La presse, 5 juin 1998, Cahier A
[" Le plus y mini q i toi ici icu frai iaii< d'ADicv'nftic Montréal, vendredi 5 juin 1998 114e année No 222 72 pages, 4 cahiers TAXES EN SUS ÎLES - DE - LA - MADELEINE 1 $ i vu Nikon* LA HAUTE TECHNOLOGIE 3 POUR VOS LUNETTES Hockey 3 .t.Lis: 2 Economie Les écueils de la carte-débit page Cl 1 page S18 Cyberpresse ' -* * ?\u2022 Apple refait le coup du Mac pageCIS Tennis Seles bat Hingis: les «grands-mères» en finale page S17 110 millions pour vider les listes DENIS LESSARD rfw bureau de La Presse, QUÉBEC Avant tout pour vider les listes d'attente en chirurgie, le gouvernement Bouchard injectera 110 millions de plus cette année dans le réseau de la santé, une augmentation d'un peu moins de 1 % pour ce budget de 12 milliards, le plus important du gouvernement.Malmené depuis des semaines par l'opposition à cause des compressions dans le réseau de la santé, le premier ministre Bouchard a martelé hier que cette décision constitue « un coup de barre déterminant qui va accroître les services directs à des clientèles plus sensibles: les personnes âgées, les jeunes, ceux qui attendent une chirurgie ».Québec n'avait rien ménagé pour marquer le coup, conférence de presse commune de Lucien Bouchard et de son ministre Jean Rochon, kyrielle de fonctionnaires et de tableaux pour détailler les retombées des montants débloqués.Les 110 millions annoncés hier sont récurrents.L'an prochain, on ajoutera 25 millions et l'année sui- vante, encore 5 millions, pour porter à 385 millions sur trois ans l'impact de la décision dévoilée hier.« On aurait pu lancer des chiffres mirobolants sur dix ans », a noté M.Bouchard, en expliquant la décision de lancer un chiffre sur trois ans.« C'est le cycle budgétaire du réseau », a-t-il dit.Avant de faire cette annonce, Québec « a dû attendre de voir si les rentrées fiscales sont au rendez-vous », a expliqué M.Bouchard.Comme l'indiquait La Presse jeudi, après avoir jonglé avec l'idée de payer la note pour les « coûts de système », une facture d'environ Voir 110 MILLIONS en A2 ¦ Autres textes» page A3 L'« entente secrète » n'a presque rien donné MARC THIBODEAU et KAT1A GAGNON Qu'elle soit légale ou non, l'entente controversée de perception des taxes que le ministère du Revenu a signé en février 1996 avec le Club Rez n'a pratiquement rien donné, révèlent des documents obtenus hier par La Presse.La Sûreté du Québec, dans une dénonciation déposée en avril à la Cour du Québec pour obtenir l'autorisation de faire des perquisitions dans les locaux de.Revenu Québec, affirme avoir appris en décembre de représentants du ministère « qu'un retour minime en TPS et TVQ avait été enregistré à leur mi- nistère par le Club Rez » pour 1995, 1996, 1997.La ministre du Revenu, Rita Dionne-Marsolais, pressée de questions à l'Assemblée nationale par l'opposition, qui parie désormais du « Rezgate », s'est bien gardée de préciser que l'entente, demeurée en vigueur jusqu'en août 1997, n'avait jamais porté fruit.Elle s'est plutôt contentée d'indiquer que des « manquements » avaient mené à la fin de l'accord avec le propriétaire du commerce de Kahnawake, Byron Horne.Voir L'ENTENTE en A2 ¦ Autre texte, page Bl Même la police amendes trop é ANDRÉ NOËL La police donne de moins en moins de constats d'infraction à Montréal, entre autres parce qu'elle estime que les amendes sont trop élevées, mais cela n'empêche pas le nombre d'accidents de baisser, montrent les dernières statistiques.En revanche, cela cause des maux de tête à la Ville de Montréal, car la diminution des amendes vient grever ses recettes.Cette année, la Ville espère que les amendes pour les infractions à la sécurité routière lui rapporteront 31,2 mil- lions, mais elle n'en est pas sûre.L'année dernière, le Service de police de la CUM a dressé seulement 147 450 constats d'infraction, contre 503 600 en 1990.La baisse est constante, régulière.et voulue.