La presse, 24 avril 1998, Cahier A
[" Le plus ijiiiiht quotidien français %'AMçrf4ttè Montréal, vendredi 24 avril 1998 114e année No 18! 66 pages, 4 cahiers 60 \u20ac TAXES LN SUS ÎI.ES - DE - LA - MADELEINE 1 $ ILOR1DE 1,65 $ U.S.vu i Nikon* LA HAUTE TECHNOLOGIE * POUR VOS LUNETTES 7SM.m J*a»-T»lon (orta de* SaMlM 4I»M Baseball 2 5 page S9 Économie Les boules de cristal révisées page Cl Cy'berpresse^ Y a-t-il un bogue dans la salle?page C14 Hockey 3 ~V 2 La Belgique à nouveau ébranlée ] L'évasion du pédophile Marc Dutroux provoque une crise politique PHOTO REiHEURS Marc Dutroux, photographié le mois dernier.d'après AFP et AP BRUXELLES Le pédophile belge Marc Dutroux, accusé d'avoir tué quatre fillettes et adolescentes, a réussi hier une courte et spectaculaire évasion qui a provoqué la démission des ministres belges de l'Intérieur et de la Justice.Moins de cinq heures après l'évasion de Marc Dutroux du palais de justice de Neufchâteau, dans le sud-est du pays, le premier ministre Jean-Luc Dehaene a annoncé devant le Parlement la démission de Johan Vande Lanotte et Stefaan De Clerck, respectivement ministres de l'Intérieur et de la Justice.« C'est avec consternation que j'ai appris l'évasion » de Marc Dutroux, a déclaré M.Dehaene, en affirmant qu'il n'y avait pas « d'indice de complicité ».Il a cependant estimé que cette évasion est « incompréhensible et inadmissible ».Il s'est par ailleurs engagé à mener des réformes en vue de renforcer les services chargés de l'application de la loi dont les déficiences ont été soulignées lors de récentes enquêtes parlementaires.Les deux ministres flamands appartiennent respectivement au Parti démocrate-chrétien de M.Dehaene et au Pani socialiste.Le roi des Belges, Albert II, qui était en vacances en France, a décidé de revenir d'urgence à Bruxelles, où les effets de l'évasion de Dutroux devraient secouer encore plusieurs jours l'État belge.Armé d'un revolver non chargé, Marc Dutroux avait pris la fuite du palais de justice de Neufchâteau à bord d'une voiture volée vers 13 h 05, heure locale.Il a été retrouvé trois heures et demie plus tard à Saint-Médard, dans la forêt de Chiny, située à quelques kilomètres de l'endroit d'où il s'était évadé.Marc Dutroux, qui se trouvait au tribunal pour consulter son dossier comme il avait l'habitude de le faire régulièrement, et qui n'avait donc pas de menottes à ce moment-là, a donné un coup de poing au gendarme l'accompagnant, qui est tombé par terre.Sauvé par son manteau et son sac ! MARC THIBODEAU Daniel Legault remerciait le ciel hier d'avoir eu la bonne idée de se vêtir chaudement mardi matin avant de partir pour l'école.« J'ai été chanceux.Si je n'avais pas eu mon manteau en plus de mon sac sur le dos pour arrêter le coup, je serais paralysé.La lame est venue à cinq centimètres de ma co-lobne, a indiqué hier à La Presse l'adolescent de 14 ans, sauvagement agressé par un commando des Black Dragons à l'angle du boulevard Crémazie et de la rue Molson, dans le nord de Montréal.« Je venais de descendre de l'autobus.Je me suis retourné en entendant des cris et j'ai vu des haches levées.Il y a en un qui m'a ilonné un coup, mais ça ne m'a pas fait mal immédiatement », dit l'adolescent, qui n'a guère eu le temps de réfléchir à la raison de cette agression.« En levant les yeux, j'ai vu que Donald ( l'autre victime dans cette-affaire ) était couvert de sang.C'est là que les policiers sont arrivés », a résumé le jeune homme, qui a été transporté en lieu sûr par un membre du personnel de son école, le Voir SAUVÉ en A2 -¦ PHOTO RÉMI LEMEE.Lê Presse Daniel Legault, 14 ans, qui a été assailli par un commando des Black Dragons mardi, dans le nord de Montréal, se remettait tant bien que mal de ses blessures hier à l'hôpital Sainte-Justine.L'usine Atwater dotée d'une mini-centrale électrique?BRUNO BISSON La Ville de Montréal étudie une proposition avancée par un groupe d'experts pour éviter des pannes d'électricité prolongées à son usine d'eau Atwater, qui consisterait à construire une « centrale » électrique de petit format derrière l'usine pour alimenter celle-ci en cas d'effondrement du réseau d'Hydro-Québec.Il s'agirait d'une petite centrale pouvant fonctionner en tout temps,et dont les turbines seraient propulsées au ga/ naturel.La mini-centrale devrait avoir une capacité de production d'au moins 30 mégawatts, amplement suffisante pour faire fonctionner l'usine Atwater en cas d'extrême urgence, comme ce fut le cas en jan- vier, durant la tempête de pluie verglaçante, quand s'est présenté l'impossible scénario d'une panne d'électricité paralysant la production et la distribution d'eau potable pour plus d'un million de résidants de l'île de Montréal.En mode normal, l'usine Atwater dépendrait toujours du réseau d'Hydro-Québec.Ce n'est que dans des situations exceptionnelles que le courant de cette mini-centrale voisine serait utilisé de façon exclusive par l'usine Atwater.Le projet présente toutefois un désavantage majeur: son coût, qui n'a pu être évalué, serait prohibitif si cette mini-centrale était seulement destinée à servir de super-génératrice à l'usine d'eau potable en cas d'urgence majeure.La cen- trale devrait donc produire de façon continue, pas seulement en cas de panne, et le courant serait vendu à Hydro-Québec pour en amortir les coûts.Cela nécessiterait une analyse environnementale exhaustive, ce type de centrale électrique n'étant généralement pas destiné à être construit, ni exploité, dans un centre urbain.Un porte-parole des Travaux publics, Charles Couture, a confirmé hier à La Presse que cette idée était sur la table ainsi que quelques autres, mais qu'il était beaucoup trop tôt pour annoncer quelle solution sera privilégiée.Voir L'USINE m A2 Il s'est alors emparé de son arme qui n'était pas chargée, comme cela est d'usage en Belgique lorsqu'un détenu consulte son dossier, et a menacé un second gendarme, en tau ion à l'extérieur de la pièce.Il a dévalé les escaliers et, à l'extérieur du bâtiment, a braqué un automobiliste, le forçant à quitter son véhicule, une Renault Mégane grise.Marc Dutroux, habillé de ses vêtements gris de détenu et chaussé de baskets blanches, a démarré en direction d'Arlon, vers l'est, près du Luxembourg et de l'est de la France.La voiture s'est embourbée dans la forêt et Dutroux a dû poursuivre sa route à pied.Voir LA BELGIQUE en A2 La police maintient la décision Duchesneau JEAN-FRANÇOIS BÉGIN La direction de la police de la CUM n'a aucunement l'intention de rétablir les suspensions imposées aux policiers André Lapointe et Michel Vadeboncoeur pour leur rôle dans l'affaire Barnabe.Le ministre de la Sécurité publique, Pierre Bélanger, qui demande le respect intégral des suspensions de 140 et 120 jours décrétées en décembre dernier par le Comité de déontologie policière, risque de se heurter à un mur d'incompréhension lors de sa rencontre d'aujourd'hui avec le nouveau directeur du SPCUM, Claude Rochon.Ce dernier a répété hier son appui à la décision prise en janvier par Jacques Duchesneau de permettre aux deux policiers d'échanger 90 jours de suspension contre un nombre équivalent de jours de vacances.« On était bien orienté et on était de bonne foi », a-t-il dit.M.Rochon ne l'a pas affirmé publiquement, mais les informations recueillies hier par La Presse indiquent bel et bien que le SPCUM n'entend pas revenir en arrière: les deux policiers, qui ont recommencé à travailler, ne retourneront pas chez eux purger le reste de leurs suspensions, quoi qu'en dise le ministre.Le ministre Bélanger s'est indigné de la pratique dès qu'elle a été mise au jour, le 7 avril dernier.Il invoque depuis un avis juridique produit par le contentieux de son ministère pour soutenir que la décision de M.Duchesneau était illégale.Selon la porte-parole du ministre, Esther Boily, l'avis dit que la loi est claire et ne permet pas de tels échanges.« Et ça concorde avec l'avis que le Commissaire à la déontologie policière ( Me Denis Racicot ) a fait parvenir cette semaine à tous les chefs de police », a ajouté Mme Boily.Voir LA POLICE en A2 617 JOURS AVANT L'AN 2000 INDEX Petites annonces Indu immobilier B12 à B15 marchandises emplois affaires B12 Artt et spectacles C2 Bridge B15.C9 -horaire télévision B6 automobile C9aC11 Bandes dessinées B14 Décès B5aB11 Économie B15 - horaire spectacles B9 Feuilleton Eles-vous observateur C10 Horoscope B12 B13 Opinions C12 Laval Al 2 Politique C1aC8 Loteries A2 et A4 Rive-Sud C9 Monde B4 Tabloïd Sports B3 B1 A14 ÉDITORIAL Les sept plaies de la DPJ - Agnès Gruda Mots croisés B13etS14 - Philippe Cantin S5 page B2 Mot mystère C9 MÉTÉO Percées de soleil Max.17, min.5 Cahier Sports, page 20 » LE FESTIVAL DE LA SANTE * DIMANCHE 17 MAI 1998 sports experts H.ut>>r.i «rnnii^Ml.ti Inscrivez-vous à votre activité favorite Patin à roues alignées \u2022 Vélo \u2022 Marche \u2022 Course Les formulaires d'inscription sont disponibles chez Sports Experts Bénévoles demandé(e)s - chaque bénévole recevra un T-shirt.TVH INFORMATION : (514) 879-1027 m a2 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 24 AVRIL 1998 Suites de la une La police maintient la décision Duchesneau LA POLICE / Suite de la page AI_ La position du SPCUM est quant à elle fondée, comme l'indiquait M.Duchesneau mardi, sur une lettre envoyée aux chefs de police le 26 octobre 1994 par l'ancien commissaire à la déontologie policière, Fernand Côté.Or, il est loin d'être évident que le sens donné par le SPCUM à cette lettre de portée très générale, dont La Presse a obtenu copie, est le bon.L'ex-commissaire ne fait qu'y indiquer que « seul le supérieur du policier est en mesure d'accomplir les formalités administratives nécessaires pour traduire concrètement une sanction qui est exécutoire ».Nulle part n'est-il fait mention, ni directement ni indirectement, de la possibilité de purger une suspension en congés accumulés.Quant à M.Duchesneau, qui disait mercredi soir avoir en sa possession une copie de la lettre de M.Côté, il a fait savoir hier par l'entremise d'un de ses conseillers, Marc Snyder, qu'il l'avait détruite le soir même en faisant le ménage parmi ses vieux dossiers du SPCUMI En tout état de cause, les dirigeants du SPCUM maintiennent que les échanges de suspensions étaient une pratique admise par les autorités déontologiques.Ils n'ont en apparence pas tout à fait tort.La Presse a en effet découvert que sur les 132 dossiers dans lesquels des suspensions ont été imposées à des policiers par le Comité de déontologie policière depuis sa création en 1990, on dénombre 10 cas, dont huit impliquant la Sûreté du Québec et deux émanant de la police de HulL où le Commissaire à la déontologie policière, dûment avisé par lettre des supérieurs des policiers suspendus que ces derniers avaient monnayé des jours de vacances, n'a pas réagi et a laissé courir.Selon Serge Fortin, ce n'est qu'en mars dernier que le Commissaire a avisé la Sûreté du Québec qu'elle ne pouvait pas agir comme elle l'avait fait.Quant aux deux dossiers provenant de Hull, ce n'est qu'hier qu'ils ont été découverts, alors que les lettres dataient de mai 1997 et janvier 1998.« Avant les lettres des chefs de police ne passaient pas par les mains du Commissaire, mais vous pouvez être certain qu'à l'avenir, il va les voir », a dit M.Fortin.SHEILA COPPS Précision ¦ Dans un article portant sur le Fonds des câblodistributeurs, nous écrivions hier que le grand patron de Téléfilm Canada, François Macerola, était récemment en mission commerciale avec Sheila Copps en Chine.M.Macerola était bel et bien en Chine, mais pas avec Mme Copps.Au moment où le patron de Téléfilm Canada était en Chine, la ministre du Patrimoine canadien était à Ottawa.La Belgique à nouveau ébranlée LA BELGIQUE / Suite de la page AI Contrairement aux premières informations données par le procureur de Liège, Dutroux n'a pas braqué d'autre automobiliste.Une autre information sur la capture de Dutroux donnée par le président de séance du Sénat, Philippe Mahoux, alors que le pédophile était encore en fuite, a très vite été démentie de sources officielles.Aussitôt la nouvelle de l'évasion connue, l'alerte nationale et internationale a été donnée et tous les services de police et de gendarmerie de Belgique, du Luxembourg et de France ont été mobilisés pour retrouver le fuyard.La Chambre des députés et le Sénat ont suspendu leurs travaux après l'incroyable annonce de l'évasion du plus célèbre prisonnier de Belgique.« C'est dramatique, inexplicable », a réagi Gino Russo, père d'une petite victime de Dutroux, Mélissa, en rappelant qu'il avait demandé il y a un an et demi la démission du ministre de la Justice.« On s'était foutu de moi.S'il devait démissionner, c'était à ce moment-là qu'il devait le faire », a ajouté M.Russo.« Je suis le cul par terre, c'est une histoire de fous.Nous savons Les victimes de Marc .Dutroux MER DU NORD PAYS-BAS Ostende.22 août 95 Enlèvement d'An Marchai et d'Eefje Lambrechts BELGIQUE BRUXELLES G râce-Hol logne, 24 juin 95 Enlèvement de Julie Lejeune et de Melissa Russo m z o < UJ Kain, 28 mai 96 Enlèvement de Sabine Dardenne Jumet Charieroi Jumet, .3 septembre 1996 Découverte des corps d'An et d'Eefje iï° FRANCE Ma reine Ile, 15 août % Sabine et Laetitia sont retrouvées vivantes dans une maison de Marc Dutroux T i 50 km Sars-la-Buissière, 17 août 1996 Découverte des corps de Julie et Melissa x Bertrix, 9 août 96 Enlèvement de Laetitia Delhez o ce 8 LU X que la Belgique est un pays qui n'arrête pas de dysfonctionner et maintenant on laisse s'échapper le principal criminel du pays qui devrait être gardé aussi bien qu'Ai Capone », a déclaré le député socialiste Claude Eerdekens, membre de la Commission parlementaire mise en place après l'affaire Dutroux.« Plus personne ne maîtrise rien.c'est un dysfonctionnement de trop », a renchéri Vincent Decroly, député écologiste également membre de la Commission Dutroux.Arrêté en août 1996, Marc Dutroux est accusé de la séquestration entre juin 1995 et août 1996 de six fillettes et adolescentes belges et de la mort de quatre d'entre elles, dont Julie Lejeune et Mélissa Russo.Deux autres de ses victimes, Sabine Dardenne, 12 ans, et Laetitia Delhez, 14 ans, avaient pu être retrouvées vivantes deux jours après l'arrestation de Dutroux qui avait déjà été arrêté en 1985 pour l'enlèvement, la séquestration et le viol de cinq adolescentes de 12 à 19 ans.Condamné en avril 1989 à .13 ans et demi de prison, il avait bénéficié d'une libération conditionnelle en 1992 après avoir purgé la moitié de sa peine.L'affaire Dutroux a provoqué un véritable séisme dans la société belge et lors d'une manifestation monstre à Bruxelles en octobre 1996, quelque 300 000 personnes avaient dénoncé l'incompétence des services belges de sécurité et du système judiciaire.Dans le monde entier, cette affaire a eu un écho retentissant qui a permis de sensibiliser l'opinion sur le drame des enfants maltraités par les pédophiles.Sauvé par son manteau et son sac ! SAUVÉ / Suite de la page A1_ Centre d'intégration scolaire, situé à une trentaine de mètres de là.