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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1998-10-25, Collections de BAnQ.

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[" le fins gtiliïd (\\iioih\\'h'ù français â'À^rïqUç ÉDITION DU DIMANCHE Montréal, dimanche 25 octobre 1998 115e année No 6 60 pages, 4 cahiers ÔU Partagez-vous l'opinion du premier ministre Chrétien, qui ne croit pas néces* saire d'enchâsser dans la Constitution le e ^ ™ concept de caractère unique du Québec?Jean Doré envisage un désistement afin d'empêcher la réélection du maire Bourque.L'approuvez-vous?À cette question posée hier, le pourcentage des : ' réponses obtenues a été: ! \u2022 * Oui: 27 % Non: 73 % NDLR: Ce sondage maison sert uniquement à prendre le- ' pouls de nos lecteurs et n'a aucune prétention scientifique.- t 2 1 877 -AIDE 8 Pif téléphor*.par (a poste ou par télécopieur, l'OSM acceptera vos dons avec une infime reconnaissance.Lts ctièajMiJ tt les cartes de crédit sont acceptés.In dons sont déductibles dlmpôt l'OSM Numém cftnngistTtmtnt: -0156$93-22 n9 Jouer MHS VOUS.Orchestre SymphoMque de Montréal 260.bout De Maisonneuve Ovest Montréal (Québec) HBC1V9 \u2022 Tél.(SU) 841-Wi \u2022 Téiljc: (SU) 84?0728 \u2022 Internet: wwrw.osm.ee \u2022 Courrier é>ctronlQoe: genera^osm.ca LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 25 OCTOBRE 1998 A3 Actualités Services Financiers Inc.tfS F0ND8 UAHYS.W^La Une vision stratégique (514) 286-3900 g | www.norboury.con | Un monomoteur s'écrase deux morts à Les Cèdres RAYMOND GER VAIS L'écrasement d'un monomoteur survenu hier matin peu après 10 h, dans les limites de la municipalité de Les Cèdres, au sud-ouest de Dorion, a fait deux morts, le pilote et son passager.Le pilote, Martin Caisse, avait 31 ans et habitait Saint-Jean-sur-Richelieu.Lui et son passager, Denis Jenkins, 24 ans, de Saint-Bruno, sont morts sur le coup.Selon des témoins, l'appareil aurait soudainement piqué du nez pour une raison encore inconnue et plongé en vrille vers le sol pour finalement s'écraser en flammes.Le petit avion de type S-44 Mystère, un prototype fabriqué au Québec, avait pris son envol à l'aéroport de Saint-Jean, en matinée, en direction de l'aéroport de Les Cèdres.Le but du vol consistait à prendre des photos en vol de l'appareil à partir d'un autre avion.Marc Fernandes, enquêteur auprès du Bureau de la sécurité dans les transports, a expliqué hier que l'appareil avait pris son envol de l'aéroport de Les Cèdres à 10 h 09 et serait descendu en piqué quelques minutes plus tard, ne laissant aucune chance à ses occupants de s'en suiiir.C'est un appareil comme celui-ci qui s'est écrasé Mer.L'avion s'est abîmé dans un champ de maïs, près du rang Saint-Féréol, non loin de la sortie 26 de l'autoroute 20.Lorsque les secouristes sont arrivés sur les lieux, il était déjà trop tard pour porter secours aux victimes.M.Fernandes a déclaré que l'avion aurait fait une piqué de 60 à 70 degrés, avant de s'écraser.Le Mystère est un appareil de fabrication artisanale construit en fibre de verre et carbone, propulsé par un moteur de type Rotax, fabriqué par une filiale de Bombardier.L'enquêteur a précisé que ce genre de fabrication est à la fois solide, léger et de conception soignée.Il a ajouté toutefois que cer- tains problèmes avaient été décelés par le passé dans ces moteurs, mais qu'il était encore trop tôt pour déterminer si la cause de l'écrasement était imputable à une panne de moteur ou d'une erreur de pilotage.Le Mystère a été conçu par deux Québécois, Saleem Saleh et Frédéric Amblard.La forme de l'avion, inspirée de celle des planeurs, est bien différente de celle des Cessna et des Piper.Le moteur et l'hélice sont à l'arrière, les ailes sont elliptiques comme celle du défunt Spitfire de la British Air Force de l'époque de la dernière guerre mondiale.Le pilote et le passager prennent place l'un derrière l'autre dans le cockpit, où aucun espace n'est prévu pour les bagages.«H' V , 4 PHOTO MARTIN CCHAMBERLAN0.La fVnftf deux occupants de l'appareil sont morts sur le coup.1500 candidats pour 350 postes à Tremblant ! NADINE FIUON collaboration spéciale « Il n'y a pas beaucoup de monde au Québec qui puisse offrir 350 postes », affirmait hier Sheychelle Harding, directrice des relations publiques pour le Château Mont-Tremblant.Les chercheurs d'emplois l'ont compris ; ils ont été environ 1500 à se pointer à Tremblant, dans le cadre de la Foire de L'emploi.Une dizaine d'entreprises de la station touristique ont joint leurs efforts pour organiser l'événement.Plus de 350 postes ont ainsi pu être proposés dans des domaines aussi variés que l'hôtellerie, la restauration, l'administration, l'enseignement du ski et les opérations sur la montagne.La Foire ne devait ouvrir ses portes qu'à 10 h hier matin, mais devant la file qui s'étendait sur près d'un quart de kilomètre, les responsables ont devancé l'ouverture.Les chercheurs d'emploi, aussi bien du type « veston-cravate » que « jeans et bottes de marche », ont défilé toute la journée devant les stands de Tremblant, du Château Mont-Tremblant, des restaurants et des boutiques de sport, remettant leur curriculum vitae et demandant davantage d'informations sur les postes offerts.Les employeurs ont été unanimes : la qualité de la main-d'ouvre les a surpris.« Plusieurs candidats ont des maîtrises, voire des doctorats », a mentionné Steve Lafave, directeur du marketing à Club In-trawest.Pointant les curriculum vi-taè qui s'empilent à côté de lui, il a ajouté : « J'ai là au moins 200 curriculum et ça, c'est après tri.J'avais six postes de représentants des ventes et quatre postes de représentants en marketing.Je crois avoir trouvé les gens qu'il me faut.» Même son de cloche pour les représentants du Château Mont-Tremblant, qui ont d'ailleurs réalisé des entrevues d'embauché sur place, « Sur les 54 postes que nous avions à offrir, on pense déjà avoir trouvé 15 à 20 personnes », souligne Sheychelle Harding.Chantai Lajeunesse, d'Emploi Québec, est formelle : plusieurs chercheurs d'emplois sont repartis avec un « job » sous le bras.C'est ce qu'espérait Hervé, un jeune avocat de 29 ans établi à Montréal.« Je suis venu par curiosité.Mais si on m'offre ici un emploi au même salaire que ce que je gagne à Montréal, la décision ne sera pas longue à prendre ! Je dirais oui demain matin ! » Il n'était pas le seul participant à la Foire de l'emploi à ne pas être originaire des Laurentides.En fait, 40 % des visiteurs provenaient de Laval, de Montréal et même d'aussi loin que Québec Ottawa, Rivière-du-Loup et Chicoutimi.«« On a même eu quelqu'un de la Gaspé-sie ! », soutient Mme Lajeunesse.Justement, c'est ce qui a fait peur à Jacques-Normand, un journaliste pigiste de 38 ans qui souhaite la stabilité financière.« J'ai fait le tour des stands et je n'ai été intéressé que par un seul.Mais nous sommes à peu près dix mille personnes à vouloir le même.Je vais sûrement devoir donner suite à ma candidature.Quitter Verdun pour Tremblant.On finit de travailler et on saute sur les pentes de ski : Yahou ! » PHOTO ANDRÉ FORGET.L* David Bélanger se bat pour que le terminus de la ligne 18, rue Saint-Dominique, soit déménagé.Un terminus d'autobus dérangeant Suicidaire, il se rend à la police Un homme de 50 ans, habitant le haut d'un duplex au 93 rue Mon-day, à Saint-Gabricl-de-Brandon, dans Lanaudière, a tenu en haleine les policiers de la Sûreté du Québec durant près 11 heures hier.Dépressif, l'homme a communiqué vers 9 h avec Tel-aide, précisant qu'il avait l'intention de met- tre fin à ses jours.Lorsque les policiers sont arrivés sur les lieux, ils ont tenté en vain de communiquer avec lui par différents moyens.Ce n'est finalement vers 20 h que des agents du groupe d'intervention ont pénétré à l'intérieur du domicile de l'individu qui s'est rendu sans résistance.CHRIST!ANE DESJARDINS Quand David Bélanger a acheté un duplex au 6675, rue Saint-Dominique, en 1994, il a bien vu qu'il y avait un terminus de ligne d'autobus en face.« Mais je ne pensais jamais que c'était si pire que ça », lance-t-il aujourd'hui.M.Bélanger rapelle qu'après avoir aménagé, en décembre 1994, il s'est vite aperçu que le terminus de la ligne 18 détériorait la vie de quartier et que « ça n'avait pas de bon sens ».« Chaque jour, les autobus font du sur place, moteur en marche, explique-t-il.Ils restent parfois là pendant 20 minutes, alors que l'article 90 de la loi sur l'assainissement de l'air limite à quatre minutes le temps d'attente avec moteur en marche.Des fois, il y en a quatre en ligne.Ça fait du bruit, ça sent mauvais, et c'est dangereux.» Dangereux parce que le terminus est situé juste devant le parc Saint-Jean-de-la-Croix, et tout près de l'école primaire qui porte le même nom.