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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. L'été
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1998-07-26, Collections de BAnQ.

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[" m I Montréal, dimanche 26 juillet 1998 DRÔLES D'OISEAUX L'étourneau sansonnet: un success story Pierre Giirçras cnBio CUISINE Achards de légumes enBio UN ÉTÉ EN CAMPING L'hôtellerie verte dans Charlevoix Mario Fontaine en B2 TENDANCES Noëland ; 9-, Lucie Laviçne en B3 UITARES oeuvres d'art?Une guitare constellée de dauphins.Une autre de style Art déco.Une mandoline hawaiienne avec un volcan en éruption peint sur le manche.Une guitare aux couleurs du Québec.Voilà quelques exemples des instruments que Ton retrouve dans l'atelier du luthier Paul Stephan à Lennoxville.La seule chose ue ce luthier résolument anticonformiste refuse de faire, 'c'est deux guitares semblables.«Ûn jour, on m'a offert un emploi dans une usine de fabrication de guitares qui en faisait 500 par jour.J'ai refusé: ces instruments sont sans âme.Moi, j'en fais une dizaine par année.Je mets une partie de moi dans chacun d'eux.J'ai souvent des problèmes à m'endormir le soir, tellement je pense à l'instrument que je suis en train de construire», dit Stephan.«Je refuse de faire deux-guitares semblables.Ces instruments sont sans âme» C'est justement la raison pour laquelle l'artiste natif de la Californie a de la difficulté à se départir d'une oeuvre une fois qu'elle est terminée.Il établit une véritable relation amoureuse avec les instruments qu'il construit, allant même jusqu'à baptiser chacun d'entre eux.Il y a entre autres la guitare Blues Devils, dont les boutons de volume sont des visages de diables, la Cornet, qui évoque le passage d'une comète il y a deux ans, et la Deco Dobro, qui a la particularité d'être la seule guitare dobro au monde qui est à la fois électrique et acoustique.Mais la guitare dont Paul Stephan est le plus fier, c'est la Fleur de lys.«J'ai cherché à Le luthier Paul Stephan exhibe fièrement sa guitare Deco Dobro, qui est la seule du genre au monde.obtenir cette sonorité pendant plus de 20 ans.Un jour, un musicien de jazz de New York a essayé cette guitare et en a tiré le son que je voulais.J'ai eu un pincement au coeur lorsqu'il Ta achetée», explique Stephan.Le luthier, qui a déjà vendu des instruments à John McVie de Fleetwood Mac et Jerry Garcia de Grateful Dead, peut mettre jusqu'à 200 heures pour fabriquer un instrument.Ses guitares coûtent entre 1000 et 3000 dollars, et sont particulièrement appréciées des musiciens de jazz et de blues.Il utilise du bois provenant d'aussi loin que l'Afrique, qu'il fait vieillir jusqu'à ce qu'il atteigne le degré d'humidité voulu, et n'utilise aucun moule.Il a touché à tout, de la conception de meubles à la sculpture sur métal en passant par la restauration d'oeuvres d'art.Il est même diplômé en conception de lumière néon.«J'ai 47 ans, et ma mère me demande encore si je vais me trouver un vrai travail un jour», indique l'ancien professeur de biologie.C'est l'amour qui a poussé l'artiste à venir s'établir au Québec.Il a rencontré à Hawaii sa femme Brigitte, une Beauceronne d'origine.C'est lorsque Brigitte a eu le mal du pays qu'il a découvert Montréal et son Festival de jazz.Ce fut le coup de foudre.«Assis dans un pub anglais de l'Estrie, j'ai décidé que c'est ici que je voulais vivre.» Encore une centaine de guitares, et ce grand touche-à-tout passera à autre chose.Il pense à retourner à la sculpture et à consacrer plus de temps à la fabrication de meubles.«Je me fous d'être pauvre.Je ne ferais pas autre chose que travailler de mes mains.Si je meurs demain, je pourrai dire «mission accomplie.» Photo Pierre McCann I il MONTREAL AU SOLEIL Joyeux Noël ! V fi y i ¦ < Le Noël des campeurs est un virus sans antidote.Un mystère pour les sociologues.Une tradition artificielle apparue au plus fort des années Fortrel.Lucie L a v i 3 n e Hier, 25 juillet, plusieurs centaines de Nord-Américains ont fêté NoëL Ils étaient au Santa's Village, en Ontario, dans l'île naturiste pour hommes seulement du Domaine Plein Vent ou au camping Donald de Saint-Canut.Et aujourd'hui, que pourrions-nous fêter?Le Boxtng Day des campeurs?Re-Joyeux Noël! Les doyens des terrains de camping du Québec datent leur premier Noël des campeurs des années soixante.Rencontré au Domaine de Rouville, un terrain inauguré en 1960, Jean-Jacques Lussier se souvient de son premier Noël.en juillet! «C'était en 1969, précise-t-il.Et, c'était déjà la mode.» Aujourd'hui, il organise l'office religieux des lieux.«La messe du lendemain de Noël des campeurs est archi bondée», se targue-t-il.Parmi les roulottes entortillées de guirlandes, devant les sapins couleur argent et les tables de pique-nique surmontées de bonhommes de neige en plastique, des chars allégoriques, une fanfare et le traîneau du père Noël attirent les enfants comme des mouches.C'est Noël et il fait 30 degrés.Impossible de mieux désacraliser un mythe.L'idée d'un père Noël accessible Voir I0YEUX NOËL r ni EVITEZ LES PAS 0: en composant le *4 6911 - recevez à domicile m 0> T t Extérieur de Montréal (sans frais) Indicatif (514): 1 800 361-8202 Indicatifs (418), (613) et (819) : 1 800 361-7039 Télécopieur: (514) 285-7088 t B2 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 26 JUILLET 1998 \t\t\t\t\t\t\t\t\t\t \t\tA\t\t\t\tk\t\til\t\t L'hôtellerie .verte dans OIX Y X .K- £35 - \u2022 x ml «S y\" i ¦ r Mario Fontaine Arriver dans Charlevoix, pour le campeur, c'est la déprime assurée.Toutes ces belles auberges pimpantes qui vous font de grands signes: venez, venez dormir chez nousl Dans votre grande abnégation vous détournez sagement la tête et allez vous enterrer dans un camping.Allons mes frères, un peu de courage, haut les coeurs! Avec l'argent épargné sur l'hébergement, vous aurez les moyens d'y retourner dans ces fameuses auberges qui font aussi restaurant, et même de jouer au pacha en choisissant le haut de la carte sous les regards envieux des autres convives! Une formule qu'on voit assez fréquemment aux États-Unis.Des campeurs qui ne s'installent que pour la nuit, rien d'autre qu'une tente et un sac de couchage.Tous les repas sont pris à l'extérieur.Une forme d'hôtellerie verte, en quelque sorte, qui permet d'allier économies et bons mets.Chose certaine, dans Charlevoix, ce ne sont pas les bonnes tables qui manquent et on aurait tort de les bouder.Surtout si on a passé la journée à faire les multiples randonnées qu'offre le pays et qui vous permettront, le soir venu, d'envoyer au diable tous les Montignac de ce monde.Parmi ces randonnées, la plus spectaculaire est celle du Parc régional des Hautes-Gorges-de-la-rivière-Malbaie.De l'eau, les plus hautes parois à l'est des Rocheuses, une beauté sauvage et tranquille.Le gouvernement québécois veut transformer cette aire protégée en parc provincial.Ce n'est pas un luxe, ne serait-ce que pour rendre carrossable le chemin forestier qui y mène.La dernière fois, j'ai failli y laisser ma transmission.Il y a un petit camping sur place, et trois autres plus à l'ouest, dans le Parc des Grands-Jardins.Un autre endroit très particulier, caractérisé par sa végétation nordique.Dans les deux cas il s'agit d'une forme de camping bien spéciale et toujours fascinante.Mais l'hébergement dans les parcs et les réserves fauniques ne plaît pas à tous.D'aucuns paniquent devant la profondeur des bois, d'autres s'ennuient du centre commercial.Baie-Saint-Paul On sera moins dépaysé au camping du Gouffre, à Baie-Saint-Paul.100% voyageurs, essentiellement des familles et des couples.«C'est plus tranquille comme ça.On a une petite fermette, un grand parc et une piste d'hébertisme pour les enfants.On cultive des herbes aromatiques, on peut se baigner dans la rivière sans danger», explique le propriétaire, Réjean Plouffe.Les emplacements en bordure de l'eau offrent une vue magnifique.L'ensemble est décontracté et vaguement granola.À quelques kilomètres de là, le Genévrier se révèle une agréable surprise.Il s'agit d'un immense terrain (386 emplacements) conçu d'abord pour les saisonniers.On a toutefois réservé des sections entières aux gens de passage, qui forment la moitié de la clientèle.Les blocs sanitaires sont récents.y-y.Mi ¦ «fi Plusieurs emplacements sont d'une grandeur inhabituelle dans un camping privé, l'accueil est chaleureux.Ces deux campings se trouvent à proximité de Baie-Saint-Paul, qu'on a tendance à négliger au profit de La Malbaie.Or il s'agit d'une ville d'art avec ses musées, ses galeries, ses cafés.Toute l'activité tourne autour de l'église, elle-même l'objet de célébrations cette année.Il ne faut pas rater non plus le Centre d'histoire naturelle, situé dans l'édifice d'informations touristiques, au milieu de la côte.Une exposition nous y familiarise avec le «cratère» de Charlevoix, formé par la chute d'une météorite géante.Instructif, pas trop long et gratuit.La Malbaie, c'est autre chose.Plus huppée avec son secteur Pointe-au-Pic, plus achalandée à cause du Casino.Le Musée de Charlevoix présente une intéressante exposition sur des figurines et des jouets mexicains, il y a du théâtre, de la musique au Domaine Forget qui fête ses 20 ans cette année, et on y peut y manger admirablement.On y découvre aussi le camping le plus étonnant de la région, celui des Chutes Fraser, qui ressemble à bien des égards à un «state park» américain: une longue route nous emmène à l'intérieur des terres, où se trouvent 300 emplacements en pleine nature.Certains sont aménagés juste à côté des fameuses chutes, qui grondent jour et nuit, à la fois belles et miraculeuses pour les insomniaques.Presque uniquement des voyageurs, beaucoup d'ombre.Un excellent choix.