti a été nomme secrétaire trésorier tandis que Robert Carson devient le directeur des ventes.MM.Drolet et Copti, de la firme Pluricom, étaient des associés de M.Soussy.Le communique a pris le milieu de l'Internet montréalais par surprise.Des rumeurs circulaient depuis quelques semaines au sujet de difficultés entre les associés et les employés de la firme, mais rien n'avait encore filtré dans la presse.Même que M.Soussy s'est dit étonné d'apprendre que la nouvelle avait été diffusée hier par communiqué de presse.Le différend qui l'oppose à MM.Drolet et Copti fait actuellement l'objet d'une poursuite devant la Cour supérieure.M.Soussy déposera demain sa défense.Un jugement devrait être rendu le 7 mai.On se rappellera que Soussy.Communications, ( la véritable raison sociale enregistrée de Soussy.com ), représente plusieurs entreprises québécoises qui diffusent sur le Web.Parmi les plus connues.La Toile du Québec, Imaginor, qui regroupe Multimédium et Écono-média, et une vingtaine d'autres Pluricom, quant à elle, est actionnaire d'Imaginor et de Netgraphe, l'éditeur de la Toile du Que bec et des sites Mémento, Mégagiciel et Comptoir.La firme avait acquis ces derniers temps une plus grande participation dans le capital de Soussy.com.Un partenariat conclu cet hiver entre ClickThrough, une société de Toronto qui représente des sit< anglo-canadiens, et Soussy.com avait fait couler beaucoup d'encre.L'entente était la première Intervenue entre une entreprise québécoise de ce type et une société ont a Tienne et laissait prévoir de nouvelles collaborations entre le Québec et le reste du pays en ce qui touche l'échange de publicité.SOUSSy.C0m a été fondée par Oh vier Soussy en mars 1997.comme on Le RAV4 2 portes T998 à traction avant 21 871r Le RAV4 2 portes non conformiste se pavane en ville pour montrer sa nouvelle calandre.À la campagne, il se fait remarquer par son couple supérieur et son moteur plus costaud, de 127 ch.Que vous choisissiez un modèle à traction avant ou à traction intégrale en option, tout le plaisir est pour vous! ® TOYOTA I 888 TOYOTA-8 * WWW.tOyota.Cl Il \u2022 im oe loyota.a iftc'\\Qf> Toyota Canada s'engage à vous foum r une informât on complète sur It locat on-bail.Renseigner-vous auprès de votre concessionnart Toyota.\"/ r,., \u2022 s v,tr\", ¦.nr \u2022.\\\\ |.\" * m - ndri TirtnspOVt, pflépitltlOft, HMMIriculatiOfl.assurances et t a '.*r 3 Y X LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 21 AVRIL 1998 B 5 Arts et spectacles Raynaid irière : ie patron de Radiomédia passe à TVA TELEVISION Nathalie Pétrowski Dans un geste qui a surpris, voire sidéré le milieu, le grand patron de Radiomédia, Raynaid Brière, a annoncé hier matin qu'il quittait le monde de la radio, un monde qu'il hante depuis 25 ans, pour les beaux yeux de TVA et de ses canaux spécialisés.À compter du 8 mai, le v.-p.et directeur général de Radiomédia et donc de CKAC, celui qui fut l'architecte de la fusion controversée entre CKAC et CJMS, deviendra vice-président responsable des canaux spécialisés de TVA.Il s'occupera de la gestion du Canal Nouvelles ( LCN ) et pilotera, pour TVA, le développement de cinq projets de canaux spécialisés déposés au CRTC : Télé-Classique, Télé-Ha Ha !, Savoir-Faire, le Canal Affaires et Vox, la télé des opinions.La décision est d'autant plus supre-nante que dans le milieu, Brière était considéré comme l'homme fort de la radio à Montréal, un homme qui après avoir « flushé » CJMS avait réussi à remettre CKAC sur la bonne voie et à en faire la première station sur la bande AM, un homme surtout qui n'a cessé de proclamer tout au long de sa carrière qu'il avait la radio dans le sang.Hier matin au téléphone, le sang de Raynaid Brière avait visiblement changé de camp.À partir de maintenant, c'est la télé que je vais avoir dans le sang, a-t-il déclaré avant d'ajouter que même si la radio et la télé étaient des médias différents, cette différence l'excitait d'autant plus qu'il vient d'avoir 50 ans et qu'il n'est pas donné à tout le monde d'entreprendre un nouveau défi à cet âge-là.La rumeur de son passage à TVA a couru toute la fin de semaine dans les salles de rédaction de CKAC comme de TVA, rumeur que Raynaid Brière a lui-même démentie avant de passer aux aveux hier matin à la première heure.Selon le principal intéressé, les négociations entre lui et TVA n'ont pas duré très longtemps.Manifestement, l'homme de la radio était mûr pour un changement.Du côté de TVA, le PDG Daniel Lamarre a indiqué qu'il se cherchait un v.-p.d'envergure pour ses canaux spécialisés depuis longtemps et qu'il l'avait enfin trouvé.Selon Lamarre, les Québécois prêtent un oeil trop distrait aux canaux spécialisés alors qu'ils sont la voie de l'avenir.« Dans cinq ans, je vous promets que Raynaid Brière sera le champion des canaux spécial!