« Les enfants qui courent après un ballon, ou ceux qui sortent du parc à bicyclette sont invisibles pour les automobilistes.Les autobus les cachent.D'autre part, les enfants qui sortent de l'école doivent faire très attention aux autobus qui tournent le coin.La briga-dière doit faire des contorsions pour garder les élèves derrière elle quand les autobus passent », dit-il.M.Bélanger déplore que les autobus vides qui se rendent au terminus de la rue Bellechasse circulent à grande vitesse dans cette rue résidentielle.Dès mars 1995, il s'est plaint de toute cette situation à la STCUM.« Cela n'a rien donné, fait-il en exhibant les nombreuses lettres qu'il a envoyées et reçues depuis.» Car par la suite, il s'est adressé aussi à la CUM, puis à la Ville de Montréal, puis à la puis au conseiller, Pierre Goyer.Il a même envoyé 37 photos pour prouver les infractions, et des listes relevant les heures d'infractions, les numéros d'autobus et le temps qu'ils étaient restés sur place avec le moteur eh.marche.« Ils se renvoient constam- ; ment la balle », dit-il.Puis, M.Bélanger a rédigé une lettre à l'intention de ses voisiné.« Je ne suis allé voir personne, j'ai simplement déposé les lettres dansa les boîtes aux lettres.Dans le temps de le dire, j'ai amassé 100 noms de personnes sur la rue qui appuient ma démarche.Ça fait longtemps que le terminus dérange », soiiïi-gne-t-il.Il a proposé cinq ou six tracés différents à la STCUM, mais on fï- \u2022 nissait toujours par dire que.la STCUM n'avait pas les budgets pour modifier le circuit, ou que Ja clientèle serait désavantagée.Ré- ' cemment, M.Bélanger a reçu l'assurance de la STCUM, que dès janvier prochain, les autobus vides qui se rendent au terminus de la rue Bellechasse n'emprunteraient plus la rue Saint-Dominique.Ce que M.Bélanger souhaite maintenant, c'est le déplacement du terml- \u2022 nus dans un endroit moins résidentiel.ASSURANCE I/O Y A G ÉCONOMIQU .1 M EXClUSiFDl LA rÊDéRAHON di l'Age owt du québec « 3 i dii % SécuriGroupe Heurte d'ouverture : Du lundi au vendredi de 8 h à 17 h Informez-vous dès aujourd'hui 1-SS8-666-6461 \u2014I-1* \u2022 « A4 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 25 OCTOBRE 1998 Le trouble obsessif-compulsif, :*2 tir c'est pas du toc Deux médecins entreprennent à Louis H.Lafontaine une vaste étude sur le TOC, une maladie du doute CHR1STIANE DESJARDINS onique a une peur maladive du cancer, Stan achète dix fois ce qu'il consomme, et Stéphane met tellement de temps à faire sa toilette qtf'il rate ses cours et ses rendez-vous~.Il a d'ailleurs loupé celui avec La Presse.Monique, 64 ans, Stan, 65 ans, et Stéphane, 18 ans, souffrent du trouble obsessif-compulsif.Familièrement appelé le TOC, le trouble obsessif-compulsif rend la vie misérable à ceux qui en souffrent et désespère leurs proches qui ne §ê sentent d'aucun secours.C'est une maladie mal connue, même chez les professionnels de la santé, admet le Kieron O'Connor, psychologue clinicien et chercheur au Centre Fernand Séguin.Le D* O'Connor et son collègue, le Dr Mark Freeston, entreprennent une vaste étude pour améliorer le traitement du TOC.Mais voyons d'abord quel est le problème.Monique Monique traîne sa phobie du cancer depuis 30 ans.Diagnostiquée dépressive, elle est soignée avec des anti-dépresseurs depuis belle lurette, ce qui ne l'a jamais empêchée de cultiver ses angoisses.« Quant je travaillais, j'allais bien la semaine parce que j'avais autre chose à penser.Mais les fins de semaine c'était l'enfer, ça reprenait de plus belle.Quand j'ai pris ma retraite de l'enseignement, en 1991, ça a été catastrophique.J'avais tout mon temps pour penser au cancer.» Monique a usé ses robes dans les salles d'attente des médecins.« J'avais toujours deux ou trois rendez-vous par semaine.Il m'est arrivé de passer deux mammographies le même jour, à des endroits différents.Naturellement, c'était négatif.Sur le coup, ça me réconfortait, mais ça ne durait jamais longtemps.Le corps, ça va des pieds à la tête, il restait une multitude d'endroits pour avoir le cancer.» Tel le cancer du picd.« Ma PHOTO MICHEL GRAVEL.LêPmm Le Dr Kieron O'Connor est entouré de Monique et Stan, qui souffrent tous deux du trouble obsessif-compulsif \u2014 le TOC.mère, ma grand-mère et mes tantes avaient eu un oignon sur un pied.J'en avais un au même endroit.Foncièrement, je savais que c'était un oignon, rien de plus.Mais c'était plus fort que moi, je redoutais le cancer du pied.» Nouvelle tournée chez les podiatres et les médecins, dont certains ont fini par perdre patience ej indiquer carrément la porte à Monique.Croyant devenir folle et au bout du rouleau, Monique s'est réfugiée dans l'alcool pour un temps.Engourdie par sa consommation, c'était le seul moment où elle pouvait s'évader de son enfer.C'est en lisant un entrefilet sur des rencontres pour obsessifs-compulsifs que Monique a commencé à voir la lumière au bout du tunnel.« Dans cette petite définition, je me reconnaissais.C'était moi.Et ça m'a aidé énormément d'aller à ces rencontres », dit-elle.Stan Stan, lui, traîne son problème depuis des années, mais ce n'est qu'au mois de mai qu'il a découvert qu'il était obsessif-compulsif.Comme Monique et Stéphane, il se rend aux rencontres du groupe de soutien aux obsessifs-compulsifs, qui ont lieu à l'hôpital Royal Victoria, le lundi soir.« J'ai toujours ramassé plein de choses, mais depuis cinq ans, ça s'est empiré.Je reçois les circulaires le samedi, et j'entoure les produits en vente que je veux acheter.Mais j'achète toujours trop.J'ai 84 rouleaux de papier de toilette, six grosse boîtes de céréales de la même sorte, 96 boîtes de nourriture pour chats.» Stan vit seul dans un trois et demi avec ses deux chats.Stéphane Élève super brillant, Stéphane, 18 ans, a fait toutes ses études au collège Notre-Dame.Il excelle en sciences pures.Le problème : il passe des heures dans la salle de bain, à se laver, se relaver, et se re-relaver.Après, il place et replace des choses dans la maison.« Il faut que tout soit symétrique », dit-il.Son problème l'a forcé à abandonner l'école car il arrivait toujours très en retard ou manquait carrément ses cours.« Maintenant, il a tout son temps pour accomplir ses rituels, se désole sa mère.Il peut passer trois heures dans la salle de bains.Pendant ce temps, les autres membres de la famille attendent.Inévitablement, ça devient une source de conflit, même si nous connaissons le problème de Stéphane et savons que nous ne pouvons le raisonner.D'autre part, c'est un gaspillage énorme en savon, shampooing et Recherchés: 120 volontaires papier hygiénique.* Stéphane avoue qu'il ne peut s'empêcher d'accomplir ses rituels.m « C'est difficile à expliquer, je me sens mal si je ne les fais pas.Les gens ne savent pas ce que c'est.Moi, ça me gêne beaucoup d'êtfe comme ça.Je n'en parle pas, même aux amis qui me restent.J'en ai-perdus à cause de mon problème.Le TOC, c'est un secret que l'on\"' garde.» C'est à 14 ans que le problème de Stéphane est apparu.« Quand c'est devenu plus sérieux, on a consulté, d'expliquer Ginette, sa mère.Les médecins ont diagnostiqué un « problème d'adolescence », el nous ont dit que Stéphane agissait ainsi par rébellion, pour nous faire enrager.Les thérapies, que toute la famille a dû suivre, n'ont strictement rien donné.Nous avons perdu deux ans avec ça.» Ginette considère toutefois qu'elle -a été chanceuse, puisque un omni-praticien a finalement su déceler l'origine du problème, et a référé Stéphane à la clinique spécialisée de l'hôpital Royal Victoria.- ~ « Le système n'offre rien pour les_ jeunes enfants aux prises avec le TOC, ni aux familles qui doivent' vivre avec ce problème.Les traite- ; ments commencent à 18 ans.Hei£ * \u2022 v 1 Bourque boude un débat dans le Quartier chinois H se réjouit d'inaugurer les arches controversées T 1 la* i \\ ¦ : tt \\ y* \\ V.\\ \\ m- PHOTO MARTIN C.CHAMBEflLAND.Ls Seuls Jacques Duchesneau et Michel Prescott ont répondu à l'invitation de r Association des professionnels et gens d'affaires chinois de Montréal, qui organisait un débat en plein dans le Quartier chinois.MARIE-CLAUDE GIRARD Profitant d'un débat des candidats à la mairie, le Centre uni de la communauté chinoise de Montréal a demandé hier au maire Bourque de se prononcer clairement sur la création d'un centre culturel et d'affaires chinois, un projet que le regroupement juge de beaucoup plus important que les deux coûteuses portes qui seront inaugurées aujourd'hui sur le boulevard Saint-Laurent.Seuls les candidats Duchesneau et Prescott se sont rendus à l'invitation de l'Association des professionnels et gens d'affaire chinois de Montréal, dont le président, Ken-neth Cheung, a souvent pris des positions tranchées dans des dossiers touchant sa communauté.Les deux candidats ont appuyé le projet de centre culturel.Ses promoteurs veulent en faire entre autres un point de convergence pour ceux qui veulent faire des affaires en Asie ou s'intéressent à la culture asiatique.M.Bourque a expliqué à La Presse qu'il n'a pas voulu se présenter au débat.