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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Économie
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1998-08-10, Collections de BAnQ.

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[" B Montréal, lundi 10 août 1998 E c onomie Lîi Presse ÉDITORIAL / MONDE / FONDS COMMUNS DE PLACEMENT Des rendements modestes pour les fonds européens Page B 4 Comment chiffrer les achats de vin des consommateurs québécois en Ontario ?JACQUES BENOIT L'importance des achats de vins faits par les consommateurs du Québec dans les succursales de la Régie des alcools de l'Ontario ( RAO ) \u2014 un phénomène bien réel dont personne ne conteste l'existence \u2014 reste très difficile à établir, montre une brève enquête de La Presse.Ces achats joueraient, selon certaines évaluations, quelque part entre « 20 et 35 millions », compte tenu des prix plus avantageux de l'Ontario en ce qui regarde les vins, alors que les prix des spiritueux sont sensiblement égaux des deux côtés de la frontière.« Impossible de pouvoir estimer.Mais 20 à 35 millions, c'est probablement exagéré », juge pour sa part le vice-président exploitation de gros de la SAQ, M.Huong Qui Vu.Car selon lui, ce sont surtout des produits dits de spécialité ( c'est-à-dire autres que les produits courants vendus dans toutes les succursales ) que les clients du Québec achètent à la RAO.Or, pour ce créneau, en forte progression, le Québec en est aujourd'hui à des ventes annuelles de plus de 100 millions, et « l'Ontario n'est pas à ce niveau, mais elle s'en rapproche ».De sorte qu'en retenant l'hypothèse d'achats pour une valeur d'environ 30 millions faits par des Québécois en Ontario, poursuit-il, la RAO réaliserait le tiers de son chiffre d'affaires en vins de spécialité grâce à des acheteurs du Québec.« C'est énorme.Je raisonne tout haut », dit-il.Restent les vins courants se situant dans la fourchette de 10 à 12 $ la bouteille au Québec, et dont les prix, règle générale, sont d'environ deux dollars plus bas la bouteille en Ontario, reconnaît d'emblée le vice-président de la SAQ.( La raison qu'il avance, et qui est l'argument traditionnel de la SAQ : l'Ontario tire les deux tiers de ses revenus de ses ventes de spiritueux, contre un tiers seulement pour le Québec, la province voisine pouvant ainsi se permettre de réduire sa marge bénéficiaire sur les vins, à cause des bénéfices impor- tants que lui rapportent les spiritueux.) Alors que certains, tels le président de l'agence de représentation Francs-Vins, M.Daniel Richard, pensent que cela a « un impact majeur », et attire donc de nombreux acheteurs du Québec, M.Vu est d'avis que ce sont essentiellement les consommateurs québécois de la région proche de l'Ontario qui s'y rendent pour acheter des vins courants.« Même s'il y a une économie, quelqu'un de Montréal, à moins d'acheter d'importantes quantités, ne va pas se déplacer pour cela », dit-il.Quant aux spiritueux, inutile de faire le voyage pour ces produits, puisque les prix sont grosso modo les mêmes au Québec et en Ontario, ajoute-t-il.La SAQ a 11 succursales fronta- lières ( Aylmer, Hull, Gatineau, Maniwaki, etc.) dont le chiffre d'affaires consolidé a atteint 35,6 millions en 1997-98, comparativement à 34,3 millions un an plus tôt, ce qui situe la progression à 4 %.Pour l'ensemble de son réseau de quelque 345 succursales, le chiffre d'affaires s'est élevé à 975,9 millions, contre 921,2 millions en 1996-97, soit une augmentation de 5,9 %.Autrement dit, la hausse du chiffre d'affaires dans l'Outaouais est inférieure du tiers à ce qu'elle est pour l'ensemble du Québec.« C'est sûr qu'il y a toujours eu un transfert des achats de la région de Hull vers Ottawa, mais il n'y a pas de catastrophe, c'a toujours existé », indique M.Pierre Diqué-lou, directeur adjoint de la mise en marché à la SAQ.CETTE SEMAINE Contre-attaque sur notre palmipède national Les tribulations du huard continueront à défrayer la chronique cette semaine.La vigoureuse contre-attaque surprise de la Banque du Canada, vendredi, pourrait être suivie de nouvelles offensives contre les spéculateurs, qui avaient beau jeu tant qu'elle se montrait passive.Au cours des derniers mois, la banque centrale a limité ses interventions sur le marché des changes à des opérations ponctuelles de lissage des cours, histoire d'éviter une dépréciation accélérée.Son comportement était devenu très prévisible aux yeux des opérateurs, qui savaient qu'un mouvement qui dépasserait 0,70 cent canadien sur le cours du dollar américain, lors d'une même session, déclencherait quelques achats de dollars canadiens à coups de 50 millions chacun.À tel point que le mouvement baissier s'arrêtait souvent de lui-même dès qu'il approchait cette marque.Toutefois, le huard blessé laissait une traînée de sang dans l'eau qui a attiré les spéculateurs.En les frappant d'un dur coup sur le nez, la Banque du Canada leur fait comprendre qu'ils courent des risques à se jeter sur notre palmipède national.Toutefois, la banque centrale a beau avoir un coffre gorgé de réserves, celles-ci sont bien inférieures à ce que le marché des changes peut mobiliser dans une guerre en règle.Les spéculateurs n'attaquent pas les devises fortes.Ils s'en prennent aux animaux malades, typiquement des monnaies surévaluées.Or, il est maintenant difficile de prétendre que le dollar canadien est surévalué, à moins d'être convaincu que le prix des matières premières baissera encore plus sous l'influence d'une détérioration de la crise en Asie.On surveillera donc attentivement ce front cette semaine, notamment le risque grandissant que la Chine dévalue, malgré ses nombreuses dénégations.La dépréciation sans fin du yen met à mal la compétitivité des produits chinois.Une dévaluation du renminbi (monnaie locale réservée aux Chinois) provoquerait une course déstabilisatrice sur les autres monnaies d'Asie.À 146 pour un dollar américain, le yen est nettement plus faible qu'avant l'intervention concertée de la Banque du Japon et de la Fed, à la mi-juin, laquelle avait ramené le cours de 143 à 138,7 yens pour un dollar, un épisode qui soulevé des doutes sur l'efficacité de ce type d'intervention.Si la Banque du Canada échoue dans sa tentative d'établir un cours plancher pour le huard, elle devra se résoudre à déployer l'artillerie lourde des taux d'intérêt.Miville Tremblay PROFIL BOURSIER GM coincée sur la voie lente Martin Vailières Les travailleurs de l'usine d'assemblage de General Motors à Boisbriand se préoccupent, à jusre titre, de l'avenir de leur gagne-pain.Mais l'examen de la situation globale de GM, au-delà du récent et coûteux conflit de travail, montre une entreprise qui a beaucoup à faire pour endiguer le déclin de sa position concurrentielle.Elle doit aussi en convaincre les investisseurs boursiers.Autour de 70 SUS à la Bourse de New York, les actions de GM font du surplace depuis cinq mois et se négocient à un multiple cours sur bénéfice bien inférieur au marché.Par comparaison, les actions de sa rivale Ford Motors ont encore gagné 10 % depuis cinq mois.Sa valeur boursière excède d'ailleurs d'un tiers .celle de GM, qui a des revenus mondiaux supérieurs de 15 % et vend 25 % plus de véhicules.Le sort de l'usine de Boisbriand apparaît donc bien loin des préoccupations des actionnaires de GM.Même que des analystes n'ont pas hésité, au cours des dernières semaines, à mettre l'usine sur la liste des délestages que devrait effectuer l'entreprise.Il faudra attendre un peu avant de savoir si la restructuration annoncée la semaine dernière par le président de GM, Jack Smith, impliquera l'usine de Boisbriand.Pour le moment, les plus récents résultats trimestriels de GM montrent une baisse de 18 % de son bénéfice pour sa plus grosse division, en Amérique du Nord.C'est sans considérer l'impact de la récente grève que GM évalue en tout à 2,2 milliards SUS, dont 890 millions SUS pour le second trimestre seulement.La glissade du bénéfice de GM est d'autant plus décevante pour les investisseurs alors que le marché nord-américain continue d'afficher parmi ses meilleurs volumes de