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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Zap
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1998-12-06, Collections de BAnQ.

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[" Cahier Bv Montréal, dimanche 6 décembre 199B ¦quel livres vidéos jeux Ion .mais de la musique de Noël en masse omme chaque année, le temps des Fêtes apporte son lot de disques de Noël: dans le tas, il n'y a pas que des cadeaux.Nos critiques ont écouté pour vous une quarantaine de disques de tous styles: classiques, jazz, pop, country, etc.Messiah: The Complète Choruses, de l'ensemble torontois Tafelmusik, émerge clairement de la masse, notre collègue Claude Gingras lui donnant le maximum de cinq étoiles: «chorale impeccable d'expression et de diction».Dans la catégorie pop, Céline Dion, qui débarque au Centre Molson lundi soir, ne frappe pas trop fort avec son Thèse are Spécial Times, déjà vendu à 7 millions d'exemplaires mais qui «sent le vite fait», écrit La culture a la maison livres ) Verglas, dites-vous?Vous avez finalement le goût de revoir les pylônes électriques , genoux plies tels des géants vaincus; de majestueux arbres centenaires courber l'échiné sous un poids qui n'était pas celui des ans; revoir les paysages figés de glace et de froid?C'est ce que permettent plusieurs livres qui retracent, en images et en mots, cet épisode unique \u2014 souhaitons qu'il en demeure ainsi \u2014 de l'histoire de nos hivers.(M.page B5 Vous aurez plus de chance dans le jazz où Alain Brunet, malgré certaines réserves, a bien aimé le Buon Natale AU'italiana d'Emilia Longo avec le Trio François Bourassa\u2014jamais entendu d'«italo-lounge»?\u2014 et le Christmas de l'immuable George Shearing.Ding! Dong! C'est Mononc George! Par contre, écrit Richard Labbé, il faut avoir entamé sérieusement la caisse de 12 pour apprécier la revue de 1998 par Mononc Serge: la recette s'use.Notre spécialiste du rock, par ailleurs, recommande hau-tement \u2014 quatre étoiles \u2014 le Holiday Songs and Lullabies de Sha wn Col vin et les 12 Songs of Christmas d'Etta James.Pas de neige, mais de la musique en massé! ¦m pages BG et B7 I us vraies que nature Les vedettes virtuelles font un malheur télévision ) Les règles du jeu Les Règles du jeu, à Télé-Québec, est un magazine d'information animé par Anne-Marie Dussault qui fait bande à part dans le monde de la télé où les affaires publiques s'apparentent de plus en plus aux variétés.L'émission nous entraîne dans les coulisses des événements pour mieux décortiquer l'actualité._I pige B2 Trois mégalog iciels Cette année, les amateurs seront comblés puisque les trois plates-formes, Nintendo, PlayStation et PC offrent pour Noël un produit marquant le retour de leur vedette respective: Zelda (Nintendo 64), Lara Croft ITomb Raider III (PC) et Crash Bandicoot 3 (PlayStation).Cette triple sortie est d'autant plus excitante qu'il s'agit de la troisième ou quatrième version de ces jeux-vedettes qui bénéficient ainsi d'un haut degré de maturité et d'expérience.ANDRÉ MONDOUX, collaboration spéciale ous savez comment faire la différence entre un utilisateur de PC conventionnel et un amateur de jeux?Le premier vous parlera de ce qu'il y a dans sa machine, processeur, mémoire, etc.Le second partagera avec vous le plaisir que lui ont procuré ses jeux favoris.Avec l'informatique, la technologie passe bien souvent en premier.Dans le monde des jeux, la techno s'efface devant la qualité ou l'attrait des jeux individuels.Voilà pourquoi le monde des jeux compte une foule de vedettes ou de mascottes.Qu'il s'agisse de Super Mario (Super Nintendo), Sonic (Sega), Crash Bandicoot ?(PlayStation) ou de Lara i Croft (PC), elles galvanisent les troupes et portent bien haut l'étendard d'une plate-* forme de jeux.Plusieurs de ces jeux vedettes sont devenus l'objet de véritables cultes populaires, comme en témoigne l'engouement dont jouissent en ce moment Zelda 64 et Tomb Raider 177.Bien souvent, ce sont les amateurs eux-mêmes qui allument des foyers de dévotion, notamment par la création de sites Web dédiés à leurs jeux favoris.Seulement pour Tomb Raider, par exemple, on dénombre plus d'une centaine de sites Internet voués aux exploits de l'héroïne Lara Croft.et à ses courbes explosives! De toute évidence, les fabricants de jeux ont tout intérêt à cultiver la dévotion des amateurs inconditionnels.Ainsi, c'est maintenant la norme dans les stratégies de marketing de créer un site officiel afin de favoriser le lancement d'un jeu.Ces sites permettent aux amateurs de se procurer les incontournables saintes reliques comme l'économiseur d'écran du jeu, des images ou des versions de démonstration et les produits dérivés A ¦ (casquettes, T-shirts, tasses) que l'on pourra se procurer à la boutique du site.En prime, lorsque le jeu tardera à venir, gageons que les nouvelles quotidiennes ou hebdomadaires diffusées sur le site officiel sauront transformer la déception en anticipation excitante.Cette stratégie connaît son apogée avec la version Nintendo 64 de la populaire série de jeux Zelda.Annoncée il y a près de deux ans, The Legend of Zelda: Ocarina of Time a fait l'objet d'une campagne savamment orchestrée.Un mois avant sa sortie officielle, une bande-annonce dévoilant des extraits du jeu a été visionnée dans plus de 11 000 salles de cinéma.Quelques jours avant l'arrivée officielle du jeu sur les tablettes, plus d'un demi-million de personnes avaient versé un acompte pour se réserver un exemplaire de Zelda 64.En quelques jours, les stocks ont été épuisés, et Nintendo a dû produire en vitesse plusieurs centaines de milliers d'exemplaires additionnels.D'ici Noël, Nintendo estime qu'il se vendra plus de 2,5 millions d'exemplaires et que ce chiffre augmentera à plus de 5 millions en janvier prochain.Zelda 64 bat donc tous les records de l'industrie.Rencontrez donc Lara! Parfois, le culte du jeu devient celui de la vedette et nul jeu ne peut rivaliser avec le phénomène Tomb Raider à cet égard.L'héroïne t si populaire que le jeu est désormais connu par ^;son nom: «Les aventures de ^Lara Croft».Initialement, le jeu s'est taillé une réputation grâce à sa combinaison d'action rapide et de graphiques 3D.Cependant, le personnage j de Lara Croft a pris d'assaut le monde des jeux avec une telle fougue qu'il est devenu un symbole culture!, comme les autres vedettes populaires de notre société.L'aguichante jeune aventurière a fait la une de plus de 80 magazines et journaux, dont USA Today et Time Digital; rien de moins.Elle s'est même retrouvée en compagnie de Bill Gates et Steve Jobs sur la liste des cyberpersonnalités du Time Digital et Leonardo DiCaprio, U2, les Spice Girls et Douglas Coupland ne sont que quelques-uns de ses admirateurs les plus connus.La mise en marché des jeux de la série Tomb Raider mise donc sur cet engouement.Lara y est présentée comme une véritable personne: née le 14 février 1968, fille de Lord Henshingley Croft, elle mesure 5'8\" (mensurations : 38-24-34) et a un faible pour les pistolets Uzi de 9mm.La stratégie a porté fruit: à ce jour, en moins de deux ans, plus de 9 millions de copies de Tomb Raider I et II ont été vendues.Une puissante industrie Pour bien des gens, cet engouement réel pour des vedettes virtuelles peut sembler puéril.Cependant, le phénomène révèle à quel point l'industrie des jeux est devenue puissante et influente.Depuis plusieurs années, elle génère plus de revenus que la mythique industrie américaine du film.Signe des temps, alors qu'il y a deux décennies les produits étaient dérivés des films, c'est aujourd'hui l'inverse: le film à gros budget Lara Croft fera son apparition sur nos écrans à la fin de 1999.Et bien sûr, le site Web du film vous aidera à patienter d'ici là, en maintenant le suspense quant à savoir qui incarnera le rôle de Lara, quel en sera le scénario, où seront les séquences filmées, qui.Robert Brisebois VAmour c 'est tout 9 le hasard 4^1 .M____ Une intrigue généreuse et sentimentale, une langue tapissée d'humour et d'ironie 04.1 9 cm autre cwse -Levesque Ouest, bureau ! 100, Montréal H3B 1P5 (514) 396-r151 B2 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 6 DÉCEMBRE 1998 télévision Les Règles du jeu : l'envers du décor SUZANNE COLPRON Vous en avez peut-être entendu parler : Pierre Légaré, le plus intellectuel de nos humoristes, y livre un éditorial chaque semaine.Les politiciens, la délation, les musiciens de l'OSM, les joueurs de baseball.Cette émission, c'est Les Règles du jeu , diffusée le mercredi, à 20h, à Télé-Québec.Un magazine d'information animé par Anne-Marie Dussault qui fait bande à part dans le monde de la télé où les affaires publiques s'apparentent de plus en plus aux variétés.Les Règles du jeu nous entraîne dans les coulisses des événements pour mieux décortiquer l'actualité.Les sujets ne sont pas toujours « vendeurs » au sens où l'entendent les télédiffuseurs avides de cotes d'écoute, mais bien souvent intéressants et pertinents.On y parlait cette semaine de la technologie de l'underground, des jeunes sans le sou qui marient l'informatique à la musique.« On fait des choses que les autres ne font pas, dit l'animatrice.On ne le fait pas parce que Cest vendeur.On le fait parce que c'est intéressant.On n'est pas obsédés par les cotes d'écoute.» Le meilleur exemple, c'est le lobby des producteurs de porc un reportage bien fait sur les moyens mis en oeuvre par les producteurs pour obtenir gain de cause auprès des gouvernements.Dans les faits, il s'agit d'un groupe parfaitement organisé et hiérarchisé qui fonctionne comme une machine électorale bien huilée.« Notre mandat, poursuit Anne-Marie Dussault, est de définir les règles du jeu.On veut expliquer les stratégies du pouvoir, les tractations de coulisses et les vrais enjeux des événements politiques, sociaux ou culturels.» Après une demi-saison, l'équipe est relativement satisfaite du résultat même si les cotes d'écoute sont plutôt décevantes.L'émission, rediffusée le dimanche, à 15 h, attire une moyenne de 70 000 téléspectateurs.De bien petits chiffres pour d'aussi bons résultats.Il faut dire que Télé-Québec n'a pas les moyens de se payer de la publicité.Cette année, deux seules émissions ont droit à un peu de visibilité : Les Choix de Sophie ( 47 000 spectateurs ) et Improvis-simo ( 87 000 ).« Je suis plus heureuse que je l'aurais anticipé », ajoute Mme Dussault, qui a décroché le prix Gémeau de la meilleure animatrice pour une série d'information ou émission spéciale d'information, fin septembre.Chaque semaine.Les Règles du jeu présente deux reportages sur des sujets variés : les bébés du VIH, le business du show sur les coulisses de Notre-Dame de Paris, la fatigue des pilotes, des entrevues avec des artistes ou des chefs de parti en campagne électorale.Les deux reportages sur les coulisses du Notre-Dame de Paris étaient particulièrement réussis.On y découvrait un Luc Plamondon passionné, homme d'affaires touche-à-tout, aimé et même adoré de plusieurs chanteurs.L'émission, produite par Télé-Vision, propose également une entrevue avec une personnalité du milieu culturel, sportif ou politique.Cette semaine, c'était Micheline Charest, la 19e Anne-Marie Dussault, l'animatrice des Règles du jeu, et son «éditorialiste», l'humoriste Pierre Légaré.femme la plus puissante de l'industrie du cinéma et de la télévision, selon le Hollywood Reporter .Mme Charest, pour ceux qui l'ignorent, est à la tête de Cinar, une boîte de production d'émissions pour enfants vendues dans le monde entier.Les entrevues durent systématiquement 12 minutes.Pour certains, c'est long.Mais pour Anne-Marie Dussault, c'est trop court.Outre les reportages, des flashs d'information viennent ponctuer l'émission avec des nouvelles brèves, sociales, culturelles ou scientifiques, provenant de partout dans le monde.Sans oublier les deux minutes de Pierre Légaré, une réflexion philosophique qui n'a rien de drôle mais qui atteint souvent son but.On pourrait facilement la retranscrire dans un journal.Un mot en terminant pour souligner la très belle présentation graphique de l'émission, réalisée par Jean Leduc et Boris Design.Branché : l'affaire Lewinsky ¦ Branché, la première émission de télé au Canada à avoir affiché sa présence sur le Net, propose aujourd'hui un reportage sur la machine à rumeurs de Pierre Bourque ( à ne pas confondre avec celui qui a donné son nom à un parti ).On a tous entendu parler de l'affaire Le-winsky-Clinton.Mais on n'ignore peut-être pas que ce scoop, sorti sur un site Web, appartient à Matt Drudge.Or, le Canada aurait aussi son Matt Drudge, selon Branché.Il s'appelle Pierre Bourque et habite dans l'Outaouais.