« Vous connaissez M.Cheung.C'est pas lui qui a contribué beaucoup à la communauté chinoise.J'avais pas d'affaires là », a indiqué le maire.Par contre, il assistera cet après-midi à l'inaugura- tion d'une des deux fameuses arches qui auront coûté 600 000 $ à Montréal.« Les plus belles portes en dehors de Chine », promet-il.« On attend 1000 personnes et plus.Alors là, je vais vraiment être avec la communauté chinoise, mais au sens large.La vraie communauté.» Une affirmation qui a fait sursauter Walter Tom, représentant du Centre uni, un regroupement d'une cinquantaine d'associations de citoyens d'origine chinoise, «< Pour M.Bourque, la vraie communauté chinoise est celle qui l'appuie ouvertement, comme la Chambre de commerce.Mais c'est le maire de tous les Montréalais.Il a le devoir de se présenter aussi devant les organismes communautaires.Pas seulement devant ceux qui lui plaisent.» Des représentants du Centre d'amitié autochtone, du Service à la famille chinoise du Grand Montréal et d'une association de citoyens originaires de l'Inde prenaient part au débat.M.Bourque s'est dit prêt à financer le centre culturel, mais seulement si Ottawa et Québec acceptent de dénouer les cordons de la bourse.« On ne peut pas faire ça seul.Je ne sens pas d'ailleurs une mobilisation de toute la communauté derrière ce projet-là.» Ni Jean Doré ni son candidat dans le distria Saint-Jacques» Sammy Forcillo, ne se sont présentés au débat.M.Forcillo, du temps où il était membre de l'administration Bourque, s'était engagé à défrayer 30 % du coût du projet alors évalué à 4 millions» soutient M.Tom.Plus tard, l'administration est revenu sur sa décision et a exigé l'aide des autres paliers de gouvernement, ajoute-t-il.M.Bourque affirme avoir de* mandé l'aide des ministres Cau-chon et Trudel.« C'était dans nos demandes.Ça n'a pas été retenu.» « Je pense qu'il y a en a quatre ou cinq, ( projets ) prioritaires à Montréal, dans Côte-des-Neiges, Centre-Sud, Immaculée-Conception.» Il remet toute possibilité d'entente avec les autres paliers de gouverne* ment après les élections.Lors du débat, M.Duchesneau a déclaré que les sommes consacrées aux portiques auraient dû être dévolues à la réfection des trottoirs du Quartier chinois ou à la création du centre culturel.C'est aussi l'avis du Centre uni.«< Pourquoi est-ce qu'on a gaspillé un an et demi de consultation publique pour arriver avec des portes qui, contrairement au centre culturel, ne faisaient pas partie des projets prioritaires de la Table de concertation ?», demande M.Tom.Candidat pincé avec des faux billets de 1000$ isabelle hachey Un candidat à la mairie de Joliette, le notaire Charles-André Fontaine, est accusé d'avoir tenté de mettre en circulation de faux billets de banque, un acte criminel passible d'un emprisonnement maximal de 14 ans.Me Fontaine, qui tentera de déloger la mairesse Danielle Lafer-rière de son siège, le 1CT novembre, a voulu « passer » six faux billets de 1000 $ à la Caisse populaire de Joliette, en octobre 1997.Il affirme que cet argent appartenait à l'un de ses clients et était destiné à l'achat d'un terrain.« En campagne, les gens payent souvent en argent comptant », dit Me Fontaine, qui jure n'avoir jamais su qu'il s'agissait de fausse monnaie.« Je ne suis pas fou, je ne veux pas perdre mon droit de pratique pour six billets contrefaits ! » La GRC a porté des accusations en décembre dernier, et Me Fontaine subira son enquête préliminaire le 26 novembre.Le candidat à la mairie de Joliette n'en est pas à ses premiers démêlés avec la justice.En 1983, il a été accusé d'un vol d'essence, une infraction commise alors qu'il était étudiant à l'Université de Sherbrooke.Il a plaidé coupable et a joui d'une libération inconditionnelle dans ce dossier.En 1986, il a dû payer 400 $ d'amende pour conduite avec facultés affaiblies, à Sherbrooke.Candidat indépendant.Me Fontaine n'a jamais fait de politique.Il a déposé sa candidature à la toute dernière minute, alors que la mairesse Laferrière filait vers une réélection Ucile.« Je m'intéresse à la politique municipale depuis deux ans, et je n'obtiens jamais de réponses à mes questions.Ce qui m'a vraiment décidé, c'est lors de la dernière assemblée du conseil, quand la mairesse a appelé la police pour me faire expulser 1 » Le notaire se dit découragé du peu de sérieux qu'on lui accorde à Joliette.La chambre de commerce de Joliette a refusé d'organiser un débat entre les deux candidats, alors qu'elle le fait habituellement lors de chaque campagne électorale.Hier, l'hebdomadaire local L'expression titrait « Une élection à la mairie inutile ?» en éditorial.« Ma candidature n'a rien de frivole.Le problème, c'est qu'ici à Joliette, tout est tissé serré.Et je ne suis pas le candidat de l'establishment.» Mme Laferrière dit quant à elle prendre la candidature de Me Fon- taine au sérieux.« On ne minimise aucun adversaire », dit-elle, en avouant qu'elle ne s'y attendait pas du tout.D'autre part Me Fontaine semble avoir débuté sa campagne depuis un bon moment.En mai, il a déposé une requête en Cour supérieure pour destituer Mme Laferrière, qui est aussi notaire.En 1996, alors qu'elle était mairesse, Mme Laferrière a rédigé un contrat pour un citoyen qui s'était porté acquéreur d'un terrain appartenant à la Ville.L'acte de vente a été signé par un collègue de Me Laferrière, parce que la mairesse ne voulait pas de « problèmes déontologiques ».La requête a été rejetée pour délais trop longs, mais la mairesse a été réprimandée par le syndic de la Chambre des notaires, qui a clairement vu dans cette affaire une « apparent de conflit d'intérêts ».Le vote per anticipation aujourd'hui C'est aujourd'hui que se tient le vote par anticipation à Montréal, à l'intention des personnes handicapées, du personnel politique et de toute personne ayant de motifs sérieux de croire qu'elle ne pourra aller voter dimanche prochain.Le vote par anticipation n'est pas ouvert à tous.La procédure est plus longue, chaque électeur devant indiquer ses noms et adresse sur un carton avant de le signer devant le scrutateur.Pour connaître l'adresse du bureau où se tient le vote par anticipation, on peut téléphoner ai} 872-5130.On attend aujourd'hui environ 3 % de l'électoral. A8 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 25 OCTOBRE 1998 Gouffre culturel à Paris, numéro deux Louis-Bernard Robitaille collaboration spéciale PARIS Commençons par un gros mea culpa.Dimanche dernier, à propos des activités gouvernementales canado-québécoises en matière culturelle à Paris, j'avais mentionné la plus récente manifestation organisée par le Centre culturel canadien : une ( excellente ) exposition sur le cinquantenaire de Refus global sujet VRAIMENT susceptible d'intéresser les amateurs parisiens dans le domaine de l'art.Ayant écrit que le cocktail ressemblait à une réunion de famille canado-québécoise « à l'abri de tout regard français », je dois aujourd'hui préciser que, dans cette réunion très familiale, s'étaient glissés une bonne demi-douzaine de journalistes français, représentant de bons journaux (Art Press, Muséart, Liberation etc.).Et que, chose exceptionnelle, il y a eu un bel article ( descriptif ) d'une demi-page dès le lundi ( 18 ) dans le quotidien Libération.Avec des espoirs d'autres mentions dans des publications spécialisées.Pour Paris, c'est déjà un joli petit succès.Cela ne change rien au fond du problème, qui est celui des interventions gouvernementales dans le domaine artistique en France, et de l'efficacité et de la « rentabilité » de ces interventions \u2014 je parle de rentabilité car les ministres et responsables culturels se donnent presque toujours comme objectif de stimuler les « industries culturelles » en France.Et beaucoup plus rarement de dépenser de l'argent pour des manifestations de prestige à fonds perdu \u2014 mais cela aussi peut légitimement exister.Le problème, donc, à propos de Refus global, n'était pas le sujet ( pour une fois très valable ) de l'exposition, mais le lieu où il se tenait.