La presse, 6 septembre 1998, B. L'été
[" Montréal, dimanche 6 septembre 1998 1*1 Presse m CUISINE Compote de délicieuses aux amandes et au romarin, tuile au cassis de l'île d'Orléans enBi4 DANS LE JARDIN Le phragmite, la plante qui prend l'autoroute Pierre Gingras enBi4 DRÔLES D'OISEAUX Bien québécois, le pygargue à tête blanche Pierre Cintras enBl4 AU SOLEIL 3 I 3 3 C ca 1 E Rhabillez-vous ! H \u2022 .) La plage d'Oka en zérokini?En toute légalité?La réponse au printemps.Ici, une famille qui savoure les derniers rayons de soleil de l'été Lucie Lavi?ne i Pendant que Jacques-André Gill me parle avec son téléphone cellulaire, il pleut.Sur le corps de mon interlocuteur et sur la plage d'Oka.\u2014 Comment se sent un naturiste qui doit se rhabiller pour la rentrée?\u2014 C'est triste.C'est pour ça qu'on essaie d'en profiter au maximum.À Oka, plusieurs viennent profiter des derniers moments de chaleur jusqu'à la mi-octobre.Voyez-vous, pendant que je vous parle, le vent souffle.Mes pieds sont plantés dans le sable et des gouttelettes tombent.Je suis en symbiose avec la nature.Et c'est ça le sens profond du naturisme qui, en passant, contient le mot nature.Ne paniquons pas! Cet homme n'a rien du barjo exhibitionniste.Pas salace.Pas pomo.Pas tordu.Il a plutôt le ton d'un gars étonnamment bien dans sa peau.Jacques-André Gill est membre d'une association officieuse, le Groupe de préservation d'OKApuko, et il est aussi secrétaire à la Fédération québécoise de naturisme.Un vrai, quoi! Matin frisquet Premier coup de chaufferette datis l'auto.Pare-brise embué.Bref c'est la rentrée.Moins de soleil.Plus de déprime.Les étudiants, les parents, les travailleurs reprennent le train-train.Violons, s'il vous plaît: c'est la fin de l'été.Snif! Chez les naturistes, on parle même de deuil J'en ai justement un au bout du fil Contrairement aux nudistes de plein air qui ne se dénudent jamais à l'intérieur, l'hiver, Jacques-André apprécie la nudité collective.J'imagine une bande de joyeux hippies BCBG.Concrètement: cette catégorie de nudistes se déshabillent même par journée de -30 degrés.Ils pratiquent des sports d'intérieur.Ils font la saucette en groupe dans une piscine chauffée.Même dans leur résidence, certains tirent les rideaux et, incognito, jouent les naturistes pendant que d'autres sortent leur souffleuse.Mais revenons aux derniers soubresauts de l'été.À Oka.Face au lac des Deux-Montagnes.Selon Marcel Renaud, ami de Jacques-André Gill et amateur de nudisme, la saison estivale à la plage fut extraordinairement paisible cette année.«On obtient même une certaine collaboration de la pan des policiers de la SQ.Ils arrêtent bien sûr les exhibitionnistes, ceux qui se livrent à des actes obscènes.Mais envers nous, ils sont respectueux, voire coopératifs», se rejouit Marcel qui renchérit: «Nous «Nu, les pieds dans le sable, le vent souffle et quelques goutelettes tombent.».En symbiose avec la nature sur la plage d'OKApulco.C'est beau d'être naturiste?Parfois fleur bleue, sensible à fleur de peau, Jacques-André (iill étire l'été jusqu'à la mi-octobre.surveillons les indésirables et distribuons même un dépliant contenant un code d'éthique aux naturistes.» Seule ombre au paysage de paradis terrestre: cette ambiance de bonne entente durera-t-elle encore longtemps?On se souvient des cas de grossière indécence de l'an dernier, alors que le maire Patry avait demandé aux policiers de «faire appliquer le Code criminel».André Lemay, directeur du parc d'Oka et du Mont-Tremblant, n'a pas oublié ces incidents.«Nous avons lancé un appel d'offres pour imaginer un nouveau concept d'aménagement qui intégrerait toutes les problématiques, y compris celle du naturisme.Il faut trouver une solution, mais en mettant en valeur le parc pour l'ensemble de la clientèle.On ne veut pas que certains secteurs de la plage (sous l'administration du ministère de l'Environnement et de la Faune) deviennent des ghettos.On espère, d'ici le printemps, obtenir une offre pour concilier tout ça.» On se revoit à Oka?L'été prochain?Reste à choisir: bikini, monokini ou zérokini.h LECTURES D'ÉTÉ Le tango des dicos ! ¦ * \u2022 ?Des ouvrages spécialisés aux dictionnaires grand public, le choix est vaste, la connaissance à portée de la main.La période de la rentrée est, dans le monde du livre, celle aussi des dictionnaires et encyclopédies, ces briques à la fois encombrantes et indispensables, banales mais aussi parfois pleines de surprises, qui alimentent une industrie dont on soupçonne peu l'ampleur.Même dans les milieux universitaires, il y a en cette fin de siècle une agitation peu commune dans les officines où l'on se livre à la gigantesque tâche de condenser la connaissance.«Peut-être y a-t-il là une forme de millénarisme, mais on sent aujourd'hui une volonté de faire le tour des savoirs accumulés par l'Homme», dit Jean-Pierre Giband, directeur commercial des Presses universitaires de France.La maison fait la promotion, cet automne, de copieux dictionnaires de la philosophie, de la théologie, de l'ésotérisme et des sciences cognitives.D'autre part, à Paris, où se danse le tango frénétique des dicos grand public, c'est une véritable guerre à laquelle on se livre, guerre qui, sous des dehors d'extrême civilité, a parfois conduit les différents protagonistes jusque devant les tribunaux \u2014on a en effet déjà dû plaider une cause de plagiat de dictionnaire, il y a quelques années! Il faut dire qu'en 1994 la France a produit près de 11 millions d'exemplaires de dictionnaires et encyclopédies, pour un chiffre d'affaires de 725 millions (en dollars canadiens).Voir] TANGO enB3 V Le Chaînon La Syl éfa dy Yv 190 pages pages lotos Stankg >, boni.René-Lovesque Ouest, bureau 1100 Montréal H3B 1P5 (514) 396-5151 M.i»|-' Il K I1VR1 C'EST AIDER 1)1 Kl ( M Mi M LIS 1 1 M!\\ll S 1)1 CHAÎNON! B2 LA PRESSE, MONTRÉAL DIMANCHE 6 SEPTEMBRE 1998 9 EXCURSION r Un observatoire populaire au sommet du mont Mégantic Rares sont les observatoires populaires dotés d'un télescope de 24 pouces ( 61 centimètres ) comme celui du mont Mégantic (ci-dessus) inauguré au début de l'été.Sébastien Gauthier, coordonnâtes scientifique de l'ASTROLab (ci-dessous) du mont Mégantic, apprécie les avantages que procure le télescope du nouvel Observatoire populaire.ANDRÉ DUCHESNE collaboration spéciale NOTRE-DAME-DES-BOIS À l'image d'une étoile binaire brillant au fond d'une galaxie, le mont Mégantic compte maintenant deux observatoires, trônant presque côte à côte à son sommet d'une altitude de 1100 mètres : l'Observatoire astronomique construit il y a 20 ans et l'Observatoire populaire destiné au public, inauguré au début de l'été.Un observatoire pour le public, doté d'un télescope de 61 centimètres et d'équipements ultra sophistiqués, on n'en trouve pas à tous les coins de la planète.C'est même exceptionnel, au dire de Sébastien Gauthier, coordonnateur scientifique de l'ASTROLab du mont Mégantic, situé à Notre-Dame-des-Bois.« Chaque année, depuis sa construction, les visiteurs de l'Observatoire astronomique ne pouvaient s'approcher du grand télescope ni regarder dedans pour voir les étoiles, dit-il, alors qu'en même temps, le mont Mégantic est devenu la Mecque des observateurs du ciel.» C'est pour répondre à la demande du public que fut construit il y a quelques années l'ASTROLab, un centre d'interprétation de l'astronomie, incluant l'observation du ciel sous trois volets : à l'oeil nu, avec des télescopes et grâce aux nouvelles technologies.La construction de l'Observatoire populaire répond à ce troisième volet.« Ici, poursuit Sébastien Gauthier, les visiteurs pourront observer une partie du ciel en regardant directement dans le télescope.Mais nous possédons également des instruments électroniques permettant 4e capter et d'emmagasiner la lumière lointaine des astres et de la reprodtiire avec plus d'intensité.» Ces images sont projetées sur ap- pareils vidéo à l'intérieur même de l'observatoire qui a une capacité d'accueil de 45 personnes.On pourra facilement voir la différence entre les images traitées avec les instruments scientifiques et celles aperçues « live » en collant son oeil sur l'oculaire de l'appareil.Ciel profond Le télescope de l'Observatoire populaire appartenait auparavant à André Saint-Hilaire, un homme d'affaires passionné d'astronomie, qui l'utilisait dans son propre observatoire, dans les Laurent ides.Il en a fait don à la Fondation d'astronomie du Québec qui l'a remis à l'ASTROLab.« M.Saint-Hilaire nous a dit qu'à 74 ans, il ne se couchait plus souvent à 3 h du matin, après des heures d'observation », remarque en souriant Bernard Malenfant, président des deux organismes.Que pourra-t-on observer avec le fameux appareil ?