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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1998-05-27, Collections de BAnQ.

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[" %e plus grand quotidien français d'Aincriqiic Montréal, mercredi 27 mai 1998 114e année No 213 88 pages, 6 cahiers 60 £ taxes en sus Iles -de-la- madeleine 1$ JONC A DIAMANTS or 14 k.2 tons 25 pts de diamants spécialQ1Q$ ^- ™S ET JONCS V^D'ANtilVERSAlRE ¦ injouTcnit le roy 277-3127 r-*(coin Jean-Taton)7139,rue st-hubert Hockey 1 3 Économie 45% des PME vont embaucher des étudiants cet été page D5 page S 7 PME i Baseball Mode Sur deux roues page Cl Lyberpresse Impérialisme informatique page B7 3 page S8 Tabac: Ottawa preuve de pour la commandite VINCENT MARISSAL du bureau de La Presse, OTTAWA La bataille du tabac reprend cet après-midi à Québec avec l'étude en commission parlementaire du projet de loi Rochon, pendant qu'à Ottawa, le ministre de la Santé Al-lan Rock s'apprête à accorder un délai supplémentaire de cinq ans à la commandite du tabac aux événements sportifs et culturels.Plus d'un an après avoir promis d'amender sa loi antitabac pour permettre à l'industrie de la course automobile de survivre, le gouvernement Chrétien cache toujours son jeu, laissant à Québec la difficile tâche de défricher le terrain.Plongés dans l'incertitude, les organisateurs d'événements sont prêts à certaines concessions, notamment de faire une croix sur un fonds de transition en échange d'un délai plus long avant l'interdiction des commandites.Voilà justement le scénario avancé par des membres du cabinet du ministre Rock à des dirigeants d'organismes au cours des derniers jours, a appris La Presse.De plus, selon les informations recueillies hier à Ottawa, Allan Rock abandonnera le projet de mettre sur pied un fonds transitoire visant à aider les événements sportifs et culturels à se sevrer des fabricants de tabac.Impossible toutefois de confirmer la nouvelle auprès du ministre lui-même, qui a fui les journalistes à deux occasions, hier aux Communes.Selon différentes sources, M.Rock trouve incongru de débloquer Voir TABAC en A2 i 1 Loi 101: «dura lex sed lex» Bouchard )T0 MARTIN CHAMBERLAND LaProsss Le premier ministre Bouchard a été formel Mer: « 11 n'a jamais été question d'enlever le chinois des affiches » dans le quartier chinois de Montréal.Il explique que le gouvernement va trouver une solution acceptable et.à l'intérieur de la loi.invite les fonctionnaires à faire preuve de modération DENIS LESSARD du bureau de La Presse,QUÉBEC Montréal est une ville française, a soutenu le premier ministre Lucien Bouchard, atténuant l'impression donnée la semaine dernière aux États-Unis par ses déclarations sur le bilinguisme de la métropole.Mais devant les irritants nombreux soulevés par l'application de la loi 101, le premier ministre Bouchard a lancé un appel à la modération aux fonctionnaires chargés d'appliquer la Charte de la langue française.Dans le dossier controversé de l'affichage dans le quartier chinois, Québec « a arrêté le dossier » et tente de trouver une solution à l'amiable « à l'intérieur de la loi ».M.Bouchard s'est défendu de tenir deux discours, l'un modéré à l'étranger, l'autre plus ferme pour rassurer les militants péquistes.« Ce que j'ai dit ( aux États-Unis ) c'est que la population active au Québec est bilingue à 50 %, qu'à Montréal c'est 60 % et que c'est 80 % chez les ingénieurs et les cadres.Cela fait du territoire Voir LOI 101 en A2 Michel Otis acquitté du meurtre de Ea jeune Kristina Blain PHOTO Archives La Presse Michel Otis JEAN-PAUL CHARBONNEAU « Je ne l'avais jamais vu sourire en 10 mois.Il dit avoir pleuré un peu », a déclaré à La Presse, hier midi.Me Pierre Léger qui venait de rencontrer son client, Michel Otis, 28 ans, acquitté quelques minutes auparavant du meurtre non prémédité de Kristina Blain-Dufour, 35 mois, battue à mort l'été dernier.Elle avait été découverte sans vie, le corps meurtri d'une centaine d'ecchymoses et le foie déchiqueté, le 25 juillet dernier, près du lac Noël, à Saint-Colomban, quelques heures après que sa mère et amie d'Otis, Isabelle Blain, 23 ans, eut rapporté sa disparition à la Sûreté du Québec.Blain est accusée du meurtre de sa fillette et elle connaîtra la date de son enquête préliminaire le 18 juin.« Mon petit gars ne méritait pas ça, il aime trop les enfants.Justice a été rendue », a pour sa pari mentionné en pleurant Hervé Otis, le père de Michel.« Je demeure convaincu que c'est lui a qui tué la petite, mais ce n'est pas moi qui décide, ce sont les jurés.S'ils avaient entendu toute la preuve, le verdict aurait probablement été différent », a soutenu peu de temps après la décision du jury le procureur de la Couronne, Jean-Pierre Boyer.Très ébranlé par le verdict des sept hommes et cinq femmes.Me Boyer a déclaré que tout indiquait qu'il allait interjeter appel, le principal motif étant la décision de la juge Ginette Piché, de la Cour supérieure, de refuser qu'une partie de la déclaration d'Otis captée sur vidéo soit produite en preuve devant les jurés.Dans cette partie, il dit notamment avoir donné des coups de poing au ventre de Kristina, ce qui lui a causé des bleus.Pour la première fois depuis le début de ce long procès, la salle d'audience était remplie quand, vers 11 h 45, la présidente du jury a prononcé deux fois le mot acquitté : une fois pour ce qui est de l'accusation de meurtre non prémédité et l'autre pour homicide involontaire, verdict possible ouvert par la juge Piché à la demande de la défense.Alors que Michel Otis demeurait impassible dans le box, Gisèle Côté, l'amie du père du jeune homme, n'en finissait plus de lui donner des mouchoirs en papier pour qu'il s'essuie les yeux.Une fois dans le corridor, M.Otis a sauté dans les bras de Me Léger et de Me Patrick Voir MICHEL en A2 Montréal paye trop cher pour la réfection des rues Canada.vie Le vérificateur de la Ville estime que les prix sont gonflés et que la surveillance est insuffisante achète CrownVie ANDRÉ NOËL C'est souvent la même douzaine d'entrepreneurs qui refont les rues et les trottoirs à Montréal, a déploré hier le vérificateur de la Ville en déposant son rapport annuel.Les prix sont gonflés et la surveillance des travaux laisse à désirer, a-t-il ajouté.« On a aussi constaté que, dans certains cas, ces compétiteurs devenaient les fournisseurs ou les sous-traitants de celui à qui le contrat était octroyé, indique le rapport.On peut ici conclure que l'offre du marché dans le secteur des infrastructures est relativement restreinte.» Certains employés de la Ville ont mentionné à l'équipe du vérificateur, Guy Lefebvre, que les coûts des travaux de réfection avaient augmenté de façon substantielle au cours des dernières années.Il y a deux ans, des compagnies ont été accusées d'avoir formé un « cartel du béton » dans la région de Québec et condamnées à des amendes de 5,8 millions en vertu de la loi fédérale sur la concurrence.Assiste-t-on à un cartel de l'asphalte à Montréal ?« Il est difficile de savoir s'il y a entente, a dit M.Lefebvre, en présentant son rapport, hier.Mais on constate que les coûts sont plus élevés à Montréal.Les prix poussent vers le haut.Pourtant, il suffirait de quelques mesures pour économiser quelques millions de dollars.» Le Service des travaux publics a une façon de faire ses calculs qui gonfle les prix, soutient le vérificateur.Ainsi, avant de lancer un appel d'offres, le Service établit ce qu'il est prêt à payer en faisant la moyenne des dernières années entre les différentes offres.Or les prix varient beaucoup.Par exemple, le prix d'une borne-fontaine a été proposé à 7100 $ par un entrepreneur et à 3358 $ par un autre.Pour un autre contrat, le prix de la pierre variait entre un dollar et quinze dollars.Dans la même saison, un entrepreneur a proposé un prix de 1,07$ l'unité pour du bitume dans un contrat et 115$ dans une autre soumission.Le prix moyen que s'attend à payer le Service des travaux publics est donc loin du prix le plus bas.Les entrepreneurs le savent.Ils savent aussi que les quantités de bitume ou d'autres matériaux peuvent être majorées de 10 %.« Selon nous, les techniques d'estimation utilisées par le Service des travaux publics mettent une pression à la hausse sur le coût des contrats », écrit le vérificateur.Ce service ne rejette pas les soumissions exagérées, déplore M.Lefebvre, qui recommande de suivre le modèle de la Ville de Québec.Pour mieux contrôler le coût des matériaux, la Ville de Québec oblige les entrepreneurs à acheter ses matériaux chez elle ou chez des fournisseurs prédéterminés.Il coûterait souvent moins cher de faire faire les travaux par les cols bleus.« Notre rapport fait état de plusieurs irrégularités au chapitre des contrôles », ajoute M.Lefebvre.Les Voir MONTRÉAL en A2 M Autre texte en page A6 La société Canada-Vie a fait savoir hier qu'elle faisait l'acquisition des activités d'assurance invidivuclle et collective de CrownVie.À la suite de cet achat, l'actif sous gestion de Canada-Vie passe à 48 milliards, une augmentation de cinq milliards.Pour sa part, CrownVie conserve un actif de 1,5 milliard dans les secteurs de l'immobilier, du placement et des prêts hypothécaires.CrownVie, qui affiche des résultats décevants depuis 1994, est détenue par deux importants actionnaires.Haro Financial Corp.et Extendicare Inc.À lire en page Dl 583 JOURS AVANT L'AN 2000 INDcX Petites annonces\t\u2022 affaires D2\tBridge\tE5\tHoroscope\t022\tOpinions B3 \u2022index D16\tArts et spectacles El à E4\tDécès\tE7\tLoteries\tA2.A7\tPolitique B1.B4aB6.B8 \u2022Immobilier D16àD19\t\u2022 horaire spectacles E4\tÉconomie\tDl à D15\tMode\tC1àC8\tTabloïd Sports \u2022 marchandises Dl9.D20\t\u2022horaire télévision E2\tFeuilleton\tES\tMonde\tA24.E8\t- Philippe Cantin S5 emplois D20a D22 -télévision El «Pub.-marketing 024 Mots croisés 018.S10 \u2022automobile D22.D23.E5 Bandes dessinées 017 Êtes-vous observateur D16 Mot mystère D20 ÉDITORIAL Quand la f)olitique tue 'économie - Alain Dubuc page B2 MÉTÉI Ensoleillé, ciel variable en après-midi Max.21, min.11 Cahier Sports, page 16 MOI JE N'ARRIVE PAS a ÊN TIRER UN ILS ZIG ZAG TELLEMENT wm MOI QUAND ILS SONT EN POSITION ZIG JE TIRE ZAG sur I r rî ~œr^ ^ Prix è * ¦À'te demande gé , suite à son tr&grand succès, J VOpéra Aid** est de retour en ]R$$Fp$$à\\\\ 2 au 17 °ct.98 ô - De Montréal (aller-retour) - Hôtels 5 étonesinctuant 2 repas par Jour \u2022 Croisière 5 étoiles, 6 jours cabine extérieure, incluant tous les repas et les visites guidées durant la croisière - 2 jours de visites guidées au Caire - Tous les transferts requis en Egypte , Prix par pers.en occ.double: 3 359 $ « Exclusivité Mufti Voyages » * U CL Au Centre spa Horlzontes El Guea à Cuba (8jours/7nuits) Vol itor/rttouf 'Varadero\" -tnrcferts aéroporVîtitel wn> port \u2022 hébergement \u2022 3 repas par pur \u2022 évaluation médicale -23 soins par semaine cocKaioe convenue-accès à toutes tes retautons o* ™ 8397, rue St-Denis, Montréal (Qc) ;\u201ef ff %i!9n+à!K fet#f| 858-0011 \u2022 1 \"888-302-6221 enocc.dblê ^r^y^JM Ouvert le dimanche A2 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 27 MAI 1998 Suites de la une Tabac: Ottawa ferait preuve de souplesse pour la commandite TABAC / Suite de la page A1 100 millions de dollars pour des événements sportifs et culturels alors qu'Ottawa est accusé de priver les victimes du sang contaminé d'une compensation juste et équitable.Par ailleurs, les amendements qui étaient attendus avant la fin de 97 ne pourront être adoptés avant l'automne puisqu'il ne reste plus assez de temps pour ce faire avant l'ajournement pour les vacances d'été.En l'absence d'amendements, c'est donc la loi actuelle, et par conséquent l'interdiction de toute commandite du tabac, qui s'appliquera dès le premier octobre.Pour survivre sans fonds de transition fédéral, le Ralliement pour la liberté dans la commandite se tourne maintenant vers Québec, à qui il réclame une prolongation de deux à cinq ans du délai de l'application de la loi sur les commandites.Le projet de loi Rochon déposé le 14 mai accorde un délai de deux ans aux événements commandités par les fabricants de cigarettes pour se trouver de nouvelles sources de revenus.Les écuries de Formule 1, qui participent au Grand Prix de Montréal, obtiennent un traitement particulier, soit un délai de cinq ans pour faire disparaître les noms de marque de cigarettes de leur entourage.La question des délais accordés par le ministre de la Santé promet de vifs débats.