La presse, 20 mai 1998, B. Politique
[" B Montréal, mercredi 20 mai 1998 La Presse SUBARU ©ex @© \"Tous les avantages d'une sportive utilitaire, les défauts en moins» Snm I mOIS ÉDITORIAL / OPINIONS ¦ ¦ 24 mois \u202224 mois, versements initial de 3450 S ou échange équivalent Taxes, transport et préparation en sus.20 000 km par année.4305.bout.MÉTROPOLITAIN Est / (514) 725-9394 ^ii.- *.>V,t ¦B Quatorze parlementaires canadiens crient au racisme à Rome Us sont accusés de faire la fête au pays de leurs ancêtres aux frais des contribuables Alfonso Gagliano GILLES TOUPIN envoyé spécial ROME \u2022\" \u2022 \u2022 \", ' ': 'H \u2022 Les quatorze parlementaires libéraux d'origine italienne qui accompagnent le premier ministre Chrétien dans sa tournée en Italie se sont défendus hier comme des diables dans l'eau bénite de dépenser inutilement l'argent des contribuables canadiens pour se payer des vacances dans le pays de leurs ancêtres.Tony Ianno, un député de Toronto, a notamment accusé les critiques de.ee voyage de cinq jours de faire preuve de « racisme ».Les réformistes de Preston Manning, le Vancouver Sun et la Fédération des contribuables canadiens ont qualifié ce voyage de « fiasco fiscal fet-tuccini » et de « tournée tortelli-ni ».« Je pense que c'est du racisme », a lancé M.Ianno.« Est-ce qu'on dit d'un parlementaire canadien qui se.tend : en Israël qu'il participe à une v tournée;à la,soupe aux boules de matzo?» ! a demandé un Joe Fontana insulté.Les quinze parlementaires ; assistaient hier à Rome, dans les jardins luxuriants de la somptueuse maison de l'ambassadeur canadien, à une réception à laquelle étaient présents des gens d'affaires canadiens et de nombreux Italiens des milieux politiques et d'affaires.Le premier ministre a voulu à son tour défendre la tournée hier.« D'avoir le privilège pour le Canada, a-t-il dit, d'avoir 17 de ses parlementaires nés en Italie, c'est un grand acquis pour le Canada.C'est très impressionnant que 14 d'entre eux, dont deux ministres ( Gaglia-no et Marchi ), soient ici.Ils vont rencontrer des hommes d'affaires ici.Plusieurs d'entre eux peuvent parler l'italien.» Plus tard, le porte-parole du premier ministre.Peter Donolo, a fait part aux journalistes de son agacement face à cette polémique.Il a qualifié les accusations de l'opposition de « total baloney », insistant sur les acquis que constituent ces députés et ministres d'origine italienne pour les Canadiens.« Ça ouvre des portes, ça crée des opportunités pour les échanges commerciaux et les emplois à la maison.» Les treize députés et le sénateur d'origine italienne doivent se rendre demain chacun dans le village de ses ancêtres.Ils y seront reçus par les maires, des fanfares et des écoliers spécialement mis en congé pour accueillir les visiteurs.Joe Fontana, le président du cau-cus libéral, affirme que de dépenser 50 000$ ou 60 000 S de l'argent des Canadiens pour une tournée pareille c'est peu de chose.« Je suis sûr, a-t-il dit, que les retombées seront beaucoup plus grandes que les coûts engagés.Notre déficit commercial avec l'Italie est de 1,6 milliard.Il est temps que l'on fasse quelque chose.» Soixante-treize gens d'affaires canadiens accompagnent la délégation parlementaire.Parmi eux, on retrouve des firmes comme Bombardier, Bell Canada, des gens de la CUM ou encore la Chambre de commerce canado-italienne et des PME.Pour l'ambassadeur canadien à Rome, Jeremy Kinsman, l'économie italienne possède une vigueur insoupçonnée actuellement.« Je n'avais aucune idée de l'étonnante force de cette économie », a-t-il confié à La Presse.Pour le ministre des Travaux publics, le Montréalais Alfonso Ga-gliano, les charges de l'opposition contre ce voyage sont de bonne guerre.« Je faisais la même chose, a-t-il dit, lorsque j'étais dans l'opposition.» Il a confié que si tout allait bien, Bell pourrait décrocher en Italie « la licence du téléphone sans fil », un investissement de sept milliards de dollars.M.Gagliano a de plus raconté que les députés canadiens à Rome avait littéralement « envahi » le parlement italien hier, rencontrant leurs homologues et diverses commissions dans le but de raffermir les liens entre les élus des deux pays.« On a peut-être mal expliqué ce qu'on voulait faire ici, a conclu le ministre Gagliano.On veut créer un impact, des alliances.Après ce voyage-là, les relations canado-ita-liennes ne seront plus jamais les rafemes.» J nouve exportation, assure DENIS LESSARD envoyé de La Presse, ATLANTA Pour l'avenir prévisible, Hydro-Québec n'a pas besoin de nouvelles lignes de transport vers les États-Unis, a assuré André Caillé, président de la société d'État.Les interconnexions actuelles sont largement suffisantes, utilisées au tiers seulement de leur capacité, a-t-il expliqué hier.Actuellement 13,4 terrawattheures passent par ces interconnexions qui seraient capables d'en accepter 45.M.Caillé dit ne pas s'expliquer les soupçons soulevés par le projet de bouclage du poste Saint-Césaire.Les adversaires du projet soutiennent qu'Hydro profitera de l'opération pour entreprendre une nouvelle ligne pour exporter vers le Vermont.Sous le gouvernement Bourassa, le Québec exportait deux fois plus d'électricité qu'actuellement vers les États du nord-est, a rappelé M.Caillé.Les décisions de Québec de mettre la pédale douce sur les expansions il y a quatre ou cinq ans font qu'il n'y a pas de production à ajouter actuellement, et, avec la croissance de la demande québécoise, l'exportation diminue.L'habitude du Québec de vendre des surplus, sur une base temporaire, à la Nouvelle-Angleterre, a nuit à son image.Pour certaines industries la décision sur la source d'énergie est vitale et ne peut être soumise à des fluctuations de coûts trop fortes.Les tarifs d'électricité restent un puissant facteur d'attraction pour les investisseurs au Québec, a fait valoir M.Caillé, dont la présence sur Mission Qué- André Caillé bec-USA servait notamment à promouvoir cet avantage.Pour M.Caillé, toutefois, la décision de ne pas aller de l'avant avec Grande Baleine, en 1994, était bien avisée car les coûts auraient été trop élevés.Dans ses présentations aux investisseurs américains, Hydro peut promettre des taux inférieurs à toute compétition, 2,5 cents US le kilowatt, pour les grands utilisateurs, un tarif gelé jusqu'en 2002.En outre Hydro a comme ligne de conduite de développer des projets qui ne forceront pas une hausse de tarifs.Participant à la tournée de M.Bouchard aux États-Unis, M.Cail- - PHOTO AP Le premier ministre Jean Chrétien a remis au pape une toile d'un artiste de la Mauricie, le peintre Gaston Rebry.L'oeuvre représente un paysage d'hiver.Le pape promet à Chrétien d'intervenir auprès lie Washington en faveur de Cuba GILLES TOUPIN envoyé spécial, CITÉ DU VATICAN Jean Paul II a promis au premier ministre Jean Chrétien qu'il userait de son influence pour persuader les États-Unis de lever l'embargo contre Cuba et pour convaincre les pays éminemment catholiques de l'Amérique latine de ratifier le plus vite possible le traité d'interdiction des mines antipersonnel.C'est un pape à l'apparence extrêmement frêle, aux mains tremblantes, au dos voûté et au pas hésitant qu'a rencontré Jean Chrétien dans la bibliothèque privée au Vatican.« Il n'est pas très fort physiquement », a confirmé le premier ministre après son entretien qui a duré 28 minutes.Des responsables canadiens cantonnés à Rome ont affirmé cependant qu'il ne fallait pas trop se fier aux apparences, que « Sa Sainteté paraît beaucoup plus mal qu'elle ne l'est en réalité ».Le pape venait de célébrer la veille son 78l anniversaire.M.Chrétien a débuté sa visite au Vatican par des rencontres avec le cardinal Angelo Sodano, le secrétaire d'État dont le rôle est équivalent îi celui du premier ministre, et avec l'archevêque Jean-Louis Tauran, le ministre des Affaires étrangères.L^ premier ministre a longue- ment informé le pape de sa récente visite à Fidel Castro et les deux hommes sont convenus qu'il était nécessaire de poursuivre la coordination entre Ottawa et le Vatican pour faire en sorte que Cuba soit libéré de son isolement.« Nous allons continuer ensemble à maintenir la pression, a dit Jean Chrétien.Le Vatican croit, comme le Canada, que la meilleure façon d'apporter des changements et d'éliminer la pauvreté à Cuba et de donner plus de liberté aux gens, c'est la levée de l'embargo.» Le Vatican s'est dit enchanté du voyage de M.Chrétien dans l'île des Caraïbes, en particulier de ses efforts pour aider l'Église à prendre sa juste place.Le cardinal Sodano a notamment souligné l'impact important de la rencontre à La Havane de Jean Chrétien et du cardinal cubain Ortega.Le secrétaire d'État a été particulièrement ravi que l'organe officiel du Parti communiste cubain, Granma, ait rapporté l'événement.Les responsables canadiens qui accompagnent M.Chrétien dans sa visite ont affirmé que la rencontre d'hier était loin d'annoncer la fin du processus au sujet de Cuba.Ottawa est particulièrement irrité par la loi américaine Helms-Burton qui pénalise les États étrangers qui font des affaires avec Cuba.M.