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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1998-05-17, Collections de BAnQ.

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[" LES AILES DE LA MODE ÉDITION DU Le plus Liniud quotidienfrançais d'Amérique Montréal, dimanche 17 mai 1998 114c année No 204 56 pages, 4 cahiers MAIL CHAMPLAIN CARREFOUR LAVAL - PLACE STE-FOY 60 RÉGION EST DE QUÉBEC 65 < / ÎLES - DE - LA - MADELEINE 1 $ / FLORIDE 1,65 $ U.S.TAXES EN SUS Stéphane Laporte Le syndrome d'Adam et Eve %:m page AS La Presse a NEW YORK Disney et & à Harlem RICHARD HÉTU collaboration spéciale Une révolution pas trop tranquille est sur le point de transformer radicalement la 125e Rue, à Manhattan, où bat le coeur commercial et culturel du plus célèbre quartier noir de l'Amérique du Nord, Harlem.Les signes annonciateurs du bouleversement à venir sont déjà visibles.Non loin du théâtre Apollo, où les plus grandes vedettes noires des États-Unis se sont produites, de Billie Holli-day à Bill Cosby, deux pharmacies faisant partie de grandes chaînes nationales \u2014 Duane Reade et Rite Aid\u2014 viennent tout juste d'ouvrir leurs portes.Elles s'ajoutent aux autres commerces qui avaient déjà mis une touche banlieusarde dans le décor de la rue: Blockbuster Video, Body Shop et Foot Locker, entre autres.À première vue, l'arrivée de ces magasins au coeur d'un quartier longtemps synonyme de pauvreté et de criminalité a de quoi surprendre.Mais elle s'explique par plusieurs facteurs, dont le plus important est l'annonce, au début des années quatre-vingt-dix, de la construction d'un complexe commercial de 290 000 pieds carrés sur le côté sud de la 125e Rue, entre l'avenue St-Nicholas et le boulevard Frederick Douglass.Voir DISNEY en A2 CONTRE LES PROFS Des « échanges culturels » Les écoles de Montréal aux prises avec des élèves violents ont de moins en moins de moyens pour régler le problème et se contentent de se le refiler mutuellement.Les élèves agressifs changent donc d'école, mais pas de comportement.Les psychoéducateurs sont rares et les enseignants se retrouvent de plus en plus seuls face à des jeunes déchaînés dont le nombre ne cesse d'augmenter et les problèmes, de s'aggraver.À lire en page A4 Bouchard aux Etats pour réparer les DENIS LESSARD du bureau de La Presse, QUÉBEC C'est tout un défi qui attend Lucien Bouchard aux États-Unis, soit rétablir la perception des Américains à l'endroit du Québec.Chez nos voisins du Sud, on se demande même s'il est de bon ton de parler anglais dans les rues de Montréal.Chez les responsables de congrès internationaux aux États-Unis, le Québec n'a certainement pas la cote, surtout depuis qu'au printemps, la populaire émission télévisée Sixty Minutes y est allée d'un reportage dévastateur sur les politiques linguistiques.« Les gens sont préoccupés par la possibilité d'un biais contre les anglophones, contre les Américains, je ne crois pas que cela soit fondé, mais la perception est que les Québécois ne sont pas amicaux à l'endroit des anglophones.Ils ne craignent pas d'être victimes de violence, mais ils se demandent: pourquoi irait-on à un endroit où les francophones sont hostiles aux anglophones?» résume Jeff Ruben, responsable des congrès internationaux pour r American Association for Cancer Research, un organisme situé à Philadelphie qui regroupe 14 000 chercheurs du monde entier.Le premier ministre s'envole de Dorval cet après-midi avec une cin- quantaine de gens d'affaires, surtout les dirigeants de sociétés d'État.Son voyage, jusqu'à vendredi, l'amènera à Boston, Atlanta, Chicago et Philadelphie.D'entrée de jeu, M.Bouchard a souligné qu'il ne comptait pas ramener une longue liste de contrats commerciaux.Cette tournée vise,à changer les perceptions négatives Voir BOUCHARD en A2 Fleurissez-vous et arrosez ! Les pays du mirent le crim sans frontières GILLES T0UPIN envoyé spécial BIRMINGHAM, Angleterre Jean Chrétien et ses pairs des sept pays les plus industrialisés et la Russie ont décidé hier de s'attaquer avec fermeté au problème du crime international et aux misères de l'Afrique.Les chefs d'État et de gouvernement se sont retirés hier dans un splendide château du XVIIe siècle de la campagne anglaise, à 32 km de Birmingham, pour débattre dans une atmosphère intime de ces grands problèmes du monde moderne.L'hôte du sommet, le premier ministre britannique Tony Blair, a voulu ainsi redonner à ce genre de réunion une certaine efficacité au niveau des échanges entre les puissants de ce monde en éliminant complètement de la rencontre les sommets accessoires habituels des ministres des Finances et des Affaires étrangères.Jean Chrétien a déclaré que le crime international avait dominé les discussions de Weston Park d'une manière inattendue.Qu'il s'agisse du trafic des personnes, de la contrebande, des crimes exécutés au moyen de la technologie de pointe ou de l'Internet, du blanchiment de l'argent, du trafic de la drogue, les chefs du G-8 se sont mis d'accord pour accroître leurs actions afin d'enrayer la croissance d'un mal international de plus en plus virulent.« J'ai fait part du constat, à dit M.Chrétien, que le crime urbain au Canada et aux États-Unis Voir LES PAYS en A2 ¦ Autre texte, page A13 PHOTO BERNARD BRAULT.La Presse Jeanne, 6 ans, qui accompagnait ses parents hier au marché Jean-Talon pour le Festival des fleurs, aime beaucoup le parfum des fleurs.C'est même le temps des légumes a.i: «u RAYMOND GERVAIS C'est le temps de jardiner, la saison est en avance de deux à trois semaines, mais attention, il faut arroser, sinon, tout risque de brûler.André Jasmin, de la pépinière Jasmin à Saint-Laurent, est catégorique.Depuis le début du mois d'avril, les précipitations que nous avons reçues sont nettement insuffisantes et il faut arroser copieusement tous les jours pour éviter de perdre les nouveaux arbustes, le gazon fraîchement installé et la semence à gazon.Hier matin, le marché Jean-Talon, où se déroule le Festival des fleurs, était bondé et ça n'a pas dérougi de la journée.Tout comme à la pépinière Jasmin, les clients attendaient l'arrivée des horticulteurs et des employés.Ginette Sage avait bien hâte à cette première grande fin de semaine estivale pour planter ses fleurs.« Je le fais chaque année, mais comme l'été semble arrivé depuis une semaine, j'avais le goût de me mettre les mains dans la terre et d'embellir mon environnement.J'ai même décidé de planter mes tomates.Imaginez! Si Dame Nature ne nous fait pas de surprise, je risque d'avoir des tomates au tout début de juillet », a déclaré la jardinière.M.Jasmin a précisé que le week-end de la fête de la Reine ou de Dollard était, historiquement parlant, le week-end de la plantation des Voir C'EST MÊME en A2 -.* * «4» mUIUHtUlcn» Les admirateurs de Frank Sinatra, mort jeudi à Tâge de 82 ans, continuent de lui rendre hommage.Hier, une chandelle, une rose jaune et un bouquet ont été déposés sur son étoile, sur le célèbre Walk of Famé, boulevard Hollywood, à Hollywood.Voir nos photos, page B5 593 JOURS AVANT L'AN 2000 INDEX Petites annonces\t\t\u2022affaires Cil\tBandes dessinées\tC6\tGénies en herbe\tA12\tMonde A13àAl5 \u2022index\tes\tArts et spectacles\tBridge\tcio\tHoroscope\tC8\tMots croisés A12 \u2022 immobilier\tC5àC7\tB5àB11\tDécès\tc11\tInformatique\tA8\tMot mystère C9 \u2022 marchandises\tC7etC8\t\u2022 horaire spectacles B8\tFeuilleton\tc9\tLa Jeune Presse\tAil\tTabloïd Sports \u2022 emplois\tC8\t\u2022 horaire télévision\tÉtes-vous\tC5\tLa presse d'ailleurs\tAl 5\t- Philippe Cantin S5 \u2022 automobile\tC8àC10\tB8etB9\tobservateur?\t\tLoteries A2etA7\t\tTétas d'affiche ai 0 SCIENCES Le gobie est à nos portes page B12 MÉTÉO Ciel variable Max.26, min.12 Cahier Sports.page 16 53 CM C'est un système de buanderie si extraordinaire, nous l'appelons^ le Maytag Neptune Vous l'appellerez un miracle ! Rêmlêê \u2022\u2022\u2022¦ lr*lr%l - Serra Spécial J \u2022 Caisse de 8 pieds à double paroi *J \u2022 Moteur V6 de 4,3 litres développant 200 chevaux £ ^ \u2022 Botte automatique 4 rapports avec surmultipliée ' \u2022 Rouas plaquées chroma 4 Transport et préparation inclut.â 1,9% ¦M I mois* 5T# ê tt.Trans Sport \u2022 Moteur V6 de 3.41 développant 155 chevaux \u2022 Boita automatique è 4 rapports avec surmuttipllée \u2022 Climatiseur \u2022 Radiocassette AM/FM stéréo \u2022 7 passagers Transport et préparation inclus.POMTTAC Sunfire SE \u2022 Moteur de 2.2L développant 115 chevaux \u2022 Freins antiblocage aux 4 roues \u2022Radio AM/FM stéréo j^porae sécurité LES AUTOMOBILES \u2022 Système antivol .PASSIocl rOCX Transport et préparation inclus.Harland Pont Lie Buick cmc 631-2051ou 875-1952 \u2022Sunfire et Trans Sport: Paiements mensuels bases sur une location de 36 mois avec ve«ement initial de 1 82S S pour la Sunfire et do ?599 S pour le Trans Sport.GMC Sterra: Paiements mensuels bases sur une location de 24 mo * Ww* a 40 f*4 fB3&9FSff?M m Min'î î2>'-m sfîkiis'i) KA trtn> tanner Aevertntno x%H» or** \u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022««\u2022.*>»-WX -il «t-i!>l*VW «»»\u2022¦¦ X -\u2022»«\u2022».w^.- - umh i*t Z555555i tKMMSA 9* pouvez aussi choisir le style de site où vous voulez que votre bannière apparaisse.En retour de l'affichage de votre bannière sur différents sites, vous vous engagez à afficher les bannières des autres sites sur votre page.Et voilà qui met fin à cette chronique hebdomadaire.Tous les mécaniciens de l'Arrêt au puits souhaitent aux lecteurs fidè- les une joyeuse programmation de pages Web et les remercient de les avoir suivis dans leurs expériences tout le long de ces 12 semaines.Au plaisir de se revoir sur le Web ! COURSE.BRANCHEZ VOUS \u2022corn MC Les chroniques de « Votre page WebdeAàZ» étaient présentées dans le cadre de la Course BRANCHEZ-VOUS ! une compétition sur Internet qui amenait les participants à créer et animer un site Web pendant quatre mois sur le thème : « Les métiers du XXIe siècle ! ».Où aller Hot bot (moteur de recherche) www.htytbot.com Linkexchange www.linkexchange.com La Toile du Québec (répertoire québécois) www.toile.qc.ca Yahoo (Répertoire) www.yahoo.com Infoseek (Répertoire) www.info8eek.com Copernic (sous Windows seulement).Un outil efficace pour effectuer une recherche sur plusieurs moteurs à la fois.Télé* chargement gratuit ! www.copornic.com 4 BON 1998 Ensemble 22D : \u2022 Moteur 2 litres, 16 soupapes, 132 chevaux \u2022 Transmission automatique \u2022 Climatiseur \u2022 Radio AM/FM stéréo axe-sur-le-Glim^feeiif-ifteh t .Location, ternie r de 36 mois.par Comptant Initial mois de 2 485$.^x^s^fr-c-limatisetH-tf^o^ûrl cl prepaffrtfOfHnehH \u2022 Poutres de renfort dons les portes \u2022 Console centrale \u2022 Volant inclinable \u2022 BofK|uotte omère a dossier sépare rabottoMo \u2022 Un plein d'essence avec chaque achat ou location d'un modèle 1998 neuf \u2022 Plus 36 caractéristiques de série Pn>3f3fTifT>c ex'.: pour physiques TomiM 0> a Kern* »dditionr*ll\u20ac dtTMl Kmtttïtioo chut»< CHRYSLER Badge Cùmonsûcdgo seulement chez uotre concessionnaire Chrysler.* Transport (650 S), rmmatrtculation.assurances et taies on sus.** Tant mensuel état* d'après un modèle 1996.avec reneembte 22D Comptant initial ou échange équivalent.Immatriculation, assurances et taxes en sus Sous réserve de r approbation de Crédit Chrysler Canada Ltée.Le premier versement sera exigé.Aucun dépôt de sécurité requis, locution pour usage personnel Rachat non requis Le locataire est responsable de r excédent de kilométrage après 61 200 km.au taux de 9 C le km.À compter du 15 mai 1996.le taux sera de 12e le km.du fabricant Indue.Offre d'une durée limrtce.cnez les concessionnaires participants.Le concessionnaire peut vendretouee a un pnx momdre.Jusqu'à épuisement des stocks.t Ce no offre s'adresse aux diplômés de cégep et d'université 1996.1997 et 1996.Association publicitaire des concessionnaires Chrysler inc.www.chryslercanada.ca -*-i-h- CHRYSLER Vlymoutfî Jeopleaflto LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 17 MAI 1998 /\\ i \u20227/ VV :» « ; .