« Le gouvernement va devoir nous passer sur le corps pour allonger les délais, affirme le Dr Marcel Boulanger, président du Conseil québécois sur le tabac et la santé.C'est une bonne loi, qui n'aurait besoin que de quelques amendements.» Pour le Conseil québécois sur le tabac et la santé, le tabagisme est une épidémie et doit être traité tel quel.« Cette loi est une mesure d'hygiène publique, comme la pasteurisation du lait », renchérit le Dr Boulanger.La rumeur de la disparition du fonds transitoire du gouvernement fédéral inquiète au plus haut point les organismes québécois qui dépendent en ce moment des commandites des compagnies de tabac.Les différents festivals et événements sportifs du Québec touchent environ la moitié de la cagnotte des fabricants de cigarettes, soit 30 millions par année.Loi 101 : « dura lex sed lex » Or le fonds de transition annoncé par lé gouvernement du Québec n'est que de 12 millions.«Québec va manquer d'argent.si Ottawa ne met plus ses 100 millions », indique un porte-parole des organismes commandités.Le délai proposé de deux ans est trop court, soutient le Ralliement pour la liberté dans la commandite, qui prévoit la mort de! plusieurs événements.« On peut vivre avec un délai de cinq ans, ça nous donne le temps de trouver une alter-.native, affirme Max Beck, le président du Ralliement.Avec un délai de deux ans, on va tous se précipiter vers les mêmes sources de financement comme les lemmings se précipi-tent en bas de la falaise.» PAS / Suite de la page A1 québécois une région très bilingue.» Mais, insiste-t-il, « la langue officielle c'est le français, ses institutions sont francophones et Montréal est français ».Depuis quelques jours, le chef du PLQ, Jean Charest, aiguillonne M.Bouchard soulignant qu'il n'oserait pas faire devant les militants péquistes la promotion du bilinguisme comme dans son périple américain la semaine dernière.Pour M.Bouchard, Québec favorise le bilinguisme individuel, mais les institutions québécoises doivent carrément rester francophones.« Le gouvernement ne tient pas un discours ( pro-bilinguisme ) ailleurs pour l'éviter ici.C'est nous qui avons modifié le curri-culum scolaire pour que les élèves du primaire puissent, dès la troisième année commencer à apprendre une langue seconde », de souligner M.Bouchard.La loi 101 doit être « appliquée dans toute sa rigueur, mais d'une façon qui ne provoque pas des réactions négatives.Il ne faut pas ap- pliquer la loi plus durement qu'elle ne Test », a commenté M.Bouchard, en marge d'une réception destinée à honorer les athlètes québécois à Nagano.Pas question de modifier la loi 101, ni même sa réglementation, assure le premier ministre.« Il y a dans la loi des dispositions qui permettent de l'appliquer correctement.» Comme aux États-Unis, la semaine dernière, il a rappelé que toute la controverse au sujet des versions linguistiques des logiciels venait d'informations erronées d'un fonctionnaire.On avait soutenu que l'utilisation de logiciels anglais par des employés francophones était prohibée.Or la loi prévoit qu'une version française doit être disponible pour ces employés sans pour autant qu'il soient tenus de s'en servir.Quartier chinois Quant à l'affichage commercial dans le quartier chinois, « il n'a jamais été question d'enlever le chinois des affiches ».Le gouvernement « a arrêté le dossier pour trouver une solution que tout le monde va accepter.à l'intérieur de la loi », a déclaré M.Bouchard.Selon la ministre responsable Louise Beaudoin, c'est la Commission de protection de la langue française qui avait envoyé des lettres aux commerçants leur enjoignant de respecter les dispositions de la loi sur la langue d'affichage.« Mais il y avait eu deux séances d'information de la Commission avec ces commerçants chinois.Visiblement, il y a eu un profond malentendu.» Devant le tollé général, Québec a vite balayé sous le tapis cette question controversée.Mme Beaudoin précise que « l'opération a été suspendue » et que le sous-ministre Jean-Claude Corbeil est en train de discuter avec eux.M.Bouchard évitait hier de qualifier « d'insensibles » les fonctionnaires en cause : « ils appliquent une loi délicate d'application, c'est une question chargée émotivement et il est arrivé que cela crée inutilement des impressions qui nous font mal ».« On ne peut les blâmer d'appliquer la loi.Parfois il y a des coches mal taillées, c'est très rare, mais c'est monté en épingle dans les médias.» Même problème dans le dossier des cartes de visite : certains fonctionnaires de l'Office de la langue française avaient soutenu que les cartes d'affaire unilingues anglaises con- trevenaient à la loi, une interprétation renversée par la suite par la ministre responsable de la Charte de la langue française, Louise Beaudoin.Selon cette dernière, on ne peut parler d'excès de zèle des fonctionnaires.« J'ai posé la question à Mme Nicole René, la président te de l'Office de la langue française, elle me dit que non ( les fonctionnaires ne font pas d'excès de zèle dans l'application de la Char-' te de la langue ).La loi est là, elle existe, on fait confiance au bon jugement des gens.» Sur les 6000 plaintes que reçoit chaque année l'Office de la langue, « qu'il y en ait deux ou trois ( dossiers ) qui retroussent, c'est prévisible, il y a une loi, des inspecteurs, c'est délicat », de souligner la ministre.Dans ces cas, « je suis la première à interve-nir, à dire que cela n'a pas de bon sens », as-sure-t-elle.Il n'est pas surprenant de voir l'importance accordée au dossier linguistique aux États-Unis, a dit Mme Beaudoin, rappelant qu'elle avait eu l'expérience de CBS et vu ce qu'ils en avaient fait ( on avait retenu quelques courtes déclarations dans un reportage dévastateur sur la loi 101 dans l'émission 60 Minutes.Michel Otis acquitté du meurtre de la jeune Kristina Blain MICHEL / Suite de la page A l Laferrière, qui l'assistait.M.Otis avait dit à La Presse avant le verdict : « Et dire que Michel m'avait demandé la permission d'amener Isabelle Blain au petit chalet pour l'aider parce qu'elle prétendait avoir reçu des menaces de mort.Il a eu sa leçon et je lui ai dit que si jamais il était acquitté, de ne plus aider personne.» Selon Me Léger, les jurés ont probablement retenu la preuve de caractère qu'il a présentée.« Nous avons démontré que Michel Otis n'était pas le genre de gars à tuer un enfant.C'est un homme au contraire qui aime les enfants.On constate aussi que le jury n'a pas cru Mme Blain principalement lorsqu'elle a affirmé que Michel Otis avait sauté à pieds joints sur Kristina.Les délibérations ont été très longues, nous en étions à notre cinquième journée.Je ne suis pas surpris du verdict.» « Selon nos experts, a-t-il ajouté, Michel Otis est le genre typique à faire une fausse confession, c'est pour cette raison que c'était très délicat de le faire témoigner.Nous avions cependant pensé à le faire, mais je vous avoue que Denis Bégin nous a aidé à prendre notre décision.Bégin est un condamné à la prison à vie pour meurtre qui est venu jurer au procès qu'Isabelle Blain lui avait confessé, alors qu'elle se trouvait à la prison de Saint-Jérôme, être la seule responsable de la mort de sa fille.Quant à lui.Me Léger se dit convaincu que Michel Otis n'est pas un homme à tuer un enfant.Il lui a fallu cependant pas mal de temps pour en venir à cette conclusion, soit après avoir rencontré plusieurs personnes le connaissant et avoir appris qui était Isabelle Blain.Rappelons que Blain a d'abord déclaré aux policiers que le soir du drame, Otis n'était pas au chalet, qu'il avait couché à Montréal, pour ensuite changer sa version et dire que c'est lui qui avait battu sa fille à mort.Me Léger s'est rendu, avec son collègue Patrick Laferrière, rencontrer son client avant qu'il ne prenne pour la dernière fois le chemin de Saint-Jérôme dans un fourgon cellu- Montréal paye trop cher la réfection des rues MONTREAL / Suite de la page Al garanties sont mal respectées.Non seulement ce sont toujours les mêmes entrepreneurs qui font les travaux, mais ce sont toujours les mêmes personnes qui les surveillent ! « Compte tenu de l'importance des investissements dans les infrastructures, il est primordial de créer un climat de travail qui élimine le plus possible une certaine routine pouvant affecter l'objectivité », note le vérifi- cateur, avec sa diplomatie habituelle.Traduction : à force de se côtoyer, surveillants et entrepreneurs risquent de devenir copains copains.M.Lefebvre déplore que « les structures administratives de la Ville ne favorisent pas le déplacement de personnel ».Souvent, les surveillants ne sçnt pas présents sur les lieux, car les travaux se font en dehors de leur horaire.La surveillance par des firmes externes peut aussi laisser à désirer.La Ville n'a aucune façon de savoir si ces firmes sont liées aux fournisseurs.Les contrats votés en conseil municipal ne sont pas forcément ceux qui seront réalisés.Des travaux sont rajoutés, d'autres enlevés.Dans des cas examinés par le vérificateur, les quantités variaient de moins 100 % à plus 625 %.Les dépassements de coûts sont fréquents.Ils peuvent atteindre 102 %.Les défaillances du programme de réfection routière occupent 40 des 360 pages du rapport du vérificateur, mais elles ne sont qu'un exemple parmi d'autres.Information plus fondamentale : la dette ne cesse d'augmenter.laire.C'est de la prison de cet endroit.qu'Otis a repris sa liberté après 10 mois d'incarcération.Après sa courte rencontre avec son client,* Me Léger a déclaré à La Presse qu'Otis lui avait peu parlé, sinon pour laisser entendre qu'il avait hâte de sortir de là.Les journalistes se sont rendus à la prison commune dans l'espoir de rencontrer Michel Otis à sa sortie, mais ils en ont été incapa-^ bles.Il a quitté le centre de détention caché; dans une automobile.Z En après-midi, La Presse s'est rendue au chalet de son père, à Saint-Colomban, dans* le but de parler à son fils.M.Otis a mention-* né qu'il ne voulait pas voir les journalistes,; qu'ils avaient assez sali son fils.PROGYM 4 f Précision Contrairement à ce qu'ont pu comprendre certains lecteurs en prenant connaissance des reportages de La Presse sur le témoignage du délateur Aimé Simard, le gymnase Pro Gym Serge Moreau inc., dans l'est de Montréal, n'est aucunement lié aux Hells Angels ni à aucun groupe criminel, même si des motards y ont été aperçus.M.Moreau est l'unique actionnaire de cette entreprise depuis plus de 15 ans.Renseignements : 285-7272 Abonnement : 285-6911 Télécopieur pour abonnement : 285-7039 Lundi au vendredi de 7 h à 17 h 30 Samedi de 7 h à midi Dimanche de 7 h à II h Rédaction : 285-7070 Promotion : 285-7100 Les petites annonces : 285-7111 Télécopieur : 848-6287 Lundi au vendredi de 8 h 00 à 17 h 30 Décès, remerciements : 285-6816 Lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h 30 Grandes annonces Détaillants .285-6931 National, TéléPlus : 285-7306 Carrières et professions.Nominations : 285-7320 Comptabilité Grandes annonces : 285-6892 Les petites annonces : 285-6900 La Presse est publiée par: La Presse, Ltée.1.rue Saint-Jacques.Montréal H2Y 1K9.Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuter.Tous droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.«Envois de publication canadienne -Contrat de vente numéro 0531650» Port de retour garanti.