(Chrétien a encore affirmé hier que le caractère extraterritorial de cette loi était inacceptable pour le Canada.« Nous ne pouvons faire de compromis là-dessus », a-t-il dit.Par ailleurs, M.Chrétien a annoncé que l'État du Vatican avait ratifié le traité d'interdiction des mines antipersonnel et qu'il aidera Ottawa à rassembler les 40 ratifications nécessaires pour que le traité entre en vigueur le plus vite possible, particulièrement en Amérique latine où l'influence de l'Église est grande.Actuellement, environ 11 pays ont ratifié le traité.« Comme vous le savez, à dit Jean Chrétien, ils ont une influence dans beaucoup de pays et ils ont dit qu'ils s'en serviraient pour nous aider.» À la fin de l'audience avec le pape, le premier ministre a fait venir auprès de lui son épouse, Aline, vêtue d'un tailleur foncé et d'une mantille noire.Mme Chrétien, toute souriante, a déclare que c'était « toujours touchant » de rencontrer le pape.M.Chrétien a remis au pape une toile d'un artiste de la Mauricie le peintre Gas ton Rebry, qui représente un paysage d'hiver.La valeur du tableau est d'environ 1200 dollars.Le premier ministre a tenu à la fin de la rencontre à présenter à Sa Sainteté quatorze membres de son personnel, dont son chef de cabinet, Jean Pelletier, et son directeur des communications.Peter Donolo.lé a annoncé des décisions mineures.On crée HQ-US, une filiale dont le président, Mattew Laroc-que, basé à Pittsburgh, aura à dénicher des contrats de vente pour Hydro.La société d'État est en discussion avec cinq petites municipalités de la Nouvelle-Angleterre, propriétaires de leur réseau de distribution, qui veulent acheter l'énergie québécoise.On discute aussi avec le Maine d'une entente pour la construction d'une centrale au gaz naturel, qui, à cause des tarifs,, ne saurait concurrencer l'hy-dro-électricité, a souligné M.Caillé.Pour l'ancien sous-ministre de l'Environnement, la mauvaise image d'Hydro en matière environnementale est inexplicable.Récemment, un reportage américain décrivait le réservoir de la Cania-piscau, création d'Hydro, comme un paradis méconnu de la pêche sportive en Amérique du Nord.Élections : Bouchard s'en tient à ses positions habituelles DENIS LESSARD envoyé spécial, ATLANTA Le prochain budget, celui où le Québec atteindra le déficit zéro, sera un atout important pour la prochaine campagne électorale, a soutenu hier le premier ministre Bouchard, reconnaissant que ses interlocuteurs américains aient pu comprendre que les prochaines élections seraient déclenchées au printemps 1999.Hier, M.Bouchard s'en est tenu à sa position habituelle : les élections pourraient être déclenchées à l'automne 1998 comme au printemps 1999.Au PQ, on veut que les troupes restent mobilisées pour préparer la possibilité d'un scrutin à l'automne \u2014 bien que le Parti québécois traîne de cinq points derrière le Parti libéral \u2014 et tout scénario d'élections éloignées est rapidement balayé sous le tapis.À Boston, la veille, derrière des portes closes et sans que la rencontre soit publicisée, M.Bouchard avait rencontré les dirigeants de Fidelity, l'un des plus importants gestionnaires de fonds communs de placement au monde avec des capitaux sous gestion de 540 milliards \u2014 12 fois la Caisse de dépôt et placement du Québec.« Ces réunions sont monnaie courante.Quand des gens ont des centaines de millions en obligations du Québec, ils veulent savoir comment ça va, ils nous souhaitent du bien », a dit M.Bouchard.Interpellé sur le moment des prochaines élections \u2014 une préoccupation évidente de ces gestionnaires \u2014 M.Bouchard avait devant ces joueurs importants insisté sur l'importance pour lui d'avoir en poche le budget du déficit zéro avant de déclencher l'appel aux urnes.« Ils ont pu comprendre cela », a dit M.Bouchard.« Je leur ai parlé du budget, que le prochain budget montrerait le déficit zéro, et que ce serait déposé dans le bout du mois de mars.» Il a aussi reconnu avoir souligné « qu'un budget aiderait si on faisait des élections après l'atteinte de l'objectif zéro, que c'est un atout.Est-ce que ce sera mieux quand on va l'atteindre ou une fois atteint, on verra », dit-il.« Je n'ai pas pu leur annoncer la date des élections, je ne la connais pas moi-même >», a-t-il ajouté.Les dirigeants voulaient savoir aussi si les prochaines élections porteraient sur la question constitutionnelle.« Je leur ai dit que l'on voulait être jugés sur le bilan du gouvernement », a dit M.Bou-i chard.m rjiu. B2 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 20 MAI 1998 Editorial La Presse André Desmarais président du conseil d'administration Roger D.Landry président et éditeur Claude Masson éditeur adjoint Marcel Desjardins directeur de l'information Alain Dubuc éditorialiste en chef Pourquoi casser les pots ?Pour décrire le but du voyage du premier ministre du Québec dans quatre villes américaines, La Presse titrait, en manchette, dans son édition de dimanche : « Bouchard aux États-Unis pour réparer les pots cassés ».Ce titre fait allusion au fait que le premier ministre devra consacrer une partie importante de ses énergies à désamorcer les inquiétudes de ses interlocuteurs américains sur la sécession, mais surtout sur les lois linguistiques.Biawnwiwiii.mi.mi Mais si Lucien Bouchard n'avait pas lui-même cassé les pots, il ne serait pas maintenant obligé de les réparer.Si le Québec a mauvaise presse aux États-Unis et si ses lois linguistiques sont critiquées, c'est en grande partie la faute du gouvernement de M.Bouchard qui, en resserrant de façon inutile les lois linguistiques, a largement contribué au climat d'affrontement et au pourrissement de la situation.Alain Dubuc Le dernier chapitre du débat linguistique s'est ouvert, on s'en souvient, au lendemain du référendum, quand la quasi-victoire du OUI a provoqué un vent de panique au sein de la minorité anglophone, un terreau fertile pour la radicalisation.Avec sagesse, Lucien Bouchard, alors nouveau premier ministre, a tendu la main aux anglophones, dans un discours au Centaur, comprenant qu'il fallait désamorcer cette crise larvée avant qu'elle ne prenne de l'ampleur.Mais le premier ministre, talonné par les radicaux de son parti qui acceptaient mal.ce nouveau-venu, a fait un virage à 180 degrés et, plutôt que de tendre la main, a serré la vis, en recréant l'Office de surveillance de la langue française, la police de la langue, et en instaurant une philosophie de vigilance et de méfiance qui a pourri la situation.Un virage dont le français n'avait pas besoin pour s'épanouir.Il est vrai que des groupuscules issus de la crise post-référendaire, partitionnistes et partisans d'un retour en arrière, comme Howard Galganov, cherchaient des terrains d'affrontement.Mais l'État québécois n'est pas un groupuscule, et c'est le devoir d'un gouvernement de désamorcer les crises et de rechercher la stabilité sociale.Cette escalade voulue par Québec a certainement amplifié la crise et a constitué une lourde erreur stratégique.Il est vrai aussi que les causes défendues par des militants comme Howard Galganov, avec toutes leurs exagérations, sont diffusées de façon fort efficace à l'échelle du continent.Les Américains réagissent spontanément de façon solidaire aux problèmes des Anglo-Québécois, en raison des réseaux existant entre les deux pays et de leurs affinités linguistiques.Mais les histoires sur les aberrations de nos lois linguistiques qui ont fait le tour du monde et qui ont terni notre image sont souvent vraies et,, quand elles ont été exagérées, reposent quand même sur un solide fond de vérité.Les calomnies ne seraient pas possibles si le Québec ne fournissait pas bêtement la matière première.Le fameux reportage de 60 minutes était certes biaisé, mais ce reportage n'aurait jamais été diffusé s'il n'y avait pas effectivement de tristes flics de la langue, tatillons, avec leurs caméras.Il n'y aurait pas eu de tollé au sujet du Chi~ natown si nos fonctionnaires n'avaient pas décidé de se lancer dans une vaste opération de francisation du Quartier chinois.