-sés », a-t-il prédit.Les deux hommes ne sont pas des étrangers.Ils ont en effet fait leurs classes ensemble au Nouvelliste de Trois-Riviè-res à la fin des années 70 avant de se retrouver à Montréal.Le PDG de TVA maintient qu'il ne faut pas s'étonner du changement de cap de Monsieur Radio ni y voir les signes avant-coureurs d'une fusion éventuelle entre TVA et Radiomédia.Il n'est absolument pas question de fusionner quoi que ce soit, a juré le PDG.N'empêche.À CKAC, plusieurs s'interrogent sur ce geste inattendu de la part d'un homme qui aurait pu aisément se mêler de télévision à l'intérieur même de Radiomédia.L'entreprise posssède en effet le Canal Vie ainsi que MusiquePlus et Musimax.Or à Radiomédia, Raynaid Brière ne s'est jamais mêlé des destinées de ces canaux spécialisés.Pourquoi pas hier et pourquoi aujourd'hui ?L'avenir le dira.Raynaid Brière Qu'est-ce qui vous dit que Noum est mort ?¦ Le TV-Hebdo nous l'annonçait depuis des semaines.Je fais allusion à la fin tragique de Noum dans le dernier épisode de L'Ombre de l'épervier, Noum qui plonge dans la mer et part se mesurer à la tempête, Noum dont on retrouve la barque désertée le lendemain, Noum dont la fin n'est pas sans rappeler celle d'un certain Gerry Roufs, parti lui aussi sans laisser de traces.Comme pour Gerry Roufs, j'étais sur le point de me résoudre au pire lorsque subitement, le scénariste de la série est venu me rappeler à l'ordre.Voulant laisser la fin ouverte ( et la porte aussi ) le scénariste fait dire à la veuve de Noum, qu'est-ce qui vous dit que Noum est mort ?La question n'est pas innocente quand on pense qu'à ce moment même dans les bureaux de production du Verseau, on se demande s'il y aura une suite ou non à la série.S'il n'en tenait qu'à moi, je dirais oui tout de suite.Même si je suis peu portée sur les séries d'époque, j'ai été sous le charme de L'Ombre de l'épervier dès les premières images.J'ai surtout été impressionnée par la qualité de la production, la mise en scène tout en nuances de Robert Fa-vreau et le jeu gracieux de tous les acteurs.Mais ce qui m'a le plus fascinée, c'est l'intégration dans le récit de la mer comme personnage à part entière.Dans l'histoire de la télé québécoise, c'est la première fois qu'on nous donne la mer à voir et à boire, la première fois que l'horizon s'ouvre enfin.Merci.Techniquement, une suite serait possible dans la mesure où le Verseau n'a tourné que la moitié du roman de Noël Audet.Cette première partie allait de 1918 jusqu'à 1945.La suite court de la fin de la guerre jusqu'aux années 80 et raconte l'histoire de Pauline mais surtout celle de sa fille Catherine.Le tout pourrait se tourner à l'été 99, pour une diffusion en l'an 2000.Ne reste plus qu'à souhaiter que Radio-Canada ait l'intelligence et la perspicacité d'accepter la suite d'une série qui a fait l'unanimité tant auprès des critiques que du public.Quant à Noum, je lui souhaite de rencontrer un scénariste qui sache nager et lui sauver la vie.Stéphan Bureau ira-t-il au Point ?Grand branle-bas de combat à l'information de Radio-Canada.Ce matin à 10 heures, le patron de l'information Claude Saint-Laurent rencontre ses troupes pour faire un bilan de l'année et surtout annoncer les changements à venir.De grands changements.La rumeur veut en effet que la directeur de l'information annonce le retour à Montréal de Stéphan Bureau, présentement en poste à New York, mais surtout qu'il annonce sa nomination à la barre du Point, où il succéderait définitivement à Jean-François Lépine l'automne prochain.Depuis qu'il a quitté l'animation du téléjournal de TVA pour le poste de simple correspondant, Stéphan Bureau a animé Le Point à quelques reprises quand Jean-François Lépine était parti en vacances ou en reportage.Il semblerait que la direction de l'information ait apprécié son travail.De là à le nommer animateur à temps plein, il y a un pas que la direction n'osait franchir pour plusieurs raisons.La première étant qu'il fallait avant tout s'assurer de l'accord de Bureau mais aussi de celui de Lépine.On peut supposer que si Claude Saint-Laurent rencontre tout son personnel ce matin, chose qu'il fait très rarement, pour ne pas dire pratiquement jamais, c'est donc qu'il en est venu à un accord entre les deux principaux intéressés.À suivre.biiez uticepiit: l'an prochain : comme d'habitude RAYMOND BERNATCHEZ Au terme de son exceptionnelle année de théâtre entièrement québécois, la Compagnie Jean-Duceppe a rendu public hier après-midi le contenu de sa prochaine saison artistique, qui s'inscrit cette fois dans un sillage beaucoup plus.traditionnel.De quoi la saison 1998-1999 sera-t-elle constituée?Cinq pièces sont proposées aux abonnés.Trois d'entre elles, soit La Mort d'un commis voyageur, Bluff ainsi que La Grande Magia, sont des ouvres étrangères alors que les deux autres.Le Miroir aux tartuffes de même que Jeanne et les anges, sont des créations québécoises.Le Miroir aux tartuffes, de Jean-Claude Germain tout comme Jeanne et les anges, ont été lues devant public, ces derniers mois, lors de séances organisées par la Compagnie Jean-Duceppe.Dans les deux cas, les auteurs assument eux-mêmes la mise en scène.Pour soutenir son propos consistant à raconter sur le mode humoristique la