« Il arrive de plus en plus souvent que les policiers n'émettent pas de constat quand ils arrêtent les automobilistes fautifs, car le montant des amendes est trop élevé », a expliqué le lieutenant Louise Bon-neau, affectée à la sécurité routière.Voir MÊME LA en A2 Grand Prix 98 Notre cahier spécial de 14 pages PHOTOPC La Machine l'emporte sur l'Homme Bruny Surin, médaillé d'or olympique au relais 4x100 mètres en 1996, a été battu hier sur une distance de 50 mètres par une voiture de Formule atlantique conduite par le pilote Stéphane Roy, dans une rue du centre-ville.Surin, simulant ici son départ qu'il a ensuite bien réussi, a couru la distance en 5,547 secondes, contre seulement 4,203 secondes pour l'automobile.« Je suis déçu de la différence », a déclaré à l'arrivée l'athlète montréalais, qui n'est resté en tête que sur une quinzaine de mètres.Nos informations, page A8 PHOTO ROBERT MAJLL0UX.La Presse Jean-Guy Courcelles, le seul starter accrédité par la FIA au Canada, aime la rigueur et le sérieux de la course automobile.L'homme aux dix drapeaux MARIE-ÈVE GÉRIN Certains se font comprendre par des signes, la plupart utilisent les mots, Jean-Guy Courcelles, lui, communique avec des drapeaux.Du haut de la passerelle des départs et des arrivées, il domine le circuit Gilles-Villeneuve depuis le tout premier Grand Prix du Canada à Montréal en 1978.En fin de semaine, en plus d'être le seul à pouvoir agiter les fameux drapeaux à damier, Jean-Guy Courcelles est chargé \u2014 comme les 230 autres signaleurs du Grand Prix\u2014 d'informer les pilotes des différents obstacles qui leur barrent la route et de les avertir de toute tentative de dépassement.La tâche demande une attention de tous les instants, mais pour le jeune retraité de la fonction publique québécoise, elle répond à un besoin d'évasion et de rigueur» « Mon premier contact avec la course automobile, vers l'âge de 40 ans, a été comme une îévélation: j'ai trouvé ça très bon pour l'hygiène mentale.Un peu comme les garçons qui jouent avec leurs petites autos », explique-t-il, précisant au passage qu'il est le seul au Canada à avoir sa licence internationale de starter délivrée par la Fédération internationale automobile ( FIA ).« Et comme je suis un garçon très sérieux, poursuit-il, j'aime toute la rigueur de l'organisation.Voir L'HOMME en A2 574 JOURS AVANT L'AN 2000 INDEX Petites annonces index immobilier B10.C11 - marchandises - emplois affaires C2 B10 Arts et spectacles Cl 2n CM .horaire télévision B5 ri 2 i £15 B;nde; dessin**?011 Bridge Décès B4 à B9 Économie C12 - horaire spectacles B5 Feuilleton Étcs-vous observateur Cl 4 Horoscope B10 Cl 6 Informatique Cl a CIO Uval C13 Loteries Monde B11 Mot mystère C18 Opinions A7 Poiiuque A2ct A10 Rive-Sud Mots croisés B11HS10 Al 6 ci A17 Tabloïd Sports - Philiooe Cantin C13 B3 B1 SS ÉDITORIAL Les fiançailles - Alain DubtiC A4 .page B2 MÉTÉO Ciel variable Max.17, min.8 Cahier Sports, page 24 4 A2 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 5 JUIN 1998 Suites de la une 110 millions pour vider les listes d'attente 110 MILLIONS / Suite de la page A 1 150 millions que doivent absorber les régies régionales, Québec a plutôt choisi d'injecter une somme du même ordre, mais en forçant les régies à l'aiguiller vers les points rendus vulnérables par les compressions.Ainsi, 22 millions seront consacrés à la réduction des délais d'attente pour les chirurgies.Pour le Dr Michel Tétreault, président du Groupe d'experts en organisation clinique du ministère de la Santé, cette injection permettra de donner le feu vert à environ 1000 interventions cardiaques, suffisamment pour éliminer complètement la liste d'attente.Les mêmes fonds permettront de pratiquer 2500 chirurgies pour des prothèses et des problèmes de hanche et de traiter 5000 cas de cataractes.Dans chacun des cas, « on fera un bon bout dans les listes d'attente », prévoit le Dr Tétreault.Pour le ministre Rochon, une in- jection de 110 millions est, transposée en effectifs, l'équivalent de 2000 professionnels de plus en première ligne, infirmières, ergothéra-peutes et travailleurs sociaux qui vont accélérer le traitement des patients qui frappent à la porte du réseau.M.Bouchard s'est défendu hier de préparer le terrain pour des élections générales en réduisant les pires irritants des dernières compressions budgétaires.