À qui la faute ?N'oublions pas que l'image négative du Québec ne tient pas seulement à des abus de la police de la langue mis en relief par les partitionnistes.Si M.Bouchard se sent obligé d'aller aux États-Unis, c'est aussi parce que de nombreux investisseurs américains boudent le Québec, craignant d'investir dans un endroit où ils ne pourront pas fonctionner en anglais, pas toujours intéressés à investir dans une ville où ils risquent d'éprouver des problèmes de communication et d'acceptation.Ces craintes sont non fondées et sont faciles à dissiper.Mais qui maintient la confusion ?Le gouvernement Bouchard lui-même, à ce point étouffé par son orthodoxie qu'il ne peut pas rectifier les faits.La vérité, c'est que Montréal est une ville bilingue, qui fonctionne parfaitement dans les deux langues.Mais cette vérité, le gouvernement du Québec ne peui pas la dire, car décrire Montréal comme une ville bilingue serait une hérésie, un précédent qui affaiblirait la position du français.C'est ainsi que des documents destinés aux investisseurs tournent autour du pot, se vantent du fait que l'on parle 80 langues au Québec, comme si les investisseurs y cherchaient une main-d'oeuvre parlant swahili.Mais on évite soigneusement de donner l'heure juste sur l'anglais.Lucien Bouchard, dans son discours à Boston, lundi, a brisé ce tabou et décrit le Québec comme « la région la plus bilingue en Amérique du Nord ».Il était temps.Si son gouvernement l'avait dit avant, de façon claire, le premier ministre se serait peut-être épargné l'obligation d'un voyage.Frédéric Wagnière Papa Doc Suharto Le président Suharto a enfin reconnu, hier, la gravité de la crise politique qui ébranle l'Indonésie.Il a décidé en conséquence de se retirer après la tenue d'élections démocratiques pour choisir son successeur et un nouveau Parlement.En fait, il n'a rien compris.Ce n'est pas à lui, qui a exercé un pouvoir autoritaire et pseudo-démocratique pendant 32 ans, d'organiser le retour à une démocratie que l'Indonésie a à peine connue de toute son histoire.Sa corruption et celle de sa famille proche sont parmi les causes de la grave crise financière et économique qui s'est répandue en Extrême-Orient et qui continue à inquiéter le monde.Le mieux qu'il puisse faire est de se retirer et de laisser à d'autres le soin d'organiser les élections.¦¦¦¦ !¦.¦¦.wii Le général Suharto se voudrait un nouveau Pinochet, le président autoritaire du Chili qui a préparé le retour à la démocratie.Mais le général Pinochet a au moins eu le mérite de s'être rendu compte que sa dictature ne pouvait pas durer éternellement et que la seule façon de partir dignement était de renoncer au pouvoir avant qu'une rébellion ne l'y contraigne dans l'humiliation.Suharto, au contraire, n'a jamais vu pourquoi il renoncerait à un pouvoir qui le comble de tant d'honneurs et de bienfaits.Loin de préparer sagement sa sortie, il se comportait en président à vie, comme Papa Doc Duvalier ou Mobutu Sese Seko.Mais, contrairement aux dictateurs haïtien et zaïrois, Suharto a su développer l'économie indonésienne.Renonçant à la politique désastreuse de son prédécesseur tiers-mondiste Sukarno et réprimant sauvagement une insurrection communiste, il a imposé à l'Indonésie un cadre institutionnel qui a favorisé l'éclosion d'un secteur privé dynamique.Au cours des 20 dernières années, l'Indonésie, avec une main-d'oeuvre nombreuse et capable, a accueilli un grand nombre d'entreprises japonaises, mises en confiance par un climat politique rassurant.Avec la Thaïlande, la Malaisie et les Philippines, l'Indonésie lançait la mondialisation à l'asiatique.C'est à ce moment que ces pays auraient dû commencer à démocratiser leur vie publique, quand la hausse constante du niveau de vie avait tendance à estomper les revendications sociales.Tous les pays d'Extrême-Orient ont participé à ce mouvement, à l'exception de l'Indonésie.La démocratisation était parfois très rudimentaire, mais il y avait un semblant d'alternance du pouvoir et une certaine liberté pour l'opposition.En Corée, le pouvoir démocratique est allé jusqu'à intenter des procès pour corruption à d'anciens présidents et dirigeants de grandes entreprises nationales.En Indonésie, non seulement le président et sa famille étaient inamovibles, mais ils se taillaient une part dans toutes les affaires tant soit peu importantes.Un des fils de Suharto a même profité de la mine d'or inexistante de Bre-X! Cela explique en grande partie pourquoi la crise financière a été beaucoup plus sévère en Indonésie qu'ailleurs.Dès que la politique de Suharto a cessé d'inspirer confiance aux investisseurs étrangers, ses déprédations ont rapidement semé la méfiance, et son style impérieux a découragé ceux qui voulaient gérer le secours international.Finalement, les Indonésiens sont descendus dans la rue lorsqu'ils se sont rendu compte que c'était bien eux qui allaient payer pour les extravagances et la corruption de Suharto et de son entourage.Manifestement, Suharto est désormais incapable de ramener la paix et la démocratie à l'Indonésie.Le sort du président Suharto ne concerne pas seulement les Indonésiens.La santé financière de toute la région en dépend aussi.Il n'est donc pas inutile que tous ceux qui le cultivaient à une époque plus heureuse \u2014 y compris Team Canada\u2014 lui disent clairement qu'il n'a plus d'illusions à se» faire.DRorn> RESERVES LA BOÎTE AUX LETTRES .rw Gilles Duceppe Piètre qualité de la langue ¦ Ainsi donc, monsieur Duceppe a décidé de ne pas réprimander son « jeune » député-déménageur.Qu'on ne s'en étonne pas, c'est dans l'air du temps de ne pas tenir les jeunes responsables de leurs gestes.Que monsieur Duceppe accepte la qualité de la langue de ce monsieur laisse plus perplexe.On comprend que, lorsqu'on a si peu de moyens pour exprimer et articuler une pensée, il en faille venir à des gestes aussi spectaculaires.et vains.P.BOURBONNAIS Longueuil Du gaspillage ! ¦ Alors qu'il comprime dans les soins de santé, l'éducation et les services sociaux, le gouvernement du Parti québécois s'apprête à construire aux Écoulements un prestigieux boulevard à quatre voies et un pont de 25 mètres de haut par 110 mètres de large à la base.Cela desservira quelques centaines de résidants de Saint-Joseph-de-la-Rive ( la plupart n'en veulent pas ) et de l'île-aux-Coudres, un nombre modéré de touristes pendant les mois d'été, et un nombre très restreint d'automobilistes pendant quelques semaines d'automne.Il y aurait moyen d'aménager la présente côte pour la rendre aussi sécuritaire avec une meilleure signalisation, des sorties d'urgence et peut-être quelques autres légères corrections, à un coût liix fois moindre.De plus, pour descendre à Saint-Joseph-de-la-Rive et à la traverse de l'île-aux-coudres, il y a une côte tout à fait adéquate pour les automobiles.Comme gaspillage des fonds publics, c'est réussi ! Jacqueline DUBOIS Et si le mensonge m'était conté.¦ On peut comprendre que le principal atout d'un politicien soit, et surtout en période électorale, d'enrober n'importe quelle médiocrité avec du miel et de la dentelle.Par contre, il y a une limite à la crédulité des gens.C'est à cette limite que je réfère aujourd'hui en réponse au témoignage, pour le moins « charmant », du premier ministre Lucien Bouchard rapporté dans un article de La Presse du 5 mai dernier : « 24 000 ménages libérés du BS ».En fait, M.Bouchard affirmait que son gouvernement a su, et ce malgré les compressions qu'il a dû opérer dans nombre de secteurs à la suite des réductions budgétaires fédérales, mettre en place, notamment grâce au « fonds de lutte contre la pauvreté », des réformes qui ont, selon lui, fait reculer la pauvreté au Québec.Il dit avoir réussi à libérer 24 000 ménages de l'aide sociale, dont 8 000 personnes environ seraient présentement en emploi, suivraient une formation ou effectueraient un stage en entreprise.Cependant, il ne faut pas se laisser berner par le terme emploi.En réalité, sur 8 000 personnes, il est dit que seulement 3 769 se sont réellement trouvé un emploi.Un emploi, mais pour combien de temps, M.Bouchard ?Le temps des élections ?Ou peut-être le temps que ces personnes aillent accaparer les statistiques et les budgets de l'assurance-emploi et ainsi contribuent à déduire ceux de l'aide sociale ?Vqfus savez ?À la façon du gouvernement fédéral, M.Bouchard, celle que vous déplorez tant.Enfin, des emplois, mais encore ; ne dites-vous pas que ce sont des emplois à 8 S/l'heure environ ?Franchement bravo, M.Bouchard ! À ce maigre salaire, il est à espérer que les emplois dont vous parlez sont annuels et à temps plein.Il me semble toutefois que les exemples d'emploi que vous donniez, comme le reboisement des forêts ou l'aménagement des pistes cyclables, sont du type saisonnier, temporaire et peut-être même à temps partiel, M.Bouchard.Pour ce qui est des 4 244 autres personnes mentionnées qui suivent une formation ou effectuent un stage en entreprise, combien d'entre elles, M.Bouchard, se trouveront un emploi satisfaisant par la suite ?J'espère que votre programme aura plus de succès que les programmes actuels du même type.Alors dites-moi, M.Bouchard, combien des 8 000 personnes retourneront de nouveau dans les rangs de l'aide sociale quelque temps plus tard ou, avec un peu de chance, après un séjour sur l'assurance-emploi ?Pour ce qui est des 16 000 autres ménages libérés de l'aide sociale, sont-ils 16 000 nouvelles familles à faible revenu, M.Bouchard, 16 000 nouvelles familles chômeuses, 16 000 familles futures assistées sociales ou seulement 16000 familles à la rue qui n'ont tout simplement plus droit à l'aide sociale ?Ces questions en suspens, vous comprendrez donc, M.Bouchard, que je me hérisse à vous entendre clamer au peuple québécois, sur un ton exécrable-ment paternaliste, que la pauvreté recule au Québec grâce aux réformes entreprises par vofre gouvernement.Mé?nfe-Vanessa DAVfo LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 20 MAI 1998 B3 Opinions *.