La presse, 13 octobre 1998, Cahier A
[" I c plus fjfàflâ quotidien jruuûùs d'Amérique Montréal, ?mardi 13 octobre 1998 114e année No 348 80 pages, 6 cahiers TAYPÇ FN ÇIIÇ ÎLES - DE - LA - MADELEINE 1 $ fiéjà, 45 CLHS ùU foj/aux servie** Montréal et ses quartiers.Sud-Ouest pages 84 et B 5 Claude Plcher La taxe Tobin (2) page D3 i ï à.s* * Auto Le coupé Solara un pari difficile pour Toyota page El Footbal! Les Argonaute ne font qu'une bouchée des Alouettes page S6 C'est grâce au plan Ménard t.9 Michel Blanchard Le clan Jacques Ménard a finalement réussi à corriger l'énorme bévue commise par Claude Brochu, il y a 15 jours, en convainquant, tard samedi soir, Felipe Alou de demeurer à Montréal.Alou a triplé son salaire, mais dans ce dossier, les chiffres importent peu puisque les Expos, s'ils sont vendus, n'auront plus à le payer.Après s'être rencontrés trois fois, samedi, Jim Beattie, le directeur général des Expos, et Felipe Alou se sont entendus sur les termes d'un contrat d'une durée de trois ans évalué à 5,8 millions US.Un contrat que ne sera pas obligé de respecter Alou si les Expos, d'ici à un an, sont vendus à des intérêts américains.Dans le Los Angeles Times d'hier, Alou admet qu'il avait déjà un pied à Los Angeles quand Jim Beattie et Mark Routtenberg, l'un des actionnaires des Expos, sont allés le rencontrer en Floride, vendredi dernier.Cinq facteurs ont joué dans la décision du gérant d'origine dominicaine de demeurer à Montréal: ?la mise sur pied d'un nouveau consortium à la tête des Expos, excluant Claude Brochu; Voir C'EST GRACE en A2 M Autres textes, pages S2 et S3 Kosovo: l'OTAN accorde un délai à Belgrade STÉPHANE BARBIER et PHILIPPE RATER Agence France-Presse, BRUXELLES L'OTAN a accordé ce matin un délai de quatre jours à Belgrade pour se conformer au Kosovo aux exigences de la communauté interna-tionale, à la suite d'un rapport de l'émissaire des États-Unis, Richard Hol-brooke, faisant état de progrès dans ses négociations avec le président yougoslave Slobodan Milosevic « Je crois encore que la diplomatie peut réussir et que l'utilisation de la force militaire peut être évitée », a déclaré le secrétaire général de l'Alliance, Javier Solana, en annonçant que l'Organisation avait donné l'ordre à ses militaires d'agir dans la crise au Kosovo.Cette décision pourrait se traduire par des frappes militaires en Yougoslavie à partir de samedi matin, au terme d'un délai de 96 heures, accordé par l'OTAN à Slobodan Milosevic afin de mener à terme des négociations marquées par de récents progrès.Et aussi les citrouilles r ^S& ^L '.\u2022 V PHOTO ALAIN ROBERGE.La Presse Voir KOSOVO en A2 Après la cueillette de pommes, place à la cueillette.de citrouilles.Ces grosses boules oranges qui jonchent le sol, les enfants les associent sans hésiter, et avec délice, au gigantesque amas de bonbons qu'ils récolteront à I'Halloween.Dans le verger de Denis Charbonneau, à Mont-Saint-Grégoire, un pomiculteur qui vient de se lancer dans la culture du curbitacé, les familles sont invitées à cueillir leur propre citrouille pour le plus grand bonheur des enfants.Le petit Jeremy Huculak semble avoir trouvé la citrouille qui lui convient.Mais il aura probablement besoin de l'aide de sa mère pour la transporter chez lui.Nos informations, page A7 Une liaison entretenue depuis 1973! Après deux semaines d'incertitude et alors qu'il était courtisé par les Dodgers de Los Angeles, Felipe Alou a finalement décidé samedi soir de rester à la barre des Expos.Il a signé un contrat de trois ans d'une valeur de 5,8 millions US, continuant une association longue de 25 ans avec l'équipe montréalaise.Voici sa feuille de route.Âge: 63 ans.Né à Haina, en République dominicaine, le 12 mai 1935.Domicile: Lake Worth, Floride.Personnel: Felipe et son épouse, Lucie Gagnon, de Laval, ont deux enfants ( Valérie, 11 ans, et Felipe Jr, 6 ans ).Felipe est aussi le père de Moises ( 32 ans ), ancien des Expos et actuel voltigeur des As-tros de Houston.Il a été nommé gérant des Expos le 22 mai 1992.Il s'était joint au personnel d'instructeurs pour la saison 1992 à titre d'adjoint à Tom Runnells.Il avait déjà fait partie du personnel d'instructeurs des Expos en 1979-80 et en 1984.Fiche des Expos en 1998: 65 victoires, 97 défaites.Sa fiche globale: 535 victoires, 496 défaites.Il est devenu en 1998 le gérant revendiquant le plus de victoires dans l'histoire des Expos, devançant Buck Rodgers ( 520 ) et Gene Mauch ( 499 ).En 1994, il a conduit les Expos au premier rang de la division Est de la Ligue nationale.Au moment du déclenchement de la grève, l'équipe affichait le Voir UNE LIAISON en A2 T.- Nathalie Petrowski rencontre « Je n'ai jamais quitté Montréal » CAROLE LAURE Carole Laure n'était pas entrée dans le café rue Bernard qu'elle en était déjà sortie.Trop de bruit.Trop de monde.Trop de fumée.Carole Laure n'était pas assise sur le banc du bistro voisin qu'elle était déjà débout.Un café, deux croissants et de la confiture, s'il vous plaît.Tels étaient ses désirs en ce matin d'automne après une nuit de tournage dans les ruelles de Montréal.T'es en ville depuis quand?Depuis toujours, fut sa réponse.« Je n'ai jamais quitté Montréal.Jamais loué ma maison.Lewis et moi, on est ici au moins six mois par année, y compris à tous les Noël.Les enfants aussi, sauf quand ils recommencent l'école.» Carole Laure fabule-t-elle?Pas vraiment.Le fait est que bon an, mal an, Carole Laure et Lewis Furey, son compagnon depuis 20 ans, passent de longs mois dans la vaste et lumineuse maison d'Outremont.Ces jours-ci, le prétexte s'appelle Beyond Mozambique, un film adapté d'une pièce de l'auteur canadien George F.Walker ( dont on joue une pièce ces jours-ci au Quat'Sous ) et réalisé par Furey.Carole y tient le rôle de Rita, une ancienne vedette du porno recyclée en tenancière de bar.Un rôle de composition, précise celle qui dit passer énormément de temps avec ses enfants, Clara, 15 ans et Thomas, 10 ans, et pour qui la maternité a toujours été une condition essentielle à son équilibre intérieur.Voir JE N'AI en A2 «Je suis loin d'être un objet» 445 JOURS AVANT L'AN 2000 INDEX Petites annonce\t\t-affaires\t04\tBridge\tD18\tHoroscope\t01S\tMot mystère\t016 -index\t014\tArts et spectacles\t\tDécès\t019\tInformatique\tE5\tPolitique\tB1.B6et B7 .immobilier 014\tà 016\tCl\tàC7\tÉconomie\tD1 à D11\tLavai\tA12\tRépliques\tB3 \u2022 marchandises\tD16\t\u2022 horaire spectacles\tC5\tFeuilleton\tD16\tLoteries A2,A15etA17\t\tRive-Sud\tA13 «emplois 016 \u2022 horaire télévision 02 \u2022 automobile D16àD18 Bandes dessinées 015 observateur?014 Monoe E6àEfl Tabloïd Sports Mots croisés D14etS10 \u2022 Michel Blanchard S5 ÉDITORIAL Le Canada àl'ONU - Frédéric Wagnière page B2 MÉTÉO Ennuagement Max.16, min.8 Cahier Sports, page 16 o t K \tO\tixr\t\tA.\u2022Location-bail oBene exclusivement par H C FI sur le CR-V LX 1998 (modèle RD174W) neuf F change ou comptant de 2 400 $.la premien- mensualité ci un dépôt de tarant* de $*) S exigibles Taxes.assuuncc ci immaincubiion en sas Limite de 9f> 000 km frais de 0.10 $ ie km excédentaire ¦ \u2022Financement 14.8 % a Tachât de tout modèle CR-V 1998 neul pour des termes de 24.30.48 ou 60 mots Un versement initial pourrait être exige Sujet a l'approbation du crédit \\-MS-4x4 298* per mois, location 48 mois transport et préparation inclus OU 4,8%\" su! FIMAMŒMUfT D'AOUT jusqu'à 60 mois mm tous us ot-v m* neufs. A2 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 13 OCTOBRE 1998 Suites de la une Une liaison depui7l973! UNE LIAISON / Suite de la page Aï meilleur dossier du baseball majeur (74 victoires, 40 défaites ).11 a été choisi Gérant de Tannée.Il est le premier gérant de l'histoire des ligues majeures originaire de la République dominicaine.Il est le neuvième gérant de l'histoire des Expos.Ses prédécesseurs ont été Gene Mauch (1969-75), Karl Kuehl (1976), Charlie Fox ( 1976 ), Dick Williams ( 1977-81 ), Jim Fanning ( 1981-82, 1984 ), Bill Virdon ( 1983-84 ), Buck Rodgers 41985-91 ) et Tom Runnells ( 1991-92 ).Instructeur au camp d'entraînement des Expos à Daytona Beach en 1976, il fut ensuite gérant des clubs-écoles de West Palm Beach j( A ) en 1977 et de 1986 à 1991, de Memphis ( AA ) en 1978, de Den-ver (AAA) en 1981, de Wichita ( AAA ) en 1982-83 et d'indiana-polis ( AAA ) en 1985.Dans les mineures, il revendique 884 victoi- C'est grâce au plan Ménard Il a joué brièvement pour les Expos en 1973 ( 19 matches, moyenne au bâton de .208 ).Voltigeur et premier-but ( lançant et frappant de la droite ), il a connu une illustre carrière de 17 ans dans les majeures, commençant en 1958 chez les Giants de Francisco et terminant en 1974 chez les Brewers de Milwaukee.Il a aussi joué pour les Braves de Milwaukee ( 1964-65 ), les Braves d'Atlanta ( 1966-69 ), les A's d'Oakland < 1970-71 ) et les Yankees de New York ( 1971-73 ).Il a joué 2082 matches, frappé 2101 coups sûrs dont 206 circuits et maintenu une moyenne de .286.Il a dominé la Ligue nationale pour les coups sûrs ( 218 ) en 1966.Il a été du match des Étoiles en 1962, 1966 et 1968.iÉNIES EN HERBE Page D19 ¦ À la suite d'une malencontreuse erreur, les solutions de la rubrique Génies en herbe n'ont pas paru comme d'habitude dans la section des Petites annonces de notre numéro du dimanche 11 octobre.Les habitués les retrouveront aujourd'hui en page D19.Nos excuses.12 662 946$ Merci! (TEST GRACE / Suite de la page A l ?la garantie d'augmenter de façon progressive et tangible la masse salariale de l'équipe au cours des prochaines années; ?le désir arrêté des actionnaires déjà en place de garder l'équipe à Montréal; ?le fait que Lucie Gagnon, l'épouse de Felipe, soit originaire de la grande région de Montréal; ?le montant consenti par les Expos à Alou.Ce dernier, avec Jim Leyland des Rockies du Colorado, est devenu samedi l'un des deux entraîneurs les mieux payés du baseball majeur.Un détail, important quand même, l'offre des Dodgers faite à Felipe Alou s'établissait à 3,6 millions US pour trois ans.En apprenant i! y a 15 jours par les journaux que Felipe Alou avait reçu la permission d'offrir ses services à d'autres équipes, Jacques Ménard, le président du Conseil d'administration des Expos, a immédiatement mis sur pied un escadron chargé de ramener Alou à Montréal.Dans un deuxième temps, Ménard a réussi à retarder jusqu'en mars prochain la décision de vendre ou de garder les Expos à Montréal.