< ;> / M.' ¦ rlE-î »\u2022 if* y\"- 'mi* \u2022» \"9 *vs .r~ WKKKKmamï.Les squeegees n'apprécient guère la présence accrue des policiers « ÉRIC TROTTIER « C'est quoi l'idée, man ?Ils veulent se débarrasser des squeegees en nous chassant du centre-ville ?Mais tout ce qui va arriver,.man, c'est qu'on va aller s'installer ailleurs, ou ben on va se remettre à faire des dépanneurs pis des sacoches pour se payer de la -bonne dope.» Même si la police dit employer des méthodes « douces », les squeegees du Quartier latin n'apprécient guère la présence accrue * d'agents de la paix, constatée depuis deux jours rue Saint-Denis, au sud de Sherbrooke.« On n'arrête pas de voir des cochons par- \u201e tout », a raconté à La Presse Manuel Leblanc, en regardant deux agents des forces de l'ordre discuter avec un de ses collègues squeegees.Depuis vendredi, à la demande des commerçants qui se plaignaient de la présence encombrante de ces êtres indésirables, la po-Tce se fait omniprésente au centre-ville: agents à pied, policiers à cheval, à moto, en vélo, accompagnés de chiens : ils sont partout.« Nous parlons aux squeegees, les informons de la réglementation municipale qui interdit ce genre d'activités.Il me semble qu'on les voit déjà un peu moins », a expliqué le sergent Jocelyn Lapone, du poste de quartier 21, au centre-ville.Le sergent dit que les policiers ne font pas de répression.« On essaie de les connaître, de les aider quand ils ont besoin d'aide.Mais on distribue aussi des contraventions aux récalcitrants.» Résultat, hier, les intersections du Quar- tier latin où les punks de tout acabit, nettoyeurs de pare-brises de leur état, font d'ordinaire des affaires d'or (autour de 80$ pour huit heures de dur labeur ), ces intersections étaient pratiquement désertes.« Bah, tsé, man, on travaille pas parce qu'il fait trop chaud », a répondu l'un d'eux aux représentants de La Presse, qui les ont retrouvés étendus au soleil sur la place Pasteur, en face de l'UQAM.« Moi, a confié Jean-Philippe, 22 ans, avant de faire du squeegee, je volais dans les maisons, je faisais des dépanneurs, des sacoches.J'ai fait tous les coups possibles, parce que j'ai besoin d'argent pour me payer mon héroïne.Mais grâce au squeegee, j'ai tout arrêté ça : je me fais 150 $ par jour en lavant des vitres.Je n'ai même plus besoin de B.S.Il me semble que c'est mieux comme ça, man.» Selon Manuel Leblanc, les policiers distribuent plus de contraventions qu'ils ne le disent.« Mais qu'est-ce qu'on en a à foutre, des contraventions, poursuit Jean-Philippe.On ne donne même pas notre vrai nom quand ils nous arrêtent.Faque, tsé, man.» Ni la police ni les commerçants du Quartier latin qui ont demandé à la Ville de faire le « grand ménage » de la rue Saint-Denis ne se font d'illusions : tout comme la prostitution, le phénomène des squeegees va de pair avec le phénomène de la pauvreté et ça, c'est difficile à déloger.« Je pense qu'on n'a pas le choix ; nous devons tous apprendre à vivre avec les squeegees, conclut Denis Cermi-naro, de l'ONF.Ils ne disparaîtront pas comme ça.» PHOTO JEAN-CLAUDE TALIANA.cdiaùoraton speaate Nettoyeur incendié La guerre que se livrent les entreprises de nettoyage à sec s'est poursuivie à Brossard dans la nuit de vendredi à samedi.Pour la seconde fois depuis le début du mois, un nettoyeur a été incendié.Cette fois, c'est un cocktail Molotov qui a explosé à l'intérieur du nettoyeur Brossard, au 6175, boulevard Taschereau.Selon des témoins, un homme aurait été vu quittant les lieux à bord d'un gros véhicule de couleur foncée.Le feu a éclaté vers 3 h 20 et s'est rapidement propagé à deux commerces voisins, le bar Le Hollywood et le Club du matelas.Personne n'a été blessé, mais les dommages sont importants.¦ S .s.?\"S DONNÉES RA& Président de /'Association de santé holistique du Québec TRANSPORT ET PRÉPARATION INCLUS ! No 97-1295 Civic CX «Automatique «Tapis \u2022Garde-boue 1 I i Vous avez mal au ventre?Vous avez de la constipation?ou de la diarrhée?Un médicament pour traiter ces [!; symptômes est actuellement à l'étude.I ! il 4 \\\\\\ Si intéressé(e), contactez-nous au numéro suivant & Centre Hospitalier de l'Université de Montréal Campus Saint-Luc 281-2121 poste 5776 \\i fflff2frMft17 ^ __^ ^ m _ ___ ^ ^ _ Kl » 12 900 $ MÉNOPAUSE - ANDROPAUSE : Hormone ou homéopathie ?27 mai -19 h No 98*058 Civic DX 0m* ?Automatique «Tapis ?Garde-boue 13 900 $ \u20225* m INSOMNIE : Somnifère ou homéopathie ?3 juin - 19 h No 98552 Civic EX \u2022Automatique *4 portes \u2022Tapis \u2022Garde-boue ALLERGIE ET HOMÉOPATHIE ' iojui#t«ii^«s \\%SV|^ \" (TAX£$;;|NCtUSES) % 15 $ chacune 17 900 $ No 97-1421 CR-V 4x4 \u2022Automatique «Galerie de toit \u2022Roues mags «AM/FM cassette \u2022Antidémarreur \u2022Démarreur à distance «Alarme \u2022 Tapis \u2022Gî ai larde-boue arme \u2022 i apis 24 900 .\u2022,ï.::\\: APPELEZ-NaUS No 98-407 Accord \u20222 portes \u2022VG t^^^^>- ;¦,< Vj Joyce Paduano, propriétaire d'un Blazer 98 acheté au Relais CHEVROLET \u2022 OLOBMOBILB parce que vous êtes exigeant 9411, avenue Papineau (au ryord de la Métropolitaine, tout fyès de Laval) 384-6380 r LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 17 MAI 1998 Ma ¦A ¦SI Le réseau routier constitue un des actifs majeurs du Québec en permettant le transport des personnes et des marchandises sur la plus grande partie du territoire.Afin d'assurer la mobilité et la sécurité des usagers ainsi que pour soutenir le développement économique de toutes les régions du Québec, le ministère des Transports, en raison de sa mission, a fait le choix stratégique de maintenir en bon état les infrastructures et les équipements routiers.Par ailleurs, le réseau routier de la région de Montréal a vieilli et il est de plus en plus sollicité.C'est la raison pour laquelle le gouvernement du Québec a consenti cette année un effort de réfection encore plus important que celui de l'année dernière.Cela se traduit par des investissements de 283 M$ en 1998-1999 dans la conservation, l'amélioration et le développement du réseau routier de la grande région de Montréal ainsi que pour en assurer l'exploitation et l'entretien.En plus d'accroître la sécurité des usagers, de nombreux projets permettront également d'améliorer la fluidité de la circulation par la mise en oeuvre de mesures d'appui à la décongestion.Voici une liste partielle des principaux projets qui seront réalisés cette année.ÎLE DE MONTRÉAL (incluant les ponts) Port ¦ Aéroçorî Imàt m mai m ii I Provigo : 282 000$ La campagne Centraide 1997 chez Provigo a permis de recueillir 282 000 $.Dans Tordre habituel: Jean-Guy Duchaine, vice-président principal; Yvon Deschènes, de Centraide; Michèle Thibodeau-DeGuire, PDG de Centraide du Grand Montréal; Pierre Mignault, président et chef de la direction de Provigo; et Francine Huot, de Provigo.1,7 million à Centraide L, argent recueilli à Toc-* casion de la campagne 1997 de Centraide permet aujourd'hui à j quelque 250 organis-¦ mes communautaires et à leurs centaines de bénévoles d'offrir des services essentiels au mieux-être des plus défavorisés.Les entreprises dont il est question dans cette page ont fourni plus de 1,7 million de dollars à cette grande campagne de lutte contre la pauvreté.Ont déjà été annoncés dans cette page, les dons à Centraide des banques Royale, 723 000 $, et Nationale, 652 000$; d'Hydro-Québec 1 million ; de Bell 548 000 $ ; de la fondation Marcelle et Jean Coutu 500 000 $ ; de CAE électronique 24 700 $ ; du groupe Jean Coutu 220 000 $ ; de la Sun Life 116 000 $ ; de Petro-Canada 116 000$; qui figurent parmi les principaux appuis financiers de Centraide.Shell : 67 000 $ Les employés de Shell et la direction de la compagnie pétrolière ont remis une contribution de 67 000 $ à titre de participation à la campagne de financement de Centraide.Dans Tordre habituel: Diana Saplywyj, de Centraide, Raymond Aubin, Bob Marshall, Nicole Belval, Marilena Colapelle, Lyne Tessier, et Michèle Thibodeau-DeGuire (au centre) PDG de Centraide.Devant; Henriette Laroche, Serge Nadon, Jean Gagné et Pierrette Brouard.Alcan : 233 470 $ Alcan et les employés de son siège social à Montréal ont versé 233 470 $ à la campagne Centraide du Grand Montréal.Dans Tordre habituel: Jim Little, directeur de la campagne; Michèle Thibodeau-DeGuire, de Centraide; Jacques Bougie, président et chef de la direction d'Alcan; et Nathalie Tremblay, coordonnatrice.N: \u2022 \u2022\u2022: \" SHSa\t n 8 ' ' là\t \t \"* * ***** ***?!.*.-«*»-¦mwa.,.».,.» .\u2014.U> 27 dfrif 19 9* yer-A CENTRAIDE\t$ 705 000.m RpRE DB\t çïit#\tXX Métro : 105 000 $ La grande famille Métro-Richelieu vient de remettre un don de 105 000 $ à Centraide.Dans Tordre habituel: Guy Piuze (ressources humaines) au nom des employés; la PDG de Centraide du Grand Montréal Michèle Thibodeau-DeGuire; et Pierre Lessard, président et chef de la direction de Métro Richelieu.\u2022 \u2022\u2022\u2022\u2022\u2022 \u2022 \u2022 \u2022> :«: \u2022\u2022\u2022.\u2022>\u2022.< ::%/¦:;>.IS evtU Ï998 ; 4*548,00$ QUMAim-HMf CINQ «NT QU^AMt, ^fT DOUM» *») CENTRAIDE LGS : 48 983 $ Chez LGS, une société de consultation en informatique, on est fier d'avoir accru de 47 % la contribution des employées et de l'entreprise à la cause de Centraide.Dans Tordre habituel : Raymond Lafontaine, président et chef de la direction de LGS remet le chèque symbolique à Michèle Thibodeau-DeGuire, PDG de Centraide du Grand Montréal, en soulignant que 80 % des employés ont participé à ce don.Banque de Montréal: 300 000$ C'est à ses employés de la succursale située à l'angle des rues U niversity et Sainte-Catherine que la Banque de Montréal a réservé le soin de dévoiler le résultat de la campagne Centraide 1997.Il s'agit de: Paule Denoncourt, Robert Papillon, Sharon Partridge, Daniel Poissant, Lucie Bouchard, Linda Mayer, Gilles Jarry (premier vice-président à la direction du Québec) et Michèle Thibodeau-DeGuire, PDG de Centraide du Grand Montréal.IBM: 33 500 $ Alors que ses employés contribuent à différentes oeuvres humanitaires par l'entremise de leur fonds de charité, IBM contribue d'un don d'entreprise à la campagne de Centraide du Grand Montréal.C'est ainsi que Denis Desbiens, vice-président pour le Québec d'IBM a remis une contribution de 33 500 $ à Michèle Thibodeau-DeGuire, PDG de Centraide.MARCONI Marconi: 90 000$ L'effort consenti par les employés et la compagnie Marconi a permis de remettre un chèque de 90 000$ à Centraide du Grand Montréal.Dans Tordre habituel: Gerg Yeldon, vice-président et chef des finances chez Marconi; Michèle Thibodeau-DeGuire, PDG de Centraide; Daniel Guertin, directeur de la campagne dans l'entreprise; Janka Dvornik et Nathalie Goyer, coordonnatrice de la campagne chez Marconi; Raymond Carroll délégué à Centraide par la Banque Royale; Éric Bertrand, président TCA local 2889; et Michel Guilbault, vice-président des ressources humaines chez Marconi. LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 17 MAI 1998 A 11 La Jeune Presse est une initiative du service de l'information de La Presse.Cette page paraît chaque dimanche, durant l'année scolaire.Son objectif est d'initier les adolescents à l'écriture journalistique en leur permettant de s'exprimer sur les divers sujets qui les intéressent.Le choix des thèmes et des chroniques est du ressort d'un comité de rédaction sous la direction de Alain de Repentigny, adjoint au directeur de l'Information.Les élèves du cours secondaire et du cégep qui font de la photo sont également invités à participer à La Jeune Presse en communiquant avec M.de Repentigny.Téléphone : 285-7070 (télécopieur : 2856808).Adresse : La Jeune Presse, 7 rue Saint-Jacques, Montréal, H2Y1K9.TECHNOLOGIE Les frères Gaudette, animateurs 3D Insuffler la vie aux pixels ÉCOLES Le bal des parents téphane et Frédéric Gaudette, respectivement âgés de 26 et 24 ans, viennent de terminer une formation \"en animation 3D au Centre national d'animation et de design (NAD).