\u2022 -» .* * Si Longueuil décidait d'assumer son rôle de ville-centre de la Montérégie et d'articulation directe avec rîle de Montréal pour l'ensemble du territoire montérégien, on aurait plus de chances de créer des synergies à la mesure d'une métropole.Vue du Stade olympique à partir de Longueuil.Peu de gens s'identifient comme Montérégiens RENÉ LACHAPELLE L'auteur est président du Conseil central de la Montérégie, CSN.Monsieur Dubuc, Il faut reconnaître avec vous que bien peu de gens s'identifient comme Montérégiens, que la population de Granby considère appartenir autant aux Cantons de l'Est qu'à la Montérégie et que Rigaud ( au fait dans quelle région placeriez-vous Rigaud ?) fréquente peu Longueuil.Mais il faut bien voir que les régions sont des entités administratives qui ne se définissent pas d'abord en termes d'appartenance : elles sont découpées en fonction de l'activité économique.Votre éditorial du 4 mai passe sous silence les liens qui se sont maintenus depuis les débuts de l'ère industrielle entre Montréal et la couronne de ville dites satellites, qui va de Sorel à Joliette en passant par Saint-Hyacinthe, Saint-Jean, Valleyfield et Saint-Jérôme.Ces liens économiques entre les centres manufacturiers et Montréal ont servi de base, dès les années 60, à la désignation d'une grande région métropolitaine, la région 06 subdivisée en A pour le centre, B pour ce qui est devenu Laurentides et Lanaudière, et C pour ce que, dans les années 80, on allait dénommer Montérégie.1985 ce n'est pas la date où on a établi une nouvelle région, mais celle où on lui a donné un nom.Il faut reconnaître que l'appartenance montérégienne est faible et que le conseil régional de développement y a été implanté depuis à peine plus de dix ans.Cela s'explique en particulier par le fait que, tant que la réalité administrative ne s'est pas imposée, chacune des agglomérations importantes de la Montérégie s'identifiait comme une région autour de Montréal.Si la liaison des centres urbains de la Montérégie avec la métropole est moins évidente aujourd'hui, si la sécession de la Rive-Sud du reste de la Montérégie devient une hypothèse à débattre, c'est que l'activité manufacturière ne permet plus à Montréal d'accéder au statut de métropole internationale.Le secteur manufacturier n'est plus le moteur d'une économie mondiale qui se développe maintenant sur les axes de l'information, des hautes technologies et de la finance.Pour bien poser le problème de la métropole, il faut dépasser le problème de la logique administrative et l'invective contre la fonction publique de Québec, pour prendre en compte la façon dont se développent les technologies de pointe.C'est le cas à Saint-Hyacinthe pour l'agro et le bio-alimentaire.Cette agglomération fait, au coeur de la zone agricole la plus importante du Québec, la démonstration que la crise existentielle du monde rural n'est pas tout à fait étrangère au devenir de la métropole.L'activité industrielle des agglomérations monté-régiennes, en dépit des transformations qu'elle a subies, demeure très significative à l'échelle métropolitaine et québécoise.La partition de la Montérégie faciliterait-elle la reconquête du statut métropolitain de Montréal en tournant le dos à cette activité ?C'est une question lourde de conséquences que nous adressons aux élus municipaux de la Rive-Sud.(.) On doit enfin se demander comment la dynamique centrifuge par rapport au reste de la Montérégie qui est à la source du projet de la Rive-Sud, et la volonté de faire contrepoids au centre montréalais vont contribuer au renforcement La partition de la Montérégie faciliterait-elle la reconquête du statut métropolitain de Montréal ?métropolitain.Si Longueuil décidait d'assumer son rôle de ville-centre de la Montérégie et d'articulation directe avec l'île de Montréal pour l'ensemble du territoire montérégien, on aurait plus de chances de créer des synergies à la mesure d'une métropole.Le Québec entier avec ses sept millions d'habitants est plus petit que la majorité des métropoles au rang desquelles Montréal doit établir ses positions.Quel est l'avantage de balancer un million de Montérégiens en-dehors du projet ?Quand on parle de qualité de vie pour « Montréal métropole », on va facilement jusqu'à Mont-Tremblant au nord.Quel est le problème de se rendre à Bromont vers le sud ?Quand on identifie les grands équipements montréalais, on retient le Biodôme.Quel est le problème d'inclure le jardin zoologique de Granby ?Une métropole, c'est une grande zone économique en expansion.Une région, c'est une division administrative pour organiser et planifier des services publics.À confondre l'une et l'autre notion avec des lunettes municipales, on risque de rater et l'une et l'autre mission.La différence entre la crise existentielle du monde rural et l'exigence de plu-riethnicité des zones urbaines n'a rien à voir avec l'écart entre le fumier et l'asphalte.Il faut trouver un espace politique correct pour prendre en compte et l'une et l'autre.Que la solution soit l'établissement d'une nouvelle région administrative sur la Rive-Sud et la nécessité par la suite de rediviser au moins en deux le reste de la Mon-tégérie, cela reste largement à prouver.Quoi qu'il advienne nous continuerons comme organisation syndicale à travailler pour que le statut métropolitain de Montréal assure le dynamisme socio-économique de toute la Montérégie et du Québec plutôt que d'alimenter la guerre entre la métropole et la capitale.Région administrative de la Rive-Sud: un pensez-y bien ! U apparaît incohérent de prôner la multiplication des régions administratives FRANÇOIS BEAULNE L'auteur est député du comté Marguerite-D ' Youville.À compter de demain, se tient un colloque où maires, préfets et autres intervenants de la Rive-Sud sont appelés à discuter d'une proposition visant à créer une nouvelle région administrative sur la Rive-Sud de Montréal.Les député(e)s n'ayant pas été invités à y participer, il me semble pertinent, à titre de député de Mar-guerite-D'Youville et surtout d'ex-délégué régional de la Montérégie, de vous livrer quelques réflexions personnelles sur le sujet.Il y a un an, il existait 16 régions administratives au Québec.Il y en a maintenant 17.D'un point de vue orientation générale et, particulièrement dans un contexte où gens d'affaires, contribuables, intervenants économiques de toutes sortes, chambres de commerce, porte-parole gouvernementaux dénoncent îa prolifération des structures et, bien sûr, les coûts afférents, et tentent par toutes sortesrde moyens d'inciter les municipalités ainsi que les MRC à se fusionner où du moins à regrouper leurs services, il m'apparaît incohérent de prôner la multiplication des régions administratives.