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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Politique
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1998-10-14, Collections de BAnQ.

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[" B Montréal, mprrred! 14 octobre 1998 ÉDITORIAL / OPINIONS A VOIP CHtZ z Quelques modèles 98 6R stock à prix intéressants % 4305, ML gèggwgNÉL lit / (SM) 72M194 Ottawa rêve du Mondial de 2010 £7w comité de la Chambre des communes recommandera la candidature du Canada pour la Coupe du monde de soccer VINCENT MARISSAL du bureau de La Presse, OTTAWA Le comité des Communes sur l'avenir du sport amateur et professionnel au pays déposera début décembre un ambitieux projet de relance de toute l'industrie sportive dont la pierre angulaire sera la candidature du Canada à la Coupe du monde de soccer de 2010.Denis Coderre Le grand succès de la Coupe du monde 1998 tenue l'été dernier en France et les retombées, évaluées autour de 2,5 milliards, ont donné naissance à des idées de grandeur de ce côté-ci de l'Atlantique.Le député libéral de Bourassa et membre de la commission Mills aux Communes, Denis Coderre, rêve d'une Coupe du monde de 2010 au Canada, rien de moins, avec des matchs disputés dans toutes les grandes villes du pays et une finale à Montréal.M.Coderre a reçu cet hiver de Soccer Canada le mandat de tâter le terrain en vue d'une candidature du Canada.Depuis, l'idée a fait son petit bonhomme de chemin à Ottawa et la commission Mills recommandera d'aller de l'avant dans son rapport final qui sera déposé la première semaine de décembre, a appris La Presse.Denis Coderre a rencontré ces dernières semaines des gens d'affaires de Toronto et de Montréal intéressés au projet et il compte lancer officiellement le projet Coupe du monde Canada 2010 en présentant, en novembre, un comité de candidature.De plus, M.Coderre a recueilli à Paris, en mai dernier, des informations et un appui important auprès du ministère français des Sports, qui voit d'un bon oeil la candidature du Canada.Au plan média, les premières approches auprès des télédiffuseurs ne laissent aucun doute quant à l'intérêt d'une Coupe du monde pour le public canadien.Après la France l'été dernier, la Coupe sera organisée par le tandem Corée-Japon en 2002, puis devrait vraisemblablement retourner en Europe en 2006, probablement en Allemagne ou en Angleterre, avancent les spécialistes.En 2010, le ballon rond pourrait donc revenir sur le continent américain.Les États-Unis ont présenté la Coupe en 1994, le Mexique en 1986, ce qui permet aux promoteurs canadiens de croire en leurs chances.Les États-Unis semblent intéressées à se représenter et l'Amérique du Sud devrait aussi déposer au moins une candidature.Pour présenter le plus prestigieux des événements sportifs au monde, qui s'étale sur plus d'un mois, un pays candidat doit avoir au moins cinq stades d'une capacité de 40 000 personnes et plus.Le projet canadien n'en est qu'à ses premiers pas, il reste encore à faire l'inventaire complet des infrastructures, mais on pense déjà à Vancouver, Calgary, Winnipeg, Hamil-ton, Toronto et Montréal.En plus des retombées énormes et du prestige relié à cet événement, le comité sur l'avenir du sport au Canada considère la candidature du Canada comme le carre- Chevrette rabroue le DG des élections tes propos de Jacques Girard sur le projet de carte d'électeur ont irrité le ministre MARTIN PELCHAT du bureau de La Presse, QUÉBEC Le ministre responsable de la réforme électorale, Guy Chevrette, ne se laisse pas démonter par les inquiétudes que son projet de loi 450 soulève chez le nouveau directeur général des élections, Jacques Girard.« Celui qui gère les élections gère les lois du Parlement, le rabroue Guy Chevrette.Et je suis sûr sûr sûr qu'il va apprendre ça vite vite.Quand une loi est devant le Parlement, elle n'appartient pas à d'autres qu'aux parlementaires », ajoute le ministre.Dans une entrevue avec La Presse, M.Girard reprenait à son compte, la semaine dernière, certaines critiques faites au projet par les libéraux en commission parlementaire, notamment en ce qui a trait à l'exi- gence faite aux électeurs de présenter une carte d'identité, ou aux dispositions du projet qui veulent éviter l'« intimidation » des électeurs, par l'encadrement, par exemple, du droit d'un patron à faire connaître Gyy Chevrette son opinion à ses employés.« Je trouve cela très très nébuleux, ce sera extrêmement difficile à analyser, commentait M.Girard.Je crains que cela n'entraîne des procès d'intention.» Guy Chevrette réplique qu'avant le dépôt du projet de loi, il y a quelques mois, la carte d'identité avait été recommandée dans un rapport rédigé par le prédécesseur de M.Girard, Pierre-F.Côté.« Le Parlement est là, j'ai un parti, j'ai un exécutif de qui je relève et un eau eu s de députés.Ce sont eux autres qui sont mes commettants présentement par rapport à une législation qui est devant le Parlement.» Le ministre s'est présenté hier en commission parlementaire avec des extraits du Code électoral français, qui punit de peines d'un à deux ans de prison et d'amendes de 100 000 francs certaines manoeuvres visant à influencer le vote d'un électeur, par exemple « en lui faisant craindre de perdre son emploi ou d'exposer à un dommage sa personne, sa famille ou sa fortune ».« Les libéraux s'excitent avec rien à peu près ici », lance Guy Chevrette, en ajoutant que les sondages démontrent un appui de près de 90 % au principe de la carte d'identité.« Je suis sûr qu'ils ne connaissent pas la loi telle qu'elle est proposée et telle qu'elle est proposée, elle est complètement inacceptable », répète le député libéral Christos Sirros.« Et, à la veille d'une élection.opérer un changement aussi important dans nos habitudes, ça se prépare, dit-il.C'est inacceptable de le faire maintenant.» Guy Chevrette pourrait devoir abandonner les pans plus controversés de son projet de loi avec la tenue, confirmée hier par Lucien Bouchard, d'élections automnales.Le gouvernement ne peut déclencher des élections sans adopter les amendements qui découlent du jugement de la Cour suprême d'octobre 1997, auxquels les libéraux ne s'opposent pas.Mais il devra leur imposer le bâillon pour adopter les amendements concernant la carte d'identité et l'intimidation, une hypothèse qui n'enchante personne au PQ à la veille d'élections.Québec peut aussi scinder le projet et faire de ces items controversés un enjeu électoral.Cette possibilité sera débattue aujourd'hui au Conseil des ministres et probablement ensuite lors d'un caucus des députés, a indiqué M.Chevrette, qui a dit qu'il n'était pas prêt à recommander que le projet soit scindé.Les syndicats du secteur public n'attendent guère de mouvement dans les négociations MARTIN PELCHAT du bureau de La Presse, QUÉBEC Avec le déclenchement d'élections provinciales à l'automne, les leaders syndicaux s'attendent à peu de mouvement dans les négociations du secteur public.La CSN et la CEQ mettent toutefois le gouvernement en garde contre la tentation de tout mettre « au frigidaire » d'ici la tenue du scrutin.La CEQ entend toujours obtenir des résultats cet automne dans le dossier de l'équité salariale chez les enseignants, et menace de tenir une première journée d'étude, élections ou pas.Les demandes de la CEQ coûteraient plus de 700 millions à l'État.Le gouvernement est tenu par la loi de faire rapport le 21 novembre devant la Commission de l'équité salariale, rappelle la présidente de la CEQ, Lorraine Page.Le 24 octobre, les membres de la CEQ sont conviés à une manifestation à ce sujet et dans les jours qui suivront, les instances de la centrale recueilleront des mandats pour tenir une première journée d'étude.