La presse, 26 août 1998, Cahier A
[" Le plus ijnuhl quotidien français d'Anicnquc Montréal, ?mercredi 26 août 1998 114« année No 302 68 pages, 6 cahiers taxes en sus Iles - de - la - madeleine 1 $ comparez à 390* or 10K le roy 26621734* Uns seule adresse 7139.rue ST-HUBERT (coin Jean-Talon) (514)277-3127 MARKETING Ces enfants qui nous font CTaquer page D14 Mode La mode, tout un cinéma! page Cl «4* - m.Théâtre Une nuit de la poésie au TNM en attendant Gauvreau page C5 Robert Duguay InterBox tiendra-t-il ses promesses?page S5 La flamme de Diana 1 V A' PHILIPPE CANTIN Dans l'espoir de remettre sur les rails le délicat projet de construction d'un stade au centre-ville, menacé par les querelles entre ses principaux promoteurs, la direction des Expos dévoilera lundi au plus tard les axes majeurs d'une ultime offensive pour convaincre les gouvernements de Québec et d'Ottawa, les entreprises et les contribuables d'appuyer l'idée.*< Claude Brochu et moi travaillons au plan de relance, a expliqué Jacques Ménard, président du conseil d'administration de l'équipe, hier.Le projet a intérêt à être mieux présenté au public et à la PME.Nous devons aussi expliquer aux gouvernements que le nouveau stade est dans l'intérêt de tous les Québécois, pas seulement des Montréalais.» M.Ménard, visiblement sur la défensive à la suite des informations publiées dans La Presse d'hier disant que (es actionnaires de l'équipe s'étaient rencontrés lundi en l'absence de Claude Brochu, a voulu dédramatiser cette affaire.Du coup, il a révélé que la réunion avait été organisée à la demande de Jocelyn Proteau, le représentant de la Fédération des Caisses populaires de Montréal et de l'Ouest du Québec.Voir LES EXPOS en A2 \u2022> \u2022 4 Tftr l\u2014 - \u2022 4 .1 m ¦ c I V 1 ¦ PHOTO AP Ottawa écarte le seuil de 50% +1 Des touristes se recueillent devant le monument de la Place de l'Aima, au-dessus du tunnel où la princesse Diana est morte dans un accident de voiture.« Malheur à celui qui t'enlèvera cette place » CHANT AL HÉBERT Moins d'une semaine après avoir reçu l'avis de la Cour suprême sur le droit à la sécession du Québec, le gouvernement Chrétien entreprend de préciser comment il entend s'en servir pour modifier les règles du jeu d'un éventuel référendum.Cela commence par l'évaluation par Ottawa de la question référendaire.Dans une lettre au premier ministre Lucien Bouchard, le ministre fédéral aux Affaires intergouvernementales, Stéphane Dion, indique que les questions qui ont servi de base aux deux derniers votes sur la souveraineté du Québec ne correspondent pas, aux yeux de son gouvernement, aux exigences de clarté posées par la cour.Le gouvernement du Canada ne pourrait jamais négocier la sécession à partir d'une question qui porterait sur ces notions vagues VWr OTTAWA m A2 ISABELLE HACHEY envoyée spéciale, PARIS Depuis un an, il est là tous les jours, les poches pleines de ruban adhésif, de crayons et de bouts de papier qu'il distribue aux touristes éplorés.Sans ménagement, il rabroue ceux qui ont le malheur de piétiner par mégarde les innombrables messages d'amour dédiés à la princesse de Galles.Le dos courbé, le Parisien de 66 ans sort un mouchoir de sa poche et frotte minutieusement une photographie de Lady Di, s'attardant sur les grands yeux bleus de la « reine des coeurs ».À regrets, il jette quelques roses fanées, puis fixe au sol un énorme bouquet de lys blancs avec du ruban.Georges Latrèche est le gardien de la flamme.Depuis le début de l'été, des milliers de touristes s'agglutinent tous les jours autour de cette flamme dorée du pont de l'Aima, à Paris, où Lady Di et Dodi al Diana reine des coeurs Fayed ont péri dans un accident de voiture, le 31 août 1997.Peu importe si le monument a été érigé il y a plus de dix ans et s'il n'a absolument rien à voir avec la mort de Lady Diana.Pour les coeurs brisés qui n'en finissent t plus de pleurer « leur » princes- |^ se, cette flamme est celle de Diana.M.Latrèche s'arrête un instant pour contempler son travail.« C'est comme un aimant, c'est irrésistible », dit cet ancien moniteur sportif pour justifier son curieux rituel quotidien.« Je viens ici l'après-midi et parfois, je reste là jusqu'à deux heures du matin.Qui s'en occuperait si je n'y étais pas?La Ville de Paris n'a pas le temps! » Voir MALHEUR en A2 ÎÉÉM Martin reste coi sur la chute du dollar GILLES TOUPIN du bureau de La Presse, OTTAWA Le ministre des Finances Paul Martin est resté de marbre hier devant la situation alarmante du dollar, se contentant de dire qu'il surveillait la situation.M.Martin, qui sortait d'une réunion du cabinet, a refusé de se prononcer sur ce que serait le seuil acceptable pour le huard.Il a réaffirmé la pertinence de son plan économique d'ensemble, notamment l'objectif atteint du déficit zéro et la baisse des impôts qu'il entend reconduire « budget après budget ».« Comme ministre des Finances, a dit M.Martin, on surveille tous les indicateurs économiques, tout ce qui peut toucher le niveau de vie des Canadiens et des Canadiennes.» Le dollar aujourd'hui cents US Le dollar, devenu une sorte de baromètre de l'instabilité économique générale, a chuté à son niveau historique le plus bas hier, soit 64,43 cents US, pour clôturer au même niveau que la veille, soit à 64,55 cents US.Le ministre des Finances a réagi hier aux suggestions des premiers ministres de l'Ontario et du Québec de réduire les impôts des Canadiens dans le but de parer au déclin du dollar.« Qu'attend-il?a demandé Lucien Bouchard.Jusqu'à quelle profondeur abyssale le dollar de-vra-t-il plonger pour qu'il intervienne?» Le premier ministre Marris, pour sa part, a déclaré que le gouvernement de M.Chrétien devait agir en dévoilant un programme économique à long terme « crédible » prévoyant des impôts moins élevés.« Ça fait depuis très longtemps qu'on a mis un plan en marche, a rétorqué Paul Martin, et non seulement on a éliminé le déficit mais nous sommes en train de réduire la dette.Dans le budget de février dernier, nous avons baissé les impôts pour 83 % des Canadiens.» Voir MARTIN en A2 Londres durcit ses lois Le premier ministre britannique Tony Blair a annoncé hier qu'un bill renforçant l'arsenal des mesures antiterroristes serait déposé la semaine prochaine pour adoption par les deux chambres du Parlement.La législation proposée permettra d'incarcérer les membres d'organisations terroristes sur la foi du témoignage d'un policier et d'utiliser comme preuve des enregistrements téléphoniques.Nos informations, page B3 493 JOURS AVANT L'AN 2000 INDEX Petites MRQMH\t\t\u2022affaires D2\tBandes dessinées E3\t\tÈtes-vous\t\tMots croisés etS10 \u2022index\tEl\tArts et spectacles\tBridge\tE8\tobservateur?\tEl\tMot mystère E7 ¦ immobilier\tE1 a E3\tC5ÉC8\tCarrières\t06 et 07\tHoroscope\tE2\tPolitique B1.B6et B7 - merchsndlsss\tE3etE4\t\u2022 horaire spectacles C6\tDécès\tD13\tLoteries\tA2 et A7\tPuMkAé-markettog 014 - emplois\tE4èE6\t- horaire télévision C6\tÉconomie\tD1 à D12\tMode\tC1àC4\tTabtotd Sports - automobflt\tE6àE8\t\u2022 télévision CS\tFeuilleton\tE7\tMonde\tB3.B5etB8\t\u2022 Robert Duguay $5 .â\t\t\t\t\t\t\t ÉDITORIAL Éloge de la clarté - Alain Dubuc page B2 MÉTÉO Ciel variable Max.25, min.15 Cahier Sports, page 16 S C'EST PAS JUSTE QUE LA.CLASSE TOURISTE AIT LE ME COUP D'OEIL QUE NOUS.sur Prix à partir de ^N^ \\ %y^*f*SX^_ '*xk-mà M«w York ! .Événement Gospel.Tour de ville.Transport .Hébergement.Taxes.Manutention de bagages .Du 3 au 6 décembre 1998 .i 8397, rue St-Denis, Montréal (Qc) 858-0011 \u2022 1888302-6221 f Ouvert le dimanche * LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 26 AOÛT 1998 Suites de la une Martin reste coi sur la chute du dollar MARTIN / Suite de la pageAl_ Le ministre des Finances a ajouté que c'était son intention de baisser les impôts, budget après budget.« Nous n'avons pas besoin de leçons de M.Barris.Nous l'avons fait el nous croyons que nous devons le faire », a-t-11 dit.L'espoir que la crise financière, amorcée avec la dévaluation du babt thaïlandais en juillet 1997, se résorbe, a été considérablement amenuisé ce mois-ci par la dévaluation du rouble russe.La rencontre du G7 « Il est ires clair, a commenté le ministre Martin, que nous opérons non seulement dans une économie mondiale interdépendante, mais dans une économie des plus volatiles.C'est mon intention lors de la iencontre des ministres des Finances du G7 le mois prochain de faire de la question russe la question prioritaire de cette rencontre.J'ai déjà donné des instructions à cet égard à mes hauts fonctionnaires.