«Les Québécois sont reconnus dans ce domaine pour leur talent, leur imagination et leur avant-gardisme», expliquent les frères Gaudette.Lorsque je les ai rencontrés, j'ai eu droit à une visite guidée de l'École, au cours de laquelle ils m'ont entretenue de leurs cheminements, leurs réalisations et leurs projets.En fait, Stéphane et Frédéric se sont rejoints au centre NAD après des parcours très différents.Architecte de formation, Stéphane s'est vite rendu compte que la réalité du marché du travail l'obligeait à se former ailleurs.Il a donc remplacé la traditionnelle table à dessin par l'informatique, et opté pour un métier assez souple qui lui permettait d'être à la fois architecte, sculpteur, acteur, éclairagiste et caméraman.«Je suis devenu un architecte du virtuel, construisant sans contraintes financières, techniques ou météorologiques des espaces fantaisistes dans lesquels évoluent des personnages sortis tout droit de mon imagination», dit-il avec fierté.Quant à Frédéric, il a entrepris des études en design industriel à l'Université de Montréal.Il ne le Le bal des finissants demeure un événement très attendu pour tous .les diplômés du secondaire, des jeunes à peine sortis de l'adolescence et qui entrent déjà dans le monde des adultes.Un événement lourd de signification et riche en émotions au terme de cinq années qui ont passé si rapidement pour ceux dont les chemins vont bientôt se séparer.Pour souligner la chose, la plupart des écoles secondaires de l'Outaouais incitent fortement parents et amis des élèves à se joindre à la fête, une initiative qui donne à la région une image de pionnière.«Les parents ont accompagné les jeunes pendant cinq ans.Et comme nous avons toujours voulu qu'ils s'engagent dans les activités au collège, pourquoi les exclure au moment du bal?» demande Sylvie Roy, coordonnatrice de la 4e secondaire au collège Saint-Alexandre de Gatineau.Personne n'est exclu, si bien que la salle est bondée d'accompagnateurs venus célébrer cette nouvelle étape de la vie des finissants, qui semblent pour la plupart contents de partager cette soirée avec leurs proches.«La présence des parents hausse le niveau de la soirée.Il y a plus de classe, plus de sérieux», affirme Benoît Champoux, un finissant de Saint-Alexandre cuvée 1992-97.La plupart des élèves apprécient la présence de parents et amis, surtout qu'ils ont quand même d'autres occasions de se retrouver ensemble pour fêter, dont le pré-bal et le traditionnel après-bal.«Il faut d'abord se demander quel genre de soirée nous désirons pour finir notre secondaire, analyse Benoît.Pour ma part, mes parents n'étaient pas du tout dans le chemin.Ils n'ont rien enlevé à la soirée; au contraire, ils y ont apporté un certain luxe, un certain calme.» Un calme apprécié par la direction du collège, qui peut revoir ses protégés une dernière fois dans une ambiance décontractée.«La dynamique est très bonne.Les profs et les élèves échangent pour la dernière fois, l'esprit de famille est bien présent, c'est un peu une marque d'excellence», acquiesce Sylvie Roy qui peut difficilement cacher sa fierté à la mention de la soirée des finissants du collège Saint-Alexandre, qui se déroule habituellement au prestigieux Centre des congrès d'Ottawa.La présence des parents au bal va tellement de soi qu'Alain Roy, coordonnateur de la 5e secondaire au collège Saint-Alexandre, était fort étonné d'apprendre que les parents des autres régions n'avaient pas droit aux mêmes égards que ceux de l'Outaouais.«J'ai beaucoup de difficulté à comprendre cela et j'aimerais bien savoir les raisons de leur choix», demande celui qui a lui-même invité ses parents à son bal, comme tout le monde, quand il a terminé ses études secondaires à la polyvalente en 1981.Même si cette formule est généralement appréciée, quelques critiques sont soulevées quant au bal.«Les élèves sont un peu différents, ils se retiennent plus.C'est bon, mais ce n'est pas à l'image de nos cinq années», dit Benoît Champoux.Mathieu Toupin et les autres finissants de l'édition 1987-92 du collège Saint-Alexandre ont choisi quant à eux l'option la plus facile: annuler le bal.mais pour des raisons financières.«Nous avions décidé de laisser tomber le bal officiel qui coûte toujours très cher pour profiter d'une fin de semaine dans une base de plein air.Nous n'avons quand même pas oublié les parents; nous avons organisé un cocktail, une remise des diplômes et un goûter où étaient conviés copines et parents», explique Mathieu.Mais d'où vient donc cette coutume des écoles secondaires de la région d'inviter parents et amis au bal des finissants?L'hypothèse la plus plausible demeure l'influence de la tradition anglaise omniprésente en Outaouais.Le concept développé près de la rivière Outaouais a fait des petits au cours des dernières années, notamment dans la région de Québec.Au séminaire Saint-François par exemple, la présence des parents au bal des finissants est apparue progressivement au fil des années.Aujourd'hui, ils font partie de la fête à part entière, eux aussi.Quelques écoles privées de la région de Montréal, surtout les collèges anglophones, font de même.Mais peu importe d'où vient cette tradition, elle semble faire l'unanimité parmi les élèves.«Je ne changerai rien aux principes, le fond est parfait comme ça», conclut Benoît.Et surtout, elle permet aux élèves, parents et professeurs de célébrer la fin du secondaire sur la même longueur d'onde.Vincent Broosseau-Poufiot Collège de VOutaouais La mode: La preuve que la mode est ridicule c'est qu'elle change tout le temps», écrivait Oscar Wilde.Les finissants du collège Lasalle ont certainement voulu faire mentir l'excentrique auteur.Après trois ans de dur labeur _ et de nuits blanches, les élèves du collège Lasalle, l'illustre école privée spécialisée dans la mode, n'étaient pas peu fiers de présenter leurs créations finales lors du défilé des finissants du programme de mode, le 10 mai au Palais des congrès.Inutile d'ajouter que des maisons de mode avaient envoyés leurs éclaireurs.Car s'il y a un domaine où il est dur de percer et de se faire remarquer au Québec, c'est bien celui de la mode.Le programme d'études est, au dire des élèves, «lourd», «exigeant» et parfois «pénible».«Quand tu veux entrer dans ce programme, tu dois faire une croix sur ta vie sociale, affirme Isabelle Châtillon, sortante du programme de mode et participante active à la conception du défilé de mode.C'est un programme très dur et très éprouvant».En fait, selon Julie Lemire, sortante du profil de patron assisté par ordinateur, le programme est tellement exigeant que «la mode se doit d'être une passion pour réussir dans ce programme.» Cette passion, elle est partagée par la centaine de finissants qui sortent chaque année du collège.Elle peut également ouwir les portes de plusieurs domaines connexes à la mode.«Je me suis découvert une passion pour les accessoires de mode, tels les colliers, confie Mylène Piché, une autre sortante de cette année.Au départ, nous avons une bonne formation de base en dessin; par la suite, on nous initie à d'autres regrette pas: «Ma formation de designer m'a permis d'acquérir les notions de base des agencements de couleur en dessin et m'a armé d'une discipline de création.» Ensuite, il a travaillé durant une année complète à IMAX, assez pour le convaincre de se diriger dans le domaine du 3D.Maintenant, ils forment une équipe intéressante et productive grâce à leur complémentarité.Stéphane, plus sérieux, répondra plus facilement aux questions pièges en interview.Frédéric est plus expressif à cause de ses nombreuses expériences en improvisation.Par exemple, il incarnera, à la demande de l'employeur, des personnages fatigués, joyeux, colériques ou tristes.Les deux frères partagent tout de même les atouts propres à l'animation 3D: le côté artistique, l'intérêt et l'habileté en informatique, l'imagination, l'ardeur au travail et la patience.Enfin, puisque l'animation 3D est un mélange d'art, de science, d'imagination et d'humour, le duo Gaudette forme une équipe unique et dynamique.Au centre NAD, les élèves ont à réaliser un court film d'animation parallèlement à l'acquisition de notions théoriques.L'oeuvre des frères Gaudette, Le Cirque de la Vie, met en scène un univers de cirque 0 ter Sa aspects de la mode comme les accessoires.» Cette Outaouaise d'origine a d'ailleurs trouvé un emploi dans le domaine des accessoires de mode à Ottawa.Un travail d'équipe Même si le milieu de la mode est très compétitif, les sortantes et les sortants du programme n'hésitent pas à affirmer qu'il y a une bonne synergie entre les élèves.«C'est sûr qu'il y a un esprit de compétition entre les étudiants, avance Isabelle, mais tout dépend des groupes.Règle générale, il y a quand même un bon esprit d'équipe et de solidarité.» «Parfois, par contre, ça va quand même un peu loin, précise Brigitte Bélanger, elle aussi sortante.Bien que tout le monde s'entende bien, certaines dessinatrices n'hésiteront pas à cacher leurs croquis.- C'est si compétitif?- Oui.Il s'agit que l'on aie une idée géniale et que l'on manque un peu d'argent pour que tout.tombe à l'eau.Et si par la suite une grosse compagnie tombe sur votre idée.» L'argent et la compétition posent également un problème aux jeunes designers.«Pour percer en mode, tu dois être au bon endroit au bon moment, déclare Isabelle.Au début, c'est 10% de création et 90% de relations publiques.» Malgré toutes les embûches que doivent surmonter les étlèves de ce programme, ils n'hésiteraient pas à reprendre le long chemin qu'ils ont emprunté il y a trois ans.«C'est une question de volonté, dit Brigitte.Dans ce programme, si tu veux, tu peux.» Tout au long des tableaux regroupant les diverses catégories de vêtements, regroupés selon une thématique, les sortants devaient certainement pensera.sortir.VACANCES! surréaliste où évoluent un canon-canin, des quilles acrobates, une pompe-trampoline et un clown-ballon unissant leurs talents dans un hymne à la vie.«Nous voulions faire un film original et un peu fou représentant de manière humoristique la Conception», disent-ils.Je dirais plus un film de création qui prend un temps fou à réaliser! En effet, tout est à inventer dans ce monde inexploré: le scénario, les personnages, les plans de caméra préliminaires, etc.Après huit mois de travail, une frénésie les habite chaque fois que s'anime sous leurs yeux \\é Cirque de la Vie.Les frères Gaudette cherchent actuellement un emploi à Montréal en tant qu'animateurs 3D dans les domaines de la publicité, de la télévision, du cinéma ou du multimédia.Très optimistes face à leur avenir professionnel dans la métropole, ils ajoutent: «11 nous sera toujours possible de faire ce qui nous passionne, c'est-à-dire insuffler la vie aux pixels (les plus petits points d'une image)!» Voici leur adresse électronique: gaudetts@magellan.umontreal.ca Catherine Lemieux Collège du Mont-Saint-Louis - - m I» \\mà «fc Cm I ¦ «Ce soir, j'en vire toute une!» ai-je entendu dire à ma droite alors que je m'apprêtais à quitter la salle du Palais des congrès.