vente de la décennie.Et même avec ses 77 modèles de véhicules vendus par six divisions, GM risque maintenant de glisser sous le seuil de 30 % de part du marché américain, soulignent des analystes américains à Wall Sreet et Détroit.En février dernier, GM était Général Motors Résultats récents (variation un an) ' ¦' ¦ 1997 >' 1er trim.1998 2e trim.1998 GM (global) Revenus Résultat net En milliardsSUS 177.7 (+8%) 6,6 (+34%) 4\\,6(+2,7%) 1,6 (-6%) 38,9 (-10%) 0,38 (-80%) .CiM-Amérique du Nord Bénéfice 2 300 (7%) En millionsSUS GM-International Bénéfice 981 (-34%) En millionsS 826 (+8%) -196' 160 (-38%) 181 (-52%) * Le solde entre le bénéfice trimestriel de 694 millionsS et l'impact négatif de la grève que GM estime à 890 millionsSUS au 2e trimestre.1997 1998 1999** Bénéfice par action 8,70$US 6,17$US 7,82$US ** La moyenne des estimations de 16 analystes par First Call.En bourse 5402 Volume X1000 0 Août Sept.Oct.Nov.Dec.Jan.Fév.Mars Avril Mai Juin Juil.Valeur boursière : 46,8 milliardsSUS Multiple cours/bénéfice : 1 I milliardsSUS (S&P500 : 30) Ratio dette totale/avoir : 5,8 milliards (S&P500 : 0,94) Rendement de l'actif : 2 % (S&P500 : 8,1 %) d'ailleurs passé momentanément, et pour la première fois, à 29 % de part de marché.Le mois suivant, GM déclenchait une vigoureuse campagne de promotion avec des taux très réduits de financement et de location.Les plus récents résultats financiers montrent que ces soldes énergiques, s'ils ont relevé la part de marché, ont aussi été très coûteux.Une telle stratégie n'est évidemment pas viable à long terme, s'entendent les analystes.Après tout, GM a frôlé l'insolvabilité il y a à peine plus de cinq ans, après des pertes énormes.Son bilan montre encore un endettement plus élevé que la moyenne de l'industrie automobile, et beaucoup plus élevé que la moyenne-des entreprises de l'indice boursier S&-P500.Le rendement sur l'actif de GM demeure à la moitié de la moyenne de son secteur, et au quart seulement de la moyenne du S&-P500.Infographie U Presse Le récent conflit de travail a drainé une part des réserves de liquidités que GM constituait pour parer à la prochaine récession, à l'instar de ses concurrentes Ford et Chrysler.Mais aussi, GM doit maintenant se dépêcher de rattraper ce qu'elles ont fait il y a quelques années : réorganiser et alléger sa structure de production et de commercialisation pour en réduire les coûts.Le président Jack Smith, dont le leadership est mis en doute par Wall Street, vient d'ailleurs de promettre des changements.La commercialisation des sept divisions sera regroupé.GM prépare aussi une nouvelle génération d'usines où les véhicules seraient construits avec des éléments préassemblés, plutôt que des milliers de pièces.Ce concept est en rodage dans une nouvelle usine au Brésil.Il fait toutefois appel davantage à des sous-traitants spécialisés de GM, plutôt que son propre personnel, ce qui irrite singulièrement les syndicats américains de l'automobile.Selon des analystes, l'annonce du détachement de la division de pièces Delphi Automotive Systems en société autonome, au début de l'an prochain, est de bon augure.Delphi est déjà le plus grand fabricant de pièces du monde, avec un chiffre d'affaires de 31,4 milliardsSUS en 1997.« Ce détachement devrait donnera à GM plus de flexibilité d'approvisionnement entre Delphi et d'autres fournisseurs en concurrence, et accentuer le potentiel de réduction de coûts sur les futurs véhicules », selon la firme new-yorkaise Fitch Financial.Pour sa part, l'analyste Stephen Girsky, spécialisé en automobile chez Morgan Stanley, estime que « ce que les investisseurs boursiers surveillent le plus, c'est la capacité de GM de continuer de réduire son personnel de 5 % par an avec les mises à la retraite.» Selon des données recueillies par MarketGuide, de New York, GM réalise environ 247 000 SUS de revenus par employé, par rapport à la moyenne de 388 400 $ de 32 principaux fabricants d'auto et de camions du monde.La situation est bien pire au niveau du bénéfice net : seulement 6860 SUS par employé chez GM comparativement à la moyenne de 35 553 SUS de son industrie.Par ailleurs, une récente analyse comparative effectuée par le magazine Business Week entre GM et sa principale rivale américaine, Ford, est éloquente.En usine, GM requiert encore une moyenne de 46,5 heures de travail pour assembler chaque véhicule, comparativement à 34,7 heures pour Ford.Le leader mondial réputé à ce niveau, Nissan Motors, du Japon, requiert en moyenne 27,4 heures de travail par véhicule.Par conséquent, Ford a dégagé un peu plus de profit net que GM l'an dernier, soit 6,9 milliards SUS, alors qu'elle a vendu 1,8 million de véhicules de moins que les 8,78 millions de GM.Sur le marché nord-américain, depuis le début de cette année, Ford a réalisé un profit avant impôt moyen de 1520 SUS par véhicule vendu, alors que GM affiche une perte moyenne de 104 SUS par véhicule.Au niveau de sa distribution, les 8090 concessionnaires de GM vendent en moyenne 552 véhicules chacun par année, comparativement à 761 véhicules par an pour les concessionnaires de sa rivale Ford.Voir GM en B6 requiert les services de AdoleSCentS et adulteS Rémunération : à commission (avec ou sans voiture) Travail à temps partiel e Livraison de La Presse devant être effectuée tôt le matin, e Responsable de la perception des abonnés.Téléphonez à : 6911 LA PRESSE, MONTRE:AL, LUNDI 10 AOÛT 1998 Editorial La Presse André Desmarais président du conseil d'administration Roger D.Landry président f.t éditeur Claude Masson éditeur adjoint Marcel Desjardins directeur de l'information Alain Dubuc editorialiste en chef Le discours de la méthode Agnès Gruda Une thèse de maîtrise qui fait l'apologie du III*-' Reich et tente de réhabiliter l'hitlérisme a plongé l'université Laval dans l'embarras.Le directeur de ce mémoire, Louis Bal-thazar, professeur et politologue réputé, prend ses distances avec cette brique de 2J0 pages et reproche à son auteur quelques étonnants et pernicieux glissements idéologiques.¦BMHNHBMMm N'empêche : le mémoire a été reçu et l'étudiant a obtenu son diplôme, les examinateurs ayant été impressionnés par la qualité de sa démarche intellectuelle.Il a, selon les mots de M.Balthazar, rapportés dans La Presse du 20 juillet, démontré de bonnes capacités de recherche.C'est bien beau de chercher, encore faut-il trouver quelque chose.Or dans le cas qui nous intéresse, l'étudiant Pierre Asselin a beau aligner une bibliographie volumineuse el jongler avec aisance avec toutes sorti s de concepts socio-politiques, le résultat de toute celle agitation est un document fard d'aberrations.En voici quelques exemples : \u2022 L'auteur veut démontrer que tant Adolf Hitler que le chanoine Lionel Groulx, deux hommes entretenant à son avis une parenté idéologique, ont été démonisés par l'Histoire.\u2022 D'après lui, le régime hitlérien n'était pas vraiment totalitaire.Durant les années *0, le gouvernement nazi a bel et bien détruit quelques oeuvres et banni quelques artistes, niais au fond, il ne faisait que refléter les aspirations profondes du peuple allemand.O le régime hitlérien a-t-il vraiment persécute les juifs en temps de paix ?demande l'auteur.Réponse suggérée : non.Les activités de la communauté juive ont bel et bien été limitées, mais celle-ci profilait de la protection de la police, dans un pays jouissant d'un excellent système judiciaire.Hitler a même légalisé l'Union des juifs allemands, alors.\u2022 Bon, il y a bien eu la Nuit de Cristal, cette attaque sanglante contre les juifs en 1938.Mais elle taisait suite à l'assassinat d'un diplomate allemand par un juif.« Un tel attentat ne pouvait pas rester lettre morte », justifie l'auteur.Et puis, ajoute-l-il, l'Allemagne hitlérienne dans sa grande magnanimité a même aide ses juifs à quitter le pays.\u2022 Le mémoire attribue la responsabilité de la Deuxième Guerre mondiale aux Alliés, qui auraient accablé l'Allemagne, laquelle n'aspirait qu'à la paix.Dès 1938, il y a eu « esca- En faisant abstraction du contenu d'une recherche, et en se limitant à analyser la « méthode », l'université n'est-elle pas en train d'abdiquer ses responsabilités ?lade des menaces d'agression contre l'Allemagne », laquelle y a vu une initiative juive conduisant délibérément à la guerre.