(USPS003692) Champlain N.Y.12919-1518.LOTERIES La quotidienne à trois chiffres : 0-5-2 à quatre chiffres : 2-6-1-5 COLLECTES DE SANG Aujourd'hui, la Croix-Rouge attend les donneurs aux endroits suivants : à Montréal : Centre des donneurs de sang, centre commercial Maisonneuve, 2991, Sherbrooke Est ( métro Préfontaine ), de 10 h à 17 h 30; ¦ à Montréal : Bell Québec ( Tour Bell ), hall d'entrée, 700, rue de la Gauchetière Ouest, de 9 h à 16 h.Objectif : 150 donneurs ; ¦ à Montréal : Tour de la Bourse, Place Victoria, hall d'entrée, 800, Place Victoria, de 9 h 30 à 16 h.Objectif : 125 donneurs ; ¦ à Contrecoeur : organisée par les Chevaliers de Colomb conseil 2848, salle Donais, 600, rue Lajeunesse, de 14 h à 20 h.Objectif : 110 donneurs ; ¦ à Gatineau : Centre hospitalier des vallées de l'Outaouais, pavillon Gatineau, policiers de la SQ et de Gatineau métro, la Coop des techniciens ambulanciers de l'Outaouais et la Banque Royale, cégep de l'Outaouais -campus Félix-Lcclerc, 820, boul.La Gappe, de 14 h à 20 h.Objectif : 375 donneurs.DEMAIN DANS LA PRESSE Mosaïque asiatique ¦ De l'Asie, nous avons des images évocatrices, captivantes: la grâce de la calligraphie orientale, le symbolisme de l'opéra cantonais, la minutie de l'origami, les mystères de la Chine antique.Pas besoin de parcourir des milliers de kilomètres pour découvrir les beautés de cette partie du globe; ces temps-ci, Montréal lui fait un clin d'oeil.Demain dans le cahier Sortir, notre collaboratrice Stéphanie Bérubé vous propose une petite mosaïque asiatique.QUESTION DU JOUR Ln Presse i Vous voulez vous faire entendre?Répondez à la question du jour.Pour faire connaître votre opinion, composez le 285-7333; au son de la voix, faites le L Les Expos érigeraient un complexe immobilier près du nouveau stade.Y croyez-vous?Le gouvernement Bouchard prétend que la réforme de la santé est un succès.Étes-vous d'accord?À cette question posée hier, le pourcentage des réponses obtenues a été: \u2022 » Oui: 14 % Non: 86 % NDLR: Ce sondage maison sert uniquement à prendre le pouls de nos lecteurs et n 'a aucune prétention scientifique.f LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 27 MAI 1998 A3 Le mot du jour job ¦ Un lecteur demande pourquoi nous utilisons le mot job au masculin dans La Presse.Parce que tel est son genre.Au Québec, il est vrai, on dit souvent une job, mais on dit également une autobus, une avion, une ascenseur.Faut-il pour autant féminiser ces mots dans nos textes ?Le mot job désigne d'abord un « petit emploi provisoire ».\u2014 Un job d'été.Mais par extension, il désigne également « tout emploi rémunéré ».\u2014 Elle a un bon job.Paul Roux Stade : confiants, les Expos souhaitent Tant0Corey que Brochu des audiences publiques dès cet été attirés par PHILIPPE CANTIN Les Expos souhaitent la tenue d'audiences publiques dès cet été afin d'obtenir des modifications au zonage du quadrilatère formé des rues de la Montagne, Saint-Jacques, Peel et Notre-Dame.C'est sur ce terrain que l'organisation propose la construction d'un nouveau stade de baseball et, dans une deuxième phase, d'un complexe immobilier comportant des tours de 37, 28 et neuf étages.« Notre objectif est d'aménager dans ce nouveau parc au début de la saison 2001, explique Laurier Carpentier, vice-président des Expos.Voilà pourquoi il faut déclencher rapidement le processus menant à l'obtention des autorisations nécessaires.Si le projet va de l'avant, les travaux devront commencer en janvier prochain.» - La semaine dernière, les Expos ont déposé au service d'urbanisme de la Ville de Montréal un programme de développement de ce terrain, sur lequel ils détiennent une option d'achat.Il appartient presque entièrement à la Société immobilière du Canada, un organisme relevant du gouvernement fédéral.Les Compagnies Molson sont propriétaires d'une parcelle le long de la rue Notre-Dame.Des études d'impact sur l'ensoleillement, le vent, la circulation, l'éclairage, le bruit et le quartier avoisinant, celui des « Floralies de la Montagne », figurent en annexe du document.Avant la tenue d'une étude publique devant la Commission de développement urbain, une période de 45 jours est nécessaire pour l'affichage du projet sur son emplacement éventuel et le dépôt des mémoires des citoyens.L'échéancier envisagé par les Expos est donc très serré.Les audiences devraient plutôt se tenir à l'automne.« Présentement, il n'existe pas de marché pour le complexe immobilier prévu le long de la rue Peel, ' 1 Illustration du projet de nouveau stade des Expos avec, à droite, Tune des tours prévues.reconnaît M.Carpentier.Mais nous devons protéger nos droits si on fait l'acquisition du terrain.En demandant à la Ville un changement de zonage permettant uniquement la construction du nouveau stade, nous devrions reprendre le processus dans quelques années afin d'autoriser le développement commercial et résidentiel.» Dans l'état actuel du dossier, la stratégie des Expos peut sembler prématurée.L'avenir de la concession demeure en suspens.À moins de six semaines de l'échéance du 30 juin fixée par Claude Brochu, l'organisation a réuni à peine 40 des 100 millions sollicités auprès de la communauté des affaires.Quant aux gouvernements, à qui les Expos demandent l'adoption de mesures permettant de récolter 150 millions, leur attitude oscille entre la prudence et la méfiance.Bien sûr, si M.Brochu recommande la vente de l'équipe à des intérêts américains le 30 juin, l'option d'achat du terrain ne sera pas exercée et tout le projet s'éteindra.L'idée de greffer un complexe immobilier à un équipement sportif d'envergure n'est pas nouvelle.Le consortium formé des Compagnies Molson et du Canadien Pacifique a procédé de la même façon en 1991.À l'époque, Ronald Co-rey, le président du Canadien, avait clairement indiqué que le nouvel amphithéâtre ne serait pas bâti sans l'autorisation de construire des tours à bureaux.« Nous avons obtenu les permis nécessaires, a dit M.Corey, hier.Nous envisageons toujours d'aller de l'avant avec ce projet quand les conditions du marché le justifieront.» Les Compagnies Molson et le Canadien Pacifique financeraient l'érection de ces nouveaux immeubles.En revanche, les Expos ne prévoient pas être maîtres d'oeuvre d'éventuels édifices résidentiels et commerciaux à l'ombre du nouveau stade.« Nous sommes convaincus que des promoteurs et des développeurs s'y intéresseront, a affirmé M.Brochu, hier.Ce projet ferait également l'affaire de Montréal puisqu'il générerait des revenus imponants de taxes foncières.» Si le nouveau stade devient réalité, les Expos demanderont une exemption de taxes foncières.l'immobilier PHILIPPE CANTIN Le développement immobilier du centre-ville de Montréal exerce un attrait évident sur Ronald Corey et Claude Brochu.Dans leurs cartons, les présidents du Canadien et des Expos ont les plans de six nouveaux édifices.Les comparaisons ne vont cependant pas plus loin.Sans un seul dollar de subvention, les Compagnies Molson ont déjà érigé leur nouvel amphithéâtre, une affaire de 220 millions.Et le consortium qu'elles forment avec le Canadien Pacifique possède l'autorisation de construire deux tours à bureaux de 48 étages.La première serait bâtie à l'intersection des rues de la Montagne et de la Gauchetière ; la seconde, rue Saint-Antoine, tout juste à l'est du Centre Molson.« Nous avons aussi la permission d'ajouter 12 étages directement sur le Centre Molson, explique M.Corey.Les fondations de l'édifice ont été prévues pour soutenir cette structure additionnelle.» Quant aux Expos, non seulement leur projet est embryonnaire, mais il est aussi lié à leur survie.« On veut néanmoins communiquer notre vision, dit M.Brochu.Nous souhaitons voir loin et grand.» Ronald Corey refuse de se prononcer sur les chances de Claude Brochu de mener à terme son projet.Mais il n'échangerait pas son emplacement pour celui sur lequel les Expos détiennent une option d'achat.« Le transport en commun dessert parfaitement nos terrains.Et au centre-ville, mieux vaut être un peu plus au nord.Si l'immobilier reprend vie, notre site sera idéal pour accueillir de nouveaux édifices.» La défense étale la carrière criminelle du délateur Simard MAIL CKAMPLAIN CARREFOUR LAVAL PLACE STE-F0Y YVES B0ISVERT Lors de la première journée de contre-interrogatoire du délateur Aimé Simard, la défense s'est employée à étaler sa carrière criminelle, faisant en particulier ressortir qu'il avait trompé nombre de personnes par le passé.En plus des trois meurtres et trois tentatives de meurtres qu'il a admis avoir commis depuis qu'il fraye dans le milieu des motards, fin 1996, Simard a commis une foule d'infractions mineures dans la région de Québec, d'où il est originaire.Simard est le témoin principal au procès de cinq Rockers ou associés au palais de justice de Montréal.Daniel St-Pierre, 35 ans, Pierre Provencher, 48 ans, Stephen Falls, 34 ans, Gregoy Wooley, 26 ans, et Patrick Pascone Ménard, 19 ans, sont accusés d'avoir comploté avec Simard et d'avoir été son complice dans l'assassinat d'un homme des Rock Machine, Jean-Marc Caissy, 25 ans.Simard a abattu Caissy de cinq balles au visage le 28 mars 1997.Il dit en avoir reçu la commande de St-Pierre et Provencher, et que cela faisait partie de représailles dans le cadre de la guerre que se sont livrée les Hells Angels ( auxquels sont rattachés les Rockers ) et les Rock Machine pour le contrôle de la vente de drogue dans le sud-ouest de Montréal.Dès ses 18 ans L'avocate de Falls, Me Danielle Roy, a commencé à contre-interro-ger Simard.Le délateur de 30 ans n'a pas d'antécédents à l'adolescence, mais dès l'année de ses 18 ans, il a fait un tour en prison.Simard a commis, entre 1986 et 1996, des dizaines de fraudes de toutes sortes.Il a fraudé à peu près tout ce qu'il y a de grands magasins dans la région de Québec, certains jusqu'à 12 fois en moins d'un mois.En général, il faisait des chèques sans provision.Simard s'est aussi fait passer pour un autre.Il a également volé la carte de crédit de sa mère, puis celle de sa voisine.Il a braqué une arme en direction d'un entrepreneur venu faire des travaux chez sa mère parce qu'il avait volé des outils, selon lui.Il a travaillé à l'Hôtel Shangrila, où il a volé des chèques en blanc de son employeur.Il a également volé 2000 $ à un LES AILES DE LA MODE .\u2022\u2022 \u2022\u2022\u2022>/.-\u2022\u2022 \u2022 \u2022 \u2022\u2022;.\u2022/m.*-/w' g ¦r-v.- '\u2022:>.:% '¦ ï t.'*- :* \u2022\u2022 ¦ -, \u2022\u2022 ¦\u2022' \u2022\u2022 ;> .,.\".*ïvn : ::- .:\u2022 .\u2022 ' \\ \u2022;.! v.-v-V\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022 ; .r .\u2022 \u2022.\u2022\u2022 .\" ¦; «\u2022 i .vV\"*- \u2022\u2022 v \u2022.' ¦.w-r.-v- \u2022 fi \u2022 - Parfait pour une saucette sans soucis.Maillot une-pièce, Baltex.Offert en 4 couleurs.* \u2022 » \u2022.¦ \u2022« ¦ »\u2022 * * .vv.:.\u2022: ; :< .-.^ .\u2022'\u2022 \u2022; *.* \u2022;\u2022 -\u2022\u2022 \u2022\u2022.¦ Aimé Simard organisme communautaire vers lequel les libérations conditionnelles l'avaient dirigé.Il a ensuite volé 8000 $ US dans la valise d'un client au Château Mont-Sainte-Anne, près de Québec.Vers 1994, il a été pendant « quelques mois » informateur de la police de Québec dans le milieu \u2022 des stupéfiants.Il a déjà, alors qu'il était détenu dans une institution fédérale, collaboré à un complot pour droguer des employés de la prison en faisant mettre des « buvards » dans leur soupe.Me Roy a également fait ressortir que même s'il s'est engagé dans son contrat de délateur à ne commettre aucun autre crime, sous peine de voir son entente révoquée en tout ou en partie ( à la discrétion des autorités ), Simard a fait entrer du PCP en prison pour lui et pour d'autres.Il a également tenu des propos menaçants à un gardien de la prison de Valleyfield qui a insisté pour le fouiller à nu malgré une entente qui devait lui épargner ce traitement.Après avoir signé son contrat avec les autorités, le 12 juin 1997, dans lequel il révélait (ous ses crimes, punis ou non, Simard s'est avoué coupable de trois meurtres au deuxième degré et trois tentatives de meurtre.Il a été condamné à l'emprisonnement à vie sans possibilité de libération conditionnelle avant 12 ans.Le contre-interrogatoire, qui risque de durer plusieurs jours, se poursuit ce matin.Le; /^a/LLot; \u2022 .\u2022» .viT.» \u2022 * f.r.- .\u2022 \u2022.«.« Maillot-short tout nylon pour homme, deTommy Hilfiger.Offert en 3 couleurs, 60 $.Le chic pratique, à la piscine ou en soirée, .maillot une-pièce signé Solare.