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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1998-12-06, Collections de BAnQ.

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[" Le plus (\\ra\\ni.quotidien français d'Amérique ÉDITION DU DIMANCHE Montréal, dimanche 6 décembre 1998 115e année No 48 54 pages, 4 cahiers TAXES EN SUS _ ^ ., \u201e ^ RÉGION EST DB QUÉBEC 65 (£ / ÎLES - DB - LA - MADELEINE 1 $ / FLORIDE 1,75 $ U.S.¦ Il LES AILES Oî LA MODE /;\\î]ï.uiiriiiii ouvert de 10hà17h La Personnalité de la semaine Clément Godbout page A14 Deux pompiers de Laval ont péri dans l'écrasement de l'hélico RAYMOND GERVAIS Deux pompiers de Laval ont perdu la vie vendredi, dans l'écrasement d'un hélicoptère survenu en forêt, à une dizaine de kilomètres au sud-ouest de Saint-Michel-des-Saints, dans la région de Lanaudière.Les victimes sont Jacques Fortin, 43 ans, de Rose-mère et Yves David, 51 ans, de Laval.M.Fortin avait 18 ans de service tandis que M.David était au Service de prévention des incendies de Laval depuis 32 ans.Les deux hommes travaillaient au poste 8.Jacques Fortin laisse dans le deuil sa femme et deux enfants en bas âge, un garçon et une fille.Yves David, qui était à un an de la retraite, Yves laisse dans le David deuil sa femme ainsi que ses trois enfants, deux garçons et une fille.En compagnie d'un ami, ils se rendaient au lac Kempt, situé au nord de la réserve indienne de la Manouane, afin d'évaluer le coût des travaux de rénovation à faire à un chalet de chasse de M.Fortin.Le troisième passager, ami de M.Fortin, Jacques Desjardins, a été blessé dans l'écrasement de l'appareil.Il a été transporté, tout comme le pilote de l'hélicoptère, à l'hôpital du Sacré-Coeur.Leur vie n'est pas en danger.Hier, c'était la consternation parmi les confrères des deux Voir DEUX en A2 Jacques Fortin Presse Canadienne TORONTO Le gouvernement fédéral va lancer un plan triennal de création d'emplois pour les jeunes, doté d'un budget de 465 millions, rapportait hier le Toronto Star.Selon le quotidien, le premier ministre Jean Chrétien dévoilera ce programme à Edmonton, demain.Cette annonce surviendrait quelques jours à peine après que M.Chrétien eut déclaré, à Toronto, que la lutte contre le chômage chez les jeunes constituait l'une des priorités du gouvernement libéral.Le plan triennal, qui entrera en vigueur le 1er avril, au début de la nouvelle année financière du gouvernement fédéral, vise à venir en aide d'une façon ou d'une autre à environ un million de jeunes par année, a indiqué le Star.En- viron 380 000 d'entre eux profiteront ainsi d'une aide financière tandis que 40 000 autres pourront bénéficier d'une expérience en milieu de travail.Les employeurs auront quant à eux la possibilité d'embaucher des jeunes gens tout en profitant de subventions aux salaires versés ainsi que d'un allégement des primes d'assurance- Voir OTTAWA en A2 Le plus beau cadeau de Noël PHOTO ROBERT SKINNER La Presse Même après avoir vécu une éprouvante semaine sans trop dormir ni manger, et en dépit du long voyage en avion et du décalage horaire de huit heures, les nouveaux parents Gérald D'Entremont et Sylvie Provost ne montraient aucune trace de fatigue, hier, trop contents d'avoir enfin avec eux leur mignonne petite fille adoptive de neuf mois, Sandrine, qu'ils sont allés chercher en Quatre couples adoptent des enfants russes KARINE TREMBLAY « C'est le plus beau cadeau de Noël qu'on pouvait avoir ! On se sent comme dans un rêve.On ne réalise pas encore complètement ce qui nous arrive : on tient enfin notre fille dans nos bras.» Tout juste sortis de l'avion qui les ramenait de Russie, où ils sont allés chercher Sandrine, leur fille adoptive de neuf mois, Sylvie Provost et Gérald D'Entremont, les yeux voilés de larmes heureuses, savouraient la joie d'être devenus parents en compagnie de la famille et des amis venus les accueillir hier après-midi à l'aéroport de Dorval.Comme trois autres couples montréalais et un couple ontarien, ils pouvaient enfin serrer leur enfant dans leurs bras, après plusieurs mois d'attente et une semaine éprouvante passée en Russie.Tous âgés de moins d'un an, les cinq bébés russes, trois garçons et deux filles, adoptés par autant de familles, semblaient quant à eux en pleine forme, gazouillant et souriant en dépit du long voyage Voir LE PLUS en A2 ~ La mémoire et l'argent de l'Holocauste Une défaite RICHARD HÉTU collaboration spéciale, NEW YORK J auteur Bradford Snell s'apprête à L, s'attaquer à un tabou majeur aux États-Unis en accusant General Motors, géant de l'industrie améri-j caine et symbole national, de col-f laboration avec le régime nazi avant et pendant la Deuxième Guerre mondiale.Snell est venu à cette conclusion après avoir passé les deux dernières décennies à fouiller les archives du régime nazi et des gouvernements alliés.Il consacrera au sujet des centaines de pages dans un livre à paraître prochainement.La matière est explosive.« General Motors a joué un rôle beaucoup plus important que la Suisse dans la machine de guerre nazie.La Suisse était seulement la gardienne du butin.La GM a été une partie intégrale de l'effort de guerre allemand.Les nazis auraient pu envahir la Pologne et la Russie sans la Suisse.Ils n'auraient pas pu le faire sans la GM », a soutenu Snell dans une entrevue pu- bliée lundi dernier dans le Washington Post.La GM a nié les accusations de Snell, réaffirmant que sa filiale allemande Opel, numéro un de l'industrie automobile locale, était passée sous le contrôle nazi pendant la guerre.Au-delà des accusations et des démentis, l'enquête de Snell oblige les Américains \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 à regarder en face une réalité qu'ils ont toujours préféré oublier.Ils se sont toujours vus en héros de la Deuxième Guerre mondiale.Entre eux et les perdants, il y avait les louches, les Suisses, les Français, pas très nobles devant les fascistes.Mais la réalité est plus complexe.Adolf Hitler a eu des champions importants aux États-Unis, La Presse NEW YORK dont Charles Lindbergh, le héros de l'aviation, et Henry Ford, le Bill Gates de l'automobile.Dans le cas de Ford, l'admiration était plus que réciproque.À Munich, Hitler avait un portrait grandeur nature du baron de l'industrie américaine dans son bureau.Il le considérait comme un génie pour avoir inventé la chaîne de montage et la production de masse.Aujourd'hui, les liens entre Ford et le régime nazi font également l'objet d'un sérieux réexamen.Des avocats spécialisés en recours collectifs viennent en effet d'intenter une poursuite contre la compagnie de Détroit.Ils veulent obtenir une riche compensation financière pour les Européennes qui ont été forcées de travailler dans l'usine de Ford à Cologne pendant la guerre.À peines nourries et encore adolescentes, celles-ci ont construit des moteurs d'avion et des camions pour l'armée allemande.Une centaine d'entre elles vivent encore.Ford a embauché une armée d'avocats et d'historiens pour se défendre contre cette Voir LA MÉMOIRE en A2 difficile à avaler Le Canadien a encaissé une défaite de 4-3, en prolongation, bien difficile à prendre, contre les Maple Leafs de Toronto, hier soir au Centre Molson : il menait, en effet, 3-2 avec deux minutes et demie à faire au match quand une erreur en défensive de Brett Clark a conduit au but égalisateur de Tie Domi.To-mas Kaberle a ensuite donné la victoire à la formation to-rontoise en déjouant le gardien Jeff Hackett après seulement 34 secondes de jeu en prolongation.Les détails dans le tabloïd Sports, pages 2 à 4.391 JOURS AVANT L'AN 2000 INDEX Petites annonces index immobilier emplois C5.C6 marchandises C6, C7 C7 automobile affaires C9 Décès C5 Arts et spectacles BlàBl1 horaire spectacles B11 horaire télévision B2 Étes-vous observateur C5 Le bridge Génies en herbe C10 Le monde Feuilleton Horoscope C7 Loteries C8 Mots croisés C7.C10 C7àC9 Bandes dessinées_C6 ^ Jeune Pr83se B12 Robttaille Louis-B.B12 SANTÉ C9 La porte Stéphane A5 Sciences C10àC12 C8 Têtes d'affiche A10 A11 Tabloïd Sports À votre santé! - cahier C A2tAS - Ronald King S5 M ÉTÉ! Nuageux avec averses Max.9, min.4 Cahier Sports, page 16 Si Si Le seul spécialiste de li^ (514) 255-5244 6955, rue Jean-Talon Est Tou^prës du boul.Les Galeries /'Anjou A2 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 6 DÉCEMBRE 1998 Suites de la une Deux pompiers de Laval ont péri dans l'écrasement de l'hélico Ottawa veut créer de l'emploi pour les jeunes OTTAWA / Suite de la page Al DEUX / Suite de la page Al victimes.Le président de la Fraternité des pompiers de Laval, Mario Prévost, était sous le choc et déplorait la perte de ses deux compagnons de travail.Reconnu parmi ses confrères de travail comme un grand amateur de chasse et pêche, Jacques Fortin voulait faire des rénovations à son chalet et avait demandé l'aide d'Yves David, très habile en la matière.Les hommes avaient loué un hélicoptère à l'aéroport de Dorval et se dirigeaient vers le lac Kempt lorsque l'accident s'est produit.La cause exacte de l'écrasement n'est pas connue pour le moment, mais l'hypothèse la plus plausible le relierait à de mauvaises conditions météorologiques.Le Bureau de la sécurité des transports du Canada a ouvert une enquête afin de déterminer la cause exacte de l'écrasement.L'hélicoptère, un Bell 205 Ll, s'est écrasé dans une région difficilement accessible par voie terrestre et hier, les enquêteurs ont dû marcher en forêt durant plus d'une demi-heure avant d'atteindre les lieux de la catastrophe.