# Et finalement, l'Allemagne nazie n'était pas plus antisémite que bien d'autres sociétés chrétiennes et l'Holocauste ne constitue pas le prolongement direct des idées d'Hitler.L'extermination des juifs est survenue dans le tumulte de la guerre ( laquelle, ne l'oublions pas, est attri-buable aux Alliés ).\u2022 Et le clou de la démonstration : l'Holocauste n'est pas fondamentalement différent des exactions que les juifs ont subies à d'autres moments de l'Histoire, notamment au iVloven-Âgc.Les seules différences entre les deux sont d'ordre technique.Et M.Asselin prend la peine de souligner la supériorité de la technologie nazie, qui a permis de réaliser une extermination « physiquement peu douloureuse » î On pourrait continuer longtemps, mais ces quelques exemples suffisent à illustrer la concentration d'inepties qui a valu à l'étudiant modèle une maîtrise en sciences-po.Où M.Asselin a-t-il pigé l'idée que les juifs extermines par les nazis ont moins souffert que les victimes des pogromes d'autres siècles ?Sur quelle échelle de douleur physique a-t-il pris ses mesures ?Il est tout aussi peu bavard quant aux sources qui lui ont permis de refaire la genèse de la Deuxième Guerre mondiale.De nombreuses autres affirmations de son mémoire sont gratuites, dénuées de fondement, et.fausses.Que M.Asselin ait beaucoup sué sur son oeuvre, on n'en doute pas.Celle-ci est relativement bien écrite, elle est touffue et dénote l'acharnement avec lequel l'auteur s'est promené dans cette période trouble du 20^' siècle.L'étudiant a beaucoup travaillé, soit.Mais son mémoire est une aberration.Toute méthode intellectuelle, toute démarche scientifique doit être jugée non seulement par elle-même, mais aussi par ses résultats.Et les conclusions auxquelles parvient M.Asselin suffisent à le discréditer totalement.Qu'on ne se trompe pas : ce n'est pas une question de liberté d'expression, comme a fait valoir à notre journaliste André Pratte le responsable des études de deuxième cycle en sciences politiques a Laval.L'étudiant n'a pas seulement défendu des idées impopulaires.Il a joué avec ses connaissances et ses sources de façon malhonnête, se livrant à une lecture tordue et mensongère de l'histoire.Et son mémoire n'est tout simplement pas digne d'une sanction universitaire, point.La réaction frileuse des examinateurs de M.Asselin SOUlève quelques questions.Dont celle-ci : en faisant abstraction du contenu d'une recherche, et en se limitant .1 analyser la « méthode » comme s'il s'agissait d'un travail de pure abstraction réalise dans le vide sidéral, l'université n'est-elle pas en train d'abdiquer ses responsabilités, qttl consistent, entre autres, à faire avancer la connaissance ?Dangereux glissements en perspective.APRES NJOÎR mRQOE l£0RTE^ltSREOOo CkW^UTBAEUT 1 1 9 MKOfTSRLM KVl \\ Opinions Le sens d'une commémoration RENÉ VIAU collabon \\tion spécial*.Le 9 août a marqué le 5(>- anniversaire de la parution du Relus global.La Presse publie aujourd'hui le septième et dernier d'une série d'articles pour expliquer comment et pourquoi ce manifeste, presque devenu un mythe, était surtottt annonciateur de la Révolution tranquille.u'on le veuille ou non Refus global est devenu \u2014 ce qui peut parfois être irritant \u2014incontournable.Q ^-^^^ Sur ce passage oblige, 1 la société projette ses rites médiatiques et culturels.Trente ans.Quarante.À intervalles fixes d'une décennie, avec une régularité de métronome, on remet cela.Il y a bien sûr ici quelque chose d'artificiel dans ces anniversaires.Mais à chaque fois cependant une nouvelle génération s'interroge sur la portée de ce « manifeste qui fait qu'on est moderne », évaluant la voie parcourue.Se regroupant, les automatistes avaient compris qu'il fallait inventer une nouvelle forme d'art.Afin que cet art voie le jour, ils devront s'opposer aux valeurs morales, aux barrières de leur époque.Ces hommes et ces femmes vont faire bouger les choses en s'appuyant sur la volonté de changement d'une collectivité.Le traumatisme est tel cependant que cela prendra 40 ou 50 ans pour que l'automatisme soit intégré à l'histoire officielle.Tout ce temps Refus global fera encore peur.Peut-être parce que son message n'était encore pas tout à fait passé dans la réalité sociale ou morale du Québec, le mouvement agace.Il conservera longtemps ses détracteurs.\u2022 1960.La Révolution tranquille.Refus global commence à être réédité.Pourtant les automatistes sont encore dans leur ghetto.Se cristallisant autour du numéro spécial de la revue La Barre du Jour en 1969, sa redécouverte viendra des milieux littéraires.En demande de paternité, ou de caution, la contre-culture revendique une filiation à Refus global.En 1969 en pleine rage contestataire, dans le cadre de « l'Opération-Déclic », des jeunes artistes squattaient une cérémonie à l'église Notre-Dame pour lire leur propre manifeste : « Place à l'orgasme ! » # 1971.La mort de Claude Gau-vreau, dont les pièces comme Les Oranges sont vertes connaissent une plus large audience, donne lieu à une reconnaissance de l'automatisme littéraire.Surtout à partir de 1988, le manifeste, auparavant bannière de ralliement auprès île I avant-garde et des commandos contre-culturels, devient le prétexte à d'importantes manifestations monographiques et médiatiques.Aujourd'hui, l'industrie culturelle s'en empare.Cette consécration veut-elle dire que 1 les valeurs délivrées par l'automatisme se sont confondues avec le tissu social et le tissu psychologique ?Pas si sûr.Mais comme toute société nous avons besoin de balises chronologiques qui correspondent à des aspirations contemporaines.Qu'on s'en réjouisse ou que l'on déplore, comme le pensait l'ethnologue Lévi-Strauss, notre civilisation accorde aujourd'hui à l'art le même statut qu'un p.ne naturel avec tous les avantages et les inconvénients liés à cette formule.Avec la reconnaissance de Refus global c'est peut-être aussi une certaine nostalgie de l'action sans compromis et de la pensée sauvage » de l'artiste qui est offerte en exemple à une époque de plus en plus fonctionnarisée, aseptisée ou axée sur le profit.On peut aussi admirer Refus global comme un geste porteur de courage civique.Résister.Dire non.Aller à contre-courant.Comme d'autres dont on ne parle pas assez, Borduas et les automatistes, à l'époque de Duplessis, ont voulu défendre le droit de l'individu contre la machine sociale.Chaque décennie célèbre le manifeste en y greffant ses préoccupations.Aujourd'hui, on s'intéresse à des thèmes comme le questionnement féministe.Le livre de Patricia Smart, Les Femmes du Refus global ( Boréal ) sur le rôle et la production des femmes dans le groupe automatiste a ainsi le mérite de renouveler le sujet.Aux côtés de ces femmes signataires, le regard est aussi posé sur les différentes pratiques touchées par l'automatisme : tout autant le théâtre que la danse, l'écriture, voire le design et la scénographie.Sauf l'hiver dernier dans le cas de l'exposition Mousseau du Musée d'art contemporain, ces formes d'expression, certes plus fugitives, sont aussi les plus souvent évacuées des présentations historiques sur les automatistes où domine la peinture.Avec son avalanche d'événements et de publications, cet anniversaire est l'occasion de faire un bilan des découvertes et connaissances.La grande exposition sur l'automatisme reste toutefois à faire.Curieusement aucun musée au Québec et au Canada n'a pu encore situer l'automatisme au sein de la grande mouvance internationale de la peinture post-surréaliste.De Matta et Masson vers Pollock et les « action painters » américains, de « l'Art Autre » de Michel Tapie et de l'abstraction lyrique en France, à « Cobra » et aux expressionnistes nordiques en passant par bien d'autres horizons, l'apport du geste et de l'inconscient est pourtant la notion centrale de la scène de l'immédiat après-guerre.Pourtant, en Europe, des expositions comme « La Planète affolée 1938-1947 » à Marseille en i*>86 sur