À mon avis, les vertus prê-chées en faveur du resserrement des administrations municipales s'appliquent également au niveau régional.Dans cette perspective, la création d'une nouvelle région administrative sur la Rive-Sud qui aurait pour conséquence le démembrement de la Montérégie, signifierait, pour notre région, la.fin de la Montérégie comme laboratoire des régions.Créée de toute pièce, il y a 13 ans, par le rassemblement de cinq sous-régions qui ne se reconnaissaient pas beaucoup d'appartenance, la Montérégie représente, avec l'île de Montréal, la région administrative la plus riche, la plus prospère, la plus diversifiée au Québec.Avec une masse critique de 1,3 million d'habitants, un produit intérieur brut équivalant à 27 % de celui du Québec, la population la plus jeune, la plus scolarisée, la mieux nantie, la Montérégie pèse lourd dans l'économie du Québec.La crise du verglas l'a démontré clairement.Quand on sait que les budgets gouvernementaux, que ce soit en matière de santé, d'éducation, de culture, de voirie, de programmes variés, sont répartis au prorata de la population, la Montérégie, avec sa masse critique, commande des ressources beaucoup plus significatives que pourrait en attirer une Rive-Sud laissée à elle-même.D'autant plus que la Rive-Sud, privée de cette masse critique montérégienne, pourra difficilement, à elle seule, et en raison de la proximité de Montréal, obtenir les budgets nécessaires à l'atteinte, par exemple, d'une autosuffisance de 65 % en matière de soins de santé de première ligne, telle que préconisée par la Régie régionale de la Santé, développer des services universitaires autonomes et obtenir sa juste part des subventions culturelles.Mon expérience de deux ans comme délégué régional siégeant au Comité de gestion de la métro- pole, qui a précédé la création du ministère de la Métropole, m'a appris que c'est la plupart du temps à titre de sous-région montérégienne que nous avons obtenu les budgets nécessaires à notre fonctionnement.De qui relèverait, en matière de santé par exemple, la nouvelle région Rive-Sud : de Montréal, avec tous les inconvénients que cela représente ?Y aurait-il deux Régies régionales de la Santé, deux Conseils régionaux de développement (CRD), deux conseils de la culture, deux conseils de l'environnement, etc?Si la nouvelle région Rive-Sud n'obtient pas un duplicata de toutes ces structures, à quoi ça sert d'avoir une autre région administrative ?Si elle les obtient, le contribuable en sort-il vraiment gagnant ?Voilà autant de questions demeurées sans réponse qu'il faudra bien éclaircir avant de se lancer dans cette aventure.À mon avis, une région Rive-Sud deviendrait rapidement une extension de Montréal, servant de masse critique pour accroître les budgets de la région métropolitaine sans garantie aucune de recevoir un prorata équivalant en termes de services dans différents secteurs névralgiques tels la santé, la culture et l'éducation.Sans compter qu'il est beaucoup plus facile d'intégrer la Rive-Sud dans une éventuelle région administrative métropolitaine par un seul trait de plume.Or je ne crois pas que c'est ce que souhaitent présentement ceux qui ont lancé l'idée.Toute cette effervescence autour de la Rive-Sud, vient de ce que les trois MRC qui la composent ( La-jemmerais, Champlain, Rousillon ) sentent le besoin de mettre au point des mécanismes décisionnels qui leur permettront d'avoir un interface plus efficace avec Montréal et Laval, dans un contexte de développement économique métropolitain.Connaissant bien la région, je pense que cet objectif tout à fait louable et incontournable peut être atteint d'abord par un changement d'attitude et de mentalité, puis par un forum de concertation léger et représentatif plutôt que par un brassage de structures qui ne suppléera pas, comme par enchantement, à l'incapacité des élus municipaux de la région de s'entendre entre eux.Pourquoi, dans un premier temps, ne pas envisager un tel forum, que j'appellerais l'Union des municipalités de la Rive-Sud avec une assemblée générale constituée de tous les maires des trois MRC, un conseil d'administration proportionnel à la population de chacune des MRC et un ou une présidence) élu(e) par l'assemblée générale des maires.Ce regroupement aurait l'avantage de pouvoir prendre des décisions rapidement et représentatives du milieu à dés coûts minimes puisque le personnel pourrait être délégué à partir du bassin d'employés municipaux actuels et utiliser les locaux municipaux existants.Il pourrait même se doter d'un fonds de développement pour susciter et appuyer des projets d'envergure sous-régionale.Cette alternative nous permettrait de consolider la position de la Rive-Sud par rapport à Montréal et Laval, de constituer un lieu efficace de prise de décision tout en conservant les avantages budgétaires qu'offre la masse critique montérégienne.Voilà, en résumé, quelques réflexions qui, je l'espère, contribueront positivement au débat que nous amorçons.Les régions administratives reposent sur le concept des pôles d'attraction JEAN COMTOIS M.Dubuc, J'ai lu avec intérêt votre éditorial du 4 mai Intitulé « La Rive-Sud doit obtenir sa région ».(.) Je désire clarifier certains faits relatifs à la création des régions administratives au Québec.S'inspirant de longs travaux publiés par l'économiste François Perroux, appuyés par le géographe Etienne Julliard, de l'Université de Strasbourg, dans les années 60, des géographes du Québec \u2014 dont j'étais \u2014 appliquèrent pour le Québec le concept des pôles d'attraction et de leur zone d'influence en vue de définir nos régions administratives.Après trente ans, on n'a pas encore démontré que ce concept n'était pas réaliste.Les conclusions de cette recherche furent tirées de l'administration d'un questionnaire exhaustif sur le terrain auprès de trois informateurs dans chacune des municipalités du Québec.Ces informateurs étaient identifié^ par leur fonction dans la communauté comme, par exemple, secrétaire de la municipalité et gérant de la caisse populaire.Un relevé des régions d'opération d'entreprises de distribution de produits courants ( comme des brasseries ) ou des régions d'organismes socio-économiques ( comme les syndicats ou les chambres de commerce ) servirent à valider nos conclusions préliminaires.Celles-ci ont permis d'identifier dix régions administratives et vingt-cinq sous-régions de service.On identifiait ainsi des régions organiques, c'est-à-dire s'appuyant sur des flux de circulation des hommes, des produits, des véhicules.En densité de plus en plus forte vers son centre ainsi identifié pour la plupart et vers les sous-centres pour les services qu'il était plus économique de déconcentrer.Ceci a mené pour Montréal à la seule logique que vous exprimez dans votre éditorial à savoir des cercles concentriques autour de Montréal comme centre et des sous-centres de Sorel, Saint-Hyacinthe, Granby, Valleyfield, Saint-Jérôme et Joliette.En termes imagés, cette région se compare à un organisme humain avec son coeur, son cerveau, ses artères, ses veines, ses nerfs, ses muscles.On y voit que Laval, Saint-Jérôme, Longueuil, Granby ont en commun d'avoir le même cerveau, le même coeur.Sectionnons la carotide, par exemple, et vérifions les effets sur le coeur ou le tibia.Les conclusions de cette recherche de fonctionnaires furent comprises puis pilotées au conseil des ministres par Gérard D.Léves-que, alors ministre de l'Industrie et du Commerce.Un décret fut adopté, en 1966, créant les dix régions administratives du Québec.Au cours des années, l'implication de ces régions dans les politiques des ministères demeura timide, mais de plus en plus intéressante.Cependant, les régions commencèrent à susciter des inquiétudes pour des intérêts locaux qui craignaient de voir des centres privilégiés s'accaparer des faveurs en ignorant bien sûr le bien-être de la collectivité régionale dans son (ensemble.Au début des années 80, l'illustre ministre Marc-Yvan Côté succomba aux désirs des élites locales et dégagea de Montréal les régions de Lanaudière et des Laurentides, au nord, et de la Montérégie, au sud, sans autres recherches ou avis que des conclusions commandées.Non repue de cette charcuterie, la vice-première-ministre et députée à Laval, Lise Bacon, rendit conditionnel son accord au décret Côté, la veille de son adoption, à la création de la région administrative de Laval, comprenant uniquement la ville de Laval.Dans une tentative de solution, le gouvernement Bouchard créa, de son côté, le ministère de la Métropole.Ce qu'on en a réglé des problèmes avec cet outil, avec des résultats encore à attendre ! Je n'ai donc pas à vous démontrer que je suis d'accord avec votre critique quant au non-sens du découpage d'aujourd'hui pour la région de Montréal.Lorsque vous en imputez la responsabilité à la bureaucratie, je suis moins d'accord.