\u2022 \\ A4 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 27 MAI 1998 Piétons sauvagement battus par des voyous Les trois hommes déambulaient sur la piste cyclable du canal de Lachine MARCEL LAROCHE Trois hommes qui se promenaient sur la piste cyclable longeant le canal de Lachine, dans le quartier montréalais de Pointe-Saint-Charles, ont été sauvagement battus par déjeunes voyous tard lundi soir.Cette agression survenue dans un lieu public habituellement sûr s'est transformée en véritable cauchemar pour les trois piétons qui ont terminé leur balade à l'hôpital, l'un plongé dans le coma, l'autre souffrant d'une commotion cérébrale et le troisième traité pour des lacérations à la tête.L'incident s'est déroulé vers 23 h 40 lundi à la hauteur des rues Atwater et Saint-Patrick.Le trio d'amis, dont l'un promenait son chien, se trouvait à proximité du pont de la voie ferrée surplombant le canal, dans le secteur du marché Atwater, quand il a été pris à partie par une bande de huit à 10 jeunes gens.Sans se soucier de la présence de témoins, les jeunes de 17 à 20 ans ont commencé par injurier les trois piétons qui ne savaient pas trop comment réagir devant cette agression verbale.« C'est toué.c'est toué », aurait alors crié l'un des assaillants en montrant du doigt l'un des marcheurs totalement désemparé.Les trois copains ont alors tenté de s'enfuir.Mais les jeunes voyous, dont deux étaient à vélo, les ont rapidement rattrapés pour ensuite les attaquer à coups de poings et de pieds.L'un des agresseurs aurait même utilisé une bouteille de bière pour frapper les victimes.Alertés par des témoins, les policiers sont accourus sur les lieux pour découvrir les trois hommes dans un état lamentable.Des techniciens d'Urgences Santé ont rapidement pris charge des trois blessés qui ont été traités sur place avant d'être transportés à l'hôpital.L'une des victimes, un homme dans la trentaine, était toujours dans le coma plusieurs heures après cette agression, souffrant entre autre d'un traumatisme crânien, tandis que ses deux compagnons de 34 et 41 ans ont également subi de graves blessures à la tête.Par ailleurs, le commandant Daniel Randall, responsable du poste de quartier 18 du SPCUM, a indiqué hier à La Presse que la piste cyclable, accessible à la population entre 6h et minuit, est très sécuritaire.Il indique qu'il y a eu seulement quatre incidents mineurs ( chutes à vélo ) signalés en 1997.Pour la saison 1998, deux policiers sont affectés à temps plein pour patrouiller la piste, tandis que quatre autres agents sont affectés sporadiquement en période d'achalandage.Quant à l'enquête sur l'agression de lundi soir, l'officier du SPCUM a déclaré qu'elle progressait rapidement, laissant même entrevoir la possibilité d'arrestations imminentes dans cette affaire, qui, selon les informations obtenues hier, seraient l'oeuvre d'individus qui se sont trompés de victimes.PHOTO RÉMI LEMÊE.La Presse Trois hommes se promenaient lundi soir dans ce secteur de la piste cyclable du canal de Lachine, près du pont de la voie ferrée, quand ils ont été attaqués et battus par un gang de jeunes voyous.COMPAREZ LA LONGUE LISTE DE CARACTERISTIQUES DE SERIE DE CHRYSLER AVEC LA CONCURRENCE ET JUGEZ PAR VOUS-MEME.%lr Location, terme de 36 mois.par Comptant initial MOIS de 2 440$.Transport et préparation inclus.Aucun dépôt de sécurité requis.Dodge/Plymouth Neon 1998, 2 portes L'ensemble 23N comprend : \u2022 Deux sacs gonflables de nouvelle génération \u2022 Moteur 2 litres, DACT, 150 ch \u2022 Poutres de renfort dans les portes/ Console centrale \u2022 Suspension indépendante aux quatre roues \u2022 Couvercle du coffre à commande intérieure \u2022 Volant inclinable \u2022 Garantie de 3 ans Su 60 000 km \u2022 Assistance sur la route 24 h \u2022 Plein d'essence avec chaque achat ou location\" \u2022 et beaucoup plus encore \u2022 Consommation d'essence : ville : 9,1 L/100 km; autoroute : 6,1 L/100 km.Ijr Location, terme de 36 mois.Comptant initiai MOIS de 3 375$.Taxe sur le climatiseur, transport et préparation inclus.Dodge Stratus/Plymouth Breeze 1998 L'ensemble 24A + RAS comprend : \u2022 Moteur de 2,4 litres, 16 soupapes, DACT \u2022 Climatiseur \u2022 Poutres de renfort dans les portes \u2022 Volant inclinable \u2022 Transmission automatique à 4 rapports \u2022 Suspension à double triangulation \u2022 Radio-cassette AM/FM stéréo avec 6 haut-parleurs \u2022 Deux sacs gonflables \u2022 Garantie de 3 ans ou 60 000 km \u2022 Consommation d'essence : ville : 11,3 L/100 km; autoroute : 7,1 L/100 km.Location, terme de 36 mois.par Comptant initial MOIS de 2 995$.Taxe sur le climatiseur, transport et préparation inclus.Chrysler Intrepid 1998 L'ensemble 22C 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sud-ouest de la ville, avaient dispersé les grévistes en montant sur le trottoir avec leur voiture.En reculant, l'auto de police a heurté M.Thibault.Arrêté quelques minutes plus tard pour entrave au travail des policiers, il a passé 26 heures en cellule avant de comparaître en Cour municipale de Montréal, le 25 juillet.Dans un rapport, un officier du poste 24 indique que M.Thibaulr « a frappé sur le véhicule de police avec sa pancarte ne causant aucun dommage ; mais entravant le tra-^ vail des policiers en voulant les déranger et attirer leur attention ».Sous la pression de l'avocat du' syndicat et des quelques témoins/ tous des collègues de travail qui en avaient assez des multiples remises du tribunal, M.Thibault dit s'être reconnu coupable à l'accusation portée contre lui, le 17 janvier 1996.Il a alors été condamné à une amende de 100 $.Le conflit était terminé depuis près de six mois quand M.Thibault a porté plainte au Commissaire à la déontologie policière, le 1er avril 1996.Après enquête, celui-ci a intenté des poursuites disciplinaires contre les deux agents de la CUM, Stéphane Caron et Jo-celyn Lessard L'agent Caron, qui a depuis quitté les rangs de la CUM pour se joindre à la Sûreté du Québec, est accusé de six manquements et son collègue de deux.Essentiellement, on leur reproche d'avoir arrêté M.Thibault sans mandat.Le policier Caron est aussi cité pour avoir manqué de jugement et de discernement en fonçant sur la victime avec la voiture de police.Il aurait aussi intimidé M.Thibault et manqué de respect envers lui en crachant dans sa direction pendant qu'il était détenu au poste 24.La cause sera entendue les 3, 4 et 5 juin prochains. LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 27 MAI 1998 A5 ! : les premiers imbéciles venus.SOUVENIRS DE MAI 68 Bruno Boutot collaboration spéciale Voici le premier d'une série de trois articles sur les événements qui devaient perturber la vie sociale en France en mai 1968.Une saga parisienne avec des paves, des slogans, des leaders et des utopies, des héros romantiques d'une révolution de l'imagination, et quoi encore ?Les événements de mai 68 en France ont été si riches et bordéliques qu'ils suscitent depuis 30 ans les interprétations les plus fantasmatiques.On est loin des émotions et des anecdotes simples qui ont changé la vie de millions de gens.En fait, ce qui fait la particularité et la valeur de mai 68, c'est que les premiers imbéciles venus en sont devenus les acteurs essentiels.C'est un de ces cas où mille histoires de gens ordinaires, comme celle que j'ai vécue loin de Paris et de ses ténors, en disent plus qu'une image, aussi romantique soit-elle.Je venais d'avoir 20 ans et j'étudiais en première année de médecine à Toulouse, dans le sud-ouest de la France.À part humer l'air du temps entre nos logements et nos cours, on ne faisait qu'une chose : étudier, par impérieuse nécessité.Nous étions autour de 1000 dans cette première année et les deux tiers seraient éliminés dès l'été.On savait qu'il y avait de l'agitation à l'Université de Nanterre, en banlieue parisienne.À Toulouse aussi des militants gauchistes se ta- pochaient avec des commandos du groupe d'extrême droite Occident à tout propos, mais ça faisait partie du bruit de fond.Jusqu'au jour où les « enragés » expulsés de Nanterre, se sont réfugiés à Paris, à la Sor-bonne.La police a vidé la Sorbon-ne et arrêté des étudiants.Le lendemain, à la fin d'un cours, un membre de l'association des étudiants est venu nous tenir un étrange discours.Il y a un appel à la grève générale des étudiants, dit-il en substance, mais nous ne sommes pas mêlés à cette histoire.Cependant, pour ne pas provoquer l'intervention des agitateurs ( de la fac de lettres ) et des durs à cuire d'Occident ( de la fac de droit ) qui les suivaient à la trace, l'association a décidé de suspendre les cours.Mais, bien sûr, nous ne sommes pas en grève.Quelques voix dans l'amphithéâtre se sont élevées contre cette position peureuse.La police dans une université, c'était grave.Si on arrêtait, on était en grève.Voilà, c'est aussi simple et bête : c'est là que, pour nous, tout a commencé.Certains sont rentrés chez eux, pour étudier ou profiter du printemps.Quelques-uns sont à Paris pour assister au show le plus médiatisé de l'heure.D'autres sont partis vers la fac de lettres pour participer à des débats ouverts.Certains guettaient toute possibilité de manif pour casser du flic.D'autres enfin, dont j'étais, sont restés à la fac: la moitié des étudiants au début, le tiers ou le quart un mois plus tard.La légende a du vrai : on a fini par refaire le monde.Mais on ne l'a pas fait exprès.Les sujets se sont enchaînés.L'idée immédiate, très terre à terre, était de revendiquer des conditions d'enseignement plus modernes que le système archaïque et autoritaire qui était alors la norme.On commença donc par faire des réunions par année d'étude, avec assemblée générale à la fin de chaque jour.Puis se sont créés une multitude de comités dès qu'un sujet était soumis et que se manifestaient des volontaires.Je me souviens d'un tourbillon, complètement « sto-ned » d'adrénaline et de manque de sommeil, entre les comités de réforme des cours, puis de l'enseignement hospitalier, puis des hôpitaux ; puis de la relation médecin-malade ; puis de la relation médecins-infirmières ; puis de la consommation des médicaments ; puis de la sécurité sociale ( assurance-maladie ) ; puis de la politique de la santé ; puis, puis, puis, jusqu'au jour où quelqu'un a soupiré lors d'une réunion : « Mais c'est l'homme qu'il faut changer ! » Tu parles, Charles ! Sans compter que s'étaient organisées des équipes d'urgence pour les premiers soins dans les manifs, un service de sandwiches et de boissons à la fac, un service d'ordre, un journal quotidien, une équipe qui enquêtait sur les modes d'enseignement dans d'autres pays, une coordination téléphonique permanente avec les autres facs de médecine de France, etc.Pourtant, on ne savait pas grand-chose.Si un étudiant de l'époque débarquait tel quel au milieu d'étudiants d'aujourd'hui, il aurait l'air d'un sacré nono : on avait été peu exposés à la télévision et au reste de la planète; on n'avait peu ou pas voyagé ; on n'avait encore rien fumé ; les cheveux « longs » ressemblaient à la coupe actuelle de Lucien Bouchard.Et, sans pilule ni condom, on PHOTO D'ARCHIVES.La Presse Les voitures renversées, reliquats d'une nuit de bagarre entre étudiants et policiers.avait moins d'expérience sexuelle que les ados de 15 ans aujourd'hui.Tiens donc, c'est là que j'ai attrapé ma première gonorrhée.DEMAIN : À POIL ! PHOTO RÉMI LEMÉE.Là Presse Le cadavre de la victime est demeuré plusieurs heures sur le trottoir, devant le centre d'hébergement de la rue Hickson, avant d'être transporté à la morgue.Pensionnaire d'un centre pour malades mentaux assassiné MARCEL LAROCHE Après avoir poignardé à mort son colocataire, un pensionnaire d'un centre d'hébergement pour malades mentaux s'est enfui à toutes jambes à l'Institut Louis-Philippe-Pi-nel, qui sert de prison pour les détenus ayant des problèmes psychiatriques.Georges Koussioulas, qui a déjà fait un stage en cure fermée dans cet établissement de Rivicre-des-Prairies, serait la dernière personne à avoir vu vivant John Lipinsky ffls: \u2022 Lipinsky vivait dans un centre d'hébergement appartenant à l'hôpital psychiatrique Douglas, à Verdun, lorsqu'il aurait été assassiné par son compagnon de chambre.Le drame s'est produit hier matin dans la chambre que les deux hommes partageaient