À distance de marche de La Malbaie, le Bord de la rivière est pour sa part davantage du genre «saisonniers», mais il offre plusieurs emplacements pour les voyageurs, dont quelques-uns intéressants en bordure de la rivière.Arrivez tôt toutefois pour avoir les meilleurs choix, car d'autres emplacements sont assez restreints.Ah, jeunesse.Une question qui ne se pose pas au nouveau camping de Saint-Fidèle-de-Mont-Murray, le Domaine sceau d'eau.L'idée de base est la suivante: vous plantez votre tente où vous voulez, en plein bois si ça vous chante.Liberté totale.Ça semble assez rock'n roll comme organisation, mais les jeunes promoteurs sont confiants de trouver une clientèle pour ce style de camping sauvage avec services minimaux.Dans un style moins rustique mais quand même un peu, le camping Lévesque, à la sortie de Saint-Siméon, offre 36 emplacements, tous pour voyageurs.Ceux en bordure du fleuve donnent sur une magnifique petite plage, du genre à prendre en photo.Installations sanitaires vieillottes.Celles du camping municipal de Saint-Siméon, elles, étaient assez négligées lors de notre séjour.Autrement, il s'agit d'un endroit splendide avec le fleuve pour voisin.Le traversier qui fait la navette avec Rivière-du-Loup s'arrête pratiquement sur votre table à pique-nique.Un bon choix quoique, paraît-il, les ados de la place viennent faire la java les fins de semaine et dérangent les campeurs.Ah, jeunesse.Photo Robert Nation QUELQUES ADRESSES Comment résister à toutes ces belles auberges qui * \u2022* ' , - * i \u2022 .9 -\\ nous font de grands signes?A Baie Saint-Paul \u2022Le Genévrier, 1175, Monseigneur-de-Laval, route 138, G0A 1B0.Tel: 418-435-6520.\u2022Le Gouffre, 439, rang Saint-Laurent, C.P.268, G0A 1B0.Tel: 418- 435-2143.À la Malbaie \u2022Chutes Fraser, 500, chemin de la Vallée, Rivière-Malbaie, G5A 1C2.Tel: 418-665-2151.\u2022Bord de la rivière (Domaine Le Riviera), 56, boulevard Mailloux, Rivière-Malbaie, G5A 1M8.Tel: 418-665-4991.À Saint-Fidèle \u2022Camping Champêtre du Domaine sceau d'eau, rang Sainte-Mathilde à Saint-Fidèle-de-Mont-Murray, G0T 1T0.Tel: 418-434-2888.À Saint-Siméon \u2022Camping Saint-Siméon, 120, rue du Festival, G0T 1X0.Tel: 418-638-5253.\u2022Camping Lévesque, 210, route 138, G0T 1V0.Tel: 418-638-5220.QUI, QUE, QUOI, OÛ, QUAND?Pour se dépanner: \u2022Association touristique de Charlevoix, 630, boulevard du Comporté, C.P.275, La Malbaie, G5A 1T8.Tel: 418-665-4454 ou, sans frais, 1-800-667-2276.Pour se divertir: \u2022Symposium de la nouvelle peinture au Canada, au Centre d'art de Baie-Saint-Paul, 4, rue Ambroise-Fafard.Tel: 418-435-3681.Jusqu'au 31 août.\u2022Faire-Mémoire, une exposition événement au Centre d'exposition de Baie-Saint-Paul, 23, Ambroise-Fafard.Tel: 418-435-3681.Jusqu'au 31 août.\u2022Jouets traditionnels et miniatures mexicains, au Musée de Charlevoix,.1, chemin du Havre, à Pointe-au-Pic.Tel: 418-665-4411.Jusqu'au premier novembre.\u2022Le cratère météoritique de Charlevoix est expliqué au Centre d'histoire naturelle de Charlevoix, installé à l'arrêt d'informations touristiques de la côte menant à Baie-Saint-Paul, route 138.Tel: 418-435-6275.\u2022Le Festival international du Domaine Forget, divers concerts, brunches-musique et récitals jusqu'au 23 août.Au 398, Chemin Les Bains, St-Irénée.Tel: 418-452-3535.Hors sentiers: \u2022La papeterie Saint-Gilles, économusée du papier.304, rue Félix-Antoine Savard, à Saint-Joseph-de-la-Rive.Tel: 418-635-2430.\u2022Moulin banal, aux Éboulements, 157, rue Principale.Tel: 418-635-2239.Construit en 1790, il possède toujours son aspect et ses mécanismes d'origine.\u2022Monastère de la Croix glorieuse, 125, route Sainte-Philomène, à Sainte-Agnès.Tel: 418-439-4611.Une communauté de frères cloîtrés vivant selon l'esprit de Charles de Foucauld.Possibilité d'hébergement (mais le camping c'est mieux, bien sûr!).\u2022Les Marsouineries, festivités rappelant les années 1920-30 à l'ôle-aux-Coudres.Tel: 418-438-2930.Du 30 juillet au 2 août.\u2022Port-au-Persil.Il n'y a rien de spécial à y faire, sinon l'essentiel: flâner sur le petit quai, marcher sur les rochers, sentir le vent s'engouffrer dans ce microscopique hameau.C'est à la porte de Saint-Siméon.Arrêt obligatoire.LAURENTIDES I AP rilI PPPP Pourvoira et réserve Boismenu.à 25 milles au sud de Mont-Laurier, à LHu\"UU\"uuiI 2 h 30 de MontreaKzone 10 est).15 chalets, chaloupes, plan familial, pèche truite mouchetée, grise, brochet, achigan.ouananiche.maskinongé.Tél.:(819)597-2619 DHIIDUniDir innniU Chute St-pr>.ihppe.3h de Mtl.access on auto.Chalets Isolés, r UUiif UlmL JUUUIH bord du lac.104km à découvrir.Vélos de montagne, baignade, poche truite.Observ.oiseaux, castors ds habitat naturel.(450) 677-2908 ou (819) 623-6325 BIP09.POURVOIRA SCOTT INC.Décor féerique en pleine nature, 35 lacs et rivières \u2022 Chalet tout confort (tous les services, embarcation).Spécial vacances - Juillet et Août: 500$ / 7 jours / 4 personnes.INFO: (514) 598-8238.MAURICIE/BOIS-FRANCS POURVOIE CLUB HOSANNA POURVOIE LE ROCHU Offre la pèche A la truite mouchetée, hébergement en chalet au bord du lac (embarcation Incluse) ou en auberge \"Le Montagnard\" avec tout confort.Tèi:(8l9) 646-5244._ Paradis de la chasse et de la pèche, situé à 40 km au nord de La Tuque.truite, brochet, orignal, ours, petit gibier, plan familial, pédalos, kayaks, canots, vélos de montagne, etc.lnf: 1-600-463-4372._ Redonnez vie avec un vieux véhicule - auto, moto, camion, motoneige, ou même autobus -qui ne marche plus.Donnez-le à ta Fondation canadienne du rein.Remorquage gratuit reçu d'impôt Vous permettrez ainsi à des gens de redémarrer dans la vie.Appelez sans frais au numéro AUTO-REIN: 1 888 2AUT0-REIN 1 888 228-8673 m L\\ Fondation canadienne du rein Les dons en argent sont aussi bienvenus.filages et plein air LAURENTIDES D AHCC Dl nkl AID RANDONNÉES FAMILIALES.Descente de la rivière du Nord.Val rMUOL r IXIH Hllt David \u2022 2h, $25/canot.Réservations 1-819-324-0798.La rivière Diable.Ste-Jovite.1-819-429-5134.___ CAIMTF APATHF-nFC.MflNTÇ 60 m,n- Mt1, lac au centre*en,ourô de 3 p|a9es uni 11 I L'HUn I nC\"UL0\"mUÏ110 aménagées pour famille, pique-nique, parcs de jeux, voiley-bail.casse-croûte sur site, locat.pédalos, école de voile à prox.lnf:(8l9) 326-3330 MONTEREGIE AuAIft I En Q'OUP6 01 sécuritaire.Dimanche 2 Août aucune réservation nécessaire; 35-YCIU \u2022 45-50 km au choix (facile); départ à 9h30.école St-François.à ST-AMABLE (Aut.30.sortie 129); 105 / personne.E*p»o Tour (450) 691-4731.__ Si vous désirez annoncer dans cette rubrique, communiquez avec Stéphanie Beaulieu (514) 285-7312 ou 1 800 361-0179 .-,\u2014 i \u2014 Si vdtrs; désirez annoncer dans cette rubrique, communiquez avec Stéphanie Beaulieu (514) 285-7312 ou 1 800 361-0179 - \u2022 * \u2022 ____._ LA PRESSE, MONTRÉAL.DIMANCHE 26 JUILLET 1998 B 3 Serge Guénette dans sa boutique Noël éternel: «Nous avons plus de clients en juillet que le 24 décembre.» Lucie Laverie Rue Saint-Sulpice.Tout près de la basilique Notre-Dame, des autocars vrombissent dans d'épais nuages bleus.Euh! Euh! Il fait 34 degrés.L'air est irrespirable, les asthmatiques dépriment.sauf au Noëland! Tous ceux qui y pénètrent, dit-on, en ressortent avec des étoiles dans les yeux.Le magasin Noél éternel est le seul à Montréal à vendre des ornements toute l'année.Selon les boules.de cristal des banquiers, cette drôle de boutique aurait dû déclarer faillite dès son premier été.Pourtant, cette semaine, le propriétaire tourbillonnait comme un employé du mois: «Il y a plus de monde ici à la mi-juillet que le 24 décembre.» Quelqu'un aurait-il perdu le nord, ici?Ou trop joggé derrière un autocar?Au risque de passer pour un banquier, je repose la question à Serge Guénette: «Qui peut bien faire son magasinage des fêtes, un 26 juillet?Quelles sortes de guirlandes ou de boules de Noël se vendent comme des petits pains par temps de canicule?» Noël est une machine à rêves.Et à sous, préciseront tous les propriétaires de boutique d'ornements de Noël (il en existe plusieurs au Québec, dont une à Hudson, à Québec et à Saint-Sauveur).«Honnêtement, je vous dis que mon commerce est davantage rempli l'été qu'en décembre.Et la raison est fort simple.Imaginez des dizaines d'autocars par jour qui s'arrêtent à la basilique, chaque véhicule contenant une quarantaine de personnes.Il y a plus de monde qu'en décembre, mais la valeur des achats est moindre.» Nous y voilà.Les décorations de Noël ont changé de vocation.Au lieu de rapporter des biscuits en feuille d'érable, des caisses de sirop ou des mocassins censés fait main, les touristes préfèrent rapporter un père Noël griffé canadien.Ou, comble du luxe, une boule de Noël étiquetée à 110 $.«Lorsqu'ils décorent leur sapin, chaque ornement leur rappelle un voyage, une ville, un pays.Ça fait office de souvenir».Les touristes préfèrent rapporter un père Noël griffé canadien qu'une caisse de sirop ou des mocassins censés fait main soutient le propriétaire de Noël éternel.Les ornements de Noël qui se vendent le plus l'été sont, selon Serge Guénette, les moutons en laine véritable des soeurs de la Miséricorde.Les boules en céramique de Rigaud.Sinon, les pères Noël en bois d'épave imaginées par une artiste de Montréal.Ou même les ornements en verre garnis d'une réplique de la basilique et fabriquées au Québec.