« Il écrit les rumeurs qui circulent sur la colline parlementaire.Les rumeurs que les journalistes connaissent, mais qu'ils ne rapportent jamais », explique le journaliste Jean-Hugues Roy qui signe le reportage.« Il a déjà laissé entendre que Joe Clark était atteint d'Alzheimer.» Il est aussi question, dans l'émission, de Mauve, un cédérom réalisé par des adolescents vraiment pas comme les autres.« C'est très poli' cally incorrect, dit Jean-Hugues Roy.On parle de suicide, de problèmes de drogue, de vraies affaires.C'est une belle surprise, ça nous a séduits.» Branché est diffusé le dimanche, à 16 h 30, à Radio-Canada.Et depuis un mois, l'émission est rediffusée le jeudi soir, à 23 h 23, après le bulletin des sports.Résultat : les cotes d'écoute ont pratiquement doublé, passant de 130 000 spectateurs à 245 000.On peut aussi voir Branché la fin de semaine sur RDI, le samedi à 5 h du matin et à 13 h, et le dimanche, à 14 h.Les choix de Suzanne v 1 * MADAME LA BOLDUC Ce soir, 21 h, Canal D ¦ Ce documentaire réalisé en 0 1992 évoque la vie et la carrière de la Turluteuse, Mary Travers, mieux connu sous le nom de La Bolduc qui a su décrire lès hauts et les bas d'un peuple du-.rant la dépression.La Bolduc a ; été la première grande dame dé la chanson québécoise, enregistrant plusieurs disques et se produisant partout au Québec, dans les années 20 et 30.TOUTE UNE VIE Mercredi, 21 h 30, TQc ¦ Au programme cette semaine, une émission intéressante sur la vie d'Anton Tchékhov, médecin et dramaturge russe du XIXe siècle.On nous présente son oeuvre à travers le regard de metteurs en scène français, italiens et allemands.SAVEZ-VOUS JOUER SANS PERDRE LA TÊTE ?Jeudi, 19 h, TVA ¦ Étes-vous déjà allé au Casino ou aux courses de chevaux ?Avez-vous déjà joué au bingo ou acheté un billet de loto ?Oui ?Cette émission, animée par Francis Reddy, propose d'évaluer vos comportements et vos habitudes face au jeu.Avec Serge Grenier, Anne Dorval, Marie-Renée Patry, Alain Cho-quette, Michel Forget, Rodger Brulotte et Jean-Luc Brassard.DANS LE VESTIAIRE DES BOYS Jeudi, 20 h, SRC ¦ À la veille du lancement du film Les Boys II, la suite d'un des plus grands succès du cinéma québécois au box-office ( six millions de dollars ), Radio-Canada présente une émission spéciale sur le phénomène.L'équipe des Boys s'est retrouvée en juin 1998 dans le décor de Chamonix, dans les Alpes françaises, pour le tournage d'un nouvel épisode de la vie ces joueurs, invités en France à l'occasion d'un tournoi international de hockey amateur.VOTRE SOIREE DE TELEVISION Louise Cousineau 19:00 DD- Les Couples légendaires L'histoire de Humphrey Bogart et Lauren Bacall.20:00 CD - Le Show du Refuge Autour de Oan Bigras.plein de vedettes dont Isabelle Boulay.Plume.Latraverse.Sylvain Cossette.Patrick Huard.Luce Dufautt.Éric Lapointe.Marjo, Gilles Vigneault, Nanette Workman, Jim Zellers, Les Fabuleux Élégants et Umoja Gospel Choir.Enregistré le 24 novembre.20:00 03 - Le Gala des Prix du Québec Un gala bon chic bon genre qui honore des personnalités québécoises dans divers domaines.Sylvie Legault anime.20:00 DU- Ciography Celle du Colonel Sanders, porte-parole du \"bon poulay\" Kentucky.considéré comme un bienfaiteur de l'humanité naguère par Serge Laprade.Un homme qui a trouvé la gloire à 65 ans.21:00DB- Madame La Bolduc Charmant documentaire sur la grande chansonnière de l'époque de la Dépression chez nous.21:30 \u20acD- Sans p a ml b Deux rédacteurs de discours de politiciens ennemis tombent amoureux.Avec Michael Keaton, Geena Davis et Christopher Reeve.23:50 O * Toto le héros Un vieil homme morose veut tuer un ami d'enfance qu'il considère comme responsable de ses malheurs.CANAUX 18 h 00 18 h 30 19 h 00 19 h 30 20 h 00 | 20 h 30 21 h 00 21 h 30 22 h 00 22 h 30 23 h 00 23 h 30 .CF.| CE Le TVA Pi (24) (45) CBC ABC CBS CE NBCQD A&E BRAVO CÂBLE 9 V.CANAL D CNN OISC.FAMILY CH.FOX GLOBAL HISTORY LIFE MM MP MMAX NW RDI RDS SHOWCASE TÉLÉTOON TLC TSN TV5 VIE e soir Découverte La Vie d'artiste La vie est un sport dangereux ignon sur ue Kaosbar Fort Boyard / Marie-Chantal Perron, François Chénier D./ Le Rétro Le Jeu du siècle Les Beaux Dimanches / Le Show du Refuge Le Téléjournal Cinéma / LE MIRACLE DE LA 34e RUE (4) avec Richard Attenborough, Elizabeth Perlons Le Gala des Prix du Québec éléthon de la recherche sur les maladies infantiles (8:00) Cinéma / MBS.0ÛU8TFIRE (15 tû) News Régional Cont.Cinéma / BEAUTY AND.(5) (17:00} World News (vTA'S'H Football / Chiefs - Broncos (16 00) News NBC News Take Peace: A Corgi Cottage Xmas Felicity Emily of New Moon Story of Women's Monument Charmed Christmas Cabaret - Cinéma / BEAUTY AND THE 8EAST: ŒUFS E8CHANTED XMAS (5) 60 Minutes The Story of Santa Claus Dateline NBC Klondike and Snow (19:05) Solti (16-25) Le Grand Journal Suspect numéro 1 (22 29) Le TVA, édition réseau Arts et Spectacles / Peinture et Chianti Sports (22:55) / Loteries (2314) Sport/ Cinéma (23:50) Vins.Fromages (23 21) Cinéma / L'ÂGE OES POSSIBLES (4) avec Anne Cantineau(2304) Cinéma / SANS PAROLE (4) avec Michael Keaton, Geena Davis Cinéma/ SCANDALOUSME: THE JACQUELINE SUSANN STORY avec Michèle Lee, Peter Reigert Shania Uve! 20/20 Sunday Sunday Report Undercurrents The Practice Cinéma / A CHRISTMAS WTSH avec Neii Patrick Harris Cinéma / 0UTBREAK (4) avec Dustin Hoffrnan, René Russo Nature / John Denver: Let thrs Be a Voice (2035) Brian Wilson: Imagination Great Performances / Pavarotti and Friends '98 (18:35) Unexplained / .Crystal Skulls Karen Kain: Prima Ballerina t s Your Money Municipal Aff.Contact Animal WorldView Moneyweek Wings Nilus.Sandman Flash Forward Football / Giants \u2022 Cardinais (i600> Myst.Island it Seems Like.Talking Heads History Bites Extra MuchMegaHits D.Box-Office Ancient Mysteries / .the Pueblo Arts & Minds Edwina Sandy.Controversy Couples- Sports Tonight Riches.World Today Sunday: ©discovery.ca Blossom Dinosaurs Spécial: Annabelle's Wish Biography / Colonel Sanders Entertainment Business: Premiers Place publique Vies de travail Années Mode/De rêve et de désir ColdWar/Vietnam 1954 - 1968 Christmas Glory with Kiri Te Kanawa (20:50) CTV News Sunday Report Acc.Hollywood News Tel que vu à la télé Puise / Sports News Sports Pub ER Viper À 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Cinéma / THE LONG DAY CLOSES Les Simpson Ned et son triton Bermuda Triangle / Secrets.Football / Bears - Vikings (2015) Si j'ose écrire L'Hôpital Chicago Hope / Liberté.Smart Guy Flipper Ecce Homo / La Guerre 19 h 00 19 h 30 20 h 00 ?0 h 30 21 h 00 Small Talk 21 li 30 Viva (21:45) La Beauté- Journal belge Sportsdesk Mon coeur est témoin Vie en vrac / Les Rituels de la vie Rough Guide 22 h 00 Copines d'abord 22 h 30 Jake & the Kid 23 h 00 18 23 h 30 CF 8 11 45 13 22 21 23 20 24 38 34 31 36 37 68 46 47 29 35 30 48 25 19 33 40 27 28 15 44 8 11 58 13 22 21 23 20 24 47 48 31 39 37 36 49 50 30 32 25 19 33 40 34 27 28 15 35 18 15 CABLE: A & E = ARTS AND ENTERTAINMEr^T - CABLE 9 V.= CABLE 9 VIDEOTRON - CNN = NOUVELLES - DISC.= DtSCOVERY - MM = MUCH MUStC - MP = MUSIQUE PLUS - MMAX = MUS4MAX | NW = NEWSWORLD - RDI = RESEAU DE LINFOR^AATION RDS = RÉSEAU DES SPORTS -TLC =THE LEARMNGCHANNEL-TSN =THE SPORT NETWORK - TV5 =TÉLÉVtSiON INTERNATIONALE - YTV = YOUTHTY tri - LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 6 DÉCEMBRE 1998 vidéos ; L'amère Amérique de David Mamet sonia sarfati Eisons qu'au départ, l'oreille ti-k que.Qu'un type vivant ( si peu, m si peu ) dans le fin fond des 9 États-Unis se la ramène en hur-f lant « grosse salope d'ingrate de ' gouine », qu'il parle du « putain de troquet » voisin, qu'il affirme jouer « pour du blé, pas pour des clopinettes » avant de faire remarquer : « Je mange pas de melon, ça me file la courante ».oui, l'oreille tique \u2014 et toc ! Sauf qu'en version originale, American Bujfalo, ce flot ininterrompu de paroles \u2014 qui dure 88 minutes \u2014 n'était pas accessible à tous.Par son abondance.Par sa langue mâtinée de slang.Et parce que ne s'appuyant que sur lui-même : pas d'action dans cette adaptation cinématographique d'une pièce de David Mamet \u2014 dont la sortie en salles et en vidéo remonte à la fin de 1996.en anglais seulement.La version française nous arrive mardi.Et elle est très française.Mais on s'y fait.En faisant preuve d'un peu de bonne volonté, on parvient par se laisser gagner par l'atmosphère glauque dans laquelle nous fait subrepticement glisser le scénario.Dont l'intrigue est, somme toute, assez mince.Donny, un brocanteur ( Dennis Franz ), vient de vendre à un inconnu une vieille pièce de cinq cents frappée d'un bison.L'homme lui a donné 90 $ pour l'objet.Donny pense, après coup, qu'il s'est fait avoir.Il veut récupérer « son » bien et, tant qu'à y être, vider l'appartement du type.Pour cela, il s'adjoint les services d'un ado vaguement délinquant, Bobby ( Sean Nelson ).Tout s'annonce bien jusqu'à ce que Teach ( Dustin Hoffman ) vienne mêler les cartes.Copain de poker ( justement ! ) de Donny, il s'attelle à le convaincre qu'il est le partenaire idéal pour mener à bien ce coup fumant.Voilà.C'est finalement tout ce que sous-entend le discours de David Mamet ( qui a scénarisé lui-même sa pièce ), véhiculé par un trio d'acteurs for-mi-da-bles, qui fait la force du film.Un film dont l'ambiance, au fil des minutes, devient de plus en plus oppressante \u2014 et pas parce qu'il s'agit d'un huis clos.Entre les lignes du duel verbal auquel se livrent Teach et Donny, à travers leur aigreur et leur amertume, le dramaturge et réalisateur ( qui, à ce dernier titre, a récemment signé The Spanish Prisonner ) parle de l'Amérique.Son Amérique.Qui semble ne plus exister que par et pour l'argent.La famille ?Connais plus.L'amitié ?Connais pas.Une dénonciation en règle \u2014 écrite il y a près de trente ans ! Livrée au moyen d'une métaphore intelligente.Et articulée \u2014 rien à voir, en ce sens, avec le.jargon des protagonistes.**?LE BISON AMÉRICAIN Drame Michael Corrente.Avec Dustin Hoffman, Dennis Franz, Sean Nelson.Sortie : 8 déc.r te \\ -A En vrac : '\"('arKNT é *?* 1/2 THE PARENT TRAP ( V.F.: L'ATTRAPE-PARENTS ) Comédie de Nancy Meyers.Avec Lindsay Lohan, Dennis Quaid, Natasha Richard-son, Elaine Hendrix.Sortie : 8 déc.« Un film pour filles nostalgiques », a-t-il dit en rigolant.Il attendait votre démenti.Il n'y en a pas eu : c'est ça, The Parent Trap.Un film pour filles nostalgiques.Même si vous ne faites pas partie du public cible de ce remake : Disney visait vos nièces et vos p'tites voisines \u2014 et il n'est pas passé à côté.Malgré l'invraisemblance de son point de départ ( comment imaginer des parents se séparant et séparant du même coup leurs jumelles qui seront tenues dans l'ignorance de l'existence de l'autre ?! ), cette comédie possède d'irrésistibles atouts.Du sourire de Dennis Quaid à l'adorable frimousse de Lindsay Lohan, le charme opère.Assez pour vous faire oublier qu'aujourd'hui, vous êtes une grande fille et que vous ne croyez plus aux contes de fées.?*?SIX DAYS SEVEN NIGHTS ( V.F.: SIX JOURS SEPT NUITS ) Comédie d'Ivan Reitman.Avec Harrison Ford, Anne Heche, David Schwimmer, Temuera Morrison.Sortie : 8 déc.Robert Zemeckis nous avait fait le coup avec Romancing The Stone.Ivan Reitman remet ça avec Six Days Seven Nights, mais frappe pas mal moins fort.Ce qui n'empêche pas cette comédie romantique de faire mouche et de susciter quelques éclats de rire bien sentis malgré le prévisible de plusieurs scènes.Le tête-à-tête improvisé se fait ici entre l'éditrice d'une revue de mode ( Anne Heche, la blonde d'Ellen Dégénères ) et un pilote revenu de tout ( Harrison Ford, l'homme le plus sexy selon le magazine People ).A cause du mauvais temps, ce drôle de couple atterrit d'urgence dans une île déserte d'où il ne pourra redécoller qu'après moult mésaventures.Comme quoi rien ne vaut un bon orage pour provoquer un coup de foudre ! **V2 CANT HARDLY WAIT ( V.F.: CE SOIR, TOUT EST PERMIS ) Comédie de Deborah Kaplan et Harry El-font.Avec Jennifer Love Hewitt, Ethan Embry, Charlie Korsmo, Peter Facinelli.L'humour collégien dans ce qu'il peut avoir de plus débile ( et ) léger : c'est sur ce registre \u2014 et non sur celui, plus socio-sérieux, & American Graffiti \u2014 que se joue le party de graduation de Can't Hardly Wait.Un film qui, contrairement à celui de George Lucas, ne deviendra pas un classique.Mais ce n'est pas un problème : l'oeuvre n'y aspire visiblement pas.Ses jeunes protagonistes sont en effet plus travaillés par leurs hormones que par leur avenir.Or tout le monde sait qu'on ne fait pas l'histoire avec ça.En fait, le seul but de ce long métrage semble être de permettre aux copains-copines de passer un bon moment et de vivre la fièvre du samedi soir par procuration.Une fois n'est pas coutume, hein ?