La presse, 22 septembre 1998, B. Politique
[" B Politique ÉDITORIAL / OPINIONS / ARTS ET SPECTACLES Montréal, > mardi 22 septembre 1998 La Presse Bisbille dans l'organisation du PLQ Les libéraux ne veulent pas des amis conservateurs de Jean Charest DENIS LESSARD du bureau de La Presse, QUÉBEC Un vent de bisbille souffle sur l'organisation des libéraux au Québec.Les bénévoles de l'Est du Québec se sont carrément mutinés la semaine dernière et ont refusé le patron que voulait leur envoyer Jean Charest en prévision de la campagne électorale.Depuis trois semaines, l'entourage de M.Charest laissait savoir que François Pilote, l'organisateur de M.Charest au Québec au Parti conservateur prendrait les commandes de la campagne du PLQ dans les 35 comtés de l'Est de la province.Ce faisant, M.Charest délogeait Benoît Savard, depuis longtemps permanent du PLQ à Québec et adjoint du whip George Farrah.Cette décision dut être ravalée par la permanence libérale après qu'une trentaine d'organisateurs de l'Est du Québec se furent opposés à l'arrivée du conservateur.Responsable de l'organisation d'un brunch important \u20142000 personnes à Québec il y a deux semaines \u2014, M.Savard a clairement menacé de tirer sa révérence si on le forçait à travailler dans l'ombre d'un néophyte au PLQ.Ces accrochages à Québec, ne sont que la pointe de l'iceberg.Au caucus de deux jours déjà prévu à Québec avec les députés et les candidats libéraux, l'organisation Charest a cru bon d'ajouter une réunion spéciale, mercredi soir, qui sera réservée aux seuls élus.Cette réunion ne devait pas être rendue publique, mais elle fut annoncée quand la nouvelle s'est ébruitée.Les deux dernières réunions de l'exécutif du PLQ \u2014 la plus récente remonte à jeudi dernier\u2014 ont aussi été fertiles en frictions.Bien des bénévoles qui consacrent depuis plusieurs années du temps au PLQ sont irrités d'entendre constamment M.Charest souligner qu'il est temps de renouveler le PLQ, comme s'il souhaitait indirectement leur départ.Il en a blessé plus d'un quand on lui a fait remarquer que les vieux libéraux ne reconnaissaient pas beaucoup de visages dans son entourage immédiat.« Vous aviez une équipe perdante, je vous propose une équipe gagnante », aurait-il dit.Même irritation chez les anciens députés.André Bourbeau, le responsable de la campagne de financement du parti penche désormais pour un retrait de la vie politique depuis qu'on lui a laissé entendre qu'il serait Join des premiers appelles si Jean Charest devait former un conseil des ministres.Claire Vaive, députée de Chapleau, a reçu la semaine dernière un appel étrange de sa copine Monique Ga-gnon-Tremblay, pour s'enquérir de ses intentions.Entre eux, les libéraux se gaussent un peu des tics de leur nouveau chef ; ce dernier, dit-on, a la curieuse habitude de parler de lui à la troisième personne, d'évoquer lui-même « l'arrivée de Jean Charest », même lorsqu'il est à huis clos, avec ses troupes.Pilote reste à Montréal Sur l'organisation à Québec, Jean Charest maintient pour quelques jours sa décision d'envoyer M.Pilote s'occuper de l'Est.Le scénario original prévoyait que Pierre Biais, copain de M.Charest, ex-ministre de Brian Mulroney, pourrait lui prêter main forte, mais M.Biais a été nommé juge.11 y a deux semaines, on cherchait au PLQ un compromis où M.Pilote s'occuperait du Saguenay, où il est né, et de comtés près de Trois-Rivières.Mais une chose paraissait arrêtée : l'ancien bleu viendrait travailler dans la capitale.Venu confirmer cette décision, mercredi dernier, le responsable de l'ensemble de la campagne, Alain Cousineau allait se heurter à une fin de non-recevoir de la vingtaine de bénévoles réunis.Seule élue libérale à Québec, Margaret Delisle a éclaté avant même le début de la réunion.Devant l'évidence que son poulain Pilote n'aurait aucune assistance dans la région pour diriger des militants qu'il ne connaissait pas, la direction du PLQ a battu en retraite.François Pilote deviendra « conseiller spécial » auprès du responsable de la campagne, Alain Cousineau, à Montréal.Benoît Savard régnera sur les 35 comtés de l'Est du Québec.« M.Cousineau avait besoin d'un coup de main », se limitait à dire hier M.Pilote.Si Bouchard parlait plus de souveraineté, les militants seraient plus patients KATIA GAGNON du bureau de La Presse, QUÉBEC C'est parce que le premier ministre Bouchard n'aborde pas assez la question de la souveraineté que ses iiiiiiiuiiij v/iâi i v i i i , vu .a v « n.maine, de lui imposer un échéancier référendaire précis, estime le président de la Société Saint-Jean-Baptiste, Guy Bouthilier, un des alliés de la coalition souverainiste.« Pourquoi est-ce que les militants insistent tant sur cette question ?C'est parce qu'ils veulent avoir la preuve que ce gouvernement est engagé à faire la souveraineté », commente M.Bouthilier.Pourquoi ?Tout simplement parce que le gouvernement ne parle pas assez de souveraineté, croit-il.« Il faudrait que le mot souveraineté sorte de la bouche de M.Bouchard à chaque fois qu'il parle.Si c'était fait, les militants ne s'acharneraient pas à exiger un engagement comme celui-là.» Car, à son avis», il ne serait pas réaliste pour le premier ministre de s'engager à l'heure actuelle dans un échéancier aussi précis.« On n'a même pas d'élections à date fixe et il faudrait le faire pour un référendum ?» lance-t-il.Et à l'issue d'un conseil national houleux, il est clair que bien des militants péquistes partagent l'opinion de M.Bouthilier.Certains se plaignent même du fait que le bureau exécutif du PQ tente de garder les membres le plus silencieux possible afin d'éviter toute controverse sur la place publique.Le report constant du prochain congrès en est un symptôme éloquent, déclarait ouvertement Diane Malouin, une militante de Crémazie.Vérification faite, malgré l'obligation statutaire de tenir un congrès tous les deux ans, le Parti québécois laissera effectivement passer au moins quatre années entre le dernier exercice, tenu en 1996, ejt le prochain, qui n'aura lieu qu'au plus tôt en 2000.Au PQ, on plaide l'imminence du rendez-vous électoral pour expliquer ce délai exceptionnel entre deux congrès.« Quand on pense qu'on sera en scrutin, on reporte la formation du comité directeur », explique Michel Léveillé, directeur des communications du PQ.L'augmentation des heures de classe, une question d'argent KATIA GAGNON du bureau de La Presse, QUÉBEC Dès qu'elle aura les fonds disponibles, la ministre Pauline Marois a bien l'intention de se ranger à la récente recommandation du Conseil supérieur de l'éducation et d'augmenter d'une heure et demie » l_» JW1IIUI11V t*%.VS IU11 V.»-« ».» jr» IlilUUV pour la faire passer à 25 heures.« On devrait envisager une hausse éventuellement.Et plus tôt que tard.Dès qu'on aura les ressources », a déclaré Mme Marois, lors d'un entretien avec La Presse.Car le hic, c'est l'argent.Chaque hausse d'une demi-heure de la semaine scolaire coûte 33 millions.La recommandation du conseil supérieur se chiffre donc à 100 millions par année.Or, dans les crédits de l'an prochain, la ministre n'aura vraisemblablement pas les fonds pour réinvestir : elle pourra seulement éponger les « coûts de système », donc éviter de nouveiies coupes au réseau scolaire.Mais dès que les surplus se montreront, elle fera de l'augmentation des heures de classe une priorité, promet-elle.« La première priorité, c'est d'augmenter le nombre de spécialistes dans les écoles.La seconde, c'est la hausse des heures de classe, dont les coûts ne sont pas démesurés », dit-elle.Et ces nouvelles heures de classes seront vraisemblablement allouées à l'enseignement des sciences, souligne la ministre.La semaine dernière, le Conseil supérieur de l'éducation a recommandé à ia ministre de faire passer la semaine des écoliers du primaire de 23,5 à 25 heures.Il s'agit, pour les auteurs de l'étude, d'une condition essentielle à la pleine réalisation de la réforme que Mme Marois a mis sur les rails au cours des dernières années.PHOTOPC ouverture ae la session Le premier ministre Jean Chrétien semblait songeur, hier, à son arrivée sur la colline parlementaire pour l'ouverture de la session d'automne.