À voir les débris de l'appareil, c'est presque un miracle que deux personnes aient pu échapper à la mort.Gail O'Connor, du Bureau de la sécurité des transports, a expliqué hier que l'hélicoptère était relativement bien conservé et qu'aucune pièce ne manquait.L'appareil s'est écrasé à l'endroit et l'impact a été très violent.Un hélicoptère de sauvetage Labrador des Forces armées canadiennes s'est porté vendredi au secours des deux survivants de la tragédie et a récupéré hier vers 11 h 30 les corps des deux victimes.L'appareil, basé à Trenton, Ontario, avait ramené un premier blessé vers 20 h 40 vendredi, tandis que le second a été transporté à l'hôpital vers 23 h 30.Lorsque les secouristes militaires sont arrivés sur les lieux vers 20 h, ils n'ont pu que constater le décès de deux des passagers.Les militaires avaient dû abandonner l'opération de sauvetage vendredi soir à cause de la noirceur et des conditions météorologiques défavorables.Lorsque le pilote de l'hélicoptère, qui s'est écrasé vers 14 h 40, a communiqué par téléphone cellulaire avec la Sûreté du Québec, il a dit aux policiers qu'il y avait un mort et trois blessés, dont un grave.Les deux hélicoptères de la SQ sont arrivés sur place vers 16 h 30, mais les pilotes ont été surpris par la noirceur.Un seul des hélicoptères de la police est équipé pour le vol de nuit.Les survivants ont été repérés vers 18 h 45, mais les blessés ont dû attendre l'arrivée des Forces canadiennes.Un porte-parole de la SQ a indiqué hier que la radio balise d'urgence ( E.L.T.) à bord de l'hélicoptère Bell 206 Ll, qui se déclenche automatiquement lors d'un écrasement, n'émettait qu'un faible signal.Cela pourrait expliquer qu'il n'ait pas été capté par les satellites et transmis aux Forces armées.emploi.Le chômage demeure à un niveau élevé parmi les jeunes, soit 14,5%, ce qui représente près du double de celui observé chez les adultes, selon Statistique Canada.Des sondages effectués par le gouvernement révèlent que le chômage chez les jeunes constitue l'une des principales sources de préoccupation des Canadiens, devant la question de l'unité nationale.Ces enquêtes démontrent également que les Canadiens; souhaitent que tous les gouvernements travaillent de concert à régler le problème.En février, les ministres fédéral et provinciaux du Travail doivent prendre part à*jin.forum afin de discuter d'une coordination, ac-* crue entre les différents ordres de gouverne-* ment.-> * Le plan triennal fédéral remplacera le précédent programme lancé par Ottawa l'an dernier afin de venir en aide aux jeunes chômeurs.Ce programme prend fin le 31 mars.Union sociale: Bouchard annonce ses couleurs Presse Canadienne TORONTO Le premier ministre Lucien Bouchard préviendra ses homologues du reste du Canada, mardi, qu'il rompra toute négociation sur l'union sociale si le principe du droit de retrait avec pleine compensation financière est abandonné.Selon ce que rapportait hier le quotidien torontois National Post, M.Bouchard rappellera à ses homologues cette condition sine qua non lors d'une conférence téléphonique des premiers ministres provinciaux, mardi.Des membres de l'entourage de M.Bouchard ont indiqué au correspondant du quotidien torontois à Ottawa que le premier ministre du Québec veut vraiment négocier de bonne foi l'union sociale, comme il l'a pro-* mis en deuxième moitié de la campagne électorale.On sait que M.Bouchard souhaite conclure une entente sur l'union sociale avant le ' dépôt du prochain budget fédéral, en février.J Mais, soutient-on, le premier ministre, Bouchard sera ferme sur le droit de retrait, avec pleine compensation financière, de tout nouveau programme fédéral dans la santé ou ' l'éducation, des champs de compétence pro-' vinciale.Le principe du droit de retrait avait' été entériné par les autres premiers ministres à Saskatoon, en août dernier.\u201e .- M.Bouchard, dit-on à Québec, se retirerait des pourparlers si les provinces laissaient tomber ce principe au cours des négociations avec Ottawa.Le plus beau cadeau de Noël LE PLUS / Suite de la page Al qu'ils venaient de vivre, depuis la région de Samara, au sud-est de Moscou, jusqu'au Québec.Un périple éprouvant pour les chérubins, mais aussi pour les parents adoptifs, qui ont plongé, l'espace d'une semaine, dans le bain social et économique souvent difficile de la Russie.« C'est un dur mais enrichissant voyage.On se rend compte qu'on est chanceux, ici, et qu'on vit dans l'abondance.Dans toute la Russie, ils sont au moins un demi-million d'enfants qui attendent d'être adoptés.Alors après être allé là-bas, ne serait-ce qu'une semaine, on ne revient pas avec la même vision du monde », raconte Brigitte Gagnon.Elle et son conjoint étaient déjà parents d'un petit garçon de sept ans, Alex, à qui ils ramenaient hier un petit frère russe de six mois, William.« Pour moi, le geste qu'on a fait en adoptant William est avant tout un don d'amour et de vie, qui nous apporte autant à nous qu'à lui.Je me sens grandie par ce que j'ai vu et vécu et j'espère que d'autres Québécois feront à leur tour le geste humanitaire de prendre un petit Russe sous leur aile », témoigne Mme Gagnon, qui insiste sur l'expertise de l'agence d'adoption Le nid familial au Québec, avec qui elle a fait affaire.Grâce à cette agence, fondée en 1993, plus d'une cinquantaine d'orphelins russes trouvent, chaque année, un foyer au Québec ou en Ontario.Selon la directrice adjointe de l'agence.Nadia Lutskaya, il en coûte environ 20 000 $ par couple pour adopter un enfant, incluant les billets d'avion d'aller et de retour.« Et du moment que les dossiers sont remplis par les parents, dit-elle, ça prend environ de six à neuf mois avant qu'ils ne puissent aller chercher eux-mêmes l'enfant en Russie.» Ce voyage, auquel prennent part les' deux parents adoptifs, est planifié de concert avec l'agence, qui encadre la démarche.Ainsi, sitôt débarqués en sol européen, les futurs parents sont rejoints par une équipe de l'agence, dans laquelle se trouvent des interprètes parlant français.Le lendemain de leur arrivée, les couples se rendent dans les orphelinats pour voir une première fois l'enfant qu'ils ont précédem- ment choisi et dont l'état de santé a été évalué par un médecin canadien.« Se séparer de son enfant après l'avoir* tenu dans ses bras une première fois était vraiment déchirant », confie Sylvie Provost.La journée suivante, les parents vont en cour où il adoptent officiellement leur en-* fant, qu'ils vont chercher dans les 24 heures' qui suivent.Puis, après l'aller-retour à Mos-* cou de l'un des deux parents, qui va chercher les visas nécessaires au départ, les petites fa-' milles prennent le chemin du retour, lequel prendra près de deux jours, en comptant un arrêt de 24 heures à Francfort avant le^VQl-pour le Québec.* « Pendant une semaine, c'est du condensé.Ça va vite, c'est difficile, mais j'ai vécu des moments que je n'oublierai jamais : aujourd'hui, j'ai un bébé merveilleux ! » s'est exclamée Mme Provost.La mémoire et l'argent de l'Holocauste LA MÉMOIRE / Suite de la page A l_ poursuite.Comme la GM, elle soutient que le régime nazi s'est emparé de sa filiale allemande après l'entrée en guerre des États-Unis en décembre 1941.Contrairement à la GM, cependant, elle ne nie plus avoir touché des bénéfices en retour de la production de son usine de Cologne de 1940 à 1943.Pendant cette période, selon les experts de la compagnie, ses bénéfices se sont élevés à 60 000 $, un montant que les avocats plaignants trouvent plus que suspect.Et c'est ainsi que les atrocités commises au nom du nazisme ne sont plus seulement une affaire de mémoire à préserver, mais d'argent à réclamer.Le phénomène suscite un débat de plus en plus vif dans le monde occidental, y compris chez les juifs américains.Ainsi, la semaine dernière, Abraham Fox-man, président de la Ligue contre la discrimination, la plus vieille organisation américaine de lutte contre l'antisémitisme, a dénoncé cette « industrie qui exploite la mémoire des victimes et réduit l'Holocauste à une histoire de juifs qui réclament de l'argent ».« L'industrie de l'Holocauste », pour reprendre une expression en vogue, a pris son envol dans la foulée de la campagne déclenchée en 1995 par le Congrès juif mondial afin d'obtenir une compensation financière pour les victimes du nazisme dont les avoirs « dormaient » dans les banques suisses.En août dernier, celles-ci ont promis de verser 1,25 milliard aux survivants des camps et à leurs descendants.Depuis, c'est l'avalanche des recours collectifs contre les banques, les compagnies d'assurances et les sociétés industrielles qui ont collaboré avec le régime nazi ou profité de ses crimes.Aux États-Unis, la GM devrait être la prochaine cible des avocats qui représentent les survivants de l'horreur nazie en espérant récolter des millions en commissions.L'industrie de l'Holocauste inquiète un nombre croissant de juifs américains parce qu'elle risque, à leur avis, de faire ressortir* les clichés les plus éculés à propos de leur communauté, dont la philanthropie est inégalée.Cette semaine, ce risque a même incité un commentateur juif américain, Charles Krau-, t h animer, à exhorter les 350 000 survivants des camps et leurs descendants à renoncer à* « l'argent de la culpabilité ».Dans un texte publié dans le Washington; Post, Krauthammer a écrit : « C'est une chose' de risquer de réveiller l'antisémitisme dormant dans la défense, disons, d'une cause vi-.taie comme Israël, héritière d'une civilisation détruite par les nazis.Mais pour ça?Pour l'argent soutiré de l'Holocauste ?» ! Renseignements : (514) 285-7272 Abonnement : (514) 285-6911 Télécopieur pour abonnement : (514) 285-7039 Lundi au vendredi de 6 h 30 à 17 h 30 Samedi de 7 h à midi Dimanche de 7 h à 11 h Rédaction : (514) 285-7070 Promotion : (514) 285-7100 Les petites annonces : (514) 285-7111 Télécopieur : (514) 848-6287 Lundi au vendredi de 8 h 00 à 17 h 30 Décès, remerciements : (514) 285-6816 Lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h 30 Grandes annonces Détaillants : (514) 285-6931 National, TéléPlus : (514) 285-7306 Carrières et professions.Nominations : (514) 285-7320 Comptabilité Grandes annonces : (514) 285-6892 Les petites annonces : (514) 285-6900 La Presse est publiée par: La Presse.Liée.1.rue Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9.Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuter.Tous droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.Envois de publication canadienne -Contrat de vente numéro 0531650» Port de retour garanti.(USPS003692) Champlain N.Y.12919-1518.LOTERIES La quotidienne à trois chiffres : 6-1-2 à quatre chiffres : 4-5-0-0 6/49: 4-12-15-18-19-32Compi.27 extra: 337727 L'ÎLE AUX PROCHES Précision ¦ Dans le texte coiffé du titre : Domaine des Hells en vente, en page A12 de notre numéro d'hier, une erreur s'est glissée.L'appel d'offres a été publié hier en page A35 et non vendredi comme il est écrit dans l'article.De plus, c'est 50 $ et non 20 $ qu'il faut débourser pour obtenir les documents d'appel d'offres.INTERNET Précision ¦ Une erreur s'est glissée dans l'adresse Internet accompagnant l'article sur le Groupe d'action terroriste socialement acceptable (ATSA), publié en page D24 de notre numéro d'hier.La bonne adresse est la suivante: http.//www.cam.org/atsa DEMAIN DAMS LA PRESSE Gâteries de Noël pour automobilistes ¦ En cette période où les échanges de cadeaux sont toujours nombreux, pourquoi ne pas profiter de l'occasion pour offrir des accessoires d'automobile ?Il y en a de tous les prix et de tous les goûts.Et puisque les propriétaires de voitures sont fort nombreux, on est presque assuré que le présent sera apprécié ou du moins utile.Notre chroniqueur Denis Duquet a fait ses emplettes et vous fait part de ses trouvailles dans le cahier Auto de demain.QUESTION DU JOUR Ln Presse îcnson Vous voulez vous faire entendre?Répondez à la question du jour.Pour faire connaître votre opinion, composez le (514) 285-7333; au son de la voix, faites le 1.%i Avez-vous fait un don ou projetez-vous d'en faire un aux organismes de charité qui viennent en aide aux plus démunis dans le temps des Fêtes?Élargir la Métropolitaine et y aménager des voies réservées pour les camions, est-ce une bonne idée?' À cette question posée hier, le pourcentage des réponses obtenues a été: Oui: 71 % Non: 29 % NDLR: Ce sondage maison sert uniquement à prendre te pouls de nos lecteurs et n'a aucune prétention scientifique.! -Week-end ^ guign La Société de Saint^ Vincent de Paul Vous avez le pouvoir d'aider AUJOURD'HUI LagUÎgnfjlée porte-à-porte Nous comptons sur votre générosité.Dons en argent par la poste : U ladM A* SiiniV.fveni uns/100 tMMI km.Voyez votre roiire.ionnalre pour plus de détail.Le a «Vavrpremier* sertiree d'entretien annt rttmprie.AnaUtanre routière 24 heure» Arum.Acura les concessionnaires fiables ® GALERIES ACURA ACURA DE LAVAL 7100, boni.Métropolitain Est 2500, boul.Chomedey Anjou Laval ACURA GABRIEL 4648, boul.Saint-Jean Du 1 lard -d es-Ormeaux LUCIANI ACURA 4040, rue Jean-Talon Ouest Montréal ACURA BROSSARD 9100, boul.Taschereau Brossard ACURA PLUS 255, boul.de la Seigneurie Blain ville questions sur leur occupation et les périodes de menstruation de la mère.Ils reçoivent ensuite un calendrier de 12 mois soulignant les meilleurs moments pour tenter de concevoir l'enfant souhaité.Mme Kolar, qui offre la méthode Selnas de son domicile, estime que le point fort de cette dernière est qu'elle est tout à fait naturelle.« Nous avons suscité des réactions fantastiques, dit-elle.Les gens n'arrivent pas à croire que c'est naturel, mais ça l'est.C'est basé sur Je$ cycles du corps.» La firme française Materna détient le brevet international de la méthode Selnas, dont elle assure la promotion en Europe.Selon Materna, ce produit est couronné d'un succès sans précédent.Une étude de marché menée auprès de 155 couples, lors de la première année de la mise en marché de la méthode en France, à en effet révélé un taux de réussite supérieur à 95 %.Au pays, le ministère fédéral de la Santé a décrété un moratoire sur les méthodes de sélection du sexe de l'enfant, demandant aux médecins de n'en recommander aucune.Toutefois, çe moratoire ne touche pas la méthode Selnas, qui n'est pas considérée comme une technique médicale.« Vous payez 500 $, envoyez un formulaire, et ils vous font parvenir une note dans laquelle ils vous disent quand avoir une relation sexuelle, explique un porte-parole du ministère de la Santé.Ce n'est pas une technique médicale.» loto-québec ^ 1 Btaz Tirage du 98-12-05 Blazer (ou 430ûo$) 467B474 ]; (numéros non décomposables) 98-12-01 105B050 98-12-02 284D962 98-12-03 477C963 98-12-04 148D477 Les modalitésd'encaissement des billets \u201e au verso des Wets.tn cas de disparité entre et la liste orfîoefle.cette dernière a liste 1 Chevrolet Blazer ch.iqitcjour du 1 ¦ nu 311' eetnfi a La Presse requiert les services de CAMELOTS, ADOLESCENTS ET ADULTES (avec ou sans voiture) dans les secteurs suivants; \u2022 MONTRÉAL-NORD \u2022 AHUNTSIC ; 1 i '.t Travail à temps partiel \u2022 Livraison de La Presse devant être effectuée avant \u2022 6 h 30, le matin, du lundi au vendredi et avant 8 hv ^ le week-end.S \"J \u2022\u20224 * A \"4 Responsable de la perception des abonnés.Rémunération À commission t ,4 Téléphonez à: (514)285-6911 TTXmTêf LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 6 DÉCEMBRE 1998 A 5 Les chansons de Noël Stéphane Laporte collaboraton spéciale amedi matin.Je prends mon pe-Ë[ \" lit déjeuner.En pensant au tra-^^^^ vail, à Jean Charest défait, et aux pauvres joueurs du Canadien, k^Jff ^es défaits.Quand soudain, > ^\"^^ j'entends à la radio, Sacha Distel chanter L'Enfant au tambour.C'est «Tait.Il a beau faire dix degrés dehors.Le gazon a beau être tout vert.Ça a beau être Sacha Distel qui chante.Je viens de tomber dans l'esprit des Fêtes.Quand même.Instantanément.Ce ne sont pas les annonces de Xanadian Tire, les vitrines de chez Eaton, ou les sapins en vente au coin des rues, qui allument dans mes yeux les lumières de Noël.Non, c'est quand j'entends, pour la première \"fors, une chanson de Noël.Je souris.Je me vdiS déjà.Déjà Noël.Et je cours chercher tous mes albums de Noël préférés.Ce sont toujours les mêmes.Celui de Sina-tra, celui de Streisand, celui de Marie-Mi-chêlé, celui de René Martel et celui d'André Gagnpn.Cette année, je rajoute celui de Cé- line.Bien sûr.Je les mets dans le lecteur de disques compacts.Ils vont jouer sans arrêt.Matin, midi et soir.Le problème, c'est qu'on est juste le 5 décembre.Et je vais écouter ça pendant un mois.Toujours les mêmes dix tounes.En 800 versions différentes.Mais les mêmes dix tounes pareilles : Jingle Bells, L'Enfant au tambour, Santa Clans is Corning to Town, Le Petit Renne au nez rouge.Sainte Nuit, Mon Beau Sapin, Çà bergers.Petit Papa Noël, White Xmas et Minuit, chrétiens.N'essayez surtout pas d'en composer des nouvelles.Personne ne veut rien savoir des nouvelles tounes de Noël.Celles qu'on aime, ce sont les vieilles.Celles qu'on écoutait quand on était petit.C'est sûr que rendu au 2 janvier, je vais avoir une écoeurantite aiguë de ces dix tounes-là.Les premiers accords du Petit Renne au nez rouge vont me lever le coeur.Les « param pam pam pam » de l'enfant au tambour vont me donner des boutons.Le « peuple à genoux » va me mettre à terre.Je vais jurer, que plus jamais de ma vie, je ne vais vouloir entendre ces hymnes à la quétainerie.Et puis, onze mois plus tard, le miracle va se produire.Encore une fois.Je vais être en manque.Je vais vouloir n'entendre que ça.Comme en ce moment.Je m'assois dans le salon.Tout seul.Et je les réécoute.Comme si c'était la première fois.Je me laisse aller dans mes pensées.Jingle Bells, jingle bells Jingle ail the way Oh what fun it is to ride in a horse open sleigh.Quand j'étais petit, je ne comprenais pas un traître mot de ce que ça voulait dire.Je chantais :.« Jungle Bells ! Jungle Bells ! » Je pensais que c'était une chanson à propos de Jane.La femme de Tarzan.Jungle Belle.La belle de la jungle.Je ne voyais pas le rapport avec Noël.Mais j'aimais la toune quand même.À cinq ans, pas besoin de rapport.Petit Papa Noël, quand tu descendras du ciel, Avec des jouets par milliers, N'oublie pas mon petit soulier ! Je m'interroge.Qui a écrit Petit Papa Noël ?Terry Fox ?Lucien Bouchard ?Quel enfant, rêve de recevoir pour Noël un soulier ?Un seul soulier ! C'est pas : N'oublie pas mes petits souliers.C'est : N'oublie MON petit soulier.Ça doit être au temps où les gens étaient tellement pauvres, que les parents donnaient à leurs enfants le soulier droit, à un Noël, et le soulier gauche au Noël suivant ! Mon beau sapin, roi des forêts.Que j'aime ta verdure.Une chanson d'amour à un sapin ! Faut le faire ! Les bouleaux et les peupliers doivent être jaloux ! Mais c'est une de mes préférées.Car mon plus beau souvenir de Noël, c'est quand on décorait le sapin.Toute la famille ensemble.Ma mère, mon frère, ma soeur.Et même mon père qui, d'habitude, restait toujours à l'écart, même mon père participait.C'est lui qui, à la toute fin, mettait l'étoile en haut de l'arbre.Il était le seul à être assez grand.Vive le vent, vive le vent.Vive le vent d'hiver.Une toune pour célébrer le vent ! Faut le faire aussi ! Pourquoi pas Vive l'humidité ! Ou Vive la pression atmosphérique ! Pourtant ce n'est pas la seule toune qui célèbre le vent.Toutes les ritournelles des partis politiques, qu'on a entendues durant la campagne électorale, vantant les mérites du PQ, du PLQ ou de l'ADQ célébraient, elles aussi, le vent ! Minuit, chrétiens C'est l'heure solennelle Cette chanson-là commence à dater un peu.Faudrait peut-être la réactualiser.Comme ceci : Minuit, Bouchard, C'est l'heure solennelle, Peuple à genoux ! Attetids ton ambulance, Rochon ! Rochon ! Voici le réformateur ! Non, tout compte fait, je pense qu'on va garder la vieille.