«Les Européens sont aussi friands de nos boules d'eau (remplies de neige).Notre sélection est beaucoup plus grande que la leur», explique le marchand Aux États-Unis, les collectionneurs de décorations de Noël sont légion.Sans compter les fanatiques des villages de Noël miniatures et coulés dans la porcelaine.Les initiés connaissent par coeur chaque pièce des villages Dept 56.«Un bon collectionneur ratisse les boutiques spécialisées pendant toute l'année, car il ne sait jamais quand il va tomber sur une pièce rare, une maison de lutin introuvable ou une serre de mère Noël (pour cultiver ses poinsettias) de grande valeur.» Ménagerie de verre scintillante de glaçons en plexiglass et d'enfants de neige craquants, on imagine les bouts de chou surexcités en train de tout renverser.Bizarrement, Serge Guénette place ses boules les plus chères (celles à 110 $) à la hauteur des menottes des quatre ans et moins.Tiens, monsieur est masochiste.«Non.Personne n'ose voler ni abîmer les objets du père Noël.Il y a une une aura autour des ornements de Noël.Ce serait comme voler les objets sacrés d'une église.» Serge Guénette prétend même détenir une chose unique dans le milieu de la vente au détail.«J'ai une boutique-thérapie», proclame-t-il.Explication, docteur?«L'été, à midi, c'est plein de monde ici.Il y a des employés des bureaux qui arrivent, la mine allongée, le moral à zéro.Leur matinée s'est mal déroulée.Eh bien, croyez-le ou non, après 10 à 20 minutes à se tremper dans l'atmosphère des fêtes, ils repartent, souriants, prêts à affronter leur boulot, leur patron.Ils n'ont qu'un mot: c'est magique!» Comme à Disneyland.\u2022 i JOYEUX NOËL Suite de ta page Bl Joyeux Noël! toute l'année est apparue aux États-Unis.Where else?Dès le début des années 50, des centres d'amusement consacrés au père Noël et ouverts l'année durant (HolidayWorld, Santa's Summer Home, Santa's Village; etc.) se construisent à la chaîne.Les boutiques spécialisées dans les ornements de Noël poussent dans la foulée (les Santa's Workshop).On atteint le summum avec la construction de Frankenmuth, un village au Michigan où tout est voué au même culte: Noël.Les commerçants n'en finissent plus d'exploiter la mine Santa Claus.La marque de commerce du bon vieux bonhomme à barbé blanche semble inépuisable.L'ère était aux Sauta-dollars.Et fêter Noël en juillet 1998, ça ressemble à quoi?A un énorme party.Un prétexte pour se réunir.Pour inviter la parenté.Faire frétiller les enfants.Avec un quart d'once d'imagination supplémentaire, on aurait pu appeler ça la Sainte-Canicule, la fête de l'été ou l'hymne à la Broue.Non, le Noël des campeurs semble vouloir s'incruster.«C'est la plus grosse fête de la saison et c'est la seule nuit où le couvre-feu n'est donné qu'à deux heures du matin», avoue Luc Robillard, propriétaire du Domaine de Rouville et président de Camping Québec.«Actuellement, poursuit-il, 1800 familles occupent le terrain et nous estimons que ce soir, en ce Noël des campeurs, près de 15 000 personnes circuleront sur le site.» Et d'où vient tout ce beau monde?Pluton?Non, Montréal, P.Q.«Environ 60 % de mes clients demeurent dans la région montréalaise, confirme le propriétaire du Domaine de Rouville.Le Noël des campeurs est un virus sans date fixe.Il ne coïncide pas toujours avec le 25 juillet.On le célèbre, règle générale, un samedi durant la période des vacances de la construction.Le Noël des campeurs n'a pas non plus de frontières.A Coaticook comme au Texas, en passant par Sainte-Madeleine, le père Noël parade entre les lentes et les caravanes.«Je glisse un paquet de glaçons dans la poche frontale d'un t-shirt épais sous mon costume traditionnel», avoue Robert Sawaya, un sympathique père Noël d'expérience et membre de l'Association des pères Noël du Québec.Mordu de camping, tous les étés, depuis 15 ans, il joue bénévolement les petits papas Noël au terrain Donald de Saint-Canut.«Plus il fait beau et chaud, plus j'aime ça.Les enfants attendent, impatients, le maillot dégoulinant.Moi, j'arrive en bateau, puis, pendant le défilé, je leur distribue des bonbons et des cadeaux.J'incarne un personnage extrêmement important et c'est très enrichissant.» D'ailleurs, il n'y a pas que les tout-petits qui apprécient.De retour au Domaine de Rouville, l'heure est au souper de Noël des campeurs.Six familles (des Pelletier et des Richer) sont réunies autour d'une table.Bière fraîche, sourires, chaises longues et bikinis.Dans les assiettes, pas une miette de tourtière.«On l'a remplacée par du blé d'Inde», me dit-on en souriant.Une dame blonde poursuit: «On fête Noël en juillet pour les enfants et pour se réunir en famille.La semaine prochaine, ce sera autre chose.» - Quoi donc?- L'hallovveen des campeurs.Pourquoi pas! Croyez-vous au père Noël des campeurs?Voici celui qui a défile au Domaine de Rouville, la semaine dernière, par 30 degrés.TERRAINS DE LAURENTIDES BASE DE PLEIN AIR LINTERVAL: Des vacances magiques pour la famille' Formule Club tout indus! Lac prive, 20 km de sentiers panoramiques, activités libres ou initiation: votle.planche à voile, canot, pédalo, escalade, tir à l'arc, voileyball.fers.Massage (en sus).Chambres privées ou camping de 37 $ à 63 Sadulte^our (+taxes) incluant repas.Rabais groupe.(819) 326-4069.MONTEREGIE CAMPING AMERIQUE: 20 min.du centre-ville de Montréal, ouvert 6 mois.30 ampères.Propre et tranquille.Piscine surveillée, activités diverses, resto-dôpanneur.Prés golf et equitation.40.rg St-Andrô.St-Phillppe do Laprairie (450) 659-8282.LA POMMERIE, VIVRE NI) AU SOLEIL: ^fâSS££iï& -ENDS.VOUS Y DÉCOUVRIREZ 245 HA DE BOIS ET DE VERGERS OÙ VOUS POUVEZ CAMPER PIQUE-NIQUER ET VOUS DIVERTIR.ANIMATION ET RÉCRÉATION.RESTAURANT ET DÉ PANNEUR AVEC IICENCE.SALLE COSMOS DISCO.TV.VIDÉO CLUB \u2022 ÉCOLOGIQUE: JARDINAGE VIGNOBLES.\u2022 SPORTIVES: PISCINE.BALLE-MOLLE.BALLON VOLANT.TENNIS.PÉTANQUE.CENTRE DE MASSOTHÉRAPIE AU COEUR DE POMME.¦ CARTE DE MEMBRE DISPONIBLE POUR CÉLIBATAIRE ET FAMILLE.\u2022 A 55 KM AU SUD DE MONTREAL ET 30 KM DE VALLEYFIELD.ROULOTTES ET CHALETS A LOUER.SEMAINE, MOIS.SAISON.(TERRAINS DISPONIBLES).TEL: (514) 826-4723.QUEBEC ~~~~~~ À àlCl IUIII C« Vue panoramique, pittoresque, accès facile au fleuve, à 20 min.de Québec.A NlUVILLl.Axé sur la famille avec terrain de jeux, salle communautaire, piscine chauffée et bloc sanitaire très propre.Soirées paisibles sans moustiques.64 sites gazonnôs.Camping L'Égaré.Tél.: (418) 876-3359 Fax: (418) 527-4077 _ VIRAGE Un groupe d'entraide pour personnes atteintes du cancer et leurs proches.Un don pour la vie Un don pour l'espoir et pour l'entraide CHUM Campus Notre-Dame, Pavillon Mailloux, local K1253-5 1560, rue Sherbrooke est, Montréal, H2L 4M1 tél.: (514) 281-6000 poste 8139 - LAVAL 10 au 16 Août SYMPOSIUM PEINTURE ET SCULPTURE De Rose-Art.Artistes et Sculpteurs expriment leur art dans les rues du Vieux-Ste-Rose.Les oeuvres produites seront exposées à la Galerie d'art La Vieille Caserne.*~(450) 625-7925.MONTREAL 1or 411 1fi Aftfif F^ES GOURMANDES INTERN.DE MTL.île Notre-Dame.16 jours lui dll ID HUUl de plaisirs gourmands dans un décor de paradis terrestre! Plus de 500 mets à déguster.30 pays représentés, musique, danse, spectacles.Inf: (514) 861*8241.MONTEREGIE nimonohû 9R Inillût 1A h Spectacle gratuit de la COMPAGNIE FRANCHE I UlllldllUIC £U JUIIICl, It II DE LA MARINE, 40 soldats en costume d'époque, tir de fusil et de canon.FORT-CHAMBLY: Découvrez le musée et revivez une page d'histoire de la Nouvelle-France.Information: (450) 658-1585.M1R 1R Afllït Fest,F^te tiu Canard'O (Contre-Coeur).À 35 minutes seulement de \" IJ\" 10 nUUl Montréal, sur le bord du St-Laurent.le canard est à i honneur.Venez en famille à vélo, en auto ou en bateau mais venez nous vojtjlj Information: (450) 587-5513.R Qll 1R Aniit ^tos de lassomption au Sanctuaire de Lourdes-neuvaine-triduum UdU ID HUUl prêché.Messes 16h30et 19h30-procession flambeaux-SONS ETLUMIÈ RES 21h sauf pluie.Août: \"Concerts sous tes arbres\" chaque vend, à 19n30.lnf:(450) 451-4631.7311 Q â nfU FÊTE DU VIEUX MARCHÉ.St-Dems fait revivre le marché d'autrefois, du u HUUl 1832-1903 nous rappelle notre histoire locale, notre patrimoine agricole d'hier a aujourd nui.Spectacles et animation pour la famille (514)787-2401 1514)787-3229.70 Q Aniit FEST,vAL RETRO.Spectacles des années 60-70.Centre-Ville de St-Hvacintne: \"Ow HUUl Boogle Wonder Band.Joèl Denis.Michel Dubuc.Les Crooner's et bien d'autres.Expositions gratuites.Admission 5 ^jour, forfait 3 tours 12 $.Informations (450) 778-3383 o I l Si vous désirez annoncer dans cette rubrique, communiquez avec Anne De Cubellis au (514) 285-6981 ou 1 800 361-0179 Si vous désirez annoncer dans cette rubrique, communiquez, avec Stéphanie Beaulieu (514) 285-7312 ou 1 800 361-0179 B 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 26 JUILLET 1998 s Mario Vargas Llosa : démocrate, libertaire et libertin Stéphane potvin élaboration spéciale ers la fin d'Éloge de la marâtre, un des plus beaux romans de Mario Vargas Llosa, don Rigo-berto se séparait de dona Lu-crecia, ne pouvant lui pardonner d'avoir eu une relation sexuelle avec son fils Alfonso, alors un jeune enfant.Quand s'ouvrent Les cahiers de don Rigoberto, la suite d'Éloge de la marâtre, il y a bien une décennie que la rupture est consommée entre eux.Pourtant, Rigoberto est encore en proie i la nostalgie, meublant sa solitude en imaginant Lucrecia aux bras de personnages sor-i:int de son imaginaire et du passé, dressant ainsi l'inventaire des perversions humaines.I Entre les réminiscences et les rêveries erotiques, Rigoberto rédige un programme libertaire, où il s'attaque à une société attachée aux valeurs du troupeau.Comme dans l'Éloge dé la marâtre, l'action des Cahiers de don Rigoberto se déroule à Lima, au Pérou, le pays