La presse, 13 novembre 1998, Cahier A
[" Le pliisyraiid quotidien jnuiçais d'Amérique Montréal, vendredi 13 novembre 1998 115* année No 25 64 pages, 4 cahiers 60 £ TAXES EN SUS ÎLES - DE - LA - MADELEINE 1 S FLORIDE 1,75 $ U.S.m Nikon LA HAUTE 8 TECHNOLOGIE POUR VOS LUNETTES 7880, ras Jsan-TalM (près des Galerie* â'Anjoo) PUS Économie BioChem Pharma fait un pied de nez au Québec page Cl Votre ordinateur vous fait-il souffrir?page A14 I m Monde L'Irak demande l'aide de Kofi Annan pour empêcher une frappe américaine page Cl6 Hockey 0 4 4 page 53 MARC THIBODEAU Une proportion alarmante de cégépiens et d'étudiants interrompent leurs études av.ant d'avoir obtenu leur diplôme, indiquent de nouvelles données émanant du ministère de l'Éducation du Québec.Dans les cégeps, la situation s'est même détériorée depuis le début de la décennie puisque seulement 63,6 % des élèves en formation «V préuniversitaire qui terminaient leurs études en 1995-1996 ont obtenu leur diplôme contre 71,3 % en 1990-1991.Au cours des 15 dernières années, ce taux de réussite n'avait jamais été inférieur à 65 %: Les données obtenues par La Presse indiquent que la situation est encore plus difficile pour les élèves qui tentent de terminer une formation technique au collégial.Seulement 52,3 % des élèves qui terminaient leurs études dans ce domaine en 1995-1996 ont obtenu leur diplôme.Le décrochage est là encore à la hausse puisque 59 % des élèves considérés en 1980-1981 avaient obtenu le diplôme convoité.Le ministère considère comme décrocheurs les élèves interrompant leurs études pendant au moins deux ans.Comme le nombre Voir NOMBRE en A2 Les nouveaux «maîtres» de Montréal PHOTO ROBERT MA'LLOUX.La Presse Le maire Pierre Bourque a créé une surprise en annonçant la nomination de Jean Fortier à la présidence du comité exécutif de la Ville de Montréal.Âgé de 47 ans, diplômé des HEC9 M.Fortier, qui n'a aucune expérience politique, sera aussi responsable des finances et du contrôle budgétaire, de l'administration, de la direction générale, du personnel et du contentieux.Bourque nomme un parfait inconnu à la présidence du comité exécutif MICHÈLE OUÏ MET et GILLES GAUTHIER Surprise : Jean Fortier, un parfait inconnu qui ne possède aucune expérience politique, hérite non seulement de la présidence du comité exécutif de la Ville de Montréal, mais obtient aussi des pouvoirs très importants.C'est lui, en effet, qui sera responsable des finances et du contrôle budgétaire, de l'administration, de la direction générale, du personnel et du contentieux.C'est dans une atmosphère de foire qui rappelait certaines séances du premier mandat de Pierre Bourque que le maire a annoncé hier, lors d'une séance extraordinaire du conseil municipal, la composition de son comité exécutif, qu'il a qualifié d'« équipe du Voir LES NOUVEAUX en A2 ¦ Autres textes en page A3 PHOTO La Presa Lynda Lemay Succès atypique d'une chanteuse à texte LOUIS-BERNARD ROBITAILLE collaboration spéciale PARIS ; ynda Lemay a un drôle de genre de succès à Paris.Un succès atypique.Mais réel.Pas de vraies grosses télévisions.Pas l'ombre d'un « tube » qui ferait office de locomotive, pas même une seule chanson qui tourne à la radio.Il est vrai que Lynda Lemay bénéficie du parrainage de Charles Aznavour, qui avait été séduit par elle il y a trois ans à Montreux en Suisse, et de l'enthousiasme débordant du jeune romancier Alexandre Jardin qui, hier soir encore, l'applaudissait à tout rompre au théâtre L'Européen, près de la place Clichy à Paris.Il est vrai aussi que lorsqu'elle était revenue à Paris, en janvier dernier, dans la petite salle du Sentier des Halles pour accompagner la sortie de son album, elle avait eu Voir SUCCÈS en A2 ¦ Le vote par la poste rebute des retraités ¦ Sondage: toujours au coude à coude ¦ Deux parachutées au ras des pâquerettes \u2022 Page B4 *» : Le PQ veut accroître le budget du MEQ de 400 millions Une dure bataille se dessine dans St-Henri/Ste-Anne ¦ Notes de campagne \u2022 \u2022 \u2022 » Rochon promet d'apporter les correctifs nécessaires à Vassurance-médicaments MARIE-CLAUDE MALBOEUF La fuite de l'étude montrant les lacunes du régime d'assu r.ance-médicaments a forcé le ministre de la Santé, Jean Rochon, à admettre qu'il doit y apporter un urgent remède.Ce qu'il a promis de faire dès le début de l'année prochaine.r L'étude publiée d.ans notre numéro d'hier montre que les personnes âgées et les assistés sociaux consomment moins de médicaments depuis qu'ils leur coûtent plus cher, et que cela a entraîné 1946 « événements indésirables » en 10 mois : des séjours supplémentaires à l'hôpital ou en institution ainsi que des décès.Les assistés sociaux ont été victimes des trois quarts de ces ratés.Interrogé hier, Lucien Bouchard a ouvert la porte à un retour à la gratuité, dont bénéficiaient les assistés sociaux dans l'ancien sys- tème.« Parmi les améliorations qu'il faut envisager, il y a certainement lieu de rétablir un accès plus facile aux médicaments à des catégories de gens qui sont moins pourvus », a-t-il déclaré.Est-ce que ce sera la gratuité pour certaines clientèles ?Est-ce que ce sera un accès financier plus facile ?On verra tout ça.» De son côté, le ministre de la Santé défend les grades orientations de son régime, en soulignant que 1,4 million de nouveaux assurés bénéficient aujourd'hui d'un meilleur accès aux médicaments.Jean Rochon « Dans les six mois suivant l'implantation du régime, nous nous sommes ajustés et nous avons réglé beaucoup de problèmes.Et il ne faut pas oublier que la surconsommation avait aussi des effets indésira- bles », a-t-il ajouté.On se rappellera que le protecteur du citoyen, Daniel Jacoby, s'est adressé à trois reprises au ministre de la Santé pour lui faire part d'innombrables problèmes vécus au regard de Passurance-médica-ments.Sans aller aussi loin que Lucien Bouchard, Jean Rochon admet qu'il faut mieux protéger les plus vulnérables ( soit les démunis qui souf- frent de maladies chroniques comme l'asthme, les problèmes psychiatriques, Pépilepsie et le diabète ).« Mais nous ne sommes pas au point d'identifier les actions à prendre.Il ne faut pas enlever les effets bénéfiques du régime en même temps que les effets indésirables.» Un des auteurs de l'étude suggère pour sa part de mieux conseiller les malades.« Les gens qui sont rendus à choisir s'il vaut mieux garder leur pilule verte ou leur pilule rose devraient consulter leur pharmacien », a dit le Dr Robert Perreault, responsable de la direction de la santé publique de Montréal-Centre, en soulignant que les assurés ont le mauvais réflexe de renoncer d'abord aux médicaments essentiels, plus coûteux.Lors de la Voir «LE RÉGIME» en A2 B Autres informations en page Bl 414 JOURS AVANT L'AN 2000 INDEX Petites annonces index immobilier C10.C11 \u2022alfaires C2 Cantin Philippe C10 Ans et spectacles Décès marchandises C11.C12 ¦ ^ire spectacles B11 Édit0rja| A5 Feuilleton 67 à 814 Économie C1 à C9 C15 Horoscope emplois automobile C12.C13.C15 Bandes dessinées C12 C10 Le bridge B2 Le monde C12 -horaire télévision-B8 EteS.vous observateur Lole^eT C13 Mot mystère Mots croisés C11.S10 C13 C11 Opinions B3 C15 Politique D1.B4.B5 C16 Tabloïd Sports A2.A9 \u2022 Robert Duguay S5 ÉDITORIAL Le délire de la CEQ - Agnès Gnida page B2 MÉTÉO Ciel variable Max.5, min.-1 Cahier Sports, page 16 RDI Q sur la vie Le Réseau I de l'information 24 heures sur 24 électrons 1998 ' 23 h 0621924921020 A2 \u2022 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 13 NOVEMBRE 1998 Suites de la une EEOaBBMEiBQ re alarmant de décrocheurs au NOMBRE / Suite de la page A1 d'étudiants qui reviennent après deux ans d'interruption pour terminer leur formation est normalement faible, les données du ministère donnent une bonne indication du taux dedécrochage.À la Fédération des cégeps, qui utilise une autre méthode pour évaluer le décrochage, on estimait néanmoins hier que les chiffres du ministère devaient être utilisés avec réserve.En considérant le cheminement de groupes d'élèves jusqu'à cinq ans après leur inscription, la Fédération conclut que la part de cégépiens obtenant leur diplôme au ni- veau collégial se situerait à près de 70 % en formation préuniversitaire.Ce résultat, qui s'applique à un groupe de collégiens de 1990, représente tout de même un taux de décrochage de 30 %.Faute de données plus récentes, l'organisme, qui n'a pas donné de chiffre correspondant pour la formation technique, se dit incapable de dire si le taux tend à augmenter ou à diminuer depuis ce temps.Le président de la Fédération autonome du collégial, Richard Landry, estime pour sa part que l'évolution relevée par le ministère de l'Education constitue une conséquence « directe » des compressions budgétaires imposées au réseau de l'éducation.