« Si on était motivé par les élections, on n'aurait jamais fait ce qu'on a fait.Il n'y aurait pas eu de réforme de la santé », dit-il.Quand on lui a demandé si un remaniement était à prévoir pour changer les responsabilités de Jean Rochon, un boulet pour son gouvernement si on se fie aux sondages, M.Bouchard a à nouveau fait l'apologie de son ministre.' « Quand je quitterai la politique, ou qu'elle me quittera, ce dont je serai le plus fier, c'est d'avoir travaillé avec Jean Rochon à léguer au Québec un patrimoine social intact et amélioré », a déclaré M.Bouchard.Du côté libéral, on a trouvé peu de raisons de se réjouir.Pour le chef du PLQ, Jean Charest, l'annonce ne vient que confirmer que le réseau de la santé aura à absorber des compressions.Il y avait 233 millions de coupes prévues au total.Avec l'injection de 110 millions, ces compressions sont réduites à 123 millions.« Avec la crise qu'on vit actuellement, ce gouvernement nous confirme qu'il continue de couper.Cette annonce con-firme l'incompétence du gouvernement qui a fait un carnage dans le système de santé », a lancé M.Charest.« Il y a quelques jours, M.Bouchard disait que cela allait bien dans la santé.Us se réveillent à l'approche des élections pour injecter de l'argent », a ajouté le chef libéral.Québec versera 40 millions dans les services de maintien à domicile pour les personnes âgées, une me- sure qui réduit la pression sur la demande de places en centre d'accueil.On consacrera 5 millions de plus à Info-Santé CLSC, afin de réduire l'attente pour cette ligne téléphonique qui fonctionne sans interruption pour répondre aux citoyens victimes de malaises ou d'incidents mineurs.Tel qu'annoncé dans le budget, on aiguille 10 millions vers les jeunes en difficulté, et 5 millions dans la santé mentale.Finalement, 28 millions, « une enveloppe spéciale de rattrapage », seront envoyés aux régions de la Montérégie, Lanaudière, Laurenti-des et Laval, dans la grande région métropolitaine.Pour la régie régionale de Montréal-Centre, l'annonce d'hier signifie 28 millions de plus cette année.La Montérégie se taille la part du lion avec 20 millions supplémentaires.Dans Laval, on injecte 4,6 millions, dans Lanaudière, 8,3 millions et dans les Laurent ides, 8,5 millions.Même la police juge les amendes trop élevées MÊME LA / Suite de la page Al_ « Par exemple, si un policier voit un automobiliste tourner à gauche dans la rue Saint-Denis alors que c'est interdit, il va l'arrêter, a-t-elle dit, au cours d'une entrevue, hier.Mais il ne lui remettra pas un constat d'infraction s'il constate que c'est un bon père de famille.» L'amende est de 135 $ pour un virage interdit, pour un arrêt interdit sur la chaussée ou pour un passage sur un feu rouge ou un stop.Un excès de vitesse de 30 kilomètres coûte 140$; un excès de 50 km, 315$.Mme Bonneau ne savait pas si le SPCUM a demandé que les montants des amendes soient réduits.Selon elle, la police encourage les patrouilleurs à faire preuve de jugement.« Il y a des choses qu'on ne peut pas laisser passer.Il y a aussi des infractions mineures.Parce que le prix est trop élevé, le policier va remettre un simple avertissement.Il utilise sa discrétion.» Quoi qu'il en soit, le nombre d'accidents diminue.Le SPCUM ne pouvait pas divulguer les statistiques pour la Ville de Montréal ( un million d'habitants sur 1,7 million dans la CUM ), mais les statistiques pour la CUM ne laissent planer aucun doute sur la tendance générale.Le nombre d'accidents avec blessés est tombé à 7268 en 1997, alors qu'il s'élevait à 9321 en 1990.On a dénombré 56 accidents mortels l'année dernière, contre 88 en 1990.Mme Bonneau estime donc que la moins grande sévérité de la police n'encourage pas la délinquance routière.