depuis quelques semaines, au rez-de-chaussée d'un immeuble du 91, rue Hickson, à Verdun.Cette résidence, en face du Centre hospita-lier Angrignon (anciennement l'Hôpital général de Verdun ) a déjà été le théâtre d'une tragédie qui avait fait deux morts et cinq blessés, le 21 décembre 1995.Une défectuosité dans le système de chauffage de ce centre d'hébergement géré par l'organisme communautaire Ressort avait entraîné la mort des deux pensionnaires.Le centre était occupé par six pensionnaires au moment du drame d'hier.C'est un responsable qui a fait un appel d'urgence au 911, vers 7 h 30, en disant avoir été témoin d'une altercation entre deux hommes occupant la môme chambre.Selon les premières informations fournies à la police, John Lipinsky venait d'être poignardé à plusieurs reprises au thorax, puis avait trouvé la force de quitter le logement pour aller s'effondrer sur le trottoir, devant la porte du centre d'hébergement.Les locataires avaient aussi aperçu le présumé assassin, Georges Koussioulas, s'en-fuyant par la porte arrière de l'immeuble avant l'arrivée des policiers et des techniciens d'Urgences Santé.Dès le début de l'enquête sur ce 12e meurtre commis depuis le début de l'année dans le territoire de la CUM, comparativement à 23 à la même période en 1997, tous les soupçons convergeaient vers Koussioulas.Pendant que policiers et techniciens du Laboratoire de sciences judiciaires et de médecine légale de Montréal s'affairaient sur la scène de crime, Simon Bachand, le responsable de l'organisme Ressort, avait peine à saisir l'ampleur du drame.Lipinsky, 37 ans, était sur le point d'être placé dans une famille d'accueil.Quant au présumé meurtrier, Georges Koussioulas, également âgé de 37 ans, les policiers n'ont pas eu à le pourchasser bien longtemps puisqu'il s'est lui-même présenté hier après-midi au centre de réception de l'Institut Pinel.Munis d'un mandat d'arrestation, les sergents-détectives Donald Baron et Guy Bes-sette sont allés le cueillir en fin d'après-midi dans cette institution où il avait déjà été soigné pour des troubles psychiatriques.Koussioulas doit comparaître aujourd'hui au palais de justice de Montréal.SOLARIUMS-SPÉCIAUX DU PRINTEMPS TROIS-SAISONS * QUATRE-SAISONS * GAZEBO-PLUS DU 1 MAI AU 24 JUIN 50% de rabais sur nos store réfléchissants financement disponible a partir de 49$ par mois site internet zytco.com ouvert le samedi téléphonez sans tarder.4940 St-L.au (514) (800) ranc, H4S-1A7 GAZEBO-PLUS 361 -9232 spécialiste du solarium 8' x 10' SEULEMENT 2495$ I PROFITEZ DE L'OFFRE MICROTEC .\u2022.- ET OBTENEZ UN SCP FIDO GRATUIT*! \u2022-.\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022 \u2022.«\u2022 \u2022 \u2022 \u2022.* fïM.AU 31 MM'- seu i i m en 199*» VENDU INSTALLÉ fiiiewoTgc _COMPREND TOUTES CES COMPOSANTES :_ \u2022 1 panneau de contrôle 6 zones \u2022 1 détecteur infrarouge haute-technologie \u2022 2 contacts encastrés pour porte ou fenêtre \u2022 1 clavier avec piezo intégié \u2022 1 sirène 15 watts murale \u2022 1 batterie 12 volts, 7 ampères \u2022 1 transformateur \u2022 1 antineutralisateur type CA38A \u2022 7 autocollants de prévention Basée sur un contrat de télésurveillance de 60 mois à 19.95$ par mois.Marché résidentiel seulement FRAIS SUPPLÉMENTAIRES POUR MARCHÉ COMMERCIAL B GRATUIT! 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rapport ne sera pas rendu public comme tel, puisqu'il contient des renseignements nominatifs, a-t-on expliqué au cabinet du ministre.Harcèlement sexuel ¦ Le Tribunal des droits de la personne, présidé par le juge Simon Brossard, a rejeté une demande d'indemnisation de 14 800 $ qu'avait présentée Josée Larivée en prétendant avoir été harcelée sexuellement, de novembre 1992 à mars 1993, au moment où elle travaillait de nuit au restaurant Harvey's de Montréal-Nord.Bien qu'elle allègue que son supérieur immédiat, Stéphane Turcotte, aurait fait des gestes et adressé des paroles à connotation sexuelle envers elle, le Tribunal conclut qu'elle ne l'a pas prouvé puisque, non seulement son témoignage n'est pas corroboré, mais qu'en plus, il n'est pas vraisemblable que, dans un espace de travail restreint où plusieurs employés doivent travailler ensemble, aucun d'eux, sur une période de six mois, n'ait vu, ni entendu de gestes ou de paroles à connotation sexuelle qui auraient visé Mme Larivée alors que cette dernière déclare que M.Turcotte ne s'en cachait pas devant les autres employés et que de tels événements se produisaient tous les jours.Oui ou.non merci, les « squeegees » ! ¦ Pour éviter toute controverse inutile, les Inventeurs autonomes viennent de mettre sur le marché des vignettes à l'intention des automobilistes qui, chemin faisant, rencontrent des « squeegees ».Ainsi, les conducteurs qui sont disposés à recevoir leurs services collent la vignette Oui sur le pare-brise de leur véhicule, tandis que ceux qui n'en veulent pas y apposent la vignette Non merci.Emanant de l'idée originale du policier Daniel Paquette, lui-même inventeur, la vignette est vendue 2,50 S au Monde des inventions québécoises, situé au 2630, rue Masson, à Montréal.Tous les profits seront versés au Fonds de soutien aux inventeurs autonomes québécois, dont la mission est d'aider, encadrer, soutenir et protéger les droits des inventeurs.Transporteurs scolaires ¦ Le Service du contrôle du transport routier de la SAAQ lançait hier sa première offensive dans le cadre de l'Opération Orange.Vingt-sept contrôleurs routiers et inspecteurs en vérification mécanique ont procédé à l'inspection complète d'une vingtaine d'autobus scolaires.Les vérifications portaient également sur le certificat de compétence des conducteurs.En tout, 18 véhicules, ainsi que leur conducteur, étaient conformes en tout point à la réglementation en vigueur dans ce secteur de transport de personnes.Les contrôleurs routiers ont émis trois avis de 48 heures pour des défectuosités mineures et quatre avis de 72 heures pour des manquements en vertu de la Loi sur les transports.Un seul autobus comportait une défectuosité majeure du système de freinage.Le véhicule a été remorqué afin d'être réparé avant de reprendre la route.L'opération Orange se poursuivra au cours des prochaines semaines.v Le vérificateur de Montréal dépose un rapport annuel accablant ANDRÉ NOËL La gestion budgétaire est archaïque à la Ville de Montréal et le système d'information budgétaire est « pourri », a déclaré hier le vérificateur de la Ville, Guy Lefebvre, en déposant son rapport annuel.« La Ville est sous-équipée pour fournir de l'information sur sa gestion, a-t-il dit.Il y a des petites municipalités qui peuvent vous dire combien ont coûté les célébrations de la Saint-Jean-Baptiste deux jours après la Fête.La Ville de Montréal en serait incapable.Elle ne s'est pas modernisée.» Le flou règne dans plusieurs domaines.Le grand mystère : comment la Ville comblera-t-elle son déficit de 53 millions et comment paiera-t-elle les dépenses résultant de la crise du verglas ?Pour la première fois, la Ville a déposé un budget déficitaire.Le gouvernement a dû adopter une loi spéciale pour l'y autoriser.M.Lefebvre trouve cette autorisation « curieuse ».La Ville continue à emprunter pour payer des salaires et d'autres dépenses qui devraient être faites à même le budget de fonctionne- ment, déplore-t-il.« On est dans un système pourri.Il est urgent de mettre de l'ordre là-dedans, surtout que la situation financière est fragile.» Au cours des cinq dernières années, la dette brute a augmenté de 545 millions ( 24 % ) et la dette nette de 198 millions ( 14 % ).En même temps, la valeur des maisons et des immeubles diminue.Le ratio de la dette à long terme ( 2,7 milliards) par rapport à l'évaluation imposable augmente dangereusement, et risque d'augmenter encore plus.« On devrait examiner l'opportunité de se doter d'un plan officiel de contrôle de 1 endettement de la Ville », note le vérificateur dans son rapport.Ce ne sont pas là ses seules sources d'inquiétude.Les critiques pleuvent : \u2022 La Ville établit des prévisions souvent fantaisistes.Ainsi, les res- ponsables du Biodôme prévoient systématiquement plus de visiteurs que les chiffres réels.Les erreurs varient de 15% à 30%.Même chose pour les recettes des constats d'infraction pour la sécurité routière.Ici, l'erreur de prévision a été de 17,5 millions de dollars.\u2022 À ce sujet, la police surveille de moins en moins les automobilistes, si l'on en croit les chiffres.Le nombre de constats pour les infractions au Code de sécurité routière est passé de 503 600 en 1990 à 147 450 l'année dernière.Les recettes ont baissé en conséquence.\u2022 La Ville n'a pas pris au sérieux le bogue informatique de l'an 2000.« Les problèmes liés à l'an 2000 sont potentiellement graves et risquent fort de dégénérer en crise », prévient le vérificateur.Par exemple, ce sont des ordinateurs qui contrôlent les usines d'eau potable.L'absence de préparation des systèmes informatisés « menace la production du bien le plus essentiel au bien-être des citoyens et à la sécurité publique ( incendies ) ».La date butoir, pour une bonne préparation, est le 31 décembre prochain.« II faut un responsable », estime M.Lefebvre.Enfin, le vérificateur souligne plusieurs « horreurs » : \u2022 La fréquence des accidents de travail, à la Ville, est deux fois plus élevée que dans les autres villes, et la gravité des accidents, 10 fois plus élevée.Cela entraîne de fortes cotisations à la CSST.© Certains équipements électriques municipaux utilisent encore des huiles contaminées aux BPC.Dans certains cas, on les trouve dans des parcs ! « La Ville de Montréal ne respecte pas ses obligations à l'égard des exigences du ministère de l'Environnement sur les BPC ».\u2022 En 1995, le vérificateur a découvert que la minuterie de plusieurs paréomètres était défaillante.Il a exigé que la Ville exerce plus de contrôle sur la firme Stationnement de Montréal, une filiale de la Chambre de commerce qui exploite les parcomètres.« Aucune action n'a été portée à notre connaissance ».\u2022 La Ville a donné une subvention de 100 000 $ à la Société du palais de la civilisation pour une « activité d'envergure internationale » au Marché Bonsecours.L'activité n'a jamais eu lieu et la Ville n'a jamais récupéré sa subvention.L'ange du Vieux-Montréal PHOTO PIERRE McCANN.UPmse Tout en haut de la chapelle Notre-Dame-du-Bon-Secours, dans le Vieux-Montréal, cet ange de cuivre monte silencieusement la garde.S'il ne tournait pas le dos à la ville, il aurait une vue magnifique.Ce panorama, particulièrement saisissant au coucher du soleil, les visiteurs de la chapelle de pierre érigée en 1771 peuvent le contempler à compter de cette semaine, grâce aux travaux de restauration de 5,5 millions qui viennent de se terminer.Têtes d'affiche ¦ George Springate avait tout lieu de se réjouir dimanche, à l'occasion de la formation d'un nouvel organisme communautaire.Partage-action de l'Ouest-de-l'île, dont il est le président-fondateur.En effet, le président de la compagnie Pfizer, Alan Bootes, s'est engagé à verser 200 000 $ sur trois ans pour défrayer les coûts d'administration du nouvel organisme qui mènera sa première campagne de financement en septembre prochain.Partage-action est un fonds communautaire qui redistribuera l'argent recueilli à des organismes communautaires du milieu.Renseignements : Partage-action de l'Ouest-de-l'île, 15000, boulevard Pierrefonds, bureau 203, Pierrefonds ( Québec ) H9H 4G2.Tél.696-3667.¦ La nouvelle cuvée de jeunes scientifiques québécois a fait très bonne figure à l'Expo-sciences pancanadienne, le tandem formé par Ally Pen et Pohien Ear ayant remporté les grands honneurs de la compétition.C'est avec un projet de biotechnologie portant sur une protéine qui a la propriété d'émettre de la lumière verte, ce qui permettrait de localiser un récepteur membranaire, que les deux jeunes Québécoises ont excellé à l'expo-sciences nationale.La délégation québécoise a remporté six médailles d'or, deux d'argent et Pohien quatre de bronze.