« Nous aurons à évaluer l'exercice de ce mandat-là », dit Mme Page.Même si la CSN ne comptait pas de son côté mener une course contre la montre pour régler les négociations du secteur public avant les élections, la vice-présidente de la CSN, Claudette Carbonneau, espère que le gouvernement déposera des offres avant le scrutin.« Mettons-nous au travail maintenant, dit-elle.Je commence à être impatiente par rapport au temps que met le gouvernement à apporter ses premières réponses.Au Québec, on sait marcher et mâcher de la gomme en même temps.» « Les enjeux ne sont pas des enjeux qu'on peut mettre au frigidaire pendant des semaines », ajoute Mme Carbonneau.Il s'agit du sort de 15 % de la main-d'oeuvre, rap-pelle-t-elle.Par ailleurs, ni la CSN, ni la CEQ n'entendent donner leur appui à un parti dans la course qui s'amorce.La FTQ, qui a donné le sien à Jacques Parizeau en 1994, pourrait se prononcer encore cette année, mais pas avant d'avoir sondé députés et candidats de tous les partis afin de connaître leurs positions sur les thèmes qui préoccupent la centrale, comme la réforme du Code du travail, le bilan de la santé ou la privatisation.Le président de la FTQ, Clément Godbout, n'est en tout cas pas prêt à appuyer d'emblée le Parti québécois.Ce gouvernement serait jugé « sévèrement » par les travailleurs, selon M.Godbout.« On va tracer un bilan et on verra ce qu'on a à faire.» La FTQ tiendra son congrès du 23 au 28 novembre.Les conventions collectives du secteur public sont échues depuis le 30 juin.Quelques jours plus tôt, le front commun intersyndical avait déposé ses demandes.En principe, le gouvernement met deux à trois mois pour y répondre, mais le retard qu'il met à s'exécuter confirmait aux leaders syndicaux que Lucien Bouchard jonglait avec l'idée d'élections automnales.four de la nouvelle structure du sport amateur au pays, une structure qui prônera une plus grande collaboration entre les secteurs privé et public.Sport populaire entre tous à travers la planète, le soccer attire ici aussi de plus en plus de jeunes joueurs.En outre, les fédéralistes voient déjà dans la candidature du Canada un grand projet rassembleur « coast to coast, qui aurait autant sinon plus d'impact et de visibilité qu'Expo 67 ou encore que les Jeux olympiques de Montréal ».Le comité Mills, qui s'est aussi beaucoup intéressé à l'avenir des équipes sportives professionnelles au Canada, proposera également dans son rapport final une sorte de « pacte » entre Ottawa et les franchises sportives professionnelles.Le comité recommandera, notamment, la mise sur pied d'un fond de stabilisation ( le montant de cinq millions a été avancé ) pour venir en aide aux équipes canadiennes désavantagées par la faiblesse du dollar et par les avantages fiscaux dont profitent leurs rivales américaines.Charest est prêt MARK) FONTAINE Des élections à l'automne?Au Parti libéral, on ne demande pas mieux, a affirmé hier son chef, Jean Charest, désireux de sortir au plus tôt du « monde virtuel » des sondages pour celui, plus concret, d'un véritable appel au peuple.« On applaudit tout ce qui nous amènera à ce rendez-vous électoral le plus rapidement possible », d'expliquer le leader libéral au terme d'une conférence de presse dans la métropole.Cette conférence s'est déroulée avant que le premier ministre Bouchard ne confirme que les Québécois iront aux urnes cette année.M.Charest a refusé de commenter la nouvelle par la suite.Il venait toutefois de formuler des propos généraux sur la question, réitérant son désir de voir les élections survenir le plus rapidement possible.Le PLQ est prêt à retourner en Chambre voter les amendements à la loi électorale rendus nécessaires par un jugement de la Cour suprême, mais pas question, dit-il, d'accepter les autres changements souhaités par le ministre Guy Chevrette, notamment l'imposition d'une carte d'électeur.Les sondages font état depuis quelques mois d'un resserrement dans les intentions de vote aux deux principaux partis.Jean Charest, qui disposait d'une avance énorme lorsqu'il a succédé à Daniel Johnson le printemps dernier, ne s'en inquiète pas et soutient qu'il n'y a pas eu de changements significatifs depuis le mois de juin.Selon lui « les tendances de fond ne changent pas et, en fin de semaine, on a eu la confirmation qu'on est toujours en avance dans les sondages, malgré tous les sous-entendus des stratèges péquistes ».Un Léger 6- Léger mettait les deux formations à égalité avant répartition des indécis.Après répartition, le PLQ devançait toutefois le Parti québécois par quatre points.Il y a des tendances irréversibles favorisant le Parti libéral, assure Jean Charest, qui entend mener la prochaine campagne électorale autour de trois axes majeurs : la question référendaire, l'économie et le manque d'emplois, mais, avant toute chose, la santé.Jean Charest LI UI DATION FINALE 98 JMeilleurs prix de liquidation sur tous les modèles 98 en inventaire.SE TERMINE LE 20 OCTOBRE. B2 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 14 OCTOBRE 1998 .ÉUilUI Idi André Desmarais président du conseil d'administration Roger D.Landry président et éditeur Claude Masson éditeur adjoint Marcel Desjardins .nr,-rrtm r>r: t 'ivrADM ATTOM Alain Dubuc éditorialiste en chef En attendant mieux.Pierre Gravel Le gouvernement français de Lionel Jospin a échoué dans sa récente tentative de faire adopter son projet de loi accordant une forme de reconnaissance légale aux unions de fait entre des couples hétérosexuels ou gais.Ce n'est, de toute évidence, que partie remise car il s'agit d'une initiative s'inscrivant dans un mouvement qui se manifeste dans plusieurs pays hmmbhnmnmmmb d'Europe où les couples dits « marginaux » le sont de moins en moins et exigent un statut officiel prévoyant un minimum de protection légale, sociale et économique.Malgré les objections virulentes qu'elle soulève dans les milieux les plus conservateurs, on peut déjà prendre pour acquis que cette formule originale de « pacte civil de solidarité » ( PACS ) deviendra bientôt réalité en France où elle pourrait être la solution à un problème fondamental pour un nombre important de couples.Évitant soigneusement de présenter ce type de contrat comme un mariage à rabais pour concubins ou homosexuels, ce projet se veut un engagement légal où les parties s'engagent, par exemple, à un soutien matériel réciproque, à une responsabilité commune quant aux dettes contractées pendant la vie du couple et à un propriété conjointe des bien acquis au cours de cette même période.Au bout de trois ans, les partenaires seraient considérés comme mariés en ce qui a trait à l'impôt et pourraient, par ailleurs, bénéficier des mêmes avantages qu'un conjoint ordinaire en terme d'assurance ou d'héritage.L'utilité d'un tel projet sera d'autant plus grande en France que les unions de fait, même entre hétéros, sont loin d'y avoir les divers avantages fiscaux ou sociaux qui sont devenus courants ici.Du moins pour les couples formés d'un homme et d'une femme.Dans le cas des homosexuels, par contre, on imagine facilement à quel point la formule envisagée là-bas réglerait également chez nous un problème bien réel.Car il est indéniable que notre système fiscal et social s'est harmonieusement adapté à une réalité nouvelle où le mariage de type classique, entre homme et femme, a été très souvent remplacé par une union de fait.Mais