À cet égard, deux décisions cruciales ont été prises: ?l'élargissement du partenariat; ?l'exclusion de Brochu, le commandité, du nouveau consortium.Curieusement, en décidant d'élargir le partenariat au sein du groupe de propriétaires des Expos, le clan Ménard devra débourser des sommes considérables pour racheter les actionnaires qui quitteront le groupe actuel.Outre les 7,6 % des actions détenues par Brochu, les propriétaires devront aussi acheter les 7,2 % des actions détenues par la compagnie Versa Services Ltd, devenue actionnaire des Red Sox de Boston quand cette compagnie a été vendue à des intérêts américains.Selon le plan Ménard, la société en commandite que forment les Expos sera remplacée par un nouveau groupe de propriétaires responsables des Expos auprès du comité exécutif du baseball majeur.Versa Services Ltd devra donc se départir de ses actions puisqu'à cet égard les règles en-vigueur au baseball majeur intetdi-sent à un individu, ou groupe d'individus, de posséder des actions dans plus d'une équipe à la fois.Ce n'est pas tout.Une nouvelle, impossible à vérifier pour l'instant, voudrait que M Er S Sports inc.de Toronto, détentrice de 7,2 % d'actions, se retire du dossier des;Èx-pos.s Si cette rumeur se révèle fonâée, les nouveaux propriétaires desEx-pos devront donc racheter d'ici mars prochain 22 % des actions de l'équipe.Une affaire au bas mot d'environ 40 millions canadiens.En plus de devoir amasser les quelque 75 millions manquants.Une grosse commande, mettons! Kosovo : l'OTAN accorde un délai à Belgrade KOSOVO / Suite de la page A l À l'origine de ce délai de grâce, l'émissaire des États-Unis, Richard Holbrooke, venu lundi soir à Bruxelles rendre compte de ses entretiens aux membres de l'OTAN, est reparti aujourd'hui pour Belgrade où il doit de nouveau s'entretenir avec l'homme fort de Yougoslavie.Selon des diplomates, le président yougoslave a accepté le déploiement au Kosovo de 2000 observateurs non armés, notamment russes, de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe ( OSCE ).L'émissaire a rencontré à Bruxelles à ce sujet le président en exercice de l'OSCE, le Polonais Bronislaw Gere-mek.L'OTAN pourrait jouer un rôle dans la protection de ces observateurs et vérifier, avec des avions et des drones ( avions de reconnaissance sans pilote ), que Belgrade respecte bien ses engagements.La communauté internationale a notamment réclamé l'arrêt des hostilités, le retrait des troupes serbes, des conditions favorables au retour des réfugiés et l'ouverture de négociations avec les indépendantistes albanais du Kosovo.Le président yougoslave se serait par ailleurs engagé à faire une « déclaration unilatérale » sur l'autonomie du Kosovo, selon des diplomates.En revanche, le retrait des forces spéciales serbes de la province, réclamé par la commu- nauté internationale, resterait l'un des « grands problèmes à régler », selon des diplomates.À Washington, un haut responsable a indiqué que M.Milosevic avait accepté de retirer ses troupes du Kosovo.Afin de maintenir la pression sur Belgrade pendant la poursuite des négociations, le Conseil permanent de l'OTAN a donné un « ordre d'agir » aux militaires alliés.M.Solana a précisé que cet ordre couvrait les deux scénarios d'intervention aérienne \u2014 frappes limitées au moyen de missiles de croisière et campagne aérienne graduée\u2014 préparés par l'Alliance depuis plusieurs mois.L'OTAN a réuni une force de quelque 430 avions pour mener une intervention armée en Yougoslavie.« Je n'ai j amais quitté Montréal » Centraide du Grand Montréal 493.nie Sfwtrookf Ouest Montrai (Ouitec) K3A1B6 M (514)288-1261 JE DONNE.JE CHANf.F JE N'AI / Suite de la page Al_ Reste que si Carole vit une partie de sa vie à Montréal, on ne la voit pas dans la rue, dans les premières, sur les plateaux de télévision ou même au Festival des films du monde.h J'ai arrêté de courir les premières parce que j'étais gênée de partir quand le show était pourri.Pour ce qui est du FFM, j'ai vu tous les films à Paris et de toutes façons, je ne reçois jamais d'invitations.» À Montréal, Carole Laure est surtout occupée à monter des coproductions ( son nouveau métier ), à tourner, à enregistrer ou à magasiner des fringues boulevard Saint-Laurent chez Scandale, la boutique du dessinateur Georges Lévesque.Elle jure d'ailleurs que depuis 20 ans, elle achète absolument toutes ses robes chez Scandale, robes qui lui valent toujours un lot de compliments quand elle débarque à Paris.Elle jure aussi, et ça j'en doute un peu, n'être jamais allée chez un coiffeur ou une esthéticienne de sa vie et affirme que son physique, elle s'en tape.Une affirmation pour le moins étonnante quand on regarde l'affiche de « Sentiments naturels » qui s'est retrouvée sur toutes les colonnes Morris à Paris ce printemps.Pour annoncer ce show mis en scène par Furey, Carole apparaît dans un petit jupon rouge affriolant qui ne laisse rien à l'imagination.Elle a beau se foutre de son physique, elle sait s'en servir.Et comment! Visiblement, l'actrice n'en est pas à une contradiction près.Ainsi ne parle-t-elle jamais de son âge, ce qui ne l'empêche pas de se lancer dans une charge à fond de train contre ce siècle obsédé par la maigreur, la forme et.le vieillissement.« Je ne suis plus capable de voir un magazine féminin.Ça m'écœure trop, s'emporte-t-elle.Pourquoi devrais-je acheter un Elle qui me parle de cellulite ou du nombre d'orgasmes que je suis supposée avoir?Pourquoi sans cesse m'interroger sur mon corps?Est-ce qu'on demande à Gérard Depardieu de nous dire son poids ou la longueur de sa queue?La société est toujours en train de détailler le physique des femmes comme si nous n'étions que des objets.Je regrette mais je suis loin d'être un objet.» Dans le même souffle elle reconnaît pourtant qu'il lui est arrivé de faire la couverture de Elle et donc de contribuer à l'obsession ambiante.C'est ce qu'elle appelle de la promo, un exercice qu'elle trouve de plus en plus pénible.« Disons que j'aurais aimé être assez star pour avoir les moyens de m'en passer », avoue-t-elle.Constat d'échec?Non.Simple lucidité.« Le métier a énormément changé soupire-t-elle.Avant, quand t'allais voir une compagnie de disque avec un projet, tu rencontrais des êtres humains.Aujourd'hui, tu rencontres des pions de multinationales qui ne savent même pas s'ils vont être là demain matin.La création, ils s'en contrefi-chent.Si je réussis malgré tout à faire mon chemin là-dedans c'est parce que je suis de nature guerrière.» Guerrière oui, mais de préférence à Paris où elle connaît les rouages du système par coeur.À Montréal, en revanche, c'est une autre histoire.« À Paris, je sais exactement ce que les gens pensent de moi.Ici, c'est un mystère.Je n'ai aucune idée de l'impression que je fais aux gens.Je constate seulement que mes disques ne vendent pas beaucoup, qu'ils ne tournent pas à la radio, sauf à Radio-Canada.Je voudrais être plus populaire, mais j'ignore comment m'y prendre.» En attendant la popularité, Carole règle les derniers détails en vue de présenter au Cabaret du Musée juste pour rire en décembre son plus récent spectacle.À Paris ce printemps, « Sentiments naturels » a été salué presque unanimement par la critique.Tant et si bien.que Carole a été invitée au grand télé-journal de 20 heures à TF1, exploit publicitaire qui lui a permis de chanter à guichets fermés pendant 60 soirs.Une autre aurait pu se contenter de cette gloire parisienne.Pas Carole Laure.La consécration pour elle ne sera pas complète tant qu'elle n'aura pas chanté à Montréal.C'est ma ville, insiste-t-elle.Une ville où Carole Laure est invisible sauf, bien entendu, lorsqu'elle monte sur scène.La Presse Renseignements : 285-7272 Abonnement : 285-6911 Télécopieur pour abonnement : 285-7039 Lundi au vendredi de 7 h à 17 h 30 Samedi de7ha midi Dimanchede7hà 11 h Rédaction : 285-7070 Promotion : 285-7100 Les petites annonces : 285-7111 Télécopieur : 848-6287 Lundi au vendredi de 8 h 00 à 17 h 30 Décès, remerciements : 285-6816 Lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h 30 Grandes annonces Détaillants : 285-6931 National, TéléPlus : 285-7306 Carrières et professions.Nominations : 285-7320 Comptabilité Grandes annonces : 285-6892 Les petites annonces : 285-6900 * Ixt Presse est publiée par: La Presse.Ltée.7.rue Saint-Jacques.Montréal H2Y 1K9.Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuter.Tous droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.Envois de publication canadienne - Contrat de vente numéro 0531650» Port de retour garanti.(USPS003692) Champlain N.Y.12919-1518.LOTERIES La quotidienne à trois chiffres : 576 à quatre chiffres : 5352 COLLECTES PE SANS Aujourd'hui, les donneurs sont invités à se rendres aux endroits suivants: ¦ à Montréal: Centre des donneurs, centre commercial Maisonneuve, 2991, rue Sherbrooke Est ( métro Préfontaine ), de 10 h à 19 h 30; ¦ à Montréal: CHUM, campus Hôtel-Dieu, pavillon Jeanne-Mance, 3840, rue Saint-Urbain, de 9 h à 16 h.Objectif: 100 donneurs; ¦ à Kirkland: Merck Frosst Canada Inc., 16 711, route Transcanadienne, de 9 h à 11 h 30 et 13 h à 16 h 30.Objectif: 150 donneurs; ¦ à Longueuil: école Jean-de-Brébeuf, 1863, rue Brébeuf, de 13 h à 20 h.Objectif: 250 donneurs; ¦ à Marievilie: église Saint-Nom-de-Marie, 603, rue Claude-de-Ramesay, de 14 h à 20 h 30.Objectif: 150 donneurs.DEMAIN DANS LA PRESSE Les crèmes d'hiver ¦ Avec le mercure qui dégringole et les chaumières bientôt soumises au chauffage central desséchant la peau, coïncide le grand débarquement des crèmes promettant de nous faire le teint frais et lisse l'hiver durant.Et le phénomène des petits pots prend de l'ampleur depuis une dizaine d'années où l'on assiste à une multiplication de produits hydratants, tenseurs et autres lotions antiâges.Population vieillissante oblige.À lire demain dans le cahier Mode sous la plume de Viviane Roy.QUESTION DU JOUR Ln Presse îaison Vous voulez vous faire entendre?Répondez à la question du jour.Pour faire connaître votre opinion, composez le 285-7333; au son de la voix, faites le l.La décision de Felipe Alou de rester à Montréal vous a-t-elle étonné?5/ des élections générales ont lieu le mois prochain au Québec, savez-vous pour qui vous allez voter?