*?J'IRAI AU PARADIS CAR L'ENFER EST ICI Drame de Xavier Durringer.Avec Arnaud Giovaninetti, Gérald Laroche, Claire Keim, Jean Miez.Il paraît que le réalisateur Xavier Durringer voulait, dans J'irai au paradis car Venfer est ici, transposer de nos jours la vie de saint François d'Assise.Le savoir donne un nouvel éclairage sur la finale de ce long film qui, autrement, paraît aussi belle que non crédible.Grave problème, que celui d'une oeuvre à ce point tributaire des intentions de son créateur ! Pourtant ce drame \u2014 qui s'avère l'histoire d'une rédemption ( ! ), celle du fils d'un caïd qui, après un casse raté, est plongé dans une guerre intestine \u2014 entraîne dans un premier temps le spectateur au sein d'un milieu du crime épluché de tout glamour.Ils sont vraiment bêtes et méchants, les bandits présentés ici.Si le monde est sans pitié, le leur l'est plus que tout autre.?**l/2 OUT OF MIND The Stories of H.P.Lovecraft, Film fantastique de Raymond Saint-Jean.Avec Art Kitching, Peter Farbridge, Christopher Heyerdahl, Pierre Leblanc.Quelques semaines après que sa version cinématographique de Cabaret Neiges Noires eut amorcé une carrière en vidéocassette, le réalisateur Raymond Saint-Jean voit une autre de ses oeuvres, sa plus récente celle-là, atterrir dans nos salons.Du moins, chez ceux qui loueront ou achèteront Out of Mind \u2014 The Stories of H.P.Lovecraft \u2014 hommage plutôt réussi au maître de la littérature fantastique.L'incursion plaira en particulier à ceux qui ont lu l'oeuvre du romancier et qui ont « côtoyé » les créatures ef- - un froyables qu'il évoque ( et invoque ?) à travers ses nouvelles.Créatures qui hantent les pages dé l'inquiétant ( et heureusement fie-tif ) Necronomicon.Ceux-là apprécieront toutes les escales de ce voyage* où les clins d'oeil font office'de-chair de poule.L'ASSASSIN HABITE AU 21 Drame policier de Henri-Georges Cl ouzo t.Avec Pierre Fresnay, Suzy Délai r, 'Jean Tissier, Pierre Larquey, Noël Roquevert.' .Premier film de H.-G.CIquzou L'Assassin habite au 21 a été réalisé, en 1942 \u2014 juste avant que le « Hitchcock français » ne connaisse, la célébrité grâce au Corbeau.Sans, être une oeuvre marquante, cç long métrage donne par contre .une' bonne idée de l'univers dans lequel évoluera par la suite le réali-* sateur.L'Assassin.( qui n'était jusqu'ici pas offert en vidéo) suit un-commissaire sur les traces d'un meurtrier qui habiterait dans'une' pension de famille.où tout un-chacun semble coupable.Oui, le jeu des comédiens est théâtral.et,les* déplacements de caméra, très som-.maires.Mais l'intrigue, la vivacité des dialogues et le piquant de certaines réparties n'ont absolument rien à envier aux scénarios modernes.En fait, ce serait plutôt l'inverse.jeux Le lutin, l'archéologue et le marsupial André mondoux Collaboration spéciale eue année, les amateurs seront comblés puisque les trois plates-formes, Nintendo, PlayStation et PC offrent pour Noël un produit marquant le retour de leur vedette respective : Zelda ( Nintendo 64 ), Laura Croft /Tomb Raider III ( PC ) et Crash Bandicoot 3 ( PlayStation ).Cette triple sortie est d'autant plus excitante qu'il s'agit de la troisième ou quatrième version de ces jeux vedettes qui bénéficient ainsi d'un haut degré de maturité et d'expérience.Zelda, Zelda, Zelda ! Oui, voilà trois ans que les amateurs attendent impatiemment cette version N64 du célèbre jeu.Oui, il est probable que Nintendo ne pourra suffire à la demande initiale.Oui, à* 79,95 $ le jeu n'est pas exactement donné.Oui, oui et oui.Mais voilà, il s'agit de Zelda ( Zelda ! ).Et quand vous aurez goûté à ce superbe jeu, il balaiera toutes vos objections.\u2022 The Legend of Zelda : Ocarina of Time, est le cinquième volet de ce jeu mettant en vedette les tribulations du lutin Link dans sa perpétuelle quête pour sauver la princesse Zelda.Zelda est une création de Shigeru Myamoto, directeur général de Nintendo et gourou de l'industrie du jeu qui nous a également donné Mario Brothers et Donkey Kong.M.Myamoto a déjà été intronisé au Temple de la renommée de l'Académie des arts et des Sciences interna ifs.Avec cette nouvelle version de la légende de Zelda, il a voulu exploiter pleinement les ressources du N64.Il serait plus juste de dire qu'il a défoncé la caisse ! Zelda est le premier jeu N64 à être doté de 256 Mo de mémoire.Cela permet d'effectuer des images de synthèse 3D \u2014 bien souvent en mouvement s.v.p.\u2014 tout à fait époustou-flantes.Les textures « subtiles » ( brume, éléments au loin, jeux de lumières ) sont abondantes et très bien réussies.La beauté graphique du jeu réside aussi dans sa variété : Link traversera des montagnes, des canyons, de sombres donjons, des villes, des marécages, etc.De plus, le jeu ajoute une nouvelle dimension en faisant voyager Link dans le temps, qui passera ainsi de l'enfance à l'âge adulte.Mais pardessus tout, Zelda 64 vous donne l'impression d'être dans un véritable monde \u2014des mondes en fait ! \u2014 et non pas dans une simple suite d'écrans linéaires.Les commandes sont remarquablement simples et intuitives ; vous les oublierez rapidement pour plongez à fond dans le jeu.Les joueurs plus exigeants aimeront sûrement l'usage qu'on a fait de la gâchette « Z » et du bouton pour passer en mode caméra et ainsi effectuer un panorama 360 ( de haut en bas, de gauche à droite ) du terrain ambiant.Le jeu est d'un « must » pour les amateurs du N64 et il deviendra sans doute un autre classique qui garnira le palmarès bien chargé de M.Myamoto.?** ZELDA : OCARINA OF TIME Nintendo 64 Lara est de retour Lara Croft est de retour et dans Tomb Raider 111 elle vous mènera aux cinq coins (!) de la planète : Londres, la jungle indienne, un atoll dans le Pacifique, le désert du Nevada et une mystérieuse île près de l'Antarctique.Les amateurs de la série Tomb Raider, et ils sont légion, ne seront pas déçus de ce troisième épisode.Sur le plan technique, même si le moteur de jeu reste le même que pour les deux titres précédents, Eidos a néanmoins réussi à rehausser la qualité des graphiques, afin d'exploiter les ressources des normes 3D les plus performantes actuellement sur le marché.4 H Concrètement, le jeu offre des textures plus sophistiquées, de même que des jeux de lumières et de transparences encore plus réalistes, particulièrement visibles lors des scènes avec de l'eau.Bien sûr, ces nouvelles ca-ractérist iques graphiques sont particulièrement criantes avec une carte graphique 3D fondée sur la puce Voodoo de 3Dfx.En ce qui concerne l'action, Tomb Raider 111 permettra à Lara Croft de piloter de nouveaux véhicules et, surtout, d'effectuer de nouveaux mouvements.Lara peut maintenant sprinter à toute vitesse pendant quelques secondes, afin de distancer ses ennemis, se pencher pour éviter le pire, marcher à quatre pattes et se suspendre à un objet ( poutre, filet, etc.) pour avancer.Afin de rendre sa quête encore plus palpitante, les concepteurs ont poursuivi la tendance amorcée avec le second épisode et ont ainsi augmenté « l'intelligence » des ennemis de Lara.De plus, ceux-ci sont dotés de mouvements plus fluides et réalistes.En cette année où abondent toutes les variations imaginables des jeux 3D du type « courez en avant \u2014 évitez l'obstacle \u2014 mitraillez le méchant \u2014 sauvez le monde », Tomb Raider 111 reste une valeur sûre.Si vous avez aimé les deux premiers, ce troisième épisode ne vous décevra pas.?TOMB RAIDER 111 Eidos, Windows, PlayStation Crash Bandicoot 3 La mascotte de PlayStation est de retour pour un troisième volet d'aventures exotiques.Cette fois-ci, le méchant D' Cortex s'est allié les forces du Mal.Bandicoot, le sympathique marsupial, devra voyager dans le temps ( tiens, le thème est à la mode cette saison.) afin de récupérer les cristaux qui permettront de contenir les forces obscures semant la pagaille dans l'île de notre ami.À la base.Crash Bandicoot est un jeu li- 1 néaire à collecte d'objets.Vous devez traverser divers parcours et amasser les objets qui augmenteront vos vies et les cristaux qui vous permettront de mener à bien la quêté principale.La grande force de Crash Bandicoot Warp.est de proposer d'astucieuses variations de ce type d'action.Ainsi, vous visiterez au total 30 mondes où il vous faudra, notamment,; chevaucher un tigre sur la Grande Muraille de Chine, plonger sous l'eau, piloter une moto, etc.À chaque monde, votre course sera semée d'embûches, mais aussi de petites pointes d'humour, comme le magicien qui nous transforme en grenouille, le marin en chaloupe qui vous assène un coup de rame ou le poisson gonflable.Si vous êtes comme moi, du genre à rouler Bandicoot la pédale au fond à la « Fie-toi à la Force, Luke », le jeu vous procurera des moments enlevants.Les différentes versions de Bandicoot ont toujours offert un déroulement rapide avec nombreux rebondissements.Si vous êtes un joueur expérimenté, comme Guillaume Paradis, mon petit voisin d'en face, vous apprécierez les boîtes mystères à dénicher, dont la récompense est de vous transporter dans des séquences bonis, et les courses contre la montre dans les mondes qui, même après que vous les avez pillés de leurs cristaux, conservent ainsi leur attrait.Sur le plan graphique, le produit est 5 la hauteur de la dernière génération de jeux 3D.On ne s'attend pas à moins pour la mascotte de PlayStation et le jeu ne déçoit pas à cet égard.Crash Bandicoot 3 marque une étape importante dans le cycle du célèbre marsupial.En plus d'un jeu de haut calibre, il réussit à relancer la série sur des assises solides.CRASH BANDICOOT WARP Sony, PlayStation i LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 6 DÉCEMBRE 1998 livres Les débuts de Flammarion Québec Sans se prendre Un scénario où on trouve de tout pour tous la tête DOMINIQUE PAUPARD1N collaboration spéciale lammarion Québec, cette nouvelle maison d'édition sise avenue Laurier à Montréal, s'est fixée comme principal objectif de publier des romans, des essais ainsi que des ouvrages de références d'auteurs québécois \u2014 certains ouvrages pratiques conçus par la maison mère seront également adaptés et des traductions d'auteurs américains, britanniques et canadiens-anglais comme Ann Char-ney ou Ann-Marie MacDonald s'inscrivent au programme de ses futures publications.Les deux premiers ouvrages de la maison viennent de sortir des presses : Jour de feu, un roman historique de l'auteur Pierre Turgeon ( dont il est question ci-contre ; et 1/7/ Rimbaud de Jacques Jacob.Intéressons-nous à ce dernier roman de facture populaire.D'abord à son auteur : un avocat devenu scénariste qui a participé, entres autres choses, aux scénarios de nombreux films et séries télévisées telles que Lance et Compte, Scoop, Les bâtisseurs d'eau et dernièrement Marguerite Volant.Son héroïne, une dénommée Liliane Elisabeth Eloïse Rimbaud, est née le 13 septembre 1951 à Thet-ford Mines.En 1969, Liliane, alias Lili, a donc dix-huit ans.Elle serait la plus belle fille du village si elle ne souffrait pas d'une difformité du pied qui la fait boiter.Son handicap fait fuir les garçons, à quelques exceptions près.Un petit truand sans envergure qui vient à passer sur sa route tombe follement amoureux d'elle.De fil en aiguille, il va donner à Lili assez d'argent pour lui permettre de se faire opérer.Après avoir couché avec le chirurgien qui lui fait la chose gratuitement, Lili devient une beauté au pied parfait.Ainsi va-t-elle attirer tous les mâles en rut de son village.Mais attention, qui se frotte à cette tombeuse peu portée sur les débats philosophiques va drôlement y goûter.L'histoire se corse au moment où la dé-mone va épouser un bonhomme jaloux qui la bat pour un oui ou pour un non.Afin de s'extraire de ses griffes et ainsi accéder à la liberté, la belle enfant va mettre au point un plan machiavélique.S'ensuivra une enquête policière dont je vous passe les détails.Au total, Lili est un personnage féminin sans envergure qui associe, entre autres choses, beauté et pouvoir : les personnages masculins sont des machos débiles, point à la ligne, et l'enquête policière simpliste n'est sans doute pas destinée aux amateurs de Série Noire.Ce bouquin doit donc être lu sans trop se prendre la tête.?