« Ce n'est qu'en enlevant mon manteau et mon sac que l'on s'est rendu compte que j'avais été blessé.Mon chandail était tout rouge », a résumé le jeune, qui se trouvait hier après-midi dans une chambre de l'hôpital Sainte-Justine avec son ami.Il dit ignorer pourquoi les membres du gang de rue, qu'il dit ne pas connaître, s'en sont pris à lui.L'hypothèse de la police voulant que le commando ait en quelque sorte voulu venger l'honneur d'une jeune Asiatique qui avait été atteinte par un petit disque de carton \u2014 un pog \u2014 ne le convainc pas.« Je n'étais même pas dans l'autobus lundi lorsque cette affaire-là est arrivée.Je n'ai rien à voir avec ça », a indiqué l'adolescent, qui affirme avoir vu de « jeunes Asiatiques » rôder autour de l'école au début de la semaine.La direction de l'hôpital indiquait hier que l'adolescent ne devrait pas garder de séquelle de sa mésaventure, tout comme son ami, qui a eu trois doigts de la main droite sectionnés par les agresseurs.Le jeune Legault a dit pe pas savoir quand il pourrait quitter l'hôpital et éventuellement reprendre ses cours.Une chose est claire cependant.« Mes parents ne veulent pas que je retourne à cette école-là.Ils trouvent que c'est trop dangereux », a-t-il déclaré.Le directeur du Centre d'intégra- tion scolaire, Jean-Marc Rousseau, un établissement pour élèves souffrant de troubles d'apprentissage, indique pour sa part qu'il s'agit du premier incident de cette nature à toucher son institution en 15 ans d'existence.« Ça n'a rien à voir avec l'école », dit-il.La tension causée par l'attaque du commando des Black Dragons demeurait palpable hier parmi les élèves, qui, dans plusieurs cas, ont été escortés par des membres du personnel à la sortie des classes.Des policiers étaient alors présents pour assurer la sécurité.L'escouade antigang du SPCUM poursuivait entre temps son enquête afin d'élucider toute cette affaire.La principale hypothèse demeure que le commando a frappé pour venger la jeune femme ayant reçu le pog au visage lundi.« Aussi invraisemblable que cela puisse paraître », dit le lieutenant-détective Yves Riopel.Les enquêteurs cherchent à retracer l'adolescente en question pour étudier la validité de cette piste.« Nous avons besoin de plus de renseignements pour la retrouver », dit M.Riopel, qui n'a pu obtenir hier la collaboration désirée des six membres des Black Dragons appréhendés mardi.Les suspects, tous des mineurs, ont comparu durant la journée au Tribunal de la jeunesse afin de répondre à des accusations de tentative de meurtre, de possession d'armes prohibées et de complot.Ils doivent revenir en cour lundi pour l'enquête sur leur mise en liberté.L'usine Atwater dotée d'une mini-centrale électrique ?L'USINE / Suite de la page Al_ « Une chose est évidente, a conclu M.Couture, c'est qu'il nous faut une source d'énergie indépendante du réseau d'Hydro-Québec.» Le 9 janvier dernier, alors que le réseau d'Hydro s'écroulait sous le poids du verglas accumulé depuis quatre jours de précipitations, les deux usines de production d'eau de la Ville de Montréal, Atwater et Desbaillets, ont cessé de produire, faute de courant.La distribution d'eau n'a pas été interrompue même si certains quartiers en ont été privés, mais la Ville de Montréal a réalisé que ses réservoirs étaient sur le point d'être vidés.Les problèmes de contamination qui en auraient découlé le cas échéant auraient forcé la métropole à émettre un avis de non-consommation et des centaines de milliers de personnes auraient été privées de cette ressource essentielle durant plusieurs jours, non seulement à Montréal, mais aussi dans 14 autres municipalités alimentées par Atwater et Desbaillets.Contrairement à une ville comme Longueuil, qui a eu recours à une génératrice pour faire tourner son usine de filtration, même au plus fort de la crise, il est à peu près impensable d'espérer une alimentation suffisante pour une usine de la taille de celle d'Atwater, en utilisant un groupe électrogène de secours.Les deux usines de filtration de Montréal exigent environ 25 mégawatts chacune, soit une puissance équivalente à celle de la petite centrale Gazmont située au lieu d'enfouissement de la Ville de Montréal, à la carrière Miron.Le groupe d'experts mis sur pied par la Ville pour étudier ces problèmes dans les semaines qui ont suivi la tempête de pluie vergla-çante, a aussi proposé d'autres scénarios.L'un de ceux-ci prévoyait qu'Hydro construirait de nouvelles installations pour compléter la « boucle » des lignes de transport d'électricité, qui convergent autour de l'usine Atwater.La construction d'un tronçon ad- ditionnel de sept kilomètres de Lignes de transport d'électricité est déjà en cours, à LaSalle et Verdun.Cette boucle permettra d'ajouter de la flexibilité au réseau d'Hydro-Québec et de nouvelles possibilités d'alimentation prioritaire pour l'usine d'eau Atwater, si la même situation qu'en janvier devait se produire.Mais selon deux sources de ta Presse, la Ville ne voudrait pas se satisfaire de cette assurance.Avant la tempête de pluie verglaçante, la possibilité qu'une panne d'électricité majeure puisse empêcher la production d'eau potable était considérée comme presque nulle par Hydro-Québec.Renseignements : 285-7272 Abonnement : 285-6911 Télécopieur pour abonnement : 285-7039 Lundi au vendredi de 7h à 17 h 30 Samedi de 7 h à midi Dimanchede7hà 11 h Rédaction : 285-7070 Promotion : 285-7100 Les petites annonces : 285-7111 Télécopieur : 848-6287 Lundi au vendredi de 8 h 00 à 17 h 30 Décès, remerciements : 285-6816 Lundi au vendredi de 8 h 30 a 17 h 30 Grandes annonces Détaillants : 285-6931 National, TéléPlus : 285-7306 Carrières et professions.Nominations : 285-7320 Comptabilité Grandes annonces : 285-6892 Les petites annonces : 285-6900 La Presse est publiée par: La Presse.Lu\\ 7.me Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9.Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La PrtSSt 61 celles des services de la Presse Associée et de Reuter.Tous droits de reproduction des informations partie uttèlCS à La Presse som également réservés.«Envois de publication canadienne -Contrat de vente numéro 0531650»» Port de retour garanti.(USPS003692) Champlain N.Y.12919-1518.LOTERIES La quotidienne à trois chiffres : 616 à quatre chiffres : 5523 COLLECTES DE SANG Aujourd'hui, la Croix-Rouge attend les donneurs aux endroits suivants: ¦ à Montréal: Centre des donneurs, centre commercial Maisonneuve, 2991, Sherbrooke Est ( métro Préfontaine ), de 10 h à 17 h; ¦ à Sainte-Marthe-sur-le-Lac: promenades Deux-Montagne, 2801, boul.des Promenades, de 14 h à 20 h 30.Objectif: 150 donneurs; ¦ à Laval: Cité de la Santé, 1755, boul.René-Laennec, de 9 h à 17 .Objectif: donneurs; ¦ à Châteauguay: Sécurité publique, 55, boul.Maple, de 14 h à 20 h.Objectif: 125 donneurs; ¦ à Longueuil: hôpital Pierre-Boucher, salle L'Échange, 1333, boul.Jacques-Cartier Est, de 11 h à 17 h 30.Objectif: 100 donneurs; ¦ Les Cèdres: pavillon récréatif des bénévoles, 145, rue Valade, de 15 h à 20 h 30.Objectif: 130 donneurs.DEMAIN DANS LA PRESSE Le Colorado des prisons ¦ Il y a un siècle, au coeur de l'État du Colorado, l'or et le pétrole ont mis au monde la municipalité de Florence.Un siècle plus tard, cette petite localité du Old West doit sa survie à une nouvelle ruée, celle des Américains vers l'industrie des prisons.Richard Hétu, notre correspondant aux États-Unis, s'est rendu sur les lieux et, demain, il nous raconte que la gestion privée de ces prisons est devenue une affaire de plusieurs centaines de millions qui emploie plus de 1000 personnes, à Florence.QUESTION DU JOUR » _42 \\ 23!?2i Liaison \u2022 Vous voulez vous faire entendre?Répondez à la question du jour.Peur faire connaître votre opinion, composez le 285-7333; au son de la voix, faites le 1.Dans la course à la mairie de Montréal, croyez-vous le chef du RCM, Thérèse Daviau, capable de joindre les rangs de Jacques Duchesneau?Selon vous, publiera-uon encore des livres dans cent ans?À cette question posée hier, le pourcentage des réponses obtenues a été Oui: 89 % Non: 11 % SDLR.Ce sondage maison sert uniquement a prendre le pouls de nos lecteurs et n a aucune prétention scientifique * \u2022 « - ¦*.- .\u2022\t# 1» Ne manquez pas h& * hon depUri * ce cahier spécial nOUf Ufl demain * * * M dans .pour un bon départ ! ém-ii m i > .I \t \tf LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 24 AVRIL 1998 ?A3 Le mot du jour plus ¦ tyi lecteur, Michel Cadette, souli gne que l'emploi de plus dans les titres, comme dans tous les usages el liptiques du reste, engendre une certaine ambiguïté.Deux titres récents sont venus nous le rappeler.Dans le premier cas, « Plus de relations avec le Pakistan » voulait dire « davantage (encore plus) de relations ».Dans le second, « Plus d'ordures à la carrière Miron » signifiait « finies les ordures ».Voilà pourquoi il est préférable d'employer une autre tournure.Paul Roux .¦ L'EXPRESS DU MATIN Fausse bombe chez un gardien de prison ¦ Un colis suspect, qui visait un gardien de prison, a été neutralisé hier à Les Cèdres, dans la région de Vaudreuil-Soulanges, à l'ouest de Montréal.Le colis avait été déposé entre deux voitures à la maison du gardien, qui avait été pris en otage à l'établissement de Valleyfield il y a environ un an et n'avait pas encore réintégré ses fonctions.Les policiers ont été appelés sur les lieux vers 9h00, lorsque des résidants ont aperçu l'engin, qui était en fait une fausse bombe composée de fusées routières.Le président du Syndicat des agents de la paix, Réjean Lagarde, a très mal accueilli ce nouvel acte posé contre l'un de ses membres et a dit se demander quand tout cela prendrait fin.Fleurir Montréal ¦ La Ville de Montréal lance à partir du 5 mai son concours annuel Fleurir Montréal, de façon à encourager les citoyens, les commerçants et les industriels à embellir leur milieu.Pour participer au concours, il suffit de se procurer un coupon d'inscription aux éco-quartiers, aux bureaux Accès Montréal ou au Jardin botanique avant le 26 juin.Par ailleurs, profitant du lancement de la campagne annuelle d'embellissement paysager de la ville de Trois-Rivières, où se tiendra cette année la 20e Journée provinciale des Villes, villages et campagnes fleuris du Québec, le ministre Guy Julien a réitéré son invitation à participer en grand nombre à fleurir et embellir le Québec.Les municipalités ont jusqu'au 18 mai prochain pour s'y inscrire.Nouveau DG à Charles-LeMoyne ¦ L'ancien directeur général de l'Hôtel-Dieu de Montréal, Michel Larivière, assumera à compter de lundi des fonctions similaires à l'hôpital Charles-LeMoyne de Greenfield Park.M.Larivière secondait jusqu'à tout récemment la directrice générale du Centre hospitalier de l'Université de Montréal, Cécile Clé-roux, à titre de directeur général adjoint aux soins et services.11 est également secrétaire de la conférence régionale de l'Association des hôpitaux du Québec.Choix des jurés ¦ Le choix des jurés au procès de Michel Otis, accusé du meurtre de la petite Kristina Blain, a été fait hier au palais de justice de Laval, mais les premiers témoins ne seront pas entendus avant mardi ou mercredi prochains.Rappelons que Kristina, 34 mois, a été découverte morte, le 25 juillet dernier, pas très loin du chalet d'Otis, à Saint-Colom-ban.Ce procès est présidé par la juge Ginette Piché, de la Cour supérieure.Bout du monde B La petite localité de La Reine en Abitibi-Témiscamingue, qui compte 480 habitants, s'est proclamée Capitale mondiale du bout du monde par résolution municipale.Ses citoyens vont d'ailleurs entreprendre sous peu divers travaux, dont l'aménagement de l'Avenue au bout du monde, l'installation des portes Au bout du monde et l'implantation de la Place des nations.Trop gros pour passer par les escaliers ¦ Un Longueuillois qui a appelé hier, vers 21 h 30, une ambulance pour aller à l'hôpital a dû attendre pendant près d'une heure l'arrivée des.pompiers ! L'homme était en effet trop gros pour que les ambulanciers arrivent à le faire descendre de son appartement, situé au troisième étage d'un immeuble de la rue Desmarchais.Comme l'homme ne pouvait marcher, cinq policiers ont été appelés en renfort mais en vain.II a fallu l'intervention des pompiers et d'une nacelle pour faire sortir l'homme par la porte-fenêtre de son appartement et le confier aux ambulanciers.Selon l'estimation de la police, l'homme pesait de 350 à 400 livres.Il se plaignait de iîi.iii s de dos.Première journée de travail.mémorable chez Fasa Friction PHOTO ROBERT NAD0N Là Presse Camion en feu L'autoroute Décarie a été fermée hier matin pendant une demi-heure en direction sud à la hauteur de la rue Snowdon à cause d'un camion qui a pris feu.L'incident a eu lieu vers 7 h.Selon la police, une défectuosité mécanique est à l'origine de l'incendie.YANN PINEAU L'un des travailleurs blessés mercredi par l'explosion d'un four industriel à l'usine de Fasa Friction, à Saint-Laurent, venait de commencer sa première journée de travail, a dit hier son beau-frère, Steven Evans, responsable de l'entretien du matériel roulant chez Fasa.« J'ai fait rentrer mon beau-frère hier ( mercredi ), a raconté M.Evans, qui montait la garde hier devant l'usine située au 6035, Cô-te-de-Liesse.Quand c'est arrivé ( l'explosion ), j'étais en train de manger au restaurant.J'ai vu quelques camions de pompiers, mais je ne me suis pas inquiété pour lui.Quand j'ai vu arriver des ambulances, là je me suis demandé où il était.« Je l'ai retrouvé dehors et il m'a dit qu'après l'explosion, il ne voyait plus rien à cause de la fumée et qu'il ne savait plus où était la porte de sortie.Il s'est penché vers le sol et il a vu des gens qui couraient.Il les a suivis en espérant qu'ils savaient où ils allaient et, heureusement, ils allaient dans la bonne direction.» Le beau-frère de M.Evans était de retour chez lui, hier, mais quatre ou cinq de la trentaine de travailleurs blessés étaient encore à l'hôpital, selon M.Evans, qui loue l'efficacité des ambulanciers qui sont intervenus mercredi.Parmi les hospitalisés, on compte le président de la compagnie, Roger Stephan, qui se trouvait encore au service des grands brûlés de l'Hôtel-Dieu de Montréal après avoir été gravement blessé par l'explosion du four.