«Ça fait trois ans qu'on travaille en fou, alors ce soir, on fête la fin des éludes en grand!» Elle le méritait sûrement.Dominic Samoisette Cégep Saint-Jean-sur-Richelieu ^ : ra o g.ex L'année scolaire tirant à sa fin, La Jeune Presse publie aujourd'hui sa dernière page de la saison.Elle sera de retour à l'automne avec une équipe renouvelée, composée d'élèves du niveau collégial et de la fin du secondaire.Si vous voulez faire partie du comité de rédaction de La Jeune Presse et écrire dans cette page ou prendre des photos pour accompagner ces articles, communiquez avec le responsable Alain de Repentigny en composant le 285-7070 (télécopieur 285-6808; e-mail: a1ain.derepentigny@lapresse.ca).D'ici là, bonnes vacances aux lecteurs de lui Jeune Presse de la part de toute l'équipe! dû A 12 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 17 MAI 1998 La Course de Nicolas Desrosiers Un petit rigolo qui ne la trouve pas toujours drôle CHARLES GRANnMnNT m#» hoir cr»r»rt national » Alnrc I/'cj.iI ni CHARLES GRANDMONT coilaboration spéciale ¦ Nicolas Desrosiers est plutôt du genre terre-à-terre.Après cinq mois de voyage autour du globe, la première chose qu'il comptait faire en rentrant à Montréal à la fin du mois d'avril, c'était ses déclarations de revenus.Il est aussi le boute-en-train des huit concurrents de la Course destination monde 1998.« La Course, c'est d'abord un show de télé », dit celui qui s'est fait les dents pendant trois ans à la télévision communautaire de Joliette.« Les concurrents sont comme des personnages de téléroman qui vivent des aventures chaque semaine et moi, je suis un peu le rigolo de la gang.» L'humour lui a permis de mener sa Course comme il l'entendait, sans tomber dans les clichés tiers-mondistes ou les envolées lyriques.DESTINATION MONDE S z.1 s X « Je voulais faire une course accessible et positive », dit le concurrent de 29 ans.Son propre parcours des derniers mois n'a cependant pas été des plus accessibles et positifs.Il a passé les dernières semaines de sa Course en Amérique du Sud, où un pépin n'attendait pas l'autre.Ainsi, deux grèves générales ont paralysé l'Equateur pendant son séjour, compliquant drôlement ses déplacements.« Les indigènes avaient érigé des barricades dans les rues avec des troncs d'arbre et des roches.Il paraît que l'Equateur est le pays des grèves, c'est un peu com- me leur sport national.>» Alors qu'il se trouvait au Honduras, il a dû revenir d'urgence à Montréal.Le service de courrier avait égaré le plan de montage d'un de ses films.« C'était stressant, je n'ai pas vu personne.» Après un passage éclair de trois heures dans les salles de montage de Radio-Canada, il a repris le premier avion à destination du Honduras.Et au Pérou, son sujet de reportage lui a filé entre les doigts.« Je devais faire un long trajet dans la jungle pour aller rencontrer un cha-man qui avait découvert le secret de la longévité par les plantes.Mais il est mort une semaine avant que j'arrive.» Son attaque en pleine rue au Viêt-nam l'a cependant un peu ébranlé.« Je voulais aller voir mon courrier électronique, mais Internet est interdit là-bas.On m'avait dit d'aller dans un coin un peu bizarre de la ville.Il y avait un endroit il- Célébrités.« kl i m m ÇA S'EST PASSÉ EN MA11948 Notre mère, une femme de caractère, a profité du fait qu'il n'y avait pas de bowling cette journée-là pour amener notre père faire un petit tour à l'église, et encore aujourd'hui au-delà des dalots et des abats, ils sont toujours ensemble.Bon cinquantième Michelle et Richard 55 ANNÉES DE MARIAGE Félicitations à M.Armand Tellier et Mme Laura Patenaude de Sorel pour leur 55e Anniversaire de mariage le 15 mai 1998.Leurs enfants et tous les autres membres de la famille leur souhaitent des voeux de bonheur et de santé.Célébrités Pour plus de renseignements 285-6999 ou 285-7274 Appels interurbains sans frais : 1 (800) 361-5013 LA GRILLE THÉMATIQUE de Michel Hannequart LA BIBLE 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 HORIZONTALEMENT 1 Apôtre \u2014 Moïse y serait mort.2 Selon la Bible, l'arche de Noé s'y serait arrêtée \u2014 Aire de vent \u2014 Personnage du livre biblique qui porte son nom.3 Jeu de cartes \u2014 Prophète biblique \u2014 Symbole chimique.4 Fleuve de Suède \u2014 Peur \u2014 Homme politique français.5 Prévoit \u2014 Conjonction \u2014 Blocage.6 Les Évangiles lui attribuent le massacre des Innocents \u2014 Grand prêtre des Hébreux.7 Sainte Marie .\u2014 Piquant au goût.8 Ante meridiem \u2014 Pourtant \u2014 Article \u2014 Épouse préférée de Jacob.9 Religieuse \u2014 Il a été pendu.10 Conspuée \u2014 Alcaloïde toxique \u2014 Ac-tinium.11 Elle pue \u2014 Elle a connu l'Eden \u2014 Ricané \u2014 Épouse de Booz.12 Courroie \u2014 Cacher.13 Début d'appel \u2014 Ville de Russie.14 Risque \u2014 Siège des pensées intimes \u2014 Lac du Soudan \u2014 Notre-Seigneur.15 Qui est né après la mort de son père \u2014 Troisième fils de Noé.VERTICALEMENT 1 Disciple et secrétaire du prophète Jérémie \u2014 Il persécuta le prophète Élie \u2014 Ordre des Prêcheurs.2 Un des fils de Sem \u2014 Bourg de Palestine, près de Jérusalem \u2014 Volcan du Japon.3 Sert de tuteur \u2014 Dieu \u2014 Indubitables.4 Classement \u2014 Ancienne ville cananéenne \u2014 Prénom anglais.5 Interjection \u2014 Regroupe autour d'un projet commun \u2014 Patriarche biblique, père de Mathusa-lem.6 Dieu (L' .) \u2014 Troisième fils de Jacob \u2014 Choix.7 Dadais \u2014 Prophète hébreu \u2014 Émi-nence.8 Fils d'Isaac \u2014 Régime \u2014 Supplice.9 Libérateur et législateur d'Israël \u2014 Coquille.10 Jeune Juive déportée à Babylone \u2014 Chiffres romains.11 Acide ribonucléique \u2014 Ville de Galilée.12 II a connu le Déluge \u2014 Il y fait froid \u2014 Abréviation musicale.13 Marque la façon \u2014 Ressemble à un calmar \u2014 Petit avion.14 Tour bien connue \u2014 Rapporte \u2014 Négation.15 Prophète biblique \u2014 Semblable \u2014 Jésus.¦ SOLUTION DIMANCHE PROCHAIN 1 2 3 4 s f ?8 9 10 11 12 13 14 15 légal où on pouvait accéder à Internet.Sur le chemin, je me suis fait frapper en arrière de la tête par quelque chose de très dur.» « Sous le coup de la rage, je me suis retourné et j'ai frappé au visage d'un gars avec mon avant-bras, comme on l'avait appris dans nos cours d'autodéfense.» Ses deux agresseurs n'ont pas insisté.Us ont détalé sur une moto, le laissant avec une bosse grosse comme un pamplemousse.« Je me suis simplement retrouvé au mauvais endroit au mauvais moment.Je suis passé par des coins bien plus dangereux comme le Mozambique ou l'Afrique du Sud, et il ne m'est rien arrivé.» S'il est intarissable sur ses mésaventures, il parle peu de ses films et de leur accueil.« Mes quatre premiers films n'ont rien gagné, mais ce sont mes préférés, h II a récolté son lot de distinctions par la suite, avec une caméra d'or, deux d'argent et une de bronze.« Je ne m'en fais pas avec ces histoires de prix.La caméra la plus importante, je l'utilise tous les jours.» N'empêche, il n'a pas apprécié de se faire traiter de paresseux par Madeleine Poulin, l'invitée qui a critiqué son troisième film tourné à Madagascar.Il y présentait des images des Malgaches, avec comme seul commentaire une chanson accompagnée à la guitare.« Mon père a vraiment été insulté », raconte-t-il en riant.Si c'était à refaire, celui qui dit avoir une bonne tête de cochon ne changerait pas un seul plan.« J'ai essayé quatre fois de faire la Cour- ce La Course, c'est un peu une noyade entre le début et la fin, et tu t'arranges pour tomber sur des bouées en chemin », dit Nicolas Desrosiers.se avant d'être choisi », dit-il pour prouver son entêtement.Quand La Presse lui .a parlé, il se trouvait à Quito, en Equateur, à douze heures du retour à Montréal.et de ses déclarations de revenus.« J'ai hâte de revenir pour prendre un bain et un repas dans un bon restaurant, mais en même temps, j'ai peur.Il y a beaucoup de gens qui disent que tu reviens changé de la Course.» Et que va-t-il faire après la Course ?« Je vais me chercher un job.» Génies en herbe En collaboration avac Oénlaa en harbo Pantok>c-.'ê Inc., 3505, bout Woaamont, Montréal H1X 1K7 Groupe des années 60 A FOOTBALL 1 Quels sont les deux entraîneurs à avoir remporté le Superbowl avec les Packers de Green Bay ?2 Quel fut, en 1966, le premier président américain à assister à un match de la NFL en personne ?3 Quelle équipe a évolué au Robert F.Kennedy Mémorial Stadium avant de déménager au Jack Kent Cooke Stadium en 1997 ?4 Quel joueur offensif fut nommé recrue de l'année en 1993?5 Dans quelle ville s'est déroulé le XXXIIe Superbowl, en 1998?B ILS SONT MORTS EN 1970 1 Ayant débuté comme chanteur d'opérette, cet acteur donna la réplique à Louis de Funès dans La Grande vadrouille.2 Journaliste et romancier français, on lui doit Thérèse Desqueyroux et Le Noeud de vipères.3 Son oeuvre littéraire inspira les cinéastes Frédéric Back et Jean-Paul Rappeneau.4 Pilote néo-zélandais, il trouva la mort le 3 juin sur le circuit anglais de Goodwood.5 Cet écrivain s'est fait ha-ra-kiri dans la plus pure tradition japonaise le 26 novembre 1970.C PHYSIQUE 1 Quel terme de thermodynamique est synonyme de désordre ?2 Cornment désigne-t-on un repère, composé d'une origine et d'axes dimensionnels, qui sert de base pour calculer les positions relatives ?3 Quelles sont les deux particules élémentaires ayant une masse à peu près 1836 fois plus grande que celle de rélectron ?4 Quelle quantité mesure la distance entre deux crêtes d'une vague périodique ?5 comment qualifie-t-on une quantité définie entièrement par sa grandeur, par opposition aux quantités vectorielles qui ont en plus une direction et un sens ?D INJURES DU CAPITAINE Chacune des définitions suivantes correspond à un terme utilisé au moins une fois comme juron par le capitaine Haddock.Sauriez- vous l'identifier ?1 Grand classique des insultes du maître de Mou-linsart, ce terme de parapsychologie désigne le corps matériel qu'un médium en transe peut faire apparaître.2 Premiers habitants de la contrée de l'Amérique du Sud partagée aujourd'hui entre le Chili et l'Argentine.3 Figure de style qui apparaît lorsqu'une construction grammaticale commencée est interrompue et fait place à une autre sans avoir été complétée.4 Soldat d'une milice turco-égyptienne d'où sont sorties trois dynasties, la dernière ayant été établie par Napoléon lors de son invasion de l'Egypte.5 Ces pirates ecumèrent les Antilles aux XVIIe et XVIIIe siècles.E ASSOCIATIONS Associez deux à deux les mots et leur origine 1 Hussard (militaire) 2 Vrac (marchandise sans emballage) 3 Kaki (fruit) 4 Kaki (couleur) 5 Vigie (Surveillant sur un navire) A Japonaise B Néerlandaise C Portugaise D Hindi E Hongroise F GROUPES QUÉBÉCOIS 1 A quel groupe montréalais doit-on les succès Safety Dan ce et Pop Goes The World?2 À en croire ce groupe, le Na Na Na, Hey Hey, Goodbye est l'hymne national de la Mongolie.3 De quel groupe de l'Ou-taouais Sandra Dorion était-elle la chanteuse ?4 Quel groupe des années 60, originaire de l'Abitibi, comptait dans ses rangs Pierre Sidor, Daniel Lachance et Dino L'Espérance?5 De quelle ville de la Côte-Nord sont originaires les deux membres du groupe monta-gnais Kashtin ?G CANADA 1 Quelle entité politique prit la relève de la Compagnie des Cent Associés suite à l'édit de 1663 dans lequel Louis XIV décrète que la colonie de la Nouvelle-France devient une province royale ?2 De quelle construction du Haut-Canada parle-t-on si on mentionne que le Ann and Jane et le R.H.Brough-ton furent les deux premiers navires à l'emprunter le 29 novembre 1829?3 Quel joueur des Canadiens de Montréal, mort suite à des blessures lors d'un match, a eu droit à des funérailles tenues au Forum, en mars 1937 ?4 Dans quelle ville est né le peintre Guido Molinari ?5 Quel événement de 1873 mena à la défaite des conservateurs de John A.Mac-Donald, le 22 janvier 1874 ?H IDENTIFICATION DE PERSONNAGE 1 C'est peut-être parce qu'il est né à Neptune (une ville du New Jersey, pas la planète !) que cet acteur semble parfois venir d'un autre monde dans certains de ses rôles.2 Après un long mariage qui semblait heureux, il a rompu, il y a quelques années avec Angelica Huston.3 II a reçu personnellement