natal de Llosa, dont il connaît trop bien tes pathologics.J Parallèlement, Alfonso, qui habite toujours avec Rigoberto, rend visite à l'occasion i sa belle-mère, à l'insu de son père, en vue àk les réconcilier.En entrant chez elle, c'est le passé de Lucrecia qui entre avec lui.Partagée entre la honte du passé, les sursauts du désir et l'espoir, Lucrecia se laisse apprivoiser, et graduellement, une relation de confiance s'établit entre elle et son beau-fils, où c'est lui qui est maître du jeu.Doué d'une intelligence malicieuse et d'une beauté Vargas Llosa démoniaque comme celle de Dorian Gray, Alfonso déploie un plan inorthodoxe, incluant l'initiation de Lucrecia aux secrets de la vie sexuelle débauchée du peintre Egon Schiele, auquel il voue un culte fanatique, au point de croire en être la réincarnation.Schizophrénie réelle ou affectée, les lubies de l'adolescent ressemblent néanmoins à celles de son père, qui lui, épanche sa nostalgie en imaginant Lucrecia prendre la pose pour les grands maîtres de la peinture.D'où les interrogations de Lucrecia : de qui Alfonso tient-il ses connaissances picturales?de son père, qu'elle sait être un fin connaisseur ?qui est le véritable instigateur de cette amorce de réconciliation ?si c'est Rigoberto, alors, lui a-t-il pardonné ?Lucrecia est confuse et le jour où elle reçoit une série de lettres amoureuses anonymes, mêlant éro-tisme et histoire de la peinture, elle ne sait plus : de qui proviennent-elles ?de son mari ou de son beau-fils ?Au fond, Alfonso ne serait-il pas l'alter ego de son père ?Si le double est un personnage classique de la littérature, la récupération qu'en fait Llosa est subtilement perverse.Elle expose finement l'ambivalence des désirs de Lucrecia, qui perdure jusqu'à la fin du roman.qui est prévisible.Se réconcilient-ils?Qui est le véritable auteur de ces lettres ?Lucrecia désire-t-elle encore son beau-fils ?Le lecteur le devinera aisément, mais c'est sans importance.Car Les cahiers de don Rigoberto n'ont rien d'un thriller.Ils illustrent plutôt, avec les mots imagés du désir, l'itinéraire intérieur d'une réconciliation espérée entre deux êtres complexes, dans un jeu où le fantasme a le même statut que la réalité.Le dernier roman de Llosa, d'un érotisme raffiné, est un vibrant hommage à la littérature libertine française du XVIIIc siècle.Romancier libertin, essayiste libertaire Si le dernier roman de Llosa est libertin, son dernier essai est libertaire.Un barbare chez les civilisés ( dédicacé à Jean-François Re-vel ) fait suite à Contre vents et marées, reprenant des thèmes similaires : le souhait d'ouvrir le Pérou à la démocratie libérale et à la culture de la liberté, l'amour de la littérature ( cette fois-ci, il encense Borges ) et la haine de l'autoritarisme étatique.Comme dans ses derniers essais politiques, Llosa, dévoué à la cause de la liberté, ne se soucie guère plus ici de l'égalité.C'est devenu une habitude chez lui.Après avoir pris ses distances face à l'intelligentsia d'Amérique latine, qui a trop souvent donné son appui à des régimes antidémocratiques, Llosa n'a pas su, contrairement au poète mexicain Octavio Paz, trouver de juste équilibre entre la liberté et l'égalité.Autre difficulté : l'essai date.Il regroupe des articles de presse et des textes polémiques, rédigés entre 1966 et 1988.Néanmoins, l'essai comporte ses surprises.La plus attrayante, c'est lorsque Llosa relate la vie de son fils qui, avant de devenir l'adepte d'économistes conservateurs comme Hayek, fut un apôtre de la religion rastafari.( Llosa fut lui-même sartrien avant de devenir le défenseur de Mme Thatcher.\u2014 lire Les enjeux de la liberté ).Au total.Les cahiers de don Rigoberto et Un barbare chez les civilisés confirment que la réputation de Llosa n'est pas injustifiée : démocrate, libertaire et libertin, il est avant tout un grand romancier.LES CAHIERS DE DON RIGOBERTO : Mario Vargas Llosa ( traduction d'Albert Bensoussan ).Éditions Gallimard, France, 1998,406 pages.UN BARBARE CHEZ LES CIVILISÉS, Mario Vargas Llosa ( traduction d'Albert Bensoussan ).Éditions Gallimard, France, 1998.353 pages.Les souvenirs de l'enfance : les plus émouvants dominique paupard1n » ollaboration spéciale e tous les souvenirs, ceux de l'enfance sont les plus émouvants, les plus cruels aussi.Et pourtant la mémoire nous fait parfois défaut qui transforme la vérité en fiction ou la fie-lion en vérité.Réfugié dans son musée photographique secret où se trouvent « tous les vestiges palpables » de son existence, un homme d'âge mûr tente de retracer avec un soin maniaque les seize premières années de sa vie familiale, amoureuse ei sociale.En fait, Abraham Isaac Lee, c'est son nom, essaie surtout de mettre en exergue l'ensemble des événements qui ont mené à la chute de l'Ange, au Grand Incendie de l'été 1968.« Mon père, ma Grâce, ma soeur, nommé Pete, un ch lote nommé Harry, et quelques autres dans cette histoire séritation.Chapitre mère.Grâce, le père de un Noir de petite taille ien nommé Frank, un pi-une fille nommée Polly, .Ils jouent tous un rôle écrit-il en guise de pré-après chapitre, il tâchera de faire découvrir aux lecteurs la face cachée de chacun de ses protagonistes.Accueilli aux États-Unis comme l'un des événements romanesques de l'année 1997, ce roman sudiste est l'oeuvre de Larry Baker.Avant d'amorcer une digne carrière de professeur de littérature et de conseiller municipal de Iowa City, il a déjà été exploitant d'un cinéma extérieur dans l'Oklahoma.Il situe donc son action à Jacksonville, en Floride, durant les années soixante.Les parents adoptifs d'Abraham \u2014 il est né dans un orphelinat de Séoul \u2014 sont les excentriques propriétaires du Flamingo, le plus grand écran de cinéma en plein air au monde.Cet immense drive-in est situé le long d'une route côtière où se dresse un flamboyant flamant rose en néon.L'histoire qui a fait perdre l'innocence d'Abraham, devenu par la suite un bon chrétien, trouve sa source dans l'antagonisme légendaire qui existe depuis toujours entre son père et le voisin, un dénommé Turner West, entrepreneur de pompes funèbres.Il est question d'une affaire de territoire, de parcelle convoitée.Il y a un mystère qui plane.des secrets de famille difficiles à percer, l'histoire d'une liaison mal éclaircie.Chose certaine, Abraham est amoureux fou de Grâce, la fille de West.Il va par le fait même devenir l'émissaire idéal de la haine paternelle qui fera plusieurs victimes.Une sombre histoire, en fait, qui n'exclut pas les souvenirs drôles, la réminiscence des premiers frissons, des joies enfantines, etc.Quand, par exemple, Abraham avoue ses regrets de ne pas avoir figé sur pellicule le sourire de sa mère et tente en vain de se rappeler ses gestes ou le son de sa voix, son drame devient subitement le nôtre.Un personnage terrifiant que cet Abraham.Il est capable de décrire avec une ironie imperceptible les pires horreurs pour ensuite parler de ses proches avec cette tendresse infinie qui vous arrache les larmes des yeux.Ce roman est prodigieux mais éprouvant pour les nerfs.FLAMINGO LARRY BAKER : Traduit de l'Américain par François Lasquin.Albin Michel.Paris, 1998 ( 422 pages) M.»' f ' * * \u2022\u2022\u2022\u2022 a ~4 ~~ FI a m i ii g o roman il il mil i XTvJHV f ^ ^ ****** f « ^- ' «.La francophonie, complice de la destruction de l'Afrique ?brigitte morrissette collaboration spéciale, MEXICO ' W ' e célèbre poète argents lin Borges eut un jour H ce mot crue! «i l'égard Uj de l'Afrique : « Ce con-M à tineni disparaîtrait tout -c&'Jœa-asïd entier que personne ne s'en rendrait compte ! » C'est bien pourquoi les intellectuels africains n'ont pas fini de décolérer comme le Nigérien Hawad, invité récemment par l'Institut français d'Amérique latine dans un affrontement littéraire Mexique-Afrique noire.Commandez vos livres chez Renaud-Bray f Nous i-xpctlinus pyrtnul ;iu Québec (Montréal : 342-2815 1\t lixtérit K-lVkûl :\tîUr : 1 888 746-2283 sndCrôrennud-bniy.eom Chevelure afro comme au temps des Black Panthers, mais la voix douce de sa langue maternelle apprise sur les rives du Sahara, Hawad a choisi la poésie pour communiquer sa colère au reste du monde.Et quel est l'objet de tant de frustration ?La francophonie ! « Vous soutenez, dit-il en me jetant un regard sombre, les dictatures qui condamnent depuis 40 ans les intellectuels africains à la prison ou à l'exil.La francophonie encourage les écrivains officiels ; que les autres se débrouillent ! Hawad pense en touareg, dit-il, mais se traduit en français pour communiquer le drame d'un continent où peu de gens peuvent se payer des livres, et même apprendre à lire : « Un continent qui n'a plus que des États, pas de société civile ! L'Afrique, dénonce le poète nigérien, fait penser à un coup d'État qui suspendrait la société par décret ! Il ne s'agit plus d'un drame colonial ; c'est un coup que les gouvernements africains s'assènent eux-mêmes.Un peuple qui n'est pas maître de sa pensée est un peuple mort.L'Afrique sera le pre- mier continent à disparaître, faute de posséder sa propre pensée ! » Un tel désespoir n'est pas absent des propos de Tierno Monenembo, romancier guinéen qui a abandonné la chimie \u2014 un doctorat à l'Université de Caen où il habite \u2014 pour se consacrer à la littérature.Non-enembo rêve du Québec qu'il n'a jamais visité et où travaille son frère ( au quotidien Le Soleil ).Exilé de Guinée depuis pratiquement l'adolescence, Tierno Nonenembo croit encore à l'engagement de l'écrivain.