« Ça fait longtemps que l'on disait que les compressions auraient une répercussion sur la réussite des étudiants, notamment en raison de l'impact sur l'encadrement.Ça confirme enfin nos prétentions », a-t-il indiqué.Le gouvernement n'ignore pas la situation puisqu'il a annoncé hier, en présentant ses engagements en matière d'éducation, que 10 millions seraient investis pour accroître l'encadrement et l'aide pédagogique aux élèves de manière à contrer le décrochage.Les données du ministère de l'Éducation indiquent que la situation au niveau universitaire, quoique difficile, est plus encourageante.Le nombre d'étudiants qui, pour une an- née donnée, terminent leurs études en obtenant leur baccalauréat a en effet augmenté constamment au cours des dix dernières années, passant de 55,9% en 1987-1988 à 65,8 % en 1995-1996.~ - L'évolution est sensiblement la même pour les étudiants qui décident de poursuivre leurs éludes aux échelons supérieurs.Pas moins de 65,3 % des étudiants inscrits à la maîtrise qui ont terminé leurs études en 1995-1996 ont obtenu le diplôme convoité, alors que ce chiffre était de 56,1 % en 1987-1988.Au niveau du doctorat, le nombre d'étudiants terminant avec succès leurs études est passé durant la même période de 48,7 % à 57,0 %.Succès atypique d'une chanteuse à texte SUCCÈS / Suite de la paye Al droit à des critiques extrêmement élogieuses \u2014 et inattendues \u2014 de la presse parisienne, en particulier d'un chef de clan intello comme Jérôme Garcin, à la fois auteur, producteur à la radio, critique et chef du service littéraire du Nouvel Obserx'ateur.« Mon succès progressif actuel, disait-elle hier soir dans sa loge avant son spectacle, est essentiellement dû au bouche à oreille, à la rumeur.Il y a des gens qui m'ont vue en spectacle et qui reviennent, en amenant de nouveaux spectateurs.Et ceux qui achètent mes disques sont également ceux qui ont vu le spectacle.Ou en ont entendu parler.» Bref, dans ce monde ultramoderne et impitoyable du showbiz parisien, Lynda Lemay fait, avec quelques rares exceptions, des cas à part, de ceux qui marchent « à l'ancienne » : pour l'instant il n'y a pas de gros passages télé aux heures de grande écoute, ni de matraquage à la radio, mais un théâtre ( fort joli, anciennement Théâtre en rond fâcheusement rebaptisé L'Européen ) l'a prise pour presque deux mois (du 3 novembre au 21 décembre ), ce qui est une très grosse ambition dans une salle de 350 places.Et, malgré l'absence de grosse promotion à la télé, elle fait déjà depuis huit ou neuf jours des salles pleines aux trois quarts ( « avec quelques invitations », s'empresse-t-elle d'ajouter ).Et, à une époque où, a priori, il n'y a plus de place que pour l'échec total ou le gigantesque succès commercial, son album aurait vendu 8000 exemplaires jusqu'à présent, ce qui est loin des triomphes commerciaux, mais à des années-lumière du bide commercial.Cette position actuelle, à mi-chemin entre la confidentialité prospère et une modeste notoriété, relève presque de l'énigme.Et ce n'est pas l'onction d'Aznavour \u2014 même s'il l'a invitée avec de grosses « pointures » à son émission télé de Noël dernier \u2014 qui expliquerait le mystère.La vraie explication, peut-être, c'est que Lynda Lemay fait dans un genre qui a pratiquement disparu de Paris depuis quelques décennies, qui passe pour complètement « ringard » dans les milieux du showbiz, mais qui garde contre vents et marées sa ( grosse ) poignée de fidèles : ce qu'on appelle la « chanson à texte ».Pratiquement identique à ce qui se faisait dans les caves de Saint-Germain-des-Prés dans les années 50-60.Pas étonnant si le jeune Alexandre Jardin, qui a obtenu des triomphes en librairie avec des romans de caractère néo-sentimental, la compare à Jacques Brel.Que Jérôme Garcin, en janvier dernier, ait écrit : « Lynda Lemay est parfaitement inactuelle.Ses textes, émou- vants et vifs à la fois, tiennent de la confession, et de la chronique moderne.» Quant au Figaro de samedi dernier, il suggère que « paradoxe odieux, elle écrit peut-être trop bien, avec des textes bouleversants, justes, durs, descriptifs.» Petits problèmes d'ajustement, les articles, inespérément grandioses de janvier dernier nuisent peut-être à sa « promotion » présente.Et nul ne sait si Les Souliers verts que ses producteurs essaient de vendre ces jours-ci» comme « single » à la radio sera accepté par les programmateurs, malgré un « son » trop' marqué des années 60.Une chose est certaine : avec des textes très narratifs, premier' degré et un peu engagés, avec d'excellents musiciens classiques ( dont un très joli violoncelle ), Lynda Lemay fait un tabac, tous les soirs, auprès d'un public français qui, au\" fond, n'a jamais renoncé à entendre de « beaux textes » simplement accompagnés a la guitare ou au piano.Les nouveaux «maîtres» de Montréal LES NOUVEAUX / Suite de la page A1_ tonnerre ».Ce qui n'est pas sans rappeler l'expression utilisée par Jean Lesage en 1960.Jean Fortier, qui remplace Noushig Eloyan, reléguée au poste de vice-présidente, n'est pas la seule surprise annoncée hier par M.Bourque.Pierre-Yves Melançon ne fait plus partie du comité exécutif, dont quatre membres sur neuf n'ont aucune expérience en politique municipale.Outre M.Fortier, il s'agit de Denise Larou-che ( du district de Bourbonnière ) qui hérite de la culture, Pierre Paquin ( Émard ), qui reçoit la sécurité du revenu, les relations avec les citoyens et les permis et inspections ) et Mary Deros ( Parc-Extension ) qui s'occupera des sports, des loisirs et du développement social.Quant à Gerry Weiner, ex-ministre fédéral et ex-président du Parti égalité, il a déjà été maire de Dollard-des-Ormeaux.Il s'occupera des dossiers de l'approvisionnement, des immeubles et de la prévention des incendies.Saulie Zajdel ( développement économique, tourisme et urbanisme ) et Noushig Eloyan ( travaux publics, environnement et Stationnement de Montréal ) sont reconduits.Mme Eloyan hérite aussi du dossier de la décentralisation administrative.Les deux derniers membres du cénacle, Paolo Tamburello ( parcs, équipements scientifiques et Société du parc des îles ) et Ivon Le Duc ( habitation ) ont détenu des postes de conseillers associés au comité exécutif pendant le premier mandat de l'administration Bourque.Pierre-Yves Melançon devient conseiller associé au maire avec la responsabilité des affaires métropolitaines et du transport collectif.M.Bourque a proposé son nom pour occuper la présidence du conseil d'administration de la STCUM mais dès hier soir, la Conférence des maires de la banlieue de Montréal rejetait cette suggestion.Son président, Georges Bossé ( Verdun ), a rappelé que l'ancien président du conseil de la STCUM désigné par la Ville, Robert Per-reault, avait occupé ce poste pendant huit années ( 1986 à 1994 ) et que le délégué actuel de la banlieue de l'île, Yves Ryan ( Mont- réal-Nord ), termine un premier mandat d£ quatre ans.Anie Samson, restée fidèle au maire pendant les quatre difficiles années du* premier mandat, devra se contenter d'un-poste de conseiller associé.Quant à Claire Saint-Arnaud, autre fidèle de Pierre Bout-.que, elle ne récolte qu'un poste à une conv mission de la CUM.Parmi les autres conseillers associés, on retrouve de nouvelles figures sur la scène municipale mont-réalaise : Nicole Roy-Arcelin, ancienne députée conservatrice, Sonya Biddie et deux élus à qui on reconnaissait un talent certain, Ri-cher Dompierre et François Purcell.À l'opposition qui critiquait sa façon d'annoncer ses choix, M.Bourque a répondu : « J'ai une immense sagesse, un océan de sagesse.» «Le régime ne tue pas les gens!» «LE REGIME» / Suite de la page A l même conférence de presse, ses collègues chercheurs ont apporté d'autres précisions, qui n'étaient pas disponibles avant que les 24 306 339$ Merci! Centraîde du Grand Montréal 493.rue Sherbrooke Ouest.Montréal (Queûec) H3A 1B6 tel (514) 288-1261 PRÊTONS MAIN-FORTE premières fuites n'incitent le ministre à les libérer de leur promesse de confidentialité.Selon eux, il n'est pas certain que 120 morts soient attribuables aux chambardements apportés par le ministre Rochon.« L'analyse ne permet pas d'estimer à ce moment-ci si des décès ont été causés par le régime », a même écrit la chercheuse principale, Mme Robyn Tamblyn.« De la même façon qu'il y a eu des vies sauvées avec l'implantation du nouveau régime, c'est sûr qu'il y a eu des décès.On ne peut le quantifier parce que l'étude n'a pas été conçue pour ça, mais on voit qu'il y en a », a pourtant répondu le Dr Perreault lorsque La Presse l'a interrogé à ce sujet.Mercredi, le Dr Tamblyn affirmait d'ail- leurs qu'environ 3 % des « événements indésirables » observés étaient des décès.Quoi qu'il en soit, le ministre Rochon a nié à plusieurs reprises que son « régime tue des gens ».