À l'automne de 1971 à Paris, il y avait eu une importante exposition consacrée au Mouvement automatiste montréalais.La petite différence, c'est que cette expo se tenait au Grand Palais, qui est un lieu artistique très prestigieux.Tous les gens de bon sens à Paris comprennent la différence colossale entre les deux endroits : une expo tenue au Grand Palais devient automatiquement un événement parisien, couvert par tous les mé- -dias.Donc, dans la mesure du possible, il est hautement souhaitable que les événements artistiques de ce genre \u2014 même lourdement subventionnés par le gouvernements\u2014 se fassent dans des lieux professionnels français, publics ou privés.De la même manière \u2014concernant le Cinéma du Québec organisé début novembre au Cinéma des cinéastes à Paris\u2014 un film québécois n'a une ( modeste ) chance de marcher en France que s'il est présenté dans un cadre français normal ( acheté par un distributeur ou une télé, ou présenté dans un bon festival ), et non pas dans un cadre québécois officiel.Un « événement » cinématographique essentiellement financé par la So-deq et des pouvoirs publics québécois est l'équivalent d'une publication littéraire à compte d'auteur.Admettons que de temps à autre les gou- i vernements financent des manifestations officielles, dans le but modeste et vague de montrer une « vitrine » en France, une autre bonne idée pour les ministres, responsables officiels et autres diplomates, consisterait à se faire les plus discrets possible.Dans le domaine culturel, l'irruption pesante de responsables politiques aurait plutôt tendance à tuer l'événement, à lui donner une coloration «< officielle » qui fait fuir les amateurs.De la même manière, il est bien peu productif, lorsque par exemple sort le film Le Confessionnal de Robert Lepage, qu'on trouve écrit en long et en large en bas des affiches, des remerciements aux services culturels du Québec et du Canada : de quoi donner aux passants l'idée qu'il s'agit d'un film gouvernemental ! Imagine-t-on, au Met à New-York, que les généreux mécènes \u2014 pétroliers ou informaticiens\u2014 infligent une demi-heure de discours officiels avant chaque opéra, rien que pour rappeler leur propre générosité ?Même quand ils subventionnent à fond, à bon escient de préférence, les gouvernements devraient se faire aussi invisibles que possible.Ce qui est loin d'être le cas actuellement.Admettons de nouveau que \u2014même en période de sévères coupes budgétaires \u2014 un gouvernement ( canadien ) décide de se payer une « vitrine » permanente à Paris.Cela n'a rien de scandaleux, et on trouve à Paris des centres culturels des pays les plus divers.Cela ne donne presque jamais de résultats immédiats, mais cela ne peut pas nuire non plus aux divers créateurs.S'agissant d'une vitrine, on suppose qu'elle serait logiquement installée en un lieu parisien sympathique, où il y a du passage, où les gens ont envie de venir.Cela peut paraître trivial, mais à Paris beaucoup de gens connaissent la Maison du Danemark ( pays de six millions d'habitants ), pour cette double raison qu'elle est située aux Champs-Elysées, et que le centre culturel est couplé avec un restaurant typiquement danois, de bonne qualité et très recherché.Il y a de cela dix ou douze ans, un diplomate canadien m'avait amené à la place de la Bastille où l'ambassade songeait à installer le Centre culturel, après avoir vendu le princier hôtel particulier de la rue de Constantine.Je trouvais l'idée étonnamment bonne et audacieuse venant de la part de bureaucrates.J'imaginais naïvement un lieu convivial où il y aurait eu un café-restaurant, avec des journaux à lire, une boutique pas trop glauque, diverses salles ( petites ) d'exposition, de projection ou de spectacle.Et que ce lieu multiple, situé face à l'Opéra-Bastille, aurait pu devenir un endroit amusant, convivial et recherché, comme cela existe parfois à Paris (et à la fin, même des journalistes y viennent ! ).Mais c'était rêver : la décision de vendre la rue de Constantine ( dans un marché immobilier déprimé ) devenait une affaire trop compliquée.Pour les cafés ou commerces, de toutes manières, il semble que la religion de la bureaucratie d'Ottawa interdit de vendre le moindre objet dans un local officiel ( mais pourquoi alors ne pas le confier à des sous-traitants ?).Résultat : on a gardé le Centre culturel, et on y a fait pour sept millions de travaux.À l'heure actuelle \u2014 chiffre à vérifier \u2014 on doit y dénombrer plus de vingt salariés.Pour une affluence assez modérée.Un simple petit détail donnera une idée de l'intrépidité des responsables culturels officiels : ce centre culturel situé sur une rue déserte fait, avec beaucoup de soin, une exposition qui a coûté un certain montant.On suppose donc que c'est fait pour attirer du public.Or, non seulement l'édifice ferme tous les jours à 18 heures, ce qui est tôt pour Paris, mais encore ferme les samedis et dimanches, les deux jours où les gens ont des loisirs.Au cas où des foules voudraient envahir ces magnifiques locaux, par ailleurs d'une propreté irréprochable ! Le moteur ionique fait son entrée dans l'espace PHOTO AP Hier, la NASA a lancé l'engin Deep Space One ( DSI ), première sonde spatiale de l'histoire à fonctionner principalement avec un moteur tonique.Agence Science-Presse Il a fallu à la sonde spatiale Pathfinder, en 1996-97, huit mois pour atteindre la planète Mars.Mais avec un tout nouveau mode de propulsion désormais à notre portée, il ne faudrait que quelques semaines.1 *\u2022 * On appelle ça la propulsion ionique.Les auteurs de science-fiction en ont rêvé depuis les années 40.Hier, la NASA a lancé l'engin Deep Space One ( DSI ), première sonde spatiale de l'histoire à fonctionner principalement avec un moteur ionique.Elle a coûté 152 millions de dollars ; c'est le premier engin lancé par la NASA dans le cadre de son programme New Millenium pour mettre au point les techniques susceptibles d'être employées pour les futures générations d'engins spatiaux.La sonde, d'un poids de 490 kilos pour une hauteur d'à peine i,5 m, doit notamment survoler en juillet prochain l'astéroïde 1992 KD et analyser les particules électriquement chargées dans l'espace, le plasma.Il faut savoir que le moteur ionique ne constitue pas tout à fait une première puisque le Centre de recherche Lewis de la Nasa a conçu un moteur ionique dès 1960.Le tout s'appuie sur un principe connu en physique depuis un siècle, appelé ionisation, par lequel un atome acquiert une charge électrique lorsqu'il perd un ou plusieurs électrons.Le truc, pour faire fonctionner un moteur ionique, consiste donc à provoquer cette ionisation, de façon à ce que « l'élec-trification » contribue à éjecter les atomes dans l'espace à une très grande vitesse.Avec chaque atome éjecté, la poussée du vaisseau augmente.Mine de rien, c'est un virage majeur pour l'astronautique : parce que presque tout ce qui a été conçu jusqu'ici, de la na- vette spatiale jusqu'aux fusées V-2 des Allemands au cours de la Deuxième Guerre mondiale, avait toujours volé grâce aux mêmes « moteurs chimiques ».Et la différence majeure entre le chimique et l'ionique, c'est l'énergie dépensée : un moteur chimique nécessite une très grande quantité de carburant, donc d'immenses réservoirs : qu'on se rappelle, au temps de la conquête lunaire, les gigantesques fusées Saturne V, nécessaires pour envoyer là-haut trois nommes dans une minuscule capsule spatiale.Même un satellite de communications, bien qu'il n'ait pas un long trajet à effectuer, doit transporter avec lui beaucoup de carburant, pour pouvoir effectuer pendant des années des ajustements à son orbite.Un moteur ionique représenterait donc une économie considérable, évaluait la revue Technologie France : 600 kg de moins, pour un satellite de 3,5 tonnes.« D'où la possibilité d'augmenter la charge utile, c'est-à-dire d'installer à bord des répéteurs, des canaux et des lignes supplémentaires, ou d'accroître la durée de vie du satellite ».Joujou pour ingénieurs On n'en est pas encore là.Bien que la technologie existe depuis 1960, elle n'avait encore jamais été utilisée, pour une raison qui rappelle la saucisse Hy-grade : elle n'était pas jugée fiable parce qu'elle n'avait pas été assez testée, mais elle n'était pas testée parce qu'elle n'était pas jugée fiable.Tant que les vaisseaux de la NASA restaient extrêmement coûteux, personne n'avait envie de prendre un tel risque.Avec la nouvelle philosophie \u2014 faire plus avec moins \u2014 tout change : un échec pèse en effet moins lourd pour une machine de 140 millions ( comme Deep Space 1 et 2, cette dernière devant être envoyée en 1999 ) que pour une qui vaut un mil- liard ( comme Cassini, lancée l'an dernier vers Saturne ).« Cette mission prendra des risques afin que les missions futures n'aient pas à en prendre », explique sur toutes les tribunes le directeur de la mission, Marc D.Rayman.Conséquence : bien qu'elle ait « officiellement » pour mission d'aller photographier un astéroïde en juillet 1999, DSI est, en réalité, une expérience technique.Elle sert à tester les nouveaux joujoux qui équiperont peut-être les futurs vaisseaux spatiaux : le moteur ionique, un appareil de télécommunications deux fois moins lourd et trois fois moins coûteux, un équipement électronique « ultra-miniaturisé » et surtout, un système informatique capable de guider la sonde, sans aide de la Terre.En revanche, plus le voyage dure longtemps, et plus on sent la différence.Au bout d'un an \u2014 à condition que l'engin ait à bord suffisamment de « carburant », c'est-à-dire le gaz qu'elle peut ioniser \u2014 la propulsion ionique est 10 fois plus efficace que la propulsion chimique.Elle n'en a pas moins un défaut : elle n'est pas forte sur l'accélérateur.La vitesse augmente certes avec chaque ion éjecté, mais cette progression exige de la patience: deux jours et demi pour atteindre 100 kilomètres/heure ! En imaginant les choses au mieux \u2014 progrès technologiques, générateur nucléaire à bord et voyage de très longue durée \u2014 ce ne serait donc plus par dix, mais par 100 qu'on pourrait multiplier le gain d'efficacité par rapport à un moteur chimique.Ce qui permettrait d'atteindre jusqu'à 1 % de la vitesse de la lumière.