¦ Encan d'art et d'antiquités, au profit des enfants qui souffrent de troubles neuro-intégratifs ( affectant le langage, l'apprentissage et le développement social ).Organisé par la fondation Edith Berringer, l'encan aura lieu ce jeudi, à l'école À pas de géant, 11, avenue Hillsi-de, à Westmount.La fondation peut compter sur Véronique Béli-veau comme porte-parole.L'argent recueilli permettra d'offrir des services d'enseignement spécialisé et de favoriser l'intégration des enfants dans des écoles de quartier.Renseignements : 985-1191.¦ C'est porteur d'un x chèque de 10 000 $, que Jacques Nadeau, vice-président des services professionnels et du développement des affaires chez Pharmaprix, s'est présenté à la fondation Portage.Ce don, fait au nom d'Imasco Jacques Nadeau ( dont Impérial Tobacco et Pharmaprix sont des compagnies-membres ) a été remis à Peter Howlett et Peter Vamos, respectivement président et directeur général du Portage, une institution réputée dans le traitement, depuis plus de 25 ans, de la toxicomanie.La Banque Royale vient de ré- compenser plus d'une douzaine de réalisations de partenariats entre les mondes de l'éducation et des affaires, le prix pour le Québec ayant été décerné à l'école secondaire Lindsay Place, de la commission scolaire Lakeshore.Étaient engagés dans ce projet : l'université McGill, Spar aérospatiale.Standard Life, Nature Petts, Merck Frosst, la Banque de Montréal et la Banque Royale, ainsi que des organismes communautaires.Le programme mis en oeuvre permettait de préparer les élèves au marché du travail.¦ Le ministère de la Santé et des Services sociaux vient de reconnaître l'excellence d'établissements et organismes communautaires, avec la remise des prix Persillier-Lacha-pelle, auxquels se sont ajoutés les prix Coup de coeur et de la Condition féminine.Trois établissements de Montréal ont excellé : le centre Dollard-Cormier ( qualité des services à la population ), le CHSLD de Lachine ( personnalisation des soins et services ), et le CLSC du Vieux-Lachine ( prévention-promotion de la santé et du bien-être ).Chez les organismes communautaires, les lauréats sont : le centre Femmes aux 3A, de la région de Québec ( prévention-promotion ) ; Les Loisirs thérapeutiques Saint-Hubert, de la Montérégie ( soutien aux groupes les plus vulnérables ) ; et Les Jardins du coin Chicoutimi-Nord, du Saguenay\u2014Lac-Saint-Jean ( soutien aux familles ).Ces prix sont accompagnés de bourses de 15 000$.Des mentions ( 5000 $ ) ont été décernées au Bureau local d'intervention traitant du sida, en Mauricie; à la Cordée- transit de jour, des Cantons-de-ï'Est; et au Centre de promotion communautaire Le Phare, de Montréal.Le prix de la Condition féminine a été remis au projet Intervention prostitution de Québec.Et le prix Coup de coeur a été partagé ( ex aequo ) entre le Regroupement des aidants naturels de Montréal ( région de Québec ) et l'Association des grands brûlés de la région de Québec.¦ Étudiante en communication ( relations publiques ) à l'Université du Québec à Montréal, Julie Tremblay, vient de remporter la bourse ( 1000 $ ) du cabinet de relations publiques Shandwick, créée pour souligner le 50« anniversaire de la firme de relations pu-bliques Continental communications, devenue Shandwick.¦ Me Michel Blouin, consul honoraire du Danemark, vient d'être fait chevalier de l'Ordre royal du Danemark par la reine du Danemark.Julie Tremblay Adressez vos communiqués à: Têtes d'affiche La Presse, 7, rue Sf-Jacques Montréal H2Y1K9 Denis LA VOIE LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 27 MAI 1998 Montréal métro Les spécialistes de Sainte-Justine veulent plus d'argent MARIE-FRANCE LÉGER Les spécialistes de l'hôpital Sainte-Justine réclament d'urgence un autre mode de rémunération que le paiement à l'acte qui nuit aux soins pédiatriques surspécialisés tout en faisant fuir les médecins compétents vers des hôpitaux pour adultes.Le président du Comité des médecins, dentistes et pharmaciens, Gérald Marquette, ainsi que les chefs de départements de pédiatrie, d'anesthésie, d'hémato-oncologie, de chirurgie et de chirurgie plastique ont prévenu que l'automne prochain, il sera encore plus diffici- le de retenir les spécialistes dont les contrats viennent à échéance.Les problèmes de recrutement et de rétention des médecins, surtout en anesthésie et en hémato-oncolo-gie, sont criants, à tel point que le docteur Marie Gauthier, chef de la pédiatrie, n'hésite pas à parler d'un détournement de la mission surspécialisée de l'hôpital.« Le mode de paiement à l'acte est désuet en milieu universitaire.Ce mode incite le médecin à poser beaucoup trop de gestes simples.Alors que dans un hôpital comme le nôtre, on doit se concentrer sur des cas complexes, des cas de troisième ligne », a expliqué le docteur Gauthier.617 000 $ pour deux portiques chinois Malgré ses difficultés financières, la Ville de Montréal \u2022 s'apprête à dépenser 4 617 000$ pour la construction de deux portiques chinois, boulevard Saint-Laurent.De ce budget: ¦ 362 000 $ serviront à la construction des portiques, de leurs fondations et des saillies sur les trottoirs du boulevard Saint-Laurent qui ac- | cueilleront les portiques.Ils seront situés de part et d'autre du quartier chinois, à l'angle du boulevard Re-né-Lévesque et de la rue Viger.¦ 125 000 $ seront utilisés pour les frais de déplacements, les frais de séjour et les salaires de six artisans de Shanghai qui compléteront les détails des portiques, ainsi que pour l'achat et le transport des matériaux de Chine.¦ 100 000 S serviront à l'éclairage des arches du boulevard Saint-Laurent; 30 000 $ pour installer deux nouveaux feux de circulation à l'intersection des boulevards Saint-Laurent et René-Lévesque.Ce projet fait partie du programme préliminaire d'aménagement du domaine public des voies commerçantes du quartier chinois pour l'année 1998.Le projet a été identifié de concert avec la Chambre de commerce chinoise du Grand Montréal.Lachine : la bataille continue entre le maire et le conseil » B MARTIN PELCHAT \u2022Poursuivant sa croisade contre les ^dépenses de congrès, le maire de TLachine, William McCullock, s'est [ opposé en vain lundi soir à ce que ^la Ville paye une partie du voyage \u2022 en Allemagne et aux Pays-Bas d'un 'conseiller municipal, John Hachey.î À couteaux tirés avec le conseil ^depuis qu'il a publiquement dé-» nonce le voyage de 7000 S à Las î Vegas du directeur général de la .Ville, Robert Bourgeois, M.McCullock a qualifié de « frivole » cette nouvelle dépense de congrès.Sa prise de position n'a toutefois pas ému les conseillers qui ont approuvé unanimement le voyage de M.Hachey.Il s'agit d'une tournée d'étude parrainée par la Fédération canadienne des municipalités ( FCM ) dans des villes où se développent des alternatives aux systèmes énergétiques qui contribuent à l'effet de serre.Le voyage aura lieu du 2 au 9 août.Les participants payent leurs billets d'avion et 200 $ d'enregistrement.La Fédération assume les autres coûts avec le gouvernement fédéral et des « partenaires » canadiens, allemands et hollandais.Le maire estime néanmoins que Lachine pourrait se contenter de \"prendre connaissance du rapport \u2022qui sera émis par les participants à la tournée.« C'est une dépense frivole », dit-il.M.Hachey, qui dirige une école -internationale dans Notre-Dame-de-Grâce, plaide qu'il participe à ce 'voyage à titre de président du co-'mité de l'environnement de la FCM, le « Club des 20 % ».« La FCM va payer au minimum d'après moi de 60 à 75 % des coûts », dit-il, évaluant la part as- sumée par les contribuables de Lachine à 1500 S.« Le maire devrait décider un jour qu'il y a des dépenses qui sont nécessaires pour avoir de l'information et une vision », ajoute le conseiller.Retrait des cartes de crédit M.McCullock, qui a fait campagne en promettant de sabrer ces dépenses, a également inscrit en vain sa dissidence lors de l'approbation par le conseil du remboursement de 10 507 S de dépenses « de représentation et de congrès » effectuées par cartes de crédit par des conseillers et des chefs de services.Se plaignant de ne pas disposer de suffisamment d'information pour autoriser le remboursement de ces dépenses, le maire refuse depuis février de signer les chèques.Mais il y a deux semaines, le conseil, invoquant un avis favorable de conseillers juridiques, a adopté une résolution autorisant le trésorier à les émettre en utilisant la signature lithographiée du maire.Lundi soir, le maire s'est montré étonné que depuis deux semaines, la facture soit passée de 6500 $ à 10 500 S.Il a également souligné que pour effectuer ces remboursements, on utilise sa signature lithographiée « contre sa volonté ».M.McCullock a aussi proposé, avec les mêmes résultats, « l'abolition totale des cartes de crédit », expliquant que la ville voisine de La Sa lie n'y a pas recours et ne rembourse pas non plus de repas aux conseillers.Le conseil a rejeté la proposition, mais les conseillers sont convenus de discuter avec le maire en caucus, donc à huis clos, d'alternatives au système actuel.Dans le cadre de sa convention de trois ans avec le ministère, la Fédération des médecins spécialistes du Québec ( FMSQ ) avait pourtant signé une entente en bonne et due forme prévoyant l'entrée en vigueur d'un mode de rémunération mixte ( paiement à l'acte et à forfait ) dès janvier 98.Mais jusqu'ici, 12 des 33 associations de spécialistes ont déposé un projet à leur fédération dans le cadre de cette entente.« Il n'y aura sûrement pas de rémunération mixte avant la fin de 1998 », a précisé de son côté le docteur Michel Brazeau, porte-parole de la FMSQ.Le mode de rémunération mixte permet aux spécialistes d'accomplir un travail plus humain \u2014encore plus nécessaire quand il s'agit de traiter des enfants \u2014 en plus d'être payés quand ils font de l'enseignement ou accomplissent des tâches de gestion.Le département d'anesthésie réussit à garder ouvertes huit salles d'opération sur 10 mais, avoue le chef du département, Marie-Josée Crowe, au prix d'énormément d'heures supplémentaires et de jours de congé annulés.Selon le docteur Crowe, les anesthésistes ne pourront pas tenir le coup encore longtemps s'ils ne sont pas rémunérés en fonction des particularités de leur profession.« Il faut respecter la psychologie de l'enfant.Quand un enfant a peur, c'est un investissement de temps important.Et il faut aussi donner de l'information aux familles.Mais on se fait souvent accuser de baisser la productivité à cause de ça », a-t-elle dénoncé.En hémato-oncologie, un service qui accueille des enfants des quatre coins du Québec, l'équipe devrait compter au moins neuf spécialistes, mais il n'y en a que six.« Nous avons perdu 20 % de nos effectifs en deux ans », a déploré le docteur Michèle David qui souligne que Sainte-Justine doit continuer à donner ce qu'il y a de mieux aux enfants.Le repaire des Jokers à Saint-Luc.PHOTO ANDRE F0RGET.La Presse Les Rockers déménagent chei les Jokers à Saint-Luc ANDRÉ CEDIL0T Sans toit depuis qu'ils ont quitté leur forteresse de la rue Gilford en décembre, les Rockers de Montréal viennent d'emménager sur la Rive-Sud, dans le repaire des Jokers, une autre redoutable filiale des Hells Angels.Ce déménagement n'a rien de rassurant pour les citoyens de la petite municipalité de Saint-Luc, près de Saint-Jean-sur-Richelieu, les Rockers étant considérés comme le principal « clan guerrier » des Nomads, ce gang d'élite créé par les Hells,en 1995, pour affronter leurs rivaux des Rock Machine.Depuis samedi, l'immense local fortifié des Jokers, au 401, rue Saint-André, à Saint-Luc, affiche bien en vue le logo et le drapeau des Rockers de Montréal, présidés par Daniel Le Botteux Lanthier.Situé dans un coin isolé, en bordure de la route 35, le local est facilement accessible.Les motards ont pris soin de couper une bonne partie des arbres qui l'entourent.L'endroit, rarement désert, est protégé par un système de caméras ultra-sophistiqué.C'est là que trois hommes de main des Rock Machine avaient péri en allant déposer une bombe, dans la nuit du 20 septembre 1995.Un quatrième assaillant avait survécu, alors que deux membres des Jokers, barricadés à l'intérieur du repaire, s'en étaient sortis sans trop de mal.Redoutant une nouvelle attaque, les Jokers ont depuis installé de puissants* réflecteurs qui, dès la brunante, éclairent les lieux comme s'il faisait jour ! L'arrivée des Rockers n'a pas échappé à l'attention des policiers.Hier, des spécialistes de Carcajou se sont empressés de communiquer avec leurs collègues de Saint-Luc et des municipalités voisines afin d'échanger de l'information et de déterminer une stratégie commune.Ce rapprochement entre les deux filiales des Hells Angels survient trois semaines après l'assassinat du président des Jokers, Robert Du-buc, 37 ans.Son cadavre et celui d'un sbire de l'organisation ont été trouvés criblés de balles et calcinés dans un entrepôt de Delson, sur la Rive-sud.Pour l'instant, les spécialistes de la lutte contre les bandes de motards ne parlent pas de fusion entre les Jokers et les Rockers.L'objectif recherché par les Nomads serait tout simplement de renforcer leur « machine de guerre », les Rockers ayant été affaiblis par la mort ou l'arrestation de plusieurs de leurs membres au cours des derniers mois.