« Si on avait conclu qu'il y avait eu un seul décès, c'est tout de suite qu'on aurait agi.On aurait déclenché une enquête, comme on le fait toujours », a-t-il déclaré, en se défendant d'être resté passif jusqu'à ce que les résultats de l'étude circulent malgré lui.Comme les chercheurs, il soutient que son ministère se donne toujours quelques mois pour digérer les nouvelles données et décider des actions à entreprendre.Le chef libéral Jean Charest a néanmoins accusé le premier ministre d'avoir sciemment caché à la population le rapport préliminaire des chercheurs, remis en juillet.Voilà pourquoi, a-t-il soutenu, le gouvernement a ré^ cemment refusé de tenir des consultations publiques pour mesurer les impacts de i'as-surance-médicaments.Le gouvernement a été « aussi transparent que possible », rétorque Lucien Bouchard.« L'étude qui a été rendue publique a été demandée à la suite d'un appel d'offres.Il n'y a rien de plus public comme procédé.Et le rapport final, dès lors qu'il va être déposé, et les mesures qui seront adoptées le cas1 échéant par le gouvernement pour remédier à des situations, ça aussi ça va se faire de façon publique.» « Renseignements : 285-7272 Abonnement : 285-6911 Télécopieur pour abonnement : 285-7039 Lundi au vendredi de 7 h à 17 h 30 Samedi de 7 h a midi Dimanche de 7 h à 11 h Rédaction : 285-7070 Promotion : 285-7100 Les petites annonces : 285-7111 Télécopieur : 848-6287 Lundi au vendredi de S h 00 à 17 h 30 Décès, remerciements : 285-6816 Lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h 30 Grandes annonces Détaillants : 285-6931 National, TéléPlus : 285-7306 Carrières et professions.Nominations : 285-7320 Comptabilité Grandes annonces : 285-6892 Les petites annonces : 285-6900 La Presse est publiée par: La Presse.Ltée, 1, rue Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9.Seule la Presse Canadienne esi autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuter.Tous droits de reproduction des informations particulières à La 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communautaire, 350, Côte Richelieu, de 14 h à 20 h.Objectif : 200 donneurs .DEMAIN DAMS LA PRESSE Une réforme controversée ¦ La réforme de la santé au Québec se retrouve au coeur de la campagne électorale.Le réseau de la santé \u2014\u2014\u2014 a en effet vécu ces dernières années des bouleversements qui se sont enchaînés à un rythme effarant : virage ambulatoire, fusions et fermetures d'hôpitaux, compressions \"SANTE polytraumatisée budgétaires, départs à la retraite.Dans une série d'articles qui sera publiée demain et qui se poursuivra jusqu'à mardi, notre journaliste Jean-François Bégin expliquera comment cette réforme jugée nécessaire s'est transformée en un boulet pour le gouvernement.iuestm m mm WmÊÊÊ.Liaison Vous voulez vous faire entendre?Répondez à la question du jour.Pour faire connaître votre opinion, composez le 285-7333; ' au son de la voix, faites le 1.Trouvez-vous étrange le fait qu'Hydro-Québec n'ait pas encore produit le rapport d'analyse des avaries survenues en janvier dernier, comme le lui a demandé.la commission Nicolet?Les résultats de l'étude sur l'assurance-médicaments vous ont-il étonné?À cette question posée hier, le pourcentage des ?réponses obtenues a été: % Oësî: 2& /o Non: 78 % NDLR: Ce sondage maison sert uniquement à prendre le pouls de nos lecteurs et n 'a aucune prétention scientifique.\\ CAMPAGNE DÉ FINANCEMENT Ï>1) J 5 JANVIER AU 28 FË AYEZ LE COEUR SUR LA MAIN.DONNEZ GÉNÉREUSEMENT.C'est tout ce que vous avez à faire pour verser un don de 10$.Association québécoise pour les enfants malades du coeur Un geste simple mais qui va droit au cœur.te montant sera porté automatiquement à votre compte de téléphone.\u2014- 7 LA PRESSE, MONTREAL, VENDREDI 13 NOVEMBRE 1998 ?A3 métro L'EXPRESS DU MATIN L'opposition officielle H Le RCM demeure l'opposition officielle à l'hôtel de ville de Montréal, le dépouillement judiciaire ayant confirmé, hier, la victoire de Jean-François Plante ( Équipe Bourque/Vision Montréal ) sur Robert Laramée ( Nouveau Montréal ) dans le district de Père-Marquette.Après un examen de tous les bulletins de vote qui a duré une quinzaine d'heures étalées sur quatre jours, le juge Armando Aznar, de la Cour du Québec, a conclu que M.Plante avait reçu 1737 votes et M.Laramée 1707, une majorité de 30.M.Laramée tirait de l'arrière par 37 voix lorsqu'il a demandé le dépouillement.M.Plante, nouveau venu à l'hôtel de ville, a prêté serment à titre de conseiller municipal devant le greffier avant l'assemblée extraordinaire du conseil d'hier après-midi.Le conseil se compose donc pour le moment de 39 élus d'Équipe Bourque, quatre du RCM de Michel Prescott, trois de Nouveau Montréal de Jacques Duchesneau, deux d'Équipe Montréal de Jean Doré, un de la Coalition démocratique et deux indépendants.Syndicat rétrograde ?¦ Le Syndicat de la fonction publique du Québec ( SFPQ ) a été accusé hier d'afficher une attitude rétrograde, comme employeur de la Corporation de location de salles, à l'endroit de 12 salariés membres d'un syndicat représenté par la Fédération indépendante des syndicats affiliés ( FISA ).Jean-Louis Harguinde-guy, directeur à la FISA et ancien président du SFPQ, a soutenu que la Corporation de location de salles voulait abolir la sécurité d'emploi de deux employés réguliers sans préavis de six mois comme le prévoit le Code du travail.L'IRCM en campagne ¦ Les travaux de recherche à l'Institut de recherches cliniques de Montréal ( IRCM ) sont en plein essor.Pour se doter des ressources indispensables à la poursuite de sa mission d'avant-garde en recherches biomédicales, l'Institut doit recueillir 13 millions de dollars au cours des quatre prochaines années.Il va donc entreprendre une grande campagne de financement qui se poursuivra jusqu'en 2002.C'est au cours d'un dîner-gala aujourd'hui que 1TRCM donnera le coup d'envoi de cette campagne, présidée par André Caillé, président-directeur général d'Hydro-Québec.Pression de l'eau ¦ La pression de l'eau sera légèrement diminuée par périodes au cours de la fin de semaine dans les quartiers du centre et de l'est.Ce message concerne les résidants des quartiers Plateau Mont-Royal/Centre-Sud, Rosemont/Petite-Patrie, Villeray/Saint - Michel/ Parc-Extension et Mercier/ Hochelaga-Maisonneuve, ainsi que ceux de Saint-Léonard, Anjou et Outremont.Les employés de la Ville procéderont à des réparations sur une conduite d'eau située à l'intersection de l'avenue de l'Épée et de la rue Bernard, à Outremont.Les travaux doivent débuter ce soir à 19h et se terminer dans l'après-midi de dimanche.Les employés devront fermer une conduite d'eau, ce qui entraînera une baisse de la pression dans le réseau d'aqueduc.Ces travaux n'affecteront aucunement la qualité de l'eau.Alerte au mercure ¦ Santé Canada recommande de ne pas utiliser le produit Stron$ly Pill of Dental Protection, fabriqué par la société China Medicine and Health Products Import and Export Corp., car il peut contenir de fortes concentrations de mercure.Après analyse du produit.Santé Canada a mis en évidence « des concentrations inacceptables de mercure (.) qui constituent un risque élevé d'intoxication chez les consommateurs réguliers ».Le produit se présente sous forme de petits comprimés ronds de couleur brune dans des flacons de 40 g.« Quiconque utilise ce produit doit cesser de le faire et communiquer immédiatement avec son médecin », conseille Santé Canada.La GILLES GAUTHIER Insultes, cris, langage ordurier, propos comminatoires, indiscipline, interventions désordonnées.La première assemblée, hier, du conseil municipal après la réélection de Pierre Bourque rappelait plusieurs séances de son premier mandat et plusieurs nouveaux élus à l'hôtel de ville se sont sans doute demandé ce qu'ils étaient venus faire dans cette galère.Le conseiller du district de Marc-Aurèle-For-tin, Giovanni De Michèle ( Équipe Bourque ), s'est particulièrement signalé en lâchant un « Fuck you » à Marvin Rotrand de la Coalition démocratique et en menaçant de lui faire la peau.« Si tu parles pendant 20 minutes ( durée permise de chaque intervention ), ce seront tes dernières 20 minutes », lui a-t-il également lancé.« La bouffonnerie a assez duré », a-t-il aussi dit des observations de l'opposition alors qu'il recourait à un article du règlement qui permet d'exiger que l'assemblée procède immédiatement à un vote sur une proposition.Certaines remarques de l'opposition ont irrité le maire Pierre Bourque, qui a répondu que si cette dernière « veut jouer tout le temps le mépris et l'insulte, elle jouera toute seule ».