« Roger voulait sortir de l'hôpital dès hier ( mercredi ), a dit M.Evans.C'est un gars qui se préoccupe de tout ce qui se passe dans la compagnie.» Selon un autre employé de Fasa, John Lalonde, M.Stephan ne fera pas de commentaires sur l'explosion avant le dépôt du rapport de la CSST sur l'accident.Hier, l'usine était fermée, mais les employés ont quand même pu venir chercher leur chèque de paie.Un ingénieur a estimé que la structure du bâtiment était encore en bon état et la CSST a autorisé la reprise des activités dans toute l'usine, sauf dans la section touchée par l'explosion.Gilles Daigle, porte-parole de la Commission de la santé et de la sécurité du travail ( CSST ), a confirmé hier que le four qui a explose mercredi avait déjà explosé en mai 1995, mais qu'aucun blessé n'avait été signalé à la CSST, même si les pompiers de Saint-Laurent disent en avoir compté trois à l'époque.Le rapport sur cet accident concluait que l'explosion avait été causée par une trop petite entrée d'air dans le four et par une accumulation de gaz et de particules dans la cheminée.La compagnie s'est conformée aux recommandations de la CSST énoncées à la suite de cette explosion, a indiqué M.Daigle, et un inspecteur a visité l'usine à la fin de 1995.Depuis, la CSST n'a fait aucune autre visite chez Fasa Friction, mais une inspection était prévue pour cette année.La compagnie, qui fabrique des pièces de freins, fait partie d'un secteur juge-prioritaire par la CSST à cause des risques liés aux méthodes de production.M.Daigle a dit en outre que |a CSST n'a jamais été informée de l'explosion survenue en décembre-dernier, qui n'a pas fait de blessé, mais qui a forcé l'intervention des pompiers de Saint-Laurent.Il a aussi dit que la CSST avait reçu une plainte anonyme au début de l'année concernant le remplacement trop rare des masques portes par certains travailleurs pour se protéger des poussières d'amiante.Les Black Dragons : un gang éphémère ?MAIL CHAMPLAIN CARREFOUR LAVAL PLACE STE-FOY LES AILES DE LA MODE t MARC THIBODEAU La police de la CUM n'exclut pas la possibilité que les Black Dragons, u- « nouveau » gang de rue qui a violemment agressé mardi deux élèves du Centre d'intégration scolaire, dans le nord de Montréal, ait une courte existence, comme bien d'autres gangs de cette nature.« On ne les connaît que depuis deux mois.Et ça se peut fort bien qu'ils n'existent plus dans deux mois », a commenté hier le lieutenant-détective Yves Riopel, de l'escouade antigang du SPCUM.Selon M.Riopel, le monde des gangs est en perpétuelle transformation, ce qui complique grandement la tache des forces de l'ordre.« Un gang donné peut décider de se fondre avec un autre, se démanteler ou encore se scinder en raison d'un conflit entre différents membres.Certains durent des années tandis que d'autres ne durent que le temps d'une chanson », dit-il.À l'heure actuelle, l'escouade antigang a pu déterminer que les Black Dragons, d'origine asiatique, comptent un noyau dur de « dix ou quinze » membres, autour duquel gravitent une cinquantaine de jeunes « qui entrent et qui sortent ».Bien qu'ils soient surtout actifs dans le Centre-Sud, les limites de leur territoire demeurent pour l'instant assez mal définies.« Là, ils ont frappé dans le nord de la ville.Ils se permettent des escapades », commente M.Riopel.Le SPCUM estime que le gang, formé de jeunes âgés d'une quinzaine d'années, se consacre essentiellement à l'extorsion, au trafic de stupéfiants et aux vols qualifiés.La violence manifestée par les membres des Black Dragons lors de l'incident de mardi surprend le lieutenant-détective, qui ne peut l'expliquer.« Ça m'étonne chaque lois », dit-il.C'est purement un hasard si les policiers du SPCUM ont pu intervenir rapidement pour limiter les dommages puisqu'ils réalisaient une lilature de routine lorsque l'attaque est survenue.« Nous faisons de telles filatures de façon un peu aléatoire auprès îles gangs que nous connaissons afin de tenter de déterminer leurs activités et leurs affiliations ».indique le lieutenant-détective.Pi Un air de printemps pour les enfants.Chemise à carreaux de notre collection maison, offerte en 3 couleurs.mm Pour les jeux d'été, .salopette courte en jean de notre collection maison, offerte en 5 couleurs.\\ m V.- Les Ailes, c'est le paradis pour les enfants et les parents.Aire de jeux, restaurant, ; poussettes, salle d'allaitement, table à langer et couches gratuites, voilà notre façon de vous souhaiter la bienvenue! \u2022 » \u2022 S, * ' B:/+?A A4 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 24 AVRIL 1998 Michel Arcand a changé sa façon de faire, affirme le témoin Mario Lanrise HOLLANDE PARENT Presse Canadienne Le responsable de l'escouade Carcajou, l'inspecteur Mario Laprise, a expliqué, hier, que le témoignage rendu par le policier Mario Morrisset-te dans le cadre du procès des Matticks a amené des patrons de la SQ à suspendre l'écoute électronique des suspects, le temps des perquisitions policières.Après la fin abrupte du procès des Matticks, une enquête interne a permis de mettre la main sur l'écoute électronique faite le jour des perquisitions, le 25 mai 1994, qui a révélé que le policier Mario Morrissette avait fait sept ou huit appels téléphoniques du domicile d'un des Matticks au poste de commandement de la SQ.Au cours du procès, il avait juré n'avoir fait aucun appel.Plusieurs de ces appels étaient faits à Mario Laprise, responsable des perquisitions chez les Matticks.Pour sa part, à au moins deux reprises, M.Laprise avait dit à des enquêteurs internes qu'il était responsable des interrogatoires le 25 mai 1994.Il s'est finalement rappelé qu'il était aux perquisitions.L'enquêteur interne, Francis Pelletier, lui a d'ailleurs fait entendre des bandes d'enregistrement de l'écoute électronique sur lesquelles se trouvaient des conversations entre Morrissette et lui le jour des perquisitions.Devant la commission Poitras, hier, le témoin Laprise a indiqué que « le cas Morrissette » a eu une influence sur les gestionnaires.« Ils se sont dit : « si on avait fermé la ligne le matin ( des perquistions chez les Matticks ), ça n'aurait pas arrivé ».Interrogé sur l'identité de ces gestionnaires, M.Laprise s'est limité à nommer Michel Arcand, son prédécesseur à l'escouade de la répression du banditisme.M.Laprise a indiqué que telle n'était pas automatiquement sa façon de faire.En fin de journée, le témoin a été confronté aux différents échanges de conversations entre lui-même et Mario Morrissette, qui perquisitionnait chez un des Matticks, rue QuéviMon, adresse où une enquête interne a conclu qu'il y avait eu « plantage » de preuves par des policiers de la SQ.« Trouve le moyen de me rappeler sur un autre téléphone.On va parler », entend-on dire Mario Laprise à M.Morrissette, qui utilisait alors le téléphone d'un Matticks.À un autre moment, M.Laprise dit au même policier : « On va te faire travailler tout à l'heure », alors que celui-ci est au travail depuis plusieurs heures.Le témoin a demandé aux commissaires de ne pas interpréter de façon malicieuse les propos en question.Le témoignage de l'inspecteur Laprise se poursuit aujourd'hui.PHOTOS RÉMI LEMÉE.La Presse Le responsable de l'escouade de lutte contre le crime organisé de la SQ, Louis Dionne.Raynald Drouîn Luc Laplante La SQ et le ministère du Revenu gardent bon espoir d'entrer à Kahnawake » » - ANDRÉ CÉDILOT À quelques heures de l'expiration du délai d'exécution du mandat de perquisition, la Sûreté du Québec et les enquêteurs du ministère du Revenu gardent espoir d'entrer à Kahnawake pour clore l'enquête qui pourrait leur permettre de récupérer jusqu'à 24 millions en amendes et en taxes impayées.C'est que le ministre de la Sécurité publique, Pierre Bélanger, doit rencontrer aujourd'hui le chef du conseil de bande, Joe Norton, pour tenter d'obtenir que les peacekee-pers collaborent avec la SQ et le fisc.« Le ministre a sûrement mis le dossier à son agenda », a déclaré, hier, en conférence de presse, le nouveau responsable de l'escouade de lutte contre le crime organisé de la SQ, Louis Dionne, tout en fournissant les détails du projet Empire visant à enrayer la distribution illicite de produits du tabac.Entamée en octobre, l'opération a conduit au démembrement de 14 réseaux structurés qui achetaient des cigarettes et du tabac chez un détaillant de la réserve de Kahnawake.D'après l'enquête, les trafiquants, particulièrement actifs dans la grande région de Montréal, auraient écoulé l'an passé 643 000 cartouches de cigarettes ! Les 12 860 caisses de cigarettes en question ne provenaient pas de la contrebande comme c'est souvent le cas, mais bien d'un détaillant de Kahnawake qui, lui, les achetaient légalement d'un grossiste montréalais.« Le problème c'est que personne ne percevait les taxes d'accise, ainsi que la TPS et la TVQ », a expliqué Guy Ethier, chef régional de la division des enquêtes spéciales de Revenu Québec.En vendant à l'extérieur de la réserve, et par surcroît d'aussi grosses quantités de cigarettes, le détaillant mohawk ( il détient son permis du ministère du Revenu ) aurait dû percevoir les taxes et les remettre au gouvernement.Il en va de même des acheteurs qui les redistribuaient ensuite clandestinement dans les dépanneurs.Les 217 personnes visées par l'enquête, dont 196 propriétaires de dépanneurs, devront non seulement rembourser les taxes éludées.mais aussi les fortes amendes prévues dans les différentes lois concernant la vente du tabac.Pas moins de 2500 infractions de diverses natures pénales devraient être portées contre eux.Aucun des suspects n'a été arrêté.« Pour l'instant, il s'agit du volet fiscal.On continue l'enquête pour savoir s'il y a lieu de porter des accusations criminelles de fraude et de vol contre certaines personnes », a expliqué le capitaine Gilles Charrette, qui supervise le dossier à la SQ.Revenu Québec estime à près de 2,5 millions le manque à gagner du gouvernement.Les pénalités pourraient s'élever à plus de 5 millions.À lui seul, le « grossiste » de Kahnawake a été sommé il y a environ un mois de rembourser près de 3 millions en taxes non payées.M.Ethier ignore où en est rendu le processus de perception de ces cotisations.« Je n'ai pas d'opinion s'il va payer ou non, mais la facture a été envoyée », a-t-il dit.Une requête en injonction est en préparation en vue d'obtenir un jugement qui permettra, en cas de non-paiement, de saisir les biens du commerçant mohawk.Du moins ceux qu'il pourrait posséder à l'extérieur de la réserve, a-t-il ajouté.Les commerçants autochtones, et plus particulièrement les Mohawks de Kahnawake, refusent depuis toujours de percevoir des taxes de vente pour le compte des gouvernements.« C'est un dossier pendant depuis nombre d'années et qui n'est pas de ma responsabilité », a reconnu M.Ethier, tout en laissant entendre qu'il s'agissait d'un débat politique.Dans la journée d'hier, les hauts dirigeants de la SQ ont eu d'autres entretiens avec le chef des peace* keepers pour savoir s'ils auraient son aide pour perquisitionner sur la réserve.Les deux groupes devaient se voir en fin d'après-midi, mais la rencontre a été annulée à la demande de Warren Lahache.Ce dernier n'a pas non plus transmis à la SQ l'avis qu'il dit attendre depuis vendredi de la part de ses conseillers juridiques.Le principal mandat de perquisition de la SQ ne sera plus valide à compter de 21 h ce soir.Un autre mandat, celui-là en vigueur jusqu'au 30 avril, vise un second vendeur de tabac.« On ne veut pas arrêter personne sur la réserve, mais c'est important pour recueillir des informations indispensables à notre enquête », explique le capitaine Charrette.Cigarettes : Québec veut en finir avec la contrebande Landry concocte un projet pour récupérer les taxes que fait perdre la contrebande GILLES NORMAND du bureau de La Presse, QUÉBEC Le gouvernement du Québec est plus que jamais déterminé à en finir avec la contrebande des cigarettes.Non seulement la Sûreté du Québec pourra-t-elle intervenir à Kahnawake s'il lui est impossible d'obtenir la coopération des peace-keepers, mais les ministères des Finances et du Revenu ont reçu instruction de mettre au point un système étanche pour récupérer les centaines de millions de dollars en taxes perdues dans la contrebande des cigareues.Le plan sur lequel se penchent les fonctionnaires ferait en sorte que les autochtones qui achètent des cigarettes paieraient les taxes sur le tabac comme tout le monde.Ils recevraient plus tard un chèque représentant le montant des exemptions fiscales auxquelles ils ont droit lorsque leurs achats concernent leur propre consommation.« Nous sommes certains, maintenant, de façon mathématique, que cette exemption est utilisée pour se livrer à la contrebande.Le ministère des Finances et le ministère du Revenu ont des instructions de chercher des moyens techniques de fiscalité, et non pas de contrôles de police, pour arriver à contrôler ce phénomène », a en effet expliquer dans un point de presse le ministre d'État de l'Économie et des Finances, Bernard Landry.Il a indiqué que Québec solliciterait la coopération du gouvernement fédéral et celle de l'Ontario pour mettre au point un nouveau système permettant à l'État de récupérer les sommes perdues par d'autres voies que les voies habituelles.« Nous essaierons d'avoir une action concertée », a précisé le ministre qui se défend toutefois de vouloir priver les Amérindiens de l'exemption fiscale légale à laquelle ils ont droit.« L'exemption aux Amérindiens, nous ne la contestons d'aucune façon pour leur consommation per- sonnelle », assure-t-il.« Il y a possibilité que les impôts et taxes soient perçus en amont et soient remis en aval à ceux qui ont droit à une exemption », a précisé le ministre en expliquant que le procédé pourrait être le même que celui consistant à remettre la taxe de vente aux contribuables dont le revenu est faible.Comment cela peut-il se faire?Bernard Landry a indiqué que la taxe pourrait être perçue au moment de la sortie de l'usine de cigarettes.Le gouvernement Bouchard se retrouve donc dans une situation qu'ont bien connue les précédents gouvernements.\u2022ê .- \u2022 GRANDS GAGNANTS DU TIRAGE DU LOTO DES VAINCftEURS FONDATION DCS MALACWtS DU COtUR DU QUÉBIC Lo tirage du LOTO des -vain-cœurs» s'est déroulé sous la supervision de monsieur Isodore Jean, de la firme Samson, Bêla m Deloitte & Touche là gauche sur la photo) Il était accompagné des personnes suivantes : (de gauche à droite! Yves Ladouceur.Nissan Canada; Unda Saint-Laurent Vacances Air Transat Richard Biais.Nautilus Plus et bénévole à la Fondation, Josée Samson.Salut.Bon/our % et le comédien Claude Michaud.porte-parole du LOTO des -vaincœurs».C'est le vendredi 17 avril 1998 qu'on a annoncé les gagnants du tirage des grands prix du LOTO des «vamcœurs» de la Fondation des maladies du cœur du Québec Voici les noms des gagnants Christian Provost de Saint-Damien-de-Brandon pour quatre bicyclettes Raleigh pour la famille.