Ô nuit de paix, sainte nuit.Dans le ciel, l'astre luit.Celle-là, c'est la plus belle.Je l'écoute et je pense à ma maman.Çà bergers, assemblons-nous Allons voir le Messie.Je m'interroge à nouveau.Est-ce que quelqu'un pourrait me dire ce que ça veut dire Çà bergers ?Est-ce qu'on dit Çà pompiers ! Çà polices ! Çà facteurs ?Pourquoi Çà bergers ?Qui a écrit « ça » ?Pour moi, c'est une faute de frappe.Ça devait être : Là, bergers, assemblons-nous.Et nous, comme des moutons, on répète Çà bergers depuis 2000 ans ! Quand j'entends chanter Noël.Oh boy ! Le temps passe.Ça va faire une heure que j'écoute des chansons de Noël.Assis tout seul dans le salon.Je pense que je vais continuer ma journée.Faudrait surtout pas que je m'écoeure trop vite ! Faut que je tienne le coup au moins jusqu'au 25 ! 1**7 I Ut* pompiers de Montréal sont-ils trop lents ?ANDRÉ PRATTE L£s (Sompiers de Montréal sont en 3£esu3 SUPER SOLDE DE NOËL OFFRES IMBATTABLES SUR CADEAUX ET ARTICLES MÉNAGERS \u2022 4 4 4 « I \u2022 1 I I I I Célébrités Pour plus de renseignements 285-6999 OU 285-7274 VaUitlU SenïeiLfh! vaisselle 20 pièces Cour.59.99 S Service de vaisselle CQ99S en fine porcelaine T pour 8 Cour.I49.V9 5 Service de vaisselle *| A Q99$ 118 pièces r; 'Ày Bols et assiettes des Fêtes en verre |, 1999$ .AL Cour.39.09$ Ensemble de 4 verres Hiyh Hall ou OUI Fashion Verres ballons Ensemble ae 6 Sen'ice à punch en verre.27pièces Cour. le Cour.24M < 1799$ O ut.JKL90 S La Presse Appels interurbains sans frais : 1 (800) 361-5013 f>4 BENIX > IMPUNI KMV\\KII( [tsMlNM.lKMlt ni \\l III I IHI'li .HUM llilluli I\" Il \u2022 21 ii N.mutl.«»h \u2022 Ph him.imlir ItlhPh I ;iitr\\ \\ lie |M Ml |u nhlt i du imilUui i lmi\\.\\«.iis piHiviin* limiter lr> \\\\\\ witHcv /\u2022iss/ / \\ I l \\ tu \\ia \\m, \\l \\fHl PlPfS /»/ / \\ MM// \\\\i s M UiXSIWKI MPI /s rT-if /; \\/\\/ s 7335 3213 BOUL.DÉCARIE AUTOROUTE 440 station Nlllillir ( .llUlnin | ,i\\.||,;unli lie \\ illnw nus I A6 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 6 DÉCEMBRE 1998 Les Québécois moins attirés que les autres Canadiens par les soins à domicile JEAN-FHAHÇOÏS BÉGIN -Virage ambulatoire ou non, les .Québécois semblent moins enthousiastes que les résidants des autres provinces face à la perspective de .recevoir des soins à domicile, Indique une récente enquête pancana-dienne sur les services de santé.a Selon le sondage récemment cf-fectué par la fume ontarienne Pol- Jara (anciennement Insight Canada ), 49 % des Québécois préféreraient se rétablir d'une maladie ou d'une chirurgie à la maison, alors que 44% aimeraient mieux passer leur convalescence à ji l'hôpital.Les tenants de la guérison à domicile sont certes plus nombreux au Québec que ceux qui ne jurent que par le milieu hospitalier, mais leur nombre demeure, toutes proportions gardées, beaucoup plus petit qu'ailleurs au pays.Ainsi, à l'échelle canadienne ( en Incluant le Québec ), 58 % des répondants choisiraient de retourner à la maison, alors que seulement 36 % opteraient pour l'hôpital.Les fj- Lieu de convalescence préféré Maison HOpltal 36% 44% Ne sait pas Canada; QuébecS o% 10 20 30 40 50 60% Infographie La Presse résidants de l'Ontario et de la Co- Cela dit, les avis sont assez par-lombie-Britannique ne sont pour tagés quant aux mérites respectifs leur part que 30 % à préférer l'hô- des soins à domicile et des soins pital.hospitaliers : 23 % des Canadiens pensent que les soins à domicile sont de meilleure qualité, 27 % estiment au contraire qu'ils sont moins bons, et 35 % jugent qu'il n'y a pas de différence.La majorité ( 63 % ) reconnaissent cependant que les soins à la maison sont moins dispendieux, alors que 21 % pensent qu'ils le sont davantage.Par ailleurs, huit Canadiens sur 10 sont d'avis que le gouvernement doit financer les soins médicaux à domicile, 11 % opinant en sens contraire.De plus, les trois quarts ( 75 % ) estiment que la couverture devrait s'étendre à tous les citoyens, qu'ils bénéficient ou non d'assurances privées.Quarante-neuf pour cent des Canadiens croient que les visites effectuées à domicile par des infirmières devraient être gratuites, contre 45 % pour les visites médicales et 40 % en ce qui a trait aux médicaments utilisés par des patients en perte d'autonomie.L'appui à la gratuité est beaucoup moins élevé pour les médicaments destinés aux patients en courte convalescence (31 % ), et presque inexistant pour les soins d'hygiène et autres soins pçrspn-nels ( 15 % ), sauf au QUébèc ( 29 % ).Au Québec, dans les faits, les visites médicales sont .à, la charge de l'État et les médicaments font l'objet d'un régime de co-paie-ment.Quant aux visites d'infirmières, elles sont en théorie payées par le gouvernement, mais il arrive fté-quemment que les CLSC demandent aux gens bénéficiant d'assurances de se tourner vers le secteur privé.L'Ordre des infirmières et la Fédération des infirmières du Québec réclament d'ailleurs des modifications aux lois fédérales et.provinciales afin que ces visites soient reconnues officiellement cpnune des services couverts.Le sondage, réalisé pour le compte de la compagnie pharmaceutique Merck Frosst et pour \"la Coalition des organisations Jjéné-voles nationales, a été réaliséj^OHJe le 27 août et le 8 septembre 1998 auprès de 2019 résidants -cârjâ-diens, dont 400 Québécois**!^ marge d'erreur à l'échelle *ânla-dienne est de 2,9 %, 19 fois sï$£&*$aqs donner de date.« J'ai l'im-j \"pression que Boris Nikolaïevitch ^«$t»prêt à reprendre le travail au |*Kr&mlin», a dit M.Iakouchkine.d'après AFP -Annan, bredouille :,Blc secrétaire général des Na-Nûp&s unies, Kofi Annan, n'a pas jîteiissi hier à convaincre le nu-méro un libyen, Moammar Kadhafi, d'extrader deux ressortissants libyens soupçonnés d'être impliqués dans la destruction d'un avion de ligne en 1988 au dessus de Lockerbie en Ecosse, lia toutefois qualifié ses entretiens de « fructueux et positifs »., d'après AP Palestine : violence dans les rues À Stockholm, Arafat s'explique sur le processus de paix d'après AP et AFP RAMALLAH, Cisjordanie et STOCKHOLM De violents incidents ont éclaté hier à proximité de trois villes de Cisjordanie, faisant 25 blessés, alors que Yasser Arafat exposait à Stockholm sa vision de la phase finale du processus de paix au Proche-Orient.Les affrontements surviennent au moment où les Palestiniens lancent une campagne pour demander la libération de centaines de prisonniers détenus pour activités anti-israéliennes.Sept manifestants ont été arrêtés, a annoncé la police israélienne.Des dizaines de manifestants ont jeté des pierres sur les troupes israéliennes dans les banlieues de Bethléem, Ramallah et Naplouse.Les militaires ont riposté en tirant des balles en caoutchouc et des gaz lacrymogènes.Ces incidents, qui ont duré plusieurs heures, ont pris fin avec la dispersion des manifestants.appui aux quelque 2500 Palestiniens détenus dans les prisons israéliennes qui se sont joints à un mouvement de grève de la faim depuis une dizaine de jours.Le gouvernement Netanyahu s'est engagé à libérer 750 prisonniers avant la fin du mois de janvier.Pour l'instant, il n'en a remis en liberté que 250, dont la plupart étaient des prisonniers de droit commun.Benyamin Netanyahu refuse de libérer les Palestiniens impliqués dans des attentats qui ont tué ou blessé des Israéliens, ainsi que les membres du mouvement islamique Hamas.Les manifestations se veulent un L'agitation dans les rues contras- tait avec le ton du président de l'Autorité palestinienne, qui s'est voulu conciliant mais a évité de se montrer Ùrop précis sur les questions les plus délicates, notamment la proclamation d'un État palestinien avec ou sans l'aval d'Israël.M.Arafat se trouvait dans la capitale suédoise pour commémorer le 10e anniversaire de sa première reconnaissance publique, en tant que président de l'OLP, de l'existence de l'État d'Israël, en décembre 1988 à Stockholm.Invoquant fréquemment « la logique de paix », le président de l'Autorité palestinienne a souligné que les Palestiniens et Israël devaient renoncer à la violence.« Il n'y a pas d'alternative à la résolution des différends entre les deux parties en dehors du canal des négociations.».Il a mis en garde contre des « actions unilatérales susceptibles de menacer ou de miner l'issue des négociations ».Une déclaration qui semble être une atténuation quant à une éventuelle déclaration d'indépendance unilatérale qui préoccupe Israël au plus haut point.Yasser Arafat?a déjà laissé.entendre qu'il pourrait aller jusque là le 4 mai prochain, date qui marquera, selon les accords d'Oslo, la fin de la période intérimaire de cinq années censée mener à un accord définitif quant à la cohabitation territoriale israélo-palestinienne.^ Israël vient d'annoncer la suspension de son retrait militaire de Cisjordanie prévu par l'accord de Wye, en exigeant que M.Arafat dise publiquement qu'il ne proclamerait pas unilatéralement un État palestinien.Interrogé à Jérusalem, Da^vid Bar-Ilian, le porte-parole du premier ministre israélien Benyamin Netanyahu, a réagi à ce discoursen jugeant qu'il ne s'agissait « certainement pas d'une rétractation' et qu'il ne correspondait pas à nos exigences qui sont une rétractatfpn claire et l'annonce qu'il continuera dans la voie des négociations »\u2022 u* Poursuite des combats en RDCongo Mille rebelles tués Agence France-Presse KINSHASA 83 a i PHOTO AFP Même les dieux votent à Taiwan Une vedette de la télévision taïwanaise, Liao Chun, n'a pas pris le temps de quitter son costume de dieu de la religion taoïste avant d'aller voter aux élections législatives et municipales, hier.