« J'ai assez souffert de ça.Je n'y répondrai jamais », a-t-il ajouté.Le chef de l'opposition officielle, Michel Prescott, a promis de faire en sorte que « le masque ( du maire ) tombe ».Propos jugés inacceptables par le président d'assemblée, le docteur Luc La-rivée.La défaite de conseillers d'opposition plutôt turbulents comme Pierre Goyer et Martin Lemay aurait pu faire espérer un assainissement du climat des assemblées, qui ont souvent tourné à la foire au cours du premier mandat du maire ac- tuel.La séance d'hier laisse présager que de telles scènes se répéteront.M.Rotrand a rappelé qu'il s'agissait de sa cinquième participation à une assemblée inaugurale post-électorale et que jamais il n'avait assisté à une première aussi turbulente.Plusieurs membres de l'opposition avaient mis en doute au cours des quatre dernières années l'impartialité de M.Larivée, sa capacité de faire régner l'ordre et son attitude à l'endroit des membres du conseil.Le maire Pierre Bourque a annoncé hier que M.Larivée occuperait à nouveau le poste de président du conseil.« Les propos de M.Larivée sont parfois très partisans et dangereux pour les droits de la minorité ( au conseil ) », a déclaré M.Rotrand, qui se demande toutefois si un autre élu d'Équipe Bourque serait en mesure de remplir le poste de président.« Il n'a ni autorité ni ascendant et a souvent une attitude paternaliste », affirme He-len Fotopulos du district de Mile-End.PHOTO ROBERT MAILLOUX.U Presse Le maire Pierre Bourque a présenté hier les membres de son comité exécutif.Il s'agit, de gauche à droite, de Pierre Paquîn, Paolo Tamburello, Gerry Weiner, Mary Deros, Jean E.Fortier, président du comité exécutif, Noushig Eloyan, vice-présidente du comité, Saulie Zajdel, Denise Larouche et Ivon Le Duc.?MICHÈLE 0UIMET Le maire Pierre Bourque a présenté hier les membres de son comité exécutif, sorte de conseil des ministres.Qui sont les neuf conseillers qui, pendant quatre ans, vont gérer un budget de 1,8 milliard, accorder des permis et, plus prosaïquement, s'occuper des déchets des Montréalais, des fentes dans les trottoirs et de la neige dans les rues ?Jean E.Fortier, un homme de 47 ans, diplômé de l'École des hautes études commerciales, a hérité de la présidence du comité exécutif.On parlera dorénavant de l'administration Bourque-Fortier.Dans sa biographie fournie par le bureau du maire, on peut lire qu'il « intervient surtout dans le démarrage, le redressement et la recherche de fonds ».« Les finances, c'est naturel pour moi », a-t-il confié en entrevue.Son expérience, il l'a surtout acquise dans des projets d'aide finan- Prégent ientôt indépendant ?cière à des pays en voie de développement.En politique, par contre, il ne connaît rien à rien.Cet homme discret sur sa vie privée, prend les médias avec des pincettes : d'abord la photo de groupe, ensuite les entrevues.Il semble d'une loyauté sans faille envers le maire qu'il a encensé.Devant les caméras, il a déclaré que c'était la « détermination, le courage et le génie » de Pierre Bourque qui l'avaient décidé à plonger en politique.Noushig Eloyan En 1994, cette ingénieure de 36 ans, arménienne d'origine et néophyte en politique, avait été propulsée à la présidence du comité exécutif.Elle a appris son métier sur le tas et, en quatre ans, elle a piloté des dossiers explosifs, comme le renouvellement de la convention collective des cols bleus.Hier, le maire lui a confié la vice-présidence du comité exécutif.Saulie Zajdel Membre du comité exécutif pendant le premier mandat de M.Bourque, Saulie Zajdel s'est occupé du très controversé dossier de Blue Bonnets qui a valu au maire la démission de nombreux conseillers.Gerry Weiner Ex-ministre fédéral pendant neuf ans, ex-président du Parti égalité et membre d'Alliance Québec, M.Weiner sympathise avec les idées partitionnistes.En dépit de ses opinions bien tranchées, M.Bourque a décidé de l'intégrer dans son équipe.M.Weiner a déjà été conseiller et maire de DolIard-des-Or-meaux de 1978 à 1984.Paolo Tamburello Représentant de la communauté italienne, M.Tamburello a été élu pour la première fois en 1994 sous la bannière d'Équipe Bourque/ Vision Montréal.Conseiller associé responsable des dossiers culturels pendant le premier mandat, cet homme d'affaires ambitieux aspirait à devenir membre du comité exécutif.Ivon Le Duc Organisateur en chef de la campagne de Pierre Bourque, conseiller associé au bureau du maire pendant le premier mandat, il espérait, lui aussi, accéder au comité exécutif.Denise Larouche, Mary Deros et Pierre Paquin Trois nouveaux élus qui n'ont aucune expérience en politique.Mme Larouche a milité dans des comités de parents et est diplômée en administration.Mme Deros, née en Grèce, a trois enfants et elle travaille comme grossiste en voyages.Elle connaît bien le milieu communautaire.Quant à M.Paquin, il est, à 53 ans, un jeune retraité, membre actif des Chevaliers de Colomb et de clubs Optimistes.Germain Prégent, un vétéran de la politique municipale, est pratiquement décidé : il quittera l'équipe de Jacques Duchesneau, Nouveau Montréal, pour siéger comme indépendant.Fatigué de jouer les « sauveurs », il n'a pas le goût de rééditer l'exploit de 1986, alors qu'il s'était retrouvé le seul survivant de l'opposition.À l'époque, on l'appelait le miraculé.Jean Doré avait balayé l'hôtel de ville, faisant élire 49 conseillers sur 50.« Je ne me sens plus l'âme d'un sauveur, a confié M.Prégent hier lors du premier conseil municipal.En 1986, j'étais seul contre 49.J'ai essayé de sauver le Parti civique de Jean Drapeau.Ce n'est pas facile de se battre pendant quatre ans quand le chef ne siège pas au conseil municipal.» En parlant de chef, Jacques Duchesneau était absent hier.Pourtant, le conseil municipal était convoqué et procédait à la nomination des membres du comité exécutif.Par contre, les trois conseillers de son parti, Michael Applebaum, Philippe Bissonnette et Germain Prégent, étaient fidèles au poste.Autre absent : Jean Doré.Lui non plus n'est pas venu appuyer ses troupes, Helen Fotopulos et Sammy Forcillo.AILES i r r> «li.rp rtr- I M M /i n r Je me fais plaisir Découvrez la nouvelle collection de dessous masculins fraîchement arrivée aux Ailes.POLO RALPH LAUREN DESSOUS MASCULINS 3 - MAIL CHAMPLAIN (450) 672-4537 / CARREFOUR LAVAL (450) 682-4537 / PLACE STE-FOY (418) 652-4537 xi A4^ LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 13 NOVEMBRE 1998 La CUM accuse la Sécurité publique Le ministre Bélanger connaissait la pratique policière de Véchange de jours de vacances contre des jours de suspension, indique la CUM YVES BOISVERT Le même commissaire à la déontologie qui poursuit le Service de police de la CUM pour empêcher des policiers impliqués dans l'affaire Barnabe d'« échanger » leur suspension contre des jours de vacances avait accepté une pareille pratique en 1997.dossier jeudi, la CUM accuse en substance le ministère et le commissaire d'hypocrisie dans ce dossier, puisqu'ils savaient fort bien que cette pratique avait cours dans les corps de police.Vu la pression des médias autour de l'affaire Barnabe, le ministre s'est attaqué à cette pratique acceptée jusque-là, plaide la CUM.C'est un des faits dévoilés dans une cinglante réplique déposée jeudi au palais de justice de Montréal par la Communauté urbaine de Montréal ( CUM ).Tant le commissaire que le ministre de la Sécurité publique, Pierre Bélanger, y sont attaqués fortement.Ils acceptaient jusqu'à ce printemps comme parfaitement légale la pratique qu'ils décrient aujourd'hui, fait valoir le document.La CUM se porte ainsi à la défense de son service de police, qui a accepté d'échanger 90 jours de vacances accumulés par les policiers Michel Vadeboncoeur et André Lapointe contre autant de jours de suspension relativement à l'affaire Barnabe.Le printemps dernier, à la suite d'un reportage de Radio-Canada qui révélait que ces policiers étaient retournés au travail plus tôt grâce à ce procédé, le ministre de la Sécurité publique Pierre Bélanger avait déchiré sa chemise en public pour dire que cette pratique était illégale, laissant croire qu'elle était inusitée.Le gouvernement, ainsi que le commissaire à la déontologie, Denis Ra-cicot, ont donc entrepris un recours en Cour supérieure pour empêcher le SPCUM d'agir ainsi.Dans la contestation écrite déposée au Pierre Bélanger Pratique courante L'ancienne loi sur la police permettait explicitement cette pratique.En 1990, une nouvelle loi est entrée en vigueur, la Loi sur l'organisation policière.Elle était muette sur cette question.Mais après examen, tous ont apparemment conclu que l'ancienne pratique s'appliquait encore.Depuis 1990, 821 jours de suspension sans traitement ont été échangés, seulement au SPCUM, à la connaissance des autorités.Les autres corps de police au Québec ont également adopté cette pratique, au vu et au su de Québec et du commissaire, selon le document.Tellement que l'an dernier, le commissaire Racicot fut consulté par le directeur du service de police de Hull, Claude Pa-pineau, qui voulait savoir s'il pouvait échanger des jours de sanction contre des jours de vacances.