il en va autrement pour les couples homosexuels, où les problèmes d'assurances, d'héritage, de partage des biens et des dettes peuvent prendre l'allure d'une véritable catastrophe.Dans une perspective d'ouverture d'esprit face à une diversité de points de vue légitimes quant à la sexualité ou la vie à deux et dans un souci de stricte justice pour des personnes placées en situation de marginalité par rapport à la majorité, il ne serait que normal que les autorités examinent de près le projet de PACS actuellement à l'étude en France pour, peut-être, y emprunter des éléments suscptibles de s'appliquer ici.Autant pour assurer aux couples homosexuels un traitement plus équitable que, peut-être, pour encadrer de façon encore plus claire et fonctionnelle la vie des hétéros vivant en union de fait.Pour les gais comme pour les autres, une telle formule aurait l'avantage d'offrir une situation intermédiaire entre le célibat et le mariage pour tous ceux qui choisissent de faire un bout de chemin ensemble sans être prêts à prendre un engagement solennel engageant théoriquement toute la vie et ne pouvant être dissous que par le divorce.La possibilité pour tout le monde d'y avoir recours ne devrait cependant pas faire perdre de vue l'objectif d'une so-tiété suffisamment évoluée et ouverte pour permettre le mariage à tous ceux qui y croient au point de vouloir s'y engager sérieusement.Même s'ils sont gais.Mais en attendant, le PACS, c'est au moins un pas dans la bonne direction.CINL , nnorrsHfswvrs Le métro électoral constater dix ans.e projet de métro à Laval, que l'on s'entête à remettre sur les rails tous les quatre ou cinq ans, ne semble connaître qu'une seule destination : les élections provinciales.Invariablement, l'idée revient sur le tapis à la veille d'un scrutin.Et fatalement, elle est enterrée le lendemain.Voici un petit rappel, question de quel point ce train-là tourne en rond depuis Agnès Gruda Automne 1989 : le gouvernement libéral annonce la conclusion d'une entente « historique » qui permettra d'injecter quelques centaines de millions dans les transports publics de la métropole, notamment pour prolonger le métro jusqu'à Laval.Le Parti québécois proteste avec véhémence.Printemps 1991 : réélus, les libéraux constatent \u2014 surprise ! \u2014que la construction du métro coûtera beaucoup plus cher que prévu.On oublie ça.Été 1994 : les élections s'en viennent et le Parti québécois prend lui aussi le métro de Laval pour voguer vers une imminente victoire.Au total, huit milliards seront investis dans les infrastructures de transport à Montréal, promet-on.Après les élections, changement de cap.Un plan régional de transport laisse la question du métro en suspens.On commande des études \u2014 pour les laisser en plan.Le métro est au neutre.Quatre ans plus tard, il revient à la surface.La campagne pré-électorale est lancée.Cette fois, les coûts de la liaison souterraine avec Laval ont été estimés à 176 M $.À supposer que cette estimation soit réaliste, la rentabilité du projet demeure essentiellement politique.?L'an dernier, l'Agence métropolitaine de transport ( AMT ), un organisme créé de force par Québec pour cha- peauter les sociétés de transport locales, a rendu public un plan stratégique qui ne voit pas le prolongement du métro comme une priorité, loin de là.Selon l'AMT, il est urgent d'augmenter la fréquentation du réseau actuel, de plus en plus sous-utilisé.En dix ans, la part des transports publics dans les déplacements métropolitains a chuté dramatiquement.Mais on craint que la clientèle de Laval soit trop faible pour renverser la tendance.?Cette crainte est confirmée par une étude du ministère des Transports, selon laquelle la construction d'une station de métro à Laval n'ajouterait qu'un maigre 0,25 % à la clientèle traditionnelle du métro.?Le prolongement du métro ne fait même pas l'unanimité à Laval.Des sondages indiquent que près de la moitié des Lavallois n'ont pas la moindre envie de voir le métro traverser la rivière des Prairies.Plusieurs villes de la CUM sont carrément contre cette idée et estiment que tant qu'à creuser de nouveaux tunnels, il serait plus réaliste d'aller vers Montréal-Nord ou Saint-Léonard.?L'organisme Transport 2000 juge que la construction d'une ligne de métro vers Laval est trop coûteuse et mobiliserait toutes les énergies en une seule direction.Alors qu'il est possible, avec des investissements beaucoup plus légers, de relancer quelques lignes de train vers la banlieue ( Repentigny, Mascouche, etc.) Ce qui déverserait plus de passagers dans le réseau montréalais.Au lieu de tenir compte de toutes les études qui ont déjà été faites sur la question, au lieu de consulter ceux que la décision concerne au premier chef, Québec a choisi d'arrimer une fois de plus la rame virtuelle du métro de Laval à des impératifs strictement électoralistes.La preuve que le ridicule ne tue pas.Post scriptum : De tous les candidats à la mairie de Montréal seul Jacques Duchesneau a remis en question la pertinence du projet.Avec raison.Mais il avance des motifs surprettants, en disant craindre que « nos » citoyens d'Ahuntsic ne trouveront plus de places assises une fois que le métro aura cueilli les passagers de l'île Jésus.Dans le genre point de vue microscopique, on peut difficilement faire mieux.< LA BOÎTE AUX LETTRES Cohérence, où es-tu ?¦ Tant de témoignages d'affection et d'admiration ont suivi l'annonce de la disparition de l'une des artistes les plus passionnées du Québec î On l'aura compris, le départ de Pauline Julien laisse un grand vide au coeur d'innombrables Québécois.Une douleur réelle.La fougue et l'amour qui ont habité cette femme de chez-nous con-t mueront sans doute de stimuler et d'inspirer ceux qui l'ont aimée.Son décès me laisse pourtant songeuse et inconfortable.Les médias ont fidèlement transmis les paroles des enfants de madame Julien et les réflexions de ses amis du monde artistique et politique.On nous a dit qu'elle avait « mis fin à ses jours », qu'elle avait « tiré sa révérence ».On a glorifié « son courage et sa bravoure ».Qui oserait contester l'intense souffrance morale qui accompagne une maladie aussi terrible que celle qui la rongeait ?D'autres, pourtant, parleraient plutôt de courage et de dignité chez les personnes qui affrontent l'immense défi de la maladie et de la souffrance jusqu'à leur mort naturelle.D'autres croient que Dieu seul est Maitre de la vie et de la mort.Mais la n'est pas mon propos.Je me souviens des titres révélateurs et inquiets publiés chaque année dans La Presse à l'occasion de la Semaine de la prévention du suicide.Parents, enseignants, intervenants de toutes sortes et politiciens s'interrogent alors sur les moyens à prendre pour secourir tant d'adolescents et de jeunes adultes fentes par le Suicide.Eux aussi souffrent intensément.Autrement peut-être, mais ils souffrent et leur souffrance leur apparaît intolérable et insurmontable.Comment faire, se demande-t-on chaque année, pour les aider à régler différemment leurs problèmes ?Est-ce en glorifiant le suicide de nos artistes qu'on y parviendra ?Est-ce en présentant la décision de « tirer sa révérence » comme un geste héroïque ?J'en doute fort.Où est notre cohérence dans tout cela ?Il est plus que temps d'y réfléchir ! Michèle BOULVA Montréal OSM : comment en est-on arrivé là ?