>» \u2022 Partie d'Asie, il y a plus d'un an, ayant fini par gagner la Russie et continuant de menacer la Chine, la crise financière a même atteint l'Amérique latine, les spéculateurs et les investisseurs effrayés se précipitant pour changer les devises locales en dollars américains.NASA_ Précision ¦ Une omission involontaire nous a fait écrire en page A 4 de notre numéro du 23 août que l'enseignante Christyne Legault avait rencontre Wernher Von Braun lors de son séjour au camp spatial de la NASA.Ce sont plutôt des membres de l'équipe du célèbre savant mort en 1977 que Mme Legault a rencontrés.Nos excuses.Plein la vue ! DANS LE CAHIER Cinéma .À* tous les SAMEDIS dans Les Expos lancent une ultime offensive LES EXPOS / Suite de la pa$e A1 L'institution détient 10,1 % des actions de la société en commandite.Il est de notoriété que les relations entre MM.Proteau et Brochu sont tendues.«< Nous sommes des gens d'affaires et on a l'habitude de discuter ensemble, a dit M.Ménard.N'en faisons pas tout un plat.Ce n'est d'ailleurs pas la première fois qu'une réunion du genre, sans la présence de Claude Brochu, est tenue.Il ne faut pas être paranoïaque et y voir des choses qui n'existent pas.» Malgré tout, il est clair que l'ambiance est lourde au sein de la société en commandite.M.Brochu, à qui le statut de commandité vaut des pouvoirs importants, ne fait pas l'unanimité chez les associés.La semaine dernière, le pharmacien Jean Coutu, co-président du comité chargé de récolter 100 millions auprès de la communauté des affaires, a eu des propos très durs à son en- droit.M.Coutu n'est pas actionnaire de l'équipe, mais profitait du soutien tacite d'au moins trois d'entre eux en se vidant le coeur.À la suite de cet épisode, Claude Brochu a publiquement conseillé à Jean Coutu de se retirer du projet.Jacques Ménard, lui, veut plutôt le convaincre d'y demeurer associé.« J'ai parlé à Jean aujourd'hui, a déclaré M.Ménard.Tous les propriétaires de l'équipe ont du respect pour lui.Claude a été un peu sévère en commentant ses propos.Jean ne la pas condamné, il a simplement expliqué que le projet n'était pas l'affaire d'un seul homme et il n'a pas complètement ton.Quand Jean aura réponse à ses questions, je suis certain qu'il continuera de nous aider.Il croit profondément au projet.» Dans ce dossier, M.Ménard marche sur des oeufs.Il doit convaincre tous les associés de tirer dans la même direction, une tâche délicate.À propos de M.Brochu, il affirme ceci: « Claude est le promoteur initial du projet.Il fait partie de la so- lution, pas du problème.Il profite de la confiance des propriétaires.Personne ne doute de son engagement.» \u2014 Seriez-vous intéressé à racheter ses actions dans l'équipe?\u2014 Cette idée n'est pas à l'ordre du jour, répond simplement M.Ménard.Conscient de ne pas faire l'unanimité, Claude Brochu a récemment offert à ses associés de racheter les 7,6 % d'actions qu'il détient dans l'équipe.Sa proposition n'a pas été relevée.Ajoutons que M.Brochu n'est pas isolé au sein du conseil d'administration.Il profite entre autres de l'appui du Fonds de solidarité de la FTQ.Et il n'a aucunement l'intention de laisser sa place à un autre.À 34 jours de l'échéance fixée par les Expos pour aller ou non de l'avant avec le projet de construction du stade au centre-ville, l'organisation fait face à un défi colossal.Une somme de 40 millions a été rassemblée auprès de la communauté des affaires, 60 millions de moins que l'objectif.De plus, les gouvernements restent en position d'attente.Les Expos ont présenté à Québec et Ottawa un plan pour récolter 150 millions addi tionnels.Mais la volonté politique de le concrétiser n'est toujours pas au rendez-vous.Le temps presse pour les Expos, qui ont jusqu'ici déboursé six mil lions pour développer et promouvoir le projet.La date butoir du 30 septembre demeure.« Le nouveau stade doit ouvrir ses portes au plus tard en 2001, explique Jacques Ménard.Financièrement, nous pouvons disputer deux autres saisons au Stade olympique, mais pas trois.Le 30 septembre, nous analyserons les appuis dont profite le projet auprès des gouvernements, des entreprises et du public.Et nous prendrons alors les décisions qui s'imposent dans un sens ou l'autre.» D'ici là, les actionnaires tenteront de montrer un visage uni, notamment à l'occasion de la rencontre de presse de lundi.Ottawa écarte le seuil de 5 0 % + 1 OTTAWA / Suite de la page A l que sont « la souveraineté-association » ou « la souveraineté avec offre de partenariat politique et économique », peut-on lire dans la missive fédérale.« Une question qui ne porte pas sur la sécession ou qui englobe d'autres sujets ne saurait apporter la garantie que les Québécois veulent renoncer au Canada.» Hier, à la sortie de la réunion du cabinet, le ministre a dit qu'Ottawa n'écartait pas le recours aux outils législatifs du Parlement si la prochaine question n'était pas, à ses yeux, suffisamment claire ou si la majorité requise pour un vote en faveur de la sécession était maintenue par Québec à 50 % plus un.Alors que des voix s'élèvent de partout ailleurs au Canada pour réclamer qu'Ottawa stipule la teneur d'une future question référendaire.le ministre Dion réitère le droit de l'Assemblée nationale de la déterminer, mais il précise que « le gouvernement fédéral, entre autres, ne pourrait pas se soustraire à son devoir d'évaluer une question qui pourrait entraîner la rupture du pays ».Le minisire exclut également le scénario qui verrait une victoire souverainiste à l'arraché déclencher des négociations sur la sécession du Québec.Sans fixer précisément la barre, M.Dion rejette le seuil de 50 % plus un qu'il estime trop bas et affirme s'inspirer de l'insistance de la cour sur la nécessité d'une majorité claire pour ce faire.« Le gouvernement du Canada estime qu'il faudrait une majorité suffisamment claire pour qu'elle ne risque pas de fondre sous la pression des difficultés économiques, sociales et autres que la démarche sécessionniste ne manquerait pas de susciter.De plus, la majorité devrait, par son ampleur, justifier un tel changement radical qui engage-les générations futures.Il faut se prémunir contre les majorités de circonstance », écrit-il.Tout indique que c'est le sentiment que le premier ministre Lucien Bouchard est en voie de «< récupérer » l'avis à son avantage qui pousse Ottawa à préciser aussi rapidement sa pensée.Au moment de la diffusion de l'avis de la cour, le ministre Dion était nettement plus réservé, affirmant qu'Ottawa n'était pas intéressé à poursuivre plus loin ce débat dans l'abstrait.Surtout qu'il se disait confiant de voir un gouvernement fédéraliste succéder sous peu à celui du Parti québécois et, du coup, rendre ce débat caduc.À Ottawa, la consigne de départ était de tout faire pour éviter de donner à M.Bouchard des munitions susceptibles de lui servir pour déclencher une campagne électorale ou encore pour affaiblir les libéraux de Jean Charest.Mais depuis, le gouvernement fédéral est pressé de toutes parts de préciser sa pensée.En tournée dans l'Ouest, le premier ministre Jean Chrétien a dû répondre à de nombreuses questions et s'est même avancé à donner en exemple la majorité des deux tiers requise pour amender des statuts syndicaux pour expliquer que franchir la barre des 50 % plus un ne peut pas suffire pour enclencher la sécession du Québec.Simultanément, le premier ministre Lucien Bouchard a affirmé à plusieurs reprises qu'il voyait dans l'avis de la cour des éléments de « conditions gagnantes » en vue du référendum qu'il voudrait tenir s'il obtient un nouveau mandat, une évaluation qui a fait sursauter le premier ministre Jean Chrétien et ses conseillers vendredi.« Malheur à celui qui t'enlèvera cette place » MALHEUR / Suite de la page A1 Il reprend son boulot sans tarder; le vent menace d'emporter le dessin d'un enfant.