« L'éducation des automobilistes est l'élément déterminant, dit-elle.Nous avons fait beaucoup de campagnes de sensibilisation.Par exemple, nous dressons des barrages et émettons des 'billets de courtoisie' aux automobilistes qui n'ont pas bouclé leur ceinture.» Le SPCUM croit aussi qu'il faut apporter des modifications concrètes aux endroits dangereux, en ajoutant des feux ou des stops, par exemple.Enfin, une raison explique la moins grande présence des patrouilleurs: ceux-ci sont débordés par les appels des citoyens.« Les policiers répondent à plus d'appels au 911, et ces interventions prennent plus de temps », dit Mme Bonneau.La mansuétude de la police contredit la politique de la Ville de Montréal.Mercredi, Johanne Lorrain, responsable des finances au comité exécutif, a dit qu'un grand nombre de citoyens se plaignaient des excès de vitesse.Elle a ajouté qu'il serait souhaitable que les interventions de sécurité routière soient plus « soutenues ».Enfin, si le nombre d'accidents baisse, le nombre de délits de fuite augmente: 18 419 l'année dernière, contre 16 159 en 1996.Selon Mme Bonneau, cela s'explique par le fait que les automobilistes ne veulent pas subir de tests d'alcoolémie.L'homme aux dix drapeaux L'HOMME / Suite de la page A l_ C'est très sérieux, la course automobile.Ce n'est pas un sport pratiqué n'importe comment par des écervelés! » D'abord assistant-signaleur de 1978 à 1980, il succède ensuite au starter Michel Hanson.Depuis, au Québec, tous les départs et toutes les arrivées des courses sont sanctionnés par les drapeaux de Jean-Guy Courcelles.Et à l'entendre, il n'est pas près de laisser la place à quelqu'un d'autre.« Je n'ai jamais compris les gens qui s'assoient dans les estrades du Grand Prix.Je me demande un peu ce qu'ils font là.Pour moi, l'intérêt, c'est vraiment de participer.J'essaie d'estimer ce que ça peut valoir de passer le week-end sur la passerelle et d'intervenir dans la course.D'après moi, ça vaut dix fois plus que le coût d'un billet », soutient-il.Bénévole, comme tous les officiels qui ne travaillent pas en permanence pour la FIA, Jean-Guy Courcelles est avant tout un grand passionné de course automobile.Mais attention, ne devient pas préposé au départ qui veut.À 58 ans, Jean-Guy Courcelles a du kilométrage au compteur.Depuis le début des années quatre-vingt, il participe activement à environ 18 fins de semaine de courses par an.Et son implication est croissante puisqu'il est, depuis peu, le starter officiel des séries nationales Motorola et Formule 1600.Avec les années, il a développé un style bien à lui.Contrairement à ses confrères qui agitent le damier constamment à partir du moment où le premier bolide a franchi la ligne d'arrivée, Jean-Guy Courcelles se sert du drapeau pour saluer chaque pilote individuellement.« C'est ma façon de personnaliser mon travail », dit-il non sans une certaine fierté.S'il n'a pas de contacts très personnels avec les coureurs de Fl \u2014 « Ce sont tous des prima donna » \u2014, il a de bonnes relations avec les pilotes canadiens d'autres séries.« Avec Patrick Carpentier ou Alexandre Tagliani, c'est beaucoup plus agréable.Bertrand Godin, par exemple, ne passera pas sans monter en courant sur la passerelle pour venir nous saluer », note-t-il.Et n'allez pas croire que le vrombissement assourdissant des moteurs et le crissement des pneus sur l'asphalte incommodent celui qui passe \u2014 les jours de course \u2014près de douze heures sur sa passerelle.Le starter y voit, au contraire, une certaine poésie.« Devant moi, le bolide file à toute allure en 6e vitesse.Un peu plus loin, le pilote lève le pied et rétrograde de quatre vitesses.Ce son-là est très particulier.Charles Dutoit ne peut pas nous jouer ça.C'est unique et c'est très beau.» ajoute-t-il en tentant d'imiter le bruit du moteur.Aucun doute, l'événement le plus exaltant de toute sa carrière demeure la victoire de Gilles Villeneuve, en 1978.