Ça ne met pas tout à fait les étoiles à notre portée \u2014 400 ans pour atteindre l'étoile la plus proche à cette vitesse ! \u2014 mais ça les met soudain beaucoup moins loin, puisqu'il faudrait actuellement 10 000 ans ! 19 h FORT BOYARD VOTRE SOIRÉE TVA 18 h Le TVA, édition 18 heures 18 h 30 La vie est un sport dangereux 19 h Fort Boyard Ciné-dimanche : La vérité sur les chats et les chiens Avec Uma Thurman Simon Durivage : Montréal, c'est quoi ma ville ?Le TVA, édition réseau 20 h 22 h 23 h Le réseau d'Ici Retrouvez Annie Pelletier et Michel Côté au Maroc.^ Ils participeront à une chasse aux trésors dans un souk.LA VIE EST UN SPORT DANGEREUX ceSO\u201e 18H30 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 25 OCTOBRE 1998 Actualités Un médecin pro-avorte ment est abattu L'homme tombe sous les balles d'un tireur isolé, dans l'État de New York AP, PC et Reuter AMHERST, New York Un médecin américain qui avait été la cible de manifestations anti-avortement, par le passé, a été tué par un tireur isolé à son domicile d'Amherst, dans l'ouest de l'État de New York, a fait savoir hier la police.PHOTO AP Le dosteur Barnett Slepian, au cours d'une interview le 23 octobre dernier à Amherst, New York.Le Dr Barnett Slepian, 51 ans, a été atteint dans le dos d'une balle tirée à travers la fenêtre de sa cuisine, vendredi à Amherst, en banlieue de Buffalo.Ce meurtre est survenu à peine quelques jours après que les autorités américaines et canadiennes eurent émis une mise en garde au sujet d'éventuelles agressions de médecins pratiquant des avorte-ments.Les enquêteurs croient que le tireur ait ouvert le feu depuis la cour arrière du domicile du médecin.« Quelqu'un attendait », a déclaré hier le chef de police d'Amherst, John Askey.L'assassin demeurait en liberté, hier, des recherches menées au moyen d'un hélicoptère s'étant avérées vaines.La police a d'ailleurs fait savoir qu'elle ne suspectait encore personne pour ce meurtre.Le Bureau fédéral d'enquêtes ( FBI ) et le Bureau fédéral de l'alcool, du tabac et des armes à feu ont entrepris une enquête sur cette affaire.Mardi, le FBI et la police canadienne avaient dit craindre que les médecins pratiquant des avorte-ments dans le nord de l'État de New York ainsi qu'au Canada puissent être victimes d'agressions d'ici au Jour du souvenir, le 11 novembre.Trois médecins canadiens et un autre des environs de Rochester, dans l'État de New York, ont été blessés après avoir été la cible de tireurs.Dans chacun des cas, les spécialistes ont été atteints au moyen d'une balle provenant d'une arme à feu de forte puissance, le coup ayant été tiré à travers une fenêtre.Le Dr Slepian a été abattu à travers une fenêtre dépourvue de rideaux, peu après qu'il fut rentré, en compagnie de sa femme, de leur temple juif, selon l'adjoint au chef de police d'Amherst, Frank Olesko.Les quatre enfants du couple se trouvaient également à la maison, au moment de l'agression, mais celle-ci n'a fait aucune autre victime.Cette attaque est similaire à celles dont ont été victimes d'autres médecins pratiquant des avorte-ments, ces dernières années, à peu près à la même époque.Depuis 1994, trois d'entre deux, tous Canadiens, ont été blessés au moyen de coups de feu, chez eux, à la mi-novembre.Ces agressions sont parfois nommées « fusillades du Jour du souvenir » parce qu'elles sont survenues à quelques jours du 11 novembre.Un détachement spécial constitué de membres du FBI, de la Gendarmerie royale du Canada, du FBI et de la police de Winnipeg estime que l'agression dont a été la cible, le 28 octobre 1997, un médecin de Richmond, dans l'État de New York, puisse être liée aux autres.La police, qui n'a encore procédé à aucune arrestation, a fait savoir qu'elle ne détenait aucune preuve que ces personnes aient été attaquées parce qu'elles pratiquaient des avortements.Des médecins canadiens devaient tenir une rencontre à huis dos, en fin de semaine, afin de décider d'une récompense devant éventuellement permettre de mettre la police sur une piste.Avant le meurtre de vendredi, la plus récente agression était survenue le 11 novembre 1997.Le Dr Jack Fainman avait alors été atteint d'un coup de feu à l'épaule droite, chez lui à Winnipeg.Deux ans plus tôt, le 10 novembre 1995, le Dr Hugh Short avait été atteint au coude, également par une balle, alors qu'il regardait la télévision à domicile, à Ancaster, en Ontario.La première agression était survenue le 8 novembre 1994.Le Dr Garson Romaiis avait été blessé à une jambe alors qu'il déjeunait chez lui, à Vancouver.Elle aurait été infidèle.Agence France-Presse LONDRES La princesse Diana a trompé le prince de Galles avant que celui-ci ne lui soit infidèle, affirme une amie de l'héritier du trône d'Angleterre dans un livre dont The Mail on Sunday commence la publication aujourd'hui.Toute la presse britannique se fait l'écho de cet ouvrage de Penny Junor pour lequel elle a rencontré une trentaine de familiers du prince.«Charles : victim or villain?» (victime ou coupable?) doit sortir en librairie le 14 novembre à l'occasion du cinquantième anniversaire du prince.L'auteur affirme que l'échec du mariage princier est dû à une liaison de Diana avec un de ses gardes du corps.Diana et Dodi victimes d'un banal accident de la route Agence France-Presse PARIS L'état d'ébriété du chauffeur et un accrochage avec une autre voititre sont les causes principales de l'accident dans lequel la princesse Diana et son ami Dodi al-Fayed ont trouvé la mort le 31 août 1997 à Paris, selon le rapport définitif des experts de la gendarmerie.Le rapport, dont le quotidien Le Figaro fait état dans son édition d'hier, écarte la défaillance technique de la voiture et exclurait la thèse du complot, défendue par le milliardaire égyptien Mohammed al-Fayed, père de Dodi.Établi par l'Institut de recherche criminologi-que de la gendarmerie nationale ( IRCGN ), ce document de 500 pages sera remis le 31 octobre au juge Hervé Stéphan chargé du dossier, lui permettant ainsi de boucler l'instruction, et rendu public le 2 novembre, a-t-on appris hier de source proche de l'enquête.Les conclusions des gendarmes n'apporte- raient aucun élément nouveau sur l'éventuelle responsabilité des neuf phototographes et du motard de presse mis en examen ( inculpés ) pour homicide, blessures involontaires et non-assistance à personne en danger.* L'état d'ébriété du chauffeur Henri Paul est à l'origine de l'accident, selon les experts de la gendarmerie.Également tué, il avait un taux de 1,75 à 1,80 gramme d'alcool par litre de sang, selon 4es analyses qui ont également révélé des traces de Prozac, un anti-dépresseur.Le rapport met également en évidence un accrochage avec une Fiat Uno de couleur blanche, qui n'a jamais été retrouvée, malgré des milliers de contrôles.m * * La Mercedes de la princesse a été « légèrement éraflée » par ce véhicule, avant de percuter le 13e pilier du tunnel de l'Aima, heurté « à une vitesse approximative de 100 km/h », soulignent les experts de l'IRCGN.Les premières estimations de la police fai- saient état d'une vitesse beaucoup plus élevée, de l'ordre de 180 km/h.Une trace de freinage longue de seize mètres avait été relevée le soir même de l'accident sur les lieux du drame.Les conclusions des experts écartent en revanche les thèses d'un sabotage ou d'une défaillance mécanique.* Les analyses techniques ( de la Mercedes ) ont pu mettre en évidence que la voiture n'a fait l'objet d'aucun sabotage et que les freins ABS ont parfaitement fonctionné, au même titre que l'Airbag du véhicule au moment du choc ».Le seul survivant de l'accident, le garde du corps britannique Trevor Rees-Jones, a déposé en septembre dernier une plainte contre pour «< mise en danger d'autrui ».Cette plainte vise principalement la société de location Étoile-Limousine, qui avait mis à disposition de l'hôtel Ritz la Mercedes, ainsi que la direction du palace parisien, propriété de Mohamed al-Fayed, ancien employeur du plaignant Vente de PIANOS PIANO NEUF 3 195* PIANO à QUEUE NEUF 495* Grande sélection de pianos usagés Droit Piano d'appartement 1 Yamaha 2150 Steinway (à queue) 25 000 Macnn SL Ricrh ik muu«»\\ 9 ¦ \u2022iuwvii m i 11>_rvM i ya i^uuira/ w www ws Bal d win à queue 12 000 S Plus taxes Le plus grand choix de pianos neufs et usagés au canada PLUS DE 100 MODÈLES EN MONTRES R.Bouthillier Musique 3338.rue Bélair - 722-8741 Célébrités.40e ANNIVERSAIRE DE MARIAGE PAULINE VIGER ET JEAN-GUY HOTTE Félicitations ! 