« L'époque n'est plus à la dénonciation des dictatures, lance-t-il avec résignation.Il faut plutôt nous demander aujourd'hui : pourquoi avons-nous subi le colonialisme?pourquoi les dictatures, pourquoi l'esclavage ?» Écrivain africain, écri-vain ?s'exclame Tierno Monenembo reprenant la douloureuse boutade d'un ami récemment disparu.Comme il dit, l'écrivain africain doit affronter trois problèmes avant même de commencer à écrire : l'analphabétisme : l'usage d'une langue qui n'est pas sa langue maternelle ; enfin, la menace de prison ou d'exil.Dans un pays comme le Mexi- que, coupe le célèbre polémiste Carlos Monsivais en reprenant des propos de Carlos Fuentes, les écrivains ont longtemps été chouchoutés par un pouvoir autoritaire, mais condamnés à un exil intérieur ! La littérature est une aiguille qui tisse des réseaux.Ou renoue des liens très anciens ; c'est le cas entre la littérature latino-américaine et africaine.À Cuba, au Nicaragua, au Mexique, au Brésil, les écrivains revendiquent leurs trois racines : nègres, indiennes, européennes.Le Mexique a eu ses esclaves noirs avant les États-Unis.Un sang maure coulait encore dans les veines des conquistadores.Tout de même, l'avenir de la littérature africaine n'est pas complètement bouché ! Christiané Diop, éditrice, célèbre cette année le cinquantenaire de la plus célèbre maison d'édition de son continent, même si elle a son siège à Paris ; « Présence africaine ».Selon Madame Diop, la littérature africaine vit un profond renouvellement.Agonie, deuxième roman de Daniel Biyaou-la, témoignage d'une littérature très travaillée et stylistiquement très li- bre.Bref, une littérature influencée par la parole et peu conformiste.Les écrivains africains et latino-américains partagent cette douleur héritée du colionalisme et de l'exil, mais aussi cette verbe qui tient de la virtuosité comme dans Cent ans de solitude de Gabriel Garcia Marquez.Dans Les crapauds brousse, Tierno Monenembo propose une analogie entre le crapaud de la légende et l'écrivain africain actuel : c'est le sage de l'Afrique, mais il ne sert à rien, car il ne peut partager son expérience ! Christiané Diop, forte femme aux cheveux coupés courts et presque blancs, rêve comme ses auteurs du jour où en Afrique on vendra des livres plutôt que des armes.La langue n'est pas un obstacle; la quantité vertigineuse de langues parlées en Afrique est devenue, à son avis, un peu mythique.« Ce dont l'Afrique a besoin, lance Hawad dans une dernière boutade, ce n'est pas d'usines de Coca-Cola, mais d'imagination et de fantaisie.» Hélas ! chercher à se nourrir en Afrique est devenue une activité qui bouffe le temps et la créativité.¦y.\u2014\" | BILLETS 20$ la m » ».\u2022 i».» EN SPECTACLE AU _ Cabaret du Bourbon Street 2045, route 117, MnHtdU ¦.Cif ¦-i^t les samedis 11,18,25 juillet 1er et 8 août à 21 h (ouverture des portes à 20 h) EfitFAiry ww-maw MfflMUtt RESTO AUX TOURTfREUIS ?I0URI0N (514) MM905 40$ tous indus* BILLETS En vonto au Bourbon ou par téléphone au (514) 229-2905 sur ADMISSION : 1 600 361-4595 (dont \\*s Inursnlidtn) (514) 790-1245 (de Monlréol) s ê I ^ LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 26 JUILLET 1998 ?B 5 tVRTS ET SPECTACLES Un bel hommage a Rod Stewart JEAN-CHRISTOPHE LAURENCE collaboration spéciale « Dure soirée » a lancé Un scalper à son collègue, quelques minutes avant le début du spectacle.On pouvait comprendre.Les vrais fans de Rod Stewart n'auraient pas attendu à la dernière minute pour se procurer des places, fussent-elles à moitié prix comme c'était le cas sur le trottoir du Centre Molson.Plutôt payer 80 $ pour être bien sûr de voir l'idole de près.Ils ( et elles ) étaient 12 000 à s'être déplacés pour Rod The Mod, hier soir, alors que la rock star britannique, champion toutes catégories de spectacles au Forum ( 15 fois en tout et pour tout.une de plus qu'Elton John ! ) donnait son premier show à vie au Centre Mol-son, un an et demi après son dernier passage montréalais.Nouvel amphi, nouveau Rod Stewart ?Nenni.À 53 ans, on ne se refait plus \u2014et encore moins lorsque 12 000 personnes réclament vos plus gros hits.Comprendre qu'hier, le chanteur nous a refait le coup de février Ï996, courant à pleines jambes sur la piste du passé, survolant sa carrière de presque trente ans en enfilant les tubes pêle-mêle, des obscures chansons de l'époque Faces aux gros succès radio des années 80 et 90.Autant dire que Rod a fait des heureux, s'agissait-il de ballades ( Tonights the Night, You're in rny heart, Reason to believe ) de rocks plus directs ( Infatuation, Hotlegs ) des clins d'oeil à l'influence soul/R'n'B ( The Motown song.Hâve I told yon la-tely, Twistin the night away ) du disco ( Da ya think ï'm sexy ?) ou des in- contournables Maggie May ou To-night's the night \u2014ovationnées à tout rompre cela va sans dire.Par là, le spectacle d'hier avait tous les signes d'un hommage à Rod Stewart, ce dernier ayant apparemment besoin de son ancien matériel pour obtenir la faveur de son public \u2014 vendu d'avance.À ce chapitre, les reprises des Faces particulièrement réussies ( / Know ï'm losing you,.Ooh La la ) faisaient presque regretter d'avoir manqué le premier passage du chanteur à Montréal en 1971.On ne fera pas de grande révélation en affirmant que Rod Stewart éprouve depuis ( trop ?) longtemps un cruel problème de renouvellement.Et ce n'est certes pas cette reprise banalisée d'une chanson de Cat Stevens ( The first eut is the deepest, aussi ennuyeuse que méconnue ) qui irriguera un répertoire en manque d'eau fraîche.Ni ce nouvel album qui marque un retour au bon vieux rock ( When we were the New Boys) et dont le chanteur a livré quelques extraits hier ( Cigarettes and alcohol d'Oasis, Rocks de Primai Scream, Hôtel Cham-bertnaid de Graham Parker ) bien conscient que le public aurait préféré son « vieux stock ».« Que voulez-vous, il faut bien que je vous en joue quelques-unes, elles sont sur mon nouveau disque », a-t-il lancé à mi-parcours, s'excusant presque de faire une parenthèse dans son exécution de grands succès.Par ailleurs, reconnaissons qu'au rayon « entertainment », le chanteur a donné un autre spectacle digne de sa réputation : des ballons de foot bottés dans la foule, une garde-robe colorée, du pied de micro tournoyé en l'air, des steppettes, alouette.Un show d'arena qui sentait la formule, sans aucun doute.À cette exception près que l'ami Rod s'amuse encore là où d'autres méga-star de son acabit font rouler la machine en fonctionnaires.PHOTO BERNARD BRAULT.La Presse Rod Stewart au Centre Molson, hier.MB Tournemire: une expérience rare et émouvante Les Deftones ont électrisé le ce mosh pît » hier au parc des fies PHOTO ROBERT SKiNNER.LaProssc Un Warped Tour complètement fou ! Claude Cintras Richard Labbé collaboration spéciale Les nombieux T-shirts, repérés hier au parc des îles véhiculaient presque tous un même message : « Punk's not dead ».Non, le sujet punk n'est pas mort.Et on a célébré ce joyeux constat dans l'allégresse pendant huit heures dans le cadre du festival itinérant Warped Tour, qui était de passage pour une troisième fois en trois ans à Montréal hier.Au menu ?Punk-rock, ska, swing et autres genres énergiques pour faire bouger les quelque 17 000 spectateurs.Les protagonistes se nommaient Bad Religion, NOFX, Rancid, Deftones et autres Save Ferris.Grosse journée ?Cela ne fait aucun doute.On pouvait déjà goûter ce petit vent de folie punk vers 14 heures.À l'entrée, des dizaines de jeunes \u2014 cheveux bigarrés bien en vue \u2014 arrivaient en souriant pour ensuite galoper en direction de l'une des quatre scènes.Beaucoup de musique donc, mais aussi beaucoup d'action à l'arrière : un mur à escalader, une rampe de skateboard à conquérir pour les plus téméraires, des kiosques avec jeux, bouffe, et un petit coin pour les musiciens en herbe avec guitares et écouteurs.Pendant que les pros de la planche se brassaient volontairement le squelette, les groupes moins connus tentaient de rallier les jeunes non loin.Pas facile : avec le bruit qui émanait des deux grandes scènes, les groupes qui se produisaient sur les deux petites scènes avaient beaucoup de mal à se faire entendre.Heureusement, on a très bien entendu le « punk karaoké » composé de quatre membres des groupes Bad k ¦ r K Religion et NOFX, membres qui invitaient les spectateurs à monter sur la scène et à chanter des classiques de musique punk.Parmi les stars d'un soir, on a reconnu José Théodore, gardien du Canadien de Montréal, qui a chanté un titre des Circle Jerks.Puis, vers 17 h, les meilleurs moments du Warped Tour avec le Révérend Horton Heat.Un peu cinglé, le Révérend nous a raconté des histoires pas très catholiques sur fond de rock'n roll sauvage.Un vrai délice.Pendant ce temps, trois motocyclistes faisaient voler leurs bolides à la gauche de la scène.Quoi de plus rock'n roll ?Mais cette belle folie allait faire place à un autre type de folie.À une folie plutôt stupide et inutile pendant le spectacle de Rancid vers 17 h 30.Tout a commencé avec quelques bouteilles d'eau lancées \"en l'air.Les fans ont ensuite lancé d'autres bouteilles sans arrêt et en moins de deux, il y avait déluge de bouteilles sur nos têtes.Nous n'avions encore rien vu : après la guerre des bouteilles, ce fut la guerre du gazon.De gros, très gros morceaux de gazon, qui arrivaient à gauche et à droite pour atterrir dangereusement sur la foule.Il aura fallu l'intervention des Deftones et l'expulsion de quelques spectateurs pour rétablir l'ordre.Il n'y a pas à dire, ça brassait plutôt fort.Pendant la puissante prestation de Rancid, les collisions étaient très fréquentes et fort violentes.Tout ça au son des Roots Radical, Ruby Soho et Hooligans.Mais ce n'était pas bien grave.Car ce spectacle a été un succès.Malgré cette guerre du gazon, on s'est amusé comme des fous hier.On a dansé et hurlé devant ces groupes qui jouaient sans arrêt et sans le moindre temps mort.Derniers en lice, les mecs de Bad Religion ont clôturé ce chapitre du Warped Tour avec leurs rafales de musique punk vers 20 h 30.On ne pouvait que constater : non, le sujet punk n'est vraiment pas mort.Hier au parc des îles, il s'est refait une beauté devant 17 000 fans.Oui, vraiment, Sid Vicious peut dormir en paix.'