le surréalisme* sa dispersion et ses influences, et en 1992, à Madrid « Automattsmos Paralclos La Euro p a de I o s M o v i m i e n t o s Expérimentales 1944-1956 » ont défi confronté l'apport des Québécois a ces mouvements internationaux.Le phénomène automatiste se prêterait égale- ment à merveille à une présentation ou plusieurs disciplines pourraient s'épauler.Il serait intéressant de reconstituer les décors, les costumes, la chorégraphie des spectacles de Françoise Sullivan ; de Françoise Riopelle ; de Jeanne Renaud.Des comédiens pourraient également s'attaquer aux pièces de Gau-vreau.Le contexte historique, l'aspect musical avec le compositeur Pierre Mercure, les poètes comme Thérèse Renaud.tout cela pourrait être mieux documenté par une méga-exposition vivante et interprétative où pas seulement la peinture serait montrée.On peut même songer à des reconstitutions de certains lieux aménagés de façon si particulière où les automatistes se manifestaient ?Dans un même ordre d'idée, on parle souvent de ces fameux étalages conçus par Madelaine Arbour.Pourquoi aucun musée ne lui a demandé de les refaire ?Au lieu de cela, à tous les dix ans, on semble se contenter de présenter épiso-diquement et sans imagination sur le sujet des collections que tous connaissent par coeur.Il est vrai que l'on répète sans cesse-les mêmes erreurs.On parle toujours par exemple des jeunes « disciples » de Borduas.Je ne crois pas qu'il s'agissait d'une relation de maître à élève.Entre Borduas et les autres artistes du groupe, la dynamique de stimulation et de découverte se faisait dans les deux sens.On pourrait aussi une fois pour toutes rectifier ces connotations péjoratives liées à cette notion « très Canadien errant » de l'exil.Personne n'a obligé Leduc et Riopelle, Barbeau et Ferron plus tard, à partir.En allant à Paris au lendemain de la guerre, ils ont fait comme des milliers d'artistes à travers le monde, attirés par une capitale qui renouait alors avec son rôle de centre de l'activité et de la création artistique.Pour Borduas le problème est certes plus compliqué.Sa mort en 1960 coïncide cependant avec une exposition de ses toiles au Stedelijk Muséum d'Amsterdam qui aurait pu ainsi mettre la consécration internationale à sa portée.La publication des correspondances apporte aussi un éclairage intime sur les acteurs de cette époque en mettant en lumière des faits psychologiques et des comportements jusqu'alors ignorés.Parallèlement, refusant l'hagiographie de circonstance, les artistes sont désormais montrés comme des êtres humains avec leurs défauts, leurs tourments autodestructeurs, leurs tragédies émotionnelles, voire leurs comportements sexuels ou leurs drames familiaux.Typique est l'intérêt du grand public pour les biographies où les épisodes privés comptent davantage que l'explication des oeuvres.À cet égard la fille du peintre Marcel Barbeau, la cinéaste Manon Barbeau a provoqué la polémique.À la limite du « reality show », son documentaire marqué d'une extrême subjectivité sur Les Enfants du Refus global a apporté à cet ensemble de manifestations un élément déstabilisateur.- FIN - i LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 10 AOÛT 1998 Monde L'EXPRESS INTERNATIONAL BOLIVIE Accès au Pacifique ¦ Le président de Bolivie, Hugo Banzer, a réclamé le droit de son pays à obtenir un accès souverain à l'océan Pacifique sans mentionner nommément le Chili.Le président bolivien était venu à Quito pour assister à la prise de fonction du nouveau président équatorien, Jamil Mahuad.La Bolivie et le Chili ont suspendu leurs relations diplomatiques au niveau de leurs ambassadeurs en 1978, sur décision bolivienne en raison même de ce différend.La Bolivie est privée d'un accès maritime depuis la Guerre du Pacifique en 1879.d'après AFP PALESTINIENS Nouveau cabinet ¦ Le nouveau cabinet palestinien a prêté serment devant le président Yasser Arafat, après avoir obtenu dans la journée la confiance du parlement.Vingt-cinq ministres sur 28, ainsi que le Secrétaire général de la présidence, M.Tayeb Abdelrahim, et celui du gouvernement, M.Ahmed Abdelrahmane, ont prêté serment devant M.Arafat et devant le président du Conseil national palestinien ( CNP ), M.Salim Zaanoun.La cérémonie s'est déroulée au bureau de M.Arafat à Gaza.d'après AFP BIRMANIE Étrangers arrêtés ¦ Dix-huit étrangers étaient détenus hier à Rangoon sous l'accusation d'avoir tenté de fomenter des troubles.Les autorités birmanes reprochent aux 18 personnes interpellées ( 6 Américains, 3 Thaïlandais, 3 Malay-siens, 3 Indonésiens, 2 Philippins et un Australien ) d'avoir distribué des tracts en faveur des droits de l'homme et de la démocratie.Les membres du groupe sont arrivés vendredi à Rangoon et devaient repartir hier.Leur voyage était organisé par une agence non-gouvernementale, la Na Ga Forum Asia, qui s'est déjà montrée critique sur la situation des droits de l'homme en Birmanie et dans le Timor-Oriental, occupé par l'Indonésie.d'après AFP BULGARIE Jivkov ¦ Les obsèques de l'ancien dictateur communiste Todor Jivkov, décédé mercredi à l'âge de 86 ans, ont été suivies hier à Sofia par des milliers de Bulgares, suscitant à la fois nostalgie et animosité dans la foule.Le cortège a défilé du centre de Sofia vers le Cimetière central où Todor Jivkov a été enterré en fin d'après-midi dans la plus stricte intimité, le gouvernement lui ayant refusé des obsèques nationales.Quelques milliers de nostalgiques de l'ère communiste se sont rassemblés dès midi sur la place centrale de Sofia pour rendre un dernier hommage à celui qui avait gouverné la Bulgarie communiste pendant 35 ans.d'après AFP RUSSIE Prise d'otages ¦ La mystérieuse prise en otage d'un avion de ligne russe transportant 97 personnes s'est achevée sans violence sur l'aéroport Domodiedovo de Moscou.Mais personne n'était encore en mesure de dire qui était le ou les auteurs de ce geste.Avant l'arrivée du Tupolev en provenance de Tyoumen en Sibérie, les autorités avaient été averties par le personnel à bord de la présence d'une note exigeant une rançon de 621 000 roubles ( environ 150 000$) et un vol pour l'étranger.d'après AP JAPON Nagasaki ¦ Avec un sentiment de colère toujours aussi prononcé à l'égard des puissances nucléaires, les Japonais ont commémoré le bombardement atomique du port de Nagasaki, qui fit plus de 60 000 morts il y a 53 ans.Le 9 août 1945, trois jours après Hiroshima, les Américains larguèrent sur la ville une seconde bombe atomique.PHOTO AP Oussama ben Laden a présidé une réunion de plusieurs factions islamistes en juin dernier à Peshawar, au Pakistan.Le suspect numéro 1 PATRICK RAHIR de l Agence France-Presse, DUBAÏ Oussama ben Laden, cité comme suspect dans les attentats anti-américains en Afrique, est un riche fondamentaliste renié par l'Arabie Saoudite qui menace les États-Unis depuis son exil en Afghanistan.Barbu, les yeux étroits et les pommettes saillantes, cet homme frêle de 41 ans est un héros de la résistance musulmane à l'occupation soviétique de l'Afghanistan.Déchu de sa nationalité saoudienne, accusé d'être le financier du terrorisme islamique, il a déclaré la guerre sainte ( Jihad ) contre les États-Unis et son nom refait surface à chacun des attentats anti-américains depuis des années.D'après un porte-parole du mouvement islamique Al Mouhajiroun, basé à Londres, Oussama ben Laden a présidé une réunion de plusieurs factions islamistes en juin dernier à Peshawar ( Pakistan ).Elles y ont décidé de « frapper les intérêts américains partout dans le monde » pour forcer les États-Unis à se retirer d'Arabie Saoudite et lever l'embargo contre l'Irak.Cette réunion pourrait être à l'origine des attentats du 7 août contre les ambassades des États-Unis au Kenya et en Tanzanie, qui ont fait au moins 174 morts, a estimé le porte-parole.Né à Ryad en 1957, dans une famille fortunée d'entrepreneurs, il fait ses études à Djeddah.Très croyant, il se lie dès 1973 à des groupes islamistes et accroît sa fortune en gérant l'entreprise familiale de construction.Il se précipite en Afghanistan après l'invasion soviétique de 1979 et équipe, arme et finance le voyage