« On connaissait ses misères, on l'avait vu en arracher.Le summum, on l'a eu en partant! » Parions qu'une victoire de Villeneuve fils dimanche pourrait renouveler cette émotion vieille de vingt ans.L' « entente secrète » \u2014\u2022 ¦* \u2022 n'a presque rien donné L'ENTENTE / Suite de la page A l Celui-ci est accusé par Québec d'avoir vendu des centaines de milliers de cartouches de cigarettes sans prélever les taxes prévues par la loi québécoise.Mme Dionne-Marsolais n'a pas non plus précisé à quel moment le permis de vente de l'entreprise avait été révoqué.Or, la dénonciation obtenue par La Presse indique qu'il n'a finalement été retiré que le 6 mars 1998, six mois après la fin officielle de l'entente.Il semble que cette entente a rapidement suscité des vagues au sein du gouvernement.Un des administrateurs présumés du Club Rez a en effet déclaré en octobre 1996 à un interlocuteur qu'il devait se rendre à Québec parce qu'un nouveau sous-ministre ne « semblait pas vouloir » la renouveler.L'administrateur, lit-on dans la dénonciation obtenue hier, précise « qu'ils ( le Club Rez ) ont déjà passé à travers ça » et qu'il faut « recommencer encore ».La SQ, qui poursuit son enquête à l'heure actuelle, a réalisé en mars et avril deux perquisitions chez Revenu Québec, à Montréal et à Québec, pour obtenir divers documents reliés au Club Rez.Elle aurait notamment saisi alors une copie de l'entente confidentielle signée avec le commerce autochtone.Joint à ce sujet hier, le caporal Matthias Tellier, porte-parole de la SQ, a indiqué qu'il s'agissait d'une procédure normale pour obtenir des documents confidentiels.« Il ne suffit pas d'appeler Revenu Québec pour qu'ils nous les donnent.Ça prend l'autorisation de la cour, avec de solides raisons à l'appui », a-t-il déclaré.Dans les documents, la SQ indique que ses enquêteurs ont appris seulement en décembre 1997 qu'il existait une entente avec le Club Rez.« Ça ne changeait rien à notre enquête.Nous l'avons saisi pour compléter le dossier », a précisé le caporal Tellier.La SQ a également réalisé une perquisition en avril chez un grossiste de Saint-Laurent, Regitan, désigné comme étant le principal fournisseur de cigarettes du commerce de Kahnawake.Plusieurs boîtes de documents ont été saisies.Deux autres mandats avaient également été obtenus par la SQ en vue notamment d'intervenir au Club Rez, sur la réserve de Kahnawake.Ils n'ont jamais été utilisés.L'opposition à Québec a accusé hier le ministre de la Sécurité publique, Pierre Bélanger, de les avoir bloqués en raison de l'entente avec M.H orne.Des allégations vigoureusement rejetées par le principal concerné.Le porte-parole de la SQ a affirmé hier que l'entente n'avait joué aucun rôle dans la décision du corps policier de ne pas intervenir.Il blâme plutôt les peacekeepers, qui ont refusé de collaborer.La Presse Renseignements : 285-7272 Abonnement : 285-6911 Télécopieur pour abonnement : 285-7039 Lundi au vendredi de 7 h à 17 h 30 Samedi de! h a midi Dimanche de 7 h à 11 h Rédaction : 285-7070 Promotion : 285-7100 Les petites annonces : 285-7111 Télécopieur : 848-6287 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métro Préfontaine ), de 10 h à 17 h; ¦ à Pointe-aux-Trembles: carrefour de la Pointe, 12 675, rue Sherbrooke Est, de 10 h à 20 h 30.Objectif: 200 donneurs; ¦ à Vaudreuil: centre commercial de Vaudreuil, 2555, rue Dutrisac, de 14 h 30 à 20 h.Objectif : 150 donneurs; ¦ à Lanoraie: pavillon Jean-Bourdon, 12, rue Louis-Joseph Doucet, de 14 h 30 à 20 h 30.Objectif: 100 donneurs; ¦ à Sorel: Promenades de Sorel, 450, boul.Poliquin, de 14 h à 20 h 30.Objectif: 275 donneurs.DEMAIN DANS LA PRESSE Rodin à Québec ¦ Une visite dans la Vieille Capitale ne peut guère s'imaginer cet été sans un arrêt chez Auguste Rodin, qui passait pour le plus grand sculpteur au monde lors de sa mort, en 1917.Rodin à Québec, présentée au Musée du Québec jusqu'au 6 septembre, est la plus grande rétrospective consacrée à Auguste Rodin jamais présentée au Canada.Plus de 100 sculptures, des dessins, des gravures, des photographies d'époque.Un reportage de Mario Fontaine à lire demain dans le cahier des Arts et spectacles.QUESTION DU JOUR ¦ If M Liaison Vous voulez vous faire entendre?Répondez à la question du jour.Pour faire connaître votre opinion, composez le 285-7333; au son de la voix, faites le L Toutes les cliniques médicales seront fermées pendant quatre jours la semaine prochaine.L'intensification des moyens de pression exercés par les médecins a-t-elle sa raison d'être?Le délai de cinq ans accordé à tous les événements sportifs et culturels pour se trouver d'autres sources de financement que les fabricants de cigarettes vous satisfait-il?