¦ Dans votre livraison du 1er octobre dernier, vous avez confirmé de façon éclatante l'intérêt que notre société porte aux sports face aux activités culturelles.Alors que l'on tient l'opinion publique en haleine sur le sort des Expos et sur la construction de leur nouveau stade, votre première page reproduisait une photo couleur titrée « L'fun est dans le Complexe ! ».Pendant ce temps, votre journaliste nous relatait les interventions de Serge Savard au réseau des sports ( RDS ) et au Réseau de l'information ( RDI ).Plus loin, l'on rapportait que Claude Brochu espère obtenir vingt millions de dollars américains pour sa part dans le capital des Expos.Ce n'est toutefois qu'à la page quatre de votre journal que l'excellent article de Claude Gingras reproduisant les commentai** fort Charte» Dutoit judicieux de Charles Dutoit était publié.On lisait dans cet article un cri d'alarme émouvant de celui qui a consacré les 20 meilleures années de sa vie professionnelle au succès de notre orchestre symphonique.Comment peut-on en être arrivé à cette situation ?Notre orchestre symphonique a été soutenu en grande partie par la population anglophone de Montréal.Or, comme cette dernière vieillit et que les jeunes ont quitté le Québec à la suite de la politique que l'on connaît, il existe un vacuum qui n'a pas été comblé par les francophones.Cela fait près de quarante ans que je suis abonné aux concerts, mais il faut constater que j'y rencontre peu d'avocats et de juges.On les retrouve plus facilement aux parties de hockey ou de baseball ou encore sur les terrains de golf.Les salaires payés à ces frappeurs que ce soit de balles ou de rondelles sont inadmissibles dans une société qui se veut civilisée.Ce commerce du sport sponsorisé par les plus grosses compagnies de liquides sous toutes les formes ou encore par des marchands de fumée a atteint des proportions immorales.Et, pendant ce temps, les artistes, les musiciens et les gciis de théâtre se débattent dans t» ma- rasme économique inadmissible dans une société dite civilisée.Que peut-on faire pour sauver notre orchestre symphonique qui est l'un des rares produits de marque de notre milieu et qui diffuse une image de qualité à travers la planète.En quelque lieu que l'on soit, si l'on ouvre la radio, on est sûr d'entendre la diffusion d'un disque de notre orchestre.C'est pour un Montréalais une source de joie et de fierté.Aussi, il y a lieu de soutenir notre orchestre et ses musiciens en s'abonnant aux concerts, en souscrivant à ses campagnes, en appuyant les revendications, en montrant notre reconnaissance à Charles Dutoit pour le travail exemplaire qu'il a accompli et en s'assurant qu'il continue ses efforts pour doter notre ville, notre province et notre pays d'un orchestre d'envergure internationale.C'est un héritage culturel valable que l'on peut laisser à nos enfants et petits-enfants.La musique populaire passe mais la musique symphonique demeure.Emile COLAS Myopie politique ?¦ Lors du référendum de 1995, les citoyens du Québec ont refusé à leur gouvernement provincial l'accès au plein contrôle des impôts et du pouvoir politique.Pourtant, à regarder l'actualité, on peut se demander si ces électeurs ont réalisé la portée de leur geste.Il me semble que leurs attentes envers le gouvernement du Québec dépassent celles que l'on a à l'endroit d'un modeste gouvernement pro- vincial aux pouvoirs et aux ressources financières limités.Dans quelques dossiers, l'attitude de la population envers son gouvernement provincial est carrément inéquitable.Ainsi, les citoyens et les syndicats tiennent le gouvernement du Québec entièrement responsable des difficultés que connaissent les secteurs de la santé et de l'éducation.Pourtant, par ses compressions massives dans les transferts aux provinces, le gouvernement fédéral est en bonne partie responsable de cette situation.La même chose est vraie pour l'aide sociale : en réduisant l'accès à l'assurance-emploi, le fédéral transforme des milliers de chômeurs en assistés sociaux, forçant du même coup le gouvernement provincial à réduire les montants alloués à chaque prestataire.Malgré cela, les groupes de pression prennent encore l'autobus pour aller protester à Québec, alors que c'est à Ottawa qu'ils devraient se rendre.J'aimerais rappeler à mes concitoyens québécois qu'ils envoient encore la moitié de leurs impôts à Ottawa.Et que Paul Martin se demande comment il va utiliser les généreux surplus accumulés pendant que nos systèmes de la santé et de l'éducation suffoquent en raison du manque de ressources.Paul Martin Denis rtÉTU LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 14 OCTOBRE 1998 B 3 Opinions Osons croire que CM Cllliil permis à Montréal ! JACQUES DUCHESNEAU L'auteur est candidat à la mairie de Montréal et chef du parti Nouveau Montréal.Depuis quelques jours, l'ex-maire Jean Doré et le maire sortant Pierre Bourque se lancent des chiffres à la tête, se justifient à qui mieux mieux et tentent par tous les moyens de se mériter un retour au pouvoir.Les citoyens et citoyennes de Montréal restent en arrière-plan, témoins impuissants des querelles de chiffres de premiers magistrats surannés, dépassés par les événements.Nouveau Montréal est le premier et le seul parti politique à offrir à la population et aux employés municipaux de participer de façon significative à la gestion de leur ville.À compter du 2 novembre prochain, nous mettrons en place les mécanismes pour que les Montréalaises et les Montréalais participent enfin aux décisions et se prononcent sur ce qui leur tient à coeur dans cette ville, dans leur ville.M.Doré soutient qu'il n'a pas haussé les taxes mais que c'est la valeur des immeubles qui a grimpé.M.Bourque affirme, lui aussi, qu'il n'a pas haussé les taxes en pointant un taux de taxation inchangé.Pour le citoyen qui signe le chèque pour payer les taxes ou le loyer, ces arguments sont parfaitement oiseux.La facture monte et c'est lui qui paie.Il n'a que faire des justifications et des excuses.La réalité, c'est que la situation financière de Montréal est extrêmement précaire.Avec un autre déficit attendu de l'ordre de 70 M $, cette situation devient critique.Or, MM.Bourque et Doré ont, chacun à leur façon, participé activement à placer Montréal dans cette situation.On ne va tout de même pas perdre notre temps à déterminer lequel des deux a causé le plus de tort.Ce que l'on sait, c'est qu'on ne peut compter ni sur l'un ni sur l'autre pour nous sortir du pétrin ! Demanderons-nous aux incendiaires d'éteindre le feu ?Poser la question, c'est y répondre.D'un côté, un ex-maire qui nous promet une réduction de taxes.Bien sûr, c'est alléchant mais c'est complètement irresponsable.En fait, M.Doré nous dit qu'en prenant les rennes du pouvoir à l'hôtel de ville, il entreprendra de réduire les revenus, alors que nous sommes accablés de dettes et que la qualité des services laisse sérieusement à désirer.C'est le contraire du bon sens ! M.Bourque, lui, tente de minimiser le problème en présentant son administration comme un modèle à suivre et en suppliant Québec de venir à notre secours.Il nous a amenés au bord du précipice et il nous demande d'avancer dans la même direction, les yeux fermés en plus.Moi je dis non I On ne bâtit pas l'avenir avec du passé réchauffé.Mais qui suis-je pour oser prétendre faire mieux ?La question est légitime et je vais tenter d'y répondre franchement.N'ayez crainte, je n'étalerai pas ici la n'ième version de mon curriculum.Mes états de service sont connus et, même si mes adversaires veulent aujourd'hui me présenter comme le directeur d'un service de police d'une quelconque dictature et comme un mauvais gestionnaire, mon passé témoigne essentiellement de mon engagement profond pour la population montréalaise.Je suis