« C'est joli, n'est-ce pas?» dit-il sur un ton attendri en sortant le ruban adhésif de sa poche.Offrandes, photos, poèmes, graf-litis rédigés en anglais, en espagnol ou en allemand.la « flamme de Diana » est devenue un passage obligé, un arrêt inscrit dans les itinéraires des agents de voyages parisiens.Un car rempli de Japonais s'y arrête cinq minutes, le temps, pour les touristes, de prendre quelques clichés.Les fervents admirateurs de la princesse s'y recueillent religieusement.Et les plus casse-cou se risquent à l'intérieur du tunnel pour voir de près le fameux treizième pilier sur lequel s'est fra- cassée la Mercedes du célèbre couple.Sur la colonne de béton, une croix, le prénom de la princesse \u2014 en caractères cyrilliques \u2014 et les traces de l'accident, toujours bien visibles.Il semble que la priorité de la Ville n'était pas de réparer Péraflure qui s'offre en spectacle \u2014 un peu morbide \u2014 à la base du pilier, mais plutôt d'installer une énorme clôture verte pour décourager, en vain, les gens de se faufiler dangereusement entre les voitures qui filent à plus de 100 km/h sur la route longeant la Seine.Rien ne semble pouvoir décourager les fans de la jolie princesse, surtout pas ce message posé bien en vue sur le monument expliquant que la flamme est une réplique exacte de celle de la statue de la Liberté, offerte par des lecteurs du quotidien International Herald tribune au peuple français en symbole de l'amitié franco-américaine.« Ce monument a été érigé en 1987 et donc non pas à la mort de Diana.Merci de le respecter comme vous respectez Diana », peut-on lire sur cette note, posée tout près du message d'un admirateur: « Diana, malheur à celui qui t'enlèvera cette place ».Le respect est aussi réclamé auprès de l'hôtel Odéon et de la compagnie de location de voitures Fox Trot, qui ont eu l'idée douteuse d'organiser un tour en Mercedes, avec chauffeur, retraçant le dernier tour de piste de Diana, à l'occasion du premier anniversaire de sa mort.Pour 100$ par personne (minimum deux personnes ), le tour part de l'hôtel Ritz, emprunte le tunnel de l'Aima et se termine à l'hôpital de la Pitié-Salpétrière, où la princesse de Galles a rendu l'âme.Ébranlé par la pluie de critiques qui lui tombe dessus depuis quelques jours, David Pinard, responsable du tour chez Fox Trot, explique qu'il ne fait que répondre à une demande répétée des touristes de l'hôtel Odéon, à 85 % américains.« La première chose qu'ils nous demandent quand on va les chercher à l'aéroport, bien avant la tour Eiffel, c'est de passer sous le tunnel de l'Aima.Ils y tiennent absolument », dit-il, visiblement mal à l'aise.À Londres, un tour en autobus à la mémoire de Diana vient d'être annulé, faute de participants.Plusieurs y voient là de l'opportunisme flagrant et morbide.Pour commémorer la mort de Lady Di et de Dodi, des admirateurs se réuniront sur le pont de l'Aima, le soir du 31 août, pour lire, à la lueur des bougies, des poèmes dédiés à la princesse.Georges La-trèche y sera, comme toujours.Renseignements : 285-7272 Abonnement : 285-6911 l clécopieur pour abonnement 285*7029 lundi au vendredi de 7 h à 17 h 30 Samedi de 7 h à midi Dimanche de! h à II h Rédaction : 285-7070 Promotion : 285-7100 Les petites annonces : 285-7111 Tilêcopkur : S48-6287 lundi au vendredi de 8 h 00 à 17 h 3a Décès, remerciements : 285-6816 l undi au vendredi de 8 h 30 à 17 h 30 Grandes annonces Détaillants : 285-6931 National, TéléPlus : 285-7306 Carrières et profession».Nominations : 285-7320 Comptabilité Grandes annonces : 285-6892 l es petites annonces : 285-6900 La Presse est publiée par.La Presse.Lu\\ 7, rue Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9.Stfule la Presse Canadienne est autorisée a diffuser lés informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuter.Tous droits de reproduction des Informations particulières à La Presse sont également réservés, Envois de publication canadienne -Contrat de vente numéro 0531650»» Port de retour garanti.(USPS00Î692) Champlain N.Y.12919-1518.LOTERIES La quotidienne à trois chiffres : 565 à quatre chiffres : 4884 COLLECTES DE SANG Aujourd'hui, la Croix-Rouge attend les donneurs aux endroits suivants: ¦ à Montréal: Centre des donneurs, centre commercial Mai son neuve, 2991, rue Sherbrooke Est ( métro Préfontaine ), de 10 h à 17 h 30; ¦ à Val-d'Or: hôtel Confortel, 1001, 3e Avenue Est, de 13 h 30 à 20 h.Objectif: 400 donneurs; ¦ à Montréal: Sootia McLeod Inc., Tour Scotia, 9e étage* 1002, rue Sherbrooke Ouest, de 10 h à 16 h.Objectif: 100 donneurs; ¦ à Pointe-Claire: Hewitt Équipement Liée, cafétéria, 2e étage, 5001, route Transcanadienne, de 9 h 30 à 16 h.Objectif: 125 donneurs.DEMAIN DANS LA PRESSE Faut que ça bouge ! ¦ Apres plusieurs années d'allers et retours, Anne-Marie Cadieux apprivoise la vie de sédentaire dans sa ville natale.Tout sauf pantouflarde, la comédienne a toutefois gardé de ses tournées avec Robert Lepage le besoin irrépressible de bouger, de sortir de chez elle.À l'affût des nouveaux restos et des nouvelles boutiques, Anne-Marie Cadieux partage avec nous quelques-unes de ses découvertes, demain, dans le cahier Sortir.QUESTION DU JOUR La Presse Liaison Vous voulez vous faire entendre?Répondez à la question du jour.Pour faire connaître votre opinion, composez le 285-7333; au son de la voix, faites le 1.Selon vous, est-ce que le premier ministre Bouchard sera tenté de déclencher des élections dès cet automne?Le coup de balai de Boris Eltsine pourra-/-/'/ cal mer les ténors de l'économie occidentale?À cette question posée hier, le pourcentage des réponses obtenues a été Oui: 44 % Non : 56 % Opération Bonne Mfae Aidez les erjfarçts défavorisés à défrayer le coût du rrçatériel pédagogique lors de la rentrée scolaire! Du 15 août au 15 septembre 1998 4> La Société de Saint-Vincent de Paul A Fondation québécoise pour l'alphabétisation FAITES UN DON : À votre succursale du groupe Jean Coutu Chez votre optorrjetriste Ou en appelant à la ligne 1 877 221.1221 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 26 AOÛT 1998 A3 1 KIPRISh Le mot du jour argent m L'emploi de ce mot au pluriel (les argents) est une traduction littérale de the moneys.On peut traduire cette locution, selon le contexte, par argent (singulier), argent liquide ou comptant.budget, capitaux, crédits, encaisse, fonds, recettes, ressources financières ou somme (s).\u2014 Les crédits alloués aux garderies ont été augmentés.\u2014 Sucre Lantic recevra une somme de dix-sept millions de Québec.Paul Roux Le Lexique des difficultés du français .dans les médias I de l'auteur du Mot du jour La Presse (514) 285-7364 / / 9,955+taxes Les militaires donnent une leçon à Hydro BRUNO BISSON S A1NT-HYAC1NTH E Hydro-Québec est apparue comme une société préoccupée d'abord par la qualité de son image publique plutôt que par le qualité de ses communications avec les sinistrés et les responsables des mesures d'urgence de la région de Saint-Hyacinthe, hier, aux audiences de la commission Ni-colet sur le grand verglas de janvier.La plus retentissante des nombreuses salves tirées vers Hydro lors du passage de la commission dans la troisième pointe du fameux « triangle noir » a été tirée par un officier de l'Armée canadienne.Le lieutenant-colonel Yves Duhamel a carrément accusé Hydro de ne « pas jouer franc-jeu avec les intervenants sur le terrain » durant les 23 jours de pannes qu'a connus cette ville en janvier.Le commandant du 6* bataillon du Royal 22° régiment, qui s'est déployé durant la crise à Saint-Hyacinthe où il est basé, a aussi reproché à la société d'État d'avoir utilisé les militaires d'une façon « pour le moins questionnable ».Les longues heures d'attente qu'ont endurées les soldats sans affectation et le manque flagrant de planification dont a fait preuve HydroQuébec, l'ont amené à conclure que la société « devrait réviser ses processus pour mieux informer les autorités et la population », en situation de crise.« La priorité du service des communications d'Hydro-Québec, a-t-il dit en entrevue après son témoignage, était de ne pas nuire à la réputation de la société, au lieu d'in-former la population.Malheureusement, c'est ça qu'ils ont atteint comme objectif.» En termes beaucoup plus diplomatiques, le directeur général de la Ville de Saint-Hyacinthe, Alain Ri-vard, avait lui aussi des mots durs à adresser à la société d'État.Après une semaine où il était difficile d'obtenir des informations, même incomplètes, les responsables des mesures d'urgence ont été en communication avec des dirigeants locaux de la société qui ne pouvaient pas vraiment leur fournir d'informations précises.« Hydro-Québec a bien géré la reconstruction du réseau, a dit M.Rivard, et elle a soigné son image publique.» Pour le reste, les sinistrés du verglas dans cette ville de 40 000 habitants ont été peu et mal informés de l'avancement des travaux et des délais de rétablissement du service, parce que les responsables municipaux ne pouvaient obtenir ces informations d'Hydro.M.Rivard a attribué la relative bonne marche des secours aux si- Les dessous du verglas nistrés, dans la ville laissée à elle-même, aux liens existant entre les autorités municipales, les groupes communautaires, les institutions publiques et les forces de l'ordre.Le fait que la municipalité ait adopté un plan pour appliquer les mesures d'urgence, mis à jour et faisant l'objet d'un suivi serré ( formation, entraînement ), a sans doute permis de sauver les meubles durant les pannes.Car, là comme un peu partout ailleurs, l'apport de la Sécurité civile du Québec a été tardif.et dérangeant.