\u2022 ».' *' - '' .T .' .La sécurité du futur système bancaire inquiète GILLES T0UPIN du bureau de La Presse, OTTAWA Les inquiétudes du ministre des Finances, Paul Martin, de voir un jour une mégabanque s'effondrer et entraîner avec elle dans sa chute tout le système financier canadien ont été évoquées hier par le comité des finances de ia Chambre des communes qui entamait ses audiences sur le rapport MacKay.Recevant tour à tour le président du Groupe de travail sur l'avenir des services financiers, Harold MacKay, et le président de la Banque Royale, John Cleghorn, les membres du comité ont demandé à plusieurs reprises ce que seraient les conséquences pour l'économie canadienne d'une faillite d'une su- perbanque canadienne \u2014à l'image de ce qui s'est produit récemment au Japon ou avec la banque Ba-rings à Londres.Paul Martin, qui a répété hier aux Communes que les questions de sécurité du futur système bancaire canadien préoccupaient au plus haut point le gouvernement, hésiterait à donner le feu vert aux fusions bancaires en raison des risques à long terme d'une telle aventure.Le ministre des Finances explique son scepticisme en affirmant à qui veut l'entendre qu'il a passé une bonne partie de sa vie à voir l'impensable se proiuire.Hier, Harold MacKay a reconnu la légitimité des craintes du comité des finances.Il n'a pas écarté qu'une mégabanque, malgré sa nouvelle puissance, pouvait pour mille raisons devenir un jour plus fragile, ce qui pourrait avoir des conséquences catastrophiques pour les Canadiens.M.MacKay a expliqué qu'il fallait prévoir des mécanismes qui permettraient, dans une telle situation, de faire appel à « d'autres acteurs internationaux » susceptibles d'aider au redressement de la situation.De son côté, le président de la Banque Royale, qui a fait l'éloge du rapport MacKay, a rejeté toute comparaison du système bancaire canadien avec les systèmes étrangers, en particulier ceux du Japon et de l'Amérique latine.« Ces systèmes, a-t-il dit, ne sont pas aussi transparents que les nôtres.Us n'ont pas les mêmes exigences ré- glementaires qu'au Canada.» John Cleghorn a de plus rappelé l'histoire des banques canadiennes dont la dernière grosse faillite a eu lieu en 1923 et depuis, deux petites banques de l'Ouest ont connu le même sort.« Au cours de la même période aux États-Unis, a-t-il conclu, il y a eu 17 000 faillites bancaires.Nous parlons de systèmes différents.Les fusions au Canada sont possibles en raison de la solidité et de la sécurité de nos banques.» De son côté, Harold MacKay a insisté hier sur l'impossibilité pour les institutions financières canadiennes de maintenir le statu quo.Pour suivre l'évolution rapide de la concurrence internationale, il est d'avis, sans négliger la prudence, qu'il ne faudra pas discuter ad nau- seam des transformations du système financier mais passer rapidement à l'action.« Il ne faut pas attendre, a-t-il dit, que les Canadiens deviennent des consommateurs de deuxième classe.» Enfin, M.Cleghorn a rejeté les chiffres alarmants qui circulent sur les pertes d'emplois et les fermetures de succursales qui seraient causées par les fusions.« On parle tout au plus de 8500 emplois en moins d'ici l'an 2000, a-t-il dit.Et rien ne nous dit que ces attritions ne seront pas comblées par les nouveaux postes qui naîtront des fusions.Quant aux fermetures de succursales, elles seront équilibrées par l'ouverture de toutes sortes de services nouveaux et différents un peu partout.» Laflamme & Associés (514) 522 6181 Audioprothésistes MONTRÉAL-' '-LAVAL 822.rue Sherbrooke Est 1435, boul Si-Martin Ouest, bureau 300 1 800 422-6181 BELOEIL 365.boul.Laurier, bureau 101 L'AIDE AUDITIVE Des milliers de malentendants ont retrouvé leurs activités grâce à l'aide auditive.Elle est si petite et se glisse A confortablement dans l'oreille.*Le modèle illustré n'est poe couvert par la RAMQ Une prothèse auditive SANS FRAIS ET SANS LIMITE D'ÂGE selon les règles do la Régie d'assurance maladie du Québec* ST-JEAN SûWïôîPdî ^mfnflre.TSSIÎo LONGUEUIL 99.place Charles-lemoyne.bureau 102 GRANBY 32V^py feclerc ffiieft TureSu 8 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 22 SEPTEMBRE 1998 Editorial La Presse André Desmarais président du conseil d'administration Roger D.Landry président et éditeur Claude Masson éditeur adjoint Marcel Desjardins directeur de l'information Alain Dubuc éditorialiste en chef Le cirque Agnès Gruda américain Attention : ce vidéo contient des termes sexuellement explicites », avertit une bande au bas de l'écran.Au-dessus de ce texte prometteur, l'homme le plus puissant du monde s'adonne à une séance de patinage rhétorique.Pour la enième fois, il est appelé à préciser sa vision de ce qu'est une relation sexuelle.MBHMmnnai Ses dénégations pathétiques défient le sens commun.Elles sont aussi insuffisantes aux yeux du tribunal, qui en veut plus : « Le Grand Jury veut savoir si Monica Lewinsky a pratiqué une fellation », dit une voix empreinte de componction.L'heure est grave.L'homme au coeur de la tempête a la seule réaction sensée qui soit possible dans les circonstances : il refuse de répondre.Beaucoup de gens avaient protesté contre la diffusion des vidéocassettes immortalisant le témoignage de Bill Clinton.Avec raison, puisque l'opération ne visait qu'une fin : discréditer M.Clinton aux yeux de l'opinion publique.Ce détournement du processus judiciaire à des fins politiques pourrait cependant se retourner contre ses auteurs.Après tout, les bandes vidéo ne nous ont rien appris de bien nouveau.La liaison du président avait donné lieu à certains types de contacts plutôt qu'à d'autres ?Les journaux l'ont déjà rapporté.Bill Clinton avait menti pour camoufler son aventure et a tenté de s'en tirer par des avo-casseries quand le mensonge est devenu impossible ?C'était l'évidence.Il avait tenté de donner un coup de' pouce professionnel à sa jeune ex-maîtresse ?Tout ça était bel et bien consigné dans le rapport de Kenneth Starr.Les vidéos ne sont pas non plus ravageurs pour l'image de Bill Clinton.La caméra ne le lâche pas, au point que l'on ne voit jamais les visages de ses inquisiteurs, dont les questions semblent tomber du ciel, telles d'ultimes interrogations menées par Dieu lui-même le jour du Jugement dernier.Cette atmosphère de fin du monde, combinée à l'acharnement du Grand Jury contre un être humain placé pendant quatre heures dans sa ligne de tir, pourraient au contraire provoquer un mouvement d'empathie a l'endroit du président.D'autant plus qu'il reste bien calme, en dépit de l'épreuve humiliante à laquelle il est soumis.En revanche, la diffusion des vidéos étale aux yeux du \u2022\u2022»-» .-v »-» r\\ .» 1 .».»-\u2022» -»V-»I.» w* ~\\ t n * v ri «» l'«»»-»/-»\u2022 I 4 >».» fl I I »-\\ rAf I »»\u2022«»\u2022 \u2022»- ÛÀ \u2022 r-» _ lllWIIVil tU TVIHUUi\\.MUIVMV XJl V- 1 V Hl.jUVtC UU piUlUI «.Wl « ¦\u2022\u2022 dépendant » Kenneth Starr.Les questions dont celui-ci et ses acolytes bombardent le président ne peuvent susciter, chez un être humain à peu près normal, qu'une seule réaction : un immense haut-Ie-coeur.« Vous entrez dans l'une des zones les plus mystérieuses de la vie humaine », note Bill Clinton en cherchant à répondre à l'une des questions sur la nature de ses rencontres avec Mme Lewinsky.Une justice aussi irrespectueuse de ce mystère, aussi prompte à le démoniser, n'est pas une justice, mais un tribunal de moeurs.Le fait d'entendre les questions auxquelles Bill Clinton a dû répondre nous ramène à la case départ de toute cette affaire : ces questions n'auraient jamais dû être posées.Jamais la plainte de Paula Jones pour un harcèlement sexuel non démontré n'aurait dû donner lieu au témoignage de Monica Lewinsky - laquelle n'a pas prétendu avoir été harcelée de quelque façon par le président, bien au contraire.La liaison entre Bill et Monica n'aurait jamais dû se retrouver au coeur d'un processus judiciaire -ce qu'ils ont fait ou n'ont pas fait ensemble ne relève pas du Code criminel, mais d'une morale personnelle dans laquelle les tribunaux n'ont rien à faire.Une parodie de justice, une croisade partisane alimentée par un intérêt obsessif et typiquement puritain pour le sexe, risque de provoquer la destitution du président des États-Unis : voilà le seul scandale qui, le cas échéant, sera retenu par l'histoire.Il y a toujours des limites.La mauvaise bataille engagée par l'homme d'affaires Pierre Michaud pour empêcher la publication d'une biographie de P.-H.Desrosiers aura finalement eu au moins un effet bé-néfique : elle aura mis en lumière les effets pervers de quelques articles du nouveau code civil qui, bien que conçus au départ pour protéger la vie privée, peuvent brimer le droit à l'information et celui pour une collectivité de connaître vraiment ceux qui ont façonné son histoire.