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pertte grof.cm da dtapsrUé antxa oatfts daa bflats QagnanispafaJaaant au at la Mata ofiyia, oatta dacnéata A 10 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 25 OCTOBRE 1998 Actualité ?Une unité des Forces a espionné militaires et autochtones Presse Canadienne OTTAWA Une unité spéciale des Forces armées canadiennes a espionné des militaires et des manifestants autochtones, en plus d'installer des caméras cachées afin de surveiller des employés du ministère de la Défense nationale soupçonnés de vol, et ce, même si elle ne disposait pas des autorisations nécessaires.Selon des documents obtenus par le quotidien Ottawa Citizen en vertu de la Loi d'accès à l'information, la section des opérations spéciales de l'unité des enquêtes spé- Colère et frustration chez Volvo Presse Canadienne HALIFAX Les travailleurs de Volvo Canada qui avaient occupé une usine de montage d'Halifax condamnée à fermer ses portes afin de protester contre les indemnités offertes par le constructeur, cette semaine, ressentaient colère et frustration, hier, à la suite de l'annulation de négociations prévues avec la direction.Dans le but de contraindre la compagnie à améliorer ses offres d'indemnités de licenciement, quelque 30 travailleurs occupaient l'usine depuis mercredi.Ils avaient accepté de quitter les lieux, vendredi, après que les dirigeants de l'usine leur eurent promis de les rencontrer le lendemain, a indiqué Larry Wark, du syndicat des Travailleurs canadiens de l'automno-bile.Selon M.Wark, ces entretiens n'ont finalement pas eu lieu.« La compagnie renonce à cette rencontre », a-t-il déclaré.« L'usine demeure fermée, a ajouté le représentant syndical, et ciales des Forces armées canadiennes a installé des caméras de surveillance à l'insu de militaires et d'employés civils de bases à travers le pays, à au moins six reprises, entre 1993 et 1993.Le mandat de cette section est de faire enquête sur les activités d'espionnage et de terrorisme, et de rassembler des informations sur toute source de menace immédiate pour la sécurité nationale.Selon des avocats, les militaires sont tenus d'obtenir des mandats avant de recourir à des caméras cachées afin d'espionner des employés.Les documents rendus publics par le quotidien d'Ottawa ne font état que d'un seul mandat autorisant les militaires à utiliser de telles caméras, à cette époque.Des documents portant sûr les années 1990 à 1995 démontrent également que : \u2014 les avocats du ministère de la Défense nationale ont surveillé d'actuels et anciens employés soupçonnés de vols mineurs ou de vente de cigarettes de contrebande, bien que cette surveillance ne semble pas avoir permis de faire la preuve de beaucoup de cas d'inconduite ; \u2014 l'unité a espionné des manifestants autochtones à Ipperwash, en Ontario, en 1993 ; \u2014 l'année suivante, cette même unité a été placée en état d'alerte afin de surveiller la réserve d'Oka, PHOTO REUTERS Un représentant syndical pose à côté d'une pierre tombale que les employés ont installé devant l'usine Volvo de Halifax, qui doit fermer ses portes le 18 décembre.la guerre continue.» Bien que les protestataires eurent quitté l'usine, vendredi, quelque 80 travailleurs se sont depuis postés devant l'entrée principale du bâtiment, a-t-il indiqué.Selon M.Wark, Volvo Canada a affirmé aux travailleurs que leur rencontre était annulée parce que les responsables de la compagnie craignaient pour leur sécurité s'ils tentaient d'entrer dans l'usine.Toutefois, de nombreux travailleurs croient plutôt que la compagnie a fait la promesse d'un entretien dans l'unique but d'obtenir des travailleurs qu'ils mettent un terme à leur blocus, a-t-il dit.Le mois dernier, Volvo Canada a annoncé que l'usine d'Halifax cesserait ses activités une semaine avant Noël.Cette fermeture se traduira par 223 mises à pied.au Québec, et les réserves environnantes, alors que la tension y montait; \u2014 l'équipe de surveillance a fouillé les valises de militaires prenant l'avion à l'aéroport d'Ottawa, à la recherches d'armes, mais n'a absolument rien trouvé.Le capitaine Alain Bissonnette, porte-parole du prévôt des Forces armées canadiennes, a indiqué que l'unité des enquêtes spéciales consultait les avocats de l'armée sur la nécessité d'obtenir ou non un mandat avant chacune de ses missions, et qu'elle respectait la loi.Débat demandé Les trois principaux réseaux de télévision au Québec ont hier rendu officielle leur proposition d'un débat à Lucien Bouchard, Jean Cha-rest et Mario Dumont, dans le cadre de la campagne électorale qui s'annonce.Pour le consortium des réseaux, TVA, Radio-Canada et Télé-Québec, « la présentation d'un tel débat s'avère essentielle à la compréhension des enjeux au cours d'une élection de cette importance pour l'avenir du Québec ».Les négociations pour le format de cette émission pourront commencer dès que les partis auront délégué des représentants, indique le regroupement des réseaux.Recevant tout juste l'invitation, du côté du premier ministre Lucien Bouchard comme chez Jean Cha-rest, on se contentait de prendre acte de l'invitation, qui sera évaluée dans les prochains jours, indi-que-t-on.Au cours des dernières années, il y avait eu des débats entre Robert Bourassa et Jacques Parizeau, au référendum de 1992.À l'élection de 1994, M.Parizeau et Daniel Johnson avaient eu leur débat.Il n'y en a pas eu toutefois, à la campagne référendaire de 1995.du mois Voici les gagnants qui onl mérilé le «Dictionnaire orthographique», le livre «L'orthographe déjouée» (édités et distribués par Mondia Éditeurs) et le fameux t-shirt «J'ai réussi\" pour la Supergrille du 27 septembre dernier.MME ANDREE FAQUIN MO HT ROYAL M.GILLES ARCAND MONTREAL MME MARTINE ARSENAUII REPENTIGNY M.PIERRE AUIRY MONÎREAL MME HELENE AUCOIN CHOMEDEY M JACQUES BEAULIEU LORRAINE MME PATRICIA BÉLANGER LATUQUE MME RÉGINE BÉLIZAIRE MONTREAL MME FLORENCE BELVAL MONTREAL M CLAUDE BERGERON GRAND-MERE M MARCEL BERGERON LONGUEUIL MME MONIQUE BISSON SHERBROOKE MME NADINE BOUCHARD MONTREAL M LÉO BOULANGER CHAMBLY MME R0BERT1KE BOURGEOIS MONTREAL MME ALINE BOUTIN VALLEYHEID M CLÉMENT BRODEUR ; SAINT HYACINTHE M RÉJEAN BROUILLETT! VAL D'OR MME LOUISE CAWEUX SAINT FAUSTIN MME LOUISE ODIEUX MONTREAL MME MARCELLE CAILLÉ MELBOURNE MME JOHANNE CHAMPAGNE\t VARENNES\t M MARCEL CHAMPAGNE\tM.CHARLES fICHETJR.SAINT LAURENT\tMONTREAL M.MARCEL CHAMPOUX\tM RÉAL FONTAINE REPENTIGNY\tIBERYILLE MME SOPHIE CHARLEBOIS\tM MAURICE GAGNE CHATEAUGUAY\tANCIENNE LORETTE M PAUL CLERK\tMME GAETANE GAUDET MONTREAL\tROUYN NORANDA M GABRIEL CÔTÉ\tMME MARTINE GAUDET REPENTIGNY\tSOREL MME MADELEINE COURCHESNE M CARL GINGRAS\t ILE DUPAS\tSHERBROOKE M.ANDRÉ COURVILLE\tMME ORISE GIROUX SAINTE ADELE\tMERCIER MME MICHELLE DANIS\tMME JOSÉE GRÉGOIRE SAINT HILAIRE\tIBERYILLE MME CLAUDETTE DÉRY\tMME COLETTE GRENIER MONTREAL\tSAINTE JULIENNE MME LYNDA DESCHÊNES\tMME FRANONE GRENIER MONTREAL\tLAVAL M.JEAN GUY DRAPEAU\tMME SUZANNE HART BÉRARD MONTREAL\tTROIS RIVIERES MME HÉLÈNE DUBÉ\tMME DIANE HOULE SAINT HUBERT\tREPENTIGNY MME ÉUIABETH DUBOIS\tMME MONIQUE HYDON VKTOWAVIILE\tSAINT JEAN MME DUNE DUROCHFR\tM ANDRÉ JOHN MONTREAL\tFIEUGHSBURGH MME JEANN1NE ÉMAID\tM JEAN YYES JUIN REPENTIGNY\tMONTREAL Ne manquez pas notre prochaine Supergrille aujourd'hui même dans le cahier des sports.MME RAMZA KHAYAT SHAW1NIGAN SUD MME MARIELLE LACOMBE TROIS RIVIERES J.LAJEUNESSE LAVAL MME PIERRETTE LA LANDE GRIGNON SAINT EUSTACHE MME DOROTHY LANDRY REPENTIGNY G.IANGEY1N CHATEAUGUAY MME DANIFJILAPORTE NOTRE-DAME-DES-PRAIRIES M.GÉRARD LARIVIERE SAIHT-MATHIEU-DU-PARC M.JEAN MARC LARIYIÉRE GASPf M MARCEL LAVERGNE VICT0R1AVILLE MME GEORGETTE LAVIGNE BLAINYILLE M.JEAN GUY LEBLANC SAINT C0L0MBAN MME THERESE LECIERC SAINT BONIFACE MME MARGUERITE LEMAY MONTREAL M YYES LEMYRE SAINT-HIPPOLYTE MME LOUISE LÉONARD MIRABEL JOCELYNE MÉNARD LASALLE M.MATHIEU NOURRY MONTREAL MME FRANCHE PARÉ LORRAINE MME THÉRÈSE PELLETIER LOUISEVILLE M CLAUDE PÉPIN SHERBROOKE M DENIS PETRIN YAMASKA MME MONIQUE POWER UEPERROT MME GABRIEL!! PRUD'HOMME MONTREAL MME JOCELYNE RENAUD MONTREAL MME LOUISE RICHARD GRANBY M CLAUDE RIVEST ROSEMERE M JEAN ROUSSELET DOLLARD DES-ORMEAUX MME RACHa ST JEAN HULl M MARK) TALBOT LAVAL M ROGER TREMBLAY MONTREAL MME MANON TRÉPANIER LONGUEUIL \u2022 - 1 ¦'//// 'A M.YVES LEONARD MONTREAL MME DENYSE LEPROHON MONTREAL WMF MONIQUE CARON MONT SAINT HILAIRE M JEAN CHAINEY GATINLAU MME PAULINE CHAMBERLAND BA1EC0MEAU « Herc» à tous ceux et celles qui ont participé.Prévoyez on déUi de 4 à 6 semaine» pour la réception de votre prix.Ce concours est une collaboration de : et * MME RENÉE L REPENTIGNY MME ROSE lETENDRE DRUMMONDVIU.E M PIERRE LÉTOURNEAU SAINTLUC LOUISE LORRAIN SAINT-JEAN SUR RICHELIEU MME RACHEl MAI MONTREAL LE TRUDfl LAVAL M LAURENT MASSON SAINT EUE DDIFORD M CLAUDE MEILLEUR SMB * i .ri.