À cette question posée hier, le pourcentage des réponses obtenues a été: Oui: 72 % Non : 28 % NDLR: Ce sondage maison sert uniquement à prendre le pouls de nos lecteurs et n'a aucuneprétetttion scietttifique.^Loisirs LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 5 JUIN 1998 A3 Le mot du jour beat ¦ Le Petit Larousse décrit le beat comme le « temps fort de la musique, dans le jazz, le rock, la pop music ».On peut parfois substituer à ce mot d'origine anglaise les mots rythme et tempo.Beat désigne aussi « ce qui se rapporte aux beatniks ».\u2014 Jack Kerouac est l'écrivain le plus important de la beat génération.Paul Roux Le Lexique des difficultés du français dans les médias de l'auteur du Mot du jour I La Presse : (514) 285-7364119,955 + taxes Les médecins constatent une ouverture de Québec, mais maintiennent leurs pressions MARIE-FRANCE LÉGER Les omnipraticiens constatent une « ouverture » du côté du gouvernement quant à leurs revendications, mais, prudents, restent déterminés à intensifier leurs moyens de pression la semaine prochaine, jeudi et vendredi, tant qu'ils n'auront pas une offre écrite valable à se mettre sous la dent.Le docteur Renald Dutil, président de la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec ( FMOQ ), voit malgré tout un encouragement à la poursuite des négociations.« J'attends qu'elle donne lieu ( la négociation ) à des propositions concrètes et écrites qui nous permettent de croire qu'une MARIE-FRANCE LÉGER Alors que les régies régionales applaudissent à l'annonce de l'investissement de 385 millions par Québec, les autres acteurs du réseau de la santé croient que, tout en s'atta-quant aux bonnes cibles, le gouvernement est loin de répondre à tous les besoins.Là-dessus, la régie régionale de Montréal-Centre raflerait 103 millions alors qu'elle demandait 147 millions sur trois ans, une manne bienvenue qui fait dire à la présidente, Katleen Weil, que la réforme pourra enfin être terminée.« La meilleure nouvelle, c'est que c'est de l'argent neuf qu'on peut obtenir tout de suite pour investir dans les secteurs cruciaux qu'on avait identifiés », a-t-elle indiqué ( les listes d'attente en chirurgie, le maintien à domicile, les jeunes en difficulté et la santé mentale ).Pour Mme Weil, la région métropolitaine sort gagnante puisque les régies de Montréal, des Laurentides, de Lanaudiè-re, de la Montérégie et de Laval obtiennent à elles cinq 70 millions cette année, une somme qui servira par ricochet à soulager aussi les établissements montréalais.L'Association des hôpitaux du Québec déplore quant à elle que rien n'ait été prévu pour regarnir les coffres des établissements hospitaliers aux prises avec un déficit accumulé de 350 millions.« L'Association est d'accord avec les cibles privilégiées par le gouvernement, mais la situation demeure par ailleurs fragile », a expliqué la présidente Marie-Claire Daigneault-Bourdeau.Il reste en effet « plusieurs inconnues », a constaté de son côté le vice-président exécutif, Yvon Marcoux, dont la consolidation des centres hospitaliers « qui ont subi la plus grosse partie des compressions depuis trois ans » et l'équité pour les régions éloignées.L'AHQ s'accroche à la future « marge de manoeuvre » entente est possible », a-t-il indiqué hier matin, précisant qu'il voulait ficeler le tout avant la fin juin.D'ici là, les médecins maintiennent « malheureusement » leurs moyens de pression, a-t-il ajouté, tout en assurant les services essentiels au même rythme que depuis le début du conflit.