petite histoire du théâtre québécois, Jean-Claude Germain fait appel à Denis Bouchard, Pierre Curzi, Sylvie Gosselin, Sylvie Legault, Normand Lévesque, Jacques L'Heureux et Élyse Marquis.Jamais deux sans trois: Jean-Claude Germain en profitera également pour indiquer qu'il peut aussi jouer la comédie en entrant dans la peau d'un de ses personnages.Il devra sous peu recruter d'autres artistes pour compléter la distribution puisque Le Miroir aux tartuffes ouvre la saison le 9 septembre.Pour ce qui est de Jeanne et les anges, il s'agit essentiellement d'une pièce retraçant l'itinéraire d'une jeune campagnarde qui entreprend de devenir artiste, à l'époque duplessiste.Les personnages seront incamés par Tony Conte, Lorraine Côté, Natalie D'Anjou, Josée Deschênes, Matieu Gaumond, Line Nadeau et Rychard Thériault.Un défi particulièrement risqué attend Michel Dumont en fin de saison.Le directeur artistique de la Compagnie Jean-Duceppe s'est en effet mis en tête de reprendre à la scène le rôle de Willy Loman, dans La Mort d'un commis voyageur, d'Arthur Miller.Ce personnage ayant été interprété d'inoubliable manière par Jean Duceppe.Michel Dumont aura fort à faire pour imposer sa propre perception de ce commis voyageur américain qui termine lamentablement son existence au terme d'une longue vie de labeur.De la pièce Bluff, de Patrick Marber, traduite et mise en scène par Claude Maher, nous pouvons brièvement dire qu'elle raconte l'histoire d'un jeune homme qui, un soir, joue tout son avenir sur une table de poker.Seront de la partie : Raymond Bouchard, Normand D'Amour, Sébastien Delorme, Luc Guérin, Claude Michaud et Widemir Normil.Reste La Grande Magia.Il s'agit d'une pièce d'Eduardo de Filippo, traduite par le tandem Michel Dumont et Marc Grégoire.Elle sera mise en scène par nul autre que Serge Denoncourt.Ceux qui assistaient en fin d'après-midi hier au dévoilement du contenu de cette 26e saison théâtrale ont appris que cette pièce traite de la disparition d'une femme lors d'un spectacle de magie.À partir de cette trame, c'est en fait de la fragilité et de la vulnérabilité du bonheur humain dont il est question dans cette comédie écrite par un dramaturge italien contemporain.La distribution n'est pas complète, mais nous savons que Monique Miller, Jacques Godin, Germain Houde, Suzanne Clément, Danielle Lépine et Lénie Scoffié seront de la fête.La 25e saison qui se termine sous peu ayant été particulièrement satisfaisante pour les amateurs de théâtre québécois, les artisans devront redoubler d'ardeur pour remettre les pendules à l'heure chez Duceppe et imposer des retrouvailles avec le type de programmation mixte en vigueur dans cette compagnie depuis le début de son existence.L'an prochain, à la Compagnie Jean-Duceppe, ce sera en effet « business as usual ».Le barbier de Rossini.chez Mozart MUSIQUE Claude Gingras \"^¦\u2022^^ our l-i sixième ei avant-R ¦ dernière production de M ^ s.i saison.Le Nozze di Fi-B gara, de Mozart, l'Opé- ra de Montréal modifie ses habitudes : première jeudi soir, 20 h ( et non samedi ), salle Maisonneuve de la Place des Arts ( et non Wil-frid-Pelletier ), quatre représentations seulement ( au lieu de six ).La formule des surtitres français et anglais est cependant maintenue.Au surplus, l'OdM agit ici comme simple présentateur d'une produc- tion de l'Opéra de Québec, et selon un échange entre les deux compagnies : le Faust qui ouvrait la présente saison de l'OdM fut ensuite vu à Québec, et Québec, pour sa part, rode ici des Nozze qui prendront l'affiche dans la Vieille Capitale le 9 mai, avec la même distribution.Le Nozze di Figaro compte évidemment parmi les opéras les plus célèbres du répertoire.Mais le nom de Figaro évoque un opéra plus populaire encore, // Barbiere di Siviglia, de Rossini.Bien que créés dans un ordre chronologique inverse, les deux opéras sont inspirés de comédies de Beaumarchais dont l'une est le prolongement de l'autre : Le Barbier de Séville fut mis en musique par Rossini en 1816 mais Le Mariage de Figaro devint opéra chez Mozart dès 1786.On comprend donc mieux les Nozze mozartiennes en partant du Barbiere rossinien.Chez Rossini, Figaro est le barbier et homme à tout faire du Docteur Bartolo, tuteur de la jeune Ro-sina ; il libère celle-d de l'emprise du vieux médecin et facilite son mariage avec le comte Almaviva.Chez Mozart, Rosina devient donc la comtesse Almaviva.Figaro est maintenant valet du comte et fiancé de Susanna, la femme de chambre de la comtesse ; il se venge du comte, trop assidu auprès de Susanna, en le jetant dans des situations qui permettent à la comtesse de reconquérir l'amour de son mari.D'autres personnages familiers chez Rossini reviennent chez Mozart, comme le maître de musique Basilio ( basse chez Rossini, ténor chez Mozart ) ; d'autres sont nouveaux, comme le page Cherubino, rôle toujours chanté par une femme.La distribution, mi-canadienne, mi-améticaine, réunit Stephen Po-well ( Figaro ), Brett Polegato et Lyne Fortin ( le comte et la comtesse ), Christine Brandes ( Susanna ), Michelle Sutton ( Cherubino ) et Gary Relyea, Colette Boky, Hugues Saint-Gelais, Éthel Guéret et Marc Boucher dans les rôles secondaires.