À l'issue du scrutin, le Parti nationaliste a accru sa majorité à rassemblée législative et a repris la mairie de Taipei aux démocrates progressistes.La victoire des nationalistes est attribuée aux réticences des Taïwanais à appuyer le projet indépendantiste des démocrates.Les nationalistes favorisent plutôt le statu quo vis à vis la Chine, qui considère Taiwan comme une province rebelle susceptible d'être reprise par la force si nécessaire.Les nationalistes croient que Taiwan devrait éventuellement être réunifiée à la Chine.Plus de mille rebelles congolais ont été tuçs à Moba, dans l'est de la République démocratique du Congo ( RDC, ex-Zaïre ) par les forces loyalistes, qui ont repris jeudi cette localité située sur le bord du lac Tanganyika, a-t-on appris hier de source indépendante.Cette nouvelle intensification des combats dans l'ex-Zaïre où deux coalition d'armées, impliquant au moins sept pays, sont face-à-face est intervenue moins d'une semaine après l'engagement verbal arraché aux belligérants en majrge du sommet France-Afrique dé Paris d'une cessation immédiate des hostilités, y Selon ces.engagements verbaux, un accord « préliminaire » de cessez-le-feu devait être, signé le 8 décembre à Lusaka, en Zambie, hors d'un nouveau sommet, qui a été reporté vendredi au 14 décembre.Selon la même source, le bilan des combats à Moba ( 1600 Ion à l'est de Kinshasa ) a été établi par des employés de la Croix-rouge congolaise, chargée de ramasser les cadavres.Ce bilan n'a pu être immédiatement confirmé auprès£tle la Croix-rouge à Kinshasa.Toujours selon la même source, l'offenrfve sur Moba été menée par des troupes zimbab-wéennes, dotées de blindés et appuyées par leur aviation, et des éléments des Forces armées congolaises ( FAC ).1 La route menant à Moba depuis le sud de la province du Katanga a été rouverte à la circulation, a-t-on ajouté, sans pouvoir fournir un^i-1 an des pertes coté gouvernemental.Par ailleurs, les forces alliées au président lta-bila ont renforcé des derniers jours leur pofifti-tiel aérien en RDC en positionnant dans Pést « plusieurs » bombardiers à long rayon d'actton Sukkhoy, selon la même source, qui n'a pu préciser l'origine de ces avions.S La rébellion dément la prise de Moba ef'la perte de quelque 1000 hommes.« C'est faux-et archi-faux, a déclaré hier un important chef militaire rebelle, interrogé par téléphone par l'AFP.Us mentent et sont incapables de prouver ce qu'ils disent.Qu'ils emmènent des journaMs-tes sur place pour prouver leurs dires », a affirmé depuis Goma ( nord-Kivu ) le commandant Joseph Padiri.«tp La rébellion avait débarqué il y a environ trois semaines des troupes à Moba pour contourner les lignes zimbabwéennes, situées plus au nord de la province du Katanga et affirmé avoir pris le contrôle de cette localité après 24 heures de combats.L'Agence pour la francophonie fait peau neuve JEAN-LUC PORTE Agence France-Presse, BUCAREST L'Agence pour la francophonie, organisation intergouvernementale dont les représentants des 52 États membres sont réunis en Roumanie, a annoncé hier à Bucarest une série de mesures visant à se moderniser et à accroître son efficacité.Désormais, des économies considérables de l'ordre de un million de dollars CAN vont être réalisées dans les trois ans et permettront des accroissements correspondants des budgets réservés aux programmes, a annoncé hier l'administrateur général de l'Agence, M.Roger Dehaybe.« L'objectif était de réduire les frais de fonctionnement afin d'utiliser une part plus importante dans le financement des projets », a déclaré à)i'AFP M.Charles Josselin, le ministre français délégué à la coopération et à la francophonie.Les vingt postes actuels de directeurs de l'Agence sont supprimés et seront remplacés par 12 postes de direction axés sur les programmes.La gestion du personnel sera modifiée, à l'exemple d'une mise en place de visioconférences pour le personnel de l'agence afin d'éviter des missions onéreuses et du recours à Internet afin de communiquer entre États.Un allégement des règlements financiers a été également décidé.« L'organisation ancienne était caractérisée par sa complexité, le lourdeur de son encadrement que d'aucuns qualifiaient d'armée mexicaine.Cette réorganisation va permettre à la francophonie de gagner en efficacité », estime M.Josselin.«.l.a machine était hyper lourde car elle avait été conçue en 1970 et n'avait pas beaucoup évolué depuis.Elle subissaitles règles des institutions internationales alors qu'elle n'est qu'une PME avec seulement 200 fonctionnaires », précise M.Roger Dehaybe.Tous les délégués qui participent à la 12* Conférence ministérielle de la .francophonie estiment aujourd'hui, de façon quasi-unanime, que son secrétaire général, M.Boutros Boutros-Ghali, a donné, grâce à son charisme et à son dynamisme, une dimension politique renforcée à l'institution.La « francophonie nouvelle est en marche », avait déclaré lors de l'ouverture de la conférence l'ancien ministre égyptien des Affaires étrangères.« La francophonie était un peu essoufflée et il fallait lui donner du tonus, la faire redémarrer et c'est ce que nous avons fait grâce à cette réforme et à l'arrivée de Boutros-Ghalj », conclut M.Dehaybe.« Pour que la francophonie tôit une réalité vivante, il faut qu'elle conjugue présence culturelle, présence politique et présence économique, il ne faut pas que.la francophonie soit vécue comme *Àn souvenir mais comme un avenir», a affirmé M.Josselin.Le ministre français a souligné que la jeunesse serait un thème central lors du Dm-chain sommet des chefs d'État^He Moncton ( Canada ) en septembre 1999.1 Toutefois, selon M.Josselin, trsi M.Boutros Boutros-Ghali donne plus de visibilité à la francophonie, il ne l'a pas créée et elle existait avant sa nomination au poste de secrétaire général lors du dernier sommet de Hanoï en 1997 ».La francophonie représente une population de 450 millions d'habi-unis dont tous ne parlent pas fru-n- ___LA PRESSE, MONTRÉAL DIMANCHE 6 DÉCEMBRE 1998 _ Pinochet: réticences françaises face aux « belles âmes » Louis-Bernard Robitaille collaboration spéciale PARIS Normalement, c'est vendredi prochain que le ministre britannique de l'Intérieur, le travailliste Jack Straw, devra prendre une décision cruciale et irréversible concernant le cas de l'ancien dictateur chilien Augùsto Pinochet.À la suite de l'avis donné par la Chambre des lords, et qui dénie à Pinochet l'immunité diplomatique dont il se réclame, le ministre britannique ne peut s'opposer aux procédures d'extradition engagées par la justice espagnole qu'en invoquant des « considérations humanitaires ».Le choix est donc devenu entièrement politique.D'un côté, il y a le gouvernement chilien et, au premier chef, son ministre des Affaires étrangères, lui-même ancien réfugié de la dictature : les anciens opposants ou victimes du coup sanglant de 1973 s'opposent à ce que le vieux dictateur soit extradé et jugé en Espagne.Pour une raison unique : la préservation de la démocratie, retrouvée en 1987, face à une armée qui reste en partie « pino-chétiste » et à une forte minorité de la popu- lation ( environ 30 % ) qui, incroyablement, vénère l'ancien boucher de Santiago.De l'autre côté, on trouve les pays ( européens ) dont les opinions et les gouvernements souhaitent, avec plus ou moins de vigueur ou de conviction, que la procédure d'extradition suive son cours, et qu'à l'avenir, les dictateurs et massacreurs sachent qu'ils ne seront jamais plus totalement à l'abri du droit international.Passons sur le fait qu'au moment même où les cinq juges de la Chambre des lords se prononçaient \u2014 par trois voix sur cinq \u2014 en faveur de la procédure d'extradition, un sommet France-Afrique à Paris voyait défiler, une belle brochette de dirigeants pas vraiment adeptes du suffrage universel ( à quelques exceptions près), et en particulier un certain Laurent-Désiré Kabila, actuel maître du Congo et grand massacreur, d'abord de Hutus, aujourd'hui de Tutsis ( par dizaines et centaines de milliers, selon Amnistie internationale ).En effet, les usages internationaux ont toujours voulu que les chefs d'État, même les plus sanguinaires^ jouissent de l'immunité diplomatique tant qu'ils demeurent chefs de l'Etat.Sur le plan politique, les choses sont bien différentes, et en France même les médias sérieux et les monde politique sont à la fois réservés et divisés sur le sujet.Et les lignes de partage ne passent pas nécessairement entre la gauche et la droite.Bien sûr, il y davantage de traditions ( officielles ) de cynisme et de raison d'État à droite, ce qui fait que des magazines comme ( ic )Le Point(xc) et ( ic )L'Express( xc ) \u2014 libéraux-conservateurs \u2014 prennent leurs distances vis-à-vis du « droit et de ses chimères ».Tandis que des quotidiens positionnés à gauche comme ( ic )Le Monde( xc ) et ( ic ) Libérâtion< xc ) saluaient la décision de la Chambre des lords comme une victoire « historique » pour la démocratie et les droits de l'homme.En fait, dans la classe politique, les positions débordaient largement le clivage droite-gauche.Se trouvant sans responsabilité gouvernementale, on a vu des députés de droite, fort honorables par ailleurs, applaudir sans réserve à la décision des lordsl Tandis que le Parti socialiste, en charge du gouvernement, approuvait, mais avec le plus de discrétion possible : après tout, un premier ministre, même socialiste, se trouve obligé de serrer pas mal de mains douteuses de dictateurs de tous horizons.Le débat a donné lieu l'autre jour à la télévision de France 2, à une empoignade intéressante.Où d'un côté le partisan de l'extradition était un ( brillant et jeune ) député de droite, Patrick Devedjian.Et de l'autre .se trouvait un excellent politologue, ancien du Parti communiste et aujourd'hui directeur du journal ( ic )Courrier International xc ), Alexandre Adler.Adler, dont le père était un réfugié juif russe et un militant communiste dès la fin des années trente, se retrouvait dans le rôle paradoxal.de défenseur de Pinochet.