« Nous n'avons pas été déçus de ne pas avoir de nouvelles de la Sécurité civile, dit M.Rivard, parce que nous étions conscients que les municipalités voisines, plus petites, avaient moins de ressources que nous.» Car lorsqu'elle s'est manifestée, a-t-il ajouté en substance, c'était pour remplir tous les jours des for- mulaires, ou pour nous poser jour après jour les mêmes questions sur nos besoins.À tel point que sa contribution aux mesures d'urgence est vite devenue, pour les responsables locaux, « une source de frustration ».« Il nous a semblé, a dit M.Rivard, qu'après avoir été absente durant les premiers jours, la Sécurité civile a tâché de se faire visible partout, tout en devenant inutile, partout.» Le directeur général a par ailleurs commenté la proposition de l'avant-projet de loi soumis par le ministre Pierre Bélanger, sur la refonte de la Sécurité civile, en affirmant que la municipalité n'accepterait aucune délégation de ses responsabilités envers ses citoyens à un autre corps public, sur son territoire.Il a imité, en cela, la plupart des maires ou directeurs généraux de grandes municipalités, qui s'opposent à l'idée de faire des municipalités régionales de comté les postes avancés de la Sécurité civile dans chaque région du Québec.Les orages causent des pannes et des refoulements d'eau Un travailleur de la Ville de Montréal s'affairait hier après-midi à dégager les égouts de la rue Mills.HUGO DUMAS Les orages violents qui ont arrosé la région métropolitaine hier après-midi ont causé de nombreuses pannes d'électricité et plusieurs refoulements d'eau un peu partout.Environ 50 mm de pluie ont inondé le centre-ville de Montréal en l'espace de trois heures, provoquant la fermeture de certaines sections d'artères de la métropole, dont Mills, Salaberry, Papineau, Iberville et l'entrée du pont Victoria.Plusieurs clients d'Hydro-Québec ont été privés d'électricité.Les pannes ont frappé plus particulièrement l'ouest de l'île, de même Le Conseil scolaire toujours frappé de paralysie KUG0 DUMAS Les 16 délégués du Conseil scolaire de l'île de Montréal ( CSIM ) n'ont toujours pas trouvé de remède miracle pouvant guérir l'organisme de sa paralysie quasi totale, qui dure depuis plus d'une semaine.De nouveau reunis hier soir, les 16 délégués n'ont même pas demandé la tenue du vote pour l'élection d'un président d'assemblée, préférant discuter à huis clos \u2014 pendant deux bonnes heures \u2014 de pistes pouvant mener au dénouement de l'impasse.Afifa Maaninou, déléguée de la Commission scolaire de Montréal ( C S D M ) , a d'abord demandé que les pourparlers se fassent publiquement, ce qui a été catégoriquement refusé par l'ancien président du CSIM, Jacques Mongeau.Les 16 délégués se sont donc retirés de Ij salle à deux reprises avant de demander l'ajournement de la séance au 3 septembre.Aucun vote n'a eu pris.Mmc Maaninou a admis que les pourparlers st.i-gnent entre les deux groupes.« On n'a pas beaucoup avancé.Ils ( les quatre autres commissions scolaires ) veulent quatre des sept postes de l'exécutif.On n'est pas sortis de l'auberge, car ils ne veulent pas de changements », soutient-elle.Pour Kenneth George, un des cinq délégués de la CSDM, il n'est pas question que son organisme perde le contrôle du comité exécutif.« On ne veut pas perdre du temps a présenter des projets qui vuni être toujours reiuses », dit-il.La présidente de la CSDM, Diane De Courcy, estime que de gros progrès ont été l-iits durant les deux heures de négociation d'hier.Afifa Maaninou Jacques Mongeau « Ce n'est pas une impasse.Les tiens se parlent.Nous, on aurait voulu que tout ça se fasse publiquement, mais nous sommes prêts .i faire des compromis », explique-t-elle Lundi et jeudi derniers, les 16 délégués du Conseil n'ont jamais réussi à se mettre d'accord sur le choix d'un président d'assemblée.D'un côté, les huit représentants des commissions scolaires English Montréal, Pointe-de-l'île, Margue-rite-Bourgeoys et Lester-B.-Pearson ont fait front commun face aux cinq délégués de la CSDM et aux trois représentants nommés par le ministère de l'Éducation.Résultat ?Vote nul à chaque fois.Et tant qu'il n'y a pas de président d'assemblée, il est impossible de passer à l'étape suivante qui est la tenue des élections pour le poste de président d u CSIM.Fonction hautement convoitée par les deux parties, car le président peut toujours trancher en cas d'égalité du vote.Le président du Conseil scolaire depuis sa création il y a 25 ans, Jacques Mongeau, a l'intention de solliciter un autre mandat et son adversaire sera vraisemblablement M,nt* Maaninou.Le gouvernement devra-t-il intervenir pour résoudre l'impasse ?« Les commissions scolaires doivent réfléchir à l'impact que pourrait avoir la mise en tutelle du Conseil scolaire et doivent donc se hâter lentement », pense Mm« De Courcy.Du côté du cabinet de la ministre de l'Éducation, Pauline Marois, on pense que « la solution va venir des élus.C'est une nouvelle dynamique.U faut voir comment les délégués du Conseil vont en arriver .1 un compromis », explique l'attachée de presse de la ministre, Nicole Bastien.En vertu de l'article 479 de la Loi sur l'instruction publique, le gouvernement peut légalement mettre le Conseil scolaire en tutelle.que Montréal-Nord, Ahuntsic, une partie du centre-ville de Montréal et l'extrémité est de l'île de Montréal.Au plus fort des pannes, vers 16 h, environ 23 000 abonnés n'avaient plus d'électricité, sans compter les 7000 clients de Lachute et Mirabel, au nord de la métropole, eux aussi plongés dans le noir.Hydro-Québec espérait avoir rebranché tous ses clients en fin de soirée hier.\u2022 Des sous-sols de résidences des quartiers Rosemont et Saint-Michel ont aussi été inondés.Et un foyer pour personnes âgées de Saint-Lambert a été évacué par mesure de précaution.Cet homme a décidé de se réfugier.photos remi uemee.La Presse sous un journal.@ me fais plaisir EN F A NT Premiers e classe Ajoutez-les à tout prix sur la liste scolaire de vos petits écoliers! De notre collection maison, voici les petites douceurs de la saison.Offertes à Bro$*ard et Ste-foy.Chemise à carreaux en flanelle de coton et jean classique, à partir de 29 95$ MAIL CHAMPLAIN (450) 672-4537 CARREFOUR LAVAL PLACE STE-FOY (450) 682-4537 (418) 652-4537 découvrir u pièces poui les enfai A4 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 26 AOÛT 1998 Montréal métro Paolo Paul Cotroni est mort Les policiers examinent les activités du défunt à la loupe Fils du célèbre caïd Santo Frank Cotroni, Paolo est mort, hier, après avoir été criblé de six balles, dont deux à la tête, dimanche soir, en face de sa maison.ANDRÉ CÉDILOT et MARCEL LAROCHE Les policiers de la Sûreté du Québec passent à la loupe les activités illicites, parfois violentes, du jeune mafioso Paolo Paul Cotroni dans l'espoir de découvrir des indices qui pourraient les mener à ses assassins.Fils du célèbre caïd Santo Frank Cotroni, Paolo est mort, hier, après avoir été criblé de six balles, dont deux à la tête, dimanche soir, en face de sa maison dans un secteur résidentiel de Repentigny.Il revenait d'un souper de famille chez son frère cadet, Jimmy, vers 22 h 30, quand deux tueurs ont surgi au moment où il stationnait sa voiture sport dans l'entrée du garage.Les suspects ont ensuite-pris la fuite dans un champ, où les attendait vraisemblablement un complice à bord d'un véhicule.Plusieurs voisins ont entendu les coups de feu.L'un d'eux a même pris les individus en chasse, mais n'a pu les rattraper.Les deux assassins seraient dans la vingtaine.Les armes de poing qui ont servi à commettre le meurtre ont été trouvées lundi matin, à proximité des lieux du crime.D'abord conduit au Centre hospitalier Le Gardeur, Cotroni a vite été transféré à l'hôpital Sacré-Coeur de Cartierville, où il a été maintenu artificiellement en vie jusqu'à hier après-midi.À l'issue d'une rencontre avec les médecins traitants, les membres de la famille Cotroni \u2014 ils étaient tous présents, sauf Frank et un de ses fils, Fran-cesco, tous deux emprisonnés pour trafic de drogue\u2014 ont choisi de faire débrancher l'appareil respirateur.Le décès a été constaté vers 13 h 40.