convaincu d'apporter, avec l'équipe de Nouveau Montréal, non pas simplement une vision nouvelle mais un plan d'action concret, réalisable et efficace.Montréal c'est ma ville natale; et depuis trente ans, je lui ai consacré le plus clair de mes énergies.Je ne pose pas en héros, je ne prétends pas être un modèle à suivre.Je n'aime pas parler de mes réalisations et je suis toujours embarrassé lorsqu'on énumère les causes sociales ou humanitaires auxquelles j'ai participé.Qui je suis ?C'est simple.Je suis un passionné de Montréal ! Je suis là pour défendre des valeurs d'intégrité, de rigueur et de respect.Ma seule ambition c'est de contribuer à autre chose et autrement au Jacques Duchesneau mieux-être de Montréal et de ceux et celles qui y vivent.Et ça ne se fera pas en vous lançant à la tête une flopée de chiffres ou en vous promettant mer et monde.Vous avez droit à la vérité ; vous avez droit à un portrait de la situation telle qu'elle est.Et cette situation est grave.Je défie qui que ce soit de soutenir le contraire ! On aura beau porter des lunettes roses ça ne changera pas la réalité.Montréal, notre ville, est virtuellement en tutelle.M.Bourque vend des équipements précieux ( le Jardin botanique et l'Insectarium, entre autres ) pour un plat de lentilles et il fouille dans les réserves ( elles sont passées de 100 à 35 M $ ) pour cacher les faiblesses de sa gestion.Non, le temps n'est vraiment pas à l'improvisation ! En période de crise, il faut un plan et agir sans tergiverser.Je parle en connaissance de cause, car j'ai géré de nombreuses crises à Montréal.C'est le caractère improvisé des requêtes de Montréal auprès de Québec qui nous a fait subir, à chacun de nous, rebuffades après rebuffades.C'est la même improvisation au chapitre de la gestion qui fait fuir les investisseurs et pousse en banlieue les jeunes couples qui autrement s'installeraient ici, à Montréal.Montréal a besoin d'être défendue énergi-quement par des gens crédibles et respectés.Nous devons rappeler au gouvernement que Montréal est le coeur économique du Québec et qu'à ce titre, elle doit disposer des outils nécessaires pour jouer pleinement son rôle.On doit insister pour que le gouvernement reconnaisse, dans les faits, que la pauvreté fait des ravages à Montréal.En outre, il faut que ce même gouvernement agisse immédiatement pour compenser Montréal de ce que lui coûtent les équipements régionaux.Un métro à Laval, tant mieux.Mais Laval ne contribue pas au déficit de la STCUM.Et pendant ce temps là, on reporte aux calendes grecques le prolongement du métro vers l'est.Les Montréalais et les Montréalaises peuvent attendre, croit-on.Eh bien non ! Ils n'attendent pas, ils s'installent, toujours plus nombreux, en banlieue.Montréal a donc besoin de quelqu'un qui défendra, haut et fort, son rayonnement international.Nouveau Montréal a été le premier et le seul parti à proposer des moyens concrets pour garder les Expos chez nous et à donner, sans équivoque, son appui à l'OSM et à ses musiciens.Nouveau Montréal, c'est le changement dont Montréal a grand besoin.Mais il faut faire plus que changer, il faut redonner le goût de Montréal, rallumer la fierté des Montréalais et garantir à ceux avec qui nous transigeons \u2014gouvernement, municipalités, investisseurs et contribuables\u2014 qu'il y a quelqu'un à la barre, quelqu'un qui sait où il va et surtout quelqu'un qui croit aveuglément en cette belle et grande ville.Osons croire qu'enfin l'espoir est permis à Montréal.Pour en finir avec Comme les mafieux, les policiers peuvent faire échec à la justice en étant représentés par le gratin des avocats JEAN-PAUL BRODEUR L'auteur est professeur à l'École de criminologie de l'Université de Montréal.Quelques-uns parmi les avocats qui font acte de présence rémunérée devant la commission Poitras s'y réfèrent sous l'appellation dérisoire de « refuge Poitras ».Un refuge est l'ancienne désignation des maisons de charité où venaient s'abriter les personnes itinérantes.Reprenant des Informations obtenues par Radio-Canada, La Presse du 7 octobre dernier a révélé à quel point étaient plantureux les repas servis à la « maison Poitras ».Des avocats n'ont-ils pas reçu entre deux cent et cinq cent mille dollars pour représenter un ou deux clients qui n'ont même pas témoigné devant cette commission.Il est de notoriété commune que certains des avocats qui sont payés pour suivre les travaux de la commission tuent le temps qu'ils y perdent en préparant d'autres dossiers.Il faut espérer qu'aucun de ces avocats ne pratique la double facturation, en faisant payer par le gouvernement du Québec la note de leurs actes de présence devant la commission, tout en facturant du même coup leurs autres clients, dont ils avancent la cause pour tromper l'ennui des travaux de la commission.Les avocats des cadres de la Sûreté du Québec ont maintenant entamé une procédure judiciaire contre la commission Poitras pour qu'elle s'abstienne de blâmer dans son rapport aucun des policiers qui y ont témoigné.Si les policiers ont gain de cause, la commission pourrait même être contrainte de n'en nommer aucun.Le jugement de la cour sera rendu, au plus tôt, dans les premières semaines de novembre.On peut anticiper que les avocats des policiers en appelleront du jugement de la Cour supérieure, s'il ne leur est pas favorable.Nul ne peut prévoir dans ce cas quand la Cour d'appel rendrait son jugement, ni même si la cause ne serait pas portée de façon ultime en Cour suprême, si les policiers perdaient encore devant la Cour d'appel.Ce qu'on sait en revanche, c'est que toutes ces représentations coûteront la peau des dents en frais d'avocat et que cette quintessence du Barreau continuera d'être payée par le trésor public.La commission Poitras a déjà coûté 19 millions de dollars.La facture totale, une fois tous les recours judiciaires épuisés, pourrait dépasser largement les 20 millions.De plus, puisque la commission est empêtrée dans une nouvelle valse devant les tribunaux, on ne peut prédire quand elle sera en mesure de remettre son rapport, ni quelle forme celui-ci sera autorisé à prendre.Il faut donc que cesse cette somp-tuaire mascarade.On pourrait prendre à cet égard trois mesures.La première serait de mettre un terme immédiat aux travaux de la commission, si cela était juridiquement possible, ou de refuser absolument de renouveler son mandat au-delà de son dernier prolongement, soit le 31 décembre prochain.Il n'y a pas d'obstacle juridique à mettre fin à la procédure entreprise contre la commission, si les parties s'entendent pour le faire ou si la commission qui est mise en cause n'existe plus.La seconde mesure aurait pour but d'éviter que cette abolition de la commission ne-fasse injustement des victimes parmi les policiers qui ont intérêt à la poursuite de Lawrence Poitras ses travaux.Ainsi, certains policiers sont encore sous la coupe de poursuites disciplinaires entreprises contre eux par la SQ.Tel est le cas des trois policiers qui ont conduit l'enquête interne sur leurs collègues, dans le prolongement de l'affaire Matticks.De la même façon que l'abolition de la commission aurait fatalement pour résultat qu'aucun policier de la SQ ne fût blâmé, il faudrait en stricte équité que la SQ renonce à toute poursuite disciplinaire contre les premiers requérants de l'enquête Poitras.La troisième mesure, à notre avis la plus importante, serait de confier au vérificateur général du Québec le mandat de scruter toutes les dépenses entraînées par les travaux de la commission Poitras et de rendre son rapport public.Dans