* LILI RIMBAUD Jacques Jacob Flammarion Québec, 408 pages RÉGINALD MARTEL O n cherchera en vain, dans les oeuvres récentes de Pierre Turgeon, l'écrivain racé qu'il fut dans les années soixante-dix ou, plus récemment, quand il publia son Bateau d'Hitler.L'écrivain est devenu un auteur, ou l'artiste un artisan, en orientant son activité vers ce qui semble être une demande du public lecteur, le roman d'inspiration historique.Ce public veut probablement pallier, peut-être sans le savoir, les carences profondes de l'enseignement de l'histoire du Canada et du Québec dans les divers ordres d'enseignement.M.Turgeon ne va certainement pas desservir le genre qui l'intéresse désormais.Les prouesses stylistiques font maintenant place à une écriture moins travaillée et finalement assez terne, mais l'efficacité de la construction romanesque est telle qu'une oeuvre comme Jour de feu, qui évoque l'incendie de l'hôtel du gouvernement des Canadas unis à Montréal en 1849, ne peut pas ne pas susciter un intérêt soutenu chez ceux qui préfèrent à l'histoire scientifique celle qui est vêtue des charmes de la fiction.Ce ne sont pas les Canadiens français qui, irrités par l'échec de la Rébellion de 1837-1838 et la fusion consécutive du Haut-Canada et du Bas-Canada, se sont attaqués au bâtiment où siégeait le gouvernement de M.Lafontaine.Pensez-vous ! Ce sont plutôt les orangis- tes, outrés par la décision de Londres d'indemniser les victimes canadiennes-françaises de ladite rébellion.Déjà à l'époque, le sentiment d'appartenence des habitants de Montréal était tissé d'ambiguïtés.Ce qui fait dire à Lord Elgin, alors gouverneur, que « nos Anglais, qui devaient assimiler les Canadiens français, veulent à pré- vi- sent devenir américains, alors que les Canadiens se voient de plus en plus comme des Britanniques ».À partir de cet événement extraordinaire, M.Turgeon a construit un scénario où on trouve de tout pour tous.Il y a des bons et des méchants, qui les uns et les autres ne sont pas tous du même côté de la frontière linguistique.La question politique reste centrale, ce qui n'empêche pas d'y arrimer une belle histoire d'amour, mettant en vedette un seigneur canadien-français, Stéphane Talbot, et sa maîtresse Marie-Violaine, femme du plus puissant des hommes d'affaires anglais de Montréal, Henry Blake.Au bout de mille aventures, les amants vivront heureux et ils auront de nombreux enfants, si M.Turgeon y consent et nous livre la suite promise de son roman.Les aventures déjà racontées ne sont pas mal du tout.La femme de Blake échappe à la mort deux fois, car le méchant homme a voulu se débarrasser de l'infidèle.Elle y échappe une première fois en utilisant les oripeaux inusables du grand roman d'aventures à la mode du siècle dernier, le déguisement.Bouleversante d'astuce, elle échappe aussi à un viol.Un coffre-fort secret, un cachot souterrain humide où on enferme un citoyen pour cause d'honnêteté et un scientisme aux usages pas toujours innocents viennent ajouter du piquant à cette histoire.Fort bien, mais puisqu'il s'agit d'assassiner les méchants maris de l'époque de la Rébellion des patriotes, on se prend à regretter un peu, pour la puissance du style et le souffle lyrique, Elisabeth d'Aulnières et son amant George Nelson, qu'Anne Hébert a rendus immortalisés dans Kamou-raska.?* JOUR DE FEU Pierre Turgeon Flammarion Québec, 272 pages Révolution à Saint-Domingue JACQUES FOLCHRIBAS collaboration spéciale Je viens de lire un très bon roman.Il s'iniitule Le Manuscrit de Port-Ebène.C'est l'histoire d'une femme, une jeune bourgeoise française, une Vendéenne, qui débarque à Saint-Domingue dans ce qui fut la plus belle et la dernière colonie française aux Antilles.qui allait devenir Haïti.Nous sommes en 1784.Cinq ans avant la Révolution.En ce temps-là, il y avait dans l'île de Saint-Domingue deux capitales : Le Cap Français au nord, où résidait le Gouverneur du Roi, et Le Port au Prince, au sud, où l'administration était placée sous l'autorité d'un intendant.C'est là que cette jeune fille, tout juste sortie d'un couvent, arrive après cinq mois de traversée pour rencontrer un homme, un planteur, auquel elle est destinée.Un manuscrit anonyme.de Dominique Bona Elle n'a pas de dot, un petit trousseau et la médaille d'or de son baptême pendue au cou : son seul bijou.Sauvée du couvent.Une certaine condition féminine, n'est-ce pas, très dix-huitième siècle.C'est ainsi que cela se passait.La question : comment sera-t-il, ce mari qu'on ne connaît pas ?Parfois, on envoyait un portrait, pour faire connaissance avant la noce.Le portrait était le plus souvent celui du fiancé.Sauf cas extrêmes : on se souvient que l'empereur lui-même.Napoléon, un peu plus tard, allait se fiancer sur la vue du portrait d'une certaine Joséphine, née en Martinique, dont la rencontre de visu ne le décevrait pas.Le fiancé de la couventine s'appelle Julien.« Se tournant vers moi, comme si j'étais un autre bagage, il me souleva par la taille.Bienvenue au pays créole, me dit-il en me posant à terre.Alors seulement, je pus lui répondre ma phrase tant de fois ciselée : « Monsieur, je suis votre servante, et j'en suis heureuse.» Cette femme tiendra donc un journal de sa vie à la colonie.Dès le premières lignes, nous sommes conquis par ce texte.Parce qu'il raconte une aventure qui sans doute était commune en ce temps-là mais qui nous surprend et nous charme ; exotisme historique, certes, mais surtout apprentissage de la volupté, de la tendresse, de la beauté, sans qu'il tombe jamais dans les défauts du genre : la facilité, la critique après coup d'un pays et d'une société dont nous avons perdu les qualités pour n'en retenir que les erreurs.Ce manuscrit raconte, simplement, et c'est beaucoup.Ce qu'il raconte, ce texte sensuel, c'est l'envoûtement que produisent cette île et ses habitants, noirs, métis, blancs, français, espagnols, africains, qui vivent une sorte d'autarcie, sur la culture du sucre, du cacao, de l'indigo, du coton.et grâce à l'esclavage, qui commence à prendre une sérieuse gîte.La révolution n'est pas loin.C'est un roman construit en va-et-vient.Car, dès le premier chapitre lu, nous revenons à l'époque actuelle.Le manuscrit de la jeune femme tombe entre les mains d'un éditeur du sud de la France, un certain Jean Camus, que sa lecture emballe aussitôt.Parmi les feuillets, il se trouve une plume blanche, sans doute une plume de paon.« Il tenait entre ses doigts l'orgueil d'une caste disparue, un symbole de son faste et de sa morgue.Son émotion pouvait se comparer à celle qui saisit l'archéologue, ou le préhistorien, exhumant sous le sable ou les cailloux un morceau de vase sacré, âgé de plusieurs siècles, ou une trace de fourmi du paléolithique ancien.» Jean Camus lit, comme nous, ce texte prenant, chapitre après chapitre, et le commente.Lui-même a vécu une aventure coloniale, en Algérie.Sa propre histoire, comme celle de ses parents, est une douleur.À quoi bon, se dit-il, raviver la mémoire ?Jean Camus, partisan à tout crin de l'oubli, se défend, par hygiène mentale.Mais, pris par la beauté, la sensualité, la volupté, l'envoûtement décrits par cette femme qui risqua sa vie, et son honneur, alors que l'île de Saint-Domingue s'affranchissait de l'esclavage, il donnera finalement un nom à l'inconnue du manuscrit : 11 la nommera Blanche, il la ressuscitera en beauté.J'allais oublier que ce romain vient d'obtenir le prix Renaudot.Ce qui n'enlève rien à ses qualités.Je l'ai trouvé superbe.***?LE MANUSCRIT DE PORT-ÉBÈNE Dominique Bona Grasset, 365 pages .y - Le suc du quotidien Michel Muir est un intellectuel comme il y en a peu.Féru de spiritualité et croyant en Dieu, il le dit dans toutes ses oeuvres, qu'il s'agisse de poèmes, d'essais ou de prose.On a pu lui reprocher une certaine intolérance, tant il affirmait avec force ses convictions.Contraint au chômage au début des années quatre-vingt-dix, l'écrivain et professeur décidait de noter ses observations sur le monde et la vie.Ma mémoire jusqu'à tes lèvres est le premier des carnets qu'il rédigea alors.U y est question du tout et du rien du quotidien, dont l'auteur sait tirer ce qui est pour lui le suc essentiel.L'âge a adouci l'homme, sa sincérité reste intacte.Réginald Martel * ?MA MÉMOIRE JUSQU'A TES LEVRES Michel Muir Écrits des Hautes Terres, 96 pages Georges Dor Sur les toits ne lâche pas L'auteur de la Manie, qui ne chante plus mais s'est depuis longtemps recyclé dans l'écriture, avait lancé de véritables pavés dans la mare avec ses deux premiers essais Anna braillé ène shot et Ta me tu là ?, publiés tous deux chez Lanctôt éditeur.Cette fois-ci, il récidive dans ce dernier et troisième essai sur le langage parlé des Québécois et s'attaque au français que l'on parle à la télé.Il ne vise pas tant à dénigrer les journalistes et professionnels de l'information télévisée qu'à rappeler l'urgence d'un enseignement de qualité de la langue française à l'école.Lorsque nous parlerons mieux, affirme l'auteur, nous serons mieux équipés, collectivement, pour exprimer nos grands choix de société, définir nos priorités.Pierre Vennai ?LES OUI QUI ET LES QUE QUE OU LE FRANÇAIS TORTURÉ À LA TÉLÉ Georges Dor Larutûi Éditeur, 147 pages de Québec !?.* .\u2022»< La fiction selon Pierre Gobeil ne tient pas: quand on lit Dessins et cartes du territoire ( 1993 ) ou son tout nouveau roman.Sur le toit des maisons, on croit entendre une histoire vraie, tout juste vécue et racontée avec ferveur.Le romancier est un magicien des climats, qu'il rend hallucinants de vérité.Voici l'histoire de deux adolescents qui entreprennent à la fin de leurs études secondaires un voyage au bout de la nuit, d'eux-mêmes et peut-être du monde.Dans ce récit émouvant où se manifeste la passion de M.Gobeil pour la géographie, ils volent presque sur les toits de Québec, mus par l'amitié et une poésie qui triomphe modestement de la raison.Réginald Martel ?* * SUR LE TOIT DES MAISONS Pierre Gobeil i -iiiv icii éditeur, 114 pages Sylvie en états d'âme La maman de Sylvie n'aimait pas son enfant.Son père ?Enfui, inconnu.Devenue grande fille, Sylvie règle le compte de ceux-là puis découvre que la vie est « ridicule ».Elle en parle à son journal, mille fois plutôt qu'une, apostrophant à travers lui son Angoisse, sa Culpabilité, sa Souffrance, sa Solitude et autres compagnes.Tentée par le suicide, elle n'y cède pas : « Vais-je mourir avec la volonté de vivre encore ?On s'en cà* lisse-tu l » Le gros problème de Sylvie, c'est qu'elle se trouve intéressante.Quand elle l'avoue, lors de rares moments de lucidité, c'est pour revenir bien vite à son exécrable petite personne.Si elle avait quinze ans, on comprendrait ; à vingt-cinq ans, il n'y a plus de quoi faire un drame, un livre encore moins.Réginald Martel 77 SYLVIE Audrey Benoît Lanctôt, 224 pages LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 6 DÉCEMBRE 1998 livres) - y Le verglas a sonné Pour se souvenir de Vévénement.ou se préparer à Vaffronter encore SONIA SARFATI Le verglas a sonné l'an dernier pour des milliers d'entre nous ! Nous ne l'oublierons pas de sitôt.Du moins, le croyons-nous.Revoir les pylônes, genoux plies, tels des géants vaincus.Revoir de majestueux arbres centenaires courber l'échiné sous un poids qui n'était pas celui des ans.Revoir les paysages figés de glace et.de froid, et, à la fois, d'une dramatique beauté.-\u2022¦Revoir tout cela, en noir et blanc et en couleurs, et non simplement repasser dans notre tête le film des événements, c'est s'apercevoir que, malgré tout, le temps fait son oeuvre.Dilue tranquillement la profondeur de la nuit qui s'était abattue sur la ville.Adoucit le mordant du froid qui régnait dans la maison.!'Revoir tout cela, ou du moins avoir la possibilité de le revoir, est important.C'est ce que permettent plusieurs livres qui retracent, en images et en mots, cet épisode unique \u2014 souhaitons qu'il en demeure ainsi \u2014 de l'histoire de nos hivers.Publié chez Toundra, Le Grand Verglas \u2014 Récit en images de la tempête de janvier 1998 permet un voyage en première classe dans le passé.Ce superbe album présente, avec l'ap- pui de textes de Mark Abley ( journaliste à The Gazette ), des centaines de photographies prises par plus d'une cinquantaine de photographes travaillant pour neuf journaux ( dont La Presse ).Le résultat est d'une beauté stupéfiante \u2014 comme le fut la tempête \u2014 et, en plus, ri- che en contenu : le déroulement des événements, les chiffres, les gens.