Âgé de 42 ans, Paul Cotroni était père de deux fillettes de 3 et 10 ans, issues d'unions différentes.Revenue plus tôt du souper familial, sa conjointe, Michèle Veilleux, 29 ans, s'apprêtait à coucher la plus jeune quand les détonations ont retenti.Sur le coup, elle s'est précipitée sur l'enfant pour la protéger.Elle a donné l'alerte à la police après avoir aperçu par la fenêtre son compagnon gisant près de la maison.La police ignore pour l'instant le mobile de cet assassinat qui a toutes les apparences d'un règlement de comptes.À cause du « profil criminel » de Paul Cotroni, les enquê- teurs ne croient pas qu'il s'agisse d'un meurtre commandé en haut lieu par le crime organisé.Connu et respecté parce qu'il porte le nom de Cotroni, Paul était un criminel de peu d'envergure.À la tête d'un petit réseau qui vendait de la drogue dans les clubs de nuit et les cafés de l'organisation, il travaillait dans l'ombre de ses frères Nicode-mo et Francesco.Dans le milieu interlope, et au sein même du clan calabrais, on ne lui faisait pas tellement confiance à cause de son penchant pour l'alcool.Il avait quand même des contacts dans plusieurs organisations, dont les Hells Angels et deux de leurs filiales, les Rockers et les Death Riders.Fort de la réputation du clan Cotroni, il lui arrivait de jouer des bras et de faire de l'intimidation, surtout par personne interposée.Son nom a été mentionné la dernière fois lors de l'enquête publique sur l'incendie qui avait ravagé le disco-club Oscar, à Saint-Léonard, en 1992.Le chic cabaret du boulevard Robert avait été le théâtre de divers incidents à la suite du congédiement de la conjointe de Cotroni, Michèle Veilleux.Aucune accusation n'avait été portée contre qui que ce soit dans cette affaire.Le clan Cotroni est «respecté» du milieu ANDRE CEDILOT Quoique chassé du pouvoir il y a près de quinze ans et fortement décimé par le travail de la police, le clan Cotroni n'en continue pas moins d'avoir la confiance et le respect du milieu interlope montréalais.Les spécialistes de la lutte au crime organisé donnent plusieurs explications à cet état de fait : créée dans les années 40, cette organisation repose sur un noyau de mafiosi d'expérience qui sont riches et pleins de contacts.Le clan calabrais compte une cinquantaine de membres répartis au sein d'une demi-douzaine de « familles » qui trempent dans diverses activités illicites.Ces groupes sont indépendants les uns des autres, mente s'ils ont des contacts réguliers.Ils s'entraident évidemment au besoin.Bien qu'il ait passé la majorité des 24 dernières années derrière les barreaux de prisons canadiennes et américaines, Santo Frank Cotroni, qui aura 67 ans le 9 septembre, est toujours considéré comme le leader du groupe.« Il a encore son mot à dire, mais il est loin d'avoir le pouvoir de son frère Vincenzo, mort d'un cancer en 1984 », disent les experts de la police.N'eut été de la grande influence de Vincenzo, Frank ne serait peut-être plus de ce monde, sa tête ayant déjà été mise à prix par leurs rivaux siciliens.Après le décès de Vincenzo Cotroni, dit The Egg, le fameux clan des Cuntrera-Caruana, représente par Nick Rizzuto et son fils Vito, a définitivement pris le contrôle de la mafia montréalaise.Depuis quelques années, ils dominent même l'ensemble des gangsters italiens au Canada.« Les Calabrais ont gardé leur autonomie.Ils trempent dans toutes sortes de rackets, mais ils n'ont plus les mains aussi libres.Par exemple, toutes les grosses importations de drogue doivent obtenir le sceau des Siciliens », indiquent les policiers qui ont participé au projet Choke.Cette enquête, qui a duré près de trois ans, a permis l'arrestation de Frank Cotroni, de son fils Francesco ainsi que de plusieurs hommes de main, dont Anthony Volpato, Frank Nasso, Giovanni Marra et Danny Arena.Un homme de confiance de longue date, Volpato faisait le lien avec le clan sicilien.Compagnon d'arme et fidèle ami de Frank Cotroni depuis ses débuts dans le crime, Giuseppe Joe Di Maulo, 56 ans, joue également un rôle de premier plan au sein de l'organisation.Sa fille Mylène a uni sa destinée à Francesco Cotroni, en 1991.Avant de se lancer dans ce projet avorté d'importation de 1000 kilos de cocaïne par mois, le clan Cotroni avait subi un dur coup lors de l'ouverture des casinos et l'étatisation des vidéopokers.« lis ont perdu des millions de dollars.Revenus d'appoint qu'ils réinvestissaient dans le trafic de drogue ou dans des entreprises légitimes », souligne un expert de la police.Le clan Cotroni a d'importants investissements à Montréal ( cabarets, cafés, maisons, etc.), de même qu'à Toronto et au Mexique.Outre Paul, 42 ans, assassiné dimanche, et Francesco, 38 ans, emprisonné avec lui, Frank Cotroni a trois autres fils, Nicodemo, 43 ans, Michel, 35 ans, et Jimmy, 33 ans.Sa fille, Rosina, 40.ans, et son nouveau conjoint, Denis Racine, 40 ans, ont été arrêtés ce printemps dans une affaire de trafic de stupéfiants.D'après l'enquête policière, le groupe vendait environ un kilo de cocaïne par semaine, à partir de la rue Everett, dans le nord-est delà ville.Au sein des Cotroni, la police croit que Nicodemo, « plus rusé et plus effacé », pourrait un jour prendre la relève du père à la tète de la « famille ».Restaurant incendié MARCEL LAROCHE \u2022 11 Appelés à combattre un début d'incendie dans un réputé restaurant italien \\ de l'est de Montréal, les pompiers ont découvert ¦ dans la salle à manger huit bidons d'essence et six bonbonnes de gaz propane, un cocktail extrêmement explosif suffisant pour pulvériser plusieurs immeubles.N'eût été de la prompte intervention des pompiers, le restaurant Lanni, du 3132, rue Sherbrooke, dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve, aurait été détruit de fond en comble * par cet incendie allumé par une main criminelle.r.Un automobiliste circulant rue Sherbrooke a été le premier -à apercevoir, vers 1 h hier matin, des flammes jaillissant de la devanture du restaurant situé à l'angle des rues Sherbrooke et Préfoiliaine.Il a aussitôt utilisé son téléphone cellulaire pour communiquer avec le 911 pour signaler le début d'incendie.Les pompiers accourus quelques instants plus tard ont tout d'abord trouvé un bidon de 10 litres en plastique rouge partiellement fondu par !a chaleur à l'extérieur du commerce.En combattant les flammes qui ravageaient surtout la partie avant du restaurant, ils sont tombés directement sur sept autres bidons remplis d'accélérant et six bonbonnes de gaz propane éparpillés dans la salle à manger.Un homme a aussi été aperçu s'enfuyant à pied quelques secondes avant le début du sinistre.Une enquête a aussitôt été amorcée par le sergent-détective France Théorêt, de la section des incendies criminels du SPCUM.Les dommages causés au restaurant sont considérables et la police tente maintenant d'établir le mobile de cet attentat qui a entraîné la fermeture de l'établissement fréquenté par de nombreuses personnalités du milieu italien de Montréal.Dorme z comme un .Après avoir payé le PLUS BAS PRIX en ville pour un matelas Sealy ou Simmons, rien de plus facile.Nous vous offrirons 10 Si vous trouvez la même marchandise ailleurs à plus bas prix, nous respecterons non seulement ce prix mais nous vous accorderons UN RABAIS ADDITIONEL DE 10%! 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NOUS PAYONS LA TVQ ET LA TPS* ! fe> i ooo nwdia %w a> leuiv auxfâij hiw jff^c garantit ï m I M\\n i \\s .iv\\Yi / i i i -MPc >ki i-/»f à PARTIR ni-: 36'$ \u2022 Nous vou« corderont» une réduction équivalent*- k la TPS et la TVQ 'm ^^Bml\t\t\t\t\t\t c\t\t\t\tmmmmmmt^ , m ' mm\té \" ¦ ?* S\t P laïc Portoboll » » 671-2202 c.vnii:i)R.\\i.i.atth^fol Comparez, shhm ^N|>r source d'éclat profond Vitabolic.Le tout vous est offert dans une superbe ^ pochette na< rèi .\u2022V>//.Offre en vigueur fmau'au t* septembre 199$.Une pitme par personne.Tant qu'il) en aura.HOLT RENFREW RUE SHERBROOKE.ANGLE DE LA MONTAGNE.[514] 842-5111 ¦ ROCKLAND.[5141 738*3500 VOUS TROUVEREZ UN PARC DE STATIONNEMENT INTÉRIEUR.AVEC SERVICE VOITURIER.