« MME CAROLE TRUDEUE MASCOUCHE M HENRI TURCOTTE MONTREAL MME AIMANDC VULEUEIM LAVAL Vrm 2$ / LE PLAISIR DE VIVRE Bien vivre au quotidien Vous avez décidé de vous prendre en main?Bravo! Pour vous aider à vous y prendre de la bonne façon, La Presse vous offre gratuitement la nouvelle série de fascicules «Bien vivre au quotidien» rédigés par notre journaliste Carole Thibaudeau.Chaque fascicule compte 12 pages abondamment illustrées et déborde de conseils pratiques.MERCREDI Le plaisir de vivre Qu'est-ce que le bonheur et comment y parvenir?Accepter d'être parfois malheureux.Les activités qui favorisent une bonne santé mentale.Consultez sans faute le fascicule de mercredi et vous saurez enfin ce qu'est le plaisir de vivre.Les quantités étant limitées, réservez dès maintenant votre exemplaire de La Presse auprès de votre marchand de journaux.CEST GRATUIT DANS LA PRESSE DU SAMEDI ET DU MERCREDI JUSQU'AU 28 OCTOBRE.en collaboration arec ?J | >*'\\|.ir«liiis I .itiri-Mliritiir LA PRESSE, MONTRÉAL.DIMANCHE 25 OCTOBRE 1998 A 11 ; Les libéraux de Charest rabrouent Chrétien «Le veuf de changement est plus fort qu 'un seul homme », prévient Jean-Marc Fournier £2 DEMIS LESSARD Le premier ministre Jean Chrétien ne parle que pour lui-même quand il affirme que les demandes traditionnelles du Québec en matière constitutionnelle sont satisfaites.Les Québécois ne sont pas de cet avis, pas plus que le Parti libéral du Québec, a souligné hier le porte parole du PLQ en la matière, Jean-Marc Fournier.« Le vent de changement est beaucoup plus fort qu'un seul homme.11 y a un mois, Jean Chrétien disait que l'union sociale était finie.Il a du se raviser par la suite, il s'aperçoit que le vent de change-ment vient de toutes les provinces» a dit M.Fournier.Pour lui « toutes les autres provinces disent : il faut que cela change.Le gouvernement Bouchard n'a tissé d'alliances avec aucune autre province, nous on en fera ! » ajoute-t-il.a Convoqué pour donner la réplique au conseil national du Parti québécois qui se terminait hier, le point de presse de M.Fournier et Jean-Marc Fournier de son collège Pierre Paradis a largement porté sur les déclarations-surprises de M.Chrétien, publiées par La Presse, hier.Après que Jean Charest eut soutenu que comme fédéraliste il était le plus à même de convaincre le gouvernement fédéral d'apporter des changements à la Constitution, M.Chrétien plongeait son allié dans un profond embarras en soutenant qu'il n'était pas nécessaire, à son avis, d'enchâsser dans la Constitution le caractère « unique » du Québec, « La liste des demandes traditionnelles du Québec a été remplie », a dit M.Chrétien.Au surplus, le premier ministre canadien affirme ne pas s'inquiéter d'une réélection du Parti québécois.« M.Bouchard est là en ce moment et moi aussi.S'il est réélu, il sera encore premier ministre et moi aussi », a laissé tomber M.Chrétien.Hier, les deux députés libéraux Fournier et Paradis étaient plutôt laconiques sur cette sortie embarrassante.M.Chrétien « devra s'interroger sur le rôle qu'il voudra assumer dans les prochaines années », de lancer M.Fournier \u2014 un ancien lieutenant de l'organisation de Paul Martin au Québec mm 4 « M.Chrétien nous dit qu'après avoir fait un peu de progrès il veut se reposer sur le frein.11 semble comprendre que le désir des Que- Deux priorités : la santé et l'éducation Bouchard promet un référendum « gagnant » à ses militants DONS LESSARD La question d'un référendum sur la souveraineté du Québec ne fait L'objet d'aucun engagement précis dans la plate-forme électorale du Parti québécois rendue publique hier.Comme l'a répété le premier ministre Bouchard depuis le printemps dernier, le document du Parti québécois, souligne que le référendum « doit se faire dans des conditions gagnantes pour le Québec ».Le parti de M.Bouchard est convaincu de la « nécessité de réunir ces conditions gagnantes afin de tenir un référendum sur la souveraineté dans son prochain mandat ».Relégué à la fin, dans le document de 70 pages, le chapitre sur l'article 1 du programme du Parti québécois ne contient aucun engagement précis \u2014 à la différence des autres qui tous relèvent en caractère gras les intentions d'un prochain gouvernement Bouchard.On n'y trouve pas plus d'échéancier.« Demain, en réunissant des conditions gagnantes pour un référendum, ( le gouvernement du Parti québécois ) fera gagner le Québec pour de bon », se limite-t-on à dire.Seule balise hier, M.Bouchard a soutenu que le Québec se devait « dès le début du troisième millénaire » de devenir un pays souverain « à la table des décideurs ».« Nous ferons ce référendum quand les conditions gagnantes seront réunies, pas nécessairement durant ce mandat, pas nécessairement hors de ce mandat », se contentait de dire Bernard Landry, le président du comité de rédaction des orientations publiées hier.« Les conditions gagnantes viendront en temps et lieu, ce sera assez rapide, mais il n'y a pas de dates », ajoute le ministre.Devant les journalistes, M.Bouchard a promis que tous ses engagements de campagne électorale seraient « chiffrés ».Mais le document d'hier reste vague dans plusieurs secteurs, un libellé clairement destiné à ne pas alimenter de controverse à l'aube de la campagne électorale.PHOTO Lucien Bouchard a été accueilli par Nicole Léger, ministre déléguée à la Famille, à son arrivée dans la salle du conseil national du Parti québécois, hier.Les militants péquistes ont d'ailleurs mis moins d'une heure à approuver ces orientations, qui dans beaucoup de cas ne figurent même pas dans le programme du parti, adopté en 1996.Un gouvernement péquiste affectera la moitié de la marge de manoeuvre qui se dégagera dans les finances publiques à des réductions d'impôts pour les particuliers.« une somme considérable », prédit M.Bouchard sans préciser.Lucien Bouchard évoquait cette intention depuis quelques semaines, sans qu'elle ait été jusqu'ici entérinée par son parti.Il fut plus précis quand il évoqua une baisse de 37 % d'ici deux ans des taxes sur la masse salariale pour les entreprises \u2014en fait un engagement pris dans le budget Landry du printemps dernier.Dans les négociations avec le secteur public on ne parle plus de compressions, mais de concertation pour «< optimiser la performance ».Beaucoup d'engagements aussi paraissent s'inspirer des conclusions du sommet économique de l'automne 1996 ; on évoque la réduction de la réglementation, des efforts pour faire croître l'investissement étranger et les exportations, le maintient du développement de l'économie sociale.Pas plus de détails pour Mont réal dont on promet « d'appuyer le dynamisme » de « maximiser le rayonnement culturel ».On veut que Montréal « se place dans le peloton de tête des centre d'affaires nord-américains », grâce notamment au Palais des congrès agrandi et au développement de la Cité internationale.Santé et éducation En matière de santé et d'éducation, les objectifs du Parti québécois restent plutôt conservateurs.Un gouvernement péquiste ajoutera six centres ambulatoires au Québec dont quatre à Montréal : à Maisonneuve-Rosemont, au CHUM, à Sacré-Coeur et à McGilL Deux autres centres sont aussi prévus, à Laval et dans Lanaudière.Le PQ promet aussi, au cours du prochain mandat, de faire en sorte que pas plus de 15 % des personnes admises à l'urgence aient à passer plus de 24 heures sur une civière, contre 19 % maintenant.En éducation, le PQ promet une vaste étude du financement des universités et une politique d'ensemble pour ces institutions Pour la réussite scolaire, on augmente les objectifs, le PQ visera à ce que 60 % des étudiants au collégial obtiennent leur diplôme, contre 50 % maintenant.« Un objectif audacieux », soutenait la ministre Pauline Marois en précisant toutefois que cette cible avait déjà été arrêtée par Québec dans sa réforme de l'éducation.Pour l'université on veut faire passer à 30 % le taux de réussite qui est actuellement de 27 %.bécois d'arrêter les chicanes signifiait arrêter le changement.C'est une très grande erreur.La volonté, manifeste de tous les Québécois,et* de tous les Canadiens, c'est de moderniser le pays; c'est pas Lucien Bouchard avec son recul ni Jean Chrétien avec son frein qui vont nous empêcher de mettre le pied sur le gaz », précise M.Fournier.Au sujet du conseil national du Parti québécois, M.Fournier s'en prend à l'image sociale-démocrate du gouvernement Bouchard.