À noter que les journaux qui ont commandité l'édition de ce livre verseront une partie des profits de sa vente à des organismes de charité venant en aide aux victimes du verglas.Telle volonté d'aider \u2014 à l'image de celle qui s'est manifestée durant la tempête\u2014 est aussi à l'origine du livre Débranché Unplugged \u2014 l'album photo, qui est en fait le résultat d'un concours photo organisé en vue de contribuer à la campagne de souscription de la Croix-Rouge pour venir en aide, là aussi, aux victimes de la tempête.Lancé cet été, ce petit bijou ( il est de format disque compact ) s'est envolé à 25 000 exemplaires en 12 semaines.D'où la présente réédition, dans laquelle on retrouve une chronologie des événements et, surtout, 200 photographies en noir et blanc réalisées par ceux et celles qui ont vécu au coeur de la tempête.Il fallait aussi s'en douter: cet événement historique ne pouvait qu'inspirer les romanciers.C'est Angèle Delaunois ( qui vient de remporter le prix du Gouverneur général en littérature jeunesse pour son recueil de nouvelles Variations sur un même « t'aime » ) qui lance la première « attaque » avec La tempête du siècle ( Éd.Pierre Tisseyre, pour les neuf ans et plus ).Une trame très simple : le quotidien d'une famille, avec chien et enfants, durant les premiers jours de 1998.Sauf que ce quotidien-là n'avait rien de routinier.Finalement, un guide de survie \u2014 dont on espère ne jamais avoir besoin.Mais, enfin, au cas où.pourquoi ne pas se procurer Le guide Mondoux \u2014 Que faire en cas de verglas, panne d'électricité, inondation et autres sinistres d'Yves Mondoux ( Éd.de l'Homme ) ?Des conseils pratiques et des réponses à toutes les questions auxquelles on pense \u2014 et auxquelles on ne pense pas.sinon trop tard.ANDRÉ NOËL Ce FMI qui appauvrit Une semaine après le passage de Mitch en Amérique centrale, le Fonds monétaire international exigeait que le Nicaragua, dévasté par le cyclone, respecte ses engagements envers le FMI : augmentation des tarifs des services publics, vente des entreprises d'État, poursuite du programme d'ajustement structurel.Le FMI et la Banque mondiale, écrit Michel Chossudovsky dans un récent ouvrage, ont une politique systématique d'appauvrissement du tiers-monde, de la Russie et de l'Europe de l'Est.La compassion n'est pas leur marque de commerce.Officiellement, ces deux organisations mondiales ont été créées aux États-Unis après la Seconde Guerre mondiale supposément pour stimuler le développement dans les pays pauvres.En fait, elles sont devenues le fer de lance d'un nouveau colonialisme, explique Chossudovsky, professeur d'économie à l'Université d'Ottawa et collaborateur du Monde diplomatique.« La thérapie proposée par le FMI détruit l'économie, disloque la société civile des pays endettés et entraîne le monde vers l'abîme.Elle est appliquée dans plus de 100 pays du tiers-monde, d'Europe orientale et dans les républiques nées de l'ancienne Europe URSS.Les institutions de Washington admettent d'ailleurs qu'on ne peut citer aucun cas de succès brillant.» Les mesures de stabilisation du FMI sont en théorie destinées à aider les pays à restructurer leurs économies en vue d'engendrer un surplus de leur balance commerciale, afin de leur permettre de rembourser la dette et de faire démarrer le développement économique.En vérité, les programmes d'ajustement structurel contribuent à faire augmenter la dette extérieure.Les nouveaux prêts à l'appui des réformes contribuent à augmenter le montant total de l'endettement.La libéralisation du commerce et la destruction concomitante de la production intérieure exacerbent la crise de la ba- - lance des paiements.Depuis 1985, les sommes affectées au service de la dette excèdent les nouvelles entrées de capitaux sous forme de prêts, d'investissements étrangers et d'aide internationale.« En d'autres mots, les pays en développement sont devenus des exportateurs nets de capitaux au bénéfice des pays riches.» « Les prêts du FMI aux pays en développement furent en quelque sorte financés par les pays pauvres eux-mêmes.On estime qu'entre 1983 et 1990, les flux nets de capitaux en direction des pays riches ont atteint 150,5 milliards de dollars.» Résultat : des famines éclatent, des hôpitaux et des écoles ferment, les maladies infectieuses font un retour en force, l'environnement est détruit, le nombre de réfugiés augmente.D'un autre côté, les grandes banques et compagnies transnationales \u2014 qui profitent d'un gigantesque bassin de main d'oeuvre bon marché \u2014s'enrichissent comme jamais auparavant.Dans la seconde partie de son livre, Chossudovsky relate les expériences vécues par plusieurs pays.Il montre comment les prêts internationaux ont été utilisés par l'ancien gouvernement rwandais pour armer les milices qui allaient commettre un des pires génocides du XX?siècle.Il explique comment la mainmise du FMI pousse une grande partie du peuple russe au désespoir.Le dernier chapitre est consacré au Québec, qui a lancé son propre programme d'ajustement structurel.L'auteur décape le vernis social-démocrate du gouvernement Bouchard.« Sa politique d'austérité se veut plus rigoureuse encore que celle de son homologue ontarien Mike Harris.L'objectif du déficit zéro ne résout absolument rien : il contribue à exacerber la crise des finances publiques, l'assiette fiscale de l'État s'affaisse, le déficit zéro devient la cause de cette crise et non pas la solution.» ( Michel Chossudovsky donne une conférence le jeudi 26 novembre à 19 h 30 au Centre Strathearn, 3680 rue Jeanne-Mance à Montréal.) LA MONDIALISATION DE LA PAUVRETÉ Michel Chossudovsky Écosociété, 243 pages Histoires de gosses SONIA SARFATI A grippine Coudenet est la pire chose qui peut arriver à une famille.Elle est la peste intégrale, version Babette Cole.L'illustratrice et auteure en trace un portrait décapant et hilarant dans Sale gosse ! Un titre et un nom mérités, qu'on en juge : la fillette en question rote, pète, crache, hurle après ses parents, tire les cheveux des autres enfants.Même son père, qui est un savant fou, ne parvient à en venir à bout ( malgré des inventions telles le bong-bong anti-rots et le scaphandre inhalateur de pets ).Mais, l'union faisant la force, une armée d'adultes réussira ( peut-être ) à dompter Agrippine.Un peu sur le même thème, l'illustrateur et auteur Pef annonce Moi, j'ai horreur des gosses ! Tous savent que ce n'est pas vrai mais lui, l'affirme haut, fort, en noir et blanc et en couleurs dans ce nouvel album.Qui se termine sur une irrésistible note de tendresse.Un livre à découvrir entre fans de Pef.?*?* SALE GOSSE ! Babette Cole, Seuil Jeunesse ?**?MOI, J'AI HORREUR DES GOSSES ! Pef, Albin Michel Jeunesse Philosophie politique PIERRE VENNAT Peut-on être « moderne » ?et « nationaliste » ?Bien sûr, il peut paraître étrange que l'on s'applique à défendre la nation à une époque qui se caractérise par la mondialisation des échanges économiques et chaque jour il nous est donné de constater, dans un domaine ou l'autre, les signes de l'avènement d'une société civile qui s'étend, par-delà toutes les frontières, à l'ensemble de la planète.Pourtant, la nation représente la forme d'association politique la plus répandue à notre époque.Aussi est-on en droit de s'étonner du peu d'attention que lui ont accordé les philosophes.Daniel Jacques, quant à lui, professeur de philosophie dans un cégep de Québec et directeur d'une nouvelle revue.Argument, dont le premier numéro sortira bientôt, a tenté de le faire.Cela dit, s'il s'agit d'un livre de haute teneur intellectuelle, force est d'admettre que le jargon philosophique en rebutera plusieurs.?1/2 NATIONALITÉ ET MODERNITÉ Daniel Jacques Éditions du Boréal, 268 pages fil*.fi \u2022 Patricia C ornwell essoufflée GILBERT GRAND \u2022;l ¦ ' Patricia Cornwel 1 n'est pas la première ( parlez-en à Agatha Christie > à vouloir prendre congé d'un personnage fétiche devenu trop lourd et envahissant.Les deux dernières enquêtes de son héroïne Kay Scarpetta ( Morts eu.eaux troubles et Mordoc ) trahissaient un essoufflement certain qui perdure, hélas, dans la nouvelle série qu'elle a entamée en 1997 avec La Ville des frelons ( Hornet's Nest ).Pourtant inspirée \u2014 de son aveu même \u2014 d'événements vécus alors qu'elle était journaliste au Charlotte Observer puis officier de police auxiliaire à Richmond, l'intrigue, qui envoie deux policières en chef et un jeune journaliste sur les traces d'un sériai killer, peine à s'imposer, comme si la réalité était moins passionnante à décrire que la fiction, ou que le ton plus léger et ironique ne seyait pas à la romancière.Le tir sera-t-il rectifié dans le deuxième épisode ( Southern Cross ) prévu pour janvier ?Entre-temps, le dixième Scarpetta ( Point of Origin ) et Scarpetta's Winter Table, un livre cadeau mêlant nouvelle, recettes et illustrations, ont été fort bien reçus par la critique américaine.LA VILLE DES FRELONS Patricia Cornwell Calmann-Lcvy 1998, 389 pages » 120 pages* 19,95$ caricatures encore cette année, te caricaturiste de La Presse nous permet de rire en$i ce qui nous a tait grinc denté.je pense donc je lis La Presse B Qui m aime me lise. B6 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 6 DÉCEMBRE 1998 disques) Une p'tite vite de Céline ntre deux avions, un sitcom, trois talk-shows, un gala de l'ADISQ et 365 concerts à guichets fermés dans des stades de 100 000 places, Céline Dion a trouvé le temps de nous offrir son premier album de Noël en anglais.SI on calcule, Thèse Are Spécial Times est le deuxième disque de Céline à paraître en quatre mois, et son troisième en près d'un an.En clair, on appelle ça de la production en série.Pas étonnant d'ailleurs que ce nouveau CD sente un peu le travail vite fait.De O Hofy Night à Adeste Fidèles , passant par Ave Maria et le Brahms Lullaby, on a la tenace impression que la divine a enregistré ce disque « sur la slide w, à Miami en plein mois de Juillet.Soyons honnêtes: pour le Ave Maria, Chestnuts Roasting on an Open Fire ou Feliz Navidad, on a déjà entendu mieux.La version de Blue Christmas est assez réussie par contre.Tout comme Les Cloches du hameau, chantée en choeur avec le reste de la famille Dion.La seule chanson en français, soit dit en passant.Du reste, cet album ne semble être qu'un prétexte de plus pour faire parler de Céline sur la planète pop.Mais notre avis importe peu, bien sûr.Thèse Are Spécial Times s'est déjà écoulé à 7 millions d'exemplaires à travers le monde.Le public a parlé.Joyeux Noël à tous.avec ou sans Céline.\u2014Jean-Christophe Laurence collaboration spéciale ?*l/2 THESE ARE SPECIAL TIMES Céline Dion, Sony aicri m.» b i ,\u2022» t.è r Quelques flocons.entre Le Messie et Casse-Noisette \u2022 \u2022 : OAUDC CmGftAS La fête de Noël a inspiré au cours des siècles un nombre incalcula» ble de pièces vocales et instrumentales, tant profanes que sacrées, les unes anonymes, les autres signées de grands compositeurs.Revenant chaque année sans avoir rien perdu de sa fraîcheur, le répertoire de Noël comprend des cantiques populaires comme Les Anges dans nos campagnes et des chansons profanes comme White Christ» mas mais aussi le ballet Casse-Noisette de Tchaïkovsky (le rêve d'une petite fille au pied du sapin décoré ) etf selon la tradition nord-américaine sinon européenne, l'oratorio Messiah ( Le Messie ), de Handel.Tous ces titres se retrouvent avec d'autres moins familiers et même inconnus, sur une dizaine de partitions accompagnant l'avant-dernier Noël de notre deuxième millénaire.Commençons par Messiah, Noël étant à l'origine une fête religieuse.L'ensemble Ta-felmusik, de Toronto, a réuni en un disque de 65 minutes tous les choeurs de l'oratorio de Handel ( dont le fameux Hallelujah l, bien sûr ) et les récitatifs et airs qui s'y rattachent.Disque étonnant: la formation chorale est impeccable d'expression et de diction, les solistes de même, et la couleur des Instruments anciens se révèle ici pleinement séduisante.Deux autres choeurs torontois affichent la même qualité d'exécution mais chacun déroule deux douzaines de petites pièces pour la.plupart inconnues et d'un intérêt incertain.Chez les E1 mer Iseler Singers : programme canadien intimiste d'autrefois partagé entre les patrimoines anglais et français.Au Mendelssohn Youth Choir: répertoire presque exclusivement anglais mêlant les époques ( Sweelinck.Part ) et utilisant abusivement les arrangements du chef invité John Rutter.Un nouveau choeur d'ici, la Petite Bande de Montréal, fondé et dirigé par Martin Da-gênais, y oppose un programme majoritairement français d'harmonisations diverses ( de Raymond Daveluy notamment ) où se conjuguent simplicité d'approche, fraîcheur vocale et qualité de diction.D'Angleterre, haut lieu du chant choral, deux réalisations: une messe de Noël de l'élisabéthain Thomas Tallis, très austère mais admirablement servie par les voix pures, avec sopranos planant au suraigu, des Tallis Scholars (qu'on entendra ici mardi ?