« En raison de sa taille, des objets du ciel profond, comme des nébuleuses, des amas d'étoiles ou des galaxies, répond Sébastien Gauthier.On pourra aussi observer des planètes, comme Jupiter avec ses lunes, Saturne et ses anneaux ou des parties de la lune.» Pour scruter une constellation, comme la Grande Ourse, les visiteurs utiliseront de plus petits instruments, installés sur une plate-forme, à deux pas de l'observatoire.Le télescope de 61 centimètres est trop puissant pour englober des constellations aussi « larges » dans le ciel.Pointé vers le ciel, il couvre une surface pas plus grande que la moitié du petit doigt lorsqu'on tient sa main à bout de bras.Pesant 5000 livres ( celui de l'Observatoire astronomique en pèse 48 000 ), ce télescope, comme le dôme, est entièrement contrôlé par ordinateur.Il suffit que le technicien en poste clique avec sa souris sur un astre apparaissant à l'écran de son ordinateur pour que l'instrument s'aligne sur celui-ci.La valeur de l'appareil et de ses accessoires frôle les 300 000 $.Le coût de la construction de l'édifice, 300 000 $ supplémentaires.En-dehors de la période estivale, ce télescope sera mis à la disposition d'élèves et étudiants de niveaux secondaire, collégial et universitaire ainsi qu'à des groupes pour des projets particuliers.Pour renseignements et réservations, composer le 1-888-881-2941 ou visiter le site Internet à l'adresse http :// www.astrolab.interlinx.qc.ca.La Route du Sud, nouveau circuit touristique > Presse Canadienne CANTON DE MAGOG ©0 Histoire, terroir et folklore : voilà en gros le credo utilisé par les régions touristiques de la Monté-régie, des Cantons-de-l'Est et de Chaudière-Ap-palaches pour développer un nouveau circuit touristique commun intitulé « La Route du Sud ».Ayant fait le printemps passé l'objet d'une expérience pilote auprès de sa principale clientèle-cible, les États-Unis, le produit a été officiellement présenté hier à la presse régionale lors d'une conférence de presse tenue au Cep d'Argent.Et pour l'occasion, le gouverneur du fort de Chambly personnifié par Michel Filteau, le vigneron incarné par Jean-Louis Sieur et le violoneux Daniel de la formation Le Rêve du Diable ont été mis à contribution pour représenter chacun un trait particulier des trois régions touristiques associées dans la démarche.Les directeurs généraux des trois associations touristiques ( ATR ), Denis Brisebois, Alain Larouche et Pierre Roberge ont expliqué que ce circuit vise à proposer aux touristes se dirigeant de Montréal à Québec et vice-versa un autre lien que les monotones autoroutes 20 et 40.C'est un circuit qui peut se faire sur quelques jours seulement et au-delà de la soixantaine d'attractions qu'on y retrouve, c'est de sillonner des routes au panorama éclatant, sur fond de scène des Appalaches », a noté Alain Larouche, de Tourisme Cantons-de-l'Est.Il a reconnu qu'il n'est pas facile de changer les habitudes des touristes, mais que les efforts communs de trois associations ont plus de chance de réussite.Pierre Roberge, de Chaudière-Appalaches, a signalé à propos du circuit de 450 kilomètres qu'il offre une occasion idéale de faire découvrir aux visiteurs non seulement des attraits qu'ils ne verront jamais en longeant une grande autoroute comme la 20, mais une façon de vivre particulière des gens qui habitent au sud du Québec.Déjà, a signalé pour sa part Denis Brisebois, de la Montéré-gie, on a constaté un rapide engouement pour la carte de « La Route du Sud ».« Par notre projet pilote du printemps dernier, on a reçu 2000 demandes d'Américains pour la recevoir.On estime que le potentiel de rétention est d'environ un pour un ; ce qui nous donnerait en gros 1000 visiteurs la première année », a-t-il dit.Mais tous reconnaissent qu'il faudra accentuer les efforts et surtout convaincre les grossistes pour leur vendre ce nouveau produit.« Encore là, a rajouté Alain Larouche, grâce à notre alliance stratégique, ce sont les efforts de trois associations touristiques plutôt qu'une qui permettront de bien positionner le circuit », a-t-il fait valoir.Il a aussi soumis que l'Europe fait également partie des visées du groupe, de même que bien sûr la clientèle québécoise et canadienne et même spécifiquement celle des trois régions en question.Surtout que le début d'automne offre une belle occasion de partir en escapade ça et là sur « La Route du Sud ».CANTONS DE L'EST 1 *k ÇpntomhrO ÊC0*R0ULE 98 (Farnham).lu OCplCIHUIv Raitye pour personnes en fauteuil roulant Coufse dans les rues de Farnham avec André Viger et Chantai Petft-Oerc.Venez voir ca de 11h a 15h30 Information:(450) 293-7092 OU (450) 293-7736 MAURIClfrBOIS-FRANCS nlW 9fl ÇontomhrO Festival Western de St-Trte.le plut grande attraction du 4.U dvplwlllUIC western de lest du Canada On vous présente 6 rodéos professionnels et les spectacles de Julien Austirt.BiackHawk et Manon Bedarâ.A seulement «^Heures de Montréal, c'est l'événement au rytftme des cow-ooyi Info: (418) 365-7524.À vos marques, prêts.lisez LE CAHIER Sports TOUS LES JOURS DAjli La P ; 1 i Si vous désirez annoncer dans cette rubrique, communiquez avec Stéphanie Beaulieu (514) 285-7312 ou 1 800 361-0179 77 I LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 6 SEPTEMBRE 1998 B3 Lxi Presse AU SOLEIL Des îles «vierges» à 10 minutes de Montréal Dominic Bondu devant l'île aux Asperges.Une micro-campagne à 10 minutes de Pointe-aux-Trembles.Dominic Bondu, alias Ti-Pit, 19 ans, pilote son hors-i)ord comme dans les films de Jean-Claude Van Damme.Brosse blonde, peau rousse, pas le genre musclé: le sosie de Tintin filant vers l'île Noire.Derrière lui, une autre embarcation.Alain Valcourt, gérant de la Marina P.A.T.et patron de Dominic, connaît bien ce chapelet d'îles des eaux du fleuve à la hauteur de Pointe-aux-Trembles.Alain Valcourt joue même parfois les taxis flottants, puisque aucun traversier n'assure de liaison avec ces rondelles de terre champêtre.Presque sauvage.Vous, saviez-vous qu'à moins d'un quart d'heure de Montréal, Hydro-Québec, Bell et la SQ n'existent plus?Les insulaires du coin sont unanimes: ici, il fait bon s'affaler, décrocher, s'aimer, fêter, faire un feu en plein air, se promener en costume d'Adam ou d'Eve, parler aux fleurs sans passer pour un psychopathe, se ficher des lois urbaines, oublier les horaires.«C'est mon paradis!» crie, entre ses mains, une résidante de l'île aux Asperges.L'intérieur de son petit château blanc et rouge?Un shack de bûcheron.Poêle et frigo au gaz, vieux lits, vieux tapis, vieux canapé.Propre, rustique mais suranné.«De toute façon, on se fait cambrioler.On ne laisse donc rien de bien séduisant.» D'où une méchante paranoïa chez ces Les ivni (îles vierges non identifiées) sont parmi nous.À Vextrême est de Montréal, un paquet d'îles mystérieuses, auréolées d'un calme de fin fond de campagne.Certaines sont même habitées par une poignée de Crusoé.Je le sais, un clone de Tintin m y a emmenée.isolés.Alors que tout le monde sait qu'un chalet, par définition, est une cible de prédilection des malfaiteurs.Tout ça pour dire que la plupart de ces insulaires tiennent mordicus à garder l'anonymat.Grognent un peu à l'idée que l'on ébruite leur coin de paradis.De fait, ces bouts de nature sur lesquels sont plantées leurs maisonnettes ne sont généralement pas à eux! Plusieurs sont donc des squatters.Récapitulons.Nous sommes à une quinzaine de minutes de la marina de Pointe-aux-Trembles.Et tout autour, des îles sauvages, pour la plupart habitées par une grappe de citadins en mal de campagne.De paradis naturels.De liberté quasi totale.Dominic et Alain accostent sur la rive de l'île Sainte-Thérèse.Une grosse île appartenant presque en totalité au ministère des Ressources naturelles.Plusieurs dizaines de chalets, parfois Nous sommes à une quinzaine de minutes de la marina de Pointeaux Trembles.des bicoques, apparaissent ici et là parmi les herbes hautes.Cette île, comme quelques autres éparpillées autour (îles aux Veaux, aux Vaches, aux Hérons, aux Boeufs, aux Cochons, aux Crapauds) fait partie du territoire de la ville de Varennes, mais demeure sous l'autorité du ministère des Ressources naturelles.Les résidants sont propriétaires de leur petite maison, paient des taxes à la municipalité de Varennes, mais ne sont pas (à quelques exceptions) propriétaires de leur lopin de terre.«Il y a des chevreuils dans l'île», prétend Euclide, un bon vivant rencontré dans Pile Sainte-Thérèse.«Il y a aussi une piste cyclable qui a servi à l'époque où il y avait une navette.» Dans une main, il tient une bière bien fraîche.Dans l'autre, une photo qu'il a 1000 fois montrée.«Regardez la voiture sur la glace.Certains hivers, on a même roulé jusqu'au chalet.» Il y a longtemps que cet homme fréquente les lieux.«Jusqu'au moment où ils viendront nous déloger», lance-t-il, plus bas.«Ils» ce sont des fantômes?Big Brother?Non, les propriétaires fonciers.Le gouvernement, bien souvent.Outre le ministère des Ressources naturelles, il y aurait, selon la Ville de Varennes, Transports Canada qui posséderait les îles Saint-Patrice, Masta, aux Fermiers, aux Cabanes, Deslauriers, Hertel, etc.Quant à l'île aux Asperges, elle est privée et appartient à un Ontarien.Entre-temps, il semble que bientôt tout le monde pourra jouer les Crusoé.Nous, vous.Cette nature superbe et intacte ne sera peut-être plus un jour l'oasis d'une minorité.Chantai Huot, attachée de presse de Robert Perreault, ministre d'État à la Métropole, confirme: «Il y a très certainement une volonté d'aménager les abords de cette partie du fleuve.Nous sommes d'ailleurs présentement en consultation.» De retour à la marina, Alain me pointe la cachette de son valeureux complice.