< Vendredi soir, Lanaudière donnait la vedette à une voix : Ewa Podles.Il faudra revenir un jour sur cette expérience miraculeuse qui, au contraire de ce qui se passe habituellement, déborde largement les heures qui la suivent.Il faudra surtout ramener Ewa Podles, pour servir d'antidote à la médiocrité du chant actuel, pour montrer qu'il existe encore des artistes vrais et des gens qui savent chanter.Hier soir, Lanaudière mettait l'accent sur une oeuvre, la monumentale sixième Symphonie de Tournemire, pour choeur et orchestre, et là encore dans une parfaite illustration de ce que doit être un festival.Un soir, c'est une étoile du firmament international dans ses débuts ici ; le lendemain, une oeuvre proposée à la découverte du public.Et plus de 4000 personnes sont venues entendre Tournemire et sa gigantesque fresque oubliée depuis 80 ans, créée il y a trois ans seulement et non encore entendue en Amérique.De nombreuses références à ce qui était le grand événement de notre été musical me dispense de revenir aujourd'hui sur les détails.Quelques mots, quand même, pour rappeler que le texte, un peu naïf mais sincère, est de Tournemire lui-même et concerne la guerre, les souffrances de l'humanité et le secours divin.Charles Dutoit, l'Orchestre Sym-phonique de Montréal augmenté à 108 musiciens et un choeur de plus de 150 voix ( un peu moins nombreux que ce qui avait été annoncé ) ont donné de l'oeuvre une exécution généralement soignée, émouvante et spontanée à laquelle la foule fut manifestement sensible.La partition s'inscrit dans l'esprit du gigantisme mahlérien que Tournemire expérimenta lui-même et puise à de nombreuses sources : le grégorien, le russe, Debussy, Mas-senet, Fauré.Dans ce qui peut sembler un manque de personnalité, elle révèle, au contraire, une sorte d'attachante originalité.Dans l'acoustique subtile de l'Amphithéâtre, les paroles étaient parfaitement intelligibles dans les passages chantés à l'unisson.Les femmes se plaignaient : « Nos iniquités nous emportent comme le vent.» Et les hommes répondaient : « Nos iniquités nous emportent comme le vent.» On entendait clairement ces mots jusque sur les hauteurs du lieu.Dans les passages polyphoniques, le texte était moins clair ( mais reproduit sur un feuillet distribué à l'entrée ).Le ténor ( le même que dans Eli-jah en début de saison ) chanta convenablement mais dans un français laborieux.Trois minutes seulement, rien de grave.Apparentée au Tournemire, la populaire et irrésistible Symphonie avec orgue de Saint-Saëns ouvrait le programme.Dutoit y imprégna une sorte de ferveur religieuse, exprimée notamment par des cordes somptueuses, puis anima le reste de l'orchestre d'une vie de plus en plus intense, débouchant sur une fracassante coda des timbales.L'orgue électronique sonnait même avec une certaine dignité.ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE MONTRÉAL et CHOEUR SAINT-LAURENT ( dir.Iwan Edwards ).Chef d'orchestre : Charles Dutoit.Solistes : Patrick Wedd, organiste, et Anthony Dean Griffey, tétwr.Samedi soir.Amphithéâtre de Lanaudière.Dans le cadre du 2le Festival international de Lanaudière.Programme : Symphonie no 3, en do mineur, avec orgue, op.78 ( 1886 ) - Saint-Sacns Symphonie no 6, ai mi majeur, pour tétior, choeur et orgue, op.48( 1917-18 ) - Tour- nenure B6 + LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 26 JUILLET 1998 Nathan Lane déçoit un peu JEAN-FRANÇOIS BÉGIN Les attentes étaient grandes envers Nathan Lane, animateur de l'avant-dernier gala Just for Laughs, hier soir.Pour dire les choses franchement, la star de Broadway et d'Hollywood a un peu déçu.Annoncée en juin, la participation de Lane, vedette de films tels que Tlxe Birdcage et Mousehunt, avait rapidement causé une ruée vers les guichets, et le gala d'hier avait été le premier à afficher complet.Mais l'ami Nathan, précédé d'une forte réputation \u2014le New York Times a déjà dit de lui que s'il n'est « pas capable de rendre ça drôle, c'est que ça ne l'est pas » \u2014, n'a pas suscité une hilarité spontanée parmi les spectateurs réunis au théâtre Saint-Denis.Lane est apparu sur scène déguisé en Teletubby.Pour ceux qui ne les connaissent pas \u2014 ou qui, comme moi, ne les connaissaient que de nom \u2014 les Teletubbies sont les vedettes d'une controversée émission pour enfants britannique, des personnages munis d'une télévision au milieu de leur bedon rebondi.Avec son costume de fourrure mauve digne du dinosaure Barney \u2014 autre émission pour enfants qui a fait beaucoup jaser\u2014 Lane a réussi à faire rire la salle en ridiculisant l'émission, mais on sentait que certaines références à cette dernière manquaient leur effet.Lane a poussé au passage quelques blagues à forte couleur locale, qui vont de toute évidence passer à la moulinette lors de la télédiffusion des galas à l'extérieur du pays ( « Merci, Jean Coutu », a-t-il lancé en pointant la cigarette qu'il tenait entre ses doigts ).Ce n'est qu'au retour de l'entracte que Lane a vraiment réussi à dérider l'auditoire quand, avec deux micros devant lui, il a laissé planer la possibilité d'une apparition surprise de la comédienne et chanteuse Bette Midier, avec qui il tourne un film à Montréal.Mais la Midier n'était pas là, du W 4 Le jongleur Mark Nizer propulse des balles de plng-pong avec sa bouche.L'Américaine Usa Ann Walter et l'obsession des Angeienos pour la poitrine féminine.moins pas en chair et en os.car pour la remplacer pour un duo chanté, on a fourni à Lane une photo cartonnée de la star, haute d'au moins 10 pieds.En quelques couplets et quelques pas de danse avec la Bette, Lane a montré pourquoi il est l'une des plus grandes vedettes de la scène théâtrale newyorkaise.avant de balancer sa partenaire dans les coulisses.Pour le reste, le gala a présenté un échantillon valable de stand up comics, dont le meilleur a sans l'ombre d'un doute été Jeffrey Ross, dernier en lice, qui a fait crouler l'auditoire avec les histoires de sa famille juive, dont ses deux tantes de 104 et 106 ans, Auttt Tique et Autiî Cestor ( à prononcer à \"t'anglaise pour comprendre ).Jebb Fink, natif de Los Angeles transplanté depuis 10 ans à Calga-ry, a fait rire en expliquant comment il a découvert qu'il était vraiment devenu Canadien < « J'ai fait un voyage de deux semaines en Saskatchewan.et j'ai aimé ça ! )\u2022 Deux jongleurs, l'Allemande Antje Pode et l'Américain Mark Nizer, ont ébahi les spectateurs, la première jonglant avec des valises, le second propulsant des balles de ping-pong à des hauteurs stratos-phériques avec sa bouche.À part Pode, l'Américaine Lisa Ann Walter était la seule femme de la distribution, et elle s'en est tirée avec les honneurs, notamment par ses observations pertinentes sur l'obsession très L.A.pour la poitrine féminine.Bande à part Repassez voir nos planches ! ÀLEKSI K.LEPAGE collaboration spéciale Ce n'est pas forcément juste pour rire qu'ils ont traîné leurs grandes toiles et leurs planches de l'atelier ( ou ce qui en tient lieu ), jusqu'au cinquième étage du musée de l'humour, boulevard Saint-Laurent.Et ce n'est certainement pas non plus pour la paye.Les dévoués commissaires Luk Côté et Suzie Larivée, qui ont réuni dans cette exposition 45 bédéistes de l'underground, poursuivent dans cette seconde présentation de BD : bande à part, ce qu'ils avaient entrepris l'an dernier à la maison de la culture Frontenac pour sortir ces jeunes artistes de la bédé de l'anonymat.Ils ont rassemblé d'immenses toiles inspirées ( parfois vaguement ) de l'esthétique BD, des planches king size, des tableaux-objets insolites et des films d'animation ( nouveauté ! ).Aucun thème n'a été imposé, mais il y a bien quelques cris dans des toiles qui donnent une idée de l'état d'esprit de certains dessinateurs.Comme ce « I don't want to care anymore » lancé par un pauvre*petit bonhomme éploré entouré de dessins représentant les pires événements que nous réserve l'actualité ( un tableau de H.Chakowitz ).Si on retrouve à peu de noms près la même « gang » que l'année passée \u2014 Bossé, Boutin, Braun, Ca-ron, Gamache, Neves, Siris, Suicide, Tessier, Valium \u2014 cela s'explique tout simplement par le fait que les bédéistes underground forment effectivement une « gang ».Une « gang », oui, mais pas une clique fermée, parce que chaque année s'y ajoutent de nouvelles recrues, et parce que les styles sont, disons-le, assez diversifiés.Difficile d'ailleurs de bien définir ces styles tant le langage théorique fait défaut au neuvième art, ce qui n'est peut-être pas vraiment un mal après tout.En parcourant la grande salle du cinquième étage, on se sent presque remonter dans le temps, vers la fin des années soixante.Toute cette couleur, tout ce mouvement, cette énergie, cette vie, cette authentici- Simon Bossé H.Chakowitz té: on se croirait au beau milieu d'un de ces fameux happenings.Pour tout dire, on serait à peine surpris de voir le spectre de Serge Lemoyne y traîner quelque part.Ce n'est pas le meilleur truc pour se faire des amis dans le milieu, mais on peut dire que l'univers des arts contemporains, souvent perçu comme un peu froid et austère ( avec raison ?) aurait sacrement besoin de toute cette vitamine.PHOTOS ROBERT SK1NNER.La Pressa C'est un peu ce que veulent prouver les organisateurs de l'exposition.Le neuvième art, dit-on de la bédé, comme pour l'exclure de ce vaste fourre-tout qu'on appelle « les arts visuels ».Mais pourquoi ?Enfin, quand on y pense, un Valium vaut bien un Keith Haring, ou deux.BD ; BANDE À PART2Jusqu'au 9 août au musée Juste pour rire.Entrée libre.