* NOËL : EARLY CANADIAN CHRISTMAS MUSIC / MUSIQUE CANADIENNE D'ANTAN POUR NOËL ' : The Elmer Iseler Singers Marquis, 77471 81227 2 8 ** flO » soir), et un programme franchement ennuyeux, ancien et moderne, vocal et instrumental, du Taverner Consort and Choir.Les disques de gros orchestres et voix d'opéra font aussi partie des produits qui inondent chaque année le marché de Noël.À cet égard, le « Greatest Christmas Show on Earth » de London est une compilation plutôt heureuse, groupant en deux compacts 42 plages enregistrées entre 1958 et 1996.Leon-tyne Price ( dans un Minuit, Chrétiens ! en anglais), Renata Tebaldi et Joan Sutherland savent adapter leur style à la noblesse des cantiques, que Pavarotti clame hélas ! comme le grand air d'Aida .L'« autre » ténor, Placido Domingo, a sa photo sur la pochette mais ne chante qu'une pièce de trois minutes, le Ho-sanna d'Andrew Lloyd Webber, qui cloche d'ailleurs dans cet ensemble où s'harmonisent sacré et profane, grands choeurs et pièces légères.Plus ou moins en voix, Domingo monopolise le tapageur et vulgaire « Gala Christmas in Vienna » enregistré en public l'an dernier par Sony.Les dénommés Helmut Lotti et Ric- cardo Cocciante complètent cette mascarade au surplus affectée d'une mauvaise prise de son et que ne rachète pas la voix plutôt belle de Sarah Brightman.Au même genre, chanteurs en moins, appartient le « Holiday Pops » des Boston Pops, justement.Programme « cross-over » : un tendre Berlioz (de L'Enfance du Christ) et Sleigh Ride, de Leroy Anderson, des choeurs flottants et des carols en swing.Mais que vient faire ici L'Artésienne de Bizet ?Après tant de vacarme, quelle joie d'entendre le féerique Casse-Noisette ! La partition est jouée avec grâce et éclat par l'Orchestre du Kirov et, cas unique, ses 80 minutes tiennent en un seul disque.*?*?MESSIAH : THE COMPLETE CHORUSES Tafelmusik.Dir.Ivars Taurins Les Disques SRC, SMCD 5193 THE MAGIC OF CHRISTMAS Toronto Mendelssohn Youth Choir.Dir, John Rutter Les Disques SRC, SMCD 5192 *** EN LA FÊTE DE NOËL / O HOLY NIGHT La Petite Bande de Montréal Dir.Martin Dagenais Naxos, 8.554435 **?THE TALLIS CHRISTMAS MASS The Tallis Scholars.Dir.Peter Phillips Gimell, 454 934-2 THE PROMISE OF AGES : A CHRISTMAS COLLECTION Taverner Consort fir Choir Dir.Andrew Parrott Sony, SK 60713 ?*?THE GREATEST CHRISTMAS SHOW ON EARTH Placido Domingo, Luciano Pavarotti, Renata Tebaldi, Joan Sutherland, Leontyne Price, etc., orchestres, choeurs et chefs divers London, double CD, 460 400-2 A GALA CHRISTMAS IN VIENNA Placido Domingo, Sarah Brightman, Helmut Lotti, Riccardo Cocciante, Orchestre Symphonique de Vienne et choeur, dir.Steven Mercurio Sony, SK 60396 ** HOLIDAY POPS Orchestre des Boston Pops et Choeur du Festival de Tanglewood.Dir.Keith Lockhart RCA Victor, 09026 63252-2 **?THE NUTCRACKER Orchestre du Kirov.Dir.Valéry Gergiev Philips, 462 114-2 Pop ?NOËL DANS LA RUE ( D ) Kafka / MPV / Musicor Compilation regroupant Groovy Aârdvark, Kermès s, Redcorc, Guérilla, TSPC, Raid, Guano, Men'O'Steel et Monsieur Toad AU premier coup d'oreille ( l'Image n'est pas alambiquée, Je vous l'assure ), ces versions hardeore sont tout simplement hilarantes.La deuxième écoute nous laisse découvrir quelques agrégats de l'esprit des Fêtes, un soupçon de sacré, Je dirais même plus.Groovy Aârdvark s'est d'abord Installé tout près du Sauveur, entre le boeuf et l'âne gris.Puis Kermess se propose de prendre un verre de bière mon minou.sur le 220.Un ténor s'époumone alors dans sa Sainte Nuit avant Sie BARF ne mette carrément le feu au tem-e.La torche incendiaire est aussitôt empoignée par Redcore ( Palalalala ), avant que Guérilla ne décrète que Pire Noël arrive ce soir ( version française de Santa Clous Is Corning To Tawn ).Et c'est le temps des cathédrales du côté de TSPC qui dévoile sa nouvelle gueule électronica ( exit la guit, bonjour les machines ) tout en nous indiquant que Charlotte prie Notre-Dame.Avec Raid, par ailleurs, la Danse à St-Dilon prend les allures d'une polka-rock.Puis Guano fait dans le médiéval amplifié, entonne avec une indéniable virilité L'Archange Gabriel.Et vous savez ouol?Men'O'Steel a vu Maman en train d'embrasser le père Noël pendant que Monsieur Toad nous menait tout droit vers le royaume du Bonhomme hiver.À quand une version bien sentie du « renne au nez vert » ?\u2014 Alain Brunei 100 % NoëL Éllzabcth Blouln Brathwaite, MJ / BMG A qui s'adresse ce disque ?Aux enfants ?Aux ados ?Sûrement pas aux adultes en tout cas.Le message semble assez clair sur We Wish You A Merry Christmas, livrée en version hip hop de concert avec le duo rap LMDS.Original, à tout le moins.Le reste ?Petit Papa Noël, Sainte nuit, Jingle Bell Rock.Plutôt peppé, mais pas vraiment mémorable.Éllzabcth chante avec quelques prometteuses pointes de R'n'B mais les arrangements d'Yves Laplerre sont plates à mort et le résultat a tous les signes d'un disque fast food.Vite « recordé », vite consommé, vite digéré.\u2014 Jean-Christophe Laurence MONONC SERGE CHANTE 98 Mononc' Serge, Double / Sélect Vraiment pas pour tous, la mouture de Mononc' Serge.Les accents de rap, de rock et de country ne servent que de faire-valoir pour des textes crus, triviaux, qui franchissent allègrement la frontière du très mauvais s 1 ¦ goût.Sourire en coin, Mononc' Serge chante 98 en parlant de fellations, de joueurs des Expos qui se grattent là où l'on sait, d'incontinence et autres merveilles pour toute la famille.Drôle ?Après une dizaine de bières, peut-être.Mais cette propension à évacuer la moindre trace de subtilité finit par lasser.\u2014 Richard Labbé ?*?ALLONS SWINGUER Manon Bédard, PGC / Select Protégée de Guy Cloutier, Manon Bédard a choisi le bon moment pour lancer ce disque moitié country moitié traditionnel, qui réunit sous un même toit L'Arbre est dans ses feuilles, Dans la prison de Londres, Tout le monde est malheureux , L'Amour d'un cowboy ou Les Cloches de ma vallée de Marie J.King.Au menu : douze chansons ( vraiment ) swinguantes, pour la plupart destinées au rayon « fêtes, partys de famille et autres moments bien arrosés ».En prime, la jolie demoiselle est une championne du yodeling, ce qui, croyez-moi, est plus facile à dire qu'à faire.\u2014Jean-Christophe Laurence ?**V2 MATAPAT Bourque, Bernard 6- Lepage, Boréal is / Lancup Formé d'anciens membres d'Éritage et d'Ad Vielle Que Pourra, ce trio qui chante et joue indifféremment de tous les instruments ( accordéon-guitares-violon-pieds-mandoli- -ne-cuillers et même bouzouki 1 ) adapte les traditionnels québécois de façon tout à fait personnelle, évitant soigneusement les clichés et ajoutant au besoin quelques couplets et mélodies de son cru.Varié, aéré, sympathique et plutôt réussi dans son genre.Ironique : ce disque folk « de souche », nous -est parvenu par les bons soins d'une compagnie.torontoise.De quoi se poser des questions.\u2014 Jean-Christophe Laurence ?NOË1 COUNTRY Différents artistes, Guy Cloutier / Sélect \u2022 * ni Par où commencer ?Devrait-on souligner, la faible réalisation digne4 d'un enregistrement de type karaoké?De-! vrait-on parler de ces artistes country! ( Claude Martel, Dany Jeffrey et autres Bo- : nita Cormier) que l'on envoie ici vers une aventure sans issue, un peu comme on envoie des bêtes sans défense à l'abattoir ?Devrait-on insister sur le côté kitsch à outrance de l'entreprise?Devrait-on discuter du» chanteur Jacques Cartier, qui n'a pas décou-1 vert notre pays, pas plus que le bon goût?Tout ça pour dire que ce Noël Country ne pas- j sera pas à l'histoire.On s'ennuie presque de! Stef Carse.j \u2014 Richard Labbé \\ % LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 6 DÉCEMBRE 1998 Noël jazzy ail 'italiana disques ) ALAIN BRUNET u vert s aux métissages fédérateurs, le pianiste François Bourassa et ses acolytes ( les frères Guy et Yves Boisvert, respectivement à la contrebasse et à la batterie ) n'ont pu résister à la tentation d'un Noël jazzy ail'italiana .Cet excellent trio s'est mis au service de la chanteuse montréalaise Emilia Longo, un album et un spectacle ( au Cabaret du Casino ) en témoignent.Limitée au plan de la puissance, peu ( ou pas ) encline à l'improvisation vocale, usant d'un phrasé tout de même propice au jazz, la bella donna joue plutôt les cartes de la sensualité, de la douceur et du susurrement.Pas mal, mais.En revanche, François Bourassa et ses acolytes s'appliquent à jazzer solidement ces airs de Noël.De cette tension entre le timbre de notre séductrice latine et la compétence de ses musiciens, on retient une ambiance singulière : « italo-lounge » ! Un peu baroque cependant, laissant parfois l'impression d'un concept pas encore tout à fait au point.mais tout de même sympathique.Le répertoire y e6t varié : on passe de Bianco Natale, une version bilingue de la très américaine White Christmas, à la traduction italienne de Adeste Fidèles pour ensuite investir une chanson de Noël authenti-quement ritale ( Biwn Natale ail'italiana ).Et ainsi de suite.Quelques rimes anglaises ont été greffées au répertoire, mais pas un mot de français ne figure au menu de la chanteuse \u2014 née au Québec, formée à l'Université Con-cordia.Voilà un bel exemple de multiculturalisme canadien.qui ne traduit pas tout à fait la triple identité ( assumée ) des Halo-Montréalais.Mais ne faisons pas un plat de ces menus détails de la vie.*** BUON NATALE ALL'IT ALI AN A Emilia Longo & Bourassa Jazz Trio Disques Ô / DiCesare / Sélect **?1/2 CHRISTMAS WITH THE GEORGE SHEARING QUINTET George Shearing, Telarc Jazz Pas tuable, George Shearing.Bientôt octogénaire I Certes, ses impros et progressions harmoniques sont celles d'un vieil homme affaibli par le temps, mais tout est encore joué avec exactitude, sagesse, grâce et volupté.Souvent à l'unisson avec le vibrapho-niste Don Thompson, le pianiste use de ses fameux « block chords », le travail est sobrement complété par le guitariste Reg Schwa-ger, le contrebassiste Neil Swainson et le batteur Dennis Mackrel.Dans le cas qui nous occupe, cette musique pour le moins rassurante évoque les Noël moelleux d'une Amérique stable et prospère ( encore les fif-ties.), constitue ainsi une toile de fond idéale pour vos réceptions.Le compère Shearing nous signe même les notes de pochette qu'il a conçues tel un livre de recettes Kraft.« Quoi de mieux que de commencer un disque de Noël par Ding ! Dong ! Merrity on High.» Indeed, cher oncle George.badigeonnez généreusement, les enfants en raffoleront.À Noël, le conformisme jazzy n'est-il pas de bon ton ?Farce à part, j'aime bien.\u2014 Alain Brunei ?*l/2 A WINTER SOLSTICE REUNION Windham Hill / BMG On ne pourra nier la compétence des protagonistes de cette compilation nouvel-âgeuse, un brin folkie, à la limite de ce territoire hybride qu'est le « jazz de chambre ».Cette musique finement ciselée, pour ma part, a connu ses heures de gloire il y a des lustres.et, dans bien des cas, elle n'a pas passé l'épreuve du temps.Inutile d'ajouter que les locomotives du label californien Windham Hill ( toutes réunies dans ce Winter Solstice) ont pris de l'âge, qu'il s'agisse de son fondateur, le guitariste et charpentier William Ackerman, du soporifique George Winston ou de la non moins végétative Liz Story.Toutefois, j'ai encore du plaisir à écouter la musique du violoniste Darol Anger lorsqu'il est accompagné par la pianiste Barbara Higbie et le contrebassiste Derek Jones.Les amateurs de calme plat au temps des Fêtes seront tout simplement ravis.\u2014 Alain Brunei JUSTIN TIME FOR CHRISTMAS Justin Time For Christmas 2 Justin Time / Fusion III De conception montréalaise, les deux compilations de Noël du label Justin Time ont été lancées respectivement en 1995 et en 1997.Pour la période des Fêtes, on en a relancé la vente, avec raison d'ailleurs : il s'agit là d'un des plus belles paires de cédés qui puissent meubler les moments relaxes de vos réceptions.Ces deux compilations regroupent la plupart les artistes américains ou canadiens ayant jazzé ( ou bluesé ) chez Justin Time : Oliver Jones, Ranee Lee, Bryan Lee, Dave Young, Mulgrew Miller, Diana Krall, Phil Dwyer, Jon Ballantyne, Paul Bley, Jeri Brown, Jane Bunnett, le Montréal Jubilation Gospel Choir, Kenny Wheeler, DD Jackson, David Murray.Variées ces compiles ?