son examen récent des activités du curateur public, le vérificateur a démontré à quel point il pouvait conduire une enquête rigoureuse.Pour ce qui est de la commission Poitras, il pourrait nous instruire sur la sagesse d'utiliser les fonds publics pour payer des avocats qui défendent des mandats contradictoires ( faire une enquête publique, pour les uns, et tout mettre en oeuvre pour la faire échouer, pour les autres )\u2022 On pourrait objecter à ces trois mesures qu'elles assurent la victoire des éléments les plus douteux de la SQ qui, de toute façon, n'ont plus un grand avenir dans ce corps policier.Cette victoire est malheureusement déjà acquise, tant par le discrédit dans lequel la commission a sombré que par la conjoncture juridique où elle s'est enlisée.Ou bien les avocats des policiers gagneront devant la Cour supérieure, auquel cas le rapport Poitras ne sera plus qu'un exercice de mollesse, ou bien ils perdront, auquel cas ils s'emploieront par des appels dilatoires à différer la publication du rapport jusqu'à ce qu'il soit vide de signification.De façon plus impérieuse, il faut maintenant s'interroger sur les raisons pour lesquelles les travaux de cette commission sont maintenant devenus une source de scandale au moins égale aux agissements des policiers de la SQ, sur lesquels ils portent.Les policiers qui font l'objet d'accusations partagent un trait avec les mafieux : ils peuvent faire échec à la justice en étant représentés par le gratin des avocats.Les mafieux peuvent s'offrir ce plat à cause de l'ampleur de leurs ressources financières, dont la source est criminelle.Les policiers peuvent quant à eux recruter la fleur du droit parce qu'ils sont adossés à la capacité apparemment infinie de l'État, c'est-à-dire des contribuables, d'arroser cette fine fleur.Ce que nous proposons est le contraire d'une reddition à la police.Tant qu'on n'aura pas mis en cause le privilège exorbitant des policiers de pétrifier la justice et de détourner les chartes des droits en utilisant nos taxes pour payer leurs hommes de main et de droit, les refuges Poitras se multiplieront.Au cours du XXe siècle, c'est la droite qui a couru à sa propre perte PHILIPPE MONTPETIT L'auteur est étudiant en sciences politiques appliquées à l'Université de Sherbrooke.Je vous écris ce texte pour faire suite à celui de Mathieu Bock-Coté, intitulé « Pour le droit de respirer à droite », paru dans La Presse du 8 octobre dernier.Il constitue, en même temps, une réplique aux propos de l'auteur et mon point de vue quant à la place de la droite chez les intellectuels québécois.Il y a deux aspects dans le texte de Mathieu Bock-Coté avec lesquels je suis fondamentalement en désaccord.Le premier, son interprétation des causes de la faiblesse de la droite québécoise ; et le deuxième, l'état de la démocratie au Québec.Tout d'abord, je suis d'accord avec lui sur le fait que les idées de droite sont mal reçues présentement au niveau des décideurs politiques et des intellectuels.La majorité de ceux-ci sont de centre gauche et, de plus, ils font partie des bâtisseurs du Québec de la période de la Révolution tranquille.Il ne faut pas oublier que le Québec contemporain s'esrtbâti sur les bas^s d'une idéologie socia- le-démocrate.Au plan économique, la Caisse de dépôt et de placement et la Société générale de financement, par exemple, ont permis à bon nombre d'entreprises québécoises de se positionner sur de nouveaux marchés autrefois inaccessibles.Sur le plan social, l'as-surance-maladie, le Régime de rentes du Québec ou l'accessibilité gratuite aux études post-secondaires sont quelques unes des réalisations qui ont profité à la collectivité de façon remarquable.Je ne dis pas qu'il ne faut pas remettre en question ou corriger le tir de ces institutions.D'ailleurs, au début des années 80, c'est un mouvement de droite qui est venu dire aux gouvernements que les déficits budgétaires, ça suffisait ! Mais je dis simplement que celles-ci ont été un moteur important pour le développement du Québec.Je ne suis pas d'accord avec lui au sujet de son interprétation des causes de la faiblesse de la droite.L'auteur affirme : « À l'aide de stratagèmes intellectuels particulièrement pervers, on a banni d'une façon plus que ^doctrinaire tout un plan de l'axe idéologique.afin de limiter le débat entre les tenants des diverses gauches.» Par ces propos, il ne remet aucunement la droite en question, il blâme tout simplement la gauche pour la débâcle de la droite.À notre point de vue, si la droite est essoufflée dans les milieux politiques québécois, ce n'est pas à cause de l'idéologie sociale-démocrate qui l'étouffé, c'est surtout à cause de la droite elle-même.Toutes les grandes valeurs collectives prônées par la droite sont tombées une à une pendant le XX* siècle : la famille traditionnelle, le nationalisme, le libéralisme économique.Tordre moral, sans parler du débat sur l'avortemement.Toutes ces valeurs ont décliné.C'est la droite qui a couru à sa propre perte.Par ailleurs, il faut dire aussi qu'historiquement le paysage politique québécois est consensuel, c'est-à-dire que nous n'avons jamais vraiment eu de partis politiques d'extrême gauche ou d'extrême droite et tout discours, qu'il soit d'un extrême à l'autre, est tout simplement ignoré.Bref, condamner à priori l'idéologie sociale-démocrate pour la débâcle de la droAe pendant ces der- nières décennies est un manque de discernement.En second lieu, je suis aussi totalement en désaccord avec le point de vue de M.Bock-Côté sur la démocratie au Québec : « Le Québec loin d'être un terrain fertile pour la démocratie, est plutôt un territoire où, sous des apparences généreuses et nobles, on fait taire une partie considérable de la population en la déconsidérant à la racine même de la pensée.» C'est un point de vue très pessimiste de la démocratie québécoise.Selon mot la démocratie appartient à ceux qui veulent bien l'utiliser.Ceux qui restent à la maison à pondre des textes avec plus de contenant que de contenu ne feront certes pas avancer le débat auquel ils font référence.De plus, si la droite intellectuelle québécoise ne s'y retrouve pas dans le paysage politique actuel elle n'a qu'à fonder son propre parti, rien ne l'en empêche.Et si elle ne veut pas se réunir pour se donner un droit de parole, ou un pouvoir politique, cela n'est certes pas dû à l'idéologie sociale-démocrate, ni à personne d'autre.(.) Le quartier des extrêmes e district Sainte-Marie présente des indices de pauvreté parmi les plus élevés dans la métropole.Par contre, il peut s'enorgueillir d'avoir, dans le parc de Rouen, le plus grand enclos ( 4000 mètres carrés ) d'exercice pour les chiens .Assez vaste pour y lâcher les 101 et faire l'envie des Westmontais.C'est également dans Sainte-Marie, qui omprend les îles Notre-Dame et Sainte-Hé-ène, que vont s'ébattre les millionnaires de a Formule 1 et dépenser les accrochés du Ca-ino.Ce ne sont pas les seuls contrastes qui sau-ent aux yeux quand on fait le tour du quar-ier Ville-Marie, qui comprend aussi les dis-ricts de Saint-Jacques, choyé par les jouvemements, et de Peter-McGill, qui ex-îibe les gratte-ciel, le commerce et les résilences de luxe et où il n'y a pas de zones de >auvreté, de délabrement, signale la conseil-ère municipale Georgine Coutu.Quartier des extrêmes : du « Faubourg à n'iasse » au voisinage de Pierre Elliot Tru-ieau, de l'Accueil Bonneau au Mount Stephen Club, de la maison décrépite à l'est à la propriété ou au condo qui se vendent pour îlus d'un million à l'ouest, de 1TJQAM urbaine au