À cette question posée dimanche, le pourcentage des réponses obtenues a été: Oui: 92 % Non: 8 % NDLR: Ce sondage maison sert uniquement à prendre le pouls de nos lecteurs et n'a aucune prétention scientifique.J!LtW ******* O L'ÉVÉNEMENT # «IMAGINEZ-VOUS EN CHRYSLER» Seulement chez votre concessionnaire Chrysler.\t \tfil (HRYSLUK\tCHRYSLER Oadge\tTHymoulfi \tj COMPTANT TRANSPORT ET PRÉPARATION INCLUS COMPTANT-\tMENSUALITÉS 0$\t217$ 1 000$\t194$ 1 500$\t182$ CRÉDIT IYOTA Programme de location au détail de Toyota Canada Inc.sur approbation de Crédit Toyota Immatriculation, assurances et taxes en sus.'Offre valable sur les modèles TERCEL CE BR53LM-BA 1999 neufs en inventaire, loués au plus tard le 31 octobre 1998.Premier versement de 249.60$ et dépôt de garantie de 250$ exigibles au moment de la livraison Franchise de 96 000 km: frais de 7c/km excédentaire.¦ 'Taxes en sus ou échange équivalent.Véhicule aux fins de présentation seulement Détails chez votre concessionnaire Toyota participant.Votre concessionnaire ® TOYOTA www.toyota.ca V 1 V\tE Z\tL ' E X\tP E R\tIENCE D\t\tE LA Q\t\tU A\tLITE B0UCHERV11I1\tchâteauguay\tjoLirm\tlaval\tmontréal\tmontréal\tst hyacinthe\tste agathe\tS0REL\ttrois rivières Toyota Ouval\tChâteauguay Toyota\tJoiietîe Toyota\tVimont Lexus Toyota\tChassé Toyota\tToyota Pie IX\tAngers Toyota\tToyota A\tAutomobile\tTrots-Rivières Toyota 655-2350\t692-1200\t759-3449\t668-2710\t527-3411\t329 0909\t774-9191\tSte-Açattie\therre Lefebvre\t374-5323 brossaro\tgatineau\tlachine\tL0NGUEUIL\tmontréal\tpointe-claire\tst jean\t326-1044\t742-4596\tvalleyfielo Brossard Toyota\tToyota Gatirteau\tSp*ie* Lexus Toyoti\tLoogueoii Toyota\tHoule Toyota\tFairview Toyota\tOery Toyota\tste thérèse\tTERREB0NNE\tG.CouiHard 445-0577\t568-0066\t634-7171\t674-7474\t351-5010\t694-1510\t359-9000\tBiainviHe Toyota\tAutomobiles\tAutomobiles CAN0IAC\thull\tlachute\tmont laurier\tmontréal\trepentigny\tst jérôme\t435-3685\tL G Léveiiie 471-4117\t373-0850 Candiac Toyota\tVia Toyota\tlacrtute Toyota\tClaude Auto\tLexus Toyota Gabriel\tRepentigny Toyota\tToyota St-Jérôme\tshawinigan\t\tVER0UN 659-6511\t776-0077\t562-6662\t623-3511\t748-7777\t581-3540\t438-1255\tMMuncie Toyota\tTHURS0\tWoodiand Toyota chambly\tIle perrôt lie Perrot Toyota\tlaval\tmontréal\tmontréal\tst-eustache\tST léonard\t539-8393\tAuger a Frères\t761-3444 Chambry Toyota\t\tChomedey Toyota\tAlix Toyota\tToyota Centre- Ville\tToyota St Eustacr.e\tSt-Léonard Toyota\t\t985-2218\t 658-4334\t453-2510\t687-2634\t3769191\t935*354\t473-1872\t252-1373\t\t\t norccnoN fl^^A 1X11A ATTÏNTM LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 13 OCTOBRE 1998 le aoiit \u2014 o~ ~~ uisqu'il semble qu'on y va tout droit, me permettez-vous de rvous parier d'élection deux petites secondes ?C'était à Québec, pendant mes vacances, au Café du Monde.Il y avait dans notre assiette un légume jaune dont le goût nous était familier, mais quoi ?Ma fiancée, comme moi, donnait sa langue au chat.7T Garçon, qu'est-ce que c'est ce truc ?\u2014 De la betterave jaune, monsieur.Cultivée à Montmagny.Une fantaisie de notre maraîcher.Bien sûr ! De la betterave i Maintenant qu'on nous le disait, l'évidence nous emplissait la bouche.De la betterave, mais oui, est-ce assez bête.Les yeux fermés nous n'aurions pas hésité : de la betterave, rien d'autre.C'est quoi la question ?La question du goût des choses.Et comment leur apparence nous égare sur leur vraie nature.Et le lien avec les élections ?Mon dieu, il est évident.S'il suffit de peindre une betterave en jaune pour que l'homme et sa fiancée ne sachent plus que c'est de la betterave, pensez à tous les navets qu'on s'apprête à nous peindre en rouge et en bleu.Qui saura encore que c'est du navet ?TIENS VOILÀ DU BOUDIN ! \u2014 Parlant du Café du Monde.La chose est connue depuis une éternité à Québec ( mais sans doute moins à Montréal ), cette brasserie à la mode parisienne est une des bouffes les plus sympathiques de Vieille Capitale, et sans doute de la province.En mieux, le Café du Monde est à Québec ce que L'Express fut longtemps ( est encore ?) à Montréal.On sert au Café du Monde un boudin aux pommes et aux oignons à se rouler à terre.Chose rare ( et souvent périlleuse ), le service y est à la fois impertinent et chaleureux.Une anecdote, le resto est situé sur le vieux port et ce soir-là, à l'ancre, juste de l'autre côté de la rue, il y avait un immense paquebot norvégien dont la proue semblait s'avancer jusque dans mon assiette.Pour déconner et pour l'ambiance, je demande qu'on me fasse jouer la chanson thème de Titanic par notre Céline nationale.Ce qui me fut refusé par un garçon imperturbable : « Je vois que monsieur a déjà commandé du boudin, tient-il tant que cela à s'en mettre jusque dans les oreilles ?» Pierre FOGLIA BASSE-VILLE \u2014 Parlant de Québec.Quelle ville admirable.C'est un touriste qui parle, bien sûr.Avec toute la mauvaise foi des touristes qui font semblant d'ignorer que cet « admirable »-là a été manufacturé pour leur amusement.Je trouve Québec magnifique dans sa basse-ville surtout, où je me confine volontairement durant mes courts séjours, ne montant la côte que pour aller bouquiner à la librairie Pan toute.Rue Saint-André.Rue Saint-Paul où, à ma dernière visite, je suis tombé en arrêt, à la vitrine d'un antiquaire, devant une petite lampe de chevet en verre dépoli bleu.Je suis entré.\u2014 Excusez-moi, combien pour la petite lampe bleue ?\u2014 Mille huit cent dollars, monsieur.La suite de notre conversation a été totalement muette.Fourre-toi là dans le cul, lui a dit mon sourire.Connard, m'a répondu l'ombre du sien.Rue Saint-Pierre, rue Dalhousie, carré Parent.Le petit hôtel Belley et sa terrasse d'habitués où j'ai rencontré Conrad, contremaître à l'usine de papier que l'on voit fumer de l'autre côté du Bassin Louise.«< Quarante et un ans que je travaille là ».Il vient de s'acheter un loft juste à côté, les soirs d'été il joue à la pétanque dans le parterre devant le Belley.C'est peut-être ce qui distingue Québec des lieux exténués par les touristes ( je pense à Florence et Assise ) : les indigènes continuent d'y vivre.LA VEUVE \u2014 Québec est une ville magnifique, mais quel ennui avant de l'atteindre.Comme la province est quelconque entre ses deux grands pôles urbains.En vélo, venant de chez moi, tout se gâte après Farn-ham.Saint-Pie, Upton, Saint-Germain, chapelets de bungalows qui s'égraine dans une torpeur démeublée.Cela ne s'arrange guère au nord de l'autoroute, Sainte-Brigitte-des-Saults, Saini-Léonard-d'Aston, Saint-Wenceslas, seuls les noms sont beaux.J'ai rendu les armes à Saint-Sylvère : « Fiancée, viens me chercher, je n'en peux plus de cette plaine plate.» Autre chose.Si Québec est belle, pourquoi ne m'avez-vous jamais dit que son île d'Orléans est sans intérêt hors du pont spectaculaire qui y mène ?Veuve de son poète, sans personne pour la chanter désormais, l'île, comme toutes les veuves de poètes, se révèle soudain banale et chauve.L'AUTOROUTE DU RIDICULE \u2014 Les routes du Québec sont encombrées des panneaux de prévention les plus moralistes, les plus inutiles, les plus cucul du monde.Qui croit-on effrayer de ce gros doigt qui nous pointe et nous menace : «< L'alcool au volant, ça s'arrête ici.» Que veut-on dire, précisément, par « Ça s'arrête ici » ?Où ça ici ?À la pancarte ?Si je suis déjà toasté en y arrivant, dois-je virer de bord ?Mais la plus gênante de nos mises en garde publiques, ( j'en ai déjà parlé ), celle ; qui fait éclater de rire les touristes des autres pays francophones, c'est ce panneau qu'on voit partout : « Attention à nos enfants.c'est peut-être les vôtres.» C'est impensable.Vos enfants ( surtout s'ils sont aussi nonos que vous ) ne peuvent, en aucune manière, être les miens.Excusez-moi.Je voulais dire c'est impensable grammaticalement.Si vous voulez avancer l'hypothèse que mes enfants aussi pourraient être victimes d'un accident, alors le conditionnel est incontournable, il fallait dire : « Attention à nos enfants, CE POURRAIT ÊTRE les vôtres.» Mais le mieux serait encore un panneau sans texte, montrant un enfant en train de jouer.Les imbéciles, et les chauffards sont forcément des imbéciles, comprennent mieux les images.LA MORT DES GRENOUILLES \u2014 Quelqu'un vient de me raconter une histoire qui m'a fait penser à vous.À moi aussi.Une histoire qui me fait beaucoup penser à l'Homme et sa fiancée.C'est à propos des grenouilles, qui sont des animaux à sang froid, comme vous savez.Si vous mettez une grenouille, dans un bocal et que vous faites chauffer l'eau, oh très légèrement, et que, un mois^ plus tard, vous la faites chauffer encore un peu plus, et deux mois plus tard, un peu plus encore, la grenouille s'habitue chaque fois au changement de température.La grenouille ne se rend pas compte que la tempe-; rature a monté.Sauf que la grenouille finit quand même par mourir.Ne vous croyez pas obligés de rire, même que ce n'est pas l'idée de la chose.Voilà, I'm back.Les vacances sont vraiment finies.Le meilleur ami du plâtrier.Choix de forfait* AOO.40* ioo~ \u2022 Aucun contrat à long terme \u2022 Quelle que soit l'heure \u2022 Facturation à la seconde Pour plus de renseignements sur les appareils et la carte à puce, les Services personnalisés, les frais d'interurbain et ditinérance, ainsi que le permis SCP, communiquez avec le Service à la clientèle FidoP ou passez au point de vente Fido de votre choix.Appcfc3~fc par aoh Nom : 1 SSS 482-FIjDO fi do CfcSTVOUS.LEMfurnE.Fido est une marque déposée de Microcell Solutions Inc.tiflro LES MAGASINS \u2022 1004, rue Sainte-Catherine Ouest \u2022 Carrefour Angrignon \u2022 Carrefour Laval \u2022 Centre Rockland \u2022 Place Versailles \u2022 Carrefour du Nord, Saint-Jérôme \u2022 Carrefour de lEstrie, Sherbrooke Fido vous attend aussi dans les points de vente participants de la grande région de Montréal : LLlI&YEEÏTTflE FUTURE SHOP CAME LOT Cfurnt oc OOMOTIQUi 1B^phonique IATON ^COOPSCO AILES If:ngrOs A*cra4ge © s LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 13 OCTOBRE 1998 Montréal métro L'avenir du CHUM : l'heure de vérité approche JEAN-FRANÇOIS BÉGIN Le compte à rebours est commencé au Centre hospitalier de l'Université de Montréal, qui doit présenter sous peu son projet de réorganisation des services cliniques et les modalités de la transformation de l'Hôtel-Dieu en centre ambulatoire.Le mois dernier, le Conseil des médecins, dentistes et pharmaciens ( CMDP ) du CHUM menaçait de retirer son appui au projet de regroupement, à défaut par le gouvernement de débloquer d'ici la fin octobre les 300 millions promis il y a deux ans dans le protocole consacrant la fusion de Notre-Dame, de Saint-Luc et de l'Hôtel-Dieu.De passage à Montréal quelques jours plus tard, le ministre de la Santé, Jean Rochon, avait renvoyé la balle dans le camp du CHUM en indiquant qu'il était prêt à mettre de l'argent pour faciliter le développement de l'hôpital universitaire, mais à la condition que des projets concrets soient présentés.