À souhait.Il n'est quand même pas courant d'entendre Paul Bley construire une impro autour de The Christmas Song ou encore DD Jackson jouer O Little Town Of Bethléem aux côtés de David Murray ! Trop coriace, vous dites ?Nenni.Pour faire l'équilibre avec ces séquences iconoclastes, Oliver Jones vous pianote Santa Clans Is Corning To Town, Ranee Lee entonne Silver Bells.Personne n'avalera son mousseux de travers, je vous dis.\u2014 Alain Brunei ?HAVE YOURSELF A MERRY LITTLE CHRISTMAS Diana Krall, Impulse ! / Universal »btfi Tant qu'à faire, madame Krall, pourquoi n'avoir pas fait un album entier sur le thème de la Nativité ?Erreur, en ce qui me concerne, que cette idée de « holiday gift pack », c'est-à-dire un calendrier de la plus populaire chanteuse de jazz sur ce continent ( Canadienne, de surcroît ) assorti d'un mini-album.Cela étant dit, les trois chansons au menu ont été soigneusement interprétées dans la plus pure tradition des grands disques américains de Noël \u2014 enregistrés ggjtjJK strings aux mythiques Capitol Studios de Hollywood.Voix chaude et cordes soyd sur Ha\\fe Yourself a Merry Little Christmas ai que sur Christmas Time is Here .Solide perl mance de notre Diana au piano sur Jii Bells, la plus jazzy des trois chansons menu.On en aurait voulu davantage.\u2014 Alain Bri\\i^f^ .itèbiq mm vrac Le Noël des guitares RICHARD LABBE collaboration spéciale u'ont en commun Neal Schon, Steve Lukather, Zakk Wylde, John Sykes et Al Di Meola?Pas grand-chose.Mais la magie de Noël a permis de réunir ces maîtres de la guitare pour un déluge de notes, de solos et de riffs du temps des Fêtes.Voici donc Merry Axemas Volume 2, un album qui regroupe une dizaine de guitaristes qui retouchent, à leur façon, les classiques de Noël.Comme tout menu de Noël, il y a ici du bon et du moins bon.Ainsi, l'ex-Whitesnake John Sykes évo- que le goût d'une tourtière périmée avec son God Rest Ye Merry Gentlemen .Trevor Rabin nous rappelle les gros becs graisseux d'une tante éméchée avec sa version du O Corne AU Ye Faithful.Pas très fort.Heureusement, l'ex-Ozzy Zakk Wylde ( White Christmas ), Al Di Meola ( Carol Of The Bells ) ainsi que Ted Nugent ( sa version presque punk de Deck The Halls ! ) offrent de bien beaux moments.Pas mauvais mais pas incontournable, Merry Axemas Volume 2 devrait à tout le moins séduire les fanas de la six-cordes.?*?MERRY AXEMAS VOLUME 2 Différents artistes.Epie / Sony ?HOLIDAY SONGS AND LULLABIES Shawn Colvin, Columbia / Sony.Shawn Colvin, c'est un soupir plutôt qu'un cri, une caresse au lieu d'un coup, un vent de chaleur qui vient balayer le frisquet de décembre.Ces qualités, la chanteuse américaine les exhibe fièrement sur Holiday Songs And Lullabies , album de velours qui renferme 14 pièces à écouter les pieds près du feu, tasse de chocolat chaud à la main.De Christmas Time Is Here ( titre jadis repéré lors du spécial de Noël des Peanuts ! ) à Silent Night, Colvin adopte les airs traditionnels en y apposant sa petite touche bien à elle, comme on appose une boucle sur un cadeau.Avec Shawn Colvin, le temps des Fêtes s'annonce fort agréable.\u2014 Richard Labbé ?CELTIC CHRISTMAS IV Différents artistes, Windham Hill / BMG Le sujet celtique étant à la mode depuis quelques années, les pros de l'emballage n'hésitent pas à bâcler CD après CD de façon un peu insolente pour ainsi toucher une plus grande clientèle.Il faut bien battre le fer pendant qu'il est chaud.Rien de trop spécial, on le devine, avec ce quatrième Celtic Christmas .Disons simplement que ce compact pourrait faire bien des ravages dans les salles d'attente de ce monde.À la maison ?Pas sûr.\u2014 Richard Labbé **** 12 SONGS OF CHRISTMAS Etta James, Private Music / BMG On raconte qu'Etta James jonglait avec l'idée de faire un album de Noël depuis une douzaine d'années.En 1998, enfin, le projet est devenu réalité.Remercions donc tous ensemble le Good Lord pour ce cadeau inespéré.Avec ses 12 Songs Of Christmas, la grande chanteuse de jazz offre ici un album tout à fait grandiose.Ses versions de White Christmas.Winter Wonderland et The Christmas Song, pimentées par d'éminents jazzmen ( John Clayton, Cedar Walton et autres Red Holloway ), nous donnent bien rapidement la fièvre des Fêtes.James ne se contente pas de suivre les numéros ; elle largue des ver- sions fraîches, énergiques et jazzées à fotiti, prouvant avec aplomb qu'il est possibte tie'1 chanter Noël avec un minimum d'originâMti?' Un must sous l'arbre pour cette année.« > *tï \u2014 Richard Lâbbfc ?*l/2 **fM CHRISTMAS WITH THE STARS, VOt^™ Différents artistes, Erato / Warner Pour ce deuxième Christmas With The Sldà , on a sorti les gros canons : José Carreras,>Plàwx cido Domingo, Loreena McKennitt, Nataliei Cole, des orchestres symphoniques, des totloril raies et quoi encore.Ce compact, qui noite' fait voyager du 15e siècle au siècle présent est quelque peu intéressant, bien que c£rutf£t nés évidences ( encore The Christmas Song é& Mel Tormé.) finissent parfois par agate**! Pas mauvais, mais rien de neuf soùs le sotettji \u2014 Richard LabbU MERRY CilRISTMAS.HAVE A NICE LIFp, Cyndi Lauper, Epie / Sony \u2014 Cyndi Laupeg» mutée au rayon « disques de Noël » ?Syu\\ï-, pakitsch.Généreux itou : la dame a meqaf^ pris soin d'inclure les partitions des cha^tyg SOnS.- J.-C.L.| j yy^ NOËL À L'HARMONICA, Pierre Parent/$taP / Select \u2014 Pierre Parent, spécialiste du rtitne babine, joue les incontournables : Noël btâitijF Sainte Nuit, Blue Christmas, etc.Feeling ga*-* ranti.Dommage que les synthés.\u2014 J.-G£.,£Jn LUMIÈRES \u2014 NOËLS DU MONDE, ta?Disciples de Massenet, Coeur de Lion / Mu-sicor \u2014 En français, en anglais, en latin, en espagnol : un tour du monde en 14 pièces, avec une des plus anciennes chorales du Québec.\u2014J.-C.L.LES MEILLEURES INSOLENCES, vol.2, Tex Lecor, Coffragants / CKAC \u2014 Dix-huit insolences d'hiver avec le maître du cai)u)fn radiophonique.Y'en a des bonnes ! \u2014 J.t THE COLORS OF CHRISTMAS, Différents artistes, Windham Hill \u2014 Douze chanslths par sept black singers ( d'où le titre ) : RobeUH Flack, Sheena Éaston, Melissa ManchesttW Oleta A dam s, Peabo Bryson, Philip Bailey W Jeffrey Osborne.Bof.\u2014 J.-C.L.th / CHRISTMAS WITH BABYFACE, Babyfacci Epie / Sony \u2014 Le sirupeux Babyface qui?chante Noël ?Tous aux abris ! \u2014 R.L.\u2022 .Iitf .-aato TVi-JâJ'J m \u2014\u2014\u2014 -\u2014- Daniel Roy l CM¦ I < II III I « >l l't :-T3-\u2014\u2014\u2014;\u2014:-nç y.a - f I .-\\; ¦ \u2022 \u2022 \u2022 ls - it-Aft 1 3 MILLE-PALES le V décembre ui r musicqr: IHmillOT'IOlIfci B8 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 6 DÉCEMBRE 1998 Mort de Pierre Hétu e chef d'orchestre Pierre Hétu est décédé hier, du cancer, à 62 ans.Il avait étudié la direction d'orchestre avec Hans Swarowsky ( le professeur de Mehta, Abbado et Armenian, entre autres), Jean Martinon, Louis Fourestier, Sergiu Celibidache et Charles Munch.En 1961, il remportait le premier prix du Concours de direction de Besançon, importante compétition internationale dont Seiji Ozawa sortit aussi vainqueur.De 1963 à 1968, lors du mandat de Zubin Mehta, Pierre Hétu avait été assistant chef de l'Orchestre Symphonique de Montréal et responsable des Matinées symphoni-ques d'initiation musicale destinées aux jeunes.Pierre Hétu avait ensuite été chef de l'Orchestre Symphonique de Kalamazoo, Michigan, assistant chef de l'Orchestre Symphonique de Détroit et chef de l'Orchestre Symphonique d'Edmonton, activités qu'il partageait avec les cours de direction d'orchestre qu'il donnait à l'Université de Toronto et dans divers centres d'enseignement d'été.Le musicien avait aussi dirigé beaucoup d'opéras.Tout récemment, en octobre, il dirigeait Sam-son et Dalila, de Saint-Saëns, à la Nouvelle-Orléans.Pierre Hétu avait aussi fait de la politique.Pierre Hétu Décevant CLAUDE GINGRAS Les très hauts standards atteints par Timothy Vernon et le grand orchestre des étudiants de McGill nous autorisent \u2014nous ont habitués, en fait\u2014 à attendre d'eux la quasi-perfection.La liste de leurs prodigieuses réussites est fort longue et encore fraîche à nos mémoires.Leurs Manier, par exemple.Bien sûr, il y eut ce décevant Dos Lied von der Erde en fin de saison dernière, mais simplement classé comme l'erreur d'un soir, l'exception qui confirme la règle.Une autre exception s'y ajoute et nous force à nous poser certaines questions.Ce serait rendre un bien mauvais service à Vernon et ses musiciens de leur dire qu'ils nous ont donné une belle Quatrième de Bruckner hier soir.Du reste, ils sont certainement tous conscients, et Vernon le premier, des problèmes qui ont presque continuellement affecté cette audition de 68 minutes de durée.Curieux hasard, c'est aussi à des formations d'étudiants qu'on doit les plus récentes exécutions de l'oeuvre : à l'ex-Orchestre-Ré-seau du Conservatoire (salle Wilfrid-Pelle-tier, 1996 ) et au National Youth ( Lanau-dière, l'an dernier).Dans les deux cas, bien des imperfections nous avaient fait conclure qu'il s'agit d'une partition au-dessus des moyens de tels orchestres.Hier soir cependant, les erreurs d'exécution, de coordination et d'équilibre étaient plus nombreuses encore et portent à penser que l'oeuvre est tout simplement trop difficile pour les effectifs actuels de McGill.Déjà, le Dos Lied de la saison dernière pointait le doigt sur certaines difficultés que traverseraient le jeune orchestre et son chef.Car, au départ, Vernon aborde Bruckner sans la simplicité et la spiritualité requises, au contraire avec une agressivité et une sensua- De notre édition finale D'HIER lité qui conviendraient davantage à Mahler.fjar exemple, le son génère de l'orchestre est beaucoup trop fort-\u2014 explosif\u2014 et, à -.la.fin, les mélanges de timbres crus évoquera plutôt Till Eulenspiegeki'm* Les cors m'avaient, paru plutôt bons depuis le début et j'allais le no£ - ter sur mon programme.lorsque, ouach /, un corr niste joue justement ce qu'il ne fallait pas* jouer.Et les altos: presque continuellement faux dans leur intervention du mouvement lent.Et les trompettes: trop en dehors 'du reste.Sans parler des objets non identifies' que des musiciens ont laissé tomber par terre deux fois pendant l'exécution.Manque \"d^ concentration, peut-être ?' La Sérénade de Josef Suk qui ouvre le, concert n'utilise que les cordes \u2014 43 au total.On note bien quelques légers écarts d'intonation entre les deux groupes de violons, une ou deux attaques imprécises, mais Vernon confère tant de charme à cette première demi-heure qu'il fait oublier les petites faiblesses et nous laisse confiants que l'après-entracte sera magnifique.Notre déception n'en est que plus grande.ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE McGILL I McGILL SYMPHONY ORCHESTRA.Chef d'orchestre : Timothy Vernon.Vendredi soir, Pollack Hall de l'université ' i - McGill ; reprise samedi, 20 h.Programme Sérénade en mi bémol majeur pour orchestre à cordes* 3 op.6 ( 1892 ) \u2014 Suk Symphonie no 4, en mi bémol majeur ( « Romani che»)( 1874, rév.1878-80;édition LcopoldNowi 1953) \u2014 Bruckner l \u20223 v -t ?S * î les uns fies autres Plus actuel que j amais vec La Mort aux trousses en version restaurée et six remakes de ses films en chantier à Hollywood, Alfred Hitchcock est plus que jamais d'actualité.Les remakes : Psychose, Meutre parfait ( le canevas reprend presque intégralement Le crime était presque parfait ), La Maison du docteur Ed-wqrdes.Fenêtre sur cour.Traite-neuf marches et La Main au collet.Le magazize Max a profité de l'occasion pour tracer un petit portrait du maître du suspense sur le mode « Il a dit » et « Il a fait ».IL A DIT ¦ */ ?SON DIQITAL CEITBE LAVAL -s 3 | MJMfflflBIHMè>M r~CA*ntroun ou MOIIO I 8T-JEB0HE ?riMM* PIHf ' Station TREMBLANTE r\u2014\u2014 CMtMA capitoi- I ORUMMOMPVILLE \u2022J \u2014 GMOUrt MAlHINt- ST-EUSTACHE^ CINIUA PlMt- STE-AOELE 4 -Il FARt»-1 ST'MVACWTWI A rOMtHII ooiom\u2014 ST-BRUNO ?CCmCMA «T lAUNrNT-Il-MAISON du CINC MA- SOREL'THACY ?SHERBROOKE / ir« oaiiricb- GRANBY ¦ t - t t t ¦ i * ; : t » AT. I B 12 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 6 DÉCEMBRE 1998 La Presse : La Jeune Presse est une initiative du service de l'information de La Presse.Cette page parait chaque dimanche, durant l'année scolaire.Son objectif est d'initier les adolescents à l'écriture journalistique en leur permettant de s'exprimer sur les divers sujets qui les intéressent.Le choix des thèmes et des chroniques est du ressort d'un comité de rédaction sous la direction de Alain de Repentigny, adjoint au directeur de l'information.Les élèves du cours secondaire et du cégep qui font de la photo sont également invités à participer à La Jeune Presse en communiquant avec M.de Repentigny.Téléphone : 285-7070 (télécopieur : 285-6808).Adresse : La Jeune Presse, 7 rue Saint-Jacques, Montréal.H2Y 1K9.M ECOLES Comment évaluer les profs?Depuis quelque temps déjà, le ministère de l'Education entend donner plus de latitude aux établissements collégiaux, en leur accordant, notamment, la responsabilité de décerner les diplômes, comme c'est le cas actuellement au niveau universitaire.Ces nouvelles responsabilités des collèges demandent donc une réforme en profondeur des différents mécanismes internes régissant la sanction des études.L'évaluation de l'enseignement en est un.Si les cégeps doivent, dans un avenir plus ou moins rapproché, décerner leurs propres diplômes, on doit évidemment s'assurer, établissement par établissement, de la compétence et de la qualité de l'enseignement.Un système existe déjà, sous la gouverne du directeur des études, qui reçoit les plaintes des cégépiens.Au cégep André-Laurendeau, le nombre de plaintes par session est plutôt bas (entre zéro et douze); est-ce parce que les enseignants sont excellents ou parce que les cégépiens manquent d'information?Plusieurs élèves ignorent l'existence d'un tel système et ils critiquent les agissements de tel ou tel enseignant par habitude, entre amis, sans que rien ne soit fait, ni du côté étudiant, ni du côté administratif, pour vérifier la véracité de ces rumeurs qui circulent un peu partout.D'autre part, les plaintes reçues n'ont pas vraiment de sens puisqu'il faut plus qu'un simple avis isolé d'un collégien probablement frustré pour faire avancer les choses.À André-Laurendeau, la méthode privilégiée pour le moment, qui devrait être proposée sous peu à la commission des études, est une évaluation tridimensionnelle (professeur, département, élèves) qui n'aurait aucune conséquence coercitive, mais servirait plutôt de «base de perfectionnement pour l'enseignant en vue de s'améliorer s'il y a lieu», affirme Pierre Odieux, directeur des études.On distribuerait à chaque étudiant un questionnaire anonyme où il devrait faire l'évaluation de l'enseignement acquis au cours de la session.Ainsi, on toucherait à toutes les couches de cégépiens, dont la majorité silencieuse, et il serait plus facile de généraliser les résultats obtenus.Les collègues du département et l'enseignant lui-même devraient aussi faire une évaluation.«Le système mieux structuré que nous développons a pour objet de A garantira qualité et d'améliorer la perception générale du public envers les établissements», explique Pierre Cadieux.Le syndicat des enseignants du cégep André-Laurendeau (SECAL) est ouvert à un tel système «en autant qu'il soit crédible et qu'on évite les règlements de comptes.Cette évaluation doit uniquement servir de support pédagogique à l'enseignant», affirme Pierre-Yves Perreault, président du SECAL.Le système doit être un outil pour que les profs puissent s'améliorer et non pas quelque chose dont on pourra se servir pour les menacer de congédiement année après année.Le syndicat et l'administration croient que les enseignants seront ouverts à des commentaires sur leurs techniques pédagogiques et prêts à des changements dans leur façon d'enseigner.L'enseignant dans tout ça?Coincé, il devra accepter les commentaires de ses collègues départementaux qui ne savent pas vraiment comment il enseigne et aussi des élèves qui ne l'aiment pas toujours.Difficile de tirer son épingle du jeu dans ces circonstances.Mais, justement, devrait-on craindre que pour s'assurer une bonne évaluation, certains enseignants flattent les collégiens dans le sens du poil et leur soumettent des examens plus faciles?L'élève qui n'a pas obtenu la note de passage cible inévitablement l'enseignant pour expliquer ses déboires et il lui donnera une évaluation négative.Par contre, qui dit notes élevées, dit élève souriant.Et nécessaire-ment une bonne évaluation.L'administration et le syndicat ne craignent pas un tel phénomène.La confiance mutuelle règne et l'absence de mesures coercitives devrait permettre à l'enseignant, sujet de l'expérience, de s'exprimer à sa guise.Bref, ce nouveau système, dont les modalités finales et la mise en application restent à voir, semble recevoir l'aval de tout un chacun pour le moment.Toutefois, il reste un petit problème en vue.L'élève.Comment réagira-t-il?Trouvera-t-il que ce nouveau système est sérieux?Déjà, on croit que cette nouvelle méthode d'évaluation est gérée par des bureaucrates et des technocrates: une commission par ci, un sous-comité par là, des documents disséminés partout.L'élève est-il vraiment au coeur de cette réforme?Tient-on vraiment à son bien ou simplement au respect aveugle d'un mémo émanant du ministère?E L E V I S I 0 N epuis quelque temps, une nouvelle mode déferle à la télévision.Pas moyen-d'y échapper, elle envahit presque toutes les chaînes.Appelons-la la téléréalité.Comme elle a fait ses preuves auprès du public américain, certains diffuseurs québécois ont décidé de l'adopter.Toutefois, ces émissions sont loin de faire l'unanimité parmi les téléspectateurs québécois.Les avis, partagés, ont fait couler beaucoup d'encre dans les journaux.Certaines émissions montrent monsieur et madame Tout-le-Monde dans leur quotidien, accomplissant des gestes banals.Comme Pignon sur nie qui met en scène de vraies personnes dans des situations réelles.Rien n'est prévu ni inventé.La forte popularité de cette émission chez les jeunes a frayé le chemin à d'autres concepts semblables.En effet.Métier policier.Caméra choc et Catastrophes, pour ne nommer qu'elles, connaissent un certain succès.Mais elles mettent davantage l'accent sur des actes héroïques ou des événements tragiques.Mais comment expliquer cet intérêt soudain pour ce genre télévisuel?Selon Anne-Marie Robitaille, diplômée du programme de communication de l'Université de Moncton qui a assisté en studio à des émissions comme Black Ont, Oprah et Jerry Springer, les gens sont blasés de voir à la télévision des gens qui ne leur ressemblent pas du tout.«De plus, ces dernières années, le contexte économique, social et politique a amené les gens a développer une mentalité plus réaliste.Ils ont pris conscience que la vie n'est pas un film ou un conte de fée, elle est bel et bien réelle.» L'école Springer Il y a toutefois des émissions controversées, caricaturales même, qui dérogent à cette règle.Jerry Springer et Black Ont, sa version québécoise, en sont des exemples parfaits.Extrémistes par leurs sujets tout autant que par les propos choquants qu'on y tient, elles réussissent tout de même à aller chercher un très grand auditoire, l'animateur Jerry Springer attire des millions de téléspectateurs et son public l'adore.Tout y passe: le chômage, la prostitution, l'homosexualité, le travestisme, l'infidélité.De plus, les invités de Jerry Springer ont des comportements impulsifs, violents et déplacés l'un envers l'autre.Il n'est donc pas rare de voir des pièces du mobilier planer au-dessus de la tête des invités.En quelques minutes, tout le répertoire des bêtises imaginables y passe.«Jerry Springer et compagnie connaissent la recette gagnante pour avoir un large public.Sexe, sang et violence mêlés au drame, à la controverse ainsi qu'à la projection de certains préjugés vont sans contredit attirer un nombre considérable de téléspectateurs.En fait, ce n'est pas tant le sujet qui dérange, mais la façon de l'aborder et de le traiter», explique Anne-Marie Robitaille.SPORT Le débat entourant ces émissions est même poussé plus loin.Où se situe l'intérêt et le plaisir de regarder des émissions telles celle de Jerry Springer?Des psychologues américains se sont penchés sur la question et ont avancé certaines théories.Selon eux, les téléspectateurs regardent religieusement ces émissions dans un but immoral afin d'assouvir certains penchants malsains, dont le voyeurisme.Ces personnes sont susceptibles de développer des attitudes et comportements agressifs et répréhensibles après avoir regardé ces émissions.Toutefois, ces spéculations n'ont pas encore été vérifiées.Anne-Marie Robitaille est sceptique face à ces hypothèses.«Il est vrai que les diffuseurs et le public de ces émissions outrepassent les limites de l'intimité.Mais il faut tout de même nuancer, ce n'est pas tout blanc ni tout noir.Le plus bel exemple est sans contredit le film Le Show Trnman, qui mettait en scène exactement le même phénomène: des gens rivés à leur petit écran, scrutant les faits et les gestes du personnage, filmé à son insu.C'était clairement une forme de voyeurisme et d'indiscrétion.Pourtant, les gens se sont précipités pour aller voir ce film», rappelle-t-elle.Phénomène passager ou durable, la téléréalité n'a pas fini de susciter débats et controverses.Stéphanie Beauchamp Cégep Marie-Victorin Conquise par la boxe Stéphane Ouellet ne pourra esquiver cette gauche de Davey Hilton.Un affrontement sans pitié.Félix Meunier Cégep André-Laurendeau Jf arrive au Centre Molson, ™ convaincue que je vais passer une soirée pénible et ennuyeuse.«La boxe, est-ce que ça m'intéresse moi?.La boxe!» Un vieil homme déchire mon billet à l'entrée, me sourit et me dit: «Une petite fille à la boxe!?» La remarque me déplaît, mais je poursuis mon chemin et je gagne mon siège.Quelques courts combats puis l'affrontement principal débute enfin.Musique grandiose, foule en délire, mise en scène spectaculaire: les deux boxeurs montent dans l'arène, entourés de leurs hommes coin, c'est-à-dire les entraîneurs et les soigneurs.Stéphane Ouellet, âgé de 27 ans, et Davey Hilton, âgé de 35 ans, se dirigent tous les deux avec détermination vers un affrontement sans pitié.La rivalité trempée de haine entre ces deux boxeurs est tellement palpable que même le public, qui affiche un évident parti pris pour Ouellet, en frissonne.De nombreuses personnalités du monde artistique et sportif sont de la partie, ainsi que, bien sûr, des membres des Hells Angels.Mom Boucher fait même acte de présence; il ne passe pas inaperçu.Toutefois, la majeure partie de la foule est composée de gens ordinaires, littéralement envoûtés par le combat, se déchaînant et criant sans arrêt.Mais qu'est-ce donc qui provoque cette passion indescriptible pour ce sport violent et profondément cruel qu'est la boxe?Les gens sont-ils assoiffés d'émotions fortes ou apprécient-ils réellement ce sport pour l'affrontement entre deux hommes combattant avec d'ardeur, de motivation et de courage?«C'est un affrontement ultime entre deux hommes, c'est la loi du plus fort, sans intervention extérieure.Les adversaires se font face, seuls l'un contre l'autre.C'est à la base de la vie humaine, c'est un combat pour survivre, comme chez les animaux», affirme Marc-Antoine, un jeune étudiant.Le public est majoritairement composé d'hommes.Je suis une des seules femmes, et certainement la seule âgée de 15 ans.Autour de moi, la fumée de cigarette se propage, les cris et les encouragements se multiplient, la tension monte.Vais-je y prendre goût?Le combat tire à sa fin.Le visage de Stéphane Ouellet esl enflé; ce n'est plus le mênui homme Il porte sur lui l'expression de la ; v douleur, de l'épuisement total, mais il lutte, trouvant encore au fond de lui assez de force pour poursuivre, l'instinct de survie peut-être.Un dernier coup de poing, l'arbitre arrête le combat et Davey Hilton est couronné champion.Debout, mes mains s'agitant dans tous les sens, je crie, je saute.J'ai apprécié le spectacle.J'ai été totalement enivrée sans même m'en rendre compte.Ce combat violent et parfois inhumain entre deux hommes représenterait-il la réalité du commun des mortels: le fait qu'il faille se battre jour après jour pour se tailler une place au soleil?Cet affrontement entre deux hommes est-il symbolique ou purement physique?La boxe est certainement davantage un «sport de gars», mais ce n'est pas un sport superficiel et dépourvu de stratégie.Le spectacle, lui, est tout simplement phénoménal.La boxe ne sera jamais un sport dépassé et ne fera que gagner des adeptes d'année en année.Y compris moi, la «petite fille»! Geneviève Côté-Trudel Collège Villa Maffà % "]
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