¦BKMMMBHHBnHBBHi Même si l'essentiel de ce conflit reposait sur la propriété d'un texte \\ I commandé à l'écrivain Pierre Tur- Cr \"39% Mil 8eon Par l'héritier du fondateur des 1 ^) I magasins Réno-Dépôt, un des arguments maintes fois évoqués s'appuyait principalement sur les articles 35 à 40 selon lesquels toute indiscrétion quant à la vie privée d'une personne doit au préalable être autorisée par cette dernière ou, en cas de décès, par ses héritiers.Tous les moyens légaux paraissant justifiés à M.Michaud pour empêcher que le grand public découvre certains aspects gênants de la vie et de la personnalité de son grand-oncle \u2014 un proche de Maurice Duplessis et un homme d'affaires influent \u2014 son insistance à se dire le garant de la bonne réputation de ce dernier et le protecteur de sa vie privée aura vite attiré l'attention sur les abus auxquels ce principe valable peut mener si on n'en limite pas la portée dans le temps.D'où la décision du ministre André Boisclair, responsable des Relations avec les citoyens, d'amender le code civil pour que ces articles gardent leur utilité première sans devenir un obstacle permanent à toute recherche historique.En gros, une fois les changements adopiés, tout document privé \u2014 lettre, contrat, procès-verbal, etc \u2014 pourra être considéré comme public, sans requérir la permission Pierre Gravel de quiconque, cent ans après la création de ce document ou 30 ans après la mort de la personne concernée.En d'autres mots, les héritiers de René Lévesque, qui est disparu en 1988, pourront avoir leur mot à dire pendant vingt ans encore mais perdront ce droit en novembre 2018, alors que tout ce qui le concerne deviendra patrimoine historique comme tout ce qui se rapporte aujourd'hui à Champlain, Napoléon ou Jeanne d'Arc.Ce projet d'amendement, qui s'inspire de plusieurs témoignages exprimés lors d'une commission parlementaire consacrée à la loi d'accès à l'information, a la mérite de réconcilier des objectifs apparemment contradictoires mais également importants.Ainsi, s'il ne fait aucun doute qu'il s'impose de protéger les citoyens dont la vie privée est quotidiennement exposée, souvent à leur insu, à des indiscrétions rendues de plus en plus faciles par le nombre de fichiers publics et les ressources technologiques, il est non moins vrai qu'une collectivité a le droit de connaître son passé en découvrant comment se sont prises les décisions qui ont marqué son évolution et qui étaient vraiment ceux qui les ont prises.Le Québec est reconnu comme un pionnier pour ses dispositions en matière de protection de la vie privée.À la vitesse, par contre, où évoluent les techniques et les structures qui la menacent, il importe de rester constamment en éveil.Et, pour y arriver, il est essentiel de donner les outils nécessaires à la Commission d'accès à l'information qui sert de régulateur entre ce qui est normalement public et ce qui doit demeurer une affaire privée.En apportant une solution raisonnable et équilibrée entre ces deux volets d'une même problématique, le projet à l'étude mérite d'être adopté.Sauf qu'il ne doit pas faire oublier qu'au rythme où les choses évoluent, la meilleure garantie que les intérêts des uns et des autres continueront d'être protégés demeure encore la vigilance, la compétence et l'indépendance de l'organisme qui en a la responsabilité, ainsi que les moyens financiers et légaux qu'on lui donne pour faire son travail.LA BOÎTE AUX LETTRES « Occupez-vous un peu de nous ! » M.Allan Rock, ministre de la Santé m Je constate que la Croix-Rouge est maintenant libérée de ses dettes.Mais certainement pas de ses responsabilités envers ceux qui ont contacté l'hépatite C, durant les années 1986 à 1990, comme ce fut mon cas.Je n'ai pas à me prononcer pour tous ceux qui ont .contacté la maladie avant ou après ces années.En ce qui me concerne, on m'a transmis cette terrible maladie lors d'une transfusion pendant l'opération que j'ai subie, en mars 1987, a l'Hôtel-Dieu de Montréal ( la Croix-Rouge possède tous les documents pertinams à ce sujet ).Vous savez que cette maladie conduit à la mort.Or, il me semble que les gouvernements conservent une grande part de responsabil ité dans tout ce qui est arrive et qu'ils attendent la mort de tous les malades avant de régler leurs dettes.Le gouvernement fédéral et les provinces s'étaient entendus pour offrir 1.1 milliard à tous les malades.Mais là, on se demande ce qu'il est advenu de cette somme, car on n'en entend plus parler.Avec leurs impôts et leurs taxes, les gouvernements font tout pour nous enlever le peu que nous Allan Rock avons ; à l'opposé, ils ne sont pas très rapides pour régler leurs comptes quand ce sont eux qui nous doivent de l'argent.J'ai 75 ans et mon médecin m'a avisé que je souffrais maintenant d'une cirrhose du foie consécutive à cette maladie.Je sais qu'aucun montant d'argent ne me rendra la santé mais j'ai encore quelques ambitions à réaliser et cet argent m'aiderait certainement à le faire.J'apprécierais, ainsi que tous les malades souffrant d'hépatite C que vous vous occupiez un peu de nous.Maurice BARBEAU Une pensée pour les Patriotes de 1837 ¦ Aujourd'hui, alors que les uns et les autres se relancent la balle de façon ridicule afin de savoir si 50 + 1 % est une majorité suffisante ou non, je ne peux m'empêcher de penser aux Patriotes morts au combat ou sur l'échafaud.Je ne peux m'empêcher de penser au chevalier de Lorimier écrivant : « Je n'ai plus que quelques heures a vivre, mais j'ai voulu partager ce temps précieux entre mes devoirs religieux et ceux de mes compatriotes.Pour eux, je meurs sur le gibet de la mort infâme du meurtrier, pour eux je me sépare de mes jeunes enfants, de mon épouse, sans autre appui que mon industrie et pour eux je meurs en m'écriant : Vive la liberté, vive l'indépendance.» Doit-il se retourner dans sa tombe, ce pauvre homme.Je suis moi-même souverainiste.Ma conscience ne me permettrait pas de changer de camp, ne serait-ce que pour honorer la mémoire de cet homme.Et lui rendre justice.Isabelle LANGLAIS Victoriaville Attaque sournoise ¦ Je désire m'exprimer au sujet du travail de maîtrise de Pierre Asse-lin, intitulé « Le m« Reich et le projet national du Québec \u2014 étude comparée des idéologies politiques allemandes et québécoises ( 1918-1945 ) ».Il ne faut pas chercher midi à quatorze heures : le but de cette thèse consistait à attaquer sournoisement le nationalisme québécois.Le titre est significatif et on se demande à quoi rime en fait la deuxième partie.Il y a anguille sous roche dans les écrits de ce jeune diplômé, si anxieux de publier sa thèse.Qui le soutient ?Asselin parle à profusion de référendum à plus de 80 pour cent en Allemagne.Il accuse les spar-tarkistes \u2014proches des péquistes et des souverainistes, par le phénomène du moins\u2014 d'avoir brisé l'Allemagne.Quant à l'Université Laval, son recteur aurait dû sévir : soit mettre ce département sous tutelle, soit mettre à la porte un ou des membres du Jury.Je respecte et je défends la liberté de pensée et la liberté universitaire, mais je vous rappelle qu'un membre du jury a avoué sa négligence et sa faute.Et vi si cet aveu qui jusitifierait son renvoi.Roger DROUIN Boucherville Claude Brochu Une solution pour garder les Expos ?M.Claude Brochu, m Si on ne peut pas actuellement construire un nouveau stade, pourquoi ne pas se servir du Stade olympique en construisant des gradins ( temporaires ou non ) par dessus les gradins actuels et qui seraient accessibles par de larges passerelles.Des gradins pour 25 000 personnes environ, afin de rapprocher considérablement les spectateurs de l'action sur le terrain.Même si cela coûtait quelques millions, c'est quand même mieux que les 250 millions prévus pour le stade du centre-ville.Plus tard, dans 5 ou 10 ans, on pourrait envisager la construction du nouveau stade, en conservant aujourd'hui une option sur le terrain prévu au centre-ville.Je ne suis pas architecte, mais je crois que cela est faisable et \u2014je le répète\u2014 à un prix relativement modique pour un résultat qui répondrait aux attentes des amateurs de baseball.Jean-Louis TREMBLAY Montréal Réglementation nécessaire ¦ C'est avec attention que j'ai lu la lettre de Patrice M.Brunei, avocat.parue dans La Presse du 8 septembre dernier.S'il est vrai que la pratique de la consultation en immigration doit être réglementée, ce n'est sûrement pas, comme le prétend M.Brunei, en réservant la pratique de ce métier aux seuls avocats.Ayant fait carrière comme conseiller à l'immigration et n'ayant jamais agi comme consultant, je me crois autorisé de lui rappeler que les abus auxquels il fait allusion dans sa lettre ont habituellement été l'oeuvre de personnes incompétentes en la matière et sans scrupule, dont des membres du Barreau.Si la protection des candidats à l'immigration et l'image du Québec et du Canada nécessitent une grande compétence, il n'est pas nécessaire d'être avocat pour connaître et interpréter les lois, les règlements, les directives administratives et les ententes intergouver-nementale.Pas plus qu'il n'est nécessaire d'être avocat pour posséder un sens moral.Oui, la pratique de la consultation en immigration doit être réglementée.Mais elle doit d'abord être déterminée par les ministères responsables et relever d'une véritable volonté politique, sans pression indue de quelque personne ou groupe de pression que ce soit.Ensuite, ceux qui répondent aux normes de formation et d'expérience requises pourraient, s'ils le désirent, se regrouper au sein d'une association professionnelles.André MÉNARD Montréal LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 22 SPPTFMRRF 19QK B 3 Opinions Nouveau stade : une contribution financière de l'État est parfaitement justifiable PIERRE FORTIN et SYLVAIN LEFEBVRE M.Fortin enseigne à l'École des sciences de la gestion de VUQAM et M.Lefebvre au département de géographie de VUQAM.Le projet de nouveau stade pour les Expos au centre-ville de Montréal a rencontré, ces dernières semaines, de sérieuses difficultés.Bien que la vente de loges corporatives ait connu un certain succès, la vente de licences pour les sièges a reçu un accueil mitigé.La population a été mise dans le coup à la dernière minute.Faute d'un soutien corporatif et populaire enthousiaste, les gouvernements montrent une grande réticence à s'impliquer à fond dans le dossier.Les critiques internes et externes fusent.Le