À Québec, le premier ministre Bouchard et le ministre de la Santé, Jean Rochon, ont sauté sur l'occasion pour promettre des offres écrites pour la fin de semaine.MM.Bouchard et Rochon ont apparemment confiance d'arriver à trouver « un accroissement d'argent » pour les médecins.Ils ont expliqué que des offres verbales en ce sens avaient été explorées mercredi soir.évoquée par le premier ministre qui devrait permettre une remise à flot du système hospitalier.Même inquiétude du côté des médecins spécialistes qui s'étonnent de ne rien recevoir pour ouvrir davantage les blocs opératoires, acquérir de nouveaux équipements et combler les postes en médecine spécialisée.« Le virage ambulatoire s'est tout de même fait avec les nouvelles chirurgies, il ne faut pas l'oublier.Le ministre avait quatre tableaux en conférence de presse : Info-Santé, les CLSC, les centres d'hébergement et le maintien à domicile.Il a oublié celui de la médecine spécialisée », a déploré le docteur Pierre Gauthier, président de la FMSQ.Le président de la CSN, Gérald Larose, croit que cette injection de fonds, tout en touchant les bonnes cibles, « dénote un constat d'échec de la part du gouvernement, celui d'être allé trop vite et d'avoir privé le réseau des effectifs et des moyens financiers nécessaires pour procéder à sa transformation ».M.Larose se demande notamment si les 40 millions investis dans le maintien à domicile suffiront à satisfaire les besoins de la clientèle âgée, de plus en plus lourds.Du côté de la CEQ, Lorraine Page se questionne sur la nature du « revirement » gouvernemental, placé devant l'échéance de nouvelles élections.La CEQ et ses trois fédérations affiliées dans le secteur de la santé promettent de veiller à ce que la totalité des 385 millions aillent effectivement à l'amélioration des services directs à la population, notamment par « l'addition de nouveaux postes intégrés dans les équipes permanentes ».Enfin, Louis Roy, président de la Fédération de la santé et des services sociaux ( CSN ), estime l'annonce du gouvernement « indécente » puisqu'il lui reste encore à ôter 156 millions cette année dans le réseau.« M.Dutil a qualifié d'encourageantes les propositions qui ont été évoquées hier soir ( mercredi soir ) », a souligné le premier ministre, qui espère un dénouement rapide de l'impasse.M.Rochon a été encore plus concret, affirmant que les équipes de négociations travaillaient pour déposer des offres écrites aujourd'hui, « en fin de soirée ».« On devrait être capable d'y arriver.C'est ce qu'on vise en tout cas », a-t-il indiqué.Les médecins affirment pour leur part qu'ils ont jeté du lest en concédant le report à l'automne prochain de l'aspect purement « salarial » de leurs revendications, qui se traduit dans les faits par une augmentation de 3000 $ à 5000 $ de leur revenu brut.Mais le gros de leurs demandes de 190 millions sur trois ans reste en suspens.Ils réclament 56 millions pour les frais de pratique en cabinet privé, 25 millions pour l'ajout des nouveaux médecins et 84 millions pour la réorganisation des services en omnipratique.L'offre écrite de quelque 16 millions déposée le 22 mai par les négociateurs gouvernementaux est nettement insuffisante pour la FMOQ.Seulement pour cette année, les médecins voulaient obtenir 71 millions.Le Dr Dutil admet pourtant que les discussions des derniers jours à Québec ont fait avancer les choses.« Pour la première fois, le gouvernement accep- te de reconnaître que ce sont là des éléments spécifiques aux médecins et il ne les associe plus à la majoration salariale de la fonction publique », a souligné le président de la FMOQ.Pour ce qui est de l'investissement de 385 millions dans le réseau de la santé annoncé hier à Québec, le docteur Dutil y voit « un premier pas vers l'assainissement du réseau », mais un premier pas « bien timide ».