À la mise en scène : Serge Denoncourt.À l'accompagnement musical : Bernard Labadie et ses Violons du Roy portés à 37 musiciens.L'OSM à la SMCQ ¦ Jeudi soir également, 20 h, salle Pierre-Mercure : troisième visite de l'Orchestre Symphonique de Montréal à la SMCQ \u2014 plus précisément les sections de vents et de percussions, sans les cordes.Walter Bou-dreau dirigera Et exspecto resurrectio-nem mortuorum, de Messiaen, et Déserts, de Varèse, et deux oeuvres québécoises, de Jean Lesage et André Hamel.Le même soir, 20 h, salle Claude-Champagne : concert du 40e anniversaire du Concours de Musique du Canada, avec la participation d'anciens lauréats dont Yolande Parent, soprano, Ycgor Dyachkov, violoncelliste, Jean Saulnier et Jean-François Latour, pianistes.Mellon chez Àrion ¦ Le soprano français Agnès Mellon, l'un des grands noms européens de la musique ancienne, est la soliste de l'Ensemble Arion dans un programme centré sur la légende d'Orphée vendredi et samedi soirs, 20 h, Redpath Hall de McGill.Samedi soir également, 20 h.église Saint-Jean-Baptiste : l'Orchestre de l'Université de Montréal dir.Jean-François Rivest, dans la huitième Symphonie de Dvorak et le Concerto pour violon de Brahms, avec comme soliste Judy Kang, premier prix au Concours de Radio-Canada.Deux quatuors ¦ Le American String Quartet joue Haydn, Dvorak et Beethoven dimanche, 15 h 30, Pollack Hall, au LMMM, et le Quatuor Hagen, d'Autriche, joue Mozart, Bartok et Haas lundi soir, 20 h, même salle, à Pro Musica.Lundi également, 20 h, salle Pierre-Mercure, le pianiste Marc-André Ilamclin propose Bach, Brahms, Liszt et Schubert.En bref ¦ Pinchas Zukcrman est le nouveau chef de l'Orchestre du Centre National des Arts, d'Ottawa, avec un contrat de quatre ans.Le baryton Robert Savoie deviendra en septembre professeur de chant à McGill.La nouvelle série de musique de chambre du Chalet de la Montagne aura lieu du 28 mai au 7 juin.RESTAURANTS Le mercredi soir 22 avril, on va au resto ! 25 % de la note de votre repas dans plus de 90 restaurants de Montréal et ses environs sera versé à la Fondation Fartia pour la lutte contre le aida Pour la liste des restaurants : 270-5010 ORGANISÉ PAR LA l'Rl-SSE.MONTRÉAL.MARDI 21 AVRIL 1998 Les R o II in g Stones La pariaite communion ALAIN DE REPENTIGNY Les superlatifs vont plutôt bien aux Stones.Parce qu'ils font tout, et encore davantage, pour qu'on les lance à leurs pieds.Les quelque 18 000 spectateurs qui étaient du deuxième rendez-vous en autant de soirs avec Jagger, Richards et compagnie en conviendront : ces messieurs pourraient en toute légitimité réclamer de Bar-num Et Bailey le titre de The Grea-test Show On Lan h.Le spectacle d'hier soir était à ce point bon.Il s'agissait essentiellement du même show que dimanche soir, à quelques chansons près ( voir le programme en page B7 ), pourtant il y avait hier soir un feeling de frénésie, d'abandon, de pur plaisir qui unissait plus que jamais le public et ses idoles.Le déclic s'est vraiment fait sur la petite scène à l'autre extrémité de la patinoire.Trois chansons tirées du répertoire antédiluvien : Little Queenie, la rarissime / Just Wanna Make Love Ta You et Like A Rolling Stone de Dylan.On se serait cru au Marquée dans le Londres des swinging sixties quand Jagger était encore le deuxième plus populaire Rolling Stone, après Brian Jones.L'abc du blues servi par de jeunes baveux avec passion.Puis, l'apothéose : l'hymne de Dylan qui a fait basculer toute la salle dans la folie.Les Stones, eux-mêmes, semblaient sonnés par le délire qu'ils venaient de semer.Pourtant, ça leur était dû.Parce qu'ils en donnent toujours plus qu'on en demande, qu'ils se défoncent au point de faire oublier les années qui ont pourtant tracé des sillons bien visibles dans leurs visages.Dès lors, le party était véritablement pris.Sympathy for the Devil.Tumbling Dice.Et puis LE riff de guitare, celui de Honky Tank Wcmen, irrésistible entre tous, qui a fait sauter et danser jeunesses comme quinquagénaires cravatés, mais n'a pu tirer de son coma profond mon voisin d'en arrière qui s'était sans doute trop dépensé en début de spectacle.Tous ces hymnes de rock classique, ils nous les servaient en y ajoutant un petit quelque chose de plus, souvent un solo de guitare de Keith-le-chef-d'orchestre ou de son pote Ronnie Wood, guitariste mésestimé, fumeur à la chaîne et boute-en-train de génie passé maître dans l'art de haranguer la foule depuis la petite scène.Vous dire le plaisir que ces vieux-là avaient.Tenez, pendant l'apothéose de Jumping Jack Flash, juste avant le rappel, Jagger le contorsionniste est allé piquer à Wood la cigarette qui lui pendait au bec.Ta jetée par terre et l'a écrasée sans ménage.Allan Rock aurait aimé.Les spectateurs d'hier se souviendront longtemps de leur émerveillement quand une pluie de confettis s'est abattue sur eux au début de Brown Sugar, la