(.) B4 LA PRESSE MONTRÉAL, MERCREDI 20 MAI 1998 Élec îpns ire* Le 14 juin, vous pourrez élire les premiers commissaires des nouvelle commissions scolaires linguistiques, C'est au Directeur général des élections du Québec que revient la responsabilité de dresser la liste électorale pour les élections scolaires du 14 juin prochain, à partir de la liste électorale permanente du Québec.Vous avez reçu ou recevrez bientôt un avis du Directeur général des élections vous informant du nom des électeurs inscrits à votre adresse.Vérifiez si vous êtes inscrit et bien inscrit car pour voter, vous devez être inscrit sur la liste électorale de la commission scolaire où est situé votre domicile.Vous devez également, le jour des élections, avoir la qualité d'électeur, c'est-à-dire avoir 18 ans accomplis, être de citoyenneté canadienne et avoir votre domicile au Québec depuis 6 mois.aire* nâloîr «orre m Vous avez peut-être un choix à exercer pour votre inscription sur la liste électorale à PARENTS AVEC ENFANTS EN COMMISSION SCOLAIRE PARENTS AVEC ENFANTS HORS COMMISSION SCOLAIRE PERSONNES SANS ENFANTS m 1 « DE VOTER À LA COMMISSION SCOLAIRE FRANCOPHONE DE VOTRE RÉGION VOUS DEVEZ VOTER À LA COMMISSION SCOLAIRE QUE FRÉQUENTE VOTRE ENFANT SI VOUS Y AVEZ VOTRE DOMICILE 0« DE VOTER À LA COMMISSION SCOLAIRE ANGLOPHONE DE VOTRE RÉGION.SI TE EST VOTRE CHOIX.PRÉSENTEZ-VOUS À VOTRE BUREAU DE RÉVISION OU ENCORE REMPLISSEZ ET SIGNEZ LE COUPON-RÉPONSE JOINT À L'AVIS QUE LE DIRECTEUR GÉNÉRAL DES ÉLECTIONS VOUS A FAIT PARVENIR ET RETOURNEZ-LE DANS L'ENVELOPPE PRÉAFFRANCHIE M fi eJr u a f fi tr fi * /% * w * ?k kl :m\\ U est toujours temps de vous inscrire Si vous n'êtes pas inscrit ou si vous avez constaté une erreur dans votre inscription, présentez-vous au bureau de révision identifié dans l'avis que vous avez reçu.Les bureaux de révision seront ouverts les jeudi et vendredi, 21 et 22 mai, de 13 h à 19 h, le samedi 23 mai, de 13 h à 17 h, ainsi que les jeudi et vendredi, 28 et 29 mai, de 13 h à 19 h.Un parent, un conjoint ou une personne qui cohabite avec vous peut également effectuer une demande qui vous concerne.Un délai additionnel La révision est terminée et vous constatez que vous n'êtes pas inscrit sur la liste électorale, qu'il y a une erreur dans votre inscription, ou encore, que vous voulez faire rayer votre nom ?Une demande peut être faite, au bureau du président d'élection de votre commission scolaire, les 8 et 9 juin, entre 9 h et 17 h.Toutefois, seul l'électeur concerné pourra déposer une demande de radiation.N'oubliez pas! Toute demande d'inscription doit être accompagnée de deux pièces justificatives mentionnant, pour l'une, au moins votre nom et votre date de naissance, et pour l'autre, votre nom et votre adresse.Vous avez des questions?Appelez-nous! Région de Québec : (418) 528-0422 Ailleurs au Québec : 1 800 461-0422 ~^w^ Site Web : www.dgeq.qc.ca L^A^Ji Courrier électronique : dgeq@dgeq.qc.ca ATS Les personnes sourdes ou malentendantes peuvent composer sans frais le 1 800 537-0644 LE DIRECTEUR GÉNÉRAL DES ÉLECTIONS DU QUÉBEC François Casgrain, avocat a* Politique L'acquittement de deux scrutateurs porté en appel HOmÂMDOJSLE de la Presse Canadienne, QUÉBEC Le directeur des élections porte en appel l'acquittement, prononcé à deux reprises, de deux scrutateurs accusés de fraude lors du référendum d'octobre 1995.Dans un requête qu'il vient de déposer devant la Cour d'appel, le directeur des élections, François Casgrain, demande la permission d'interjeter appel des décisions rendues précédemment par la Cour du Québec et par la Cour supérieure.Ces deux tribunaux avaient tout à tour acquitté les scrutateurs Janie Fortin et Mathieu Lefebvre de l'accusation de fraude qui avait été portée contre eux.Le 30 octobre 1995, ces deux jeunes scrutateurs, qui agissaient dans la circonscription de Chomedey ( ouest de Laval ) avaient jugé nuls et rejetés un certain nombre de bulletins de vote, estimant que la marque utilisée par les électeurs sur leur bulletin de vote était incorrecte.À la suite du scrutin, le directeur des élections avait porté plainte contre ces deux scrutateurs et 27 autres, estimant qu'ils avaient rejeté un nombre trop élevé de bulletins de vote et avaient agi en conséquence « de façon manifestement déraisonnable ».L'accusation n'a pas été retenue, tant par les juges de la Cour du Québec que par ceux de la Cour supérieure.Ces juges ont noté que les scrutateurs, tous deux très jeunes, en étaient à leur première expérience électorale et n'avaient pas agi avec malice.Ce dossier des bulletins rejetés est une des trois séquelles judiciaires de la lutte opiniâtre que se sont livrée les camps souverainiste et fédéraliste lors du dernier référendum.Les tribunaux avaient été saisis de deux autres types de dossiers.U y avait eu des plaintes contre des étudiants de l'Université Bishop pour avoir voté illégalement lors du référendum, parce qu'ils étaient domiciliés dans d'autres provinces.Une vingtaine d'entre eux ont été reconnus coupables et le procès des autres doit se dérouler prochainement.Il y avait eu par ailleurs des plaintes contre une trentaine d'organisateurs d'une manifestation « d'amour du Québec » organisée à Montréal par le clan fédéraliste le 27 octobre 1995, trois jours avant le référendum.Ces plaintes ont dû être retirées l'automne dernier, après qu'une décision de la Cour suprême ait jugé invalide l'article de la loi québécoise qui traitait des dépenses référendaires.Terre-Neuve donne le feu vert à des études environnementales aux chutes Churchill Presse Canadienne SAINT-JEAN, Terre-Neuve Bien qu'aucune entente n'ait encore été signée entre Terre-Neuve et.le Québec quant au projet de développement hydroélectrique de la Basse-Churchill, au Labrador, le gouvernement terre-neuvien a décidé d'aller de l'avant avec son évaluation environnementale et les premiers travaux de génie.Le ministre de l'Énergie de Terre-Neuve, Chuck Furey, a annoncé à Saint-Jean, hier, que la province avait donné le feu vert en vue du début cet été d'études environnementales et techniques.« Ces travaux permettront une meilleure compréhension des questions techniques avant la signature d'une lettre d'intention avec Hydro-Québec », a-t-il déclaré.Cela devrait également permettre au projet de débuter à temps, durant la période de construction de l'an prochain, si jamais les deux gouvernements parviennent à une entente finale plus tard cette année, comme cela est prévu.En mars, le Québec et Terre-Neuve ont annoncé s'être entendus sur le principe du développement hydroélectrique de Gull Island, le long de la Basse-Churchill, et du prolongement de la Haute-Churchill.Les deux provinces souhaitent confirmer leur entente d'ici au LA PRESSE, MONTRÉAL.MERCREDI 20 MAI 1998 B 5 Politique La campagne électorale se corse a GÉRALO LEBLANC Alliance Québec L'élection à la direction d'Alliance Québec fait ressortir une foule d'incongruités qui sont en train de discréditer l'organisation et diviser la communauté.Après l'annulation d'une subvention ponctuelle d'Ottawa, qui aurait servi à financer le transport des délégués des régions, c'est le choix des délégués qui est remis en question.En plus des sections locales et des associations régionales, 27 institutions affiliées ont le droit de déléguer des représentants au congrès de direction.On trouve de tout dans cet ensemble insolite : l'université Concordia mais pas McGill, le cégep Dawson mais pas John Abbott, le théâtre Centaur et Géorgie Production, l'association des directeurs d'école dont les 15 membres ont droit à deux délégués, l'association pakistanaise.Mais 16 de ces institutions, dont le cégep Dawson et le théâtre Centaur, ont décidé de s'abstenir pour ne pas s'aliéner une moitié de la communauté ou ne pas prêter flanc à la critique d'accroc à la démocratie.C'est Elizabeth Thompson, du quotidien The Gazette, qui a révélé que seulement onyje institutions participeront à l'élection, avec 32 délégués au total.J Elle a aussi trouvé dans les lisies d'Alliance Québec le nom d'un membre décédé il y a quatre ans.Cette inhabituelle guerre électorale origine de îl'offensive de Bill Johnson, appuyé par Howard Galganov et le Equality Party, pour investir l'important lobby anglo-québécois.| « Pitt-Bill » Johnson, comme ôr} le surnomme, a pris tout le monde par surprise et chamboulé Alliance Québec qui était habituée a des élections tranquilles et sans véritable contestation.M.Johnson peut compter sur l'appui de la presque totalité des 90 délégués de la rîgion de Montréal tandis que sa rivale, l'actuelle présidente.Constance Middleton-Hope, jouit de l'appui de la majorité des 54 délègues du reste de la province ainsi que des membres du conseil d'administration sortant.C'est donc dire que les 32 délégués des institutions affiliées pourraient faire la différence.Et que les cinq délégués de la fédération pakistanaise pourraient « élire » le prochain président du lobby anglo-québéïois.Le général Baril admet que le harcèlement sexuel sévit dans les Forces armées JULES RICHER de la Presse Canadienne, OTTAWA Tandis que le ministre de la Défense, Art Eggleton, essayait de relativiser la portée du problème, le chef d'état-major des Forces canadiennes, le général Maurice Baril, a décidé de faire face à la réalité : le harcèlement sexuel sévit chez les militaires canadiens et c'est une situation inacceptable.« Nous avons certainement un problème, ce n'est pas la première fois que je le dis.Nous avons un problème d'attitude et d'intégration des femmes dans les Forces canadiennes.Et j'ai déjà dit que ma patience avait dépassé ses limites : ceux qui ne peuvent pas changer rapidement d'attitude ou d'opinion sont dans la mauvaise profession, dans le mauvais uniforme », a souligné, hier, le général Baril au cours d'une conférence de presse.En tournée à la base militaire de Bagotville, le ministre Eggleton, tout en déplorant le phénomène du harcèlement sexuel, a soutenu que les Forces canadiennes n'étaient ni pires ni meilleures que le reste de la société.