« Le gouvernement ne peut se mettre à émettre des chèques s'il n'a pas de projet », avait lancé le ministre.Or, la direction s'apprête justement à présenter son projet de réorganisation des services cliniques, de même que les orientations qu'elle veut privilégier pour le centre ambulatoire prévu pour l'Hôtel-Dieu.Ces éléments doivent norma- La CDM est contre la baisse du nombre de conseillers JEAN-FRANÇOIS BÉGIN La Coalition démocratique de Montréal dénonce le projet des candidats à la mairie Jean Doré et Jacques Duchesneau de réduire si-gnificativement le nombre de conseillers municipaux à Montréal.« Les deux promettent de ramener le nombre de conseillers de 51 à 30 environ, mais ils n'ont pourtant jamais expliqué en quoi ce serait mieux pour les Montréalais », lance Marvin Rotrand, conseiller de Snowdon pour la Coalition, qui occupe présentement deux sièges à l'hôtel de ville.Selon M.Rotrand, l'adoption d'une telle mesure, inspirée de ce qui se fait aux États-Unis et au Canada anglais, nuirait à la démocratie locale, sans même produire d'économies pour les Montréalais, contrairement à ce qu'on pourrait espérer.Avec leur salaire de base de 36 000$, les 51 conseillers montréalais coûtent 1,8 million à la Ville, souligne M.Rotrand.Or, dans la nouvelle mégacité toron-toise, où l'on compte à peine plus de conseillers ( 57 ) qu'à Montréal pour une population deux fois plus nombreuse ( 2,2 millions d'habitants ), il en coûte 12,6 millions par année.Même en doublant la masse salariale de Montréal pour respecter la différence de population, l'écart demeure d'environ 8,9 millions en faveur de la métropole québécoise.Pourquoi cette différence ?En partie parce que les élus torontois reçoivent un meilleur salaire ( 64 000 $ ), vu qu'ils représentent plus d'électeurs, mais aussi parce qu'ils doivent engager du personnel ( attaché politique, responsable du bureau de quartier, secrétaire ) pour répondre efficacement aux besoins d'une population plus nom- LES MUNICIPALES breuse.Pour Jean Doré, chef d'Équipe Montréal, la diminution du nombre de conseillers n'est pas tant une façon de faire des économies que d'améliorer l'efficacité du conseil municipal.« Ça nous permettrait d'avoir des élus qui ont un peu plus de ressources pour faire leur job et qui sont surtout plus impliqués dans l'ensemble des travaux du conseil », de dire l'ex-maire.M.Doré n'a pas inclus le projet dans son programme électoral mais s'engage à ce que la question soit débattue dans les 18 premiers mois de son mandat s'il est élu, de façon à ce que d'éventuels changements à la carte électorale puissent être apportés avant les élections de 2002.Du côté de Nouveau Montréal, le parti de Jacques Duchesneau, la réduction de la taille du conseil fait bel et bien partie du programme électoral.Comme M.Doré, M.Duchesneau croit qu'un conseil plus petit permettrait d'accroître l'importance des responsabilités confiées aux élus.« Et il y a moyen d'offrir un meilleur salaire aux conseillers tout en réduisant la masse salariale globale », ajoute-t-il.Au-delà des considérations financières, Marvin Rotrand craint que l'application d'un régime minceur au conseil n'en vienne à fausser le processus démocratique.« Un des bénéfices du système actuel, c'est que des gens ordinaires peuvent se présenter candidats, no-te-t-il, alors que si le territoire du quartier devient trois ou quatre fois plus grand, ça prendra obligatoirement une grosse machine électorale pour gagner.» Guerre des affiches dans les quartiers Tous les partis s'en plaignent.ou presque JEAN-FRANÇOIS BÉGIN Au rythme où vont les choses, certains candidats aux élections municipales montréalaises pourraient se retrouver à court d'affiches publicitaires avant la fin de la campagne.C'est le cas de Pierre Lapointe, candidat d'Équipe Bourque / Vision Montréal dans Fleury, dans le nord de la ville, dont les panneaux ont été mis à mal samedi pour une troisième fois depuis le déclenchement des élections.« Une dizaine de pancartes du maire et de moi qui étaient installées à l'extérieur de mon local ont été lancées dans la rue et tailladées à Pexacto », a-t-il rapporté hier.« On dirait qu'il y en a qui n'aiment pas que je sois aussi visible.» M.Lapointe, dont les panneaux avaient déjà connu le même sort la semaine dernière, peu après que la vitrine de son local eut été fracassée par des mauvais plaisants, ne s'est pas encore plaint au Directeur général des élections.Mais il a appelé la police.« Ils ont enregistré une plainte de méfait, mais que voulez- Z lement être présentés au CMDP jeudi, tandis que le conseil d'administration doit se pencher sur îe dossier du centre ambulatoire à sa réunion du 28 octobre.Reste à voir si le plan soumis aux médecins sera suffisamment précis à leur goût.Il y a quelques semaines, le président du conseil d'administration, Jacques Girard, qui a lui-même réclamé publiquement à maintes reprises les fonds prévus au protocole, indiquait qu'il souhaitait présenter « les grandes lignes » du projet cet automne.« Pour commencer, on va avoir un concept global », avait-il déclaré.Certaines questions particulièrement sensibles devront en tout cas être tranchées, dont le sort réservé aux urgences de l'Hôtel-Dieu \u2014 doit-on les fermer?les garder ouvertes le jour seulement ?\u2014 de même que la pertinence de garder des lits d'hospitalisation dans le fu- vous qu'ils trouvent ?» demande-t-il, résigné.Du côté du RCM, l'organisateur Benoît Laliberté a lui aussi noté une escalade dans la guerre des affiches.« On a eu du vandalisme dans plusieurs distrias, des pancartes barbouillées, arrachées ou coupées », a-t-il dit, ajoutant que « ça reste dans les Hmites du respect », seules 300 ou 400 affiches ayant été vandalisées sur un total de 20 000.Chez Équipe Montréal, le parti de l'ex-maire Jean Doré, on a remarqué qu'un grand nombre de panneaux avaient disparu, surtout dans les districts du nord de l'île.Par contre, on ne signalait rien de particulier chez Nouveau Montréal, l'équipe de Jacques Duchesneau.« Mais on vient d'installer 500 nouvelles affiches de grand format en fin de semaine, et ça va prendre des grimpeurs pour les vandaliser, car elles sont placées à 10 ou 12 pieds de hauteur », a indiqué en riant André Bédard, attaché de presse de M.Duchesneau.tur centre ambulatoire.%\u2014' » » mvgu nvpitui * Certains médecins du CHUM espèrent par ailleurs toujours que l'on abandonne la structure actuelle à trois campus au profit d'un seul méga-hôpital, semblable à celui que le Centre universitaire de santé McGill projette de construire d'ici 2004, sur un emplacement encore inconnu.Pour le neurologue Jules Hardy, qui pratique à Notre-Dame, le CHUM, tel qu'il est présentement constitué, est un « tripode mal conçu » qui rend « impraticable la distribution rationnelle et efficace des soins à la population ».« Plutôt que d'avoir un seul paquebot, comme à McGill, on se dirige tout droit vers l'échec avec trois chaloupes de sauvetage », explique le médecin.Le D* Hardy rappelle que le pro- jet d'hôpital universitaire ne date pas d'hier : entre 1929 et 1964, cinq j ;n/|v i i vin Ui Wiivi > KM K jUUi uruni d'avorter pour des raisons diverses.Tous prévoyaient que l'hôpital, dans lequel seraient concentrés tous les effectifs de soins, d'enseignement et de recherche, serait construit sur le campus de l'Université de Montréal, ce qui ne saurait être envisageable aujourd'hui.Qu'à cela ne tienne, le D« Hardy propose qu'on construise le nouvel hôpital à l'est de l'avenue du Parc, coin Duluth, tout près de l'Hôtel-Dieu, sur des terrains qui appartiennent à la Ville de Montréal.Le médecin, soutenu entre autres par le Dr Jacques Genest, fondateur de l'Institut de recherches cliniques de Montréal, a présenté son projet lors d'une réunion du CMDP, le mois dernier, et il dit avoir reçu depuis l'appui écrit d'une cinquantaine de médecins du CHUM.PHOTOS SYLVAIN RYAN.cotatxxaton spicù* Torses épilés et muscles gonflés étaient à l'honneur au Palais des congrès, dans la nuit de dimanche, où se déroulait le Black & Blue, un party destiné à amasser des fonds pour les personnes infectées par ie VIH.On a dansé tard, tard, tard au Festival Black & Blue HUGO DUMAS Essoufflés, complètement brûlés, ou vidés de toute forme d'énergie, des milliers de noctambules montréalais ont troqué hier après-midi leurs souliers de danse pour une grosse paire de pantoufles confortables après presque une semaine de partys ininterrompus, dans le cadre du Black & Blue, un festival gai qui accapare la métropole depuis mercredi et qui se termine ce soir.Pendant la nuit de dimanche à hier, des milliers de danseurs \u2014 venus d'un peu partout sur le globe\u2014 se sont entassés à l'intérieur du Palais des congrès de Montréal pour le party Black & Blue proprement dit.L'apothéose du festival, selon les habitués.Derrière les tables tournantes?Les DJ Rob Davis ( Australie ), Victor Calderon ( New York ) et le Montréalais Mark Anthony ont fait danser la foule bigarrée jusqu'à l'heure du petit déjeuner.Plusieurs hôtels du centre-ville ont d'ailleurs affiché complet durant le week-end, conséquence du grand nombre de touristes que draine cette enfilade de cocktails, partys costumés et autres occasions \u2022¦/_ de fête.Et la Fondation Bad Boy \"~ Club Montréal ( BBCM ), qui orga-nise le Black 6- Blue, estimé qu'environ 25 millions ont été Jn^ jectés dans l'économie montréalaise ce week-end.Le Black 8- Blue cette année ?Ce.furent 24 partys et une dizaine d'activités socioculturelles.Le Jout servant à récolter \u2014 depuis plusieurs années déjà \u2014 des fonds destinés aux gens infectés par le virus du sida.