dernière chanson de la soirée.C'était beau comme le début d'une nouvelle année à Times Square ! Mais tous vous diront que pour une fois, la première sans doute pour la majorité d'entre eux, ils pouvaient vraiment tripper musique à un show des Stones.Parce que la proximité, parce que la salle de qualité, parce que le dénuement de la scène qui laissait toute la place aux musiciens.La prochaine fois qu'on les verra, ils auront tout près de 60 ans.Ils seront encore plus riches, et peut-être une expérience comme celle d'hier les aura-t-elle tout à fait convaincus de ije plus jamais remettre les pieds dans les grands stades.Sinon, il faudra ranger précieusement les images des deux spectacles au centre Molson parmi nos souvenirs les plus chers.Mick Jagger, l'ultime showman du rock.\u20223 .\u2022¦ t.pi9» « Keith Richards signe un autographe avant de partir vers l'aéroport de Saint-Hubert, vendredi midi.Destination Syracuse.En fin de soirée samedi, Mick Jagger est allé se dégourdir les jambes au club de nuit Keur Samba, en face du restaurant JWDos.Une chanceuse a même 1 iiansé avec lui.Mick Jagger (au centre) a soupe au restaurant Hiilos en compagnie du producteur Donald Tarlton et de 14 autres personnes dont la choriste des Stones, Lisa Fischer (à l'extrême droite), samedi soir.\u2022m PHOTOS : Bernard Brault Martin Ghamberland Alain Roberge LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 21 AVRIL 1998 ?B7 Montréal Keith Richards, bête de rock par excellence et homme-riff.Le guitariste Ron Wood, son épouse et sa fille Leah, qui a chanté avec les Stones dimanche, se dirigent vers le restaurant Les Halles de la rue Crescent en compagnie du choriste Bernard Fowler, jeudi soir.v .a mk Le «flegmatique» batteur Charlie Watts \u2014 le qualificatif est de Jagger \u2014 dans la limousine qui le mène à Saint-Hubert.Après avoir lunché avec son jeune fils James au restaurant Zen, vendredi, Mick Jagger a quitté l'hôtel Westin pour aller chanter à Syracuse.SPECTACLE DE LUNDI C2h10) 1 - 2- 3- 4- 5- 6- 7- 8- 9- 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 (I Can't Get No) Satisfaction Let's Spend the Night Together Flip the Switch Gimme Shelter Angie Bitch Saint of Me Out of Control Miss You - You Don't Have To Mean It -1 Wanna Hold You - Little Queenie -1 Just Wanna Make Love To You - Like a Roîling Stone - Sympathy For the Devil - Tumbling Dice - Honky Tonk Women - Start Me Up - Jumping Jack Flash RAPPEL 20 \u2014 You Can't Always Get What You Want 21 \u2014 Brown Sugar SPECTACLE DE DIMANCHE C2h20] 1 \u2014 (I Can't Get No) Satisfaction 2 \u2014 Let's Spend the Night Together 3 \u2014 Flip the Switch 4 \u2014 Gimme Shelter 5 \u2014 Sister Morphine 6 \u2014 It's Only Rock'n'Roll (But I Like It) 7 \u2014 Saint of Me 8 \u2014 Out of Control 9 \u2014 Shine a Light 10 \u2014 Miss You 11 \u2014 Thief In the Night 12 \u2014 / Wanna Hold You 13 \u2014 Little Queenie 14 \u2014 You Got Me Rocking 15 \u2014 Like a Rolling Stone 16 \u2014 Sympathy For the Devil 17 \u2014 Tumbling Dice 18 \u2014 Honky Tonk Women 19 \u2014 Start Me Up 20 \u2014 Jumping Jack Flash RAPPEL 21 \u2014 You Can't Always Get What You Want 22 \u2014 Brown Sugar Une quinzaine de fans ont attendu pendant cinq heures que leur idole Mick Jagger se pointe à la sortie de l'hôtel, samedi.Le chanteur des Stones a signé un autographe avant de filer au restaurant.8252 B8 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 21 AVRIL 1998 EN BREF Hommage à Linda McCartney dans Central Park ¦ Depuis l'annonce du décès de l'épouse de l'ex-chan-leùr des Beatles Paul McCartney dimanche soir, des admirateurs de Linda McCartney défilent à « Strawberry Fields ».le petit jardin situé dans Central Park à New York et créé à la mémoire de John Lennon.« Elle avait beaucoup de talent, et elle a soutenu Paul de manière formidable », a commenté Susan Rowland, qui avait apporté un petit bouquet de jonquilles.La veuve de Lennon, Yoko Ono, était « dans un état de choc », a déclaré son porte-parole Elliot Mintz.« Elle est extrêmement triste », a-t-il ajouté.Des milliers de visiteurs défilent chaque année à « Strawberry Fields » depuis son inauguration en 1985.Le jardin, créé près de l'immeuble du Dakota où vivait John Lennon et devant lequel il a été assassiné en décembre 1980, a été baptisé en référence à l'une des plus célèbres chansons des Beatles, Strawberry Fields Forever.Linda McCartney, née il y a 56 ans dans la banlieue de New York, est morte vendredi des suites d'un cancer du sein à Santa Barbara ( Californie ).Chiffres et lettres en deuil ¦ Le journaliste et producteur Armand Jammot, créateur de l'émission de télévision Le$ Dossiers dp l'écran et du jeu Des chiffres et des lettres, est mort à l'âge de 76 ans, des suites d'une longue maladie.Diplômé en lettres de la faculté d'Aix-en-Provence, Jammot avait débuté en 1944 dans les journaux, passant à la radio en 1954, d'abord à Europe-1 puis à Radio-Luxembourg, ensuite au petit écran où fut créé Des chiffres et des lettres en 1965, quand le média était en plein essor en France.Il était l'auteur aussi du scénario du film Le Passage du Rhin, primé au Festival de Venise, en 1960.Il avait signé les scénario et dialogues du long métrage « Les Risques du métier, où Jacques Brel jouait un enseignant faussement accusé de pédophilie par une élève.