« Le commissaire Racicot lui a répondu que cela était acceptable, que ce qui importait était que la sanction soit appliquée, et que les modalités d'application relevaient des autorités policières », lit-on dans la contestation.C'était avant que le ministre Bélanger ne se retrouve sur la sellette à cause de l'affaire Barnabe.Pour éviter de subir la pression de l'opinion publique, Québec et le commissaire ont alors agi comme si cette pratique leur était inconnue et odieuse, un changement complet d'attitude selon la CUM.Vadeboncoeur et Lapointe sont au nombre des quatre policiers de la CUM déclarés coupables par la cour criminelle de voies de fait causant des lésions corporelles contre le chauffeur de taxi Richard Barnabe.Ils avaient utilisé une force excessive en tentant de le maîtriser dans sa cellule du poste de police, le 14 décembre 1993.M.Barnabe a subi un arrêt cardio-respiratoire et est mort après avoir été deux ans dans le coma.Les quatre ont reconnu avoir commis des accrocs déontologiques.Les policiers Pierre Bergeron et Louis Samson, qui avaient pris les décisions de fouiller Barnabe, ont été destitués sur ordre du comité de déontologie.Vabeboncoeur a été suspendu pour 120 jours, Lapointe pour 140 jours.Ils avaient été suspendus sans salaire entre janvier 1994 et janvier 1998.Leur suspension s'est poursuivie respectivement pour 30 et 50 jours et les deux ont recommencé à travailler en février et mars ( au lieu de juillet et août ), en échangeant 90 jours de vacances accumulés.Ils occupent des tâches administratives et n'ont ni uniforme, ni arme, ni contact avec le public.Ils devront subir une formation avant, éventuellement, de retourner à la patrouille.Le débat sur la légalité de cet « échange » n'aura pas lieu avant cet hiver en Cour supérieure.i PHOTO ARMAND TROTÏÏEft LaPmse « Ministre demandé » disent les macarons de : Steeve Lagueux et Patrick Langevin.Bélanger contesté chez les policiers JEAN-PAUL CHARB0NNEAU Les policiers de la CUM qui patrouillent dans la circonscription d'Anjou, dont le député sortant est Pierre Bélanger, portent, depuis hier, bien en vue sur leur uniforme, tout comme leurs collègues municipaux de la province, un macaron blanc sur lequel est écrit en rouge : « Ministre de la Sécurité publique demandé ».Selon le président de la Fédération des policiers du Québec, Yves Prud'homme, ce geste vise à sensibiliser le prochain gouvernement à l'importance pour le ministère de la Sécurité publique de se soucier des besoins de tous les services de police de la province et non seulement de la Sûreté du Québec.« Il serait essentiel, dit-il, que ce ministère et les intervenants du milieu établissent un plan global concernant la réorganisation policière au Québec dans le but d'atteindre une stabilité de la carte policière.» La sortie de l'organisme, qui représente 8800 policiers municipaux du Québec, fait suite à la décision du ministre de la Sécurité publique, Pierre Bélanger, d'accorder la permission à la ville de Buckingham, dans l'Outaouais, de négocier avec la SQ afin qu'elle assume la surveillance de son territoire en remplacement d'une régie municipale formée avec Gatineau.j Après avoir décidé de se retirer de toutes les discussions relatives aux escouades mixtes, la Fédération demande maintenant au gouvernement de décréter un moratoire dans les dossiers traitant de la réorganisation policière et des projets de fusion, compris la situation qui existe à Buckingham.¦a/ sert e dej 40% VESTES ADIDASMU ET NIKE\"0 POUR FILLES ET GARÇONS Tailles 8-18 (P-TG) ég.Sears 69/99-119,99.Chat.2, S TOUS LES VÊTEMENTS D'EXTÉRIEUR POUR TOUTE LA FAMILLE VASTE SÉLECTION DE VÊTEMENTS GUESS Rabais 30 PANTALONS GOUPE-VENT OU À JAMBE PRESSIONNÉE POUR FILLES ET GARÇONS Tailles 8-18 (P-TG) Rég.Sears 27,99-49,99.Choc.Rabais , ¦ éi!*.».\u2022\"\u2022.\" '.'\" \\4ttl *¦'.' *\u2022*\"*.*\u2022 TOUS LES JEUX DE BÂTONS DE GOLF DE FIN DE SÉRIE EN STOCK le choix varie selon les magasins.Dans la limite des stocks.Articles de spoft dans certains magasins seulement.moitié prix ES DE NOËL CHOISIS Choisissez parmi les sapins artificiels de S pi., 6 pi.et 7 pi.Rég.Sears 99,99-399,99.Chacun OFFRES SPÉCIALES D'OUVERTURE.SAMEDI SEULEMENT ENTRE 8 H - 10 H Raboïs LES CHEMISIERS TRADITION\"0 ET JESSICA Venez vite pour le meilleur choix.Rég.Sears 29,99-54,99.Chocun Rabais 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Passons maintenant au lot 08.021, un vase en opaline blanc à décor de guirlandes de fleurs polychromes et dorées.» A New York ces jours-ci, les maisons Christie's et Sotheby's mettent aux enchères des oeuvres d'art estimées à 500 millions, dont une toile de Van Gogh.À Montréal, les sommes en jeu sont moins importantes.Mais, chaque mois, des marchands d'antiquités, collectionneurs et curateurs de collections privées se donnent rendez-vous à l'Hôtel des encans de Iégor de Saint Hippolyte, commis-saire-priseur formé en France et établi au Québec depuis de nombreuses années.Au fil des ans, M.de Saint Hippolyte a réussi de jolies opérations, comme la vente de toiles de Jean-Paul Riopelle ( 420 000 S ) et Marc-Au-rèle Fortin ( 180 000 S ).Des objets plus modestes l'intéressent aussi.Ainsi, mardi soir, un piano droit, propriété de Jean Lapointe, a été cédé au prix de 1200 $.D'une pendule d'époque Napoléon III en marqueterie « Boule » à une chaise à porteurs greffée aux armes de Guerrier de Be-zance, la diversité des pièces proposées est stupéfiante.M.de Saint Hippolyte les déniche en Europe, mais aussi à Montréal, où des trésors exceptionnels dorment dans des résidences, et pas toujours les plus cossues.« Un jour, une dame de Rosemont m'invite à son appartement pour évaluer une toile grosse comme un timbre-poste, raconte-t-il.Elle savait que le peintre était important, mais sans plus.C'était une oeuvre du Québécois Clarence Gagnon, qu'on a vendue 40 000 S.» Les successions permettent aussi des découvertes exceptionnelles.Le cas classique est celui des enfants qui, à la mort de leurs parents, conviennent de soumettre aux enchères les vieux objets de la maison familiale et de partager les profits.Les moins audacieux, qui optent plutôt pour une traditionnelle vente-débarras, ratent peut-être l'occasion d'empocher une véritable fortune.Voyez un peu : il y a sept ans, un jeune héritier a remis à M.de Saint Hippolyte les articles n'ayant pas trouvé preneur lors de son opération débarras.Une petite gouache /* »-./.i\"v.*V VTS V ' qu'il croyait être une reproduction, demeurée invendue malgré son prix symbolique de 5 $, était en fait un original de Ga-lien-Laloue, un peintre français auquel plusieurs collectionneurs sont attachés.Elle a été vendue 16 000 $.Philippe CANTIN « Les gens croient con- naître la valeur des objets, ajoute M.de Saint Hippolyte.Ils pensent ainsi que leur spectaculaire salle à manger rapportera beaucoup d'argent.Mais c'est plutôt la petite porcelaine cassée et recollée qui est susceptible d'intéresser beaucoup de collectionneurs à travers le monde.La valeur d'un objet est liée à sa demande, pas à son esthétique.» Les collectionneurs, et non pas les spéculateurs, alimentent le commerce des objets d'art.Au fil des ans, leurs goûts se raffinent et leur champ d'intérêt devient plus pointu.« La possession ne constitue pas leur principale motivation, soutient Iégor de Saint Hippolyte.Ils sont plutôt habités par le goût de la découverte.Edmond de Goncourt, lui-même avide collectionneur, parlait de la jouissance de l'acquisition.C'est la quête du Graal.» Au Québec, le riche patrimoine apporté dans les malles de milliers d'immigrants rend le choix très vaste.Au siècle dernier, les Européens venus s'établir de notre côté de l'Atlantique faisaient suivre les biens de la famille.Aujourd'hui, de nouveaux arrivants d'Asie ou d'Afrique du Nord se départent parfois de belles pièces de leur pays d'origine.Bien sûr, Iégor de Saint Hippolyte n'est pas le seul à s'intéresser à ces objets.Les marchands d'antiquités sont aussi à l'affût.Rue Notre-Dame Ouest, par exemple, certains d'entre eux proposent des meubles anciens très rares.Francis Lord est l'un d'eux.Installée dans une ancienne succursale de la Banque Royale, sa boutique représente une merveille pour les yeux.Cette superbe table de salle à manger d'époque victorienne, accompagnée de ses chaises, vous est offerte à 16 000 $.\u2014 Mais qui donc l'achètera ?