«Il a monté une petite tente dans cette minuscule île.Une île qui n'a même pas de nom.» Ti-Pit se tourne vers son ami et patron.Un sourire blanc néon, comme celui des superhéros de bandes dessinées.- Tu reçois des visiteuses du soir, parfois?Il bombe le torse.Ti-Pit est libre et heureux, comme Tintin après avoir résolu une énigme.Ou comme on peut l'être à 19 ans, dans une île (encore) déserte et à quelques minutes du centre-ville.TANGO Suite de la page Bl Le tango des dicos ! Or, contrairement à celui des ouvrages encyclopédiques, le marché du dictionnaire est pour l'instant peu affecté par l'arrivée des supports électroniques.De même, il semble ne l'être que fort peu par les mini-guerres de prix que se livrent les éditeurs spécialisés en période de forte demande, à la rentrée évidemment, mais aussi dans les semaines précédant Noël.Ainsi, Le Petit Larousse illustré, le plus cher des dictionnaires «classiques» offerts aux * consommateurs, accapare toujours plus de 70 pour cent du marché en continuant de s'écouler à quelque 700 000 exemplaires (dont plus ou moins 100 000 au Québec) chaque année.«Nous avons carrément renoncé à entrer dans une guerre des prix et ça ne nous a pas fait perdre la moindre part de marché!» se réjouit Jean-Paul Naddéo, directeur adjoint de Larousse-Bordas.Z »v Comme chaque année, on scrutera la cuvée 1999 du Petit Larousse pour y dénicher les nouveaux noms, communs et propres, que les sages de la maison font ainsi entrer dans l'usage.On trouvera ainsi les noms de Jacques Villeneuve, Dustin Hoffman, Robert de Niro et Frédéric Dard.Ainsi que le.«mél», dernière trouvaille franco-française pour répondre au «e-mail» anglo-saxon; ou encore «rapper» et «rappeur», en référence au genre musical que l'on sait.Signalons que Larousse, qui met en marché cette année plus de 300 titres de références généraux ou spécialisés, prépare une encyclopédie multimédia qui devrait être en vente au cours de 1999, de toute évidence uneT -riposte à la magnifique Encyclopédie multimédia Hachette qui a vu le jour cet été.Justement, Hachette, actuellement le moins populaire des trois grands noms du dico, joue à fond la carte du bas prix - ce qu'un géant administrant un chiffre d'affaires annuel de plus d'un milliard de dollars peut certes $e ; ¦ permettre! Offert à moins de 30 dollars (des -I rabais suppplémentaires sont fréquemment » -consentis), le Dictionnaire Hachette encyclopédique.\u2022 se veut attirant et pratique avec ses 3000 illustrations et, surtout, un atlas de 32 pages qui apparaît fort bien fait.Reste Le Petit Robert.Chez Havas, la société qui le publie, on met plutôt de l'avant cette année la cinquième et plus récente édition du Robert & Collins Senior (français-anglais / anglais-français), qui «représente l'aboutissement de vingt années passées à l'affût de la langue vivante», affirme dans un communiqué Martyn Back, responsable de l'ouvrage chez Robert.De toute évidence d'abord destiné au milieu des affaires, le Robert & Collins contient plus de 350 000 termes et expressions (dont des noms propres) et tente une nouvelle formule en prévoyant aussi des «encadrés encyclopédiques» donnant plus de détails, notamment historiques, sur des sujets donnés.De choses et d'autres \u2022 Signe des temps, sans doute, ou du moins coïncidence bienvenue avec le rapprochement économique entre le Canada et l'Amérique du Sud en général - le Mexique en particulier -, Harrap's met sur le marché une gamme de dictionnaires et ouvrages connexes (grammaire, verbes) espagnol-français / français-espagnol.Le plus complet est le Harrap's Hispano (80 000 mots, supplément grammatical, verbes, sigles, abréviations et autres).\u2022 La maison Fides a publié cet été un intéressant Trésor des expressions populaires, de Pierre DesRuisseaux.L'ouvrage rassemble plus d'un millier de ces expressions, auxquelles de grands noms de notre littérature ont donné leurs lettres de noblesse dans une centaine d'oeuvres signées Beauchemin, Laberge, Jasmin, Ferron, d'autres encore.DesRuisseaux a également signé le Dictionnaire des expressions québécoises.\u2022Ce n'est pas un dictionnaire mais presque: Bagou I La Folie des mots est un jeu de société, de création québécoise, s'adressant aux adolescents et aux adultes, consistant à trouver le mot manquant dans une phrase «trouée».Trois niveaux de difficulté sont prévus et chaque joueur dispose de cartes sur lesquelles on trouve les questions et réponses, le but étant d'accumuler le plus de jetons possible.On peut joindre l'auteur de cet article à l'adresse électronique: mario.roy « Quand j'écrivais Lulu, je n'avais pas d'acteurs en tête, se souvient l'écrivain.Puis, peu à peu, le visage de Harvey s'est imposé.Izzy, c'était lui.Il est le premier à qui j'ai' montré le scénario.» Et Harvey Keitel a ac1 cepté cette troisième excursion dans « l'art visuel et dramatique » de Paul Auster.Lé principal intéressé en est plus qu'heufeux : « J'aime beaucoup son visage sur l'écran.C'est.c'est tout un univers.» Bref, cette première plongée solo dans les méandres du cinéma a beaucoup plu au romancier.Mais le détour a assez duré : quatre ans, depuis la sortie de Mr Vertiao ! Une fois les dernières prises de Lulu dans la boîte, Paul Auster est donc retourné à ses plumes et à ses cahiers Clairefontaine, sur lesquels il a couché un roman.Un roman intitulé Tom-bouctou .Qui devrait sortir en mai prochain.Que l'on attend déjà.EN COMPETITION OFFICIELLE L'ENNUI On rit beaucoup, sauf que.Huguette Roberge Quatrième long métrage du Français Cédric Kahn, L'Ennui, qui était présenté hier en compétition, est une comédie française, qui se démarque des comédies à la française.Primo, elle est adaptée du roman éponyme de l'Italien Alberto Moravia, mort en 1990, dont plusieurs autres oeuvres ont nourri le cinéma ( Le Mépris, Le Conformiste , La Ciociara ), parce que, assimilant toutes les théories philosophiques et psychologiques modernes, elles ont su traiter intelligemment des différents problèmes intellectuels et sociaux du monde contemporain.Secundo, même s'il s'agit d'un film dont l'intérêt tient surtout à ses dialogues, ses personnages parlent chacun à son tour, plutôt que tous ensemble.Précisons : de ses deux personnages principaux, Martin et Cécilia, le premier est celui qui pose les questions < complexes et insidieuses ), auxquelles la seconde donne les réponses les plus simples et laconiques qu'on puisse imaginer.Deux êtres faits pour ne pas se rencontrer.Professeur de philosophie, Martin ( Charles Berling ) file un mauvais coton depuis que sa femme l'a quitté, il y a six mois.Un jour, il rencontre, dans des circonstances plus qu'improbables, Cécilia ( Sophie Guille-min ), une toute jeune fille (17 ans ) aux formes généreuses et au regard bovin, laquelle aurait été indirectement liée à la mort subite d'un peintre obscur et sexagénaire, dont elle était le modèle.Fasciné par l'étonnante histoire de Cécilia avec le vieil homme ( mort au cours de leurs ébats ), Martin prend peu à peu la place de celui-ci en vivant une histoire unidimension-nelle \u2014 lire : charnelle \u2014 avec cette jeune personne qui, au fil des mois, lui apparaît de plus en plus insignifiante ( d'où le titre ), mais en même temps et curieusement de plus en plus intrigante et attirante, au point qu'il ira jusqu'à lui proposer le mariage.Tout au long de cette relation des plus aberrante, Martin confie tous ses états d'âme à Sophie ( Arielle Dom-basle ), son ancienne flamme, que ces confidences déstabilisent.Le film ne manque pas d'intérêt.Ses atouts : un sujet original, des dialogues bien frappés et souvent hilarants, des interprètes impeccables ( Berling, étonnant de justesse, Guillemin, inexpressive à souhait, et Dom-basle, efficace dans son rôle de faire-valoir ).L'ennui.L'ennui, avec ce film, c'est la multiplication des scènes de cul, de plus en plus explicites et complaisantes.Va pour une ou deux, mais à la longue, le spectacle perd tout son piquant et finit par lasser les spectateurs-tri-ces qui, dans leurs fauteuils, se sentent de trop et ont envie de siffler en regardant au plafond.Cédric Kahn AIWO KOUHITO / DONNEZ-MOI L'AMOUR Un honnête mélo japonais HUGUETTE ROBERGE Présenté hier en compétition.Donnez-moi l'amour du prolifique Japonais Hideyuki Hirayama ( sept longs métrages en huit ans ), est une saga, qui se conjugue au présent et au passé, des années 50 à nos jours, au gré des douloureux souvenirs d'enfance et d'adolescence de son héroïne.Terue Yamaoka ( Mieko Harada ) est une veuve dans la quarantaine, qui porte une large cicatrice au front, mais surtout un énorme poids au coeur.Cette femme douce, qui