* ! * I y \u2022 - Toutes les fantaisies sont permises dans cette atmosphère de fête qui caractérise le Festival Black & Blue.9- 9 W * LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 13 OCTOBRE 1998 Actualités A 7 1 Des citrouilles Dour UClJULtULl^ KJLUL \\JL±± 1 XdïlCIl ISABELLE HACHEY riole.uché sur les genoux de sa mère, Vincent tente tant bien que mal de maintenir son équilibre, sans quitter des yeux les deux gros percherons noirs, à l'avant, qui tirent la car- PHOTOS ALAIN R06ERG6.Là Prme Johanne Labrèche et son fils Kevin Livernois ont participé à l'autocueillette de citrouilles, une activité familiale nouveau genre à Mont-Saint-Grégoire.Mais très vite, l'attention du gamin est détournée vers les milliers d'étranges légumes qui jonchent le sol, de grosses « boules » oranges qu'il associe sans hésiter, et avec délice, à un gigantesque amas de bonbons.Au verger de Denis Charbon-neau, à Mont-Saint-Grégoire, on ne se contente plus d'offrir une banale cueillette de pommes aux visiteurs.Depuis quelques jours, les gens peuvent maintenant cueillir eux-mêmes.des citrouilles, pour la plus grande joie des enfants.«J'ai tellement hâte à l'Hallo-ween ! J'adore les bonbons, heureusement que mamie a un dépanneur ! » s'exclame Kevin Livernois, 7 ans, serrant une citrouille presque aussi grosse que lui entre ses bras.« L'Halloween, c'est encore mieux que Noël ! » décrète-t-il.Kevin n'a pas tout à fait tort, du moins si on en croit Denis Char-bonneau, un pomiculteur qui s'est lancé dans la culture du cucurbitacé cette année.« L'Halloween est en voie de devenir une fête aussi importante que Noël aux États-Unis.Là-bas, la citrouille est très populaire, et ici, il y a de plus en plus un marché pour cela », estime M.Charbonneau.Un marché en expansion, mais une tradition centenaire.Si l'Hallo-ween est célébrée depuis des siècles, l'arrivée de la citrouille au sein de cette fête date du milieu du XIXe.Des immigrants Irlandais avaient alors transplanté leurs coutumes ancestrales dans le Nouveau Monde.En guise de lanternes pour éloigner les mauvais génies des chaumières, ils avaient toutefois remplacé le navet par la citrouille, plus abondante en Amérique.« Quand j'ai décidé de me lancer, mes employés me disaient que je ne pourrais jamais vendre 10 000 citrouilles.Mais je suis certain de réussir ! » Pour y arriver, M.Charbonneau veut attirer les familles.Au menu : maquillages d'Hallo-ween à l'intérieur d'un grand château de paille, initiations à la décoration de citrouilles, balades en carriole, terrains de jeux.même une petite ferme a été érigée derrière le magasin du pomiculteur.« Il y a des poules, des dindes, des paons, des moutons et des chèvres, dit M.Charbonneau.De quoi amuser les enfants.» « .Et faire de l'argent ! », poursuit à la blague la mère de Vincent, Nathalie Beaulieu.« Ici, c'est un petit McDo des pommes, explique-t-elle.Ce matin, on voulait aller à Rougemont, mais avec les enfants, c'était impossible.Ils voulaient revenir ici et pas ailleurs ! » M.Charbonneau estime que la vente à la ferme peut s'avérer très rentable \u2014 il vend 25 % de ses produits agricoles au détail \u2014 , au point où il a refusé de céder sa production de citrouilles à trois acheteurs américains.« J'embauche 36 employés du mois d'août au mois de novembre.Le dimanche, le stationnement est plein, on a 2000 personnes par jour.» Mais le pomiculteur sait aussi que les citrouilles sont surtout utilisées pour décorer les maisons pour l'Halloween, et qu'elles se retrouveront bien vite à la poubelle après le passage des petits monstres dans les chaumières.« L'an prochain, on veut agrandir la ferme et montrer aux gens des recettes à la citrouille.On leur montrera comment faire des bonnes tartes, des confitures, des potages et des beignets.» En attendant, on peut toujours se rabattre sur la tarte aux pommes de M.Charbonneau.« C'est notre spécialité ! » \u2022t Mélanie Gagnon montre aux enfants comment s'y prendre pour rendre une citrouille vraiment effrayante.i ¦ Une fois cueillies, les citrouilles coûtent de 0,50$ à 7,50$, selon leur grosseur.En plus des citrouilles, les tout-petits peuvent s'amuser avec des animaux de la petite ferme, située derrière le kiosque de produits agricoles du verger de M.Charbonneau.iMac a trouvé son toit! L'Internet simple e Macintosh.cou \u2022 Processeur PowerPC G3 \u2022 Moniteur 15\" intégré \u2022 Disque dur 4Go \u2022 Mémoire cache M2Ko \u2022 32 Mo de mémoire vive Lecteur CD-ROM 24 vitesses Modem 56 k Réseau Ethernet 10/100 BT 2 Pons USB Garantie 3 ans incluse -\u2014-¦- \u2022,.q Venez voir toute la gammé des produits Apple et périphériques! Maôoutique rr¦% m ___ -* ^-\\M~~*-A\u201e\\ -*« I 1999$ 3 ans de garantie! Heurt* d'ouverture: lundi au mercredi 9h(K) a 1HH00 icudi au vendredi 9h00 à 19h00 samedi et dimanche fermé kpflc ci le k)*> Apple «ont dei marques dépotée» d'Apple Computer, Inc.cnreflxré» aux feua-Unt» et lutm pay*._ 6615B, avenue du Parc, Montréal Stationnement gratuit! 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DÉTERMINEZ, VOUS AUSSI, QUEL EST VOTRE PROFIL D'INVESTISSEUR EN RÉPONDANT AU QUESTIONNAIRE CI-CONTRE.1 Des renseignements importants sur les Fonds fifi sont contenus dans le prospectus simplifié portant sur ces Fonds et celui-ci est disponible auprès des Fonds de la Première Canadienne Inc et dans toute succursale de la Banque de Montréal La valeur des parts ainsi que les rendements des fonds peuvent varier et le cas échéant, les valeurs liquidatives nettes peuvent ne pas être maintenues.2 Aucun achat requis Aucuns frais d'appel et d'interurbains.Un téléphone à tonalité est requis Les tirages hebdomadaires auront lieu les lundis 19 octobre.26 octobre.2 novembre.9 novembre et 16 novembre 1998 parmi toutes les inscriptions reçues au cours de la période de référence (telle que définie dans le règlement) pertinente.Le tirage du grand prix aura luu le 16 novembre 1998 parmi toutes les inscriptions reçues pendant la période du concours Une seule inscription au concours par \u2022 domicile par période de référence Règlement du concours disponible dans les succursales de la Banque de Montréal de la province de Québec.MO Marque déposée de la Banque de Montréal LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 13 OCTOBRE 1998 A II DE QUELLE COULEUR PRÉFÉREZ-VOUS VOTRE BAS DE LAINE?Pour connaître votre profil d'investisseur, cochez les réponses qui vous correspondent le mieux.1.Quel est votre véritable objectif pour vos épargnes ou vos placements ?\u2022 Je veux m'assurer que l'argent investi soit en sécurité, parce que je tire un revenu de mes placements ou parce que je compte utiliser cet argent dans moins de cinq ans.Je veux investir dans le but de faire un achat important dans les cinq à sept prochaines années.\u2022 Je n'ai aucun besoin urgent de revenu de placement et je souhaite que mes fonds investis s'accumulent pendant les sept à dix prochaines années ou plus.2.Dans combien de temps prévoyez-vous retirer vos fonds ?Je ne prévois pas utiliser cet argent avant les cinq à dix prochaines années.\u2022 Je désire conserver mes placements pendant au moins quinze ans.\u2022 Je prévois disposer de cet argent au cours des deux à cinq prochaines années.3.Quand pensez-vous prendre votre retraite ?\u2022 Je ne la prendrai pas avant au moins quinze ans.\u2022 Je suis déjà à la retraite ou je projette de la prendre d'ici cinq ans.Je pourrais la prendre dans cinq ans et certainement avant quinze ans.4.Supposons que la valeur de vos placements diminue.Vous serait-il facile de compenser cette diminution ?\u2022 Ce serait très difficile puisque je dépends de mes revenus de placement pour vivre ou que je peux devoir utiliser mon argent au cours des deux à cinq prochaines années.En planifiant soigneusement je pourrais en compenser la diminution par d'autres revenus.\u2022 Je pourrais sans problème en compenser la diminution par d'autres revenus.5.Plusieurs personnes envisagent le marché boursier comme source de rendement plus élevé à long terme.Est-ce important que votre investissement sur une période de cinq ans, se comporte mieux que la tendance générale de ce marché ?Assez important Toutefois, un rendement substantiel et constant m'intéresse davantage.\u2022 Très important Sur une période de cinq ans, je veux un rendement global supérieur à celui du marché boursier, même si des fluctuations surviennent de temps à autre.\u2022 Peu important Je ne souhaite pas un meilleur rendement que celui du marché boursier si je risque de perdre une partie de l'argent investi.6.Vous faites un investissement de 25 000 S.Laquelle des suppositions ci-dessous représente le mieux le rendement auquel vous vous inversement initial 25 ooo s 25 ooo s 25 ooo s attendriez?1 29964 27 250 28 251 2 27 841 27 795 28 095 3 30 125 29 728 30112 4 38 247 32 699 34 166 5 40 529 34 015 37 093 7.Combien de fois modifiez-vous vos placements ?\u2022 Tous les ans, je révise mes placements et je réinvestis ceux qui ont connu une baisse de valeur.Je révise mes placements périodiquement et en modifie certains s'ils rapportent moins que je ne le prévoyais.\u2022 Je surveille et révise mon portefeuille régulièrement Je m'intéresse surtout à la croissance à long terme.Je n'ai donc pas tendance à effectuer des modifications importantes, à moins que mes raisons d'investir aient changé.8.Ce tableau illustre des exemples de rendement de trois différents portefeuilles pendant une période de cinq ans.Lequel d'entre eux représente le mieux le rendement auquel vous vous attendriez de vos placements ?Valeur\ti\t en fin d'année\t1\tw Rendement annuel\t\t\t\u2022 1 an\t9%\t20%\t13% 2 ans\t2%\t-7%\t-1% 3 ans\t7%\t8%\t7% 4 ans\t10%\t27%\t13% 5 ans\t4%\t6%\t9% 9.Jugez-vous important que vos économies et vos placements puissent contrer l'inflation, c'est-à-dire que leur valeur augmente plus rapidement que le coût de la vie ?\u2022 Il est nécessaire que la valeur de mon argent croisse à un taux qui dépasse celui de l'inflation.\u2022 Je veux surtout m'assurer de ne pas perdre d'argent Ce serait préférable, mais je trouve plus important d'obtenir un rendement régulier et constant 10.Lequel de ces énoncés se rapproche le plus de votre opinion en matière d'épargne et de placement ?