\u2014 Peut-être bien un Américain.Ils sont les plus grands consommateurs d'antiquités au monde.La faible valeur du dollar canadien leur permet de réaliser des économies substantielles.Cet été, plus de la moitié de mes transactions ont été conclues avec eux.Parfois, des décorateurs new-yorkais chargés de meubler des condos huppés de Manhattan débarquent chez M.Lord et choisissent un meuble d'apparat italien ou un fauteuil français de 1790.À Montréal, le marché des antiquités est florissant.CARREFOUR Le goût d'assister à une vente aux enchères de Iégor de Saint Hippolyte vous tenaille ?La prochaine aura lieu au début de décembre.Mais sachez que des frais de 15 % et les taxes habituelles sont ajoutées à chaque achat.Pour les non-initiés, miser sur un lot de petite valeur est agréable.Mais pour une acquisition d'importance, il est préférable de visiter les boutiques d'antiquaires, plutôt que d'être emporté par le tourbillon d'un encan.Contentez-vous de savourer le spectacle, souvent mystérieux.Je n'ai d'ailleurs pas encore compris qui, mardi soir, a versé 29 000 $ pour acquérir le mobilier de salle à manger Louis XV.* * * Vous avez des commentaires ou des suggestions ?Voici mon adresse électronique: phîiippe.cantin@lapresse.ca Débute le samedi 14 nov.ENTRÉE LIBRE ET STATIONNEMENT GRATUIT J.-P.Lemieux Les biens de Mme Barbara Watkins de New York, la succession d'un notable de Montréal, ainsi qu'une multitude d'articles (meubles, bijoux, objets en argent, articles en cristal, monnaies, porcelaines, tapis de Perse, bronzes, poupées, tableaux, objets de collection, vaisselle, verrerie, lustres, etc.) à vendre pour plusieurs intérêts privés et/ou commerciaux seront offerts dans cet encan.Plusieurs de ces lots seront vendus SÀNS>M1HIMUM - SANS RÉSERVE;, Exposition Les sam.et dim.14 & 15 nov.de 10 h à 17 h Encan Le dimanche 15 nov.à 13 h et du lundi 16 au jeudi 19 nov.à 19 h (chaque soir) Encans Empire Inc.5500, rue Paré 737-6586 EMPIRE iésiste au rolssement TALONS POUR HOMMES LOUIS VUITTON 5ac Noé $645-$ 1.130 Existe également en toile Monogram OGILVY 1307 rue Sainte Catherine Ouest 514'849'6520 a g ai i PARFAIT POUR TOUTES LES OCCASIONS, NOTRE PANTALON DE VILLE RÉSISTANT AU FROISSACE EST UN ÉLÉMENT DE BASE ÉLÉGANT ET VERSATILE POUR TOUS LES STYLES.?TISSU ULTRA-DOUX * MÉLANCE DE LAINE D'ENTRETIEN FACILE ?RÉSISTANT AU F RO ISS ACE ?LAVABLE EN MACHINE ?VOTRE CHOIX DE BRUN, CRIS, VERT CHARBON OU MARINE UNI OU ÀMINIS-CARREAUX EN CRIS, BRUN OU MARINE \u2022 TAILLES 32 À 44 www.agold.ca A £ 9 \u2022 960F Ste-Cotherine 0.866.7711 \u2022 Fotrvicw Ple-Ckiîre 695.9171 \u2022 Conefour Lavoi 687.1482 \u2022 Centre Rockiond 341.1441 \u2022 Promenades St-Bnmo 653.1220 \u2022 Galeries d'Anjou 353.5050 \u2022 la Place Vertu 333.8515 \u2022 Mail Champlain, Brossard 466.2944 \u2022 Place Ste-Foy, Québec 418.650.0221 \u2022 No.11, York, ByWard Morket, Ottawa 613.562.4653 \u2022 Commandes téléphoniques de l'extérieur, composez sans frais 1.888.622.G01D LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 13 NOVEMBRE 1998 Montréal métro Tomas Arbieto se plaint d'être contraint de fermer boutique à trente jours d'avis.PHOTO ROBERT NADON.La Presse Les Atriums se meurent, les locataires sont inquiets SOPHIE BROUILLET Des marchands tenant boutique aux Atriums de la Place Dupuis se plaignent du nouveau gestionnaire du centre commercial.Résiliation surprise d'un bail, rupture brutale d'ententes particulières conclues avec l'ancien propriétaire, mystère autour de l'avenir du centre commercial désaffecté, autant de mesures qui les laissent inquiets et amers.Appartenant auparavant à Roy-com, les Atriums, un petit complexe peu fréquenté de la rue Sainte-Catherine auxquels plusieurs locaux vacants donnent une allure très précaire, ont été achetés en août par la firme new-yorkaise Morris Bailey et confiés à la gestion de la Corporation immobilière Bu-sac, de Montréal.Alors que l'UQAM, qui occupe les étages supérieurs de l'édifice, s'apprête à déménager et à emporter avec elle une partie de la clientèle des commerçants, toutes sortes de rumeurs circulent quant à l'avenir du centre commercial.Déjà confrontés à une insécurité éprouvante, les commerçants indignés disent souffrir en plus de l'attitude cavalière du nouveau gestionnaire.Propriétaire de la boutique de vêtements Angela et président du Regroupement des marchands des Atriums de la Place Dupuis, Tomas Arbieto vient de recevoir, par huissier, un avis de résiliation de son bail, qui était renouvelable sur une base mensuelle en vertu d'une entente avec Roycom.L'ancien propriétaire lui avait également consenti une diminution de loyer en raison de la désaffection dont souffraient les Atriums.Sitôt en poste, la Corporation Busac a exigé que M.Arbieto acquitte un loyer complet, ce à quoi il assure avoir consenti pourvu qu'on lui permette de déménager dans un local mieux situé des Atriums.On lui a répondu que les locaux qui l'intéressaient étaient déjà loués, quoique plusieurs soient inoccupés depuis longtemps.Les échanges se sont arrêtés là, dit le commerçant, jusqu'à ce qu'il reçoive l'avis de résiliation.« Ils me donnent trente jours pour quitter les lieux », se désole-t-il, faisant ici allusion au délai prévu par la loi dans le cas d'un bail mensuel.« Je leur ai dit que ça ne me donne pas le temps de vendre ma marchandise, mais ils m'ont répété que je devais partir.» Le propriétaire du magasin L'Univers électronique, Pierre Cha-raoui, a des problèmes semblables.En vertu d'une entente verbale avec Roycom, il profitait depuis près de deux ans d'une réduction de loyer de 30 %, à laquelle Busac a mis fin dès son arrivée.M.Cha-raoui a protesté et résisté.« On n'a rien voulu savoir », rapporte-t-il en étalant une mise en demeure reçue récemment, par laquelle on le somme de payer le loyer entier et les arrérages remontant au mois d'août.« C'est sûr que si le loyer augmente, je devrai hausser mes prix et la rentabilité de mon commerce diminuera énormément », expli-que-t-il en admettant que, tant de son côté que de celui de Busac, les efforts de communication ont été très limités.« Qu'ils le veuillent ou non, les nouveaux propriétaires ont acheté le passé et les problèmes des Atriums », souligne Irène Marc, propriétaire depuis 12 ans de la boutique Au Kiosque du bas, en dénonçant l'avis d'augmentation de loyer qu'elle vient de.recevoir.Pour sa part, le propriétaire du Café suprême des Atriums, Jean-Pierre Girard, en a surtout contre l'insécurité dans laquelle il a l'impression d'être maintenu.« On ne sait pas du tout ce qui se passera ici, dit-il.On entend dire qu'il y aura des travaux, de nouveaux locataires.J'ai essayé de rencontrer la Corporation, mais ils ne sont vraiment pas ouverts à la discussion.» La Presse a pu joindre le président de la Corporation Busac, Michel Paquin, avant de rencontrer les commerçants.Il s'est limité à affirmer qu'il n'avait procédé à aucune augmentation de loyer et que seuls « certains locataires ne remplissant pas leurs obligations » avaient pu recevoir un avis d'éviction.M.Paquin n'a pas répondu aux appels répétés que La Presse lui a adressés à la suite des entrevues avec les commerçants.Cure minceur du iitii téléphonique de l'île de Montréal SOPHIE BROUILLET Bell Canada se défend bien de vouloir soutirer davantage d'argent à ses abonnés en excluant de son nouveau bottin de Montréal les numéros des résidants de la couronne nord et de la Rive-Sud, un changement qui obligera vraisemblablement plusieurs usagers à payer plus souvent 75 cents pour avoir recours à l'assistance-annuaire.Selon le porte-parole de Bell, Louis Arsenault, le nouvel indicatif régional 450 oblige la compagnie de téléphone à fractionner un annuaire qui serait autrement devenu trop épais.L'île de Montréal, la couronne nord et la Rive-Sud, qui figuraient jusqu'à maintenant dans le même annuaire, auront ainsi chacune leur propre bottin.« On était déjà très serré avec l'ancien annuaire, les gens nous disaient que les caractères étaient petits et qu'ils n'arrivaient pas à lire », explique M.Arsenault, selon qui il aurait été impossible d'ajouter le nouveau code régional aux numéros touchés sans ajouter plusieurs pages.Les abonnés ne recevront automatiquement que l'annuaire couvrant la région où ils habitent, mais pourront obtenir gratuitement, sur demande, le bottin des régions voisines.Bell justifie ce choix en invoquant des raisons écologiques et, étrangement, en soutenant que le nombre d'appels des usagers dans les régions voisines est très limité.« On appelle toujours les mêmes personnes hors de l'île, et on connaît leur numéro, allègue Louis Arsenault en prenant l'exemple des abonnés montréalais.C'est très rare qu'on cherche le numéro d'un restaurant sur la Rive-Sud.» Selon M.Arsenault, les abonnés ne seront pas non plus obligés d'avoir recours à l'assistance-annuaire plus souvent puisqu'ils pourront consulter Canada 411, un service gratuit disponible sur Internet, et parcourir l'annuaire électronique de Bell avec l'appareil Vista 350.