^^^^^ 1 ¦ bien Éiifii a veto! Le Québec À la découverte de l'arrière-pays québécois.Un Québec coquet et accueillant, vert et immense, bleu et magnifique.Prenez le temps de le pédaler et de le découvrir, nous nous chargeons de la logistique.La petite Aventure (pour cydotourtstn d^buum») Du 27 au 29 juin 199 $ (prU pour enfant et forfait familial disponibles) Le Grand Tour (pour cyclotouristes averti») Du 1er au 8 août 499 $ Ces deux forfaits incluent les repas, les activités récréatives, le transport des bagages d'une vllle-etape A l'autre et l'hébergement en camping.Taxes incluses.À la découverte de la vraie France, la France qui sent le bon pain et le fromage, le vin rouge et l'encre des poètes.Une France de vieilles pierres, anonymes mais chargées d'histoire.Vous pédalez, on s'occupe de tout le reste.La Provence / Du 8 au 23 juin La Bretagne / Du 29 juin au 14 juillet La Bourgogne / Du 10 au 25 juillet 2395 $ Ce forfait kidut l'avion, l'hôtel, le transport des bagages d'une vtlle-etape à l'autre et certains repas.Taxes Incluses.¦ Ma gm pfc ¦ ssi g a b& n nlELÎËK îf EIKIIURE Une journée avec Marc Fisher Un auteur québécois traduit en 20 langues Découvrez \u2014 ou redécouvrez les grands principes de narration pour mieux structurer votre histoire ! \u2022roman \u2022 conte \u2022 autobiographie «scénario \u2022comment tester votre histoire \u2022comment créer le suspense \u202221 manières de créer l'identification entre le lecteur et votre héros \u202210 grands types d'intrigues \u2022les 12 grandes qualités romanesques section spéciale sur l'édition : comment taire publier votre livre \"Un séminaire fort couru sur Part d'écrire!\" -Elisabeth Benoît, La Presse DATE: Le 2 mai 1998, de 9.00 à 5.00 heures LIEU: Grande Salle de Bal, Hôtel Holiday Inn 420 Sherbrooke Ouest, Montréal TARIF : régulier : 95$ ( taxes induses ) étudiant : 80$ ( taxes incluses ) if IN S C RI PTIO N : les éditions (514)389-6298 * MERLIN ce ce ce ce c c ce ce G ce & Concert .en note tO*ffltttU^ rwi^ïv' En collaboration avec Du 22 au 26 avril RENCONTRES MUSIQUE ÉCRITE / MUSIQUE IMPROVISÉE Concerts - Performances - Conférences Euterpe + PapaBoa et Michel Fngon + Jean-François Laporte John Growski + Jean-Maurice Payeur + Malcolm Goldstein Eve Egoyan + Danieile P.Roger + Marie Pelletier THÉÂTRE LA CHAPELLE 3700, rue Saint-Dominique Soirées à 18 $ (prêvente 15 $) - forfaits 45 $ Réservations : (514) 843-7738 26 avril LADIES* MORNING MUSICAL CLUB AMERICAN STRING QUARTET Haydn, Dvorak.Beethoven SALLE POLLACK, 15 h 30 555, rue Sherbrooke Ouest Billets : 25 $ / Étudiants (22 ans) : 15 $ Renseignements.: 932-6796 ou 487-2822 Prenez bonne note ! Réservé aux membres du CONSEIL QUÉBÉCOIS DE LA MUSIQUE Dates de parution : tous les mardis Réservations d'espace : le jeudi précédent, avant 12 h par télécopieur au : (514) 845-5830 S Pour plus de renseignements sur les tarifs Suzanne Charron (514) 285-6998 Renseignements: (514) 521-8356 Site Internet: www.velo.qc.ca VOTRE SOIREE DE TELEVISION par Nathalie Pétrowski 18h30 CD - Québec plein écran Peut-on s abonner pendant 20 ans à la cigarette puis subitement écraser et poursuivre sa compagnie de tabac préférée?Une fumeuse du Bas Saint-Laurent qui a demandé à Impérial Tobacco de lui rembourser le coût de ses patches s'explique.19h - DU - Jeux de société Joane Prince saventure dans les milieux de la prostitution montréalais et rencontre des hommes et des femmes qui pratiquent le plus vieux métier du monde.I9h30 O La Facture Le cas d'un couple qui attend toujours d être dédommagé par des déménageurs qui ressemblaient à des éléphants dans un magasin de porcelaine.Aussi, Ihistoire dune voiture portée disparue.Volée ou remorquée par la Ville de Montréal?Cela revient parfois au même.20h CD - Le Match de la vie Vu de Montréal.Vancouver ressemble à la plage idéale au paradis.C'est oublier un quartier surnommé skid row.80% des habitants n'ont pas le téléphone et 50% n'ont même pas de quoi se faire chauffer de l'eau.La moitié des commerces sont vides et le taux de VHS y est le plus élevé de tout I hémisphère occidental.Joane Prince CANAUX | 18 h 00 | 18 h 30 19*00 19 h 30 | 20 h 00 | 20 h 30 21 h 00 | 21 h 30 | 22 h 00 | 22*30 | 23 h 00 Le TVA 15117 LU as La Maison de Ouimzie 16IB3 35 resse-crtron Puise News CBC Newswatch ABC News CBS 3 News NBCCÎD A A £ BRAVO CANAL O OISC.FOX GLOBAL HISTORY LIFE MP MMAX NW RDI RDS SHOWCASE TÉLÉTOON TLC TSN TV5 VIE YTV CANAUX Piment fort / Gildor Roy Québec plein écran Flash / Denise Filiatrault Virginie La Facture / Déménagement Ent' Cadieux Christiane Charette en direct La fin du monde est à 7 heures ET.Wheel of.Comics! ABC News News NBC News Newshour TN News NKjhtty Business Northern Exposure Luther Allison - MTL Jazz Festival Animalier / Fantômes de la Trinité The Simpsons CBS News Jeopardy Nightty Business Dans le noir Just Shoot me Jeopardy Health Show Frasier ET Wheel of.Computer.Newshour Law and Order Bravo' Videos Performances Objectif Aventure / Rivières II Le Volcan tranquille Le Match de la vie / Le coeur brisé de Vancouver Points de vue Méchant Malade Soul Man Home Improv.Marketplace Home Improv.NewsRadio For Your Love Venture Soul Man Jaq Mad About You For Your Love Nova / Warnings from the Ice Pavillon de l'oubli (4/4) Les Machos Le Téléjoumal Le TVA Le Point (22:27) Les Nouvelles du sport Le Poing J / Ronald Corey.Francine Bastien Cinéma y L'ACCOMPAGNATRICE (4) avec Romane Bohrlnger.Elena Safonova Cinéma / LE RETOUR DE SHERLOCK HOLMES (6) avec Anthony Higgins.Debrah Farentino Home Improvement Lateline the frfth estate Home Improv Something.Public Eye whh Bryant Gumbel Frasier Lateline FX: The Senes Québec plein écran (22 59) Cinéma/UN\" RTE.(4) (23:20) Sports / Loteries (2352) Les Pays du Québec (23 29) Le Grand Journal CTV News The National / CBC News NYPD Blue 48 Hours Dateline NBC People's Century An American Master Spécial Biography / The Woolworths Onéma / ANGES AND INStCTS (4) avec M.Rylanca News/Simpsons News Sports Plus Puise / Sports News News (23:25) Nightlineens du Cercle Allô docteur Tarzan IMI Never Work OISC.FOX GLOBAL HISTORY R LIFE MMAX NW RDI RDS SHOWCASE TE'-r.TOON TLC TSN Tva vie YTV 20h30 ?1h 00 21 h 30 22 h 00 ft 22 h 30 | 23 h 00 |.23 h 30 CANAUX CABLE: A A E = ARTS AND ENTERTAINMENT - DISC.= DISCOVERY - MP * MUSIQUE PLUS - MMAX » MUSIMAX - NW ¦ NEWSWORLD - RDI = RESEAU DE L'INFORMATION RDS = RÉSEAU DES SPORTS - TLC = THE LEARNING CHANNEL - TSN * THE SPORT NETWORK - TV5 ¦ TÉLÉVISION If4 TERNATIONALE - YTV = YOUTH TV Tout pour The Full Monty, rien pour Titanic \\ qence France-Presse LONDRES Le film britannique The Full Motity a remporté !e prix du meilleur film et son acteur principal Robert Carlyle celui du meilleur premier rôle, à Londres, lors de la cérémonie du Bafta ( British Academy of Film and Télévision Arts ).Tom Wilkinson, qui joue l'improbable professeur de strip-tease dans ce film, a remporté le titre de meilleur second rôle, lors de cette cérémonie qui est en Grande-Bretagne l'équivalent des Oscars améri-cains.The Full Monty, une oeuvre de Peter Cattaneo sur des chômeurs de Sheffield en manque d'argent qui décident de monter leur propre spectacle de strip-tease intégral, a également été élu le film le plus populaire.Jusqu'ici insubmersible, le très long métrage Titanic, qui avait pourtant remporté 10 Oscars en février à Los Angeles et 10 nominations au Bafta.est reparti sans la moindre distinction.Le prix du meilleur film britannique est allé à Nil by Mouth ( Ne pas inuiler), où Gary Oldman tient le rôle d'un mari alcoolique qui bat sa femme. B 10 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 21 AVRIL 1998 SPECTACLES Salles de répertoire AU PTIT CAFÉ Cinémathèque québécoise ( saHe Femand-Ségum ) : 20 h.CLAIR DE TERRE ( LE ) Cinémathèque québécoise ( salle Claude-Jutra ) 17 h CRITICAL CARE Cinéma Decane ( 2 ) : 16 h 45 DECONSTRUCKING HARRY Cinéma du Parc ( 1 ) : 15 h.EROTISSIMO Cinémathèque québécoise ( salle Claude-Jutra ) : 21 h.FULL MONTY ( THE ) Cinéma Décane ( 2 ) : 14 h 45.HANGING GARDEtf ( THE ) Cinéma du Parc ( 1 ) : 19 h 15.L.A.CONFIDENTIAL Cinéma Decane ( 1 ) : 14 h 30.MANDAT ( LE ) Cinémathèque québécoise ( salle Claude-Jutra ) : 19 h.MEN WITH GUNS Cinéma Parallèle : 19 h.21 h 30 NIL BY MOUTH Cinéma du Parc ( 3 ) : 14 h 15.19 h.RAINMAKER ( THE ) Cinéma Decane ( 1 ) : 21 h 15.TITANIC Collège Edouard-Montpetit ( 180.de Gentilly E .Longueuil ) : 20 h.TOMORROW NEVER DIES Cinéma Décane ( 1 ) : 17 h.WAG THE DOG Cinéma Décarie (1 ) : 19 h 15.WATERMELON WOMAN Cinéma du Parc ( 1 ) : 15 h.19 h.WELCOME TO SARAJEVO Cinéma du Parc ( 1 ) : 17 h.21 h 30 ZERO EFFECT Cinéma du Parc ( 3 ) : 16 h 45.21 h 30.IMAX_ IMAX ( Vieux-Port de Montréal ) EVEREST et ACROBATES DU CIEL : 10h 15.12h 15.16h 15.18 h 15.20h15( version française) ; 14 h 15.22 h 15 ( version anglaise ) IMAX LES AILES ( Mail Champlain, 2153, bout.Lapiniere, Brossard ) NEW YORK AU FIL DU TEMPS : Du mar au ven : 14 h.16 h 15.19 h.21 h 15 .sam : 13 h.15 h 15.17 h 30.19 h 45.22 h ; dim.13 h.15 h 15.17 h 30.19 h 45.LA NATURE ET SES SECRETS : Du mar.au ven.: 13 h .sam .dim.: 12 h.21 h TITANICA : Du mar au ven.: 15 h 15.20 h 15 ; sam.dim.: 14 h 15.16 h 30.18 h 45.Octavio Paz meurt à 84 ans Son style changea jusqu 'à la façon de s'exprimer des Mexicains Associated Press MEXICO L'une des plus grandes figures de la littérature mexicaine, l'essayiste et poète Octavio Paz, est mort à l'âge de 84 ans.C'est le président mexicain Emesto Zedillo qui a annoncé le décès du Prix Nobel de littérature, hier, de l'avion qui le ramenait du Sommet des Amériques qui s'est tenu au Chili.