\u2022 Je ne peux me permettre de perdre la moindre somme d'argent Un rendement supérieur ne m'intéresse pas s'il est possible que je subisse une perte quelconque.Je comprends que pour combattre l'inflation et pour obtenir un taux de rendement supérieur, je devrai m'intéresser au marché boursier ou à un fonds d'investissement détenant des actions.\u2022 Pour obtenir un rendement supérieur, je devrai probablement consacrer une bonne part de mon argent à l'achat d'actions ou de fonds d'investissement détenant des actions.Je m'attends à voir leur rendement fluctuer, mais aussi à faire un gain appréciable à long terme.Faites le total des points obtenus pour chaque couleur et calculez vos résultats grâce au tableau suivant INSCRIVEZ VOS RESULTATS ICI bleu x10 = O jaune._x20 = rouge x30 = VOTRE RÉSULTAT 170 points ou moins : Investisseur axé sur la sécurité De 171 à 250 points : Investisseur axé sur I'^ijujJjL/^ 251 points ou plus : Investisseur axé sur la croissance TRICOTEZ-VOUS DE LAINE UN d a e 4 .SUR MESURE Vous travaillez fort pour votre bas de laine.En fait, vous économisez probablement en vue d'un projet qui vous tient à cœur, d'une aventure à long terme.Mais qu'il s'agisse d'économiser pour acheter la maison de vos rêves ou pour vous offrir une retraite dorée sur une île des Caraïbes, Fonds sur mesure de la Banque de Montréal peut vous aider à atteindre vos buts personnels en respectant vos attentes, vos craintes et vos besoins.C'est pourquoi, avant de décider comment investir, il vous faut définir vos objectifs financiers personnels.Une bonne stratégie d'investissement doit, avant tout, correspondre aux buts que vous recherchez tout en tenant compte des risques que vous êtes disposé à courir.Le secret : la diversification Vous demandez-vous parfois comment font certains investisseurs pour avoir la main si heureuse ?La réponse est simple : ils privilégient la diversification.C'est-à-dire qu'ils mettent en pratique un vieil adage : ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier.Il s'agit en fait de répartir les sommes investies entre des actions canadiennes et internationales, des obligations et d'autres instruments d'investissement liquides.En fait, des études tendent à montrer que plus de 80 % du rendement de vos placements est attribuable à la diversification.Il est donc important de bien diversifier vos placements pour chercher à en tirer un rendement optimal tout en réduisant le risque au minimum.actions canadiennes et internationales ;et \\ obligations instruments d'investissement liquides (Fonds du marché monétaire ou Fonds de bons du Trésor) Participez à notre grand concours « Remplissez votre bas de Noël » en remplissant notre questionnaire.À gagner, un grand prix de 5000$ en fonds d'investissement.Et chaque semaine, 1000$ en fonds d'investissement.De quoi passer l'hiver bien au chaud ! Comment participer ?Remplissez le questionnaire ci-contre et inscrivez-vous en nous communiquant votre pointage et vos coordonnées au : 1 877 BAS-NOEL (227 6635) Dépêchez-vous d'appeler.Notre concours prend fin le 15 novembre 1998 ! Fonds sur mesure Banque de Montréal A 12 ?LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 13 OCTOBRE 1998 Laval / Laurentides / Lanaudière IJf \t\t I\t\t \t\t otre auto n'est pas assurée chez Desjardms?Vous passez à côté d'une foule d'avantages et surtout, du prix que peut vous offrir l'assurance en direct de Desjardins ! 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d'un associé en affaires du maire.Elle avait été portée devant ce tribunal pour dénoncer la partialité des commissaires Odette La-palme et Robert Page.Le 22 août 1996, le juge Jean Filiatreault, de la Cour supérieure, a accepté une requête semblable de la municipalité de Saint-Lin et de fonctionnaires, et il en est venu à la conclusion que les commissaires Gaétan Cousineau et Jacques W.Fortier étaient partiaux.La Commission a interjeté appel, et, dans la décision de la Cour d'appel, rendue mercredi et rédigée par le juge André Brossard, on mentionne que la Commission s'est référée dans ses deux requêtes à l'affaire Krever, Commission d'enquête sur le système d'approvisionnement en sang au Canada, portée devant la Cour suprême.Dans son opinion, partagée par ses collègues les juges Claude Val-lerand et Jacques Delisle, le juge Brossard fait référence à deux points sur lesquels la Cour suprême s'est basée pour rendre sa décision : une commission d'enquête dont le mandat est d'examiner une institution ou une situation dans le but d'améliorer ou de faire la lumière sur une tragédie ou d'en éviter la répétition, comme c'était le cas dans l'arrêt Krever; et une commission dont le mandat est d'examiner le comportement de certains individus dans des circonstances spécifiées.« Le premier type, souligne le juge Brossard, vise le bien public et recherche la recommandation de nouvelles politiques pour l'avenir et ce n'est que de façon incidente qu'il pourra imputer une ou des fautes à certains acteurs.Le second type, tout au contraire, a pour objet principal de déterminer s'il y a eu, de la part des individus visés, des gestes répréhensibles, de quelque nature qu'ils soient.« Tel que susdit, la Commission Krever entrait dans la première catégorie alors que la Commission municipale, à mon avis, dans le cadre du mandat qui lui était confié, me semble davantage relever du deuxième type.Il faut garder à l'esprit cette distinction qui découle.d'abord et avant tout, de la nature et des termes du mandat confié.» Rapport confidentiel Dans le dossier de Saint-Lin, là requête indique que la municipalité et les autres personnes visées par l'enquête publique avaient fait mention de la publication d'un « projet de rapport » confidentiel rédigé par les commissaires Cousineau et Fortier, ce qui portait atteinte à leur réputation.Le juge Brossard écrit qu'il n'a jamais été possible de déterminer la source de cette divulgation.« Elle ne saurait donc, en l'espèce, être reprochée aux mis en cause ».Par mis en cause, il est question de MM.Cousineau et Fortier.Le magistrat conclut dans le cas Saint-Lin : « Pour l'ensemble des motifs mentionnés dans mon opinion dans l'affaire Ville de Boisbriand, je suis donc d'avis, en l'espèce, d'accueillir le pourvoi avec dépens, de casser le jugement de la Cour supérieure, et de rejeter avec dépens la requête des intimés.» Les intimés sont la municipalité et autres personnes visées.Il semble maintenant, selon le président de la Commission, Jacques O'Bready, que les audiences à Saint-Lin vont reprendre.Cette enquête est presque terminée, elle a été interrompue après que les personnes visées dans le « projet de rapport » eurent refusé de venir une dernière fois devant les commissaires et que le dossier ait été porté devant la Cour supérieure.Dans le cas de Boisbriand, la décision de la Commission n'a pas encore été prise.Place à la culture à Repentigny ISABELLE HACHEY La Ville de Repentigny veut améliorer le sort de la culture sur son territoire.Une quarantaine d'organismes et d'entreprises culturels seront consultés, au cours des prochaines semaines, afin d'établir une « politique de la culture » repenti-gnoise.« Nous avons un besoin criant d'équipements culturels sur notre territoire », dit la mairesse Chantai Deschamps, élue l'an dernier.« Au cours des dernières années, la culture n'a pas été une priorité à Repentigny, comme cela a malheu- reusement été souvent le cas ailleurs », ajoute-t-ellc.Les consultations entreprises par la Ville serviront à cerner les besoins les plus pressants, en matière de locaux et d'équipements culturels, dans cette municipalité de la couronne nord de Montréal.Selon la mairesse, les Repenti-gnois se déplacent de moins en moins dans la métropole pour assister à des événements culturels, exigeant par conséquent des infrastructures de qualité dans leur propre ville.Or, présentement, les citoyens ont le choix entre s'entasser comme des sardines dans une salle municipale, ou assister à un concert dans le vieil auditorium d'une école secondaire, qui n'a pas été rénové depuis des dizaines d'années.Pour Mme Deschamps, il n'est toutefois pas question de se lancer dans des mégaprojets coûteux ou de « cloner ce qui existe déjà dans la région ».Si une salle de spectacles devait s'implanter à Repentigny, elle ne serait donc pas « traditionnelle », comme celle de L'Assomption.« Il y a des subventions à aller chercher si nous proposons des projets originaux », explique la mairesse.Solidarité Boisbriand se plaint au Directeur général des élections JEAN-PAUL CHARBONNEAU Solidarité Boisbriand, la formation politique qui tente de déloger le maire Georges Dubois, a déposé une plainte au bureau du Directeur général des élections alléguant que le parti au pouvoir à l'hôtel de ville utilise les fonds publics à des fins électorales.Le chef de la formation, Robert Poirier, candidat à la mairie, soutient que l'administration Dubois profite de sa position pour accroître sa popularité en se servant des outils municipaux.Il dit espérer que le Directeur général des élections traite ce dossier rapidement, d'au- tant plus que d'autres municipalités du Québec connaissent le même problème.«Notre plainte, explique M.Poirier, ne concerne pas un seul fait mais bien plusieurs, ce qui nous fait croire qu'il ne s'agit pas de simples maladresses ou d'oublis bêtes, mais d'une stratégie longuement mûrie.» Il soutient que le maire Dubois s'est servi de la campagne d'achat local pour se faire de la publicité en vue des élections du 1er novembre sur un panneau-réclame géant en bordure de la 13.On y voyait M.Dubois avec des sacs d'épicerie.«Nous considérons que la réalisa- tion et la présence de cette affiche devraient faire partie des dépenses électorales parce que ça favorisait l'élection de M.Dubois», reprend son adversaire.On dénonce aussi dans la plainte le fait que depuis la fin d'août, M.Dubois et les conseillers municipaux de son équipe ont tenu plusieurs conférences de presse dans les locaux de l'hôtel de ville, sans que les deux élus de Solidarité Boisbriand soient invités à y participer.Par contre, précise-t-on, la greffière de la Ville et présidente des élections, Lucie Mongeon, le directeur général de la Ville, Louis Prud'homme, et l'agent officiel du parti du maire étaient présents.Suicide d'un patient au centre Le Gardeur: pas d'enquête publique \u2022 4 JEAN-FRANÇOIS BÉGIN Le coroner Paul Dionne ne recommandera pas la tenue d'une enquête publique sur la mort de Richard Legault, 32 ans, retrouvé pendu dans une salle de bain du service de psychiatrie du centre hospitalier Le Gardeur, mercredi dernier.