des volontaires des pays arabes \u2014 « des milliers », dira-t-il.Il minimisera par la suite le rôle des États-Unis qui finançaient les moudjahidine avec l'aide des Saoudiens.Il regagne l'Arabie en 1992, mais son soutien aux groupes islamistes violents en Egypte et en Algérie lui vaut un retrait de passeport en 1992.Dès que l'interdiction est levée, il s'installe au Soudan, où il poursuit ses activités de construction, mais les services de renseignements américains le soupçonnent de financer des camps d'entraînement de terroristes.L'Arabie lui retire la nationalité saoudienne en 1994, le Caire, Alger et le Yémen l'accusant de continuer à financer les extrémistes chez eux.En 1996, c'est le Soudan qui lui demande de partir, sous la pression des Nations unies qui menacent Khartoum de sanctions.La rumeur le dit au Yémen, clandestin en Arabie Saoudite, mais il refait surface en Afghanistan, d'où il lance des fatwa ( décrets religieux ) contre les Américains en avril 1996, en février 1997 et février 1998.Il appelle les musulmans à tuer des Américains \u2014civils et militaires \u2014 partout où ils le peuvent.Ces menaces, répétées dans un entretien avec la chaîne américaine ABC diffusé le 6 juin 1998, amènent le département d'État à avertir les ressortissants américains de dangers potentiels dans le Golfe et l'Asie du Sud.D'après l'Emergency Response and Resarch Institude ( ERRI ), un centre de recherche basé à Chicago, les États-Unis le soupçonnent d'avoir financé et « encouragé » une série d'attentats.L'ERRI cite l'explosion au World Trade Cen-ter de New York le 26 février 1996, l'attentat contre un centre d'entraînement de la Garde Nationale saoudienne à Ryad qui a fait sept morts le 13 novembre 1995, et celui qui a tué 19 militaires américains à Dahran ( Arabie Saoudite ) le 25 juin 1996.À Kaboul, un porte-parole des talibans a affirmé à l'AFP qu'Oussama ben Laden n'avait rien à voir avec les attentats de Nairobi et Dar es-Salaam.Les talibans ont assuré à l'Arabie Saoudite que le dissident n'utiliserait pas les territoires qu'ils contrôlent pour mener des activités subversives, a-t-il ajouté.Ben Laden a des résidences à Kandahar, dans le sud de l'Afghanistan, et, d'après des responsables des talibans, il a des liens étroits avec le chef de cette milice fondamentaliste, le mollah Mohammad Omar.Attentats :1a piste islamiste se précise Agence France-Presse NAIROBI Les secouristes ont continué hier à s'affairer dans les décombres autour de l'ambassade des États-Unis à Nairobi, tandis que la piste islamiste s'affichait comme la plus vraisemblable, deux jours après les attentats anti-américains du Kenya et de Tanzanie qui ont fait au moins 174 morts.Le Kenya a « des indices » sur l'identité des commanditaires de l'attentat, a assuré le président kenyan Daniel arap Moi, sans vouloir donner de détails pour ne pas « compromettre l'enquête ».Des formations islamistes réunies en juin au Pakistan sous l'égide de l'opposant saoudien Oussama ben Laden avaient décidé de frapper les Américains partout dans le monde, a déclaré un responsable fondamentaliste joint par l'AFP.Selon lui, les attentats contre les ambassades américaines de Nairobi et Dar es-Salaam ont «< probablement été menés par des militants du Front islamique international », une coalition de mouvements fondamentalistes, en application des décisions de cette réunion à Peshawar.Oussama ben Laden, 41 ans, un riche entrepreneur déchu de sa nationalité saoudienne en 1994 en raison d'accusations de soutien au terrorisme, a lancé plusieurs appels cette annôc à des attaques contre les Américains, civils comme militaires.Par ailleurs, une organisation jusque-là inconnue, « l'Armée islamique pour la libération des lieux saints musulmans », a revendiqué les attentats dans deux appels téléphoniques anonymes aux médias à Dubai et au Caire et des communiqués envoyés à Radio France Internationale ( RFI ).Le bilan des deux attentats n'a cessé de s'alourdir, au fur et à mesure de la découverte de nouveaux cadavres dans les décombres.Hier soir, il était de 174 morts au total, 164 à Nairobi et 10 à Dar es-Salaam.Le bilan final pourrait atteindre 200 morts au Kenya, selon le président Moi.Dans la nuit de samedi à dimanche, les secou- ristes israéliens, aidés de chiens, ont réussi à dégager des décombres un homme vivant.Ils ont tellement découvert, au sommet d'un haut building dévasté par l'explosion, une femme et son fils de 13 ans, sortis miraculeusement indemnes.L'attentat à la voiture piégée, d'une très forte puissance, a détruit la façade arrière de l'ambassade américaine, a fait s'écrouler le Gateway House, un immeuble voisin, et a fortement endommagé un édifice de 25 étages abritant la Coopérative Bank.Les États-Unis continuent d'envoyer à Nairobi des équipes spécialisées.Washington a prévu, au total, 14 vols pour acheminer matériel et personnels.Par ailleurs, plus d'une centaine de spécialistes des questions de sécurité ont été dépêchés sur place, dont deux équipes de 50 personnes chacune spécialisées dans la lutte anti-terroriste.Des agents du FBI mènent l'enquête.Onze Américains au moins, dont trois militaires, sont morts dans l'attentat de Nairobi, ainsi que 27 employés kenyans de l'ambassade.Quinze blessés graves \u2014des Américains et des Kenyans \u2014 ont été évacués en avion hier sur la base américaine de Ramstein ( ouest ), en Allemagne.Selon le gouvernement kenyan, 566 blessés ont été hospitalisés, dont 24 dans un état très grave; 4257 autres personnes blessées ont été soignées et sont restées chez elles.À Dar es-Salaam, le dernier bilan fait état de dix morts.D'importantes forces de sécurité, y compris des soldats et des unités para-militaires, sont déployées autour de l'ambassade des États-Unis.\u2014p.- PHOTO AP Femmes irakiennes manifestant hier dans les rues de Bagdad.Embargo : l'Irak ulcéré d'après AP et AFP BAGDAD Des manifestants ont brûlé hier le drapeau américain à Bagdad alors que l'Irak avertissait qu'il ne se contenterait pas de discours apaisants au Conseil de sécurité mais exigeait la levée des sanctions.Des centaines de personnes ont manifesté devant le siège des Nations Unies à Bagdad pour protester contre l'embargo, et ont brûlé les drapeaux des États-Unis, de Grande-Bretagne et d'Israël, après les avoir foulés aux pieds.Les manifestants, près de 600 hommes et femmes, ont dénoncé « l'alliance ( de ces trois pays ) qui commet le crime au nom de la légalité internationale ».À Nicosie ( Chypre ), le chef des inspecteurs de l'ONU, chargé de désarmer l'Irak, Richard Butler, a affirmé de son côté que l'Irak n'a pas encore désarmé et accusé ce pays de dissimuler son programme d'armement biologique.Al-Saoura, l'organe du parti Baas au pouvoir en Irak a averti que l'Irak, qui exige la levée de l'embargo pétrolier, ne se contenterait pas de simples propos apaisants aux Nations unies.« Si le Conseil de sécurité veut être sérieux dans son évaluation de ce que l'Irak a achevé » dans le domaine du désarmement « et le recom- penser, il ne devrait pas se contenter de lui offrir du gâteau comme s'il s'agit de consoler un enfant mécontent », écrit le quotidien al-Saoura: Le journal fait référence aux déclarations du secrétaire général de l'ONU Kofi Annan qui avait évoqué jeudi devant le Conseil de sécurité la « frustration et le désespoir » de l'Irak.Le président du Conseil de sécurité a estinjé vendredi qu'il faudrait sans doute quelques mois au Conseil pour mettre en application la suggestion de M.Annan, à laquelle il s'était dit iavorable.L'embargo pétrolier ne peut être levé que si la Commission spéciale de l'ONU ( UNSCOM ) chargée du désarmement irakien et l'Agence internationale de l'énergie atomique ( AIEA ) certifient que l'Irak ne possède plus d'armes de destruction massive.Entre-temps, le ministère de la Santé irakien a affirmé hier que près de 33 000 enfants irakiens de moins de cinq ans ont trouvé la mort au cours du premier semestre 1998, en raison de l'embargo.Selon les statistiques du ministère, diffusées par l'agence irakienne INA, « 32 973 enfants de moins de cinq ans sont décédés au cours du premier