« Mon père, membre des Brigades internationales en Espagne, s'est retrouvé en prison sous Franco, disait-il en substance.Des amis à lui ont été torturés ou fusillés.Combien de victimes et d'atrocités sous Franco ?Il n'en reste pas moins qu'à la mort du Caudillo, les Espagnols se sont empressés de proclamer une large amnistie pour les crimes franquistes.Et d'accepter à leur tête un monarque mis en place par le dictateur, lequel monarque a fortement contribué à l'établissement définitif de la démocratie en Espagne.Sur le plan moral, l'amnistie des tortionnaires est discutable.Sur le plan politique, les Espagnols ont eu raison.» Que se passe-t-il aujourd'hui ?Un juge espagnol, issu de ce pays qui a eu la « sagesse des nations » de ne pas « rouvrir une guerre civile avec des procès en série », a décidé de lancer un mandat contre le boucher qui fit tuer au moins 3000 personnes, généralisa pendant des années l'emploi de la torture, et ruina la vie de centaines de milliers de Chiliens, dont beaucoup durent s'exiler.« La réalité, dit Adler, c'est que le peuple et le gouvernement chiliens doivent être les premiers sinon les seuls à décider du sort de Pinochet.Or le gouvernement et les grands partis politiques \u2014 démocrate-chrétien et socialiste\u2014 se sont clairement prononcés en faveur d'une « amnistie » à vie pour Pinochet.Par seul souci de garantir la paix civile, de ne pas mettre en jeu la démocratie peut-être encore fragile pour des raisons de prin- .cipe.Le résultat de cette initiative très discutable d'un juge espagnol, qui prétend dicter leur conduite à d'anciennes victimes chiliennes de 1973, c'est que l'actuel gouvernement est maintenant obligé de voler publiquement au secours du général.» Il faut dire que le problème ne se serait pas posé si Pinochet n'était pas allé à Londres.ou si la Grande-Bretagne lui avait fait savoir qu'il était persona non grata sur son territoire.Avant de prétendre à la justice universelle et à la réparation des crimes commis 20 ans plus tôt, les démocraties occidentales, suggérait un commentateur de la radio publique, pourraient commencer par établir un cordon sanitaire autour des dictateurs, en tout cas des plus sanguinaires.Vaste programme, qui serait plus méritoire que les actuels cris d'indignation morale à propos d'un dictateur, qui a d'ailleurs quitté le pouvoir sans effusion de sang.Bruxelles veut réformer le rail, pas le tuer S'il ne s'adapte pas, le chemin de fer court le risque de disparaître, au profit de la route pierre b0cev Le Figaro.BRUXELLES Commissaire européen chargé des transports, Neil Kin-nock refuse de passer pour le fossoyeur du rail.« L'heure du choix est arrivée, af-firme-t-il.Soit nous relevons le défi du changement, soit les chemins de fer risquent de disparaître progressivement au profit du transport routier.» Les chiffres qu'il cite paraissent effectivement parlants.La part du marché du fret que les chemins de fer européens détenaient en 1970 était de 32 %.Elle est tombée à 14 % en 1996, dernière année de référence des statistiques communautaires.La France n'échappe pas à la règle : ses chiffres sont de 40 % et 19 % respectivement soit une diminution de moitié.À ne rien faire, insiste le commissaire britannique, les choses ne peuvent qu'empirer.« Sur les bases de l'évolution actuelle, le transport du fret par rail aura disparu dans une grande partie de l'Union européenne à l'horizon 2012, avec les conséquences que l'on peut deviner sur l'emploi », explique-t-il.Faut-il vraiment s'en étonner puisqu'un train de marchandises est crédité aujourd'hui d'une vitesse moyenne de 16 km / h pour peu qu'il ait à traverser des frontières nationales ?Le camion, lui, circule à 50 km / h.De même, Bruxelles se défend de préconiser une politique destructrice d'emplois.L'érosion des parts de marché a déjà conduit à la perte de 500 000 emplois dans le secteur ferroviaire au cours des 15 dernières années.Autrement dit, il serait grand temps que les États membres, à partir des propositions de la Commission européenne, se mettent d'accord sur une stratégie commune qui puisse assurer au rail un renouveau et, par là même, contribuer au maintien de l'emploi.Les voyageurs Pour le transport des voyageurs, la situation n'est guère plus brillante : tout en croissant de 25 %, la part de marché du rail est tombée TT\u2014\u2014 Le TGV est sans contredit au coeur de la nouvelle technologie du rail en Europe, mais cela n'empêche pas l'industrie du chemin de fer en général de connaître des jours sombres, aussi bien au chapitre du trafic passager qu'à celui du fret.de 10 % en 1970 à 6 % il y a deux ans alors même que le nombre de propriétaires de voitures a progressé de 120 %.La récente grève des cheminots a pourtant apporté la preuve spectaculaire que l'argumentaire de Bruxelles ne passe pas.Pour Sarah Lambert, porte-parole du commissaire Kinnock, cette incompréhen- sion est due pour beaucoup à des malentendus.« Il ne s'agit nullement d'un débat sur une éventuelle privatisation des chemins de fer à l'exemple de ce qui s'est passé en Grande-Bretagne », fait-elle valoir.Il est vrai que le traité de Rome interdit expressément à l'exécutif bruxellois de se mêler des formes de propriété et que la Commission n'a aucun pouvoir pour favoriser le privé au détriment du public.Qu'en est-il alors de la « libéralisation à outrance » si souvent reprochée à Bruxelles ?La Commission préconise une ouverture graduelle du marché qui est aujourd'hui captif, à l'exemple de ce qui a été fait pour l'électricité, le gaz ou encore les télécommunica- tions : à hauteur de 5 % au moment de l'adoption de la « directive » ( loi européenne ) qu'elle propose, 15 % après cinq ans et 25 % cinq ans plus tard.Mais, fait observer Sarah Lambert, « la libéralisation du transport aérien nous a pris dix ans, et pour le rail ce sera nettement plus long ».Autre « bête noire » des grévistes : la prochaine session du Conseil des ministres des transports des Quinze, le 30 novembre.Sur ce point, Neil Kinnock se veut rassurant : « La libéralisation du secteur n'est pas à l'ordre du jour cette réunion.Le seul sujet qui y sera discuté \u2014 et non décidé à cette occasion\u2014 est un paquet de mesures techniques.» Leur but est d'« harmoniser les normes techniques afin d'assurer l'égalité des conditions de concurrence entre les services ferroviaires internationaux ».Trois propositions Trois propositions sont sur la table : \u2022 L'attribution de licences d'exploitation aux entreprises ferroviaires.À terme, elles pourraient être accordées à des entreprises de fret même si celles-ci ne sont pas propriétaires de moyens propres, en matériel ou en personnel.Pour les syndicats, cela risque d'ouvrir la brèche à l'attribution de contrats par simple appel d'offres au mieux disant et donc de perturber le marché.\u2022 La séparation, au moins comptable, de la gestion de l'infrastructure et de l'exploitation des services de transport.Certains y voient un premier pas vers une privatisation des activités rentables qui laisserait aux opérateurs publics comme la SNCF le fardeau des segments les moins porteurs de bénéfices.\u2022 Une série de mesures techniques concernant les conditions d'accès au marché, les règles d'attribution des sillons ( créneaux de passage sur une voie ) et le calcul des redevances d'utilisation de l'infrastructure.Dans tous les cas, la France est à la pointe de l'opposition, suivie, à des degrés divers, par des pays comme la Belgique et l'Italie.Le nouveau gouvernement libanais confronté au défi du changement saum yassine Agence France-Presse.BEYROUTH L.équipe formée par le r- premier ministre libanais Salim Hoss apparaît comme un gou-j vernement de défis et I de changement par rapport à celui de son prédécesseur Rafic Hariri.Dans ses premières déclarations, M.Hoss a qualifié son équipe de « gouvernement de salut public et de changement ».Le quotidien As-Safir, proche des dirigeants syriens, a estimé que M.Hoss serait « confronté quotidiennement à la comparaison avec son prédécesseur » et devrait « relever le défi de réussir plutôt que de montrer les tares du passé ».« M.Hoss part avec l'avantage d'avoir pu former un gouvernement sans les ténors politiques (.) dont M.Hariri n'a jamais pu se débarrasser et qui ont grevé son action », ajoute le quotidien.M.Hoss a formé un gouvernement de 16 ministres, huit issus de la sphère politique ( notamment sept députés ) et huit technocrates, ne gardant de l'ancienne équipe de 30 ministres que deux hommes : Michel Murr et Soleiman Frangié, des alliés indéfectibles de la Syrie.Le président du parlement, le chiite Nabih Berri, principal allié de Damas, est représenté par deux députés de son bloc.Pour la première fois depuis la fin du conflit libanais ( 1975-90) aucun des seigneurs de la guerre ne figure au gouvernement, qui comprend même un ministre druze, Is-sam Naaman, auquel le chef druze Walid Joumblatt est farouchement hostile.Mais c'est au niveau économique que réside le vrai défi.M.Hoss a prôné l'austérité et un changement de cap économique dans un pays marqué par les six ans de pouvoir de M.Hariri, qui a piloté au pas de course la reconstruction de Beyrouth au prix d'un lourd endettement ( 16,6 milliards US dont près de 4 mds de dette extérieure fin octobre ).Le Liban devra tenter d'assainir ses finances et son administration lout en rassurant les investisseurs étrangers sur ses engagements s'il ) veut poursuivre son redressement économique, estiment des économistes.M.Hoss a préconisé une baisse des taux d'intérêt dont l'importance a jusqu'à présent encouragé l'épargne mais en grevant lourdement le budget.Ses orientations ont été confirmées par le nouveau ministre des Finances Georges Corm qui a appelé à « des mesures drastiques pour réduire le déficit » du budget grevé