~ « Quand on voit que seulement 12 % des emplois créés au pays le sont au Québec on ne parle pas d'un gouvernement de gauche, mais bien d'un gouvernement gauche », ironise-t-il.Pour Pierre Paradis, le premier ministre Bouchard s'est « créé » un programme libéral pour pouvoir le démolir et Lucien Bouchard se discrédite en attaquant tous azimuts.' Pour M.Fournier, le gouvernement Bouchard tente « de remettre les Tricofil à la mode ».« Depuis quatre ans, le bilan de Lucien Bouchard, c'est le partage de la pajm-.vreté », a-t-il dit.15 000 enseignants manifestent t.\u2022 Presse Canadienne QUÉBEC Près de 15 000 enseignants provenant des quatre coins de la province se sont rassemblés hier\" devant le parlement de Québec afin de rappeler au gouvernement Bouchard sa promesse d'en arriver rapidement à une entente, en matière d'équité salariale.* Le principal point d'achoppe-I ment entre le gouvernement et* les membres de la Centrale de l'enseignement du Québec ( CEQ ), dans leurs discussions, visant à l'application de la Loi.sur l'équité salariale, concerne; actuellement le nombre d'heures de travail des enseignants.« Le gouvernement conteste certains résultats d'une étude que nous avons faite sur le temps de travail réel des enseignants.Sauf qu'ils semblent incapables de faire la preuve du contraire.Et la raison en est fort' simple : c'est parce que c'est la vérité.Les enseignants travaillent en moyenne 40 heures par semaine », a soutenu hier la pré-: sidente de la CEQ, Lorraine; Page.Selon elle, cette donnée ramenée sur une base annuelle ferait de l'enseignement une profession équivalente aux autres professions du secteur public.« Nous ne sommes pas des travailleurs à temps partiel.Nous voulons le redressement qui nous est dû, établi en fonction des autres professions de même valeur », a-t-elle précisé-quelques minutes avant que la! marche ne se mette en branle sut; les plaines d'Abraham.Calculé rétroactivement à partir de 1995, le redressement de 20% escompté par les enseignants \u2022 représenterait une somme totale de 1,2 milliard d< dollars.Une « vieille dette », que le gouvernement ne peut plus laisser traîner, maintient Lorraine Page.« C'est une question de droit.Nous méritons que notre salaire soit redressé.» La douche froide de Jean Chrétien Chantai Hébert à la toute veille d'une campagne électorale historique au Québec rien n'obligeait le premier ministre Jean Chrétien à se prêter, comme il l'a frit, au jeu d'un* longue entrevue-bilan avec La Presse.Après tout.en cette matière, M.Chrétien n'a jamais été obsédé de régularité.Sa dernière rencontre du genre avec La Presse remontait à plus de trois ans.Et même si l'invitation à un tête-à-tête lui était ponctuellement réitérée, personne ne faisait la grève de la faim à sa porte pour qu'il accède à la demande.Pour autant, il ne faut pas imputer au hasard le moment de ce rare entretien.Le rendez-vous pris avec La Presse l'a été seulement après qu'il soit devenu évident qu'une élection allait bel et bien être déclenchée d'un jour à l'autre.À première vue, M.Chrétien aurait pu, ce faisant, vouloir donner un coup de pouce à son allié du PLQ.Dans le meilleur scénario, il aurait par exemple pu dire que la perspective d'un gouvernement fédéraliste t à Québec allait lui permettre Ofenvisager en toute sérénité sa propre retraite.Qu'il aime ça ou pas, le premier ministre n'est pas sans savoir que la notion que l'élection de Jean Charest puisse accélérer son propre départ serait susceptible de motiver profondément un certain nombre d'électeurs québécois à voter pour le PLQ.Sans aller jusque-là, M.Chrétien aurait fort bien pu dire qu'en installant à Québec un premier ministre fédéraliste, les électeurs ouvriraient des perspectives de changement plus prometteuses qu'avec un gouvernement souverainiste.Il aurait pu évoquer le grand vent de réforme qui souffle à la table des provinces au sujet de l'union sociale, encore qu'il le rende personnellement très frileux.Il aurait même pu rappeler ses propres paroles voulant que l'arrivée de fédéralistes à Québec lui permettrait enfin de pousser aussi loin qu'il l'aurait voulu la tenue de ses engagements référendaires.M.Chrétien n'a fait ni l'un ni l'autre.On chercherait en vain dans la longue entrevue du premier ministre le germe d'un déblocage susceptible de résulter de l'élection éventuels, de Jean Charest.Au contraire, M.Chrétien avance qu'il a déjà rassasié l'appétit de changement du Québec.Quant à la réélection de M.Bouchard, elle ne serait pas, dit-il, de nature à le perturber puisqu'il serait lui-même encore premier ministre.Pas besoin d'avoir l'esprit exagérément subtil pour décoder dans ces propos de quoi embarrasser Jean Charest qui présente son élection comme un catalyseur de changement à l'échelle pancana-dienne.Faut-Il Imputer à la désinvolture qui semble de plus en plus sous- tendre les faits et gestes du premier ministre et qui le voit tirer sur tout ce qui bouge ces jours-ci ce cadeau présenté au Parti québécois ?Chose certaine, si M.Chrétien avait voulu préparer tout son monde à la réélection du PQ, il n'aurait pas: procédé autrement.Cela dit, ces propos n'ont rien pour être appréciés ailleurs au Canada où les voeux de toute la classe politique comme ceux du public accompagnent M.Charest dans sa bataille électorale.Au moment où le reste du Canada réexamine, à la lumière des incidents qui ont entouré le sommet de l'APEC de novembre dernier, le regard indulgent qu'il posait jusqu'à présent sur son premier ministre, le genre de douche froide préélectorale que M.Chrétien a choisi de servir aux fédéralistes du Québec va encore alimenter les m terrogations à son sujet. A 12 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 25 OCTOBRE 1998 Monde t.L'EXPRESS INTERNATIONAL EUROPE Sommet sans Kohi ¦ Les chefs d'État et de gouvernement de l'Union européenne se sont retrouvés pour un sommet informel de deux jours à Poertschach ( Autriche ), le premier depuis 16 ans sans le chancelier allemand Helmut Kohi, et dans une Europe désormais majoritairement de gauche.Les Quinze ont reçu la visite surprise du président de l'Autorité palestinienne Yasser Arafat, de retour du sommet de Wye Plantation, qui leur a exprimé sa gratitude pour le soutien de l'Union européenne.Les onze chefs de gouvernement de gauche se sont prononcés en faveur d'un soutien à la croissance économique européenne, et ont insisté sur la nécessité de ne pas considérer l'euro comme seul objectif de l'Union.d'après AP ALLEMAGNE Soutien des Verts ¦ Les Verts allemands ont approuvé à une écrasante majorité le contrat de coalition négocié ces dernières semaines avec le Parti social-démocrate ( SPD ) du futur chancelier Gerhard Schrôder, à Bonn, à l'issue de leur congrès extraordinaire.Le contrat, un document d'une cinquantaine de pages, a été débattu point par point pendant onze heures et a reçu le soutien de la quasi-totalité des 750 délégués qui ont voté à main levée, ainsi que des principaux dirigeants du parti écologiste.d'après AFP RDCONGO Reprise de Buta ¦ Les Forces armées congolaises ( FAC ) du président Laurent-Désiré Kabila ont repris la ville de Buta ( 1500 km au nord-est de Kinshasa ), a annoncé le ministère de la Défense de la République démocratique du Congo ( RDC, ex-Zaïre ).Les FAC « ont anéanti les troupes des envahisseurs ougandais et rwandais » installées à Buta, ville prise par la rébellion congolaise début octobre.Ville de la province Orientale, Buta est située à 25Ô km au nord du chef-lieu provincial, Kisangani, aux mains de la rébellion depuis fin août.d'après AFP CORÉE Dialogue à quatre ¦ Un petit pas vers l'établissement d'une paix permanente le long de la dernière frontière de la guerre froide a été franchi après quatre jours d'intenses négociations entre les régimes rivaux de Corée et leurs alliés américain et chinois.Lors de leur troisième rencontre en moins d'un an, les anciens adversaires du conflit de J950-53 ont réussi à s'entendre sur l'organisation de leurs futurs travaux grâce à la formation de deux groupes de travail.La précédente session, en mars, avait capoté sur cette question.d'après AFP AFRIQUE DU SUD Mandela fait campagne ¦ Le président Nelson Mandela a repris, à 80 ans, son bâton de pèlerin inlassable pour lancer à Johannesburg la campagne du Congrès national africain ( ANC ) pour les élections de 1999 et appeler à la mobilisation générale contre l'abstention.Visiblement très en forme après une grande fatigue qui l'avait poussé fin septembre à suspendre toute activité pendant quinze jours, le chef de l'État devait ensuite participer à trois autres rassemblements politiques dans la région.d'après AFP PAYS BASQUE Élections ¦ Plus de 1,8 million de Basil» IÉ >ont appelés aux urnes pour renouveler les 75 sièges dé leur Parlement régional à l'issue d'une campagne électorale dominée par la trêve des séparatistes de l'ETA qui donne une dimension historique à ce scrutin.La campagne s'est achevée vendredi soir avec des meetings m.mjués par un chassé-croiK
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