vit seule avec Migusa, sa fille adolescente, s'est juré de retrouver les cendres de son père, Appa Fumio, mort à Taïwan alors qu'elle avait cinq ans.Elle vivait alors avec lui, les deux ayant fui le Japon et une épouse-mère indigne ( Mieko Harada bis ), qui trompait son mari et infligeait à son enfant les pires traitements.Après la mort de ce père adoré, la petite Terue sera placée à l'orphelinat, où sa mère viendra bientôt la chercher, on se demande bien pourquoi.Jusqu'à l'âge de 15 ans ou 16 ans, Terue sera le souffre-douleur de cette chipie, qui n'a rien à envier à la marâtre de notre petite Aurore-l'enfant-martyre ! La fillette sera battue et humiliée sous les regards impuissants de ses pères successifs, de son jeune demi-frère Takenori, et des voisins qui n'osent jamais intervenir.Devant ces scènes brutales, vous vous dites que trop, c'est trop, et vous avez furieusement envie de quitter la salle.Le regard de l'enfant, qui reflète tout l'amour désespéré qu'elle ressent pour sa mère, vous en retient.De même que les retours au présent, où Terue adulte entreprend, accompagnée de sa fille qu'elle aime et qui l'aime aussi tendrement, son périple sur les traces d'un passé Un Aurore l'enfant-martyre Japonais \u2014 et d'une mère toujours vivante \u2014 dont elle veut surtout exorciser le souvenir.Malgré de trop nombreuses scènes de violence maternelle, certaines à la limite du supportable, et quelques longueurs \u2014 le film fait 135 minutes et aurait avantage à être remonté plus serré \u2014 Donnez-moi l'amour s'avère une oeuvre mélodramatique, soit, mais dépaysante et touchante, en tout cas, jamais ennuyeuse.Avec une musique un peu sirupeuse aux moments cruciaux, mais des images souvent superbes, et des interprète^con-vaincants.Mieko Harada vous épatera cftos ses deux emplois aux antipodes ( Tei adulte et sa mère cruelle ), tandis que trois jeunes actrices qui incarnent l'héroïn^a 5, 10 et 15 ans, vous tireront une larme/si vous l'avez facile.k FESTIVAL DES FILMS DU MONDE f.T SON FIITENlIMt: AIR CANADA En collaboration avec (Vol des jjilms du monde de Montréal vous invite à la présentation des Projection* extérieure* Le Bossu £ ôoir.¦ de Philippe de Broca En cqô de pluie, projection au cinéma Impérial Rothmans FILM DU MONDE I L e emam soir eptembre à 2 i h o o « Les Randonneurs » 2- ratuit, à 2ihoo - Esplanade dz la Place de* ArU - Apporte^ vo* chaiôtô pliante* 2 US! ïx&# LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 6 SEPTEMBRE 1998 Festivd^ films du monde LA PRESSE A VU CE PRINTEMPS DANS MON PAYS NATAL **\" ¦ Pendant la guerre de Corée, en 1952, un vieux moulin abandonné sert de rendez-vous galant aux soldats américains.Deux copains, Sung Min et Chang Hee, y surprennent un jour la mère du second dans les bras d'un soldat américain tandis que le père du premier fait le guet.Racontée par Sung Min, l'histoire a des accents autobiographiques.Pour ce premier long métrage, Lee Kwangmo procède par longs plans fixes qui n'expliquent jamais mais donnent à voir.Un très beau film.THE DAY OF THE FULL MOON **** ¦ Tout ici est affaire de regard posé sur des personnages à peine entrevus qu'on quitte pour passer à d'autres.On découvre à travers eux une Russie très actuelle avec ses mafiosi, ses putes, ses militaires, ses chefs d'État, ses fonctionnaires, ses tueurs à gages, ses petites gens, tous étrangement liés, parfaitement soudés, socialement solidaires.Karen Shaknazarov possède un talent fou, celui de saisir d'un trait tous ces personnages sans verser dans la caricature tomme si un seul geste d'eux pouvait nous les faire comprendre.DIS-MOI QUE JE RÊVE *** ¦ Chaque famille, dit-on, cache un cadavre dans un placard.Dans ce cas-ci, le cadavre n'a jamais eu le temps de refroidir.Il y est question d'un handicapé qui ne rend pas la vie facile à son entourage, des paysans plutôt originaux ( le père se passionne pour les extraterrestres ).Claude Mourieras décrit sans fard une famille avec ses failles de même que son courage.Et la tardive révélation relance le récit dans une direction imprévue.DIVINE CARCASSE ** ¦ Une vieille Peugeot vient finir ses jours au Bénin.Elle passe des mains d'un coopérant à son cuisinier pour finir comme carcasse qu'un sculpteur va intégrer à son oeuvre.La réalisatrice Dominique Loreau retrace comment un objet fétiche occidental se métamorphose en grigri africain.Une fine critique des rapports Nord-Sud.EL JUGUETE RABIOSO ( THE FURIOUS TOY ) ** ¦ L'histoire d'un adolescent à problèmes.À 16 ans, Silvio fabrique des bombes, dévalise les appartements et fraye avec des délinquants.Sous la pression de sa mère, il tente de se ranger.Mais îous ses efforts échouent.Après une chute dans la marginalité, il décide un jour de tenter un grand coup.Javier Torre, fils du grand cinéaste argention Leo-pold Torre Nilsson, dresse un portrait déprimant d'une certaine adolescence.Son éloge du conformisme paraît cependant suspect.INGMAR BERGMAN \u2014 ON LIFE AND WORK *** ¦ Lucide, brillant, pétillant de vie même à 79 ans, Ingmar Bergman se confie à son compatriote et confrère Jôrn Donner.Le maître parle de son enfance, de son père autoritaire, des séquelles que leurs rapports ont laissées, de son travail, de son île Farro, du fisc, de l'exil, de sa femme, de la mort, etc.Un vrai régal pour les bergmanophiles.SEKTEN ** ¦ Mona découvre que son amie Anne a perdu la maîtrise de sa vie depuis qu'elle s'est laissée embrigader par son psychiatre et le groupe que celui-ci dirige avec sa femme.Suzanne Bier dénonce en fait le pouvoir de certaines sectes, telles qu'elles se manifestent en Suède, et les modes irrésistibles de séduction dont elles arrivent parfois à se parer.TOKYO EYES ** ¦ Un jeune garçon s'amuse à effrayer les gens en leur tirant une balle qui ricoche sans les blesser grâce à un canon recourbé.La jeune soeur du policier chargé d'enquêter sur cette étrange affaire va par hasard croiser l'individu.Elle entreprend alors de le suivre et de l'espionner avec l'aide de sa caméra vidéo.Sa filature déclenchera des effets insoupçonnés dans leur vie.Tourné à Tokyo par un cinéaste français, ce petit polar très Irais et sympa ne dépasse guère le niveau du bon divertissement.Luc PerreauK Marion Hànsel : une cinéaste têtue SERGE DUSSAULT Il y a quinze ans, Marion Hànsel était venue présenter son premier film.Le Lit, au public montréalais.Le hasard veut que le même photographe ( Michel Gravel ) et le même journaliste la rencontrent cette semaine au FFM où son septième long métrage, The Quarry, fait partie de la compétition officielle.Marion Hànsel n'a pas changé.Le compliment \u2014 particulièrement venu d'un photographe \u2014 lui fait plaisir.Même sourire narquois, même vivacité, même petit côté gavroche.Les cheveux courts, toujours, mais qui ont blondi.On n'imagine pas plus têtu que cette cinéaste belge qui se bat depuis des années pour le cinéma qu'elle aime.Marion Hànsel fait tout elle-même.Scénario, casting, tournage.Et court tous azimuts pour trouver de quoi financer ses films.Car elle est sa propre productrice.« Pour The Quarry, j'ai dû m'ad-joindre trois pays producteurs, la France, l'Espagne et les Pays-Bas, sans compter la Belgique, bien sûr.» Les questions d'argent dévorent son temps.L'écriture et la réalisation ne représentent, finalement, que 20 % de son travail.Comment tient-elle le coup ?« Je ne supporte pas qu'on me dise non.Ça provoque chez moi une rage, ça me donne de l'énergie pour prouver ce que je peux faire.Chaque fois que je termine un film, qu'il est lancé en salle, je me dis que je vais prendre un congé sabbatique.Mais au bout de deux ou trois semaines d'inactivité, je souffre de tachycardie, je m'imagine des cancers.» Quand je lui rappelle qu'au début de sa carrière, une fois son scénario terminé, elle dessinait tous les plans, tous les mouvements des comédiens, indiquait la position de la caméra pour bien faire comprendre aux techniciens ce qu'elle voulait, la cinéaste aujourd'hui chevronnée répond : « Mais je le fais encore ! Je n'oserais pas tourner si je n'avais pas un story board bien détaillé.J'aurais trop peur de me trouver devant l'équipe sans savoir où mettre ma caméra.C'est PHOTO MICHEL GRAVEL.La Pmste La cinéaste belge Marion Hànsel est au FFM cette semaine pour y présenter son septième long métrage, The Quarry.un dessin complètement gauche, mais tout le monde comprend ce que je veux.Je ne suis pas comme Fellini qui dessinait magnifiquement, ou Peter Greenaway.Cette rigueur de construction ne risque-t-elle pas de paralyser les interprètes ?« Les deux premiers jours, ils sont un peu désorientés, puis ils se rendent compte qu'ils peuvent se concentrer sur leur personnage, trouver quoi dire et comment l'exprimer.Marion Hànsel a, comme peu de cinéastes, l'oeil pour choisir ses interprètes.Elle les imagine, les voit pour ainsi dire, avant de les trouver.S'il lui arrive de faire tourner des noms connus ( Jane Birkin et Trevord Howard, par exemple, dans Dust ) elle ne court pas après les vedettes.Elle a choisi pour The Quarry un acteur irlandais peu connu, John Lynch, qui pourrait bien recevoir lundi le prix d'interprétation masculine.