Éric Désormeaux et Catherine Rousse de Terrebonne pour une fin de semaine de rêve au Château Frontenac Les gagnants des trois séjours pour deux au «SuperClubs» Sierra Mar à Santiago de Cuba sur les ailes d'Air Transat sont Yolande Marquis de Cangnan.Talar Tokmanoyan de Saint-Laurent et Kanne Lavallée de Shawmiqan Le gagnant du grand prix, un Nissan Pathfinder XE 1998.est Denis Monssette de McWatters Nos plus sincères félicitations et un grand merci aux commanditaires qui ont offert les prix en tirage ! \u2014¦ loto-québec Tirage du 98-04-22 8 19 35 42 43 48 Numéro complémentaire: 29 S* GAGNANTS 6/6 1 5/6+ 13 5/6 460 476 27 204 3/6 S26 697 LOTS 14 000 000,00$ 111 541,80$ 2 521.80$ 81,70$ 10,00$ Ventes totales 33186 499$ Prochain gros lot (sppr): 21 000 000 $ Tirage du 98-04-22 GAGNANTS 10 17 33 35 40 46 Numéro complémentaire: 32 676 5/6+ 5/6 476 3/6 0 0 17 847 17 252 Ventes totatov LOTS 1 000 000.00$ 50 000,00$ 500,00$ 50.00$ 5,00$ 614 166.50$ Tirage du 96-04-23 JL -L 11 12.1Ë 1?20 21 37 30.M M M 54 56 64 66 67 68 Tirage du 96-04-23 3 4 616 5523 tra Tirage du 96-04-22 NUMÉRO: 962808 Egjtra Tirage du 96-04-23 NUMÉRO 894354 TVA, le réseau des tirages de Loto-Quebcc Les modalités d'encaissement des bétels gagnante p En cas de disparue antre cette ftstn et la Mste offteta ont au verso dfe» btHets.m» dernière a priorité.LIQUIDATION URGENTE A MONTREAL I TOUS LES TAPIS PERSANS DOIVENT ÊTRE LIQUIDÉS Nous avons l'occasion d'offrir en liquidation spéciale une superbe collection de tapis g'Orient qui doivent être vendus SANS EGARD AU PRIX COUTANT.Une partie des tapis persans amenés par les négociants à Toronto pour I l'Exposition internationale de 1997 n'ont pas été vendus.Ces tapis doivent être liquidés au prix coûtant par VENTE AU PUBLIC Une valeur de plusieurs millions de Qum pure soie.Tatonz laine / soie.Kashan.Mashad.Gabeh.Bakthiari, Tatrosh, Karochen.Hanz, Isfahan base soie.Kerman.Tapis de grandes dimensions et carpettes, allant de 5' x 3' jusqu'à Ï2' x 16', plus tapis de passage jusqu'à 22' de longueur.TOUS LES TAPIS 100$ à 1 500$ ¦5 VENDREDI 24 AVRIL 1996 14H - 19H SAMEDI 25 AVRIL 1998 13H - 18H Hôtel Ruby Foo's 7655, bout.Décarie, Montréal, Qc (514) 731-7701 I h':l LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 24 AVRIL 1998 LE MONDE DU TRAVAIL CAMCO : rejet des offres patronales ¦ Les 750 travailleurs de la compagnie CAMCO ont voté à 90 % au début de la semaine en faveur du rejet des offres patronales et ont mandaté leur syndicat, la section locale 501 du Syn-dicat canadien des communications, de l'énergie et du papier ( FTQ ) d'exercer tous les moyens de pression nécessaires.Le litige porte sur l'âge de la retraite que le Syndicat voudrait voir réduire de 62 à 60 ans.La compagnie le refuse même si les employés de la compagnie Générale Électrique, elle-même propriétaire à 51 % de CAMCO, en bénéficient.Selon le vice-président administratif du SCEP-Québec, François L'Heureux, le discours de la compagnie apparaît contradictoire.« Alors qu'elle nous parle d'économie, de rentabilité et de productivité, elle refuse une mesure par laquelle nos membres plus âgés sont disposés à laisser la place aux plus jeunes.Et cette mesure n'implique que 0,06 % de la masse salariale ! » Opto-Vision démasquée ¦ Le juge Gilles Plante du Tribunal du travail vient de statuer que la vente d'Opto-Vision aux cliniques d'optométrie Iris n'est qu'une apparence et qu'en conséquence Opto-Vision devra négocier avec ses employés.Selon Gordon Ringuette, permanent du Syndicat des métallos, cette décision est importante car elle confirme que l'article 45 du Code du travail peut s'avérer un outil valable pour démasquer un montage juridico-financier-corporatif complexe comme celui qui a présidé à la vente fictive d'Opto-Vision à Iris.Le 3 mai 1996, les 22 employés des cliniques Opto-Vision de Sept-îles et Port-Cartier débrayaient pour protéger leur emploi, ayant eu vent d'une transaction imminente entre Opto-Vision et les cliniques IRIS.La fusion eut lieu au cours de l'été suivant et plusieurs perdirent leur emploi.Évaluation des emplois ¦ Dans le cadre de la mise en application de la Loi sur l'équité salariale, le Syndicat canadien de la fonction publique vient de publier un plan d'évaluation des emplois sans égard au sexe ainsi qu'un questionnaire d'analyse des emplois.Ce plan et le questionnaire se veulent un moyen pour l'atteinte de l'équité salariale.« Ce sont des instruments adaptables aux différents milieux qui permettent de résoudre le problème des écarts salariaux discriminatoires en rendant justice aux emplois féminins », souligne Gilles Charland, directeur québécois du SCFP.Cldude-V.Marsolais Les Expos demanderont l'aide d'Ottawa pour le nouveau stade du centre-ville vincent marissal du bureau de La Presse, OTTAWA Après avoir cogné à la porte du milieu des affaires de Montréal, le président des Expos Claude Brochu s'amène à Ottawa au début de mai pour vendre son projet de stade au centre-ville.Si le comité parlementaire d'étude sur les sports semble d'accord avec l'idée d'aider les Expos, la partie de M.Brochu est loin d'être gagnée au sein du cabinet, plutôt frileux sur le sujet.« Il y a urgence avec les Expos, on parle d'une équipe qui pourrait partir, indique Denis Coderre, député libéral de Bourassa et vice-président du comité parlementaire sur l'étude des sports au Canada.Si le secteur privé fait sa part pour assurer la survie de la concession, le gouvernement fédéral a aussi un rôle à jouer », dit-il.On saura ce matin à l'occasion d'une conférence de presse où en sont les Expos dans leur campagne auprès des gens d'affaires.Selon certaines sources, il semble que Claude Brochu ait réussi à vendre environ les deux tiers de ses 62 loges.Le président des Expos s'est engagé à récolter 100 millions auprès de la communauté des affaires avant de demander quoi que ce soit aux gouvernements.Il y a quelques mois à peine, Ottawa est venu en aide aux Raptors et aux Maple Leafs pour la construction de leur nouvel amphithéâtre, le Air Canada Centre, note Dennis Mills, président du comité et député de la circonscription to-rontoise de Broadview-Green-wood.Postes Canada a vendu son terrain à un prix inférieur au marché, en reconnaissant l'apport économique des Raptors et des Maple Leafs dans l'économie de Toronto, expli-que-t-il.« Le gouvernement fédéral w yr^A » vri a contribué y\"LJ jEbjA d'une certaine jÇt^ fm façon à Toronto.il doit le faire aussi pour les Expos à Montréal », conclut Dennis Mills.En dépit des critiques d'une grande partie de la population qui ne veut pas voir les gouvernements aider financièrement les équipes professionnelles, le président du comité des sports s'engage à convaincre ses collègues ministres de donner un coup de pouce aux Ex-pos.« Je veux rencontrer les politiciens qui sont contre la revitalisation de Montréal », lance-t-il.Denis Coderre, de son côté, tente depuis quelques mois d'organiser une rencontre entre les ministres québécois et Claude Brochu et ses partenaires.« Le débat est lancé, dit-il, nous ( les députés ) allons rencontrer les ministres pour leur demander ce qu'ils en pensent.» Le débat est peut-être lancé, en particulier cette semaine avec les témoignages des bonzes du sport professionnel canadien, mais les ministres « économiques » ont été très discrets jusqu'à maintenant.À Ottawa, au moment où les dirigeants des équipes professionnelles canadiennes défilent devant le comité, on parle de plus en plus d'un pacte fiscal en faveur des Expos.Un ensemble de mesures sont mises de l'avant par les élus : ?augmenter les déductions fiscales pour les entreprises qui achètent des loges aux équipes professionnelles.« Le gouvernement a beaucoup diminué cette déduction au fil des ans, il pourrait l'augmenter », croit M.Coderre.?un arrangement particulier avec la Société immobilière du Canada propriétaire du terrain de 16 millions convoité par les Expos pour leur nouveau stade.Le ministre responsable, Alfonso Gagliano, a déjà indiqué qu'Ottawa sera disposé à négocié quand les Expos voudront exercer leur option et acheter le terrain.?une forme de compensation pour les équipes qui épongent la différence de taux de change avec le dollars US.Quand un joueur exige d'être payé en US, ce qui est la norme, c'est l'équipe qui éponge la différence de 35 à 40 %.« On pourrait donner un répit aux équipes, poursuit Denis Coderre.On ne peut rien faire pour le taux de change, mais on peut faire.autre chose pour les accommoder, c'est une forme de donnant donnant.» ?éliminer ou réduire la taxe d'amusement ( ou son équivalent ).'< Les Sénateurs d'Ottawa, par exemple, paient 10 millions de taxes sous différentes formes, soit plus que les 20 équipes américaines réunies », soutient M.Coderre.Une telle demande du commissaire de la LNH, Gary Bettman, a reçu un accueil glacial de la part du gouvernement ontarien la semaine dernière.« Le sport professionnel est une industrie, c'est faire erreur de ne-pas reconnaître ça, affirme Denis Coderre.Si on prouve qu'aider une Iranchise, c'est aider l'économie d'une ville, on doit le faire.» Dans une étude remise au comité en janvier, trois professeurs de l'Université d'Ottawa ont démontré, selon leurs calculs, que l'apport économique d'une équipe professionnelle est nul.Le président et le vice-président du comité des sports rejettent tout d'un bloc cette conclusion, et ce, avant même que les travaux de leur comité ne soient terminés.Les dirigeants des Canadiens, des Maple Leafs, des Oilers, des Fiâmes et des Canucks seront entendus par le comité mardi prochain.Grève chez Abitibi-Consolidated le 15 juin ?cuude-v.marsolais Les sections locales des syndicats des papeteries Abiti-bi-Consolidated ont convoqué des assemblées générales de leurs membres d'ici le 20 mai afin de prendre un vote de grève à la suite du refus de la compagnie de négocier en groupe cette année.Le vice-président du Syndicat canadien des communications, de l'énergie et du papier ( SCEP ) Clément L'Heureux a expliqué que le mandat de grève portait essentiellement sur ce point, du moins dans un premier temps.« Normalement, le syndicat choisit une compagnie-cible et les résultats des négociations déterminent le pattern dans cette industrie.La compagnie se dit prête à négocier, mais seulement usine par usine », dit-il.Si les travailleurs donnent leur appui au mandat de grève, le SCEP sera en mesure de déclencher un arrêt de travail à compter du 15 juin.Au Québec, 5000 travailleurs sont visés dans les usines de Shawinigan, Grand-Mère, Trois-Rivières, Beaupré, Chandler et Jonquière.Au Canada, le règlement-type couvre environ 25 000 travailleurs du Manitoba, de l'Ontario et de Terre-Neuve.Le contrat de travail des employés se termine le 30 avril et le syndicat a déjà fait parvenir ses demandes à Abitibi-Consolidated.Le SCEP revendique des hausses salariales de 6 % par année pour un contrat de trois ans.De même, il demande que les employés puissent prendre leur retraite à 55 ans sans pénalité.M.L'Heureux estime que la rentabilité des papeteries est suffisamment bonne pour absorber les hausses salariales demandées puisque la tonne de papier dépasse 570 $ US.Chaussures H mie Nunn Bus \u2022Empeigne et \u2022doublure en cuir \u2022et semelle de iCUIR cousue.noir.\u2022Point.8 à 12.;ôrd.110$ Offre très spéciale 69\" ii 263741'.9é* Slt-Cuthenne 0 \u2022 tkMmêmÊm «te Mode 20S0 7056 Blewylo Ploce ntk \u2022 GoUftts d Anjou \u2022 Promenai es St-Br imo \u2022 (entre Rotkland \u2022 Mai (fcampiam, BrowocrJ \u2022 Carrefour Lovai \u2022 Foirvitw Pte-Ooin \u2022 Hoce Ste-Foy, Québec Mo.11, rue York, Ottawa 5 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 24 AVRIL 1998 Montréal métro PHOTOS JEAN GOUPiL et PIERRE McCANN.Li Presse Francis Hooper Thérèse Daviau Un pilier du RCM passe chez Duchesneau MICHÈLE OUIMET C'est fait : après des semaines de tergiversations et de rumeurs, Francis Hooper, un pilier du RCM, a annoncé hier qu'il quittait son parti pour rejoindre l'équipe de Jacques Duchesneau où il deviendra l'organisateur principal.Le chef du RCM, Thérèse Daviau, a tenté de limiter les dégâts lors d'un bref point de presse et elle a affirmé, sans grande conviction, qu'elle ne se ralliait pas à Jacques Duchesneau, ex-chef de police et candidat non déclaré à la mairie de Montréal.\u2014 Serez-vous le chef du RCM lors des élections du 1er novembre, lui ont demandé les journalistes ?\u2014 Oui, a répondu Mme Daviau.C'est actuellement dans mes plans.Pour Michel Prescott, le rival de Thérèse Daviau dans la course au leadership, cette réponse est « complètement inacceptable »>.« On ne peut répondre qu'un non catégorique à une telle question, a-t-il dit.Les membres du RCM ont besoin de l'assurance absolue que leur chef mènera la bataille jusqu'au bout.J'ai parlé au président, Abe Limonchik, et il a l'intention de demander la tenue d'un conseil général.On pourra ainsi faire le point sur les rumeurs.» L'équipe de M.Duchesneau courtise ouvertement non seulement Thérèse Daviau, mais aussi l'organisatrice en chef du RCM, Louise Roy, un membre du conseil exécutif, Tom Czerniecky, et un conseiller, Robert Laramée.Pour le RCM, la défection de M.Hooper est un coup dur.Après les départs de cet automne, où le président du parti, le directeur général et plusieurs conseillers vedettes ont claqué la porte, laissant derrière eux un parti exsangue et déchiré, voilà que Hooper, un organisateur clé, part à son tour.Et il ne partira pas seul.Francis Hooper, qui connaît la machine du RCM comme le fond de sa poche, a bien l'intention de convaincre son monde de le suivre chez Duchesneau.Thérèse Daviau savait que M.Duchesneau était le candidat de Francis Hooper.« Ça fait deux ans que j'essaie de rentrer Duchesneau au RCM, a affirmé M.Hooper.Je l'ai d'ailleurs rencontré deux fois avec Louise Roy et le directeur général du RCM à l'époque, Pierre Paiement.» Pourtant, Thérèse Daviau n'a pas réagi.M.Hooper et elle ne se sont pratiquement pas parlés depuis le congrès au leadership qui a eu lieu le 29 mars.Mme Daviau a laissé courir la rumeur, déprimant encore un peu plus les membres de son parti qui ne savent plus à quel saint \u2014 ou quel chef \u2014 se vouer.Et il n'y a pas que M.Duchesneau qui fasse les yeux doux au RCM, le camp de Jean Doré aussi tente de débaucher des acteurs importants.Jean Baribeau, par exemple, l'organisateur du RCM qui s'occupe de l'est de la ville, a été pressenti par le groupe de Doré, mais il a décliné l'invitation.Francis Hooper aussi a été sollicité par l'entourage de M.Dore.Le maraudage continue.Et il se fera surtout aux dépens du RCM qui risque de se faire dépecer.Affaire Lacombe: Conrad Sauvé remplacé par Kathleen Weil pénurie d'urgentologues ISABELLE HACHEY La grave pénurie d'urgentologues qui sévit au Québec a fait en sorte qu'il était impossible pour l'hôpital Maisonneuve-Rosemont d'appeler un deuxième médecin en renfort, la nuit où Jeannine Lacombe est morte dans un corridor des urgences après de vaines heures d'attente pour être examinée.C'est ce que soutient l'avocat de l'hôpital Maisonneuve-Rosemont, Jean-Marie Paquet.