semestre 1998, suite à des maladies provoquées notamment par la sous-alimentation ».Sécurité renforcée à Kinshasa IAN STEWART de l'Associateu Press, KINSHASA Confronté à la rébellion tutsie dans l'est du pays, le régime de Laurent-Désiré Kabila a décidé de renforcer hier la sécurité autour de la capitale, Kinshasa, fermant tous les ports fluviaux et interrompant le trafic fluvial à la frontière avec le Congo-Brazzaville voisin.Depuis une semaine, le président Kabila, au pouvoir depuis le renversement de Mobutu Sese Seko il y a 14 mois, est en butte à la rébellion menée par des Tutsis de la région orientale du Kivu, visiblement soutenus par des forces rwandaises.Plus d'une soixantaine d'étrangers travaillant pour des organisations humanitaires ont d'ailleurs évacué la ville de Bukavu ( est ), toujours aux mains de l'opposition armée, a annonce hier la radio d'État rwandaise.Craignant une escalade des combats, ces étrangers \u2014dont des Américains, des Canadiens et des Belges\u2014 se sont réfugiés au Rwanda voisin.Le sommet régional de Victoria Falls, au Zimbabwe, n'avait pas permis samedi de dégager une quelconque solution, en dépit de la présence de M.Kabila et de son homologue rwandais Pasteur Bizimungu.Ce dernier a nié toute implication de son armée dans le soulèvement des Tutsis congolais.Il a même accusé Kabila d'essayer de trouver un prétexte pour attaquer le Rwanda et l'a menacé de mener une action militaire préventive.« Nous n'attendrons pas que le Congo attaque le premier », a-t-il dit à l'Associated Press, accusant Kabila d'entraîner 10 000 Hutus rwandais à Kamina ( sud ) afin de les retourner contre les forces de Kigali.Le président zimbabwéen Robert Mugabe a seulement annoncé à Victoria Falls que lui-même et ses homologues tanzanien Benjamin Mkapa, zambien Frederick Chiluba, et nami-bien Sam Nujoma avaient formé un comité visant à obtenir un cessez-le-feu.i B4 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 10 AOÛT 1998 Rendements plus modestes pour les fonds européens BOURSES EUROPÉENNES Richard Dupaul En marge de la tourmente persistante en Asie, les marchés boursiers européens et, par ricochet, les fonds d'actions de so-i iétés européennes ont réussi une poussée spectaculaire au cours des derniers mois.Pour la période de 12 mois se terminant le 30 juin dernier, les principales Bourses européennes ont effectué un bond d'environ 43 % en moyenne, selon l'indice européen Morgan Stanley.Durant ce temps, l'indice TSE 300 de la Bourse de Toronto et la moyenne Dow Jones de la Bourse de New York inscrivaient des gains de 16,2 et de 24,1 % respectivement.Parallèlement, les fonds d'actions européennes affichent un rendement tout aussi impressionnant de 37,95 % en moyenne au cours de la même période.Par comparaison* les fonds d'actions canadiennes et les fonds d'actions américaines ont réussi des progressions plus modestes de 13,7 et de 29,70 % respectivement.La performance des fonds européens est attirante, certes, mais les experts préviennent que de tels rendements ont peu de chances de se répéter dans un avenir rapproché.Aussi les investisseurs ont intérêt à tempérer leurs attentes.D'ailleurs, le plongeon des principaux indices boursiers européens mercredi dernier, dans la foulée de la chute des cours à Wall Street, rappelle que les marchés en Europe sont sujets à une correction importante dans l'immédiat.Toutefois, certains experts croient que les difficultés des principales Bourses du Vieux Continent pourraient être temporaires.Les perspectives économiques en Europe demeurent favorables à long terme et les fonds européens ont leur place dans le portefeuille des investisseurs, affirment des gestionnaires de fonds interrogés par La Presse.Profits Mais voyons d'abord ce qui explique la poussée des fonds européens.Selon M.Stéphane Martel 1 ini, vice-président des marchés de l'Europe continental chez Montrusco 8-Associés, plusieurs facteurs ont contribué à la hausse des Bourses en Europe depuis un an, en commençant par la hausse des profils des entreprises.De l'avis des économistes, les bénéfices des sociétés européennes pourraient grimper en moyenne de 15 à 20 % cette année.Et on prévoit une performance comparable en 1999.Par comparaison, les profits de sociétés américaines ne croîtraient que de 5 à 7 % cette année.Fonds d\t'actions européennes\t\t\t \t(rendement en % au 30 juin)\t\t\t \ttrois mois\tun an\ttrois ans cinq ans\t Rdelity croiss.Europe\t9.6\t45.4\t28.6 m\t24.6 - ^ \u2022 Investors croiss.euro.\t10.6\t383\t25.0\t21.3 Universal euro.\t9.3\t42.6\t35,8\t'¦¦mm ' \"' Royal croiss.euro.\t9.6\t41.7\t25,7\t22.3 Dynamique europe\t16.1\t39.0\t31,8\t24,8 Altamira actions euro.\t7.7\t40.6\t26,7\t AGF croiss.euro.\t5.7\t52.1\t27,1\tmm Canada Trust euro-actions\t4.4\t32,3\t26.7\t\u2014 Ligne Verte croiss.euro.\t8.7\t38.7\t29.4\t Stratégie Globale euro.\t6.0\t33.9\t24.5\t Scotia Excelsior euro.\t8,2\t32,8\t\t Première Can.euro.\t7.0\t35.1\t22.8\t\" Trimark Europlus\t7.5\t\u2014\t\t Talvest Hypérion euro.\t3.5\t394\t25.2\t20.8 InvestNat actions euros\t11.4\t45.9\t25,2\t22,4 Montrusco Sélect euro.\t11,7\t\u2014\t\u2014\t\u2014 ndlr: cette liste n'est pas exhaustive\t\t\t\t La rentabilité accrue des entreprises européennes découle elle-même de plusieurs facteurs : baisse des taux d'intérêt, restructuration et déréglementation de quelques industries, reprise de la consommation dans certains pays ( en France notamment ) et, finalement, un environnement peu inflationniste.Certains pays, comme la France, sont d'ailleurs au début d'une reprise économique \u2014 un stade où se situaient le Canada et les États-Unis il y a trois ou quatre ans.M.Ken Foreman, stratégiste au siège social de la Standard Life, à Edinbourgh, en Ecosse, ajoute que la baisse des taux d'intérêt incite les épargnants à délaisser les outils financiers traditionnels, comme les certificats de dépôts, pour les valeurs plus prometteuses comme les actions ordinaires et les fonds com- Infographie La Presse muns de placement.« Cela a pour effet de réorienter de vastes sommes vers la Bourse », explique M.Foreman, en soulignant que ce phénomène est amplifié par le vieillissement de la population.La marche des pays européens vers l'euro, la nouvelle monnaie commune européenne, a aussi déclenché des fusions dans certaines industries, comme le secteur financier.D'autres regroupements sont à prévoir dans l'industrie automobile et les télécommunications notamment, ce qui attire les spéculateurs.L'avenir Pour la prochaine année, MM.Foreman et Marteilini croient que les Bourses européennes continueront à profiter d'une toile de fond économique favorable et de l'afflux de capitaux pour poursuivre leur ascension.Toutefois, il faut oublier les rendements de plus de 30 % comme durant la dernière année.Selon les deux spécialistes, les fonds d'actions européennes sont susceptibles de grimper encore de 10 à 15 % d'ici un an, mais pas plus.La prudence est aussi de mise.M.Denis Rivest, gestionnaire d'actions internationales chez Natcan, estime que les cours des tiires européens sont en général élevés.Historiquement, les ratios cours bénéfice des actions en Europe tournent autour de 12 à 14, alors qu'actuellement ces valeurs s'échangent à des niveaux équivalant à plus de 20 fois les profits prévus pour l'année qui vient, selon diverses évaluations.