« Je ne dispose pas de renseignements statistiques me permettant de dire que le problème est pire dans les Forces canadiennes que dans l'ensemble de la société », a-t-il expliqué.Vous voulez connaître les nouvelles thérapies et les nouveaux médicaments disponibles?\u2022 l L'Association pulmonaire du Québec vous invite à la conférence du docteur Paolo Renzi Spécialiste en médecine interne et pneumologie et directeur de la Clinique de l'asthme au Pavillon Notre-Dame du Centre hospitalier de l'Université de Montréal le jeudi 21 mai, 1|9 à 21 heures Salon Beaupré, Hôtel Maritime 1155, rue Guy, Montréal (métro Guy) La conférence sera suivie d'une période de questions Pour renseignements et confirmations, communiquez avec madame Fatima Nunes au (514) 937-6011,! poste 2731 es» Tous les deux réagissaient à la publication d'un dossier dans le magazine Maclean's qui révèle que les cas de harcèlement sexuel et de promiscuité sont nombreux dans les Forces canadiennes.Le magazine cite les cas de 27 femmes militaires victimes d'agressions sexuelles, dont celui d'une jeune femme de 18 ans qui été violée à plusieurs reprises lors d'une fête trop arrosée, et en vient à la conclusion qu'il ne s'agit pas d'incidents isolés.En outre, Maclean's rapporte que les victimes écopent plus souvent qu'autrement de punitions parce qu'elles ont brisé la loi du silence.Le général Baril a fait valoir que la situation le touche personnellement : sa fille de 18 ans fera ses débuts dans les cadets au cours de l'été.« Donc, je suis concerné comme un père, comme tous les autres parents à travers le Canada devraient être concernés », a-t-il ex- pliqué.À son avis, le nouveau système d'enquête mis en place au sein des Forces canadiennes en novembre dernier pourrait contribuer à régler les problèmes.Les enquêteurs militaires/ a-t-il expliqué, sont maintenant mieux formés, mieux préparés à traiter les cas de harcèlement sexuel et disposent de pouvoirs accrus pour porter des accusations.Les membres des Forces pourront également communiquer avec un ombudsman, qui entrera bientôt en fonction.Ces mesures ont été prises à la suite des révélations sur l'opération de la Somalie, ponctuée de bavures et de manquements à la responsabilité des officiers.« Si les mécanismes ne sont pas suffisants, j'espère qu'on va le voir très rapidement pour être capables de les modifier et de les adapter », a précisé le général Baril.L'EVENEMENT 3 JOURS m aux Les 20,21 et 22 mai de 9 h à 22 h.Beau temps, mauvais temps.Barbecue et divertissement pour les enfants.Gagnant du concessionnaire par excellence en 1997.HotDog LESTER sa S70 GTA Location 36 mois 19 200 km par année.4 740 $ comptant ou échange 368* PAR MOIS 98 S70 T5 SE Location 36 mois 19 200 km par 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MONTRÉAL, MERCREDI 20 MAI 1998 B7 - Politique Moteur-roue : des dirigeants d'Hydro devront s'expliquer Une commission parlementaire conclut à la nécessité défaire toute le lumière sur ce dossier GILLES NORMAND du bureau de La Presse, QUÉBEC Six personnes qui ont pris part, en 1995, à la décision d'abandonner le projet de recherche d'Hydro-Qué-bec sur un système global de propulsion hybride, pour s'en tenir au seul moteur-roue, devront s'expliquer devant une commission parlementaire.Il s'agit de l'ex-pdg d'Hydro-Québec, l'avocat Yvon Martineau, du directeur adjoint actuel, Yves Filion, de MM.Jacques Germain, Daniel Perlstein, Armand Couture et de Mme Sylvie Archambault, tous reliés au projet de recherche sur la voiture électrique, soit comme haut dirigeant d'Hydro-Québec, soit comme consultant.C'est après avoir entendu à huis clos durant deux heures l'inventeur du moteur-roue, le physicien Pierre Dumont veut abolir les clauses orphelin NORMAN DELISLE de la Presse Canadienne, QUÉBEC Le chef de l'Action démocratique, Mario Dumont, veut mettre fin aux clauses orphelin dans les conventions collectives au Québec.M.Dumont a déposé un projet de loi en ce sens hier à l'Assemblée nationale.La loi précise que toute disposition d'une convention collective qui attribue à un nouveau salarié des conditions de travail moindres que celles accordées aux salariés plus anciens « est contraire à l'ordre public et prohibée ».L'abolition des clauses orphelin « a été promise depuis 1990 d'abord par le gouvernement libéral, puis par le gouvernement du Parti québécois.Il est temps qu'on laisse de côté les discours vertueux et qu'on agisse », a dit le député de Rivière-du-Loup après avoir déposé le projet de loi.M.Dumont a noté que ce type de dispositions se retrouve principalement dans les conventions collectives du secteur public.Par exemple, dans la récente loi pour faciliter la réduction de la masse salariale de 6 pour cent dans les municipalités du Québec, deux dispositions ont été soumises : elles ont pour effet d'introduire un régime de conditions de travail discriminatoires contre les jeunes comme source d'économies.Ces économies se font sur le dos des jeunes travailleurs dans une douzaine de municipalités que le député Dumont a identifiées : Anjou, Brossard, Candiac, Château-guày, Iberville, Laval, LaSalle, Montréal-Nord, Pointe-Claire, Ro-semère, Saint-Lambert, Hull et Jonquière.À Jonquière, notamment, les nouveaux employés temporaires ne gagneront que 75 pour cent du salaire versé au premier échelon actuel.À Rosemère, il faudra 60 mois aux nouveaux employés au lieu de 36 mois pour atteindre le plafond salarial.Quant aux enseignants, la convention collective intervenue entre le gouvernement et la CEQ prévoit un gel de l'avancement des échelons, ce qui se traduira par une diminution de salaire de 1000 $ par année pour tout nouvel enseignant.La Commission des droits de la personne est d'ailleurs saisie d'une plainte dans ce dossier.« Ce sont les jeunes qui doivent payer les abus d'une autre génération.Il n'est pas acceptable et juste d'accorder un statut différent selon l'âge et la date d'embauché d'un travailleur, estime le chef de l'Action démocratique.La négociation d'une convention collective ne doit pas se faire en créant deux classes d'employés ».Le député Dumont a déjà déposé l'an dernier un autre projet de loi modifiant le Code du travail, afin de modifier l'article 45 du Code du travail pour faciliter la sous-traitance.Il faut dire que des projets de loi émanant d'un député de l'opposition n'ont à peu près aucune chance d'être adoptés par la Chambre.Couture qui était responsable du projet au sein de la filiale de la société d'État, Technologies M4, que la Commission de l'économie et du travail en a conclu à la nécessité d'aller au fond des choses dans cette mystérieuse affaire.« Par cette initiative, les députés membres de la Commission réitèrent leur détermination à aller jusqu'au fond du dossier « groupe-traction et du moteur-roue-électrique » et à tout mettre en oeuvre pour tenter de réchapper le projet », a déclaré en conférence de presse le vice-président de cette commission, le député péquiste de Marguerite-D'Youville, François Beaulne.Agissant sur un mandat d'initiative, sous la présidence du député libéral de Laurier-Dorion, Christos Sirros, la Commission de l'économie et du travail demande unani- mement au ministre des Ressources naturelles, Guy Chevrette, de confier au Dr Pierre Couture le mandat de dresser le bilan des brevets reliés au projet du groupe-traction et du moteur-roue électrique, afin d'assurer la projection de ces inventions.En commission parlementaire, précédemment, les députés n'ont pas réussi à obtenir l'heure juste de la part des dirigeants d'Hydro-Québec relativement à l'invention du Dr Couture et à l'abandon du projet de système global de propulsion.C'est la raison pour laquelle ils ont demandé à entendre le professeur Couture, qui a démissionné du projet en août 199*5.C'est à huis clos qu'il a témoigné, en avril, et la Commission, en guise de rapport, s'en tient largement à la publication d'une lettre que le physicien adressait au mi- nistre Guy Chevrette, le 1« avril.Le Dr Couture y souligne que le directeur adjoint d'Hydro-Québec, Yves Filion, n'a pas raconté la véritable histoire du moteur-roue, en commission parlementaire, puisque il n'était pas dans le domaine » au moment où l'expérience s'est déroulée.Affirmant avoir démissionné « pour défendre les intérêts d'Hydro-Québec et du Québec », M.Couture qualifie d'incohérente la décision de la direction d'Hydro de réduire le programme de recherche au seul moteur-roue et non plus au système global de traction.À l'heure où des géants de l'automobile annoncent déjà qu'ils travaillent sur des moteurs hybrides, des moteurs électriques, il y a lieu de s'interroger, estiment les députés, puisque « ces connaissances sont parties de chez nous », de dire François Beaulne.