projet mérite-t-il d'être sauvé de l'échec ?Sur le plan des opérations, l'équipe de baseball des Expos n'est pas rentable.Nous estimons qu'au cours des dix dernières années, elle a accumulé des pertes d'exploitation de plus de 30 M $.Le placement financier des actionnaires a néanmoins été rentable à cause de l'appréciation continuelle de la valeur de revente de l'équipe.Elle a été achetée de Charles Bronf-man au prix de 104 M $ en 1991 ; elle vaudrait aujourd'hui environ 250 M $.L'objectif du projet Le projet de stade vise un seul objectif financier : éviter les pertes d'exploitation en augmentant les revenus locaux de manière à couvrir les augmentations de la masse salariale des joueurs et des frais d'exploitation courants.On compte sur un cercle vertueux du genre saucisse Hygrade : nouveau stade, assistances plus élevées, revenus accrus, masse salariale plus forte, meilleurs joueurs, performance améliorée de l'équipe, nouvelle hausse des assistances, et ainsi de suite.L'expérience de villes américaines comme Cleveland, Baltimore, etc.montre que les espoirs fondés sur le nouveau stade et l'augmentation des revenus ne sont pas farfelus, bien qu'un risque d'entreprise demeure.Selon le projet des Expos, l'équipe cesserait d'essuyer des pertes d'exploitation, mais n'afficherait pas de profits.Sa rentabilité financière continuerait de reposer sur l'appréciation de sa valeur de revente.Cependant, si l'équipe devait assumer seule le coût du projet, elle aurait à débourser en plus des frais d'intérêts et des frais de maintien du stade ( impôts fonciers, assurances, réparations majeures ).La demande financière Nous évaluons les frais annuels d'intérêts à 20 M S, soit 8 % sur un emprunt de 250 M $ pour financer la construction du stade.Pour leur part, les frais annuels de maintien du stade devraient atteindre 13 M S, soit 10 M $ pour les impôts fonciers, 1 M S pour les assurances et 2 M $ pour les réparations majeures.Le total estimatif des frais annuels serait donc de 33 M $.Les Expos seraient incapables de supporter cette charge financière.Ils seraient obligés de déménager ailleurs.En deux mots, le nouveau stade devra recevoir l'appui financier des pouvoirs publics, ou bien il ne verra pas le jour.La proposition des Expos vise à ssurer le financement de 40 % du coût du stade, soit 100 M $ sur 250 M$, au moyen des fonds privés obtenus par la campagne de location à long terme des loges corporatives et de vente de licences pour les sièges.La contribution du secteur public au capital requis serait donc de 150 M S.Par.conséquent, les frais d'intérêts annuels sur le projet seraient assumés par le secteur public à hauteur de 12 M S, soit 8% de 150 M $.Du côté des frais de maintien du stade, les Expos sont déjà exonérés des impôts fonciers en vertu de leur contrat avec la Régie des installations olympiques.Leur projet impliquerait donc une contribution annelle supplémentaire de 3 M S de la pan des autorités gouvernementales, afin de couvrir les frais d'assurances et le coût des réparations majeures.Si on additionne la contribution de 12 M $ pour les frais d'intérêts et celle de 3 M $ pour les frais de maintien du stade, on arrive à une demande totale de 15 M $.Cette somme est le montant supplémentaire de la participation financière annuelle demandée aux gouvernements dans les conditions prévues pour les coûts de construction et les taux d'intérêt.Retombées fiscales marginales Est-il raisonnable de demander au secteur public de payer 15 M $ par année afin de maintenir l'équipe des Expos à Montréal ?Nous n'avons aucune hésitation à répondre affirmativement à cette question.Notre réponse n'est pas surtout basée sur la perte appréhendée des impôts payés par les joueurs et de la subvention du baseball majeur au revenu des Expos dans l'éventualité d'un déménagement de l'équipe.Si les Expos devaient déménager, la vente de l'équipe rapporterait un peu moins de 200 M S à leurs actionnaires, une fois défrayés tous les coûts inhérents à la fin des opérations.Ces millions seraient réinvestis directement ou indirectement dans de multiples activités économiques, pas seulement au Québec, mais surtout au Québec.La création d'emplois qui en résulterait au Québec rapporterait sans doute moins d'impôts aux gouvernements, mais pas beaucoup moins qu'aujourd'hui.De plus, les revenus engendrés par ces nouvelles activités économiques seraient surtout redépensés au Québec.La subvention du baseball majeur aux Expos, qui se trouve à compenser implicitement le Québec pour le fait que les joueurs dépensent leurs revenus surtout à l'étranger, ne serait plus nécessaire.Retombées externes importantes Ce qui justifie à nos yeux une implication de 15 M $ par année des gouvernements dans le maintien des Expos à Montréal, ce sont trois retombées externes favorables et importantes : 1 ) pour l'image de Montréal et du Québec ailleurs en Amérique ; 2 ) pour la valeur socioculturelle qu'offre le baseball aux Montréalais de toutes origines ; et 3 ) pour la revitalisation urbaine de Montréal.1 ) L'image de Montréal et du Québec \u2014 Les écrivains, des journalistes et des groupes de pression, y compris malheureusement certains de nos concitoyens, s'évertuent à ternir l'image du Québec dans le reste du Canada et à l'étranger.Il faut être sourd et aveugle pour ne pas se rendre compte que ces gens obtiennent un certain succès.(.) Le baseball majeur constitue un instrument privilégié de cette sorte d'investissement.Une étude de la firme Joyce Julius, d'Ann Arbor ( la ville qui abrite l'Université du Michigan ), a calculé qu'aux prix observés du marché de la publicité, l'apport médiatique annuel des Expos à l'image positive de Montréal vaut environ 28 M S par année.Si seulement 40 % de cet apport de 28 M $ atteint les marchés hors Québec, les retombées externes enregistrées se chiffrent à 11 M S par année.Elles influencent favorablement l'image extérieure du Québec et encouragent le tourisme au Québec et l'interaction économique et culturelle entre le Québec et le reste de l'Amérique.Le fait que les Américains perçoivent que les Québécois sont, comme eux, de fervents amateurs de baseball a certainement une valeur inestimable pour la cause du Québec en Amérique.L'impact favorable des Expos sur l'image de Montréal et du Québec compte déjà à lui seul pour 11 M $ sur les 15 M S en retombées annuelles qui sont nécessaires pour justifier l'implication gouvernementale demandée par le projet des Expos.Mais ce ne sont pas les seules retombées de l'équipe de baseball.2 ) La valeur socio-culturelle \u2014 Le sport professionnel possède une valeur de mobilisation collective et de rassemblement précieuse pour une communauté aussi diver- _\\ ^___./_ Pierre Fortin sifiée que Montréal sur le plan culturel et linguistique.C'est au stade que nous pouvons fraterniser en paix avec nos compatriotes de toutes origines.Le sport * professionnel y meuble nos loisirs, nos modes de vie et nos passions quotidiennes.Le baseball à Montréal a une histoire riche et unique au Canada.(.) Quoi qu'on en dise, donc, il existe à Montréal un grand marché de baseball, dont la valeur socioculturelle est tangible et importante.Nous permettra-t-on de croire que les retombées positives de notre équipe de baseball sur l'harmonie interculturelle et interlinguistique de Montéal et sur sa vocation festive peuvent être chiffrées à un « petit » 5 M $ ou 10 M $ par année ?(.) 3 ) La revitalisation urbaine de Montréal \u2014Il faut, en dernier lieu, noter l'apport des nouveaux stades récemment construits en Amérique du Nord à la revitalisation des quartiers urbains.L'effet de synergie créé par les nouveaux stades sur ce plan a été observé presque partout.La hausse observée des valeurs immobilières à proximité des nouveaux stades en donne la preuve.L'appui de l'État ne constitue pas du « BS » Certaines analyses économiques récentes ont nié l'importance des retombées externes favorables du sport professionnel sur les régions d'accueil.Elles concluent souvent que la contribution des gouvernements n'est pas justifiée et que les montants accordés ne sont ni plus ni moins que du « BS d'entreprise ».Nous avons scruté à la loupe ces études.Nous avons essentiellement constaté que celles qui condamnent la contribution gouvernementale arrivent à cette conclusion tout simplement parce qu'elles ne se don- nent même pas la peine de chiffrer convenablement la valeur des retombées externes, dont elles admettent pourtant la présence la plupart du temps.