« Ce n'est pas que nous aurions pu appeler un autre médecin et que nous n'en avons pas appelé, c'est qu'il n'y en a pas de disponible », a expliqué Me Paquet, hier, en marge des audiences de l'enquête publique sur la mort de Jeannine Lacombe.La nuit du 1er février, lorsque Mme Lacombe est morte, était particulièrement achalandée à Maisonneuve-Rosemont.Le médecin de garde, Paul Lévesque, a notamment dû traiter trois cas très lourds, dont deux arrêts cardiaques.simultanément.Les conditions difficiles des urgentologues et leur rémunération à l'acte moins élevée que ceux des médecins pratiquant en cabinet privé \u2014 qui doivent assumer leurs frais de bureau \u2014 font en sorte que les omnipraticiens ne se bousculent pas aux portes des urgences.À l'hôpital Maisonneuve-Rosemont seulement, quatre urgentologues ont récemment donné leur démission, et le Dr Lévesque craint fortement les conséquences de ces nombreux départs, dans quelques mois.Plusieurs ententes sont pourtant intervenues entre le ministère de la Santé et la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec ( FMOQ ) pour attirer plus de médecins dans les urgences, a dit hier le Dr Hugues Bergeron, directeur général adjoint de la FMOQ.Depuis 1988, les urgentologues pratiquant la nuit sont exclus du plafond imposé par le ministère ; ils peuvent donc traiter autant de ois qu'ils le souhaitent \u2014ou qu'ils le peuvent \u2014 sans être pénalisés financièrement.De plus, ces médecins ont le choix entre un mode de remunera-tion à l'acte ou un mode de rémunération forfaitaire, une mesure qui .i été mise en place pour les nuits plus calmes.En décembre 1997, un forfait semblable a été instauré pour les urgentologues pratiquant le jour, p.iru- que les tas sont de plus en plus lourds et que les médecins, par conséquent, passent de plus en plus de temps auprès dis patients.JEAN-FRANÇOIS BÉGIN L'aspirant maire Conrad Sauvé a quitté hier soir son poste de président de la régie régionale de la santé et des services sociaux.Il a été remplacé par la vice-présidente de l'organisme, Kathleen Weil.M.Sauvé, qui s'est officiellement lancé dans la course à l'hôtel de ville le 16 avril, a annoncé sa démission lors de la réunion mensuelle du conseil d'açiministration de la régie.Il a indiqué qu'il continuerait à siéger comme simple membre au conseil dont il présidait les destinées depuis 1992.Élue par acclamation, son successeur, Mme Weil, avait également été nommée au conseil d'administration en 1992, avant d'en devenir vice-présidente d'octobre 1994 à octobre 1995.Elle occupait de nouveau ce poste depuis juin dernier.Avocate de formation, Mme Weil représentait au conseil d'administration les centres de la jeunesse Batshaw.D'entrée de jeu, elle a indiqué qu'elle entendait faire des dossiers jeunesse une priorité.« Depuis cinq ans, on sent que ce .réseau-ià est un peu négligé, a-t-elle déclaré.Ça ne marche pas tel- lement bien du point de vue de l'interaction avec le milieu de l'éducation, avec la police et avec le monde municipal.» Le défi immédiat que devra relever Mme Weil est celui des nouvelles compressions de 55 millions annoncées il y un mois par le ministre de la Santé, Jean Rochon.« On doit démontrer au ministre qu'on est incapable d'assumer les compressions.Si le ministre les maintient, les établissements n'auront qu'un choix : creuser encore davantage leur déficit ou prendre des décisions par rapport aux services offerts.» Hippodrome : Bourque remet çe GILLES GAUTHIER La vente des terrains de l'Hippodrome reviendra la semaine prochaine devant le conseil municipal de Montréal, qui a déjà manifesté son opposition à ce projet à plusieurs reprises.L'administration Bourque suggérera de scinder le dossier des infrastructures, que l'opposition, majoritaire au conseil, avait retourné au comité exécutif lors de l'assemblée du mois dernier.Le responsable du dossier, Saulie Zajdel, proposera d'oublier pour le moment le déserf-clavement du terrain par la construction de nouveaux liens routiers ( dont le controversé raccordement du boulevard Ca-vendish ) et d'approuver les ; aménagements en bordure du boulevard Décarie.Au lieu de demander un accord pour des travaux qui coûteraient 21,5 millions à la Ville, on met de l'avant une proposition \u2022 se traduisant par une facture de 3,9 millions.Elle consiste principalement à refaire l'entrée dé l'Hippodrome \u2014 dont la vente à la Société de promotion de l'industrie des courses de chevaux ( SPICC ) a été complétée\u2014 par le prolongement de la rue Jean-Talon et des travaux d'aménagement paysagers et à installer égouts et aqueducs.Un million pour Montréal Le ministre d'État à la Métropole, Robert Perreault, a annoncé hier une aide financière de plus d'un million de dollars à quatre nouveaux projets dans le secteur des technologies de l'information et du multimédia.Ainsi, une aide de 750 000 $ est accordée au Centre de promotion du logiciel québécois, pour aider les producteurs de logiciels, qui se retrouvent à 72 % dans la région de Montréal, à promouvoir et mettre en vente leurs produits et à conquérir de nouveaux marchés ; une subvention de 100 000 $ est accordée au Centre de recherche informatique de Montréal pour la réalisation d'une étude de faisabilité en vue de mettre en place un centre de tests et d'homologation des logiciels ; une aide financière de 300 000 $ est versée au Forum des inforoutes et du multimédia, organisation vouée à la promotion des contenus numérisés et des applications interactives et, donc, au développement d'une industrie en émergence ; enfin, un soutien de 60 000 $ est accordé pour la tenue du 5e Marché international des inforoutes et du multimédia, qui se tiendra du 13 au 15 mai à Montréal.Têtes d'affiche ¦ C'est le peintre Nérée Degrâce, natif de Shippagan au Nouveau-Brunswick, que la Fédération aca-dienne du Québec a choisi d'honorer cette année, à l'occasion de son gala Méritas qui se tiendra sous la présidence d'honneur du gouverneur général du Canada, Roméo LeBlanc.Nérée Degrâce est bien connu des Québécois, ayant fait ses études à l'École des beaux-arts de Québec et ayant installé son atelier d'art graphique dans cette ville.Le gala Méritas aura lieu le samedi 23 mai, au restaurant Hélène de Champlain ( île Sainte-Hélène ).Coût : 50 $.Renseignements : 527-2127.¦ C'est aujourd'hui, que l'Office des communications sociales remet les Prix de l'OCS dans différents domaine de communication, unc mcdaille du Mérite Bjtfk-il alors être remise à Jacques Paquet te pour ses 27 années de dévouement a l'office ou il a laissé sa marque.Le prix Cinéma sera remis a Atom Bgoyan pour son film De beaux lendemains ; le prix Télévision ira aux productions Macumba ( Raymonde Provencher, Patricio Henriquez et Robert Cornellier ) pour Rose de Lima ; le prix Radio sera décerne .i Dominique Payette, journaliste à l'émission 275-Allô de Radio-Canada ; le prix Télévision communautaire, sera remis à Louise Nadeau de TVC de la région de l'amtante; le nouveau prix Public i -le sera décerne a l'agence Amalgame pour un message des pharmacies Pamili-prix ; et le prix Livre Jacques Paquette sera remis à Michel Arseneault, auteur de la biographie de I.nulle Teasdale et Piero Corti, Un rêve pour la vie.m L'Institut Philippe Pinel, centre universitaire spécialisé en psychiatrie légale vient de recevoir son certificat d'agrément du Conseil canadien d'agréement des services de santé, qui souligne les commentaires positifs des patients de l'établissement et « la préoccupation constante des droits et du respect des clients ».¦ L'École polytechnique accueillait la mi-n i s t r e de l'Éducation Pauline Marois, vendredi dernier, à l'occasion du lancement de sa campagne de souscription, placée sous la présidence d'honneur d'André Caillé, président et directeur général d'Hydro-Québec.Le lancement de cette campagne marquant le 125*' anniversaire de Polytechnique ( l'une des plus importantes écoles de génie) a été fait par le nouveau directeur général de Poly, Réjean Plamondon.L'objectif est de 9 millions pour la modernisation du réseau informatique, l'implantation d'une bibliothèque virtuelle et l'embauche dedeux professeurs spécialistes de l'informatique.¦ Serge Toussaint, grand maître de la Rose-Croix AMORC de juridiction de langue française, donne- André Caillé ra une conférence et répondra aux questions du public concernant ce « mouvement philosohique, initiatique et traditionnel », le vendredi 1er mai, à 20 h, au centre culturel de l'organisme ( 5030, avenue Pa-pineau ).Coût : 10 $.Renseignements : 596-1686.Entouré de mystère la fraternité reliée à l'ésotérisme sent le besoin de se défendre de critiques dont il aurait été l'objet.C'est que l'AMORC ( Ancien et mystique ordre de la Rose-Croix ) ne laisse pas indifférent, ayant suscité l'intérêt de personnalités comme Descartes, lors d'un séjour en Allemagne.Plus près de nous, après l'affaire de l'Organisation du Temple Solaire, des fraternités élitistes comme l'AMORC ont besoin de rassurer le public quant à l'authenticité de leur démarche qui vise à répondre au besoin actuel de spiritualité.C'est pour contrer le discrédit amené par une prolifération de sectes, que le grand maître de la fraternité Rose-Croix donne ainsi des conférences.¦ L'Association québécoise du transport et des routes vient de décerner ses prix, pour des réalisations remarquables, notamment dans les domaine de l'environnement et de la récupération.Dans la catégorie « infrastructures », c'est le groupe Tecknika et Béton Canada qui ont remporté la palme pour la construction d'une passerelle polyvalente en béton de poudres réactives ( un nouveau matériau ) réalise pour la Ville de Sherbrooke.Cetc passerelle pour piétons et cycliste emjambe la rivière Magog, dans le centre-ville de Sherbrooke.Cette réalisation constitue un exploit technique qui a nécessite une étroite collaboration depuis la conception Jusqu'à la réalisation, car on innovait dans bien des domaines avec l'utilisation d'un tout nouveau matériau et une structure rarement utilisée.¦ Laurent Laplante, pour son livre Pour en finir avec l'olympisme, vient de remporter le prix Genève Montréal, doté d'une bourse de 3000 S.Ce prix est décerné alternativement à un journaliste québécois ou suisse pour une publication parue au cours des deux années précédentes.Le précédent Québécois a remporté ce prix fut Georges-Hébert Germain en 1996.¦ Gala-bénéfice du Centre Pierre-Péladeau, mettant en vedette le Ballet classique de Moscou interprétant Cettdril-lon, activité se déroulant sous la coprésidence d'honneur de Lucie Bernard ( vi-ce-prési 1RI MBlANI A?Retournez ce coupon de participation et écoutez OCOI FM entre 6 h.et 9h.du lundi au Jeudi pour participer.Entre le 20 avril 96 et le 7 mal 96, il votre nom est mentionné I rérwfrtan «Y*é trop d*bonne heure», vous aurez 30 minutes pour appeler a OCOI FM et gagner le prix du jour.(Règlements disponibles chez HH au 1355 boui.des Laurentides A Laval.) Concours ouvert aux 18 ans et plus résidents au Québec Ce concours se termine le 12mal98à17h.Question: Quel est le plus Importent m*g*Un de patins A routt tÊgnéti au Québec?Nom:_ Adresse: Vffle:_ Code posta h A«r_ Tél.Jour._ Poste* à: Rollermanla Oberson, CICOI FM C.P.96.9.Montréal, Québec H4G 3M1 Seuls les fac-similés faits a la main seront acceptés.PHOTO PASÛ0ALE 0\u20acL B0CO0.coCsborston spéca* Roland Paquette quitte le bloc cellulaire de la police de Laval, où il a passé la nuit, pour se rendre au palais de justice.« Un bénévole bien connu accusé de crimes sexuels vieux de 27 ans JEAN-PAUL CHARB0NNCAU Roland Paquette, un bénévole avantageusement connu dans les Basses-Laurentides et qui vient d'être nommé au conseil d'administration d'Héma-Québec, a été accusé, hier, au palais de justice de Laval, de crimes sexuels contre une fillette remontant aux années soixante-dix.C'est à la suite d'une longue enquête de la police de Laval que Paquette, 58 ans, demeurant à Blain-ville, a été appréhendé mercredi matin.Il a passé la nuit au quartier de détention avant de comparaître devant la juge Micheline Dufour, de la Cour du Québec.Après avoir enregistré un plaidoyer de non-culpabilité, il a été mis en liberté sous conditions.Il lui est notamment interdit d'entrer en communication avec sa victime alléguée.Il reviendra au palais de justice le 1er juin pour connaître la date de son enquête préliminaire.Il est représenté par Me Pierre Paquin.La plainte a été déposée en décembre après que la personne affirmant avoir été victime d'attentats à la pudeur en 1971, 1972 el 1976 s'est confiée à une intervenante d'un organisme de Saint-Jérôme qui oeuvre auprès des femmes victimes d'actes criminels.L'enquête a été très difficile et afin de ne rien négliger.Me Jocely-ne Rancourt, du bureau des substituts du procureur général au palais de justice de Laval, a longuement discuté avec la plaignante.Me Rancourt, procureur attiré aux dossiers d'agressions sexuelles, a finalement autorisé au début d'avril trois chefs d'accusation contre M.Paquette.La nouvelle de son arrestation a semé la consternation hier dans la région des Basses-Laurentides.« Quand j'ai entendu la nouvelle à la radio, je ne pensais jamais qu'il s'agissait de notre Roland », a mentionné un maire à La Presse.Agent d'immeubles, Roland Paquette est très engagé dans les clubs sociaux et il occupe le poste de président de la clinique de sang de Sainte-Thérèse en tant que membre du Club optimiste local.Son engagement lui a valu d'être nommé au sein du conseil d'administration d'Héma-Québec, l'organisme qui prendra la relève de la Croix-Rouge pour la collecte et la distribution du sang au Québec.SOLDE DE MET 1 6 500 paires de souliers pour femmes et.Nous venons de recevoir une autre quantité énorme.Nous avons aussi un vaste choix de valises et portefeuilles pour hommes et femmes que nous soldons aussi.- jusqu'à - % de rabais Nine West Unisa \u2022 Aerosoles Easy Spirit \u2022 Keds Pina Colada Joyce \u2022 Pappagnlo Naot Sandal (tau \u2022 n i Isrnel) Ferra Giacomo .et plusieurs autres 2G27770 SACS À MA!N EMPORTÉS Toledano \u2022 High Fashion \u2022 Benchmade \u2022 Landau \u2022 Valentino DOLLARD SHOES Évadez-vous au Vieux-Port de Québec FORFAIT 145L ) Incluant l'hébergement distmctif, 2 petits déjeuners, 2 tables d'hôte.Hres : lun.-mcr.9 h 30 à 18h; jeu.