« Je suis tombée par hasard sur sa photo sans savoir si c'était un bon comédien, mais il avait un visage à la Giacometti et c'est ce visage-là que j'avais complètement imaginé.» Visage troublant d'un homme en fuite dont on ne saura jamais de quoi il est coupable.Le film se déroule en Afrique du Sud.Dans une nature âpre et indifférente au drame humain, comme souvent dans les films de la cinéaste belge.Le personnage joué par Lynch n'a pas de nom.Il s'appelle « the M an » \u2014 l'Homme \u2014 peut-être parce qu'il incarne l'être que nous sommes tous.Marion Hànsel l'a trouvé dans un roman, selon son habitude.Elle assimile si bien une oeuvre littéraire que tous ses films \u2014quel que soit l'auteur dont elle s'inspire \u2014 portent vraiment sa griffe à elle.« Je lis comme une boulimique, ayee une telle passion qu'il m'arrive de me croire l'auteure du roman.Je m'approprie les personnages.En écrivant mon scénario, j'entre dans l'atmosphère du roman, j'entends le vent, je vois le paysage.À la cinquième mouture du scénario, je ne sais plus ce que j'ai enlevé ou ajouté à l'oeuvre de l'écrivain.» La cinéaste a osé, une fois, raconter une histoire bien à elle.« C'était Sur la terre comme au de!, sûrement mon film le plus autobiographique.Je crois qu'il était très fort, mais maladroit.» La cinéaste est donc retournée à l'oeuvre des autres.« Je viens de découvrir votre Ga-brielle Roy.Je suis à lire La Détresse et l'Enchantement, je trouve ça merveilleux.» Jusqu'à vouloir en faire un film ?« Il faut attendre, ce n'est pas évident.» Marion Hànsel est née dans une famille flamande francophone.Cela explique sans doute que rien ne la choque comme l'intransigeance, le non respect d'autrui.« Pendant le tournage en Afrique du Sud, je me suis rendu compte qu'il faudra, malgré tous les efforts, encore deux ou trois générations pour que le racisme des Blancs soit oublié.Ça aussi, je le montre dans mon film.» Quand je m'étonne devant elle de la richesse du cinéma d'un petit pays comme la Belgique, elle répond : « Les cinéastes belges tiennent farouchement à leur indépendance.Ils font un cinéma très atypique, aucun cinéaste ne ressemble à l'autre.Nous n'arrivons pas à définir ce qu'est le cinéma belge, mais ce cinéma décrit presque toujours des personnages hors normes ou en rupture.» Claude Mourieras : sortir du cadre et s'ouvrir aux autres MARC-ANDRÉ LUSSIER collaboration spéciale La projection de Dis-moi que je rêve vient à peine de commencer que le spectateur est séduit d'emblée.Les discussions qu'a Julien, un enfant d'une vingtaine d'années qui a grandi trop vite, avec Julienne, sa vache préférée, témoignent du ton particulier qu'empruntera Claude Mourieras pour raconter l'histoire d'une famille de paysans de la Haute-Savoie.Privilégiant l'approche naturaliste qui caractérise tout un courant du cinéma français ( Y aura-t-il de la neige à Noël ?, La Vie de Jésus, et tant d'autres ), Mourieras ajoute aussi à son récit une bonne dose d'humour, de la poésie aussi parfois, desquelles émerge une force de vie hors du commun.« Il était important pour moi, reconnaît le cinéaste, que la vie ait une emprise très forte sur les personnages.Malgré la gravité du sujet, je voulais qu'il y ait beaucoup de mouvement, que les personnages soient propulsés les uns vers les autres.La veine comique prend quasiment ici une dimension révolutionnaire dans la mesure où elle fait exploser les choses.C'est dans l'humour que les protagonistes trouvent leur énergie.» Il est vrai qu'on ne s'ennuie pas trop dans cette famille.Et Julien prend déjà beaucoup de place.La présence de ce doux dingue, qui vit dans son propre monde, devient d'ailleurs, un jour, un peu lourde a porier.Et l'avenir de ce dernier fera l'objet d'une discussion qui remuera bien des choses au sein de cette famille.Plus encore que le récit, c'est le style qu'utilise Mourieras qui étonne.Il y a des ruptures de ton, de brusques mouvements de caméra, de l'énergie, de la tension.Bl l'auteur prend aussi le risque d'introduire au beau milieu du récit un nouveau personnage qui donne au film un éclairage différent.Je suis parfaitement conscient, affirme Mourieras, que tout ça est casse-gueule.Mais j'aimais cette notion de ne pas enfermer le récit dans un cadre précis.Je tenais aussi à ce que le film donne une vision moderne des paysans.On a souvent tendance à les considérer comme des habitants d'un autre sied» Claude Mourieras mais c'est faux ! » Mêlant comédiens profession- H Tï^^fSV^MB ne's el non-pro-\" fessionnels dans sa distribution, Claude Mourié-H|H ras a choisi plu-Hfla sieurs acteurs Si| dans la région ou le film a été tourné.Dont Vincent Dénériaz, un étudiant de faculté maths-physiques, qui, dans le rôle de Julien, offre une étonnante composition.« Les non-professionnels, explique Mourieras, apportent avec eux leur passé personnel.Même si, comme c'est le cas pour Vincent, leur vie n'a rien à voir avec celle du personnage qu'ils ont à interpréter.Suzanne Gradel, qui incarne la grand-mère, a, par contre, amené plein de choses.» Lauréat du prix Jean Vigo cette année, Mourieras n'en est pas à ses premières armes.Dis-moi que je rêve est son troisième long métrage de fiction ( après Montalvo et l'enfant et Sale gosse, deux films qui n'ont jamais été commercialement distribués chez nous ).De plus, l'auteur-c inéaste fait beaucoup de documentaires.Il a, entre autres, réalisé plusieurs films pour la chaîne Arte.« La fiction, explique-t-il, me permet d'aborder des thèmes qui, personnellement, me préoccupent.Mais je trouve quand même essentiel de conserver cette ouverture sur les autres que permet le documentaire.En ce sens, j'admire la démarche de certains cinéastes anglais.Ken Loach et Mike Leigh par exemple.» Se référant justement à l'humour que Loach peut mettre dans un film comme Raining Stones, Mourieras a voulu donner à Dis-moi que je rêve un aspect résolument festif.Et une vraie crédibilité à cette famille.À la fin du tournage, Suzanne Gradel a d'ailleurs avoué au cinéaste qu'elle allait trouver bien difficile l'éclatement de cette cellule familiale créée pour le film.« Parce qu'on y a cm : >' «i-l-ellc dit.DIS-MOI QUE JE RÊVE, de Claude Mourieras.Aujourd'hui 17 h M), au Parisien 5 PHOTO ANDRE F0R0ET.Li Dis-moi que je rêve ! Qui a dit que le Festival manquait d'invités de prestige ?Julienne, Tune des vedettes du film Dis-moi que je rêve, s'est prêtée de bonne grâce aux photographes, dans un enclos conçu spécialement pour elle dans la rue Sainte-Catherine face au complexe Desjardins.i LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 6 SEPTEMBRE 1998 ARTS ET SPECTACLES Cream, nuit 2 : l'énergie du « drum and bass » Richard Ubbé ¦V \u2022 t ucun doute possible, l'évé-ii e -ment Cream est « in ».Vendredi soir, des dizaines d'adeptes vagabondaient devant la porte du Sona, à quelques pas de la rue Bleury, histoire de participer à cette deuxième soirée du festival Cream, festival de musique électronique qui se termine ce soir au Stade olympique et qui a attiré 2000 fans lors des deux premiers soirs.Vendredi soir aux abords du Sona, belles filles, invités et amis d'enfance du portier entraient sans problème.Les autres ?Pas évident.Mais avec un peu de patience \u2014 et un peu de chance \u2014 on pouvait entrer et goûter au « drum and bass » du DJ Grooverider, plat principal de cette nuit sous la bannière Cream.Comme le veut la tradition du milieu, cette deuxième étape du Cream faisait figure de marathon.À la carte : une dizaine de DJ et 11 heures de musique électronique pour nous faire danser sans cesse jusqu'à.10 h samedi matin.Et pas question de s'arrêter pour souffler.Un peu de spiruline, quelqu'un ?On le devine, le Sona était quelque peu désert en « début » de soirée.Normal : les ravers, les vrais, ont commencé à arriver par grappes a compter de 3 h.Folle jeunesse.Au lounge du sous-sol, jeunes hommes et jeunes femmes se trémoussaient sur fond de musique rap.Des jeunes comme Kevin de Lachine, 23 ans et fort souriant, T-shirt « Hell » sur le dos et tuque sur le ciboulot malgré la chaleur parfois intenable.« J'ai l'intention de rester jusqu'à la fermeture »; disait ce petit fou.Et comment faire pour demeurer éveillé, jeune homme ?« C'est Les ravers, les vrais, ont commencé à arriver au Sona vers 3 h du matin.Sur le plancher de danse, des torses nus, des petits bracelets fluorescents et des participants qui étalaient un look spatial que le Capitaine Cosmos n'aurait certes pas renié.l'énergie qui me fait aller.l'énergie et les belles filles ! » Non loin de là, Chris Mably, 18 ans, attendait le grand moment avec impatience.