trois Oscars, en 1975, 1983 et 1998.4 II a souvent joué des personnages troublés psychologiquement, comme dans One Flew Over the Cuckoo's Nest, The Shining et As Good as it Gets.Auteur de Thérèse Desqueyroux SOLUTION DE DIMANCHE DERNIER SOLUTION DANS LE CAHIER DES PETITES ANNONCES LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 17 MAI 1998 A 13 Monde :- - * L'EXPRESS INTERNATIONAL FRANCE Éclatement de la droite \u2022 ¦ Le parti de l'ancien ministre ultralibéral de l'Économie, Alain Madelin ( Démocratie libérale, DL ), a signé l'arrêt de mort de l'UDF, composante libérale et centriste de l'opposition de droite, en décidant à une écrasante majorité de quitter la fédération.Les membres de DL, un des six partis formant l'UDF fondée il y a vingt ans par l'ancien président libéral Valéry Giscard d'Es-taing, ont voté à 84,2 % pour leur départ de l'UDF présidée par l'ancien ministre de la Défense, François Léotard, et l'entrée dans une nouvelle formation de la droite, l'Alliance.Ce mariage de raison prévu pour septembre vise à unir la droite, en déroute depuis un an, après la dissolution précipitée de l'Assemblée nationale par le président Chirac qui a amené au pouvoir la coalition de gauche.d'après AFP ISRAËL Arrestations ¦ La police israélienne a arrêté 18 Palestiniens lors d'une manifestation à Jérusalem-Est.Un groupe de jeunes Palestiniens ont lancé des pierres en direction des policiers et des gardes-frontières israéliens lors d'une manifestation dans la partie arabe de la Ville sainte.Les policiers israéliens sont alors intervenus et ont arrêté 18 personnes.Outre les arrestations, les policiers israéliens ont également frappé violemment trois autres Palestiniens.Parallèlement, des affrontements ont opposé manifestants palestiniens et soldats israéliens à Hébron, en Cisjorda-nie, pour le troisième jour consécutif.Les soldats israéliens ont contraint les propriétaires des magasins à fermer leur porte.d'après AFP YOUGOSLAVIE Kosovo ¦ 10 000 Albanais ont manifesté pendant une demi-heure contre la répression exercée au Kosovo par les forces serbes à Pristina, chef-lieu de la province.Les manifestants arboraient des drapeaux américains et albanais, scandant, « liberté, indépendance ».Le chef politique des Kosovars, Ibrahim Rugova, a rencontré pour la première fois, vendredi à Belgrade, le président yougoslave Slobodan Milosevic.Les deux hommes ont convenu d'engager des négociations sur l'avenir de la province.d'après AFP AZERBAÏDJAN Nagorny-Karabakh ¦ Les coprésidents du Groupe de Minsk de l'OSCE sur le Nagorny-Karabakh, province azerbaïdjanaise peuplée en majorité d'Arméniens, ont appelé à un règlement rapide du conflit entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan.Le coprésident russe, Iouri Iouka-lov, a déclaré au président azerbaïdjanais, Gueidar Aliev, que la paix dans la région était l'objectif principal de l'OSCE.M.Ioukalov est arrivé en Azerbaïdjan avec ses homologues français et américain, Georges Vaugier et Linn Paskoe.Le Nagorny Kara-bakh a proclamé unilatéralement son indépendance en 1991, et la guerre avec l'Azerbaïdjan, commencée en 1988, a fait environ 20 000 morts de part et d'autre de 1988 à 1994.Un cessez-le-feu été instauré en mai 1994.d'après AFP IRAN Tension argentine ¦ L'Iran a décidé de réduire ses relations économiques avec l'Argentine, en représailles à la décision de Buenos Aires de réduire le niveau de ses relations diplomatiques avec Téhéran, en raison de l'implication présumée de l'Iran dans deux attentats anti-israéliens.L'Iran exporte chaque année pour 1,6 milliard de dollars vers l'Argentine et importe de ce pays pour 640 millions de dollars.Le porte-parole iranien, M.Mohammadi a justifié cette mesure notamment par « l'imitation par le gouvernement argentin de la politique médiatique d'Israël hostile à l'Iran ».\\ A d'après AFP Chrétien affirme avoir rapproché Washington et La Havane GILLES T0UPIN envoyé spécial BIRMINGHAM, Royaume-Uni Le premier ministre Jean Chrétien s'est fait le grand défenseur de la normalisation avec Cuba au G-8 en relatant aux autres chefs d'État et de gouvernement sa visite récente à Fidel Castro et en pressant le président américain Bill Clinton de mettre un terme à l'embargo de son pays contre la grande île des Caraïbes depuis plus de quatre décennies.M.Chrétien, candide, a affirmé aux journalistes hier qu'il croyait que sa visite à Cuba avait contribué au rapprochement entre Washington et La Havane.« Je le pense, a-t-il confié, mais je ne suis pas en mesure de jauger tout le problème qui existe aux États-Unis.Mais ce que je peux dire, c'est que mon voyage à Cuba n'a pas soulevé aux Etats-Unis la controverse attendue.» Le premier ministre s'est dit surpris de la réaction « modérée » du président Clinton après sa visite à Fidel Castro.« Nous avons fait du progrès » dans ce dossier, a insisté M.Chrétien qui a répété que la fin de l'embargo contre Cuba était « souhaitable ».M.Chrétien s'est dit convaincu que les Américains, en particulier les hommes d'affaires, avaient compris son propos lorsqu'il leur a conseillé de ne pas se presser pour normaliser leurs relations avec Cuba : « Vous allez un jour reconnaître Cuba, je leur ai dit, mais ne vous pressez pas parce que le jour où vous serez là-bas vous serez accueilli dans des hôtels canadiens.» M.Chrétien a d'ailleurs raconté en détail hier dans les jardins du château de Weston Park, la demeure du 8« héritier du comte de Brad-ford, sa visite chez Castro à Bill Clinton.Les deux hommes ont sauté une petite clôture et ont conversé pendant 45 minutes seul à seul dans un décor enchanteur.« Je lui ai fait part de la sorte de visite que j'ai eu chez le président Castro, a dit M.Chrétien.Je lui ai fait part des progrès constatés là-bas, du fait que mon discours a été télévisé en direct partout à Cuba, rapporté dans les journaux, du fait que j'ai pu rencontré les ONG, le cardinal, etc.Je lui ai dit que j'ai exercé de fortes pressions auprès du président cubain pour qu'il signe l'accord des Nations unies sur les droits économiques, sociaux et culturels.Et il m'a écouté avec grand intérêt.» M.Chrétien a dit ne pas pouvoir parler pour M.Clinton mais que les autres dirigeants du G-8 se sont montrés des plus intéressés par son aventure cubaine.« Plusieurs sont venus m'en parler et m'interroger dans la matinée et même au cours du déjeuner », a-t-il raconté.PHOTOPC Le premier ministre Chrétien quittant une séance du G-8 hier à Weston Park, prés de Birmingham, en Grande-Bretagne, en compagnie du président Eltsine, de Russie, les deux précédés du chancelier allemand'Kohi et du premier ministre italien Prodi.j Ulster : Blair et Clinton en campagne pour le OUI i : Agence France-Presse LONDRES PHOTO AP Un calme relatif était revenu hier à Jakarta, mais à la morgue locale, des gens cherchaient, dans les sacs de plastique, les restes de parents et amis.Le bilan des victimes s'alourdit en Indonésie mais Suharto reste BERNARD ESTRADE de l'Agence France-Presse, JAKARTA \u2022 Le nombre des victimes des trois jours de violences et de chaos qui ont secoué Jakarta ne cessait de monter, et atteignait hier quelque 500 personnes, alors que la tension était toujours perceptible sous le calme relatif observé dans la capitale depuis 24 heures.Les découvertes macabres ne cessent pas au fur et à mesure que les équipes de secours et de déblaiement progressent dans la douzaine de centres commerciaux et de grands magasins qui ont été dévalisés et incendiés.Un porte-parole de l'armée indonésienne a déclaré que le bilan des morts lors des émeutes cette semai- ne à Jakarta s'élevait à 499 personnes.Le général Wahab Mokondon-gan a précisé que parmi les victimes figuraient « des personnes innocentes, des mères de famille et des petits enfants ainsi que des employés des magasins qui sont morts brûlés » dans les incendies des centres commerciaux.Mais le bilan final ne sera vraisemblablement jamais connu, pas plus que ne seront identifiées un grand nombre des dépouilles souvent calcinées jusqu'à l'os qui sont glissées dans des sacs de plastique noir.Les employés des morgues ainsi que les policiers avaient jusqu'à présent affirmé que les victimes étaient des pillards pris aux pièges des incendies.Hier après-midi, 133 corps, vraisemblablement de pillards, ont, selon la police et la Croix Rouge, été encore découverts dans les trois étages de Ciledug Plaza, un centre commercial de l'ouest de Jakarta.Comme ailleurs dans cette capitale de 10 millions d'habitants dont des quartiers semblent avoir souffert de semaines de guerre et non de moins.de 24 heures de pillages et de destruction aveugle, les sauveteurs s'attendent à trouver d'autres corps.Jakarta a vécu une journée de calme étrange.Après quelques cas d'attaques de résidences privées dans le sud notamment de Jakarta, aucun incident sérieux n'avait été signalé.Le Pakistan tient à l'option nucléaire Agence France-Presse ISLAMABAD Le Pakistan ne renoncera pas à l'option nucléaire et choisira son heure pour répondre aux essais indiens, a déclaré hier un responsable du ministère des Affaires étrangères.« Il n'est pas question de renoncer à nos options », à indiqué le secrétaire aux Affaires étrangères Shamshad Ahmed à la presse à la suite de la visite à Islamabad d'une mission américaine destinée à dis- suader le Pakistan d'effectuer à son tour un essai nucléaire.m Nous n'agirons jamais à la hâte ou sous un coup de folie et nous prendrons des décisions mesurées qui seront déterminées par les impératifs de notre sécurité nationale », a-t-il encore dit.Il a rejeté, à cet égard, toute idée de protection des États-Unis.« Nous n'avons demandé aucune garantie et il n'est pas question d'en demander », a-t-il dit.« Il y a de fortes chances que les Pakistanais aient toujours envie de faire cet essai », a estimé un diplomate occidental à Islamabad au lendemain de la visite de la délégation américaine conduite par le secrétaire d'État adjoint Strobe Tal-bott.À l'issue de sa visite, le département d'État à Washington a reconnu que M.Talbott n'a pas réussi à obtenir des assurances qu'Islamabad allait s'abstenir de procéder à un essai.Mais des diplomates notaient samedi que, M.Sharif, de son côté, a semblé écarter la possibilité d'un cssa^nuclcairc dans l'immédiat.Le premier ministre britannique Tony Blair, inquiet de l'érosion des intentions de vote en faveur de l'accord de paix en Ulster, a lancé hier une intense offensive médiatique pour tenter de convaincre les indécis à six jours du référendum sur la question.Cette campagne devait connaître son apogée ce matin avec la diffu- ; sion par la télévision de la BBC d'une interview conjointe de M.Blair et du président américain Bill Clinton réalisée en marge du sommet du G-8 à Birmingham.Tony Blair a ainsi voulu mettre à contribution « le grand talent de communicateur » de Bill Clinton, a indiqué le porte-parole du chef du gouvernement britannique, Alas-tair Campbell.Dans des extraits de cette entrevue diffusés hier soir par la télévision britannique, le président Clinton met en garde les Nord-Irlandais contre un rejet de l'accord de paix lors du référendum de vendredi prochain, affirmant qu'ils risqueraient de se retrouver « un peu marginalisés ».M.Clinton affirme également que les habitants de la province « auront une vie très riche et très intéressante s'ils votent pour vivre ensemble ».