« C'est une triste histoire, mais compte tenu du contexte, ce n'est pas un dossier pour lequel je m'en-ligne pour demander une enquête publique », a confié le Dr Dionne dans un entretien téléphonique, hier.L'affaire a été ébruitée dimanche, après que la soeur de la victime, que La Presse n'a pu joindre, eut alerté certains médias.Selon le Dr Dionne, Richard Legault est cirrivé en ambulance aux urgences du CH Le Gardeur tôt mercredi dernier, après avoir tenté de se suicider avec un couteau.Soigné pour une blessure superficielle au thorax, il a été admis à l'hôpital en fin de journée, à la demande du psychiatre qui l'a examiné.Deux jaquettes Des membres de sa famille sont alors venus le visiter jusqu'aux environs de 20 h.Peu après, M.Legault aurait demandé la permission de prendre une douche, permission qui lui fut accordée.Ne le voyant pas ressortir de la salle de bain, le personnel s'est Inquiété et l'a finalement découvert près de la douche.Il avait utilisé ses deux jaquettes pour se pendre après une conduite d'eau dissimulée dans le faux plafond.Réanimation Des manoeuvres de réanimation ont été entreprises et le coeur de M.Legault a pu être relancé.Toutefois, devant les dommages neurologiques irréversibles subis par son fils, sa mère a accepté qu'on le débranche de l'appareil le maintenant en vie.Le bureau du coroner a été im- médiatement avisé et le Dr Dionne s'est rendu à l'hôpital dans les heures qui ont suivi.Son verdict est tombé rapidement.« Pour moi, l'intervention médicale a été satisfaisante.On ne peut demander à l'hôpital d'avoir des caméras partout, de visser les portes et fenêtres et de faire en sorte que les patients se promènent nus afin d'éviter qu'ils ne se pendent », a-t-il dit, ajoutant que la mort de M.Legault n'est aucunement aitribuable à un manque de personnel.« C'est toujours malheureux, mais ce n'est pas exceptionnel qu'un patient ( qui a fait une tentative ) soit vu aux urgences et se suicide quand même dans les heures suivantes», a déclaré le D' Dionne.Selon le coroner, M.Legault était aux prises avec un problème de toxicomanie et souffrait d'une maladie incurable.Et ce n'était pas la première fois que l'hôpital l'aCr cueillait à la suite de problèmes psychiatriques. LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 13 OCTOBRE 1998 A 13 Rive-Sud / Montérégie Longueuil : Claude Gladu défend son leadership MARTHA GAGNON Traité de « peureux » et de « petit maire » par ses adversaires, Claude Gladu garde la tête haute.Le scrutin du 1CT novembre démontrera, selon lui, que les performances d'un maire ne se mesurent pas dans un débat public, comme le réclament ses opposants, mais dans l'administration quotidienne.Le maire sortant affirme avoir rempli ses engagements, dont le gel du compte de taxes qu'il promet de maintenir un autre mandat, un contrôle plus rigoureux des dépenses, l'implantation de la cueillette des matières recyclables et la création de la Société d'aide au développement économique.À ceux qui lui reprochent de manquer de leadership sur la scène régionale, M.Gladu répond que le maire de Longueuil n'a jamais occupé autant de fonctions et défendu avec autant d'ardeur les intérêts de la Rive-Sud.« Je suis préfet de la MRC Champlain et président de la Société de transport de la Rive-Sud, dit-il.Cela ne s'est jamais vu auparavant.» Son style n'est peut-être pas flamboyant mais il pense être un bon rassembleur.« C'est Longueuil qui a réuni en mai les principales villes de la Rive-Sud pour discuter de la nécessité de créer une région administrative distincte de la Montérégie », souli-gne-t-il.Claude Gladu se bat également depuis 94 pour que Longueuil obtienne le statut de ville-centre et reçoive une meilleure part de l'assiette fiscale pour ses équipement régionaux.Alors, pourquoi le chef du Parti municipal refuse-t-il de participer à un débat public avec son adversaire, Gisèle Hamelin ?« Je ne veux pas me prêter à une séance de négativisme et de défoulement, ex-plique-t-il.La seule chose que recherche M\"* Hamelin, c'est une tribune, et je ne vais pas la lui offrir.» M.Gladu reconnaît que l'art oratoire n'est pas ce qu'il maîtrise le mieux.« C'est vrai que je n'aime pas beaucoup les points de presse et les grands discours mais je me suis quand même amélioré au fil des années », dit-il bien humblement.À son avis, les actions sont dIus importantes que la parole.« Mon adversaire se plaît à salir injustement la réputation de Longueuil.Si la situation économique était aussi noire qu'elle le prétend, on sentirait une volonté de changement.Mais ce n'est pas le cas.Son négativisme va lui retomber sur le nez le 1er novembre.» M.Gladu soutient que Longueuil est sur la voie de la relance économique malgré ^on taux élevé de pauvreté.La valeur des investissements dans les secteurs commercial et industriel a dépassé 53 millions au cours des trois dernières années, plus du double de la période 1992-1995.Quant aux nouveaux permis de construction résidentielle, ils ont atteint 30 millions en 97, soit deux fois plus que l'année précédente.S'il est réélu, le chef du Parti municipal promet d'attirer des investissements privés de 200 millions, dont la construction d'un Le Parti municipal mise beaucoup Gladu pour remporter la victoire.complexe cinématographique de Famous Player's de 20 millions près du métro et probablement un centre des congrès.Mais il y a la dette municipale qui atteignait près de 168 millions l'an dernier ( 202 millions si on ajoute les montants remboursables par les gouvernements ) et constitue la principale critique de l'opposition.Si les estimations de 98 se réalisent, la dette nette sera de 160 millions.« Une diminution de 12 millions par rapport à 94 où elle était de 172 millions », précise M.Gladu.Contrairement à ses adversaires, il refuse de comparer Longueuil avec les villes voisines dont l'endettement et les taxes sont moins élevés.« Longueuil c'est Longueuil, dit-il.On peut difficilement comparer la quatrième ville en importance au Québec avec Saint-Lambert et Brossard.» photo andré f0rget.sur la popularité de Claude À ceux qui lui reprochent de manquer de leadership sur la scène régionale, M.Gladu répond que le maire de Longueuil n'a jamais occupé autant de fonctions et défendu avec autant d'ardeur les intérêts de la Rive-Sud.Simple et accessible Le Parti municipal mise sur la popularité de Claude Gladu pour remporter la victoire.« C'est le gars le plus simple du monde, affirme Claude Dumont, organisateur électoral chevronné et redouté.Les citoyens l'aiment parce qu'il est facilement accessible.Ses rencontres du samedi à l'hôtel de ville ont attiré 5000 personnes durant son mandat.» Élu en 94, Claude Gladu a continué de s'adresser aux gens aussi simplement qu'il le faisait dans son magasin d'articles de sport, implanté depuis 25 ans au coeur de la ville, où ses enfants ont pris la relève.Après avoir donné un coup de pouce au maire de Montréal, Pierre Bourque, M.Dumont est venu s'occuper de la campagne de Claude Gladu.Souvent qualifié de « mercenaire politique », il explique qu'il est retraité et n'a pas besoin de faire des campagnes électorales pour vivre.« Je le fais parce que je suis un mordu de la politique et que Claude Gladu est un vieil ami », prédse-t-il.M.Dumont peut compter sur une organisation solide.« Le Parti municipal est une grande famille tricotée serrée depuis 16 ans.Le seul parti à demeurer vivant entre les élections.Mon rôle en est un de chef d'orchestre », dit-il.Un chef qui a horreur des fausses notes et tente de minimiser l'importance des plaintes portées en août par le Directeur général des élections contre M.Gladu et son parti relativement à des irrégularités dans le financement des élections de 94.Le nouveau millénaire provoque une flambée de supposés miracles Presse Canadienne Véritable symbole d'une ère nouvelle aux yeux de plusieurs, le sentiment d'anticipation du nouveau millénaire serait l'une des causes rie Ij récente flambée d'apparitions ci de miracles, croient des spécialistes.Tout comme la frénésie entourant la course contre la montre pour régler les problèmes dus au bogue de l'an 2000, d'autres attendent plutôt une expérience spirituelle hors de l'ordinaire, ce qui expliquerait en partie la multiplication du nombre de « révélations ».Statues animées, saignantes ou pleurantes, visages du Christ sur le mur, tout y passe.« Ces apparitions sont en quelque sorte alimentées par l'anticipa-tion.Les gens sont comme sur un pied d'alerte et deviennent plus expressifs lorsque quelque chose se passe », croit le directeur de l'École de théologie de Toronto, Jean-Marc Laporte.Le mois dernier, des milliers de curieux, de malades et d'invalides ont envahi le petit village de Bras d'Or, en Nouvelle-Ecosse, pour observer le visage du Christ sur l'un des murs du Tim Horton local.Un soir, environ 4000 personnes s'étaient massées pour assister au miracle, une image évanescente formée par la lumière ambiante.Mais lorsque l'éclairage fut modifié, l'image disparut.« C'était si bon, j'avais envie de pleurer », a raconté Karen Dominique, l'une des croyantes, venue de Whitney Pier, en Nouvelle-Ecosse.« Bien des gens désirent puiser quelque chose de tangible de leur religion, quelque chose de personnel, de concret », explique Joe Nickel!, un chercheur new-yorkais au sein d'un comité qui enquête sur de présumées expériences paranormales.\u2022 M.Nickell, également auteur du livre Lookinq for a Miracle, n'est jamais tombé sur un phénomène qui n'était ni une supercherie, ni un attrape-nigaud ni un effet de lumière.Tout de même, ajoute-t-il.