À L'ARRIÈRE DE NOTRE MAGASIN DE LA RUE SHERBROOKE.Domicile AGFA HEWLETT* PACKARD Des fournisseurs seront sur place pour donner des présentations, des démonstrations et des conseils COMPAQ.Canon Mmmm EPSON* Lexm+vrk- ^kdmaric \u2022 » t \u2022 m ¦ \u2022 \u2022 \u2022 Centre Falrvlew Pointe Clair* - Place centrale (514) 695-3620 Compocsntre est une marque de commerce enregistrée de Muttimlcro Inc.3H ^§ Ven.10 h à 21 h Sam.9 h à 17 h Dim.10 h à 17 h Ttbsxmv A 6 ?LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 26 AOÛT 1998 Montréal métro Une île deux polices : Tune dans l'Ouest, l'autre pour l'Est MARTIN PELCHAT La CUM est en train d'accentuer le phénomène de la « police à deux vitesses » en permettant à des villes prospères de l'Ouest-de-l'île de se donner de meilleurs services à leurs frais.C'est ce que croit le conseiller municipal montréalais Marvin Ro-trand, qui critique la décision du comité exécutif de la CUM de permettre à trois municipalités, soit Côte-Saint-Luc, Hampstead et Montréal-Ouest, de se payer les services d'une voiture de police supplémentaire à l'usage du poste de quartier numéro 9.L'an dernier, des critique semblables avaient été entendues quand cinq municipalités de l'Ouest, dont Beaconsfield et Kirk-land, ont payé au poste 1 deux voi- Maxi retraite CHARLES GRANDMONT Provigo a retiré de ses magasin;» hier les cassettes contenant des extraits d'un monologue d'Yvon Deschamps qualifié de raciste à la une du quotidien The Gazette lundi.« On trouve toute cette histoire déplorable », a déclaré hier le porte-parole de Provigo, Laurent Pépin.« Cela avait atteint un niveau surréaliste, il était temps qu'on mette fin à tout ça.» La décision de Provigo a fait suite à une dénonciation du président de la Ligue des noirs du Québec, Dan Philips, soutenant que les cassettes propageaient un message raciste qui renforçait les préjugés à l'égard des Noirs.« Il est totalement inacceptable qu'on utilise les mots « nig-ger black » en 1998, a dit M.Philips.Peut-être que M.Deschamps n'est pas raciste, mais le message qu'il envoie fait du tort à la communauté noire.» Pour la petite histoire, rappelons qu'Yvon Deschamps avait écrit le monologue Nigyer Black à la fin des années 60 afin de combattre les préjugés à l'égard des Noirs.Les magasins Maxi distribuaient gratuitement jusqu'à hier les cassettes à l'achat d'un sac promotionnel au profit du Club des petits déjeuners, qui vient en aide aux élèves des mi-l lieux défavorisés.« Il n'y a rien d'autre à faire que de retirer la cassette pour ne pas nuire à la campagne », a expliqué Pierre Desjardins, porte-parole d'Yvon Deschamps.À The Gazette, le directeur de l'information, Raymond Brassard, a admis que le titre en manchette lundi ( Store selling racist tape ) ne respectait pas l'équilibre de l'article qui suivait.« Le titre a donné un certain ton à l'article, dans lequel on citait l'opinion de la personne qui a porté plainte.L'histoire elle-même ne disait pas que c'était raciste », a-t-il précisé.Victoire temporaire YVES BOISVERT La Cour supérieure a ordonné hier à la nouvelle commission scolaire Lester-B.-Pearson, de l'Ouest de l'île de Montréal, d'admettre deux enfants autisti-ques de cinq ans dans une de ses écoles en compagnie d'éducateurs de l'école Giant Steps.Giant Steps se spécialise dans le traitement de l'autisme.Les deux enfants en question ont passé une année dans cette école maternelle et ont fait des « progrès considérables note la juge Claudette Picard, dans un jugement rendu public hier.Mais voilà, au moment d'intégrer le réseau scolaire régulier, la commission scolaire s'est montrée réfractaire à ce que ces enfants soient accompagnés de gens de Giant Steps.La commission scolaire n'admet, entre autres pour des raisons de convention collective, que ses propres éducateurs.Mais la juge Picard a constaté que sept autres enfants autisti-ques bénéficient déjà de l'appui d'éducateurs de Giant Steps dans cette commission scolaire pour l'année 1998-99, en vertu d'une entente conclue sous l'ancienne administration.De plus, les inconvcnic-nts pour les enfants et les parents de ne pas voir leurs enfants admis selon ces conditions sont bien supérieurs à ceux dont pourrait se plaindre la commission scolaire en acceptant cette situation.Alors, au moins de façon temporaire, les enfants obtiennent le droit d'être admis et accompagnés des éducateurs de leur choix.L'affaire sera débattue plus amplement sous peu.tures de patrouille supplémentaires pour contrôler la vitesse des automobilistes.Le conseiller d'opposition rappelle que les élus de la banlieue ont travaillé très fort depuis cinq ans à la réduction des budgets de la CUM, ce qui a eu un impact important sur l'effectif policier, qui est passé de 4518 agents à 4163.« Maintenant, dit-il, ces mêmes municipalités se plaignent que la CUM ne peut pas leur offrir de services adéquats et demandent le droit de dépenser leur propre argent pour de l'équipement, et peut-être un jour de la main-d'œuvre, qui ne sera utilisé que dans leur territoire.» Le commandant du poste 9, Maurice Beaudoin, donne cependant raison aux maires de banlieue qui se plaignent fréquemment de ne pas recevoir suffisamment de services pour ce qu'ils payent à la CUM.« Les municipalités ici versent à la CUM environ 12 millions par année, et comme services, mettons que ça ne rejoint pas les 12 millions, admet-il.Ils payent pour des services spécialisés et le SWAT entre autres, et ils n'en consomment presque pas.Il n'y a pas de manifs, pas de services d'ordre, pratiquement pas d'enquêtes spécialisées.Us défrayent quand même leur quote-part là-dedans.» C'est pourquoi le commandant ne voit rien de scandaleux à ce que les trois villes de son territoire s'offrent une voiture banalisée, qui sera louée à compter d'aujourd'hui pour 312$ par mois pour un bail de trois ans.La CUM payera l'essence et l'entretien.Ces villes étaient également prêtes à payer pour une voiture équipée d'un radar et d'une caméra vidéo pour le contrôle de la circulation, mais le poste 9 a gelé le projet parce que la CUM étudie présentement la possibilité de doter toutes ses voitures de tels équipements, qui se rentabilisent rapidement avec les recettes des contraventions.La voiture banalisée sera utilisée pour la prévention de la criminalité \u2014 observation et filature \u2014 dans le 9 en raison de la vague de vols par effractions qui a déferlé sur ce territoire l'hiver dernier.La hausse a atteint jusqu'à 20 %, pendant que le taux de solution chutait à 12 %, alors qu'il devrait être de 25 %.Le poste 9 possède déjà une voiture banalisée, mais elle sert à beaucoup de gens, notamment aux déplacements du directeur.Le 9 pourrait aussi en obtenir ponctuellement du centre opérationnel de Saint-Laurent, mais selon le commandant Beaudoin, il y a beaucoup de perte de temps à les y quérif el ramener.L'officier rappelle que son territoire compte environ 30 % de personnes âgées et que les vols par effraction y ont un grand impact sur le sentiment de sécurité.Quand on lui fait remarquer que certaines vil les moins aisées de l'est de l'île pourraient avoir les mêmes besoins sans avoir pour autant les moyens de se payer des services supplémentaires, le commandant ne se laisse pas démonter.« Ici, il n'y a que du résidentiel, dit-il.Mais dans l'Est, il y a plusieurs villes où il y a des commerces et de l'industrie et qui pourraient trouver 400 à 500 $ par mois pour avoir une auto », réplique-t-il.FH0T0 ROBERT MAllLOUX.Là Presse Rencontre au sommet entre le directeur de l'immobilier du CP, Marc Lapierre, et le ministre Robert Perreault.Perreault en appelle au maire Bourque Loblaw invitée à aller jouer ailleurs que dans le Plateau Mont-Royal MARTIN PELCHAT Afin d'éviter que le Canadien Pacifique cède ses terrains de la cour Papineau, dans le Plateau Mont-Royal, à Loblaw ou d'autres magasins à grande surface, le ministre d'État à la Métropole et député de Mercier, Robert Perreault, demande à Pierre Bourque de mettre rapidement sur pied un groupe de travail qui définira la vocation à donner à ce secteur.Le ministre, qui appuie les commerçants et citoyens du Plateau ligués contre les grandes surfaces, a rencontré hier matin le directeur de l'immobilier du CP, Marc Lapierre, qui n'a pas fait de cachettes sur les objectifs de sa compagnie.« Si l'offre qu'on juge la plus appropriée nous vient d'une grande surface comme Loblaw, c'est sûr que nous, on n'y voit aucune contrainte, dit-il.Ce sera au promoteur de faire l'assemblage des terrains et ces gens-là auraient à défendre leur projet auprès des autorités municipales.» La compagnie est toutefois disposée à discuter de l'avenir de ses terrains, a ajouté M.Lapierre, sans confirmer l'identité des entrepn neurs avec lesquels négocie présentement le CP.