^ PHOTOS ROBERT SK1NNER.La Presse Nathan Lane et sa Bette Midier de 10 pieds de haut.À rue en délire, sécurité cool JÉRÔME LUSSIER Frank Fleismaher a vécu cette semaine une situation plutôt étrange.Pour la première fois de sa carrière de Piéton, une troupe de théâtre de rue française, il a vu des agents de sécurité lui frayer un chemin à travers la foule de ses spectateurs.« Nous ne sommes pas habitués à cela, dit-il avec un sourire.Normalement, la sécurité est l'affaire des artistes, puis des spectateurs.Les services de sécurité n'interviennent qu'en cas d'incidents.» Selon lui, le public perçoit généralement très bien ce qu'il doit faire, et rend l'interventionnisme des agents quelque peu superflu.Pour Michel Collin, des Plasticiens volants, cette situation est caractéristique des grandes villes, dont les organisations « surdimensionnées » finissent souvent par « infantiliser » la foule.Il considère que la responsabilité de la sécurité revient d'abord aux gens eux-mêmes, « surtout à Montréal, où le public est vraiment cool », ajoute-t-11.Ces commentaires.font Pour la écho à une rumeur vou- artistes lant que les services de évident sécurité du Festival Juste pour rire aient trouvé difficile l'adaptation au théâtre de rue.« Nous avons eu quelques rencontres avec eux, et les choses ont évolué rapidement », fait remarquer Lucie Rozon, en charge des activités extérieures.« Il faut comprendre qu'au Québec, on est habitué à des défilés à la Saint-Jean-Baptiste.Le théâtre de rue, c'est une philosophie complètement différente, et il est normal qu'une éducation ait lieu », renchérit Anne La-plante, directrice des communications.C'est en effet toute une mentalité qui est en cause derrière ces ajustements.Les comédiens de rue, européens pour la plupart, soulignent que la réglementation nord-américaine est beaucoup plus stricte qu'ailleurs dans le monde.C'est entre autres ce qui explique que la prestigieuse troupe des Plasticiens volants ne se soit jamais produite en Amérique du Nord avant le festival de cette année.« On ne peut pas vraiment aller aux États-Unis par exemple, parce que toute la spontanéité du spectacle est gâchée par les consignes dé sécurité », explique Michel Collin, avant d'ajouter que le nombre d'incidents n'est pas plus élevé en Europe qu'ici, même dans les quartiers plus PHOTO ROBERT SKINNER, La Presse sécurité, laisser interagir de rue et public n'était pas au départ.« chauds » des « cités ».Du côté de la Ville, on confirme que l'avènement du théâtre de rue a nécessité quelques ajustements, en plus de ceux qu'occasionnait le déménagement du Festival au Quartier latin.« Le théâtre de rue est une formule qui n'a rien à voir avec les festivals traditionnels, comme le Festival de jazz par exemple, où le travail des inspecteurs est le même chaque année », explique Pierre Laporte, du Service de la culture de Montréal.« Le défi consiste pour nous à trouver comment appliquer les normes dans un contexte aussi différent.» Pour les organisateurs et les artistes, le moral demeure toutefois excellent.De part et d'autre, on a noté une évolution rapide dans l'approche des agents de sécurité, et même dans la réceptivité du public.« Ça a pris trois ou quatre journées, puis tout le monde a compris.Les gens se sont mis à participer à la fête, ce qui est nouveau pour une foule habituée à des spectacles où l'on reste assis sur sa chaise », souligne Lucie Rozon.Pour elle, il ne fait aucun doute que le théâtre de rue a conquis les Montréalais, qui peuvent ainsi s'attendre à encore plus l'an prochaii^ LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 26 JUILLET 1998 B 7 LES UNS ET LES AUTRES Est-ce que ça vaut le coup?M-*cs premiers mots de votre dernier disque sont : « J'ai troqué l'amour pour la célébrité / sans arrière-pensée ».» Vous semblez avoir une attitude ambivalente sur la question de la célébrité et de son prix.On dirait que vous n'êtes pas sûre de savoir si ça valait le coup ou non.\u2014 C'est vrai.Attention, je ne vais pas commencer à dire « Mon Dieu, c'est terrible, la célébrité c'est la pire chose qui me soit arrivée ».Pourtant, c'est parfois une véritable croix à porter.Je : ZOOM Martin Scorsese j j Toute ma vie, j'ai vu des gens # résoudre des conflits par la violence.a a J'ai vu ça dans la rue, et nous voyons ça partout dans le monde.La question que je me pose, c'est : y a-t-il un espoir de nourir l'autre face de la nature humaine ?Ce qui ferait des hommes des créatures qui ne seraient pas automatiquement violentes mais capables, au contraire, de compréhension et de compassion.C'est aussi pour ça que j'ai tourné Kundun.Depuis 25 ans que je mets toujours en scène les mêmes personnages, j'en ai un peu fait le tour.En fin de compte, je pense que la violence est une impasse.Première 5 » LES MOTS Faire comme saint Jean qui donnait le baptême sans l'avoir reçu ¦ Se mêler d'enseigner ce qu'on ne connaît pas.L'expression est encore courante au milieu du XIXe siècle.Son sens est à rapprocher de C'est Gros-Jean qui en remontre à son curé.ne changerais pas ma vie pour quoi que ce soit \u2014 j'ai tant reçu, je suis si privilégiée \u2014 mais la célébrité c'est à la fois le cauchemar et l'extase.On rencontre des gens incroyables et on vit des choses que personne d'autre ne pourra vivre.Mais évidemment, on n'a plus droit à l'anonymat.Si je fais le point, je ne vais pas tout effacer en disant « C'est de la merde.» Pourtant, ce qui est certain, c'est qu'aujourd'hui, je sais très bien où j'en suis.Je me rends compte maintenant, je l'ai compris au fil des années, que l'excitation que l'on ressent quand on est portée aux nues, populaire et célèbre dans le monde entier, ne peut pas remplacer le véritable amour.Mais s'il faut un substitut, c'est peut-être le meilleur.\u2014 Êtes-vous aujourd'hui convaincue que vous ne trouverez jamais l'âme soeur, et en souffrez-vous ?\u2014 J'en ai souffert.Avec ce que je fais, la vie que je mène, le fait que je sois connue, tout ça n'est pas très encourageant pour les hommes, sauf s'i ils aiment attirer l'attention ou s'ils sont très superficiels.C'est une drôle de situation.Il faut un homme fort et courageux pour avoir une relation avec moi, avec tout ce que ça implique.Il y a des moments où ça me semble impossible.Max Madonna SB ; FLASH Cuvée Depardieu Gérard Depardieu s'est lancé il y a des années dans la viticulture parce qu'il voulait faire profiter de ses vignobles sa famille et ses amis, mais son vin a été tellement apprécié qu'en 1989, il a décidé d'en faire le commerce, et aujourd'hui, rapporte le magazine Examiner, il en produit 300 000 bouteilles par année ! L'acteur vit dans un magnifique château du XIIe siècle situé dans la vallée de la Loire, où ses vignobles s'étendent sur 135 arpents.Il produit deux crus de rouge, un blanc et un rosé.Chansons pour Linda ¦ Paul McCartney a déjà écrit six chansons d'amour qu'il a dédiées à sa femme Linda,.décédée récemment.Lorsqu'il en aura une douzaine, il.projette de les grouper sur un CD qui sera enregistré à la mémoire de son épouse.Tom Crusse, fétiche ¦ Saisie de panique, Rosie O'Donnell a retardé l'autre jour d'une demi-heure le début de son talk-show parce qu'elle ne pouvait trouver la photo de son idole, Tom Cruise, qu'elle conserve toujours à portée de la main.L'animatrice a ordonné à tout son monde de se lancer sur-le-champ à la recherche de la photo, jusqu'à ce qu'un membre de son équipe, tout penaud, avoue qu'il l'avait placée par mégarde sur un autre bureau.Le malheureux n'a pas été congédié, mais il s'en est fallu de peu.Gérard Depardieu, châtelain et maître vigneron L'arme de Cameron ¦ Le réalisateur de Titanic, James Cameron,.a fait récemment la tournée des bars avec quelques amis revolver au côté, et personne n'a osé l'interpeller.Charlton Hes-ton, qui vient d'être élu président de la puissante National Rifle Association, a rappelé récemment que Hollywood comptait un grand nombre d'amateurs d'armes à feu comme lui-même.Cameron en est évidemment l'un des plus éminents.Gare aux gaffes ¦ Dans le génial The Big Lebowski, quand Jeff Bridges est emmené de force dans la limousine, il tient un verre presque vide.Dans la voiture, non seulement son verre est POP-CORN plein, mais sa moustache est marquée par le cocktail.\u2014 Benjamin Gourmand, Première Ça c'est du sport ¦ Double exploit sportif en perspective pour Matthew McConaughey, vu en avocaillon barbu dans Amistad : dans Pure Evel, il enfourchera la moto du cascadeur Evel Knievel, passé à la postérité pour s'être brisé 35 os et avoir passé un mois dans le coma après avoir sauté par-dessus les fontaines du Caesar Palace de Las Vegas 1 Ensuite, direction les grands espaces américains du XVIIIe siècle, où l'acteur se verra traqué par les membres d'une tribu indienne qui le rend responsable de la mort de l'un des siens.Coîters Run, c'est le titre de cette poursuite impitoyable.i .