-ven.9h 30 à 21 h; sam.9 h 30 à 17 h 4880.boul.des Sources, DollarckJes^rT^eaux, 421-3205 Ré I«800*351«3992 Vn*Vi r*M un irtmffc Hmrtô ptiori9fynpvOco #\u2022 k priori A 10 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 24 AVRIL 1998 s dans De la les manuels scolaires ?MARIE-CLAUDE MALBOEUF Un changement survenu au début du mois permettrait aux écoles d'utiliser « n'importe quoi » à titre de manuel scolaire, sans que ce matériel ait été approuvé par le ministère de l'Éducation.C'est ce que soutient le Parti libéral, après avoir constaté que la nouvelle version du Règlement sur l'agrément des libraires définit de façon complètement différente l'expression « manuel scolaire ».Il ne s'agit plus d'un a document didactique h, devant être « approuvé par le ministère de l'Éducation » et être « nécessaire à longueur d'année », mais de « tout document imprimé conçu pour atteindre les objectifs des programmes d'études ».Cela inclut «< le matériel complémentaire et les cahiers d'exercices ».Cet élargissement donne carrément des sueurs froides au critique de l'opposition officielle en matière d'éducation.Car aux yeux de François Ouimet, il laisse le champ libre aux compagnies qui proposent déjà du matériel scolaire de leur cru pour passer leur message publicitaire.Depuis un an, la Banque de Montréal, Energizer, Sears et Cadbury ont toutes pondu des jeux des guides de lecture ou des cahiers d'exercices pour aider les enseignants à donner leurs cours.Une offre qui se fait très alléchante maintenant que les écoles et les commissions scolaires manquent d'argent et de matériel.La ministre Pauline Marois jure toutefois qu'il n'y a aucun danger et s'engage \u2014 pour la première fois \u2014 à réagir si les .entreprises dépassent les bornes.«< Le règlement sur les libraires relève du ministère de la Culture.Il n'a aucun impact sur les lois ou sur les règlements du ministère de l'Éducation, assure Christiane Mi-ville-Dcschênes, la porte-parole de Mme Marois.Il permet simplement aux organismes gouvernementaux, comme l _.MONTRÉAL Décor Francis 4460, rue Bélanger E.Montréal (514) 722-3530 Les Décorateurs de Montréal 251, rue Sainte-Catherine Est Montréal (514) 288-2413 Quincaillerie Décoratek 3394.Jean-Talon E.Montréal (514) 725-1490 Décor 8056 8042.rue St-Hubert Montréal (514) 270-3944 La Boutique Couleurs 12780.rue Notre-Dame Est Pointe-aux-Trembles (514) 645-5939 Duval & Frère 8117.boul.Samt-Michel Montréal (514) 727-1163 Peinture en Gros 7474.boul.Langelier St-Léonard (514) 255-1644 .Quincaillerie de l'Est }> 8240.HochelageE.\u201e ?Montréal fe (514)353-0030 Quincaillerie Pigeon 8742.rue De Grosbois Montréal (514) 352-0020 Quincaillerie Hogg 4833.Sherbrooke 0.Montréal (514) 934-4644 Quincaillerie «4» Sous 151, av.des Pins Est Montréal (514) 842-3363 Peinture Miller 274, av.Fairmount Ouest.Outremont (514) 273-3022 Matériaux de construction Laurentide 6275.av.Papineau Montréal (514) 274-4417 Laurier décor 1216.rue Bélanaer Est.Montréal (514^ 272-1286 Ferronerla Simone 5531.ch.Upper Lachine.Montréal (514) 484-1848 Belmont décoration 4610.rue de Salaberry Montréal (514) 334-4163 La Maison du peintre enr.5126.rue Beaubien E.\u2022 Montréal (514) 254-9401 La Maison du peintre enr.9795.rue waverty Montréal (514)381-8524 Marcel Lortie inc.8495.boul.St-Laurent.Montreal (514) 381-3967 Quincaillerie Reine-Marie 5323.ch Queen-Mary Montréal (514) 481-0129 OUEST DE L'ÎLE Décors Albert 496.90e Avenue LaSalle (514)363-4788 J.A.Binette 5583.rue de Verdun Verdun (514) 768-1146 Peinture Plus Inc.1768.ave.Doliard LaSalle (514)363-3401 Centre du bricoleur Lachine 520.19e Avenue Lachine (514) 634-8071 Peinture Montréal-Métro 3405.boul Côte-Vertu.St-Laurent (514) 745-3434 Quincaillerie de la Plan 6219.boul.Monk Montréal (514) 766-6783 Centre de décoration Doliard 4073 boul.Saint-Jean Dollard-des-Ormeaux (514) 620-3202 Quincaillerie The Hub 449.Beaconsfield Blvd.Beaconsfield (514) 695-3389 Quincaillerie Van Horne 4743, av.Van Horne Montréal (514) 733-2944 Rêves et rénovations inc.Centre de la maison Darval 720.boul.Montréal-Toronto Dorval (514) 422-8009 Tapis Pincourt inc.B4.5e Avenue Pincourt (514) 453-7947 RIVE NORD LAVAL Centre de peinture Denis Labelle 7, rue Baby.Johette (514) 753-9311 Peinture des Seigneurs 550.bour Des Seigneurs Terrebonne (514)492-0880 Entrepôt de la peinture 74, montée Saint-Sulpice.Samt-Sulpice (bU) 589-2226 Robert Turcotte 17.rue Rivest Le Gardeur (514) 585-2700 Tapis Décor L'Assomption 1071.boul.l'Ange-Gardien Nord L Assomption (514) 589-2404 Quincaillerie Chomedey enr.4685, boul Samson Laval (514) 681-2862 Peinture Le Corbusier 1808 boul.Le Corbusier.Laval (514)688-8050 Quincaillerie Guy Racine Itée 335.boul.CnomerJey Laval (514) 681-7575 Quincaillerie Pnnce Rupert 7255.boul.des Laurentides Auteuil (514)625-5980 Tapis Valiquette inc.150.boul.des Laurentides, Laval (514)667-6 i.ismxn venu?cm 8 mai à midi Au protn des cenirrs de recherche sur te c.iik ¦ \u2022 do nos universités Commandité en partie par: CANDEREL AUTOPORT l I -niKIÎV.i ! 1 H m -w< ii miîi gr»n«r«t.*on nm. A 12 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 24 AVRIL 1998 Laval / Laurentides/Lanaudière Le policier Ronald Mont petit a manqué de jugement! Le Comité de déontologie blâme sévèrement le nouveau directeur adjoint de la police de Laval Mm 4 \u2022 ANDRÉ CÉDILOT Le Comité de déontologie policière considère que le directeur adjoint de la police de Laval, Ronald Montpetit, a fait preuve d'un manque de jugement flagrant quand il a transmis à la gérante d'un bar des informations confidentielles provenant du Centre de renseignements policiers du Québec ( CRPQ ).Dans sa décision.Me Suzanne Lévesque s'est montrée très critique envers la version de l'officier, qui affirmait avoir fait ce geste dans le but de contrer l'infiltration du crime organisé au bar TOPS, propriété de l'homme d'affaires Antonio Accurso, proche du parti du maire Gilles Vaillancourt.« La façon dont il fait état de sa connaissance étendue du dossier se rapportant au bar TOPS lient de l'improvisation », écrit Me Lévesque dans un document de 28 pa ges.Elle précise qu'au moment de ses premiers contacts avec la gérante du bar, Monique Pratt, en janvier 1995, « M.Montpetit ne détient pas d'informations significatives lui permettant de faire un lien entre le bar TOPS et le crime organisé ».Bien qu'il ait insisté tout le long de son témoignage sur le fait que le TOPS était d'un intérêt majeur pour lui, M.Montpetit ne semble pas au courant que le bar et le salon de paris, bien que situés tous Ronald Montpetit deux dans le centre commercial Les Galeries Laval, sont des établissements distincts, note la représentante du Comité de déontologie.Contrairement aux prétentions de l'avocat du policier, Jean-Claude Hébert, ivie Lévesqueconclut que l'ensemble de la preuve ne lui permet pas de croire que M.Montpetit a agi dans le cadre de l'application d'une loi.Reprenant les parles de l'intimé lui-même, elle soumet en quelque sorte que c'est « dans une dynamique de donnant-donnant » que M.Montpetit a fouillé dans le passé des 28 candidats à un emploi dont les noms lui avaient été remis en 1995 et 1996.La preuve qu'il ne s'agissait pas d'une opération policière, soumet Me Lévesque, c'est que M.Montpetit n'a pas procédé à l'ouverture d'un dossier concernant ses entre- tiens avec Mme Pratt.Nulle part non plus il n'a consigné dans un registre les renseignements communiqués à la gérante.Dans l'esprit de l'assesseure du Comité de déontologie, il n'y a aucun doute que M.Montpetit était parfaitement au courant qu'il lui était interdit de fournir les renseignements à Mme Pratt.À la deuxième occasion, en avril 1996, il a même fait fi de la mise en garde que lui avait servie Me Diane Lessard, conseillère juridique de la police de Laval ! « Là où le bât blesse plus encore, c'est qu'il ne s'est pas limité aux informations provenant des casiers judiciaires », déplore Me Lévesque.Il avait aussi demandé à des subalternes de vérifier dans les banques de données du G-11 contenant des informations ultra-confidentielles qui ne sont pas nécessairement tou- jours valides.« Il ne s'agit pas d'une simple-inadvertance ni d'une erreur tççba.nique, mais d'un manque flagrduC de jugement d'un policier qui Offlfcj pe au surplus un poste d'autorité dans un important corps de polio;.au Québec », tranche Me Suzap/lj;^ Lévesque.M.Montpetit, faut-il le rappéler,-vient tout juste d'être promu direct, leur adjoint ( il était inspecteur-., chef au moment des événements \\t par le nouveau directeur de la pou* ce de Laval, Jean-Pierre GariêpyA anciennement de la Sûreté du Qu£-.bec.Reconnu coupable d'avoir mâjrv; que à son serment d'office et outre-\" passé son autorité, M.Montg'étii est passible de congédiement.JMJï connaîtra la sanction du Comité de déontologie dans les prochafns jours.Cino chalets 9 1 rases par un incendie criminel ISABELLE HACHEY \u2014 \u2014 ~ \u2014 I»™ r» > ¦ Mil » «.« .t».r il *»* \u2022 \u2022i.tJ&J \u2022 « ***** ,»:#.«\u2022 PHOTO FIERRE McCANN.La Presse Cinq chalets ont été détruits par les flammes mardi soir à Saint-Didace, dont celui de Raymond Gagnon, à gauche, qui a constaté les dégâts hier en compagnie de Sabin Beaumont et Richard Brodeur, de la Sûreté du Québec.Depuis ses trois ans, Raymond Gagnon passe la saison estivale au lac Croche, à Saint-Didace, dans la régiou*.de Lanaudière.C'est là que l'homme de 44 ans a.apï.*.pris à nager, à pêcher et à chasser.Mardi soir,'sesr beaux souvenirs se sont envolés en fumée quand unrj* incendie criminel a complètement rasé son chaleuiaè» mi liai et ceux de quatre autres propriétaires voisins., « C'est un gros choc, quand tu arrives à un endçpi^ où tu as passé 41 ans et, en l'espace de quelques heu^ res, ce n'est plus qu'un tas de cendres par terre ! » lâiw -ce M.Gagnon, encore ébranlé.« C'était un chalet*, construit par mon père.C'est là que j'ai été élevé »,.j#-conte-t-il.Vers 22 h 30, mardi, plusieurs incendies criminels»\" ont complètement détruit cinq chalets du chemin \"des*\"' Sittelles, en plus d'en endommager deux autres.Heureusement, les chalets étaient inhabités ce soir-là._ii n'y a donc pas eu de blessé, mais les dommages matériels s'élèvent à 300 000 $.La police n'a pas « vraiment » de suspect, mais ; nombreux sont les habitants de Saint-Didace à soup- ; çonner un homme qui habitait une cabane insalubre ¦ près des chalets, et qui a voulu, selon eux, se venger \\' d'avoir été récemment expulsé par la municipalité.\\ À la Sûreté du Québec, l'agent Mathias Tellier con- ; firme que l'homme sera bientôt rencontré par les en- « quêteurs, mais il ajoute qu'il est trop tôt pour en faire S un suspect, malgré les nombreux soupçons des ci- ' toyens du patelin.« Nous, c'est la preuve hors de tout doute et eux, c'est le doute hors de toute preuve.» Le Tour de I Ile de Montréal Policier suspendu après avoir traité une adolescente « d'enfant de pute » f ISABELLE HACHEY L'agent Sylvain Faucher, de la police de Laval, a été suspendu pendant trois jours pour avoir traité une adolescente de « p'tite crisse de vache » et « d'enfant de pute ».« Ce n'est pas parce qu'une intervention s'avère difficile qu'un policier doit perdre son calme et encore moins utiliser un langage ordurier avec une jeune adolescente », écrit le Comité de déontologie policière, dans un jugement rendu le 9 avril.Le 7 janvier 1996, l'adolescente de 14 ans, qui réside au centre d'accueil Notre-Dame-de-Laval, tente de s'enfuir avec une copine lors d'une sortie de groupe.La police de Laval est immédiatement avisée.Quinze minutes plus tard, l'agent Faucher et son collègue, Marc Boulay, repèrent les deux fugueuses, sur le boulevard des Laurentides.Les deux adolescentes résistent à leur arrestation et se débattent comme des diables dans l'eau bénite.L'une tente de mordre l'agent Faucher à la main alors qu'il veut la maîtriser en la retenant, avec son bras, au niveau du cou.« La p'tite crisse de vache m'a mordu », aurait lancé l'agent.Menottée et installée sur la banquette arrière de la voiture de police, l'adolescente crache au visage de l'agent Faucher, qui sent la moutarde lui monter au nez.Son collègue tente de le calmer.Les échanges sont vifs.Quand l'adolescente lui demande de s'identifier, il refuse.À son arrivée au centre d'ac- cueil, la jeune fille raconte que l'agent l'a ' traitée « d'enfant de pute » et se dit profon-dément choquée par ses propos.Dans sa défense, l'agent Faucher a nié ; avoir prononcé les paroles qui lui sont re- i prochées et avoir refusé de s'identifier.Mais ! le Comité de déontologie est d'avis qu'après \\ toute ces péripéties, « il serait étonnant que ; la conversation se soit faite en toute sérénité ».« À la suite de l'analyse de chaque témoi- ; gnage et de l'ensemble de la preuve, le Co- | mité en arrive à la conclusion que la version \u2022 des demoiselles est plus crédible que celle ! des policiers », lit-on dans le jugement, qui J souligne par ailleurs que l'adolescente est ; « toute menue » et que l'agent Faucher a « « un physique d'athlète ».Le Comité estime « que le policier a fait preuve de « manque de ! retenue et de maturité ».L'agent Faucher a porté ce jugement en appel.Mais le Comité lui a tout de même impose une suspension de trois jours, une sanction plus sévère compte tenu du fait ; qu'il n'en est pas à sa première offense.En ; 1996, l'agent Faucher avait été suspendu « pour neuf jours pour avoir abusé de sa force ! lors d'une intervention chez un Lavallois qui ; écoutait de la musique trop forte.L'homme ; avait été jeté au sol, menotte et amené au \u2022 poste de police alors qu'il était vêtu d'un simple peignoir, pieds nus dans la neige par S un froid de moins 28 degrés.Ne passez pas votre tour! L'or à un inventeur de Saint-Grégoire Il est encore temps de s'inscrire.Formulaires d'inscription disponibles dans tous les magasins CANADIAN TIRE du Québec.EN COLLABORATION AVEC ?Tour II! t%4 Util 521-TOUR mnnnmn TIRE .F La Presse CWMUNDITAltf OFfKICl RESEAU OfFKIK DWMTOOH Presse Canadienne SAINT-GRÉGOIRE Un soudeur-assembleur de métier de Saint-Grégoire, Denis Tousignant, a remporté un prix international au 26?Salon international des inventions à Genève, en Suisse.M.Tousignant, qui est aussi dessinateur, s'est vu décerner un diplôme et une médaille d'or par un jury international pour une de ses inventions, soit le Top Seoir MCR4 -HD6C.Il s'agit d'un système antivol pour semi-remorques, résistant* dit-on, aux assauts répétés des camions-tracteurs, de l'acide nitrique, du gaz réfrigérant, du chalumeau-coupeur et de la scie à métaux, entre autres.En juin dernier, M.Tousignant avait vécu une grande émotion en remportant un deuxième prix dans sa catégorie aux Grands prix québécois de l'invention* C'est d'ailleurs ce qui lui a valu de pouvoir être inscrit, cette année, au 26e Salon international des inventions, techniques et produits nouveaux, qui avait lieu plus tôt ce mois-ci à deneve. LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 24 AVRIL 1998 A 13 Le chauffeur aurait dû refuser de conduire l'autocar Presse Canadienne CLERMONT Après voir conclu que les facteurs ayant directement entraîné l'accident des Éboulements, l'automne dernier, sont l'insuffisance de freins de l'autocar et le danger que constitue la Grande Côte, un spécialiste en reconstitution d'accidents de la Sûreté du Québec; André Boileau, estime que le chauffeur André Desruisseaux aurait dû refuser de conduire le véhicule.M.Boileau, qui témoignait hier à l'enquête du coroner Luc Maloin sur cette tragédie qui a fait 44 morts, a analysé toutes les circonstances de l'accident.Il a aussi relevé que l'horaire de travail du chauffeur avait été particulièrement chargé au cours dis Jours précédents, et que sa formation avait été mal'encadrée.Ses rondes de sécurité étaient déficientes et il avait une connaissance relative de la route menant à Saint-Joseph-de-la-Rive, dans Char-lèVoix, a noté M.Boileau.M.Boileau retient également qu'il n'y avait pas de programme d'entretien préventif, que les réparations étaient faites au jour le jour, au gré des avariés, et que le moteur n'était pas assez puissant pour retenir l'autocar dans une côte comme celle des Éboulements, sans que le conducteur ait à toucher aux freins.L'expert croit que l'absence de frein-moteur et de ceintures de sécurité pour les passagers constituent des facteurs aggravants* « Je ne peux dire si cela au* rait pu sauver des vies, mais elles ( les ceintures ) auraient pu diminuer la projection des corps à l'intérieur du véhicule au moment de l'impact », avan-ce-t-il.Le policier a relevé que 19 fractures au bras ont été constatées chez les victimes, ce qui laisse croire que les passagers ont eu le réflexe d'empoigner le bras de leur siège au moment de l'impact « comme s'ils avaient cherché à se retenir ».Quant au chauffeur, son siège était muni d'une ceinture, mais elle n'était pas attachée.Dans ses autres constatations, le sergent Boileau en arrive sensiblement aux mêmes conclusions que les experts ayant déjà témoigné, établissant à 86 km/h la vitesse minimale à laquelle l'autocar a quitté la route.Les enquêteurs ont retrouvé peu d'indices leur permettant d'être plus précis.Sur la chaussée, il n'y avait que deux traces de pneus d'une dizaine de mètres.