« C'est une perte irréparable pour la pensée et la culture contemporaines, non seulement pour l'Amérique latine mais pour le monde entier », a déclaré le chef de l'État.Même l'un de ses plus féroces critiques, le romancier mexicain Carlos Fuentes, reconnaissait qu'Octavio Paz « a changé à jamais la face de la littérature mexicaine ».Dur, mais précis et clair, le style d'Octavio Paz changea jusqu'à la façon dont s'exprimaient les Mexicains.Parmi ses oeuvres les plus célèbres, figurent le poème Pierre de Soleil ( 1957 ) et Le Labyrinthe de la solitude.Dans ce long essai, publié lui aussi dans les années cinquante, Paz décrit l'histoire mexicaine comme une quête « pour notre propre identité, déformée et masquée par d'étranges institutions », comme il l'avait expliqué lui-même.Car connue celle de la plupart des auteurs mexicains, l'oeuvre d'Octavio Paz est marquée par les contrastes et paradoxes de son pays, entre le passé indien et l'héritage espagnol.Né le 31 mars 1914 dans une famille aisée, il avait grandi aux abords de Mexico.Son père était le secrétaire d'Emiliano Zapata, le chef de la révolution paysanne de 1910-1920, et devint le représentant diplomatique des forces révolutionnaires zapatistes à Washington.Dans les années 20, le jeune écrivain adresse un manuscrit au poète chilien Pablo Neruda.Celui-ci, impressionné par son talent, écrit une critique enthousiaste et lui suggère de rejoindre un congrès d'écrivains antifascistes en Espagne.L'écrivain y reste pour participer aux côtés des forces républicaines au combat contre le régime du général Franco.En 1968, devenu ambassadeur de l'Inde, il démissionne pour protester contre la répression des manifestations étudiantes de la place Tlatelolco à Mexico, dans laquelle des centaines de personnes sont tuées.« Il serait difficile de représenter un gouvernement dans de telles circonstances », explique-t-il aux journalistes.Octavio Paz Théâtre THÉÂTRE JEAN-DUCEPPE ( Place des Arts ) Un simple soldat, de Marcel Dubé Mise en scène de Yves Despagnés Avec Luc Picard.Christian Bnsson Dargis.Henri Chassé.Jean Deschènes.Pascale Desrochers.Michel Dumont.Guillermin Kerwin.Philippe Lambert.Nicole Leblanc.Valene Le Maire et Miro.Du mar au ven.20 h .sam.16 h et 20 h 30.THEATRE DU RIDEAU VERT < 4G64.St Denis ) Grâce et Glona, de Tom Ziegler Trad de Michel Tremblay.Mise en scène de Denise Filiatrault.Avec Viola Léger et Linda Sorgini Du mar.au ven.20 h .sam .16 h et 20 h 30 THÉÂTRE DE QU ATSOUS ( 100.av.des Pins E.) L Abdication, de Ruth Woltf.Trad.Robert Lalonde.Mise en scène de Denise GuilbauH.Avec Isabelle Brouillette.Stéphane Brulotte.Manon Brunelle.Vincent Champoux.Sébastien Delorme.Françoise Deschènes.Elise Guilbault.James Hyndman.Isabel Richer et Pascal Rollm : 20 h.THÉÂTRE D'AUJOURD'HUI ( 3900.St-Denis ) La Peau d Eliza, de Carole Frechette.Mise en scène de François Barbeau, assisté de Suzanne Bouchard Avec Michelle Rossignol et Gabriel Sabourm 20 h.ESPACE LIBRE ( 1945.Fullum ) Festival de courtes pièces Mise en scène de Diane Dubeau.Avec Sylvio Archambault.Jean-Robert Bourdage.Violette Chauveau.Diane Dubeau.Manka Lhoumeau.Jacques L'Heureux et Micheline Poitrasé.Du lun.au sam.20 h.THÉÂTRE LA LICORNE ( 4559.Papineau ) Le Défilé des Canards Dorés, de Hélène Mercier.Mise en scène de Brigitte Poupart.Production Trans-Theàtre en codiffusion avec le Théâtre de la Manufacture.Du mar.au sam., 20 h.THÉÂTRE ESPACE GEORDIE ( 4001, Berri ) Sane Mon.de John Bourassa-Dutton.Mise en scène de Rob Langford.Avec Ron Torchia.Julian Casey et Doug Dickie.Du mer.au sam.20 h.STUDIO 401 ( 1435, de Bleury ) L Échange, de Paul Claudel Mise en scène de Yanick Auer.Avec Chnstelle Bramet.Éric Desjardins.Anissa Kherrati et Richard Raymond : 20 h.PISCINE BAIN ST-MICHEL ( 5300, St-Dominique ) Le Bain des Raimes.de Olivier Chomière Mise en scène de Claudine Tremblay.Avec Catherine Aliard.Sylvain Bélanger.Jocelyn Blanchard et André Brassard : 20 h.CENTAUR ( 453, St-Francois-Xavier ) Hign Lite, de Lee MacDougall Mise en scène de Jim Millan Avec Ron White.Steve Cumyn.Jason Cadieux et Randy Hughson.Du mar.au sam.20 h ; dim .19 h ; mat., sam.14 h.Pour Enfants LA MAISON THÉÂTRE ( 245, Ontario E.) Pescetopococcodnllo.de Léo Lionni Mise en scène de Fabnzio Montecchi.Sam et dim.13 h et 15 h ( 4 a 8 ans ) THÉÂTRE DE L'ESQUISSE < 1650.Marie-Anne E.) Contes muits et amérindiens.Dim .14 h ( dès 4 ans ) Variétés PLACE DES ARTS ( salle Wilfrid-Pelletier( Grease ( comédie musicale ).avec Fabian : 20 h.CABARET DU CASINO DE MONTRÉAL Alain Choquette.Mer 20 h .du |eu.au dim .21 h.PTIT BAR ( 3451, St-Denis ) Soirée Renaud avec Louis-Etienne 21 h 30 L'AIR DU TEMPS I 191, StPaul O.) Etudiants de I Université de Montréal 21 h LES BEAUX ESPRITS ( 2073, St-Denis ) Le P tit Théâtre a Gauthier 20 h 30 BISTRO A JOJO ( 1627, St Denis ) Sound Brigade 22 h.BIDDLE'S < 2060.Aylmer ) Bernard Pnmeau et son ensemble : 20 h.JAZZONS ( 300, Ontario E.) DeanCottnll des 21 h.BALATTOU ( 4372, St Laurent ) Les Nomades 22 h TYPHOON ( 5752.Monkland I Les Honeymakors des 21 h.LE SERGENT RECRUTEUR ' 4650.St-Laurent ) Messter.Mercure.Lau/ier et Dolan : 21 h.SOLMAR (111, StPaul E.) 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