« les gens sont toujours à la recherche d'une expérience de révélation ».Au Québec, la plus célèbre demeure celle survenue en 1986 à Sainte-Marthe-sur-le-Lac, en banlieue de Montréal, où une statue de la Vierge Marie versait des larmes de sang.Après analyse, il fut découvert que le propriétaire de la statue l'avait enduite de son propre sang et de graisse de rôti.Il y a quelques années, des milliers de personnes avaient visité une église orthodoxe grecque de Toronto après qu'un prêtre eut affirmé que la statue de la Vierge Marie pleurait.Bien qu'un spécialiste eut déclaré qu'il ne s'agissait que d'une supercherie, les gens avaient continué d'affluer et d'offrir des dons.Non loin de Boston, une jeune fille, quasi comateuse depuis des années, attire présentement des milliers de croyants convaincus qu'elle jouit du pouvoir divin de guérison.bien qu'elle soit incapable de se guérir elle-même.- * Votre maison n'est pas assurée chez Desjardirg^ Vous passez à côté d'une foule d'avantages et surtout, du prix que peut vous offrir l'assurance en direct de Desjardins ! /Avant d'assurer votre maison, appelez à la caisse ou au 1 888 277 8726 Q) Desjardins Assurances générales des caisses Desjardins A 14 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 13 OCTOBRE 1998 1 .PHOTO ANDRÉ FORQET.LêPwêê Dur retour pour le policier Peter Vilcek, du SPCUM.-¦ y Message important a l'intention de tous les clients de clinique Dans un récent publipostage, les dates indiquées pour la promotion Clinique (prime à Tachât) offerte chez Holt Renfrew étaient malheureusement erronées et auraient dû se lire ainsi : du 1er octobre au 18 octobre 1998.HOLT RENFREW FONDÉ À QUÉBEC EN 1837 Montréal : rue Sherbrooke angle de la Montagne, 14) 842 ïl 11 Centre RockUnd, (SU) 738-3S0O Québec : Place SainteFoy, (418) 6S6-678 3 \\ Ottawa : 240, rue Sparks.(613) 218-2200 TAPIS ET CARPETTE SUPER CHOIX âerbère, saxony, velours, sisal, torsadé, commercial, industriel Carpettes à motifs, classiques, modernes, orientaux, aztèques.MEILLEURS PRIX GARANTIS - A TAPIS DÉCOR l INSTALLATION PROFESSIONNELLE GARANTIE \u2022 3645, bout.St-Joseph Est (coin 16e) Montréal, (514) 729 0891 \u2022 8455, boul.Langelier (coin Robert) St-Léonard, (514) 324-8455 \u2022 1090, rue Laurier ouest, (coin Querbes) Outremont, (514) 274-1090 Des cicatrices qui ne guérissent pas vite en ex-Yougoslavie ; demandez à Peter Vilcek Ce policier montréalais rentre vidé d'une mission dans cette terre de guerre *3 I Jamais Peter Vilcek n'oubliera les maisons en ruine qui enlaidissent la jolie et verte campagne bosniaque de même que la quantité incroyable de mines toujours enfouies dans les parcs de la ville de Sarajevo.D'origine croate, ce policier de la Communauté urbaine de Montréal ( CUM ) vient de passer les six derniers mois dans le village musulman de Bosanka Krupa, près de Bihac, non loin de la frontière entre la Croatie et la Bosnie-Herzégovine.Sa mission?S'assurer que les policiers locaux laissent librement circuler Musulmans, Croates ou Serbes à l'intérieur du village et que les vieilles tensions ethniques ne viennent pas nuire au travail des forces de l'ordre.Même s'il n'a pas mis les pieds au Kosovo, un des points les plus chauds du globe présentement, le policier de 49 ans en a vu les conséquences.« Les Américains s'inquiètent énormé- ment du coiâilit au Kosovo.Plusieurs ont fait transférer leurs effets personnels à l'extérieur de la province, au cas où ils auraient à évacuer la région très rapidement », explique-t-il dans une avalanche de mots.Et que pensent les Bosniaques du sort des Albanais du Kosovo ?« Pour les Bos-niaques, ça va prendre du temps avant que les choses reprennent leur cours normal.Leur pays est complètement dévasté.Ils pensent plus à survivre et à reprendre leur vie quotidienne », confie le policier du SPCUM, père de trois enfants.Né à Belgrade, Peter Vilcek est arrivé au Canada à l'âge de deux ans.Mais une grande partie de sa famille habite toujours le territoire yougoslave.En avril, avec 12 confrères policiers du Canada \u2014 dont quatre autres du SPCUM \u2014 ils se sont envolés pour la Bosnie-Herzégovine, dans le cadre d'une mission de paix chapeautée par l'Organisation des Nations unies ( ONU ).« Le commandant de la police locale où on était a vu 12 personnes de sa famille' tuées par les Serbes.Maintenant, cette réalité ne doit pas interférer dans son travail et c'est encore très dur pour lui de devoir côtoyer des Serbes », confie Peter Vilcek, qui a pu de nouveau pratiquer son serbo-croate.« Les Bosniaques s'intéressent beaucoup au mode de vie nord-américain.Plusieurs pensent même venir s'établir ici ou aux États-Unis », dit-il.Et les jeunes Bosniaques sont plutôt, pessimistes quant à l'avenir de leur patrie.Plusieurs souhaitent même un retour à l'économie socialiste, selon M.Vilcek.« Tranquillement, les mosquées se reconstruisent un peu partout et les gens qui avaient fui la guerre reviennent en Bosnie », raconte Peter Vilcek, qui espère retourner en ex-Yougoslavie un jour.À Bosanka Krupa, comme un peu partout en Bosnie-Herzégovine, la vie reprend lentement le dessus sur la guerre, mais les cicatrices prendront bien du temps à se refermer complètement.: : \u2022: - » IL MONTRÉAL-EXPRESS jeudi 16 h 04 Réalisation : Ginette Viens Frank Desoer reçoit les principaux candidats à la mairie de Montréal lors d'un débat devant public à la Mezzanine, station de métro McGill, entrée Est.première chaîne ?$f Radio-Canada 1 \u2022 \u2022 Le Groupe Financier Banque Royale a une nouvelle @dresse ] vvvvw.I Un accès plus facile et rapide à notre site français.GROUPE FINANCIER BANQUE ROYALE* Banque Royale è_ Trust Royal \u2022 Assurances RBC \u2022 RBC Dominion valeurs mobilières \u2022 Actions en direct Banque Royale \u2022 Fonds d'investissement Royal LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 13 OCTOBRE 1998 A 15 Rive-Sud / Montérégie Un commerçant de Lac-Brome conteste la Charte de la langue française Pressç Canadienne GRANBY « La Lionne et le Morse », une boutique de cadeaux et d'encadrements de Lac-Brome, se retrouve à l'avant-plan du débat linguistique lancé par William Johnson, le président d'Alliance Québec, il y a quelques semaines.Les propriétaires Walter Hoffman et son épouse, Gwen Simpson, refusent d'accorder une prédominance à la langue française sur leur enseigne, tel que le stipule la loi, de telle sorte qu'ils se retrouvent maintenant devant les tribunaux.Ils contestent la constitutionnalité de la Charte de la langue française.Après la croisade entreprise par William Jonhson sur la question de l'afR- Le Zoo de Granby termine une saison satisfisante Presse Canadienne GRANBY La saison du Zoo de Granby qui s'est terminée avec la longue fin de semaine de l'Action de grâces aura été somme toute satisfaisante, estime la biologiste et éducatrice, Louise Labarre.Ne disposant pas de cis en l'absence de la des communications et général du Zoo, elle a les objectifs financiers teints même s'il n'y a fluence record.chiffres pré-responsable du directeur précisé que ont été at-pas eu d'af- « Nous avons surtout remarqué que les gens restent plus longtemps et dépensent davantage qu'auparavant », dit-elle, en précisant que le taux de satisfaction des visiteurs a été très élevé.Au chapitre des nouveautés, l'étang des petits canards, une barboteuse aménagée pour les enfants a été très populaire, tout comme le parc de jeu Fort magique.Evidemment, le pavillon Afrika inauguré en juin a attiré son lot de commentaires favorables.L'ouverture du parc aquatique Amazoo prévue pour juin 99 promet d'ailleurs une saison encore plus intéressante l'été prochain.« Les gens veulent voir des animaux et apprendre des choses, mais ils désirent aussi faire des activités », dit-elle pour expliquer ce créneau récréatif qu'on développe de plus en plus au zoo.La fin des activités signifie aussi la fin de l'emploi saisonnier d'environ 150 personnes sur les presque 200 qui oeuvrent au zoo.« C'est un emploi super nippant », soutient Sandra Bouvier, de Roxton Pond, qui travaille depuis quatre étés au zoo.La préposée aux opérations ajoute même que n'eut été du fort contingentement du programme de médecine vétérinaire, c'est une profession qui l'aurait intéressée, compte tenu de son intérêt pour les animaux.« On avait une très belle équipe et c'était plaisant de venir travailler », soutient pour sa part Emmanuelle Séguin, une vétérante avec ses cinq étés d'expérience.L'étudiante en travail social à l'Université de Sherbrooke ajoute que c'est davantage le contact avec le public que l'amour des animaux qui l'attire dans ce genre d'emploi.Pour faire le point sur l'actualité ¦ LISEZ LE CAHIER Plus CHAQUE SAMEDI DANS La Presse chage dans les grands magasins, cette histoire risque de faire couler beaucoup d'encre.D'ailleurs, celui-ci endosse la cause des commerçants.L'avocat de M.Hoffman, Me Brent D.Ty 1er, paraît motivé à aller jusqu'au bout dans cette affaire qui pourrait avoir des répercussions très importantes si la cour donne gain de cause à son client.« Nous irons jusqu'en Cour suprême s'il le faut », soutient l'avocat montréalais.Ce litige remonte au 10 juillet 1997, date de la signification de l'infraction au commerce.La boutique s'est vue infliger une amende de 75 $ en raison de son enseigne extérieure bilingue qui ne donnait pas prédominance au français comme le stipule la Charte de la langue française.De là la contestation de l'infraction devant la Cour du Québec, chambre criminelle, par les propriétaires du commerce.Selon leur avocat, c'est la première fois que les tribunaux auront à se prononcer sur cette question précise.Celui-ci a déjà représenté des clients pour des questions similaires mais on a toujours laissé tomber les procédures avant qu'un juge n'ait à trancher.\u2022 La contestation vise la notion de prédominance qu'on retrouve à l'article 58 de la loi et qui est définie à l'article 2.Mc Tyler soutient qu'elle est constitutionnellement inapplicable, invalide, inopérante et sans effet.11 allègue qu'elle est contraire au droit à l'égalité qu'édicté la Charte québécoise des droits et discriminatoire.Il se fonde aussi sur la Charte canadienne des droits et libertés et le droit international pour contester cette notion au coeur du débat.« On est d'accord pour que le français soit obligatoire sur toute enseigne mais les autres langues doivent être permises aussi, à condition de ne pas être prédominantes », soutient l'avocat, ce qui signifie qu'une deuxième langue pourrait être égale au français.« C'est un consensus avec lequel la population est d'accord », conclut-il.\t Tirage du 96-10-12 _2 _5 riJ3 14\tTlragtdu 96-10-12 3 4 576 5352 13 IO IO
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