(.) Contrairement à ces études, nous avons voulu chiffrer concrètement les retombées du projet des Expos.Nous concluons que ces retombées justifient une solide implication des pouvoirs publics dans le projet.Rappelons que 15.villes américaines auront construit des nouveaux stades avec l'appui de l'État, entre 1990 et 2000, et qu'il est fort peu probable qu'elles soient toutes peuplées d'imbéciles, victimes du chantage de dirigeants sans scrupule.Montréal, les Expos ont fait une proposition dans laquelle ils proposent aux gouvernements d'appuyer à raison de 15 M $ un projet qui produit des retombées externes dépassant, selon nous, 25 M $.Ils n'ont pas cherché à faire chanter qui que ce soit.Deux voies possibles Deux options s'ouvrent aujourd'hui aux gouvernements dans le dossier des Expos.La première est la voie de la négociation d'une contribution raisonnable et suffisante qui permette aux Expos de rester à Montréal.Nous pensons que les 15 M $ annuels demandés par les Expos offrent ces caractéristiques.Mais nous convenons d'emblée qu'il serait possible, et peut-être même souhaitable, que l'équipe accorde une meilleure protection aux gens d'affaires, aux amateurs et aux gouvernements pour le risque d'entreprise qu'on leur demande de supporter.Les garanties peuvent prendre diverses formes, mais elles exigent une certaine ouverture des Expos au partage des fruits de la vente de l'équipe en cas d'échec de la stratégie.Il faudra aussi assurer tous les intervenants que le coût du projet est le plus bas possible, en conformité avec le fait que le Que-bec n'est pas la région la plus riche d'Amérique du Nord.La deuxième voie que les gouvernements peuvent emprunter est celle de persister à refuser aux Expos l'appui financier qu'ils demandent.Cette voie est légitime, bien que des gens de bonne foi puissent diverger d'opinion là-dessus.La population et ses dirigeants politiques peuvent très bien dire non aux Expos, non pas parce que le projet de nouveau stade n'est pas économiquement et culturellement rentable, mais parce qu'ils veulent investir les fonds publics ailleurs, dans des projets jugés encore plus rentables.C'est une question de choix collectif.Mais ce choix doit être effectué en toute connaissance de cause.Il faut simplement comprendre que l'utilité collective du projet des Expos possède un fondement économique et culturel solide et être conscient des avantages réels et importants dont on se privera si on donne leur congé aux Expos.Il faut comprendre que l'utilité collective du projet des Expos possède un fondement économique et culturel solide et être conscient des avantages réels et importants dont on se privera si on donne leur congé aux Expos.Pour l'amour de la chanson d'ici Le CRTC doit cesser de réglementer le contenu des stations radiophoniques STÉPHANE VENNE Ai Vennt est un ex-auteur de chansons et ex-radiodiffuseur.J'ai appris par les médias en même temps iiue tout le monde, il y a quelques semaines, que la station radiophonique CIEL-MF, de Lnngueuil, ( mais dont l'auditoire est majoritairement montréalais ) se proposait de modifier sa programmation ( donc son identité ) pour s'attaquer au marché de la musique « rock adulte », jusqu'ici exploité par CITÉ Rock détente.Comme j'ai fondé cette station en 1977 ( avec d'autres, bien sûr ) et que je l'avais conçue comme le porte-drapeau de la chanson québécoise ( son slogan était « Paroles et musique des gens d'ici » ), je me serais attendu à vivre comme un douloureux deuil, voire comme une trahison, le réalignement de CIEL-MF vers la chanson anglo.Ben non ! Ça m -k h.île.bien sûr, mais pas plus que ça.Parce que la chose s'explique tellement bien, et que les choses qui s'expliquent font moins mal.En effet, l'équation telle que posée par les actuels gestionnaires de CIEL (et qui dirigent aussi CKOI et CKVL ) est sans faille.L'auditoire de CIEL a toujours été d'environ 350 000 auditeurs ( même dans mon temps ).les tarifs publicitaires, seuls revenus d'une Station* sont proportionnels à l'auditoire.Donc 600 000 auditeurs, ça serait mieux.Alors, ou sont ces auditeurs ?( et surtout « auditrices », puisqu'il s'agit grandement pendant la journée des secrétaires de bureau et des clientes des boutiques ) ?Et que pre fère cet auditoire ?Réponse : du « soft rock », cette musique dont les anglos sont les principaux fournisseurs.Donc CIEL fera tourner du « soft rock » anglo, et son auditoire grandira.Point final.Paroles et musique des gens d'ailleurs.Et je ne peux pas, au strict plan des affaires, « m'os-tiner » avec ça.Toutefois, au plan culturel, au plan de l'identité de Montréal et du Québec, et par conséquent au plan de la validité de la stratégie du CRTC en matière d'orientation de notre paysage audiovisuel ( spécifiquement dans le marché montréalais ), il faut se poser de sérieuses questions, et surtout donner les réponses.La stratégie du CRTC depuis plus de vingt ans \u2014 et que j'ai fortement appuyée au début \u2014 est basée sur le principe de la réglementation rigoureuse des stations MF ( quant au contenu musical, quant aux formats de musique, quant aux proportions et à la nature du contenu oral des stations ).Cette stratégie visait honnêtement à consolider notre culture et fa- Stéphane Venne voriser la diversité radio-phonique.Le contraire s est produit.La stratégie débouche aujourd'hui non seulement sur la mort de la seule station dédiée à la chanson québécoise, mais surtout sur la nécessité, pour une station qui veut survivre, non pas de se distinguer mais de copier une station concurrente.Pourquoi ?Parce que la Stratégie a produit deux effets pervers.Le premier, c'est que si TOUTES les st.il ions sont obligées de faire tourner un certain produit ( la chanson canadienne francophone, donc québécoise ), plus AUCUNE ne peut devenir le point de ralliement des amateurs de ce produit, et en faire son créneau de distinction.Or la radio, comme tous les autres secteurs du commerce, fonctionne par créneaux.Donc le créneau que j'avais choisi pour CIEL ( la chanson québécoise ) était une illusion.Le deuxième effet pervers est que la réglementation, en imposant uniformément aux stations MF un pourcentage déterminé de contenu oral ( et c'est ça qui coûte cher : les animateurs, les recherchistes, le service des nouvelles ), fait monter indûment le seuil de rentabilité, et rend la vie impossible à une station dt 350 000 auditeurs.Or une station qui prend des risques en matière de programmation ( comme de vouloir être le porte-drapeau de la chanson québécoise ), ou qui ne vise pas le plus grand commun dénominateur d'auditoire, aura toujours une cote d'écoute d'à peu près cette taille.(.) J'en conclus que c'est le principe même delà réglementation qui est à revoir.Jugeons froidement l'arbre à ses fruits : la réglementation, même la mieux intentionnée et la mieux conçue, a produit le contraire de ce qu'on voulait, l'atrophie culturelle et l'homogénéisation.On s'est trompés.Que faire ?Déréglementer.Premièrement, laisser les stations qui le veulent devenir les « vendeuses » de la chanson d'ici, et s'y spécialiser clairement, à fond de train, ce qui implique évidemment que les autres stations puissent évacuer à leur guise ce créneau musical où l'actuelle réglementation les force i aller.Je crois à la spécialisation, pas à la dilution, pas au saupoudrage par obligation.Et ça n'empêchera aucune station de « taire jouer du québécois » de temps à autre quand le produit convient.Deuxièmement, laisser les stations entièrement libres d'ajuster leurs coûts en programmation orale en fonction de leurs revenus ( donc de leur cote d'écoute ), ce qui abaissera le seuil de rentabilité et rendra possible d'exploiter les micro-marches i le de la diversité, notamment en fonction «1 la radio numérique qui s'en vient et de la multiplication des fréquences.(.) \u2022 R A i a prf8 OU COINC1D8NCM8 (Q)[DTS Dtgitaq7:10 IHEUR1 LIMITE f?)/DTS Dtaffo/7 7.00-9.00 liuEAUXEAIiyiR LE tOVDAT KYANfT3+J/DTS \\Dtgital]7:30 LES FIL L18 FONT LA tOI &) [DOW Sfrwo SB] 7:20 LOIN DU WARADIH13+1 (DOLBYDiçltaf)710-9:20 m $8.00 $6.50 6A(13+)[G7S Dtgttaq 9:10 arwaobdpon (O) [SODS Digital] 7:10-9 45 lUABf (16+)[DT$OtQttofJ 7*6*9:35 DAN CE WITH Ml (Q) [SDOS DiçËal] 7:104:40 tWOCKOtr/13+l(DTSDtQÊaq7:lO liM OW ZOMO ( G) [SOOS Digital] 9:45 (G] [DTS Dtgttaf] 7:164:45 M\\iHQËM[13^)[DTSDigHoQ7O04:30 RMTURHTO*A*ADl**(13+lfDOiMYDêq»aa7:26 RlftH HOUR [7] [DTS DtgWol] 7 O0-9O0 «AVINO PRIVAT! RYAN113+1 fDTS DkBafl 7:30 IHtMEGQTiAIQfi (13+) [SOOS DtgM] 715-9.55 tBêXMJaEÊ(13+)[DTS Digital] 935 WRONQFULLY ACCU11D (Q)[SDOS Digital] 710 LePARADIS \u2022 Nouvelle Politique 0215 HOCHELAGA _ 514-354-3110 ENTREE GENERALE $6.00 \u2022ENFANT & AOE D'OR $4.28 -MATINEE AVANT 18h00 $4.28 \u2022MARDI A MERCREDI $4.25 piRMiER tpvr pi mi m *mn w 7004:30 COUP PUR(13+)[SDOSDtgOal]7:10-9:10 MIURlUMfTB (7)[DOiBYSfrwoJ 700-900 TERREBONNE 8 1071 Chemin du Coteau (Sortie 93 Autoroute 951 450-471-6644 REPRESENTATIONS AVANT 18H00 $6.00 905 LLPAUXfAL Ai «.7.05-9:36 700-9:00 (13-r)[0TSDtgSs97OG-Jl&t&(Q)[SD0SDig*of]7O6- _LC SOLDAT RYAN ( 13 +}[DTS 13 +) [DOLBY DigMai] 9:45 LAIOJ (G)[D0lBYS*r90 SR) 7:iô 7O0-9O0 LES FILLES FONT LOIN DU PARADIl/f3>;/DOLflyZ>p^OT77.fO Cinémas Guiso MEGA-PLEX™ TASCHEREAU 18 Le Plus Grand Complexe Cinématographique au Canada \"OUVERT LE 23 OCTOBRE 1998** Pour un offre d'emploi appelez (450) 961-9214 PARTEZ, EN TOURNEE Écoutez Le matin le plus musical à Montréal avec Gilles Payer à 7 h 25 du hindi au vendredi, vous pourriez gagner : * !tr» ^IBWIBBtWtTII^ *t ** C** en toamee amenant \u2022 Des bîBets pour JejffiJTWfyiMfl^ à Hofrtjéat * Une des ImSIWlftBMtHH.Va dans ia loge de La Presse.\u2022 Des billets pour assister au Gala de l'ADISQ animé par Céline Dion.