\u2022 *> Interrogé à ce savoir s'il y a des gens qui ont pu détourner le projet à leur profit, M.Beaulne a répondu que c'est ce qu'on voulait savojr: « Parce qu'il ne sera pas dit que les meilleurs projets de recherche fondamentale au Québec, dès qu'ils s'avèrent le moindrement profitables, vont être détournés pour bénéficier à des fabricants de l'extérieur », dit-il.MM.Sirros et Beaulne estiment qu'au moment où il a été réduit, le projet du Dr Couture était sur lé point d'aboutir.« Quand l'équipe du Dr Couture a été démantelée,- il manquait à peine cinq ans.C'est-à-dire qu'en l'an 2000, le projet aurait été commercialisable.Nous nous interrogeons sérieusement sur ce qui s'est passé entre 1995 et' maintenant », conclut le député de Marguerite-D'Youville.La ES 300 1998 La voiture de luxe de ceux pour qui une voiture de luxe n'est pas une priorité sa?4,8 % TAUX (location)* OU 3,8% TAUX (financement) Voici la ES 300 1998, dont l'élégance et la performance remarquables sont tempérées par autant de discrétion que de 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l'obligation faite aux jeunes assistés de 18 à 24 ans d'accepter un parcours de réinsertion au le marché du travail.À l'ouverture des travaux de la commission parlementaire qui étudie le projet de loi 186 sur la réforme de l'aide sociale, la ministre Louise Harel a rejeté les deux principales propositions qui lui ont été faites, estimant notamment que leur coût était trop élevé.Le front commun des assistés sociaux a formulé essentiellement deux requêtes majeures : \u2014 d'une part, qu'on établisse un « barème plancher », soit un montant minimum en bas duquel le gouvernement ne pourrait plus réduire la prestation d'aide sociale ; \u2014 d'autre part, qu'on attende quatre ans avant d'imposer l'obligation aux jeunes assistés sociaux âgés de 18 à 24 ans de suivre un parcours de réinsertion en emploi.Sans fixer un montant précis, le Front commun a fait valoir que le gouvernement lui-même estime à 667 $ par mois le minimum requis pour satisfaire les besoins mensuels fondamentaux d'une personne seule : logement, nourriture, vêtements, etc.La prestation d'aide sociale versée actuellement à une personne seule est de 490 $ par mois, mais cette prestation peut être réduite de 104 $ par mois si cette personne partage son logement, et le sera d'une autre tranche de 150 $ si la personne refuse le parcours proposé par l'État.Déjà dans les rapports d'impôt, le ministère du Revenu accorde une déduction de base de 5900 $ par année à chaque contribuable ( soit presque 500 $ par mois ) comme base pour satisfaire les besoins essentiels.Par ailleurs, le Front commun a plaidé que forcer les jeunes à participer à des mesures contraignantes n'est pas la meilleure façon de les aider.Les mesures suivies sur une base volontaire sont plus efficaces, a-t-il fait valoir.Mais la ministre HarelaTetorqué que c'est vers les jeunes de 18 à 24 ans que l'effort du gouvernement doit porter.En février dernier, on constatait chez les jeunes as-, sistés sociaux de 24 ans qu'ils avaient passé en moyenne 44 des 84derniers mois à l'aide sociale, soit la moitié de leur vie d'adulte.L'obligation de suivre un parcours de réinsertion sous peine.id'une pénalité de .150 $ par mois s'appliquera aux.^unes qui ne travaillent pas, ne vont pas aux études; «'ont pas d'enfants à charge ou de handicaps, a expliqué la ministre.Un jeune à qui on n'offrira pas de parcours ne sera pas pénalisé.Mme Harel s'est engagée à ce que le gouvernement fournisse un « parcours » à chacun des jeunes assistés sociaux qui en réclamera un.En décembre dernier, il y avait 62 900 jeunes de 18 à 24 ans inscrits à l'aide sociale.Un groupe de 1000 jeunes inscrits à l'aide sociale coûte 7,5 millions en fonds publics annuellement.« Cela coûte très cher de les payer à ne rien faire », a conclu la ministre.v.y » 50 millions en cinq ans pour la rénovation en milieu rural Presse Canadienne QUÉBEC .* \" '% ' Un plan d'aide de 50 millions en cinq ans pour la rénovation domiciliaire en milieu rural a été annoncé hier par le ministre de l'Habitation, Rémy Trudel.Les ménages à revenus modestes pourront toucher une subvention couvrant jusqu'à 90 pour cent des coûts admissibles de leurs réparations ou rénovations, jusqu'à un maximum de 6500 S.Les habitants de toutes les municipalités de 5000 habitants et moins sont admissibles s'ils se qualifient par leurs revenus, de même que ceux des municipalités comptant plus de 5000 habitants mais uniquement dans les secteurs non desservis par un réseau d'aqueduc.Les travaux effectués doivent être d'au moins 2000 S, et être effectués par un entrepreneur qualifié.M.Trudel évalue que ce programme devrait permettre la rénovation d'au moins 1600 logements détériorés par année.Les dépliants concernant ce programme seront disponibles sous peu dans les municipalités régionales de comté ( MRC ) et dans les bureaux de Communications Québec.LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 20 MAI 1998 Mon magasin mon style DEPUIS 1670 Centre de liquidation mode Sa Baie, centre-ville liqui Du mercredi 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ensel-çflet.les nouvelles annonces de compressions au collégial par le gou- gnants de cégep (FEC-CEQ) et à la Fédération nationale des enseignan-vémement Bouchard, à l'Instar de celles appliquées dans l'ensemble du tes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN), déclarent publique-secteur de l'éducation, des services sociaux et de la santé, portent at- ment leur volonté de faire obstacle, conjointement et solidairement, au teinte aux conditions d'exercice de la profession enseignante et constituent une attaque sévère à l'endroit du réseau collégial.L'ensemble de ces politiques démontrent une nouvelle fols que le gouvernement québécois actuel est un gouvernement néolibéral, tout entier au service des intérêts financiers et patronaux, et qu'il met en péril les grands acquis raciaux, en particulier ceux concernant l'accessibilité à un système public d'éducation nationale.Les compressions budgétaires qui se sont abattues sur l'ordre collégial, totalisant près d'un demi-milliard de dollars depuis 1982 (214 millions depuis quatre ans), démontrent bien le désengagement de l'État en éducation.La proposition de la ministre Marois de supprimer Jusqu'à 600 postes d'enseignants en est une conséquence directe.De plus, la orécarisatlon endémique de remploi et la détérioration générale des 4ondi tions de vie, d'étude et de travail contredisent le discours du MEQ le « virage du succès ».À\" l'aube de la négociation, fe ministère de l'Éducation annonce une nouvelle attaque à Fendrott du personnel enseignant Les 57 syndicats saccage du réseau collégial et, pour ce faire : \u2022 dénoncent les pratiques gouvernementales qui consistent à définir à l'avance le cadre budgétaire dans lequel doit s'Inscrire la négociation et les attaques à leurs conditions de travail, considèrent ces nouvelles coupes comme un préalable Inacceptable et s'engagent ainsi à les combattre, et exigent du gouvernement de mettre fin au projet de suppression de postes dans le réseau collégial.\u2014 l'accroissement des ressources et le réinvestissement nécessaire à l'amélioration de la qualité de l'éducation collégiale ; \u2014 le maintien de l'intégrité du réseau collégial et du caractère national des programmes ; S \u2014 la prise en compte du rôle du personnel enseignant dans le cadre des nouvelles réalités présentes au collégial ; \u2014 l'application des mêmes conditions de travail à toutes les enseignantes et à tous les enseignants quel que soit leur statut ; \u2014 la valorisation de la profession enseignante, y compris par la rémunération.Les 57 syndicats d'enseignantes et d'enseignants, réunis le 1er mal, préviennent la ministre qu'ils refuseront toute forme de collabora- Jouméc internationale des travailleuses et des travailleurs, ont avancé tion dans l'application de ces compressions et qu'ils prendront les ccs orientations pour la satisfaction des Intérêts communs de leurs mem-moyens à leur disposition pour les combattre en proposant à leurs brcs et commc alternative au projet de désengagement de l'état en édu- membres un plan d'action comprenant différents moyens de pression, tels des boycott et des arrêts de travail ; réaffirment que la négociation qui vient doit servir à l'amélioration des conditions d'exercice de la profession enseignante.Ils s'engagent ainsi à résister aux volontés ministérielles de sabrer dans le réseau collégial, en faisant ensemble la promotion des orientations suivantes : '_-_.__/- cation, en proposant le renforcement du réseau public national d'enseignement -collégial.FNEEQ FEC-CEQ CSN S "]
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