« Je suis ici pour Grooverider.Ce gars-là est une légende, il est le parrain du \" drum and bass \" en Angleterre.C'est rare de voir ce genre de DJ à Montréal.Je vais être ici jusqu'à 10 h.Et je ne prendrai pas de pilules.Pas ce soir.» Ah ! les pilules, ces petits remontants souvent \u2014 et tristement \u2014 incontournables dans les sphères de la musique électronique.Rien de neuf de ce côté, mais vendredi soir, quelques habitués avouaient avoir payé 35 $ pour un peu d'ecstasy et 20 S pour un peu de speed, histoire de pouvoir tenir le coup jusqu'au matin.Aucun témoignage, malheureusement, concernant les effets bénéfiques des vitamines Flinstones.Grooverider ?Bien sûr, notre homme avait quelques minutes de retard.On l'attendait à 1 h, il s'est pointé vers 3 h.Mais ce n'était pas bien grave.Dans la place, l'énergie du « drum and bass » était palpable, surtout lorsque le rapper MC Flex a saisi le micro pour hurler le traditionnel « Montréal, are you ready out there ?», tandis qu'un cube accroché au plafond dévoilait des images à la limite de la porno.Sur le plancher de danse, des torses nus, des petits bracelets fluorescents et des participants qui étalaient un look spatial que le Capitaine Cosmos n'aurait certes pas renié.Et Grooverider a fait bouger ses platines \u2014 et ses fans \u2014 sans arrêt, jusqu'à très tard dans la nuit montréalaise.A 4 h, les ravers dansaient encore, d'autres arrivaient à peine et la fête ne faisait que commencer.Mais votre humble serviteur, lui, devait se pousser pour mieux retrouver son clavier d'ordinateur.À chacun sa drogue.i § \u2022 « » * t t * Festival f \\ ¦ c des LJLJLxJLx j du monde À L'AFFICHE AUJOURD'HUI THÉÂTRE MAISONNEUVE 19 h 00 Shuulc (CO) Tom Guard; Royaume-Uni; 9mn; Ang.S.T.F.\u2022 UNDER YTAN / SOUS LA SURFACE / BENEATH THE SURFACE(CO) Daniel Fridell; Suède; 103mn; S.T.F.tr S.T.A.21 h 30 Shoes Off (CO) Mark Savvers; Canada; I3mn; Ang.S.T.F.ELVJS & MERILIJN / ELVIS Br MARILYN (CO) Armando Manni; Italie; 93mn; S.T.F.&\u2022 S.T.A.5* SALLE (PLACE DES ARTS) 19 h 00 HOMMAGE À SANDRA BULLOCK En présence de l'actrice.Présentation d'extraits de films et discussion animée par Dan ah Meeley.TRIBUTE TO SANDRA BULLOCK In her présence.Présentation of excerpts and discussion conducted by Darrah Meeley.CINÉMA IMPÉRIAL 9 h 00 Shoes Off (CO) Mark Savvers; Canada; 13mn; Ang.S.T.F.ELVJS &\u2022 MERILIJN / ELVIS & MARILYN (CO) Armando Manni; Italie; 93inn; S.T.F.6- S.T.A.11 h 30 Shuttle (CO) Tom Guard; Royaume-Uni; 9mn; Ang.S.T.F.UNDER YTAN / SOUS LA SURFACE / BENEATH THE SURFACE (CO) Daniel Fridell; Suède; 103mn; S.T.F.&\u2022 S.T.A.14 h 00 DONNEZ-MOI L'AMOUR / BEGG1NG FOR LOVE / AIWO KOUHITO (CO) Hideyuki Hirayama; Japon; I35mn; S.T.F.8- S.T.A.17 h 00 Largo es el camino del cielo (CO) José Angel Garcia Moreno; Mexique; 8mn.L'ENNUI (CO) Ccdric Kahn; France; 120mn; Fr.S.T.A.19h30 ROUNDERS (HC) John Dahl; U.S.A.; I27mn; Ang.22 h 00 LA DANSE DU VENT / DANCE OF DUST (HC) Abolfazi Jalili; Iran; 73mn; sans parole / without dialogue CINÉMA PARISIEN 2 10 h 30 JE M'APPELLE SARA (EM DIC SARA) (CA) Dolores Payas; Espagne; 98mn; Catalan S.T.F.12 h40 Sonotone (CA) Jean-Luc Ducasse; Espagne; 1 Imn; S.T.A.LE NAIN ROUGE (THE RED DWARF) (CA) Yvan Le Moine; Belgique / France; 102mn; Fr.S.T.A.15 h 00 WITH FRIENDS LIKE THESE (CA) Philip Messina; U.S.A.; lOimn: Ang.17 h 00 LOVE FROM GROUND ZERO (CA) Siephen Grynberg; U.S.A.; 102mn; Ang.19 h 20 TOKYO EYES (CA) Jean-Pierre Limosin; Japon / France; 90mn; Jap.S.T.A.21 h 20 Sonotone (CA) Jean-Luc Ducasse; Espagne; 1 lmn; S.T.A.LE NAIN ROUGE (THE RED DWARF) (CA) Yvan Le Moine; Belgique / France; 102mu; Fr.S.T.A.CINÉMA PARISIEN ) 12 h 00 REISE IN DIE NACHT (DEADLY RESCUE) (TV) Matti Geschonneck; Allemagne; 87mn; S.T.A.14 h 00 The Bool (CA) Peter Boyd Maclean; Royaume-Uni; I lmn; Ang.HIGH RISK OFFENDER (PC) Barry Greenwald; Canada» 57mn; Ang.SURVIV1NG DEATH : STORIES OF GRIEF (PC) Elizabeth Murray; Canada; 47mn; Ang.16 h 30 ÉTRANGE HISTOIRE (PC) Jean Gagné, Serge Gagné; Canada; 112mn; Fr.19 h 00 Assigne à résidence (CA) Jean-Jacques Beincix; France; 27mn; Fr.ESTHER ET MARIANA, D'UNE RIVE \u2014 L'AUTRE (TV) Gonzalo Arijon; France/Uruguay; 60mn; Fr.21 h 00 INGMAR BERGMAN \u2014 ON LIFE AND WORK (H) Jërn Donner; Allemagne/Suède/France; 90mn; Sué.S.T.A.CINÉMA PARISIEN 4 9 h 00 ROUNDERS (HC) John Dahl; U.S.A.; 127mn; Ang.1 lh30 T.G.V.(CA) Moussa Touré; France/Sénégal/Guinee; 90mn; S.T.F.& S.T.A.13 h 20 CE PRINTEMPS DANS MON PAYS NATAL / SPRING IN MY HOMETOWN (C.) Lee Kwangmo; Corée du Sud; 108mn; S.T.F.&\u2022 S.T.A.15 h 30 À VENDRE (HC) Laetitia Masson; France; 117mn; Fr.S.T.A.17h20 GENGHIS KHAN (HC) Mailisi Saifu; Chine; I lOmn; mongol.S.T.A.19 h 30 T.G.V.(CA) Moussa Touré; France/Sénegal/Guinée; 90mn; S.T.F.&\u2022 S.T.A.21 h 30 FRENCH DRESSING (CA)Hisashi Saito; Japon; lOOmn; S.T.A.CINÉMA PARISIEN 5 * 11 h 00 DANCEMAKER (CA) Matthew Diamond; U.S.A.; 98mn; Ang.13h00 FILM À ANNONCER FILM TO BE ANNOUNCED 15 h 30 YELLOW WEDDING (PC) Qi Chang, Yan Cui; Canada; 95mn; Ang.% 17 h 30 DIS-MOI QUE JE RÉVE (HC) Claude Mourieras; France; 97mn; Fr.S.T.A.19 h 30 DANCEMAKER (CA) Matthew Diamond; U.S.A.; 98mn; Ang.21 h 30 LE GÔNE DU CHAÂBA (HC) Christophe Ruggia; France; 96mn; Fr.CINÉMA PARISIEN 6 10 h oo J'adore le cinéma (CA) Vincent Lannoo; Belgique; 14mn; Fr.S.T.A.DIVINE CARCASSE (CA) Dominique Loreau; Belgique/Bénin; 88mn; S.T.» 12 hOO KASABA (CD) Nuri Bilge Ceylan; Turquie; 85mn; S.U .14 h 00 VASSIL1KI (CA) Vangelis Serdaris; Grèce; IMmn; S.T.A.16 h 30 FILM À ANNONCER FILM TO BE ANNOUNCED 19h00 Les Fans (CA) Francis Duquel; France; lOmn; Fr.HORS-JEU (CA) Karim Dridi; France; 95mn; Fr.S.T.A.21 h 20 THE MAN IN GREY (CA) Pericles Hoursoglou; Grèce/Suisse/Chypre; lOOmn; S.T.A.CINÉMA PARISIEN 7 lOh 00 ALL SOULS DAY (CD) Alan Gilsenan; Irlande; 78mn; Ang.11 h40 LE CIEL.LES OISEAUX ET.TA MÈRE (CD) Djamel Bensalah; France; 91 mn; Fr.S.T.A.13 h 40 FRAGMENTS-JERUSALEM (1ère partie) (CA) Ron Havilio; Israël; Hébreu commentaire en anglais / English narration.Durée : 3 heures environ (première moitié).Durée totale du film : 358 minutes.Length : approx.3 hours (first half).Total length of the film : 358 minutes.17 h 00 Répétition Compulsion (CA) Ellie Lee; U.S.A.; 7mn; Ang.S.T.F.COMIC ACT (CA) Jack M a/an; Royaume-Uni; 107mn; Ang.S.T.F.19 h 30 Cantos de sirena (AL) Luis Rosario Albert; Porto Rico; 35mn; S.T.A.POSICION VICIADA (OFF SIDE) (AL) Ricardo Coral-Dorado; Colombie; 75mru S.T.A.21 h 30 THE POLISH BRIDE (CA) Karim Traïdia; Pays-Bas; 90mn; Néerl.S.T.A.COMPLEXE DESJARDINS 1 11 h 20 Pronto saldremos del problema (AL) Jorge Ramirez Suarez; Mexique; 5mn; S.T.A.AMANECIO DE GOLPE (AL) Carlos Azpurua; Venezuela/Canada; 97mn; S.T.A.13 h 20 BIRTH OF A BUTTERFLY (CD) Mojtaba Raie; Iran; 98mn; S.T.A.15 h 20 THE DAY OF THE FULL MOON (CD) Karen Shakhnazarov; Russie; 93mn; S.T.A.17 h 20 ïT'S A LONG ROAD (OLA INE DROMOS) (CD) Pantelis Voulgaris; Grèce; 119mn; S.T.A.19 h 40 THE CLOUD AND THE RIS1NG SUN (CA) Mahmud Kalari; Iran; 90mn; S.T.A.21 h40 BOLEIROS, ERA UMA VEZ O FUTEBOL (PROS, BRAZILIAN SOCCER REVISITED) (AL) Ugo Giorgetti; Brésil; 96mn; S.T.A.COMPLEXE DESJARDINS 2 11 h 00 YOU ALONE CANT SEE (CD) Tomoyuki Akaishi; Japon; 105mn; S.T.A.13 h 00 SEKTEN (CREDO) (HC) Suzanne Bier; Danemark; 90mn; S.T.A.15 h 00 L'Arbre de Julie (CA) Christel le Coopman; Belgique; 6mn.TERRA NOVA (CA) Paul Middleditch; Australie; 87mn; Ang.17 h 00 EL COLOR DE LAS NUBES (HC) Mario Camus; Espagne; 105mn; S.T.F.19 h 30 WILBUR FALLS (CA) Juliane Glantz; U.S.A.; 95mn; Ang.21 h 20 Déportation at Breakfast (CA) Carol Jennings; U.S.A; 7mn; Ang.THE IDEA OF SEX (NOTH1NG SACRED) (CA) David Elliot, Mark Huppin; U.S.A.; 94mn; Ang.COMPLEXE DESJARDINS 3 10 h 00 WIND ECHOING IN MY BEING (C.) Jeon Soo-U; Corée du Sud; 113mn; S.T.A.12 h 30 TIMELESS BOTTOMLESS BAD MOVIE (C.) Jang Sun-Woo; Corée du Sud; 138mn; S.T.A.15h00 SPARKLE (PC) JefT Beesley; Canada; 82mn; Ang.17h00 HABITUAL SADNESS (C.) Byun Young-Joo; Corée du Sud; 7 lmn; S.T.A.19h00 En me» Im de ninguna parte (CA) Javier Rebollo; Espagne: 23mn; S.T.A.AMAZING WOMEN BY THE SEA (CA) Claes Olsson; Finlande: 104mn; S.T.A.21 h 30 Noche (AL) Tomas Wciss; Chili; 14mn.EL JUGUETE RABIOSO (THE FURIOUS TOY) (AL) Javier Torre; Argentine; lOOum; S.T.A.PHOTO REUTERS Matt Damon Pluie d'étoiles sur le Lido MARIE-THÉRÈSE DELBOULBES de l'Agence France-Presse.VENISE La Mostra de Venise, entre pluie et soleil, a accueilli hier étoiles françaises et américaines avec Sandrine Bonnaire et Emmanuel-le Béait, les deux soeurs de Voleur de vie de Yves Angelo, Matt Damon, le flambeur de Rounders de John Dahl, et Michael Douglas, l'assassin de Meurtre parfait.Un carré d'as pour le bonheur des paparazzi.Voleur de vie, le premit.des trois Français en compétition pour le Lion d'or, décerné le 13 septembre par le jury présidé par Ettore Scola, a été fraîchement accueilli et c'est John Dahl, premier d'un quatuor de candidats américains, qui a tiré hier son épingle du jeu.