par le service de la dette.Mais le Liban a également besoin de préserver sa crédibilité pour rassurer les investisseurs étrangers.Or les principaux instruments du chantier de reconstruction de M.Hariri, le Conseil de développement et de reconstruction 3 ( CDR ), la société Solidere et le ministère des Finances, font l'objet d'accusations pour corruption.M.Hoss devra prouver que le Liban peut se passer des appuis internationaux dont jouissait M.Hariri à l'étranger.Le président américain Bill Clinton a adressé vendredi soir un message de félicitations à M.Hoss, alors que le secrétaire d'État américain à la Santé, Donna Shalala, qui effectue une visite sans précédent de quatre jours au Liban, a affirmé que le nouveau gouvernement l'avait « enthousiasmée ».Ni l'Arabie Saoudite ni la France, qui figurent parmi les principaux bailleurs de fonds du Liban, ne s'étaient prononcés samedi. LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 6 DÉCEMBRE 1998 A 13 la presse d'affleUTS parcourue par Réal Pelletier tibunc \\ht> Ecoivomist Fusions pétrolières: Rockefeller revit Washington avait contraint le milliardaire à fractionner son empire ; un siècle plus tard, Exxon et Mobil entendent le resouder En choisissant de se fusionner \u2014 une affaire de plus de 80 milliards de dollars US, la plus grande manoeuvre du genre de l'histoire économique universelle \u2014 les américaines Exxon et Mobil ont brusquement rappelé l'importance du pétrole dans un monde qui s'apprête à passer d'un siècle à l'autre par la porte de l'informatique, sans trop regarder derrière.Pour les 40 ans et plus, un John D.Rockefeller aura, avant Bill Gates, incarné le symbole de la richesse acquise en une vie et de la puissance qui s'y rattache.Jusque-là, la fortune était plutôt perçue comme une affaire dormante, un état de fait, un bien qu'on se passait d'une génération à l'autre.Rockefeller n'était certes pas le premier entrepreneur à devenir riche, mais, pétrole aidant, en pleine révolution automobile, le personnage devait acquérir une taille telle que désormais, on n'allait plus regarder « les riches » de la même façon sur cette planète.Pour un Montréalais de l'après-guerre, Rockefeller, c'était le riche d'entre les riches.Le propriétaire de Standard Oil ( d'où les lettres S.O.) avait fait des petits un peu partout.Esso exploitait ici une grande raffinerie, l'une des plus importantes usines de cet immense parc industriel que constituait l'est de l'île de Montréal, avec les salaires les plus élevés.Avec l'avènement de la télévision, « Impérial Oil » fut longtemps l'annonceur le plus en vue du peuple, puisqu'il commanditait en exclusivité les matches du Canadien, le hockey étant alors la première passion du-dit peuple.Contestation Mais la croissance de ce qui est devenu Exxon, aux États-Unis n'a pas toujours eu des allures de conte de fées.Le New York Times rappelait ces jours derniers que Rockefeller aura déclenché, dès le début du siècle, la grande bataille politico-judiciaire qui a conduit aux lois antimonopoles.Et quand l'affaire des visées monopolistiques de Bill Gates/ Microsoft a commencé à défrayer la une des pages financières ces derniers mois, le cas d'espèce historique auquel on a fait le plus souvent référence fut justement la méthode Rockefeller pour écarter la concurrence.Toute la législation antimonopo- les actuelle repose sur les pratiques commerciales de Rockefeller qui, en 1911, a été contraint de fractionner sa Standard Oil en 34 unités, le législateur invoquant des restrictions au commerce déraisonnables, contraires à l'intérêt public.Près d'un siècle plus tard, l'annonce d'une fusion Exxon-Mobil est une tentative de refaire un peu de l'unité d'aman, mais les conditions de ce marché ont changé radicalement.Quand les services du département américain de la Justice se pencheront sur le dossier, ils y découvriront une incroyable complexité.La justice devra établir sous des milliers d'angles en quoi le fait de devenir plus gros pour ces deux pétrolières n'entrave pas une liberté de commerce dont finalement le consommateur ferait les frais.Une enquête Plus que de l'essence à la pompe, c'est d'une multitude de produits et de sous-produits du pétrole qu'il s'agit.On devra ensuite évaluer l'impact de cette fusion sur des centaines de micro-marchés de ces produits.C'est tout le circuit des stations-service qui est en cause, mais également les réseaux de pipelines, l'utilisation des bateaux, les raffineries régionales, l'impact sur l'industrie du gaz naturel, l'exploration pétrolifère, etc.Et géographiquement, les enquêteurs devront aller quérir des expertises aussi bien dans bon nombre d'États américains que dans des contrées aussi éloignées que l'Europe et le Japon.Lee Raymond, président du conseil de Exxon et patron éventuel du groupe fusionné, avoue bien candidement qu'il serait « absolument renversé, quoique agréablement surpris » si les autorités ne les contraignaient pas à se départir de certains biens.Le bras de fer est enclenché.Exxon et Mobil ont confié leurs dossiers à deux des plus importants cabinets d'avocats de Washington.Celui de Exxon est dirigé par.un ancien patron de la division antimonopoles du département de la Justice, Me Charles Rule ; Mobil a confié son dossier à Mc Janet McDavid, prochaine présidente de la division des lois antimonopoles à l'Association du Barreau des États-Unis.Les jeux de pouvoir ici, typiques de Washington, sont passionnants.Me McDavid se trouve être une ancienne élève, à l'université George- town, de M« Robert Pitofsky, actuel président de la Commission du commerce à Washington.Tant Mc McDavid que Me Pitofsky ont fait partie de l'équipe de transition du président Clinton, à son arrivée à la Maison-Blanche, en 1992.Mais la guerre n'est pas strictement judiciaire : Mobil et Exxon ont investi chacune 5,3 et 5,2 millions dans des activités de lobbying en 1997.Pourquoi la fusion Par ailleurs, des milieux finan- ciers se réjouissent de l'annonce de cette fusion, même si l'impact ne s'est pas fait sentir en Bourse à ce jour.Ils y voient par exemple un renforcement de la position des intérêts américains face à l'OPEP ( l'Organisation des pays exportateurs de pétrole ), déjà sérieusement ébanlée par la chute radicale des prix du brut : 11 $ le baril \u2014 une baisse de 40 % cette année \u2014 alors qu'il frisait le 40 $ le baril à un moment donné dans les années soixante-dix.Fiers de leur indépendance pétrolière jusqu'à il y a peu, des pays comme l'Iran, l'Algérie et les Émirats en sont venus à manquer de ressources et contractent désormais des ententes mixtes avec les grandes pétrolières; l'Arabie Saoudite, Koweït, voire l'Irak, se disent disposés à faire de même.Une consolidation du type Exxon-Mobil dans pareil contexte, estime un analyste dù New York Times, est de nature à ramener les grandes pétrolières à une part du niveau de puissance qu'elles exerçaient sur les pays producteurs dans les années cinquante.C'est encore là que, pour les grandes pétrolières, l'extraction pétrolière coûte le moins cher.( Qu'on pense aux coûts à Terre-Neuve, par exemple.) Au plan intérieur, les analystes s'entendent pourtant pour dire que la fusion Exxon-Mobil relève davantage d'une volonté de réduire des coûts de production que! d'autre chose.Au seul chapitre de; l'emploi, la force combinée desdeux entreprises s'établit actuellement à 122 000 personnes ; la fusion ferait disparaître quelque 10 000 postes, selon le quotidien International Herald Tribune.La fusion détruirait aussi des postes de cadres et entraînerait la fermeture de raffineries et la vente de biens immobiliers, renchérit le Washington Post.L'hebdo The Economist entrevoit de son côté des économies de coûts de production de 4 milliards, advenant la fusion.Un chiffre fabuleux, mais qui n'est que normal par rapport à la taille des entreprises concernées.Exxon-Mobil, c'est une capitalisation additionnée de 238 milliards US, contre 161 mds pour Royal Dutch-Shell et 148 pour BP/Amoco, autre fusion en devenir.Les ventes de ces trois pétrolières ( virtuelles ) de tête pour 1997 auraient représenté respectivement 182, 122 et 104 milliards de ventes.Celles de la française Total, et-de la belge Petrofina que la première est en voie d'acheter, auraient atteint 46,5 milliards.Temporaires ¦ C'était une mode, c'est devenu une institution : les emplois dits « temporaires » et la sous-traitance individuelle pullulent aux États-Unis.La beauté de l'affaire pour l'entreprise, c'est qu'on s'en débarrasse en un tournemain et qu'ils sont moins coûteux.Surtout que dans le cas d'employés temporaires, les entreprises s'abstiennent de contribuer à leur caisse de retraite.C'est sur ce point que le Département du travail des Etats-Unis a décidé de poursuivre deux géants, Microsoft et Time Warner, qui s'adonnent à coeur joie à l'embauche de travailleurs temporaires.Des causes qui pourraient signifier des arérages considérables pour nombre d'entreprises.Chez Microsoft, les « temporaires » sont suffisamment nombreux \u2014 6000\u2014 pour avoir amorcé un \u2022MTOt»ni de syndlcallsatioi »r Busi Il st trouve qut i turs embauche* * igen ces J».placement aux États-Utua occupent le même poste depuis plus d'un an actuellement.Reste à voir si les juges réussiront, au regard des lois, à définir ce qu'est un emptyi « temporaire ».