« S'ils décident par leur vote de rester séparés ( entre catholiques et protestants ), ils vont continuer à être frustrés, méfiants, en colère et quelque peu marginalisés », a dit le président américain.L'interview fournit ainsi au président américain, qui a joué un rôle \u2022 important dans le processus de ! paix en multipliant les incitations au compromis, \"l'occasion de s'adresser à la population nord-irlandaise.Il a récemment renoncé à un déplacement sur place avant le référendum de peur de froisser les protestants unionistes qui le considèrent comme trop favorable aux catholiques.Principal architecte de l'accord de paix, le chef du gouvernement britannique a fait savoir par son porte-parole, interrogé par les journalistes à Birmingham, qu'il allait en revanche multiplier les interventions dans la campagne tout au long de la semaine prochaine, sous forme d'interviews à la presse locale notamment.M.Blair doit en outre se rendre à nouveau sur place avant la consultation, pour la troisième fois depuis le lancement de la campagne référendaire.Son message consistera à dire qu'il « n'y a pas d'alternative »».« Soit vous allez de l'avant, soit vo^s retournez en arrière.y A 14 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 17 MAI 1998 La France des corporations C 0 c r.r c i 1 i < t c i i __Louis-Bernard Robitaille_ collaboration spéciale PARIS Bel exemple de civisme, de solidarité, ou de masochisme du Français de base, cette semaine en région parisienne.Comme tout allait fort mal mercredi, une invraisemblable canicule \u2014à n'en pas douter, une fille putative de plus du redoutable El Nino \u2014 s'était abattue sur le nord de la France : pendant trois jours, il a fait 32 degrés, avec 99 % d'humidité, sur la belle ville de Paris.Déjà le bonheur.Par une pure coïncidence, c'est en plein milieu de cette semaine que les cheminots de la SNCF avaient décidé de faire leur grève de 24 heures.En France, le droit de grève est permanent et quasiment illimité.À la pollution habituelle de Paris, déjà aggravée par trois ou quatre jours de canicule, il a donc fallu ajouter celle des dizaines de milliers d'automobiles de banlieusards qui se rajoutaient ce jour-là au trafic habituel.Pendant ce temps, les pauvres sans-voiture s'entassaient dans les différentes gares avec l'espoir de prendre d'assaut un train au départ, forcément bondé.On avait vu déjà bien pire, à Paris ou dans le reste de la France, avec des conflits de routiers paralysant les grandes routes pendant trois semaines, ou la grève des cheminots et du métro, au mois de décembre 1995.Les cheminots en France sont au nombre de 180 000 ( sur 18 millions de salariés ).Mais ils cumulent à eux seuls 20 % des journées de grève dans une année moyenne.Comme le plus simple et le plus efficace, pour arriver à la loi de l'emmerdement maximum, revient à bloquer la région parisienne, c'est toujours là que ça se passe.Le train-train, en somme, qui n'a rien à voir avec les « vrais » conflits, qui paralysent tout pendant dix ou quinze jours.Il arrive ici et là, plutôt rarement, que l'exaspération de groupes d'usagers aboutisse à de véritables échauffourées.Dans l'ensemble, il est frappant de constater que l'immense majorité des gens prend son mal en patience.Tout au plus entend-on un passager en panne proférer une plainte timide à la télévision.Mais le plus souvent, la réaction se limitera à un philosophique : « Il est normal qu'ils défendent leur gagne-pain.» Cette résignation est d'autant plus exemplaire qu'aujourd'hui près de 100 % des journées de grève sont le fait d'employés du secteur public ( ou parapublic, comme Air France ), où les salaires, sans être jamais mirobolants, sont en moyenne légèrement plus élevés que ceux du privé, à poste comparable.Mais surtout : les employés du public bénéficient d'une sécurité d'emploi archi-bé-tonnée; alors que les simples usagers perdent une journée de salaire si la grève les empêche de se rendre au travail, bien souvent les grévistes verront une partie de leurs journées de grève payées dans le règlement du conflit, soit directement, soit par un système plus obscur de primes.Pour ne parler que des salariés de la SNCF, on ne peut pas dire qu'ils fassent partie des damnés de la terre.Un conducteur de train de banlieue en fin de carrière peut gagner 25 000 francs par mois ( près de 6000 $, soit quatre fois et demi le salaire minimum, primes et avantages divers non compris ).Ce qui équivaut à peu près au traitement d'un professeur titulaire d'université en fin de carrière.( Comme par hasard, les conducteurs du TGV Paris-Londres, soumis à une convention franco-britannique, ne gagnent plus que 14 000 francs dans le mois.Mis à part les Suisses, tous les cheminots européens gagnent moins que les Français.) Mieux encore : comme le métier était depuis toujours fortement syndiqué, mais aussi et surtout que les conditions de travail sur une vieille locomotive au charbon en 1920 étaient fort pénibles, tous les salariés classés « conducteurs » ont droit, encore aujourd'hui, à la retraite pleine à 50 ans.Les autres cheminots à 55 ans.Résultat : la SNCF compte 180 000 salariés, mais 350 000 retraités, dont les retraites sont payées par la collectivité.Bien que, par la force des choses, le nombre de salariés ait été réduit de 75 000 personnes dans les 20 dernières années, la SNCF reste à la fois une forteresse intouchable et un formidable gouffre financier.Il y a un Statut national de la SNCF, auquel les gouvernements se gardent bien de toucher, pour éviter l'affrontement majeur : les quatre semaines de folie de décembre 1995 ont commencé sur un projet de réforme du rail par le gouvernement Juppé.Un mois et des dizaines de milliards de francs perdus plus tard, le gouvernement Juppé reculait pour l'essentiel.La SNCF reste un édifice national inamovible dont personne n'oserait remettre en question, soit les horaires de travail ou l'âge de la retraite, soit l'existence de petites lignes déficitaires, comme certaines liaisons dans le Massif central, où on dénombre moins de 30 passagers par jour, et où chaque passage individuel coûte à lui seul 150$ de subvention.À tel point que l'utilisation de taxis collectifs ( à quatre personnes ) représenterait d'énormes économies.Mais en fait, sinon les Français, du moins une partie importante des Français, se préoccupent peu de connaître les chiffres.Sur 18 millions de salariés dans le pays, environ une moitié appartient, soit à la fonction publique et parapublique ( un nombre record en comparaison du reste de l'Europe ), soit à de puissantes corporations qui ont les moyens d'obtenir en permanence le soutient et la protection de l'Etat : exemple les agriculteurs ( un million d'exploitations ) qui bloquent les routes ou incendient des centres d'impôts, les divers salariés du transport aérien, les marins-pêcheurs, les taxis parisiens ou les routiers.Au fond, cette France protégée des corporations puissantes est déjà suffisamment nombreuse pour constituer un soutien massif à ces grèves .corporatistes paralysantes qui continuent de sidérer le reste de l'Europe.Ajoutez-y tous les Français qui, tradition oblige, ne rêvent justement que de se transformer en fonctionnaires avec emploi à vie et avantages sociaux abondants, vous avez sans doute la majorité du pays.Prochain test à venir pour la même SNCF, qui détient en gros le monopole absolu du transport vers le Stade de France où se déroulera la Coupe de football à partir de la mi-juin.Les syndicats ont déjà brandi la menace de la grève : nul doute qu'ils obtiendront quelques primes supplémentaires avant de mettre leur menace à exécution.Et tout le monde paiera.* % Après l'évasion ratée de Dutroux, une Belgique décomposée CHRISTOPHE DEGRYSE collaboration spéciale, BRUXELLES a crise entraînée en Belgique par la brève, mais spectaculaire évasion de Marc Dutroux, l'« ennemi public numéro un », n'aura pas tardé à sortir ses effets.Contrairement à ce qui s'était produit aux premières heures de l'affaire Dutroux en août 1996, le polémique a, cette fois, immédiatement été placée sur le terrain des responsabilités politiques.Le 23 avril dernier, quatre heures à peine après l'évasion de l'« ogre belge », le premier ministre, Jean-Luc Dehaene, annonçait à la Chambre la démission des ministres de la Justice et de l'Intérieur ( le social-chrétien Stefaan De Clerck et le socialiste Johan Vande Lanotte ).Ces deux ministres généralement appréciés planchaient sur des projets de réforme de la police et de la justice visant précisément à améliorer leur efficacité.Ils auront servi de fusibles à un moment où, dans une atmosphère exceptionnellement tendue, c'est le gouvernement tout entier qui tentait de sauver sa peau.« Ces deux démissions seront-elles suffisantes ?» s'interrogeait d'emblée Xavier Mabille, l'un des meilleurs observateurs de la vie politique belge.« Le gouvernement sera-t-il capable de poursuivre son action'avec une certaine cohésion ?» Il faut dire que les heures qui ont suivi l'inconcevable évasion ont plongé le peuple belge tout entier dans un état de révolte, de découragement, d'indignité, d'amer-tume, d'une ampleur exceptionnelle.Où va la Belgique?Que reste-t-il de l'État ?Faut-il encore faire confiance à la gendarmerie ?À la justice ?À la classe politique?Autant de questions largement relayées par les éditorialistes de la presse francophone et néerlando-phone dans les jours qui suivirent.« La honte », « Trop c'est trop », « Relâchement pathologique », s'enflammèrent les quotidiens du sud du pays.« Dieper dan diep » ( « Plus bas que bas » ), « De ultie-me vernedering » ( « L'humiliation suprême » ), leur répondirent comme en écho ceux du Nord.Et de devoir, une nouvelle fois mais une fois de trop, dresser le constat de carence de l'appareil policier et judiciaire.Dans ce contexte surchauffé, la double démission ministérielle était le moins que le premier ministre Dehaene pouvait « offrir » à une population en profond désarroi.La responsabilité Dans un discours prononcé devant la Chambre, Jean-Luc Dehaene a estimé qu'« en présentant leur démission, les deux ministres ont assumé la responsabilité politique de ces événements regrettables, même si aucune faute personnelle ne pouvait leur être imputée ».C'est bien la notion de responsabilité politique qui est, aujourd'hui, au coeur du débat.et de la controverse.Selon certains manifestants « blancs », c'est-à-dire qui s'inscrivent dans le prolongement de l'énorme marche blanche d'octobre 1996 sur Bruxelles, la démission des deux ministres devait, à tout le moins, s'accompagner de la démission du chef d'état?major de la gendarmerie, le général Deridder, ainsi que de certains membres de la magistrature.Implicitement, Jean-Luc Dehaene leur a emboîté le pas, en appelant cette semaine « les personnes exerçant des fonctions élevées au sein des services de la justice et de la police » à faire un « pas de côté ».Il n'en fallait pas plus pour que le général Derrider remette à son tour sa démission.La culture judiciaire Inutile de préciser que cette question des responsabilités alimente une polémique très vive tant au sein de la magistrature que de l'appareil policier.Alors que certains dénoncent une chasse aux sorcières aussi aveugle qu'inutile, d'autres mettent en exergue la nécessité, dans ce pays en proie à une défiance croissante à l'égard des institutions, de montrer le sens des responsabilités.Vient s'ajouter à ce Le 23 avril dernier, quatre heures à peine après l'évasion de r« ogre belge », Marc Dutroux, le premier ministre, Jean-Luc Dehaene, annonçait à la Chambré la démission des ministres de la Justice et de l'Intérieur ( le social-chrétien Stefaan De Clerck et le socialiste Johan Vande Lanotte ).Le gouvernement tentait le tout pour le tout.Pour survivre.débat un double clivage qui renvoie, cette fois, aux vieux démons de la politique belge.Tout d'abord le clivage communautaire.Fla- mands-francophones.L'an dernier, l'affaire Dutroux avait été utilisée par des hommes politiques flamands pour mettre en cause une certaine vision de la solidarité fédérale, accusant implicitement la Wallonie d'avoir « nourri » Dutroux ( celui-ci vivait d'allocations sociales ).Tout récemment, c'est la régionalisation de la Justice qui était prônée par le