À CiTÉ RockDétente 107.3 entre 9 h et 19 h, identifiez une des chansons de Céline Dion et inscrivez la date et l'heure de diffusion sur le coupon-réponse.Compléta et retourne avant le IS octobre à PARTEZ en tournée avec CÉLINE C P.107.weeurak 8, Montréal H3B 3J5 ;-:-«- Appartement E5 : Adresse Hi Code Postal (ephone à la résidence L 1 fiSrë (tentdeCttne tfihwii éaoaUes i la staoon.hc-éniés fam a la nui ininh .La valeur total* approximative des prtx offerts «t do 18320» iULT.US AIRWAYS ROCKdetente VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION CANAUX 18 h 00 18 h 30 19 h 00 19 h 30 20 h 00 20 h 30 21 h 00 21 h 30 22 h 00 22 h 30 23 h 00 23 h 30 CF VD ir Louise Cousineau 9:00 63- Les Fils à papa Marc Labrèche y sera et aura une grosse surprise.19:30 0- La Facture Les vendeurs d'armoires qui vous mettent en boîte illégalement et les dangers de la pyrite, une pierre à remblais.19:30 09- Les francs-tireurs Je suis en tabamalc.une entrevue de Diane Dufresne.Également la place des faits divers dans les médias et les gens du troisième âge qui enragent.19:30 ŒE- La Vie à l'endroit Mireille Dumas veut savoir comment vivent les célibataires en France.20:30 ŒJ- Encore! Encore! Une nouvelle comédie dont le héros est un chanteur dopera qui court les filles.20:30 es - Black-out au Lion d'Or Des anticapitalistes vont pester contre le système.21:00130- Biographies Robert L'Herbier, qui a d'abord été chanteur avant de devenir pendant plus de 20 ans directeur des programmes à Télé-Métropole.Un homme fascinant.22:00 09- Sex with Cindy Crawford Le célèbre mannequin anime cette émission sur la vie sexuelle des Américains, leurs obsessions et leur ignorance.22:30 03- Le Poing J Mane Carmen chante Robert L'Herbier en 1970.SRC\ta ce\tCe soir i: Édition Magazine\t\tVirginie\tLa Facture/ Armoires.\tBouscotte \u2022\t\tJamais sans amour / Un peu, beaucoup, à ta folie (4/5)\t\tLe Téféjournal/Le Point\t\tLes Nouvelles du sport\tDécouverte (2320)\t4\t4 < -> I-\t\tLe TVA\tPiment fort / Dany Turcotte\tEnf Cadieux\t\tPtaceMeirose\t\tLes Machos\t\tLe TVA\tLe Poing J / Marie Carmen\t\tSports/ Loteries (2352)\t7\t7 TQc\t6903 (SD 3®\tMacaroni tout garni\tImprovissimo\tLes Choix de Sophie\tLes Francs-tireurs\tCinéma / L'AFFAIRE MATTEI (2) avec Gfen Mana Volonté.Luigi Squarzina\t\t\t\t\tLes Choix de Sophie\tGros plan sur Claude Letouch\tLe Présent du passé\t8\t8 SOI\tB35l\tLa fin du monde est à 7 heures\tFlash / Alexis Martin\tHenri pis sa gang\tMéchant Malade\t\tBlack-out au Lion d'or\t\tLe Grand Journal\tLa fin du monde està7heures\t110%\t\tRash\t5\ts : >\tHEZ1H\tPuise\t\tAcc.Hollywood\tDrewCarey\tHome Improvement\tEncore! Encore!\tJust Shoot me\tWorking\tSex with Cindy Crawford\t\tC TV News\tPuise / Sports\t11\t11 r o\t\tNews\t\tWheei of.\tJeoparrJy\t\tCosteîlo\tSoin City\tSports Night\t\t\t\tNews\t45\t58 \tcbco\tNewswatch\t\tLand and Sea\t\tCinéma / A PiMfE CALLED CHIAPAS (4) Documentaire\t\t\t\tNational / CBC News\t\tNational Update\t\t13\t13 .\u2022\tABC \u20acB\tM#A*S*H\tABC News\tM*A#S*H\tFrasier\tHome Improv.\tThe Hughleys\tSpin City\tSports Night\tSex with Cindy Crawford\t\tNews/Access H.\tNighrJine (23:35)\t22\t22 \troc rr*i www » .\tNews\t\tr;ns Npwc\tET\t.Un\t\tCinéma / PRIMAI FEAR1$) avec Richard Gère.Uore Unney\t\t\t\t\tNews (2320)\t21\t21 \tnbcGD\tNews\tNBC News\tJeoparrJy\tWheel of.\tMadAboutyou\tEncore! Encore!\tJust Shoot me\tWorking\tDateline NBC\t\tNews\tTorognt.(2335)\t23\t23 en m\t\tNewshour\t\tNightty Business\tComputer.\tNova / Search.Lost Cave Peopie\t\tFrontJine / The Farmer's Wite (2/3)\t\t\t\tCinéma / FtttWY GiRL (4)\t\t20\t20 n\t69\tUN News\tNighrjy Business\tNewshour\t\tFrontJine / The Farmer*s Wite (1/3)\t\t\t\tPeakPractjce\t\tMonty Python\tChariie Rose\t24\t24 \tA & E\tNorthern Exposure\t\tLawand Order\t\tBiography / Jeffrey Dahmer\t\tInvesbgatrve / Behind Bars, Pt 2\t\tInspector Morse\t\tLaw & Order\t\t38\t47 \tBRAVO\tYoussou N'Dour \u2022\tMtl Jazz Festival\tBravo) Videos\tPerformances\tGlenn Miller.\t\t(>iérm/Tr\u20acGLEr«Wli£fi STO^V {4)av«cJ.Stewaft J.A«yson\t\t\t\tNYPD Blue\t\t34\t48 \tCÂBLE 9 V.\tExpress.\tSe.municipale\tPlace publique\tVies de travail\tEn beauté/Qé.\tTour de table\tCoup de praau\tÀ communiquer\tSe.municipale\tExpress.\tÀ la une\t\t\t9 \tCANAL D\tContact Animal: escargots.\t\tCap sur les nés / Une mer dUes\t\tSecrets de guerres / Les Soldats\t\tBiographies / Robert L'Herbier\t\tHawaî 5-0\t\tCinéma / CHRîSTWE {5)\t\t31\t31 \tCNN\tCNN WorWVïew\tMoneyline News Hour, Loti Dobte\t\tCrossUrs\tThe World Today\t\tLarry King Uve\t\tThe World Today\t\tSports Tonight\tMoneyline\t36\t39 \tOISC.\tPower Hour Men at Wonx\t\tOdiscovery.ca\t\tWUd Discovery: Kingdoms.\t\tExhibit \"A*\tGrand Illusion\tMasters of the Sky\t\tOdiscovery.ca\t\t37\t37 \tFAMILY ch.\tLrttJe Lulu Show\tBiiry the Cat\t\t\t\tBlossom (2035)\tDinosaurs\tCinéma / STILL NOT QUITE HUMAN (5)\t\t\tMuppets.\tSpellbinder\t68\t \tFOX\tHome Improv.\tCheers\tHome Improv.\tNewsRadio\tKingof the Hill\tCosteilo\tGuinness World Records\t\tReal TV\tCops\tNewsRadio\tHard Copy\t46\t36 \tGLOBAL\tGlobal News\tRrstNat News\tMoney Court\tET.\t\tThe Hughleys\tOharma & Greg |3rd Rock.\t\tThe Outer Limrts\t\t\t\t3\t3 \tHISTORY\tWay We Were\tTheRatPatrol\tTrue Action\tItSeemsUke.\tDestination History\t\tWar Stories\t\tSecrets of World War II\t\tCrties at War / Paris\t\t47\t49 \tLIFE\tGentJe Doctor\tLife wtth Pets\tGreenthumbs\tTDe Tourist\tCottage Ufe\tW.ld by Nature\tMartha Stewart |Trendspottmg\t\tThe Inn Chef\t.for Dirtner?\tCottage Ufe)\tWMby Nature\t29\t50 BLE\tMM\tClassic.\tPop-Up Video\tSpotJight\tRapClty\tVideo Flow\t\tThe NewMusic\t\tPop-Up Video\tMuchMegaHits\tBeavis & Butt.\tSpotJight\t35\t \u2022< o\tMP\tInterfax\tClip\triatine\t\tClip\t\t\t\tBeavts, Butîhead\tLa Courbe\tInterfax\tClip\t30\t30 \tMMAX\tMusiMax Collection (14:00)\t\tTendances Jazz / The Michel Camiilo Quintet\t\t\t\tMusiMax Collection\t\tZioc-foiie / Cheb Mami.Clanka\t\tTendances Jas / Tnlok Gurtu\t\t48\t32 \tNW\t.Today\tBusiness News\tNewsworid Reports\t\tHotType\tCounterSpin.\tThe National\t\tPamela Wallin\t\t.Tonight\tA Patrie (23.15)\t25\t25 \tRDI\tEuronews\tCapital Actions\tLe Monde ce soir\t\tLa mafia russe se mondialise\t\tLe Journal ROI\tMarsonneuve à l'écoute\t\tLe Canada aujourd hui\t\t\t19\t19 \tRDS\tNatation (1700)\tSports 30 Mag\tBaseball / Blue Jays - Oriofes\t\t\t\t\t\ti00%rebel»e\tSports 30 Mag\t\tChamp, karaté\t33\t33 \t\tParty of Rve\t\tForever Knight\t\tTaking the Faits\t\tBlack Harbour\t\tCNîm / Tr« MAN Of UY Uft (4) avec M.de Mrt^JForttwu\t\t\t\t32\t38 \tTÉLÉTOON\tMinus et Cortex\tRobin des bois\tRfi Brindacler\t5e Mousquetaire\tCapitaine Star\tNed et son triton\tLes Simpson\tCabmity Jane\tSplat)\tHighlander\tLes Simpson\tNed et son triton\t\t34 \tTLC\tThe Rénovation Guide\t\tBob Vila s Home Açaln\t\tïïauma / The Trauma Génération\t\tEarth Story\t\t\t\tTrauma / The Trauma Génération\t\t27\t27 \tTSN\tOff the Record\tSportsdesk\tBaseball / Blue Jays - Ortoles\t\t\t\t\t\t\tGallagher\tSportsdesk\t\t28\t28 \tTVB\tVoilà Paris\t?uni dmdFTo-.\tJournal FR2\tLa Marche du siècle\t\t\tTourisme (211S)\tTemps présent\t\tJournal belge\tLe Cercle\t\t15\t15 \tVIE\tqu on mange?\tCopines d abord\tLa Marmaille / Eve Deael\t\tûnen« / LA COURSE AU POUVOIR (5) wee B.Eden.1 Fûrsytht\t\t\t\tTable ronde\tAllô docteur / Ménopause.\t\tCopnes d'abord\t44\t35 \tYTV\tAddams Famiry\tTheOdyssey\tAnfmofphs\tGoosebumps\tFreaky Stones\tYoung Hercules\tBreaker High\tStudent Bod>es\tOcéan Girl\tAre You Atraid\tBeasties\tSailor Moon\t18\t18 CANAUX\t\t18 h 00\t\t\t19 h 30\t20 h 00\t1 20 h 30\t21 h 00\t21 h 30\t22 h 00\t22 h 30\t23 h 00\t23 h 30\tCF\tVD 9 V.a CÂBLE 9 VIDEOTRON - CNN = NOUVELLES - DISC.= DISCOVERY - MM = MOCH MUSIC - MP = MUSIQUE PLUS - MMAX ¦ I NW a NEWSWORLD - RDI ¦ RÉSEAU DE LteFORMATION RDS ¦ RÉBEAU DES SPORTS - TLC ¦ THE LEARMNQ CHANNEL \u2022 T8N ¦ THE SPORT NETWORK - TV5 ¦ TÉLÉVt3ION VfTERNATlONALE - YTV ¦ VOUTH TV : Petit glossaire techno Agtnot France-Presse PARIS La culture techno est dotee d'un vocabulai-re tres particulier dont voici un rapide glossaire.TECHNO : appellation generique designant les musi-ques electroniques employee pour la premiere fois par le DJ Juan Atkins.C'est la forme la plus epuree de la « dance music ».Toujours instrumental.Elle com-prend une infinie variete de sous genres dont le plus connu est la House.HOUSE : synthese de toutes les expressions de la dance music des annees 60.Elle apparait au debut des an-nees 80 a Chicago, dans un entrepot transforme en club, « The Warehouse ».D'ou son nom.Certains at-tribuent egalement I'origine du nom « house » ( mai-son) au fait que les musiciens qui disposent de studios portables peuvent travailler a la maison.HOUSE NATION : banniere qui reunit tous les crea-teurs et consommateurs de house et de techno.AFTER : fete ayant lieu une fois les clubs fermes.Peut ainsi se poursuivre en appartement.BPM : beats per minute ( battements par minute ) : leur nombre rythme le tempo d'un morceau.Certains morceaux peuvent monter jusqu'a 140 BPM.CHILL OUT: le lieu destine a la relaxation dans une rave.DJ: le disc-jockey ne se contente plus de passer les disques.II s'en sen comme de veritables instruments et peut desormais