« Il y a plusieurs personnes intéressées pour des vocations diverses, mais aucune transaction n'a eu lieu malgré que des négociations se poursuivent activement, dit-il.La plupart des terrains des chemins de fer étant des grands terrains vagues, ils font tous l'objet d'études de la plupart des grandes surfaces.» Le ministre Perreault, comme la coalition, dont les représentant participaient à la rencontre d'hier, préférerait voir le CP vendre à des promoteurs immobiliers.« 11 y a de la place pour consolider l'habitation, dit-il.Le Plateau.Mont-Royal es! un des quartiers ou la demande en habitation est la plus forte.» Il désire aussi que le CP soumette à l'examen d'un groupe de travail les terrains que la compagnie a à vendre plus à l'ouest, y compris près de la rue Saint-Denis.« On n'est plus à l'époque où un promoteur tout seul décide de l'avenir d'un quartier ou une administration municipale toute seule décide de bouleverser des choses qui sont acquises », affirme-t-il.« La balle est maintenant dans le camp du maire de Montréal, croit Robert Perreault.Il est resté un peu ambigu.Il dit : 'j'ai pas d'opinion, on verra ce que les citoyens en pensent.' Je pense que les citoyens ont clairement exprimé ce qu'ils en pensaient.» La coalition doit présenter d'ici le 14 septembre au conseil municipal une pétition signée par 10 000 personnes.Selon le ministre, la venue de grandes surfaces au nord du parc Laurier serait « catastrophique » pour la santé des avenues du Mont-Royal et Laurier.« La majorité des gens n'ont pas de voiture, font leurs courses a pied, dit-il.C'est ce qui en fait l'originalité et il est très clair qu'on ne peut pas laisser défaire tout ça.En plus, des gens, sur la foi des orientations de la Ville, ont investi des sommes considérables.On parle de plus 16 millions au cours des dernières années.» Le CP possède environ 10 acres de terrains dans le secteur de la cour Papineau, évalués à 2,2 millions, entre la voie ferrée et les rues Saint-Grégoire, de La Roche et Papineau, mais sont morcelés par des terrains qui appartiennent à une huitaine de proprios.« Tout le monde est prêt à monter aux barricades, répète de son côté un des leaders de la coalition contre Loblaw, Michel Depatie, directeur de la Société de développement de l'avenue du Mont-Royal.« Loblaw a des objectifs louables de s'implanter au Québec d'ici quelques années.Je lui dis : qu'il aille jouer dans d'autres cours que celle de la cour Papineau.» Têtes d'affiche ¦ Le premier tournoi de golf organisé par Ostéoporose Québec s'est tenu sous la présidence de Jo-Anne Arth ( Eli Lilly ), et Paule De Blois ( groupe conseil Aon ), et a permis de recueillir 30 500$.Cet argent sera affecté au service d'information téléphonique de l'organisme: ( 514 ) 369-7845 pour Montréal et 1-877-369-7845 hors Montréal.La maison des jeunes Par la Grand' porte, dont la mission est de prévenir la délinquance et d'offrir des activités pour les jeunes, dont une formation d'insertion, organise un tirage ( cre-dit-voyage de 2500 $ ) et un brunch sous la présidence d'honneur de Pierre Pcttigrew, ministre du Développement des ressources humaines et député de Papineau/ S.iint-Denis.Le tout aura lieu le 25 octobre, à compter de 10 h, au Centre des loisirs Saint-René-Goupil (4121, 42e Rue).Par la Grand' porte oeuvre auprès de 800 jeunes de 4 a 25 ans du quartier Saint-Michel.Coûts: brunch, 15$; tirage, 10 $.Renseignements : 721 -1747.¦ C'est sous la présidence d'honneur de Guylaine I.cgault, vice-présidente régionale des caisses popu- Pferre Petbgrew laires Desjardins du secteur centre de l'île de Montréal, qu'aura lieu, le 17 septembre au club de golf le Boisé à Lachenaie, le tournoi de golf de la Fondation de l'hôpital Jean-Talon.Coût : 175 $.Renseignements : 495-6736.¦ Défilé de mode, occasion de voir la collection automnale de Simon Chang, le mercredi 16 septembre, sous la présidence d'honneur de la juge Odette Perron, de la Cour du Québec.Réalisé au profit de la sec tion montréalaise du Concours de musique du Canada, ce défilé de mode sera présenté au Centre Roc-kland ( 2305, chemin Rockland, Mont-Royal ), à compter de 19 h 30.Coût: 50$.Renseignements :481-3909.¦ C'est l'heure des dépenses de la rentrée des classes.Pour les familles démunies c'est aussi l'heure des problèmes budgétaires.La Société de Saint-Vincent de Paul olire un soutien financier pour l'achat de fournitures scolaires à des centaines d'enfants pauvres.Pour ce faire, la Saint-Vincent de Paul organise une collecte de tonds dite Bonne mine.Renseignements : 1-887-221-1221.¦ C'est sous la présidence d'honneur du député de Lapone à l'Assemblée nationale André Bour-beau, que se déroulera le jeudi 27 août au club golf de Saint-Lambert, le premier tournoi de golf de la Fondation québécoise de la migraine et des céphalées.Renseignements : 331-8207.¦ Une pétition contre les risques d'exploitation d'enfants par des pédophiles recourant au réseau Internet, sera lancée le 10 septembre, à l'initiative du comédien-chanteur Guy Sévigny, auteur d'un livre-autobiographique où il relate sa mésaventure comme victime d'agression sexuelle.Cette pétition vise à soutenir l'action déjà entreprise par les gouvernements et la police.Renseignements : 723-6996.Adresse Internet : www.jurassic.net/-guy.¦ i ¦C'est ave^ beaucoup de fierté que l'École professionnelle de Saint-Hyacinthe a accueilli la nouvelle que l'une de ses élevés, finissante en production porcine, Véronique Chagnon, s'était vue décerner la première Médaille de l'Assemblée nationale, avec une mention d'excellence en formation professionnelle.Le députe Léandre Dion a remis la médaille â la lauréate, lors d'une cérémonie à laquelle participaient le directeur de l'école, Daniel Cro- Véronique Chagnon teau ; la présidente de la commission scolaire.Lise Desmarais ; et le directeur général de la commission scolaire, Jacques Dupre.¦ S'il pleut à boire debout et qu'un premier ouragan s'amène sur la côte Atlantique, pendant ce temps dans le sud du Soudan, après comme avant le raid américain antiterroriste, c'est toujours la famine qui afflige les populations, également affectées par la guerre civile et la sécheresse.Chez nous, Oxfam-Québec, par la voie de sa porte-parole Pascale Montpetit, est en quête d'aide financière pour épauler son action humanitaire dans cette région du monde, qui consiste à offrir eau potable et soutien alimentaire, des besoins essentiels i combler pour les gens qui vivÇÏH dans les régions où l'organisme québécois est à pied d'oeuvre.Tmis ceux qui désirent effectuer un cTon peuvent le faire en communiquant directement avec Oxfam-Quclui, en spécifiant que ce don s'adresse aux projets du sud du Soudan.Renseignements : Oxfam-Quéhit 2330, rue Notre-Dame Ouest, bureau 200, Montréal ( Québec ), H3J 2Y2.Tel.9 3 7- 1614 ou 1-888-693-2697.Adressez vas communiques a: Têtes d'affiche La Presse, 7.rue St-Jacques Montréal H2Y 1K9 Denis LAVOIE LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 26 AOÛT 1998 A 7 Montréal métro Le maire de Lachine accusé de manoeuvre électorale frauduleuse Autre tuile sur leRCM GILLES GAUTHIER .*\u2022 Le candidat du RCM dans le distria de Saint-Michel, Marcel Firmin, a payé avec un chèque personnel sans provisions la facture de 334,70$ pour son assemblée d'investiture, qui s'est tenue au restaurant Apelia, rue Jarry Est, le 16 août dernier.Mis au courant de ce faux pas, le président du parti, Abe Limonchik, a expliqué hier à La Presse que les règles de fonctionnement du RCM n'avaient pas été respectées et que la facture aurait dû être payée par la formation politique.Le propriétaire de l'établissement, Jimmy Venizelos, a affirmé hier que M.Firmin, qui est « promoteur de Missile 727, un important groupe musical haïtien au Canada », selon son cur-riculum vitae, lui avait explique-le jour de l'assemblée que son compte ne contenait pas les fonds nécessaires et qu'il lui ferait un chèque daté du 18.Il fut déposé à un guichet automatique et \"revint le 21 avec la mention « provisions insuffisantes ».Tant M.Limonchik que le chef du parti, Michel Prescott, ont participé au repas.M.Venizelos a également expliqué qu'on n'avait laissé qu'un peu plus de dix dollars en pourboires aux deux serveuses alors que la réglementation les oblige à déclarer au Revenu un minimum de 8 % de la facture, soit, dans ce cas, 26,77 $.« La facture sera payée dès demain ( aujourd'hui ) et le pourboire sera ajouté », jurait hier soir M.Limonchik après avoir téléphoné à M.Venizelos.