« Les marchés pourraient être très volatils pour la prochaine année.Il n'est pas improbable de voir des fluctuations de plus ou moins 20 % », affirme M.Rivest.Les experts ont aussi des réserves quant à l'avenir de la Bourse au Royaume-Uni, où la tendance des taux d'intérêt est à la hausse et l'économie en proie à une récession.Pourquoi un traitement f ^Ipipôûillt ¦s LA SOCIETE CANADIAN TIRE LIMITEE AVIS DE NOMINATIONS Le conseil d'administration de La Société Canadian Tire Limitée est heureux d'annoncer l'élection de messieurs Gordon F.Cheesbrough.Rémi Marcoux et John M.Stransman au conseil d'administration de la Société.SI Gordon F.Cheesbrough M.Cheesbrough est président et chef de la direction d'Altamira Placements Inc.l'une des principales sociétés de placement collectif au Canada.11 possède plus de 20 ans d'expérience sur les marchés financiers canadien et internationaux.En 1974, M.Cheesbrough s'est joint à McLeod Young Weir.où il a occupé des postes de direction de plus en plus importants dans les secteurs suivants : vente d'obligations de sociétés, vente et négociation d'obligations intérieures et internationales, finances publiques et finances d'entreprises, et services financiers aux particuliers.M.Cheesbrough est devenu président du conseil d'administration et chef de la direction de Scotia McLeod Inc.en 1993 et de Marchés des capitaux Scotia en 1995.Il est membre du conseil d'administration de la Toronto Community Foundation, président du Conseil des gouverneurs du Upper Canada Collège, administrateur de la Fondation olympique canadienne et membre du Conseil canadien des chrétiens et des juifs et d'Orion Capital Corporation.Rémi Marcoux M.Marcoux est actionnaire majoritaire, président du conseil d'administration et chef de la direction du Groupe transcontinental G.T.C.Ltée, chef de file sur le marché nord-américain des communications.Cette société est inscrite aux bourses de Montréal et de Toronto, depuis 1984.M.Marcoux a commencé sa carrière chez Thorne Ridell (KPMG) en 1964.Par la suite, il a travaillé pour Québécor Inc., où il a occupé des postes de direction de plus en plus importants, jusqu'à sa nomination en tant que vice-président de l'exploitation.En 1975, il a fondé le Groupe transcontinental G.T.C.Ltée.Il siège au conseil d'administration de l'Université de Montréal (École des hautes études commerciales de Montréal), de la Fondation Yves Rocher.dlnno-Centre et de ZAQ Technologies Inc.Il est aussi membre du Conseil des directeurs associés de l'Université de Montréal.John M.Stransman M.Stransman est un associé dans le cabinet juridique Stikeman, Kl hou II pratique dans le domaine du droit des sociétés ouvertes et il se spécialise dans les lois sur les valeurs mobilières, les fusions, les acquisitions et les obligations fiduciaires.Il a siégé et continue de siéger au conseil d'administration d'autres sociétés ouvertes canadiennes.M.Stransman est diplômé de l'université de Toronto (B.Sc.C.en 1974 et LL.B.en 1977) et du Harvard Law School (LL.M.en 1978), et il est membre du Barreau du Haut-Canada et de celui de l'État de New York.Ai Parce que sous l'effet de la chaleur, le métal prend de l'expansion, alors les petits trous et défauts s'agrandissent favorisant ainsi l'infiltration en profondeur de notre produit.Humidité emprisonnée L'eau et rhumUfte elnftttrerrt dana le* àêtavS* j L'humidité emprisonnée^\"\"^- p-ovoque Vapparition de.WafÊê \\oca\\\\ait o z Antirwllle Metropolitih cheeee rhumUtte et empêchebroùÊê 6* *< O rir j il Montréal\"1*: 1 Longueuil:.488-7300 .651-5531 Laval: 668-9883 Anjou: 356-1519 Q, Trois-Rivieres: 378-8222 \u2022 Galineau; 246-7878 \u2022 Ottawa: 742-7878 http://www.antlroullle.com I Le luxe Lexus au prix dune voiture ordinaire et garanti jusqu'à 180 000 km ! 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T -5 ^107 \u20221 1 .52 Actions Amar ÇanC-T»» Onndandaa qufcCr« EmaMks Aatrano Am Ad Amer AsfraCar Aura Dam Astra Or^danda AatraMU AatriOtfcg y* ROYAL A SUN AU.\u202213\tNE \u20223 8\t.2 2 \u20222 4\tKj ?1\t.7 7 .1\tNO \u202218\t.7 8 \u20229 0\t\u202236 7 \u2022 2\t\u202217 .3\t.44 \u20221 9\t.90 .3\t?2 7 \u20223 5\tNO ?1\t'\u20223 .7 9\t.42 B \u20221 4 .40\t1 \u20221 7\tNO 2 9 \u20222 6 \u20221 0 -65 ?5 -1 1 \u202210 5 .4 \u202212 .162 .403 .123 -1 1 NO ?12 4 \u2022312 ?96 NO KO S?: \u202232 NO 6 NO ¦ 35 ¦ C'fl 2 10 ¦ 222 STANOARO UfE (n) yiiABatancad 31 79 -2 29 - 745 y ma Bond 30 02 06 -01A yilAEqtfty 32 08 -4 47 -1 50 TIMPLETON ICC) (n) EmargMhUApp nu -498 620 TRANSAMERICA (n) Mil de 9 81 ?51 ?050 Adions 7 15 -4 16 -310 ÇanFOR 4 21-4 54 -200 Equimo 744 -120 -090 '4 ?3 ?5 \u20221 1 NO NO NO NO \u20222 .147 .3 .83 \u20227 .201 NO NO .133 .452 \u202219 .30 \u20223 4 NO .8 .122 fOAOA SEI E '00 i^3 50C Amar Japon 225 MMCan ObhgCan Tranaam Aoant» Transam Rca VANPA 0>ç.\\Qa$ Im-NUpl 2 20 -150 -318 -300 \u20221 79 -170 \u20223 74 -120 66Ï 914 S§ 5 76 639 1460 29 94 trjmark -4 70 \u2022 720 2 48 - 760 SEGjAJG) \u202273 040 CAN VIE (n) \u2022310 -646 \u20221 88 - 373 \u202226 045 AmanquaaCS Can Cn>s5 Sal CrotsiSai Oacou>ana EojJ-or# Sai Europtus Indo-PaoNjua 0& Avantage CWcanaSnw Pat Soc Can RaaCan Ravanugouv WCSTBURY yAccroaVar 2017 yEquÉtr* 1950 yOoitgaaorw 1747 FONDS MONETARES Fonds Cur Eft Chg% APEX FONDS (nf mmr 2 96 3 00 .207 CU FONDS DOT (ni mm 3 56 362 .501 CUAKS UFE mmp 336 393 .78 L EQUITABLE y mm 314 3Î9 -32 NAPTFORO VU y mm 2 96 3 02 .24 6 MARfTIME-6 (n) i mm 3 90 3 98 -19 4 METROPOLITAJNEJn) y mm 304 3 09 .320 NN FINANCIERS (ni yMMF 4 51 4 61 -51 y T-Bill 3 61 3 68 .61 ROYAL A SUNALL 3 35 3 41 .381 yKJaaJMMF irtAr1^ 6*M ?16 .174 ?49 .346 .0 -359 .4 .32 .3 .A A \u20224 «9 9 .1 «A\\î Cho$iaa% «600- 424 «17a NO ?300 «31 \u2022100 «28 ?690 «NO ^4 0 ri* «941 f20 -230 «36 ?2 20 .2 7 STANDARD LIFE (n) 5 14 5 27 «1 78 TMMARK SECMAIG) 4 30 4 39 .2 53 0 .34 .900' .47 .110 NO Aurizon : production record et résultats en hausse PROSPECTEURS Richard Dupaul Malgré la déprime de l'or, Aurizon Mines se tire bien d'affaire.La société a enregistré une production record au second trimestre de 1998.tout en haussant ses résultats d'exploitation.La production aurifère de la compagnie a grimpe de 79 % pour .moindre 13 088 onces.Le coût d'exploitation pour le trimestre s'établit à 208$ US l'once contre 3 52 S US l'once durant la période correspondante l'an dernier.f t niveau de production dépasse ainsi de 18 % l'objectif lix*.pai la société.À ce rythme, Auri/on prévoit produire plus de 50 000 ohees en 1998 à un coût moyen de 225 $ US l'once.Les revenus ont atteint 5,7 millions pour le trimestre, une hausse de 69 %.Les flux de trésorerie S'élèvent à 13 million ( quatre cents par action ) comparativement a une sortie de fonds de 733 000$ (deux cents par action ) l'an dernier.Le bénéfice net s'établit à 483 000 S ( un cent par action ) contre une perte de 1,4 million ( quatre cents par action ) l'année précédente.Les revenus du premier semestre totalisent 11 millions compara-livemenl à 7,8 millions, tandis que le bénéfice net est de 569 000 $ ( deux cents par action ) contre une perte de 1,8 million (cinq cents par action ).La mine Beaufor, exploitée conjointement avec Louvem, a donné de bons résultats avec une production de 9516 onces d'or au second trimestre, dont la moitié revenait à Aurizon à 218 S US l'once.À la mine Sleeping Giant, la so-dété a atteint une production record de 16 600 onces, dont la moitié revenait à 207 $ US l'once.En outre, l'exploration souterraine et le forage effectués à ces lieux mines situées au Québec ont permis de découvrir de nouvelles zones aurifères qui devraient augmenter légèrement les reserves ex- ploitables a la fin de l'exercice.Lithos : ça va bien Apres deux semaines d'exploitation, l'usine pilote de carbonate de lithium de la Corporation Lithos affiche une production équivalante a 1,5 tonne par mois ou 18 tonnes par année.Face aux résultats obtenus au Laboratoire des technologies elec-trochimiques et des électrotechnologies d'Hydro-Québec, à Shawi-nigan, la direction entamera la dernière phase d'optimisation de cette usine, au coût de deux millions et préalable à la construction d'une usine commerciale en janvier.Lithos s'affaire à mettre en place le financement nécessaire à ces travaux.En outre, Gilles Dupuis, directeur général de la filiale Limtech.devient le nouveau président de Lithos tandis que Guy Goulet agira en tant que vice-président mines.Echo Bay retire ses actions Echo Bay Mines, du Colorado, a retiré la semaine dernière ses actions de la cote de la Bourse de Montréal.La compagnie, qui traverse une période difficile, justifie sa décision par le fait que le gros de l'activité sur ses titres a lieu à l'Amex et a la Bourse de Toronto.L'explosion du téléphone mobile en France pose des problèmes de saturation des réseaux Paris se compare maintenant à Hong Kong Agence France-Presse PARIS I e doublement depuis un an des téléphones mobiles en France pose des problèmes de saturation de reseaux, auxquels les opérateurs répondent par des investissements massifs, mais qui devraient s'alléger avec l'attribution de fréquences supplémentaires à la fin de l'année.Les achats de téléphones portables, traditionnellement concentres en lin d'année, ont maintenu en 1998 un rythme exceptionnel.Les Français se sont équipés massivement avant les départs en vacances: en juin, 534 000 nouveaux abonnés ont été enregistres, portant le parc total à 7,7 millions.Ils étaient 3,5 millions fin juin 1997.