Œhe Gaston tôlobc Imaginaires ¦ Les espoirs, nés de la crise du pétrole des années soixante-dix, de voir le covoi-turage faire baisser la circulation automobile paraissent avoir tenu de l'imaginaire plus que de la connaissance de la nature humaine automobiliste.Pendant que Québec jongle encore avec l'idée, des États américains voisins déchantent.Le New Jersey avait touché des fonds fédéraux pour aménager des voies réservées au covoiturage le reliant à New York ; il pourra reconvertir certaines de ces voies, presque inutilisées, sans devoir rembourser Washington, écrit le Boston Globe, ce qui peut entraîner un mouvement général dans le pays.Dans l'État de New York, on constate aussi un phénomène de désaffection pour les voies réservées au covoiturage sur le Long Island Expressway, note le New York Times ( notre photo ).Des éco-»-f sus du Sierra t lub sont mécontents: .m piii.se ainsi soulage! les autres voies d autoroute ; en fait, ça ne fera qu'une voie engorgée de plus.D'autres estiment que les fonds fédéraux investis dans le co- Ïoiturage auraient mieux servi aux trains e banlieue.{ Calvaires ¦ Un pays comme le Canada s'en est glorifié, une femme a reçu un prix Nobel : tout le monde est heureux qu'une lutte soit engagée contre les mines antipersonnel à l'échelle de la planète.Mais un rapport promis pour février est de nature à rafraîchir les ardeurs à ce propos : Pro-Victimis, une fondation privée suisse, écrit le Sunday Telegraph, de Londres, aurait établi que les agences internationales auraient outrageusement exagéré le nombre de ces mines meurtrières en sous-sol.Un rapport des Nations unies a établi à 110 millions le nombre de ces mines à la traîne sur la planète, mais le chiffre réel n'atteindrait même pas deux millions, si on en croit la fondation, qui est en contact avec des agences de déminage.Dans le cas de l'Angola, la Croix Rouge avait cru identifier la présence de neuf millions de mines Un Bruant».|ui engagé dans le déminage dans et pd>s a calculé qut pareil stock aurait supposé que quatre jumbo jets chargés de mines antipersonnel arrivent en Angola chaque jour pendant 20 ans.Le traité d'Ottawa sur l'interdiction de ces mines entre en viguj^ir en mars.£(jc INctti ||ork Stmca Funiculaires ¦ Voici un projet qui n'échappe certainement pas à Hydro-Québec, l'un des grands transporteurs d'électricité dans le monde.Une ligne supraconductrice de transport d'électricité sera mise à l'essai à Détroit vers le milieu de l'an 2000.Le test ne se fera que sur une distance de 400 pieds, mais des chiffres la concernant sont ahurissants : la ligne supraconductrice n'aura besoin que de 250 livres de ce fil aux propriétés révolutionnaires alors que le fil utilisé couramment requiert 18 000 livres de cuivre.Le secrétaire à l'Énergie des États-Unis, Bill Richardson prédit que ces nouveaux alliages supraconducteurs permettent d'envisager des économies nationales de l'ordre de 6 milliards de dollars US par année.Déjà des tests sur une cinquantaine de mètres se sont révélés concluants, a indiqué au New York Times un expert en supraconductivité de la Electric Power Research Institute.sorte d'IREQ située à Palo Alto, en Californie.Le principe de la supraconductivité est connu depuis 1911, mais les recherches sur son application stagnaient depuis dix ans, en dépit d'une percée Importante sur de nouveaux alliages réalisée par deux Prix Nobel; en 1986. A 14 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 6 DÉCEMBRE 1998 La de la semaine H n 'est pas de succès qui se mérite s'il n 'est construit sur l'excellence La Presse André Desmarais président du conseil d'administration Roger D.Landry président et éditeur Claude Masson éditeur adjoint Marcel Desjardins directeur de l'information Alain Dubuc éditorialiste en chef SUR LA SCÈNE DE L'ACTUALITÉ / SEMAINE DU 6 décembre 1998 \u2022 \u2022 \u2022 R03EHTMA1U0UX.U Presse « Dès le début, j'ai été secrétaire correspondant.Je m'occupais des accidentés du travail.Je me souviens d'avoir envoyé des lettres à Maurice Bellemarre, qui était le ministre de l'époque ! Et aussi du premier grief que j'ai perdu.Il s'agissait de quelques cents de plus ou de moins, mais j'étais humilié ! » Clément dbout JEAN-PAUL SOULIÉ En annonçant qu'il prenait sa retraite à la fin de novembre dernier et quittait la présidence de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec ( FTQ ), Clément Godbout mettait un terme à 40 ans de vie syndicale active.Quarante années complètes, à partir de sa première descente dans la mine de Normétal, en Abitibi, alors qu'il avait à peine 18 ans et découvrait en même temps travail et syndicalisme.Le jeune homme allait rapidement gravir les échelons, effectuant en même temps un tour complet des régions industrielles du Québec.Clément Godbout avait été élu au poste de président de la FTQ en 1993 et réélu en 1995.Il a été pendant deux ans le secrétaire général de la centrale qui regroupe actuellement près d'un demi-million de membres, et en a été vice-président pendant dix ans, de 1981 à 1991, alors qu'il était directeur québécois du Syndicat des métallos.Depuis sa fondation, il y a 15 ans, il était membre du conseil d'administration du Fonds de solidarité ( FTQ ), et membre du comité exécutif du Congrès du travail du Canada ( CTC ) et du conseil exécutif de la Confédération internationale des syndicats libres ( CISL ).La Presse salue la brillante carrière de Clément Godbout et son départ de la vie syndicale publique en le nommant Personnalité de la semaine.À 59 ans, en grande forme, skieur, chasseur et pêcheur, l'ancien président de la FTQ n'a pas encore eu beaucoup de temps pour faire des projets.« Il reste encore quelques dossiers à suivre, mais je veux prendre mes distances.C'est au tour des autres.Moi je vais me reposer, avec Lorraine ! Nous sommes mariés depuis 1961.On va apprendre à se connaître un peu mieux ! » Pour Clément Godbout, raconter sa vie, c'est aussi raconter celle de toute sa famille, depuis l'arrivée de ses parents à Palmerolle, village de 2500 habitants sur les bords du lac Abitibi.Son père avait acheté une terre fertile, beaucoup plus que ce qu'il avait quitté en Beauce.Il avait vendu le bois, défriché, monté son troupeau laitier.« Mes parents se sont mariés le 27 juin 1938.» Dans les villages autour, il y a des oncles, cultivateurs eux aussi, à La Reine, où Lorraine Lefebvre, son épouse, est née.Clément est l'aîné de neuf enfants.Il va à l'école du village, puis au collège des oblats de Rouyn.Quand il entre à la mine \u2014 l'argent est rare, il faut travailler\u2014 il sera tout de suite promu aux écritures du syndicat naissant.« C'était dur ! Je me souviens de la grève des Roumains ! Ils avaient tous été expulsés du pays.» Clément fera la campagne de syndicalisation du sanatorium de Macamic, à 30 km au sud de Normétal, où on soignait la maladie de l'époque, la tuberculose.« Il y avait les syndicats catholiques, et les autres.Nous dérangions beaucoup, y compris les gérants de caisses populaires.Quand j'y pense ! Déjà 40 ans ! » « Dès le début, j'ai été secrétaire correspondant.Je m'occupais des accidentés du travail.Je me souviens d'avoir envoyé des lettres à Mau- rice Bellemarre, qui était le ministre de l'époque ! Et aussi du premier grief que j'ai perdu.Il s'agissait de quelques cents de plus ou de moins, mais j'étais humilié ! » « C'est comme ça que j'ai connu le Syndicat des métallos.On m'envoyait suivre des cours de formation , avec des représentants de la dizaine de mines de la région.Et en 1965, il y a eu la formation par l'Université de Montréal du Collège canadien des travailleurs.J'ai été sélectionné avec 150 autres.À ce moment-là.Lorraine et moi étions mariés, et la première de nos deux filles était née.Un des premiers livres que j'ai lu était Le Travail m miettes, de Raymond Aron.C'est au Collège que j'ai réellement commencé à lire.» « Toutes les conditions pour mon départ étaient réunies, il fallait se décider!» Mais il n'y a pas que les livres.Son beau-père, avec il aime tant aller à la chasse et à la pêche, meurt après qu'une charge de dynamite lui eut explosé à la figure, à la mine Normétal.Clément, à 24 ans, est élu président du Conseil régional des métallos, et à 26 ans, il est permanent.Pat Burke, directeur des métallos du temps, lui dit un jour : « Je vais avoir un oeil sur toi ! » Même s'il ne parle que très peu l'anglais, il est envoyé à Valleyfield, près de Montréal, où un local des métallos est en difficultés.« On a pris notre télé, le siège de bébé de Chantai, et Lorraine et moi on est partis pour Valleyfield.» En 1965, il est à Chibouga-meau.« C'était dix mois plus tard.Lorraine est enceinte de la petite Caroline.Ensuite nous avons rejoint Théo Gagné à Rouyn-Noranda.» En 1969, il demeurera pendant six mois dans le même appartement qu'Emile Boudreau, « le penseur des métallos », et commencera ce qu'il considère comme « l'expérience de sa vie », de 1969 à 1977, sur la Côte-Nord.C'est durant cette période qu'il va négocier avec Brian Mul-roney, alors grand patron de l'Iron Ore, et qu'il va se présenter aux élections provinciales dans le comté de Duplessis sous la bannière du PQ.La suite se sa carrière est bien connue.Clément Godbout passera 17 ans au bureau de direction de la centrale.Aujourd'hui, M.Godbout ne souhaite pas revenir dans la vie publique.-« Je veux voir pousser la verdure, voir la nature comme quand j'étais enfant, sur la ferme de mon père, mais sur mes deux acres de terrain, au bord de la rivière Acadie, près de Montréal.En avril, je vais aller avec Lorraine passer un mois dans le Sud.J'ai longtemps géré la vie des autres, je vais essayer de gérer la mienne.» « Toutes les conditions pour mon départ étaient réunies, il fallait se décider ! » Mais il restera attentif aux nécessaires changements à venir.« Pensez aux travailleurs autonomes : il y en a 550 000, dont 65 % sont en difficulté ! Il va bien falloir penser à eux.» BANQUE NATIONALE Encore plus que du talent, de l'intelligence, même du génie.autrement l'excellence naît de l'effort.Hydro Québec y} loto-québec ».' I Salut Bonjo du lundi au vendredi de 6 h à 9 h '7iv - ¦ ; Chaque lundi a 8 h 35, Guy Vlou^rain s entretient avec la personnalité m m de la semaine TVA "]
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