Étoile en pleine ascension, depuis son Oscar pour Will Hunting, Matt Damon, le « private Ryan » du film de Steven Spiel-berg, incarne Mike McDermott, brillant étudiant en droit le jour, brillant joueur la nuit dans ce film noir où les canes sont l'instrument du destin.Mike doit choisir entre l'amour, la routine, la loi et la fascination du jeu qui fait monter l'adrénaline.Il rêve d'aller un jour à Las Vegas se mesurer au champion du monde de poker et, en attendant, il hante les tripots clandestins de New York, comme celui de Teddy KGB ( John Malko-vich ) que fréquentent les requins de la mafia russe.Après s'être fait complètement lessiver, plein de sages résolutions, Mike renonce au tapis vert.Mais son amitié pour Worm ( le vers ) ( Edward Norton ), tricheur et « loser », va l'entraîner à nouveau dans l'enfer du jeu, car « on n'échappe pas à ce qu'on est », comme le dit le doyen de la faculté de droit ( Martin Landau ).Dans ce film à l'atmosphère crépusculaire, le réalisateur de Red Rock West et de The Last Séduction maintient une tension permanente dont le clou est le duel par cartes interposées entre KGB et Mike, une « bataille psychologique » dont le plus perspicace et le plus solide sortira vainqueur.Si la dernière coqueluche d'Hollywood n'a pas encore l'épaisseur d'un Paul Newman dans L'Amaqueur ou La Couleur de l'argent, il est entouré d'excellents acteurs dans des rôles secondaires, John Malkovich, irrésistible en mafioso venu du froid avec un accent russe à couper au couteau, John Turturro, le prudent mentor de Mike au poker, et Martin Landau, son mentor à la fac de droit, qui le pousse à s'assumer.Deux soeurs Des sombres tripots de New York, les festivaliers sont passés à l'univers grave et glacé d'Yves Angelo qui réunit pour la première fois à l'écran Emmanuelle Béart et Sandrine Bonnaire, les deux soeurs de Voleur de vie.L'une est toute«séduction.Aida / Ema-nuelle, l'autre, retenue et austérité janséniste, Olga / Sandrine.L'une incarne le désir de la chair et l'autre le renoncement et le sacrifice.Mais, pour le réalisateur, « il y a un côté frigide chez l'une et chez l'autre ».Comme deux naufragées prisonnières sur une île, battus par les flots sauvages, elles vivent en compagnie de Stgga ( Vahina Giocante ), la fille adolescente d'Olga, dans un vieux presbytère surplombant les tombes d'un cimetière où poussent des herbes folles.Aida est une mante religieuse qui séduit, tandis qu'Olga épie à la porte.Envie, frustration, amour, complicité?Tous ces sentiments semblent se mêler dans les relations ambiguës entre les deux soeurs.« C'est un ru le à deux visages », souligne Emmanuelle Béart.Le réalisateur du Colonel Chabert, qui a déjà adapté Un air si pur du prix Nobel norvégien Knut Hamsun, revendique pour ce film plein de non dits l'influence de la littérature et du théâtre nordique.Sandrine Bonnaire .1 d'ailleurs évoqué Cris et chuchotements mais n'CSfl pas Ingmar Bergman qui veut.Quant au mattic du film d'action, Andrew Davis, s'il n'est pas de taille à rivaliser avec le maître du suspense Alfred Hitchcock, il a tout de même réalisé un « remake » de Dial M for Murder, Perfca Murder » ( Meurtre payait ).présente dans la populaire section Nuits et étoiles . LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 6 SEPTEMBRE 1998 LES UNS ET LES AUTRES D e Norma à Marilyn Tous les hommes désiraient Marilyn Mon-roe, mais personne ne voulait rien savoir de Norma Jean Baker.La petite Norma, baptisée ainsi par sa mère d'après son actrice favorite, Norma Talmadge, a connu une enfance peu enviable.Dans une série de portrait de vedettes, le magazine Star rappelle que son père, Martin Mor-tenson, a abandonné le foyer avant même que l'enfant ne soit née.Quant à sa mère, Gladys Baker, elle devait faire des séjours successifs dans des établissements psychiatriques tout au long de la trop brève vie de sa ZOOM Robert Altman Avez-vous le sentiment d'être considéré comme le chien fou de Hollywood ?m m J'imagine que oui.De toute façon, m m ce n'est même plus intéressant d'un point de vue professionnel de travailler avec ces grosses structures.Avant, et je vous parle d'il y a seulement dix ans, on avait en face de soi un interlocuteur avec qui échanger un point de vue et partager une dialectique qui ne pouvait être que constructive.Maintenant, on a affaire à des comités anonymes et par conséquent dépourvus de toute personnalité.Ce sont eux les décideurs, et se battre contre eux, c'est un peu se battre contre des moulins à vent.Je ne vous apprendrai rien en vous disant qu'ils ne jurent qu'en termes de stars et de rendement.Tout le but de l'entreprise étant bien évidemment de faire le plus d'argent possible, et ce des la première semaine d'exploitation.Le reste, ils s'en moquent royalement.Ciné Live » fille.Norma séjourna dans une série de foyers adoptifs où elle était souvent battue et où elle fut même violée par un autre pensionnaire.Elle eut peu de moments heureux, écrit Maurice Zolotow dans son livre, Marilpi Monroe, sauf lorsqu'elle vivait dans une famille qui insistait pour qu'elle soit absente de la maison les samedis.On lui donnait 25 cents, une couple de sandwi-ches au fromage et un thermos, et on lui ordonnait de demeurer dans un cinéma jusqu'à la fermeture de la salle, à minuit.Pour une petite fille qui rêvait déjà de Hollywood, c'était le septième ciel.FLASH John Wayne le mal aimé * » Tout le monde adorait John Wayne.Tout le monde, sauf sa mère ! Durant toute sa vie, l'acteur fit l'impossible pour satisfaire sa mère, Molly.Il lui offrit de luxueux voyages, l'invita aux grandes premières de Hollywood, fut constamment aux petits soins pour elle, mais ce n'était jamais suffisant.Molly n'a jamais pu supporter son fils aîné, et elle ne cachait pas qu'elle lui préférait de loin son autre fils, Bobby.Cette hargne, écrivent Randy Roberts et James Oison dans leur livre, John Wayne, American, fut pour l'acteur une source de tristesse constante et est demeurée pour lui un mystère complet, car il n'a jamais pu expliquer en quoi il l'avait méritée.Chique alors ! ¦ Mickey Rourke a l'intention d'ouvrir à Miami une tabagie copiée sur les fameux estaminets où les fumeurs allaient s'adonner à leur vice au début du siècle.On y trouvera même des crachoirs à l'intention des clients qui préféreront chiquer du tabac.Maison de fête ¦ Leonardo DiCaprio est parti à la recherche d'un appartement sur Sunset Strip, où se trouvent la plupart de ses boîtes de nuit favorites.Bien qu'il possède déjà une demeure de deux millions de dollars à Los Angeles, il aimerait trouver une résidence plus discrète, dans laquelle ses amis et lui pourraient faire la bombe toutes les nuits.John Wayne et sa mère, Molly Et Clark Gable ?¦ La femme de Bob Nevvhart, Ginny, Y GOTOUm BANDERAS HOPK1N5 ZETA-JONES LE MASQUE DE ZORRO ttiiios FtANÇAbE DE THE MASK Qf ZQRRO .TRIS>> STAR ' A L'AFFICHE! CONSULTEZ LES GUIDES-HORAIRES DES CINÉMAS! MARIE A VRAIMENT UN JE NE SAIS-QUOI Le film le plus drôle de la décennie; 'Les rires les phts sr»4s tt les pliss «ses ée ttfcSRïS \u20acr9*t2 '* m \"tBX \" 'lartttt ntrt cMr* si iras k pMMi car nus aBex rire à nus flirt nul.\" marie a un je-ne-sais-quoi I [MfXÛOfOfc CSAt PAUC 11 CNÉ MIK OCÉON I 2» IUm SUS CMCMXXOOtON FAUBOURG ?g s ~ catOux ooéon OM<XOOfOM OORVAL ?K cmCmxx action \\ 9 CKfMAfMS STE-ADELE ?CONSULTEZ LES GUIDES-HORAIRES DES CINEMAS! «Macjique.Cn(;han teùr.Diitiu Bakiîi Mon», f ait B \\ ri m- L'y S (.m uns» « Est Vraiment Très Spécial» Jcswrr Lro\u2014.N»C-TV «Enchanteur, Touchant.Cest à voir.» T»wi a\u2014 \u2014.tmc mvm r>>**> pavr «Deux fois Bravo!» tl \u2022 cacsr* Dliw littTAMl AlJllllt HliTIl A L'AFFICHE I CméAIjiooIôm -CMbUXOOfOM _WUC««VllLf_^ lASfltN\u2014 QiÛHÔ~l LANOELIER S ?virmom niAMÇMK 7S3B5 tT-ffr»CIWTHE _ LCSCMfMUAOUOO | $TE-TM£rF$E_8^ CHfUlOOtON CAIMTOL ***** » 1m6ummB~ CS4-mmc ooéom \u20220UCHCRV1LLE ?9 K %î*mWm*9K CAASA*ÛURJM»6AO F AUSOWQ_*j\\_ A 9 mcMtMMouao | UC0WUIW11tk_ f LIA cmkttM éuâÉBT] LA1AU1 (FlMf ) f \"faune»! ~l*éï ] f cMnu 6S| $HiRtH00KiJ LiPWW juiiini TfRRf BONNE I ST-BASIll ?\u2022 \u2014 \u2022MM fôm >T BRUNO kffOjMimjOMno lanoelier « .tT-HYACINT ROCK F0AIJT ^TE TMËrTsE \u2022 [ flto'M« »t «JkUMMT SOHfL TNACY ?CWMAOUCAf .41 ANQUUM ¦ JCR l TROK-AlVlf PES VAUIYEIEIO ?ATWATfR J-k.: fi 'T i I \"eilPitJi oerfo» LAU1LI ««MÏ^I JPJOSSANO y 11 U»M lUrrtlMO .RATINE AU - CONSULTEZ LES GUIDES HQRAIRCS DES CINEMAS' GAGNANT:^ FESTIVAL DES FILMS 1)1 MONDE ÏWI PRIX SI'IX'IAL 1)1 .11 m \u2022 MIII I II KS( I \\ \\U!().| AKPI ALAIN SARDE Alain Patrick CHABAT TIMSIT le \u2022mm ^mm^^ml' Cousin POUR LES FLICS, IL EST DE LA FAMILLE.«im* Alain CORME AU iMnaawii HQftl AlUWH tMniMi' 4Ml C9 THfMT ttWQIS «CflUBllHN WHCINiln» whm CNttTNF SUIVI \u2014Kl (IMS MM DÈS LE 7 SEPTEMBRE! cinéplex ooéon COMPlrXE DESJAMDB © Lundi au joudl.: 12:30 - 2:46 - 5:00 - 7:15 - 9:30 Agnes JAOUI «¦rte TRINTIGIMAIMT «.aaiimw |9mimw nou * IF I fUI NNHCTNi MIUFUB CONNO C«Ul*.tluaOILU3 Samuel LE BIHAIM Caroline PROUST «mnIMM «i I ItNCI \u2022 IV»» Il M DÈS LE 11 SEPTEMBRE! PUISSANT, EXTRÊMEMENT CAPTIVANT, TRÈS DIVERTISSANT!-1 i \u2022 - Piul WunJcr.W'BAl RADIO H J II DAMDN E 0 W A R D N ftiili ^ t-.mr savoir hnisscr les c;irtos sans les 'brouiller.