« Elles ne sont le résultat ni de freinage, ni de dérapage, mais plutôt du transfert de poids Quand le chauffeur a tenté une manoeuvre pour rediriger le véhicule dans la courbe.» L'autocar a ensuite percuté la glissière de sécurité, qui ne pouvait résister à un tel impact.Le véhicule à terminé sa course 9,3 mètres plus bas, dans le ravin.« il n'a jamais glissé.Il n'y a aucune trace sur les roches », a noté M.Boileau.Pour bien voir ce qu'a pu représenter la descente, la SQ a préparé un document vidéo, filmé à bord d'un véhicule roulant à 10 km/h.\u2022 Vérifications mécaniques : une réglementation plus sévère dès septembre KATTA GA&NON du bureau de La Presse, QUÉBEC Pour éviter une nouvelle tragédie des Éboulements, le ministre des Transports, Jacques Brassard, resserrera dès le mois de septembre la réglementation qui s'applique aux vérifications mécaniques effectuées sur les autocars, sans même attendre le dépôt du rapport du coroner Luc Ma-louin.Le projet de règlement, qui moisit dans les officines gouvernementales depuis pas moins de quatre ans à cause, notamment d'un long passage au Secrétariat à la déréglementation, est sur le point d'aboutir, a confirmé hier M.Brassard.Le ministre prévoit une publication rapide à la Gazette officielle et une application dès septembre prochain.Le nouveau règlement prévoit notamment la fin de l'autovérification mécanique des autocars, une pratique très peu respectée par les chauffeurs et les propriétaires : seulement le tiers d'entre eux s'y conformaient réellement.« Les résultats ne sont pas satisfaisants.Le système actuel comporte plusieurs lacunes », constate le ministre.Désormais, un programme d'entretien préventif formel sera instauré par la Société d'assurance automobile du Québec, où on exigera que les mécaniciens qui vérifient les autocars aient une formation précise et soient accrédités.Si un transporteur refuse de faire accréditer ses mécaniciens, c'est la SAAQ elle-même qui se chargera de l'inspection, quatre fois par année plutôt que deux.« Il suffit de suivre l'enquête du coroner sur la tragédie des Éboulements pour se rendre compte qu'il était nécessaire de revoir tout ça.Ce n'est pas à partir de la tragédie que nous avons commencé à travailler, mais elle rend tout notre travail encore plus urgent », a lancé le ministre, dont le passage en commission parlementaire a donné lieu à un vif accrochage avec le critique libéral Robert Middlemiss.Le ministre et l'ex-ministre des Transports se sont mutuellement accusés d'inaction dans le dossier de la vérification des autocars.En attendant l'adoption formelle du nouveau règlement, l'immense majorité des entreprises inscrites au programme d'autovérification applique déjà les nouvelles normes, indique le ministre.« Le programme est pratiquement déjà en vigueur », se félicite-t-il, à la veille d'une saison touristique où plusieurs milliers d'autocars se lanceront à l'assaut des régions québécoises.Les contrôleurs routiers ont d'ailleurs le mandat, durant l'été, de se montrer particulièrement vigilant auprès des autocars touristiques, par des vérifications aux postes routiers et dans les entreprises de transport.« Si l'état mécanique d'un véhicule n'est pas jugé satisfaisant et qu'il y a du monde dans le véhicule, il devra rester sur place.Le transporteur devTa s'organiser pour faire voyager son monde autrement », lance M.Brassard.Mais les changements proposés par le ministre Brassard à la gestion des véhicules lourds ne s'arrêtent pas là.Le ministre veut également déposer à l'Assemblée nationale, d'ici juin, une loi qui encadrera de façon beaucoup plus rigoureuse le transport routier par camion.Le projet de loi prévoit notamment la constitution d'un registre de tous les propriétaires de camions.À l'heure actuelle, seules les entreprises publiques sont tenues d'enregistrer leur parc de véhicules.M.Brassard veut également constituer, pour chaque entreprise, un dossier où seront inscrites toutes les contraventions récoltées, l'état mécanique des véhicules et les accidents passés.« À partir de ce dossier, on va attribuer une cote de sécurité et c'est là qu'on va voir émerger les délinquants.À ce moment, on pourra intervenir.» Et les sanctions seront sévères : « On pourra aller jusqu'à leur retirer le droit de circuler », tranche M.Brassard.En bref Travaux au pont Champlaln ¦ Des travaux auront lieu à partir du 27 avril à proximité de l'ancien poste de péage du pont Champlain et sur les bretelles d'accès à l'île des Soeurs.Ces travaux dureront jusqu'au 30 septembre.En conséquence, une voie sera fermée dans chaque direction en dehors des heures de pointe et certaines bretelles seront rétrécies.Une deuxième voie sera parfois fermée le soir et les fins de semaine.Les travaux consistent à refaire la chaussée et à réparer les fondations en béton.Un viaduc sera aussi réparé pendant les travaux.MACHINE À COUDRE À MOTEUR ANIMAL D ne vous en coûtera que quelques graines pour faire foocDonm-r régulièrement cette machine.Économie d'éoergk garantie.©TEXTE ET DESSIN: JACQUES CARELMAN \u2022 \u2022 \u2022 Les petites annonces La P 285-7111 C est gratuit Le JOUR MÊME de votre anniversaire, nous vous invitons à souper ! Sur présentation d'une preuve de votre date de naissance.Cette invitation ne peut erre combinée à d'autres offres ou rabais.GRAND'PLACE Chez la Mère TUCKER 1971 RESTAURANT BUFFET 71, chemin Côte-de-Liesse 737-0092 Rosbif \u2022 Fruits de Mer \u2022 Grillades 1175, place du Frère André 866-5525 Stationnement gratuit ' rabais colorés! \t\t\t Latex acryl\tique fini pl\tatine 3.78L I\tint.\u2022 m BLANC COULEURS .CROWN I u DIAMOND L 2798$ 2998$ Rabais de 4$ série 063 Rabais jusqu'à 8$ série 063 o Alkyde fini platine 3.781 int.BLANC COULEURS c CROWN $ DIAMOND * 2998$ 3I98$ o fini /¦/.»/.*.3» Rabais de 3$ série 073 Rabais jusqu'à 7$ série 073 Latex couche de fond 3,7 8 L int.BLANC |Q98$ Rabais de 3$ série 069 CROWN \\ t DIAMOND * iMtS sr«vi K>n COI CHI DE FOND JÊmeermxiirr: a IV UMil « DU 13 AVRIL AU 14 AOUT 1998 CROWN DIAMOND ON FAIT PARI II- OU Dl (OR o A 14 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 24 AVRIL 1998 L'Alliance de Longueuil dénonce le «favoritisme» MARTHA GAGNON L'Alliance de Longueuil qualifie de « favoritisme exécrable » les embauches récentes au service des incendies, ce que réfute catégoriquement la Ville.Michel Timperio, conseiller de l'opposition dénonce dans un communiqué de presse « les embauches de deux pompiers, dont un est un proche parent du vice-président du comité exécutif de la ville et le second un militant du Parti municipal du maire Gladu ».Il souligne que « ces embauches surviennent, curieusement, peu de temps après la nomination du frère Les Vergers d'Emilie à la conquête de l'Afrique I FLORENCE PITARD Les Africains pourront bientôt manger les confitures des Vergers d'Emilie.L'entreprise de Rouge-mont, qui fabrique tartinades, sirops et bonbons, implante une usine au Togo.Elle sera organisée sur le modèle de l'usine québécoise.À une différence près : les pommes et le sirop d'érable, à la base de la plupart des produits de l'entreprise, seront remplacés par des ananas, mangues, oranges et autres papayes.« Les fruits tropicaux nous permettent d'ajouter de nouvelles saveurs à notre gamme de produits, souligne Martine Bouthilette-Guil-main, vice-présidente à la direction de l'entreprise.Il y a un énorme potentiel, car la moitié de la production locale, notamment celle des ananas, se perd faute de débouchés.» Les produits fabriqués au Togo ( coulis, jus de fruits, tartinades ), sont destinés au marché africain.L'Afrique servira de marchepied pour atteindre les marchés européens.Des fruits pourraient aussi être importés du Togo et transformés dans les usines canadiennes.La production devrait démarrer à l'automne.L'usine sera installée dans des locaux déjà existants à Lomé, capitale du Togo.Les Vergers d'Emilie se sont associés avec la Sikavic, une société togolaise, et la General Woods and Veneers, société canadienne experte dans le transfert de technologie.Cinq employés vont être mutés au Togo pour suivre la mise en route de l'entreprise.Celle-ci s'accompagnera de l'embauche d'une quarantaine de Togolais et Québécois.Une nouvelle usine va également s'ouvrir à Saint-Hilaire pour accueillir la confection des emballages-cadeaux, qui se faisait à Rouge-mont.du maire au conseil d'administration de la Corporation du golf municipal ».Et M.Timperio ajoute que l'on est « à six mois de la prochaine élection municipale ».Le porte-parole de la Ville, Michel Saint-Laurent, soutient, pour sa part, qu'il n'y a eu aucun favoritisme.« Le processus normal de sélection a été suivi dans le cas des deux pompiers qui occupaient déjà un emploi temporaire et qui ont subi un examen écrit.Une dizaine de personnes étaient éligibles.» M.Saint-Laurent précise que « ce n'est pas parce que l'un d'eux a un lien de parenté avec un élu qu'il ne peut être engagé de façon permanente.Ces personnes ont la compétence et l'expérience requises.Avec les départs à la retraite, ces embauches étaient nécessaires.Elles ont été faites par l'exécutif sur recommandation du directeur du service.» Par ailleurs, M.Timperio s'étonne qu'elles surviennent « avant l'entrée en vigueur d'une nouvelle réglementation provinciale obli- geant les pompiers à détenir un diplôme d'études professionnelles « Intervention en sécurité incendie » décerné par le ministère de l'Éducation.Pourquoi est-on si pressé ?» Comité indépendant L'Alliance de Longueuil s'engage, si elle remporte la victoire aux élections de novembre, à confier à un « comité de sélection indépendant l'embauche des pompiers ».M.Timperio espère recevoir l'appui du « syndicat pour éliminer les risques de favoritisme ».M.Timperio rappelle que le frère du maire avait été promu au pos- ta.« te de directeur de la prévention des incendies au lendemain des élections de 94.« Deux mois plus tard, le neveu du vice-président du comité exécutif de la ville avait aussi été embauché comme pompier.À ce qu'on voit, la couleur politique joue un rôle important », précise-t-il.Ce à quoi M.Saint-Laurent réplique que le frère de M.Gl.idu était déjà adjoint au directeur du service.« Sa nomination survenue dans le cadre d'une réorganisation administrative a même permis d'économiser 85 0Ô0 $ avec l'abolition d'un poste.» PHOTO ROBERT NADON.iaPfcjx» Le lien entre Saint-Lambert et la passerelle de la Voie maritime est bloqué, ce qui n'empêche pas des adeptes de jouer du mollet sur., des pistes accessibles autrement.Un différend empêche l'ouverture de la voie cyclable entre la Rive-Sud et l'île Notre-Dame » 4 V MARTHA GAGNON Un différend entre des municipalités de la Rive-Sud au sujet du par-Lige des coûts de surveillance et d'entretien de la passerelle cyclable de la Voie maritime, qui permet l'accès à l'île Notre-Dame à partir de Saint-Lambert, inquiète les amateurs de vélo à l'approche de la belle saison.La passerelle est actuellement fermée parce que les villes de la Rive-Sud n'ont pas encore remis leur contribution financière d'environ 36 000 S à la Société du parc des îles qui assume des frais identiques.« C'est dommage pour les cyclistes, mais on ne peut ouvrir la piste tant que cette question ne sera pas réglée, a expliqué hier Christine Mitton, porte-parole de la Société.De notre côté, nous sommes prêts à iniyer notre part.L'an dernier, la piste cyclable était ouverte le 16 avril.» Jusqu'à cette année, seules Brossard, Saint-Lambert et LeMoy-ne contribuaient financièrement à la surveillance et l'entretien du lien routier.« Une situation inéquitable, selon Mark Laroche, directeur général à Brossard.Dans notre cas, le montant versé était de 24 000 $.Nous demandons à ce que la facture soit partagée avec les autres municipalités qui utilisent également la piste, comme Longueuil, Green-field Park, Saint-Hubert et d'autres.L'an dernier, nous les avons avisées de notre intention de ne plus payer si tout le monde ne faisait pas sa part.» Jean-François Pronovost, directeur de Vélo-Québec, explique que « la saison est courte et que les cyclistes sont déjà pénalisés ».Il espère que les villes vont trouver un terrain d'entente rapidement et « qu'elles n'imposeront pas un péage aux cyclistes, ce qui serait absurde ».C'est pourtant ce que souhaiterait le maire de Greenfield Park, Marc Duclos.