« L'assistance-annuaire est quelque chose d'optionnel », assure-t-il, même si plusieurs usagers n'ont pas accès aux services alternatifs.La Fédération nationale des associations de consommateurs du Québec ( FNACQ ) réagit de manière mitigée au fractionnement de l'annuaire.« En un sens, c'était exceptionnel qu'un seul bottin couvre toute la région métropolitaine », estime la directrice générale de la FNACQ, Nathalie Saint-Pierre, en soulignant qu'il y a normalement un annuaire pour chaque indicatif régional, un ratio avantageux d'un point de vue écologique.Pour la FNACQ, le vrai problème est la tarification de l'assis-tance-annuaire, à laquelle elle s'est opposée par le passé et qu'elle continue de combattre en demandant que certains appels soient gratuits.« De moins en moins de gens peu fortunés ont le téléphone parce que, de plus en plus, on facture chaque petit service », déplore Nathalie Saint-Pierre, qui fait valoir des données selon lesquelles 94 % des citoyens à petit revenu utilisaient le téléphone en mai 1998, pour 97 % en mai 1996.« Soixante-quinze cents, c'est beaucoup trop cher, déclare Mme Saint-Pierre, surtout quand on nous dit que l'automatisation de l'assistance-annuaire entraîne une réduction des coûts du service.» La FNAC invite les citoyens à se plaindre du tarif du service 411, et à soutenir la plainte auprès du CRTC, auquel elle demande que l'assistance-annuaire soit gratuite dans un certain nombre de cas, notamment lorsqu'un numéro ne figure pas dans le bottin.Le père Noël arrive en ville i Le défilé de nuit du père Noël se mettra en branle ce soir à 19 h au pied de la tour du Stade olympique.Il comprendra plus de 500 participants, dix chars allégoriques tous illuminés et huit corps de tambours et clairons.Plus de 50 000 personnes sont attendues à ce cinquième défilé de nuit.Il se dirigera vers l'ouest par l'avenue Pierre-de-Coubertin, vers le sud par le boulevard Pie-IX, vers l'ouest par la rue Ontario et, vers 21 h, le démantèlement aura lieu rue Saint-Germain.Demain, un autre défilé comprenant 11 chars allégoriques se tiendra au centre-ville à partir de 12 h 30 rue Sainte-Catherine, entre les rues Atwa-ter et Saint-Urbain.Des modifications seront apportées, à certaines heures, au parcours de plusieurs lignes d'autobus à l'occasion du défilé de samedi.Il s'agit des lignes suivantes : 350, 356, 358 et 360, de minuit à 5h ; 57, de 5h à 17h ; 63, 90, 104, 108, 138 et 144, de 5h à 15h ; 150, de 6h et 16h ; 166, de 8h à 16h ; 66 et 107, de 9h à 17h ; 80, 129 et 165, de 9h à 16h ; 55, de 9h45 à 16h ; 61 et 168, de lOh à 16h ; enfin, il n'y aura pas de service sur la ligne 15 entre 9h et 16h.Les personnes qui se rendront au défilé sont invitées à utiliser le métro ; à cette occasion, il n'y aura pas de trains courts sur les lignes 1-verte et 2-orange.Un groupe de facteurs de la région de Montréal participera au défilé de samedi pour ramasser les lettres que les enfants auront écrites au père Noël.Alors vite les amis, à vos plumes, à vos crayons.dépêchez-vous de lui écrire votre lettre.Et surveillez bien les facteurs qui prendront place dans le défilé.Le père Noël aimerait rappeler à tous ses petits amis de ne pas oublier d'inscrire leur adresse de retour afin qu'il puisse leur répondre puisqu'à son âge, c'est bien normal que la mémoire lui fasse parfois défaut ! Et si vous ne pouvez aller au défilé ou y remettre votre lettre à un des facteurs présents, écrivez-lui avant le 18 décembre à l'adresse suivante : Père Noël, pôle Nord, Canada, HOH OHO.Têtes d'affiche ¦ Quatre cartes de Noël aux couleurs de la Fondation du cancer du sein de Montréal ont été commandées à l'artiste montréalaise Susan Mitchell et sont mises en vente pour contribuer à la recherche sur le cancer du sein.Coût : 1,65 $ l'unité.Renseignements: 286-2880, poste 333.¦ Au nombre des doyens de la scène politique municipale, le maire de Delson, Georges Gagné, a été l'objet d'une fête pour marquer ses vingt-cinq ans à la mairie et ses 50 années de vie publique.Natif de La Prairie, c'est en 1926 que sa famille s'est établie à Delson, qui n'était alors qu'une localité de 300 habitants.Delson compte maintenant 6800 résidants et son maire a vu ses entreprises prospérer avec la municipalité.Il partage son temps entre ses affaires et celles de ses concitoyens dont il se dit toujours à l'écoute.Mais tout était plus simple en 1949, alors qu'il lui suffisait de se rendre à l'hôtel pour rencontrer lous ses électeurs.Georges Gagné ¦ Bazar du centre d'action bénévole La Mosaïque, aujourd'hui de 9 h à 21 h, et demain de 9 h à 16 h.au centre Lajeunesse, 120, rue René-Philippe, à LeMoyne.¦ Ce dimanche, déjeuner organisé par le club Kin ( Kinsmen ) du Sud-Ouest de Montréal, au profit de L'Abri en ville, un organisme qui offre des services aux personnes atteintes de troubles psychiatriques.Le tout aura lieu de 7 h à 11 h 30, au Peel Pub, angle Sainte-Catherine Ouest et Peel.Coût : 3,50 S.¦ Les frères Daniel et Patrick Plouffe, de Ma-gog, viennent d'être consacrés « Épiciers par excellence au Canada », le supermarché Métro-Plouffe de Ma-gog ayant reçu le National Gold Award de la Fédération canadienne des épiciers indépendants.Patrick Plouffe M Une trentaine d'artistes, dont Na-nette Workman, France Castel, Geneviève Paris, Breen Leboeuf, Marc Hamilton, Claude Gauthier, et Sylvie Tremblay participeront ce soir à un spectacle au profit du refuge pour femmes Chez Doris.Présenté au Medley, à compter de 20 h, le spectacle Show au coeur, initiative du chanteur Sinbad et de son gérant Jean-Daniel Rohrer, permettra de remettre des vêtements et articles de première nécessité aux femmes dans le besoin.Coût : 10 $.Billets en vente à la porte.¦ Spécialisé dans le traitement des maladies des gencives, le dentiste Michel Couture, parodontiste associé d'un cabinet montréalais de parodontologie et d'implan-tologie ( sans services de dentisterie ), vient de recevoir le titre de « fellows-hip » de l'American Collège of Dentist.¦ Demain, conférence sur les maladies inflammatoires de l'intestin.Michel Couture offerte gratuitement par le comité médical de la section montréalaise de la Fondation canadienne des maladies inflammatoires de l'intestin.Prendront la parole: le Dr Benoît Panzini, gastro-entérologue ; Claude Duquette, psychologue ; Myriam Géhami, diététiste ; et Gilles Marc-Aurèle, pharmacien.Le tout aura lieu le samedi 14 novembre, au pavillon Hubcrt-Aquin de l'Université du Québec à Montréal ( 1255, rue Saint-Denis), local A-1850.Renseignements : 849-1707.¦ Dimanche, spectacle multicultu-rel pour juger du talent d'artistes d'ici représentant différentes facettes de la mosaïque culturelle montréalaise, offert gratuitement par le Conseil des arts du Canada.D'abord destiné aux diffuseurs de spectacles, cette série de mini-spectacles sert de vitrine aux artistes d'autres cultures.Représentations à 13 h et 23 h 30, à la Maison de la culture Frontenac.Entrée libre ( places limitées ).Renseignements : 872-7882.¦ Président et chef de la direction des supermarchés GP, Guy Pelletier ( propriétaire de treize magasins d'alimentation ) vient d'être réélu président de l'Association des détaillants en alimentation, qui re- groupe 10 000 épiciers québécois propriétaires.¦ Vendredi prochain, concert pour les oeuvres des Soeurs grises ( Accueil Bonneau, maison du partage d'Youville, Maison grise, etc.) avec le Choeur polyphonique de Montréal et l'Ensemble vocal et instrumental de la chapelle de Montréal, le 20 novembre, à 20 h, à la basilique Notre-Dame.Chants sacrés et cantiques de Noël sont au programme.Coût : 25 $(50 $ pour un siège réservé ).Renseignements : 522-4401, 932-6216 ou 465-3375.