« Si on injecte de l'argent, a-t-il indiqué, on ne fait qu'annuler la compression prévue ( de 156 millions ).» C'est peu, a-t-il repris, si l'on tient compte des compressions qui ont totalisé 1,6 milliard sur trois ans.TllinUTVHIHIlPlIUftlIII\u2014IIIIIIIIIIIIIIHI IIIBI1WII ¦lllllll Réactions partagées devant l'injection de 385 millions en santé PHOTO FRANÇOIS FOURNiER.La Press» Tout un coup de vent ! Une dizaine de pompiers de Montréal ont dû intervenir hier après-midi, après que les forts vents ayant soufflé sur la ville eurent partiellement arraché une section de 15 pieds sur 30 du toit de cuivre de l'église des paroisses St.Anthony et St.Michael the Archangel, située au 5580, rue Saint-Urbain, à l'angle de Saint-Viateur.Un périmètre de sécurité a été établi pendant que les pompiers grimpaient sur le toit pour sectionner la partie arrachée.La circulation a été interrompue pendant plus de deux heures sur Saint-Urbain et Saint-Viateur.Cécile Cléroux toujours dans la mire de la CSN MAIL CHAMPLAIN CARREFOUR LAVAL PLACE STE-F0Y JEAN-FRANÇOIS BÉGIN Pour les syndicats CSN du Centre hospitalier de l'Université de Montréal, la directrice générale Cécile Cléroux n'a pas le choix : elle doit changer son style de gestion, ou alors abandonner son poste.Les dirigeants syndicaux, qui traçaient hier leur bilan de la dernière année au CHUM, ont réitéré leurs attaques des derniers mois envers Mme Cléroux, qu'ils jugent méprisante à l'endroit des employés et incapable d'assumer le leadership nécessaire pour faire du CHUM un centre hospitalier de pointe.« Nous avons des preuves qu'elle n'est pas capable de gérer un hôpital dans un leadership constructif, a lancé le président de la Fédération de la santé et des services sociaux ( FSSS-CSN ), Louis Roy.Est-ce qu'elle est capable de changer d'attitude?Je n'en sais rien.Mais si elle n'en est pas capable, elle devrait changer de carrière.» Les syndicats, qui ont fait de Mme Cléroux leur bouc émissaire pour tout ce qui va de travers au CHUM depuis sa nomination en avril 1997, maintiennent leurs critiques en dépit des multiples votes de confiance exprimés par le président du conseil d'administration du CHUM, Jacques Girard.« Un père défend toujours sa fil- le, il va l'appuyer jusqu'à la fin, a commenté la présidente du syndicat des employés généraux de l'Hô-tel-Dieu, Ginette Auger.Il agit en bon père de famille, mais peut-être qu'on vient de lui donner sa dernière chance.» Les syndicats des employés généraux de l'Hôtel-Dieu et de Notre-Dame, qui comptent à eux deux quelque 2800 membres, ont repris des doléances déjà maintes fois entendues, notamment au sujet du dossier des infirmières auxiliaires, du regroupement à Saint-Luc des services d'obstétrique et du réaménagement à grands frais des bureaux de la direction, à l'Hôtel-Dieu.Autre éternel point sensible, l'implication des travailleurs dans la réorganisation des services du CHUM.« On n'est jamais consultés, de dire la présidente du syndicat de Notre-Dame, Jocelyne For-tier.Quand on arrive à présenter un projet alternatif, c'est parce que c'est nous autres qui avons poussé constamment.» Afin de transmettre directement leur message à la direction, une trentaine de syndiqués sont allés manifester en après-midi devant l'hôtel Bonaventure, où Cécile Cléroux rencontrait 200 cadres du CHUM dans une réunion à huis clos.La manifestation a toutefois tourné court, la police étant intervenue p A IIPIM rpin PIIPUT T\\ W f\\ Il A 1 #t I I OFFRES SPECIALES D'OUVERTURE, SAMEDI SEULEMENT, DE 8 H A 10 H Samedi 6 juin 1998, dans la limite des stocks.Certains articles ont peut-ètre.etè déjà soldés au cours de I :-y '¦¦té M -r&'^#$^ ' \"\"\"\"i i'iiiiiiiiiT¦^¦iirïiBiiin[¦[¦¦iiiiMiMrilmiïiiiiiimi¦¦ili \"' \u2022'\u2022¦'» : ¦ ¦ ¦ ».\u2022 pli '* * r \"'.V.' \u2022 Rabais 40% SUR LES PRIX ORDINAIRES ET DE LIQUIDATION DES VÊTEMENTS D'EXTÉRIEUR PRINTEMPS/ÉTÉ POUR HOMMES ET FEMMES.Après 10 h, épargnez 30%.Dans (a limite des stocks.r 40° TOUTES LES BLOUSES JESSICA''1' ET TRADITION\"0 Et toutes les blouses de nos boutiques V.I.Petites\"0 et Image\"0 18+.Rég.Sears 24,99-44,99.Choc.m Va oo ;' iiMiwiiiyiwiipiiji^iif n uyniwjwtnwHiii niini tu.\\t wm .:
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