« On devrait appliquer le principe de l'utilisateur-payeur dans le cas d'un service qui n'est pas utilisé par l'ensemble de la population, dit-il.Ce n'est pas que la factute soit très élevée, mais c'est le principe.Après la piste cyclable, on va peut-être nous demander de financer la navette fluviale.Dans le contexte économique actuel, même une dépense de 400 $ est regardée à la loupe.» L'idée du péage est loin de faire l'unanimité.Mardi soir, le maire de Saint-Lambert, Guy Boissy, a invité les maires des villes de la MRC de Champlain, soit Longueuil et les environs, à demander à leurs conseils municipaux de se prononcer sur la façon de partager les coûts.« Les villes doivent déterminer sur quelle base sera répartie la fac- ture, explique-t-il.Selon la richesse foncière, la population ou les utilisateurs.Les municipalités concernées doivent décemment payer leur quote-part.J'estime que Saint-Lambert a fait sa bonne part déjà en payant seule une partie du coût de la passerelle, soit 120 000$.À peine 14,5 % des usagers de celte piste habitent ici.» Le maire Claude Gladu, de Longueuil, croit, pour sa part, qu'il serait injuste d'exiger un paiement au pro rata de la population, alors que « seulement 4000 Longueuil lois ont utilisé la piste cyclable en 97.Le calcul doit se faire d'une façqn plus équitable ».Ainsi, selon les données de l'an dernier, 40 000 cyclistes se sont promenés sur la voie d'accès, dont 23 000 en provenance de la MRC Champlain et 8000 de Montréal.Les autres viennent de différentes MRC comme celles de Lajemmerais et de Roussi 1 Inn.SIX A RIS.UIU SEUL PIUEU GARANTI.I c: L.I \u2022S^Ï998«t Ibib Au cours d'une année, les conditions de conduite peuvent varier du tout au tout.Pour faire face aux situations les plus diverses, un pneu s'impose : le Michelin X-One.il vous offre : \u2022 Des lamelles et rainures uniques qui en font le meilleur des pneus toutes saisons en hiver.\u2022 Une adhérence supérieure sur chaussée mouillée.\u2022 Un confort de conduite exceptionnel.\u2022 Une garantie de 6 ans, sans limite de Kilométrage.6 ans.24 saisons.Ou 2.190 jours.\u20acn fin de compte, une chose est sure, vous pouvez compter sur le X-One pour rouler en toute sécurité.MICHELIN Cent ans d'innomtion Parce que les pneus, c 'est important Consultez les Pages Jaunes pour le revendeur autorisé Michelin le plus près.QUATRE PNEUS E III UIU 6 t 4 ê V \u2022f\" H % Q.2' : I « \u2022\u2022\u20221.4 i t I LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 24 AVRIL 1998 A 15 Une nouvelle façon de parier de l'inceste LILIANNE LACROIX « Les gens vont parler de leur agression, mais cacher qu'ils ont eu du plaisir et là, ils ne peuvent plus passer à autre chose, car la vérité n'est pas dite.C'est ça, le plus horrible.T'as aimé ça, qu'on te dit.tu sais que tfest vrai, mais t'es pas pour le dire.Alors, quand tu vas raconter, tu gardes un bout de .mensonge.Oui, le pire, c'est qu'on me l'a fait en me donnant du plaisir.Le summum de l'horreur I » Agressée par son oncle, Lucie, professeur de théâtre après avoir enseigné le karaté, a dû admettre cette terrible réalité pour arriver à s'en sortir.\u2022 \u2022 » \u2022 Longtemps, l'inceste a été un sujet tabou.De'plus en plus, pourtant, les victimes sortent de l'ombre, mais souvent, trop souvent, un pan de la vérité reste occulté, qui les em- pêche de guérir véritablement leur blessure.Dans le film Plaisir honteux, la réalisatrice Michel le Desaulniers, elle-même victime d'inceste, aborde la notion de plaisir vécu dans l'inceste : « J'ai lu plusieurs livres sur l'inceste, personne ne parlait jamais du plaisir.Pourtant, c'est le fait d'avoir ressenti du plaisir qui m'avait, moi, le plus troublée.Je me sentais responsable, complice.» Déjà présenté à TQS fin mars, le film, mi-fiction mi-documentaire, prend l'affiche sur grand écran à compter d'aujourd'hui et jusqu'au 30 avril au cinéma Parallèle.Concurremment, le 28 avril prochain, un livre intitulé lui aussi Plaisir honteux et où Mme Desaulniers explore encore plus en profondeur cette réalité, paraîtra aux éditions du Remue-Ménage.La démarche est audacieuse : « Bien sûr, le fait de dire qu'il y a du plaisir dans une si- tuation d'abus sexuel, c'est une bombe ! Ca dérange tout le monde, les psychologues, le système judiciaire.ça implique une remise en question.En justice, par exemple, on déduit que s'il y a eu plaisir, c'est qu'il y avait consentement.Pourtant, c'est loin d'être la réalité.» Avec une série de témoignages présentée par une brochette de femmes de tous les âges et de toutes les conditions et deux hommes, la réalisatrice présente les horreurs de l'inceste tout en introduisant cette dimension du plaisir qui y est souvent liée et qui vient créer une immense confusion pour la victime.« Quand le mari de ma soeur est entré dans ma chambre pour me caresser le dos, il a touché mon sein gauche.Je ne voulais pas qu'il me touche, mais je manquais de caresses.Il m'a fait découvrir le plaisir sexuel dans une violence intérieure que je ne soupçonnais pas », témoignera elle-même la réalisatrice dans ce film où elle joue aussi un rôle de clown, un métier qu'elle a pratiqué pendant longtemps.« Juste me faire masturber, c'était bon.C'est ce qu'il faisait après qui n'était pas bon », viendra dire Carole, victime de son oncle.« On portait attention à moi.J'étais avec mon père quand même », expliquera Jean-Paul, les larmes aux yeux, pour qui les agrès* sions ont commencé à sept ans et duré environ huit ans.« En tant que père, mon père était absent ou violent.Quand il était là, on en avait peur.Il tapait dur.» C'était seulement dans les moments d'inceste que cet homme savait se montrer doux.Excepté au moment de la sodomie, précisera Jean-Paul.L'affaire judiciaire de Lazare et Jacobs se poursuit > _ MARC THIBODEAU La Couronne souhaite contourner un jugement de la Cour supérieure favorable aux revendications linguistiques de Matthew Lazare et Bryan Jacobs, deux Mo-hawks accusés de contrebande à la suite de l'intervention avortée de la GRC en septembre à Kahnawake.La procureure de la Couronne, Marie-Michèle Mélodie, a indiqué hier à La Presse qu'une demande avait été faite au bureau de la ministre fédérale de la Justice, Anne McLelann, pour permettre le dépôt d'un acte d'accusation privilégié, qui éliminerait l'étape de l'enquête préliminaire au coeur du jugement controversé.L'avocat de Lazare et Jacobs, Jacques Bouchard, avait exigé au début de l'enquête préliminaire de ses clients, en février, que cette étape des procédures se déroule en anglais, leur langue de prédilection.Des accusés francophones, réunis dans la même dossier, ont alors fait la même demande au juge Yves Lagacé, de la Cour du Québec, qui a refusé.Mc Bouchard a soumis la question à la Cour supérieure, qui a rendu à la fin du mois de mars une décision ouvrant la porte à la tenue d'une enquête préliminaire dans la langue choisie par l'accusé.\u2022 .\u2022\u2022\u2022.Cette décision, portée depuis en appel par la Couronne, pourrait contraindre Me Mélodie à scinder l'enquête préliminaire en deux parties, regroupant respectivement les accusés francophones et anglophones.Le dépôt d'un acte d'accusation privilégié permettrait d'éliminer l'étape de l'enquête préliminaire.Le préjudice causé ne serait pas très important, affirme Me Mélodie, puisque la majorité des 30 personnes mises en accusation dans ce dossier ont déjà renoncé à cette étape des procédures.« Si nous obtenons l'autorisation de la ministre, tous les accusés seront rendus à l'étape du procès », dit l'avocate.Le différend linguistique risque alors de se répéter puisqu'il est possible que certains accusés exigent la tenue du procès dans leur langue.La Couronne entend plutôt demander un procès bilingue, qui lui permettrait de ne pas scinder le dossier entre accusés anglophones et francophones.Mi Meloche a indiqué hier qu'elle espérait obtenir une réponse de la ministre avant le 1er mai, date à laquelle les deux parties doivent se retrouver en cour.Si l'acte d'accusation privilégié est déposé, tous les accusés devront comparaître de nouveau.Les enquêtes sur cautionnement seraient reprises par la suite, ce qui permettrait peut-être à Lazare et Jacobs, actuellement détenus, de recouvrer leur liberté en attendant la suite du processus.M* Meloche estime que ce « risque » n'est pas très important puisque les deux accusés ont déjà tenté en vain à deux reprises de convain-i re les tribunaux de les relâcher.L'avocat îles Mohawks a indiqué hier qu'il ne s'étonnait pas des démarches entreprises par la Couronne.« Ça faisait partie des possibilités », a brièvement commenté Mc Bouchard, qui a refusé de dévoiler quelle serait sa stratégie pour la suite dti processus.Dernier week-end ! 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gouvernementales.Une étude parrainée par l'association et rendue publique hier indique que de plus en plus de Canadiens frappent un mur quand ils tentent de savoir exactement de quelle manière leurs dollars sont dépensés par le gouvernement.L'accès à l'information gouvernementale est de plus en plus coûteux et l'information prend de plus en plus de temps à obtenir, conclut l'auteur de l'étude, qui pointe du doigt la tendance des gouvernements ( fédéral et provinciaux ) à se dégager de certaines responsabilités au profit du secteur privé.Cette tendance a pour conséquence de rendre inaccessibles quantités d'informations, étant donné que les entreprises privées ne sont pas sujettes à la Loi d'accès à l'information.L'étude, intitulée « Accès limité », indique également que le nombre d'employés gouvernementaux chargés de traiter les demandes d'accès à l'information est à la baisse, en raison des coupes budgétaires imposées ,i la plupart des ministères, ce qui retarde d'autant le processus.Selon l'auteur de cette étude, Alasdair Robert s, qui est professeur à l'Université Queen's en Ontario, le droit du public à l'information est ainsi compromis.Craignant que les choses aillent de mal en pis, il demande au gouvernement fédéral d'amender la Loi d'accès à l'information de manière à y assujettir toutes les institutions financées par des fonds publics, et de donner plus de pouvoir à ceux qui doivent appliquer cette loi, pour faciliter la divulgation d'informations et de documents.Notamment, les responsables de l'application de la loi devraient avoir un droit de regard sur l'imposition de frais pour ouvrir des dossiers.MARCHE % CLUB 2/3 $5 PhOTO ROBERT MMUOUX.Ls Presse Déclaration de Montréal Diane Marleau, ministre de la Coopération internationale et responsable de la francophonie, a répondu à l'exhortation d'une vingtaine déjeunes engagés en faveur de la solidarité internationale et du développement durable.Dans la foulée du Jour de la Terre, le CLUB 2/3, qui oeuvre au Canada et dans dix autres pays, a invité la ministre à recevoir la Déclaration de Montréal et l'Appel des jeunes.Cette déclaration est l'aboutissement du travail de plus de 700 délégués provenant de partout dans la francophonie qui se sont rencontrés dans le cadre du Forum Planèt'ERE qui avait lieu du 6 au 10 novembre derniers à Montréal.Étaient présents à l'événement, outre la ministre et les jeunes signataires, le président du conseil d'administration du CLUB 2/3, Pablo Rodri-guez et la directrice générale, Judith Bergeron.Place Pasteur : l'UQAM recule L'Université du Québec à Montréal a annoncé hier qu'elle offrait à la Ville de Montréal d'administrer la place Pasteur en partenariat avec elle.Cette offre survient dans le cadre d'une controverse suscitée par la volonté de l'UQAM de limiter l'accès de cette place aux jeunes marginaux qui ont pris l'habitude de s'y rassembler.Il a été impossible de joindre l'UQAM ou la Ville de Montréal, hier soir, pour savoir si cette offre était acceptée par la Ville, Au début du mois, l'UQAM a demandé à la Ville de lui céder la place, située en face de son bâtiment administratif de la rue Saint-Denis.L'imminence de cette cession a soulevé le mécontentement de plusieurs, notamment de des cendants de Louis-Joseph Papi-neau, qui a fait don du terrain à la Ville à condition qu'il serve toujours de place publique.Dans un communiqué publié hier soir, l'UQAM affirme qu'il a toujours été entendu avec la Ville que le parc demeurerait un lieu public, accessible à tous.L'UQAM espère que le partenariat favorisera la fréquentation de la place pour tout le monde « et non seulement les groupes déjeunes marginaux ».Pas d'enquête sur le renvoi de Mercedes FRANÇOIS BERGER Devant le refus de la ministre Lucienne Robillard d'instituer une enquête sur le renvoi dans son pays d'un Dominicain amputé des deux pieds, l'avocate représentant le jeune infortuné a l'intention de s'adresser à la Cour fédérale, qui a juridiction en matière d'immigration.La ministre de l'Immigration a refusé net, hier, d'instituer une en-quéle publique ou même une enquête interne dans son ministère, après le renvoi en République dominicaine, le 4 avril, de Ramon Mercedes, âgé de 23 ans.Passager clandestin sur un cargo panaméen arrivé le 9 mars au quai de Port-Alfred, j La Baie, au Saguenay, le Dominicain avait été retrouvé dans un conteneur.Les pieds gelés, il avait été amputé dans un hôpital de Montréal et renvoyé rapidement à Saint-Domingue, où il avait présu-mément été laissé sans soins à l'aéroport.Bien qu'elle ait reconnu lundi qife « les choses auraient pu être faites avec plus de compassion », la ministre Robillard a toutefois défendu ses fonctionnaires en indiquant que le renvoi avait été effectue selon les règles de l'art.Un « comité d'appui à Ramon Mercedes », le Bloc québécois ainsi que l'Association québécoise des avocats en droit de l'immigration ont réclamé cette semaine la tenue d'une enquête, mais la ministre a - carte cette requête.Me Gisèle Saint-Pierre, qui veut ramener son client au Canada, entend s'adresser aux tribunaux, notamment à la Cour fédérale, pour forcer la tenue d'une enquête.« La ministre n'est pas la seule qui peut décider », a-t-elle commenté hier après le refus de Mme Robillard.Mme Saint-Pierre soutient que les fonctionnaires de l'Immigration n'avalent pas a expulser aussi rapide ment M.Mercedes sous l'instigation apparente de l'assureur maritime qui voulait limiter les coûts ( le cargo panaméen était assuré contre la présence de passagers clandestins ).Le jeune Dominicain, qui n'a pas revendiqué le statut de réfugié lors de son court séjour au Canada, SC trouve actuellement dans une clinique de Saint-Domingue.Lisier de porc difficile à traiter Bien qu'il existe des technologies «]( traitement du lisier de porc fort prometteuses, aucune ne peut, à l'heure actuelle, fournir toutes les preuves de son efficacité technique, environnementale et économique.C'est ce que conclut l'étude du groupe de travail Transfert technologique forme dans le cidre du Plan «!c:ro-environnemental de la production porcine québécoise.Dans ses recommandations, Gaétan Gin-gras, ingénieur et agronome au mi-niskre de l'Agriculture, suggère aux éleveurs de réduire le volume - i la charge fertilisante du lisier et
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