¦ La fondation Émile-Z.Laviolette, qui vient en aide aux personnes démunies de la MRC Deux-Montagnes, vient de recevoir des dons, dont un de 1000 $ des employés de Sears, de l'entreprise et sa clientèle ; un don de 627 $ fruit de la vente de lave-vitre gracieusement offert par le magasin Zellers des Galeries Deux-Montagnes ; et une somme de 400 $ résultant d'un spectacle de la commission scolaire des Patriotes.Adressez vos communiqués à: Têtes d'affiche La Presse, 7, rue St- Jacques Montréal H2Y 1K9 Denis LAVOIE I LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 13 NOVEMBRE 1998 Montréal métro attentats à l'explosif attribués aux Rockers Des motards auraient notamment voulu se venger d'avoir été expulsés du restaurant Lanni MARCEL LAROCHE Au moins cinq attentats à l'explosif survenus à Montréal au cours des cinq derniers mois, dont deux au restaurant Lanni, seraient l'oeuvre de sympathisants du gang de motards des Rockers, filiale des Hells Angels.L'arrestation de Sylvain Demers et Gino Gendron, soupçonnés d'être des artificiers amateurs frayant dans l'entourage des motards, pourrait même permettre aux policiers de la CUM d'élucider plusieurs autres crimes semblables perpétrés récemment dans la région de Montréal.En mettant le grappin sur les suspects, la police a également saisi une bonne quantité de composantes d'explosifs, de la poudre servant à la fabrication de bombes artisanales, des armes de différents calibres chargées à bloc, 4000 S en argent ainsi que des stupéfiants valant un quart de million de dollars sur le marché de la rue.Ce coup de filet a été réalisé à l'occasion de quatre perquisitions, tôt mercredi matin, dans des résidences de Montréal.Les matières explosives ainsi qu'un fusil de calibre 12 ont été trouvés au domicile de Sylvain Demers, au 4270, rue Sainte-Catherine Est, tandis que deux revolvers, l'un de calibre 25 ( muni d'un silencieux ) et l'autre de calibre 45, l'argent et la drogue \u2014 principalement des capsules d'ecstasy\u2014 ont été saisis dans le logement de Gino Gendron, au 6604, rue Casgrain, à Montréal.Longues recherches La razzia est le résultat de plusieurs mois de recherches auxquelles ont participé des enquêteurs des sections des incendies criminels, de l'antigang, de la Division des rensei- PH0T0 ROBERT MAILL0UX.La Presse Les policiers de la CUM ont réussi un beau coup de filet, avant-hier, en saisissant armes de poing, carabines de gros calibre, composantes d'explosifs et stupéfiants au domicile des suspects.gnements criminels et des policiers du projet H ARM ( Hells Angels-Rock Machine ).L'enquête s'est penchée sur cinq attentats à l'explosif survenus dernièrement dans l'île de Montréal.Le 9 juillet 1998, deux camionnettes de location, l'une appartenant à la firme Ryder garée en face du 2225, rue Le-clerc, et l'autre de la compagnie Tilden, immobilisée à l'angle des rues Desjardins et Ontario, dans l'Est, ont explosé en l'espace de quelques heures.À quelques jours d'intervalle, le 25 août et le 16 septembre, c'est le restaurant italien Lanni, situé à l'intersection des rues Sherbrooke et Préfontaine, toujours dans l'Est, qui a été la cible d'individus qui y ont mis le feu.Le dernier incident remonte au 15 octobre dernier quand une luxueuse Jaguar garée dans une ruelle, à l'arrière du bar Pégase, 1659, rue Saint-Denis, a été endommagée par une explosion.« C'est par vengeance ou par mesure de représailles que les individus ont agi, des motards ayant été expulsés du restaurant Lanni tandis que d'autres ont été impliqués dans une altercation au bar Pégase », a déclaré, hier, le commandant Douglas Huxley, responsable des crimes contre la propriété du SPCUM.« Avec l'aide du laboratoire de sciences judiciaires et de médecine légale, nous avons comparé les types de détonations dans chacun des attentats, ce qui nous a permis de les relier aux suspects », a indiqué le lieutenant-détective Michel Bonneville, de la section des incendies criminels du SPCUM.L'officier de police a cependant rappelé que l'enquête se poursuivait et que d'autres expertises étaient en cours pour tenter d'élucider d'autres attentats à l'explosif survenus au cours des derniers mois, aussi bien à Montréal que sur la Rive-Sud.Demers et Gendron ont formellement été inculpés, hier, d'une kyrielle d'accusations de possession de stupéfiants, d'armes prohibées, de composantes de bombes artisanales et de menaces de mort, au palais de justice de Montréal.Négociations intensives à l'Office d'habitation CLAUDE-V.MARS0LAIS Après toute une série de tentatives avortées ces derniers mois pour entreprendre des négociations intensives, il semble que cette fois ce soit bien parti entre l'Office municipal d'habitation de Montréal ( OMHM ) et le syndicat des cols bleus.En effet, d'après Michel Perreault, directeur du Service de gestion des immeubles, les parties se sont entendues sur un calendrier de négociations intensives qui démarre aujourd'hui pour se terminer le 21 novembre.Mercredi, le syndicat a déposé un ensemble de propositions sur les points litigieux tels les heures de travail, les salaires, la sous-traitance et le partenariat.Aujourd'hui la partie patronale devrait y répondre.Jusqu'à maintenant cinq articles de la convention ont fait l'objet d'une entente : la reconnaissance syndicale, le régime syndical, la procédure de règlement des griefs, l'arbitrage et les congés pour affaires publiques et humanitaires.Le sujet des libérations syndicales avait été écarté temporairement des discussions à la demande du conciliateur.M.Perreault a soutenu que le moment était propice pour amener les parties vers un règlement puisque le climat de violence enregistré depuis le déclenchement de la grève, le 3 août, s'était grandement atténué.Il faut cependant noter que l'injonction obtenue par l'OMHM à l'endroit des 135 cols bleus est valide jusqu'au 7 décembre.Les médecins du CHUM tiendront une journée d'étude lundi HUGO DUMAS Les médecins du Centre hospitalier de l'Université de Montréal ( CHUM ) tiendront une journée d'étude lundi, car le financement de toute la réorganisation clinique du centre soulève encore trop de questions auxquelles on doit répondre rapidement, confie un médecin du CHUM qui a contacté La Presse tard hier soir.« La régie a annoncé aujourd'hui ( hier ) des investissements au CHUM pour une année seulement.Il n'y a rien à long terme, ça soulève encore trop de questions », rapporte ce médecin qui a participé à la réunion extraordinaire du Conseil des médecins, dentistes et pharmaciens ( CMDP ) du CHUM tenue hier soir.En clair, les médecins exigent du gouvernement qu'il leur fournisse des engagements clairs quant au montage financier de toute la réorganisation du CHUM.La journée d'étude de lundi, qui doit commencer à 14h, servira notamment à se pencher sur d'éventuels moyens de pression que pourraient utiliser les médecins afin d'obtenir gain de cause.La régie régionale de la santé et des services sociaux de Montréal-Centre a annoncé hier que 60,6 millions doivent être investis de façon prioritaire au Centre hospitalier de l'Université de Montréal ( CHUM ) aussitôt que le conseil d'administration de la régie aura donné le feu vert à ce projet, le 26 novembre.De cette enveloppe de 60,6 millions, environ 10 millions doivent être alloués à l'achat d'équipements médicaux et informatiques modernes.À la mi-octobre, Québec avait assuré qu'il verserait quelque 300 millions pour la transformation de l'Hôtel-Dieu en centre ambulatoire et le réaménagement des pavillons Saint-Luc et Notre-Dame.Montant toutefois déboursé graduellement pendant les cinq ans que nécessitera le projet de réorganisation clinique du CHUM.Et pourquoi une journée d'étude lundi ?« Parce que c'est une journée fériée au CHUM et que les patients n'en souffriront pas », prétend ce médecin, qui a préféré taire son identité.La greffière de Greenfield Park reprendra son poste RIMA ELK0URI La greffière de Greenfield Park, Carole Leroux, suspendue avec solde depuis la fin septembre devant des allégations d'apparence de conflits d'intérêts, pourra reprendre ses fonctions à la Ville.C'est la décision qu'a prise hier soir le conseil municipal lors d'une assemblée extraordinaire.Le renvoi de la greffière est donc suspendu et son congé sera payé et non déduit de ses jours de vacances.Le 29 septembre, le conseil municipal avait décidé de maintenir sa décision de suspendre Mme Leroux, malgré un avis juridique qui affirme que sa relation amoureuse avec le maire Marc Duclos ne constitue pas nécessairement un conflit d'intérêts.Hier, il était clair qu'on tenait à clore ce dossier « chaud ».Seul un conseiller s'est abstenu de se prononcer sur la question.« C'est une excellente employée qui est aimée de tout le monde.Il y a d'autres questions importantes à Greenfield Park », a déclaré la conseillère Mireille Carrière de l'Équipe Greenfield Park \u2014 qui a fait élire trois conseillers sur six le 1er novembre et dont le chef est Jean-Marc Lemieux, l'ex-mari de la greffière.Le maire Marc Duclos, qui a quitté la salle du conseil lorsque cette question a été abordée, était visiblement soulagé au sortir de cette première réunion du nouveau conseil municipal.« On va enfin pouvoir passer à autre chose.Comme le budget ! » a-t-il lancé, la mine réjouie.^5 ' Pour Chacun, Il Y A Le Cadeau Parfait.Le Voici Devant Vous.Arrêtez de cherchée Rangez votre liste Le goQt irrésistiblement délectable dé Godiva provoque la même réaction «Codival Comment le saviezvous?» Arrêtez-vous dans votre boutique locale Codrva ou dans les moiteurs grands magasins.Pour commander un cadeau ou pour trouver une boutique Codrva près de chez vous, appelez nous au 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