À la fin de 1998, la barre de 10 millions d'abonnés devrait être franchie, soit un taux d'équipement atteignant 17 %, qui devrait continuer à augmenter.Les spécialistes prévoient un taux d'équipe- ment proche de 50 % en 2002.Conversations coupées Les réseaux ont du mal à suivre cette croissance accélérée, en particulier à Paris.Dans les quartiers du « croissant d'or » \u2014 Opéra, Champs-Elysées, La Défense\u2014 à forte densité de bureaux, le portable refuse de plus en plus souvent die transmettre ou recevoir des appels.De même, sur le boulevard périphérique, les conversations sont souvent coupées.Paris atteint des densités d'abonnés parmi les plus fortes du monde, comparables à celles de Hong Kong.Et le sud de la France a un taux d'équipement plus fort que le nord, et les réseaux de certaines zones sont saturés, par exemple à Nice.Les trois réseaux, Itineris ( France Telecom ), SFR ( Cegetel, groupe Vivendi ) et Bouygues Telecom, sont atteints à des degrés divers.DE GM coincée sur la voie lente GM / Suite de la page B 1 m V LJà LA PLUS GRANDE LIQUIDATION LA FORCE DE 4 CONCESSIONNAIRES TOYOTA, c'est le pouvoir de vous offrir de véhicules Toyota jamais vue, sans oublier le meilleur prix, le plus grand choix et des avantages directs que vous ne trouvez nulle part ailleurs.Enfin, selon une récente étude de Merrill Lynch, GM a dégagé l'an dernier 6,7 milliards de dollars US de profit avant impôt de la vente de ses camions légers, mais a subi un déficit de 2 milliards avec ses autres véhicules.D'ailleurs, la façon de produire les camionnettes de nouvelle génération de GM était au coeur des rék criminations syndicales qui ont mené au récent conflit.Ces nouvelles camionnettes représentent l'aboutissement d'un projet de 5 milliards de dollars US pour GM, commencé il y a cinq ans.De l'avis des analystes, leur réussite est déterminante pour la marge bénéficiaire de GM à court terme, mais aussi sa capacité à défrayer les coûts des changements attendus.710 OCCASIONS D AFFAIRES 801 AVIS LEGAUX.APPELS D'OffKÉS ATTENTION Aux manufacturier», importateurs et distributeurs^ Les Encans Empire prennent actuellement en consigna bon tout produit de consomma-tnx> et tout b»en commercial ou industriel pour liquidation immédiate, dans vos locaux ou les nôtres Notre taux de commission est le plus bas au Canada, c est garanti Récupérez de i espace précieux en nous cornant votre stock dormant ou en surplus Vous serai payé comptant le lendemain de l'encan A.Rofo au 737-6586 RIVE-NORD VIM0NT LEXUS TOYOTA 255St-Martin £ Vimont, Laval 668-2710 MONTREAL AUX TOYOTA 6807 De Lorimter (près de Bchnger) 376-9191 MONTREAL TOYOTA CENTRE VILLE 1922Ste-Catherm 0.Centre ville 935-6354 RIVE-SUD TOYOTA DUVAL 7175 Ampère, Bouchervûk 655-2350 r Us% I jsl Ijss.Ls» _ _ ¦ a f 'compta\"1 I PLUS Dt 100 000 t/ an Si vous avez révé de posséder votre propre entreprise, d'être votre propre patron ou de commencer une nouvsée cernera, kees ce qui suit Noos sommas une compagnie bien établie et en ptem essor, qui fabrique des produits au potentiel commercial illimité dana une industrie MILLIARDAIRE.Revenu possible dépassent 100 000 $ / an en utilisant nos produits et notre matériel nromottonnei Territoires EXCLUSIFS disponibles Inves-bssement minimum de 18 500$ Appelez sans frais 517-.5W AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE (CcO .art 795) Avis est par les présentes donné que.suite au decés dé Onifa (Eddy) OAREAU.en son vivent domicilié au numéro 505 bout Goutn ouest.106.Montréal (Oc) H3L survenu le 26 avril 1998 un inventaxre des béent du défunt a été fart par la faquadatrioe de la succession le 7 août 1996 par acte sous seing prive, conformément a le k> Cet inventaire peut être consulte par les intéressé», é retude dé Me J Pierre Ouimond.notaire, sise au 1395 rue Fieury est.bureau 100.Montréal (Québec) M2C 1R7.Donné é Montréal, ce 7 août 1^*8 Me J Piètre Gmmond.notaire et procureur des liquidateur»_ QUESAVEZ-Y0GS AU SUJET \" DELA POLIO?ASSOCIATION POLIO QUÉBEC C.P.745.Socc k«n-T»lon McoOM.Qut.HIS25 (514) 259-2451 eu 1-888-5 rendaa>¥Oiai pour un 718 ARGENT A PRÊTER OU DEMANDE Vottfatoài \u2022todanaaiaaca.-.prêt a 6n »uf REER-CRi FRV (450) 448 5462 PRET 80% de vos REERCRI Pas frais doasier 594-7523 AVIS Nos annonceurs sont pnés de vérifier la teneur de leurs annonces lors de leur première parution.Advenant qu'une annonce sort reproduite incorrectement, l'annonceur dort an aviser aussitôt La Pressa qui convient de publier dans la prochaine édition du journal une version corrigée de celle-ci Toute erreur ou plainte visant la teneur d'une annonce dort être signaiee le jour de sa parution avant 17 h, pour fins de correction lors de la prochaine édition du journal.De même, en cas d'annulation d'une annonce, l'avis 8 cette fm dort être donné avant 17 h.le jour qui précède sa parution Dans tous les cas, il suffit ds cernposer le (Si 4) 28S-7111 LA PRESSE.MONTRÉAL, LUNDI 10 AOÛT 1998 ?B 7 Chine : des digu Associated Press PÉKIN \u2022 , Les autorités chinoises ont fait sauter hier plusieurs digues situées sur le Yang-Tsé-Kiang, dans l'espoir de détourner la crue des zones urbaines et des régions rurales de la province du Hubei.Quelque 50 000 Chinois ont ainsi été évacués, souvent contre leur gré, en amont des zones fortement peuplées, selon l'agence de presse Chine nouvelle.Le gouvernement a assuré qu'il leur verserait une com-pension pour la perte des terres et des récoltes.Plusieurs digues secondaires du Yang-Tsé-Kiang ont été dynamitées à la mi-journée à Jianli, à environ 150 km en amont du grand centre industriel de Wu-han, où le niveau de l'eau monte lentement depuis samedi.Les ingénieurs espèrent pouvoir détourner 800 millions de mètres cubes d'eau vers l'intérieur des terres et faire baisser de 10 à 20 centimètres le niveau du fleuve.Cela pourrait permettre d'éviter l'inondation, un temps envisagée, de la plaine de Jingjiang, plus en amont, où environ 330 000 personnes ont déjà été évacuées.Plus de 2000 personnes sont mortes depuis le début de L'été dans les inondations, dues à des pluies en avarjee sur les autres années.Des millions de Chinois n'ont plus de toit.Le Premier ministre chinois, Zhu Rongji, a inspecté samedi et hier les digues dans le Hubei, remerciant les soldats et la population pour leurs efforts contre les eaux.Les autorités estiment que quelque 30 000 km de digues pourraient céder.L'armée et les volontaires surveillent nuit et jour l'état des ouvrages.Dm sinistrés transportent leurs biens vers un territoire plus sûr.PHOTO REUTERS J ?AUGMENTEZ VOS VENTES FIDELISEZ VOTRE CLIENTELE Faites comme 70 000 personnes depuis 26 ans -Séminaires- La vente stratégique1 Iminnutit : Ri»i?.t Si ! Iil.nrv Vous apprendrez comment : - Conclure vos vcpttl - Communiquer plus efficacement - Repondre aux objections - Développer votre clientèle - Justifier vos prix - Fidéliser votre clientèle - Argumenter avec aplomb - Augmenter votre motivation Québec 24 et 25 août Montréal 2Q et 21 août / Huit-Ottawa 28 et 29 sept.Relation avec la clientèle InMiikUiir : S'uimn .Si-I litiiu- Vous apprendrez comment : - Communiquer - Traiter les plaintes avec tact - Conclure des ententes - Surmonter les réticentes de vos clients - Fidéliser votre clientèle - Maîtriser l'usage du téléphone - Améliorer votre image - Favoriser le développement des affaires Québec 16 septembre Montréal 2 septembre / Hull-Ottawa S octobre Informez-vous sur nos séminaires de gérance de vente, nos conférences et nos séminaires privés £b Inscrivez-vous dès maintenant mm Afni.r
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