député CVP Tony Van Parijs ( social-chrétien flamand ), estimant que la « culture judiciaire » n'était pas la même au nord et au sud du pays.Or, c'est ce même Van Parijs qui vient de remplacer le ministre de la Justice démissionnaire.Quant au nouveau ministre de l'Intérieur, Louis Tobback ( socialiste flamand ), il préconisait il y a quelques mois de mettre un terme aux conflits communautaires à Bruxelles en en faisant un « district européen », au grand dam des francophones.De manière générale, les francophones donnent l'impression de vivre au rythme d'un calendrier politique décidé par une Flandre résolue à préparer une nouvelle étape dans la régionalisation du pays.Les Flamands manifestent en outre une irritation croissante à l'égard d'affaires judiciaires « wallonnes » dont les retombées en matière de responsabilités politiques touchent des responsables fédéraux, certes, mais appartenant à la communauté flamande ( De Clerck, Vande Lanotte, Derrider sont tous les trois flamands ).Le deuxième clivage, plus classique, est électoral : en juin 1999 au plus tard, les Belges iront aux urnes.Selon les sondages, la coalition sociale-chrétienne / socialiste actuelle ne serait plus reconductible.Les libéraux ( à droite sur l'échiquier politique ) piaffent d'impatience et s'apprêtent à \u2014 ou en tout cas espèrent \u2014 récolter les fruits de la crise de confiance entre les citoyens et la classe politique actuelle.Crise de confiance ou crise de régime ?La Belgique vit désormais au rythme d'affrontements permanents entre Flamands et francophones, entre majorité et opposition, entre pouvoir exécutif et judiciaire, entre pouvoir judiciaire et législatif.L'affaire Dutroux aura sans conteste servi de révélateur d'un pays en état de décomposition.Les Arabes d'Israël : cinquante ans d'une identité fragmentée Les localités arabes reçoivent cinq fois moins de fonds publics pour leur développement que les localités juives CLAIRE SNEGARÛFF de l'Agence France-Presse, KFAR KASSEM, Israël Le drapeau bleu et blanc d'Israël flotte sur le toit de l'école du village arabe de Kfar Kassem.Mais, sur un mur de son préau, les photos des victimes du massacre de 1956 par les forces israéliennes témoignent d'une autre identité.* « La commémoration du cinquantenaire de l'État d'Israël me pose un véritable dilemme », confie le directeur de l'école, MotkaI Taha, en désignant le panneau commémorant la mort des 49 villageois de Kfar Kassem abattus par des gardes-frontières israéliens le 29 octobre 1956.Même s'ils n'ont pas tous une histoire aussi tragique, un million d'Arabes israéliens \u2014 sur une po- pulation totale de 5,8 millions de personnes \u2014 se sentent en porte-à-faux dans un État juif qui a commencé par les traiter en ennemis et continue à les considérer comme des citoyens de seconde zone.Mais même si, en matière d'égalité des chances, « nous obtenions satisfaction, nous ne pourrions pas oublier qu'Israël n'a toujours pas trouvé de solution à la tragédie du peuple palestinien dont nous faisons partie », affirme le député arabe Azmi Bashara.Dits Arabes israéliens, ils sont issus des 160 000 Palestiniens \u2014 sur un total d'environ un million \u2014 restés sur leur terre en 1948 lors de la création de l'État juif et de la première guerre arabo-israé-lienne.« Je suis israélien sur le papier, mais mon coeur est arabe », explique le vieux Badir Kayif, 70 ans dont la mère et la fille ont été tuées en 1956, alors qu'elles rentraient des champs ignorant que le couvre-feu avait été imposé sur Kfar Kassem, à 25 km de Tel-Aviv.Pourtant, les Arabes israéliens ne ressemblent plus complètement à leurs frères palestiniens qui vivent à moins d'un kilomètre de là, de l'autre côté de la « ligne verte » qui délimite la Cisjordanie.Depuis la fin de l'administration militaire en 1966, ils sont intégrés dans le système démocratique et économique d'Israël.Us en ont retiré des bénéfices indéniables, avec un niveau de vie dix fois supérieur à celui des Palestiniens des territoires occupés.\u2022 Us expriment ouvertement leur solidarité avec leurs « frères » palestiniens mais très rares sont ceux qui ont participé à des attentats contre Israël.Ils n'ont pas non plus l'ambition d'être intégrés à un futur État palestinien en Cisjordânift.Les jeunes ont échangé le keffieh de leurs grand-parents pour un « look » plus israélien, plus occidental.Ils apprennent l'hébreu et sont de plus en plus nombreux à aller à l'université.« Nous buvons peut-être le même Coca-Cola que nos voisins, mais nous ne sommes pas égaux pour autant », remarque le fils de Badir, Afif, 48 ans.Les localités arabes reçoivent cinq fois moins de fonds publics pour leur développement que les localités juives, selon une étude de l'université de Tel-Aviv.Kfar Kassem vient seulement d'être équipé d'égouts, « à l'occasion du cinquantenaire ! » ironise Afif.Exclus du service militaire, les Arabes israéliens souffrent de discrimination dans les domaines de Thabitat et de l'éducation, et de nombreuses institutions refusent de les engager.Israël se définit comme un État juif, et cette notion « influence toutes les sphères de la société, l'économie et la politique », explique M.Bashara.Mais le point le plus sensible est la confiscation de leurs terres.Israël a saisi la quasi-totalité des terres des Arabes israéliens pour y installer des immigrants juifs.Une question particulièrement sensible pour les quelque 80 000 habitants de « villages fantômes » non reconnus par les autorités israéliennes et ne figurant sur aucune carte.Ils ne reçoivent aucune subvention, n'ont ni l'eau courante ni l'électricité et ne sont reliés par aucune route.Les Arabes israéliens commémorent tous les ans la Journée de la Terre, en souvenir de la mort de six d'entre eux, abattus par des gardes-frontières en 1976 alors qu'ils manifestaient contre la confiscation de terres.j , LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 17 MAI 1998 A 15 La presse d'affleurS parcourue IliisiiK^ssWVrk The Jic.ononmt Daimler-Chrysler : les messages d'une fusion Par exemple : une décision plus rapide sur Vavenir de GM-Sainte-Thérèse ?Plein de messages à retenir du projet de fusion annoncé de Daim-ler-Benz et Chrysler.Dans la foulée des grands messages planétaires, il y a celui d'une compression des coûts à laquelle les voituriers devront se soumettre.Une façon de réduire les coûts : fermer des usines.Question sous-planétaire : cette fusion va-t-elle accélérer la prise de décision de General Motors quant à l'avenir de son usine de Sainte-Thérèse ?Les spécialistes nous diront en temps et lieu quels sont les facteurs spécifiques qui font qu'une usine comme celle de Sainte-Thérèse doit être, soit fermée, soit recyclée.Mais dans l'intervalle, tous les analystes de l'industrie automobile s'entendent pour dire que la fusion intervenue entre Daimler-Benz et Chrysler exercera sur l'ensemble de l'industrie une pression considérable dans le sens de la réduction des ! coûts de production.Or la surcapacité des usines, particulièrement forte en Amérique du Nord et singulièrement chez GM, se présente naturellement comme un champ d'intervention intéressant, les fermetures d'usines constituant un moyen efficace, tout radical qu'il soit, de réduire ces coûts de production.Une observation du Sunday Telegraph de Londres, à propos de la situation planétaire en tout cas, n'annonce rien de bon.La capacité mondiale à l'heure actuelle est de 70 millions de véhicules par année, pour des ventes réelles de 53 mns.Et cette capacité atteindra 80 mns en l'an 2000, avec un faible accroissement de la demande, vu la situation en Asie.Réduire les coûts Cette fusion Daimler-Chrysler, la plus importante fusion jamais réalisée jusqu'ici dans le monde de l'industrie, procède justement, explique Business Week, d'une volonté de réduire un certain nombre de coûts de production.Dans le cas de Daimler-Chrysler, on ne parle pas de fermetures d'usines, mais plutôt de mettre en commun un certain nombre d'opérations de production.Des moteurs diesel Daimler, d'une technologie avancée, pourraient par exemple se retrouver sous le capot de fourgonnettes ou de camionnettes Chrysler en Europe ou ailleurs dans le monde.Dans l'échange, le réseau sophistiqué de fournisseurs développé chez Chrysler pourrait servir Daimler.On partagerait des espaces d'entreposage, on pourrait acheter conjointement Qui fait quoi et vend où?Pourcentage de véhicules produits par région x SU» I le mm \\ ; General Motors ^ 8.78 millions de véhicula ' W du Nord 70% ' Europe 21% Am.du Sud 6% Extrême-Orient 1% Australie 1% Afrique 1% \\ ¦ v .s- Volkswagen 4.3 millions de véhicula Œ> Toyota 0 Ford îjj 7 millions de véhicula ^ \\ Am.du Nord 83% m Europe 25% Australie 7% ^ Am.du Sud 3% ^\u2022Extrême-Orient 1.9% Atrique 0.1% >\u2022 Europe .Am du Sud Extrême-Orient ^ Am.du Nord 71% 16% 7% 6% 4.84 millions de véhicula ^.Japon 72.3% Am.du Nord 16% Ailleurs en Asie 5.8% ; Bilan VFiat 2.86 millions de véhicula >' Europe Afrique Australie -ïAm.du Sud 2.6% 1.6% 1.4% 0.07 C Chrysler 2j88 millions de véhicula Am.du Nord 98.1% Europe 1,9% Europe 75% Am.duSud 25%- 4 '* i.V.* Mercedes 1.1} millions de véhicula- Ji _ ^ Europe 88,5%> ï&'fê \u2022 Am.du Nord 9%^ Am.du Sud 2,5% ¦y Source : The Observer diverses composantes allant des systèmes de climatisation aux jeux de serrures ; et finalement on pourrait mettre en commun les ressources de développement de la technologie de base.L'ensemble de ces initiatives charrie un gros message pour l'industrie : Daimler-Chrysler, devenu cinquième dans le monde, va diminuer ses coûts de production et les autres devront emboîter le pas, pour demeurer compétitifs.Dans la panoplie des moyens à la disposition des entreprises, les spécialistes, ici encore, sont unani-tnes : il va y avoir d'autres fusions.les premières cibles de coeur des grands paraissent être les coréennes, acculées à la faillite : GM lorgne du côté de Daewoo.Et des japonaises : Daimler a les yeux sur les camions diesel Nissan.Un spécialiste cité par Business Week estime que de 40 qu'ils sont actuellement, les fabricants de voitures passeront sous peu à 20.De 22 à 9, dit un autre, qui ne s'intéresse qu'aux plus sérieux.Fusions marche déjà en Les Britanniques ont déjà donné le ton : Jaguar est passé chez Ford ; Rover chez BMW ; Rolls-Royce s'apprête à passer aux Allemands.Ailleurs, Ford contrôle déjà largement Mazda.Ce qui laisse des « petites » entreprises européennes comme Peugeot-Citroën, Renault, Fiat et Volvo en situation de marché fragile.Et en instance d'être demandées en mariage.Mais Juergen Shrempp, de Daimler-Benz, et Robert Eaton, de Chrysler, annonçant à Londres, il y a 10 jours, leur projet de fusion des deux entreprises.Ce qu'ils ont en commun : ils sont ingénieurs.infographie La Presse Moins visible, le phénomène des fusions marque entre-temps le vaste monde des fournisseurs de pièces de l'industrie automobile.Pour une entreprise comme Chrysler, les composantes venant de ces fournisseurs comptent pour 70 % du produit.Un analyste cité par The Economat note qu'il y a 10 ans à peine, on comptait 30 000 fabricants de pièces d'automobile à travers le monde et qu'il n'en existe plus que 4060 présentement.Il n'y a pas si longtemps, une usine d'assemblage de Ford pouvait recevoir quotidiennnement des pièces de 1000 fournisseurs ; aujourd'hui ils sont moins de 200.Le même analyste estime qu'il n'y aura plus que 26 grands fournisseurs de pièces de dimension planétaire d'ici cinq ans.Un axe Europe-Amérique ?Mais pour revenir à la fusion Daimler-Chrysler \u2014 une acquisition en fait puisque les Allemands contrôleront 57 % de la nouvelles entreprise \u2014on en tire pour l'avenir des leçons qui dépassent largement l'industrie automobile.Un analyste de Business Week y voit le signal déclencheur d'une multitude de fusions de première grandeur américano-européennes, dans nombre de secteurs.Les mots pour le dire sont soupesés avec soin, mais le chroniqueur anticipe \u2014avec une satisfaction évidente\u2014 la formation d'un axe économique Europe-Amérique qui vienne freiner l'expansionnisme asiatique des dernières décennies.Daimler-Chrysler : un marché qui a déjà « changé le monde », dit plus crûment pour sa part l'éditeur adjoint du Sunday Telegraph, de Londres.Encore faut-il que marche cette fusion-pilote Daimler-Chrysler.Là-dessus, une foule de commentaires ont fusé ces derniers jours sur les « cultures » d'entreprise fort différentes pratiquées chez Chrysler et Daimler.Tout ce que les deux entreprises ont en commun pour l'instant, signalent certains \u2014non sans une pointe de cynisme\u2014, c'est que les deux patrons négociateurs.Bob Eaton, pour Chrysler, Juergen Schrempp, pour Daimler, sont tous deux ingénieurs.