pretendre au statut de createur a part entiere.En France, la SACEM ( Soctete des auieurs, compositeurs et edit curs de musique ) leur accorde de-puis cette annee le statut de musicien.Les DJ's franca is sont reconnus a I'etranger oil le « son franqais » est tres prise.Laurent Gamier, Dimitri from Paris, Manu le Malin sont les stars du genre, tout comme Daft Punk ou Air.ECSTASY ou « E » : ( ou, selon la definition pharma-ceutique « met hi leneDioxyMet Amphetamines » ( MDMA ) : drogue de synthese utilisee par certains « ravers ».Les adeptes de la culture techno se revendi-quent comme responsables.Certaines associations proposent lors des raves des « tastings » afin de mesu-rer la qualite des produits en circulation et d'eviter les compositions frelatees.FLYER : ces programmes de soirees photocopies ou imp rimes sont tres utilises dans le milieu techno pour faire connaitre les evenements.Gen£ralement tr&s so-phistiques sur le plan visuel, ils peuvent etre des ob-jets de collertion ardemment recherches.500 000 flyers ont ete distribues pour la Techno Parade.RAVE : party, fete qui prend lieu souvent dans des endroits inusites (hangar, entrepot desaffea^ champ. LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 22 SEPTEMBRE 1998 Sauvé par la vidéo?Quelques minutes passées neuf heures hier matin.Dan Rather, l'animateur et pilier de CBS, s'est adressé au peuple américain comme s'il avait un âge mental de deux ans.La bande vidéo du témoignage de Bill Clinton devant le grand jury ne roulait pas encore.Elle ne roulerait pas avant de longues minutes en raison d'un stupide cafouillage technique imputable au procureur Kenneth Starr.Dans son empressement médiatique, le procureur avait en effet oublié de numéroter ses bandes afin qu'elles soient diffusées dans l'ordre.Oups.Tout le monde était donc sur un pied de guerre : Dan, les techniciens empêtrés dans leurs bandes, les journalistes, les hommes du président, le peuple américain et j'en passe.Subitement et sans crier gare.Dan s'est adressé à la caméra avec un air grave de fin du monde.Je crois même qu'il a légèrement froncé les sourcils en signe de sombre anticipation.J'ai retenu mon souffle.Qu'allions-nous apprendre ?Un autre détail juteux ?Le suicide de Monica ?La demande de divorce de Hillary ?Dan a commencé tout doucement : Ce message s'adresse à tous ceux qui habituellement à cette heure-ci regardent.les Teletub-bics.Appelez votre maman, immédiatement, a conseillé Dan le plus sérieusement du monde.Votre maman vous expliquera pourquoi il n'y a pas de Teletubbies ce matin.J'ai failli manquer d'air et m'écrouler de rire.J'ai surtout failli appeler ma mère pour lui dire qu'en une seule phrase.Dan Rather m'avait fait rajeunir de quarante ans.Sans s'en rendre compte.Dan venait de donner le ton.Ce qui viendrait par la suite ne ferait que confirmer ce que je soupçonnais depuis le début.Contrairement à ce ¦ qu'on nous promettait depuis une semaine, la vidéo de Bill devant le grand jury ne serait pas un autre grand pas pour la démocratie.Non.Ce serait un enfantillage de plus de la part d'un procureur indépendant qui ne sait plus quoi inventer pour soutenir notre intérêt défaillant.En confondant le public des Teletubbies avec les amateurs de sexe et de vidéo.Dan Rather a donné le ton.Tant et si bien que lorsque Bill Clinton est enfin apparu au petit écran en lieu et place des Teletubbies, ce fut presque décevant.Le président n'était pas habillé en caoutchouc mousse fluorescent mais en complet-cravate.Il ne parlait pas en monosyllabiés mais dans une sorte de langue de bois trempée dans l'huile juridique.Mais surtout, on nous avait prévenus que la vidéo de son témoignage serait accablante.Qu'il vaudrait mieux envoyer les enfants Nathalie PETROWSKI jouer dehors ou les enfermer dans les placards.Que le président des États-Unis y apparaîtrait sous le jour peu flatteur d'un homme traqué, nerveux, menteur et fourbe.Et qu'après la diffusion de son témoignage vidéo, la vaste majorité des Américains y compris des enfants âgés entre 0 et 2 ans, exigeraient sa destitution.Or tout au long de cet interminable témoignage indigeste et mal éclairé, le président est apparu à mes yeux à tout le moins, aussi charmant qu'un bébé Te-letubbie et aussi cool qu'une pub antisudori-fique.Calme, poli, pondéré, jamais un mot de trop, jamais un geste déplacé, Bill a été parfait et surtout, parfaitement présidentiel.En vain, j'ai attendu qu'il se fâche, qu'il se pompe, qu'il mette son poing sur la table, que l'écume lui monte aux lèvres et que des cornes de concupiscence lui poussent sur le crâne.En vain, mes oreilles molles se sont mises à l'écoute du langage cru, graphique et porno contre lequel une bande en bas de l'écran n'en finissait plus de me prémunir.Rien de tout cela n'est arrivé.À part quelques références au sexe oral proférées du bout des lèvres, Bill s'en est tenu à une lan- gue chaste, terne et aussi inoffensive que de la tarte aux poires.\u2022 i « S'il y avait un obsédé sexuel dans la salle, ce n'était manifestement pas lui.De sorte que l'image vidéo, cette redoutable sonde de l'âme qui devait révéler les marécages présidentiels, s'est éventée comme un mauvais mousseux.Au lieu d'accabler le président, l'image l'a sauvé.Virtuellement.Pendant quatre heures, cette image ne nous a rien donné à voir autre qu'un homme se soumettant docilement à un exercice d'une platitude infinie.Que la mémoire de Bill ait été sélective, qu'il ait contredit les témoignages de Monica ou de ses amis, qu'il ait joué ad nauseam sur les mots, qu'il ait menti et finassé, tout cela a été noyé par la souveraineté d'une image lisse et purifiante.Une image qui lavait plus blanc, quoi.C'est pourquoi si j'étais une Américaine moyenne, je doute que cette vidéo me pousserait à réclamer la tête du président.Après tout, Bill y apparaît à peine différent des autres jours.S'il a menti devant le grand jury, personne ne le sait vraiment sauf Monica qui de son aveu n'est pas la fille la plus fiable en ville.Alors.Non, si j'étais une Américaine moyenne, je ne toucherais plus à la tête de Bill.En revanche, je ne me gênerais pas pour réclamer celle de Kenneth Starr.Et cela en dépit du fait que le procureur indépendant a perdu la tête il y a longtemps.PHOTO ROBERT MAJLLOUX.La Pierre Brunei, président du Fonde de dotation de l'OSM.SPECTACLES Salles de répertoire BLADE RUNNER Cinéma du Parc ( 1 ) : 16 h 45.COOK ( THE )t THE THIEF, HIS WIFE AND HER LOVER Cinéma du Parc ( 1 ) : 21 h 30.DESTIN DE WILL HUNTING ( LE ) Collège Edouard-Montpetit ( 180.de Gentilly E .Longueuil ) : 20 h.EMPIRE DE LA FORTUNE ( Lv ) ( EL IMPERIO DE LA FORTUNA ) Cinémathèque québécoise ( salle Claude-Jutra ) 19 h IDÉE ( L' ) - PARTIE DE CAMPAGNE Cinémathèque québécoise ( salle Claude-Jutra ) : 21 h.LAND GIRLS < THE ) Cinéma du Parc ( 2 ) : 14 h 45.19 h.LAST TANGO IN PARIS Cinéma du Parc ( 1 ) : 19 h.LIVE FLESH Cinéma du Parc ( 1 ) : 14 h 45.MÈRE ET FILS Cinéma Parallèle : 17 h 30.19 h 15.21 h.MODULATIONS Cinéma du Parc ( 3 ) : 17 h.21 h 15.POMME ( LA ) Cinéma Impérial : 17 h.21 h.PRICE ABOVE RUBIES ( A ) Cinéma uecane ( i ) : ib h 4b.RÊVES A VENDRE Cinémathèque québécoise ( salle Fernand-Seguin ) : 20 h.SENSELESS Cinéma du Parc ( 2 ) : 17 h.21 h 45.SILENCE ( LE ) Cinéma Impénal : 19 h.TEMPS DE MOURIR ( tiempo cil moHr ) Cinémathèque québécoise ( salle Claude-Jutra ) : 17 h.WHATEVER Cinéma du Parc ( 3 ) : 15 h.19 h 30.WILD MAN BLUES Cinéma Décane ( 10 ; 19 h 15.21 h 15.IMAX IMAX ( Vieux-Port de Montréal ) EVEREST et ACROBATES DU CIEL : 10h 15.12h 15.16h 15.18 h 15.20 h 15 ( version française ) ; 14 h 15.22 h 15 ( version anglaise ).IMAX LES AILES ( Mai Cbamptain.2153, Boul.Lapinière, Bronard > PINGOUINS ET CIE Lun.mar.: 19 h 15 ; mer.jeu., ven : 13 h 15.19 h 15 ; sam.dim : 13h 15.19 h 15.NEW YORK AU FIL DU TEMPS Lun .mar.20 h 15 ; mer., jeu., ven : 14 h 15.20 h 15 ; sam.dim : 14 h 15.16 h 45.20 h 15.L5 CITÉ DE L'ESPACE Lun .mat.: 21 h 30 : mer.jeu., ven.: 15 h 30.21 h 30 ; sam .dim .15 h 30.18 h.21 h 30.Danse AGORA DE LA DANSE ( 840, Charrier E.) Abstraction, BosquefO ( 1997 )e\\ One Night Onty 3/3 ( 19960.da José Navaa.Avec Estelle Clareton.José Nsvas et Dominique Ports : 20 h.USINE C ( 1345, av.Lakmde ) Discordant*, ds Danièle Desnoyers : 20 h.Théâtre THEATRE DU NOUVEAU-MONDE ( 04.Ste-Catherine E.) Les Orangée sont vertes, ds Claude Qauvrsau.Miss en scène ds Lorraine Pmtal Avec Pisrre Lebeau.Ma ne-France Marcotte.Pascals Mont petit.Pierre Collm, Daniel Bnere.Andrée Lachapelle.Daniel Parent.Catherine Archambault, Marc Béland.Du mar.au ven.20 h ; sam.16 h et 21 h.THÉÂTRE JEAN-DUCEPPE ( Place des Arts ) Le Miroir aux tartuffes, de Jean-Claude Germain.Avec Denis Bouchard.Pierre Curzi.Jean-Claude Germain.Sylvie Gosselin.Dominique Lamy.Sylvie Legault.Jean-Denis Levasseur.Normand Levesque.Jacques L'Heureux.Hélène Mercier et Knstin Molnar.Du mar.au ven.20 h ; sam.16 h et 20 h 30.THÉÂTRE DU RIDEAU VERT < 4664, St-Denls ) Grossière indécence, de Moisés Kaufman.Trad.de René-Daniel Dubois.Mise en scène de René Richard Cyr.Avec Denis Bernard.Henri Chassé.Normand D'Amour.Stéphane Gagnon.Claude Pregent Bobby Beshro.Sylvain Bélanger.Jocelyn