« Nous demanderons également des explications à M.Firmin, avec fermeté.» Le président ajoute que la réservation avait été faite par M.Firmin et que ce dernier aurait dû envoyer au parti l'argent nécessaire au paiement de la facture.Il admet que ce paiement doit cire comptabilisé comme contribution au RCM au nom de M.Firmin.Il soutient par ailleurs que le parti a « plusieurs dizaines de milliers de dollars»-en clisse.Le candidat, dont le CV dit qu'il a une formation en sciences politiques et en droit, n'a pu être joint hier.Distraction mortelle Presse Canadienne Une collision entre une voiture et un camion citerne a fait un mort en fin de soirée lundi, à Beaux-Rivages, près de Mont-Laurier.Cet accident a entraîné la fermeture de la route 117 jusqu'à lOhOO hier matin, le camion ayant laissé échapper une quantité importante de carburant diesel sur la chaussée.La victime est Mario Ahelo, 35 ans, de Montréal.Selon la police, le conducteur de la voiture aurait omis de faire un arrêt obligatoire à l'intersection de la route 117 pour entrer en collision avec le véhicule lourd.MARTIN PELCHAT Le maire de Lachine, William McCullock, est accusé par le Directeur général des élections du Québec d'avoir commis une manoeuvre électorale frauduleuse à la suite des élections municipales de novembre dernier.S'il est reconnu coupable de cette infraction, M.McCullock peut être déclaré inhabile à siéger pour cinq ans en vertu d'une disposition de la Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités.Il risque aussi une amende minimale de 1000 $.Le maire a 30 jours pour remettre son plaidoyer.Il peut plaider coupable ou non au constat d'infraction.Dans le second cas, le dossier est référé à la chambre pénale de la Cour du Québec.Selon le constat d'infraction dressé le 14 août et obtenu par La Presse, le DGE reproche à M.McCullock d'avoir, après l'élection, remis un chèque de 2400 $ à un travailleur de sa campagne électorale, « en lui donnant comme consigne de conserver 400 $ et de lui remettre 2000 $ ».Ce faisant, selon le DGE, le maire aurait aidé son agente officielle.PAUL ROY Équipe Montréal, le parti de l'ex-maire Jean Doré, vient de prendre la tête de la course aux candidatures féminines en vue des élections municipales du 1er novembre.Pour ce faire, M.Doré a présenté d'un seul coup hier matin neuf nouvelles candidates.Celles-ci s'ajoutent à neuf femmes recrutées précédemment, pour un total de 18 parmi les 35 candidats recrutés à ce jour.En tout, 51 conseillers* municipaux seront élus dans autant de districts électoraux.Équipe Montréal est le seul parti qui se soit fixé pour objectif la pa- Zoia Kaluska, son épouse, à commettre une infraction au sens de la Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités, à savoir : « avoir transmis un rapport de dépenses électorales et une pièce justificative qui contenaient une mention ou un renseignement faux, alors qu'il savait ou aurait dû savoir que ses actes auraient comme coiv séquence probable de permettre à madame Kaluska de commettre la dite infraction ».Le maire commettait ainsi, selon le constat, la même infraction.En clair, ce que le DGE reproche à M.McCullock, c'est d'avoir « gonflé » ses dépenses électorales de 2000 $, ce qui lui aurait donné droit à un plus important remboursement.La loi prévoit que la municipalité où ont lieu les élections peut rembourser la moitié des dépenses autorisées engagées par le candidat élu.Dans le cas de Lachine, chaque candidat à la mairie pouvait dépenser environ 12 000 $, donc obtenir un remboursement d'environ 6000 S de la Ville s'il était élu ou ralliait 15 % des voix.Selon ce qu'a appris La Presse, M.McCullock aurait reçu un chèque de 5927 $ pour le remboursement de ses dépenses.rite hommes-femmes chez ses candidats.El hier, Jean Doré, tout en disant se rapprocher de l'objectif visé, affirmait que les femmes recrutées à ce jour n'étaient pas « des femmes alibi ».« Elles ont été choisies pour leur compétence et leur capacité à contribuer au développement social, économique et culturel de Montréal », a insisté M.Dore;.Vision Montréal, le parti de l'actuel maire Pierre Bourque, a pour sa part recruté 16 femmes sur 45 candidats.Et selon le porte-parole Robert Dolbec, « il y aura sûrement deux autres femmes parmi les six autres candidats ».Selon le constat d'infraction du DGE, c'est le 6 novembre et le 18 février que M.McCullock aurait fait les gestes allégués.Le porte-parole du DGE, Bernard Renald, s'est refusé à tout commentaire, ainsi qu'à indiquer d'où provenait la plainte qui avait donné lieu à l'enquête.La Presse a tenté en vain hier de joindre M.McCullock.Sa secrétaire a fait savoir qu'il tiendrait un point de presse cet avant-midi.Les membres du conseil, qui se sont réunis à huis clos hier après avoir appris la nouvelle du dépôt du constat d'infraction, ont aussi refusé de commenter.Une assemblée publique du conseil est prévue lundi prochain.L'enquête dans cette affaire avait d'abord été entreprise par la section des fraudes financières de la police de la CUM, qui a effectué une perquisition le 22 mai dernier à l'hôtel de ville de Lachine.Les enquêteurs de la police de la CUM ont par la suite interrogé M.McCullock à sa résidence de la 33e avenue le 11 juin dernier.Ce n'est que par la suite que le dossier a été transféré au Directeur général des élections du Québec.À Nouve.au Montréal, le parti de l'ex-chef de police Jacques Duches-neau, on mentionnait hier que 12 des 43 candidats recrutés jusqu'ici sont des femmes.Combien de femmes a-t-on l'intention de présenter ?« Le plus possible », de répondre le porte-parole André Bédard.Au Rassemblement des citoyens de Montréal ( RCM ), le chef, Michel Prescott, a précisé que sept des 24 candidats de son parti sont des femmes.« Au RCM, contrairement aux autres partis, ce n'est pas le chef qui nomme d'autorité les ean-didats, a-t-il expliqué.Chez nous, e est le milieu qui suscite les candi- Âgé de 44 ans, M.McCullock est comptable et propriétaire d'un restaurant.Il avait été conseiller municipal pendant 12 ans avant de défaire l'ex-maire Guy Dicaire par 344 voix.Il a fait campagne en promettant de sabrer dans les dépenses des fonctionnaires et élus lachi-nois.Il n'a pas tardé à en découdre avec le conseil et avec le directeur général de la municipalité surtout, Robert Bourgeois, à qui il a reproché publiquement en novembre d'avoir participé à un voyage à Las Vegas pour un congrès d'informatique au coût de 7000 $.M.McCullock a aussi dénoncé les salaires importants payés aux directeurs de services de la Ville, dont M.Bourgeois.De plus, M.McCullock est constamment en croisade contre son conseil et la direction générale pour obtenir plus de renseignements sur les dépenses remboursées aux élus et fonctionnaires.En juillet, le ministre des Affaires municipales a annoncé qu'il allait enquêter, à la demande du maire, sur les procédures administratives suivies par la municipalité dans ce domaine.datures, le processus est plus complexe.» Tout de même, M.Prescott s'attend à ce que d'autres femmes émergent de ce processus.« Qu'il y ait plus de femmes, je suis complètement d'accord avec ça.» Les candidates présentées hier par Équipe Montréal sont : Diane Barbeau ( Louis-Hébert ), Ginette Beaudry ( Pointe-aux-Trembles ), Gail Campbell ( Snowdon ), Cécile Cloutier ( Émard ), Micheline Jourdain ( Sault-aux-Récollets ), Da-nielle Lachance ( De Lorimier ), Maria-Ines Osses ( Saint-Henri ).Carolle Piché-Burton ( Jeanne-Mance ) et Bracha Udashkin ( Victoria ).PHOTO ROBERT NAD0N, La Presse Objectif : autant de candidats que de candidates pour Équipe Montréal.Doré en tête.de la course aux candidates ¦ \".1 » loto-québe DM Tirage du 98-08-25 22_24 25 27 30 40_51 54 56 j57 58 62 63 65 67 Tirage du 98-08-25 3 4 565 4884 Efitra Tirage du 98-08-25 NUMÉRO: 911704 T V A.t f- l I - 1 Ail !)f s IIRÀGES modaHé» Jésxaéoeamani 6m Htott au verso dee b#ets En cas de m mm owemm, ootm otmwra a pnorne m m m ^£es perles.¦f.Une idée des plus cultivée m UgwlUgtr 2 ennaea coneéoutr»»» Perles des mers du sud et perles rurires de Tahiti également disponibles.Le plus grand choix au Québec.À partir de £9 $ O MOMT° aUAJNC Nos dtomont» et pierre» preoeutei sont *e'echonnee» ^ par le Laboratoire gemmologtqoe du C a noria seiko LE PARCHEMIN 2f \u2022 h i v m 11 '.ii.vieiN ir iii !¦ g r 11 Mezzanine.Métro Bem UQAM.1500, rue Bern, Montréal -SMS tant froit 1-*0-ée7-4t71 »< I Donnez du sang.Le plus beau des cadeaux, SOLARIUMS TROIS ET QUATRE-SAISONS FINANCEMENT DISPONIBLE A PARTIR DE 49$ PAR MOIS SITE INTERNET ZYTCO.COM OUVERT LE SAMEDI TÉLÉPHONEZ SANS TARDER.M 4940 Bols-Franc, St-Laurent.Qc.H4S-1A7 SPÉCIALISTE DU SOLARIUM (8QO) 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