campus de McGill, des terrains con-aminés aux abords du parc du Mont-Royal.Le coeur de Montréal Ville-Marie, coeur de la région métropoli-aine, principal pôle touristique, quartier de 'histoire, des organismes internationaux, des »ièges sociaux, des communications, de la rulture, du savoir, des grands festivals, du Montréal souterrain, de la mendicité, de la plus grande criminalité.Il commence quelques rues après la station ie métro Frontenac, d'où l'on voit en sortant le centre Jean-Claude-Malépart, la salle du royaume des Témoins de Jéhovah et les Voyages Yvon Dupuis.Il se termine à celle i'Atwater, où des passages souterrains conduisent au collège Dawson, à la Place Alexis-Nihon et au chic Westmount* Square.La rue Sainte-Catherine, qui a pris beaucoup de mieux dans l'ouest, le perce de part en part et la rue Sherbrooke longe le quartier jusqu'à ce qu'il s'élargisse vers le nord pour englober notamment le Golden Square Mile, dont les occupants possédaient, au début du siècle, la plus grande partie de la richesse canadienne.Prostitution Sainte-Marie est le parent pauvre, sauf en ce qui a trait aux faunes particulières, dont les prostituées et les squeegees, qu'on s'étonne toujours de voir au coin de l'avenue Papineau et de la rue Sainte-Catherine à trois ou quatre heures du matin.Un résidant du distria éveillé aux choses sociales et politiques énumère les grands problèmes : pauvreté, monoparentalité, prostitution de rue, surtout sur Ontario et dont les praticiennes, ainsi que leurs clients, sont souvent ravagés, drogués.« Les gens ne portent pas de jugement de valeur sur la prostitution, mais sur ce qui l'entoure », affirme le conseiller municipal Martin Lemay.« Qui dit prostituée dit souvent junkie, ce qui signifie qu'il y a une pi-querie pas loin.On trouve des seringues dans le parc Sainte-Marie, au coin des rues Fullum et La Fontaine.Une femme, non prostituée, qui sort d'un dépanneur peut se faire klaxonner et suivre sur trois coins de rue ».Les plus récentes statistiques sur le revenu moyen des ménages l'établissent à 42 755 $ dans Peter-McGill, où 62 % des résidants de 15 ans et plus détiennent un diplôme d'études postsecondaires, 28 767 $ dans Saint-Jacques ( 47 % de diplômés ) et 23 141 $ dans Sainte-Marie ( 35 % ).Dans ce dernier, les difficultés de l'école secondaire Pierre-Dupuy ( qui compte maintenant dans son voisinage immédiat le temple de l'Ordre bouddhique vietnamien mondial ) et de ses élèves sont bien connues.« Nous sommes en train de la remonter », affirme une mère de trois enfants, membre du comité d'école, et qui s'implique également dans la présente campagne électorale municipale.Le décrochage diminue, soutient-elle, parce des élèves du secondaire général sont réorientés vers des métiers tels la coiffure et la couture.» Par ailleurs, poursuit M.Lemay, il n'Ist pas rare qu'une femme monoparentale dans la jeune vingtaine ait trois et même quatre enfants.Statistique : dans 53 % des cas, les familles avec enfants sont monoparentales dans Sainte-Marie.Le distria a quand même ses sièges sociaux ( SAQ, Radio-Québec, CSN, Gaz métro ), des bureaux du ministère de l'Éducation et d'Hydro-Québec, une grande entreprise comme RJR MacDonald ( tabac ), un garage de la STCUM.Mais ils ne suffisent pas à donner un souffle économique au district.On sent une certaine jalousie à l'endroit des quartiers voisins d'Hochelaga-Maison-neuve, qui a ses atouts, et de Saint-Jacques, qui comprend entre autres le village gay, où des investissements privés importants ont été effectués dans le commercial et le résidentiel.Alors que dans Sainte-Marie, « le bâti s'en va en décrépitude », dit un observateur, « et ça risque de devenir un quartier de logement social ».La pharmacie Gérard Lamy, au coin de la rue Ontario et de l'avenue de Lorimier est maintenant fermée, tout comme, un peu à l'ouest, le Montreal Chopper Harley-David-son et bien d'autres.Le gouvernement fédéral est parti ailleurs : « We are moving », peut-on lire sur la porte du bâtiment des Poids et mesures et de l'Électricité et du gaz au 2025 de la rue Fullum.Isolement La population est vieillissante, mais pas autant que dans Peter-McGill, où la pyramide des âges ressemble à un sapin de Noël stylisé : le tronc est étroit à la base et le feuillage commence avec le groupe des 20 à 24 ans, nombreux à cause des étudiants.Il y a davantage de femmes de 85 ans et plus que de fillettes de 0 à 4 ans, de 5 à 9 ans ou de 10 à 14 ans.Pas moins de 59 % des résidants de Peter-McGill vivent seuls et 78 % des logements sont situés dans des immeubles de cinq étages et plus.Une densité de 8082 habitants au kilomètre carré.Il n'y a pas de journal de quartier, ce qui ajoute à l'isolement.« II est très difficile de faire savoir que nous organisons, par exemple, une campagne de vaccination anti-grippale », explique le directeur du CLSC Métro, Gary Furlong.Le distria, « terrain de jeu nocturne », est « le moteur économique de la province », ajoute-t-il.Il procure à la Ville ses plus gros revenus de taxes foncières, surenchérit Mme Coutu.Statistique étonnante à première vue : malgré les revenus et le niveau de scolarité élevés de sa population, Peter-McGill avait, en 1996, un taux de chômage de 14,6 % alors qu'il s'élevait à 15 % à Montréal.Le candidat Jean Lamarre fournit une explication : il y a beaucoup de colocataires, l'un ayant un emploi, l'autre pas.Des personnes sans enfant qui sont de passage et déménagent quand leur situation le leur permet ou l'exige.Des retraités, des étudiants, des bénéficiaires de l'aide sociale habitent des Wi et courent les aubaines, raconte la propriétaire de La vente de garage de Lily, Mme Natale, installée rue Sainte-Catherine entre les rues du Fort et Saint-Marc M.Lamarre a découvert que bon nombre de petits commerçants ne parlent ni français ni anglais.La langue maternelle non-officielle la plus répandue est l'arabe.L'anglais est la langue parlée à la maison par 48 % de la population et le français par 28 %.Les bâtiments sont généralement en bon état, ce qui peut toutefois être trompeur.Dans un immeuble en hauteur, dont les logements sont loués par la classe dite moyenne, « on peut trouver un véritable taudis à côté d'un appartement qui est très bien tenu », raconte M.Furlong.Le problème est souvent ie même dans Saint-Jacques, quoique dans un contexte différent, selon le candidat Serge Lareault.« À deux portes d'un duplex transformé en con-dos et rénové, on trouve la misère, une pauvreté incroyable.Nous vivons la même chose que dans le Plateau Mont-Royal, où les pauvres ont été expulsés.Il faudrait que les choses se passent différemment ici ».Distria riche sur les plans communautaire et social, signale le conseiller Sammy For-cillo, qui mentionne certains organismes : Le bon Dieu dans la rue.Alerte Centre-Sud, le Centre communautaire des gais et lesbiennes, l'Association sportive et communautaire du Centre-Sud, le Bunker, le Centre Saint-Pierre du 1212, rue Panet, Mission Old Brewery et bien d'autres.Saint-Jacques, c'est aussi les Habitations Jeanne-Mance, le Vieux-Port, le square Berri, le Quartier latin, le quartier chinois, la Place des Arts, les futures Archives nationales et Grande Bibliothèque et le Vieux-Montréal, « quartier huppé où habitent les Montréalais les plus cultivés et les plus évolués sur le plan intellectuel », soutient la candidate Diane Cormier.Peut-être exagère-t-elle un brin.Deux gros canons GILLES GAUTHIER Les affiches que le candidat de Vision Montréal dans Peter-McGill destine principalement à l'électorat anglophone