\u2022 Mais pour le reste, les deux constructeurs sont aussi différents qu'on peut l'être l'un d'un autre.Structure légère, décentralisée, fonctionnant par petites équipes chez Chrysler, considéré actuellement comme le plus efficace des trois grands aux États-Unis ( le champion mondial étant Toyota ).Structure rigide et très hiérarchisée chez Daimler.Par contre, Chrysler est déjà largement confiné au marché nord-américain où il écoule plus de 98 % de sa production ( voir le tableau ci-contre ) alors que Daimler vend ses produits un peu partout dans le monde, dans les Amériques notamment.Les spéculations vont bon train sur la viabilité du mariage de ces cultures, mais l'analyste de Business Week est gonflé d'espoir.De part et d'autre de l'Atlantique, dit-il, les cultures de management, les façons de faire des affaires, les standards de gestion corporative présentent des convergences de plus en plus grandes.En comptabilité par exemple, Daimler s'est déjà pliée aux.normes nord-américaines* Et ce qui fascine le commentateur, c'est la rapidité avec laquelle les grands entrepreneurs européens \u2014 il mentionne la française Générale des Eaux et l'allemande Siemens \u2014 s'ajustent à la formule qui a fait le bonheur de l'Amérique : répondre d'abord aux attentes de l'actionnaire.FINANCIAL TIMES Assemblage en tout genre Cl) c -N'ctu Jjork etmes Scooters à.quatre roues ¦ Comme le Québec, la Finlande ne compte qu'une seule usiné d'assemblage d'automobiles.La différence, c'est que GM paraît vouloir laisser mourir la sienne au Québec, alors que celle de Finlande, Valmet Automotive, est en plein essor, spécialisée qu'elle est dans l'assemblage de voitures de petites séries.Dans son usine située dans la minuscule ville de Uusikaupunki, une chaîne de montage de Lada à hayon en côtoie une autre qui assemble les voitures sport Boxster, de Porsche.En fait, des sociétés comme Porsche, Saab, Chrysler, Fiat et Peugeot-Citroën ont choisi la sous-traitance pour l'assemblage complet de certains modèles à tirage limité, dans des usines spécialisées.Comme celles de Velmet en Finlande, ou de Karmann en Allemagne, ou de Pinin-farina et de Bertone en Italie.Question de simplifier les opérations sur les usines de montage de grandes séries.Pour Velmet, c'est une marge de profit courante de 19%, solidement au-dessus de la moyenne de l'industrie en général.On se prend à rêver que l'usine de GM-Sainte-Thérèse ou encore qu'une usine dormante comme celle de Hyundai à Bromont puisse renaître avec pareille vocation.¦ La voiture périphérique du marché.Pour ados, vieillos, écolos.ou alcoolos passés devant le juge, c'est pareil : pas besoin de permis de conduire pour en prendre le volant, du moins dans plusieurs pays d'Europe.Elle fait 8p» 2p° de longueur, offre deux sièges, et roule à un maximum de 43 km / h.La transmission est d'une simplicité notable : marche avant et marche arrière.Par contre, bruyante comme un hors-bord sur votre paisible lac de week-end.Pourtant, la Microcar, fabriquée dans la petite ville de Les Herbiers, en France, coûte 10 % plus cher que les modèles de base de Nissan, Ford ou Fiat tout équipées.Mais les rues des capitales européennes sont à ce point congestionnées que même les ba-by-boomers non alcoolos se la procurent.Cette voiture, qui consomme 3,5 litres aux 100 km, a vu le jour en France grâce à un trou dans la loi s'appliquant aux scooters.une loi qui ne mentionne pas le nombre de roues que doit avoir un scooter.Le fabricant a tâté le marché ailleurs en Europe : de 16 000 en 1997, la production passera à 25 000 cette année.Microcar et un autre producteur français, Aixam, comptent avoir doublé la production en l'an 2000.a La où se trouvaient vdes installations pétrolières et un dépotoir, il y aura une ville nouvelle, de grands espaces verts et un port de plaisance.Q D'architecture w audacieuse avec ses allures de grand navire amiral, l'Océanorium restera, au lendemain d'Expo 99.le plus grand aquarium d'Europe.O Gare intermodale.Les espaces modulaires ^ réservés aux pays © étrangers et le pavillon de l'Utopie deviendront respectivement le nouveau centre des congrès de Lisbonne et son grand amphithéâtre multifonctlonnel L'Expo de Lisbonne : comme à Montréal, les « océans » en plus .-; « Il ' M ¦ Voilà qui va rappeler d'agréables souvenirs aux Montréalais.Lisbonne va inaugurer vendredi de cette semaine son exposition universelle, sur le thème « Les océans, patrimoine pour l'avenir ».Pleins de pavillons \u2014 dont plusieurs à vocation permanente \u2014 offriront sur 150 acres des fenêtres sur 150 pays, nombre record pour ce type d'exposition.Un minitrain aérien offrira un circuit de cinq kilomètres surplombant les lieux.Comme à Montréal, une flopée d'activités culturelles et d'expériences culinaires attendent le visiteur.Le choix des océans comme thème s'mscrit naturellement dans l'histoi\\ portugaise, le pays ayant.aux côtés de l'Angleterre et de la France, dominé un vaste empire.Les expéditions de Vasco de Gama du côté de l'Inde il y a 50 ans ont marqué un temps fort de l'aventure portugaise dans le monde.En conséquence de quoi l'Océa-nanum sera le clou de l'événement, des aquariums qui reproduiront les milieux marins de l'Atlantique, du Pacifique, de l'océan Indien et de l'Antarctique.Les coûts : le passeport quotidien est fixé à 28 $ US, celui de trois jours à 70 $ et à 285 $ pour les trois mois que durera l'Expo.Réputée pas chère, l'hôtellerie portugaise.sera évidemment pli» onc-reuserket été.n A 16 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 17 MAI 1998 Il n'est pasdesuccèsquise mérite 01 n'est construit sur Vexcellence André Desmarais président du conseil d'administration Roger D.Landry président et éditeur .Claude Masson éditeur adjoint Marcel Desjardins directeur de l'information Alain Dubuc éditorialiste en chef « L'hôtellerie, c'est ma passion.Ce n'est pas difficile de travailler quand on aime ce qu'on fait.» SUR LA SCÈNE DE L'ACTUALITÉ / SEMAINE DU 17 MAI 1998 Alain April MARIE-CLAUDE GIRARD \" - e seul endroit où le succès JJ m vient avant le travail, c'est \\\\ H dans le dictionnaire.» Cet H adage de son père aubergis- B m te, Alain April le met tous Hn les jours en pratique.S'il cumule à 33 ans les fonctions de directeur général des hôtels Château Bonne Entente, à Sainte-Foy, et Georgesville, en Beauce, en plus de superviser les trois hôtels Delta de Sherbrooke, Trois-Rivières et Valley-field, c'est d'abord en raison de l'ardeur qu'il met au travail.Car la relève de la grande hôtellerie se lève tôt.M.April est en poste de 6 h à 20 h, six jours sur sept et avec le sourire s'il vous plaît.« L'hôtellerie, c'est ma passion.Ce n'est pas difficile de travailler quand on aime ce qu'on fait.» Depuis son arrivée au groupe Pomerleau, les hôtels qu'il dirige ont connu une croissance constante.Le Château Bonne Entente s'est doté de chambres à « ambiance familiale », conçues pour les besoins des familles d'enfants suivant des traitements médicaux dans la capitale.Sensible à la réalité des régions, M.April est actif à l'Association touristique de Chaudière-Appalaches, l'Association des hôteliers du Québec, le Bureau du tourisme et des congrès de Beauce et l'Opération Enfant Soleil.Pour souligner la contribution du jeune gestionnaire à l'industrie touristique, l'Association des hôteliers du Québec et l'Association des fournisseurs d'hôtels et restaurants l'ont honoré du titre d'« Hôtelier de l'année », lors du Gala national des Grands Prix du tourisme québécois, le 1\" mai.La Presse salue à son tour ses réalisations en nommant Alain April Personnalité de la semaine.« J'ai fait beaucoup de concessions et de compromis pour ma carrière », souligne toutefois M.April.Son plus grand désir est maintenant d'avoir une vie familiale plus équilibrée, de consacrer plus de temps à son fils Julien, 8 ans, et à sa compagne, l'auteur-compositeur-interprète Chantai Blanchais.Alain April baigne dans le monde de l'hôtellerie depuis sa naissance.Il a grandi à l'Auberge sur Mer, à Notre-Dame-du-Portage, tout près de Rivière-du-Loup.Quand son père a décidé de vendre l'entreprise, dirigée par la famille April depuis trois générations, le jeune homme a été profondément déçu.C'était il y a sept ans.Diplômé de l'Institut de tourisme et d'hôtellerie du Québec en 1985, il travaillait à temps plein à l'auberge et donnait des cours de restauration à Rivière-du-Loup.En développant de nouveaux marchés et en effectuant certaines rénovations, il avait fait doubler le chiffre d'affaires de l'entreprise.Il n'a jamais su exactement pourquoi son père a choisi de vendre.« Il s'est peut-être dit qu'il avait travaillé toute sa vie sept jours par semaine et qu'il ne souhaitait pas ça pour moi.Il pensait peut-être que j'avais plus de potentiel.» Dès lors, sa carrière a connu une ascension rapide.À l'automne 1991, il entre au groupe Pomerleau comme adjoint du directeur général du Château Bonne Entente, Michel Bélanger, son « mentor », à qui il succédera.Deux ans plus tard, on lui propose de diriger éga- \u2022* r a \u2022i * * lement le Georiesville, M.April eSt CYl pOSte en Beauce.Deux hôtels, deux régions, deux ^ ' x plans de mise en marché Ctg O U Cl Z\\J ft, SIX et beaucoup de travail.Puis, en 1996, le groupe Pomerleau lui confie la supervision des trois hôtels Delta.Il gère maintenant une enveloppe de 20 millions.« Je pense que les gens me trouvent exigeant et dur, mais très honnête et déterminé.» Quand il y a un problème, il ne passe pas par quatre chemins.« On le règle et on passe à autre chose.» Après ses études, alors qu'il choisissait de retourner à Notre-Dame-du-Portage, ses confrères de l'ITHQ trouvaient des postes plus prestigieux dans de grands hôtels montréalais.Aujourd'hui, il estime avoir gagné au change.« J'ai l'avantage d'avoir tout fait dans une auberge.J'ai changé des chauffe-eau, des poignées de porte, accueilli les clients, remplacé les plongeurs malades.» « L'industrie de l'hôtellerie est un secteur très prometteur pour la prochaine décennie.Il y a actuellement une effervescence qu'on n'a pas connue depuis le milieu des années quatre-vingt, dit-il.Mais il y a beaucoup de choses à faire.Développer les régions aux marchés internationaux, s'assurer que les entreprises privées soient écoutées par les grandes structures.» À Montréal et Québec, il n'y a pas beaucoup de jeunes aux postes stratégiques, dit-il.Aussi espère-t-il que son exemple rappellera qu'il y a place pour la relève.jours sur sept et avec le sourire s'il vous plaît.Encore plus que du talent de l'intelligence, même du génie, Vexcellence naît de l'effort.-vï loto-quêbec Hydro Québec BANQUE NATIONALE Il faut penser .-c-« autrement ALCAN K Salut Bonjour du lundi au vendredi de 6 h à 9 h < elle semaine mardi.1 S h >5.< ai\\ Mongrain s'entretient avec la personnalité \"La a semaine."]
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