\u2014 \u2022 N Je fais toujours de mon mieux.J'apprends mes réparties, je sais ce que je dis et je connais à fond mon métier.J'arrive, je fais ce qu'on me demande et je rentre chez moi.Certains jugent cette attitude cynique, mais elle ne l'est aucunement.C'est simplement, à mon avis, la meilleure façon de procéder dans notre métier.Anthony Hopkins ¦ Lorsqu'il me faut interviewer des célébrités.je trouve beaucoup plus facile de parler avec des personnes qui ont un certain nombre d'années d'expérience.Je constate qu'il m'est de plus en plus difficile d'interviewer des vedettes de 21 ans.Barbara Walters ¦ Mon père était un homme très gentil mais il ne pariait jamais, jamais, jamais.Je voulais empoigner la vie.Je regardais les gens autour Sur le front russe ¦ Le prochain film de Jean-Jacques An-naud devrait raconter, sous le titre Enemy of the Gâte, le siège d'une ville russe pendant la Deuxième Guerre mondiale.Jeanne Moreau : Perdido ¦ Jeanne Moreau tournera à partir de novembre dans Perdido, coproduit par la France, la Suisse et la Belgique.Elle y campera une femme idolâtrant son plus jeune fils et partageant ses vieux jours avec un homme désillusionné.Une histoire de famille perdue au sud de la Camargue.SOURCES : AP, Globe, Studio, People v de moi et je voyais qu'ils étaient tristes.Tous.Et frustrés.Ils avaient tous abandonné leurs rêves et ça me rendait furieuse.Carole Bouquet ¦ L'homme sage agit avant de parler et parle ensuite selon qu'il a agi.Étudier sans penser est un travail perdu ; penser sans étudier est dangereux._ .Kong-Tseu dit Confucius par Sonia Sarfati 16 h 00 SHUW PAT AND MARGARET Avant Louis 19 et avant The Truman Show, il y a eu Pat and Margaret mettant en vedette Victoria Wood et Julie Walters.cette comédie britannique raconte les retrouvailles d'une vedette de téléroman et de sa soeur, diffusées en direct à la télévision.18 h 00 yul Yanie Dupont-Hébert est allée s'éclater à Abidjan avec Stéphane Crête.Jusqu'à tout récemment, ce dernier s'appelait encore Larry Bouldingue et faisait le fou avec le Boum Ding Bang.Si sa réalisation est à moitié aussi originale que sa récente prestation à Juste pour lire, on n'a pas fini de rire.21 h 00 O LES BEAUX DIMANCHES Diffusion du fabuleux concert qu'a donné, l'an dernier dans le cadre du Festival international de Lanaudière, ce violoniste de génie qu'est Maxim Vengerov.Au programme: Beethoven, Massenet.Brahms, etc.21 h 00 CD MONDIAL D'IMPRO JUSTE POUR RIRE Vendredi, la Suisse était opposée au Québec.Hier, la Belgique a affronté la France.Les gagnants des deux matchs rivalisent d'adresse dans cette grande finale diffusée en direct du Medley.Et que le meilleur gagne (comme toujours?).Maxim Vengerov M TELEVISION CANAUX | 18 h 00 | 18 h 30 i 1.9 h 00 | 19 h 30 20 h 00 |.20 h 30 | 21 h 00 | 21 h 30 | 22 h 00 | 22 h 30 23 h 00 23-h 30 j CF | VD OS)\tLe Téléjournal\tDécouverte\t\tBeaux Dimanches / Duceppe\t\t\tBeaux Dimanches / Chaleureusement, Maxim Vengerov\t\tLe Téléjoumal\tSport (22:27)\tCinéma / L'AMI AMÉRICAIN (3) avec B.Ganz, D.Hopper (22:50)\t\t4\t4 I OOt CS CEI\tLe TVA\tDrôle de vidéo\tFort Boyard\t\tCinéma / SH0UT (5) avec James Walters, John Travolta\t\t\t\tLe TVA\tSports (22:24) / Loteries (2240)\tVins et Fromages (22:47)\tÉvangélisa-tion (23.17)\t7\t7 124} (H)\tLe Monde merveilleux de Disney / Culture éclair (18:55)\t\tEn pleine nature / Le Royaume de l'ours russe\t\tOn aura tout vu\tLes Pays du Québec\tLa Coupe mondiale d'improvisation Juste pour rire / Finale\t\t\t\tCinéma / L'AUTRE (3) avec F.Rabat, W.Stanczak\t\t8\t8 I £3130)\tYUL\tPartis pour l'été.\tHercule\t\tCinéma / JOHNNY CURE-DENT (5) avec Roberto Senigni.Nlcofetta Brascni\t\t\t\t\tSalle d'urgence (22:28)\t\tLe Grand JOUma! (23:28)\t5\t5 I \tPuise\tTravei Travel\tDue South\t\tTouched by an Angel\t\tCinéma / DIAMOND GIRL avec Kevin Otto.Joely Coliins\t\t\t\tCTV News\tPuise/Sports\t11\t11 HEEJH\tNews\t\t\t\tComedy Now\t\t\t\t\t\t\tNews\t45\t58 | cbco\tThe Wonderful World of Disney\t\tEmily of the New Moon\t\tCinéma / SPLITTING HEIRS (4) avec Eric tdle.Rick Moranis\t\t\t\tSunday Report\tUndercurrents\tSunday Report\tSports\t13\t13 ABC EB\tWorld News\tM*A#S*H\tCinéma / ANGELS IN THE END ZCfJE (6) avec C.Uoyd, M.Lawrence\t\t\t\tCinéma / FALLIN6 00WN (5) avec Michael Douglas.Robert Duvalt\t\t\t\tThe Entertainers\t\t22\t22 cbsGD\tSunday News\tSeinfeld\t60 Minutes\t\tTouched by an Angel\t\tCinéma/THE DACHEL0R AND THE 8ABY (5) avec S.Bakula.C.field\t\t\t\tMad About You\tPensacola\t21\t21 NBCGC\tGolf SPGA / Omnium É.-U.(16:00)\t\tTV Censored Bloopers\t\tDateline NBC\t\tLaw and Order\t\t\t\tViper\t\t23\t23 \tAnimais.\tLost Animais-\tAnyplace Wild\tNaturescene\tNature / The Joy of Pigs\t\tMasterpiece / A Royal Scandai\t\tGreat Performances / Music for the Movies\t\t\tMystery!\t20\t20 \tWorld Focus\tReligion, Ethics\tBallykissangel\t\tEvening at Pops / Elaine Paige\t\tGreat Performances / Swan Lake\t\t\t\tCinéma / K1SMET (5) avec H.Keel\t\t24\t24 a & E\tTreasure! / The Hope Diamond\t\tAncient Mysteries\t\tCinéma / SILENT WITNESS: FALLEN ID0L avec Amanda Pîummer\t\t\t\tThe Greatest Pharaohs, Pt.2\t\t\t\t38\t47 BRAVO\tJames Dean The Rebeir\t\tFootage\t\tArts & Minds\tOperavox\tCinéma / CÛME BACK T0 THE FfVE & 01 ME, JIMMY DEAN.(3)\t\t\t\tCinéma / JAMES DEAN (4)\t\t34\t48 CÂBLE 9 v.\tPlugqed in\tDest.Retraite\tIci Outremont\tPlace publique\tSélective Hype\tPetits Circuits\tSpéciaux\t\t\t\tInfocomm\t\t\t9 CANAL D\tM*A*S#H\t.Juste pour rire\tLes Grands Hôtels / Safari africain\t\tLe Goût du monde / Traditions\t\tBiographies / Bugsy Siegel\t\tMonde et Mystères / Possession\t\t(Mma/ÉCLAIR AU CHOCOLAT\t\t31\t31 cnn\tWorldView\tMoneyweek\tWorld Today\tSports Tonight\tPerspectives / Moon Shot - Pt.Il\t\tThe World Today Or Spécial Report\t\tNewsStand / Time\t\tSports Tonight\t\t36\t39 DISC.\tWings\t\tSummer@disc.\tWorld, Horses\tDiscovery's Sunday Showcase\t\t\t\tSpirit of the Jaguar\t\tSummer@disc.\tWorld, Horses\t37\t37 FAMILY ch.\tMuppets.\tSpellblnder\tCinéma / WiSH UP0N A STAR (6) avec K.Heigl\t\t\tWinnie the Pooh\tCinéma / THE MOON-SPINNERS (4) avec H3y1ey Mills.Peter McEnery\t\t\t\tZorro\tCinéma\t68\t fox\tBeverly Hills, 90210\t\tThe World's Funniest\t\tThe Simpsons\tKing of the Hill\tThe X-Files\t\t\t\tNYPD Blue\t\t46\t36 GLOBAL\tMyst Island\tTalking Heads\t60 Minutes\t\t\t\tThe X-Files\t\tSliders\t\tHeart.Courage\tNewsweek\t3\t3 HISTORY\tHistorylands\tWitness to.\tThe Untouchables\t\tPirate Taies\t\tShogun\t\t\t\tPirate Talés\t\t47\t49 ufe\tDesign / Ask the Interior Designer\t\tReal Life with Erica Ehm\t\tRenovator\tL Jennings\tHomes.Design\tCdn Gardening\tMartha Stewart\tWeddings\tCraftscapes\tL Jennings\t\t \t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\tvJU j mm\tMuchMegaHits\t\tCombat des clips\t\tMuchMusic Countdown\t\t\tFax\tClassic Albums / The Grateful Dead\t\tMuchEast\t\t35\t î mp\tM.Vidéo (16:00)\tBeastie Boys.\tFax\t\tMusique vidéo\t\t\t\tQuébec Plus \u2022\t\t\t\t30\t30 ! mmax\tPrésentations spéciales / Helmut Loîti Goes Classic ii - Gala from Berlin\t\t\t\t\tMusiMax Collection\t\t\t\t\t\t\t48\t32 nw\tWorld News\tSports Journal\tLife & Times\t\tThe Passionate Eye\t\t\tSchlesinger\tSunday Report\tAntiques Roadshow\t\tBig Life.\t25\t25 rdi\t.Pacifique\tHorizons fr.\tMonde ce soir\tEntrée.artistes\tEurope notre histoire /1968 -1995\t\tLe Journal RDI\tScully RDI\tTrajectoires\tSecond Regard\tPersonnages / Frère Mane-Victorin\t\t19\t19 rds\tGolf SPGA / Omnium é.-u.(17.00)\t\tSports 30 Mag\tFormule Indy / Grand Prix du Michigan\t\t\t\t\t\t\tSports 30 Mag\tTour de France\t33\t33 SHOWCASE\tRay Bradbury\tMonkey House\tCinéma / K00TENA18R0WN (5) avec Tom Buriinson, Stephen E.Miller\t\t\t\tDue South\t\tHalifax\t\t\t\t32\t38 ' télétoon\tLe Diable.\tYogi l'ours\tFifi Brindacier\tBétes à craquer\tCapitaine Star\tNed et son triton\tLes Simpson\tImage par image\t\tHighlander\tLes Simpson\tNed et son triton\t\t34 tlc\tTrauma / Judgement Calls\t\tExtrême Machines / Car Crazy\t\tHow'd They Do / 4 - Wheel Race\t\tUF0: Stories of Abduction\t\t\t\tHow'd They Do / 4 - Wheel Race\t\t27\t27 tsn\tGolf SPGA / Omnium É.-U.(1630)\t\tSportsdesk\tWk Baseball\tBaseball / (Jardinais - Rockies\t\t\t\t\t\tSportsdesk\t\t28\t28 TV5\tL'École des fans / Festivals (1&45)\t\tJournal FR2\tCap Aventure\tUn Siècle d'écrivains\t\tLa Coupe mondiale d impro.Juste pour nre / Finale\t\t\tJournal belge\tCourants d'art\tVerso\t15\t15 1 vie\tGuérir.\tCombat., chefs\tMéd.d'enquête\tSanté en vedette\tLa Vie après la mort\t\tVictoire\tDes Histoires / Crise d'adolescence\t\tLignes de vie\tTango/L'Infidélité\t\t44\t35 ytv\tBeatrix Porter\tMy Hometown\tLassie\tRugrats\tFlipper\t\tSmall Talk\tJake & the Kid\t\tSuper Dave's.\tBreaker High\t\u2022Must Be Mad'\t18\t18 CANAUX 18 h 00 18 h 30 19 h 00 19 h 30 20 h 00 20 h 30 21 h 00 21 h 30 22 h 00 22 h 30 23 h 00 23 h 30 CF VD câble: a & e = arts and entertainment - câble 9 v.= câble 9 vidéotron - cnn = nouvelles - disc = discovery - mm = much music - mp = musique plus - mmax = musimax nw = newsworld - rdi = réseau de l'information rds = réseau des sports-tlc ¦ the learnng channel - tsn = the sport network - TV5 = télévision internationale - ytv = youth tv \\ J » \u2022 1 < LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 26 JUILLET 1998 LA NOUVELLE GENERATION DE LA TERREUR CEJLA N'A PAS ^IMPORTANCE SI VOUS NETTES PAS PARFAIT.VOUS ALLEZ LE DEVENIR.] ARTS ET SPECTACLES Les Stones baptisent le temple du soccer Premier concert rock au Stade de France après le Mondial .lX PLUS JAMAIS VOUS NT SEREZ LE MEME.J Hf IRQ £8l0tfni UATÎR PIClURiSKïin - .flcwni«iu Y1UACt R0A0SH0W H311S (tiU PARIUBSH1P CONSULTEZ LES GUIDES HORAIRES DES CINÉMAS [IehmS./SON digital ANCRIGNON^Vl \u2014~tauous players\u201471 f\u2014\u2014 F.P.8P0I.HTE-CLAIBE^ 2322 O 3 LIGNE INFO RIRE BELL 790-4242 CODE : TUOR \u2022îfr Radio-Canada
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