rappellent qu'il est « The Honorable Gerry Weiner ».Qualificatif que gardent pendant tout leur vie les ministres fédéraux et auquel ont également droit deux autres politiciens qui étaient assis à la même table du pouvoir que M.Weiner à Ottawa, Lucien Bouchard et Jean Charest.Que ce soit l'un ou l'autre qui remporte les prochaines élections provinciales, dit M.Weiner, le maire Bourque aura tout intérêt à lui faire une place au sein de la délégation montréalaise qui rencontrera le premier ministre.Si bien sûr ils sont élus.Son adversaire d'Équipe Montréal, Jean Lamarre, le fils de Bernard ( ex-président de Lavalin ), s'est fait promettre le siège de président du comité exécutif par Jean Doré.Il est à la tête de Lamarre Consultants.Il ne cache pas que ce sont les finances et l'administration de la Ville plutôt que les enjeux du district qui l'ont d'abord amené en politique.Louise Boy ne de Nouveau Montréal dirige sa propre entreprise de « chasseurs de tête », les Conseillers en personnel Jacques Cartier.Elle est patronne d'honneur du Chaînon.Shawn Rosengarten ( RCM ), 21 ans, travaille à la Biosphère.La conseillère sortante, Georgine Coutu ( Vision Montréal ), avait bien des projets pour un éventuel deuxième mandat, mais la maladie l'a obligée à abandonner.Saint-Jacques Dans Saint-Jacques, le vieux routier Sammy Forcillo, autrefois du Parti civi- que, vice-président du comité exécutif même s'il a quitté Vision Montréal, pactise avec son ennemi d'hier, Jean Doré.Il a préparé les trois premiers budgets de Pierre Bourque.Serge Lareault, qui ne cache pas son homosexualité, est candidat pour l'ex-chef de police Duchesneau dans un distria qui comprend le village gai.Il fait campagne entre autres sur Internet.Il était rédacteur en chef de l'Itinéraire jusqu'à récemment.Diane Cormier ( Vision Montréal ), MBA, professeure et femme d'affaires, a vendu un centre d'accueil pour personnes âgées avant de se lancer en politique.Elle a des investissements dans l'immobilier.Le candidat du RCM, Luc Belhomme, est comptable, comme M.Forcillo, et dirige sa propre entreprise.Pour la Coalition démocratique, Robert Saint-Louis, avocat, chargé de cours et responsable de la Clinique juridique de l'UQAM.Sainte-Marie Le conseiller municipal dans Sainte-Marie, Martin Lemay, a été employé du Bloc québécois et organisateur ( élections, référendum ) avant d'être élu pour Vision Montréal en 1994.Membre du comité exécutif en octobre 1996, il a tout quitté en janvier 1997 pour siéger comme indépendant.Il revient avec Equipe Montréal.Élu sous la bannière du RCM en 1986 et 1990, Serge Lajeunesse, employé depuis près de 35 ans à la RJR MacDonald, est candidat de l'Équipe Bourque.Francine Boudreau ( Nouveau Montréal ) est responsable de l'action familiale au sein de l'organisme Relance Jeunes et Familles.Pour la Coalition démocratique, Alain Tremblay, « responsable d'un organisme de sauvegarde du patrimoine ».Le RCM n'avait pas encore de candidat la semaine passée. B 6 ?LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 14 OCTOBRE 1998 CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DIS i i ut rviuN î RÉ AL COUR SUPÉRIEURE (Recours collectif) N 500-06-000005-957 Politique SYNDICAT DES FONCTIONNAIRES MUNICIPAUX DE MONTREAL (SCFP), 429, rue de La Gauchcticrc Est.Montréal, province de Québec, H2L 2M7 Représen uni-demandeur c.COMMUNAUTÉ URBAINE DE MONTRÉAL, 1550, rue Metcalfc, 14c étage, Montréal, province de Québec, H3A 3P1 Défenderesse _ AVIS AUX MEMBRES DU GROUPE Des bureaux loués en trop ont coûté 300 millions en fonds publics 1/APPROBATION D'UNE TRANSACTION AUX PERSONNES CONCERNÉES PAR LE RÉGIME DE RETRAITE DES EMPLOYÉS SYNDIQUÉS DE LA COMMUNAUTÉ URBAINE DE MONTRÉAL : PRENEZ AVIS qu'une requête en approbation d'une transaction sera présentée pour adjudication à l'honorable juge Nicole Du val Hesler.j.c.s., saisie de ce dossier en recours collectif, le 28 octobre 1998 à 14 h 15 en la salle S.15 du Palais de justice de Montréal, 1, rue Noue-Dame Est, Montréal.PRENEZ AUSSI AVIS que les membres du groupe pourront alors faire valoir leurs prétentions sur la transaction proposée s'ils désirent la contester malgré l'approbation des regroupements de retraités et des syndicats des cols blancs, cols bleus, architectes, chimistes, ingénieurs et professionnels.1.La transaction proposée règle l'action collective intentée par le Syndicat Représentant-demandeur alléguant que la Défenderesse (la Communauté) aurait pris illégalement des congés de contributions depuis 1986 dans le cadre du Régime de retraite des employés syndiqués de la Communauté urbaine de Montréal (le Régime) et réclamant le versement à la caisse du Régime de tous les montants ainsi impayés depuis 1986.2.LE GROUPE DONT LES MEMBRES SERONT LIÉS PAR LA TRANSACTION PROPOSÉE COMPREND LES PARTICIPANTS ACTIFS, RETRAITÉS ET DIFFÉRÉS ET TOUS LES AUTRES PARTICIPANTS AU RÉGIME TELS LES INVALIDES ET LES BÉNÉFICIAIRES.LE GROUPE COMPTAIT ENVIRON 2 250 MEMBRES AU 31 DÉCEMBRE 1997.3.Tous les bénéfices découlant de la transaction proposée seront financés par les surplus actuels et futurs du Régime.Sujet à certaines exceptions, ces surplus sont attribués, après la constitution et le maintien d'une réserve de contingence, pour moitié aux membres du groupe et pour moitié à la Communauté.Le surplus au 31 décembre 1997 est provisoirement évalué à 55 000 000 $.11 sera confirmé par les actuaires du Régime.Le surplus sera évalué à nouveau le 31 décembre 2000 puis au moins à tous les trois ans.4.La transaction proposée prévoit les bénéfices suivants pour les membres du groupe, à môme leur part propre du surplus : a) une augmentation d'au plus 18 %, à compter du 1er janvier 1998, des rentes des retraités et des conjoints survivants qui ne bénéficient pas actuellement de la formule d'indexation automatique du Régime ; b) le paiement d'une partie des coûts d'une politique de rachat d'années de service pour divers groupes d'employés ; c) l'établissement d'un programme temporaire de retraite anticipée bonifiée pour les employés dont le total de l'âge et des années de service est de 80 ou qui ont atteint 60 ans d'âge ; d) des réductions de la cotisation des participants au Régime établies selon diverses formules et étalées sur plusieurs années ; e) une augmentation des salaires de 2 % le 1er janvier 2000, cette augmentation devant être suspendue en cas de retard indu dans le règlement définitif du recours collectif ; 0 d'autres bénéfices devant être décidés par les syndicats concernés et approuvés par le comité exécutif de la Communauté.5.La transaction proposée prévoit que la Communauté bénéficie du droit non contesté à des congés de contributions, à même sa part propre du surplus.6.La transaction proposée comporte des règles nouvelles relativement au partage du surplus éventuel en cas de terminaison totale du Régime, à l'assumation des frais d\"administration du Régime, à l'adoption des hypothèses actuarielles par le comité de gestion du Régime et à la présentation de rapports actuariels quant à l'état et l'utilisation du surplus.Elle prévoit que ses dispositions s'appliqueront aux futurs participants au Régime.Elle met fin à toute revendication de la Communauté en vertu de la Loi concernant la négociation d'ententes relatives à la réduction des coûts de main-d'oeuvre dans le secteur municipal (L.Q.1998, c.2) et à toute contestation comportant l'allégation que le Communauté aurait pris illégalement des congés de contributions pour quelque période antérieure au 1
de

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