Blanchard et Clermont Jolicoeur.Du mar.au ven.20 h : sam.15 h et 20 h ; dim.15 h.SALLE FRED-BARRY < 4353, Ste-CatheHne E.) Le Pendu vous salue bien ou François de Montcorbier, dit François Villon, de Marc Gooris.Mise en scène de Jean-Pierre Laruche.Avec Marc Gooris, Dorothée Lambinon et Jean-François Warmoes : 20 h 30.ESPACE LIBRE ( 1945, Futtum ) Etyse 11.Mise en scène de Diane Dubeau.Production du Théâtre de la nouvelle lune.Du lun.su sam.; 20 h 30.LA LICORNE ( 4559, Papmeau ) Quelques Humains, de Pierre-Michel Tremblay.Mise en scène de Marie Charlebois.Avec Christian Bégin.Patrice Coquereau.Marie Charleboix.Pier Paquette et Isabelle Vincent.Du mar.au sam.20 h ; mer.19 h.THÉÂTRE D'AUJOURD'HUI ( 3900, St-Denl» ) Nocturne, de Pan Bouyoucas.Mise en scène de Serge Denoncourt.avec Christian Bnsson Dargts.Han Masson et Igor Ovadis : 20 h.ESPACE GO ( 4890, St-Laurent ) Une Visite inopportune, de Copi.Mise en scène d'André Brassard.Avec France Castel.Roger La Rue.Gérard Poirier.Dominique Quesnel et Paul Savoie.Du mar.au sam.20 h.THÉÂTRE DE LA CHAPELLE ( 3700, St-Dominlque ) Blackskirt, texte et mise en scène de Rana Bose.Avec Michael Dozier.Mark Krupa.Altyn Embree.Anita Choudhury.Diana Lewis, David Leaman.Vasu Seshadn : 20 h.SALLE DU MAURIER DU MONUMENT-NATIONAL < 1182.St-Laurent ) Presbytère du Nord, d'Alexis Martm.Mise en scène de Gary Boudreaurt Avec Roch Aubert, Manks-Josee Picard.David Savard et Georges Rodnguez ( mus*cten ).Du mar.au sam.20 h 30.Variétés STUDIO DU MAURIER DE LA PLACE DES ARTS Je persiste et signe.Brel, avec Danielle Oddera et Jean Marchand 20 h.SPECTRUM ( 318, Ste-Cathertne O.) Marcy Playground et Pets Drogue : 20 h.PTIT BAR ( 3451, St-Dents ) Soirée Joe Dassin avec Raphaël Ton* : 21 h 30.JAZZONS ( 300, Ontario E.) Tim Jackson : dès 21 h.PETIT CAMPUS ( 87, Prince-Arthur ) Concours Pollrwog : 20 h BISTRO A JOJO ( 1627, St-Denis ) Johnny Blues Band : 22 h B IDOLE*5 ( 2060, Avtmer ) Bernard Prtmeau et son groupe : des 20 h.CAFÉ SARAJEVO < 20SO, Clark ) Les Fous de Joëlle : 19 h.21 h .Trto Mtke Gauthier : 21 h 30.KOjrS KAIZEN ( 4120, Ste-Catherine a ) Jetl Simon dès 21 h.L'OSM récolte un maigre SIISau aiinvjEitf» tin 5BSSU5S îeupSCâ* Uï! SUZANNE COLPRON L'Orchestre symphonique de Montréal avait une bonne et une mauvaise nouvelle hier.La bonne : la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, Montréal International et Tourisme Montréal vont redoubler d'efforts au cours des prochaines semaines pour sensibiliser le monde des affaires aux problèmes financiers de l'OSM.La mauvaise : le Fonds de dotation de l'OSM, mis sur pied en mars 1998 pour renflouer les coffres de l'Orchestre et assurer sa pérennité, a connu des début*; lents et décevants.Il n'a récolté qu'un maigre million de dollars sur un objectif de départ de 12 millions.«< Ce n'est jamais facile », a admis hier Pierre Bru-net, président du Fonds de dotation, en conférence de presse.« Il y a une compétition fantastique.Ce n'est plus comme avant dans le secteur des arts.Aujourd'hui, les hôpitaux et les milieux de l'éducation accaparent jusqu'à 70 % des dons.Ils vont chercher des sommes incroyables.» Le président du Fonds ne perd pas confiance pour autant.Il espère obtenir de nouveaux engagements auprès du secteur privé dans les prochaines semaines, grâce à l'appui de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, de Montréal International et de Tourisme Montréal.Son objectif, revu à la baisse, est de terminer l'année avec des engagements de 2,5 millions.Il compte amasser de « cinq à huit millions » au cours des 18 prochains mois et 20 millions d'ici cinq ans.But de l'opération : assurer la stabilité financière de l'Orchestre en investissant ce capital.Plusieurs grands orchestres américains, comme l'Orchestre de Boston et C oncer t pn nntp En collaboration avec 24 septembre Série CBC / McGill HOMMAGE À GEORGE GERSHWIN Paul Stewart, piano.Julie Nesrallah, mezzo-soprano Louise-Andrée Baril, piano et Yehonatan Berick.violon SALLE POLLACK, 19 H 30 555, rue Sherbrooke Ouest Billets : 15 $ / 10 $ étudiants et aînés _398-4547_ 27 septembre LADIES' M0RNING MUSICAL CLUB QUATUOR A CORDES ST.PETERSBOURG Prokofiev, Chostakovitch, Schubert SALLE POLLACK, 15 H 30 555, rue Sherbrooke Ouest Billets : 25 $ Étudiants (22 ans) : 15 $ Rens : 932-6796 ou 487-2822 1er octobre Série CBC / McGill LES VIOLONS DU ROY Raffi Armenia, chef, Karina Gauvin.soprano Oeuvres de Grieg, Britten (Les Illuminations), et Stravinski (Appolon musagête) SALLE P0LLACK9 20 H 555, rue Sherbrooke Ouest Billets : 15 $ / 10 $ (étudiants et aînés) _398-4547_ Prenez bonne note ! Réservé aux membres du CONSEIL QUÉBÉCOIS DE LA MUSIQUE Dates de parution : tous les mardis Réservations d'espace : le Jeudi précédent, avant 12 h par télécopieur au : (514) 845-5830 Pour plus de renseignements sur les tarifs Suzanne Charron (514) 285-6998 otaus celui de Chicago, possèdent depuis longtemps de tels fonds s'élevant à des centaines de millions de dollars.L'OSM entreprend de bâtir le sien au moment où ces musiciens menacent d'annuler des concerts et de faire la grève.\\ Une situation délicate qui pourrait décourager les entreprises de donner de l'argent.« Nous avons une épée de Damociès au dessus de la tête », a dit M.Brunei, également président et chef de direction chez Lévesque Beaubien GeofTrion.« Les grands donateurs aiment le succès et n'aiment pas les choses qui ne fonctionnent pas.On ne veut pas mélanger le Fonds et les négociations avec les musiciens.Mais une grève amène d'énormes difficultés à continuer à collecter des fonds.» L'OSM, un des dix meilleurs orchestres au monde, prévoit faire une déficit de 2 millions cette année.Son déficité cumulé atteint 5,5 millions.Il emploie 123 personnes dont une centaine de musiciens.La question salariale est au coeur du litige qui l'oppose à ses musiciens.Vous êtes un gestionnaire en exercice et vous souhaitez augmenter vos compétences en comptabilité de management, en management ou en gestion financière ?Vous recherchez un programme de formation à temps partiel et modulaire ?LE PROGRAMME EXÉCUTIF CMA, qui permet aux cadres d'obtenir le titre de CMA en deux fois moins de temps qu'auparavant, est peut-être POUR VOUS ! 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\u2014, les différentes nuances de rouges de son armure, de son bouclier, de sa croix et de sa cape sont là pour exprimer toute la gamme des significations possibles : sang du martyr, victoire du croyant, pouvoir de ia croix, et iumière de ia Komposition Nr.234 ( Bild mit Spttzen ) de Wassily Kandinsky, 1919.vérité.Cet art de l'icône, déjà en déclin au XVIe siècle sous la férule du terrible Ivan IV, sera brusquement stoppée par un oukase de Pierre le Grand, au début du XVIII* siècle.Voulant tourner son pays du côté de l'Occident, il enjoint à sçs artistes de copier les modèles hollandais ou français.Cela n'apporta pas que des réussites, mais permit au symbolisme profane du rouge de réapparaître en grande pompe.Tout portrait de tsar ou autre grand-duc se doit d'être rehaussé ici d'une ionique, ici d'une étoffe, toutes rouges.naturellement.Quant aux scènes historiques, comme la terrible Bataille de Pskov contre les Polonais ( 1836 ), de Karl Brullov, elles baignent volontiers dans une atmosphère rougeoyante de sang, de poussière et de gloire.L'avant-garde russe lancera un vaste coup de pied dans le classicisme de ses pères.Parmi le foisonnement d'idées nouvelles qui agite la nouvelle génération ( Kandinsky, Pevsner, Chagall, Lessitzky, etc ), une conviction domine : l'expression picturale de la réalité ne passe pas forcément par son imitation.Les couleurs et les formes suffisent.Chez certains, comme Rodtchenko ou Malévitch, de telles recherches renvoient aux sources primitives de l'art russe : « La peinture russe tire son origine des icônes ».La boucle est bouclée, avant que d'être brutalement jetée au feu.En août 1934, une ordonnance de Staline impose à tout artiste d'oeuvrer à « l'éducation des travailleurs dans l'esprit du socialisme ».C'est la mort de la liberté créatrice, et le mariage définitif de l'art avec le rouge.Après avoir ainsi traversé six siècles d'art russe, guidé par le fil rouge de l'homonymie entre cette couleur et la notion de beau, on comprend la force de l'exposition de Vienne.Cette extraordinaire continuité esthétique se double en fait d'une troublante continuité politique.Vue sous cet éclairage, la période soviétique ne serait qu'un épisode parmi d'autres dans la chaîne sans fin de l'autoritarisme russe.Plus que l'histoire de l'art en Russie, c'est à une véritable vision du monde telle qu'elle a cours en Russie qu'une telle exposition nous conduit.LE ROUGE DANS L'ART RUSSE, Bank Austria Kunstforum, Freyung 8,1010 Vienne.Tel.:(431 ) 71191 557 37.Jusqu au 29 novembre il Windstar Moteur V6 de 3L SEFI.150 ch Boîte automatique 4 vitesses à surmultipliée 7 passagers Deux sacs gonflables Freins ABS aux 4 roues Radio AM/FM stéréo Glaces teintées Climatiseur Groupe d'équipements électriques : verrouillage des portes, rétroviseurs et lève-glaces 9\\ '.mJ s.! 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