* ^^^^ 0 KO N 11 «9* 48'FESTIVAL INTERNATIONAL ' DU FILM DE BERLIN-SÉLECTION PANORAMA «Une comédie intelligente et soignée.» -Georges Privet, VOIR Vincent Bruno Qbaz Pvtiuiu Smaâ Sarafe Wolfman Grappin.Béatrice /'I \\l PRÉSENTE 0?désordres amoureux un film de OLIVIER PERAY RETOUR LE 8 SEPTEMBRE! EN EXCLUSIVITE COWBULTtZ Lt» QUIDEt-HOWAMWI Ot» CINtMA» famous players PARISIEN Ri JOHN IMF IIILIN «ulOHN \\NSSEN MOI MALKOVICH n ¦St.ERNIER TOUR de Table V.f de R0UNDERS Destination: Amour.Un film de John Dahl /0J/ .l-IE.\\N UlfWM ALLIANCE vivafii rvi *NEXT STOP WONDERLAND VERSION ORIGINALE ANGLAISE DES LE Al LIANCI VIVAI II M «» I .1.11 DÈS LE 11 SEPTEMBRE m 11 SEPTEMBRE! «C'est délicieux et ça roule sur un rythme d'enfer I » O*»» TtWTtftfoy, LE DCVttR «Une comédie fraîche et drôle I » La reconstitution de l'époque est excellente, Myers offre une perfoimance tout à tari étonnante et éckitantel » U(JCA«*U«É*LA«» LES FILLES FONT LA LOI! f trt Ion f rinçait» de STRIKEt lAff -.' - ST-IIIUM0 LAKILIf M » i 'ioUkTTi* MAfiOQ LE FILM IM»1 EN AMÉRIQUE DU NORD! W E $ L E Y S N I P E S ryan Philli Salma Ha Neve Campbeu MlKE ^Mjg0 VERSION f R \\ Ç*t AISE S î ï P H E N 0 0 R FF Al IIANCI #1» AV« Al II \u2022 À L'AFFICHEI BSJ M4iMROOCi r i tT NTftCHirMI * I ST J^NOMf ^ j COM»ULT«Z LAS _P«« CINÉMAS MAO0O^ ».flAlA MU* \u2022> 1 IT-IAMli .«nu, LAT^JAJiti- *mim¥T* vaiiitmci»^ trï-i Jm t»n% JGi.tîU.; | «T flASILI \u2022 tOMl-nUCTr ! ' cmJ mm nal 1 , .Wau < \u2022 CaltUHCAf rlftJLVPM^^i \u2022 - Il i CONSOLTCZ LAS OU IDC» MOHAIHH OCS CINÉMAS IAMI MM VSRSIOM OMIGMHALA CONSULTA* LAS OUIOSS-_CMS CINÉMAS 7kMtoA>jr 3 f>0«» Av«l«* loui SMvsWÉfSMI touts sas fi .MHOHTSiAL OsttWH [\u2022fdBBY?HKCKVISA t T 0 i 1.« * AM SOO \u2022 QOLOiN Rf CIIVIR lïWlVfcTM hit HVrPIt fiytVOTi ¦?!¦ itrUMAt.i I \u2022 « \u2022 |»l«»l«- «l« |.tl» -.IM,-,' i «\u2022 « HH .ISll' MHl I.HI.Ml.I|| .« .\u2022 \u2022 i i i .- \u2022 i I i < > « i « - i .\u2022 v «\u2022« les ÏWI I\".«Ill I.lll'lll ' .\u2022.\u2022m.I » l'Ut | /\\ M.I I III < I l K I I X \"I IISK )N I HAUl.AISI VIN'OI ANS IMUS I A R |i 1?CHATt AUSSI «M V.O.AMOLAitl Il- ~ A I AiFICH I cU i«df om lOUCMIÉVtUJil CONSULTEZ LAS OUtOCS-MOPAlRf \u2022 OSS CINÉMAS LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 6 SEPTEMBRE 1998 B 11 L'ECRAN, LE SON, LE CONFORT VOUS AVEZ CHOISI VOTRE FILM.VOUS DEVRIEZ AVOIR LE DROIT DE CHOISIR VOTRE CINEMA.46 ECRANS A MONTREAL ET LES ENVIRONS WWW.ciltCfnas3UZZO.com Marc! Mo redi s5 Des SOURCES 10 |Galeries D< COIN DES SOURCES/BRUNSWICK 514-685-1122 Sources! LACORDAIRE 11 COIN LACORDAIRE/DES GRANDES PRAIRIES 514-324-3000 SOUVENIRS, SOUVENIRS Nos premiers grands producteurs Pierre Vennat l y a quarante ans, le monde du spectacle n'était pas encore une industrie chez nous.Vingt ans plus tard, on commençait à parler « d'industrie culturelle » mais il y avait pourtant bien peu de producteurs professionnels, mis à part les « occasionnels » qui présentaient un ou deux spectacles par année.En fait, comme l'expliquait Pierre Beaulieu dans La Presse du 2 septembre 1978, on n'en comptait que quatre du côté francophone dans la région métropolitaine : Guy Latraverse, Alain Simard et son associé André Ménard, Françoise Chartrand et Michel Gélinas.Lesquels dirigeaient ( certains disaient « contrôlaient » ) notre industrie du spectacle.Chacun d'eux oeuvrait dans une sphère bien précise.Simard travaillait dans le domaine de la jeune musique et présentait notamment Paul Piché, Geneviève Paris, Zachary Richard et quelques autres.Michel Gélinas, véritable homme d'affaires, jouait les valeurs sûres et se limitait aux artistes français ou presque, comme Béçaud, Dassin, Adamo, Lama.Françoise Chartrand, elle, présentait des spetacles avec beaucoup moins de régularité que les autres ( à Montréal en tout cas ), s'intéressait souvent à des artistes anglophones et produisait quelques spectacles « exotiques ».Et enfin, Guy Latraverse, président de Ké-beC-Spec, était de loin le plus important, le plus contesté, travaillant autant avec des artistes français que québécois, mais dé plus en plus avec des Québécois.Et il s'étendait au domaine de la télévision ( Ké-bec-Films ) et du disque ( Kébec-Disques ) avec Gilles Talbot.Le Choeur de l'Armée rouge ¦ Il y a un quart de siècle, les com-miçiistes ( les « rouges » ) étaient encore au pouvoir à Moscou qui était la capitale de l'Union soviétique.Mais, au dire de Jean-Paul Brousseau dans La Presse du 6 septembre 1973, à l'occasion du passage de la célèbre troupe dans la métropole, l'appellation « Choeur » de l'Armée rouge ne répondait plus très bien à la réalité.« C'est maintenant l'Ensemble de l'Armée rouge qu'il faut dire, soit le choeur proprement dit avec ses solistes ; un orchestre comprenant accordéons, balaïkas, mandolines, les instruments de l'harmonie et la percussion ; et ses danseurs masculins et féminins \u2014200 personnes capables d'à peu près tout.» Mais, ajoutait Brosseau, « ce sont les danseurs, je crois, qu'on vient voir.On a écrit qu'ils défient la gravité.Ils virevoltent à plusieurs pieds du sol, et ne l'ont pas aussitôt effleuré que les voilà à nouveau en suspension.Ce qu'ils font, comme par exemple dans la Danse des cavaliers, n'est pas seulement de la haute voltige, mais ces sabres qui s'entrecroisent et les étincelles produites à leur choc ont un petit quelque chose d'anxieusement dangereux ; on souhaite qu'il n'arrive pas d'accident.» Le cri d'animal de Gerry Boulet ¦ Vingt ans déjà que Gerry Boulet et son groupe Offenbach ( qui s'appelait auparavant Les Gants Blancs ) donnait un spectacle au El Casino.Pierre Beaulieu écrivait alors, le 1« septembre 1978 : « Depuis 1970, le groupe Offenbach a toujours circulé à l'intérieur du même corridor \u2014 et ce n'est pas péjoratif\u2014 le gros rock n'roll.Ce choix leur convenait d'ailleurs parfaitement.Tout d'abord, la voix extraordinaire de Gerry, ce cri d'animal sauvage, comme il le dit lui-même dans une de ses chansons, s'y prêtait admirablement bien.À tel point, qu'on se demande ce qu'il aurait pu chanter d'autre.Ce rock n'roll qu'ils ont toujours chanté n'a de plus jamais ressemblé à une vulgaire traduction d'une musique typiquement américaine.Offenbach a su lui donner une couleur locale, l'adapter, le faire ressembler aux gens d'ici, ce que les chanteurs de disco n'ont jamais pu réussir ou n'ont jamais pris la peine de faire.» Barbara, l'oiseau noir à tête blanche ¦ Barbara, morte l'an dernier, nous avait visité il y a 30 ans, se produisant à la Comédie-Canadienne.Claude Gingras, qui avait assisté à son concert, écrivait le 10 septembre 1968 que « c'est une espèce de grand oiseau noir, à tête blanche, qui sort des coulisses après quelques accords d'instruments.Barbara, un peu froide, souvent hermétique et très mystérieuse, ne vient pas à nous, il faut aller à elle.Ses chansons demandent un certain effort de la part de l'auditeur.Le plus souvent, Barbara chante un thème unique, l'amour, dans des mots qui ne sont pas ceux de tous les jours et sur une ligne mélodique qui n'est pas de celles qui se retiennent immédiatement.Le côté essentiellement \" chanson \" ne devrait cependant pas nous faire oublier un autre aspect du talent de Barbara.Je veux parler du sens du théâtre, qu'elle possède à un haut degré.Barbara joue de son visage, de ses grands yeux inquiets, tristes ou tendres, et de ses mains.Son ombre même a quelque chose d'inquiétant.» Piaf très émouvante ¦ Vingt ans plus tôt, bref il y a un demi-siècle, c'était Edith Piaf, « la môme », qui nous avait rendu visite au Monument-National avec les Compagnons de la chanson.Marcel Valois, le prédécesseur de Claude Gingras, écrivait alors, le 8 septembre 1948, qu'Edith Piaf incarnait autant le peuple blessé de Paris par quatre ans d'Occupation que le vieux fond populaire français.« Elle évoque même par son physique sans grâce qu'éclairent des yeux de lumière, tous les pauvres gens qui, à travers les siècles sur le sol et dans les villes de France ont vécu et peiné sans se plaindre, endormant d'une chanson triste traversée d'un fragile espoir la misère des jours sans joie.C'est une grande artiste et une personnalité bouleversante.L'univers étroit qu'elle vit dans ses chansons est marqué par une résignation amère, un fatalisme que seule la drogue de l'amour peut voiler.» «KBPWESENTATIONS AVANT 1BHOO\" tus LADE (16 +}[DCLBY Dictai] S30 22 h 00 22 h 30 | 23 h 00 23 h 30 CF VD 9j Ce soir 15\t17 24 45\t 16\t30 CBC ABC CBS 3 NBC , 5 A & F BRAVO CABLE 9 V.CANAL D CNN DISC.FAMILY CH.FOX global HISTORY life MM MP 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C'est la rentrée I As-tu étrenné tes nouveaux souliers, taillé tes crayons de couleur, essayé ta nouvelle gomme à effacer?Pour t'aider à faire le passage entre les vacances et l'école, voici quelques jeux amusants que tu pourras faire à la maison.aMot à découvrir C'est à l'école que tu as appris à utiliser ce mot de 12 lettres.Assemble tous les dominos et tu le découvriras.Le départ est le double noir.00 C/3 CD GO La Mini-Grille 1 2 3 4 5 2 3 4 5 X è* 9 \u2022 il: d> \u2022 m ::
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