À peine promus aspirants chez les Nomads, deux des plus influents membres des Rockers, André Toots Tousignant et Paul Fon-Fon Fontaine, font partie de cette liste depuis que le parrain de ce club, Maurice Mom Boucher, est emprisonné, accusé des meurtres de deux gardiens de prison.Tousignant a été passé par les armes, tandis qu'on est sans nouvelle de Fontaine depuis cinq mois.Affiliés aux Hells de Trois-Riviè-res, les Jokers comptent huit membres, tandis que les Rockers en ont une quinzaine, dont Sylvain Ti-mé Laplante, de retour au sein du club après avoir flirté avec les grands-frères des Nomads.Avant d'emménager rue Gilford en 1995, les Rockers avaient occupé un local à Pointe-Saint-Charles, à peu de distance du repaire des Outlaws, un club ennemi des Hells, mais sans réelle force au Québec.\t \t \tillftfafilBsinip Tirage du 98-05-26\tTirage du 98-05-26 3 4 7_ 10 13 15 J6\t052 2615 17 19 22 23 27\tEfjjtra 30 38 40 44 45\tTirage du 98-05-26 53 57 58 63 70\tNUMÉRO:121090 T V A.LE RÉSEAU DES TIRAGES\t Los modalités 6 occa«ss*rr»nt dos bii'ots gagnants paraissent au verso des bWets En cas de disparité entre cette hste et la liste otficiAlie.cen* dorniôre a prtorlô.\t \t40 ANS \tM \tCOOPÉRATION CECI\tINTERNATIONALE Tél.: (514) 875-9911\t http://www.ceci.ca/ceci/\t i A Tant qu'il y en aura Fête des Pères Réserve/ pour le brunch ou le souper saison du Pour un homard complet à Tachât d'un plat principal ou du buffet de la Grand*place Tucker 1095* Pour un homard complet copieusement garni de délicieux plats d'accompagnement Tous les soirs pétulant une période limitée Ne peut être combine à il autres olfn-s ou rabais jmayaRAND 'place / fuckat ~ RESTAURANT BUFFET 6971.chemin Coto-de-Liesso 737-0092 Chez la Mère TUCKER Rosbif \u2022 Fruits de Mer \u2022 Grillades 1175.placo du Frère André 866-5525 ( stationnement gratuit ) a8 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 27 MAI 1998 Pendant la crise du verglas, la Ville de Montréal a caché ses problèmes d'eau potable pour éviter la panique BRUNO BISSON La Ville de Montréal a indisposé plusieurs maires de banlieue en décidant de garder secrètes les pannes de courant qui frappaient ses deux usines de production d'eau potable, préférant redoubler d'efforts avec Hydro-Québec pour les réalimenter avant que leurs réserves ne s'épuisent.Dans un mémoire très détaillé présenté à Ja Commission Nicolet par la Communauté urbaine de Montréal, hier, des nouvelles bribes d'informations ont été dévoilées sur la fameuse panne de courant du 9 janvier, qui aurait pu priver d'eau potable plus de 1,2 million de personnes, au moment même où la tempête de verglas atteignait un sommet d'intensité.Les dessous âu verglas Selon le directeur du centre de sécurité civile de la CUM, Jean-Bernard Guindon, la Ville de Montréal a décidé de ne parler à personne de la panne, pas même aux maires des 14 municipalités qu'elle dessert en eau potable, parce qu'on craignait la panique de la population qui aurait réagi en se faisant des réserves, ce qui aurait épuisé celles de la ville en moins d'une heure.On sait toujours assez peu de choses sur les origines de cette panne d'électricité qui, de l'aveu même de M.Guindon, ne faisait pas partie des scénarios de catastrophes prévus sur le territoire de la CUM, « parce qu'on avait dit que ça ne pouvait pas arriver ».On en saura peut-être plus aujourd'hui, alors* que la Commission des services électriques de la Ville de Montréal se présentera à son tour ^^^^ devant la Commission ^^^^m Nicolet.Les représentants de la CUM qui présentaient hier leur rapport à la Commission scientifique et technique chargée d'analyser sous tous leurs aspects les événements liés à cette tempête, n'ont pas commenté cette décision de la Ville, se contentant de souligner que « certaines personnes » ont peu apprécié l'initiative montréalaise.Ces personnes, qui ne sont pas nommées, ont affirmé que si el- les en avaient été informées, confidentiellement, par la Ville, « ceci aurait pu leur permettre de planifier rapidement des mesures compensatoires ».L'île de Montréal a frôlé la catastrophe à plusieurs reprises, et pour plus d'une raison, durant la première semaine d'enfer du verglas, entre le 6 et le 9 janvier.La rumeur d'un black-out total sur l'île pour 15 h, le 9 janvier, n'a jamais correspondu à un scénario envisagé, mais elle a été répandue avec une belle efficacité par le service de police de la CUM, au point d'occuper les responsables de mesures d'urgence qui avaient autre chose à faire que de nier des rumeurs.On sait toujours assez peu de choses sur les origines de cette panne d'électricité qui ne faisait pas partie des scénarios de catastrophes prévus sur le territoire de la CUMf « parce qu'on avait dit que ça ne pouvait pas arriver ».« Dépendance dangereuse » Personne, selon le rapport concocté au terme de 194 entrevues, n'avait prévu un sinistre de cette ampleur ou de cette forme, même si la CUM avait prévu des pannes d'électricité des municipalités, selon une appro-de grande ampleur ou des problè- che de commandement de type mimes liés à d'intenses précipitations litaire.de verglas.Ni Hydro-Québec ni la Sécurité civile du Québec ne croyaient que la combinaison des deux pourrait conduire à une crise semblable à celle de janvier, incitant plusieurs participants au debriefing à souligner une « dépendance dangereuse de la CUM, et du Québec en général, à l'énergie électrique ».Le territoire de la CUM s'est quand même mieux tiré d'affaire qu'une grande partie de la Montéré-gie, parce qu'une structure de prises de décisions centralisée avait été mise sur pied, que celle-ci a généralement bien fonctionné et parce que des municipalités de la CUM avaient des plans d'urgence détaillés.La Presse a déjà fait état, le 7 mai, des principaux problèmes rencontrés : deux « stratégies » se sont opposées à la CUM durant la crise.La première visait un contrôle hiérarchique centralisé des activités, y compris celles L'autre, qui a été adoptée par les 29 villes de la CUM, prévoit que ce sont les municipalités de la CUM qui travaillent sur leur propre territoire en concertation avec les organismes présents chez eux.Travail en double C'est ainsi que de nombreux maires et responsables municipaux des mesures d'urgence ont constaté que les Forces armées venaient de débarquer chez eux sans avertissement, souvent pour doubler un travail qui était déjà en cours sous la responsabilité d'un autre intervenant.L'addition des paliers décisionnels, qui allaient d'Hydro-Québec au bureau du premier ministre Lucien Bouchard, en passant par les Forces armées, la Sécurité civile du Québec, la Croix-Rouge et le service de police de la CUM, a créé des situations qui auraient pu être évitées, si le plan des mesures d'urgence de la CUM avait été suivi à la lettre, a affirmé hier M.Guindon.Ainsi, la réouverture du centre-ville de Montréal, au matin du 15 janvier, n'était pas souhaitée par la CUM, mais par Hydro-Québec et par le gouvernement.La CUM estimait le réseau électrique trop instable, ce qui aurait engendré des situations dangereuses, dans les transports en commun ( le métro surtout ), en cas de nouvelles pannes.Les CLSC veulent être associés aux plans d'urgence BRUNO BISSON Deux regroupements de CLSC ont réclamé hier devant la Commission Nicolet, que les municipalités et le gouvernement du Québec leur accordent la responsabilité des services médicaux dispensés hors des hôpitaux lors de sinistres affectant des régions entières.S'appuyant sur l'expérience de janvier dernier, l'Association des CLSC et des centres d'hébergement et de soins de longue durée du Québec et le Regroupement des CLSC de la région de Montréal ont tous deux affirmé qu'en raison de leur connaissance du mi- lieu et de leurs relations privilégiées avec le milieu communautaire, ils étaient les mieux placés pour assumer cette responsabilité, lors de sinistres majeurs.Lors de la crise de janvier, ont constaté les responsables des deux regroupements, la plupart des municipalités qui possédaient un plan d'urgence ( c'était la minorité ) leur réservaient un rôle qui, sans être de seconde zone, n'utilisait pas la totalité de leurs possibilités.Selon l'Association des CLSC et CHSLD, qui compte 204 membres, dont 88 établissements sont situés dans les zones frappées par le verglas, le plan d'urgence du ministère de la Santé prévoit qu'en cas de sinistre, les CLSC n'ont à jouer qu'un rôle d'intervention psychosociale ( appui psychologique, entraide avec les personnes sans ressources, coordination avec le communautaire).Ce sont les cliniques médicales privées qui ont la responsabilité de voir à ce que les soins médicaux de première nécessité soient assurés, hors des hôpitaux qui, eux, sont forcés de concentrer leurs efforts sur les urgences.Soins de première ligne Or, lors de la tempête, les CLSC ont « largement débordé » ce rôle d'intervention psychosociale, puisqu'ils ont dispensé des soins de première ligne dans de nombreux centres d'hébergement, en plus d'assurer en continuité les services de la ligne Info-Santé, qui fournit des conseils d'ordre médical par téléphone.Les CLSC n'ont pas eu la tâche facile toutefois.Ainsi, à Montréal, le Regroupement des CLSC a été très dur envers la Ville : « Notre expérience a démontré que la coordi- nation avec les petites municipalités s'est avérée beaucoup plus facile, puisque les interlocuteurs se connaissent déjà.Malheureusement, nous n'avons pu faire le même constat pour la Ville de Montréal.» Souvent privés eux-mêmes de courant, les CLSC n'ont pas obtenu le soutien espéré, ni même les informations de première main qui leur auraient été nécessaires pour coordonner leurs opérations.Les génératrices réclamées arrivaient souvent après plusieurs jours d'attente, et quelquefois par d'autres voies que celles de la Sécurité civile ou de la Ville de Montréal.Les CLSC demandent donc d'être associés en permanence aux plans d'urgence municipaux, mais aussi d'être considérés comme services prioritaires pour l'obtention de génératrices, de carburants et d'autres fournitures ( médicaments, entre autres ) essentielles au bon fonctionnement de leur mission.FAÇON DONT OVERNEMENT TRAITE LES MEDECINS DIT LONG PENSE PATIENTS ! Avec la réforme de la santé et le virage ambulatoire, le gouvernement a alourdi la tâche des médecins omnipraticiens sans aucune compensation.Il ne veut pas reconnaître que les besoins de la population augmentent pendant que l'accessibilité aux soins diminue.C'est pourquoi, devant le refus persistant du gouvernement de répondre avec sérieux aux propositions des médecins omnipraticiens et de leur fournir les ressources pouvant leur permettre de dispenser des soins généraux de qualité, ces derniers ont décidé de : ¦ tenir une journee d etude le vendredi 29 mai 1998; > se réunir le même jour à Montréal ; ¦ cesser toute activité régulière tous les jours de la semaine à compter de 17H00, ainsi que durant les fins de semaine et les jours fériés, dès le samedi 30 mai.La FMOQ a pris toutes les dispositions nécessaires pour que les services essentiels soient maintenus sur tout le territoire du Québec, afin que les patients ne soient pas pénalisés.Efl FÉDÉRATION DES MÉDECINS OMNIPRATICIENS DU QUÉBEC t.La santé des Québécois ne peut attendre- V.' - Le gouvernement doit négocier .un virage dans ses priorites budgetaires.* LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 27 MAI 1998 ?A9 Paul Désilets, surnommé le «senteux de pieds» de femmes, acquitté Presse Canadienne TROIS-RIVIÈRES Paul Désilets, cet homme qu'on qualifiait communément de « senteux de pieds » pour sa propension à saisir les pieds des femmes pour sentir leurs souliers, a finalement fait triompher sa thèse voulant qu'il ne soit pas celui qui a sévi pendant plusieurs mois à Trois-Ri-vières-Ouest, en 1996 et 1997.Le juge René Crochetière, de la cour du Québec à Trois-Rivières, a conclu au doute raisonnable dans l'ensemble des accusations de voies de fait portées contre Désilets en estimant notamment que l'identification faite par les victimes et la manière dont la police avait procédé avec certaines parades de photos laissait planer un doute.En ajoutant à cela une défense d'alibi présentée par l'avocate de Désilets, Me Carole Lepire, le président du tribunal a dit qu'il ne pouvait en arriver à d'autres conclusions.Si plusieurs témoins disaient identifier positivement Désilets comme étant leur agresseur, il y avait toutefois des divergences sérieuses sur la grandeur de Désilets, sa corpulence et certains détails comme un grain de beauté ( qu'il n'a pas ).Dans un cas, l'agresseur avait baissé son pantalon et entrepris de se masturber.Or cette façon de faire ne correspondait pas à la façon habituelle d'agir de l'agresseur.Désilets avait déjà été condamné il y a quelques années pour des histoires semblables et c'est ce qui faisait croire aux policiers qu'il avait repris du service.Mais Paul Désilets avait prétendu le contraire depuis le début de la présente affaire.Il a purgé une longue détention préventive avant d'obtenir l'acquittement hier.PHOTOPC Nos athlètes de Nagano honorés Le premier ministre Lucien Bouchard a honoré hier les athlètes québécois qui ont participé aux Jeux olympiques de Nagano.Éric Bédard, de Sainte-Thècle, qui avait remporté une médaille d'argent en patinage de vitesse, était du groupe.Ligne Hertel-des Cantons : pour assurer la sécurité en cas de verglas NORMAN DELISLE Presse Canadienne, QUÉBEC C'est pour assurer la sécurité d'approvisionnement des Québécois et non pour l'exportation qu'est construite la ligne hydroélectrique Hertel-des Cantons, en Es-trie, assure le premier ministre Lucien Bouchard.« Ce projet n'a pas été autorisé pour des fins d'exportation ( d'électricité ).C'est pour des raisons de sécurité d'approvisionnement » a dit M.Bouchard hier, alors qu'il était interrogé hier à l'Assemblée nationale par le député de Laurier-Dorion, Christos Sir-ros.Le premier ministre a rappelé que depuis deux ans, le verglas avait frappé «Sur 220 proprïos, 90% ont signé des accords avec HydroQuébec pour que la ligne puisse se faire.Il en reste » trois fois au Québec.Une première en 1996 sur la ligne hydroélectrique prove-n a n t de Churchill Falls, au Labrador.Une seconde fois à Joliette en 1997.Puis, en janvier 1998, dans la région de Montréal et en Montérégie.« Hydro a informé le gouvernement que si elle avait pu compter sur des lignes de bouclage, elle aurait pu soulager considérablement les populations.L'évolution climatique peut nous amener encore du verglas, peut-être même l'hiver prochain », a dit M.Bouchard pour justifier la construction de la ligne Hertel-des Cantons.La construction a été ordonnée le 28 janvier dernier par un décret gouvernemental, en pleine crise du verglas.La ligne affectera 220 propriétaires de la région de Rich-mond, en Estrie.« Sur les 220 propriétaires, 90 % ont signé des accords avec Hydro-Québec pour que la ligne puisse se faire.Il en reste 22 qui n'ont pas donné leur accord, surtout dans le canton de Melbourne », a dit le chef du gouvernement.Selon M.Bouchard, « la ligne doit passer quelque part ».La population a été largement consultée sur le tracé de la nouvelle ligne et «< à la fin, il a fallu que quelqu'un assume ses responsabilités.Le gouvernement l'a fait ».Le premier ministre a expliqué que c'est pour des raisons d'approvisionnement des clients de la région de Montréal et non pour exporter de l'électricité aux États-Unis que la ligne est construite.Si la ligne avait été destinée à l'exportation, les exigences environnementales n'auraient jamais été suspendues comme elles l'ont été pour des motifs d'urgence en janvier dernier, a assuré le premier ministre.Quant au député Sirros, il a fait valoir que la nouvelle ligne hydroélectrique « soulève une vive controverse, va à rencontre du processus démocratique normal, défigure à tout jamais urt territoire et traite de façon inconsidérée et autoritaire toute une population ».i POLOS UNIS DE COTON PIQUÉ Grand choix de couleurs PàTG Prix courant: 38$ SOLDE BERMUDAS Mélange de polyester/coton lavable Unis, choix de couleurs Tailles: 32 à 46 Prix courant: 49,95$ SOLDE CHEMISES SPORT À MANCHES COURTES Tons unis ou à motifs Pi TG Prix courant: 55$ 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¦- \u2014 \u2014 - -, \u2014.- ~ - .\u2014.- .\u2014,«' -\u2022-,-\u2014g \u2022 - -\" .m i .' , .i _____ .' ¦\u2022\u2022^¦_>^s_ ¦ ,.' {} Desiardins Les Fonds Desjardins sont vendus au moyen d'un prospectus simplifié disponible dans les succursales de la Fiducie Desjardins et dans les caisses Desjardins seulement là où l'autorité compétente a accordé son visa.Il est important de le lire attentivement avant d'investir.La valeur liquidative par part et le rendement du capital investi fluctuent.Les parts des Fonds Desjardins sont offertes par les Services d'investissement Fiducie Desjardins inc., une compagnie appartenant au Mouvement Desjardins.Elles ne sont pas assurées par la Régie de l'assurance-dépôts du Québec, la Société d'assurance-dépôts du Canada ou un autre fonds public d'assurance-dépôts et elles ne sont pas garanties par la Fiducie Desjardins, les caisses Desjardins ou quelque autre institution du Mouvement Desjardins.t LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 27 MAI 1998 ?A 19 La CSN juge exagérée la répression contre SalAMI ISABELLE HACHEY Le Conseil central du Montréal métropolitain de la CSN considère que le déploiement des forces policières était nettement exagéré lors de la manifestation de lundi contre l'Accord multilatéral sur l'investissement (AMI) au Centre Sheraton, où 100 militants ont été arrêtés par les agents de l'escouade tactique du SPCUM.Le président du conseil central, Arthur Sandborn, estime que l'intervention massive des policiers « fait croire que les autorités municipales veulent décourager les citoyens qui veulent exprimer une alternative au projet de société du capitalisme international ».Mais l'ampleur de la riposte policière n'a pas surpris l'un des organisateurs de l'opération SalAMI, Philippe Duhamel, qui dénonce le traitement réservé aux manifestants..\u2022 ******* tp*\"Jt«rt fst.y Apprôt tout APPRÊT LATEX 100 % ACRYLIQUE \u2022 Super adhérent \u2022 Intérieur/extérieur \u2022 Adhère à tous les genres de surfaces Blanc à plafond Mure 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islamistes pour prévenir toute action terroriste à l'occasion de la Coupe du monde de Football qui démarre dans deux semaines.Ce coup de filet mené principalement pour la France à Paris, Lyon et Marseille, dès 6h du matin, intervient « à l'issue de plusieurs mois de surveillances », a précisé le ministère de l'Intérieur dans un communiqué.Les renseignements recueillis laissaient en effet « présumer la préparation d'actions terroristes à l'approche de la Coupe du monde de football », qui se déroulera en France du 10 juin au 12 juillet.Les interpellations et perquisitions visaient au « démantèlement de réseaux extrémistes dissidents du GIA », le Groupe islamique armé algérien, selon le ministère.Ce sont les réseaux européens montés par l'émir dissident du GIA Hassan Hattab qui sont essentiellement visés, expliquait-on de sources policières.Hattab, caché quelque part en Algérie, veut porter le conflit en Europe, et plus particulièrement en France, selon les enquêteurs qui le présentent comme un « concurrent direct » de l'émir du GIA Antar Zouabri.L'action de ce dernier s'est essentiellement manifestée à l'intérieur des frontières algériennes.En France, plusieurs centaines de policiers des sections antiterroristes de la Police judiciaire, appuyés par des hommes de la Sécurité publique, des Renseignements généraux et de la DST ( direction de la surveillance du Opérations de police contre les réseaux du GIA Principales Interventions, le 26 mai et nombre d'interpellations ^BRUXELLEJWfc&rlérci BELGIQUE Saint-Denis m | PARIS \"40 environ S Rhône-Alpes i 4 ou 5 FRANCE v Provence.ALLEMAGNE Pologne ^ 2 Le juge anti-terroriste Bruguièré'attendu[le 26mai' Hà Cologne au siègeduJBKA Les chefs du GIA 30NN Zurich f SUISSE m Nombre non diffusé \u2022\"A J ou 8 Corse du Sud 2 Bergamè f Milanr-\"f t^^t v I ^ Béuniomècrète le 23 mai i v y ^etla-policejtalienne ITALIE ¦ ¦¦' Abdelhak Layada P.^.Mourad Si-Ahmed .¥ ChérifGousmi SI Djamel Zitouni _ V&£tt»-V^ .v .^*W«M*w AFPS- Déplacements du juge Bruguièré Antar Zouabri Hassan Hatab J2 \"Abou Talha\" rAbouHamza\" sa mort a été } entré \\ annoncée }en dissidence tedémen plusieur.reprises puis démentie yw™./-ToS Si à plusieurs i^P^1996 AÏS?territoire ), ont été mobilisés.Ils agissaient sur commissions rogatoires délivrées par les juges anti-terroristes Jean-Louis Bruguièré, Gilbert Thiel, Laurence Le Vert et Jean-François Ricard.Les enquêteurs ont interpellé dans le cadre de l'opération Abdellah Khinai et Omar Sai-ki, considérés comme des lieutenants de Hassan Hattab, selon des sources policières.On dénombre ?.4 gardes à vue pour la seule région parisienne.À Lyon et dans sa proche banlieue, une demi-douzaine de personnes ont été interpellées et placées en garde à vue dans les locaux du SRPJ.De grandes quantités de documents ont été saisies lors d'une quinzaine de perquisitions, ainsi qu'un total de 900 000 ff en espèces.Les policiers ont par ailleurs confisqué au moins un ordinateur, des cassettes vidéo montrant des entraînements du GIA, ainsi qu'un certain nombre de tracts faisant l'apologie des thèses de Hassan Hattab.En revanche, ni armes ni explosifs n'ont été saisis.Cette opération survient deux semaines après la découverte à Paris d'un engin explosif similaire à ceux utilisés lors de la vague d'attentats de l'été 1995.Conjointement, la police belge a procédé à une série de perquisitions, 13 à Bruxelles et une à Charleroi, dans le sud de la Belgique.Un porte-parole du procureur du roi, Jos Colpin, a précisé que « cette opération était menée en coordination avec d'autres pays ».Dix personnes étaient entendues par la police.Le 5 mars dernier, huit militants du GIA avaient été interpellés à Bruxelles par l'escadron spécial d'intervention, l'unité d'élite de la gendarmerie belge.La Belgique est considérée par les services antiterroristes français comme une des bases arrières de soutien au GIA en Europe.En Allemagne, des perquisitions se sont déroulées dans la région de Cologne au domicile d'Algériens soupçonnés de fournir des explosifs aux terroristes islamistes.Selon le bureau du Procureur fédéral, deux Algériens ont été appréhendés à la requête des autorités françaises qui ont demandé leur extradition.En Italie, l'agence de presse ANSA a fait état de l'interpellation d'une vingtaine de ressortissants algériens dans le nord du pays.« Nous redoutions que quelque chose arrive aussi en Italie », a déclaré à l'agence ANSA un procureur milanais, Stefano Dambruoso.« À l'approche du Mondial, il y avait de plus en plus de conversations au téléphone entre les divers membres des groupes ( islamistes ) concernant de faux documents, des passeports et des cartes d'identité », a expliqué le magistrat.« La plupart de ces conversations ont été interceptées en Allemagne, et nous comprenons que ces groupes se déplacent continuellement d'une ville à l'autre, d'un pays à l'autre », a-t-il précisé.C'est l'temps de bouger ! 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